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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 19:13

 

http://www.leparisien.fr/paris-75018/insalubrite-les-refugies-de-la-porte-de-la-chapelle-sous-tension-27-06-2017-7092927.php

 

Les migrants de la porte de la Chapelle sous tension

 

Par Cécile Beaulieu

 

Les riverains sont indignés par l’inhumanité et l’insalubrité des lieux, dans le dix huitième arrondissement de Paris.

 

Monceaux de déchets jonchant le sol, intervention de police, circulation coupée et défilé de camions de la propreté, boulevard Ney, dans le dix huitième arrondissement de Paris, face au centre humanitaire de la porte de la Chapelle, qui ne parvient plus à absorber le flux des réfugiés depuis des semaines, la tension est montée d’un cran, dans la nuit du Lundi 26 Juin au Mardi 27 Juin 2017, déclenchant la colère des riverains, indignés par l’inhumanité et l’insalubrité des lieux. 

Vendredi 23 Juin 2017, ils avaient organisé un vaste rassemblement pour condamner l’abandon du quartier et demander à vivre dans la dignité. Lundi 26 Juin 2017, peu après 21 heures, les premiers soubresauts ont agité le campement sauvage où se sont réfugiés plusieurs centaines de migrants en attente d’une place dans le centre humanitaire. 

Les poubelles, qui ne seraient plus évacuées depuis des jours par les services de la propreté de la ville en raison d’une épidémie de gale difficilement maîtrisable, tant les conditions d’hygiène sont déplorables dans les camps de fortune, ont été jetées sur la chaussée, jonchant le boulevard Ney. 

Rapidement, des effectifs de police de la Brigade Anti Criminalité de Nuit (BACN) et de la Direction de l'Ordre Public et de la Circulation (DOPC) ont été déployés dans le secteur et le boulevard Ney a été interdit à la circulation. « Il y a eu des affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de réfugiés », témoigne un riverain, « des gaz lacrymogènes ont été utilisés et les gens couraient dans tous les sens. La situation ne cesse d’empirer porte de la Chapelle pour nous et pour les réfugiés ». 

Un homme a été arrêté et placé en garde à vue pour avoir jeté des projectiles en direction d’un policier. Temporairement éloignés, le temps que les lieux soient nettoyés et les déchets évacués, les réfugiés ont pu retourner, Mardi 27 Juin 2017 vers 1 heure du matin, dans le camp où se poursuit l’interminable attente. La ville de Paris, de son côté, a saisi l’état, voici plus d’un mois, pour que soient dégagées des solutions permettant d’augmenter la fluidité du centre d’accueil et d’éviter les campements sauvages. Mais elle l’assure, « les agents de nettoyage, revêtus de combinaisons spéciales, pour se protéger de la gale, interviennent chaque jour, matin, midi et soir, dans des conditions difficiles ».

Aucune décision de mise à l’abri des réfugiés, de plus en plus nombreux, n’a encore été prise.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 18:52

 

http://www.publico.es/politica/sanchez-dara-paso-mocion-censura-garantiza-desalojo-rajoy.html

 

Pedro Sanchez déposera une motion de censure seulement si elle garantit l'éviction du pouvoir de Mariano Rajoy

 

Le leader du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) prétend avoir trouvé un Pablo Iglesias plus réaliste et il assure qu’ils ont eu une bonne entente en abordant ensemble de nombreuses questions.

 

Le secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez, a insisté Mardi 27 Juin 2017 sur le fait que son parti n’exclut toujours pas le dépôt d’une motion de censure, mais il a dit qu'il le fera seulement s’il a des garanties qu’elle entraîne l’expulsion de Mariano Rajoy de la Moncloa.

Pedro Sanchez a dit à la Sexta, après avoir rencontré le leader de Podemos Pablo Iglesias pendant plus d'une heure et demie au congrès des députés, que si le PSOE déposait une motion de censure, cela sera « réfléchi, travaillé et non improvisé », ce qui implique qu'il a encore le temps de prendre cette mesure.

Par conséquent, avant de pouvoir articuler avec Unidos Podemos un agenda social qui renverse les politiques régressives du Parti Populaire, il a admis qu'il a trouvé une bonne réceptivité de Podemos. « Nous sommes deux partis de gauche », a-t-il ajouté.

Le leader socialiste a dit qu'il a trouvé un Pablo Iglesias plus réaliste et il a estimé qu'il y avait une bonne compréhension sur de nombreux sujets abordés ensemble, notamment en citant la défense des jeunes, la régénération démocratique et la lutte contre la pauvreté.

Pedro Sanchez a dit qu'ils veulent se mettre au travail le plus tôt possible et les deux formations commencent à former des équipes pour concrétiser des propositions au cours du mois de juillet 2017 pour qu’elles soient pleinement adoptées au mois de septembre 2017.

Pour le PSOE, la porte-parole socialiste Margarita Robles prendra en charge ce travail au niveau parlementaire et ce sera la secrétaire générale adjointe du PSOE, Adriana Lastra, qui coordonnera les initiatives au niveau du parti.

