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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:07

Les fonctionnaires appelés à manifester le 15 mai (Reuters)

Sept syndicats appellent les cinq millions de fonctionnaires français à manifester et à faire grève le 15 mai pour exiger l'ouverture de négociations salariales dans la fonction publique et des mesures de rattrapage.

La CFDT, la CGT, la CFTC, la FSU, Solidaires, l'UNSA et la FAFP (autonomes) réclament depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande un dégel du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires.

« La politique d'austérité salariale à l'égard des agents publics aboutit à une baisse incessante de leur pouvoir d'achat », écrivent-ils dans un communiqué.

« Le contentieux salarial s’accumule et la poursuite du gel du point d’indice est inacceptable », ajoutent-ils.

Les fonctionnaires redoutent de faire les frais du plan d'économies de cinquante milliards d'euros confirmé Mardi 8 Avril 2014 par Manuel Valls dans sa déclaration de politique générale. Le premier ministre n'a pas fourni de réponse claire au sujet des fonctionnaires, selon les syndicats.

Dans un communiqué distinct, la FSU demande au gouvernement « de faire cesser un suspense qui n'a que trop duré et de dire les mesures précises qu'il compte engager ».

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 20:13

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/11/le-forum-economique-de-saint-petersbourg-un-dilemme-pour-les-pdg-occidentaux_4414867_3214.html

Le forum économique de Saint Pétersbourg, un dilemme pour les PDG occidentaux

Par Sylvie Kauffmann

Dimanche 11 Mai 2014

Le thème, cette année, tombe à pic, « entretenir la confiance dans un monde en transformation ». Vladimir Poutine lui-même se félicite de ce choix, dans son message de bienvenue aux participants au forum économique de Saint Pétersbourg, du 22 au 24 mai, le sujet, souligne t il sur le site internet du forum avec le sens de l’à propos qu’on lui connaît, « est particulièrement pertinent au moment où le monde vit des changements géo politiques, technologiques et structurels rapides ».

Malheureusement, la liste des participants à cet important débat sur l'avenir du monde a subi quelques défections ces derniers jours, avec le retrait d'une partie non négligeable de ses stars, sous la pression, directe et indirecte, de certains gouvernements occidentaux, le spectacle du gotha de la mondialisation se pressant sous les ors de l'ancienne capitale impériale russe serait du plus mauvais effet, au moment où Washington et l'Union Européenne sont engagés dans une stratégie de sanctions pour amener la Russie à modérer ses positions sur l’Ukraine.

Appelons cela « l'effet Schroeder ». Au fil des années, le forum économique de Saint-Pétersbourg, créé en 1997, s'est imposé comme le rendez-vous des milieux d'affaires internationaux sur la Russie, une sorte de Davos de la Neva. Les nouveaux russes adorent ce genre d'événements, où l'on fraye en anglais avec les « acteurs globaux », en régalant généreusement les étrangers avides de nouveaux marchés.

L'an dernier, aux côtés des PDG de General Electric, Siemens, Visa, Volkswagen ou Pemex, et de dirigeants politiques, la chancelière allemande, Angela Merkel, le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, Pascal Lamy, alors patron de l'OMC, avaient fait le voyage pour soutenir, qui ses entreprises nationales, qui le commerce international. L'annexion de la Crimée et la crise ukrainienne ont tout changé. Y aller ou pas ?

Accès privilégié à un important marché

Cette année, les politiques n'iront pas à Saint-Pétersbourg. Quant à la participation des chefs d'entreprise, elle reflète le dilemme qui se pose aux milieux d'affaires occidentaux.

Ne pas y aller, c'est se priver, potentiellement, d'un accès privilégié à un important marché qui a encore de grosses possibilités de croissance, même si l'économie russe n'est pas au mieux de sa forme, à un moment où la demande européenne stagne.

Y aller, c'est risquer de se mettre en porte-à-faux avec les autorités politiques de son pays, voire avec l'opinion publique. Il faut donc peser le pour et le contre. Selon les Izvestia, trente quatre participants, dont quatorze américains, ont déjà annulé leur participation.

La pression, évidemment, varie considérablement d'un pays à l'autre. La Maison Blanche a ouvertement invité les PDG américains à s'abstenir. Indra Nooyi, la patronne de Pepsico, entreprise pourtant très présente au forum, a finalement renoncé à y aller. Officiellement, bien sûr, pour « raisons de calendrier ».

Ne pas confondre « consultations » et approbation

Les PDG de Visa, Cisco, Citigroup et General Electric ont aussi décidé de ne pas y aller.

Leurs collègues de Goldman Sachs et de Morgan Stanley ont moins de scrupules, ils iront.

Les français, eux, sont vraiment bien représentés. Christophe de Margerie, le patron de Total, sera escorté de Jean-Pascal Tricoire, patron de Schneider, Henri Proglio d'EDF, Patrick Kron d'Alstom, Marc Riboud de Danone, Thierry Breton d'ATOS, Paal Kibsgaard de Schlumberger.

Habile, Gérard Mestrallet de GDF-Suez, « retenu de longue date par d'autres engagements », délègue son numéro deux, Jean-François Cirelli.

Il faut dire que le gouvernement français n'a pas tordu le bras trop violemment aux patrons tricolores. La seule consigne qui leur a été donnée est celle de la « prudence », indique-t-on de source diplomatique française, avec une prudence toute coutumière.

Le gouvernement est en contact « étroit » avec les entreprises françaises présentes en Russie et les informe des « consultations menées avec les Etats-Unis » sur l'évolution des sanctions, insiste-t-on. Mais, franchement, qui pourrait prétendre interdire à des PDG de se rendre à Saint-Pétersbourg ?

Ne pas confondre « consultations » et approbation, on perçoit à haut niveau à Paris une certaine irritation face à ces américains qui « roulent des mécaniques » sur la Russie, avec d'autant plus d'aisance que leurs entreprises sont moins exposées que les européennes et leurs enjeux commerciaux plus faibles.

Forte pression russophile, poussée anti américaine

Les chiffres attestent déjà d'un impact de la crise russo-ukrainienne sur certains groupes européens, la Société Générale pour n'en citer qu'un, qui possède l'une des plus grosses banques privées russes, Rosbank, vient de publier des résultats en baisse au premier trimestre.

Les récentes remontrances de Washington sur les porte-hélicoptères Mistral vendus à la Russie n'ont rien arrangé à l'humeur française.

C'est en fait d'Allemagne qu'est venue la surprise. Deux grandes vedettes du patronat allemand, Joe Kaeser de Siemens et Jürgen Fitschen, PDG de la Deutsche Bank, ont renoncé au Forum de Saint-Pétersbourg. Quand on sait à quel point l'opinion publique, les milieux d'affaires et la classe politique allemands sont réticents sur les sanctions contre la Russie, ce n'est pas une petite victoire pour la chancelière Merkel très remontée, elle, contre le président Poutine dans l'affaire ukrainienne.

On aurait tort, cependant, de réduire l'opposition aux sanctions à de seuls soucis mercantiles.

