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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:14

http://www.courrierinternational.com/article/2014/03/24/un-nouveau-beppe-grillo

« Un nouveau Beppe Grillo ? »

A deux mois des élections européennes et locales, le célèbre journaliste Stavros Theodorakis lance une nouvelle formation (a)politique, To Potami (Le Fleuve). La presse grecque s'interroge sur un mouvement qui n'a pas de programme.

Par Alexandros Kottis

Lundi 24 Mars 2014

« Une dynamique qui pourrait atteindre un résultat à deux chiffres » aux prochaines élections. Le journal de droite I Kathimerini se fait l’écho de plusieurs sondages qui présentent le mouvement To Potami (Le Fleuve) comme la troisième force politique du pays. Si ces enquêtes d'opinion sont contestées, l'apparition de cette formation et sa présence médiatique sont bien réelles.

Alors que le gouvernement d'Antonios Samaras (Nouvelle Démocratie, droite) et la troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI) ont trouvé un accord le 18 mars pour le versement d'une nouvelle tranche d'aide après plusieurs mois de négociations, une nouvelle formation est née à l'initiative du célèbre journaliste Stavros Theodorakis, que l’on compare parfois à l’italien Beppe Grillo pour leur style et leur parcours semblables. To Potami se veut apolitique, constitué de personnalités diverses, et empruntant des idées à la droite comme à la gauche.

Si le journaliste star quitte les deux médias pour lesquels il travaillait (la chaîne de télévision Mega et le journal Ta Nea) pour s'engager pleinement en politique, il continue d'écrire sur le site Protagon, qu'il a lancé. Un média qui est à l'image de Potami, un regroupement de « personnes inquiètes » qui viennent d'horizons divers et qui veulent prendre en main une situation qui ne leur convient pas, ici dans le domaine journalistique, là en politique. Le webzine admet que la nouvelle formation suscite des attentes, mais il interroge les capacités de Potami à mobiliser les masses, jugeant la seule personnalité de Stavros Theodorakis insuffisante pour insuffler une nouvelle dynamique politique. « Un coucou n'apporte pas le printemps » peut-on lire dans un article intitulé « emporté par la rivière ».


Le fleuve capable de tout laver

Les critiques à l'encontre de Potami se font plus acerbes dans Avgi, qui dénonce l'absence de positionnement et de propositions. « Il ne dit rien pour ne pas exclure », note le journal proche de SYRIZA (coalition de partis de gauche présidée par Alexis Tsipras), lequel relate l'exaspération d'un homme face à l'absence des thèmes majeurs, chômage et crise économique, lors d'une conférence de presse tenue en Crète. Sans profondeur, Stavros Theodorakis « suit les codes télévisuels qui l'ont servi depuis des années » pour séduire, souligne le quotidien de gauche en titrant « sans programme, ni montage ».


Pour le magazine progressiste Unfollow, l'émergence d'un tel mouvement « n'a rien d'inhabituel dans la Grèce actuelle, où le paysage politique s'effrite ». S'interrogeant sur l'électorat de Potami, le mensuel évoque la possibilité pour la formation de s'imposer sur la scène politique, par sa nouveauté et sa volonté de rompre avec les partis et figures traditionnelles. Mais si Stavros Theodorakis n'a pas de programme établi, le magazine n'oublie pas son soutien aux mesures d'austérité et le traitement médiatique qu'il accordait aux nazis d'Aube Dorée. « Il semble que le fleuve soit capable de tout laver » résume amèrement Unfollow. Héraclite, poète grec du cinquième siècle avant Jésus Christ, disait « panta rei » (« tout coule »).

L'apparition de ce nouveau mouvement est plutôt bien accueillie par le journal de droite Ta Nea, car « les cartes sont redistribuées, ce qui ne peut pas faire de mal ». Le quotidien explique que Potami s'est fondé sur les ruines du PASOK (parti socialiste), et conseille à la formation de faire les efforts nécessaires au rassemblement du centre gauche, si elle veut « sauver le tableau des populismes de droite et de gauche ». La stabilité ou le recul des formations politiques existantes favorisent l'émergence de nouveaux mouvements tels que To Potami. Pour I Kathimerini, la formation de Stavros Theodorakis répond à une véritable demande, et la création de Potami a des conséquences, « le paysage politique change ».

En arrêtant « les protagonistes », l'émission télévisée qu'il animait jusqu'à présent, Stavros Theodorakis prend le devant de la scène politique.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 14:53

http://www.liberation.fr/monde/2014/05/08/syriza-de-l-espoir-pour-les-grecs-mais-aussi-pour-l-avenir-de-l-europe_1013318

SYRIZA, de l’espoir pour les grecs mais aussi pour l’avenir de l’Europe

Par Christos Chryssopoulos, écrivain

Jeudi 8 Mai 2014

Réfléchir aux prochaines élections européennes impose de les envisager autant sous l’angle national que sous un angle plus large, européen. Pour la Grèce tout particulièrement, le suffrage du 25 mai intervient à un moment particulièrement critique, ce même jour auront lieu, dans notre pays, les élections municipales. Par conséquent, dans l’esprit de l’électeur, il serait bien difficile de séparer les deux scrutins.

