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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 18:19

 

Donald Trump a dévoilé des informations classifiées à la Russie (Reuters)

 

Donald Trump a dévoilé des informations classifiées au ministre russe des affaires étrangères sur une opération préparée par l'Etat Islamique, lors d'une rencontre organisée la semaine dernière à la Maison Blanche, ont déclaré deux responsables américains.

L'information dévoilée lors d'une rencontre avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et l'ambassadeur russe Sergueï Kislyak, avait été fournie par un allié des Etats-Unis dans la lutte contre l'organisation djihadiste, ont-ils précisé, confirmant une information donnée Lundi 15 Mai 2017 par le Washington Post.

Donald Trump s'est défendu Mardi 16 Mai 2017 sur Twitter d'avoir mal agi.

« En tant que président, je voulais partager avec la Russie, lors d'une réunion ouvertement programmée à la Maison Blanche, comme j'ai parfaitement le droit de le faire, des faits liés au terrorisme et à la sécurité aérienne », a expliqué le président américain.

Donald Trump a justifié son initiative par « des raisons humanitaires et aussi parce que je veux que la Russie renforce significativement sa lutte contre l'Etat Islamique et contre le terrorisme ».

Il a mis en cause un peu plus tard dans un autre tweet les personnes qui organisent des fuites au sein des services de renseignement.

La Maison Blanche avait jugé Lundi 15 Mai 2017 que les informations du Washington Post étaient incorrectes.

« L'histoire publiée ce soir est fausse », a déclaré à des journalistes Herbert Raymond Mac Master, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, tout en concédant que des menaces communes aux deux pays avaient été discutées lors de l'entretien.

« Aucune source de renseignement, ni méthode, n'a été évoquée à aucun moment, et aucune opération militaire n'a été divulguée, qui n'était pas déjà connue publiquement », a-t-il poursuivi, « j’étais dans la pièce. Cela n'est pas arrivé ».

Le secrétaire d’état, Rex Tillerson, a tenu des propos similaires, précisant dans un communiqué que la rencontre a été essentiellement consacrée à la lutte antiterroriste.

Le Kremlin a pour sa part qualifié d’absurdité totale les informations divulguées par le Washington Post.

« Nous ne voulons rien avoir à faire avec cette absurdité. C'est une absurdité totale et ce n’est pas un sujet qui mérite d'être démenti ou confirmé », a déclaré Mardi 16 Mai 2017 le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, pendant une conférence téléphonique avec des journalistes.

Le numéro deux des démocrates au sénat, Richard Durbin, a en revanche dénoncé un comportement « dangereux et imprudent de la part de Donald Trump, susceptible de mettre en danger notre sécurité nationale ».

Le président républicain de la commission des affaires étrangères du sénat, Bob Corker, a lui aussi jugé ces révélations très inquiétantes si elles sont avérées.

« Manifestement, ils sont dans une spirale descendante en ce moment et il faut qu'ils se confrontent à tout ce qui est en train d'arriver », a-t-il dit de la Maison Blanche.

La rencontre avec les responsables russes a eu lieu au lendemain du limogeage du patron du Federal Bureau of Investigation (FBI), James Comey, chargé de l'enquête sur les liens éventuels entre les équipes de campagne de Donald Trump et Moscou. Les démocrates réclament l'ouverture d'une enquête indépendante.

Selon l'un des responsables contacté par Reuters, l'information divulguée Mercredi 10 Mai 2017 par Donald Trump était classée top secret et n'était connue que d'une poignée de dirigeants du renseignement américain.

Après les révélations du président devant Sergueï Lavrov, décrites comme spontanées par l'une des sources, les autorités ont immédiatement contacté la Central Intelligence Agency (CIA) et la National Security Agency (NSA) pour les informer de la situation.

Si le président américain a la capacité de lever le secret gouvernemental à sa guise, ces révélations, faites sans consulter la source à l'origine de l'information, sont susceptibles de compromettre l'entente en place de longue date avec ce partenaire, rapportent ces responsables.

Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump a critiqué sa rivale Hillary Clinton pour sa gestion des informations confidentielles dont elle avait été dépositaire en tant que secrétaire d’état de Barack Obama. La démocrate avait utilisé une messagerie privée.

Le FBI, alors dirigé par James Comey, n'avait recommandé aucune poursuite contre Hillary Clinton, tout en dénonçant une attitude extrêmement négligente.

Selon les responsables cités par le Washington Post, Donald Trump a mis de côté ses notes et a décrit aux responsables russes un risque lié à l'Etat Islamique concernant l'usage d'ordinateurs portables à bord des avions.

Donald Trump a paru se vanter et a dit aux responsables russes qu'il était mis au courant « chaque jour d'importants renseignements ».

Reuters avait appris Mercredi 10 Mai 2017 de responsables proches du dossier que l'administration de Donald Trump pourrait étendre l'interdiction des ordinateurs portables en cabine à des pays européens, en raison de nouvelles informations sur les techniques utilisées par des groupes extrémistes.

Les autorités ont justifié ces restrictions par la possibilité qu'ordinateurs et tablettes puissent être utilisés pour dissimuler des bombes.

Les responsables américains s'inquiètent depuis le mois de janvier 2017 du risque de fuite d'informations classifiées par le biais de Donald Trump.

Un responsable interrogé le mois dernier estimait « qu’il n'a pas de filtre, cela rentre par une oreille et cela ressort par la bouche ».

