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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 18:02

Kiev aurait lancé son opération dans l’est de l’Ukraine (Reuters)

« L’opération anti terroriste » annoncée dès dimanche soir par les autorités de Kiev dans l'est de l'Ukraine est en cours selon les dirigeants ukrainiens, mais aucun accrochage n'a été signalé pour l'instant.

Le président ukrainien par intérim, Olexander Tourtchinov, a assuré Mardi 15 Avril 2014 que l'opération visant à reprendre les bâtiments occupés depuis le week-end avait débuté au cours de la nuit dans le nord de la région de Donetsk, mais qu'elle se déroulerait « par étapes et d'une manière réfléchie ».

Vingt-quatre heures après l'expiration de l'ultimatum lancé par Kiev, les témoins dans l'est du pays ne signalaient aucun assaut contre les bâtiments aux mains des séparatistes.

A Slaviansk, un journaliste de Reuters déclarait mardi matin n'avoir entendu ni tirs ni explosions dans cette ville de cent vingt mille habitants, située à cent cinquante kilomètres de la frontière russe.

Devant le siège de la police locale, occupé par les séparatistes, une dizaine de civils étaient juchés sur les barricades érigées avec des pneus et des morceaux de bois. Des cosaques montaient la garde devant l'hôtel de ville. Les magasins étaient ouverts comme d'habitude.

« Il y a eu beaucoup de rumeurs faisant état de violences, mais c'est très calme ici. Nous contrôlons la situation », a dit un civil sur les barricades, devant le quartier général de la police.

Dans la région de Perchotravni, une centaine de séparatistes ont bloqué la progression d'une unité de l'armée ukrainienne et demandé aux soldats de poser les armes, a déclaré un dirigeant local, Dmitro Tchernitsa. Les séparatistes sont cependant partis lorsque deux hélicoptères ukrainiens ont fait leur apparition.

A Kramatorsk, les séparatistes pro-russes qui occupaient le siège de la police depuis samedi ont quitté les lieux, mais ils ont pris le contrôle des locaux de la SBU, les services de sécurité, ont déclaré des responsables.

A Moscou, le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a estimé que l'Ukraine était au bord de la guerre civile.

« Le sang a été versé de nouveau en Ukraine. Le pays est au bord de la guerre civile », a-t-il dit sur sa page facebook, deux jours après la tentative infructueuse des services de sécurité ukrainiens de reprendre le contrôle de Slaviansk, l'une des dix villes où les séparatistes se sont emparés d'installations. Au moins deux personnes ont été tuées dimanche au cours de cette tentative.

Pour l'ambassadeur d'Ukraine aux Nations unies à Genève, Iouri Klimenko, les troubles dans l'est de l'Ukraine sont un « prétexte fabriqué de toutes pièces » par la Russie pour saborder les pourparlers à quatre qui doivent se tenir jeudi en présence de diplomates européens, américains, russes et ukrainiens pour réduire les tensions aux frontières. L'Ukraine, en revanche, ne veut pas que soient évoquées les questions d'ordre intérieur lors de ce forum.

POUTINE ET OBAMA CAMPENT SUR LEURS POSITIONS

« Nous ne discuterons pas d'une fédéralisation de l'Ukraine. Cette question-là n'est pas à l'ordre du jour », a déclaré Klimenko lors d'une conférence de presse à Genève.

Moscou dit vouloir des changements constitutionnels en Ukraine afin que les régions russophones, où se trouvent une grande partie des industries lourdes d'Ukraine, disposent de pouvoirs élargis.

Pour le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, la Russie devra montrer jeudi aux discussions de Genève qu'elle entend sérieusement amorcer la désescalade en Ukraine.

« Nous attendons de la Russie des mesures sérieuses, visibles par tous, à ces discussions, qui aillent dans le sens d'une désescalade. Il incombe à la Russie d'empêcher que la tension ne s'aggrave », a-t-il dit en évoquant de nouvelles sanctions si ce n'est pas le cas.

Dans un rapport publié mardi, le Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l'homme estime que des membres de la communauté russe de l'est de l'Ukraine ont prétendu de manière mensongère être victimes d'agressions afin de justifier une intervention de la Russie. Il est aussi affirmé dans ce document que les partisans d'un rattachement de la Crimée à la Russie ont pratiqué de la désinformation systématique afin de créer « un climat de peur et d'insécurité ».

