Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 19:19

 

 

https://fr.news.yahoo.com/des-milliers-catalans-manifestent-pour-le-référendum-175426243.html

 

Des milliers de catalans manifestent pour le référendum (Reuters)

 

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé dans le centre de Barcelone, Lundi 11 Septembre 2017, brandissant des drapeaux et frappant sur des tambours, afin d'exprimer leur soutien au référendum sur l'indépendance de la région que tente d'entraver le gouvernement espagnol en le qualifiant d'anticonstitutionnel.

Le 11 septembre marque ce que les catalans considèrent comme la Diada, le jour où Barcelone est tombé dans le giron de l'Espagne en 1714. Cette date est régulièrement utilisée comme une occasion de manifestation par les organisations indépendantistes.

Les manifestations organisées cette année ont une résonance particulière, à trois semaines d'une consultation référendaire approuvée par le parlement régional et dénoncée par le gouvernement comme contraire à la constitution espagnole.

Les manifestants présents dans le centre de Barcelone ont constitué des tours humaines, un exercice d'équilibre traditionnel dans lequel les participants forment une pyramide en grimpant les uns sur les épaules des autres.

La tenue du référendum demeure une incertitude après l'arrêt du Tribunal Constitutionnel rendu Jeudi 7 Septembre 2017 sur demande du chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy.

Depuis cette décision, la Guardia Civil a procédé à des perquisitions dans les journaux et les imprimeries locales pour déterminer si des préparatifs étaient en cours.

Le président de la région, Carles Puigdemont, a déclaré Lundi 11 Septembre 2017 à la presse que le scrutin aurait lieu comme prévu quels que soient les obstacles.

« L'organisation du référendum n'est pas une option. Il reste vingt jours et nous avons déjà écarté de nombreux obstacles », a-t-il dit.

Une majorité des maires de la région ont déjà fait savoir qu'ils étaient favorables à l'utilisation des installations municipales pour organiser le référendum. La maire de Barcelone, Ada Colau, a précisé qu'elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour faciliter la tenue du scrutin.

Les enquêtes d'opinion montrent un repli du soutien en faveur de l'indépendance de la Catalogne mais une majorité d'électeurs de la région souhaitent s'exprimer sur le sujet.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 18:45

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/11/59b68ce6ca474170688b45d9.html

 

Ada Colau, « nous n'accepterons pas les leçons des militants de Convergence qui ne savaient pas ce qu'était la désobéissance civile »

Pablo Iglesias surprend en disant « vive la Catalogne libre et souveraine, vive la fraternité », en parlant de la Diada de Catalunya

Albano Dante Fachin ne participe pas au meeting du leader du parti violet et défend le droit à l'autodétermination

On attendait la Diada de Catalunya que Catalunya en Comu avait décidé de célébrer à Santa Coloma de Gramenet avec la présence de Pablo Iglesias après les pressions du gouvernement catalan et de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) contre Ada Colau afin qu’elle cède des espaces municipaux le jour du référendum. Une occasion que la maire de Barcelone a utilisée pour faire l'un des discours les plus difficiles contre le Parti Populaire et contre le Parti Démocrate Européen de CATalogne (PDECAT). « Nous n'accepterons pas de leçons de personne et encore moins de militants de Convergence qui, il y a deux jours, ne savaient pas ce qu’était la désobéissance civile », a lancé l'ancienne activiste après avoir interpelé directement Mariano Rajoy et elle a prévenu qu’elle ferait tout ce qui est possible pour ceux qui veulent voter le premier octobre 2017.

Ada Colau a commencé le rassemblement en voulant clarifier son message. D'une part, elle a accusé le gouvernement de Mariano Rajoy d’immobilisme et elle l’a désigné comme le coupable du « moment historique, complexe et difficile » qui vit la Catalogne. Elle a également dit qu’elle protégerait l'institution et ses fonctionnaires, en référence au conseil municipal de Barcelone, bien qu’elle soit disposée à chercher une formule qui permette des espaces pour le vote.

D'autre part, la maire de la capitale catalane a critiqué le gouvernement de Junts pel Si et elle a dénoncé la hâte d'une feuille de route qui, à son avis, abandonne la moitié des catalans.

En ce sens, l'ancienne militante a pris comme exemple la séance plénière du parlement catalan de cette semaine qui a permis l’approbation par le parlement catalan de la loi de référendum et de la loi de transition juridique. Cependant, l'attaque la plus grave est venue plus tard, lorsqu’Ada Colau a dit que le camp de l’indépendance l’avait montré du doigt et qu'il avait critiqué son ambiguïté.

« Où étaient les jeunes de Convergence », a-t-elle demandé, après avoir rappelé les expulsions et les revendications sociales des dernières années.

« Ils étaient avec le Parti Populaire qui signait les lois qui nous ont réprimés. Le courage est d'être cohérent et de défendre la pluralité de la Catalogne malgré le fait qu'ils vous appellent équidistants », a-t-elle dit pour se défendre contre les critiques des derniers jours.

Pendant ce temps, Pablo Iglesias a été plus flou dans son intervention, bien qu'il ait surpris en disant en catalan « vive la Catalogne libre et souveraine, vive la fraternité », en parlant de la Diada de Catalunya et de la dignité nationale. Dans un discours à usage interne, il a appelé à l'unité et il a demandé que soient ensemble des dirigeants comme le député d’Initiative pour la Catalogne Verte (ICV)  Joan Coscubiela, l’opposante de Podemos Catalunya Jessica Albiach, le secrétaire général controversé du parti violet en Catalogne Albano Dante Fachin et Xavier Domènech.