En Grèce, le contexte socio politique est le suivant, l’actuelle coalition au pouvoir (faite de deux partis) est incapable de préconiser une politique qui fasse fi des injonctions de la troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI). Pour être franc, il est difficile de qualifier la Grèce de démocratie réelle, étant donné son fonctionnement. Les projets de loi sont souvent le résultat de « décrets présidentiels », au mépris de toute procédure législative normale, tandis que les lois visant à une politique d’austérité, qui comptent souvent des centaines de pages, ne sont jamais discutées en détail par le parlement et que les députés ne disposent littéralement que de quelques heures pour les lire et procéder au vote.

La branche conservatrice de la coalition au pouvoir, Nea Démocratia (Nouvelle Démocratie), se sert de la troïka comme prétexte idéal pour faire passer les mesures néo libérales qu’elle a toujours préconisées. La branche sociale-démocrate (ELIA, l’ancien PASOK) n’est plus que l’ombre d’elle-même, tandis que la société grecque s’est gravement paupérisée et que les classes moyennes progressistes ont énormément souffert. La confiance en la politique actuelle est au plus bas. Hommes et femmes politiques sont sévèrement discrédités. Pour maintenir l’ordre social, la coalition au pouvoir procède à des mesures drastiques tant physiques (restriction du droit de réunion, contrôles de police) que judiciaro légales (contrôle des médias, atteinte à la vie associative et aux luttes sociales, attaques contre les droits des travailleurs et contre la sécurité sociale), tout en se rapprochant de l’aile droite et des néo nazis, comme un scandale récemment mis au jour l’a prouvé. D’après les sondages, le parti politique le plus à gauche (SYRIZA) concentre le vote protestataire, même si l’on peine à croire que la société grecque s’est franchement radicalisée à gauche ces dernières années. S’il faut parler de radicalisation populaire, c’est plus probablement du côté de l’extrême droite, qui maintient sa poussée malgré l’arrestation de plusieurs des dirigeants d’Aube Dorée (parti néo nazi grec dont six dirigeants ont été mis en examen pour le meurtre d’un militant antifasciste en septembre).

Dans un tel contexte, la politique en Grèce semble se définir comme une illusion de longue durée. Avec une nuance, autrefois, la politique était nécessaire pour maintenir l’illusion que la Grèce était une société prospère, alors qu’aujourd’hui, la politique est l’illusion même que la Grèce est en train de sortir de la crise et qu’elle réintègre sa place au sein des marchés). Ainsi, le discours politique est à la fois bel et bien concret, répression en matière de politique économique, répression physique, paupérisation, autoritarisme, néolibéralisme et virtuel, « la Grèce gagne en crédibilité, la Grèce, une success-story parmi les pays européens en crise ».

D’un point de vue symbolique, cela fait longtemps que les mouvements d’opposition à la politique d’austérité pourraient prétendre à une victoire des urnes.

En sorte qu’un pourcentage élevé de votes en faveur de SYRIZA sera important, voire nécessaire, pour donner un socle solide aux arguments anti-austérité de ce parti, ainsi que pour maintenir le moral du peuple grec mis à rude épreuve. En même temps, ce vote aura un effet réel en ce qu’il sera un signe précurseur du prochain suffrage national. Plus encore, les élections du 25 mai seront déterminantes dans la mesure où les candidats soutenus par SYRIZA sont élus à la fois aux conseils municipaux et au parlement européen. Bref, il est d’une importance capitale pour notre pays que SYRIZA se montre capable d’obtenir la majorité.

Dans le même temps, l’avenir de SYRIZA est fondamental pour l’Europe. Autant pour des raisons pratiques que symboliques, il est urgent et indispensable que s’élève dans l’Union Européenne une voix de gauche qui sache se faire entendre. A ce titre, la candidature d’Alexis Tsipras à la présidence de la commission européenne est significative. L’Europe est à la croisée des chemins.

L’essentiel des valeurs que nous associons depuis longtemps au paradigme européen pour ce qui touche au contrat social (liberté, démocratie, solidarité, sécurité sociale et égalité) est depuis un bon moment déjà remis en question sous le coup d’attaques néolibérales et populistes qui ont eu pour effet d’appauvrir la majeure partie des sociétés européennes. L’idée forte de l’Europe, sa raison d’être, une « Europe unie pour les peuples d’Europe », s’efface devant une crise des idéaux de plus en plus profonde.

Si la Gauche Européenne (GE) renforce son pouvoir et si SYRIZA parvient à capitaliser sur l’élan qui semble se faire jour en sa faveur, il sera alors permis d’espérer que le débat au sein de l’Europe prendra la forme d’une opposition forte contre le violent courant néolibéral et les politiques de droite en cours qui, par essence, mettent à mal l’idée européenne même. Cela est d’une importance capitale pour tous les habitants de ce continent, et même au-delà de ses frontières.

