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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:44

http://blogs.mediapart.fr/blog/arthur-porto/150614/lanceur-dalerte-puni-orange

Lanceur d’alerte puni à Orange

Par Arthur Porto

Dimanche 15 Juin 2014

Comment devient-on lanceur d'alerte? Acte civique, engagement militant, justicier redresseur de torts, porte-étendard de la justice, se protéger des éclaboussures de trafics, défense individuelle de malversations collectives? Vraisemblablement autant de profils, de situations que de lanceurs d'alerte. Le sort d'un cadre d'Orange, Yves Garcia, apporte des éléments de compréhension quand le collaborateur bien noté, dévoile ce qui est occulté et dérange ainsi les petits accommodements entre des gens bien sous tout rapport !

En 2006, un expatrié travaillant pour France Télécom Orange (FTO), chez Getesa, en Guinée Equatoriale, on le nomme Don Didier, entretien des « relations sexuelles » avec une jeune fille de moins de quatorze ans, Otilia, qui tombe enceinte, refuse de se faire avorter et donne vie à une petite fille, Carmen, le 27 avril 2007. Quand elle vient à sa rencontre avec leur enfant au siège de l'entreprise, il gesticule beaucoup et menace avec l'aide de ses amis. Il finit par céder et un accord amiable est établi en mars 2008, reconnaissance de paternité et versement d'une pension mensuelle. Il semblerait que tout ceci a été signé dans le bureau du premier ministre et en présence du consul de France (c'est dire l'importance accordée en haut lieu).

A la demande d'un directeur d'Orange, c'est un autre cadre de l'entreprise, Yves Garcia, spécialiste en marketing, qui aurait été l'éminence grise de l'arrangement. Il s'avère que le médiateur Yves Garcia est droit dans ses bottes, et va jusqu'à dénoncer des passe-droits fréquents dans l'entreprise. Son attitude n'est pas du goût du père déclaré ni des commanditaires de son rôle de tiers. Il outrepasse ce qu'on lui avait commandé et, de Don Didier jusqu'à son hiérarchie, le bon cadre Yves Garcia devient l'homme à abattre (au figuré, mais on ne sait jamais).

A ceci s'ajoutent des séquences étonnantes, notamment celle où le fils d'un ancien ministre est pris la main dans le sac pour vol de stocks importants de cartes téléphoniques en Guinée Equatoriale. La justice locale engage des investigations, blanchi si on peut dire le fils du ministre, trouve les « bons coupables » et condamne trois français, dont Yves Garcia, en Centrafrique au moment des faits.

Pour discréditer le médiateur Yves Garcia, la maison mère laisse courir des allusions sur ses supposées relations avec la sœur aînée de la mineure victime des assauts du cadre FTO. En y ajoutant que la mineure ne l'était pas au moment de sa grossesse, ce qui est faux, comme l'attestent ses passeports. Manque de peau, revenu en métropole Don Didier, toujours bien portant, est interpellé sur son lieu de travail, le 27 septembre 2012, à Issy-les-Moulineaux, menotté et mis en garde à vue. Ceci est le résultat d'une audition de la jeune Otilia par les enquêteurs du groupe central des mineurs victimes de l'Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP) de Nanterre, suite à une plainte pour viol.

L’Express, par la plume de Vincent Hugeux, avait bien développé l'affaire le 9 janvier 2013 sous le titre « les gros pépins d’Orange en Guinée Equatoriale ». Gênée, mais sans complexes, la direction de France Télécom Orange a usé de son droit de réponse, « tout d'abord, France Télécom Orange souhaite rappeler que le salarié visé dans cet article pour des faits de viol sur mineur, qui auraient été commis en 2006, n'a fait l'objet d'aucune condamnation à ce jour. Sans préjuger de l'issue de l'enquête pénale actuellement en cours, il doit dès lors bénéficier du droit à la présomption d'innocence ».

Revenu également en France, Yves Garcia est mis à l'écart, luxe des grandes entreprises pour « enfermer » les indésirables, mesure humiliante pour chasser le trublion. Le Canard Enchaîné avait déjà fait état le 11 juillet 2012 des « étranges pépins d’Orange en Afrique ».