En parlant à peine du premier octobre 2017, Pablo Iglesias a parlé avec en permanence les yeux fixés sur le congrès, il a assuré que la solution passait par l’unité pour chasser le Parti Populaire du gouvernement et il a appelé le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), le Partido Nacionalista Vasco (PNV) et le PDECAT à s’unir pour le faire. « Nous accepterons toujours ce que le peuple de Catalogne décidera », a dit Pablo Iglesias dans l'une de ses seules allusions directes au référendum.

Le leader catalan de Podemos se démarque de Pablo Iglesias et soutient le premier octobre 2017 avec la CUP

Les divergences entre Pablo Iglesias et le leader de Podemos en Catalogne, Albano Dante Fachin, sont notoires autour du référendum sur l'indépendance que le gouvernement catalan veut organiser le premier octobre 2017. À son tour, Albano Dante Fachin est réticent à unir ses forces avec Catalunya en Comú, le nouveau parti d'Ada Colau, comme le veut Pablo Iglesias. Les divergences ont été observées dans la matinée de la Diada de Catalunya. Au moment où le secrétaire général de la formation violette allait partager la tribune avec la maire de Barcelone et l'autre défenseur de l’unité espagnole, Xavier Domènech, à Santa Coloma de Gramenet, Albano Dante Fachin se démarquait au maximum du leader du parti violet en participant à un événement au centre de Barcelone favorable au premier octobre 2017, dans lequel était également été présente Eulàlia Reguant, parlementaire de la CUP, entre autres.

Le meeting, à la Bourse de Barcelone, était organisé par Procés Constituent, une plate-forme souverainiste de gauche à laquelle appartient Albano Dante Fachin et qui comprend des membres d'autres formations, ainsi que des membres de l'équipe de la maire de Barcelone. Le plus applaudi a été sans doute le leader de Podemos Catalunya, confronté à la direction nationale du parti, qui veut que le leader catalan démissionne, et à l’opposition du groupe parlementaire de Catalunya Que Si es Pot (CQSP) au référendum unilatéral que le gouvernement catalan veut organiser et que le Tribunal Constitutionnel a suspendu.

Albano Dante Fachin a dit qu’il a rejoint Podemos parce que le manifeste fondamental de Podemos demande que « la Catalogne décide de son avenir » et revendique le droit à l'autodétermination. « Nous sommes un parti qui défend la pluri nationalité et la capacité des peuples de l’état à décider. Mais il n'y a pas de pluri nationalité possible sans la reconnaissance absolue du droit à l'autodétermination. Sinon, la pluri nationalité est une excuse et un mensonge », a dit le leader de Podemos Catalunya, qui a déploré que l'exécutif du parti « oublie parfois » ces revendications.

Après le débat sur les lois de déconnexion au parlement catalan la semaine dernière, Albano Dante Fachin s'est déclaré honteux et il a détecté « les limites des institutions et des organisations qui s’éloignent de leurs bases. A l’intérieur des institutions, sans le peuple, vous ne pouvez pas faire de changements », a assuré le militant de Podemos Catalunya, qui a critiqué le discours du porte-parole de CQSP, Joan Coscubiela, qui a remis en question le traitement de la loi de référendum par la majorité indépendantiste du parlement catalan.

« Beaucoup de militants de Podemos continuent à travailler afin que ces principes fondamentaux soient dans chacune de nos actions », a affirmé le leader catalan du parti violet, qui a appelé à participer au premier octobre 2017 et à se défendre contre l'autoritarisme qu'il voit dans les mesures judiciaires prises contre l'organisation du référendum. « Nous allons au premier octobre 2017 », s'écria-t-il pour clore son discours.

Jaume Asens, maire adjoint de Barcelone et identifié comme l'un des souverainistes du gouvernement municipal d’Ada Colau, a également pris la parole. Quand il a pris le micro, le public lui a rappelé que la maire n'a pas pour le moment céder les bureaux de vote habituels de la capitale catalane au gouvernement catalan pour le vote prévu pour le premier octobre 2017.

« Mettez les urnes », a crié un participant. « Oui, nous allons mettre des urnes », a répondu Jaume Asens immédiatement, provoquant des applaudissements. Le maire adjoint a associé la mobilisation pour le premier octobre 2017 aux luttes sociales et aux forces de changement dans le reste de l'Espagne.

Pour sa part, Eulalia Reguant a soutenu que « l'indépendance est une porte ouverte pour la liberté de tous les peuples d'Espagne et un défi contre le régime de 1978. Nous devons défendre avec nos ongles notre droit de vote et le droit à l'autodétermination et, à partir du 2 octobre 2017, défendre les résultats de ceux que nous aimons et qui chercheront les moyens d’une seconde voie », a déclaré la députée de la CUP.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:38

 

 

http://www.lavoixdunord.fr/215641/article/2017-09-09/damien-careme-obtient-un-entretien-decisif-avec-gerard-collomb-sur-l-avenir-de

 

Damien Carême obtient un entretien décisif avec Gérard Collomb sur l’avenir du camp de la Linière

 

Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, rencontre Lundi 11 Septembre 2017 à 11 heures à Paris le ministre de l'intérieur Gérard Collomb. Il sera question de l’avenir du camp de la Linière qui devrait, selon le maire, rouvrir d’une manière ou d’une autre.

 

Par Aïcha Noui

  

Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, a toujours dans l’idée de rouvrir le camp de la Linière d’ici à la fin du mois de septembre 2017.

« J’y pense », confie-t-il et il estime pouvoir le faire. Mais l’édile attend encore un rendez-vous décisif, Lundi 11 Septembre 2017 à 11 heures, avec le ministre de l'intérieur Gérard Collomb. Un entretien qu’il n’a eu de cesse de réclamer depuis la nomination du gouvernement d'Edouard Philippe.