Les élections, d’un point de vue général, donnent le sentiment de toujours poser la question « nous suivrez-vous ». A quoi, si l’on regarde les politiques en vigueur, les électeurs répondent toujours « d’accord ». Pour ces élections européennes, la gauche, que ce soit en Grèce ou dans le reste de l’Union Européenne, devrait répondre par « nous pouvons le faire ».

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:49

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/28/et-la-laicite-monsieur-valls_1006539

Et la laïcité, Monsieur Valls ?

Par Henri Pena Ruiz, philosophe, écrivain, ancien membre de la commission Stasi

Lundi 28 Avril 2014

Nous savons tous les deux ce que peut être la stigmatisation par un régime dictatorial de ceux qui ne partagent pas la croyance imposée ou privilégiée par le pouvoir. Dans l’Espagne de Franco, que nos deux familles ont fui, le national catholicisme régnait.

La coalition des trois fascismes (Hitler, Mussolini, Franco) avait brisé la république espagnole, livrant le peuple à des décennies de violence sourde ou avouée, après avoir écrasé les républicains sous des bombes, qui, bientôt, ensanglanteraient le monde entier.

Lors de la Retirada, pendant l’hiver de 1939, l’armée républicaine a franchi la frontière de nos deux pays. Antonio Machado mourut aussitôt. Il repose à Collioure, sa stèle recouverte du drapeau républicain, violet, jaune, rouge. Parqués à Gurs comme à Argelès, les soldats, qui, pourtant, venaient de livrer le premier combat antifasciste furent très mal accueillis. Cela n’empêcha pas nombre de combattants républicains espagnols de reprendre les armes, en France, contre les occupants. Celestino Alfonso, comme bien d’autres, mourut sous les balles nazies, et l’on voit son portrait défiguré dans l’affiche rouge.

Vint alors le temps des émigrations politiques ou économiques. En France, nos familles, comme celle d’Anne Hidalgo, goûtèrent l’air de la liberté, et de la laïcité. Sans perdre la mémoire de nos origines, nous nous découvrîmes enfants de la république française, si bien incarnée par Marianne, qui porte le bonnet phrygien de l’esclave affranchi. La patrie, redéfinie par la révolution française, c’est la communauté de droit qui tisse entre tous une fraternité construite sur la liberté et l’égalité. Merci à la France qui ne nous demanda pas de faire allégeance à un quelconque particularisme religieux pour nous « intégrer », comme on dit. Valls, Hidalgo, Pena Ruiz, nos patronymes allaient se fondre dans ce beau creuset français qui s’ouvre à l’universel en une terre particulière.

Certes, tout n’était pas idyllique, et l’injustice sociale semblait souvent démentir les idéaux politiques. Nous aimions la république, mais nous la voulions sociale en même temps que laïque.

Nous fîmes le choix de nous engager en ce sens. Toute victoire serait alors non celle d’un peuple, mais d’une justice sociale sans frontières. Laïcité, justice sociale, Jean Jaurès avait déjà défini les deux fondements d’une république où il fait bon vivre. Et son patriotisme internationaliste, qui lui coûta la vie, avait laissé un sillage de lumière dans les consciences. Laïque, la république confère les mêmes droits aux athées et aux divers croyants. Sociale, elle rend crédible sa superbe devise.

Vous voilà premier ministre de cette république. Pour ma part, j’ai consacré ma vie à l’instruction publique et laïque, vecteur d’émancipation pour ceux qui n’ont que l’école pour devenir tout ce qu’ils peuvent être. Nous nous accordons, n’est-ce pas, sur un tel idéal.

D’ailleurs, nous étions ensemble pour défendre la crèche Baby-Loup, qui s’est voulue laïque afin d’accueillir les enfants de cinquante nationalités sans faire violence à aucune famille.

Alors, sans polémique, j’entends vous dire mon incompréhension devant votre décision de représenter la France, ès qualités, dans l’exercice de vos fonctions, pour la canonisation de deux papes. Il n’y aurait évidemment aucun problème si vous vous rendiez à Rome à titre privé, en ne représentant que vous-même. En république laïque, les croyants sont pleinement libres, mais leur foi ne doit engager qu’eux seuls. De même pour l’athéisme.

L’égalité des droits est ici en jeu, et la déontologie qu’elle inspire se fonde sur un souci d’universalité. Tout privilège public de la religion est blessant pour les athées. Or, en France, il y a des athées et des agnostiques en grand nombre, et tout acte officiel de la puissance publique se doit de les représenter à égalité avec les divers croyants.

D’où la neutralité, qui n’a rien d’antireligieux, mais qui tient bon sur la distinction entre le privé et le public. Vous admirez Clemenceau. Je l’admire aussi, comme grand républicain laïque et anticolonialiste. Or, en 1918, votre homologue prit une décision laïque exemplaire. La voici. Le 11 novembre 1918, l’archevêque de Paris invite Clemenceau, alors président du Conseil, au Te Deum prévu à Notre-Dame de Paris, en hommage à tous les morts de la guerre qui vient de s’achever. Clemenceau dissuade le président de la république, Raymond Poincaré, de s’y rendre, et il répond par un communiqué officiel qui fera date, « suite à la loi sur la séparation de l’église et de l’état, le gouvernement n’assistera pas au Te Deum donné à Notre-Dame. Henriette Poincaré (femme du président de la république) et Germaine Deschanel (femme du président de la chambre des députés) n’étant pas membres du gouvernement pourront par contre y assister ».