Le secrétaire à l’organisation du PSOE, José Ábalos, a été le porte-parole socialiste de la réunion entre les deux dirigeants. Pedro Sanchez fera un bilan final, après une rencontre également avec Albert Rivera et avec le coordonnateur général d’Izquierda Unida, Alberto Garzón. José Abalos a confirmé que le PSOE et Podemos peuvent lancer aujourd'hui « une nouvelle dynamique qui permette une alternative pour le changement dans ce pays », a-t-il dit.

José Abalos a également confirmé que le PSOE déposera une motion de censure seulement si elle est gagnante ou si elle est une alternative claire de gouvernement, mais l’opinion du dirigeant socialiste est que ces circonstances ne sont pas actuellement réalisées.

Par conséquent, il a défendu la proposition de Pedro Sanchez de rechercher d’abord des propositions alternatives communes contre le Parti Populaire et il a mis en valeur le fait que Podemos est actuellement en disposition de travailler dans ce sens.

Par conséquent, il a rejeté le fait que le nouveau PSOE de Pedro Sánchez soit polémique et il a dit que, peut-être, c’est le contraire, et que c’est maintenant Podemos qui se rapproche du PSOE. En fait, il a rappelé que la formation de Pablo Iglesias accepte maintenant de négocier des propositions avec le PSOE, sans les rejeter purement et simplement.

Cependant, José Abalos n’entre pas dans cette polémique et il a déclaré que le PSOE ne cherche pas ni des partenaires ni des adversaires, mais seulement des alternatives réelles de gauche pour freiner les politiques régressives du Parti Populaire.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 19:55

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19H28C-OFRTP

 

La justice dit non à un centre d'accueil pour migrants à Calais (Reuters)

 

Le tribunal administratif de Lille a rejeté Lundi 26 Juin 2017 la demande d’associations d’aide aux migrants d’un centre d’accueil à Calais, mais il leur a donné partiellement raison en ordonnant une amélioration de la prise en charge des candidats à l'exil.

Le juge des référés explique son refus par le fait que « les pouvoirs publics ont fait le choix d’orienter les migrants arrivant à Calais vers les dispositifs de droit commun, notamment le dispositif national d’asile, ailleurs sur le territoire français ».

Il estime en outre que cette décision « ne relève pas des pouvoirs du juge des référés ».

Toutefois, le tribunal juge « nécessaire qu’un certain nombre de mesures soient prises, a minima, pour éviter que les personnes concernées soient exposées à des risques de traitements inhumains et dégradants ».

Les associations s'insurgent contre l'attitude des forces de l'ordre à l'égard des migrants, notamment depuis la fermeture de la jungle au mois d’octobre 2016, et elles demandent que les droits fondamentaux de ces personnes soient respectés. Un appel relayé par le défenseur des droits, Jacques Toubon.

Il y a actuellement entre trois cent et six cent migrants à Calais.

Le juge des référés ordonne « le renforcement des maraudes, à destination des mineurs, la création, selon des modalités qui restent à déterminer entre l’ensemble des acteurs concernés, de plusieurs points d’eau et de sanitaires, le renforcement du dispositif d’accès à des douches et l’obligation de laisser les associations continuer à distribuer des repas ».

Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, qui s'est rendu Vendredi 23 Juin 2017 à Calais, a marqué son opposition à toute mesure susceptible de provoquer un appel d'air à Calais.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 17:23

 

https://www.snjcgt.fr/2017/06/26/en-marche-contre-letat-durgence

 

En marche contre l'état d'urgence

 

Contre la reconduction de l’état d’urgence

 

Contre l’instauration d’un état d’urgence permanent

 

Pour nos droits et pour nos libertés

 

Manifestation Samedi Premier Juillet 2017 à 15 heures Place de la République à Paris

 

Premiers signataires

 

Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC) ; Campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) ; Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) ; Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Europalestine ; Confédération Nationale du Travail (CNT) ; Droit Au Logement (DAL) ; Droits Devant ; Fondation Copernic ; Front Social ; Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) ; Sortir Du Colonialisme (SDC) ; Syndicat de la Magistrature (SM) ; Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT) ; Survie ; Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ; Union Syndicale Solidaire (USS) ; Alternative Libertaire (AL) ; Europe Ecologie Les Verts (EELV) ; Ensemble ; Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) 

 

L’état d’urgence, doit être renouvelé encore six mois par le gouvernement, au mois de juillet 2017. Or l’état d’urgence a largement démontré son inefficacité contre les attentats et il  a surtout été employé contre le mouvement social contre la loi travail, contre la vingt et unième conférence climatique, contre les musulmans ou supposés l’être, contre les migrants et leurs soutiens et contre les habitants des quartiers populaires où les violences policières se sont multipliées, en toute impunité.

Encore le Lundi 8 Mai 2017, soixante neuf militants ont été assignés à résidence pour leur interdire de se rendre à la manifestation du Front Social, car ils avaient pris part à des manifestation contre la loi travail.

