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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 16:38

Moscou sommé de payer cinquante milliards de dollars dans l’affaire Ioukos (Reuters)

La cour permanente d'arbitrage de La Haye a ordonné lundi à la Russie de payer à un groupe d'actionnaires de la défunte compagnie pétrolière Ioukos une cinquantaine de milliards de dollars (trente sept milliards d'euros) de dédommagements, un coup dur pour un pays qui risque de se retrouver en récession.

Le tribunal précise qu'il a accordé aux actionnaires du groupe GML un peu moins de la moitié des cent quatorze milliards de dollars qu'ils réclamaient pour une expropriation des biens de la compagnie pétrolière jugée illégale.

Tim Osborne, directeur de GML, a jugé ce verdict « très favorable » et estimé que la compensation était sans précédent dans une procédure d'arbitrage.

Le ministère russe des finances a, à l'inverse, dénoncé une décision « biaisée et partiale » et annoncé son intention de faire appel.

Ce jugement aux lourdes implications financières tombe sur la Russie à un moment où le pays s'expose à des sanctions des pays occidentaux pour son rôle dans la crise ukrainienne, compliquée par l'affaire du Boeing de la Malaysia Airlines abattu. La Russie doit en outre faire face à un ralentissement de sa croissance économique.

L'annonce du verdict a fait reculer la bourse de Moscou. L'indice RTS en dollar cédait trois pour cent dans l'après-midi, ayant accru ses pertes après l'annonce de la volonté de Moscou de faire appel, et le rouble perdait 1,2% à 35,55 pour un dollar, au plus bas depuis début mai.

Les cinquante milliards de dollars représentent environ 2,5% du produit intérieur brut russe et cinquante sept pour cent du fonds de réserve du pays, destiné à combler des trous budgétaires.

« Ce jugement pourrait servir d'argument à un abaissement des notes de crédit de la Russie par les grandes agences de notation internationales », observe Alexey Pogorelov, économiste au Crédit Suisse.

KHODORKOVSKI NE TOUCHERA RIEN

Les avocats de GML ont dit que la décision de La Haye était exécutable sur le champ mais que Moscou disposait de cent quatre vingt jours, jusqu'au 15 janvier, pour l'appliquer avant que les intérêts ne commencent à se cumuler.

La Russie fait valoir que la cour d'arbitrage n'a pas tenu compte des violations commises par Ioukos en matière de fiscalité et qu'il est impossible de valoriser ses actifs si longtemps après les événements.

La cour, saisie de l'affaire depuis 2005, a conclu que les autorités avaient manipulé le droit fiscal pour acculer Ioukos à la faillite et s'approprier ses actifs.

A l'époque de son expropriation, Ioukos, alors première compagnie pétrolière russe, était contrôlée par l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski, naguère l'homme le plus riche de Russie avant d'être incarcéré.

Arrêté en octobre 2003 et condamné à dix ans de prison pour détournement de fonds et fraude, Mikhaïl Khodorkovski, qui avait nié les faits qui lui étaient reprochés, avait bénéficié en décembre dernier d'une libération anticipée, sortant de prison huit mois avant d'avoir purgé la totalité de sa peine.

Ce dernier s'est dit satisfait du jugement. « C'est fabuleux que les actionnaires de la compagnie se voient donner la possibilité de récupérer leurs pertes », a-t-il dit dans un communiqué. Il a ajouté qu'il n'était pas partie à cette procédure et ne cherchait pas à tirer un avantage financier du résultat de l'arbitrage.

DÉCISION DE LA CEDH ATTENDUE JEUDI

Ioukos, qui pesait naguère quarante milliards de dollars, avait été démantelé et la majeure partie de ses avoirs avaient été transmis à Rosneft, compagnie dirigée par Igor Setchine, un ancien collaborateur du président russe Vladimir Poutine.

Rosneft a réagi à la décision de La Haye en déclarant que toutes les opérations d'acquisition des actifs de Ioukos étaient légales et qu'aucune plainte ne pourrait être portée contre elle sur la base de ce jugement.

Le dédommagement de cinquante milliards de dollars doit être versé à des filiales du groupe Menatep, holding basée à Gibraltar par l'intermédiaire de laquelle Khodorkovski contrôlait Ioukos. Celle-ci est devenue GML et l'homme d'affaires russe n'est plus actionnaire de GML ni de Ioukos.