Il y a, très profonde en Allemagne mais sensible aussi en France, une forte pression russophile, qui se double d'une poussée anti-américaine. En partie sincère, en partie manipulée. Dans les deux cas de figure, il faut y prêter attention.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:47

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/12/poutine-dans-l-ombre-de-l-impitoyable-tsar-nicolas-ier_4414990_3214.html

Poutine, dans l’ombre de l’impitoyable tsar Nicolas Premier

Par Jérôme Gautheret

Lundi 12 Mai 2014

C’est un portrait imposant qui trône dans le bureau présidentiel de Vladimir Poutine. Un homme robuste dans la force de l’âge, portant moustache et costume militaire, torse bombé, toisant, avec l’arrogante certitude d’un empereur, les visiteurs du maître du Kremlin. Sa présence en ces lieux a intrigué de nombreux observateurs. Les plus surpris étaient peut être ceux qui l’ont reconnu au premier coup d’œil.

Car le tsar Nicolas Premier, c'est de lui qu'il s'agit, né en 1796 et mort en 1855, en pleine débâcle de la guerre de Crimée, est loin d'avoir bonne presse. Moins charismatique que son frère et prédécesseur Alexandre Premier (1777-1825), le vainqueur de Napoléon, moins libéral que son fils Alexandre II, le héros de l'abolition du servage, assassiné en 1881, il passe pour un esprit étroit, une caricature de tsar engoncé dans l'orthodoxie et le militarisme.

De fait, en trente années de règne, aucune grande réalisation ne peut être mise à son crédit.

Son ancêtre, Pierre le Grand, avait européanisé la Russie à marche forcée et fondé Saint-Pétersbourg. Sa grand-mère, Catherine II, a organisé le dépeçage de la Pologne et conquis les bords de la mer Noire. Nicolas, lui, a hérité d'un empire russe solide et sûr de lui-même, dont il n'a pas su empêcher la stagnation, puis le recul. D'où la surprise de retrouver son portrait en si bonne place, l'hôte du Kremlin est passé maître dans l'art des signes, et l'utilisation des références historiques, chez lui, n'est jamais vaine ni innocente.

« Le plus logique des autocrates »

Mais à y regarder de plus près, il se pourrait bien que la biographie du « plus logique des autocrates », selon l'expression de l'historien allemand Theodor Schiemann, offre un éclairage inattendu sur l'énigme Poutine, qui depuis des mois désarçonne et inquiète l'occident.

En effet, Nicolas Premier incarne de façon chimiquement pure l'essence du tsarisme, dont les conceptions imprègnent très profondément le discours actuel du Kremlin.

Né en 1796, alors que la révolution française est en train de faire voler en éclats l'ordre européen, Nicolas, troisième fils de Paul Premier, neuvième d'une fratrie de dix enfants, ne semble pas avoir la moindre chance de régner. Il est élevé par des instructeurs militaires en pleine tempête napoléonienne, là où son frère aîné avait été instruit par un homme de lettres, la Harpe, sous le patronage des lumières. Il grandit en officier et non en prince philosophe, toute sa vie, il continuera à se considérer comme tel.

Nicolas n'est à son aise qu'en compagnie de soldats. Bagarreur, il pratique avec ardeur l'exercice physique et se passionne pour la chose militaire, l'équitation, les parades et l'art de construire des forteresses, dès son plus jeune âge.

Les conditions de son accession au trône influencent profondément les premières années de son règne. Son grand frère Alexandre meurt le premier décembre 1825 à Taganrog, sur les bords de la mer d'Azov, dans des circonstances troubles, d'aucuns prétendent qu'il a simplement disparu, renonçant au pouvoir pour se faire ermite. Apprenant la nouvelle à Varsovie, le grand-duc Constantin, héritier théorique du trône, fait savoir qu'il a secrètement renoncé à la couronne en 1822. Mais entre-temps, Nicolas, qui n'avait pas connaissance de la décision de son frère, s'est empressé, de son côté, de lui prêter allégeance. Et il refuse de revenir sur sa décision tant qu'il n'a pas la preuve officielle du refus de son frère. Le flottement est total.

Le ton est donné, le règne sera répressif

C'est le moment que choisit un groupe de nobles libéraux, partisans de l'abolition du servage et de la liberté d'opinion, pour passer à l'action. Le 14 décembre 1825, ils profitent d'une cérémonie de prestation de serment pour demander l'adoption d'une constitution. Le jeune tsar fait donner le canon contre les insurgés et s'emploie avec un soin maniaque, durant les jours suivants, à poursuivre, interroger et châtier les « décembristes » qui ont trempé dans le complot. L'opposition libérale a ses martyrs, des fils de bonne famille (« nos grands seigneurs qui voulaient devenir savetiers », raille le diplomate Rostoptchine). Le ton est donné, le règne sera répressif.

Pour lutter contre la subversion et domestiquer une aristocratie qu'il méprise, Nicolas met le pays sous la coupe de l'armée et d'une bureaucratie tatillonne. Il instaure une censure drastique sur les idées nouvelles, contrôle les publications, allant jusqu'à s'ériger censeur de Pouchkine, et restreint les possibilités de quitter le territoire. Pour ce faire, il décide de s'appuyer sur une police politique à sa main. La troisième section de la chancellerie impériale, qu'il fonde en 1826, a vocation à s'occuper de tout, ou presque. La liste de ses prérogatives se termine par ces mots, « rapports sur tous les événements sans exception ». On ne saurait être plus clair.

Mais le refus en bloc de toute forme de progrès, l'espionnage et la censure ne font pas une doctrine. Celle-ci est énoncée en 1833 par le ministre de l'enseignement Sergueï Ouvarov, idéologue officiel du régime. Elle tient en trois règles, « autocratie, orthodoxie, principe national ».

L'autocratie est jugée préférable à tout autre système parce qu'elle est conforme à la tradition politique centralisatrice inaugurée par les princes de Moscou. Elle tourne résolument le dos au rationalisme froid des systèmes occidentaux, pour ses défenseurs, ce système, en faisant reposer le fardeau du pouvoir sur les épaules d'un seul homme, libère le reste de l'humanité.

Aucun contre-pouvoir, même minime, n'est envisageable, sous peine de déstabiliser gravement la société.

Le dispositif de contrôle social est renforcé par l'église orthodoxe, qui entretient le mythe de la « troisième Rome », forgé à Pskov par le moine Philothée, en 1510. Selon ses promoteurs, après Rome, détruite par les barbares et corrompue par le catholicisme, et Constantinople, envahie par les infidèles, Moscou a repris le flambeau de la vraie foi, qu'elle se doit de diffuser pour régénérer la chrétienté.

Quant au troisième terme de la devise d'Ouvarov, le « principe national » (narodnost), sa défense passe par la défense des intérêts bien compris de la Russie, la poursuite de l'expansionnisme et la protection des slaves orthodoxes, y compris hors de Russie. Un cocktail particulièrement explosif dans le fragile équilibre européen.