En même temps, le gouvernement d'Emmanuel Macron a présenté un projet de loi pour mettre en place un état d’exception permanent, introduisant dans le code pénal des mesures issues de l’état d’urgence.

Ce projet de loi en instaurant des sanctions administratives permettant la privation de liberté ou la limitation de la liberté de circuler, banalise la rupture de l’état de droit et du principe de séparation des pouvoirs. Il est conçu pour  s’appliquer bien au delà de la lutte contre le terrorisme, comme l’état d’urgence, et il sera bien évidemment durci à la prochaine alerte, comme les différentes lois répressives qui se sont succédé depuis quinze ans.

Cette fois, il prévoit la création de périmètres de sécurité sur la voie publique, c’est à dire dans la rue, qui ne sont pas  limités dans la durée ni dans leur emprise géographique, toujours au nom de la menace terroriste. Il donnera lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des vigiles, devenant ainsi supplétifs de la police.

Il peut s’appliquer sur le périmètre d’une manifestation, comme en 2016, mais aussi sur toute la Guyane, tout Paris si besoin, ou tout un quartier populaire pour contrôler les habitants en permanence.

Arbitraire, abus et colères seront les fruits de cette mesure conçue pour bâillonner le mouvement social qui s’annonce contre la destruction de la protection sociale et des droits des salariés ou face à l’urgence sociale.

Les mesures individuelles d’assignations à résidence, de perquisitions vingt quatre heures sur vingt quatre, de perquisitions électroniques et de surveillance hertzienne, s’appliqueront à l’initiative de la police et du préfet,  dans certains cas avec une validation préalable, mais de principe, du juge ou du procureur de Paris, « lorsque la personne représente une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics et qui soutient ou adhère à des thèses incitant au terrorisme », les termes  définissant les personnes visées sont flous et pourront s’appliquer à des militants et à des syndicalistes.

Le contrôle aux frontières sera rétabli contre les migrants et il sera renforcé autour des gares, les fermetures de certains lieux de culte seront facilitées, le fichier des voyageurs sera pérennisé et les données seront conservées pendant cinq ans.

Il doit être mis fin à l’état d’urgence et à cette tentative de le rendre permanent.

Ce projet de loi dangereux sera présenté au sénat puis sans doute à l’assemblée nationale au mois de juillet 2017.

Il y a urgence.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 18:16

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19C18H-OFRTP?sp=true

 

La scission de la droite entérinée à l’assemblée nationale (Reuters)

 

Thierry Solère, chef de file officieux des républicains constructifs à l’assemblée nationale, a prononcé Mercredi 21 Juin 2017 le divorce de la droite au parlement en annonçant la création d'un groupe dissident de celui des Républicains avec l'aide des centristes de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI).

Cette rupture, qui était en germe depuis l'élection d'Emmanuel Macron, sépare désormais les députés des Républicains prêts à travailler sous conditions avec le gouvernement et ceux qui préfèrent opter pour une stratégie d'opposition classique.

Elle expose par ailleurs les rebelles à une exclusion si le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, finit par mettre à exécution une menace à peine voilée formulée lors d'un bureau politique du parti, Mercredi 21 Juin 2017.

« Nous travaillons à la construction d'un nouveau groupe parlementaire qui est une nouvelle force parlementaire », a déclaré Thierry Solère lors d'une conférence de presse commune avec le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde.

La démarche constructive vise, selon lui, à « accompagner les réformes qui vont dans le bons sens, obtenir des inflexions quand il y aura besoin d'obtenir des inflexions et s'opposer quand il y aura besoin de s'opposer ».

Les fondateurs de ce nouveau groupe refusent donc de se voir comme une simple force d'appoint à la majorité présidentielle et se rangent dans une opposition libre et ouverte au dialogue, selon les mots de Jean-Christophe Lagarde.

Dans un premier temps, cette attitude souple vis-à-vis de l'exécutif se traduira pour certains constructifs par le vote de la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, au début du mois de juillet 2017, et pour d'autres par une abstention lors du scrutin.

Les députés issus des Républicains sont une vingtaine à participer à l'initiative, dont beaucoup d'anciens soutiens de Bruno Le Maire, lui-même entré au gouvernement au mois de mai 2017 comme ministre de l’économie.

En y ajoutant les dix huit députés de l'UDI, la nouvelle force parlementaire des Républicains Constructifs Unitaires et Indépendants devrait approcher la quarantaine de membres, appelés à se choisir un président, Mardi 27 Juin 2017.

En recrutant des personnalités des Républicains dans son gouvernement et défendant des positions susceptibles de plaire à droite, par exemple sur la réforme du travail, Emmanuel Macron a réveillé les dissensions profondes qui travaillent depuis toujours cette partie du champ politique.

Voilà donc la droite, qui avait tenté de réaliser son unité avec la création de l'Union pour une Majorité Populaire (UMP) en 2002, arrivée à son point d'implosion, que tentent d'éviter les hautes instances des Républicains.