Et c'est dans la dernière édition du Canard Enchaîné du 11 juin 2014 que la déconfiture d’Orange se poursuit. Par la plume de Jean François Juillard, il nous informe qu’Yves Garcia, cadre chez Orange depuis seize ans, a été convoqué le 23 mai 2014 en conseil de discipline qui aurait donné un avis favorable à son licenciement. Et, écrit le journal du mercredi, « sa faute est un comportement inacceptable à l'égard de l'entreprise » estime, sans donner plus de détails, un porte-parole d'Orange. Mais, selon son avocat Norbert Tricaud la goutte d'eau a été une « alerte anti-corruption » qu'il a lancé au sujet d'activités du groupe, à la fin des années 2000 en Guinée Equatoriale ».

Comment devient-on donc lanceur d’alerte ?

Quand le collaborateur zélé d'une entreprise, fait son job avec conviction, éthique et se rend compte qu'autour de lui il y a des choses qui ne vont pas, il cherche à alerter. D'abord en interne, parfois à la demande même de la hiérarchie. Restant ferme sur les principes il pense qu'il faut aller plus loin et là, tout bien côté qu'il soit, il devient emmerdant, ensuite agaçant, après dangereux et le processus de démolition s’enclenche. Et à un moment donné, après avoir été disqualifié et mis en quarantaine, le fonctionnaire est mûr et près à tomber, sentence finale, « comportement inacceptable envers l'entreprise ».

Il est vraisemblable qu’Yves Garcia ait donné des arguments dont « l'accusation » s'est servi, mais dans ce qu'on comprend de l'affaire, la direction veut surtout punir pour mieux museler au lieu de mettre à jour et sanctionner ce qui fait que ces dysfonctionnements ou ces crimes (s'il y a eu viol) puissent avoir lieu et, peut être se poursuivent dans le meilleur des mondes des intérêts financiers et diplomatiques.

Rappelons que le fils du président de la république de Guinée Equatoriale, a été mis en examen le 19 mars dernier dans l'affaire dite des « biens mal acquis ». Un mandat d'arrêt international avait été lancé à l'été 2012 contre Teodorin Obiang après son refus de répondre à la convocation des magistrats du fait de son statut de vice-président. Tout ceci, probablement, n'est pas indifférent aux « malheurs » du cadre Yves Garcia, qui a osé soulever des malversations et des comportements inadmissibles. Mais Orange a d’autres pépins à fouetter.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:23

La présidente lituanienne compare Poutine à Hitler et Staline (Reuters)

La présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, juge justifiées, dans une interview parue Dimanche 22 Juin 2014, les comparaisons entre la tactique de Vladimir Poutine en Ukraine et celles employées par Joseph Staline et Adolf Hitler.

Dalia Grybauskaite a été interrogée par l'hebdomadaire allemand Focus sur des propos tenus en mars par Hillary Clinton au moment de l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou.

L'ancienne secrétaire d'état américaine avait estimé que la tactique du président russe s'apparentait aux manoeuvres hitlériennes avant la seconde guerre mondiale. Elle s'était défendue le lendemain d'avoir établi une comparaison entre les deux dirigeants.

A la question de savoir si ces comparaisons allaient trop loin, la présidente lituanienne a répondu que « Poutine utilise la nationalité comme prétexte pour conquérir un territoire par des moyens militaires. C'est exactement ce qu'ont fait Staline et Hitler. De telles comparaisons sont tout à fait pertinentes ».

Selon Dalia Grybauskaite, la Russie veut maintenir son influence dans les territoires qui appartenaient à l'union soviétique et s'efforce de convaincre les pays baltes de quitter l'OTAN en échange de ristournes sur le gaz ou le pétrole.

« Selon nos informations, la Russie a proposé aux autres pays baltes de réduire les prix du pétrole ou du gaz si ces pays quittent l'OTAN », a-t-elle dit.

« La vision de Poutine est une vision de missionnaire pour défendre l'hémisphère est. Il a en tête une Russie comme celle du temps de l'impératrice Catherine II », a déclaré la présidente lituanienne.

Les pays baltes, Lituanie, Lettonie et Estonie, qui se sont détachés de l'URSS en 1990 et en 1991, ont tous appelé au durcissement des sanctions contre Moscou dans la crise ukrainienne.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:13

Référendum pour la démocratie à Hong Kong, en défi à Pékin (Reuters)

Près de six cent mille votes ont déjà été enregistrés dans le cadre du référendum informel en faveur de réformes démocratiques organisé à Hong Kong sans l'aval des autorités ni de la Chine, ont annoncé Dimanche 22 Juin 2014 les organisateurs regroupés au sein du mouvement Occupy Central.

Cela représente près de dix pour cent de la population de la ville, de sept millions d'habitants, alors qu'Occupy Central s'était fixé pour objectif de recueillir trois cent mille suffrages.

Les opérations de vote se sont jusqu'à présent déroulées sur internet mais le site dédié à cette consultation a reçu dans le courant de la semaine des milliards de messages dans ce qui s'apparente à une vaste attaque informatique.

Cela a incité les organisateurs à ouvrir dimanche quinze bureaux de vote à travers la ville et à prolonger la consultation jusqu'au 29 juin.

Les participants sont invités à exprimer leur préférence entre trois modes de désignation du chef de l'exécutif de la ville, tous au suffrage universel.

Lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, l'ancienne colonie britannique a obtenu une large autonomie dans le cadre de la formule « un pays, deux systèmes », assortie d'une promesse d'instauration du suffrage universel, sans calendrier toutefois.

Les autorités chinoises assurent que l'élection du chef de l'exécutif de la ville aura bien lieu en 2017 mais la Loi Fondamentale (Basic Law) qui fait office de constitution à Hong Kong précise que les candidats seront désignés par une commission.

Les partisans d'une élection pleinement libre rejettent cette disposition.

« Quel est le sens du principe un homme, une voix si au bout du compte nous devons voter pour trois ou quatre marionnettes adoubées par Pékin », s'est publiquement interrogée dimanche Anson Chan, ancienne responsable de l'administration de la ville et fervente partisane de cette consultation informelle.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:48

http://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2014/06/21/le-journaliste-israelien-gideon-levy-appelle-au-boycott-disrael

http://www.ujfp.org/spip.php?article3278

http://www.europalestine.com/spip.php?article9389&lang=fr

Le journaliste israélien Gideon Levy appelle au boycott d’Israël

Samedi 21 Juin 2014

« Sur quel ton et dans quelle langue faut-il vous le dire » demande Gideon Levy aux Etats-Unis et à l’Europe, dans un article publié par le quotidien israélien Haaretz, exigeant des sanctions contre Israël, seules à mêmes, souligne-t-il de parvenir à une égalité des droits entre israéliens et palestiniens.

« Arrêtez de vous prosterner devant Israël »

Les américains et les européens ont essayé la voix de la raison et ils ont échoué. Ils doivent désormais s’adresser à Israël dans le langage qu’il comprend le mieux (et ce n’est pas l’hébreu).

S’il y a une communauté internationale, qu’elle le fasse savoir rapidement. Car pour le moment il est clair qu’il n’y a plus aucune intervention internationale en Israël. Les américains ont plié bagage, les européens ont renoncé, les israéliens s’en réjouissent et les palestiniens sont désespérés.

De temps à autre, un pape ou un ministère des affaires étrangères vient faire un petit tour (celui de la Norvège était ici la semaine dernière), prononce du bout des lèvres quelques mots, pour la paix, contre le terrorisme et les colonies, puis disparaît comme il était venu. Au bout du chemin le roi a été remplacé par un clown (référence à Shakespeare). Ils abandonnent le conflit aux soupirs des palestiniens et l’occupation aux mains d’Israël, à qui on peut faire confiance pour la faire fructifier d’une main encore plus ferme.

Ce retrait de l’humanité est inacceptable, la communauté internationale n’a pas le droit de laisser les choses en l’état, même si c’est le souhait le plus ardent d’Israël.

La situation actuelle n’est pas acceptable au vingt et unième siècle. Il y a effectivement de quoi se lasser s’il s’agit de creuser le même sillon et de faire les mêmes propositions dérisoires à un sourd. L’échec américain montre qu’il est le temps d’adopter une autre méthode, jamais tentée à ce jour. Le message, tout comme les moyens de le faire entendre doivent changer. Le message doit concerner les droits civiques et l’on doit recourir aux sanctions pour le faire entendre.

Jusqu’à présent on a utilisé la flagornerie à l’égard d’Israël, lui présentant une carotte après l’autre pour tenter de lui plaire. Cela s’est avéré un échec retentissant. Cela n’a fait qu’inciter Israël à poursuivre sa politique de dépossession. Le message aussi a failli, la solution à deux états est devenue fantomatique. Le monde a essayé de lui redonner vie artificiellement. Les propositions se sont succédé, étrangement similaires, d’une feuille de route à l’autre, du plan Rogers aux navettes de John Kerry, et chacune a fini en poussière dans un tiroir. Israël a toujours dit non, seuls ses prétextes et conditions présentant des changements, la fin du terrorisme ici, la reconnaissance d’un état juif là.

Et pendant ce temps le nombre de colonies en Cisjordanie a été multiplié par trois ou quatre, tandis que la brutalité de l’occupation augmentait, au point que des soldats se mettent à tirer sur des manifestants par pur ennui.

Le monde ne peut collaborer à ceci. Il est inacceptable, au vingt et unième siècle, de la part d’un état qui prétend faire partie du monde libre de priver une autre nation de ses droits. Il est impensable, carrément impensable que des millions de palestiniens continuent à vivre dans ces conditions. Il est impensable qu’un état démocratique puisse continuer à les opprimer de la sorte. Et il est impensable que le monde regarde cela et laisse faire.

La discussion sur les deux états doit maintenant se transformer en une discussion sur les droits.

Chers israéliens vous avez voulu l’occupation et les colonies, eh bien restez enfermés à l’extérieur, restez à Yitzhar, enclavez-vous dans les montagnes et construisez tout votre soul à Itamar. Mais vous avez l’obligation d’accorder tous leurs droits aux palestiniens, exactement les mêmes droits dont vous jouissez.

Egalité des droits pour tous, une personne, un vote, tel devrait être le message de la communauté internationale. Et que pourrait répondre à cela Israël ? Qu’il ne peut y avoir égalité des droits parce que les juifs sont le peuple élu ? Que cela mettrait en danger la sécurité ? Les prétextes seraient vite écartés, et la vérité nue éclaterait au grand jour, sur cette terre, seuls les juifs ont des droits. Une affirmation qu’il n’est pas question de prendre pour argent comptant.

C’est aussi toute la manière de s’adresser à Israël qui doit être changée. Tant qu’ils n’ont pas à payer le prix de l’occupation et que les citoyens ne sont pas sanctionnés, ils n’ont aucune raison d’y mettre un terme et même de s’en préoccuper. L’occupation est profondément ancrée au sein d’Israël. Personne n’en est à l’écart, et l’écrasante majorité de la population israélienne souhaite continuer à en profiter. C’est pourquoi, seules des sanctions peuvent nous faire prendre conscience de son existence.

Oui, je parle des boycotts et des sanctions qui sont largement préférables aux bains de sang.

C’est la vérité, même si elle est amère. Les Etats-Unis et l’Europe se sont suffisamment prosternés devant Israël. Et sans aucun résultat, malheureusement.

Dorénavant le monde doit adopter un autre langage, qui sera peut-être compris.

Après tout, Israël a prouvé plus d’une fois que le langage de la force et des sanctions est son langage préféré.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:21

http://www.eldiario.es/politica/detenidos-republicanas-comitiva-Felipe-VI_0_272623389.html

La police traduit devant un juge trois détenus qui portaient des drapeaux républicains

Libération des trois personnes qui ont été arrêtées pour avoir montrer des emblèmes républicains le jour du couronnement de Felipe VI

La police les accusait de « résistance à l’autorité »

Le juge d’instruction déterminera s'il faut ouvrir une procédure

Jeudi 19 juin 2014

Les trois détenus pour avoir montrer des drapeaux républicains lors du passage de la procession du nouveau roi Philippe VI ont été libérés. Les deux femmes et l’homme, qui ont été arrêtés par des agents de la police nationale ce matin, sont accusés d'avoir résisté à leur arrestation, selon ce que des sources du secrétariat d’état à la sécurité ont confirmé à www.eldiario.es

La police a arrêté trois personnes parmi les trois cent qui manifestaient pour la défense de la république dans la rue Montera et d’autres rues près de la Puerta del Sol. Elles ont été libérées seulement trois heures plus tard avec une accusation de « résistance à l’autorité ».

« Le tribunal de première instance va maintenant examiner s'il faut ouvrir une procédure ou classer le dossier », a déclaré l’avocat de l’un des détenus à www.eldiario.es


Les altercations entre la police et les personnes portant des drapeaux républicains ont été constantes dans le périmètre de la célébration. La police nationale a rempli son intention d'interdire l'affichage d'entre eux sur le parcours du cortège pendant les actes de proclamation de Felipe VI.

Plusieurs personnes ont été arrêtées pour avoir exprimé leurs préférences républicaines avec des drapeaux et des cris, en plus des trois personnes détenues mentionnées ci-dessus.

« Ils ont enfreint la loi en refusant de me laisser participer à un événement public payé avec mon argent », a dit un homme portant un drapeau républicain qui était avec d'autres personnes qui ont prétendu avoir été agressées par la police quand elles ont montré des emblèmes républicains sur le passage du cortège royal.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:40

http://lepcf.fr/spip.php?page=article&id_article=2384

Compte rendu d’une réunion de la Gauche Unitaire Européenne

Par Sigrid Krings Holbach

Vendredi 20 Juin 2014

La nouvelle législature au parlement européen commencera le premier juillet. Les nouveaux partis doivent décider à quel groupe parlementaire ils souhaitent participer. Le groupe GUE NGL aura entre cinquante et cinquante deux députés, environ seize de plus que jusqu’à maintenant. La demande de participation de deux petits partis pour la protection des animaux n’a pas encore été accordée. Le Parti de la Gauche Européenne lui-même n’aura que six députés de plus, alors formellement son influence devrait diminuer.

Les 7 et 8 juin, le comité de direction du PGE s’est réuni à Bruxelles. Quelques contributions portaient sur l’extrême droite, à laquelle la gauche aurait laissé la place dans des questions importantes, comme le constataient Diether Dehm (Die Linke), Elisabeth Gauthier (PCF) et Fabio Amato (Rifundazione Communista).

Le vote Front National, qui s’est exprimé dans toutes les régions françaises, s’expliquerait par la destruction du système social et des fondements de la cinquième république, a déclaré le représentant du Parti de Gauche. Après un retrait de plusieurs mois, le Parti de Gauche a recommencé à travailler au PGE.

Une résolution concernant le traité transatlantique a été votée, de même, le PGE soutiendra la campagne d’Izquierda Unida et du PCE pour un référendum contre la monarchie.

Et puis il y a eu un débat sur l’Ukraine.

D’abord le secrétaire de « Borotba », Sergej Kiritschuk, qui s’est refugié à Berlin, a pris la parole, et a expliqué comment le mouvement du Maïdan a été transformé en un mouvement réactionnaire, soutenu par les Etats Unis et l’Union Européenne. Face à la situation menaçante, après avoir été en désaccord avec le Parti Communiste de l’Ukraine, Borotba s’est de nouveau solidarisé avec le KPU.

Sergej Gudjenko, le co-président du groupe parlementaire du KPU à la Rada, a évoqué la poursuite du parti et la menace d’interdiction. Pour le Parti Communiste de l’Ukraine, il serait important de faire connaitre leurs positions, contre la déformation des évènements par les médias.

Ensuite des graves divergences d’opinion se sont manifestées dans le débat. Le représentant du parti luxembourgeois « Dei Lenk » s’en est pris aux deux ukrainiens. Il est allé très loin, au point de dire que derrière toute cette crise, il y aurait un plan de Vladimir Poutine, qui utiliserait même des fascistes pour imposer ses intérêts. Le gouvernement de l’Ukraine serait néo libéral, mais pas fasciste. Le Maïdan serait un mouvement pour la démocratie, tandis que le mouvement à l’est serait provoqué par des russes infiltrés.

La tentative d’un petit groupe de rédaction pour publier un communiqué commun issu de ces positions divergentes, n’a pas été possible, du fait de divergences trop fortes.

Selon le principe de consensus au PGE, il n’a été possible de trouver un accord que sur des revendications minimales, à savoir, demander « que la violence en Ukraine s’arrête ».

(Fin du compte rendu)

Voilà, c’est triste. Aujourd’hui je trouve sur le site du DKP (Parti Communiste Allemand) une nouvelle lettre ouverte du Parti Communiste de l’Ukraine, adressée à tous les partis communistes, ouvriers et partis de gauche. On attendra qu’elle soit publiée par le PCF. Le journal Junge Welt rapporte que, malgré l’annonce du président ukrainien d’arrêter les combats, les bombardements et les attaques contre les civils dans l’est de l’Ukraine continuent.

Fraternellement,

Sigrid Krings-Holbach

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:25

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/35005-140621-israel-lieberman-veut-expulser-l-envoye-de-l-onu

Lieberman veut expulser l’envoyé de l’ONU

Dimanche 22 Juin 2014

Robert Serry nie avoir envoyé des fonds au Hamas à Gaza, comme l'affirmait plus tôt le ministre israélien

Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman aurait l'intention d'expulser l'envoyé spécial de l'ONU au Moyen-Orient, Robert Serry, qu'il accuse de « transférer des dizaines de millions de dollars à des fonds du Hamas », a rapporté samedi soir la chaîne 2 israélienne.

Si ses propos se confirment, Avigdor Lieberman cherchera l'approbation du premier ministre Benyamin Netanyahou, avant de renvoyer le coordinateur pour la paix au Moyen-Orient, et de le déclarer « persona non grata » sur le territoire israélien, selon la chaîne 2, qui ajoutait qu’Avigdor Lieberman devait peser le pour et le contre, étant donné que cet acte mettrait Israël dans une position très défavorable aux yeux du monde.

Robert Serry est accusé par le ministre israélien d'avoir transféré à plusieurs reprises des fonds à Gaza pour l'organisation considérée comme terroriste par Israël et les Etats-Unis.

Selon la télévision, Robert Serry aurait cherché à arranger le transfert de vingt millions de dollars au Hamas à Gaza, provenant du Qatar, via l'Autorité Palestinienne, demandant à Israël de faciliter le transfert, ce que l'état hébreu a rejeté. Robert Serry aurait alors en personne amené les sommes dans l'enclave depuis le Qatar.

Robert Serry, diplomate hollandais nommé au poste en 2007, a répondu au communiqué.

« Je rejette les allégations de transfert de fonds au Hamas. La question d'un rôle de l'ONU sur le paiement des salaires dans la bande de Gaza n'a pas été soulevée avec les autorités qataries », a-t-il répondu.

« En considérant tout rôle de l'ONU sur la question des paiements de salaires dans la bande de Gaza qui a des effets de déstabilisation de la sécurité dans la bande de Gaza, j'ai dit clairement que nous ne serions pas en mesure de venir en aide », a ajouté Robert Serry, qui défend « un travail avec impartialité » depuis sept ans pour aider palestiniens et israéliens.

Le premier ministre Benyamin Netanyahou a par ailleurs parlé avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon, l'informant que les informations détenues par Israël indiquaient sans équivoque que le Hamas était responsable de l'enlèvement des trois garçons, selon un communiqué officiel du gouvernement.

Benjamin Netanyahou a déclaré qu'il appréciait la ferme condamnation des enlèvements et que cela devait s'exprimer en actions sur le terrain.

Benjamin Netanyahou a ajouté « qu'Israël s'opposait au transfert de fonds entre le Qatar et le Hamas. Mahmoud Abbas devrait rompre l'alliance avec l'organisation terroriste Hamas, une organisation responsable de l'enlèvement des garçons et des appels à la destruction d'Israël », a-t-il signalé.

Robert Serry avait réagi vendredi à l'opération en cours en Cisjordanie par l'armée israélienne pour retrouver les trois jeunes kidnappés, se disant « profondément préoccupé », la campagne israélienne ayant conduit à « la mort de trois palestiniens » et de nombreux blessés, avait-il noté.

« Nous appelons à la retenue et souhaitons qu'Israël mène ces opérations de sécurité en conformité avec le droit international et en respectant la vie, la dignité et les moyens de subsistance des palestiniens. Il devrait par conséquent minimiser l'impact des opérations de sécurité sur les individus qui n'ont commis aucun délit et enquêter sur les accusations d'usage excessif de la force, notamment le meurtre de civils », a déclaré Robert Serry.

Les trois adolescents israéliens kidnappés sont toujours introuvables, neuf jours après leur disparition, en dépit de l'intensification des recherches par l'armée israélienne en Cisjordanie.

Dix palestiniens ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi en Cisjordanie, a-t-on appris auprès de source militaire israélienne.

« Dix personnes ont été arrêtées cette nuit, portant à trois cent trente le nombre de palestiniens recherchés arrêtés depuis le début de l'opération », a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'armée israélienne.

La ministre de la justice Tzipi Livni a également affirmé à la télévision israélienne samedi que le premier ministre Benyamin Netanyahou avait commis une erreur en attaquant le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, qui montrait une certaine volonté d'aider Israël à retrouver les trois jeunes disparus il y a neuf jours.

Lors d'une apparition sur la chaîne 2, Tzipi Livni a déclaré que la coopération étroite entre les services de sécurité palestiniens et l'armée israélienne en Cisjordanie pourrait offrir la possibilité d'un retour à la table des négociations après la résolution de la crise de l'enlèvement.

« Notre objectif immédiat devrait être de trouver les garçons et les ravisseurs », a déclaré Tzipi Livni. « Nous devons frapper le Hamas militairement et politiquement. Dans le même temps, cependant, nous devons travailler avec le gouvernement palestinien, et voir s'il est possible de revenir à des négociations avec Mahmoud Abbas ».

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 19:09

http://www.alencontre.org/europe/grece/grece-une-victoire-electorale-qui-ouvre-sur-des-taches-plus-difficiles.html

Une victoire électorale qui ouvre sur des tâches plus difficiles

Déclaration de DEA (Gauche Ouvrière Internationaliste)

Lundi 26 Mai 2014

Les résultats des élections européennes, 26,6% et un million cinq cent mille suffrages pour SYRIZA, traduisent une claire victoire de la gauche radicale en Grèce.

Le gouvernement de coalition de la Nouvelle Démocratie (ND) et du PASOK (Mouvement Socialiste Panhellénique) s’affirme dorénavant comme un exécutif minoritaire. Pour la première fois cela est confirmé dans les urnes et pas seulement à l’occasion de sondages.

Ce gouvernement ne dispose plus d’une légitimité démocratique parlementaire pour appliquer les mesures extrêmes d’austérité qui sont intégrées dans le « programme à moyen terme », autrement dit dans le nouvel accord passé par la classe dominante grecque et les « créanciers » internationaux.

Le succès de SYRIZA se fait plus évident si nous avons à l’esprit le difficile test de trois élections, les élections municipales, provinciales et européennes. Pour ce qui a trait aux élections municipales, les difficultés à surpasser sont beaucoup plus grandes dans la mesure où « les politiciens locaux », disposant d’un réseau clientélaire, sont plus résilients. La vague énorme de choc politique, qui a pris son essor sous les effets de ladite crise financière et des luttes de masses entre 2010 et 2012, touche ces lieux avec retard. Ce qui s’est confirmé par l’éruption de candidats « indépendants ».

Même sur ce terrain difficile, SYRIZA a obtenu des avancées significatives telles que la victoire dans la province de l’Attique, qui inclut la capitale Athènes et les municipalités qui l’entourent, celle dans la province des îles de la mer Ionienne et de nombreuses autres municipalités ayant une forte composition sociale de travailleurs.

Entre le premier et le deuxième tour des élections locales, SYRIZA a donné la preuve qu’il n’avait pas une attitude arrogante face aux autres composantes de la gauche. De manière unilatérale et immédiate, SYRIZA a appelé à soutenir les candidats du KKE (Parti Communiste Grec) lorsqu’ils faisaient face aux candidats de la Nouvelle Démocratie ou du PASOK au second tour. Ce fut le cas dans les municipalités de Patras, Chaïdari (banlieue d’Athènes), Petroupoli (nord-ouest d’Athènes), Ikaria (île de la mer Egée orientale). Les victoires marquées des candidats du KKE dans toutes ces municipalités prouvent que la base électorale de SYRIZA a bien reçu le message du principe d’une unité de la gauche radicale et a appliqué cette orientation politique dans sa très large majorité, sans hésitation.

Heureusement, les camarades d’ANTARSYA, le Front de la Gauche Anticapitaliste Grecque, créé en 2009, qui regroupe, entre autres, le Parti Ouvrier Socialiste (SEK), le Courant de la Nouvelle Gauche (NAR) et l’Organisation des Communistes Internationalistes (OKDE Spartakos), ont adopté une approche similaire appelant à voter le candidat de SYRIZA pour la municipalité d’Athènes au second tour. Malheureusement, le KKE a choisi une tactique électorale consistant à maintenir « une distance égale » entre SYRIZA et les candidats de la coalition gouvernementale. Il a demandé à sa base de rester neutre. Cela correspond à l’orientation de la direction du KKE qui fait, quasiment, de SYRIZA l’ennemi principal, rappelant, en cela et au-delà des différences d’époque, la ligne ultra gauche de l’internationale communiste stalinienne qui caractérisait le SPD allemand de social-fasciste à l’époque de la phase de montée du nazisme.