« Je veux en sortir avec une solution à mettre en œuvre », explique-t-il fermement, « très vite, après, je déciderai de ce qu’il faut faire. Je ne supporterai pas d’attendre encore plus longtemps et de laisser trois cent cinquante réfugiés vivre dans des conditions inhumaines dans les bois du Puythouck. Ce ne sont pas des animaux. Je ne peux pas rester sans rien faire ».

Sur ce point, le maire insiste, « je ne veux pas être un jour condamné par la justice pour n’avoir rien fait. Si à l’issue de ce rendez-vous avec Gérard Collomb, l’état ne prend pas de décision, j’en prendrai une, à savoir la réouverture d’un lieu d’accueil », à la Linière, bien sûr, « je ne vois pas d’autres endroits à Grande-Synthe », rétorque Damien Carême, assuré d’avoir le soutien logistique de nombreuses Organisations Non Gouvernementales (ONG) et associations humanitaires comme Médecins Sans Frontières (MSF), Emmaüs, Gynécologie Sans Frontières (GSF), Médecins Du Monde (MDM) ou le Secours Populaire Français (SPF).

Surtout, le maire a « tout gardé, les sanitaires, les douches et les connexions électriques sont toujours là. Tout est sur place ».

Pour financer le fonctionnement du camp, le maire compte bien convaincre l’état de mettre la main à la poche, encouragé par son bras de fer victorieux au mois de mai 2016. Le maire avait alors réussi à faire financer le fonctionnement de la Linière à hauteur de trois millions neuf cent mille euros par an. « C’est à l’état de prendre en charge. C’est son job », dit-il.

Et Damien Carême prévient que « si le ministre de l’intérieur me dit non, il faut qu’il me le mette par écrit et je l’attaque au tribunal ».

La rencontre s’annonce tendue. Le maire de Grande-Synthe a d’ores et déjà annoncé que « la seule possibilité pour accueillir les réfugiés, c’est Grande-Synthe, ce n’est pas Bailleul, ni Troisvaux. Les migrants sont ici ».

Plus de trois cent cinquante migrants vivent actuellement au Puythouck. Leur nombre avait diminué cet été avec les opérations de mise à l’abri dans les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO). Des réfugiés ont aussi été accueillis dans les Centres d’Accueil et d’Examen des Situations (CAES) de Bailleul et de Troivaux, ouverts cet été. « Mais ils reviennent », note Claire Millot, de l'association Salam, « parce qu’ils ont peur d’être dublinés et donc renvoyés dans un autre pays européen ».

Les associations attendent beaucoup de l’entretien entre Damien Carême et Gérard Collomb. « Je n’ose pas espérer grand-chose, mais c’est notre seul espoir », souffle Claire Millot.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:21

 

 

http://libereznotreconfrere.com/

 

Libérez notre confrère

 

Salah Hamouri a été arrêté dans la nuit du 23 août 2017, à son domicile de Jérusalem-Est, par une cohorte de l’armée d’occupation venue le surprendre dans son sommeil. Il est soupçonné d’appartenir à une organisation politique ennemie. Le 29 août 2017, la cour statue tout d’abord sur une libération conditionnelle mais, avant même que Salah Hamouri puisse en bénéficier, il se voit remettre un ordre de détention administrative d’une durée initiale de six mois signé par Avigdor Lieberman, figure de l’extrême-droite israélienne et ministre de la défense. Depuis des décennies, des milliers de palestiniens ont été emprisonnés sous détention administrative sans être informés de la raison de leur emprisonnement, sans inculpation ni procès.

Cette détention administrative peut être renouvelée selon le bon vouloir des autorités israéliennes tous les six mois. Ce système carcéral a été utilisé de manière systématique par de nombreux régimes oppressifs comme en Afrique du Sud, sous le régime de l'apartheid. Salah Hamouri a trente deux ans, il est franco-palestinien et il est avocat. Palestinien par son père, titulaire d’une carte de résident de Jérusalem, et français par sa mère.

Son parcours et sa vie sont symboliques du destin de celui de millions de palestiniens, subissant l’occupation israélienne.

Il a quinze ans lorsque débute la seconde intifada. Comme de nombreux jeunes palestiniens, il participe aux actions et aux manifestations contre l’occupation. Au cours de l’une d’entre elle, il est blessé par balle. A seize ans, il est arrêté et mis en prison pour six mois. A dix neuf ans, il est arrêté une seconde fois et passe cinq mois en détention administrative.

Au mois de mars 2005, il est de nouveau arrêté.

Alors étudiant, il est inculpé pour des motifs qu’il a toujours nié,  sous une double accusation, il est accusé d'avoir eu l’intention de tuer Yossef Ovadia, rabbin et leader du parti politique Shas, et il est soupçonné d’appartenir au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Contraint à plaider coupable par l'état israélien, il sera condamné à sept ans de prison et il sortira seulement des geôles israéliennes le 18 décembre 2011.

A l’époque, une campagne de solidarité est lancée en France afin d’exiger des autorités françaises de faire respecter les droits de Salah Hamouri et de réclamer sa libération. Les timides efforts diplomatiques ont permis à Salah Hamouri de faire partie des mille vingt sept prisonniers politiques palestiniens libérés en échange de la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.

A sa libération, Salah Hamouri décide de se lancer dans des études de droit pour devenir avocat. En 2014, il se marie avec Elsa Lefort, citoyenne française. Ils vivent ensemble à Jérusalem-Est. Quelques mois après leur mariage, Salah Hamouri reçoit un ordre militaire lui interdisant de se rendre dans les territoires palestiniens de Cisjordanie durant six mois, à nouveau dans un arbitraire le plus total, cet ordre militaire sera ensuite renouvelé plusieurs fois, empêchant Salah Hamouri de se rendre dans son université avec la volonté d'empêcher Salah Hamouri de devenir avocat et de mettre ses compétences au service des milliers de prisonniers politiques palestiniens.