« L'inscription au sein d'un autre groupe que celui des Républicains vaudrait mise à distance de notre famille politique », a dit Bernard Accoyer lors du bureau politique, en présence notamment de l'un des constructifs en chef, Jean-Pierre Raffarin.

« Il ne s'agit pas de faire de procès à qui que ce soit mais nous incitons fortement nos amis à rester au sein du groupe des Républicains », a ajouté le secrétaire général, selon des propos rapportés à Reuters par un participant.

« Il n'y a pas deux droites. Vous avez les supplétifs de la République En Marche (REM), le parti d’Emmanuel Macron, qui se sont regroupés et puis vous avez ensuite le groupe des Républicains », a pour sa part dédramatisé Christian Jacob, président du groupe des Républicains, devant la presse.

Dans son histoire récente, le principal parti de droite s'est déjà scindé en deux sous-groupes à l’assemblée nationale, au plus fort de la guerre entre François Fillon et Jean-François Copé, en 2012 et en 2013, mais la partition s'expliquait alors par une lutte de pouvoir plutôt que par des divergences de fond. L'aventure n'avait alors duré qu'un peu plus d'un mois et demi.

Mercredi 21 Juin 2017, les députés des Républicains qui ont conservé leur affiliation d'origine ont reconduit à leur tête Christian Jacob, leur président depuis 2010, qui a battu son seul adversaire, Damien Abad, par soixante deux voix contre trente deux voix. Autrement dit, le groupe des Républicains compte pour l'heure deux fois plus de membres environ que celui des constructifs.

Laurent Wauquiez, qui n'est pas député mais qui se prépare à jouer un rôle prépondérant dans la reconstruction de son parti après les déconvenues des élections présidentielles et législatives, a prôné Mercredi 21 Juin 2017 une opposition non sectaire.

« Mais je pense que c'est une profonde erreur de signer a priori un chèque en blanc et au fond abdiquer sa liberté de parole » en votant la confiance au gouvernement, a dit sur BFM Télévision celui qui incarne l'aile la plus à droite des Républicains.

Eric Ciotti, réélu Dimanche 18 Juin 2017 dans les Alpes-Maritimes, a pour sa part critiqué les constructifs sur la deuxième chaîne de la télévision française, décrits comme des opportunistes sans conviction.

La sécession d'une partie des députés de droite et les débats sur la confiance au gouvernement donnent un avant-goût des enjeux qui attendent les Républicains dans les mois à venir en vue de la désignation de leur président, au mois de novembre 2017.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:52

 

Ryad envoie une liste de doléances au Qatar, al Djazira s'insurge (Reuters)

 

Fermeture de la chaîne de télévision al Djazira, limitation des relations avec l'Iran et rupture des liens avec des organisations classées comme terroristes, l'Arabie Saoudite et les trois autres états arabes qui ont suspendu leurs relations avec le Qatar ont transmis à Doha leurs conditions à une sortie de crise, a annoncé Vendredi 23 Juin 2017 un responsable d'un des pays.

Dans ce texte, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis (EAU), Bahreïn et l'Egypte, présentent au total treize requêtes présentées comme indispensables au rétablissement des relations.

Ils donnent dix jours à Doha pour obtempérer à ces demandes, transmises par le biais du Koweït, qui joue un rôle de médiateur dans le différend.

L'Arabie Saoudite et ses alliés du golfe, ainsi que l'Egypte et le Yémen, ont rompu le 5 juin 2017 leurs relations avec l'émirat, qu'ils accusent de soutien au terrorisme et de complaisance envers l'Iran, puis ils ont fermé toutes leurs frontières aériennes, maritimes et terrestres.

Le ministre qatari des affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abdulrahman al Thani, avait déclaré Lundi 19 Juin 2017 que l'émirat ne négocierait pas tant que les quatre états n'auraient pas levé leurs mesures de rétorsion.

Dans le détail, Ryad et ses alliés exigent, outre la fermeture d'al Djazira, la chaîne de télévision panarabe créée en 1996, et un éloignement avec l'Iran, que le Qatar rompe tout lien avec les Frères Musulmans, l'Etat Islamique, al Qaïda, le Hezbollah et le Front Fatah al Cham, ancienne branche syrienne d'al Qaïda.

La chaîne al Djazira a dénoncé une atteinte à la liberté d'expression de la part des pays qui ont rompu avec le Qatar.

« Nous affirmons notre droit à pratiquer notre métier de journaliste de façon professionnelle sans céder aux pressions des gouvernements et des autorités et nous demandons que les gouvernements respectent la liberté des médias pour permettre aux journalistes de continuer à faire leur travail sans intimidations ni menaces », a annoncé sa direction.

Ryad et ses alliés réclament aussi la fermeture d'une base militaire turque au Qatar, demande à laquelle Ankara, alliée de Doha, a répondu par une fin de non-recevoir.