Une politique étrangère aventureuse

De fait, la politique étrangère de Nicolas se révèle aussi aventureuse que sa politique intérieure est frileuse. Durant les trois décennies de son règne, le tsar s'emploie à combattre, inlassablement et partout, toutes les formes de révolution. En France, la chute de Charles X, en 1830, le met en fureur. Il mettra plusieurs mois à reconnaître la monarchie de juillet. Puis, la même année, il projette d'intervenir pour réprimer l'insurrection belge contre les Pays Bas, et n'en sera dissuadé que par la nécessité d'écraser un autre soulèvement, en Pologne. En 1848 et en 1849, alors que s'épanouit le « printemps des peuples », la Russie, « gendarme de l'Europe », est le bras armé de la réaction. Ses troupes viennent notamment rétablir l'ordre et balayer les mouvements révolutionnaires en Hongrie et en Valachie.

La volonté de maintenir coûte que coûte le statu quo européen n'empêche pas le tsar de mener une lutte acharnée contre la Perse dans le Caucase, et surtout de fragiliser encore un peu plus l'empire ottoman, qu'il est le premier à qualifier « d'homme malade de l'Europe ». La Russie avait tout d'abord été hésitante à soutenir l'indépendance de la Grèce, malgré la sympathie des tsars pour les grecs orthodoxes, il leur était difficile d'envisager une rupture de l'équilibre européen. Après avoir tenté de modérer la Turquie, la Russie se résout à entrer en guerre contre elle, en 1828. Un an plus tard, par le traité d'Andrinople, Moscou arrache l'indépendance de la Grèce, le contrôle de l'embouchure du Danube, un protectorat sur la Moldavie et la Valachie et la possibilité pour sa marine de naviguer sur les détroits, et donc d'accéder librement à la Méditerranée. L'empire ottoman est à genoux. L'ordre dans la région est rompu.

C'est la raison pour laquelle, lorsque le tsar, en 1850, au prétexte d'une dispute sur le contrôle des lieux saints, revendique un protectorat de fait sur tous les chrétiens de l'Empire ottoman, Paris et Londres décident de lui porter un coup d'arrêt. Les tractations diplomatiques échouent et, en 1854, ils lancent l'opération de Crimée qui se révélera désastreuse pour la Russie.

Convaincu d'être à la tête de la plus puissante armée du monde, le tsar Nicolas n'a pas perçu que la révolution industrielle, autre mutation dont il s'était soigneusement tenu à l'écart, avait bouleversé les rapports de force. Son corps robuste ne résiste pas à l'effondrement, il se laisse mourir en mars 1855, avant même la chute de Sébastopol.

Pour écrasante qu'elle ait été, la défaite de Crimée n'en reste pas moins, aux yeux des nationalistes russes, une date fondatrice. Ils louent en Nicolas Premier le chantre d'un « génie » russe irréductible, qu'on ne saurait éteindre sous prétexte de « moderniser » le pays.

Contrôle social appuyé sur une police politique, rejet du modèle occidental de libération des moeurs, défense des minorités russes ou chrétiennes « opprimées », les communicants actuels du Kremlin ne disent pas autre chose lorsqu'ils dénoncent la faiblesse et l'hypocrisie de l'Europe, qui légalise le mariage homosexuel et « abandonne » les chrétiens d'orient en Syrie, face au péril djihadiste.

En se plaçant dans la filiation d'un tsar oublié, Vladimir Poutine cherche à ressusciter une époque, celle de l'empire russe, et une posture, celle de grande puissance réactionnaire en Europe. La première lui vaut une solide popularité dans son pays et la seconde fascine toutes les extrêmes-droites du continent.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:09

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/05/12/le-club-des-socialistes-affliges-veut-contester-la-politique-de-l-offre-de-hollande_4415017_823448.html

Le « club des socialistes affligés » veut contester la politique de l’offre d’Hollande

Par Bastien Bonnefous

Rien que par son intitulé, cette initiative ne devrait pas passer inaperçue. Le socialiste Liem Hoang Ngoc lance, Lundi 12 Mai 2014, un « club des socialistes affligés », pour battre en brèche la politique économique suivie par le tandem François Hollande Manuel Valls.

Membre du bureau national du Parti Socialiste, proche d'Henri Emmanuelli, Liem Hoang Ngoc, économiste de formation, publie un manifeste cosigné avec l'universitaire et ancien encarté socialiste Philippe Marlière. Dans ce document, le duo explique que « socialistes et sociaux démocrates, nous sommes affligés par l'orientation politique du gouvernement actuel. Nous l'estimons néfaste et démobilisatrice pour les électeurs de gauche qui avaient nettement indiqué vouloir rompre avec le sarkozysme en 2012 ».

Le coup de gueule de Liem Hoang Ngoc contre l'exécutif intervient dans la foulée de la fronde de quelques dizaines de parlementaires socialistes qui se sont abstenus, le 29 avril, lors du vote à l'assemblée du plan gouvernemental d'économies de cinquante milliards d'euros.

« Nous souhaitons prolonger le débat parlementaire et mettre les pieds dans le plat de la contestation de la politique de l’offre », explique au Monde le responsable socialiste qui regrette que « le choix politique fait par François Hollande d'une troisième voie à la française n'ait jamais été débattu dans aucune instance du Parti Socialiste ».

Un « véritable mépris »

Député européen actif depuis 2009, Liem Hoang Ngoc, quarante neuf ans, n'a pas été réinvesti par le Parti Socialiste pour les prochaines élections du 25 mai. Il a été écarté de la liste dans le grand est au profit de l'ancien syndicaliste de Florange, Edouard Martin. Militant du courant de Benoît Hamon situé à l'aile gauche du Parti Socialiste, il estime avoir été lâché par le nouveau ministre de l'éducation.

Dénonçant un « véritable mépris » pour son travail accompli à Strasbourg depuis cinq ans, il se dit victime d'un « règlement de comptes entre courants et sous-courants » de la rue de Solférino. De quoi nourrir un peu plus sa colère alimentée par les choix gouvernementaux, au point que le socialiste a manifesté à Paris le 12 avril contre le pacte de responsabilité aux côtés de Jean Luc Mélenchon, le leader du Front De Gauche.

L'objectif du « club des socialistes affligés » est de « regrouper les citoyens actifs, intellectuels, militants associatifs, politiques et syndicaux qui veulent aider la gauche ». Liem Hoang Ngoc veut « mener la bataille idéologique et oeuvrer à la recomposition de la gauche qui pourrait s'opérer au sein d'une nébuleuse rose vert rouge », réunissant une partie du Parti Socialiste, Europe Ecologie Les Verts et le Front De Gauche.

Après la lourde défaite subie par les socialistes aux élections municipales, fin mars, son diagnostic contre le penchant pro entreprises du gouvernement est sans appel. « Si ce cap se confirmait jusqu'en 2017, le risque est grand de déroutes électorales successives nous conduisant à un nouveau 21 avril, et l'existence même du Parti Socialiste sera alors menacée », explique Liem Hoang Ngoc.