Il semble que le principal bénéficiaire de ce dédommagement soit Léonid Nevzline, un associé qui a fui en Israël pour couper court aux poursuites et qui a une participation de l'ordre de soixante dix pour cent. Après avoir été emprisonné, Khodorkovski avait vendu le contrôle de Menatep, qui détenait soixante à soixante dix pour cent de Ioukos, à Nevzline.

Un porte-parole de Nevzline s'est refusé à tout commentaire.

Par coïncidence, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) doit annoncer jeudi sa décision concernant une plainte déposée par l'ensemble des actionnaires du groupe pétrolier et distincte de celle de GML.

Un jugement de la cour de 2011 avait donné partiellement raison aux actionnaires de Ioukos en concluant à une procédure inéquitable qui ouvre le droit à des réparations tout en estimant que rien ne venait accréditer une volonté politique d'en finir avec la compagnie et ses dirigeants.

La cour avait invité les deux parties, comme elle le fait généralement pour ce type d'affaire, à rechercher un accord concernant les dommages, faute de quoi elle trancherait la question dans un arrêt ultérieur.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 16:18

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/63286/les-roms-bondoufle-victimes-collaterales-du-tour-france

Les roms de Bondoufle victimes collatérales du tour de France

Par Jérôme Lemonnier

Jeudi 24 Juillet 2014, les camps roms de Bondoufle ont été démantelés. Une cinquantaine de personnes est donc priée de quitter les lieux quelques jours avant le passage du tour de France cycliste dans la commune.

Cette fin juillet promet d’être mouvementée pour une partie des roms qui ont élu domicile en Essonne. Après les expulsions des dix camps de Corbeil Essonne fin mai, l’évacuation du camp présent dans les ruines de l’usine Galland de Villebon sur Yvette en juin, ou encore celui d’Igny et de Bièvres en début de mois, d’autres campements sont sur le point d’être rasés. Suite à un arrêté municipal déposé dans l’après-midi du Mardi 22 Juillet 2014, les deux bidonvilles de Bondoufle situés à proximité de la N 104 et de la D 31 seront évacués puis détruits Jeudi 24 Juillet 2014 dans la matinée. En tout, c’est une quarantaine de personnes qui doit quitter les lieux.

Les roms expulsés migrent vers d’autres camps

« C’est une immense déception », résume Laurent Lurton délégué départemental du Secours Catholique de l’Essonne qui suit l’évolution d’un de ces camps depuis sa création en janvier 2014. « Au départ, il n’y avait qu’un seul camp, poursuit le délégué départemental. Nous sommes passés de trois à quatre familles. Une partie des enfants étaient scolarisés et certains parents travaillaient pour des entreprises du coin. Tout se passait relativement bien ». Suite à une entrevue avec le maire de la commune, Jean Hartz, le camp de Bondoufle qui jouxte de quelques centaines de mètres la « base de vie » mise en place en 2013 pour accueillir des familles roms en insertion, avait quelques garanties de « survie. Nous avions réussi à obtenir du maire qu’il fasse tout pour intégrer les familles à plusieurs conditions », explique Laurent Lurton. Les conditions étaient que le bidonville devait rester bien entretenu et qu’il ne grossisse pas trop en population.

Après six mois de présence sur la commune, les conditions étaient respectées jusqu’au début de l’été. Suite aux différentes expulsions déclenchées dans les villes avoisinantes de Bondoufle, la commune a vu des populations de roms arriver en son sein. « Les familles évacuées des autres villes sont venues en partie à Bondoufle. Elles se sont réunies pour former un second camp non loin du premier. C’est à ce moment-là que la mairie et plus largement la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne ont choisi de déposer un arrêté visant à les expulser », relate Nicole Brulais, membre de l’Association de Solidarité en Essonne aux Familles Roumaines, Roms (ASEFRR).

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:56

http://www.petitions24.com/call_on_government_respect_freedom_of_speech_in_france

Appel au gouvernement français pour le respect de la liberté d'expression en France

Le gouvernement socialiste de la France a décidé d'interdire la liberté d'expression et d'organisation en France.