S'exprimant Vendredi 23 Juin 2017 sur l'antenne de la chaîne de télévision NTV, le ministre turc de la défense, Fikri Isik, a souligné que la Turquie n'envisageait pas de réexaminer le sort de cette base.

« Notre base au Qatar est à la fois une base turque et une base qui préservera la sécurité du Qatar et de la région », a-t-il dit.

La Turquie soutient Doha depuis le début de la crise. Un premier bateau turc chargé de denrées alimentaires a appareillé Jeudi 22 Juin 2017 à destination du Qatar, où sont arrivés quelques soldats et des véhicules blindés turcs.

L'Arabie Saoudite, les EAU, Bahreïn et l'Egypte, demandent aussi aux autorités de Doha l'extradition de toutes les personnes considérées comme terroristes.

Le Qatar, poursuivent-ils, doivent leur verser des réparations financières pour tout dommage ou coût accumulé ces dernières années du fait de sa politique.

Ils attendent également que le petit émirat cesse d'interférer dans leurs affaires intérieures et étrangères et d'accorder la nationalité qatarie à leurs ressortissants.

Toujours selon ce responsable, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, tout accord avec le Qatar sur la base de ces exigences fera l'objet d'un examen mensuel la première année puis trimestriel pendant dix ans.

Le président américain Donald Trump, qui était à Ryad à la fin du mois de mai 2017, affiche une position sévère à l'encontre du Qatar, qu'il accuse d'être un parrain à haut niveau du terrorisme.

Mais il a aussi offert son aide aux parties impliquées pour résoudre leurs divergences tandis que le département d’état américain s'est dit quant à lui abasourdi, Mardi 20 Juin 2017, que l'Arabie Saoudite et ses alliés n'aient fourni aucune preuve à l'appui des accusations de soutien au terrorisme lancées contre l'émirat pour justifier son isolement.

Le secrétaire d’état américain Rex Tillerson a invité Mercredi 21 Juin 2017 les pays arabes impliqués dans la crise à remettre à l'émirat leurs doléances afin de normaliser la situation.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:34

 

http://www.nicematin.com/justice/amendes-avec-sursis-contre-les-papys-passeurs-de-migrants-148412

 

Amendes avec sursis contre les grands pères passeurs de migrants

 

Le tribunal correctionnel de Nice a condamné Vendredi 23 Juin 2017 quatre grands pères, passeurs de migrants, à huit cent euros d'amende avec sursis.

Si le tribunal a relaxé les retraités du chef d'aide à l'entrée et au séjour irrégulier, il les a en revanche reconnus coupables d'aide à la circulation d'étrangers en situation irrégulière sur le territoire français.

A la sortie de l'audience, Vendredi 23 Juin 2017, Maeva Binimelis a regretté que ce jugement n'ait pas été motivé à l'audience par le tribunal et elle a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

René, Françoise, Daniel et Gérard, tous anciens fonctionnaires à la retraite, avaient été interpellés le 6 janvier 2017 vers 15 heures 45 alors qu'ils transportaient dans deux voitures un groupe de six érythréens et tchadiens, dont deux enfants.

Ces militants associatifs avaient été émus par la détresse des migrants perdus dans la vallée de la Roya dans le froid.

Le jugement est conforme aux réquisitions du procureur de la république, qui s'était montré bien embarrassé à l'audience, jugeant la procédure lacunaire, mais rappelant qu'il était là pour appliquer la loi pénale.

Pour Maeva Binimelis, l'action des retraités visait « à prévenir la dignité et l'intégrité de six personnes. Leur désobéissance s'est imposée ».

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:10

 

https://www.theguardian.com/music/2017/jun/24/jeremy-corbyn-calls-for-unity-in-glastonbury-speech

 

Jeremy Corbyn appelle à l'unité dans le discours de Glastonbury

 

Le leader du parti travailliste demande instamment à Donald Trump de construire « des ponts, pas des murs », en s'adressant à l'énorme foule depuis la tribune principale du festival de Glastonbury, tout en disant au Guardian que l’état d’esprit de sa campagne était de s’adresser aux jeunes électeurs

 

L’ovation était assourdissante quand Jeremy Corbyn monta à la tribune principale de Glastonbury. La participation du vétéran politique de soixante huit ans était l'un des moments les plus attendus du week-end, un tournant extraordinaire un an après avoir annulé sa participation au festival en 2016 après le vote pour le Brexit et l'incertitude sur son avenir en tant que leader du parti travailliste.

Face aux dizaines de milliers de festivaliers qui se sont réunis pour le voir, Jeremy Corbyn, arrivant sur scène avec le fondateur de Glastonbury, Michael Eavis, était rayonnant et il a attendu que la foule cesse de scander son nom.

« Michael, vous avez apporté l'esprit de la musique, de l'amour, des idées et des grands messages », a-t-il dit, en donnant à Michael Eavis une copie du manifeste du parti travailliste.

« Et si vous voyez loin », a-t-il dit à la foule, « regardez le mur qui entoure ce festival. Il y a un message pour le président Donald Trump. Nous lui demandons de construire des ponts, pas des murs ». Les applaudissements ont éclaté à nouveau.

