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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 18:35

VERITE EN IRAK MENSONGE EN SYRIE

Mon dernier message relatif à la guerre de Syrie date de décembre 2013.

J’y constatais et j’y dénonçais, comme dans tous mes messages relatifs à la guerre de Syrie depuis 2011, le processus d’afghanisation de la guerre de Syrie et je faisais un sombre pronostic relatif à la propagation des métastases du cancer syrien dans tous les pays de la région.

Depuis des mois, les manifestations de cette généralisation régionale du cancer syrien sont surabondantes, la manifestation la plus spectaculaire est bien évidemment l’effondrement de l’état irakien.

En janvier 2014, l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) prenait Falloujah pratiquement sans combat. Falloujah est le symbole de la résistance irakienne contre la double occupation américaine et iranienne depuis son siège et sa destruction par l’armée américaine en 2004. Le gouvernement Maliki et l’armée irakienne roulaient des mécaniques et promettaient une contre-offensive fulgurante à Falloujah. Cette contre-offensive n’arrivait jamais.

En juin 2014, c’était la répétition de l’histoire à Mossoul. EIIL prenait Mossoul en un jour pratiquement sans combat. Maliki promettait une contre-offensive rapide. Sistani appelait à la guerre sainte. La contre-offensive n’arrivait pas et échouait lamentablement à Tikrit.

Enfin, en août 2014, des bombardements de l’aviation américaine et des violents combats cette fois ci entre EIIL et les peshmergas kurdes mettaient un premier coup d’arrêt provisoire à l’offensive d’EIIL.

Quand on fait la comparaison entre le massacre à l’arme chimique de l’armée d’Assad dans la ghouta syrienne en août 2013 et les massacres d’EIIL contre les chrétiens et les yazidis d’Irak un an plus tard en août 2014, cette comparaison est cruelle et tragique pour la stratégie américaine et occidentale au Moyen Orient.

En août 2013 en Syrie, Obama et les gouvernements occidentaux annonçaient des bombardements aériens contre Assad. Obama faisait des grands discours, c’était l’équivalent en sens inverse des armes de destruction massive de Bush, selon lesquels il avait besoin d’une coalition internationale et d’un vote du congrès américain, lequel congrès était bien évidemment en vacances.

Finalement, il n’y avait ni vote du congrès américain, ni coalition occidentale, ni bombardements aériens contre Assad.

Un an plus tard en Irak, Obama n’avait plus besoin ni du vote de son congrès, ni de coalition occidentale, il utilisait à nouveau comme ses prédécesseurs l’arme des bombardements aériens unilatéraux.

Un petit détail, un épisode de la guerre de Syrie nous échappait complètement.

La ville de Rakka est une ville de deux cent mille habitants du centre de la Syrie, c’est une capitale provinciale, c’était une des provinces de Syrie dans laquelle il y avait le moins de manifestations contre Assad, le moins de combats entre l’Armée Syrienne Libre et l’armée d’Assad.

En mars 2013, l’armée syrienne quittait Rakka pratiquement sans combat.

Trois mois plus tard, en juin 2013, un petit groupe de la résistance syrienne, le futur EIIL, c’était pratiquement son acte de naissance, arrivait à Rakka. Il établissait son quartier général au siège du gouverneur de Rakka. Assad favorisait outrageusement EIIL et l’aviation syrienne ne bombardait jamais le siège du gouverneur de Rakka.

La résistance syrienne tombait dans le piège, elle considérait pendant des mois EIIL comme une composante de la résistance comme les autres. Six mois plus tard, en janvier 2014, les combats entre ASL et EIIL commençaient, c’était une guerre dans la guerre, ils faisaient eux aussi au moins mille morts, mais c’était trop tard, et nous connaissons la suite.

Bernard Fischer

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 17:50

http://www.souriahouria.com/21082014-paris-rassemblement-massacre-a-larme-chimique-du-21-aout-2013

Massacre à l’arme chimique du Mercredi 21 Août 2013

L’impunité un an après

Rassemblement Jeudi 21 Août 2014 à 18 heures à Paris Place Saint Michel

Premiers Signataires

Collectif Urgence Syrie, Souria Houria, Coordination de Paris pour le soutien à
la révolution syrienne, Déclaration de Damas, Collectif du 15 mars, Association des Amis de Samir Kassir, CISLD (Comité d’Information pour une Syrie Libre et Démocratique), Appel Solidarité Syrie, LDH, MRAP, ATTAC, UJFP, REMDH, Mouvement Émancipation, Europe Ecologie Les Verts, NPA, Appel d’Avignon pour la solidarité avec le peuple syrien

Il est impensable que le funeste anniversaire du massacre à l’arme chimique perpétré par Bachar al Assad, le 21 août 2013, soit commémoré dans l’indifférence générale.

