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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 20:08

https://www.ensemble-fdg.org/content/ecosse-les-enjeux-du-18-septembre

Tract d’appel au meeting londonien organisé par la tendance « oui à la république écossaise »

Indépendance écossaise, pourquoi la gauche doit dire « oui »

Attention, ce meeting n’est pas soutenu officiellement par Left Unity, mais par la tendance « oui à la république écossaise » au sein de Left Unity

Jeudi 18 Septembre 2014, David Cameron sera confronté à l’un de ses défis majeurs, le référendum écossais. Si le « oui » l’emporte, ce sera une défaite majeure pour lui et sa coalition. Personne ne peut en prédire les conséquences. Mais, sans aucun doute, cela minera la crédibilité du gouvernement et constituera un encouragement pour tous ceux qui combattent le programme d’austérité de Cameron.

Ce serait là une raison suffisante pour voter « oui ». Mais c’est loin d’être la seule, et sans doute pas la raison principale. Un vote « oui » mettrait fin à l’acte d’union de 1707 et constituerait le principal changement constitutionnel depuis la mise en place de l’état libre d’Irlande, en 1922. Le peuple écossais gagnerait le droit de s’auto déterminer et, par là même, la possibilité de fonder une république démocratique et souveraine. Ce n’est pas seulement une « question écossaise ». Cela aura aussi des conséquences sur la manière dont les gens, ceux qui resteront au sein du Royaume-Uni, pourront envisager l’avenir de la démocratie.

Ken Loach, militant du socialisme et metteur en scène, l’a dit, « pendant quelques heures, le peuple écossais aura le contrôle de son avenir. Il peut décider de le conserver ou de le rendre à un état dominé par la classe dirigeante britannique. L’indépendance ne réglera pas les problèmes. Mais elle conférera au peuple écossais la possibilité de créer une société plus juste, plus équitable et plus durable ».

Lorsqu’au Nicaragua, les sandinistes ont chassé le dictateur et commencé à construire des hôpitaux et des écoles et à transférer les industries au secteur public, ils se sont heurtés aux Etats-Unis. Ils constituaient une menace, celle du « bon exemple ». Si l’Ecosse quitte le Royaume-Uni, nous serons confrontés en Angleterre à une majorité conservatrice. Mais si une Ecosse indépendante s’avère être un succès, cela pourrait constituer ici la « menace d’un bon exemple » et montrer qu’un gouvernement progressiste peut améliorer la vie des gens et assurer un avenir durable.

Si le gouvernement écossais ne constituait qu’une pâle copie du système en vigueur à Westminster, ce serait une occasion manquée. Un gouvernement écossais qui mettrait en avant les intérêts à long terme du peuple écossais pourrait déplacer le centre de gravité du débat politique vers la gauche et nous encourager tous.

Le système politique actuel n’est pas supportable. En votant pour abolir l’acte d’union, le peuple écossais deviendra plus libre de décider sa propre constitution et, grâce à cela, son propre avenir politique, social et économique.

Le capitalisme continuera à exister en Ecosse, comme c’est le cas aujourd’hui, avec tous les maux sociaux qui ruinent nos villages, nos agglomérations et nos villes. Mais l’Ecosse aura une chance nouvelle et meilleure de transformer ces vieilles conditions.

Cela constituerait un appel d’air pour le reste du pays. Nous pourrions nous inspirer des efforts des écossais et nous dresser pour gagner une démocratie authentique pour nous-mêmes.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 19:28

http://www.eldiario.es/catalunyaplural/Caixa-ciudadanos-colectivos-independencia-contenido_0_174283430.html

Le siège de la Caixa réunit des citoyens et des organisations qui veulent donner un contenu social à l'indépendance

La chaîne humaine qui a entouré les bâtiments de la Caixa à Barcelone a réuni la diversité du mouvement citoyen

Le proces constituant dirigé par Teresa Forcades et Arcadi Oliveres unit les mouvements sociaux forgés dans la lutte contre la crise

La participation dépasse les prévisions et les participants en profitent pour occuper une partie de la Diagonal de Barcelone

Une sensation d’improvisation et d’hétérogénéité a régné dans la manifestation convoquée devant la Caixa. L'union de personnes d'origines diverses, mais avec des liens communs, comme celui d'être frappées par la crise, a caractérisé l'action. Des familles avec l’uniforme officiel de la Via Catalana, avec des militants formés dans mille batailles ont rejoint l'appel lancé par le procès constituant, un groupe formé à l'initiative de la nonne Teresa Forcades et de l’activiste et économiste Arcadi Oliveres.

Parmi les participants, Diego Canamero, le leader du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT), qui a été fortement applaudi, a pris ses distances avec la vision folklorique parfois donnée à l'Andalousie, contradictoire avec l'image de lutte exemplaire du poète Federico García Lorca, fusillé par Franco.

Une chose à souligner est que les militants d’ICV EUiA qui ont choisi de participer à cette manifestation n’affichaient pas de slogans ni de banderoles partisanes. Nous avons été en mesure de reconnaître certains dirigeants, comme l'ancien ministre Salvador Milà ou la députée Marta Ribas.

Si dans un premier calcul il a été estimé à quatre mille le nombre de personnes nécessaire pour entourer les deux bâtiments de la Caixa, l'affluence a dépassé les prévisions. Mais il est difficile de fixer le nombre de personnes qui se sont rassemblées sur cette section de la Diagonal de Barcelone, parce que la chaîne a continué à se faire et à se défaire.