Créé sans en avoir informé au préalable ni Benoît Hamon, son chef de courant, ni le premier secrétaire du Parti Socialiste Jean-Christophe Cambadélis, le club de Liem Hoang Ngoc pourrait valoir quelques déconvenues en interne à son fondateur. Lui a déjà prévu d'organiser un colloque sur la politique économique du gouvernement, le 7 juin à Paris. Ont été sollicités pour y participer Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti Communiste Français, ainsi que les écologistes Pascal Durand et Eva Joly.

Du côté du Parti Socialiste, Liem Hoang Ngoc souhaite aussi inviter Emmanuel Maurel, le leader de l'aile gauche du Parti Socialiste ainsi que des députés socialistes abstentionnistes.

Un casting qu'il veut représentatif de cette future union de la gauche qu'il préconise.

Pas sûr pour autant qu'il fasse recette parmi ses camarades socialistes, même chez les plus remontés. « Liêm a souvent de bonnes intuitions politiques, mais depuis qu'il n'a pas eu l'investiture aux élections européennes, il est un peu perdu. Il se rapproche de plus en plus de Jean Luc Mélenchon, mais qu'il ne compte pas sur nous pour le suivre », explique un élu pourtant très critique contre la ligne générale, affligés oui, exilés non.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 20:25

Réparation pour le général Dumas

L’association des amis du général Dumas demande à François Hollande, président de la république, d’étudier un moyen de décerner symboliquement la légion d’honneur au général Dumas et d’affecter l’hôtel Gaillard à un centre Dumas, maison de l’outre mer et mémorial de l’esclavage.

L’association des amis du général Dumas, qui a organisé la commémoration de l’esclavage à Villers-Cotterêts, le 10 mai 2014, malgré le refus de commémorer du maire Front National, Franck Briffaut, prend acte de l’hommage rendu par le président de la république au général Dumas, à l’occasion de la journée de commémoration de l’esclavage du 10 mai 2014.

Elle prend acte également de l’attitude du premier ministre, Manuel Valls, qui, le 10 mai 2014, place du général Catroux, à 17 heures, s’est déplacé, aux côtés d’Anne Hidalgo, maire de Paris, pour déposer une gerbe en mémoire du général Dumas et, à travers lui, de tous les esclaves.

Pour donner un caractère plus solennel à ce déplacement, le premier ministre s’était fait accompagner de Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice, et de George Pau-Langevin, ministre de l’outre mer.

Il a ensuite prononcé des paroles fortes qui feront date.

De toute évidence, la figure emblématique du général Dumas a donné un éclat particulier à une journée dont la partie officielle, réservée aux invités, est devenue, d’année en année, assez répétitive depuis 2006.

L’association des amis du général Dumas n’est pas dupe du fait que l’intérêt soudain porté au général Dumas est lié au contexte politique des élections européennes et au refus du Front National, extrêmement condamnable par ailleurs, de commémorer l’esclavage à Villers-Cotterêts, patrie du général Dumas.

Quoi qu’il en soit, c’est là une première étape pour faire entrer une grande figure discriminée de l’histoire de France dans le panthéon national.

L’association des amis du général Dumas tient à rappeler qu’elle avait adressé à François Hollande, alors candidat à la candidature à la présidence de la république, une lettre en date du 27 septembre 2011.

Le même courrier avait été adressé à tous les candidats alors déclarés à l’élection présidentielle, y compris à Marine Le Pen.

Cette lettre, en préambule du deux cent cinquantième anniversaire de la naissance du général Dumas, demandait à tous les candidats et notamment à François Hollande :

« Pensez-vous que la valorisation des personnages remarquables de l’histoire de France issus de la diversité soit une manière de renforcer le lien social, notamment pour les jeunes issus de l’immigration qui sont privés des héros et héroïnes positifs qui leur ressemblent ?

De quelle manière concrète pensez-vous rendre leur place, dans le panthéon national, aux héros et héroïnes de l’histoire de France issus de la diversité ?

Pensez-vous qu’il soit possible d’inscrire cette démarche dans un lieu de mémoire particulier tel qu’un musée ou un établissement culturel spécifique, un centre Dumas par exemple, éventuellement rattaché au futur musée de l’histoire de France et quels moyens concrets prévoyez-vous pour y parvenir ?

Comment envisagez-vous de rendre hommage au général Alexandre Dumas en 2012, dans le cadre du deux-cent-cinquantième anniversaire de sa naissance ?

Quelles suites, concrètes ou symboliques, pensez-vous donner à la demande du général Dumas, pendante depuis 1802, d’admission dans l’ordre national de la Légion d’honneur ? »

L’association des amis du général Dumas n’a jamais reçu aucune réponse, ni de François Hollande, alors candidat, depuis élu président de la république française, ni d’aucun des candidats déclarés à la présidence de la république.

Cela n’a pas empêché l’association des amis du général Dumas de commémorer, dans l’indifférence des politiques, le deux-cent-cinquantième anniversaire de la naissance du général Dumas, le 25 mars 2012 place du général Catroux, devant le monument érigé, à sa demande, en 2009, par la ville de Paris.

Le moment est venu d’interpeller François Hollande, président de la république, sachant que Marine Le Pen, si elle n’a pas répondu au courrier qui lui avait été adressé par l’association des amis du général Dumas le 27 septembre 2011, a déclaré publiquement le 2 février 2012, alors qu’elle présentait son comité de soutien pour la campagne présidentielle que, si elle était élue, elle décernerait au général Dumas, à titre posthume, l’ordre national de la légion d’honneur.

Le général Dumas, qui en avait fait la demande, plusieurs fois réitérée, a été privé d’être admis de droit, ayant reçu un sabre d’honneur en 1798, dans l’ordre national de la légion d‘honneur lors de sa création en 1802, simplement à cause de sa couleur de peau et parce qu’il était né esclave.

Il est assez évident que l’engagement de Marine Le Pen en février 2012 est parfaitement contradictoire avec l’attitude du maire Front National de Villers-Cotterêts en avril 2014, attitude qu’elle n’a pas désavouée.

Par ailleurs, l’association demande depuis 2008 au gouvernement qu’un bâtiment de six mille mètres carrés appartenant à la Banque de France, longtemps à l’abandon, l’hôtel Gaillard, sis place du général Catroux, face au monument au général Dumas, soit affecté, sous le nom de centre Dumas, à la mémoire de l‘esclavage et des grandes figures de la « diversité ».

Ce bâtiment est actuellement affecté, par la Banque de France, à un projet placé sous la responsabilité de Marc-Olivier Strauss-Kahn.

Ce projet tend à faire de l’hôtel Gaillard un centre de l’économie et de la finance. Les seuls visiteurs prévus pour ce centre sont les élèves de l’enseignement public. Le financement de ce projet serait assuré par la Banque de France, par un prélèvement sur les dividendes normalement versés au trésor.

Ce projet a été très critiqué au motif que la création, aux dépens de l’état, d’un centre de l‘économie et de la finance serait une singulière façon, en période d’austérité, d’apprendre l’économie aux écoliers de France, outre le fait que l’hôtel de la Monnaie a déjà cette vocation.

Autant dire que ce projet, qui devait aboutir en 2016, est quasiment-mort né et que le bâtiment a de fortes chances d’être de nouveau abandonné.

François Hollande avait promis à l’outre-mer, en mars 2012, l’ouverture d’une maison de l’outre-mer à Paris. Force est de constater que le dossier, actuellement confié à un préfet, n’a pas avancé.

En conséquence, l’association des amis du général Dumas demande au président de la république, dans le prolongement de ses déclarations du 10 mai 2014, et en réparation aux injustices racistes commises contre le général Dumas, né esclave, d’examiner le moyen de faire entrer symboliquement le général Dumas dans l’ordre national de la légion d’honneur, dont François Hollande est le grand maître, et d’affecter l’hôtel Gaillard, place du général Catroux, à un centre Dumas, conjointement piloté et financé par la mairie de Paris, étant bien entendu que ce centre pourrait notamment abriter la maison de l’outre mer ainsi qu’un mémorial de l’esclavage.

Pour l’association des amis du général Dumas,

Claude Ribbe, président

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 20:06

TOUTE LICENCE EN ART

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article103

Le Club Politique Bastille utilise pour la première fois le forum de discussion de son site internet.

Par rapport à l’analyse de la période actuelle de la situation politique française dont le point de départ était le résultat des élections municipales et dont le point d’arrivée sera le résultat des élections européennes, j’écrivais déjà un message disponible si vous consultez mon blog personnel et j’en écrirais certainement d’autres.

Sous estimation générale du « séisme municipal », sous estimation de la crise générale de la totalité des partis de la gauche et de l’extrême gauche française dont la principale expression est une profonde dégénérescence nationaliste franco française, appréciation selon laquelle le combat à l’intérieur du Parti Socialiste est une impasse totale, caractérisation du Parti Socialiste comme un parti de droite, ce sont de mon point de vue les principales caractéristiques de cette situation.

La question centrale est bien évidemment la question de l’ouverture d’une alternative et d’une perspective politique en positif.

Il n’y a bien évidemment pas de solution miracle. Cette discussion politique est une discussion publique, elle concerne toute la gauche, la majorité populaire abstentionniste dans ce pays et la minorité des électeurs de la totalité des partis de gauche et d’extrême gauche, ce n’est pas une discussion particulière au CPB et le CPB n’est pas une avant-garde.

Les discussions politiques passent de plus en plus par internet, les sites internet officiels nationaux de la totalité des partis de gauche et d’extrême gauche sont des caricatures de discussion politique, elles passent par l’expression franche des positions des uns et des autres, elles passent donc par ces sites s’ils ne censurent pas les messages de discussion et s’ils font des tentatives d’organisation de la discussion, elles passent par les sites et les blogs personnels, les listes de diffusion et les forums de discussion.

Toute licence en art.

Bernard Fischer

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:55

Moscou entérine les référendums séparatistes en Ukraine (Reuters)

Le Kremlin a entériné Lundi 12 Mai 2014 les référendums séparatistes organisés par les militants pro-russes de Louhansk et Donetsk qui réclament désormais leur rattachement à la Fédération russe.

L'Ukraine qualifie ces scrutins, qui ont eu lieu dimanche, de « farce » tandis que les européens leur nient toute légalité et envisagent de durcir leurs sanctions contre la Russie.

Moscou dit au contraire respecter la volonté du peuple exprimée lors de ces consultations, un « oui » triomphal à l'indépendance à en croire leurs organisateurs, en espérant que leur résultat sera mis en oeuvre de « manière civilisée, sans nouvelle violence et par le dialogue ».

Les conséquences concrètes de ces votes dans les deux régions de Donetsk et Louhansk sont encore difficiles à mesurer.

Selon l'agence de presse russe RIA, la région de Louhansk, où les électeurs auraient voté « oui » à 96,2%, va demander à l’ONU de reconnaître son indépendance. Dans la région de Donetsk, le « oui » l'a emporté à 89% selon les organisateurs.

Les dirigeants séparatistes soutiennent publiquement une annexion de l'est de l'Ukraine par la Russie, qui a absorbé la Crimée en mars après un référendum similaire, et n'excluent pas un deuxième référendum sur l'intégration à la Russie.

Denis Pouchiline, le chef de la « république populaire » auto proclamée de Donetsk, a ainsi demandé à Moscou d'étudier la possibilité de rattacher sa région à la Fédération de Russie.

« Le peuple de Donetsk a toujours fait partie du monde russe. Pour nous, l'histoire de la Russie est notre histoire », a-t-il dit lundi lors d'une conférence de presse.

« Cette terre n'a jamais été ukrainienne. On parle russe », a renchéri Viatcheslav Ponomariov, le maire rebelle du bastion séparatiste de Slaviansk, dans l'oblast de Donetsk.

GUERRE DES MOTS

Les militants pro-russes, qui dénoncent l'installation d'un pouvoir « fasciste » à Kiev depuis la chute du président Viktor Ianoukovitch le 22 février, ont pris le contrôle de bâtiments officiels dans de nombreuses villes de l'est de l'Ukraine au cours des dernières semaines.

Kiev et les occidentaux accusent la Russie d'avoir envoyé des soldats d'élite aux côtés des rebelles.

Sur le terrain, la tension reste vive près d'une tour de la télévision des environs de Slaviansk, dont les forces rebelles auraient à nouveau tenté de s'emparer durant la nuit, selon le ministre ukrainien de l'intérieur, Arsen Avakov.

« La guerre des mots qu'ils mènent contre nous dans le Donbass (la région formée par les provinces de Donetsk et Louhansk) est plus dangereuse qu'une balle. Nous devons riposter, l'ennemi redoute cela davantage que les forces spéciales », a dit le ministre sur sa page facebook.

Un compromis semble en revanche prendre forme dans la grande ville portuaire de Marioupol, sur la mer d'Azov, théâtre d'affrontements meurtriers en fin de semaine dernière.

Selon Oleksander Tourtchinov, le président ukrainien par intérim, la police locale a commencé d'y patrouiller avec une milice de volontaires mis en place par la compagnie Metinvest, dirigée par l'homme le plus riche d'Ukraine, Rinat Akhmetov.

Une photographie sur le site de Metinvest montre des ouvriers sidérurgistes du groupe, casqués et en tenue de travail, mais sans armes, marchant dans les rues avec des policiers loyalistes.

En échange, Rinat Akhmetov a demandé à Kiev de ne pas envoyer l'armée dans la ville mais Oleksander Tourtchinov n'a pas mentionné ce point.

NOUVELLES SANCTIONS EUROPEENNES

Le président ukrainien par intérim a qualifié de « farces » sans conséquences juridiques les référendums de dimanche, inspirés selon lui par le Kremlin et « destructeurs pour les économies des régions de Donetsk et Louhansk ».

Les européens tablent sur l'élection présidentielle du 25 mai pour sortir de la crise mais la région de Louhansk a cependant déjà annoncé qu'elle ne participerait pas au scrutin.

Deux sociétés criméennes et treize personnalités ont été ajoutées lundi à la « liste noire » des individus et entités visés par les sanctions de l'Union européenne dans le cadre de la crise ukrainienne, a-t-on appris de source diplomatique.

Les noms de ces entités et individus devaient être rendus publics dans le courant de la journée.

L'Union Européenne avait jusqu'a présent imposé un gel des avoirs et une interdiction de voyager à quarante huit personnalités ukrainiennes et russes. Désormais, des sanctions européennes visent également des entreprises même si Bruxelles reste dans ce domaine beaucoup plus prudent que Washington.

Ainsi, la France honorera le contrat de vente de deux navires porte-hélicoptères Mistral à la Russie, ce dernier n'étant pas couvert par un éventuel train de nouvelles sanctions dans le cadre de la crise ukrainienne, a-t-on dit lundi de source gouvernementale.

Les Etats-Unis ont sanctionné fin avril dix sept sociétés russes et gelé les avoirs de sept proches de Vladimir Poutine, dont le président du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:12

http://www.avanti4.be/analyses/article/ukraine-apres-la-tragedie-d-odessa

http://www.observerukraine.net/2014/05/08/for-an-independent-social-movement-for-a-free-ukraine

Pour un mouvement social et ouvrier indépendant

Pour une Ukraine libre

Déclaration de l’Opposition de Gauche (Ukraine)

Le meurtre de masse à Odessa le 2 mai ne peut être justifié en aucune façon. L’organisation socialiste « Opposition de Gauche » est convaincue que, quelle que soit l’origine des personnes tuées des deux côtés, la force utilisée contre la majorité d’entre elles a clairement dépassé le nécessaire exercice du droit à la légitime défense. Il faut procéder à une enquête impartiale sur ces événements et dénoncer nominalement les provocateurs et les tueurs, qui se trouvaient probablement de tous les côtés dans la confrontation.

A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas encore nommer avec certitude les personnes responsables de ces meurtres, leurs organisations ou leurs groupes. Cependant, nous pouvons voir les conséquences politiques du massacre d’Odessa et nous ne pouvons que constater que des organisations politiques de gauche sont parmi celles qui portent une responsabilité politique.

Il ne fait aucun doute que la violence a été déclenchée et organisée en premier lieu par des groupes ultra nationalistes et chauvins qui assassinent froidement et tentent d’exploiter le sang versé pour attiser l’hystérie nationaliste bestiale dans la société dans le but de « mobiliser la nation contre ses ennemis ». Il s’agit réellement pour eux de parvenir ainsi à leur rêve de dictature nazie, qui ne peut être établie que par un bain de sang et par l’intimidation des personnes. Cet objectif ne sera possible que si les russes d’Ukraine ne voient en tout ukrainien qu’un meurtrier « bandérite » et que les ukrainiens ne voient dans chaque russe qu’un « saboteur des services de renseignement russes ». Malheureusement, nous sommes arrivés bien trop près de la limite au-delà de laquelle cela peut réellement arriver.

Il semble néanmoins qu’à Odessa, le 2 mai, des militants d’organisations de gauche, qui il y a un an à peine faisaient partie des manifestations communes contre les restrictions aux libertés et qui se rassemblaient pacifiquement contre l’introduction d’un code du travail esclavagiste, se sont opposés des deux côtés de la barricade. Les militants de l’organisation « Borotba » (la Lutte) étaient présent dans le camp dirigé par les chauvins de droite de la « Odesa Drujina » (Garde d’Odessa). Dans l’autre camp, des anarchistes et des antifascistes ont pris part à des actions dirigées par leurs adversaires, en particulier les supporters de football « ultras » de droite. Ce dernier groupe se distingue par sa brutalité particulière à l’encontre de ses adversaires.

Les organisations de gauche ont été incapables de mettre en avant un programme indépendant et distinct de la classe ouvrière. Sans parler du fait qu’elles n’ont pas été en mesure de prendre la tête d’un mouvement de masse, elles n’ont pas été capables de prendre leurs distances, ni même de détourner les masses de la violence fratricide attisée par les mots d’ordre nationalistes. Ces militants de gauche se sont retrouvés dans le piège du soutien inconditionnel à un mouvement relativement large mais qui, ces derniers temps, s’est presque totalement débarrassé de tout objectif socio-économique pour se transformer en un mouvement nationaliste. A ce moment, pour les protestataires à Odessa, la capacité ou l’incapacité, ou, en dernière instance, le droit même, de l’état ukrainien à exister a malheureusement pris plus de poids que les droits des travailleurs en Ukraine, quelle que soit leurs nationalités.

Au lieu d’élaborer une stratégie visant à éliminer les oligarchies capitalistes du pouvoir en Ukraine et en Russie, on débat actuellement pour savoir si la création d’un état ukrainien était un « malentendu ou une erreur historique ».

Il n’est donc pas surprenant que les larges secteurs des travailleurs des grandes usines de l’est et du centre de l’Ukraine ne prennent pas part à des actions de protestation de masse. Les mobilisations anti Maïdan et pro Maïdan sont aujourd’hui, dans l’ensemble, peu massives et elles ne peuvent en aucun cas être comparées aux puissantes mobilisations de Kiev pendant l’Euro Maïdan en janvier et février de cette année. Les radicaux armés restent des petits groupes d’aventuriers, même à Slaviansk, où ils ont pris le pouvoir et se maintiennent clairement par la seule intimidation de la population locale qui, en toute logique, ne veut pas devenir victime de l’opération anti terroriste du gouvernement.

Il est très douteux que la majorité des habitants de Slaviansk soutiennent l’idée tsariste de ressusciter une « Russie une et indivisible », qui est l’objectif ouvertement proclamée par l’officier russe Strelkov Hirkin, le « commandant en chef de la république populaire du Donetsk ». En même temps, il est clair qu’ils ne veulent voir à la tête de Slaviansk ni les « petits hommes verts » de Strelkov ni aucun autre soldat. Après tout, ils comprennent très bien qu’avec la poursuite de l’opération anti terroriste, les combats commenceront tôt ou tard dans les quartiers de leur ville et qu’eux, les habitants pacifiques, seront les premiers à en souffrir.

La grande majorité des travailleurs de Slaviansk et Kramatorsk ne prennent pas part à ce soulèvement et continuent chaque jour à traverser les checks points pour aller travailler. La question d’une grève générale n’a même pas été soulevée. Des gangs de lumpen criminels locaux et des personnes âgées ignorantes et nostalgiques de l’URSS sont les principaux partisans de la « junte de Slaviansk ».

En même temps, il ne fait pas de doute qu’il existe un mouvement ouvrier de masse organisé en Ukraine. Il s’est exprimé à Kryvoï Rog, quand la brigade d’auto défense des mineurs a empêché l’escalade de la violence dans cette ville au cours des tentatives des « titushky » (des voyous recrutés par les autorités et les patrons) pour attaquer le Maïdan local. Les travailleurs se sont également exprimés eux-mêmes à Chervonograd, dans la région de Lviv, où ils sont intervenus dans le processus politique et ont de facto nationalisé la centrale électrique locale, qui appartient à l’oligarque Rinat Akhmetov.