Ce jour du mois d’août 2013, sur les quartiers sud et ouest de la périphérie de Damas, l’armée de Bachar al Assad a lancé des missiles balistiques sol-sol contenant du gaz sarin faisant plus de mille victimes, notamment des centaines d’enfants. À l’encontre de ceux qui continuent de distiller une forme de négationnisme concernant cette attaque chimique, rappelons que la commission d’enquête mandatée par l’ONU confirme les allégations d’utilisation de gaz sarin par le régime, avec des preuves accablantes et irréfutables. Le 9 septembre 2013, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon a qualifié devant le conseil de sécurité de l’ONU de crime de guerre cet acte barbare, et il a demandé que les responsables de ce crime soient présentés à la justice.

Malheureusement les grandes puissances, par un aveuglement irresponsable et par lâcheté, ont fait peu de cas du franchissement de la « ligne rouge » par Bachar al Assad le 21 août 2013, lui donnant par là-même le droit de continuer à massacrer son peuple en toute impunité. Les bombardements d’habitations par des barils de chlore ou d’explosifs continuent de semer la mort et la désolation dans une indifférence quasi générale. La liste des syriens morts sous la torture dans les geôles du régime ne cesse de s’allonger. La Cour Pénale Internationale n’a toujours pas été saisie.

Bachar al Assad, peut ainsi continuer à martyriser le peuple syrien et ses enfants,
partageant son entreprise de mort avec celle des intégristes qu’il a aidés à prospérer aux dépens des démocrates syriens jusqu’à l’actuel embrasement de toute la région.

Après quarante-trois années de dictature et quarante mois de révolution pour une Syrie libre et démocratique, nous réaffirmons avec force notre exigence de mesures de protection du peuple syrien lui donnant les moyens d’en finir avec la destruction du pays, les bombardements et la terreur d’état. Nous en appelons à une solidarité en acte et à une mobilisation de toute la société française pour soutenir ceux qui se battent pour le respect des droits humains contre la dictature et contre les groupes obscurantistes. Cela passe notamment par une aide humanitaire décuplée. Nous demandons que la France et l’Union Européenne aident les syriens à arrêter le massacre des populations et la destruction d’un inestimable patrimoine de toute l’humanité, et à reprendre la main sur leur avenir.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 17:33

http://www.patrice-leclerc.org/121-gennevilliers/3137-palestine-rassemblement-le-20-aout-a-18h30

Appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Rassemblement Mercredi 20 Août 2014 à 18 heures 30 à Paris Esplanade des Invalides

Halte à l'agression israélienne

Levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

Libération de tous les prisonniers

Sanctions immédiates contre Israël jusqu'au respect du droit international

Soutien à la résistance du peuple palestinien

Oui à la liberté d'expression, non à la criminalisation de la solidarité

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 17:19

http://bdsf34.wordpress.com/2014/08/07/plainte-du-ps-communique-du-bdsfrance34-et-mib34/#more-1211

Communiqué du comité BDS de l’Hérault et du MIB de l’Hérault

Plainte du Parti Socialiste contre José Luis Moragues

« Ce type de plainte, loin de nous intimider, ne fait que renforcer notre détermination à intensifier les actions BDS contre Israël »

Suite à l’occupation (Mercredi 30 Juillet 2014) des locaux de la fédération de l’Hérault du Parti Socialiste, celui-ci a déposé une plainte nominative pour dégradation contre une seule personne, José Luis Moraguès (un des animateurs et porte-parole du comité BDS de l’Hérault et membre de la coordination nationale CCIPPP). José Luis Moraguès est convoqué pour audition (pour dégradation de biens d’autrui) Lundi 18 Août 2014 à 15 heures au commissariat central de Montpellier.

Cette occupation à l’initiative du comité BDS de l’Hérault et du MIB de l’Hérault a mobilisé trente-cinq personnes dont des représentants du NPA. Vous trouverez un compte rendu et des images sur le site du comité BDS de l’Hérault.

Nous avons décidé de riposter en faisant une campagne d’information sur les motifs qui nous ont fait mener cette action contre le gouvernement du Parti Socialiste et François Hollande et d’articuler cette campagne aux revendications nationales du mouvement de solidarité à la Palestine et en particulier de la campagne BDS France ainsi qu’aux revendications locales. Celles-ci sont sorties renforcées par la mobilisation pour Gaza (suspension du jumelage avec la ville de Tibériade et cessation du subventionnement public de la journée sioniste dite de Jérusalem et demande à l’état d’interdire cette journée qui est un appel à la violation du droit international). Une des manifestations de deux mille cinq cent personnes a marché sur la mairie de Montpellier pour soutenir ces revendications.

Il est évident que cette plainte s’inscrit dans la campagne de criminalisation du mouvement de solidarité à la Palestine lancée au plus haut niveau par Hollande et Valls et quelle vise à casser l’action du comité BDS de l’Hérault qui depuis sa création en mars 2009, et toujours en lien avec les quartiers populaires, a développé, en passant par la coalition contre Agrexco et le bateau pour Gaza, une intense activité BDS dans la ville de Montpellier en lien avec les villes voisines, Nîmes en particulier.

Les ciblages BDS locaux mentionnés ci-dessus concernent en premier lieu le Parti Socialiste qui est au pouvoir dans toutes les instances territoriales depuis des décennies et nous nous attendons à d’autres attaques de bas niveau du même ordre visant le comité BDS de l’Hérault et ses animateurs et animatrices. D’autant que le CRIF qui jusqu’ici était dans la majorité (Parti Socialiste) est passé à l’UMP via sa vice-présidente régionale Perla Danan. En tant que responsable des relations internationales de la mairie du Parti Socialiste elle était tenue à une certaine neutralité dans ses expressions publiques. Ce n’est plus le cas et dernièrement elle a eu le culot de déclarer sur FR3 qu’au stand BDS de l’Hérault place de la Comédie à Montpellier, à trois reprises on aurait traité de « sale juif » des personnes juives. Il est certain que ce stand et ses drapeaux palestiniens flottant fièrement au coeur de Montpellier n’est pas du goût du CRIF et de la gauche sioniste et qu’il est dans la ligne de mire.

Le Comité BDS de l’Hérault et le MIB de l’Hérault appellent à un rassemblement de soutien sur le parvis du commissariat central de Montpellier Lundi 18 Août 2014 à 14 heures 30, jour de l’audition qui aura lieu à 15 heures.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 18:17

http://www.foxnews.com/politics/2014/08/05/jimmy-carter-pushes-us-to-recognize-hamas-slams-israel-in-op-ed/

Jimmy Carter pousse les Etats Unis à reconnaître le Hamas et condamne Israël dans un éditorial

Mardi 5 Août 2014

L'ancien président Jimmy Carter prend position une fois de plus contre le gouvernement américain sur le Moyen-Orient, il est le co-auteur d'un éditorial dans lequel il appelle Washington à reconnaître le Hamas comme un « acteur politique » légitime, alors qu’il critique violemment Israël pour sa campagne militaire dans la bande de Gaza.

L’article cinglant de www.foreignpolicy.com a été écrit par Jimmy Carter et par l’ancienne présidente de l'Irlande Mary Robinson.

L'article appelle le conflit actuel comme une « catastrophe humanitaire », et tout en reconnaissant le « dénigrement systématique » du Hamas contre les israéliens, focalise ses critiques sur Israël.

« Il n'y a pas de justification humaine ou juridique pour la façon dont les Forces de Défense israélienne mènent cette guerre », écrivent-ils. « Les bombes israéliennes, les missiles et l’artillerie ont pulvérisé de grandes parties de la bande de Gaza, y compris des milliers de maisons, des écoles et des hôpitaux ».

Ils ont dit que « des attaques délibérées contre des civils constituent des crimes de guerre » des deux côtés, mais en notant que beaucoup moins d’israéliens ont été tués dans les combats.

Les deux « anciens » (un groupe d'anciens hommes d'état et des militants) ont également poussé l'occident à reconnaître officiellement le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, mais est considéré comme un groupe terroriste par les Etats-Unis. Ils ont salué l'accord d'unité récemment annoncé entre le Hamas et le Fatah, qui contrôle la Cisjordanie, un accord au sujet duquel le département d'état d'Obama a exprimé de sérieuses préoccupations.

« L'objectif initial de la communauté internationale devrait être la pleine restauration de la libre circulation des personnes et des marchandises à destination et en provenance de Gaza par Israël, l'Egypte et la mer. Parallèlement, les États-Unis et l'Union Européenne devraient reconnaître que le Hamas n'est pas seulement une force militaire, mais aussi un force politique », écrivent Carter et Robinson. « Le Hamas ne peut pas être écarté des négociations, et on ne peut pas attendre de lui qu’il coopère à sa propre disparition. C’est seulement par la reconnaissance de sa légitimité en tant qu'acteur politique, qui représente une partie importante du peuple palestinien, que l’occident peut trouver les bonnes raisons pour que le Hamas dépose les armes ».

Carter a déjà exprimé son soutien au Hamas dans le passé, et en 2009 il a rencontré des dirigeants du Hamas lors d'une visite diplomatique.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 17:25

http://www.hurriyetdailynews.com/egyptian-opposition-establishes-revolutionary-council-in-istanbul.aspx?pageID=238&nID=70196&NewsCatID=352

L’opposition égyptienne établit un « conseil révolutionnaire » à Istanbul

Des représentants des groupes d'opposition de l'Egypte, y compris des anciens ministres de la direction des frères musulmans ont déclaré la création d’un « Conseil Révolutionnaire Egyptien » contre le président égyptien Abdel-Fattah al-Sisi à Istanbul.

"Les forces révolutionnaires et nationales, un an après, sont capables d'affronter le coup terroriste sanglant qui a volé notre révolution, tué et emprisonné notre peuple, vendu notre pays, répandu la destruction et la peur à travers le pays et enlevé Mohammed Morsi », a déclaré le porte-parole du conseil qui se compose de soixante personnes, Mohammed Sharif Kamil, lors d'une réunion qui s'est tenue à Istanbul Vendredi 8 Août 2014.

« Nous appelons tous les patriotes à l'intérieur et à l'extérieur de l’Egypte à se rassembler autour de la révolution et de ses idéaux et à unifier tous les efforts pour faire face à la contre-révolution et son coup d'Etat militaire », a-t-il dit.

Il a dit que le conseil refusait l'établissement d’un gouvernement militaire dans un état civil.

« Nous déclarons donc notre soutien à la résistance populaire par la mise en place de ce conseil et nous affirmons que nous ne sommes pas une alternative à la résistance populaire à l'intérieur de l’Egypte que nous soutenons totalement », a t-il ajouté.

L’objectif du groupe est l’unité de toutes les forces révolutionnaires et des jeunes qui s'opposent au régime militaire, la mobilisation du soutien international à la révolution de janvier 2011 et le droit du peuple égyptien à établir un état civil et constitutionnel, a-t-il dit.

Il a également dit qu'ils ont lancé un appel « à tous les gouvernements et les citoyens partout dans le monde qui soutiennent et défendent les droits des personnes pour soutenir notre cause de la liberté, de la justice et des droits de l'homme en Égypte ».

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:53

Des blindés russes détruits en Ukraine, selon Porochenko (Reuters)

L'artillerie ukrainienne a détruit une partie importante de la colonne de blindés russes qui a passé la frontière dans la nuit, a annoncé le président ukrainien Petro Porochenko, lors d'un entretien avec le premier ministre britannique David Cameron, peut-on lire sur le site de la présidence.

Un porte-parole de l'armée ukrainienne a par ailleurs annoncé que les forces gouvernementales avaient attaqué les blindés dès leur entrée sur le territoire national.

« Les initiatives appropriées ont été prises et une partie de la colonne n'existe plus », a dit Andreï Lisenko, s'adressant à la presse. Les forces ukrainiennes ont en outre essuyé des tirs d'artillerie en provenance de Russie, a-t-il ajouté.

Petro Porochenko et David Cameron se sont entretenus par téléphone après la publication dans les colonnes du Guardian d'informations annonçant l'incursion en Ukraine de véhicules blindés russes, précise la présidence.

« Le présidence a dit que cette information était fiable et confirmée parce qu'une partie importante de ce matériel a été détruit dans la nuit par l'artillerie ukrainienne », poursuit-elle.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:44

Le chiite Nouri al Maliki accepte de renoncer au pouvoir en Irak (Reuters)

Le premier ministre irakien Nouri al Maliki a finalement cédé aux pressions de toutes parts et démissionné Jeudi 14 Août 2014, laissant le champ libre à son successeur désigné pour créer un gouvernement d'union susceptible de s'opposer à l'avancée des djihadistes de l'Etat Islamique qui se trouvent non loin de Bagdad.

Les combattants de l'organisation sunnite se sont massés près de la ville de Kara Tappa, à cent vingt kilomètres au nord de Bagdad, a-t-on appris auprès des autorités.

Les ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne, qui se réunissent vendredi à Bruxelles, vont étudier la création d'un « groupe de soutien » à l'Irak qui comprendra les pays de la région, et notamment l'Iran, a déclaré jeudi un haut responsable de l'Union Européenne.

« Il est important d'avoir tout le monde à bord contre EIIL parce qu'il ne faut pas que cela soit considéré comme une confrontation entre les pays occidentaux et EIIL. Il faut que ce soit clairement une confrontation entre EIIL et tous les pays de la région », a déclaré ce responsable.

Après huit années d'un pouvoir souvent contesté, le chiite Nouri al Maliki a annoncé son soutien à Haïder al Abadi, représentant comme lui la majorité chiite, lors d'un discours retransmis à la télévision où il est apparu aux côtés de son successeur.

La décision de Nouri al Maliki, devrait satisfaire la minorité sunnite, au pouvoir à l'époque du régime autoritaire de Saddam Hussein, mais qui a été écartée par Maliki, lors de son arrivée au pouvoir en 2006 avec le soutien des Etats Unis.

FÉLICITÉ

« Dès le début, j'ai exclu l'option du recours à la force, parce que je ne crois pas en ce choix, qui, sans aucun doute, ferait revenir l'Irak à l'ère de la dictature, de l'oppression et de la tyrannie », a déclaré Nouri al Maliki.

Mercredi, son propre parti, le Daoua, avait annoncé son soutien à Haïder al Abadi et avait appelé ses députés à travailler avec lui pour la formation d'un gouvernement. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait lui aussi apporté son soutien personnel à Abadi.

Les Etats-Unis et l’ONU ont félicité Nouri al Maliki pour sa décision.

« Aujourd'hui, les irakiens ont pris une nouvelle mesure importante pour l'unité de leur pays », a déclaré la conseillère à la sécurité intérieure Susan Rice en évoquant des « développements encourageants » qui permettront au peuple irakien de s'unir contre la menace de l'Etat Islamique.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon a dit espérer la formation rapide d'un gouvernement représentant les diverses communautés de la société irakienne.

Avant l'annonce du retrait de Nouri al Maliki, une figure de la communauté sunnite avait dit avoir reçu la promesse d'une aide des Etats-Unis pour combattre les djihadistes de l'Etat Islamique.

Ahmed Khalaf al Doulaïmi, gouverneur de la province d'Anbar dans l'ouest de l'Irak, a dit avoir formulé cette demande au cours de rencontres avec des responsables américains. Il réclame notamment un soutien aérien. L'Etat Islamique contrôle une grande partie de la province d'Anbar, majoritairement sunnite, et du nord-ouest de l'Irak.

RETIRÉS D'IRAK

Mais le département d'état a minimisé cette déclaration. Sa porte-parole Marie Harf a expliqué que les Etats-Unis avaient rencontré une série de personnes en Irak pour discuter de leurs besoins en matière de sécurité pour combattre l'Etat Islamique.

Priée de dire si Doulaïmi avait raison de dire que les Etats-Unis avaient fait une promesse, Marie Harf a dit ne pas avoir de détails. « Nous avons des discussions sur ce à quoi pourrait ressembler une aide à la sécurité à l'avenir mais rien de concret en dehors de cela », a-t-elle dit.

Un responsable américain de la défense a déclaré « qu’il n'y a pas de projet pour les soutenir ».

En ce qui concerne la région du Sinjar où se sont réfugiés plusieurs milliers de membres de la minorité yazidie, Barack Obama a déclaré jeudi que les Etats-Unis n'auraient pas a priori à organiser une évacuation dans cette région montagneuse.

Le siège du mont Sinjar par l'État Islamique a été brisé, a dit le président américain, et une grande partie des militaires américains envoyés sur place pour faire le point sur la situation seront retirés d'Irak dans les prochains jours.

Mais pour Kieran Dwyer, porte-parole du bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), il est trop tôt pour déclarer la crise terminée. L'amélioration de la sécurité a permis à un grand nombre de yazidis de s'échapper du mont Sinjar, a-t-il dit, mais « quelques milliers » ont encore besoin d'une aide.

« La crise sur la montagne ne sera pas terminée avant que tout le monde puisse sortir de cette montagne pour se rendre en toute sécurité dans un endroit sûr », a déclaré Kieran Dwyer, joint par téléphone d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 19:48

https://www.marxists.org/francais/bordiga/works/1920/02/bordiga19200222.htm

Prendre l’usine ou prendre le pouvoir

Par Amadeo Bordiga

Dimanche 22 Février 1920

Les agitations des derniers jours en Ligurie ont montré un phénomène qui se répète depuis peu avec une certaine fréquence et qui mérite d’être noté en tant que symptôme d’un état d’esprit spécial des masses travailleuses.

Les ouvriers, plutôt que d’abandonner le travail, se sont, pour ainsi dire, emparés des usines et ont cherché à les faire fonctionner pour leur propre compte ou mieux sans la présence des principaux dirigeants. Ceci veut avant tout dire que les ouvriers s’aperçoivent que la grève est une arme qui ne répond pas à tous les besoins, spécialement dans certaines conditions.

La grève économique, à travers les préjudices causés à l’ouvrier même, exerce une utile action défensive du travailleur à cause des dommages que la cessation du travail cause à l’industriel du fait de la diminution du produit du travail qui lui appartient.

Ceci dans les conditions normales de l’économie capitaliste, lorsque la concurrence avec sa relative baisse des prix oblige à un accroissement continuel de la production elle-même.

Aujourd’hui les gros bonnets de l’industrie, spécialement ceux de la métallurgie, sortent d’une période exceptionnelle durant laquelle ils ont réalisés d’énormes gains avec le minimum d’efforts. Pendant la guerre l’état leur fournissait les matières premières et le charbon et était en même temps l’unique acheteur, l’état lui-même, en militarisant les usines, pourvoyait à la rigoureuse discipline des masses ouvrières. Quelles conditions plus favorables rêver pour obtenir un bon bilan ? Ces gens ne sont plus disposés aujourd’hui à affronter les difficultés provenant du manque de charbon et de matières premières, de l’instabilité du marché et de l’agitation des masses ouvrières, ils ne sont spécialement pas disposés à se contenter de gains modestes, dans les proportions où ils les réalisaient avant-guerre, et donc en moindre proportion.

Ils ne se préoccupent donc pas des grèves, qui ne leur déplaisent pas, même si ils protestent en parole contre l’insatisfaction excessive et les prétentions absurdes des ouvriers.

Ces derniers jours, les ouvriers ont compris, et leur action d’appropriation des usines ainsi que leur continuation du travail au lieu de la grève l’ont démontré, qu’ils ne voulaient pas arrêter le travail mais ne voulaient plus travailler comme les patrons le leur disaient. Ils ne veulent plus travailler pour le compte de ces derniers, ils ne veulent plus être exploités, ils veulent travailler pour eux-mêmes, c’est-à-dire dans le seul intérêt des ouvriers.

On doit tenir compte sérieusement de cet état d’esprit qui se développe toujours plus, nous voudrions simplement qu’il ne se fourvoie pas dans de fausses solutions.

Il s’est dit que là où existaient des conseils d’usine ceux-ci avaient fonctionné en assumant la direction des usines et en faisant poursuivre le travail. Nous ne voudrions pas que la conviction qu’en développant l’institution des conseils d’usine il soit possible de prendre possession des fabriques, et éliminer les capitalistes, puisse s’emparer des masses. Ce serait la plus dangereuse des illusions. Les usines seront conquises par la classe des travailleurs, et non pas par les ouvriers de l’usine même, ce qui serait facile mais non communiste, seulement lorsque la classe travailleuse dans son ensemble se sera emparée du pouvoir politique. Sans cette conquête, la dissipation des illusions sera effectuée par la garde royale et les carabiniers, c’est-à-dire par la machine d’oppression et de force dont dispose la bourgeoisie, son appareil politique de pouvoir.

Les continuelles et vaines tentatives de la masse travailleuse qui s’épuise quotidiennement en efforts partiels doivent être canalisées, fusionnées, organisées en un grand, unique effort qui vise directement à toucher le cœur de la bourgeoisie ennemie.

Cette fonction ne peut et ne doit être exercée que par un parti communiste, lequel ne doit avoir d’autre but, à l’heure actuelle, que celui de consacrer toute son activité à rendre toujours plus conscientes les masses travailleuses de la nécessité de cette grande action politique, qui est la seule voie par laquelle on peut directement arriver à la possession des usines, et qu’en procédant autrement on s’efforcera en vain de conquérir.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 19:34

http://www.liberation.fr/monde/2014/08/06/puerta-del-sol-le-premier-rendez-vous-des-indignes_1076527

La Puerta del Sol, le premier rendez-vous des indignés

Par Vicente Molina Foix, écrivain

Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

Mercredi 6 Août 2014

De Tahrir en 2011 à Tiananmen en 1989 en passant par la place de l’Hôtel de Ville au temps de la Commune de Paris, Libération raconte, durant trois semaines, ces lieux devenus symboles, où les citoyens ont défié les autorités, au nom de la démocratie et des libertés individuelles, aujourd’hui, la Puerta del Sol à Madrid.

C’était là que les amoureux se retrouvaient, dans l’ivresse des premiers rendez-vous. Et par là que les provinciaux, toujours méthodiques, voulaient commencer leur visite de la capitale, en effet, à la Puerta del Sol, une dalle scellée par terre indique le kilomètre zéro de tous les chemins d’Espagne. Mais ce lieu fut aussi, pendant plus d’un siècle, un lieu de protestations, de libertés et de massacres. Par exemple, une foule investit cette place et les rues d’Alcalá et de l’Arenal lors d’un deux mai historique, celui de 1808, sous l’occupation des troupes de Napoléon. Il y avait « vingt mille rebelles », écrit ce jour-là le général Murat à son beau-frère et détaille les graves incidents survenus quand les madrilènes résistent à la charge des mamelouks de l’armée française. Un épisode rapporté aussi par un autre témoin oculaire, le peintre d’une des œuvres les plus célèbres du musée du Prado, « dos de mayo » (« deux mai », en espagnol), qui habitait alors une maison donnant sur cette place. Ce tableau de Francisco de Goya a pour les espagnols une valeur sentimentale semblable à celle que peut avoir pour les français le tableau peint par Delacroix en 1830, « la liberté guidant le peuple » (est-ce Marianne ?). Mais la république se fit attendre en Espagne, et fit par deux fois une brève apparition, dix-huit mois en 1873 et à peine huit années entre 1931 et 1939. Il n’y a pas de peinture comparable à celle de Goya, mais des photos très émouvantes de la Puerta del Sol pleine de monde arborant des cocardes républicaines pour fêter la chute du roi bourbon Alphonse XIII, le 14 avril 1931. A l’arrière-plan, on voit le grand drapeau tricolore suspendu au balcon d’un édifice néo-classique, commandé en 1760 par un autre bourbon éclairé et bien-aimé, Charles III, à un architecte français, Jacques Marquet, pour le siège de la poste centrale.

Quand je suis arrivé à Madrid à l’âge de dix-sept ans, débarquant de ma province pour faire mes études à la faculté des lettres et devenir gauchiste, j’ai aussi eu des rendez-vous amoureux, mais jamais à la Puerta del Sol. A l’époque, on n’allait à la Puerta del Sol que si on était arrêté. L’élégant édifice de Marquet, après sa fonction postale, hébergea, entre 1848 et 1939, le ministère de l’intérieur, et devint sous Franco le sinistre siège de la police franquiste, «la brigade politico sociale» ; ses nobles salons furent occupés par les commissaires les plus ignobles de la dictature, et dans ses cachots on humilia, on tortura, on assassina. Le général Franco ne l’utilisa jamais comme lieu protocolaire, il haranguait les masses au palais royal, comme une caricature de monarque avide de légitimité.

Avec l’arrivée de la démocratie, sous le règne de Juan Carlos, la Puerta del Sol est devenue œcuménique. Un lieu de passage et d’affaires, moins beau que la plaza Mayor toute proche, mais plus vivant, plus populaire, plus dense. Et l’édifice de Marquet, restauré et réaménagé, est devenu le siège du gouvernement régional de la communauté autonome de Madrid. Les temps nouveaux permettaient les manifestations publiques, sans risque de violences ni de massacres, selon les jours et les heures, on voyait à la Puerta del Sol des républicains nostalgiques, des ouvriers au chômage, des épargnants grugés par les banques, mais on entendait surtout les prédicateurs d’une apocalypse imminente et des groupes d’extrémistes anti-IVG avec des banderoles sinistres et des cantiques d’une spiritualité agressive. La Puerta del Sol redevenait le kilomètre zéro des routes entre croisées d’un pays décentralisé qui sombrait peu à peu dans la déception.

Et soudain, un autre 2 mai, deux cents ans après la guerre d’indépendance face à Bonaparte, les rebelles occupaient la place. Ils étaient peu nombreux au début, mais très loquaces, et pas forcément jeunes. Leur présence à la Puerta del Sol se remarqua aussitôt, car ils ne partaient pas. A la nuit tombée, ils n’étaient toujours pas partis. Quelque chose naissait, qui n’avait pas de nom, et il fallut bien lui en donner un, le quinze mai, car tout au long de ce 15 mai 2011, les premiers indignés manifestèrent dans plus de cinquante villes espagnoles, protestant contre les restrictions économiques et les politiques antisociales dictées, ou au moins acceptées, par un gouvernement socialiste, celui de Zapatero. Les plus grandes manifestations eurent lieu à Barcelone et à Madrid et, dans ces deux villes, elles prirent pour cible des points centraux, la plaza de Cataluña à Barcelone, et la Puerta del Sol. A Madrid, les premiers occupants furent délogés par la police et au petit matin du 16 mai, dix-neuf d’entre eux furent arrêtés. Le lendemain, le 17 mai, il y avait dix mille personnes à la Puerta del Sol. Le chiffre ne cessait d’augmenter. Pendant un mois, une cité d’utopies grandit au cœur d’une capitale malade. Des tentes, des réchauds, des toilettes bien organisées, des haut-parleurs, des chansons, des discussions, plus de discussions que de discours. Aucun de ceux qui dormirent à la Puerta del Sol pendant ces vingt-huit nuits ou qui y passèrent à différents moments de ces quatre semaines n’avait envie d’entendre des discours. Que voulaient les indignés du quinze mai ? Que voulaient donc les citoyens mécontents de la classe politique d’un pays qui, en cinq ans, après avoir été le modèle de l’Europe, était devenu un des quatre misérables « pigs », avec le Portugal, l’Irlande et la Grèce ?

Le changement désiré ne vint pas. Il n’y eut pas non plus, comme dans la plupart des pays arabes, un «printemps espagnol» triomphal. Avec l’été, l’indignation déserta la rue. Il y eut des élections générales en novembre 2011 et la chute prévue du second gouvernement Zapatero, désastreux, ouvrit la voie à un régime encore plus catastrophique, celui de Rajoy et de son très droitier Partido Popular, qui affronterait la crise en démantelant les rares maigres choses qui subsistaient de l’éducation, de la santé, de la culture. Dans le même temps, un nombre très élevé de hauts responsables du Parti Populaire étaient envoyés en prison ou condamnés pour de graves affaires de corruption, certains d’entre eux en connivence avec le gendre de Juan Carlos, le roi sortant.

Est-il resté quelque chose de l’esprit libertaire du quinze mai ? Quelques socialistes et communistes répondent qu’il ne reste rien. Moi, qui ne suis affilié qu’à moi-même, je pense le contraire. Lors des récentes élections européennes, un groupe politique, né du mouvement des Indignés, Podemos (« Nous pouvons », en espagnol), a obtenu plus d’un million de voix et cinq députés.

Je n’ai pas voté pour eux, mais je me réjouis de leur existence. Quand leur leader, Pablo Iglesias, se réclame de l’héritage du commandant Chávez ou des frères Castro, j’ai un rejet viscéral, mais il dit certaines choses que je suis ravi d’entendre et que j’aimerais voir appliquées. Suis-je pour autant plein d’illusions ?

Mes amis de gauche les plus cyniques prétendent que Pablo Iglesias, c’est du « bluff », et que Podemos se cassera la figure tout seul. Ils croient aussi que la Puerta del Sol ne se remplira de nouveau que pour la nuit de la Saint-Sylvestre, quand, tous les ans, les madrilènes s’y rendent pour s’enivrer et avaler, un rite sacré parmi les espagnols, que bien sûr je partage, les douze grumes de raisin au son des douze coups du carillon qui orne l’édifice de Jacques Marquet.

J’espère que mes amis se trompent.

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