Au pied du siège central de la Caixa, une petite estrade avec des mégaphones de puissance très limitée a servi de scène improvisée à partir de laquelle les militants des mouvements sociaux, les organisateurs de la campagne pour le revenu universel garanti, l’assemblée pour l’enseignement public de qualité, les intérimaires, les précaires et les organisations de solidarité avec les immigrés ont envoyé leurs messages aux personnes qui se sont réunies pendant près de trente minutes.

Peu après la chaîne humaine a commencé à s'étirer pour entourer complètement les deux bâtiments centraux de la Caixa. Mais, comme les gens restaient, la chaîne a doublé et dans certains endroits elle a triplé. Par conséquent, les manifestants se sont étendus sur l’avenue Carlos III et sur la Diagonal.

Ils ont crié très fort, et ils ont provoqué une tension croissante. Les gens se sont déployés d’abord sur les deux premières voies de la Diagonal de Barcelone, au-delà de la rue Numancia. A 17 heures 14, les gens ont brisé la chaîne et envahi la quasi-totalité de la Diagonal. Ils ont laissé libre une seule voie de l’avenue emblématique de la capitale catalane.

Depuis ce moment, les gens ont commencé à se disperser lentement. Un cri a marqué la consigne de dispersion, « nous sommes anti capitalistes ».

A la fin de la manifestation, un militant du Proces Constituent a encouragé la foule à crier « independencia ». Pendant ce temps, à quelques mètres, en pleine harmonie, un groupe de personnes touchées par les hypothèques de Bankia et de Catalunya Caixa ont crié en castillan contre les banques. Les uns et les autres ont transformé leurs cris en un troisième, également en castillan, « les bourbons sont des requins ».

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 19:42

http://www.socialinfogr.blogspot.gr/2014/09/manifestation-de-rentree-thessalonique.html

Manifestation de rentrée à Thessalonique, absence de Tsipras

Chaque année, la rentrée politique et sociale grecque a lieu lors de l’ouverture de la Foire Internationale de Thessalonique (FIT), début septembre. Le premier ministre et les chefs des principaux partis y donnent une conférence de presse. En parallèle, l’ensemble du mouvement ouvrier organise une montée nationale. Samedi 6 Septembre 2014, Antonis Samaras s’est contenté d’une déclaration à la presse et n’a pas répondu aux questions.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à Thessalonique, répondant à différents appels.

Appels des syndicats (GSEE, ADEDY, Centre Ouvrier de Thessalonique, PAME), de collectifs de citoyens contre l’exploitation minière en Chalcidique, des partis de gauche.

Dans les cortèges étaient présents des surveillants des écoles, des enseignants, les femmes de ménage licenciées du ministère de l’économie, des anciens employés de l’ERT, des grévistes de l’usine Coca Cola menacée de fermeture, les travailleurs de l’usine autogérée BIOME. Dans l’ensemble la manifestation est une réussite, plus de dix mille personnes dans l’après-midi selon certaines chaînes de télévision.

Les manifestations étaient interdites dans la partie ouest du centre de l’agglomération pour raisons de sécurité, et quatre mille policiers et hélicoptère de la police nationale ont été déployés. Quelques incidents ont donné lieu à quarante-trois interpellations et trois arrestations. Aube Dorée qui avait prévu de manifester s’est finalement rassemblée devant ses bureaux.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 19:28

https://www.ensemble-fdg.org/content/ecosse-les-enjeux-du-18-septembre

Ecosse, les enjeux du 18 septembre

Par François Coustal

Ce week-end, pour la première fois, un sondage donnait une légère avance (cinquante et un pour cent contre quarante-neuf pour cent) au vote en faveur de l’indépendance. Pronostiquer la victoire du « oui » » à partir de ce seul élément serait pour le moins osé. Il n’en reste pas moins qu’il indique sûrement une tendance, celle de la remontée du « oui », alors que, il y a quelques mois, au tout début de la campagne référendaire en Ecosse, les partisans de l’indépendance partaient avec un retard certain (près de vingt points).

D’autant qu’ils ont été contraints d’affronter une sorte d’union sacrée pro-britannique qui regroupe la coalition gouvernementale au pouvoir au Royaume-Uni, c’est-à-dire les conservateurs alliés aux libéraux démocrates, mais aussi son « opposition officielle », le parti travailliste (Labour Party), ainsi que l’UKIP, le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, un mouvement anti-européen et anti-immigrés dont les dernières élections européennes ont sanctionné la progression inquiétante. Il ne s’agit pas seulement d’une convergence de facto, toutes ces forces, qui occupent, au moins au plan institutionnel, la quasi-totalité du champ politique au Royaume-Uni, se sont effectivement regroupées au sein d’une coalition, « better together », qui mène une campagne acharnée contre l’indépendance écossaise. Comme si cette cause-là l’emportait de loin sur les divergences que ces forces politiques du système ont ou prétendent avoir entre elles.

Depuis, une double campagne en faveur du « oui » s’est développée. La première est impulsée par le parti national écossais (SNP), dont les succès électoraux sont à l’origine du référendum.

Extrêmement modérée sur le fond politique et social, elle vise surtout à rassurer et à contre balancer les prophéties alarmistes des opposants à l’indépendance. Sous la bannière de la Radical Independence Campaign, la gauche radicale ainsi que de nombreuses associations sociales et culturelles, mène une campagne de proximité qui semble avoir produit ses effets, multiplication des « évènements populaires » regroupant les partisans du « oui » et remontée de ces derniers dans les sondages.