« La politique est en réalité la vie quotidienne. C'est, pour nous tous, ce que nous rêvons, ce que nous voulons, ce que nous obtenons et ce que nous voulons pour tous les autres. Les commentateurs se sont trompés, les élites se sont trompées. La politique concerne la vie de chacun d'entre nous. La merveilleuse campagne que j’ai conduite a amené le peuple à la politique parce qu'il croyait qu'il y avait quelque chose qui lui était offert ».

En l’accueillant, Michael Eavis a présenté Jeremy Corbyn comme le héros du moment.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour écouter le discours du milieu de l'après-midi, une foule d'une taille habituellement réservée aux vedettes de Glastonbury. Presque tous les participants étaient des supporters, beaucoup portant des T-shirts avec son visage ou son nom, et il y avait des dizaines de drapeaux de soutien.

« Lorsque Theresa May a convoqué les élections anticipées, en revenant sur ce qu'elle avait dit précédemment, Jeremy Corbyn avait le droit de contester cela », a déclaré Danny Owen, vingt sept ans, « il a été défié par son propre parti deux fois et il a gagné. Il a galvanisé son parti et son parti a progressé grâce à lui et à son manifeste. Il est devenu une figure de tête maintenant et il peut réaliser l’unité autour de lui. Les gens disent qu'il est radical. Je ne pense pas qu'il le soit. Il veut des salaires et des résultats équitables et des services sociaux bien financés. Le fait que les gens voient cela comme radical est une triste accusation contre notre société ».

La popularité de Jeremy Corbyn a explosé après avoir enthousiasmé les jeunes électeurs et elle a défié les experts politiques pour battre la majorité des conservateurs lors des élections générales du Jeudi 8 Juin 2017. Nulle part sa popularité n'a été plus forte qu'à Glastonbury, où son visage a décoré des T-shirts, des leggings et des drapeaux, et les festivaliers ont rapidement scandé son nom dans des chansons improvisées dans les circonstances les plus improbables, lors d'un disco silencieux, sur la piste de danse de Shangri-La, ou au milieu du principal concert de Radiohead.

En parlant au Guardian après son discours, Jeremy Corbyn a décrit le culte de la personnalité qui s’est construit autour de lui ces dernières semaines comme étrange, très étrange. « Je ne le favorise pas », a-t-il déclaré, « je fais ce que je crois, j'essaie de promouvoir ce que je crois et de changer les choses en politique, et je suis heureux de faire partie de ce changement ».

Il a déclaré qu'il croyait que c'était l'esprit de l’espoir qui conduisait sa campagne qui avait pris l'imagination des jeunes électeurs qui avaient passé ces dernières années à faire des choix difficiles et désagréables à cause des réductions des subventions à l'éducation et de l'introduction des frais universitaires. Il a appelé à en finir avec une société où « nous acceptons la pauvreté, l'inégalité et le désespoir de certaines personnes. Les jeunes ont souvent peur, ils souffrent de façon disproportionnée de stress pour leur santé mentale, ils souffrent souvent de beaucoup de choses et ils subissent beaucoup d'abus », a-t-il déclaré.

Jeremy Corbyn a rejeté les suggestions selon lesquelles il pourrait maintenant avoir à gérer des attentes irréalistes chez les électeurs, en particulier les jeunes électeurs, pour éviter une sorte de Corbynmania.

« Nous avons pensé à tout cela très clairement, au sujet du genre de choses que nous voulons atteindre et de toutes sortes de choses que nous pouvons atteindre, alors nous sommes très clairs à ce sujet », a-t-il déclaré, « mais il s'agit aussi de changer l'atmosphère politique ».

Il a déclaré au Guardian que, après avoir reçu le puissant mandat de la jeunesse, son orientation serait en particulier destinée à l'accessibilité et à la sécurité du logement. « Nous devons presser le gouvernement afin de s'assurer qu'ils financent de manière appropriée toutes les autorités locales pour faire face à la crise de la sécurité dans les immeubles de hauteur et, aussi, des immeubles de faible hauteur, dans lesquels des matériaux dangereux sont utilisés pour la gaine et dans les travaux de construction, mais aussi d'avoir une attitude différente vis-à-vis du logement », a déclaré Jeremy Corbyn, « nous semblons accepter que le logement devrait être géré par le marché alors que, en fait, la politique du logement devrait être appliquée sur la base de s'assurer que tout le monde a un endroit décent pour vivre ».

Charlie Foster Lewis, quarante deux ans, un conducteur de bus de Victoria, a déclaré que « c’était vraiment extraordinaire, il était amical, il rencontrait tout le monde et il prenait des pintes au bar en prenant des selfies. Il parlait de Grenfell Tower, il a dit que personne ne devrait devoir vivre dans ces conditions. Il défend tout le monde et il parle à la population. Nous sommes des supporters de Jeremy Corbyn depuis cinq ans. C'est très important et il est temps d'engager les jeunes à faire de la politique ».