En visite en Chine, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a démenti mardi que Moscou attise le séparatisme dans l'est ukrainien en prélude à des opérations comparables à celles qui ont conduit au rattachement de la Crimée à la Russie.

« L'Ukraine propage des mensonges en disant que la Russie est à l'origine de ce qui se passe dans le sud est », a-t-il dit.

Dans un entretien téléphonique avec Barack Obama lundi soir, le président russe Vladimir Poutine a nié toute ingérence de Moscou dans l'est ukrainien et appelé Washington à user de son influence auprès de Kiev pour éviter un bain de sang.

Les deux chefs d'état ont campé sur leurs positions, Barack Obama demandant pour sa part à Moscou d'agir auprès des groupes armés pro-russes pour les convaincre de quitter les bâtiments officiels qu'ils occupent et de retirer les troupes russes massées à la frontière.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:17
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:08

http://www.alencontre.org/moyenorient/algerie/algerie-contre-la-mascarade-electorale-abstention-massive.html

Algérie, contre la mascarade électorale, abstention massive

Dimanche 13 Avril 2014

Pour une assemblée constituante représentative des masses populaires

Déclaration du Parti Socialiste des Travailleurs d’Algérie

Alors que le rejet de la mascarade électorale du 17 avril 2014 s’amplifie, comme l’attestent les dizaines de protestations populaires contre la tenue des meetings électoraux, le régime préconise toujours le statu quo par le biais du « quatrième mandat » d’Abdelaziz Bouteflika.

Assuré du soutien des milliardaires des organisations patronales, des apparatchiks des « organisations de masse », d’une clientèle opportuniste et de la bienveillance des puissances impérialistes, Bouteflika, en dépit de sa maladie, est investi de la mission d’incarner symboliquement un « modus vivendi », permettant aux principales factions au pouvoir de respecter « la trêve » et leur assurant le passage à l’après 17 avril sans mauvaise surprise.

Après plusieurs années de limitation des libertés démocratiques, telles que le droit de grève et de manifestations, après tant d’intimidations contre les mobilisations syndicales et sociales, après une si grande fermeture des médias à la libre expression et au débat d’idées, les masses populaires n’accordent aucune crédibilité à la présidentielle de jeudi prochain. Marquées par les années de sang et de massacres de la décennie 1990 et en l’absence d’une alternative politique capable d’imposer une solution à même de satisfaire leurs aspirations sociales, les masses populaires s’abstiennent de toute aventure politicienne. Le mouvement Barakat (« cela suffit »), en faisant l’impasse sur les revendications sociales des travailleurs, des chômeurs et des opprimés, ne peut pas gagner l’adhésion des masses populaires.

Le consensus des partisans du libéralisme et de la privatisation, qu’ils soient candidats ou non, autour d’une « transition démocratique » n’est en réalité qu’un consensus pour le partage du pouvoir politique pour mieux s’accaparer les secteurs juteux de l’économie et de nos richesses nationales. La visite de John Kerry, le secrétaire d’état des Etats-Unis, s’inscrit dans cette perspective libérale qui garantit à l’impérialisme sa mainmise sur nos hydrocarbures, sur nos réserves financières et notre insertion dans son dispositif sécuritaire dans la région.

En dépit de son discours démocratique, anti libéral et anti impérialiste, la candidate Louisa Hanoune du Parti des Travailleurs s’est malheureusement piégée par son attitude de « dédouanement » de Bouteflika, dont le bilan économique et social est désastreux.

Mais les luttes des travailleurs, des chômeurs, des femmes et de la jeunesse se développent et s’amplifient. Après les grèves de l’ETUSA (Etablissement public de Transport Urbain et Suburbain d’Alger) et des enseignants, après les mobilisations des chômeurs et des pré-emplois, voilà les grèves des travailleurs du port d’Alger, des cheminots, du métro, des agents de la SONATRACH (SOciété NAtionale de TRAnsport et de la Commercialisation des Hydrocarbures) d’Hassi R’mel et de la cimenterie Lafarge de Mascara, qui montrent la voie de la résistance et de la construction du rapport de force politique de demain.

Le PST considère que le scrutin du 17 avril 2014 n’est pas démocratique et son résultat n’aura aucune légitimité.