« C'est un fanfaron compulsif », estimait Lundi 15 Mai 2017 un autre responsable, « tout est toujours meilleur, plus grand et mieux que tout le monde. Dans ce cas, il se vantait de l'importance du renseignement américain ».

Pour une des deux sources, l'incident se produit à un moment particulièrement malheureux, étant donné l'entretien prévu Mardi 16 Mai 2017 avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, allié des Etats-Unis dans la lutte contre l'Etat Islamique.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 19:49

 

La transgression d'Edouard Philippe bouscule la droite (Reuters)

 

La direction des Républicains s'est attachée Lundi 15 Mai 2017 à relativiser la nomination du juppéiste Edouard Philippe à Matignon en regrettant une décision individuelle, mais la transgression du député-maire du Havre ouvre une brèche dangereuse dans un parti déjà fracturé par l’élection primaire de la droite et par le premier tour des élections présidentielles.

Quand bien même l'hémorragie se limiterait à quelques personnalités, surtout des proches d'Alain Juppé, la stratégie déstabilisatrice d'Emmanuel Macron laisse déjà des traces.

« Je ne cherche pas à les faire venir, je cherche à les déstabiliser en leur ouvrant les bras pour que le coût de la rupture soit de leur côté », expliquait le futur président dans l'émission Envoyé Spécial diffusée Jeudi 11 Mai 2017.

En portant la manoeuvre sarkozyste de l'ouverture à son point ultime avec la désignation d'un chef de gouvernement de centre-droit, Emmanuel Macron fragilise aussi la campagne des Républicains et de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

Le comité de campagne, qui s'était réuni Lundi 15 Mai 2017 sous la présidence de François Baroin, a minimisé l'événement en soulignant qu'il ne s'agissait « en aucun cas d'une coalition gouvernementale mais bien d'une décision individuelle. Nous constatons ce choix, nous le regrettons mais nous ne nous y arrêtons pas », a déclaré sur la deuxième chaîne de la télévision française François Baroin, le leader des cinq cent soixante dix sept candidats des Républicains et de l’UDI au premier tour des élections législatives.

« Il fait un choix », a-t-il ajouté, « je lui souhaite une bonne réussite mais il fera campagne évidemment pour la défaite aussi de nos candidats ».

Vendredi 12 Mai 2017 sur BFM Télévision, François Baroin avait dit ne pouvoir « imaginer une seconde que quelqu'un de chez nous puisse rentrer en marche, du jour au lendemain, et faire campagne aux côtés de ceux dont nous avons au fond combattu le projet lors du premier tour des élections présidentielles ».

Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, a pressé Edouard Philippe de sortir de l'ambiguïté, « ce premier ministre soutiendra-t-il les candidats de la République En Marche (REM), du président de la république qui vient de le nommer, ou soutiendra-t-il les candidats des Républicains et de l’UDI, ceux de sa famille politique ».

Des parlementaires des Républicains ne cachaient pas leur amertume face à ce « coup de poignard dans le dos », selon l'un d'eux, à l'amorce de la campagne de la Majorité pour la France. « Cela peut nous coûter une cinquantaine de députés », s'inquiète un élu.

« Il faudra qu'il nous explique comment il fera campagne contre des candidats qu'il soutenait encore la semaine dernière », a lâché Daniel Fasquelle, trésorier des Républicains, devant la presse, avant de twitter que « puisqu'Emmanuel Macron aime tant la droite, offrons lui une majorité au mois de juin 2017 ».

Les germes de la division, nés de l'impossible campagne de François Fillon et de sa défaite au premier tour des élections présidentielles, sont pourtant bien là.

Dénonçant les anathèmes et les caricatures, vingt et un élus de la droite et du centre ont appelé Lundi 15 Mai 2017 la droite et le centre à « répondre à la main tendue par le président de la république ».

Parmi eux Christian Estrosi, Gérald Darmanin, ancien coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection primaire de la droite, les lemairistes Thierry Solère et Delphine Bürkli et de nombreux juppéistes tels que Christophe Béchu, Franck Riester, Dominique Bussereau ou Fabienne Keller, qui ont tous en commun d'avoir pris leurs distances avec François Fillon durant la campagne pour le premier tour des élections présidentielles.

A la cohabitation frontale qu'appelle de ses voeux François Baroin, ils opposent leur volonté d'une coopération au service de l'intérêt général.

« Je pense que beaucoup d'éléments de programme se ressemblent, il faut identifier les points où il peut y avoir accord », a expliqué Fabienne Keller sur BFM Télévision.

« Emmanuel Macron fait vivre une partie du message d’Alain Juppé », estime Jean-Baptiste Lemoyne, le sénateur des Républicains qui a rallié la REM au mois de mars 2017 et qui pourrait intégrer Mardi 16 Mai 2017 le gouvernement d'Edouard Philippe qui s'est présenté comme un homme de droite lors de la passation de pouvoir avec Bernard Cazeneuve.

D'autres pourraient le suivre, comme Christophe Béchu, Arnaud Danjean ou Franck Riester, si l'on en croit des rumeurs récurrentes dans les coulisses politiques. Gilles Boyer, son ami, a prévenu qu'il siégerait dans l'opposition s'il est élu au mois de juin 2017. Jean-Baptiste Lemoyne juge lui que la décision d'Edouard Philippe aura un effet libérateur pour des élus.

« Ce sont des élus secondaires », corrige un haut responsable des Républicains, qui souligne que le père spirituel du nouveau premier ministre, Alain Juppé, a salué sa nomination sans toutefois l'adouber.

