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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 20:28

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/28/deux-coups-de-feu-qui-plongent-l-europe-dans-la-guerre_4447117_3224.html

Deux coups de feu qui plongent l’Europe dans la guerre

Samedi 28 Juin 2014

Ce matin du 28 juin 1914, à Sarajevo, les assassins sont dépités. L'attentat programmé contre l'héritier du trône austro-hongrois, l'archiduc François-Ferdinand, vient d'échouer lamentablement. Le premier des terroristes disposés sur le parcours du cortège officiel, Mohamed Mehmedbasic, a été pétrifié de crainte. Pensant qu'un policier l'avait repéré, il n'a sorti ni pistolet ni bombe. Le deuxième, Nedeljko Cabrinovic, lance bien son engin explosif sur la voiture où se trouvent l'archiduc et son épouse, mais la bombe manque sa cible, il semble qu'elle ait rebondi sur la capote repliée, tandis que certains témoins assureront que François-Ferdinand l'a détournée, dans un improbable réflexe héroïque.

L'explosion fait une douzaine de blessés, mais laisse indemnes l'archiduc et son épouse, Sophie. Face à son échec, Cabrinovic tente de se suicider, mais le cyanure qu'il avait préparé se révèle inactif. Dans la commotion qui s'ensuit, trois autres membres de l'équipe chargée de l'attentat se défilent. Seul Gavrilo Princip garde son sang-froid, mais il est mal placé lorsque les voitures passent ensuite devant lui.

A l'hôtel de ville de Sarajevo, François-Ferdinand, sous le coup d'une colère froide, modifie les plans de la visite officielle, il tient à rendre visite aux blessés, modifiant le trajet initialement prévu. A ce moment, aucune précaution de sécurité supplémentaire n'est prise, et le chauffeur n'est même pas informé du changement d'itinéraire. Le général Potiorek, l'imprévoyant gouverneur militaire de Sarajevo, s'aperçoit de l'erreur et fait arrêter les voitures qui se sont engagées dans la mauvaise rue. La cible est parfaite pour Princip, qui espérait une nouvelle occasion d’agir. Il fait feu deux fois sur le couple, touchant pour chacun une artère vitale. Sophie meurt presque sur le coup, François Ferdinand un quart d’heure plus tard, vers 11 heures du matin.

Le lendemain, partout en Europe, les journaux apprennent à des lecteurs scandalisés que l’héritier de la plus ancienne famille régnante du continent vient d’être abattu par un criminel qu’on soupçonne d’avoir été armé en Serbie.

La date du 28 juin 1914 était, il est vrai, bien mal choisi pour une telle visite d’état. Ce voyage officiel en Bosnie, une terre slave définitivement annexée six ans plus tôt par l’Autriche Hongrie, correspond au jour anniversaire de la bataille de Kosovo Polje (le « champ des merles ») perdue contre les ottomans en 1389, un évènement fondateur pour l’identité serbe.

Et les jeunes hommes qui ont convergé à Sarajevo, qu’ils soient nés en Serbie ou en Bosnie (comme Princip), sont prêts à mourir en martyrs de la cause slave au nom d’un même nationalisme exalté.

A travers François Ferdinand, c’est le « joug » austro hongrois en Bosnie qu’ils veulent abattre, même si la région connaît, dans les faits, un relatif développement à cette période.

L’archiduc lui-même vaut mieux que sa caricature, il se montre en réalité plus hostile aux magyars qu’aux slaves, et envisage des réformes pour son règne à venir.

Son assassinat ouvre une crise austro serbe qui débouchera sur la guerre générale. Un mois plus tard, le 28 juillet 1914, l’Autriche Hongrie, soutenue par l’Allemagne, déclare la guerre à la Serbie, soutenue par la Russie, elle-même assurée de l’appui français. L’engrenage diplomatique né de l’attentat a broyé la paix. Mais ici, l’enchaînement des faits et de leurs conséquences donne le vertige, se peut-il que dix millions de combattants soient morts et quatre empires engloutis parce que le hasard d’une voiture bloquée sur un trajet erroné a donné une seconde chance à un assassin tenace ? En réalité, si les détails de l’attentat peuvent faire réfléchir à la place des aléas dans l’histoire, l’évènement de Sarajevo fait aboutir des processus plus anciens qui ne doivent rien au hasard.

Il illustre d’abord le recours croissant à la violence politique depuis les dernières années du dix-neuvième siècle. François Ferdinand et Sophie Chotek s’ajoutent à la longue liste des dirigeants et souverains assassinés pour des motifs idéologiques, le président français Carnot (1894), le président américain Mac Kinley (1901), le premier ministre russe Stolypine (1911), le premier ministre espagnol Canalejas (1912), le roi de Serbie Alexandre Premier (1903) et le roi de Grèce Georges Premier (1913).

La « crise de juillet »

Le mobile nationaliste de l’attentat résulte aussi de la lente construction des identités nationales, d’abord sous un versant romantique et libéral avant 1848, puis dans des versions durcies, alimentées par la xénophobie ou le rêve de suprématie nationale, celui que partagent nombre de dirigeants serbes avant 1914, dont « Apis », le colonel Dimitrijevic, chef des services secrets de Belgrade, qui a armé et envoyé les assassins.

Enfin, cette obsession nationale se mêle de façon complexe au jeu des grandes puissances, la Russie, aux ambitions géopolitiques affirmées dans les Balkans sous couvert de panslavisme, l’Autriche Hongrie, mosaïque que la montée des revendications nationales fragilise, en Bosnie comme en Bohême ou en Hongrie, et qui sera justement tentée d’utiliser la crise née de Sarajevo pour mettre fin aux tendances centrifuges.