Comme un parfum de TCE

Il faut naturellement se garder des raisonnements par analogie et de projeter nos propres expériences sur une situation politique très spécifique. Pour autant, certaines ressemblances avec la situation que nous avons vécue ici en 2005 sautent aux yeux. De même qu’alors la quasi-totalité de la classe politique institutionnelle s’était engagée en faveur du « oui » au Traité Constitutionnel Européen, de même c’est l’ensemble de la classe politique britannique et de ses partis qui font taire leurs divergences pour mener ensemble campagne contre l’indépendance de l’Ecosse.

Comme alors, se multiplient pétitions et prises de positions favorables au maintien dans le Royaume-Uni, venant de célébrités et d’artistes. Ainsi deux cent artistes, dont Mike Jagger, viennent de se prononcer pour le « non ». Ils ont été rejoints plus récemment par Paul Mac Cartney. De son côté, JK Rowling, la créatrice de Harry Potter, finance très généreusement, un chèque de plus d’un million d’euros, quand même, la campagne pour le « non ».

Les grands médias ne sont pas en reste, tous hostiles à l’indépendance, ils présentent à longueur de colonnes cette éventualité comme un saut dans l’inconnu. Et, parallèlement, développent sans retenue les habituels stéréotypes relatifs aux écossais. On retrouve d’ailleurs dans cette campagne l’étalage d’un mépris de classe assez semblable à celui dont les partisans du TCE accablaient leurs opposants, incapables de comprendre la « modernité » de l’union européenne, les indépendantistes écossais sont fréquemment présentés comme un peu benêts, passéistes, ce sont des porteurs de kilt, et, par ailleurs, comme des assistés ne survivant que grâce aux subventions versées par l’état britannique pour maintenir à flots une région à la dérive.

Autre similitude, précisément, l’importance de la « détermination de classe » dans le vote. La plupart des études et des sondages réalisés montrent sans ambiguïté que c’est bien dans les quartiers ouvriers et dans les couches populaires paupérisées que les intentions de vote en faveur de l’indépendance sont les plus élevées, alors que les couches aisées et les élites plébiscitent le maintien au sein du Royaume-Uni.

Vous lirez si vous consultez notre site une traduction d’un article de la Radical Independence Campaign détaillant les résultats d’une sorte de « sondage » effectué par leurs soins.

Naturellement, on ne peut extrapoler le résultat final du vote à partir de cette étude car, comme cela est d’ailleurs indiqué dans l’article, elle est doublement « biaisée », d’abord parce qu’elle a été réalisée en porte-à-porte par des militants indépendantistes et, ensuite, parce qu’elle a ciblé prioritairement les quartiers les plus populaires. Par contre, elle met bien en évidence la corrélation entre question sociale et intention de vote sur l’indépendance. Et elle confirme que l’attachement traditionnel au parti travailliste, qui remonte à des dizaines d’années, est aujourd’hui fortement ébranlé par la participation de ce parti à la coalition anti-indépendantiste.

Enfin, au titre des analogies avec 2005, on notera évidemment que les partisans de l’indépendance, se heurtant au rejet des élites et à la difficulté d’accéder à des médias hostiles, ont été conduits à développer une campagne « citoyenne », de terrain, avec des collectifs, des animations à la base, des petites réunions, du porte-à-porte, scandée par quelques grands rassemblements.

Vers une crise politique majeure

Après la publication du premier sondage indiquant la possibilité que, finalement, le « oui » l’emporte, la classe politique britannique vient de sonner la mobilisation générale. Ainsi, dans l’espoir de désamorcer les aspirations indépendantistes, David Cameron devrait annoncer sans tarder l’accélération de la dévolution et le transfert de nouveaux pouvoirs au parlement et au gouvernement écossais. Ainsi, le parti travailliste envisage d’envoyer cette semaine une centaine de ses députés en Ecosse pour tenter de renouer avec sa base.

Simultanément, les uns et les autres essaient à nouveau de susciter la peur. Longtemps, les conservateurs ont utilisé la question de l’utilisation de la monnaie, la livre sterling, dont ils prétendaient priver les écossais en cas de vote favorable à l’indépendance. Ce chantage a fait long feu. Aujourd’hui, c’est Ed Milliband, le leader du parti travailliste, qui prédit la construction d’une véritable frontière entre l’Ecosse et l’Angleterre.

En fait, il est possible que ces diverses manœuvres s’avèrent plutôt contre-productives , des nombreux électeurs écossais sont de plus en plus irrités contre la classe politique, parce qu’ils ont l’impression que l’on veut leur forcer la main et qu’au fond, pour les dirigeants politiques, il y a bien un référendum mais avec, en fait, une seule réponse possible.

Il est trop tôt pour anticiper ce que seraient les conséquences d’un vote en faveur de l’indépendance. Mais, sans nul doute, une série de crises politiques majeures secouerait les grands partis britanniques. Naturellement, l’autorité de David Cameron serait durement affectée par un résultat qui, fatalement, apparaîtrait comme un désaveu sans appel de son gouvernement et de sa politique, il est clair que le refus de la politique gouvernementale d’austérité a constitué un puissant accélérateur de la remontée du « oui ». Quant à la direction du parti travailliste, elle serait au moins autant touchée, vu la carte électorale de l’Ecosse, une victoire du « oui » signifierait forcément que de très nombreux électeurs travaillistes n’ont pas suivi sa consigne de vote et commencent à secouer son emprise. Enfin, venant après les déboires de la monarchie espagnole couplée au désaveu de la classe politique madrilène et à la montée des revendications nationales, un tel résultat remettrait la question de la république sur le devant de la scène européenne.

