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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 19:29

https://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2014/05/03/parole-de-louvrier-syndicaliste-abdellah

Paroles de l’ouvrier syndicaliste Abdellah Amoubine

Samedi 3 Mai 2014

Abdellah Amoubine. Je suis né en 1954 et suis arrivé en France le 4 septembre 1973, avec un contrat en main que m’avez fait avoir mon père par l’OMI. Mes visites médicales avaient été faites à Casablanca, donc départ à minuit en train et arrivée le lundi à 8 heures au foyer de la rue Chandon et de la rue Barbusse où vivait mon père. Le mercredi j’embauche Quai de Javel, j’ai une autre visite médiale, et le jeudi 6 septembre 1973 je suis sur un poste de travail à Saint-Ouen.

Ginette Francequin. C’était accomplir un rêve ?

Abdellah Amoubine. Oui, je rêvais de la France, vivre en France. Mon père y était. Au Maroc, mon frère de trois ans plus jeune voulait rester à travailler la terre avec ma mère. Moi je voulais connaître Paris, le pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Mon oncle avec qui j’avais vécu m’avait un peu influencé aux idées progressistes socialistes. Je lisais la presse critique. J’avais été jusqu’en terminale mais je n’ai pas passé le baccalauréat, alors que mes envies profondes était d’être instituteur et de faire du sport. J’ai tout lâché pour venir en France. Encore aujourd’hui je ne regrette rien, même si je ne suis pas enseignant. J’ai maintenant une petite maison à Agadir et j’y vais tous les ans, à la retraite j’irai au Maroc tous les trois mois, pour voir ma mère car elle s’ennuie un peu, mais elle ne veut pas quitter sa terre. Mon père est décédé.

Ginette Francequin. Alors, le choc Citroën en 1973 ?

Abdellah Amoubine. Pénibilité, répétition du travail, bruits et il fallait tenir car les trois quarts de mon salaire partait pour aider ma famille au Maroc. Alors je suis ouvrier spécialisé, puis conducteur d’installation, et agent de logistique. J’ai fait en tout quarante ans et six mois de Citroën. Avec quatre ans Porte de Paris comme magasinier entre 1976 et 1980, pour raison que j’étais un très bon footballeur. Le contremaître venait me chercher, me protégeait, mais lorsque je me suis mis à faire du syndicalisme à la CGT, on l’a prié de m’oublier pour le sport. Comme il partait en retraite, ce fut terminé pour moi. La sanction arrive, retour aux machines, au bruit. Entre 1980 et 1983, il y a eu une dispersion des travaux et des forces, une mobilisation syndicale car Citroën qui alimentait Iran, Centrafrique et Tunisie a eu des problèmes avec les changements politiques en Iran. C’était aussi le contexte spécial du mouvement des grèves de loyer en foyer Sonacotra. Mon père était au bâtiment B, moi au A, j’avais été expulsé du foyer comme vingt quatre autres délégués et j’ai vécu durant trois ans dans une chambre à trois près de la Seine, vers la tour Esso. Ensuite, je me suis marié. Cela a fait que j’ai loué puis acheté à Gennevilliers, mais au début tout était difficile, le travail, le salaire, comme le logement. 1983, fut bien l’année du printemps de la liberté et de la dignité !

Ginette Francequin : Comment arriver à cet air plus frais pour les droits ?

Abdellah Amoubine. On le sentait venir depuis 1980, avec le fait que la gauche est passée en France. On a noté que les listes de représentants syndicaux étaient plus longues, avec des immigrés dans la liste, en 1982 on était nombreux pour la représentation. Mes meilleures années de luttes et de victoires, c’est vraiment entre 1979 et 1984. Le vocabulaire a changé. Avant cette date, le chef nous appelait « appui-boutons », sans nous nommer, devant nous tels des objets, sans nom, sans matricule, traités comme des chiffres car la plupart des salariés étaient analphabètes, parlant mal la langue. On entendait « aujourd’hui il me manque dix appuis boutons, si tu les as, tu me les passes ». Si je protestais avec d’autres syndicalistes, des chefs prétentieux disaient « qu’on vous a dirigé chez vous, pourquoi ici chez nous, on vous traiterait mieux », souvent ils étaient d’anciens militaires qui avaient fait les guerres coloniales. Moi, je restais sur la devise républicaine et mon père me disait « fais attention, tais toi ». Et le syndicat patronal CFT contrôlait tout. Je vivais avec les idées syndicales de changer les choses et je voyais la pénibilité, la saleté, le bruit, je sentais la graisse. Jusqu’en 1981 les immigrés n’avaient pas le droit de créer une association.

Mais en 1981, lorsque Mitterrand a autorisé les radios locales, il y a eu ici radio G avec le samedi soir « la voix de l’immigration », de 20 heures à 23 heures. Et là les gars des usines ont parlé. On faisait un reportage d’une heure sur une usine et la parole était donnée à libre antenne. Je faisais des émissions avec l’ouvrier cinéaste Saïd Smihi. Le débat montait et les gens osaient s’exprimer. J’étais en responsabilité de la CGT au Comité d’Entreprise qui regroupait mille quatre cent ouvriers de Port de Pais, Epinettes, Saint-Denis, Saint-Ouen, je connaissais du monde qui pouvait intervenir aux débats de la radio !

J’ai eu plusieurs périodes de formation syndicale, mon réseau s’est encore élargi si bien qu’on pouvait analyser et parler du taylorisme, de la recherche de gains par les patrons, des conditions de travail octroyées pour avoir ce gain. Un million sept cent mille coups donnés par jour en trois équipes, cela correspond à autant de pièces fabriquées et vendues ! A quatre vingt quinze décibels au lieu de quatre vingt cinq suffisants. Ce bruit ! Aujourd’hui, grâce aux luttes le rythme a baissé à sept mille puis huit mille coups. Les maladies professionnelles suivaient, surdité et accidents. Le premier avril 2009, un copain est mort le crâne éclaté par un « fenwick ». Avec ce jeune ouvrier français j’avais parlé d’Agadir vers minuit, il me posait des questions car il rêvait d’y aller, à cinq heures du matin il était mort. J’étais traumatisé. On a fait deux jours de grève pour la sécurité.

Ginette Francequin. D’autres accidents vus ou vécus ?