Voilà une jurisprudence laïque à laquelle Benito Juárez, futur président de la république mexicaine, avait donné ses lettres de noblesse en 1855, lors de son entrée en fonction en tant que gouverneur de l’état d’Oaxaca. Tout nouveau gouverneur avait alors coutume d’assister à un Te Deum qui conférait à l’autorité religieuse le privilège d’introniser l’autorité civile. Il mit un terme à cette pratique en des termes limpides, « j’ai pris la décision de ne pas assister au Te Deum, en raison de ma conviction, selon laquelle, les autorités politiques de la société civile ne doivent assister en tant que telles à aucune cérémonie religieuse, alors qu’en tant qu’individus ils peuvent se rendre aux lieux de culte pour y pratiquer les actes de dévotion que leur dicte leur religion ».

Certes, les circonstances humaines les plus bouleversantes ont besoin de cérémonial. Mais en république, ce besoin symbolique essentiel doit être tel que tous les citoyens et citoyennes puissent s’y reconnaître. Le précédent mexicain montre que la laïcité ne se limite pas à la France.

Un dernier mot, professeur de philosophie dans l’enseignement public, j’ai toujours trouvé normal de ne jamais laisser paraître mon type de conviction personnelle dans l’exercice de mes fonctions. La république me confiait ses enfants afin que j’en fasse des élèves, et je me devais de promouvoir leur seule autonomie de jugement, sans prosélytisme aucun.

Qu’auraient dit les familles si j’en avais usé autrement ? Quand Nicolas Sarkozy a eu l’audace, dans le discours de Latran, de placer le prêtre au-dessus de l’instituteur, j’ai rédigé un article pour lui rappeler l’ineptie d’une telle hiérarchisation. Car l’instituteur ne vise que la liberté de l’élève, telle que la fonde la culture, et refuse toute inculcation. C’est cela la grandeur de l’école laïque, ce lieu où l’élève apprend ce qu’il ignore pour pouvoir un jour se passer de maître. Ne pensez-vous pas, monsieur le ministre, qu’un si bel idéal requiert une défense et illustration exemplaires de la part des responsables politiques ?

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:08

http://www.passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/05/07/mengs-medahne-mort-parce-quil-coutait-trop-cher

Mort parce qu’il coûtait trop cher

Mercredi 7 Mai 2014

Mengs Medahne est un de ces mineurs érythréens arrivés récemment à Calais qui habitaient le campement du bassin de la Batellerie. Il est mort en essayant de passer en Angleterre.

S’apercevant que le camion dans lequel il était monté avec deux de ses camarades allait dans la mauvaise direction, il a sauté en marché et a été percuté par les deux véhicules qui suivaient. Il avait seize ans.

À seize ans, il n’aurait pas dû être à la rue. Comme tout mineur en danger, il aurait dû faire l’objet d’une mesure de protection. Il aurait dû être hébergé, accueilli dignement, informé de ses droits. Il aurait dû faire le point avec des professionnels sur ses projets d’avenir. Parce que c’est la loi, et que la loi s’applique à tout mineur en danger, quelle que soit sa nationalité. Il aurait peut-être alors fait le choix de rester en France. Ou, s’il avait persisté dans son projet de partir au Royaume Uni, il l’aurait fait dans de meilleures conditions physiques et psychologiques, et de manière moins risquée.

Mais, sous prétexte qu’ils n’ont pas de projet en France, le conseil général refuse de prendre des mesures de protection en faveur des mineurs qui veulent aller au Royaume Uni, et s’oppose à la création d’un lieu d’accueil pour eux à Calais. Le conseil général viole la loi. Il dit qu’il fait déjà beaucoup, et que ça coûterait trop cher. Alors Mengs a dormi dehors sous un bâche plastique, comme d’autre, parce qu’il n’y a pas assez de tentes, ou serré dans l’une d’elle s’il a trouvé de la place. Il a peut-être attrapé la gale, comme certains de ses voisins. Il a été harcelé par la police. Alors comme d’autres il a pris des risques inconsidérés pour échapper vie, jusqu’au geste inconsidéré de sauter d’un camion en marche. Et Mengs est mort, comme sont morts cinq de ses camarades de campement ces derniers mois.

Le conseil général du Pas-de-Calais, c’est un budget d’un milliard sept cent millions d’euros en 2014. Qui annonce que « les jeunes de seize à trente ans sont la priorité du département ».

Qui consacre deux cent quarante deux millions d’euros en 2013 au pacte jeunesse. Mengs, lui, coûtait trop cher, alors on l’a laissé à la rue.

Le conseil général du Pas-de-Calais, c’est aussi trois mille sept cent enfants accueillis en 2013.

Les trente à soixante mineurs qui peuvent se trouver dans les différents campements représentent moins de deux pour cent de ce chiffre. Et ce seraient eux qui mettraient les finances publiques en péril. Et ce sont eux qu’on laisse à la rue.