Le mouvement ouvrier s’est exprimé avec encore plus de force à Krasnodon, dans la région de Lougansk. Là, au cours d’une grève générale, les mineurs ont pris la ville sous leur contrôle. Il est important de souligner qu’ils ne veulent pas s’allier avec les séparatistes « anti-Maidan » de Lougansk, tout en déclarant qu’ils ne soutiennent pas non plus les dirigeants oligarchiques bourgeois du Maïdan de Kiev. Ils ont leur propre Maïdan à eux, celui des travailleurs armés de mots d’ordres pour la justice sociale et, contrairement au Maïdan de Kiev, ils ont, quant à eux, la sérieuse intention de réaliser ces mots d’ordres.

Ces travailleurs exigent non seulement une augmentation de leurs salaires, mais aussi la fin du recours à la sous-traitance dans les mines. Il ne s’agissait pas ainsi d’une grève pour de seules raisons économiques, mais d’un mouvement qui a soulevé la nécessité d’une solidarité entre les travailleurs des différents secteurs, un mouvement suffisamment puissant pour prendre toute la ville sous son contrôle, et cela sans violence, sans blessés, ni tués ! La ville a non seulement été prise sans un seul coup de feu, mais aussi sans que personne n’offre la moindre résistance, même partielle.

Naturellement, le mouvement organisé des travailleurs est encore très faible à l’échelle nationale. Les syndicats de classe conscients et vraiment actifs ne sont concentrés que dans quelques centres de l’industrie minière. Mais il est clair cependant que c’est seulement lorsque les travailleurs interviennent vraiment dans une confrontation qu’il devient possible d’éviter de nombreuses victimes et de calmer l’hystérie chauvine.

L’émergence dans l’arène politique d’un mouvement ouvrier de classe indépendant reste peut-être la dernière chance de survie pour l’état ukrainien aujourd’hui et pour prévenir le développement de la guerre civile qui se déroule sous nos yeux. Si les scénarios de démembrement de l’Ukraine se réalisent, nous ne serons pas en mesure d’éviter une explosion de violence et de meurtres de masse. Et, parallèlement, la confrontation prendra de plus en plus un caractère international et interethnique et pas du tout un caractère de classe. Lorsque la guerre en Yougoslavie a commencé, les forces d’extrême-droite étaient également très faibles et marginalisées. Elles n’avaient pas plus de soutien dans la société que Yarosh et Tiahnybok n’ont aujourd’hui. Mais, après moins d’un an de guerre, les groupes nazis serbes et croates ont commencé à dominer la scène politique yougoslave et à se transformer en grandes organisations de masse.

Si les mineurs des régions de Lougansk, du Donetsk, de Lvov et de Dniepropetrovsk ne parviennent par à unir leurs efforts pour arrêter cette guerre, nous serons tous entraînés dans une boucherie sanglante. Dans ce cas, la gauche en Ukraine sera détruite pour de nombreuses années. Et il est douteux qu’elle puisse également survivre en Russie.

Les travailleurs de Krasnodon et de Kryvoï Rog ont un besoin urgent de votre solidarité et de votre soutien ! La grève de Krasnodon n’est pas terminée, elle a seulement été suspendue pendant les négociations. A Kryvoï Rog, les mineurs se préparent également à la grève au cas où leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Aucun soutien pour les chauvins, quel que soient leurs drapeaux !

Pour une Ukraine ouvrière indépendante et unie !

Pour un mouvement social et ouvrier indépendant !

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 18:14

https://www.ensemble-fdg.org/content/italie-prima-le-persone

« Prima le persone »

Par Mathieu Dargel, informations recueillies auprès de Giuseppe di Molfetta, représentant à Paris de la liste Altra Europa.

Jeudi Premier Mai 2014

Deux cent trente mille signatures récoltées en moins d’un mois à travers toute l’Italie, des mobilisations exceptionnelles pour atteindre l’objectif fixé par la loi électorale dans des régions particulièrement difficiles comme le val d’Aoste ou la circonscription des îles (Sardaigne, Sicile), le pari de la liste « l’Altra Europa con Tsipras » est déjà gagné. Elle présente des candidats dans toutes les circonscriptions italiennes aux élections européennes du 25 mai prochain.

La situation politique italienne est complexe et, à bien des égards, emblématique des débats et tensions qui parcourent l’Europe. La crise économique et le berlusconisme ont été le terreau fertile pour le désintérêt envers la vie politique et le développement du Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo qui mêle, dans la plus grande confusion idéologique, le refus de la situation existante, des discours populistes et l’expression de revendications, de colères et de frustrations extrêmement profondes. Aux élections législatives de février 2013, il recueille près de neuf millions de voix, 25,5% des suffrages (soit environ dix pour cent de plus que les plus optimistes des sondages), le plaçant en position d’arbitre grippant de manière définitive le fonctionnement traditionnel des partis politiques italiens. De plus, l’aggravation de la situation économique, dans un pays où les amortisseurs sociaux sont plus faibles qu’en France, pour les classes moyennes, notamment, favorise l’apparition, de mouvements sociaux corporatistes, régionalistes, comme les « forconi » que l’extrême-droite essaie de manipuler plus ou moins ouvertement.

La gauche sort en ruines de cet épisode électoral. Le parti démocrate s’engage dans une grande coalition avec les forces du centre droit et s’éloigne toujours plus, idéologiquement et politiquement de toutes les positions sociales démocrates qui structuraient encore sa ligne politique et qu’il avait portées au cours de la campagne électorale. Quant aux deux partis qui représentent à des titres divers la gauche radicale, SEL (Sinistra, Ecologia è Libertà ) et Rifondazione Communista, ils se retrouvent, pour le premier, embarqué dans une coalition électorale avec le parti démocrate, ce qui lui a garanti trente sept députés, sans lui permettre de dégager ni une ligne politique autonome ni une légitimité auprès des mouvements sociaux, et, pour le second, extrêmement affaibli après son échec électoral (sept cent mille voix, 2.2%, aucun élu).