Le maire de Bordeaux, qui a démenti Vendredi 12 Mai 2017 avec véhémence avoir conclu un accord avec Emmanuel Macron, a de nouveau renvoyé à après les élections législatives le scénario d'un éventuel pas-de-deux entre la droite et la REM, précisant qu'il soutiendrait les candidats investis par les Républicains et par l'UDI.

« Si la droite et le centre ne sont pas majoritaires à l’assemblée nationale, le pays ne comprendrait pas que nous nous engagions dans une opposition systématique. Il faudra alors trouver les voies et les moyens d'un travail constructif dans l'intérêt de la France », a-t-il dit à des journalistes.

Selon plusieurs sources au sein des Républicains, l'ancien premier ministre aurait déconseillé à Edouard Philippe de franchir le Rubicon. Une source au fait des discussions entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe nuance, « Alain Juppé n'a jamais retenu personne, il comprend les raisons ».

« Tu ne casses pas la droite si tu n'as pas un accord avec Alain Juppé », résume un juppéiste.

« Edouard Philippe vient avec une armée légère », relève un autre.

« Soit on accepte d’être supplétif, soit on veut être décisif et, pour être décisif, il faut attendre le résultat des élections législatives », a tranché sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy.

« Les poids lourds de la droite ne voudront pas céder aux sirènes. La droite tient le choc. Ceux qui sont tentés de suivre, c'est du petit calibre », veut croire un autre proche d'Alain Juppé.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 19:20

 

https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/130517/lunite-est-un-combat-et-il-nest-pas-gagne

 

L'unité est un combat et il n'est pas gagné.

 

Par Caroline de Haas

 

Samedi 13 Mai 2017

 

Plusieurs internautes et militants nous interpellent depuis le Lundi 8 Mai 2017 sur la division de la gauche dans la dix huitième circonscription de Paris. Voici en quelques mots où nous en sommes.

Au mois de décembre 2016, des écologistes du dix huitième arrondissement de Paris m'ont proposée d'être candidate au premier tour des élections législatives dans leur circonscription face notamment à Myriam el Khomri. L'objectif était de rassembler toutes celles et tous ceux qui s'étaient mobilisés contre la loi travail et son monde pour gagner cette circonscription face à une candidate qui incarne les renoncements du quinquennat.

Dès le mois de décembre 2016, après une rencontre avec les écologistes du dix huitième arrondissement, j'ai contacté les forces de gauche, le Mouvement de la France Insoumise (MFI), le Parti Communiste Français (PCF), Nouvelle Donne et des proches de Benoît Hamon, pour échanger avec eux sur la possibilité de créer une candidature de rassemblement.

Chacun était pris dans les logiques des élections présidentielles, mais tous m'ont dit que cela avait du sens. Personne n’était fermé à l’idée.

Au mois de février 2017, nous avons testé l'idée auprès des habitantes et des habitants du dix huitième arrondissement. Dans la rue, un par un, nous avons posé à huit cent personnes la question de ma candidature.

A la fin du mois de février 2017, une réunion publique a rassemblé cent vingt personnes dans laquelle nous avons décidé de lancer la campagne. Depuis, nous menons chaque jour des actions de terrain, du matin devant les métros au soir en porte à porte, en passant par les diffusions devant les supermarchés ou les déambulations sur la pause déjeuner. Nous déclinons nos priorités, emploi, écologie, éducation et égalité. Nous participons aux mouvements sociaux, comme le 4 mai 2017, où j'étais la seule candidate de la dix huitième circonscription présente aux côtés des salariés de Tati. Nous proposons également une transformation radicale de la pratique du pouvoir. Je me suis par exemple engagée à publier l'intégralité de mes dépenses et à ne faire qu'un seul mandat.

En deux mois, plusieurs milliers de personnes ont souhaité recevoir notre programme. Aujourd'hui, nous sommes plus d'une centaine à participer activement à la campagne. Parmi nous, quatre vingt pour cent de personnes qui ne sont pas adhérentes d'un parti politique. Plus d'un tiers n’avait jamais participé à une campagne. Beaucoup sont venus par l'engagement féministe, d'autres suite à la pétition contre la loi travail.

La plupart d'entre nous ont voté pour Jean Luc Mélenchon, d'autres ont voté pour Benoît Hamon ou Philippe Poutou au premier tour des élections présidentielles. Certains ont voté, d'autres n'ont pas voté au deuxième tour des élections présidentielles.

Notre objectif est clair, notre objectif est de gagner. Nous voulons élire à l'assemblée nationale une députée qui résistera à la deuxième loi travail, à la suppression des postes de fonctionnaires ou à la remise en cause des engagements de la France sur le climat. Une candidature qui porte des propositions pour créer des emplois ou pour lutter contre la fraude fiscale. Je suis à ce jour la seule candidate de la circonscription à avoir signé les quinze propositions pour la solidarité.

Pour cela, il y a plusieurs conditions, un programme clair et ambitieux, un rassemblement de toutes les forces motivées dans l'arrondissement et une candidature qui puisse être majoritaire. Notre objectif était également de créer une campagne citoyenne, innovante, inclusive et participative. Une campagne qui s'appuie sur les organisations politiques de l'arrondissement tout en allant au delà d'une addition d'appareils. Le pari est presque réussi.