Ce gouvernement a déclaré la guerre au peuple de France en interdisant les manifestations pour protester contre la guerre israélienne contre le peuple palestinien. Quiconque enfreint l'interdiction est passible d’un an de prison et d’une amende de quinze mille euros. S’ils cachent leurs visages la peine peut être portée à trois ans de prison et une amende de quarante cinq mille euros.

Nous déclarons notre solidarité avec le peuple de France qui rejette cette interdiction par l'exercice de son droit à la liberté d'expression.

Nous appelons le gouvernement socialiste de la France à respecter le slogan de la première révolution française qui commence par la liberté.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:40

http://www.ujfp.org/spip.php?article3395

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article13018

Le déshonneur de la France

Par Michel Warschawski

Samedi 26 Juillet 2014

A propos d’une manifestation interdite.

Il y a deux ans, au nom de l’Alternative Information Center (AIC), je recevais des mains de Christiane Taubira, garde des sceaux de la république française, le prix des droits de l’homme pour notre combat contre l’impunité. Mais ce matin, en lisant les informations, j’ai pensé un moment rendre ce prix aux autorités françaises, j’entendais réagir à l’interdiction prononcée par le gouvernement de François Hollande et de Manuel Valls à propos de la manifestation organisée Samedi 19 Juillet 2014 à Paris contre les crimes commis par l’armée israélienne à Gaza. La semaine dernière encore, nous manifestions à Tel Aviv autour de mots d’ordre similaires à ceux de la manifestation interdite en France. Hollande est donc plus sioniste que Netanyahou et Manuel Valls moins démocrate qu’Aharonvitch (ministre de l’intérieur, du parti d’extrême droite Israël Beitenou).

Plus tard, en voyant les milliers de manifestants qui défiaient l’ordre inique de leurs dirigeants ainsi que les rassemblements à Saint Etienne, à Lille, à Strasbourg et dans une douzaine d’autres villes françaises, je me suis dit que le prix qu’avait reçu l’AIC, c’était la France qui nous l’avait donné, pas son premier ministre. La France peut être fière, ce sont Valls et Hollande qui se sont déshonorés. Car la population française a massivement manifesté contre l’impunité qu’accordaient ses dirigeants à l’état d’Israël. Un des arguments utilisés, on pourrait dire usés jusqu’à la corde, par Valls et compagnie, c’est la volonté de « ne pas importer le conflit en France ». Je n’ai jamais compris ce que voulait dire « importer un conflit ». Depuis quand la solidarité avec les victimes d’une agression s’appelle une « importation de conflit » ? A moins qu’ils ne parlent de leurs amis du CRIF, un organisme qui est devenu la principale ambassade d’Israël en Europe et qui a pris en otage les juifs de France dans un soutien inconditionnel aux crimes de guerre commis par l’état hébreu ?

L’honneur de la France, ce sont aussi le regretté Stéphane Hessel et sa compagne Christiane qui n’ont jamais ménagé leurs efforts pour exprimer leur soutien a Gaza, s’y rendant a plusieurs occasions afin d’affirmer haut et fort leur solidarité avec sa population martyrisée.

En se solidarisant avec l’agresseur israélien et en faisant interdire des manifestations de soutien au peuple de Gaza dans plusieurs villes françaises et notamment à Paris qui, pour le reste du monde, symbolise la capitale des droits de l’homme, Manuel Valls et Francois Hollande se sont déshonorés. Pas la France qui, dans sa majorité, a su choisir son camp, celui de l’indignation face aux crimes de guerre et celui de la solidarité avec les enfants massacrés de Gaza. Ces manifestants, en désobéissant, ont marqué fortement leur refus de voir le massacre se prolonger.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 15:10

http://dissolutiondelaldj.wesign.it/fr


Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord, interroge le ministre de l'intérieur sur la dissolution administrative d'une association.

Soutenez la demande de dissolution de la Ligue de Défense Juive en signant cette pétition

Une vidéo tourne sur la toile montrant les militants de la LDJ (Ligue de Défense Juive) dégradant les rues et provoquant les manifestants pacifiques qui soutenaient la Palestine et le droit international. Les agissements de cette organisation criminelle, classée « organisation terroriste » par le FBI, et interdite d'activité en Israël comme aux États-Unis, doivent cesser.