Aujourd’hui, comme Salah Hamouri, six mille trois cent palestiniens sont détenus dans les prisons militaires israéliennes dont quatre cent cinquante dans le cadre d’une détention dite administrative.

C’est auprès de ces prisonniers politiques que Salah Hamouri travaillait en tant qu’avocat. Pendant la même période, les autorités israéliennes ralentissent les démarches permettant à Elsa Lefort d’obtenir un visa d’épouse, comme toutes les femmes mariées à des palestiniens de Jérusalem. Après plusieurs refus des autorités, l’employeur d’Elsa Lefort, le consulat général de France à Jérusalem, obtient pour elle un visa de service, comme pour tous les employés du consulat.

Après un an et demi sans pouvoir quitter le territoire israélien, elle peut enfin se rendre en vacances en France. A son retour, le 5 janvier 2016, et alors qu’elle est enceinte de six mois, elle se voit mettre en détention trois jours et elle est expulsée vers la France, alors qu’elle possédait un visa de service. Depuis, Salah Hamouri est séparé de sa famille, contrainte de vivre en France.

Cet acharnement de l'état israélien contre Salah Hamouri est profondément ancré dans le régime colonial mis en place par Israël.

En s’attaquant à un avocat, qui exerçait légitimement sa profession, Israël fait preuve d’une détermination à entraver les défenseurs du droit qui luttent contre l’occupation.

La France est déjà coupable de laisser Israël violer sans cesse les droits de l’homme et le droit international. Elle ne peut pas tolérer qu’un de ses citoyens soit arbitrairement emprisonné par Israël. La France doit agir pour la libération de Salah Hamouri et pour faire respecter ses droits. C’est pourquoi nous appelons à une mobilisation large pour soutenir et libérer Salah Hamouri.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:05

 

 

Les rebelles des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dans les faubourgs de Daïr al Zour (Reuters)

 

Les FDS ont atteint Dimanche 10 Septembre 2017 une zone industrielle située à quelques kilomètres à l'est de Daïr al Zour, chef-lieu de la province du même nom, rapporte l'alliance rebelle soutenue par les Etats-Unis dans un communiqué.

Les FDS avaient annoncé la veille le lancement d'une offensive pour chasser l'Etat Islamique du nord et de l'est de la province. Leur progression plus rapide que prévue les a amenées à quinze kilomètres des positions de l'armée syrienne et de ses alliés, qui mènent leur propre offensive à Daïr al Zour.

Le mouvement rebelle dominée par les kurdes des unités de protection du peuple (YPG) se focalise depuis le mois de juin sur Rakka, capitale de l'Etat Islamique en Syrie, dont la reconquête se poursuit. Les succès de l'armée, qui a ouvert une brèche cette semaine dans les lignes de l'Etat Islamique autour de Daïr al Zour après trois ans de siège, l'ont toutefois incité à passer à son tour à l'offensive dans cette région frontalière de l'Irak.

Les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation russe, des effectifs iraniens et le Hezbollah libanais, ont par ailleurs achevé Dimanche 10 Septembre 2017 la reprise de la route entre Daïr al Zour et Damas, rapporte l'organe médiatique du mouvement chiite pro-iranien. Des unités venant de l'ouest ont effectué la jonction avec celles qui avaient déjà pris position dans le chef-lieu de la province.

Dix-sept civils y ont par ailleurs trouvé la mort Dimanche 10 Septembre 2017 dans des bombardements de l'aviation russe dans ce secteur, annonce l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

Selon l'Organisation des Nations Unies (ONU), quatre vingt treize mille civils jusqu'ici approvisionnés uniquement par les airs vivent à Daïr al Zour dans des conditions extrêmement difficiles. Un convoi humanitaire syrien y est arrivé Jeudi 7 Septembre 2017.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 17:31

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/08/59b286a4468aebf67d8b45e6.html

 

Ada Colau ne cédera pas les espaces du conseil municipal de Barcelone pour le référendum indépendantiste

Le Tribunal Constitutionnel espagnol suspend la loi du référendum et avertit les maires et soixante dix sept fonctionnaires de l'obligation d’empêcher le premier octobre 2017

Le gouvernement catalan impose aux maires de soutenir le premier octobre 2017

Le conseil municipal de Barcelone refuse pour l'instant de fournir des bureaux de vote pour le référendum d'autodétermination. Le conseil municipal dirigé par Ada Colau n'a pas encore pris de décision définitive en réponse à la demande du gouvernement catalan de céder les bureaux de vote habituels, mais la maire impose une condition difficilement réalisable par le gouvernement catalan après la suspension des résolutions relatives au référendum par le Tribunal Constitutionnel et après les plaintes du procureur. La mairie de Barcelone ne participera au référendum que si l'organisation de la consultation n’est pas illégale.

Le premier maire adjoint, Gerardo Pisarello, a expliqué Vendredi 8 Septembre 2017 que la maire a envoyé une lettre au président Carles Puigdemont et au vice-président Oriol Junqueras dans laquelle elle demande à être informée comment ils agiront après l’interdiction du premier octobre 2017 sans pousser les fonctionnaires à commettre une infraction. La lettre est la réponse d’Ada Colau à celle que les deux dirigeants ont transmise aux conseils municipaux en demandant des espaces pour le référendum.

Au cours des derniers jours, la pression a été redoublée pour que Barcelone adhère à la consultation. Les appels ont été rejoints par l'ancien maire nationaliste Xavier Trias, qui a appelé Ada Colau à soutenir le gouvernement catalan et à abandonner les ambiguïtés.