Dans son discours, le député d'Islington North a parlé de sa vision d'un monde dans lequel les personnes de différentes cultures et croyances vivent ensemble en paix. Il a appelé à la fin du dénigrement des réfugiés et il a exhorté les dirigeants à s'attaquer aux causes de la guerre et à la cupidité.

« Il y a un certain nombre de questions fondamentales que nous devrions nous poser. Est-il exact que tant de personnes dans notre pays n'ont pas de maison ou ils peuvent dormir ? Que tant de gens ont peur de vivre là où ils sont, ayant vu les horreurs de Grenfell Tower ? Est-il juste que tant de personnes vivent dans la pauvreté dans une société entourée de richesses ? Est-il juste que les ressortissants européens qui vivent dans ce pays en contribuant à la société ne savent pas s'ils vont rester ici ? Je dis qu'ils doivent rester ».

Jeremy Corbyn était sur scène avant Run the Jewels, le duo du rap américain connu pour sa politique de gauche évangélique et ses paroles qui touchent les problèmes sociaux.

Le groupe Killer Mike a fait campagne pour Bernie Sanders tout au long de sa campagne pour la direction du parti démocrate et, lors d'un récent concert au festival de London Field Day, il a apporté son soutien à Jeremy Corbyn et il a encouragé la foule à voter pour le parti travailliste.

Depuis la tribune principale, Jeremy Corbyn est allé directement à l’espace de gauche du festival, où il a prononcé un autre discours passionné. La foule a applaudi en rendant hommage au fondateur du festival, Michael Eavis, et il a parlé du résultat des élections générales.

« Le peuple en avait assez, absolument assez, qu’on lui dise ce qu’il devait penser », a-t-il déclaré.

Jeremy Corbyn a été rejoint sur scène par le chancelier du cabinet fantôme, John Mac Donnell, qu'il a qualifié de « timide, réservé, calme et zen, comme moi ».

Jeremy Corbyn a déclaré que le parti travailliste avait subi une violente attaque médiatique lors de la campagne électorale. « Ce que Diane Abbott a dû supporter, personne ne devrait jamais le supporter », a-t-il déclaré.

Les électeurs les plus jeunes, a-t-il dit, ont joué un rôle important dans le résultat des élections générales. « Je pense que les réseaux sociaux ont été une très grande partie de cela », a-t-il dit, « en changeant cette orthodoxie, beaucoup d'autres choses deviennent possibles et c'est ce qui a motivé tant de personnes plus jeunes, ainsi que les personnes âgées qui sont retournées à la politique après avoir été chassées par le cynisme du passé ».

Il a également souligné son attachement aux causes environnementales et, se référant au retrait américain de l'accord de changement climatique à Paris, Jeremy Corbyn a déclaré qu'il n'aurait pas peur de prendre le téléphone pour dire « Donald Trump, vous avez tort ».

Jeremy Corbyn a déclaré que sa participation à Gastonbury était relativement discrète, « écoutez un peu de musique et rencontrez beaucoup d'amis qui m'ont envoyé des messages pour dire qu'ils sont là ».

Interrogé après son discours sur quelle était la pire chose qu'il n’avait jamais faite lors d'un festival, Jeremy Corbyn est resté sans voix.

« C’est dommage, je ne peux pas vous le dire », a-t-il dit, avant de demander où était le champ de blé le plus proche.

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 19:57

 

http://www.liberation.fr/futurs/2017/06/23/affaire-ferrand-la-direction-de-l-afp-assure-n-avoir-rien-etouffe_1579040

 

La direction de l'Agence France Presse (AFP) assure n'avoir rien étouffé

 

Par Jérôme Lefilliâtre

 

Contre l'accusation du Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT), la direction de l'AFP explique qu'il s'agissait d'une décision éditoriale, mue par la volonté de procéder à toutes les vérifications.

 

C’est une affaire embarrassante pour l’AFP. Dans un communiqué publié Jeudi 22 Juin 2017, le SNJ de la CGT de l'AFP accuse sa direction d’avoir « étouffé des informations gênantes pour le nouveau pouvoir ». D’après son récit, des journalistes de l'AFP, issus du bureau de Rennes, étaient en possession des informations relatives au montage immobilier de l’éphémère ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, avant leur publication par le Canard Enchaîné. De même, ils avaient obtenu le témoignage d’un avocat mettant en cause ce proche d’Emmanuel Macron, avant que le Parisien en fasse l’écho.

 

Mais, dans les deux cas, les sujets auraient été refusés par la rédaction en chef du service France, selon le SNJ de la CGT, qui « rappelle que l’AFP est et doit rester indépendante et que ses journalistes doivent pouvoir enquêter librement et publier toute information même si elle est gênante pour tout type de pouvoir, en particulier le pouvoir politique ». Le SNJ de la CGT cite enfin le cas d’une dépêche de l'AFP, le 17 mai 2017, sur le renvoi en correctionnelle pour diffamation de François Bayrou, qui « n’a pas été diffusée, la rédaction en chef France trouvant son intérêt trop limité ».

 

Autocensure, excès de prudence ou simple décision éditoriale ? En réunion de rédaction, Vendredi 23 Juin 2017, la directrice de l’information de l’AFP, Michèle Leridon, a condamné cette prise de position du SNJ de la CGT et elle a apporté son soutien à la rédaction en chef visée. « C’est ignominieux et diffamatoire, il est indigne de penser que la rédaction en chef a gardé pour elle ces informations pour ne pas gêner le pouvoir. Il n’y a pas de censure à l’AFP et il n'y a pas d’affaire étouffée », a-t-elle déclaré, selon un mémo interne consulté par Libération.

 

De son côté, le directeur de la région France, Philippe Onillon, a évoqué un communiqué « insultant, malveillant et indigne » et il a défendu une décision éditoriale. Les sources sur lesquelles étaient basées les histoires liées à Richard Ferrand n’étaient pas tout à fait claires selon lui. « Nous avons tous les mails, tout est écrit et je mets quiconque au défi d’affirmer que, sur la base des informations dont nous disposions, il fallait donner le sujet », a-t-il justifié. L’AFP reste marquée par la publication de la fausse information sur la mort de Martin Bouygues il y a deux ans, à la suite de laquelle Philippe Onillon avait été nommé à son poste. Devant ses équipes, ce dernier a rappelé plaider pour une rédaction en chef forte. « Le problème pour une rédaction en chef, c’est de ne pas faire son travail, ne jamais retoquer un papier ou ne jamais négocier un angle ». Façon de dire que le niveau d’exigence demandé au sein de l'AFP et le nombre de vérifications impliquent parfois de rater quelques scoops ou de se faire doubler par des concurrents.

 

Joint par Libération, le délégué d’un autre syndicat à l’AFP que le SNJ de la CGT va dans le sens de la direction, « il n’y a rien de politique dans cette affaire », assure-t-il, « il y a seulement eu un arbitrage rédactionnel discutable qui n’était pas forcément le bon. Mais il ne faut pas sur interpréter la situation ».

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 19:39

 

https://www.politis.fr/articles/2017/06/gerard-collomb-plus-proche-des-identitaires-que-des-humanitaires-37219

 

Gérard Collomb, les identitaires et les humanitaires

 

En visite à Calais,Vendredi 23 Juin 2017, le ministre de l'intérieur s'est lâché contre les migrants pour le plus grand bonheur de Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite, qui lui propose ses services.

 

Par Nadia Sweeny

 

En visite à Calais, suite à la mort d’un chauffeur routier dans un accident consécutif à un barrage dressé sur l’autoroute par des migrants, Gérard Collomb s’est lâché contre les migrants.

 

Ironisant, tout d’abord, sur les accusations de violences policières qui étaient tout à fait excessives au regard de la douceur légendaire des migrants, il a affirmé que les forces de l’ordre agissaient avec beaucoup d’humanité face à des gens enkystés. Le ministre de l'intérieur, censé représenter la gauche d’un gouvernement progressiste, propose donc de « renforcer la sécurité avec l’arrivée de deux compagnies de forces mobiles supplémentaires pour éviter que de nouveaux campements ne se forment ».

 

Annonçant la présentation dans les quinze jours d’un plan sur la question migratoire, Gérard Collomb a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO) à Calais.

 

« Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps », a-t-il déclaré.

 

Jacques Toubon, défenseur des droits, s’est, pour sa part, offusqué sur Radio Télévision Luxembourg (RTL), Vendredi 23 Juin 2017, qu’on ne respecte pas « l’obligation légale et non morale de leur donner accès à leurs droits fondamentaux, ne serait ce que manger et boire ». Mais le ministre de l’intérieur ne s’en émeut pas, préférant dire aux associations humanitaires « qu'il y a peut-être d'autres lieux que Calais où elles pourront déployer leur savoir-faire ». Parce que, selon lui, « le vrai problème, se sont les routes de passeurs qu’il faut couper pour qu’on n’ait pas ces flux d’immigration qui ne sont plus des demandeurs d’asile mais de la migration économique ».

 

Une position saluée par Génération Identitaire, groupuscule d’extrême droite qui « sait avoir contribué, par ses activités, à cette nouvelle position politique au plus haut sommet de l’état ».

 

Vantant son action Defend Europe qui « vise à stopper les bateaux de passeurs et à empêcher les bateaux des Organisations Non Gouvernementales (ONG) complices de ramener les migrants en Europe », le groupuscule proche du Front National propose même ses services au ministère. « Une demande de subvention publique va être adressée à ce ministère dans les prochaines heures », peut-on lire dans un communiqué.

 

« Quand aujourd'hui dans le Pas-de-Calais, nous nous apercevons qu’il y a beaucoup de députés au Front National, cela veut dire qu'il y a un vrai problème », a osé Gérard Collomb. Mais flirter avec leurs orientations idéologiques n’en poserait aucun.

 

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