L'impunité de ces barbares dont le seul but est d'attiser la haine est inacceptable. Leur politique de « défense des juifs » contribue à l'amalgame entre judaïsme et sionisme.

Jean Jacques Candelier demande au ministre de l’intérieur s'il compte dissoudre ce groupe fasciste et raciste qui terrorise la population.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 14:56

http://www.insurge.fr/14WEB/14TRACT/14_07_22_palestine_gaza_droit_manifester.html

http://www.alencontre.org/moyenorient/palestine/soutien-au-peuple-palestinien-non-au-colonialisme-au-sionisme-et-a-toutes-les-formes-de-racisme.html

Soutien au peuple palestinien

Liberté de manifester contre la guerre coloniale

Non au colonialisme, au sionisme et à toutes les formes de racisme

Depuis le 8 juillet, l'armée d'Israël a engagé une nouvelle offensive contre les palestiniens de Gaza. Lundi 21 Juillet 2014, après quatorze jours de bombardements, on compte près de six cent morts, enfants, vieillards et adultes, femmes ou hommes, sont touchés indistinctement. Les blessés se comptent par milliers.

Soutien de tous les impérialismes à Israël

Cette politique terroriste de l'état israélien suscite de vagues gémissements de la « communauté internationale », c'est-à-dire des impérialismes et de leurs organisations (telle l'ONU). Mais en réalité, ces impérialismes protègent l'état d'Israël, qui a été créé en 1948 avec leur plein soutien et celui de Staline, et sont complices du colonialisme sioniste.

Il suffit de rappeler la déclaration de François Hollande qui, lors d'un entretien avec Netanyahou le 9 juillet dernier, a expliqué qu'il « appartenait au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger la population face aux menaces ». Il faut aussi rappeler le soutien financier des Etats Unis qui contribuent chaque année au budget d'Israël, plus de trois milliards de dollars, soit vingt-cinq pour cent du budget de l'armée israélienne. À cela s'ajoutent d'autres financements, ainsi, le 15 juillet, huit jours après le début de l'offensive israélienne, le sénat américain a voté une nouvelle contribution de trois cent cinquante et un millions de dollars (en hausse de cinquante pour cent) au système anti missiles de l'armée d'Israël.

Manifestations en défense du peuple palestinien

Depuis l'engagement des opérations militaires à Gaza, des manifestations en soutien au peuple palestinien se sont multipliées dans le monde, comme à Londres Samedi 19 Juillet 2014. En France, d'importantes manifestations ont eu lieu à Paris, à Marseille, à Lyon et dans de nombreuses villes.

Contre ces manifestations, des provocations ont été organisées par des milices pro-sionistes, telle la LDJ (Ligue de Défense Juive). Une vidéo montre cette milice, Dimanche 13 Juillet 2014, équipée de pieds de tables arrachées d'un bistrot, venir provoquer les manifestants sans que la police, présente, ne réagisse. Mais cette même police s'interpose quand la milice pro-sioniste se fait charger par des manifestants.

Cela a donné prétexte à interdire la manifestation prévue Samedi 19 Juillet 2014 à Paris, empêchant ainsi les organisations d'assurer la défense des manifestants, qui se sont malgré tout rassemblés, contre les provocations en tous genres. Et, bien évidemment, les partisans français du sionisme se déchaînent en tentant une fois encore d'amalgamer anti sionisme et anti sémitisme, alors que lutter contre le colonialisme sioniste, c'est aussi lutter contre tous les racismes (antisémitisme inclus).

Israël, un État démocratique ?

Nombre de commentateurs rêvent d'une « solution viable à long terme, la coexistence de deux états souverains, israéliens et palestinien ». C'est le cas de Laurent Joffrin (Libération du Mardi 22 Juillet 2014), pour qui « il n'y a pas d'autre avenir possible, sinon la guerre, la guerre toujours recommencée ». Cela passerait par « une négociation globale », laquelle serait possible car « Israël se targue avec raison d'être une démocratie ».

Mais de quel état « démocratique » s'agit-il ? Démocratique, un état qui s'est construit sur l'expulsion du peuple palestinien et ne cesse d'installer de nouvelles implantations coloniales en Cisjordanie ? Démocratique, un état qui se définit comme « juif », c'est-à-dire discriminant à l'égard de tous ceux qui ne sont pas considérés comme « juifs » ?