On rejoint par-là les débats intenses sur les causes de la guerre, où la place de l’évènement du 28 juin 1914 n’est rien moins qu’assurée, pour certains, il est de peu d’importance par rapport aux causalités à long terme, d’ordre économique ou impérial. Pour d’autres, il n’est qu’un prétexte à la duplicité diplomatique des autrichiens, des allemands ou des russes, l’essentiel se produisant dans la « crise de juillet » des semaines suivantes.

On peut enfin voir cet évènement comme le moment où se croisent et se récapitulent les dynamiques antérieures, dans l’ignorance où sont les acteurs des conséquences possibles de leurs gestes. Princip dira à ses juges, qui lui demandent, le 12 octobre 1914, comment il plaide, « je ne suis pas un criminel, car j’ai supprimé un homme malfaisant. J’ai pensé bien faire ». Des mots qui résonnent étrangement, cinq ans plus tard, dans les décombres.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:02

http://www.france-irak-actualite.com/2014/06/irak-qui-fait-quoi-dans-les-provinces-liberees.html

Irak, qui fait quoi dans les provinces libérées

Par Gilles Munier

Vendredi 27 Juin 2014

Depuis la prise de Mossoul par la résistance irakienne, il n’est question dans les médias internationaux que de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daash ou EIIL ou ISIL), de son rôle dans l’opération et dans les atrocités qui lui sont imputées. De nombreux témoignages provenant de la province de Ninive ou d’irakiens réfugiés dans la région autonome du Kurdistan donnent un éclairage différent ou plus nuancé de la situation.

La chaine de télévision qatari al Jazeera a interviewé le général Mizher al-Qaissi, porte-parole du conseil militaire général des révolutionnaires irakiens (al Majlis al Askar al Amm Laṭwar al Iraq), organisme clandestin qui administre les provinces libérées et coordonne les avancées des forces rebelles en direction de Bagdad. Vous en trouverez des extraits ci-dessous.

Du rôle de l’Etat islamique en Irak et au Levant

Les conseils militaires ont combattu al Qaïda en Irak pour des motifs qui leur sont propres, différents de ceux des Sahwa, milices recrutées par les américains et passées, pour partie, au service du régime de Bagdad.

Le général al-Qaissi reconnait que Daash existe, mais affirme que le « nouveau printemps irakien » est une révolution armée menée principalement par les tribus, qu’il ne dépend d’aucun agenda étranger et qu’il rejette toutes formes de terrorisme.

A la question de savoir si les activités de Daash affectent les objectifs du conseil militaire général des révolutionnaires irakiens, le général al Qaissi répond, « pas nécessairement. ISIL n'affecte pas nos objectifs. Nous planifions et exécutons nos objectifs sur le terrain et personne ne peut interférer dans ce que nous faisons. Il se peut que quelques groupes puissent avancer vers le même objectif, mais c'est nous qui encerclons et c'est nous qui exécutons et les autres groupes peuvent avoir leurs propres plans, objectifs et agendas.

Nous sommes contre tout acte qui viole les droits humains quel que soit l'exécutant. Nous le déplorons et nous le condamnons fortement et nous nous y opposons. Nous avons toujours été contre toutes violations des droits humains. Les autres peuvent avoir leurs opinions mais nous sommes opposés à toutes violations, nous ne commettons pas de tels actes même à l'encontre de nos ennemis ».

De la propagande sur You Tube pour discréditer la résistance

« Il se peut qu'il y ait des initiatives individuelles de l'un ou l'autre des groupes qui vont à l'encontre du respect des droits de l'homme. Mais la question est la suivante, qui encourage ces parties et qui veut déformer notre image ? C'est la grande question.

Ces parties possèdent aujourd'hui une grande machine médiatique. Je vous donnerai un exemple, sur You Tube vous pouvez regarder plein de vidéos qui montrent certaines scènes, abus des droits de l'homme, qui portent atteinte à notre cause, eh bien savez-vous que lorsqu’on publie un communiqué du conseil militaire général des révolutionnaires irakiens sur You Tube, il ne peut durer sur la toile plus de quarante-huit heures et est supprimé du site.

Nos publications aussi sont supprimées ou bloquées sur You Tube. Vous savez où se trouve le siège de You Tube ? En Californie, alors pourquoi garde-t-on des vidéos pour une certaine durée et pas d'autres ? Est-ce qu’il y a une puissance qui commande cela ? »

De la prise de Bagdad

« Nous avons, établi des plans pour renverser le régime », dit le général al Qaïssi, lorsque le temps sera venu d’investir Bagdad, le conseil militaire général des révolutionnaires irakiens en donnera l’ordre.

Al Jazeera. Avez-vous la possibilité d'attaquer Bagdad aujourd'hui ?

Général al Qaissi. Oui.

Al Jazeera. Je veux dire la capacité militaire ?

Général al Qaissi. Oui.

Al Jazeera. Quelles sont vos intentions, maintenant ?

Général al Qaissi. En toute franchise, ceci ne peut être divulgué.

Du futur de l’Irak

« Nous voulons un Irak nouveau », dit le général al Qaissi, « nous n'acceptons pas un Irak fracturé socialement ou géographiquement. Nous voulons que l'enfant de Bassora puisse travailler à Mossoul et que l'enfant de Mossoul puisse être employé à Dhi Qar, mettre un terme à cette période obscure provoquée par l'occupation en vue du changement et d'une démocratie profitant à tous ».

Le conseil militaire général des révolutionnaires irakiens est dirigé par d’anciens officiers supérieurs de l’armée irakienne, dissoute en 2003 par les Etats-Unis. Il coordonne les activités des conseils militaires régionaux comprenant des chefs de tribus, des dirigeants d’organisations de la résistance ainsi que des milliers d’officiers et de soldats.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 18:06

http://www.forafreeegypt.blogspot.ca/2014/06/whose-road-is-isil-isis.html

Où va ISIL (ISIS)?

Par Mohamed Kamel

Dimanche 29 Juin 2014

Il y a quelques semaines, la plupart d'entre nous ne savaient rien d’ISIL (Islamic State of Iraq and the Levant), certains le connaissent comme ISIS (Islamic State of Iraq and Sham).

Mais pourquoi apparaît-il maintenant et pourquoi entendons-nous parler de lui aujourd'hui ?

L'objectif d’ISIL est l'établissement d'un état islamique en Irak et la région connue sous le nom de Levant, qui est la Syrie, le Liban et une partie de la Jordanie. Il est étiqueté comme un groupe islamiste sunnite. ISIL a été formé après l’arrivée d’al Qaïda en Irak. Personne ne peut dire avec certitude qui il est exactement. Fait-il partie d’un agenda d’al Qaïda ou bien d’un agenda occidental ? Sont-ils des combattants de la liberté ? Ou bien a-t-il été créé pour détourner la révolution et provoquer des combats inter-islamistes (sunnites contre chiites ?

Je ne suis pas trop préoccupé par ce groupe appelé ISIL comme je n'étais pas et je ne suis toujours pas concerné par al Qaïda. Mais nous devrions être préoccupés par l'environnement qui crée ces types de mouvements. Sans justification, ces groupes sont-ils une réaction à une sorte d'injustice ou sont-ils créés pour exécuter un agenda caché ?

Après la chute de l'empire ottoman et la montée du nationalisme dans les pays de cet ancien empire, nous, en occident, étions occupés à assurer que cette région n’arrive à rien du tout. Nous avons utilisé des moyens légitimes et illégitimes pour démanteler cet empire en de petits états avec des frontières contestées. Et nous avons nommé des tyrans pour gérer ces morceaux de terre pour notre propre intérêt, pour garantir le flux des ressources et le silence des ambitions populaires. Rien d'autre que ce que nous faisons en Amérique Latine.

Nos gouvernements ont réussi dans leur mission de prévention des mouvements populaires. Nous étions contre les revendications populaires et nous avons soutenu des coups d'état militaires. Il y a de nombreux exemples, les exemples les plus importants sont ceux du renversement de Mossadegh démocratiquement élu en Iran en 1953 et, dans le même style, le renversement de Morsi démocratiquement élu en Egypte en 2013.

Mossadegh était un homme de gauche et Morsi est un islamiste.

L’occident travaillait clairement contre les mouvements de libération arabes dans les années 1950 et 1960, et travaillait fortement contre le printemps arabe en 2011 jusqu'à maintenant, par l’intermédiaire de notre allié le plus solide et le plus détesté, le royaume d'Arabie Saoudite. Il est le lieu de naissance d'al Qaïda et le principal soutien de l'ISIL pour vaincre la révolution en Syrie et aggraver les conflits entre les sunnites et les chiites.

Nous avons limité nos droits et limiter les « droits de l'homme » à un slogan qui peut être utilisé lorsque nous sommes en désaccord avec l'un de ces tyrans ou quand ils deviennent un fardeau pour nous comme pour Saddam et Moubarak.

Je n'ai jamais été un supporter de l'empire ottoman et je ne suis pas un partisan des frères musulmans, mais le choix du peuple est un droit fondamental et doit être soutenu par nous tous, par tous les moyens légitimes.

Nous suivons généralement la route qui va à l'encontre de la volonté des peuples et nous nous attendons à ce que ces gens nous respectent. Sommes-nous vraiment intéressés par la stabilité et la paix ? Je ne pense pas.

J'ai toujours l'espoir d’un Gandhi qui arrête cette folie qui se déroule au Moyen-Orient.

Pourquoi ne pas donner à ces peuples une chance d'essayer notre démocratie déficiente que nous aimons ? Ne pouvons-nous pas comprendre que si nous ne soutenons pas les droits des peuples et la démocratie, c’est la route pour le terrorisme et la destruction, c’est la route de la famille d'al Qaïda. La haine est une boîte en verre que nous avons ouvert et que personne ne pourra jamais fermer.

Il a été dit que « la folie fait toujours la même chose et nous espérons un résultat différent ».

C’est notre point de vue.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 20:00

Projet de loi en Turquie sur le processus de paix avec les kurdes (Reuters)

Le gouvernement turc a présenté Jeudi 26 Juin 2014 au parlement un projet de loi fixant un cadre juridique à des négociations de paix avec les séparatistes kurdes, décision qui pourrait renforcer les chances de l'actuel premier ministre Recep Tayyip Erdogan de se faire élire président, en août.

Les hommes politiques pro-kurdes réclamaient de longue date un tel projet de loi, en partie pour éviter le risque de poursuites judiciaires à ceux qui prendraient part à des négociations, au cas où le climat politique en Turquie se retournerait à l'avenir contre le processus de paix.

Ankara a entamé en 2012 des discussions de paix avec le leader séparatiste kurde emprisonné Abdullah Öcalan, afin de mettre un terme à un conflit qui a fait environ quarante mille morts depuis 1984.

« Nous nous rapprochons du moment où ces problèmes seront résolus, où la violence cessera, où les gens poseront les armes et descendront des montagnes pour reprendre une vie sociale normale », a déclaré le vice-premier ministre Besir Atalay, après la présentation du projet de loi au parlement.

Le projet de loi mettra toute personne engagée dans les négociations à l'abri de poursuites judiciaires liées à l'insurrection du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes). Il chargera en outre le gouvernement de réhabiliter les militants séparatistes qui poseront les armes.

Öcalan lui-même a laissé entendre qu'il soutenait le projet de loi, après avoir rencontré des membres du HDP (parti démocratique populaire, pro-kurde) dans son île-prison d'Imrali.

« Voir cette loi déposée devant le parlement, c'est une évolution historique », a-t-il dit, selon le site internet de la chaîne CNN-Türk.

Recep Tayyip Erdogan a investi un capital politique non négligeable dans les efforts de paix, accordant davantage de droits culturels et linguistiques aux kurdes au risque de s'aliéner une partie de sa base de soutien à travers le pays. Ankara, les Etats-Unis et l'Union Européenne considèrent le PKK comme une organisation « terroriste » et nombre de turcs continuent de détester Abdullah Öcalan.

Le cessez-le-feu décrété par celui-ci en mars 2013 tient dans l'ensemble, mais le PKK a interrompu au cours de l'été dernier le repli de ses militants vers leurs bases arrière du nord de l'Irak, en déplorant la lenteur des négociations en cours.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 19:45

BILAN DE LA GREVE DU METRO DE SAO PAULO

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie d’une déclaration de la Ligue Stratégie Révolutionnaire Quatrième Internationale relative au bilan de la grève du métro de Sao Paulo.

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.ccr4.org/Pourquoi-les-travailleurs-du-metro-de-Sao-Paulo-n-ont-ils-pas-gagne

Déclaration de la Ligue Stratégie Révolutionnaire Quatrième Internationale

Pourquoi les travailleurs du métro de São Paulo n’ont-ils pas gagné ?

Jeudi 26 Juin 2014

Coordination réelle des luttes contre confiance en la bureaucratie et utilisation des assemblées comme une tribune

Le PSTU n’a pas seulement empêché la coordination avec les conducteurs de bus, les cheminots, les professeurs de la ville de Sao Paulo et l’Université de Sao Paulo avant la grève. Quand la grève a commencé seule l’Université de Sao Paulo restait en lutte er lançait des appels à l’unité, des manifestations dont l’axe central était la solidarité avec les metroviários et d’autres initiatives n’ont pas manqué.

Au lieu de diffuser ces initiatives parmi les travailleurs et d’organiser concrètement l’unité dans tous les secteurs où le syndicat CSP Conlutas est présent, les dirigeants n’ont fait qu’envoyer des motions et autres soutiens individuels (qui, même s’ils sont fondamentaux, ne demandent aucune organisation de la base). Ajouté à cela il faut mentionner la venue de candidats aux élections ou des figures syndicales qui sont venus prendre la parole dans nos assemblées comme s’il s’agissait d’une tribune. Dans la jeunesse, le PSOL et le PSTU n’ont fait que boycotter toutes nos initiatives. Enfin, ils ont alimenté toute sorte d’illusions vis-à-vis de la bureaucratie syndicale, le summum ayant été atteint lorsqu’ils ont dit que s’il y avait des licenciements, alors il y aurait une grève générale au niveau de la ville de São Paulo, prouvant alors leur sincérité en donnant la parole aux bureaucrates syndicaux de tout poil.

Pour nous, la CSP Conlutas aurait dû mettre toutes ses forces en action pour que la grève au métro de São Paulo soit victorieuse, et à partir de cette action unifiée, exige l’intervention des grandes centrales syndicales, tout en expliquant les limites de cette exigence pour que les travailleurs ne fassent confiance qu’en leurs propres forces en alliance avec les autres secteurs en lutte et la population qui les soutenait.

Une alliance réelle avec la population contre des fausses exigences au gouvernement

La population a beaucoup soutenu la grève. Même si l’exigence opposée au gouvernement de permettre aux gens de voyager gratuitement le temps des négociations était très populaire, la raison de ce soutien était plus profonde. En effet, depuis les manifestations de juin 2013, la revendication d’un transport public de qualité est devenue centrale et les grèves des travailleurs ont connu un soutien inouï. Ce soutien était la base pour concrétiser l’alliance entre les metroviários et la population, ce qu’en tant que MPB (Metroviarios Pela Base, Travailleurs du Métro par la Base) nous défendons depuis des années. Mais il était nécessaire d’aller au-delà de cette exigence.

Il était nécessaire de mettre au centre de nos revendications effectives (et pas seulement en parole) la lutte pour la réduction des tarifs du transport et pour l’étatisation des transports sous contrôle des travailleurs et des usagers. C’est cela que nous défendions même avant la grève. Si nous voulons sortir du cadre routinier et entamer une grève longue pour nos revendications structurelles, c’est seulement à travers cette alliance solide que nous pouvons le faire. C’est seulement comme ça que nous pouvons lutter contre la manipulation de la population par le gouvernement qui l’a retournée contre nous à cause des perturbations du trafic provoquées par la grève. La lutte pour de meilleures conditions de travail pour les metroviários doit être menée avec la population pour le transport public, et sous contrôle des travailleurs et les usagers.

Le PSTU et la majorité de la direction mettent fin à la grève alors qu’il y avait des licenciés et qu’il était possible de retourner la situation !

Ici nous développons une politique alternative à celle qui a été imposée par la direction du syndicat. Une politique que nous n’avons même pas pu défendre dans des assemblées bureaucratiques. Avec cette stratégie erronée de la direction, avant et pendant la grève, il était très difficile de gagner, même avec toute la force héroïque dont la base avait fait preuve au cours de cette mobilisation.

Mais une chose était claire pour des secteurs très larges des metroviários, sortir de cette grève avec des salariés licenciés, c’est-à-dire avec une défaite, était complètement inacceptable. Après que la grève ait été déclarée illégale, certains travailleurs ont eu peur et ont repris le travail. Mais il s’agissait d’une minorité. Leur nombre n’a augmenté que lorsque le syndicat a commencé à enterrer la grève. Maintenant, la direction du syndicat rejette la faute exclusivement sur les travailleurs qui ont repris le travail, comme si elle n’était pas la principale responsable de la défaite.

En effet, lors de l’assemblée qui a suivi l’annonce des licenciements, l’aile de la direction liée au PSTU a proposé une défense très faible de la continuité de la grève. Une autre aile a proposé de suspendre la grève pour la reprendre le jour du match d’ouverture de la Coupe du Monde. Ce secteur s’est allié au PCdoB qui voulait mettre fin à la grève dès le Dimanche 8 Juin 2014. Malgré toutes ces manœuvres la base démontrait sa détermination et le vote de la suspension de la grève n’est passé que grâce à une petite majorité (soixante pour cent contre quarante pour cent pour continuer la grève).

Mercredi 11 Juin 2014, la veille du début de la Coupe du Monde, le PSTU est venu à l’assemblée avec l’intention ouverte de mettre fin à la grève. Ils ont employé un discours hypocrite et enflammé sur une « déclaration de guerre contre les licenciements, guerre » que jusqu’à présent personne n’a vu, à part les efforts de la LER-QI en ce sens. Même après les discours démoralisateurs, près de vingt pour cent des travailleurs ont voté pour continuer la grève.

Des centaines de travailleurs savent que nous avions les forces au moins d’empêcher les licenciements et d’obtenir le paiement des jours de grève, ce qui aurait constitué une grande victoire politique, car ceux d’en face étaient divisés de peur que la grève ne continue pendant la Coupe du Monde. En ce sens même Lula avait déclaré qu’Alkmin devait céder. Dans cette conjoncture, il aurait été difficile pour le gouvernement de l’état de São Paulo de maintenir les quarante-deux licenciements et la menace qui pesait sur trois cent autres salariés car il avait déjà utilisé tous ses atouts et la pression sur le gouvernement augmentait au fur et à mesure que le début de la Coupe du Monde s’approchait. Le PSTU et le PSOL, qui lors des manifestations de juin 2013 n’avaient joué aucun rôle déterminant dans la lutte de classes, ont montré encore une fois la faillite stratégique dans laquelle ils se trouvent, cette fois à la direction du syndicat des travailleurs du métro.

La lutte conséquente pour la réintégration des licenciés dépend de la mobilisation de la base

Il est possible encore de revenir sue les licenciements. Mais nous ne pouvons plus faire confiance en la politique « faciliste » du syndicat qui affirme qu’étant donné les irrégularités du dossier la réintégration des licenciés est garantie, qu’il suffirait de s’occuper de la partie juridique et de faire une campagne pour la forme. Non, nous devons développer la plus grosse lutte contre les licenciements que ce pays n’ait jamais vue, et nous ne pouvons pas nous attendre à ce que ce soit la direction du syndicat qui mène cette lutte.

Une telle campagne cependant dépend de la mobilisation de la base.

Continuons à montrer notre force. Nous devons évidemment utiliser tous les ressources juridiques et les brèches de la justice. Mais il y a une grande détermination dans d’autres secteurs et dans la jeunesse pour s’allier à notre lutte. Nous pouvons gagner mais seulement si nous reprenons en nos mains cette bataille, non seulement avec les très importants soutiens symboliques, mais en discutant avec les bases des mesures à prendre comme des grèves partielles et des manifestations.

Construisons un courant de centaines de metroviários pour une alternative combattive et de classe !

Malgré la défaite, les metroviários ont donné un grand exemple de mobilisation et se sont intégrés à l’avant-garde de la classe ouvrière. Mais nous pourrons faire peser notre secteur en tant que tel seulement si nous arrivons à construire un courant combattif et de classe de centaines de metroviários, à partir de la base, pour prendre la direction du syndicat et pour mener une politique conséquente comme celle que nous défendons. Nous devons nous appuyer sur les leçons des mobilisations de juin 2013, qui ont commencé à travers la lutte pour la réduction des tarifs des transports publics, et des diverses grèves des travailleurs du transport qui ont eu lieu cette année. Cette tache va au-delà des forces actuelles de la LER-QI et du MPB dans notre secteur. C’est pour cela que nous appelons tous les metroviários à nous rejoindre dans cette perspective.

Laisser la défaite des travailleurs du métro se consolider serait une défaite pour l’ensemble de notre classe et pour la jeunesse engagée dans les mobilisations de juin 2013, qui ont changé la situation dans le pays. Laisser passer ces licenciements signifierait donner de la confiance au gouvernement, et le laisser se renforcer au point de pouvoir augmenter à nouveau les tarifs du transport public. Et surtout ce serait un coup porté à notre lutte stratégique pour l’étatisation des transports publics sous contrôle des travailleurs et des usagers.

C’est pour cela que nous appelons aussi la jeunesse qui a lutté en juin 2013 et à tous les travailleurs et travailleuses à lancer avec nous cette grande campagne pour la réintégration des quarante-deux metroviários.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 19:16

Porochenko propose de prolonger la trêve de soixante-douze heures en Ukraine (Reuters)

Le président ukrainien a proposé Vendredi 27 Juin 2014 de prolonger le cessez-le-feu de soixante-douze heures afin d'offrir un nouveau délai à la Russie pour donner des garanties sur la fin des hostilités dans l'est du pays, a déclaré une source diplomatique européenne.

Petro Porochenko, qui a signé vendredi l'accord d'association et de libre-échange avec l'Union Européenne, au grand dam de Moscou, s'est ensuite entretenu avec François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

« Il a proposé de prolonger de soixante-douze heures le cessez-le-feu » qui expirait vendredi, a dit une source diplomatique.

« Il a été convenu que ce délai permette d'obtenir un certain nombre de conditions pour trois choses, la libération des otages, la sécurité à la frontière et la venue d'une mission de l'OSCE », a-t-on ajouté.

Angela Merkel et François Hollande auront pour leur part des échanges avec Vladimir Poutine d'ici lundi afin d'évaluer les réactions de Moscou aux trois conditions posées.

« Si le cessez-le-feu ne permet pas d'aller vers cette désescalade, cet apaisement, alors des mesures ciblées supplémentaires pourraient être prises », a-t-on dit.

A Moscou, Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, s'est félicité de la prolongation du cessez-le-feu, en souhaitant « que cela ne signifie pas seulement un report de trois jours de l'ultimatum » lancé aux séparatistes pour qu'ils déposent les armes, rapporte l'agence de presse Interfax.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 18:56

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/06/27/l-insurrection-djihadiste-en-irak-rebat-les-cartes-du-conflit-en-syrie_4446667_3210.html#xtor=AL-32280515

L'insurrection djihadiste en Irak rebat les cartes du conflit en Syrie

Bagdad a rappelé des milliers de miliciens chiites irakiens partis soutenir Bachar al Assad

Dans la vallée de l'Euphrate, entre Deir ez-Zor (Syrie) et Fallouja (Irak), l'utopie djihadiste est en train de prendre corps. Après avoir conquis en fin de semaine dernière le poste frontière d'al Qaïm, côté irakien, les combattants de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) se sont emparés, Mercredi 25 Juin 2014, de la ville jumelle de Boukamal, côté syrien. Ces prises donnent un début de réalité au grand dessein des extrémistes sunnites, à savoir l'instauration d'un califat à cheval sur les deux pays. De toutes les répercussions, nombreuses et encore difficiles à mesurer, de l'offensive irakienne de l'EIIL sur le champ de bataille syrien, c'est pour l'instant la plus nette.

UN NOUVEL ÉLAN POUR L'EIIL

La conquête de Boukamal est la conséquence directe du ralliement à Daech (l'acronyme arabe de l'EIIL) des forces locales du Front al Nosra, la branche syrienne d'al Qaida. Ces derniers mois, les combats ont fait rage entre ces deux formations djihadistes rivales, en lutte pour la suprématie régionale et le contrôle de la province de Deir ez Zor et de ses puits pétroliers.

Abou Youssef al Masri, le commandant égyptien d'al Nosra à Boukamal, n'avait guère le choix. Avec l'arsenal et l'argent saisis à Mossoul, la capitale de la province irakienne de Ninive, dont ils se sont emparés mi-juin, les combattants de l'EIIL promettaient de ne faire qu'une bouchée de leurs adversaires. Outre des centaines de millions de dollars, prélevés dans les coffres des banques, leur trésor de guerre comprend une dizaine d’Humvee, ces véhicules légers offerts par les Etats Unis à l’armée irakienne.

Le scenario de Boukamal s’est répété dans plusieurs localités de la province de Deir ez Zor, notamment à al Mouhassan, plus en amont sur l’Euphrate. Là, ce sont des forces apparentées à l’Armée Syrienne Libre (ASL), la branche militaire de l’opposition, soutenue par les pays occidentaux et les monarchies du golfe, qui ont fait allégeance à EIIL. « Si des rebelles rejoignent Daech, c’est parce qu’il est momentanément le plus fort, et pour ne pas mettre en danger leur tribu », précise Félix Legrand, chercheur à l’Arab Reform Initiative. « Ce n’est pas une décision idéologique ».

Plus au nord, où l’équilibre des forces est moins en leur défaveur, les brigades labellisées ASL ou Front Islamique (une alliance d’inspiration salafiste), continuent de combattre les troupes d’EIIL. En dépit de ses succès spectaculaires en Irak, ce mouvement pâtit toujours d’une réputation désastreuse en Syrie. La forte proportion d’étrangers dans ses rangs fait qu’il est souvent perçu comme une force d’occupation.

Signe éloquent, l’un des ralliés d’al Mouhassan, accusé de traîtrise, a été capturé par des combattants du Front al Nosra et décapité. Autre indice des difficultés qui attendent Daech en Syrie, son chef dans la Gouta, la banlieue de Damas, a été liquidé par des hommes du Front Islamique, qui a publié un ultimatum donnant vingt-quatre heures à ses forces pour évacuer la région.

« Daech aura toujours plus de mal à progresser en Syrie qu’en Irak », explique Noah Bonsey, analyste à l’International Crisis Group. « La Syrie est le maillon faible de sa stratégie transnationale ».

Les milices chiites à la rescousse de Maliki

Prise de court par l’offensive-éclair de Daech, l’opposition syrienne a au moins une raison de se consoler, plusieurs milliers de miliciens chiites irakiens, venus épauler le régime de Bachar al Assad, ont été rappelés à Bagdad par le premier ministre Nouri al Maliki, dans l’optique d’un éventuel assaut d’EIIL et de ses alliés sunnites. Des départs ont été signalés à Lattaquié, sur la côte, ainsi que dans la banlieue de Damas et à Alep. Des témoins ont vu des convois de camions quitter le stade de football du nord de la ville, où ces supplétifs sont basés. « Les gens d’Alep sont soulagés parce qu’ils craignaient ces derniers temps que les forces loyalistes ne parviennent à les encercler », raconte Félix Legrand.

A l’inverse des libanais du Hezbollah, souvent mobilisés dans les offensives, en raison de leur expérience en matière de guérilla, les miliciens irakiens sont plutôt employés à l’arrière, dans des missions de garde et de patrouille. Les uns et les autres ont permis au régime syrien de résoudre son problème structurel d’effectifs et de regagner du terrain sur la rébellion à partir de la moitié de l’année 2013. La nouvelle donne sera-t-elle mise à profit par les anti-Assad ?

Le pouvoir trouvera-t-il au contraire le moyen de s’y adapter, en obtenant par exemple un accroissement du contingent du Hezbollah ? Difficile à dire pour l’instant. Une chose est sûre, plus le conflit en Irak se poursuivra, plus la question des effectifs redeviendra pressante.

Le pari antiterroriste du régime

Le régime Assad s’est découvert un nouvel ennemi, EIIL. Dans la foulée de la chute de Mossoul, son aviation s’est mise à bombarder les positions des djihadistes en Syrie, à Rakka et Boukamal. Jusque-là, ses forces veillaient à épargner Daech, pour mieux semer la zizanie au sein de la rébellion. Les atrocités perpétrées par ses membres confortaient la rhétorique officielle, tendant à présenter tous les insurgés comme des « extrémistes et des terroristes ».

Mais la perspective d’une attaque d’EIIL sur Bagdad a incité le pouvoir syrien à revoir ses calculs. Ses alliés iraniens n’auraient peut-être pas compris que Bachar al Assad reste passif face aux risques de rupture de l’arc chiite, qui court de Téhéran à Beyrouth. En versant son écot à la guerre contre Daech, nouvelle bête noire de la communauté internationale, Damas espère regagner les faveurs des Etats Unis et de l’Union Européenne.

C’est une manœuvre vouée à l’échec, selon Noah Bonsey, de l’International Crisis Group, « je ne vois pas comment un dirigeant occidental pourrait être naïf au point de considérer Assad comme un partenaire dans la lutte antiterroriste. Le régime syrien fait partie du problème et non de la solution. John Kerry, le secrétaire d’état américain, a été très clair là-dessus. Ce que Damas fait aujourd’hui contre Daech, c’est trop peu et trop tard ».

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 20:11

http://www.solidaritecajamarca.blogspot.fr/2014/06/proces-de-la-famille-chaupe-compte.html

Procès de la famille Chaupe

Compte rendu de l’audience du 20 Juin

Nouvelle parodie de justice

Par notre camarade Françoise Chambeu qui a assisté à l'audience du 20 juin.

Scandale et indignation, au cours de la nouvelle audience du 20 Juin 2014, dans ce procès emblématique contre la famille Chaupe.

La toute-puissante société minière Yanacocha, soutenue par le ministère public fait face à la famille Chaupe, des agriculteurs dont le seul crime est de défendre leurs terres en Tragadero Grande (Sorochuco). Le monde à l'envers, tous nous nous rappelons les images qui ont circulé sur les réseaux et dans le monde, les témoignages poignants des victimes de la violence, les coups et des abus de la police.

En Août 2011, le personnel de la mine et la police nationale ont procédé à une expulsion forcée, la destruction de leurs cabanes, la saisie de leurs biens, en battant Maxima et ses enfants, laissant son fils Daniel sans conscience, lequel continue à souffrir, depuis lors des conséquences de cette agression et menaçant de tuer Jaime Chaupe.

En Celendin, ce Vendredi 20 Juin 2014 pour la troisième fois on rouvre le procès de la famille Chaupe pour le délit supposé d'usurpation de terres, aggravé par la résistance à quitter sa propriété et l'utilisation de la violence contre la police nationale!

Le procureur Ruperto Alcántara a demandé la restitution immédiate des terres, quatre ans de détention provisoire et quatre mille soles pour la famille Chaupe.

Répétition du jugement oral, au cours de cette audience, Jaime Chaupe a été interrogé pendant plus de deux heures d'affilée avec des méthodes insupportables et indignes par le procureur et l'avocat de Yanacocha, Juan Carlos Camacho, qui ont essayé de le confondre avec les questions malveillantes.

La relation étroite et la coordination entre le procureur et l'avocat de Yanacocha était évidente et le nouveau juge a très paradoxalement refusé d'intégrer les éléments de preuve (documents relatifs à l'achat de la terre par la famille Chaupe) ordonnée par la chambre précédente, ce qui avait justifié l'annulation du premier procès en Juillet 2013. Lors de la prochaine audience qui aura lieu le 26 Juin à 10 heures 30, à la chambre d'accusation de Celendin, les autres membres de la famille seront interrogés.

« Tu es une puce face à un éléphant, et celui-ci va t’écraser » avait dit la police à Maxima pendant qu’elle la tabassait !

Justice pour Maxima et la famille Chaupe

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 19:55

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article107

Lettre de Barcelone

Mardi 24 Juin 2014

Vue de cette ville si vivante si bouillonnante, la situation politique en France parait atone. Il y a bien ici ou là quelques geysers, les cheminots n’ont pas brisé les barrières des directions syndicales et les intermittents ne représentent pas un secteur déterminent même si ils ont la capacité de se mobiliser. La défiance et l’exaspération pèsent sur les salariés. Mais dans quelle limite, celles-ci peuvent-elles enfler sans provoquer une crise politique majeure.

Chacun le constate, le gouvernement Hollande Valls est impuissant, l’opposition patauge dans les affaires et dix pour cent des inscrits votent pour le Front National. Une situation politique en pleine déliquescence, avec un chômage qui ne cesse d’augmenter en même temps que la dette publique. Les promesses de redressement de Hollande fondent comme neige au soleil.

Depuis deux ans, dans les sondages et depuis peu dans les urnes, c’est la bérézina du Parti Socialiste et de la gauche, tous partis confondus. Jamais un président de la cinquième république ne s’est retrouvé dans une telle position de faiblesse et d’impopularité, sauf peut-être de Gaulle en 1968. S’ajoute une perte de confiance des responsables politiques, depuis l’affaire Cahuzac jusqu’à Bygmalion, il serait trop long de citer toutes les affaires.

Il y a un pourrissement de la situation chaque jour un peu plus, par des révélations de fraudes et de malversations. Comme si les responsables politiques étaient au-dessus des lois. De plus en plus flagrant, ils sont aidés par les valets journalistes qui leur servent la soupe. Ils se pavanent dans les médias et ils prônent rigueur austérité et morale, les yeux dans les yeux.

Rarement, on aura vu les partis dits de gauche aussi fossilisés, incapables d’inventer l’avenir, ne serait-ce qu’une esquisse de projet de société sur lequel les salariés et la jeunesse puissent s’arrimer. Les avis de décès de ces partis sont proches. Certains s’enfermeront comme des sectes pour s’immoler.

Si tout cela part en eau de boudin c’est-à-dire si l’érosion du pouvoir de l’état se poursuit alors l’assurance tout risque du régime, c’est-à-dire les institutions de la cinquième république fondée par de Gaulle vont se désagréger peu à peu.

Il n’y a plus assez de temps pour agir, plus d’autorité, un gouffre sépare les représentants de ces institutions et le peuple.

Un peu comme le roi d’Espagne qui abdique pour se planquer, son fils le remplace. Cela ressemble à une entreprise en faillite et qui renaît sous un autre nom. On change de nom pour faire oublier le passif encombrant, les exemples ne manquent pas. Enfin, même les dernières élections ne ressemblent plus aux élections précédentes. Les abstentions récentes me semblent avoir un autre niveau de conscience politique. Difficile de l’analyser précisément mais elles signalent un rejet important des partis et des institutions. Et même, si ces institutions paraissent encore solides face à une crise de politique ou même à une crise de régime. Il faut y ajouter et là c’est inédit une crise économique plus destructrice que celle de 1929.

Mais comment faire pour que la population s’empare de la politique et prenne ses affaires en main, à l’image de tous ces gens jeunes et vieux qui discutaient, débattaient au moment du referendum de 2005. Comment faire pour qu’à l’image des « indignés » des autres pays qui s’emparent des places et débattent très précisément de comment vivre ensemble et comme si la prise du pouvoir était un problème secondaire.

Jacky

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 17:06

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/61832/epinay-orge-postiers-usagers-en-pleins-les-boites

Postiers et usagers en ont plein les boîtes

Mercredi 25 Juin 2014

Cela fait maintenant trente huit jours que les postiers d’Epinay sur Orge sont en grève.

Un combat qui risque de ne pas se finir tout de suite

Après un mois de grève à la poste d’Epinay-sur-Orge, ce n’est toujours pas fini.

Les postiers protestent toujours sur les modifications que veut effectuer la direction. Depuis le début de ce mouvement, la direction n’a pas été très conciliante d’après Sud Poste Essonne. « Cela ne se passe pas bien, la direction refuse les négociations avec nous » affirme Giorgio Stassi, secrétaire départemental de Sud Poste Essonne. Un vrai problème qui conforte les postiers à rester en grève.

Une grève justifiée

En effet, avant le début de cette grève, la Poste a annoncé de grands changements au bureau d’Epinay. Elle souhaite fermer ce centre pour le transférer à Morsang-sur-Orge. Mais ce n’est pas tout. Cela entraînerait des modifications d’horaires des facteurs et allongerait leur tournée à vélo. Elle passerait de quatre heures par jour à six heures, et ce, six jours sur sept.

Modifications intolérables pour les postiers d’Epinay.

Ainsi, les postiers revendiquent des changements. Pour rappel, le métier de facteur est classé dans la catégorie des fonctions pénibles. Si le temps de travail est allongé, les facteurs seront en grande difficulté. Ce projet a été imposé « sans négociation de la part de la direction » assurent les grévistes. De plus, et c’est un des problèmes majeurs soulevés, les facteurs ne trieront plus leur courrier eux-mêmes. La direction propose que ce soit directement fait à Morsang-sur-Orge.

Ainsi, les facteurs commenceront plus tard et récupéreront leur sacoche là-bas.

Un vrai problème pour les postiers, car ils ont leur propre triage qui permet d’organiser la tournée et de savoir exactement pour qui il y a du courrier. « La direction estime que c’est une avancée, que cette mise en place est nécessaire, mais ce n’est pas le cas » poursuit Giorgio Stassi.

Des négociations au point mort

« Nous avons déjà fait un pas vers la direction. Cela aurait pu faire avancer les choses, mais la direction a rejeté nos idées » déplore Giorgio Stassi. Elle reste donc campée sur ses positions et ne souhaite pas écouter ce que les postiers ont à dire. « Ils veulent une innovation sur le département mais nous avons peur de ce que ça va donner ». Ce sont toutes ces modifications qui posent donc problème.

Depuis le début de ce mouvement, une quinzaine de sites sur le département a montré leur soutien en faisant grève eux aussi, les villes d’Orsay, Evry, Corbeil, Montlhéry, Etampes et bien d’autres ont participé au mouvement pendant quelques jours.

« Les négociations n’avancent pas » poursuit Giorgio Stassi.

Des boîtes aux lettres vides

Durant cette période de grève, ce sont les habitants qui sont touchés. Le courrier n’arrive pas à bon port. « J’attends une réponse pour mon permis et ça doit arriver par la poste et je n’ai toujours rien reçu » affirme Camille, habitant à Villemoisson-sur-Orge. « Cela fait une semaine que je reçois du courrier qui n’est pas à moi » assure Alexanne, qui vit à Sainte-Geneviève-des-Bois. « Le courrier est distribué. Pour nous remplacer le temps de cette grève, la direction a embauché des intérimaires qui ne viennent pas d’Epinay-sur-Orge mais directement de Wissous » affirme Giorgio Stassi. « Ainsi, il est distribué mais il n’y a pas une bonne qualité de distribution. A 17 heures, ils étaient toujours en pleine distribution. De plus, le courrier n’arrive pas toujours au bon endroit » poursuit-il.

Les habitants proches d’Epinay pâtissent de cette grève et espèrent retrouver leur courrier bientôt. « C’est un peu énervant de ne pas avoir son courrier en temps et en heure, mais on ne peut rien faire à part attendre que la grève s’arrête », confirme Xavier, habitant à Epinay-sur-Orge.

Jusqu’à ce que cette grève se termine, les habitants n’auront donc pas leur courrier de manière régulière. Les postiers d’Epinay-sur-Orge resteront en grève jusqu’à une date indéterminée.

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