Gerardo Pisarello a exprimé Vendredi 8 Septembre 2017 « le plein engagement du conseil municipal afin que Barcelone puisse exercer le droit de participation et de mobilisation, tant qu'il ne met pas en danger l'institution et les fonctionnaires. Nous ne pouvons faire comme si rien ne s’était produit, alors nous demandons au gouvernement catalan, qui a impulsé la proposition et a certainement prévu la possibilité d’intervention du Tribunal Constitutionnel et du procureur, de clarifier ce qu'il pense dans ces circonstances », a déclaré Gerardo Pisarello.

Le numéro deux d’Ada Colau a attaqué le Tribunal Constitutionnel, en déclarant « qu’il a de nouveau agi contre la souveraineté de la Catalogne » et il a accusé le Parti Populaire d’instrumentaliser la justice. Le conseil municipal a commencé Jeudi 7 Septembre 2017 les vérifications pour informer le gouvernement catalan de la disponibilité des deux cent soixante bureaux de vote de Barcelone, un processus qui a été affecté par les déclarations du Tribunal Constitutionnel, a déclaré Gerardo Pisarello.

D’autre part, la majorité des grandes localités catalanes dirigées par le Parti Socialiste Catalan (PSC) refusent de s'impliquer dans le premier octobre 2017. Après avoir recueilli des rapports des secrétaires municipaux, certaines des villes les plus peuplées de Catalogne qui ont des maires socialistes, comme l'Hospitalet de Llobregat, Terrassa, Mataró ou Santa Coloma de Gramenet, se sont retranchés derrière la décision du Tribunal Constitutionnel pour refuser de livrer des espaces électoraux.

Deux maires du PSC dans la région métropolitaine de Barcelone, la maire de l’Hospitalet, Núria Marín, et la maire de Santa Coloma, Núria Parlon, ont répondu au gouvernement catalan dans des termes similaires. La maire de l’Hospitalet a indiqué au gouvernement catalan que « conformément à la légalité actuelle, il n'est pas nécessaire de procéder » à la cession des bureaux de vote, alors que Nuria Parlon a soutenu que la demande de l'exécutif de Carles Puigdemont était « sans fondement et sans objet après la suspension du Tribunal Constitutionnel et, par conséquent, les locaux ne peuvent être mis à la disposition du référendum ».

D'autres conseils municipaux du PSC, comme ceux de Rubí, de Mollet del Vallès et de Blanes, ont invoqué la même raison. Le maire socialiste de Lleida, le maire socialiste d’Àngel Ros et le maire socialiste de Tarragone, Josep Fèlix Ballesteros, ont réitéré qu'ils se conformeront à la législation en vigueur. Le conseil municipal de Terrassa, que les socialistes dirigent avec le soutien du Parti Démocrate Européen de CATalogne (PDECAT) a jugé inutile de répondre au gouvernement catalan après la paralysie de la convocation et de la loi de référendum.

Les indépendantistes disent que six cent cinquante quatre conseils municipaux soutiennent le référendum. Parmi les vingt huit villes catalanes de plus de quarante mille habitants, dix conseils municipaux sont prêts à collaborer avec le gouvernement catalan.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 15:21

 

 

http://www.cadtm.org/Espagne-A-Cadix-le-Reseau

 

À Cadix, le réseau municipaliste contre la dette illégitime a tenu avec succès sa deuxième réunion

 

par Jérôme Duval et Fátima Martín

 

Mercredi 7 Juin 2017

 

Le réseau municipaliste contre la dette illégitime et les coupes budgétaires s’élargit au niveau des régions autonomes. L’annonce a été faite par la députée de Podemos du parlement andalou Carmen Lizárraga, en conférence de presse lors du lancement de la seconde rencontre du réseau. Celle-ci a réuni à Cadix plus de cent cinquante participants représentants près de soixante dix sept municipalités de tout l'état espagnol du Vendredi 2 Juin au Dimanche 4 Juin 2017. Au début de ces journées s’est tenue une réunion avec des membres des groupes parlementaires et des députés des communautés autonomes à laquelle ont participé des représentants des parlements d'Andalousie, de Navarre, des Baléares, d'Estrémadure et de Galice, et à l’issue de laquelle il a été décidé de « se voir après l’été plus fréquemment et de manière coordonnée ».

La lutte contre la dette illégitime au niveau municipal, régional et national est dans l’ADN du front. Le manifeste d’Oviedo, germe du réseau signé par plus de mille élus, dont des conseillers municipaux, des députés espagnols et des députés européens, auxquels se sont ajoutés des activistes de mouvements sociaux et des personnalités internationales, s’est engagé à « soutenir la création d’un front espagnol des municipalités, des communautés autonomes et des nationalités qui remet en cause la dette illégitime et œuvre à son annulation ». L’avancée faite à Cadix vient le confirmer.

Treize municipalités et deux parlements autonomes du réseau approuvent des motions pour la remunicipalisation

Ces dernières semaines, treize municipalités du réseau, Gijón, Laviana, Torres de la Alameda, Morón de la Frontera, Getxo, Vilassar de Mar, Santa Coloma de Gramanet, Loeches, Valdemoro, Amurrio, Jerez, Petrer et Leioa, ont approuvé des motions dans leurs mairies respectives contre les dispositions additionnelles qui empêchent la remunicipalisation de services dans les budgets généraux de l'état présentées par le ministre des finances de l'état espagnol, Cristóbal Montoro. Une motion du parlement de Navarre allant dans le même sens et une proposition du parlement d’Aragon se sont ajoutées à celles déposées par les municipalités.

Éric Toussaint, porte parole du Comité pour l'Abolition de la Dette du Tiers Monde (CADTM), présent à la rencontre, a considéré « fondamental d’arriver à concrétiser une étape au niveau des communautés autonomes. Si le front reste au niveau municipal et ne parvient pas à convaincre les régions, tant au niveau des partis comme des mouvements sociaux, nous serons rapidement dans une impasse. Quant aux résultats, s’il n’y a pas de capacité de s’affronter au gouvernement central, il n’y aura pas de solution ».