Le PST appelle à l’élection d’une assemblée constituante représentative des intérêts des travailleurs, des jeunes, des femmes et de tous les opprimés de notre pays.

Le PST réitère son appel pour une convergence démocratique, anti libérale et anti impérialiste.

Le PST appelle les algériens et les algériennes à ne pas cautionner cette mascarade électorale.

Le PST appelle à une abstention massive

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:49

Laurent Fabius a rencontré le président cubain Raul Castro (Reuters)

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a rencontré Samedi 12 Avril 2014 le président cubain Raul Castro, première visite d'un haut dirigeant français dans l'île communiste depuis trente et un ans et illustration du réchauffement des relations entre l'Union Européenne et La Havane.

Les deux hommes ont eu une « longue conversation », a indiqué Laurent Fabius lors d'une conférence de presse à l'issue de sa visite d'une journée. Parmi les questions politiques abordées ont figuré les droits de l'homme, l'ouverture de l'économie cubaine vers le marché et les relations entre la France et Cuba.

Les deux pays veulent développer leurs relations dans les secteurs de la culture, de l'éducation, de l'économie et de la politique, a déclaré Laurent Fabius.

Il a reconnu que les points de vue divergeaient sur « certaines questions », mais que cela n'empêchaient pas les deux pays « d'aller de l'avant ».

Le chef de la diplomatie française avait auparavant rencontré son homologue cubain Bruno Rodriguez, divers membres du gouvernement, le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, et des hommes d'affaires français.

Laurent Fabius a souligné que de nombreuses entreprises françaises étaient déjà présentes à Cuba mais qu'il était « nécessaire que cette présence soit renforcée. Nos amis cubains sont d'accord », a-t-il dit.

Depuis sa nomination au quai d'Orsay en 2012, Laurent Fabius s'efforce d'axer davantage l'action diplomatique de la France vers la conclusion de contrats sur des marchés où les entreprises françaises sont traditionnellement faibles.

Paris cherche ainsi à étendre ses liens commerciaux avec l'Amérique Latine et considère Cuba comme un acteur important dans la région.

RÉCHAUFFEMENT

Le commerce bilatéral franco-cubain s'est élevé l'an dernier à deux cent quatre vingt millions d'euros, selon les chiffres du gouvernement français, constitué principalement par l'exportation de blé français vers l'île.

Bouygues, Pernod-Ricard, Accor ou encore Total ont tous investi à Cuba et figurent parmi la soixantaine d'entreprises françaises actives à Cuba.

La France mène également des efforts au sein du groupe de pays créanciers du club de Paris pour rouvrir des négociations sur la dette cubaine, rompues depuis 2000.

Le voyage de Laurent Fabius s'inscrit plus généralement dans un contexte de réchauffement accru des relations entre Cuba et l'Union Européenne.

En février dernier, l'Union Européenne a donné son feu vert à l'ouverture de discussions avec La Havane en vue d'un accord de coopération spécial permettant de développer les échanges commerciaux, l'investissement et le dialogue sur les droits de l'homme, geste le plus marquant vers l'île communiste depuis la levée des sanctions diplomatiques il y a six ans.

Les discussions doivent débuter le 29 avril à La Havane, selon des diplomates de l'Union Européenne.

Cuba, soumis à un embargo américain depuis un demi-siècle, espère obtenir la suppression de la « position commune » de l'Union Européenne, formulée en décembre 1996, qui établit un lien entre progrès démocratiques et renforcement des relations économiques.

Les deux parties doivent pour cela parvenir à un accord acceptable par l'ensemble des vingt huit pays membres de l'Union Européenne, y compris la Pologne et la république tchèque, réticentes en raison de leur propre passé communiste.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:38

Les indépendantistes écossais à la pêche aux travaillistes (Reuters)

Alex Salmond, fer de lance des indépendantistes écossais, a lancé Samedi 12 Avril 2014 un appel aux écossais pour qu'ils mettent de côté leur appartenance politique lorsqu'ils se prononceront le 18 septembre prochain sur l'indépendance.

Cet appel, lancé lors de la clôture du dernier congrès du parti national écossais (SNP) avant la consultation, vise avant tout à séduire les électeurs travaillistes.