Cela fait plus de dix ans qu’associations et militants de terrain alertent les pouvoirs publics sur la situation de ces jeunes et la nécessité de lieux d’accueil pour eux près des lieux de passage.

Depuis l’automne les associations constatent que les exilés prennent de plus en plus de risques, que les accidents et les décès se multiplient, et tirent la sonnette d’alarme. L’apparition de mineurs en nombre croissant au campement du bassin de la Batellerie, dans des conditions matérielles et sanitaires dégradées, a elle aussi fait l’objet d’une alerte.

Mengs est mort comme il est venu, anonyme, un article de faits divers, entre un feu de cheminée et une querelle bruyante de consommateurs éméchés au sortir d’un bar.

Monsieur le président du conseil général, mesdames et messieurs les conseillères et conseillers, quand sortirez-vous de votre passivité ? Quand cesserez-vous de considérer que ces jeunes coûtent trop cher, ou ne sont pas assez payants pour votre popularité ?

Quand prendrez-vous les mesures que commande le bon sens et que la loi prescrit ?

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:54

Une vingtaine de séparatistes tués à Marioupol, selon Kiev (Reuters)

Une vingtaine de séparatistes pro-russes ont été tués Vendredi 9 Mai 2014 par les forces ukrainiennes alors qu'ils tentaient de prendre le siège de la police à Marioupol, a déclaré le ministre ukrainien de l'intérieur Arsen Avakov.

« Un groupe terroriste d'une soixantaine d'hommes munis d'armes automatiques a attaqué le siège de la police. Une vingtaine de terroristes ont été anéantis et quatre ont été capturés », a dit le ministre sur sa page facebook.

« Face à ceux qui viennent armés, qui tirent, prennent des otages, les torturent, les dépouillent en s'abritant derrière divers slogans, face à eux, il ne peut y avoir qu'une réponse de la part de l'état ukrainien, l'anéantissement », a-t-il ajouté.

Les précédents bilans faisaient état de trois à huit morts. D'autres sources indiquent par ailleurs que ce sont les forces ukrainiennes qui ont attaqué le bâtiment pour tenter d'en déloger les militants pro-russes.

Selon la version d'Arsen Avakov, l'assaut « terroriste » s'est transformé en bataille rangée à l'intérieur de l'immeuble. Certains rebelles ont pris la fuite et cherché refuge ailleurs dans la ville portuaire de cinq cent mille habitants, située dans le sud-est de l'Ukraine.

Le ministre a insisté sur le fait que plusieurs unités des forces de sécurité, forces spéciales, garde nationale et armée, avaient agi de concert lors de cette opération.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:40

L EUROPE COMMENCE A KIEV

La campagne pour les élections européennes du Dimanche 25 Mai 2014 commençait en France immédiatement après les résultats des deux tours des élections municipales, la défaite historique du Parti Socialiste et ses conséquences gouvernementales.

Il y a et il y aura très peu de campagne pour les élections européennes en France. C’est une occasion irremplaçable de publicité et de manifestation de solidarité pour le combat des peuples de Grèce, d’Espagne, d’Italie et du Portugal contre la troïka européenne et pour le combat du peuple d’Ukraine contre l’impérialisme russe. Les médias français et la partitocratie française de droite comme de gauche, d’extrême droite comme d’extrême gauche, n’utilisera pas cette formidable opportunité, précisément en raison de leur profonde dégénérescence nationaliste franco française.

Les médias font de la publicité pour deux et seulement deux positions radicales minoritaires. Les citoyens français seraient forcément pour ou contre l’Europe. Si on est pour l’Europe, on serait forcément pour l’Europe libérale. Si on est contre l’Europe, on serait forcément pour le Front National. Il y a une opposition et une contradiction totale entre l’Europe médiatique et l’Europe réelle. Les médias présentent ces deux positions comme des positions majoritaires et toutes les autres comme des positions minoritaires.

Je profiterais de ce message pour un peu d’histoire contemporaine des élections européennes, pour la présentation de trois expériences récentes d’utilisation des élections européennes pour de véritables campagnes internationalistes.

Les lecteurs de ce message comprendront facilement l’extraordinaire actualité de ces trois expériences et en même temps l’extraordinaire régression politique et intellectuelle de la gauche et de l’extrême gauche française par rapport à ces trois expériences.

En 1979, des jeunes militants révolutionnaires français participaient à la première liste et campagne unitaire de la LCR et de Lutte Ouvrière aux élections européennes.

En 1994, en pleine guerre de Bosnie, l’Europe des travailleurs et des peuples commençait à Sarajevo. Bernard Henri Lévy et Léon Schwartzenberg présentaient le projet de cette liste aux élections européennes. Bernard Henri Lévy n’avait bien évidemment aucune intention de véritable réalisation de cette liste, il quittait le navire en pleine campagne, Léon Schwartzenberg maintenait la liste dans les urnes mais ses résultats subissaient bien évidemment les conséquences de la désertion de Bernard Henri Lévy.