Dans le même registre, en conférence de presse, le responsable pour l'économie et les finances de la ville de Madrid, Carlos Sánchez Mato, a exprimé la « nécessité de travailler de manière unie et coordonnée. Ou bien nous arrangeons cela entre nous tous et toutes, ou bien nous n’avons aucune possibilité de gagner ».

Carlos Sanchez Mato, qui a rappelé le chemin parcouru depuis le mouvement des indignés de 2011 jusqu’à la constitution de gouvernements municipaux du changement dans une centaine de municipalités grâce aux victoires électorales municipales lors des élections du mois de mai 2015, a affirmé que « ce n’est pas la même chose qu’à Cadix gouverne Teófila Martínez, ancienne maire libérale du Parti Populaire, que José Maria Gonzalez, maire de Por Cádiz Sí Se Puede, ou qu’à Madrid gouverne Manuela Carmena, de la coalition progressiste Ahora Madrid, à la place d’Esperanza Aguirre, du Parti Populaire. Là où nous gouvernons, nous devons dépasser le cadre légal. Madrid livre une bataille, une sacrée bataille contre Cristobal Montoro. Bien sûr qu’il faut la mener. Et nous allons la gagner. Parce que leur législation injuste reste sans fondement pour réussir à nous imposer ces absurdités ».

Pour sa part, Éric Toussaint, a souligné l’importance du réseau, qui est inédit tant dans l'état espagnol qu’au niveau international. Et il a précisé que « le défi est d’arriver à obtenir l’alchimie qui permette de joindre des mouvements sociaux avec des élus ». En prenant en compte que beaucoup de ces élus proviennent des mouvements sociaux laissant un vide dans les rues.

Un autre des défis qu’il a signalés est celui de réussir en tant que front à changer le rapport de force avec le gouvernement. Ce n’est pas la même chose d’être à la mairie de Madrid en confrontation avec Cristobal Montoro que dans des petites municipalités menacées d’intervention tel que Puerto Real ou Cadix, d'où la nécessité d’un front de solidarités.

Lors du lancement inaugural, Fátima Pontones, responsable des finances de la mairie de Puerto Real, municipalité prise dans l’étau de la dette, a dénoncé la perversion d’un système qui « ne lui laisse employer personne mais qui permet de soumissionner et privatiser le service » et elle a désiré « qu'avec des actes de désobéissance, les citoyens fasse pression ». Elle a aussi critiqué des crédits ICO pour avoir converti une dette commerciale en dette financière et l'obligation de payer les banques en priorité grâce au cent trente cinquième article qu’ils ont modifié dans la constitution.

Maria Rozas, responsable des finances de Santiago de Compostelle, a critiqué la loi de Cristobal Montoro qui se préoccupe de donner la sécurité aux investisseurs mais qui ne semble pas se préoccuper des vingt six mille personnes en risque de pauvreté dans la ville. « C’est notre responsabilité de leur faire face », a t-elle conclu.

José Maria Gonzalez annonce l’audit citoyen de la dette à Cadix

D’autres nouvelles se sont répandues au début de cette deuxième rencontre de Cadix, qui poursuit celle célébrée au mois de novembre 2016 à Oviedo. Le maire de Cadix, José María González, a annoncé le début de l’audit citoyen de la dette à Cadix au mois de septembre 2017, entre autres finalités, pour la transparence avec l’argent public.

« Quand il y a un contrôle, il y a moins de marge pour le gaspillage » a t-il dit. Il a montré sa confiance dans « l’apprentissage collectif fondamental pour ne pas répéter les erreurs du passé ». Rappelons que, comme dans de nombreuses autres municipalités, Cadix a reçu des crédits en 2013 à six pour cent d’intérêts, alors que les banques qui délivraient ces crédits recevaient des prêts de la Banque Centrale Européenne (BCE) à 0,25 %.

Défenseur de la participation citoyenne, le maire de Cadix a donné un nouvel exemple de son étroite relation avec son voisinage en abandonnant le panel inaugural de la rencontre pour aller s’enfermer dans le collège de ses enfants en défense de l’éducation publique.

À la fin de la rencontre, la volonté de poursuivre le travail en réseau a été mise en avant et une troisième réunion est dors et déjà programmée dans la localité madrilène de Rivas Vaciamadrid, à quinze kilomètres de la capitale, au mois de novembre 2017.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 14:46

 

 

http://www.ujfp.org/spip.php?article5669

 

Une insoutenable européanisation du chantage à l’antisémitisme

 

Communiqué du bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

Vendredi 2 Juin 2017

 

Le parlement européen a voté à une très large majorité, Jeudi Premier Juin 2017, une nouvelle résolution sur l’antisémitisme. Il va sans dire que nous déplorons, une fois encore, la singularisation de l’antisémitisme vis-à-vis des autres formes de racisme. D’elles pas un mot, alors que, par exemple, l’islamophobie sévit partout en Europe et que la romophobie tue.

Mais il y a plus grave. A y regarder de plus près, ce n’est pas tant d’antisémitisme que de limitation de la liberté de parole et de criminalisation de la critique d’Israël qu’il s’agit.

La résolution, par le biais de son deuxième paragraphe, fait sienne les critères proposés par la très sioniste International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) pour définir l’antisémitisme. Si celle-ci reconnaît que l’antisémitisme, c’est la haine du juif en tant que juif, le paramètre de la définition ne s’arrête pas là.

« Nier au peuple juif le droit à l’autodétermination, en prétendant par exemple que l’existence de l'état d’Israël est une entreprise raciste » relèverait de l’antisémitisme. « Avoir deux poids deux mesures en demandant de l'état d’Israël un comportement que l’on attend ni ne demande de n’importe quelle autre nation démocratique » serait de l'antisémitisme.