Le chef du gouvernement autonome écossais a souligné que voter pour l'indépendance ne signifiait pas voter pour le SNP ou pour sa propre personne, qui divise, mais un moyen pour l'Ecosse de prendre son avenir en main.

Les derniers sondages d'opinion dessinent un resserrement des intentions de vote et, avec quinze pour cent encore d'indécis, une victoire du « oui » semble désormais et pour la première fois depuis le début de la campagne une possibilité réelle.

Les partisans du « oui » seraient désormais quarante pour cent, dix points de plus qu'il y a un an, contre quarante cinq pour cent pour les partisans du « non ».

Alex Salmond promet de former une « team Scotland » qui, au-delà des étiquettes politiques et en cas de victoire du « oui », négocierait les termes de l'indépendance d'ici le 24 mars 2016, notamment en ce qui concerne les revenus pétroliers, la monnaie, le retrait des armes atomiques ou l'appartenance à l'Union Européenne.

L'enjeu pour Salmond, cinquante neuf ans, et ses partisans est d'aller chercher les électeurs du parti travailliste écossais, d'où cet appel lancé depuis la tribune du congrès annuel du SNP qui réunissait quelque mille deux cent délégués à Aberdeen.

« Une voix pour le oui en septembre, ce ne sera pas une voix pour moi ou pour un gouvernement SNP en 2016 (date des prochaines élections écossaises) mais une voix pour un gouvernement en Ecosse que choisira le peuple d'Ecosse pour mener une politique soutenue par le peuple d'Ecosse », a-t-il dit.

Ce gouvernement, a-t-il insisté, pourra être dirigé par le SNP, par les travaillistes ou par une coalition.

« En revanche, ce ne sera pas un gouvernement dirigé par un parti qui ne compte au parlement britannique qu'un député élu en Ecosse », a-t-il ajouté par allusion au parti conservateur, très impopulaire en Ecosse mais qui dirige la coalition au pouvoir à Londres.

« Dans une Ecosse indépendante, nous pouvons vous garantir que c'en sera fini et bien fini de l'époque des gouvernements tories non élus par le peuple d'Ecosse », a encore lancé Alex Salmond sous les applaudissements.

Depuis les élections de 2011, le Scottish National Party domine le parlement autonome écossais avec soixante cinq sièges contre trente huit pour les travaillistes et quinze pour les conservateurs, les autres sièges étant distribués entre les libéraux démocrates, les écologistes et les indépendants.

L'Ecosse est liée à l'Angleterre depuis trois cent sept ans.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:26

L’aile gauche du Parti Socialiste veut s’en remettre aux adhérents (Reuters)

L'aile gauche du Parti Socialiste a appelé Lundi 14 Avril 2014 la formation au pouvoir à s'en remettre à la démocratie, à la veille d'un conseil national qui doit entériner la nomination contestée de Jean-Christophe Cambadélis comme premier secrétaire.

Nombreux à gauche goûtent peu la façon dont s'organise la succession d’Harlem Désir, promu secrétaire d'état aux affaires européennes et donc écarté de la tête du Parti Socialiste après l'échec retentissant des élections municipales, le mois dernier.

Harlem Désir a proposé dès sa nomination, mercredi dernier, que Jean-Christophe Cambadélis lui succède alors que les statuts prévoient une élection par les adhérents à l'occasion d'un congrès. Lui-même avait été désigné en 2012 à la suite de Martine Aubry.

Le choix imposé de Jean-Christophe Cambadélis, ancien strauss-kahnien qui doit remettre de l'ordre au Parti Socialiste, a suscité des commentaires acerbes dans la classe politique, jusqu'au sein du parti où certains y ont vu un fait du prince, soit la main du président François Hollande.

Il a surtout exacerbé des tensions déjà avivées par la nomination comme premier ministre de Manuel Valls, à qui une dizaine de députés socialistes n'ont pas voté la confiance faute du changement de cap réclamé par les quatre vingt six signataires d'un « contrat de majorité » en ce sens.

Une partie des frondeurs a récidivé lundi en invitant, cette fois, le Parti Socialiste à mieux analyser les raisons de son échec électoral et à retrouver un poids dans l'action politique perdu, selon eux, depuis la victoire à la présidentielle de 2012.