En conclusion, quelques mots sur la gauche radicale

A commencer par Left Unity, récemment créé à l’appel de Ken Loach, Left Unity se veut un parti large. Tout à fait radical en ce qui concerne les questions sociales et « sociétales », il n’assume pas pour autant l’héritage théorique de la gauche révolutionnaire sur l’ensemble des sujets, notamment en ce qui concerne les « questions nationales ». Ainsi, Left Unity n’a pas pris position, en tant que parti, à propos du référendum écossais. Mais, au cours des derniers mois, une tendance à vocation provisoire s’est constituée au sein de Left Unity afin de mener campagne, la tendance « oui à la république écossaise ». Outre une activité de propagande pour le « oui », ce regroupement a organisé une réunion publique à Londres, dont la principale oratrice était Bernadette Mac Aliskey, militante historique du mouvement républicain irlandais, ancienne animatrice du mouvement pour les droits civiques au début des années 1970. On peut écouter son intervention sur le site de Socialist Resistance.

Si vous consultez notre site, vous trouverez le tract d’appel à ce meeting, ainsi que des articles traduits de la Radical Independance Campaign, de Counterfire, site et réseau militant animé par d’anciens dirigeants du SWP, et de Socialist Worker (l’hebdomadaire du SWP).

Ces documents illustrent l’engagement de la gauche radicale, en Ecosse comme au Royaume-Uni, en faveur de la bataille pour l’indépendance de l’Ecosse. Ils fournissent des éléments intéressants sur la manière dont se mène cette campagne, aussi bien en Ecosse que dans le reste du Royaume-Uni. Enfin, ils éclairent aussi la variété des analyses, des motivations et des approches qui sont celles de ces différents courants, notamment sur l’appréciation de ce que représente le parti national écossais, ou encore sur la dynamique et le contenu de l’indépendance.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 19:03

Une soirée « Espagne » réussie

Par Francis Viguié

Une rencontre militante et conviviale autour de la situation politique dans l’état espagnol et de la mobilisation des jeunes exilés économiques à Montpellier était organisée Jeudi 4 Septembre 2014 au local d’Ensemble à Montpellier.

Les organisateurs de cette soirée étaient les jeunes militants récemment arrivés et de plus anciens, ainsi que des personnes s’intéressant à la situation politique de ce pays.

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées et ont débattu à partir des présentations faites par les jeunes militants de « Marea Granate ». La soirée s’est terminée autour de nombreuses « tapas » amenées par les différents participants et, bien sûr, en chansons.

Le mouvement social dans l’état Espagnol est organisé en « marées » comme par exemple la « Marée Blanche » qui lutte en particulier contre la privatisation des hôpitaux publics et de la santé, la « Marée Verte » est celle de l’éducation, la « Marée Grenat » est celle des jeunes exilés économiques, jeunes qui se considèrent chassés de leur pays. La couleur « grenat » correspond à la couleur de leur passeport.

La gauche radicale française a beaucoup fait référence à la Grèce mais il est maintenant plus que temps de jeter un regard précis sur ce qui se passe de l’autre côté des Pyrénées.

L’état espagnol connaît une crise majeure du régime issu de la « transition » suite à la mort de Franco.

Nous assistons à une énorme crise sociale due aux politiques d’austérité, à une crise de la monarchie, à une crise du bipartisme entre le Parti Populaire et le PSOE), à une crise de l’état pluri national.

Depuis le mouvement des « indignés », la puissante manifestation du 15 mai 2011, les millions de personnes dans les « marches de la dignité » du 22 mars 2014, les différentes marées ou encore la défense du droit des femmes et leur droit à l’avortement, nous assistons à un mouvement social permanent et d’ampleur.

La monarchie est discréditée à la fois par les frasques du roi Juan Carlos passant son temps à chasser l’éléphant aux frais du peuple espagnol et une famille royale nageant dans la corruption et poursuivie par la justice.

La bataille pour retrouver la république a pris une nouvelle ampleur.

Le bipartisme est en crise. Le signe le plus manifeste est la perte massive des voix des deux principaux partis sur lequel il s’appuie. Le PP et le PSOE ont perdu plus de cinq millions de voix lors des élections européennes. Ces mêmes élections ont vu la remontée d’Izquierda Unida à dix pour cent et l’émergence de Podemos à huit pour cent.

Aujourd’hui Podemos bouleverse le paysage politique, plus de sept cent cercles se sont construits et les sondages lui donnent plus de vingt pour cent des voix, quasi à égalité avec le PSOE. Nous voyons là un exemple de débouché politique pour le mouvement social. Nous ne pouvons que souhaiter qu’Izquierda Unida, Podemos avec les courants de la gauche radicale et de la gauche nationaliste arrivent à travailler ensemble. Un premier moment va être les élections municipales du printemps 2015.

Suite à l’initiative prise à Barcelone, de nombreuses listes « Ganamos » sont en train de se construire et entraînent une dynamique unitaire forte à la gauche du PSOE. Les élections générales (législatives) se tiendront à l’automne 2015.

La crise de l’état trouve actuellement son point culminant en Catalogne.

Jeudi 11 septembre 2014, jour de la « Diada » de puissantes manifestations pour l’indépendance vont se tenir et le 19 Novembre devrait se tenir la « consulta » (referendum) sur l’avenir de la Catalogne et sa possible indépendance.