Le Royaume-Uni de Grande Bretagne et l’Autriche ont récemment adopté cette définition et les effets catastrophiques n’ont pas tardé à se faire sentir. C’est notamment sur cette base qu’a failli être annulée il y a une dizaine de jours la Palestine Exposition 2017 de Londres qui aura bien lieu au début du mois de juillet 2017.

En France aussi, la petite musique qui amalgame insidieusement la moindre critique d’Israël et/ou du sionisme à de l’antisémitisme bat son plein. Il n’y a pas besoin de la définition de l’IHRA pour cela mais, pourtant, si le vote de cette résolution par le parlement européen n’a aucune valeur juridique contraignante, il contribue à renforcer ce climat nauséabond où la parole critique à l’encontre d’Israël est bâillonnée et criminalisée. Ce vote, c’est une attaque sournoise contre la liberté d’expression de la part de la seule institution démocratique de l’Union Européenne.

A l’exception notable de la Gauche Unitaire Européenne (GUE) et des écologistes, tous les groupes parlementaires ont écouté plus ou moins religieusement les doléances des lobbies hyperactifs pro-israéliens, au premier rang desquels, l’IHRA et le congrès juif européen, qui ont finalement réussi à obtenir gain de cause après une longue et coûteuse bataille. Mais ne nous y trompons pas, cette résolution ne s’est pas obtenue que sous la pression. Il s’agit d’un vote d’adhésion.

Elle a été approuvée à une large majorité comprenant une alliance pas si hétéroclite qu’elle n’en a l’air au premier abord, de l’aile droite de la social-démocratie à l’extrême droite souverainiste et antisémite, tous, à de rares exceptions près, ont voté en faveur de la résolution.

Sans un accord idéologique tacite fondé sur une islamophobie plus ou moins assumée et le choix stratégique néoconservateur du soutien indéfectible à Israël, une telle alliance aurait été inconcevable. Il suffit de prendre la peine de gratter le vernis des bonnes intentions de cette résolution pour que se laisse apercevoir sa véritable raison d’être, qui ne fait d’ailleurs que peu de cas de la situation des juifs en Europe. Il faut rappeler qu’il n’y a pas de politique d'état antisémite en Europe et que ce vote vise clairement à empêcher non pas l’antisémitisme réel mais la critique politique légitime d’un état, de sa politique et de son régime.

Le vote de cette résolution nous rappelle que, ici comme en Europe, le droit à la critique d’Israël fait partie de la liberté d’expression politique en général, un acquis aussi précieux que fragile qu’il nous faut défendre à tout prix.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 14:17

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/08/59b19ec4268e3ec8108b4869.html

 

Podemos Catalunya contredit Pablo Iglesias sur le premier octobre 2017

 

Vendredi 8 Septembre 2017

 

Deux images ont accompagné Catalunya Que Si es Pot (CQSP) dans la séance plénière la plus importante et controversée des dernières décennies, l'implosion du groupe parlementaire, avec trois députés du parti violet quittant l'hémicycle en raison de la confrontation ouverte qu'ils entretiennent avec Joan Coscubiela et ses partenaires de l'Initiative pour la Catalogne Verte (ICV) et le geste d'Àngels Martínez d'enlever les drapeaux espagnols que les députés du Parti Populaire avaient laissés quand le vote définitif allait commencer.

Ces polémiques ont frappé son image et ont montré l'isolement de la section catalane du parti violet dans l'effervescence politique. En outre, Podemos Catalunya ignore les positions de Pablo Iglesias lui-même, qui a demandé publiquement à Àngels Martínez de s'excuser pour son action. Podemos Catalunya a justifié l’action d’Angels Martinez en disant que « cela peut surprendre, mais ce n’est pas une action contre l’Espagne, au contraire ».

« Nous parlons d'une militante qui a travaillé pendant des décennies pour une république et une nouvelle façon de faire en Espagne. Elle comprend que ce drapeau ne représente pas son Espagne », a poursuivi le secrétaire général de la formation en Catalogne, Albano Dante Fachin, dans une interview.

La militante elle même a refusé de s'excuser dès la première minute, une décision soutenue par Podemos Catalunya malgré l'opinion de Pablo Iglesias.

De fait, les divergences entre le leader de Podemos et le secrétaire général en Catalogne est évidente depuis qu’Albano Dante Fachin a décidé de contredire la philosophie de la direction nationale et de refuser la convergence avec Xavier Domènech et Ada Colau.

Le référendum unilatéral proposé par Junts Pel Sí et la Candidature d’Unité Populaire (CUP) était une autre cause de tension entre eux, tandis que Pablo Iglesias soutenait les défenseurs de l’unité de l’Espagne et considérait la consultation comme une mobilisation, Albano Dante Fachin allait un peu plus loin et défendait sa participation. « Nous allons voir le premier octobre 2017 », a-t-il déclaré avant le vote sur la loi du référendum, où CQSP en bloc s'est abstenu.

Podemos Catalunya est également isolé dans son groupe parlementaire, une situation qui a été aggravée Jeudi 7 Septembre 2017 après le discours combatif de Joan Coscubiela, député d’ICV, contre la stratégie de Junts pel Si et de la CUP pour approuver la loi de transition juridique sans l'avis du conseil des garanties statutaires, une sorte de Tribunal Constitutionnel catalan, applaudi par toute l'opposition. Albano Dante Fachin était l'un des rares qui s’est montré indifférent et à peine affecté. Peu de temps après, il a écrit sur Twitter que « je partage certaines choses que raconte Joan Coscubiela. Le problème est que son analyse laisse des choses très importantes à l'extérieur et que cela invalide tout ».