« IL FAUT TOUT CHANGER »

« Il faut tout changer dans ce parti. Absolument tout. Il est temps de rendre le Parti Socialiste utile aux citoyens, garant des engagements pris devant les français et le porte-parole de l'Elysée », déclare Pouria Armishahi, député des français de l'étranger.

« Sinon il s'effacera de la scène et, ayant abandonné les siens, les siens finiront par l'abandonner », ajoute celui qui a été l'un des initiateurs du « contrat de majorité » soumis à Manuel Valls.

Avec une quinzaine de parlementaires et plusieurs élus aux instances du Parti Socialiste, membres du courant « un monde d’avance » dont la figure de proue est le ministre de l'éducation Benoît Hamon, il a signé lundi une lettre pour réclamer la tenue d'un congrès extraordinaire.

« Il revient aux militants et à eux seuls de dire la suite », souligne le texte. « Un congrès extraordinaire où les adhérents pourront débattre et voter l'orientation, la stratégie et pour les personnes qui les incarneront, est désormais indispensable ».

Un autre mouvement classé à gauche au Parti Socialiste, « maintenant la gauche », formule une demande semblable avec la mise en place d'une « direction collégiale » et d'un processus de consultation qui prendrait fin avec un congrès, en septembre.

« Nous ne pouvons rester insensibles à l'interpellation de ces militants qui nous quittent et qui ne comprennent pas comment nous pouvons accepter sans trop réagir les changements de position sur des dossiers emblématiques », dit le texte signé entre autres par les anciens ministres Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann.

Ils déplorent en outre la scission qui s'est opérée avec les écologistes, toujours membres de la majorité présidentielle mais sortis du gouvernement lorsque Manuel Valls en a pris la tête.

Le conseil national du Parti Socialiste se réunit mardi à 17 heures.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:18
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 18:24
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 12:39
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 19:39

http://www.lemonde.fr/municipales/article/2014/04/09/l-election-d-eric-piolle-a-grenoble-un-coup-d-etat-citoyen_4398565_1828682.html

L’élection d’Eric Piolle à Grenoble, un coup d’état citoyen

Mercredi 9 Avril 2014

Ne leur parlez plus de laboratoire, les grenoblois vont finir par s’agacer. Ce mot revient à chaque fois que leur ville se démarque du reste de la France. Il leur colle à la peau depuis les années 1960, lorsque des groupes de citoyens, les GAM (Groupes d’Action Municipale), cogéraient la ville avec Hubert Dubedout, ce maire sans étiquette devenu une légende locale.

Les revues d’architecture présentent Grenoble comme un « laboratoire urbain » quand il faut trouver un terme politiquement correct pour décrire son patchwork de constructions. Et maintenant qu’Eric Piolle, quarante et un ans a battu le Parti Socialiste et fait entrer à la mairie des écologistes, la gauche radicale et de simples citoyens qui, pour certains, ignoraient tout du déroulé d’un conseil municipal il y a encore un mois, il est dit que les Alpes hébergent désormais le nouveau « laboratoire de la gauche ».

« Parler de laboratoire, cela fait cobaye, ce n'est pas ce que l'on veut devenir. Surtout, il ne faudrait pas que le côté atypique empêche de croire que ce qui se passe ici est impossible ailleurs », explique Raymond Avrillier, un homme à l'allure monacale, jamais au premier plan sur les photographies de la victoire mais toujours à courte distance d'Eric Piolle, nouvel élu, premier écolo à prendre la tête d'une ville de cette importance.

Le dictionnaire des synonymes propose « atelier » ou « fabrique » pour « laboratoire ». C'est plutôt dans ce registre qu'il faut puiser pour raconter la petite révolution célébrée jusque tard dans la nuit, Dimanche 30 Mars 2014, au second tour des municipales. Dans la foule, ce soir-là, on rappelle que la révolution, la vraie, celle de 1789, a aussi démarré ici, quand les émeutiers de la place Saint André ont convoqué les états généraux du Dauphiné, un an avant ceux de Versailles. Que le plateau du Vercors, qui surplombe la ville, fut l'un des hauts lieux de la résistance. Que le premier planning familial de France a ouvert ses portes place de l'Etoile.

Un terreau militant à Grenoble

Il y a une histoire, une culture militante, un terreau à Grenoble. Il y a aussi une poignée de personnes, qui n'ont rien renié de leurs idéaux, ont bataillé sans relâche, pendant des années, contre les projets du pouvoir en place s'ils n'allaient pas dans leur sens et su former une nouvelle génération qui participait, Vendredi 4 Avril 2014, à son premier conseil municipal.

Le nouveau maire de Grenoble sait rendre à César ce qui lui revient. « On dit que tout a débuté il y a neuf mois. En vrai, l'histoire dure depuis quarante ans, grâce au travail d'écologistes formidables », tweete Eric Piolle, le 21 mars. Il y a quarante ans, Eric Piolle n'était qu'un nourrisson. Maryvonne Boileau, la femme qui rit aux éclats sur la photographie jointe au tweet, était, elle, secrétaire en Vendée et songeait à passer les concours d'école d'infirmières. Vincent Comparat, physicien nucléaire alors âgé de trente ans, encarté au Parti Socialiste Unifié (PSU), rêvait de montagnes. Georges Oudjaoudi militait à la CFDT de l’Isère, Geneviève Jonot aux Amis de la Terre. Tous, avec un certain Raymond Avrillier, occupé, lui, en 1974, à empêcher une colline du sud de Grenoble d'être dévorée par une carrière, vont former un noyau dur de « copains », comme on s'appelle dans ces années d'après 1968, où militantisme et activisme ne sont pas encore des gros mots.

Grenoble, son campus, ses labos de recherche et ses sommets à moins d'une demi-heure attirent ingénieurs, universitaires et parisiens en quête de grand air. Dans le quartier de la Villeneuve, où les enfants d'immigrés et d'enseignants fréquentent la même classe, on expérimente une nouvelle façon de vivre ensemble. En 1983, les « copains » se regroupent et rejoignent la liste d'Hubert Dubedout. La victoire au premier tour du RPR Alain Carignon prend tout le monde de court. Geneviève Jonot se retrouve seule écologiste au conseil municipal. A l'extérieur, la petite bande planche sur ses interventions et lance « le rouge et le vert », un hebdomadaire fabriqué le dimanche après-midi dans la cuisine de Maryvonne Boileau. Mais ils vont trouver mieux qu'un imprimé de huit pages pour se faire entendre.

Les acharnés du recours

« Quand vous êtes dans l'opposition, il n'y a pas beaucoup d'armes pour bloquer le système », réplique Vincent Comparat à tous ceux qui dénoncent l'esprit procédurier des écologistes grenoblois, rassemblés désormais derrière les quatre lettres de l'ADES pour Association Démocratie, Ecologie et Solidarité. Ils ont fait du recours devant le tribunal administratif leur marque de fabrique. Le stade des Alpes, la candidature de la ville aux Jeux Olympiques de 2018, le contournement autoroutier du nord de la ville, ils attaquent tous ces projets trop coûteux et surtout éloignés de leur vision d'une société plus solidaire.

De tous, Raymond Avrillier est le plus obstiné. Méticuleux, tenace, opiniâtre, cet inconditionnel de l'éthique en politique dérange, et pour cause. Ses recours en justice ont aidé à révéler la corruption du système Carignon et l'ampleur de l'affaire des sondages de l'Elysée sous Sarkozy. Le recours, il s'en est même servi lorsqu'il était adjoint du maire socialiste Michel Destot pour forcer la majorité à remunicipaliser l'eau de Grenoble.

Déposer un « recours », c'est ce qu'ont suggéré les briscards de l'ADES aux élèves, professeurs et parents du lycée Mounier sonnés d'apprendre, à l'automne 2010, la démolition programmée de leur établissement, deux ans de bataille pour une victoire sans appel.

S'attaquer à ce lycée, c'était toucher à un symbole grenoblois, un modèle de mixité sociale. Les « Mounier » ont très vite reçu de nombreux soutiens. Les politiques, de gauche comme de droite, se déplacent et, chaque lundi midi, des parents servent tartiflette, couscous et chili maison aux lycéens dont la cantine avait fermé en prévision de la démolition. Le talent de l'ADES, et notamment celui de Vincent Comparat, le physicien nucléaire qui rêvait de montagnes, c'est d'avoir repéré dans ce collectif « des personnes qui semblaient être prêtes politiquement » et de les encourager à créer le réseau citoyen, qui allait jouer un rôle important pour faire gagner Eric Piolle en 2014.

Les raisons d'un engagement empruntent des chemins très personnels. Kheira Capdepon, quarante sept ans, employée de cantine arrivant de Haute-Savoie, est allée prêter main-forte aux « Mounier » parce que son mari était un ancien du lycée et qu'elle « trouvait injuste ce que l'on imposait aux enfants ». Un an avant les élections municipales, elle reçoit par email une invitation du réseau citoyen, qui tenait l'une de ses premières réunions dans un bar à vins (naturels) du centre ville. Elle y retrouve Alain Denoyelle, quarante neuf ans. Chercheur en électrochimie, il n'avait jamais adhéré nulle part, « sauf à la FCPE pour la bourse aux livres ».

Pendant « Mounier », il s'est promis d'agir pour changer la mairie, « trop lente à réagir ». Il se voyait coller des affiches, distribuer des tracts pour un candidat, rien de plus. Vendredi 4 Avril 2014, le nouveau maire de Grenoble, Eric Piolle, lui remettait son écharpe d'adjoint à l'action sociale. Quelques minutes plus tôt, Kheira Capdepon était élue troisième adjointe de l'une des vingt plus grandes villes de France, chargée des personnes âgées.

Le réseau citoyen est un bien curieux mélange. On y croise des anciens « Mounier », des amoureux des arbres qui se sont battus contre le grand stade au parc Paul Mistral, mais aussi des grenoblois qui demandent une « remise à plat de la gestion du chauffage urbain », des actifs de « stop bouchons », obsédés par le désenclavement de la ville ou des militants de « vivre à Villeneuve ». En clair, tous ces collectifs ou micro-associations auxquels Vincent Comparat ou l'un de ses compères de l'ADES a un jour apporté un soutien juridique, donné des conseils pour un communiqué de presse efficace ou proposé les clés du local de la rue Voltaire.

Piolle, « le gars qui aurait pu être un copain »

Depuis son officialisation en février 2013, le réseau citoyen s'est retrouvé les mardis soir au quartier général de l'ADES, à deux pas de la préfecture. Autour de la grande table blanche, de longs débats. Faut-il lancer un appel aux grenoblois pour changer de mairie ? Organiser des réunions publiques ? Sur quel thème ? Faut-il rejoindre pour les élections municipales une liste d'alternative à gauche ? « A un moment, on s'est dit qu'on ne pouvait pas se présenter seuls. On avait besoin d'un peu de structure, de connaissances et de beaucoup de coordination », explique Alain Denoyelle, le chercheur séduit par la nouvelle forme de militance proposée par l'ADES. Et puis la personnalité d'Eric Piolle, le mec sympathique qui se déplace à vélo, bivouaque l'été avec ses enfants, « le gars qui aurait pu être un copain », a balayé leurs craintes d'être récupérés.

Piolle lui-même s'est fait embarquer dans le mouvement en cours de route. C'est lors d'un trajet en voiture que Maryvonne Boileau, élue d'Europe Ecologie Les Verts avec lui à la région, lui a soufflé, « pourquoi tu n'irais pas ». Elle savait que cet ancien cadre de Hewlett Packard, licencié pour avoir refusé de mettre en œuvre un plan de délocalisation, était le candidat idéal.

Le plan a marché au-delà des espérances du groupe de « copains ». La liste Piolle arrive en tête au premier tour, quatre points devant les socialistes. Qui se cabrent et refusent l'alliance au second tour. Le 30 mars, voilà les écologistes « formidables », la gauche radicale et les novices du réseau citoyen portés au pouvoir.

Maryvonne Boileau avait accepté d'être vingt huitième sur la liste, certaine d'être inéligible.

« Pour moi, on passait le témoin et ciao les potes ». La voilà repartie pour six ans. Cinquante-neuvième et dernier de la liste Piolle, Raymond Avrillier savoure cette victoire et l'arrivée d'une nouvelle génération au pouvoir. Après quarante ans d'opposition, de dénonciations, de recours devant les tribunaux, il espère le succès de l'équipe en place. Il ne leur fichera pas la paix pour autant et rappelle déjà aux élus quelques règles de bonne pratique, attention aux patrons qui veulent boire un café, attention aussi aux amis qui demandent un logement ou une place en crèche !

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