C’est dans cette situation qu’est constituée la liste l’Altra Europa con Tsipras, en janvier 2014. De nombreux secteurs de la gauche italienne ont conscience des enjeux et de la situation d’urgence économique, sociale et démocratique qui s‘impose à eux. D’un côté, le Parti Démocratique (PD) au gouvernement, d’Enrico Letta à Matteo Renzi suit résolument sur la voie de « l’administration ordinaire du présent », de la gestion de l’Italie selon les exigences néo libérales inspirées par Merkel. De l’autre, le Mouvement Cinq Etoiles de Grillo agite le slogan « cassons tout » vide de toute issue politique. Ces secteurs de la gauche italienne ne se reconnaissent pas, ou pas uniquement, dans les partis qui ont échoué à plusieurs reprises, (échec de la gauche unie, de la liste arc en ciel, de la liste révolution civile aux élections de 2013) et cherchent une méthode efficace et innovante pour présenter un programme et des formes de mobilisation alternative. Plusieurs initiatives convergent vers un appel signé par une dizaine d’intellectuels reconnus de la gauche radicale italienne, qui fait ouvertement référence à la candidature d’Alexis Tsipras à la présidence de la commission européenne, présentée par le parti de la gauche européenne. Ce premier appel est suivi par un appel provenant de secteurs associatifs, syndicaux, du mouvement des centres sociaux, des mouvements de jeunes étudiants, chômeurs et précaires (ACT, Agir, Construire, Transformer), de militants engagés dans la défense des biens communs, ou de mouvements de défense des droits des femmes.

Cette initiative, indépendante des partis est rapidement soutenue par Rifondazione Communista, puis à l’issue de son congrès par la majorité de SEL, la minorité préférant soutenir le Parti Démocratique et la candidature de Martin Schultz. Les listes, qui sont constituées pour chacune des cinq grandes circonscriptions doivent, à la fois, refléter la diversité des composantes et ne pas compter de militants ayant exercé de responsabilités électives durant les dix dernières années. Le programme s’articule autour de trois thèmes, le refus du néo-libéralisme en tant que paradigme économique et donc de l’austérité et toutes ses conséquences, la question de la souveraineté, non pas en tant que souveraineté « nationale », mais en tant que souveraineté de décisions concernant les biens communs, les moyens de production, en tant « qu’idée de gouvernement » de la Banque Centrale Européenne, des projets d’investissements européens, enfin autour du thème de la solidarité entre les peuples en Europe, illustrée par exemple par les questions de la dette et du rôle de la Banque Centrale Européenne.

La campagne a donc commencé par une intense mobilisation à travers toute l’Italie, afin de recueillir les cent cinquante mille signatures indispensables pour avoir le droit de présenter des listes. Cette première victoire n’a été possible que grâce à l’engagement de milliers de militants issus de comités locaux, mettant en commun leurs réseaux, les liens tissés dans les luttes, au delà des spécificités des uns et des autres. Les différentes échéances politiques du printemps ont ensuite permis aux comités de la liste l’Autre Europe de prendre toute leur place politique, dans la lutte contre les projets austéritaires du gouvernement Renzi, dans la dénonciation des projets anti-démocratiques de modification de la constitution italienne ou dans la manifestation contre l’austérité et pour le droit au logement du 12 avril à Rome, ou encore les manifestations de commémoration de la libération de l’Italie, le 25 avril, avec une forte tonalité antifasciste.

Le premier mai, l’Altra Europa a participé aux manifestations syndicales et des mouvements sociaux dans la plupart des villes italiennes. Elle a vigoureusement dénoncé les violences policières qui ont marqué la manifestation de Turin. Dans les dernières semaines de campagne, la liste l’Altra Europa doit faire face au boycott des medias (un recours a été déposée auprès de l’AGCOM, autorité de contrôle de la communication) et met en œuvre toutes sortes de formes de mobilisation innovantes afin d’atteindre le seuil de quatre pour cent des suffrages, qui lui permettra d’avoir des élus au parlement européen.

Quoi qu’il advienne, l’Altra Europa con Tsipras sera partie prenante de la recomposition de la gauche radicale italienne. Sans faire abstraction des partis se réclamant de la gauche de transformation, cette recomposition passera également par le débat en cours dans le syndicalisme italien, et l’actuel congrès de la CGIL en est la preuve. Elle passera aussi par la mise en commun des expériences, des revendications et des formes de luttes qui éclosent avec force en Italie. C’est dans une situation d’urgence ressentie par tous que se déroule cette recomposition, tant est présent le sentiment qu’un échec de plus aurait des conséquences désastreuses pour l’existence même d’une gauche qui n’a plus de représentation parlementaire, pour toute possibilité d’expression d’une orientation politique alternative au néo-libéralisme, pour la légitimité même des luttes.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 17:53

http://www.europalestine.com/spip.php?article9325

Traitement barbare des prisonniers palestiniens en grève de la faim

Mercredi 7 Mai 2014

La grève de la faim entamée le 24 avril dernier par une centaine de prisonniers palestiniens en « détention administrative » (sans charges, ni procès et pour des durées indéterminée) se poursuit en ce 7 mai, alors que l’administration israélienne répond au mouvement par la répression.

L’association de défense des prisonniers palestiniens Addameer indique dans un communiqué que cette nouvelle vague de grévistes de la faim se retrouvent en cellule d’isolement et se voient refuser le sel dont ils ont besoin.

Depuis quatorze jours en ce mercredi, quatre vingt quinze palestiniens incarcérés sans connaître les charges qui pèseraient contre eux, sont en grève de la faim pour réclamer leur libération.

« Ils sont au total cent quatre vingt trois, dont neuf parlementaires palestiniens élus au conseil législatif national, et la grève va s’élargir si cette détention arbitraire, basée sur des dossiers secrets se poursuit », avertit Addameer.

Les prisonniers illégalement détenus dans les prisons israéliennes (quatrième convention de Genève) de Megiddo et du Negev (ainsi que celle d’Ofer) sont sous la surveillance des équipements destinés à les espionner, et fourni par la société de « sécurité » britannico danoise G4S.

Les prisonniers en grève de la faim dans la prison du Neguev ont tous été transférés dans une section spéciale, séparée des autres prisonniers. Le sol de leur cellules est recouvert de sable, ils sont brutalisés, fouillés plusieurs fois par jour et ils n’ont été autorisés à changer de sous-vêtements que deux fois depuis le début de leur grève, c’est à dire en quatorze jours.

Ils sont attachés et menottés dans leurs cellules dix heures par jour.

Trois d’entre eux, Fadi Hammad, Fadi Omar et Soufian Bahar, sont à l’isolement et personne ne sait ce qu’est devenu Ahmad Abu Ras, qui a été transféré dans un lieu non communiqué.

En outre, ces prisonniers sont privés de sel depuis deux semaines, alors que l’eau et le sel sont essentiels à leur survie pendant les grèves de la faim.

Refus de sel qui a été légalisé par la cour suprême israélienne en 2004, malgré son caractère très dangereux, après un recours formé par Adalah, l’association qui défend les droits de la minorité arabe en Israël.

Et le 4 mai dernier, lors d’un raid dans leurs cellules, quarante deux grévistes de la faim, dont Abd al Rizziq Farraj et Salem Dardasawi on été battus puis transférés à la prison d’Ayalon Ramleh.

Une attaque qui a brisé un doigt à Mohammad Maher Badr et entraîné l’hospitalisation de Mohammad Jamal al Natsheh.

Ils sont entassés à sept par cellule et n’ont pas le droit aux sorties dans la cour de la prison.

Addameer demande à tous les pays signataires de la quatrième convention de Genève de se mobiliser pour l’abolition de la « détention administrative ».

Addameer Prisoner Support and Human Rights Association

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