La question que Joffrin ne pose pas, c'est, « y a-t-il une solution autre qu'une guerre perpétuelle tant que subsiste le capitalisme dans cette région du monde, tant que les impérialismes dominent cette région, sinon la paix des cimetières où serait enfoui le peuple palestinien ».

Quel avenir pour le peuple palestinien ?

Depuis soixante-cinq ans, face au colonialisme sioniste, le peuple palestinien a subi de dures défaites, celles-ci sont dues à la puissance militaire d'Israël, à la politique de ses propres organisations, notamment de l'OLP dont la trahison a ouvert la voie à des organisations religieuses, ainsi qu'à la politique conduite par les régimes arabes alentour, tous plus réactionnaires les uns que les autres, qui prétendent soutenir les palestiniens alors qu'ils agissent pour que rien ne change, ayant eux-mêmes contribué à détruire la résistance palestinienne. Ainsi le gouvernement égyptien agit-t-il, avec Israël, pour faire de Gaza un gigantesque camp de rétention à ciel ouvert. Abandonné à lui-même, le sort du peuple palestinien serait sans issue. Son avenir dépend notamment de la solidarité des peuples alentours, celui d'Égypte et celui de Syrie, notamment, et aussi ceux du Maghreb.

De ce point de vue, le développement d'une vague révolutionnaire dans les pays arabes à partir de 2011, en dépit des reflux actuels (comme en Égypte), est une question décisive. De l'avenir de cette montée révolutionnaire dépend l'avenir du peuple palestinien. Car en Tunisie et en Egypte, en particulier, existent un important prolétariat et des traditions d'organisations. Encore faut-il que soient surmontées les divisions organisées entre les différents peuples.

Syrie, Palestine, un même combat

Ainsi le peuple syrien, qui combat depuis plus de trois ans contre la dictature de Bachar al Assad, et subit jour après jour une guerre équivalant à ce que subissent les palestiniens de Gaza depuis deux semaines, est laissé dans la plus grande solitude. Son combat est même, pour l'essentiel, coupé de celui mené par les palestiniens du fait du refus de certaines organisations palestiniennes (ou pro-palestiniennes) de rompre avec le régime d’Assad. Or celui-ci, en dépit de ses discours, a toujours été complice d'Israël. Et il bénéficie, au-delà des discours, de la complicité des États-Unis et des autres impérialismes, dont la France, qui refusent que soient fournis aux insurgés les armes nécessaires à leur défense, alors que Poutine procure à Bachar al Assad toutes les armes nécessaires (comme il le fait depuis six mois à l'est de l'Ukraine).

Or, une défaite d’Assad serait un appui décisif pour un rebond des révolutions arabes et un puissant encouragement aux palestiniens (y compris pour organiser eux-mêmes leur propre combat).

De ce point de vue, on doit se féliciter que des comités agissant en soutien à la révolution syrienne appellent à participer aux manifestations en défense du peuple palestinien, et que des drapeaux de la résistance syrienne se mêlent à ceux de la Palestine dans les manifestations.

Cette marque d'internationalisme doit servir d'exemple, en France, pour tous ceux qui entendent combattre en défense des peuples opprimés, contre tous les impérialismes et leurs vassaux.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 14:19

Netanyahu affirme que le Hamas poursuit ses tirs à Gaza (Reuters)

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche sur CNN que le Hamas violait la trêve humanitaire de vingt-quatre heures qu'il prétend avoir acceptée.

« Le Hamas n'accepte même pas son propre cessez-le-feu, il continue à tirer sur nous alors que nous parlons », a-t-il dit. Israël « prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son peuple », a ajouté Benjamin Netanyahu.

En milieu de journée, le Hamas avait annoncé avoir accepté une trêve humanitaire de vingt-quatre heures dans la bande de Gaza à compter de 14 heures (11 heures GMT).

La veille, la branche armée du mouvement de la résistance islamique avait pourtant rejeté une telle trêve acceptée par les israéliens et avait repris ses tirs en direction de l'état hébreu. En conséquence, l’armée israélienne a repris dimanche matin ses opérations militaires.