La fracture avec ses partenaires d’ICV est telle que la direction de Podemos Catalunya a décidé de réunir son conseil des citoyens dans les prochains jours pour décider que faire avec CQSP. L'une des options qui est proposée est de demander à Joan Coscubiela de quitter sa fonction de porte-parole parlementaire. Une décision qui dépend aussi de l'horizon électoral et les défenseurs de l’unité espagnole attendent dans la chambre pour prendre sa place.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 13:30

 

 

http://www.mancalternativa.com/en-reponse-a-un-tweet-de-jean-luc-melenchon-a131554026

 

Créer les conditions d'une alternative, tout à la fois crédible et claire

 

Nous publions un texte signé par  plusieurs membres de Manca Alternativa Ensemble Insoumis (MAEI) en réponse à un tweet de Jean-Luc Mélenchon condamnant, sans consultation préalable, un accord éventuel entre la Corse Insoumise et diverses organisations politiques de la vraie gauche, en vue de la constitution d'une liste unique pour les prochaines élections territoriales.

Dimanche 3 Septembre 2017 à 20 heures, Jean-Luc Mélenchon, dans un tweet, a condamné les militants de la Corse Insoumise qui depuis deux mois créent les conditions d'un rassemblement avec les forces antilibérales, dont le Parti Communiste Français (PCF) autour d'un programme anti-austérité et pour l’intérêt général humain. En effet, en Corse au mois de décembre 2017, auront lieu les élections territoriales.

Ces élections sont très importantes pour l'avenir de l'île et sa population, dont une personne sur cinq se trouve en situation de précarité extrême, en dessous du seuil de pauvreté.

Il s'agit de la première consultation nationale depuis les élections présidentielles et les élections législatives. Nous avons considéré, qu'en dehors de tout esprit politicien, il était important de créer les conditions d'une alternative, tout à la fois crédible et claire, pour changer le cours des choses et influer positivement sur la situation. Á toutes les étapes de nos discussions, nous avons, en ce qui nous concerne, appliqué la démocratie citoyenne.

Les militants de la Corse Insoumise et de MAEI ont rencontré le PCF à trois reprises, Europe Ecologie Les Verts (EELV) à une reprise à travers le réseau VIA et le POE à une reprise, pour avancer sur le nécessaire chemin du rassemblement.

Nous avons discuté avec les responsables du Mouvement de la France Insoumise (MFI) et nous leur avons proposé un document d'analyse des particularités politiques de la Corse, dès le mois d'octobre 2016. Deux réunions ont été organisées á ce sujet avec notamment Manuel Bompard et des discussions ont eu lieu avec Raquel Garrido, lors de sa venue en Corse pour les élections présidentielles.

Au mois de juillet 2017, nous informions le MFI de nos démarches ouvertes pour les élections territoriales. Au cours de l'été, profitant de la présence de Martine Billard en Corse, une réunion a été organisée pour informer et rendre compte des discussions.

A la fin du mois d’août 2017, une rencontre a été organisée à Marseille dans le cadre de l’université d'été du MFI.

Il n'est pas juste de dire comme l'a fait Jean Luc Mélenchon dans son tweet, que « des insoumis ont engagé une liste avec le PCF en Corse sans prendre aucun avis. Je ne soutiens pas cette initiative. Je la condamne ».

Il est peu de dire que cette remarque nous a surpris, nous a blessés dans sa formulation et nous alarme pour l'avenir. Jean-Luc Mélenchon a ainsi tourné le dos à la Corse malgré nos nombreuses sollicitations.

Nous n'avons, depuis le début des campagnes électorales, reçu de sa part aucun mot de soutien ou d'encouragement.

D'un point de vue politique, ce n'est pas un hasard, si seule la Corse est concernée aujourd'hui par l'élection d'une collectivité unique. Elle continue à être un laboratoire dans les politiques libérales de démantèlement et de balkanisation des territoires voulue par l'Europe fédérale et libérale. C'est la solidarité nationale et la nécessaire péréquation de l’état qui sont frontalement remises en cause pour continuer à affaiblir les services publics.

Jeudi 7 Septembre 2017, profitant d'une présence à Paris, Jacques Casamarta a été reçu par une délégation de cinq personnes de l’espace politique dans les locaux du MFI pour préciser de nouveau le sentiment politique des militants corses. La délégation a écouté notre camarade en précisant qu'elle n'était pas mandatée par l’espace politique. Il en ressort tout de même qu'elle ne serait pas forcément favorable à l'élaboration d'une liste commune.

Ne pas être présents lors de cette élection territoriale comme certains l'ont émis, serait une impasse politique, voire une erreur politique. Ne pas chercher le rassemblement sur la base d'une rupture avec les soutiens du libéralisme en serait une autre.

Cette situation désagréable nous pose question. Elle doit trouver une issue positive, sous peine de paralyser le mouvement.

La question de l'unité sur un positionnement politique clair est et reste une condition essentielle à l'émergence d'une perspective. Cette question éminemment politique doit être rapidement débattue, il en va de notre avenir et pas seulement en Corse.

Il y a urgence, Samedi 9 Septembre 2017 les insoumis d'Ajaccio  et de Bastia doivent en débattre en assemblée générale. C'est pour cela que nous tenons  á informer les militants d’Ensemble Insoumis.

Cette question doit être discutée au sein de notre mouvement et portée au niveau de l'espace politique.

 

Premiers signataires

 

Jacques Casamarta, Francis Peretti, Robert Armata, Pascale Larenaudie, Jean Pierre Orsi, Muriel Buisson, Guy Lannoy, Claude Franceschi, Amélie Raffaelli, Aldo Siddi, Xavier Bernardini, Catherine Laurenti, Bernard Bouquet. Jacques Coti.

 

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens