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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 16:44

IMMIGRATION DE PEUPLEMENT EN FRANCE

Un bébé, pas comme les autres, est né dans le Vaucluse en France nommé « immigration de peuplement en France au vingt et unième siècle et le défi de l’intégration des citoyens qui en sont issus » dont le géniteur est Chérif Boudelal al Boukhdachi.

Un livre de trois cent soixante pages, bien documenté et d'une franchise rare, il appelle à combattre l’injustice, le racisme et la haine. Il prêche pour le vivre ensemble et la fraternité entre les communautés qui composent la société française. Il démystifie les hypocrisies et mensonges des spéculateurs politiques qui s'acharnent sur l'immigration à des fins électoralistes.

Édité en juin 2014 par les Editions Edilivre, 175 Boulevard Anatole France 93200 Saint-Denis, téléphone 01 41 62 14 40, fax 01 41 62 14 50, mail client@edilivre.com, site internet www.edilivre.com. On peut le commander en papier ou en numérique auprès de l'éditeur, payable par chèque, par carte bancaire, ou encore par virement au RIB 30066 10911 00010692001 93. Comme on peut le commander auprès des principaux libraires internet (www.amazon.fr, www.fnac.com ou www.chapitre.com). On peut contacter l’auteur par courriel à irc84@yahoo.fr ou par téléphone au 06 11 36 48 86.

Table des matières

Introduction, page 3

Premier chapitre, l’immigration en France, page 13

Deuxième chapitre, qui sont les immigrés, page 27

Troisième chapitre, la politique de tous les paradoxes, page 37

Quatrième chapitre, l’école laïque de la république, page 47

Cinquième chapitre, les syndromes de la politique dite d’intégration, page 65

Sixième chapitre, l’émigration algérienne en France, page 73

Septième chapitre, l’inertie des intellectuels arabo-musulmans de France, page 117

Huitième chapitre, la nationalité et la loi du droit du sol, page 141

Neuvième chapitre, l’extrême droite, le racisme et le vote affectif, page 161

Dixième chapitre, l’esprit colonial, page 195

Onzième chapitre, la santé des immigrés et la sécurité sociale, page 213

Douzième chapitre, le vote des étrangers, page 249

Treizième chapitre, le pillage du tiers monde et ses conséquences, page 269

Quatorzième chapitre, propositions d’un nouveau type de logements H.L.M, page 291

Conclusion, page 303

Dédicaces, page 313

Remerciements, page 319

Autobiographie de l’auteur, page 321

Bibliographie, page 347

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 19:39

Journée de manifestations avant la conférence sociale (Reuters)

Plusieurs milliers de personnes ont participé Jeudi 26 Juin 2014 à l'appel de la CGT à une journée de grèves et de manifestations pour dénoncer la politique du gouvernement et le pacte d'austérité, à douze jours de l'ouverture de la conférence sociale.

Les rangs de la CGT, critiquée pour son jusqu'au-boutisme dans la grève des cheminots, ont été grossis par les intermittents du spectacle, toujours mobilisés contre la nouvelle convention d'assurance chômage.

La centrale, qui a été rejointe à Paris par Force Ouvrière et dans certaines villes par Solidaire et la FSU, estime dans un communiqué que cette journée « prépare un été revendicatif ».

Elle dénonce « les politiques d'austérité du gouvernement qui octroie toujours plus de cadeaux aux grandes entreprises, sans contrepartie, dans le cadre du pacte de responsabilité, et réduit toujours plus les moyens de l'action publique ».

Près de cent vingt manifestations ou rassemblements ont eu lieu à travers la France, selon la CGT qui revendique des arrêts de travail chez les électriciens et gaziers, et dans les secteurs de la santé et de l'industrie pharmaceutique, notamment.

Denis Gravouil, le numéro un de la CGT spectacle, toujours dressée contre la nouvelle convention d'assurance chômage, a défilé à Paris. Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a manifesté pour sa part à Rodez (Aveyron).

Lors d'une précédente journée d'action le 18 mars, à l'appel de la CGT, FO, FSU et Solidaire, contre le pacte de responsabilité, la CGT avait revendiqué deux cent quarante mille personnes dans cent quarante villes.

Dans le Figaro, paru mardi, Thierry Lepaon a reconnu avoir « perdu la bataille de l'opinion » pendant la grève à la SNCF, soulignant que les dirigeants de son syndicat avaient été « bousculés par les salariés. Nous n'avons pas été capables d'expliquer les raisons de la grève. Le conflit est passé pour une tentative des cheminots de préserver leur statut alors que le débat portait sur l'avenir du secteur ferroviaire », a-t-il expliqué.

« Nous sommes bousculés, c'est vrai car nous subissons une crise de représentativité. Tout ce qui représente quelque chose est aujourd'hui contesté, syndicats et politiques », a-t-il ajouté.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 19:22

Les séparatistes ukrainiens acceptent des négociations (Reuters)

Les rebelles séparatistes ukrainiens ont accepté de participer à de nouvelles discussions vendredi pour tenter de mettre fin au conflit dans l'est de l'Ukraine, rapporte Jeudi 26 Juin 2014 l'agence de presse Interfax.

« Il y a un accord en vue de nouvelles consultations le 27 juin à Donetsk », a déclaré Andreï Pourguine, un des dirigeants de la « république populaire » auto proclamée de Donetsk, cité par Interfax.

Les séparatistes pro-russes avaient accepté lundi d'observer un cessez-le-feu jusqu'à vendredi à l'issue de discussions avec l'ancien président ukrainien Léonid Koutchma, l'émissaire de Moscou à Kiev et un représentant de l'OSCE.

En visite au conseil de l'Europe à Strasbourg, le président ukrainien Petro Porochenko a déclaré avoir été informé du feu vert des rebelles à une nouvelle réunion du « groupe de contact ».

Il a toutefois exclu de prolonger unilatéralement le cessez-le-feu gouvernemental, qui prendra fin vendredi à 22 heures (19 heures GMT), si les négociations de vendredi n'aboutissent pas à un résultat jugé satisfaisant par Kiev.

« Ce sera un jour très important, si les conditions de notre plan de paix ne sont pas acceptées, nous prendrons une décision lourde de conséquences », a déclaré Petro Porochenko, cité par le journal en ligne Ukrainska Pravda.

Le président ukrainien doit par ailleurs signer vendredi à Bruxelles le volet commercial de l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union Européenne.

ÉCHANGE ENTRE MERKEL ET POUTINE

A la veille de cette journée cruciale, la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine se sont entretenus au téléphone pour la deuxième fois en deux jours.

Selon le Kremlin, l'entretien de jeudi a été consacré « aux modalités de supervision du cessez-le-feu, à la nécessité de prolonger la trêve, à la mise en place de réunions régulières du groupe de contact et à la libération des personnes détenues illégalement ».

Le secrétaire d'état américain John Kerry a déclaré jeudi à Paris qu'il était « essentiel que la Russie démontre dans les prochaines heures, littéralement, qu'elle entend aider au désarmement des séparatistes, les encourager à déposer les armes et commencer à participer au processus légitime ».

Le département d'état a souligné un peu plus tard qu'en évoquant les « prochaines heures », John Kerry ne parlait pas d'une entrée en vigueur de nouvelles sanctions dans un tel délai.

« Le secrétaire d'état n'exposait pas là le calendrier de sanctions supplémentaires, il soulignait seulement la nécessité de se dépêcher », a dit la porte-parole du département d'état, Marie Harf, lors d'un point de presse.

« Nous avons très clairement dit que nous restions prêts à imposer de nouvelles sanctions, dont des sanctions sectorielles, si les circonstances l'exigent », a-t-elle continué. « Nous avons l'infrastructure en place pour le faire très rapidement si nous le voulons ».

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 19:03

http://www.plateforme-palestine.org/spip.php?article4007

http://www.humanite.fr/soutien-aux-palestiniens-rassemblement-le-27-juin-paris-545669

http://paris.demosphere.eu/rv/34384

Rassemblement de soutien au peuple palestinien et pour la libération des prisonniers politiques

Vendredi 27 Juin 2014 à 18 heures Place de l’Opéra à Paris

Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Suite à la disparition de trois jeunes colons israéliens en Cisjordanie, l’armée israélienne se livre depuis deux semaines à d’extrêmes violences contre la population palestinienne, dans un silence quasi complet de la communauté internationale et des médias. En France, le Collectif National pour une Paix Juste entre Palestiniens et Israéliens, appelle à un rassemblement de protestation.

Situation dramatique et « punition collective » en Palestine

La disparition le 12 juin de trois jeunes colons dans le secteur « hyper sécurisé » et sous total contrôle israélien du Gush Etzion, a servi de prétexte à l’armée israélienne d’occupation pour lancer depuis plus d’une dizaine de jours, une opération militaire de grande envergure en Cisjordanie et intensifier les bombardements sur Gaza. Les autorités israéliennes cherchent, par tous les moyens, à déstabiliser le gouvernement d’unité nationale palestinienne.

Au moins six civils palestiniens dont des enfants ont été assassinés, plus de quatre cent soixante dix ont été arrêtés dont le président du parlement palestinien, et les exactions de l’armée d’occupation se multiplient chaque jour, perquisitions, mises à sacs et destructions de maisons, arrestations d’enfants.

Ceci alors même que les prisonniers en grève de la faim ont poursuivi leur mouvement pendant plus de soixante jours, dans le silence assourdissant des médias occidentaux.

Pour exiger que cesse cette barbarie

Pour manifester notre soutien au peuple palestinien et exiger la libération des prisonniers politiques

Pour dire non à l’impunité d’Israël

Pour demander au gouvernement français, de condamner clairement cette opération militaire et d’exiger l’arrêt immédiat de cette agression

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens appelle à un rassemblement Vendredi 27 Juin 2014 à 18 heures Place de l’Opéra à Paris

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 18:37

Des doutes subsistent sur la tenue des festivals d’été (Reuters)

La menace continue de peser sur les festivals d'été en France, le monde du spectacle restant mobilisé malgré la main tendue du gouvernement qui a lancé une mission chargée de remettre à plat le système de l'intermittence.

L'entourage de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, se sent encouragé par la décision des salariés du festival lyrique d'Aix-en-Provence de le maintenir.

Lors d'une consultation à bulletins secrets mercredi soir, près de quatre vingt pour cent d'entre eux ont en effet voté contre la grève.

En 2003, une levée de bouclier des intermittents du spectacle avait provoqué l'annulation du festival d'Aix, entraînant dans la foulée celle du festival d'Avignon.

La CGT a déposé un préavis de grève pour le 4 juillet, jour d'ouverture du plus grand festival de théâtre de France dont le directeur, Olivier Py, a toutefois fait savoir qu'il n'annulerait pas la manifestation.

La première de « Lucrèce Borgia », la pièce de Victor Hugo où la comédienne Béatrice Dalle débute au théâtre et qui devait ouvrir jeudi les fêtes nocturnes du château de Grignan (Drôme), a été annulée en raison du mouvement des intermittents, ont annoncé les organisateurs du festival.

L'émission « c’est à vous » sur France 5 a vu mardi soir son plateau envahi par des manifestants qui désiraient prendre la parole en direct. D'autres avaient auparavant occupé l'opéra de Lyon pendant quarante huit heures.

S'adressant à un monde du spectacle traditionnellement cher à la gauche, François Hollande a déclaré en début de semaine vouloir « rassurer les intermittents » sur la pérennité de leur statut, tout en soulignant l'importance des festivals.

PRESSION

Le premier ministre, Manuel Valls, a lancé mardi une mission de concertation censée redéfinir le régime des intermittents pour sortir des crises à répétition dans ce secteur.

Les trois membres de la mission, Hortense Archambault, Jean-Patrick Gille et Jean-Denis Combrexelle, doivent rendre leur copie d'ici une quinzaine de jours.

Le chef du gouvernement a annoncé la semaine dernière que le gouvernement entérinerait la nouvelle convention d'assurance chômage conclue par les partenaires sociaux mais prendrait à sa charge le délai de carence pour l'indemnisation des intermittents du spectacle.

Mais la CGT spectacle et la plupart des coordinations considèrent qu'il s'agit d'une « mesurette pour passer l'été » et exigent la renégociation de la convention.

Celle-ci durcit les conditions d'indemnisation de plusieurs catégories de chômeurs, dont les leurs.

La CGT spectacle a reconduit son préavis de grève à partir du premier juillet et appelle à une journée de « grève massive » dans l'ensemble des secteurs le 4 juillet.

Elle s'est déclarée prête à travailler avec la mission désignée par Manuel Valls mais sur la base des propositions des intermittents, tout en se félicitant de voir que le gouvernement excluait l'option de la création d'une caisse autonome pour les intermittents, « très ancienne revendication du MEDEF. Nous ne cessons pas pour autant de dénoncer l'injustice de la convention du 14 mai dans son ensemble, qui fait peser des économies considérables sur l'ensemble des demandeurs d'emploi, qu'ils soient travailleurs précaires, intérimaires, cadres ou intermittents du spectacle », écrit-elle dans un communiqué.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 20:01

Licenciement confirmé pour l’employée voilée de Baby Loup (Reuters)

La cour de cassation a confirmé Mercredi 25 Juin 2014 le licenciement de Fatima Afif, congédiée en 2008 pour faute grave après avoir refusé de retirer son voile islamique dans la crèche privée Baby Loup, une affaire qui suscite depuis plus de cinq ans de vifs débats sur l'application de la laïcité.

La plus haute juridiction française, réunie en assemblée plénière, a ainsi suivi l'avis du procureur général et mis un terme à un long feuilleton judiciaire qui opposait les tenants d'une laïcité stricte et ceux d'une plus grande liberté religieuse.

Les juges de la cour de cassation ont estimé que le règlement intérieur de la crèche, qui impose la neutralité, était suffisamment « précis » pour justifier une restriction de la liberté religieuse de ses salariés, légitimée par leur mission. Tous les employés de cette petite structure sont en effet amenés à être en relation directe avec les enfants et leurs parents.

Ils ont en revanche rejeté l'idée selon laquelle Baby Loup, qui se considère comme un « refuge » pour les mères d'un quartier difficile, « hors de toute pression communautaire », pouvait prétendre à la qualification « d'entreprise de conviction laïque », ce que demandaient ses avocats.

Patrice Spinosi, conseil de Baby Loup, a salué une « très belle décision » qui consacre selon lui le droit, pour une entreprise privée, de limiter la liberté religieuse de ses employés si ces restrictions sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché.

« Ce n'est pas un blanc-seing donné à n'importe quel employeur, c'est une décision très mesurée », a-t-il dit à Reuters.

Lors de l'audience, le 16 juin, il avait mis en garde contre le risque de voir l'association, financée à quatre vingt quinze pour cent par des subventions, déposer le bilan dès juillet si elle n'obtenait pas satisfaction. « Il n'y a plus aucune raison que ces subventions ne soient pas reconduites », a-t-il estimé mercredi.

RECOURS DEVANT LA COUR EUROPÉENNE?

L'avocate de Fatima Afif, Claire Waquet, s'est quant à elle déclarée « très déçue. C'est un arrêt d'espèce qui ne donne aucune solution », a-t-elle dit à Reuters.

Sa cliente a six mois pour porter cette affaire devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme si elle le souhaite. Un tel recours est « envisagé », mais aucune décision n'a été prise à ce stade, a indiqué Claire Waquet.

C'est la cinquième fois que la justice française se prononce sur ce dossier controversé. Fait rare, c'est aussi la seconde fois que la plus haute juridiction statue, à la suite d'un arrêt dit « de rébellion » pris en novembre dernier par la cour d'appel de Paris.

Le 19 mars 2013, la cour d’appel avait en effet suscité un vif émoi chez les défenseurs de la laïcité en annulant le licenciement de Fatima Afif.

Signe de la sensibilité du dossier, Manuel Valls, alors ministre de l'intérieur, avait commenté, contrairement à l'usage, cette décision de justice, disant y voir une « mise en cause de la laïcité ».

Les responsables de la crèche ont, eux, déménagé courant 2014 pour fuir les pressions exercées par des habitants et familles défendant le port du voile.

La France a banni en 2004 de toutes les écoles publiques les « signes religieux ostentatoires ».

Une autre loi entrée en vigueur en avril 2011 interdit le port dans l'espace public du voile intégral ou « burqa », sous peine d'une amende de cent cinquante euros.

Dans le sillage de cette affaire, le gouvernement avait envisagé de légiférer mais l'observatoire de la laïcité l'a mis en garde contre une loi sur le voile dans l'entreprise privée.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:32

Les djihadistes attaquent une grande base aérienne en Irak (Reuters)

Les djihadistes sunnites, emmenés par les combattants de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), ont attaqué mercredi l'une des plus grandes bases aériennes d'Irak, surnommé « camp Anaconda » sous l'occupation américaine, près de la localité de Yathrib, à quatre vingt dix kilomètres au nord de Bagdad.

La base, rapportent des témoins, serait partiellement encerclée par les insurgés.

D'après des témoins, l'attaque a débuté avant le lever du jour. Des combats ont également éclaté dans la ville voisine de Yathrib, où les djihadistes affrontent les forces régulières irakiennes. Quatre assaillants auraient été tués, selon ces témoins.

Des combats ont également été signalés dans la raffinerie de Baïdji, la plus grande du pays, à deux cent kilomètres au nord-ouest de la capitale. Ce complexe industriel stratégique pour l'économie irakienne est l'enjeu de combats depuis une semaine à présent.

La télévision nationale irakienne a montré l'acheminement par hélicoptère de renforts de troupes pour tenter de faire échec à l'assaut des djihadistes.

Les insurgés se sont également emparés mercredi de plusieurs sites d'extraction de pétrole situés un peu plus au sud, près de Tikrit.

A Kirkouk, la grande ville pétrolière du Nord dont les peshmergas kurdes se sont emparés le 12 juin, un attentat suicide a fait six morts et vingt trois blessés, selon des sources policières.

L'auteur de l'attentat s'est fait exploser lorsque la police l'a intercepté alors qu'il tentait de pénétrer sur un marché bondé d'un quartier majoritairement kurde de la ville.

Il s'agit de la première attaque suicide à Kirkouk depuis que les forces kurdes en ont pris le contrôle en profitant du départ de l'armée irakienne face à l'avancée des djihadistes sunnites de l'Etat Islamique en Irak et au Levant.

DES CONSEILLERS MILITAIRES AMÉRICAINS À PIED D'OEUVRE

Sur le front politique, le premier ministre irakien, le chiite Nouri al Maliki, s'est engagé à former un nouveau gouvernement dans les délais impartis.

Les résultats des élections législatives du 30 avril ont été validés il y a une semaine, ce qui signifie que la première séance du parlement consacrée à la formation d'un nouveau gouvernement doit avoir lieu avant le premier juillet.

Confronté à des appels à la démission de la part de ses adversaires mais aussi certains de ses alliés, Maliki, au pouvoir depuis 2006, est accusé d'avoir aggravé la situation par une politique sectaire favorisant la majorité chiite, qui lui a valu de s'aliéner la communauté sunnite modérée.

Les occidentaux, Etats-Unis en tête, estiment que seule la constitution d'un gouvernement inclusif incorporant toutes les composantes de la société irakienne permettra au pays de sortir de la crise, ainsi que l'a martelé le secrétaire d'état américain John Kerry qui était en Irak au début de la semaine.

Les premiers conseillers militaires américains promis par Barack Obama ont parallèlement commencé à se déployer dans Bagdad pour évaluer l'état des forces de sécurité irakiennes et décider de la façon de les aider à repousser l'insurrection sunnite.

Le président américain, qui a exclu de renvoyer des troupes américaines se battre sur le sol irakien, a annoncé en revanche que les Etats-Unis enverraient jusqu'à trois cent conseillers militaires et n'a pas exclu, à l'avenir, de procéder à des frappes aériennes, même si aucune décision n'a encore été prise.

Selon le contre-amiral John Kirby, chargé des relations avec la presse au Pentagone, un centre opérationnel a été installé mardi soir dans la capitale irakienne.

Membres des forces spéciales, analystes du renseignement ou logisticiens, ils sont désormais cent trente sur le terrain. Une cinquantaine d'autres devraient suivre dans les tout prochains jours.

L'armée américaine procède par ailleurs à des vols de reconnaissance au-dessus de l'Irak au moyen d'avions ou de drones.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:09

http://www.ism-france.org/communiques/Les-prisonniers-palestiniens-suspendent-leur-greve-de-la-faim-suite-a-un-accord-avec-les-geoliers-article-18961

Les prisonniers palestiniens suspendent leur grève de la faim suite à un accord avec les geôliers

Mercredi 25 Juin 2014

Les prisonniers palestiniens en détention administrative ont suspendu la grève de la faim qu'ils avaient commencée le 24 avril, après être parvenus à un accord avec le service pénitentiaire israélien.

« Les grévistes, qui sont parvenus à un accord avec l'autorité pénitentiaire israélienne, ont décidé de suspendre leur action à l'approche du saint Ramadan, après avoir fait soixante trois jours de grève de la faim », a annoncé le comité du mouvement des prisonniers dans une déclaration diffusée mardi par l'avocat Abu Snena.

Les raisons de cette décision seront rendues publiques après la libération des grévistes hospitalisés, a-t-il ajouté.

Shawqi al Aissa, ministre des prisonniers et anciens prisonniers, et Qadoura Fares, président de la société des prisonniers, ont confirmé l'information sur la suspension, disant que d'autres détails seraient donnés lors d'une conférence de presse mercredi.

Le service pénitentiaire israélien a dit que l'accord, signé avec les grévistes de la faim palestiniens dans la nuit, entérine la suspension de la grève, le retrait des amendes imposées aux prisonniers et le retour des détenus dans leurs quartiers.

La chaîne israélienne 7 a cité l'autorité pénitentiaire qui a affirmé que les prisonniers hospitalisés seraient maintenus en observation et qu'il n'y avait pas de changement majeur dans la politique de détention.

Plus de deux cent détenus administratifs ont pris part à la grève de la faim pour faire entendre leur désapprobation sur les condamnations israéliennes à la détention arbitraire prises sans audiences de la défense.

Parallèlement, le chef du centre al Ahrar pour les études des prisonniers et les droits de l'homme, Fouad al Khuffash, a déclaré qu'il tenait le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour responsable de la suspension de la grève de la faim, qui a duré pendant soixante trois jours d'affilée,

Dans une déclaration de ce mercredi, al Khuffash a dénoncé la réticence de Mahmoud Abbas vis-à-vis des affaires des prisonniers, disant que ce dernier n'a pas émis une seule déclaration sur la grève de la faim, pas plus qu'il n'a pris de mesure sérieuse pour soutenir les détenus tout au long de leur lutte pour la liberté.

En outre, al Khuffash a fustigé le premier ministre Rami Hamdallah, qui n'a rien fait pour soulager l'agonie des prisonniers.

Il a également critiqué l'Autorité Palestinienne pour les arrestations de masse de ces derniers mois qui ont ciblé les activistes palestiniens et les avocats de la cause des prisonniers.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 18:41

Le président égyptien Sissi en Algérie pour parler de sécurité (Reuters)

Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi s'est rendu en Algérie Mercredi 25 Juin 2014 pour son premier déplacement à l'étranger depuis sa prise de fonction en début de mois, un voyage placé sous le signe de la lutte contre les groupes islamistes armés dans la bande sahélienne.

« Nous avons beaucoup de sujets de préoccupation communs avec l'Algérie. Nous avons le problème du terrorisme sur lequel nous voulons coordonner nos positions. Nous avons le problème de la Libye », a déclaré l'ancien chef de l'armée égyptienne aux chaînes de télévision des deux pays.

L'Egypte et l'Algérie ont chacune une longue frontière commune avec la Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi et où prospèrent et s'arment les mouvements islamistes de la région sahélienne.

Abdel Fattah al Sissi a souligné cette semaine que la Libye constituait une menace sécuritaire majeure pour l'Egypte en raison des infiltrations de djihadistes.

L'armée et la police égyptiennes ont été la cible de nombreux attentats depuis que le président Mohamed Morsi, issu des frères musulmans, a été renversé en juillet 2013 et que plus d'un millier de ses partisans ont été tués par les forces de l'ordre.

L'éviction de Mohamed Morsi, premier président librement élu de l'histoire de l'Egypte, a été comparée par certains analystes au coup de force de l'armée algérienne contre le Front Islamique du Salut (FIS) alors que celui-ci était sur le point de remporter les élections législatives en 1991, prélude à une décennie sanglante.

Sur le plan économique, Alger discute avec Le Caire de la vente de gaz naturel pour alimenter les centrales électriques égyptiennes.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 17:37

http://www.autogestion.asso.fr/?p=4404

Nestor Makhno

Par Claude Kowal

Lundi 23 Juin 2014

Il y a des personnages historiques qui deviennent des légendes. Et les mythes ont la vie dure.

Il en est ainsi avec Nestor Makhno, dirigeant anarchiste ukrainien qui, dans années vingt, joua un rôle majeur dans la lutte contre les armées blanches de Denikine. Si les mythes ont la vie dure ils sont rarement l’expression de la vérité mais avec Makhno il y a un double mythe, il y a la version bolchevique et la version libertaire. En fait comme le montre la rencontre de Makhno avec Lénine que nous publions à la suite la divergence est stratégique, Lénine appréciait la situation dans le contexte international avec le risque de défaite de la révolution, Makhno réduisait sa conception à la situation des paysans ukrainiens. Mais la réalité de la tcheka et son rôle néfaste a tranché. La conception même des bolcheviks qui se considéraient comme les dirigeants de la révolution poussait vers cette issue. Mais sur le terrain la Makhnovchtchina a joué un rôle très positif contre les blancs et a souvent appuyé des mesures autogestionnaires.

Selon la version bolchevique on parle des bandes de Makhno, qui deviennent avec le temps les bandits de Makhno. Puis on rajoutera antisémites. Bande est un mot quasi neutre mais qui souligne un fonctionnement « désorganisé », en tous les cas non militaire ce qui s’explique par le fonctionnement du système de commandement très éloigné des modèles classiques.

Il permet surtout de passer de « bandes » à bandits ce qui n’est plus neutre.

Quant à « l’antisémite » c’est un qualificatif qui pourrait sembler crédible dans un pays aux très anciennes traditions religieuses et arriérées. Tout juif venant d’Ukraine confirmera le climat antisémite dans les campagnes et même ailleurs.

Sauf que pour Makhno c’est faux et la « Makhnovchtchina » a, à plusieurs reprises, condamné et fusillé les manifestations d’antisémitisme sans pour autant perdre sa popularité chez les paysans. On sait aussi qu’il s’est engagé nettement contre Simon Petlioura dont les campagnes antisémites sont notoires.

La Makhnovchtchina fut un mouvement révolutionnaire autonome de paysans largement influencé par les anarchistes dont le plus célèbre est Makhno. Ils ont constitué des entreprises agricoles sur les terres récupérées des koulaks et pour certaines des entreprises autogérées.

Mais leurs appréciations de la situation de l’encerclement de l’URSS étaient faibles et n’entraient pas en considération alors que c’était un des points majeurs des préoccupations de la direction du parti bolchevik. Il faut dire aussi que les méthodes brutales de la tcheka ne les aidaient pas.

C’est où, c’est quoi, c’est quand, c’est qui ?

L’Ukraine est alors un pays très différent des autres provinces russes. C’est un pays agricole riche, suscitant la convoitise de ses voisins. Il est marqué par un fort esprit d’indépendance vis-à-vis de ses voisins qui l’ont occupé pendant des siècles (les polonais et les russes). Esprit d’indépendance allant parfois jusqu’à un nationalisme exacerbé avec une tradition de « volnitza » (vie libre) qui freina l’implantation des différents partis politiques.

Avec l’abdication du tsar en mars 1917, et alors que Kérensky prenait la tête du gouvernement provisoire en Grande Russie, on avait vu s’établir en Ukraine un pouvoir parallèle dirigé par la petite bourgeoisie nationaliste, désireuse de recréer un état indépendant.

Ce mouvement, animé par Vinitcheuko et Petlioura, s’établit surtout dans le nord du pays, alors que dans le sud les masses paysannes, sous l’influence des groupes anarchistes, s’en détachaient pour former un courant révolutionnaire qui, en décembre 1917 et janvier 1918, expulsa les gros propriétaires et commença à organiser lui-même le partage et la mise en valeur des terres.

Mais tout fut remis en question lorsque, le 3 mars 1918, les bolcheviks signèrent le traité de Brest-Litovsk qui permettait aux armées austro-allemandes d’entrer en Ukraine.

Celles-ci rétablirent aussitôt les nobles et les propriétaires fonciers dans leurs privilèges afin de s’assurer la neutralité de la région. La nomination du commandant en chef des armées à la tête de la Rada centrale (Parlement) marqua un véritable retour au tsarisme. Les propriétaires chassés peu de temps auparavant se hâtèrent, par esprit de vengeance, de resserrer leur étreinte sur les paysans, qui subissaient par ailleurs le brigandage des troupes d’occupation.

Devant cette répression impitoyable, le pays se dresse dans un mouvement insurrectionnel des paysans et des ouvriers et va se déclarer pour la « révolution intégrale » sans que le programme en soit très défini. On assiste à une organisation de corps de francs-tireurs par les paysans eux-mêmes. C’est l’armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne dite « Makhnovchtchina »..

Mais les représailles de la Rada ukrainienne, appuyée par les troupes austro-allemandes, vont être sanglantes (en juin, juillet et août 1918). La nécessité d’une certaine unification face à la répression se faisant sentir, ce sera le groupe anarchiste de Goulaï-Polé qui en prendra l’initiative.

Le mouvement prend alors un caractère différent, il se débarrasse aussitôt de tous les éléments non travailleurs et des préjugés nationaux, religieux ou politiques. Non seulement il lutte contre la réaction, mais il s’engage dans une voie anti autoritaire très influencée par les groupes anarchistes et en premier lieu celui de Gouliaï-Polié, duquel va se détacher un animateur de premier ordre Nestor Ivanovitch Makhno.

Makhno est né le 27 octobre 1889 à Gouliaï-Polié dans le sud de l’Ukraine d’une famille de paysans pauvres. Au lendemain de la révolution manquée de 1905, il intègre un groupe anarcho communiste. Il est condamné à mort en 1910 pour avoir fomenté un attentat contre le poste de police. Sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Durant son incarcération il s’instruit et perfectionne sa formation politique. La révolution de 1917 lui rend la liberté.

De retour à Gouliaï-Polié, Makhno fonde une union paysanne et procède à l’expropriation des grands domaines agricoles et des usines, dans la région qu’il contrôlait, établissant des communes rurales autonomes. Chaque commune était dotée d’une superficie de terre correspondant à ce que ses membres pouvaient cultiver.

Le traité de Brest-Litovsk signé entre l’URSS et l’Allemagne laissait l’Ukraine aux austro-hongrois puis, après la chute de « l’entente », aux mains des nationalistes ukrainiens alliés avec les blancs (Denikine), les forces anglaises et les polonais qui luttaient contre l’armée rouge.

De 1918 à 1921, l’union paysanne lutta d’abord contre les allemands (après la signature du traité de Brest-Litovsk), puis contre les blancs de Denikine et leurs alliés anglais après la défaite de l’entente en alliance avec l’armée rouge.

Des combats incessants vont avoir lieu pendant des années au rythme des flux et reflux des divers combattants, troupes d’occupation austro-allemandes, bandes de l’hetman Skoropadsky, armées blanches de Denikine puis celles de Wrangel, s’emparant des villes, les reperdant, multipliant les massacres, les pogroms, les pillages.

Personnage hors du commun, très controversé, vénéré comme une icône par les anarchistes du monde entier, mais quasiment ignoré de l’histoire officielle, il reste très difficile à cerner en raison du manque de sources écrites directes et fiables, le concernant. On ne dispose pratiquement que des livres émanant des deux seuls intellectuels de ce mouvement, celui de Pierre Archinov et surtout celui de Voline, « la révolution oubliée ». Makhno lui-même a entrepris, à Paris, la rédaction de ses mémoires, mais il est mort en 1934 avant d’avoir pu aller au-delà du récit de ses années de jeunesse. Il a, toutefois, laissé un certain nombre d’articles parus dans une revue libertaire publiée à Paris en langue russe.

L’Ukraine et la Russie, une relation coloniale et économique

La question de l’indépendance de l’Ukraine par rapport à la Russie fut vite un problème. Les bolcheviks ne voulaient pas se séparer de leur grenier à blé et la guerre civile posait durement la question du ravitaillement.

Les éléments d’intervention de l’armée rouge se livreront dans le pays à de brutales répressions. La tcheka fit régner un tel régime de terreur chez les paysans ukrainiens que le gouvernement soviétique dut se résoudre à constituer une commission, spécialement chargée d’enquêter sur les agissements en Ukraine de cet organisme policier, sinistre instrument de la terreur rouge qui souvent ne respectait pas les règles fixées par les bolcheviks eux même.

En 1918, le pouvoir bolchevique se sentant assez fort supprime les opposants libertaires puis les socialistes révolutionnaires. Makhno venu s’informer à Moscou (voir le compte rendu qu’il donne de sa rencontre avec Sverdlov et Lénine) de la conduite à tenir dans sa province n’eut pas de réponse satisfaisante.

Il résolut donc de mettre en pratique sa propre solution, la guerre des paysans. Si le mouvement makhnoviste ne pouvait espérer aucun secours du gouvernement de Moscou, en revanche il était en droit de compter sur une aide de la part des groupes anarchistes des villes.

Makhno avait conscience de la difficulté de mettre en place une armée insurrectionnelle. Il savait que l’organisation d’une armée, avec ce que cela entraîne comme structures militaires, constituait un phénomène sans précédent et paradoxal dans la conception et l’application des idées anarchistes. Certes, cette armée avait fonctionné à partir des principes de démocratie directe, volontariat, élection et révocation par la base des responsables et commandants à tous niveaux, autonomie des détachements et des régiments, enfin symbiose totale avec la population laborieuse dont cette armée était l’émanation. Cependant il y avait un état-major central, où Makhno avait joué un rôle primordial, et un noyau dur et dynamique du mouvement, tant politiquement que militairement, composé par des anarchistes et surtout par les membres du groupe communiste libertaire de Gouliaï-Polié et qui formait une avant-garde.

Makhno concevait cette avant-garde au sens littéral du terme, à savoir que ses membres devaient se trouver aux avant-postes de la lutte et donner l’exemple.

L’avant-garde des insurgés makhnovistes avait pris l’initiative de la lutte armée et de la détermination de ses objectifs, les instances suprêmes de la population ayant été représentées par les soviets libres, leurs assemblées et congrès. Cette avant-garde-là était donc placée au cœur même de la masse et non au-dedans ou au-dessus. La différence est de taille.

Durant ses années d’exilés Makhno revint sur le rôle de l’organisation. Il en tira comme conclusion qu’une des grandes raisons de l’échec du mouvement de la Makhnovchtchina était que celle-ci n’avait pas su mettre en place une grande organisation spécifique, capable d’opposer ses forces vives aux ennemis de la révolution. Il conçoit donc un mode organisationnel qui puisse accomplir les tâches de l’anarchisme, non seulement lors de la préparation de la révolution sociale, mais également à ses lendemains. Et il conclut que l’anarchisme ne peut plus rester enfermé dans les limites étriquées d’une pensée marginale et revendiqué uniquement par quelques groupuscules aux actions isolées.

L’anarchie doit se munir de moyens nouveaux et emprunter la voie de pratiques sociales. Cette réflexion aura une influence sur les libertaires espagnols de Catalogne et d’Aragon.

Malheureusement, les préjugés anti organisationnels, profondément ancrés dans les milieux libertaires, ne permirent pas à la Makhnovchtchina de sortir de son isolement. Comment faire admettre aux intellectuels et théoriciens anarchistes que la guerre, avec la stricte organisation qu’elle implique, pouvait passer pour un moyen d’action compatible avec les finalités de l’anarchie ?

Makhno pratiqua une guérilla terriblement efficace avec son armée de plus de vingt mille hommes, équipée en partie grâce à des armes prises à l’ennemi contre les armées blanches de Denikine et Wrangel. Malgré cela, l’implantation d’une société paysanne libertaire dans la région contrôlée par Makhno, de même que l’autonomie des makhnovistes, portait trop ombrage à un pouvoir central de plus en plus jaloux de ses prérogatives pour être tolérées plus longtemps.

Un conflit sanglant ne tarda pas à éclater entre les partisans de Makhno et l’armée rouge. Après la prise de Gouliaï-Polié par les rouges, Makhno s’enfuit avec une poignée de cavaliers.

Traqué, malade, blessé il parvint pourtant à échapper à ses poursuivants. Il trouve exil en France ou il mourut en 1934. L’aventure de la Makhnovchtchina subit les condamnations des propagandistes et des historiens soviétiques.

L’image de l’anarchiste ukrainien est singulièrement floue. D’autant plus que la Makhnovchtchina, née de la révolution et de la guerre civile, tient à la fois de la guerre d’indépendance et du mouvement libertaire, deux types d’action difficiles à concilier. Ce qui est sûr, c’est que Makhno, chef de guerre, fut tout autant un anarchiste authentique, conscient de l’importance primordiale de la liberté sociale.

À la manière de ce qui se produira plus tard dans l’Espagne de la guerre civile, Makhno réussi à installer en Ukraine un embryon de société rurale libertaire.

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