« En réponse à une intervention de l'ONU et en prenant en compte la situation de notre peuple et les fêtes de l'Aïd, les factions de la résistance ont accepté de soutenir une pause humanitaire de vingt-quatre heures à compter de ce dimanche à 14 heures », avait déclaré à Reuters Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

A 14 heures (11 heures GMT), des tirs d'artillerie pouvaient encore être entendus à Gaza et les sirènes de l'alerte aérienne retentissaient dans le sud de l'état hébreu.

Une première trêve humanitaire était entrée en vigueur samedi matin à 8 heures (5 heures GMT) pour une durée initiale de douze heures. Israël avait ensuite prolongé ce cessez-le-feu de quatre heures, jusqu'à minuit, puis de vingt-quatre heures, jusqu'à ce dimanche à minuit.

Mais le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, avait rejeté cette proposition, exigeant le retrait des soldats israéliens de l'enclave palestinienne.

« FORCE ACCRUE »

A la suite de tirs de plusieurs roquettes, les chars et les pièces d'artillerie de l'armée israélienne sont de nouveau entrés en action dimanche matin notamment dans la ville de Gaza, où le ballet des ambulances a repris. Une dizaine de morts supplémentaires ont été signalés côté palestinien après la reprise des bombardements.

« A la suite des tirs incessants de roquettes du Hamas pendant toute la durée de cette fenêtre humanitaire, qui avait été acceptée pour le bien de la population civile à Gaza, l'armée va reprendre ses opérations aériennes, navales et terrestres dans la bande de Gaza », avait annoncé l'armée israélienne dans un communiqué diffusé vers 10 heures (7 heures GMT).

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit réunir son gouvernement dans la journée pour décider de la suite des opérations engagées le 8 juillet et prolongées dix jours plus tard par une intervention terrestre, la première dans la bande de Gaza depuis l'hiver 2008-2009.

« Après ce que nous avons vu ce matin, il est clair que nous devons reprendre les combats avec une force accrue », a dit le ministre des communications, Gilad Erdan, à la radio de l'armée israélienne.

Le Hamas a déclaré de son côté que des roquettes avaient été tirées dans la matinée en direction des villes de Tel Aviv et Ashdod. Aucune victime n'a été signalée.

L'armée israélienne, qui a précisé que deux de ces roquettes avaient été détruites par le système de défense aérienne « dôme de fer », a annoncé qu'un soldat avait été tué par un obus de mortier dans la nuit de samedi à dimanche, portant à quarante-trois les pertes essuyées par l’armée israélienne. Trois civils, deux israéliens et un travailleur immigré thaïlandais, ont également péri dans des explosions de roquettes.

Côté palestinien, avec les nouveaux corps extraits des décombres samedi pendant la suspension des combats, le bilan est de plus de mille soixante morts, des civils pour la plupart, selon les autorités du territoire.

APPEL DU PAPE

Israël a déclenché l'opération « bordure protectrice » le 8 juillet pour mettre fin aux salves de roquettes tirées par le Hamas et les autres factions combattantes présentes dans la bande de Gaza.

D'abord limitée à des bombardements aériens et navals, l'opération est montée en puissance dix jours plus tard avec le déclenchement d'une phase terrestre dans l'objectif de localiser et de détruire le réseau de tunnels creusés sous Gaza pour mener des infiltrations en Israël, stocker des armes ou contourner le blocus du territoire.

Les puissances engagées dans une médiation avaient appelé samedi à Paris à prolonger le cessez-le-feu humanitaire.

John Kerry, le secrétaire d'état américain arrivé lundi dernier au Caire et qui multipliait depuis les navettes, a quitté Paris samedi soir pour regagner Washington.

Sur le fond, les positions d'Israël et du Hamas semblent plus inconciliables que jamais.

Le mouvement palestinien exige une levée du blocus imposé à la bande de Gaza par Israël mais aussi l'Egypte en préalable à tout accord de cessation des hostilités.

Les combats dans Gaza ont également des répercussions en Cisjordanie, où huit palestiniens ont trouvé la mort vendredi lors d'accrochages près des villes de Naplouse et Hébron, dit-on de sources médicales palestiniennes.