Abdellah Amoubine. Des coupures de doigt, des fractures et l’amiante, le syndicalisme à la CGT était donc important. D’autant plus nécessaire que les patrons tentaient d’engager des immigrés dans le syndicat patronal, à la CFT, qui devient ensuite la CSL (Confédération Syndicale Libre) puis le SIA (Syndicat Indépendant Autonome). Jouant sur l’ignorance et le handicap de la langue et de l’écriture, le patron racole de l’immigré soumis.

Puis, un événement nous a marqué, un copain de la CGT est mort à Reims, en 1977, Pierre Maître, à un piquet de grève. Tout ceci fait que l’on comprend de plus en plus ce que l’on a en face ! La solidarité doit jouer. Alors, lorsque le 23 avril 1982 on décide de la grève à Aulnay par l’équipe de l’après midi, c’est mûr pour dire que c’est fini, fini la soumission, fini les bas salaires, les écarts entre français et immigrés pour la promotion. On veut quatre cent francs pour tous et les congés ! Finis les cadeaux pour graisser la patte, ce qui était réclamé, du Ricard, un tapis, un cadeau du Maroc, non ! On veut nos congés de droits, sans les mendier.

Mon comportement radical a fait que pendant six ans j’ai été placardisé, seul à table. Cariste et seul au bout d’un couloir à ne faire que des chutes, à remplir les wagons sans parler à personne. Isolé et durant dix huit ans, pas d’augmentation de salaires, pas de promotion ! Moi, mais aussi tous les délégués syndicaux, nous avons été à ce régime infernal. J’en ai peut-être moins souffert que les autres, car j’avais la radio et j’envoyais des messages en berbère sur les ondes. Comme il y avait au moins cinquante gars venus de mon village dans la boîte, je pouvais tenir. A ce traitement dur, s’ajoutaient les menaces, tu quittes radio G ou je te dénonce à l’ambassade. Entre 1980 et 1983, je ne suis pas rentré au Maroc aux congés, pression ! Pression, c’est cela le terme. C’était pour nous casser. Heureusement je peux dire qu’il y avait les copains du PCF, de la LCR, de Lutte Ouvrière et les maires et députés communistes qui nous ont soutenus dans les luttes. Les insultes et provocations, il faut que je le dise aussi. Je me marie. Et, dans la tradition, il y a « la dot ». Un chef fait la remarque publique qu’au Maroc, on achète les femmes. J’ai voulu lui casser la figure, et finalement j’ai demandé l’inspection du travail. Ah oui, le mépris de l’autre, toujours à devoir assumer ou transformer.

Si je fais le bilan de la grève ? Elle a apporté le respect, la possibilité de s’exprimer, la liberté syndicale. Mais la perversion dans les actes et méthodes a continué, on te met une paire de gants ou une bouteille d’alcool dans ton sac pour te faire traiter de voleur ou d’alcoolique. Bref, le manège n’arrête jamais pour salir, détruire l’autre dans cette ambiance à Citroën. Mon père me disait « Je t’en prie, arrêtes, tais toi, ne dis plus rien mon fils ». A ce moment là, e me souvenais des grèves au Maroc en 1965, celle que j’avais vu dans le mines de phosphate, les morts au fond des mines en France dans le Nord et çà me ramenait au juste combat !

Je militais dedans et à l’extérieur aussi. J’avais été aux Houillères du Nord voir car on avait un député marocain Akkaghazi socialiste et un autre à Lyon, alors je voulais voir ce que la politique pouvait faire. De fait, ils mettaient le roi à côté du logo CGT. Et çà, je ne pouvais l’accepter ! Je voulais que le travailleur marocain ait le statut de mineur comme le mineur français, avec les mêmes avantages, en logement ou charbon, et pas au rabais. Tout ceci a conduit aux luttes contre les discriminations et en ce moment des procès ont lieu pour réclamer le dû des salariés discriminés dans les Houillères. Dix ont déjà gagné quarante mille euros de réparation pour les désavantages vécus !

Ginette Francequin. Que penser aujourd’hui ?

Abdellah Amoubine. En militant sur des choses du quotidien, et sur le local, je me suis avancé sur le politique et le juridique. Je vois que face à nous, les ouvriers il y a l’état et les patrons. Je suis en fin de course, comme les onze mille licenciés projetés dans l’automobile chez Citroën PSA, j’ai l’âge, j’ai le nombre de trimestres pour avoir le droit à la retraite. Mais il reste du temps avant la fin, donc j’ai le droit à une formation de neuf mois de gestionnaire des associations, informatique et entraîneur de sport, football ! Je prends ! C’est un peu comme si quarante ans plus tard, mon projet de jeunesse se réalisait. C’est amusant. Le football m’a toujours tenu, je me souviens les deux buts du premier match que j’avais fait pour Citroën, quand le chef m’avait remarqué comme sportif et choisi pour faire le match, derrière l’hôpital Avicenne à Bobigny. Ce qui est sûr c’est que le sport a été pour beaucoup de salariés un moyen de se faire bien voir dans les entreprises. Ce qui a empêché cela pour moi, c’est le syndicalisme et mon engagement irréductible. Je ne regrette rien de mes choix, ils sont justes.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:50

http://www.alencontre.org/europe/le-conflit-syrien-une-alliance-rouge-brune-pour-la-syrie.html

Le conflit syrien, une alliance rouge brune pour la Syrie

Par Germano Monti

Lundi 5 Mai 2014

Il peut sembler qu’un quarteron formé de néo nazis, de staliniens, de catholiques fondamentalistes et de pacifistes constitue un étrange assemblage, mais ils ont trouvé un terrain commun dans un style anti-impérialiste verbeux. Cette alliance entre la gauche et la droite menant campagne sur internet pour un soutien actif au régime Assad a abouti à un manque de solidarité avec le peuple syrien, non seulement en Italie, mais également ailleurs en Europe.

Il y a presque une année exactement, la Piazza Venezia au centre de Rome, d’où Benito Mussolini s’adressait aux foules dans le passé, est devenue le théâtre d’une manifestation très bizarre, près des portes de l’ambassade syrienne, quelques dizaines de personnes brandissaient des portraits du président syrien, Bachar al Assad, et agitaient des drapeaux syriens gouvernementaux. Les orateurs se succédaient au microphone et, finalement, lorsque l’hymne national syrien sonna dans les haut-parleurs, certains manifestants levèrent leur bras droit pour former le salut hitlérien, alors que les autres soulevèrent leurs poings fermés. Cette première manifestation « rouge brune » fut bientôt suivie par d’autres.