Comme nous le voyons l’année à venir voit des rendez-vous décisifs arriver. L’engagement du mouvement social sur le terrain politique avec la volonté de gagner, c’est à dire posant clairement la question du pouvoir ne peut qu’attirer notre intérêt et notre solidarité. La construction de Podemos, force politique née en janvier 2014, est un autre enjeu.

Enfin la capacité de la gauche radicale à constituer le débouché politique attendu serait un encouragement partout en Europe.

Ne doutons pas que nous allons reparler sans attendre de la situation politique dans l’état espagnol, il suffit de voir l’échéancier sur un an pour s’en convaincre.

Notre soutien et notre solidarité sont acquis et complets.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:41

Moscou aurait retiré soixante-dix pour cent de ses troupes de l’est de l’Ukraine (Reuters)

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a déclaré Mercredi 10 Septembre 2014 que la Russie avait rapatrié la majeure partie des troupes qu'elle avait déployées dans l'est de l'Ukraine, laissant espérer la possibilité d'un processus de paix.

La Russie nie être intervenue en Ukraine aux côtés des séparatistes, ou même soutenir ces derniers, ce qui n'a pas empêché le président Vladimir Poutine de négocier l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur vendredi.

« D'après les dernières informations que j'ai reçues de nos services de renseignement, soixante-dix pour cent des troupes russes ont franchi la frontière dans l'autre sens », a dit Petro Porochenko lors d'une réunion du gouvernement.

Lors de cette intervention, le chef de l'état a précisé qu'une feuille de route dont le contenu a été accepté la semaine dernière par l'Ukraine et par les séparatistes pro-russes préserve le concept de souveraineté et d'unité dans les frontières du pays.

Un texte de loi accordant un statut spécial à certaines zones occupées par les rebelles dans les régions de Donetsk et de Louhansk sera soumis au parlement la semaine prochaine, a toutefois déclaré le président ukrainien, en excluant toutefois le « fédéralisme » souhaité par Moscou.

« Le protocole signé à Minsk vendredi dernier prévoit la restauration et la préservation de la souveraineté ukrainienne sur l'ensemble du territoire du Donbass comprenant les zones contrôlées par les combattants », a dit Petro Porochenko.

« Il n'est pas question de fédéralisme ni de sécession », a-t-il insisté.

Le chef de l'état a par ailleurs déclaré à ses ministres que le cessez-le-feu signé la semaine dernière par les deux parties dans l'est du pays était difficile à faire respecter en raison des « provocations » des rebelles.

L'OSCE POUR UN REPORT DES SANCTIONS

L'armée ukrainienne a fait état de six violations de la trêve depuis mardi, précisant que ces incidents n'ont pas fait de victimes. Cinq soldats ont été tués depuis que les armes sont censées s'être tues.

Les autorités municipales de Marioupol ont annoncé pour leur part un renforcement des mesures de sécurité, dont un couvre-feu nocturne, pour limiter les mouvements des séparatistes.

Des combattants tchétchènes sont par ailleurs arrivés à Dniepropetrovsk, à l'ouest de Donetsk, où ils ont expliqué à un journaliste de Reuters vouloir rejoindre le front pour se venger des « envahisseurs russes ». La présence de tchétchènes, qui témoigne de la complexité du conflit, avait déjà été signalée du côté des séparatistes pro-russes.

Malgré les tensions toujours vives, Vladimir Poutine et Petro Porochenko sont globalement satisfaits de la manière dont le cessez-le-feu est appliqué, a déclaré un conseiller du Kremlin.

Les deux chefs d'état se sont entretenus de la question mardi au téléphone, a indiqué Iouri Ouchakov. Un « satisfecit a été exprimé de notre part et de celle des ukrainiens sur la manière dont le cessez-le-feu est observé, bien que ce soit un processus difficile », a-t-il dit.

Kiev et ses alliés occidentaux veulent continuer à faire pression sur Moscou et brandissent la menace de nouvelles sanctions qu'ils hésitent cependant à appliquer.

En signe de soutien à Kiev, le président de la chambre américaine des représentants, John Boehner, a annoncé que Petro Porochenko avait été invité à s'exprimer devant le congrès américain le 18 septembre.

Le président de la confédération suisse et dirigeant en exercice de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui supervise la trêve, a jugé de son côté qu'il serait « raisonnable » d'accorder davantage de temps au processus de paix avant d'imposer d'éventuelles nouvelles sanctions à la Russie.

AMNESTY DÉNONCE DES CRIMES DE GUERRE

En déplacement à Prague, Didier Burkhalter a ajouté que l'OSCE entendait déployer prochainement des drones pour veiller au respect du cessez-le-feu.

La chancelière allemande Angela Merkel a suggéré que le nouveau train de sanctions de l'Union Européenne soit appliqué, quitte à en suspendre ensuite l'exécution si des progrès sont constatés sur le terrain.

Selon la ministre finlandaise des affaires européennes et du commerce extérieur, Leena Toivakka, les nouvelles sanctions doivent entrer en vigueur dans les jours qui viennent, ce qui laissera le temps d'évaluer le respect du cessez-le-feu et du plan de paix.

L'organisation Amnesty International a de son côté annoncé détenir les preuves que des crimes de guerre ont été commis par les deux camps et dénoncé le rôle joué par Moscou.

« Amnesty International a qualifié le conflit en Ukraine de conflit international et la Russie de belligérante », a déclaré son secrétaire général, Salil Shetty, lors d'une conférence de presse à Moscou.