Le pape François s'est livré à un vibrant plaidoyer pour la paix dans le monde, lors de la traditionnelle prière dominicale de l'angélus place Saint-Pierre à Rome. Après avoir évoqué le centenaire de la première guerre mondiale, le chef de l'église catholique a dit que ses pensées allaient tout particulièrement aujourd'hui aux peuples du Proche-Orient, d'Irak et d'Ukraine.

A Paris, le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a dénoncé « l’engrenage » de la violence et réclamé « d'urgence un réel cessez-le-feu et l'ouverture de négociations ».

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 13:49

http://www.haaretz.com/news/national/1.607311

A Tel-Aviv, des milliers de manifestants contre l'opération à Gaza

Sept mille manifestants ont participé à la plus grande manifestation contre l'opération à ce jour, à côté d'une petite manifestation à l'appui de l'armée israélienne.


Des milliers de personnes étaient rassemblées place Rabin à Tel Aviv Samedi 26 Juillet 2014 pour ce qui est devenu la plus grande manifestation contre l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza à ce jour. Selon les estimations officielles quelque sept mille personnes ont participé à cette manifestation.

Pendant ce temps, il y avait un petit rassemblement de soutien à l'opération à Gaza. La police a servi de barrière entre les deux groupes pour éviter les affrontements.

La manifestation était organisée par Hadash, le parti politique de gauche, et les organisations « Combattants pour la Paix » et « Parents Circle Families Forum ».

Plusieurs heures avant le début de la manifestation, la police a annoncé qu'elle était annulée par crainte des tirs de roquettes, mais après les informations relatives à la prolongation du cessez-le-feu, la manifestation a été à nouveau autorisée.

Les manifestants demandaient l’arrêt immédiat des hostilités et la reprise rapide des pourparlers de paix. Dans un des coins de la place, des bougies commémoratives ont été allumées entre des photographies de morts, israéliens et palestiniens. Deux femmes philippines qui ont assisté à la manifestation ont mis un bouquet de fleurs à la mémoire des victimes de l’armée israélienne. « Nous ne sommes pas une partie de la manifestation », a expliqué l’une d’entre elles. « Nous sommes venues pour montrer notre gratitude à Israël pour son aide avec les victimes du typhon aux Philippines l'an dernier ».

Parmi les personnes qui ont fait des discours, il y avait le capitaine de réserve Assaf Yaakobovich et Salim Tabib de Ramallah. Les deux sont actifs dans une organisation vouée à la recherche d'une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. Ils ont appelé les deux parties à un cessez le feu immédiat.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 16:34

Plus de mille palestiniens tués dans l'offensive israélienne (Reuters)

Le bilan de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza a franchi Samedi 26 Juillet 2014 le cap des mille morts côté palestinien, dont de nombreux civils, selon un responsable du ministère local de la santé.

A la faveur du cessez-le-feu de douze heures entré en vigueur samedi matin, les secouristes palestiniens ont pu progresser dans des quartiers où ils n'avaient pu avoir accès jusqu'à présent et ont extrait des gravats plus de cent corps, a précisé Achraf al Kidra, porte-parole du ministère de la santé.

Côté israélien, l'armée fait état de trente sept soldats tués. Deux civils israéliens et un travailleur immigré thaïlandais ont par ailleurs été victimes de tirs de roquettes palestiniennes.

L'opération « bordure protectrice » a été lancée le 8 juillet par l'armée israélienne, sa phase terrestre a débuté dix jours plus tard.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 16:10

Rassemblement pro palestinien à Paris malgré interdiction (Reuters)

Des manifestants pro palestiniens ont afflué Samedi 26 Juillet 2014 en début d'après-midi place de la République, à Paris, pour un rassemblement « toléré », selon les organisateurs, en lieu et place d'une manifestation interdite par le gouvernement.

Le conseil d'état, saisi par les organisateurs, a confirmé cette interdiction une heure et demie avant l'heure prévue pour le début du défilé à 15 heures. Le tribunal administratif de Paris avait rejeté vendredi un premier recours en arguant, notamment, de garanties insuffisantes en matière de service d'ordre.

« Les organisateurs du rassemblement prévu cet après-midi seraient les seuls responsables d'éventuels débordements et deviendraient ainsi passibles de sanctions pénales », a averti en début d'après-midi le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve.