Au même moment, un mouvement connu sous le nom de front de solidarité européen pour la Syrie est devenu actif. Il unit de nombreux groupes d’extrême-droite à travers l’Europe, sous le drapeau du régime Assad. Ce front de solidarité brun organise des manifestations en faveur d’Assad et a déjà envoyé plusieurs délégations à Damas, chacune ayant été reçue par le gouvernement syrien au parlement national.

L’une de ces délégations rendit visite au régime peu après l’attaque à l’arme chimique de septembre 2012 (lorsque des « informations » se diffusent à ce sujet pour la première fois).

Menée par Ouday Ramadan (dans un communiqué datant de septembre 2013, le PDCI, Parti Des Communistes Italiens, indique qu’Ouday Ramadan n’est plus membre du parti), celle-ci comprenait également Stefano de Simone et Gionvanni Feola, dirigeants du mouvement néofasciste Casa Pound, ainsi que Fernando Rossi, un ancien sénateur du Parti Communiste Italien. Ce dernier cherchait à serrer les rangs avec la droite radicale en raison de son soutien à Kadhafi puis à Assad. Cette « délégation du gaz toxique » fut reçue officiellement par le président du parlement syrien, Jihad Allaham, le premier ministre Wael al-Halki (nommé à ce poste par Bachar el-Assad en août 2012), le ministre de l’Information Omar al-Zoubi et le vice-ministre des affaires étrangères, Faisal Mekdad.

Tradition fasciste

La raison à l’origine du soutien de ces organisations fascistes au régime Assad est en partie historique. En 1954, des fascistes tels qu’Alois Brunner, dirigeant de l’unité spéciale SS dédiée à la « solution finale de la question juive » et très proche associé d’Adolf Eichmann, trouva un refuge sûr à Damas. Hafez al-Assad, le père de l’actuel dictateur, confia à Brunner la tâche de réorganiser les services secrets syriens sur la base des principes de la Gestapo et de la SS.

Depuis le commencement du soulèvement populaire en Syrie il y a trois ans, en mars 2011, il y a à nouveau une mobilisation significative des groupes de la droite radicale. Les adeptes de Bachar al Assad sont avant tout d’origine italienne, française et grecque, mais on en trouve également venant d’Allemagne, d’Espagne, de Belgique, du Royaume-Uni, de Pologne, de Serbie, de la république tchèque et de Roumanie. Il s’agit plutôt d’une association hétérogène, allant du Front National (FN) de Marine Le Pen au camp national-radical de Pologne, qui revendiquait que la citoyenneté des juifs polonais leur soit retirée en juin 2013, jusqu’au mouvement international eurasie du russe Alexandre Dougine en passant par le groupe national-socialiste grec Mavros Krinos (les grecs nationaux socialistes, connus sous le nom de Black Lily), qui se félicitent d’avoir procuré à Assad plusieurs miliciens.

L’Italie est le pivot de cette alliance rouge-brune, car elle peut compter sur le soutien ouvert d’organisations telles que Forza Nuova et Casa Pound Italia (qui, aussi, se présentent eux mêmes comme étant « les fascistes du troisième millénaire »). L’alliance inclut également plusieurs groupes plus petits qui se considèrent eux-mêmes comme « socialistes » et vantent leurs liens avec les partis nationalistes et staliniens ainsi que les mouvements de ce type partout autour du globe, de la Russie au Venezuela, en passant par la Corée du Nord.

Toutes ces organisations disposent de réseaux et de liens avec des éléments d’une gauche dite anti-impérialiste et confusément dogmatique. Enracinée dans la pensée stalinienne, cette branche de la gauche est convaincue qu’aujourd’hui encore le monde est embourbé dans un conflit constant entre l’impérialisme occidental (représenté par les Etats-Unis, l’Union Européenne et leurs alliés) et la résistance « d’états souverains » tels que la Russie, la Chine et l’Iran.

Une « armée rouge brune » pour servir Assad

Au nom de cette approche rudimentaire de l’anti-impérialisme ainsi que d’une islamophobie qui varie en intensité d’un groupe à l’autre, la droite fasciste, les catholiques fondamentalistes et les staliniens (ou néo staliniens) ont engendré une petite, mais active, « armée rouge brune ».

Afin d’éviter tout malentendu, il est indispensable de souligner que Casa Pound et Forza Nueva ont relativement peu de partisans, seulement quelques milliers de membres. Les deux groupes ont échoué lamentablement lors des récentes échéances électorales. Ils exercent cependant une influence sur les jeunes italiens qui ne doit pas être sous-estimée. Lors des élections étudiantes, ils obtinrent même la majorité des votes dans certaines écoles secondaires de Rome, ce qui signifie que le front de solidarité européenne pour la Syrie fut autorisé à tenir des discours au sein de ces établissements ainsi qu’ailleurs.

Alors que Forza Nuova se concentre sur la défense de la famille traditionnelle et sur le combat contre l’avortement, Casa Pound est plus engagé dans la sphère sociale, ses membres occupent des bâtiments vacants et organisent des campagnes en faveur des handicapés, pour autant qu’ils soient italiens. Les deux groupes partagent une orientation fondamentalement raciste et xénophobe ainsi qu’un rejet catégorique de la mondialisation, qu’ils perçoivent comme étant une perte accélérée de souveraineté nationale.

Ce réseau de personnages politiques et culturels bien connus est important pour le soutien au régime Assad. Ces représentants voient la dictature syrienne autant comme un modèle social désirable que comme une barrière protectrice contre le sionisme israélien et le fondamentalisme islamique.

La crainte de l’islam joue un rôle de plus en plus significatif dans la politique de l’extrême droite. Au cours de la période qui précède les élections européennes de cette année (qui se tiendront le dernier week-end de mai), les dirigeants de divers groupes d’extrême droite européens se sont rencontrés à de nombreuses occasions, en Espagne en novembre 2013 et à Rome en février 2014. Jens Pühse, du NPD allemand (National demokratische Partei Deutschlands), participa à la réunion en Espagne ainsi que le firent des membres du Parti National Socialiste Syrien (PNSS).

Les nationaux socialistes de Syrie

Le PNSS est un allié étroit du parti dirigeant d’Assad, le Baas. Deux de ses représentants sont membres du conseil des ministres, l’adjoint du premier ministre ainsi qu’un autre ministre. Le parti déploie ses propres unités pour combattre aux côtés du régime et des milices du Hezbollah libanais contre les rebelles syriens. L’idéologie du PNSS, qui a été fondé en 1932 à Beyrouth, ainsi que sa symbolique sont de manière incontestable modelées sur la base du national-socialisme allemand, la main droite dressée est utilisée comme salut et l’emblème figurant sur le drapeau ressemble à une swastika. Le représentant italien du PNSS est Ouday Ramadan, mentionné ci-dessus, qui est responsable de l’organisation du soutien au régime Assad en Italie.

Le rapprochement entre les néo nazis, les fondamentalistes catholiques, les staliniens et les pacifistes sous la bannière de l’anti-impérialisme est un facteur crucial dans le manque de solidarité avec le peuple syrien, en particulier dans les cercles de gauche. Cette petite « armée rouge-brune » est extraordinairement active sur internet, au moyen de sites et de blogs qui ont l’apparence d’être de gauche.

Au cours des trois dernières années, cette armée est parvenue à paralyser la solidarité italienne et le mouvement pour la paix pour la Syrie (en faveur des insurgés) en agitant sans relâche le spectre d’une prétendue attaque de l’OTAN contre la Syrie ainsi qu’un complot sioniste-salafiste contre le régime « laïc, anti-impérialiste et socialiste » du clan Assad.

Ce n’est que récemment que les médias dominants en Italie se sont rendus compte de ce phénomène. Depuis lors, ils ont fait état des activités de cette alliance étrange en faveur d’Assad. Par conséquent, les appels pour la démocratie et une aide humanitaire en faveur des citoyens syriens sont de plus en plus entendus par les organisations les plus influentes en faveur de la paix. Si cela est suffisant pour diminuer le soutien populaire au melting-pot idéologique que nous avons décrit demeure fortement discutable.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:30

Arrestations en Chine avant le vingt-cinquième anniversaire de Tiananmen (Reuters)

Les autorités chinoises ont arrêté cinq défenseurs des droits de l'homme qui ont pris part ce week-end à une réunion en faveur d'une enquête sur la répression du « printemps de Pékin » en juin 1989, ont rapporté des avocats.

Parmi les personnes placées en détention figure Pu Zhiqiang, avocat qui défend nombre de dissidents, dont l'artiste Ai Weiwei, mais aussi des militants du « mouvement des nouveaux citoyens », qui mènent campagne en faveur de la transparence sur le patrimoine des dirigeants du pays.

Le dissident Liu Di et Xu Youyu, professeur auprès de l'académie des sciences sociales, comptent également parmi les personnes arrêtées, a déclaré un défenseur des droits de l'homme, Shang Baojun.

Les deux autres personnes arrêtées sont le dissident Hu Shigen et Hao Jian, lequel enseigne à l'école de cinéma de Pékin, a déclaré l'organisation « défenseurs des droits de l'homme en Chine ».

A l'approche du vingt-cinquième anniversaire des manifestations sur la place Tiananmen, un appel a été lancé en faveur d'une enquête sur la répression sanglante de ce mouvement le 4 juin 1989.

Il n'existe aucun bilan officiel de cette intervention de l'armée contre les manifestants. Des organisations de défense des droits de l'homme et des témoins parlent de centaines, voire de milliers de morts.

Dans un communiqué, la police de Pékin dit avoir « placé en détention » Pu Zhiqiang pour « provocation de troubles ».

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:20

Kiev parle de trente séparatistes tués près de Slaviansk (Reuters)

Le gouvernement ukrainien a affirmé Mardi 6 Mai 2014 que plus de trente séparatistes pro-russes avaient été tués dans des combats près de Slaviansk, leur bastion dans l'est de l'Ukraine, sur fond de nouvelles déclarations de Moscou contestant la présidentielle ukrainienne et la proposition allemande de tenir une seconde session de pourparlers à Genève.

« Nous estimons que les terroristes ont perdu plus de trente des leurs », a affirmé le ministre de l'Intérieur, Arsène Avakov.

Les séparatistes pro-russes ont tendu lundi une embuscade aux forces ukrainiennes, ce qui a déclenché des combats acharnés près de Slaviansk. Quatre militaires ukrainiens ont été tués et vingt autres blessés, selon le ministre de l'intérieur. Les séparatistes pro-russes ont dit pour leur part avoir perdu quatre combattants dans ces affrontements.

La matinée de mardi, par contraste, a été plutôt calme tant dans l'est que dans le sud de l'Ukraine, mais les violents combats des derniers jours ont transformé la nature du conflit, et les positions des uns et des autres se sont durcies, laissant peu de place désormais à une issue pacifique.

S'exprimant à Vienne, à l'issue d'une réunion du conseil de l'Europe, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a clairement jugé inutile la tenue de nouveaux pourparlers à Genève sur l'Ukraine, dans la mesure où, selon lui, l'accord conclu le 17 avril dans cette même ville pour tenter de ramener la paix n'avait pas été appliqué sur le terrain.

« Se réunir dans le même format, sans la présence de l'opposition à l'actuel régime ukrainien à la table des négociations, n'ajouterait pas grand-chose », a-t-il dit en réponse à la proposition allemande.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriy Dechtchitsia, s'est dit en revanche favorable à de nouvelles négociations à Genève, à condition que Moscou soutienne le processus électoral en Ukraine.

A ce propos, Sergueï Lavrov a jugé « singulier » la tenue le 25 mai de l'élection présidentielle alors même que, dit-il, les troupes ukrainiennes sont déployées contre des civils.

Presque au même moment, dans un entretien à RMC, le président français François Hollande estimait que si cette présidentielle ne se tenait pas, « ce serait le chaos et le risque de guerre civile. Voilà l'enjeu. Il y a des moments où l'histoire se joue ».

LAVROV DOIT VOIR STEINMEIER

Et pour Petro Porochenko, qui fait figure de favori pour la présidentielle du 25 mai, le scrutin peut être maintenu malgré les troubles.

« Nous espérons être en mesure de terminer l'opération anti terroriste avant l'élection. Et là où nous n'y parviendrons pas, nous encerclerons les lieux pour éviter qu'ils n'interfèrent avec le scrutin », a-t-il déclaré.

Si la Russie ne fléchit pas et a même annoncé que de nouveaux sous-marins et bâtiments de guerre allaient rejoindre cette année la flotte de la mer Noire, Sergueï Lavrov a brièvement rencontré son homologue ukrainien en marge de la réunion du conseil de l'Europe à Vienne.

« Il y a eu de brèves salutations. Ils ont parlé brièvement, mais ils n'étaient pas seuls », a dit un porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères au sujet de la rencontre, lundi soir, entre Sergueï Lavrov et Andriy Dechtchitsia.

Sergueï Lavrov devait en outre avoir un entretien mardi avec son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, lequel avait aussi prévu de voir séparément Andriy Dechtchitsia, a dit le ministère allemand des affaires étrangères.

Dans une interview que publient mardi quatre journaux européens, Frank-Walter Steinmeier estime qu'au vu des images sanglantes d'Odessa, il est clair que l'Ukraine se trouve à deux doigts d'une confrontation militaire.

Dans l'est de l'Ukraine, les deux camps ont enterré leurs morts mardi. A Kramatorsk, ville toujours tenue par les séparatistes, le cercueil d'une infirmière de vingt et un ans a été transportée à travers les rues, où s'élèvent des barricades de pneus et d'arbres. Des oeillets rouges jonchaient les artères par lequel passait le cortège funèbre.

« Ils nous tirent dessus. Pourquoi ? Parce que nous ne voulons pas vivre avec des fascistes », s'interrogeait une photographe de cinquante huit ans.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 19:05

http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/05/01/internet-poutine-refroidit-l-entrain-russe_1008715

Poutine refroidit l’entrain russe

Par Veronika Dorman, correspondante de Libération à Moscou

Jeudi Premier Mai 2014

Sous prétexte de lutte anti terroriste, la nouvelle loi instaure la mainmise du pouvoir sur la toile et pousse Pavel Dourov, fondateur du facebook russe, à s’exiler.

« La situation en Russie est incompatible en ce moment avec le business sur internet ». Tel est le diagnostic de Pavel Dourov, fondateur de VKontakte (VK), l’équivalent russe de facebook. C’est pourquoi le créateur du plus grand réseau social russe a décidé d’émigrer, sans intention de retour. Du moins pas tant que son pays natal ne s’est pas réformé.

En guise de billet d’adieu, Dourov a publié sur sa page VK une série de vignettes illustrant les changements « sans lesquels rentrer en Russie n’a pas de sens », tribunaux ouverts, législation simplifiée pour éviter la corruption, fonction publique accessible à tous sur concours, autonomie économique des régions et diversification du système éducatif. Autant de réformes dans le sens d’une plus grande liberté de la société civile, encourageant la créativité et la compétitivité.

Mais la Russie semble plutôt s’engager dans la direction inverse, toujours plus de centralisation, de contrôle et d’opacité, y compris sur Internet.

Blogueurs. Ce n’est pas de bon cœur que le jeune milliardaire de vingt neuf ans a abandonné son poste et son entreprise, fondée en 2006. Depuis plusieurs mois, Dourov était en conflit avec certains actionnaires de VK, dont des proches du Kremlin. Ces déconvenues sont en partie liées à une position de principe, Dourov a toujours défendu le principe de confidentialité et a systématiquement refusé de livrer les données des utilisateurs de VK aux autorités russes, ainsi que de fermer les comptes jugés dérangeants pour des raisons clairement politiques. Récemment, il a éconduit une fois de plus les services secrets russes (FSB), qui exigeaient l’accès aux données personnelles des organisateurs du groupe Euromaïdan, essentiel dans la coordination du mouvement pro-européen en Ukraine.

Incidemment, l’exil du « Zuckerberg russe » coïncide avec l’adoption d’une nouvelle loi, dans le cadre de la lutte anti terroriste, censée mettre de l’ordre sur la toile russe mais qui, de fait, met en péril la liberté de ses utilisateurs. Comme dans tout régime autoritaire qui se respecte, en Russie, le dernier espace de liberté d’expression est internet. Et parce qu’ils occupent une place toute particulière dans la formation de l’opinion dissidente, les blogueurs sont les premiers visés par la loi.

Désormais, ceux dont les blogs sont visités par plus de trois mille lecteurs par jour devront se signaler comme médias auprès des autorités compétentes. Sur les réseaux sociaux, on s’amuse, « les toilettes de la gare de Kazan, utilisées par plus de quinze mille personnes par jour, ont été enregistrées comme un média depuis l’apparition sur le mur du graffiti « Poutine tête de con »».

Blague à part, les nouvelles réglementations sont désastreuses pour la blogosphère. D’un côté, les blogueurs sont obligés de répondre de ce qu’ils écrivent, comme les médias, mais de l’autre, ils n’obtiennent pas le droit, dont jouissent les médias, de faire des requêtes officielles pour vérifier leurs informations. Et pour pousser l’aporie encore plus loin, ils seront tenus responsables de leurs textes aussi bien que du contenu des commentaires.

La loi interdit aussi la publication de données sur la vie privée. C’est-à-dire que l’activité du célèbre avocat anti corruption et blogueur Alexei Navalny, dont la spécialité est de dévoiler les fortunes cachées des hauts fonctionnaires russes, est désormais officiellement illégale. Les publications « extrémistes » sont également passibles de sanctions. Autant dire que c’est la porte ouverte à tous les abus de la part des autorités, car en Russie, le terme « d’extrémiste » sert de synonyme à insoumis, hétérodoxe ou simplement mécontent.

Afin de faciliter le travail de surveillance, les opérateurs internet et propriétaires des réseaux sociaux sont sommés de fournir toute information concernant le trafic sur les pages concernées, mais aussi de mettre à la disposition du FSB les données personnelles, textes et correspondance des internautes, qui devront être stockées sur des serveurs en Russie.

Paranoïaque. Longtemps, le pouvoir russe s’est désintéressé d’internet. Vladimir Poutine se targuait même de ne pas savoir vraiment s’en servir. Cependant, son troisième mandat s’accompagne d’un serrage de vis constant, les rares médias encore indépendants y sont déjà passés. Dans une formule devenue immédiatement un mème, Poutine a récemment explicité sa vision, « internet est un projet de la CIA. Et c’est ainsi qu’il se développe ».

Dans le contexte de l’anti américanisme paranoïaque du pouvoir russe, cette déclaration n’augure rien de bon pour les internautes russes. D’autant que le projet de créer un « système d’information proprement russe, limité à la Russie, pour s’émanciper de la domination américaine », a déjà été proposé par la chambre haute du parlement. Déconnecter le « runet » de la toile mondiale. En somme, faire tomber un rideau de fer.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 18:40

http://www.npa2009.org/content/saint-ouen-93-le-long-calvaire-des-refugies-syriens

Le long calvaire des réfugiés syriens

Jeudi Premier Mai 2014

A la rue pendant plusieurs semaines, les quarante et une familles syriennes dites « de Saint Ouen » sont réunies par l'absence de logement et le règlement de Dublin, qui affirme que c'est le pays où sont prises les empreintes qui est responsable de la demande d'asile.

Tout demandeur d’asile, avant de se rendre en préfecture, est errant et sans droit, une errance qui continue jusqu’à l’enregistrement de sa demande d’asile à l’OFPRA (Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides), laquelle lui ouvre, sur le papier du moins, le droit à un hébergement. Ceux de Saint-Ouen ne s’étaient pas encore rendus en préfecture, un certain nombre d’entre eux craignant avec raison de se voir renvoyés en Espagne, en raison de Dublin.

Leur calvaire, dans un square sans eau et sans toilettes, a duré des semaines, marquées par l'intransigeance de la mairie de Saint Ouen qui leur octroiera finalement mille deux cent euros pour qu'ils passent une nuit « ailleurs » afin de pouvoir fermer le square et de les renvoyer sur le trottoir. Leur précarité a suscité la générosité de riverains, de militants associatifs, d'anonymes et des mosquées du département. Une formidable solidarité quotidienne s'est ainsi mise en place (logement et nourriture).

Le SAMU social affichait complet. C'est alors qu'un aréopage inattendu a fait irruption dans le square en la personne de Didier Leschi, préfet délégué à l'égalité des chances auprès du préfet de Seine Saint Denis, et du directeur de l'OFPRA, Pascal Brice. La suite est connue, un « guichet unique » est improvisé à la préfecture de Paris et non à celle de Seine Saint Denis, et on a décidé de déroger à Dublin. Les requérants sont domiciliés, leurs empreintes prises, un récépissé de six mois leur est délivré, le dossier OFPRA est rempli sur place et le récit de vie remplacé par un entretien sommaire. Leur demande de logement a obtenu une réponse immédiate.

La France, terre d’accueil ?

Ce guichet « ad hoc » concentre les démarches auprès de trois administrations (préfecture, OFPRA et OFII, Office Français de l'Immigration et de l'Intégration) qui requièrent normalement des mois. La formule a répondu aux attentes des familles épuisées. Cerise sur le gâteau, la préfecture s'est même engagée à rembourser toutes les nuitées avancées par l'association Revivre. C'est ainsi qu'ont progressivement disparu des médias « les réfugiés syriens de Saint Ouen ».

Mais au delà de Saint Ouen, rien n'est prévu pour les demandeurs d'asile qui continueront d'arriver, de Syrie ou d'ailleurs. Quant à la question des réfugiés syriens en France, elle se pose encore une fois avec acuité, il y a un mois, quatre vingt cinq d'entre eux auraient reçu un APRF (Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière).

Une mesure qui ne correspond pas vraiment à la prétendue politique du ministère des affaires étrangères, « France, pays d'accueil des réfugiés syriens », mais qui poursuit la politique d'entraves mises à l'arrivée des syriens en France, le premier acte en ayant été le rétablissement du visa de transit aéroportuaire.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 18:06

http://www.aa.com.tr/fr/politique/323161--doha-abbas-discute-avec-mechaal-de-la-mise-en-oeuvre-de-la-reconciliation

Abbas discute avec Mechaal de la mise en œuvre de la réconciliation (Anadolu Agency)

Mahmoud Abbas était arrivé, Samedi 3 Mai 2014, au Qatar pour une visite officielle au cours de laquelle il s’est entretenu avec l’émir du Qatar

Le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas s’est entretenu lundi à Doha, capitale du Qatar, avec le président du bureau politique du mouvement « Hamas » Khaled Mechaal, pour souligner l’impératif de « rétablir l’union palestinienne et de consacrer l’atmosphère positive de la réconciliation ».

Un communiqué rendu public par le mouvement Hamas, lundi après-midi, à Gaza, et dont Anadolu a eu copie, a indiqué qu’Abbas et Mechaal ont discuté des voies et moyens à même de « consacrer l’atmosphère positive de la réconciliation et d’œuvrer en vue de retrouver la cohésion nationale, l’objectif étant de faire face à l’occupation israélienne et de satisfaire les aspirations du peuple palestinien à l’unité, à la liberté, à la dignité et à la libération de sa patrie».

Les mouvements « Fatah » et « Hamas » avaient conclu, le 23 avril dernier, à Gaza, un accord qui met un terme à la scission inter palestinienne en vigueur depuis 2006. L’accord prévoit, notamment, la formation d’un gouvernement consensuel qui sera suivi de l’organisation d’élections présidentielle et législatives.

« Les deux parties ont débattu, également, des mécanismes de réactivation de l’accord cadre régissant l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP) ainsi que de la coordination des efforts palestiniens déployés pour faire face aux exactions israéliennes à l’encontre de la mosquée d’al-Aqsa et aux multiples tentatives de sa judaïsation ».

Les factions palestiniennes avaient convenu en 2005, dans la capitale égyptienne Le Caire, de former un cadre dirigeant provisoire de l’OLP qui comporterait les chefs des différentes factions, y compris celles des mouvements d’obédience islamique, le « Hamas » et le « Jihad Islamique ».

Le communiqué du mouvement « Hamas » rapporte que la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère des plus « positives », concluant que les deux dirigeants ont fait part d’une « sérieuse volonté d’engager une nouvelle phase établie sur la base du partenariat national ».

Le président palestinien Mahmoud Abbas était arrivé, à Doha, samedi dans le cadre d’une visite officielle, au cours de laquelle il s’était entretenu avec l’émir de l’état du Qatar Tamim Ben Hamad al-Thani, selon l’agence de presse palestinienne (WAFA, officielle).

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 17:53

Gerry Adams appelle au calme après sa libération (Reuters)

Le leader du Sinn Fein Gerry Adams a été libéré après quatre jours de détention dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat par l'armée républicaine irlandaise (IRA) d'une femme, Jean Mac Conville, en 1972 en Irlande du Nord.

Gerry Adams avait été placé en garde à vue mercredi alors qu'il s'était présenté de son plein gré après une convocation des enquêteurs pour répondre à leurs questions sur ce meurtre pour lequel il nie toute responsabilité.

Le dossier de l'ancien chef de la branche politique de l'IRA va être transmis au procureur, précise la police dans un communiqué.

Contrastant avec les vives critiques formulées par le Sinn Fein après sa mise en garde à vue, Gerry Adams a tenu des propos conciliants après sa libération.

« Ma détermination reste plus forte que jamais, celle de bâtir la paix, de ne pas nous laisser détourner de cela. C'est notre avenir. Le passé est le passé », a déclaré le dirigeant républicain irlandais.

« La vieille garde qui est opposée au changement, que ce soit au sein de la direction de la PSNI (police nord-irlandaise), des éléments unionistes ou chez les extrémistes pseudo-républicains autoproclamés, ne peut pas gagner. Je suis un républicain irlandais. Je veux vivre dans une Irlande en paix. Je ne me suis jamais dissocié de l'IRA et je ne le ferai jamais, mais je suis content que moi et d'autres ayons trouvé un moyen pacifique et démocratique d'aller de l'avant. L'IRA n'est plus là, c'est fini », a-t-il dit.

L'arrestation de Gerry Adams a provoqué une crise entre le Sinn Fein et les protestants du DUP (parti unioniste démocrate) du premier ministre nord-irlandais Peter Robinson, avec lesquels ils partagent le pouvoir en Irlande du Nord.

AUCUNE PREUVE

Le dirigeant du Sinn Fein a été accusé pendant toute sa carrière politique d'avoir été impliqué dans les campagnes d'élimination d'ennemis de l'IRA, comme Jean Mac Conville, une mère de dix enfants soupçonnée, à tort selon sa famille, d'avoir été une informatrice de la police britannique. Il a toujours rejeté ces accusations.

A l'issue de sa garde à vue dans la prison d'Antrim, celui qui est aujourd'hui député de République d'Irlande a dit s'être soumis à trente trois interrogatoires enregistrés.

Il a déclaré que les enquêteurs n'avaient avancé aucune preuve de sa responsabilité éventuelle dans le meurtre de Jean Mac Conville, seulement des allégations reposant sur de vieux articles de journaux, des photographies et les enregistrements d'entretiens réalisés avec d'anciens membres de l'IRA aux Etats-Unis.

Interrogé sur ses conditions de détention, il a répondu que « cela allait », tout en critiquant la qualité de la nourriture et l'état de la prison.

Lors d'une conférence de presse retransmise en direct en Irlande et en Grande-Bretagne, il a repris à son compte les critiques du Sinn Fein, selon lequel sa garde à vue vise à fragiliser le mouvement avant les élections européennes et irlandaises à la fin du mois.

Il a ajouté que son arrestation envoyait un « très mauvais signal » à tous ceux qui veulent l'échec du processus de paix en Irlande du Nord.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 16:33

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Russie-Ukraine/p-28084-Lettre-de-Russie-a-un-ami-ukrainien-un-desir-commun-de-democratie.htm

Lettre de Russie à un ami ukrainien

Un désir commun de démocratie

Volodymyr Yermolenko et Serguei Mitrofanov ne se connaissaient pas. Le premier, philosophe, vit à Kiev, après avoir soutenu sa thèse à Paris. Le deuxième, essayiste, journaliste, blogueur, très indépendant, se bat pour une presse libre, après avoir pris part, en première ligne, au mouvement démocratique russe des années 1990. La rédaction de TV5MONDE leur a proposé de s'écrire, spontanément, comme deux personnes inconnues l'une de l'autre qui veulent correspondre à l'occasion des événements difficiles qui séparent leurs pays. Avant de prendre la plume, ils pouvaient cependant accéder à leurs pages personnelles réciproques des réseaux sociaux, que l'un et l'autre alimentent en abondance sur ce sujet douloureux. Résultat, deux textes passionnants, émouvants, d'où l'auto critique n'est pas absente. Voici les mots venus de Russie.

Jeudi 24 Avril 2014

Traduit du russe par Sylvie Braibant

Sergueï Mitrofanov (né en 1954), est journaliste, essayiste, blogueur, politologue, russe. Il prit une part active dans le mouvement démocratique qui emporta l'Union soviétique au tournant des années 1980 et 1990, très présent dans les clubs informels qui tentèrent de poser les bases d'une nouvelle gouvernance. Il publie ses articles dans des revues en ligne telles que www.gefter.ru (du nom de Mikhaïl Gefter, un historien qui rénova l'historiographie en URSS) et dans des magazines, tels le très indépendant « Presse libre ».

Aujourd'hui, alors que les frontières et les élites militarisées nous séparent, entre nous, cependant, il reste plus de choses en commun que de différences. Si l’on écarte les troubles politiques, nous partageons une mémoire historique commune, liée à un état unique, construite, entre autres, lors de la Seconde Guerre mondiale, sur une très grande littérature, mais aussi sur un désir unanime de prendre le chemin de la démocratie et des valeurs européennes, qui a été initié à Moscou en août 1991.

Si vous vous en souvenez, à l'époque soviétique personne ne distinguait les ukrainiens des russes. Et même lorsque l'Ukraine et la Russie se séparèrent officiellement, l'idée que les échanges entre les hommes soient interrompus et qu’éclatent des conflits entre les états, semblait un pur blasphème. Cela ne pouvait se passer que dans les romans de science-fiction.

C’est Machiavel qui commande

Cependant, aujourd'hui, après seulement vingt ans de vie post soviétique, la rhétorique des cercles dirigeants actuels de la Russie est telle, et je constate cela avec amertume, que l’on cherche à nous présenter le peuple ukrainien comme les « autres », contre lesquels il est recommandé d'utiliser tout l'arsenal de moyens possibles, Machiavel est déjà aux commandes. En d'autres termes, à l’encontre de l'Ukraine et du peuple ukrainien, Moscou donne carte blanche à tous d'utiliser aussi bien la ruse diplomatique, que le mensonge, la propagande hostile, et même la force militaire.

Pendant ce temps, ce ne sera pas une grande découverte que de voir les théories fondées sur les différences ethniques et la mise en avant d'intérêts nationaux divergents, présentées comme contraires aux intérêts nationaux des « autres », se développer sur de nombreux sites moscovites de discussion, destinées à embrouiller et falsifier les faits évidents, afin de faire croire que dans cet espace post soviétique du sud se développe une véritable guerre civile.

Or, à mon sens, dans cette « guerre », ce ne sont pas des ethnies qui se combattent. Il s’agit juste, d’un côté, d’un groupe de slaves (en même temps, cela n’a aucune importance que ce soit des slaves ou pas) qui veulent affirmer leur pouvoir national et former un gouvernement selon les règles et les normes européennes. Tandis que l'autre côté, inspiré par Moscou, on crée une alerte maximum en introduisant, dans la conscience des russophones du sud est de l’Ukraine, l’idée qu’il y a des risques de discriminations, et que pour être protégés de cela, tous les russes doivent se ranger sous le joug protecteur et autoritaire du Kremlin, ce qu’ils appellent le « printemps russe ».

Un air de déjà vu, déjà vécu

Inutile de préciser encore une fois que ce « printemps russe », c’est juste du « bluff », cultivé dans les serres des propagandistes, on en parle beaucoup, mais vraiment on ne sent rien, y compris dans les rues de Moscou, si russe. Ces relances de kidnapping de la péninsule de Crimée, cette manière de propager tout le mal possible dans un peuple frère, cette façon de semer le chaos dans le sud est.

C’est comme du déjà vu, des réminiscences qui reviennent, en particulier, dans les romans de Marc Aldanov, « la fuite » et « la grotte » (l'écrivain s'enfuit lui même d'URSS en 1919, via Odessa, le grand port d'Ukraine).

Ainsi, au siècle dernier, en 1918, l’Ukraine hetmanienne (nom du bref régime hérité des anciens temps qui s’installa alors à Kiev) offrait une alternative à Moscou, aux mains de la police secrète, et devint un refuge pour l’intelligentsia russe échappée de la terreur bolchevique. Mais en très peu de temps, cette Ukraine-là fut conquise par l'armée rouge, et commença alors son douloureux chemin vers le Golgotha, l’Holodomor des années 1930 (la grande famine qui décima l’Ukraine avec plus de trois millions de victimes).

Dans la nouvelle Ukraine, un destin semblable ne serait pas imprévisible. Il ne le serait pas, surtout si les politiciens de Kiev ne parviennent pas à unir la nation grâce à un programme social clair et n’extirpent pas de leur agenda des préoccupations trop nationalistes.

Les hommes du passé

Tous s’interrogent, pourquoi donc Poutine a-t-il mis la main sur la Crimée, repoussant ainsi définitivement cinquante millions d’ukrainiens des cent cinquante millions de russes, brouillant la Russie avec l’ouest, au risque de mettre l'économie russe, fortement dépendante des investissements étrangers, dans un état critique ?

La réponse est très simple. Poutine pense comme un homme du passé, un homme des guerres du vingtième siècle, peut être même du dix huitième siècle. Il pense selon des schémas archaïques. Si nous ne tirons pas, ils nous tirent dessus. Si nous arrachons ce territoire, nous serons pris en étau dans la mer Noire. Comme Pierre le Grand, il doit toujours combattre quelque part, déjouer les intrigues vicieuses des atlantistes et chercher un accès à la mer pour sortir des pseudos pièges géo politiques qui n’existent clairement que dans son imagination.

Le langage des bottes

Cela ne lui vient pas à l’idée, qu’administrer la terre ne signifie pas qu’on doive la posséder administrativement et y poster quelques chars. Que la Russie, qui pouvait profiter sans soucis jusque là de la Crimée, et de tous les ports à travers le vaste monde, sans s'engager dans des conflits armés avec ses voisins, pouvait négocier politiquement avec les grandes puissances dans un processus de globalisation. Par cette fenêtre percée sur l'Europe, il montre d’abord des haches ensanglantées (ce qui effraye beaucoup de l’autre côté), et ensuite, il l'a percée de façon extrêmement étroite, comme on sait le faire habituellement en Russie. Et troisièmement, il a tiré à nouveau le rideau de fer.

Sa stratégie est bien compréhensible. Il veut exporter le mouvement démocratique russe, afin de se débarrasser de lui une fois pour toutes. Au moins dans le temps de sa propre vie politique. Et il est certain d’agir dans le bon sens. Comment répondre ? En inversant tout. C'est, comme avec le gaz, il faut provoquer un retour de flamme de la « révolution démocratique ».

Moscou insiste donc sur une fédéralisation en régions de l'Ukraine, qu’elle l’obtienne donc. Mais avec un traité fédéral qui donnerait aux régions des droits et libertés politiques qui n'existent même pas en Russie. Et, bien sûr, un système judiciaire, une armée et une police nationaux et les garanties de Kiev que les droits démocratiques seront respectés par les autorités.

Nous verrons bien alors si la Russie veut toujours absorber cette Ukraine-là.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 16:06

Des combats entre insurgés dans l’est syrien provoquent un exode (Reuters)

Les combats entre éléments de la branche syrienne d'al Qaïda, le Front al Nosra, et de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont provoqué l'exode de plus de soixante mille habitants dans l'est de la Syrie et fait des dizaines de morts, a déclaré Samedi 3 Mai 2014 l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

Ces combats entre groupes rivaux de l'insurrection minent de l'intérieur la révolte en cours depuis trois ans contre le régime du chef de l'état Bachar al Assad, et ils ont fait des milliers de morts depuis le début de l'année.

L'OSDH, organisation proche de l'opposition et basée en Grande Bretagne, a rapporté que le Front al Nosra s'était emparé de la ville d'Abriha, jusqu'alors tenue par l'EIIL.

Au moins soixante deux combattants ont péri en quatre jours d'affrontements dans ce secteur, qui a vidé Abriha de ses habitants, de même que les villes d'al Boussairah et d'al Zir, dont la population totale dépasse les soixante mille personnes, indique l'OSDH.

Selon l'observatoire, les combattants islamistes ont incendié des habitations.

L'EIIL et le Front al Nosra se sont déjà affrontés à plusieurs reprises pour le contrôle des champs pétrolifères et de points stratégiques de la province de Daïr az-Zour, désertique, qui s'étend le long de la frontière irakienne.

Pour le numéro un d'al Qaïda Ayman al Zaouahri, l'engagement de l'EIIL dans le conflit civil syrien a provoqué une « catastrophe politique » pour les insurgés islamistes, et il lui a conseillé de renoncer à la Syrie et de se concentrer plutôt sur l'Irak.

Ayman al Zaouahri, qui a succédé en 2011 à Oussama ben Laden à la mort de ce dernier, a déjà accusé le chef de l'EIIL, l'Irakien Abou Bakr al Baghdadi, de « sédition ». Dans son dernier message vidéo, qui remonte à vendredi, il lui reproche d'avoir offert « sur un plateau en or » le conflit syrien à Bachar al Assad.

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