Au mois de mai 2017, après plusieurs demandes, le MFI du dix-huitième arrondissement a enfin accepté une rencontre. Nous avons réuni autour de la table Europe Ecologie Les Verts (EELV), le PCF, Ensemble et le Parti de Gauche pour échanger sur l'idée d'une candidature commune à toutes nos dynamiques. Nous avons expliqué que la suppléance à ma candidature n'était pas fixée et qu'il était possible pour nous d'envisager un ticket. Cette discussion très cordiale a montré deux désaccords avec le MFI. Pas sur le fond, nous partageons le même programme, il suffit de regarder le projet proposé par la dix huitième citoyenne pour le constater. Il s'agit de désaccords stratégiques. Nous pourrions nous dire que si c’est stratégique, ce n'est pas très grave. Je ne suis pas d'accord. Le programme est fondamental, la stratégie l'est aussi.

Il y a deux désaccords.

Le premier désaccord porte sur le rassemblement de la gauche. La proposition faite par le MFI, dans le dix huitième arrondissement comme presque partout en France, est assez simple, ralliez vous.

Cette proposition est, bien sûr, non amendable. Leur pari est que seule la dynamique du MFI peut gagner et que les voix faites par Jean-Luc Mélenchon au premier tour iront toute aux candidats du MFI. C'est un pari risqué. D'autant plus que, dans la circonscription, les voix seules de Jean Luc Mélenchon, qui risquent fort, en plus, de ne pas se reporter automatiquement, ne permettent pas de gagner. Emmanuel Macron a fait trente trois pour cent des voix, Jean Luc Mélenchon a fait vingt trois pour cent des voix et Benoît Hamon a fait treize pour cent des voix. La droite est largement en deçà de son score habituel. Nous avons donc besoin d'élargir la dynamique du MFI pour gagner en rassemblant toutes les organisations et les énergies de l'arrondissement. Le MFI pense le contraire. C'est le premier désaccord.

Le deuxième désaccord porte sur la personne la mieux placée pour gagner. Une élection législative, lorsqu'il s'agit de s'opposer à la majorité présidentielle, se gagne notamment sur la capacité à créer une dynamique locale, à mobiliser et rassembler l'électorat et à créer l'événement. Nous avons besoin d'une personne pour incarner cette dynamique, le MFI est bien placé pour le savoir. Entre la présence de Myriam el Khomri sur la circonscription et la volonté d'Emmanuel Macron de faire une deuxième loi travail, plusieurs partis politiques comme des dizaines d'habitantes et d'habitants plaident pour que je l'incarne. Le candidat du MFI nous a alors expliqué, je mets des guillemets, je cite, que « la loi travail, c'était loin » et que « la pétition ne représentait plus grand-chose ». Il a donc maintenu qu'il était plus légitime à incarner cette dynamique. C’est le deuxième désaccord.

Ce qui ne sera pas dit dans cette réunion et que j'apprendrai après, c'est que la décision de ne pas me soutenir n'a pas été discutée par les militants du MFI du dix-huitième arrondissement. Elle a été prise ailleurs.

La campagne lancée depuis trois mois par la dix huitième citoyenne rassemble des dizaines de citoyennes et citoyens n'ayant jamais milité de leur vie, elle est soutenu par EELV, le PCF, des militants d'Ensemble, des militants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), des militants du MFI, des hamonistes, des féministes et des syndicalistes.

Cette volonté du MFI d’être l’unique organisation politique à partir seule à la bataille est incompréhensible. Ne pas vouloir participer à ce rassemblement, dans la dix huitième circonscription de Paris comme ailleurs, présente le risque majeur de faire gagner la droite. Les jours passent et avec eux s'éloigne la possibilité de partir groupé.

Je veux encore y croire. Nous allons nous battre de toutes nos forces pour que cela n'arrive pas et créer les conditions de la victoire de la gauche et des écologistes dans l’arrondissement.

 

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:51

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/pays-de-caux/accord-entre-communistes-insoumis-3-circonscriptions-seine-maritime-1250961.html

 

Un accord entre le Parti Communiste Français (PCF) et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) dans trois circonscriptions de la Seine-Maritime

 

Deux jours après le deuxième tour des élections présidentielles et un mois avant le premier tour des élections législatives, un pacte de non concurrence a été conclu localement pour ne pas pénaliser les candidats légitimes.

 

Sébastien Jumel, maire PCF de Dieppe et soutien de Jean-Luc Mélenchon tout au long de la campagne pour le premier tour des élections présidentielles, avait le sourire, Mardi 9 Mai 2017.

 

Candidat dans la sixième circonscription de la Seine-Maritime au premier tour des élections législatives, il n'aura pas en face de lui de candidat du MFI. Un accord, même s'il n'est pas écrit, a été donc été conclu pour un « vote efficace pour ce territoire et utile aux habitants pour porter la colère et l'espoir ».

 

Même accord près du Havre, dans la huitième circonscription, où Jean Paul Lecoq, candidat du PCF, maire de Gonfreville l'Orcher et soutien de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne pour le premier tour des élections présidentielles, sera bien le candidat unique. Au début du mois d'avril 2017, des candidatures concurrentes avaient beaucoup fait réagir Jean-Paul Lecoq qui avait rappelé alors son parcours et sa légitimité.

 

La troisième circonscription également concernée par un accord est celle du maire PCF de Saint-Etienne du Rouvray près de Rouen.

 

Hubert Wulfranc est désormais le candidat unique du PCF et du MFI dans la troisième circonscription de la Seine-Maritime.

 

Au niveau national, les rapports entre le PCF et le MFI sont un peu plus complexes, le MFI de Jean Luc Mélenchon a annoncé qu'il n'y aura pas d'accord national avec le PCF.

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:38

 

DES PRESIDENTIELLES AUX LEGISLATIVES

 

Par Bernard Fischer

 

Dimanche 14 Mai 2017

 

Une majorité relative des citoyens et des électeurs français élisaient donc au début du mois de mai 2017 un jeune président de la république de trente neuf ans.

Dans mon analyse des résultats du premier tour des élections présidentielles françaises de cette année, je faisais la comparaison entre la candidature de Jean Luc Mélenchon en 2012 et sa candidature cette année.

En 2012, il avait quatre millions d’électeurs et il n’en faisait rien. Cette année, il a sept millions d’électeurs. Qu’en fera-t-il ?

La réponse était dans la question et dans l’histoire politique personnelle de Jean Luc Mélenchon, mais je ne m’attendais pas à une réponse aussi radicale et aussi rapide.

Deux jours après le deuxième tour des élections présidentielles, le Parti Communiste Français (PCF) et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) annoncent d’un commun accord la rupture des négociations pour le premier tour des élections législatives.

Il n’y a pas et il n’y aura donc pas d’accord national entre le PCF et le MFI pour le premier tour des élections législatives.

Des militants et des organisations appelaient au mois de janvier 2017 à une campagne unitaire entre Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles. Cette campagne ne dépassait jamais le petit groupe de ses fondateurs et elle n’avait aucun résultat.

Certains militants appelaient au mois de janvier 2017 au désistement de Jean Luc Mélenchon pour Benoît Hamon et, trois mois plus tard, ils appelaient au désistement de Benoît Hamon pour Jean Luc Mélenchon, au mépris de toute cohérence et de toute crédibilité, à l’exception d’une observation plus ou moins attentive des sondages.

Les mêmes militants et les mêmes organisations nous proposent aujourd’hui une campagne pour de nouvelles négociations en vue de la signature d’un accord national entre le PCF et le MFI pour le premier tour des élections législatives.

La direction nationale du PCF proposait au MFI la signature d’un accord national de répartition des circonscriptions dans lequel le PCF obtiendrait la moitié des circonscriptions et le MFI obtiendrait l’autre moitié. Personne ne comprenait apparemment l’énormité de cette proposition.

Le PCF présentait pour la dernière fois une candidature au premier tour des élections présidentielles en 2007. C’était la candidature de Marie Georges Buffet. Elle faisait deux pour cent des voix et elle avait sept cent mille voix. Cette année, Jean Luc Mélenchon fait vingt pour cent des voix et il a sept millions de voix. Si nous prenions les résultats de ces deux candidatures comme base de répartition des circonscriptions, cela ne ferait pas cinquante pour cent des circonscriptions pour le PCF et cinquante pour cent des circonscriptions pour le MFI, cela ferait dix pour cent des circonscriptions pour le PCF et quatre vingt dix pour cent des circonscriptions pour le MFI.

Le MFI faisait ensuite une proposition d’accord de répartition de cinquante deux circonscriptions à égalité entre le PCF et le MFI, il proposait le retrait des candidats du MFI dans vingt six circonscriptions en échange du retrait des candidats du PCF dans vingt six autres circonscriptions. Personne ne considérait apparemment cette proposition comme une proposition sérieuse.

Des bureaucrates négociaient pendant des dizaines d’années des accords de répartition des circonscriptions dans le dos des militants et des électeurs, c’était l’une de leurs dernières prérogatives et, tout d’un coup cette année, ils ne savent plus et ils ne veulent plus. C’est maintenant l’affaire des militants, des citoyens, des électeurs et de leurs moyens de communication électronique. La campagne pour l'unité et pour le désistement réciproque des candidats du PCF et du MFI dans les circonscriptions sera l'oeuvre des militants, des citoyens et des électeurs eux-mêmes.

En France, comme en Espagne, comme aux Etats Unis, comme partout, les institutions nationales sont finalement les institutions dans lesquelles l’expression de la crise politique générale est la plus difficile. Un candidat au premier tour des élections présidentielles pour une sixième république ou pour un avenir en commun, c’est bien. Un groupe parlementaire d’une cinquantaine de députés pour le même programme, c’est mieux.

J’écris et je diffuse ce message le jour de l’investiture du nouveau président de la république. Nous connaîtrons demain et la semaine prochaine l’identité du nouveau premier ministre, la composition du premier gouvernement d’Emmanuel Macron et la liste définitive des candidats au premier tour des élections législatives.

Nous aimions la campagne pour les élections présidentielles. Nous adorerons la campagne pour les élections législatives.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:30

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/10/des-demain-un-nouveau-mouvement-politique-pro-europeen-et-citoyen_5125306_3232.html

 

Dès Demain, un nouveau mouvement politique pro-européen et citoyen

 

Mercredi 10 Mai 2017

 

Comme un certain nombre de grandes démocraties dans le monde, l’Europe et la France sont menacées par le face-à-face entre ceux qui prônent la dérégulation et ceux qui misent sur la démagogie pour renverser la table. Elus et citoyens européens engagés, nous croyons qu’un autre avenir est possible et qu’il s’invente déjà, dans la fidélité à nos idéaux, au cœur de nos territoires. Nous croyons que la société est capable de donner naissance à une vision nouvelle et à un projet commun. Nous croyons qu’elle seule peut faire émerger le sens qui rassemble et permet de mieux vivre ensemble.

Nous assumons et nous revendiquons la révolution pacifique parce que démocratique, au terme de laquelle ce sont les citoyens engagés qui relèveront à la fois localement et globalement les grands défis auxquels est confrontée l’humanité. Cette réponse en actes à la fatalité ambiante, ils l’apportent déjà partout en Europe, aussi bien au centre des grandes villes que dans les quartiers populaires et au cœur du monde rural.

Il s’agit donc de libérer notre avenir français et européen de la catastrophe environnementale, de la casse sociale, de la faillite démocratique et de l’abandon des valeurs républicaines, ces quatre fatalités n’en formant qu’une contre laquelle nous luttons en faisant émerger en permanence des réponses nouvelles. Ces réponses sont aussi réelles et vivantes que les sociétés qui les ­découvrent. Et notre rôle consiste à leur donner du champ, des moyens et de l’ampleur.

Le premier de ces défis a trait au changement climatique, qui menace la nature comme la culture, l’inné comme l’acquis, ce que nous avons reçu comme ce que nous avons construit.

Relever ce défi, pour l’humanité, c’est donc d’abord et avant tout survivre. Mais c’est également vivre mieux, en se donnant un avenir à la hauteur de ses possibilités.

Nous sommes persuadés que la véritable écologie est politique, sociale, économique et culturelle. Nous savons qu’elle se joue à l’échelle européenne. Nous croyons qu’elle constitue une chance pour l’économie parce qu’elle sait être innovante. Nous sommes certains qu’elle contribuera à la création de très nombreux emplois.

Le deuxième défi auquel notre société est confrontée est celui de l’inclusion, de la lutte contre les inégalités et des mutations du travail. Parce que nous vivons et œuvrons au cœur de territoires où se côtoient les gagnants et les perdants de la mondialisation, nous nous évertuons à donner à chacun sa place et sa chance, pour faire progresser la concorde dont notre démocratie a besoin.

Nous croyons que la démocratie est sociale, sous peine de ne pas être, et que sa crédibilité repose avant tout sur sa capacité à redistribuer et à incarner concrètement les valeurs qu’elle porte. En nous battant pour que la république ne soit lettre morte pour personne, nous n’oublions pas que les exigences les plus radicales ne peuvent trouver à se réaliser pleinement que par des voies modérées, respectueuses de la complexité des sociétés qu’elles traversent.

Cette radicalité concrète au cœur de l’action locale, nous la rencontrons tous les jours chez nos concitoyens et nous misons sur elle pour relever avec eux le troisième grand défi de notre temps qui est celui de la démocratie. Les citoyens sont donc aujourd’hui notre première source d’énergie, une énergie renouvelable qui ne cesse d’investir le champ du quotidien, une énergie propre qui contraint tous les pouvoirs en place à se réinventer et une énergie positive qui veut bâtir et non détruire, unifier et non diviser, progresser et non regretter au sein d’une Europe en construction permanente.

Le quatrième grand défi, c’est la défense quotidienne des valeurs qui nous permettent de bien vivre ensemble, les fondamentaux d’une république sociale et laïque au sein de laquelle l’éducation, la recherche, la culture savent redonner du sens à notre vie commune, et nous prémunir des ravages de l’extrémisme, du racisme et de l’antisémitisme, du sexisme et de l’homophobie.

Aujourd’hui, plus que jamais, le moment est venu de nous émanciper des vieux carcans d’hier et des débats strictement internes aux appareils politiques pour créer un mouvement, dont le rôle sera d’identifier les solutions et les réussites locales, et de travailler à leur mise en œuvre à toutes les échelles de territoires, locale, nationale et européenne.

Nous savons, pour en faire tous les jours l’expérience, qu’une pensée globale ne trouve à se réaliser efficacement qu’au travers d’une action locale. Mais nous croyons également en la force d’une pensée locale pour donner naissance à une action globale, dès lors qu’un mouvement authentiquement politique se donne pour tâche de fédérer les initiatives citoyennes au service d’un projet de société français et européen.

C’est à ce sursaut que nous appelons nos concitoyens en lançant avec eux un grand mouvement d’innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale, intitulé Dès Demain.

Ce mouvement est ouvert à tous les humanistes qui croient encore en l’action, à tous les démocrates prêts à s’engager pour la justice sociale et à tous les républicains qui aiment et revendiquent leur devise. Il s’adresse à tous ceux qui osent croire et dire qu’un autre avenir est possible, un avenir qui passe par de vraies alternatives et par notre expérience locale et universelle de la démocratie. Un avenir à construire ensemble pour que demain nous appartienne.

 

Premiers signataires

 

Yann Arthus-Bertrand, Patrick Doutreligne, Anne Hidalgo, Christiane Taubira, Christophe Alévêque, Martine Aubry, Vanik Berberian, François Bonneau, Luc Carvounas, Karima Delli, Cynthia Fleury, Nicolas Hazard, André Laignel, Dominique Méda et Stéphane Troussel

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:08

 

http://www.cgt.fr/Declaration-de-la-Commission-44538.html

 

Barrer la route au Front National et amplifier la mobilisation sociale

 

Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale (CEC) de la Confédération Générale du Travail (CGT)

 

Mercredi 10 Mai 2017

 

Les citoyens ont fait preuve d’une grande responsabilité en faisant barrage au Front National. Toutefois, le score élevé qu’obtient sa candidate est une blessure importante. Sans attendre de nouvelles échéances électorales, la CGT continuera résolument à lutter, avec les salariés, contre les conséquences désastreuses de l’influence grandissante de l’extrême droite.

Depuis sa création, la CGT a toujours combattu l’extrême droite et le fascisme, elle est restée fidèle à ses valeurs tout au long de son histoire.

La CGT a appelé les salariés à ne donner aucune voix à ce parti raciste, xénophobe, sexiste, homophobe, libéral et antisocial. Mais c’est au quotidien, et non pas seulement au soir du premier tour des élections présidentielles, que la CGT et ses syndicats combattent le Front National.

Les idées d’extrême droite se nourrissent et se développent sur la désespérance sociale, sur les promesses non tenues, les reniements, les besoins sociaux non satisfaits, la démocratie bafouée et la promotion de politiques d’austérité en France comme en Europe. La CGT exige une Europe sociale et solidaire.

Assurément, les leçons du 21 avril 2002 n’ont pas été retenues. La responsabilité des hommes et femmes politiques au pouvoir depuis est engagée. Ils devraient s’interroger au lieu de culpabiliser les seuls citoyens.

Ceux qui demain seront au gouvernement et au parlement doivent être conscients de la lourde responsabilité de leurs actes et des politiques qu’ils mettront en œuvre. Ne pas stopper celles qui ont conduit à une telle situation nous condamnerait à la revivre.

Le président de la république a été élu par défaut par une grande partie de ses électeurs. Nombre d’entre eux ont combattu une loi portant son nom et une majorité s’est mobilisée pendant des mois contre la loi travail, largement inspirée et soutenue par Emmanuel Macron. Il doit en prendre acte. Considérer qu’il s’agirait là uniquement d’un vote d’adhésion et un blanc-seing à son programme, comme il l’a fait, jusqu’aux derniers instants de sa campagne, aux risques de renforcer le Front National, serait irresponsable.

La CGT appelle solennellement Emmanuel Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou par le quarante-neuvième article de la constitution.

Alors que des aspirations à une alternative sociale sont fortes et que des exigences à vivre mieux et dignement s’expriment, la responsabilité du nouveau président et du futur gouvernement est engagée à plusieurs titres.

Les luttes n’ont jamais été aussi nombreuses durant cette période électorale traditionnellement vécue comme une période de trêve sociale. Il est essentiel que les travailleurs se syndiquent plus nombreux, s’organisent et se mobilisent pour leurs revendications, dans les administrations, les entreprises et les territoires sur toutes les questions qui les concernent et les impactent.

La seule solution pour éradiquer les idées d’extrême droite, c’est de répondre aux aspirations des citoyens, du monde du travail dans une société plus juste, plus fraternelle, solidaire et dans un monde de paix.

La CGT se place résolument dans une dynamique revendicative offensive pour agir contre tout projet régressif. Elle a des propositions concrètes dans les domaines sociaux et économiques pour sortir durablement de la crise. Elle appelle les syndicats, avec les salariés et retraités, à amplifier les luttes pour gagner de nouvelles conquêtes sociales.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 14:55

 

https://viacampesina.org/fr/index.php/les-grands-ths-mainmenu-27/droits-humains-mainmenu-40/1555-palestine-23-jours-de-greve-de-la-faim-552-heures-sans-alimentation

 

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/05/09/palestine-23-jours-de-greve-de-la-faim-552-heures-sans-alimentation

 

Vingt trois jours de grève de la faim

 

Cinq cent cinquante deux heures sans alimentation

 

Mardi 9 Mai 2017

 

Appel de l'Union of Agricultural Work Committees (UAWC) à la solidarité internationale avec les prisonniers et les détenus palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes.

 

À tous les défenseurs des droits humains et de la dignité humaine

 

Les prisonniers et les détenus palestiniens en sont à leur vingt troisième jour de grève de la faim, ils exigent que leurs droits fondamentaux soient respectés. L’occupation brutale israélienne les a privés de leur liberté pour les punir de la lutte légitime qu’ils mènent contre l’occupation de leur patrie. Elle les prive également de leurs droits fondamentaux et appliquent des mesures politiques répressives qui violent les principes des lois internationales.

Aujourd’hui, les autorités israéliennes menacent les prisonniers de les forcer à s’alimenter. Il s’agit d’une procédure brutale qui inflige des blessures corporelles graves aux prisonniers en grève de la faim, pouvant entraîner la mort. C’est une procédure qui va à l’encontre des lois internationales.

Les autorités pénitentiaires israéliennes intensifient les procédures punitives afin de faire pression sur les prisonniers pour qu’ils arrêtent leur grève. Les prisonniers grévistes de la faim sont continuellement transférés en cachots disciplinaires. Les autorités pénitentiaires ont interdit les visites d’avocats aux prisonniers et conduisent des fouilles et des inspections de cellules sans préavis. Elles ont également interdit le sel, causant ainsi une grave détérioration de la santé des prisonniers grévistes de la faim.

Le refus continuel de l’occupation israélienne de répondre aux demandes des grévistes de la faim est un nouvel exemple de leur arrogance qui ne prête aucune attention aux conventions et déclarations internationales. Les prisonniers et les détenus palestiniens persistent dans leur grève de la faim, car c’est un droit reconnu par toutes les législations et les conventions internationales comme une méthode légale de confronter les conditions inhumaines pratiquées par les geôliers israéliens. Ces conditions inhumaines, qui sont en contradiction avec les déclarations et les accords signés par la communauté internationale, sont présentes dans tous les principes, règlements et procédures qui gouvernent les relations entre les détenus et les prisonniers d’une part et l’occupation militaire d’autre part.

Nous demandons à chacun et chacune de protester et d’organiser des activités de solidarité avec les prisonniers et les détenus palestiniens en grève de la faim.

Que votre message de solidarité soit pour tous les détenus palestiniens qui résistent avec un ventre vide et dont la détermination fait trembler leurs tyrans.

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 17:12

 

http://www.yasmineboudjenah2017.fr/unis-pour-gagner

 

Unis pour gagner

 

Le Parti Communiste Français (PCF) et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) soutiennent une candidature de rassemblement dans la onzième circonscription des Hauts-de-Seine

 

Déclaration de Yasmine Boudjenah, candidate titulaire du PCF, et d'Aurélien Saintoul, candidat suppléant du MFI

 

Jeudi 11 Mai 2017

 

Dans notre circonscription de Bagneux, de Malakoff et de Montrouge, nous nous réjouissons d’avoir su créer les conditions pour être candidats ensemble. Nous ne laisserons pas les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron.

Après les très bons résultats de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles dans nos trois villes, forts du soutien de Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux, et de Jacqueline Belhomme, maire de Malakoff, notre campagne sera dynamique, ouverte et conquérante.

La confiance témoignée le Dimanche 23 Avril 2017 par des milliers de nos concitoyens nous oblige. L'accord que nous avons conclu témoigne de notre fidélité envers eux et nos valeurs. Il concrétise aussi les souhaits très largement exprimés par les militants de nos formations politiques respectives.

Notre binôme va s’engager dès maintenant pleinement afin d’envoyer à l'assemblée nationale une députée utile pour combattre le projet libéral du nouveau président, pour porter le programme de l'avenir en commun, pour soutenir les luttes, pour défendre les habitants et pour faire avancer les projets de nos villes. Nous avons aussi besoin d’une députée qui combatte résolument le Front National et ses idées dangereuses. C'est le progrès social qui fera reculer l’extrême-droite.

Nous nous adressons très largement aux électeurs et aux citoyens progressistes, attachés aux valeurs de solidarité, de justice sociale et de paix. Nous allons porter un projet construit avec les citoyens, pour faire entendre la voix des habitants, défendre les services publics, faire naître la sixième république, faire de la jeunesse une priorité et commencer la planification écologique.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:59

 

http://www.13.pcf.fr/86040

 

Faisons gagner le progrès social

 

La fédération départementale des Bouches du Rhône du Parti Communiste Français (PCF) lance un appel au rassemblement et le traduit en actes.

 

Depuis des mois, les communistes s’engagent pour rassembler les forces disponibles à gauche. C’est pour cela qu’ils ont choisi de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles et qu'ils ont cherché à élargir le rassemblement pour disputer le deuxième tour.

Depuis quinze jours, ils s’activent pour que la formidable dynamique qui s’est exprimée au premier tour des élections présidentielles se concrétise au premier tour des élections législatives.

Nous ne voulons pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron pour mener une politique de casse sociale, qui débuterait par le démantèlement du code du travail par ordonnance.

Nous ne voulons pas laisser le Front National s’ériger en opposition.

Nous voulons incarner l’alternative et l’espoir de notre peuple dans un véritable changement. Nous voulons être utiles et être à la hauteur des attentes populaires et de la formidable promesse du premier tour des élections présidentielles.

Nous refusons le gâchis de la division et nous ne nous y résignons pas. Le résultat des élections présidentielles nous confère d’importantes responsabilités.

Face à l’extrême droite notamment mais aussi pour créer les meilleures conditions de victoire pour contrer Emmanuel Macron, il y a urgence.

Dans les Bouches-du-Rhône, le PCF prend ses responsabilités comme partout dans le pays.

Malgré l’absence d’accord national, que nous continuons de proposer, en particulier au Mouvement de la France Insoumise (MFI), nous avons décidé de retirer sans attendre quatre de nos candidats dans quatre circonscriptions pour faire la preuve que notre volonté ne se paye pas de mots.

Parmi ces circonscriptions, figure la quatrième circonscription, à Marseille, où Jean-Luc Mélenchon a décidé de se présenter.

Nous le ferons aussi dans la troisième circonscription, à Marseille, pour contribuer à faire échec au maire du Front National ainsi que dans la neuvième circonscription, à Aubagne-La Ciotat, et dans la seizième circonscription, à Arles-Miramas-Tarascon, pour que la droite et l’extrême droite soient battues.

Nous le faisons aussi avec une grande ambition de conquête dans notre département, où plusieurs députés notamment communistes peuvent être élus pour représenter notre peuple et lui permettre de se faire entendre à l'assemblée nationale. Partout où nous nous présenterons, ce sera pour incarner le meilleur rassemblement possible à gauche et pour gagner.

Nous appelons chaque force à prendre ses responsabilités à gauche pour permettre une bonne représentation des idées de progrès social, démocratique et écologique.

Partout, les communistes sont mobilisés pour mettre fin aux politiques d’austérité et aux politiques libérales, pour rendre la politique utile à nos vies. Faisons-nous entendre aux élections législatives. Faisons entrer le peuple à l'assemblée nationale.

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