En 2004, une nouvelle expérience présentait bien des points communs par rapport à l’expérience de 1994, la Palestine à la place de la Bosnie et Dieudonné à la place de Bernard Henri Lévy. Le Dieudonné de 2004 était alors encore le Dieudonné de 1997, quand il présentait une liste antiraciste contre Le Pen aux élections municipales à Dreux.

En 2004, la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) présentait la liste Europalestine aux élections européennes. Le comité de soutien à Dieudonné et Dieudonné lui-même participaient à la liste et à la campagne, il y avait des divergences entre CAPJPO et Dieudonné pendant la campagne et, deux ou trois semaines après les élections, le Front National débarquait au Théâtre de la Main d’Or.

Dimanche 25 Mai 2014, il y aura les élections européennes en France et dans la majorité des vingt huit pays de l’Union Européenne. Il y aura le même jour les premières élections présidentielles de la nouvelle Ukraine libre et indépendante mais personne ne présentera nulle part une liste dont le titre serait « l’Europe commence à Kiev ».

Le 6 juin 1994, des milliers de militants des collectifs contre la purification ethnique dans l’ancienne Yougoslavie manifestaient à Caen à l’occasion des cérémonies du cinquantième anniversaire du débarquement de Normandie.

Le 6 juin 2014, Poutine participera aux cérémonies du soixante-dixième anniversaire du débarquement de Normandie à l’invitation du gouvernement français. Qui manifestera contre la venue de Poutine en France ?

Bernard Fischer

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:38

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article103

Après la démission des verts et les quarante et une abstentions

Dimanche 4 Mai 2014

Naturellement on peut considérer les tensions politiques au sein du Parti Socialiste comme des péripéties. Les abstentions et les votes négatifs importants sur le pacte de responsabilité, la tension réelle entre le groupe parlementaire et le gouvernement comme des faits secondaires.

Certes, nous sommes, répétons-le, dans une période ou les salariés reculent sur tous les fronts, sidérés par la violence des coups portés par le patronat et le gouvernement. Le nombre de grèves est l’un des plus faibles enregistrés dans l’hexagone. C’est dire que sauf retournement brutal de cette situation (par exemple comme en 1995) la crise politique larvée entre le Parti Socialiste et le gouvernement mérite qu’on s’y arrête. C’est la première fois depuis 1988 qu’une majorité législative de gauche renâcle et commence à entrer en conflit avec le gouvernement et le président.

Hollande et Valls ne cèdent sur rien d’essentiel, le pacte de responsabilité vient de déclarer Hollande « vaut programme jusqu’à la fin du quinquennat ». Dorénavant tout est mis en œuvre ouvertement pour servir les propriétaires du CAC 40. Les opposants du Parti Socialiste ont raison lorsqu’ils affirment que les cinquante milliards iront pour la plupart dans les poches des grands groupes pour racheter leurs actions ou augmenter leurs dividendes C’est ainsi qu’il veut « restaurer les marges de compétitivité ».

La débâcle aux municipales a révélé aux députés du Parti Socialiste qu’ils étaient pris en tenaille entre leurs électeurs et Hollande. Soit ils s’opposent frontalement et la crise politique débouche sur la dissolution. Soit ils se résignent, votent et ils se suicident ! En admettant que la situation aille jusqu’en 2017, ils seront défaits comme jamais.

N’oublions pas deux éléments. A la débâcle des élections municipales va répondre celle des élections européennes. Là encore, les résultats vont aggraver les tensions au sein du Parti Socialiste, qui après le départ des verts sont les seuls à soutenir Hollande.

Les dirigeants du Parti Socialiste expliquent à qui veut l’entendre que la défaite aux élections municipales a jeté sur le pavé des milliers de cadres du parti, peu ou prou permanents. Mais le cœur de l’appareil sortant depuis les dernières régionales (vingt sur vingt et une régions pour le Parti Socialiste) ce sont les régions. En 2015 la projection des élections municipales conduit à un nouveau désastre. Elections municipales, élections européennes, perte du sénat, élections régionales, c’est une quasi-certitude, la répétition et la violence des coups encaissés va cette fois tuer le Parti Socialiste, le faire exploser dans tous les sens !

Pour éviter ces résultats il faudrait un changement radical de politique. C’est à peu près impossible. Hollande se révèle un technocrate de la mondialisation. Qui commence d’ailleurs à annoncer sa défaite.

Il est d’ores et déjà « jospinisé ». Il faut souligner que le patronat, l’UMP et l’UDI sont depuis les élections municipales très mesurés. Ils ne veulent pas de dissolution.

Qu’Hollande fasse le maximum du sale boulot ! C’est dire qu’on ne peut à notre avis, apprécier ce qui est, ce qui peut devenir qu’en prenant en compte l’ensemble de la situation de la superstructure. Mais attention nous ne disons pas que la « classique formule léniniste » (en en haut on ne peut plus, et en bas on ne veut plus) s’applique ! Seul l’affrontement ouvert, à mort, entre le Parti Socialiste et le gouvernement pourrait ouvrir la voie à une autre perspective. Et franchement nous en sommes loin. Pour nous la dislocation du Parti Socialiste serait un point d’appui positif ouvrant la porte à des recompositions éventuelles.

C’est notre sentiment. Que les camarades qui diffèrent, divergent s’expriment. C’est un début intéressant. Enfin, une remarque, la plupart des informations convergent, les manifestations « unitaires » du Front De Gauche et du NPA ont été relativement massives et joyeuses, optimistes. C’est peut être une sérieuse mobilisation militante. Voila pourquoi dès le lendemain, le Front De Gauche a fait savoir qu’il refusait l’unité, d’une liste commune avec le NPA aux élections européennes. Les petits appareils sont parfois pires que les grands.

Charles et Jacky

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 15:51

http://gauche.blog.lemonde.fr/2014/05/07/le-cas-lipietz-divise-les-ecologistes

Le cas Lipietz divise les écologistes

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

Mercredi 7 Mai 2014

Faut-il exclure des militants écologistes qui ont fait alliance avec la droite aux élections municipales ? Surtout lorsqu'il s'agit d'une figure du parti, ancien candidat aux élections présidentielles, à savoir Alain Lipietz ? Si pour certains la réponse est évidente, elle ne va pas de soi à Europe Ecologie-Les Verts.

Rappel des faits, au soir du premier tour, Nathalie Gandais, tête de liste d'EELV à Villejuif dans le département du Val de Marne, et Alain Lipietz, en deuxième position, font alliance avec un dissident du Parti Socialiste, l'UMP et l'UDI contre la maire sortante communiste.

L'opération est un succès, après la victoire de l'UMP Franck Le Bohellec, Nathalie Gandais est nommée première adjointe et Alain Lipietz devient vice-président de l'agglomération.

« Règlement de comptes »

Dès l'annonce de leur choix, le bureau exécutif d'EELV décide de les suspendre. La direction régionale reprend l'affaire en main et lance le 29 avril une procédure d'exclusion à leur encontre. Quatre autres militants élus à Villejuif subissent le même sort. La décision finale est attendue pour fin mai. « Avant les élections municipales, il y a eu un vote en comité politique régional, confirmé en conseil fédéral, rappelant que toute personne qui s'allierait avec la droite serait exclue », souligne Annie Lahmer, secrétaire régionale d'EELV en Ile de France. « Le fait que ce soit Alain Lipietz, c'est traumatisant pour tous mais il savait ce qu'il faisait. Les choses ont été dites de manière très claire », appuie Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV.

L'intéressé, qui a déposé plusieurs recours contre sa suspension, réplique que statutairement, « c'est au groupe local de décider ». Quant au fait de fusionner avec la droite, il répond que leur liste était « bien plus à gauche que celle de la maire sortante ». Alain Lipietz juge que l'équipe de Franck Le Bohellec « n'est ni copéiste, ni sarkozyste, ni filloniste, ce sont des gaullistes sociaux. Ce n'est pas la même culture mais tout va très bien », assure-t-il.

Pour lui, l'explication est simple, il s'agit d'un « règlement de comptes d’Emmanuelle Cosse et de Cécile Duflot contre la gauche du parti » dont il fait partie. Ce que réfute Emmanuelle Cosse, « Alain Lipietz siège avec des élus UMP qui ont pour programme de détruire des logements sociaux ou d'installer la vidéo surveillance, ce ne sont pas des petites choses ».

La procédure visant Alain Lipietz est loin de faire l'unanimité à EELV où les exclusions sont rares. Mardi, près de cent trente personnes avaient signé une pétition reprenant les arguments statutaires d’Alain Lipietz, ses critiques contre la gestion de la maire sortante « pour le moins peu démocratique, peu rigoureuse » et soulignant que l'alliance « préférentielle avec des partis de gauche n'est en aucun cas exclusive ».

« Lui faire confiance »

A l'origine de la démarche, Gilles Lemaire, ancien secrétaire national des verts et membre de l'aile gauche, « Il a fait cela par copinage maoïste », tacle le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé. Cette position, qui ne fait d'ailleurs pas l'unanimité à la gauche du parti, est en effet surprenante pour un courant qui prône plutôt une alliance avec le Front De Gauche qu'avec la droite. Mais les signataires recrutent plus largement et on retrouve ainsi Daniel Cohn-Bendit, député européen, qui fustige « une conception stalinienne du parti, qu’on laisse les groupes locaux vivre leur vie ».

Sa collègue au parlement européen, Eva Joly, a également apporté son soutien à Alain Lipietz dans un mail interne, où elle précise que « le mouvement lui doit énormément, il a voué sa vie à l'écologie. Il faut lui faire confiance ». Un argument qui fait hurler Emmanuelle Cosse, « que ce soit Alain Lipietz ou lambda, c'est la même chose, il n'y a pas d'application des règles à la notoriété ». Reste qu'à trois semaines des élections européennes, le timing pour relancer le débat sur les alliances, récurrent chez les écologistes, paraît particulièrement mal choisi.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 15:30

Les insurgés syriens évacuent Homs, libèrent des détenus à Alep (Reuters)

Des centaines d'insurgés syriens assiégés dans Homs ont évacué la ville Mercredi 7 Mai 2014 dans le cadre d'un accord passé avec le régime de Bachar al Assad, qui remporte là une victoire hautement symbolique dans la « capitale de la révolution » à moins d'un mois de la présidentielle du 3 juin.

Deux convois d'autocars ont évacué des insurgés hors d’Homs, dans le centre-ouest de la Syrie, et pris la direction de zones tenues par les insurgés à travers les rues dévastées de la ville.

Au même moment, les rebelles ont relâché des dizaines de prisonniers dans les provinces d'Alep et de Lattaquié, conformément à l'accord.

En revanche, un convoi d'aide humanitaire qui devait parvenir à deux villes chiites assiégées par les rebelles près d'Alep a été contraint de faire demi-tour par les combattants du Front al Nosra, ce qui pourrait menacer l'ensemble de l'accord.

D'après les derniers chiffres communiqués par l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), quelque neuf cent combattants ont été évacués mercredi de la vieille ville d’Homs, où ils étaient assiégés et bombardés depuis plus d'un an par les forces de Bachar al Assad.

Le départ des rebelles, essentiellement sunnites, marquera la fin de toute présence insurgée au coeur d'une ville naguère baptisée la « capitale de la révolution » lors des premières manifestations contre le régime Assad au printemps 2011.

Depuis des mois, les forces gouvernementales accumulent les victoires le long d'une bande de territoire stratégique reliant Damas à la région alaouite sur la côte méditerranéenne. Le clan Assad appartient à la minorité alaouite, une branche du chiisme.

Sur une vidéo montrant le départ du premier convoi d’Homs, on peut voir un groupe d'hommes monter à bord d'un autocar vert sous la surveillance d'une dizaine d'hommes vêtus d'uniformes kaki et de gilets pare-balles noirs ornés de l'inscription « police ». L'autocar est précédé d'une voiture blanche portant les lettres « UN », pour United Nations, qui supervisent l'opération.

LIBÉRATION DE PRISONNIERS

Contrairement à ce qui s'est produit lors de l'évacuation de civils d’Homs en février, les personnes extraites de la vieille ville n'ont cette fois pas été interrogées par les forces de sécurité et ont été autorisées à conserver leurs armes légères, selon les opposants.

D'après les opposants au régime, le repli de quelque mille neuf cent personnes, essentiellement des insurgés, doit s'effectuer en plusieurs phases.

A la nuit tombée, mercredi, il n'était pas possible de déterminer si l'évacuation serait bouclée dans la journée ou se prolongerait jeudi.

Cette opération doit se dérouler en coordination avec l'assouplissement par les rebelles du siège de Noubl et d'al Zahraa, dans le nord de la Syrie, et de la livraison d'une aide humanitaire à ces deux villes chiites fidèles à Assad.

Les rebelles doivent aussi libérer des prisonniers détenus près de ces deux localités et de la ville de Kassab dans la province de Lattaquié.

D'après un opposant, un russe et plusieurs iraniens figurent parmi ces détenus libérés, ce qui n'a pas été confirmé de source indépendante.

Le gouverneur de la province de Homs, Talal Barazi, a déclaré, cité par l'agence de presse officielle Sana, que l'opération de mercredi visait à évacuer l'ensemble des insurgés et de leurs armes de la ville, et qu'elle concernerait la totalité d’Homs.

En plus de leur bastion de la vieille ville, les insurgés sont présents dans un faubourg, al Waer, en lisière nord-ouest de la ville.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 15:17

Une journaliste chinoise accusée de divulguer des secrets d’état (Reuters)

Les autorités chinoises ont arrêté une journaliste et militante politique accusée d'avoir communiqué des secrets d'état à des contacts étrangers, rapportent Jeudi 8 mai 2014 les médias officiels.

L'arrestation de Gao Yu est la dernière en date d'une série d'interpellations qui démontrent, selon leurs détracteurs, l'état de tension des dirigeants chinois à l'approche des vingt cinq ans de la répression des manifestants de la place Tiananmen, le 4 juin 1989.

Gao Yu, qui a travaillé pour les médias officiels durant sa carrière, a ouvertement soutenu le mouvement pro-démocratie en 1989. Elle a déjà été condamnée à six années de prison en 1993 pour avoir divulgué des secrets d'état.

La China Central Television, contrôlée par l'état, a diffusé jeudi des images de Gao Yu, le visage flouté, avouant les faits qui lui sont reprochés.

« Je crois que ce que j'ai fait viole la loi et attente aux intérêts de mon pays », peut-on l'entendre dire. « Ce que j'ai fait est extrêmement mal. Je vais en tirer sérieusement et sincèrement la leçon et je reconnais ma culpabilité ».

Selon l'agence de presse Chine nouvelle, elle a été arrêtée le 24 avril. Ses amis s'étaient inquiétés de ne pas la voir le mois dernier à une importante réunion de commémoration d'un événement clé dans les jours ayant précédé les manifestations de Tianamen.

« C'est une tradition gouvernementale que de commencer à pourchasser les manifestants, critiques et dissidents avant le 15 avril, et cette année ne fait pas exception », avait écrit le 28 avril le comité pour la protection des journalistes, dans un communiqué.

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