« Je les appelle pour la dernière fois à se conformer à la loi et à renoncer à cette manifestation », a-t-il ajouté, après la décision du conseil d'état.

Le collectif d'associations et de mouvements politiques et syndicaux qui avaient appelé à manifester contre l'intervention militaire israélienne dans la bande de Gaza assure cependant avoir obtenu de la préfecture de police de Paris la possibilité de remplacer le défilé prévu par un simple rassemblement.

« On nous a dit que le rassemblement serait toléré » a déclaré à Reuters Tarek Ben Hiba, conseiller régional d'Ile de France et président d'une de ces associations. L'information a été confirmée par l'avocat du collectif, Hosni Maati.

DEUX MILLE POLICIERS ET GENDARMES MOBILISÉS

Des centaines de manifestants se sont rassemblés sur la place de la République en début d'après-midi avec drapeaux palestiniens et banderoles ou pancartes dénonçant Israël.

« Israël, ton dieu n'est plus ta force » lisait-on sur l'une d'elles. « Sionistes terroristes », déclarait une autre, tandis que des manifestants, parmi lesquels un fort contingent de militants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, trotskiste), scandaient « nous sommes tous des palestiniens ».

Un drapeau israélien au moins a été incendié, selon un photographe de Reuters sur place.

D'après le ministère de l'intérieur, environ deux mille policiers et gendarmes mobiles ont été mobilisés pour prévenir des débordements comme ceux qui ont marqué un rassemblement organisé par le même collectif, et également interdit, Samedi 19 Juillet 2014 dans le quartier de Barbès, dans le dix huitième arrondissement de Paris.

« La violence, notamment la violence antisémite, existe. Il faut la regarder en face », a dit Bernard Cazeneuve. « Ne pas vouloir la voir pour ce qu'elle est constituerait une faute ».

Le gouvernement a invoqué des actes et propos antisémites « inacceptables » lors des débordements de Barbès et de Sarcelles (Val-d'Oise) lors d'une autre manifestation interdite, Dimanche 20 Juillet 2014.

Les organisateurs contestent les arguments du gouvernement, qu'ils accusent d'attiser les tensions par une décision selon eux avant tout « politique » et contradictoire avec l'autorisation d'une manifestation pro palestinienne mercredi dernier à Paris.

« Le but du jeu n'est pas d'attaquer les juifs, c'est de dénoncer la politique d'un gouvernement », a déclaré à Reuters Tarek Ben Hiba.

VALLS APPELLE À L'APAISEMENT

L'ancien porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, a rendu par avance responsable le gouvernement d'éventuels incidents.

« Je crois que la volonté du gouvernement est d'associer aux manifestations de solidarité avec le peuple palestinien l'idée de violence », a-t-il déclaré à Reuters.

« C'est une volonté de chercher à faire s'essouffler un mouvement extrêmement fort ».

Prié de dire s'il craignait des débordements, il a ajouté que « cela dépend uniquement du dispositif que la préfecture de Paris entend adopter en termes de présence et d'attitude policière ».

Le premier ministre, Manuel Valls, avait lancé vendredi soir un appel à l'apaisement, lors de la rupture du jeûne du Ramadan à laquelle il a participé à la mosquée d'Evry Courcouronnes dans l’Essonne dans un climat tendu.

« Face aux horreurs de la guerre, des opinions, des indignations s'expriment, c'est légitime », a-t-il déclaré. « Mais rien ne pourra jamais justifier les débordements, la violence, la haine de l'autre. Pour nous qui sommes ici, en France, une seule exigence doit nous guider, celle de l'apaisement », a-t-il insisté.

A Marseille, une manifestation pro palestinienne autorisée a réuni environ deux mille personnes samedi après-midi, selon un correspondant de Reuters.

Les chefs de la diplomatie de France, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, d'Allemagne, d'Italie, de Turquie et du Qatar et un représentant de l'Union Européenne, réunis à Paris, ont pour leur part appelé à une extension de la trêve humanitaire de douze heures décrétée samedi dans la bande de Gaza.

L'intervention israélienne en riposte à des roquettes a fait à ce jour au moins neuf cent quatre vingt cinq morts côté palestinien, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités médicales locales. Trente sept soldats et trois civils israéliens ont été tués.

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