Ni Vladimir Poutine ni son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, n'ont répondu aux demandes d'explications de l'ONG, a-t-il ajouté.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 20:02

http://www.insurge.fr/14WEB/14TRACT/14_09_09_contre_chantage_dissolution.html

Contre le chantage à la dissolution

Ni deuxième gouvernement Valls ni retour d’une majorité parlementaire UMP Front National

Pour une autre alternative imposée par la mobilisation

Hollande poursuit la politique de Sarkozy

Au printemps 2012, c'est pour en finir avec Sarkozy, sa politique et sa majorité parlementaire UMP, que la majorité des électeurs, l'écrasante majorité des salariés, ont voté Hollande puis porté à l'assemblée nationale une majorité absolue de députés du Parti Socialiste, ainsi qu'une poignée de députés de Front De Gauche. Ils n'ont pas voté pour le programme du Parti Socialiste et d’Hollande, ils ont voté pour que cesse la politique de Sarkozy.

S'appuyant sur cette majorité du Parti Socialiste, avec l'appui des députés d'Europe Ecologie Les Verts, Hollande a installé un gouvernement qui a tourné le dos aux aspirations des salariés. Il a maintenu les lois réactionnaires antérieures, les a approfondies, la « réforme » des retraites et celle du code du travail, en 2013, ont poursuivi les contre-réformes antérieures, la loi Fioraso à l'université a préservé la loi Sarkozy Pécresse, la loi Peillon dans l'enseignement, votée avec l'appui du PCF, a accentué la dislocation de l'école publique et le chômage a poursuivi son ascension.

Par le vote et surtout par l'abstention, les salariés ont donc lourdement condamné cette politique lors des élections municipales du printemps 2014, puis lors des élections européennes avec cinquante-six pour cent d'abstention.

Un gouvernement aux abois

Au lendemain des élections municipales, Hollande a donc changé de gouvernement en imposant comme premier ministre Valls, chef de file du courant le plus réactionnaire du Parti Socialiste. Or, Valls avait été écrasé lors des primaires de 2011 au sein du Parti Socialiste. Si Hollande a fait appel à lui, c'est parce qu'il représente l'aile liquidatrice du Parti Socialiste et qu'il défend, avec arrogance, les intérêts du patronat.

Prudemment, EELV choisit de ne pas participer à ce gouvernement, lequel donna aussitôt de nouvelles satisfactions à la bourgeoisie.

Très vite, Valls s'est trouvé en difficulté. En juillet, les dirigeants des organisations syndicales, Solidaire, puis FO, CGT et FSU, furent amenés à boycotter la conférence sociale prévue pour préparer de nouvelles attaques contre les salariés. Certes, cela n'efface pas les deux années d'intense dialogue social qui ont permis à Hollande de faire passer sans entrave majeure sa politique. Et cela ne met pas fin à tout le dialogue social. Mais si les dirigeants syndicaux ont dû prendre cette décision, c'est parce que les salariés rejettent de plus en plus la politique du gouvernement.

Et un nombre croissant d'élus du Parti Socialiste font aussi connaître leur opposition à cette politique.

Crise gouvernementale

La stagnation de l'économie perdurant, le patronat exige durant l'été qu'Hollande accélère les réformes. Le 20 août, Hollande annonce donc qu'il « veut accélérer les réformes ». Mais l'hostilité des salariés se réfracte dans le Parti Socialiste. Au gouvernement, Montebourg reprend à son compte, le 22 août, les propositions d'une partie des économistes bourgeois, qui demandent de combiner les mesures d'austérité avec un peu de relance. Trois jours après les déclarations de Montebourg, le gouvernement « démissionne » et Valls est chargé de former un second gouvernement.

Si Montebourg est débarqué, ce n'est pas tant pour le contenu de ses propositions que pour adresser un ultimatum à l'ensemble du Parti Socialiste et de ses élus, ils doivent se soumettre.

Hamon et Filippetti sont donc également dégagés. Cela est conforme à la constitution anti démocratique de la cinquième république, le parlement est à la botte du président, et il sera dissout s'il entend résister.

Le gouvernement Hollande Valls Macron n'a aucune légitimité

La coloration encore plus réactionnaire de ce deuxième gouvernement Valls est exprimée par l'arrivée de Macron comme ministre de l'économie, ancien de chez Rothschild, cet individu souhaitait, il y a peu, que soit augmenté le temps de travail et généralisé le travail du dimanche.

Et, dès le 27 août, Valls se fait ovationner par les patrons, leur promettant une nouvelle salve de cadeaux, quitte à recourir pour cela à des ordonnances pour tordre le bras au parlement.

Mais ce gouvernement n'a aucune légitimité. Il se dresse ouvertement contre ce qu'ont voulu les salariés aux élections de 2012. Et sa politique accentue les résistances au sein du Parti Socialiste. Certains élus rappellent désormais que la majorité parlementaire n'a pas été élue pour mener cette politique.

Face à cette résistance, la menace ultime de Hollande est de dissoudre l'assemblée nationale. Cela signifierait l'arrivée immédiate d'une large majorité de l’UMP et du Front National à l'assemblée nationale.

Briser l'arme bonapartiste de la dissolution

Il ne s'agit certes pas de s'illusionner sur les « résistances » au sein du Parti Socialiste, résistances au demeurant fort éclectiques. Mai qui peut accepter ce chantage que permet la cinquième république, laisser en place le deuxième gouvernement Valls et sa politique ou bien choisir le retour de l'UMP avec un Front National renforcé ?

L'exigence élémentaire qui doit être imposée à la majorité du parlement, c'est de refuser le vote prévu le 16 septembre, avant même celui annoncé sur le budget.

Mais une autre exigence doit être simultanément formulée, refuser concrètement le chantage à la dissolution en exigeant de cette majorité parlementaire qu'elle désigne son propre gouvernement, un gouvernement qui satisfasse les revendications des salariés, des chômeurs et des retraités, et de la jeunesse touchée en particulier par la précarité. Les députés ne le feront pas d'eux-mêmes, mais il est possible de le leur imposer.

Certains parlent de sixième république, mais ils ne parlent pas de cette exigence qui permettrait de sortir du piège, accepter le deuxième gouvernement Valls ou bien accepter la dissolution. Ce serait pourtant le premier acte concret par lequel la cinquième république pourrait être mise à bas.

Pour le boycott du dialogue social

De même, si l'on appelle à rejeter l'investiture de ce gouvernement, comment accepter que les dirigeants syndicaux poursuivent un seul instant leur dialogue social avec ce gouvernement ?

Le boycott du dialogue social est une exigence immédiate si l'on prétend refuser ce gouvernement.

Seule la mobilisation des masses le permet

Bien évidemment, seule la mobilisation de l'ensemble des salariés et de la jeunesse, avec leurs organisations, peut permettre, par la grève et la manifestation, de s'engager sur cette voie.

Mais les organisations syndicales et politiques qui critiquent, à juste titre, la politique de Valls et d’Hollande, peuvent organiser une telle mobilisation, en convoquant sans attendre des assemblées générales pour organiser la mobilisation sur cette perspective et pour leurs revendications.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 17:44

Le parlement irakien approuve le gouvernement d’Abadi (Reuters)

Le parlement irakien a donné Lundi 8 Septembre 2014 son approbation au gouvernement dirigé par le nouveau premier ministre chiite Haïdar al Abadi afin de trouver une issue à la crise politique et pour apaiser les tensions communautaires en Irak.

Abadi, représentant de la communauté chiite, a inclus dans son cabinet des membres de confession sunnite et des kurdes, alors que les djihadistes de l'Etat Islamique se sont rendus maîtres de plusieurs régions notamment dans le nord du pays au cours de l'été.

Les portefeuilles de la défense et de l'intérieur n'ont pas été pourvus mais Abadi a promis de remédier à cette situation dans le délai d'une semaine.

Abdel Abdel Mehdi, membre du conseil islamique suprême d'Irak, a hérité du ministère du pétrole tandis que l'ancien chef du gouvernement Ibrahim Djafari devient ministre des affaires étrangères. Le Kurde Rowsch Chaouais devient ministre des finances.

Les vice-premiers ministres sont Hoshiyar Zebari, un kurde, le sunnite Saleh Moutlak et le chiite Baha Arradji.

Le parlement a par ailleurs approuvé les nominations du chiite Nouri al Maliki, premier ministre sortant, du sunnite Oussama al Noudjaifi, ancien président du parlement, et de l'ancien chef du gouvernement chiite Lyad Allaoui aux postes protocolaires de vice-présidents.

Maliki, qui a occupé les fonctions de chef du gouvernement pendant huit ans, a tenté jusqu'à la dernière minute de briguer un troisième mandat.

Il a été contraint à la démission en août sous la pression des différentes formations politiques, sunnites, kurdes et chiites, ainsi que de l'Iran et des Etats-Unis. Il a été remplacé par Haïdar al Abadi issu, comme lui, du parti chiite Daoua.

Le nouveau chef du gouvernement a promis « d'autoriser tous les irakiens à participer à la libération des villes et des provinces qui ont été prises par des groupes terroristes afin de ramener la sécurité et la stabilité. Toute organisation armée ne relevant pas de l'autorité de l'état est bannie », a-t-il dit.

Abadi a salué les efforts des milices chiites et des citoyens volontaires qui se sont mobilisés au cours de l'été afin de lutter contre les combattants de l'Etat Islamique qui étaient prêts à marcher sur Bagdad.

Abadi a également proposé que ces volontaires soient incorporés dans « une organisation de type garde nationale » et a promis la reconstruction d'une armée irakienne.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 17:31

Le oui et le non à l’indépendance de l’Ecosse au coude à coude (Reuters)

A neuf jours du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, la percée des partisans du « oui » est à nouveau confirmée par la publication Mardi 9 Septembre 2014 d'un sondage TNS qui donne une avance d'un seul point aux défenseurs du maintien dans le Royaume-Uni.

Les tenants du « non » ne sont plus que trente-neuf pour cent contre quarante-cinq pour cent il y a un mois tandis que les indépendantistes effectuent une progression spectaculaire, passant de trente-deux pour cent à trente-huit pour cent des intentions de vote en quelques semaines.

Cette enquête d'opinion vient confirmer un renversement de tendance parmi les électeurs écossais de plus en plus nombreux à être tentés par la fin de l'accord d'union, vieux de trois cent sept ans, entre l'Ecosse et l'Angleterre.

« Ce sondage révèle un changement remarquable dans les intentions de vote », commente Tom Costley, responsable de TNS Scotland. « C'est très serré et les deux parties vont maintenant être dynamisées pour tirer pleinement profit des derniers jours de la campagne et persuader les électeurs indécis des mérites de leurs positions respectives ».

Cette montée en puissance du camp du « oui », un sondage Yougov publié dimanche va dans le même sens, emmené par le parti national écossais (SNP) d'Alex Salmond au pouvoir en Ecosse, rend désormais la scission du Royaume-Uni envisageable.

Après la publication dimanche du sondage Yougov donnant pour la première fois le camp du « oui » en tête avec cinquante et un pour cent des intentions de vote, les marchés financiers britanniques ont reculé lundi.

La perspective d'une sortie de l'Ecosse du Royaume-Uni cessant d'être une chimère, les trois principaux partis politiques britanniques, travaillistes, conservateurs et libéraux démocrates, se mobilisent pour empêcher ce qu'ils perçoivent comme un scénario catastrophique.

Le premier ministre David Cameron a prévu de se rendre mercredi sur le terrain en compagnie du leader travailliste Ed Miliband et du libéral démocrate Nick Clegg et de faire l'impasse sur la séance hebdomadaire de questions au gouvernement à Westminster.

Les trois dirigeants ont même publié un communiqué commun reprenant le slogan « Better Together » (Mieux Ensemble) de la campagne des unionistes.

S'exprimant sur la BBC, David Cameron a exhorté les écossais à voter « non » et leur a promis qu'il ferait tout ce qu'il pouvait pour maintenir l'Ecosse dans le Royaume Uni.

SYMBOLE

Un drapeau écossais va être hissé sur le 10 Downing Street, la résidence du chef du gouvernement britannique, en signe de symbole et flottera jusqu'à la fin des opérations électorales, a indiqué un porte-parole.

L'ancien premier ministre Gordon Brown, travailliste d'origine écossaise, a, lui, proposé un calendrier pour l'élargissement des pouvoirs octroyés au parlement écossais.

S'exprimant devant une association de mineurs du comté de Midlothian lundi soir, Gordon Brown a expliqué que les négociations sur un transfert accru de compétences pourraient débuter dès la victoire du « non » et une loi pourrait être déposée devant le parlement britannique en janvier.

L'élargissement des pouvoirs toucherait les domaines de la sécurité sociale, des finances, du social et de la politique économique, a-t-il précisé.

« Cela nous rapprocherait autant que possible du fédéralisme », a-t-il poursuivi.

« L'Ecosse est déjà une nation. Nous sommes fiers de notre histoire et de notre culture ».

L'intervention de Gordon Brown, qui continue de jouir d'une forte popularité en Ecosse, a été saluée par les trois principaux partis politiques, y compris les conservateurs de David Cameron.

Alex Salmond, le leader des indépendantistes, a jugé mardi que les propositions faites par Gordon Brown n'apportaient rien de nouveau par rapport à ce que les défenseurs du « non » proposaient déjà au printemps.

Ed Miliband, chef de file du parti travailliste, a appelé ses électeurs à déployer en signe de solidarité des drapeaux écossais dans les « villes et les villages de tout le Royaume-Uni pour adresser à l'Ecosse le message de rester avec nous ».

Le sondage TNS a été effectué entre le 27 août et le 4 septembre auprès de neuf cent quatre-vingt-dix personnes. Quatre-vingt-quatre pour cent d'entre elles se disent certaines d'aller voter le 18 septembre. Il y a dix-huit pour cent d’indécis, ce qui veut dire que six cent mille personnes ont l'intention d'aller voter mais n'ont pas encore choisi leur camp.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 17:00

http://www.lavanguardia.com/vida/20140908/54415774502/mas-de-2-300-mossos-velaran-por-seguridad-en-diada-que-preven-sin-alborotos.html

Plus de deux mille trois cent policiers pour assurer la sécurité à la journée nationale de la Catalogne, pour prévenir les émeutes

La police catalane ne s'attend pas à des émeutes ou des situations de violence, malgré les nombreux appels à la manifestation de masse à Barcelone (EFE)

Un total de deux mille trois cent vingt-huit agents des Mossos d'Esquadra forment le dispositif de sécurité lors de la Journée nationale du Onze Septembre, pour garantir que les citoyens puissent s’exprimer de manière totalement normale et civique et pour prévenir les émeutes et les situations de violence.

Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'intérieur, Ramon Espadaler, a dit que le dispositif de police, qui commencera Mercredi 10 Septembre et qui finira dans la nuit du Jeudi 11 Septembre, est conçu et destiné pour que la Diada soit célébrée « normalement » et que « toutes les sensibilités qui veulent exprimer puissent le faire avec civilité ».

Le dispositif spécifique de la police pour assurer la sécurité de la Diada comprendra huit cent trente-deux agents dans toute la Catalogne Mercredi 10 Septembre, quand commenceront les actes officiels, et deux mille trois cent vingt-huit Jeudi 11 Septembre quand sera célébrée la Via Catalana 2014 à Barcelone promue par l'ANC et l’Omnium Culturel, ou sont déjà inscrites plus de quatre cent soixante-dix mille personnes.

Ramon Espadaler, qui a supprimé le passage devant le consulat des Etats Unis, a recommandé aux américains vivant à Barcelone d’éviter les actes de la Fête nationale et a indiqué que la principale priorité est d'assurer la mobilité du dispositif de sécurité, en particulier pour faciliter l'entrée à Barcelone des participants de la Via Catalana.

Les policiers garantiront aussi la sécurité publique, bien que Ramon Espadaler dit que ce n’est pas une « préoccupation majeure » et, comme troisième priorité, toutes les unités anti émeutes seront activées comme une mesure préventive pour « que tout soit prêt » si des mesures sont nécessaires pour assurer l'ordre public.

Le commissaire en chef des Mossos d'Esquadra, Josep Lluis Trapero, a souligné que les prévisions de la police catalane sont que les cérémonies de la Diada seront faites dans une ambiance revendicative et festive et qu’il ne travaille pas avec l'hypothèse qu’il pourrait y avoir des émeutes ou des situations de violence.

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