Dans la municipalité d’Athènes, Gavriil Sakellaridis, candidat de SYRIZA, s’est approché du seuil d’une majorité électorale. En effet, il a été battu de peu par Georges Kaminis (maire d’Athènes entré en fonction en janvier 2011), candidat soutenu par une coalition des partis pro-austérité qui a réuni 51,4% des suffrages contre 48,6% pour Sakellaridis. Ce résultat est la preuve que « l’égale distance », que la neutralité n’est jamais neutre en dernière instance.

Il faut souligner le relief particulier des victoires dans une série de municipalités où la dynamique électorale était nettement enracinée dans un programme radical et sans ambiguïté ainsi que dans des alliances propres aux mobilisations sociales. On peut citer comme exemples les villes suivantes, Chalandri (au nord-est d’Athènes), Philadelphia (dans la conurbation d’Athènes) et Keratsini (à l’ouest d’Athènes). Ces résultats fournissent la preuve, une fois de plus, qu’une orientation radicale de gauche ne conduit pas à la marginalisation. Au contraire, dans un contexte de crise, c’est une précondition pour obtenir des victoires difficiles et y compris inattendues.

Lors des élections européennes, SYRIZA s’est affirmé comme le premier parti, avec une avance de 3,8% sur la Nouvelle Démocratie. Cela confirme les succès politiques et électoraux des mois de mai et juin 2012. Ces derniers n’étaient pas aléatoires, ils n’étaient pas qu’un feu de paille dans une conjoncture, à l’époque, de révolte contre l’austérité.

Malgré les attaques brutales de la classe dominante et des mass media (contrôlés de manière monopolistique par la droite), SYRIZA a pu conserver des forces et les affirmer à un niveau élevé, plaçant la gauche radicale au premier rang et rendant tangible la perspective d’un gouvernement de gauche. Il faut noter que ce succès s’est affirmé au moment où le mouvement de masse est relativement en déclin, du moins si on le compare à la révolte sociale qui a marqué les années 2010 à 2012.

Le KKE, qui s’est appuyé sur sa force et ses capacités organisationnelles, a réussi à consolider sa position par rapport à juin 2012, mais se trouve au-dessous du niveau de mai 2012. Il a obtenu 6,09% des suffrages, soit 341 748 voix ce 25 mai 2014. En juin 2012, il avait obtenu 4,5% et 277 227 voix. En mai 2012, il avait obtenu 8,48% et 536 072 voix.

Quant à ANTARSYA, cette coalition a obtenu 0,72% et 40 396 voix le 25 mai 2014, cela comparé aux 0,33% et 20 396 voix de juin 2012 et aux 1,19% et 75 416 voix de mai 2012.

Mais le recul relatif du mouvement de masse, malgré les luttes héroïques des nettoyeuses des ministères, des enseignants et des infirmières, a offert au gouvernement une certaine marge de manœuvre et la capacité de réunir des forces au plan électoral. Le principal point d’appui dans cette perspective se situe dans ce qui est qualifié de centre gauche.

Autrement dit, le vote combiné de diverses forces de centre gauche qui indique qu’il existe encore un espace politique pour le social-libéralisme, du moins pour qu’il survive. Le résultat de l’Olivier (terme choisi par le PASOK pour se présenter aux élections européennes, logo qui fait allusion à l’Ulivo de Prodi créé en 1995 et dissous en 2007) à hauteur de 8,03%, soit 450 000 suffrages, et le score de La Rivière (To Potami, nouvelle formation lancée en 2014 par la vedette de télévision Stavros Theodorakis et jouant la carte de l’opposition à la classe politique), qui a obtenu 6,6% des suffrages, soit 370 000 voix, confirme le poids relatif de ce « centre gauche ». Il faut encore y ajouter les voix captées par DIMAR, la Gauche Démocratique de Fotis Kouvélis, qui a participé au gouvernement de Samaras Venizelos et qui, actuellement, l’appuie du dehors. Certes, l’addition de ces votes est inférieure à ce que, par le passé, le PASOK pouvait réunir (en 2009, lors des législatives, le PASOK de Georges Papandréou obtenait 43,92% des voix). Le futur de ces forces dites de centre gauche dépendra d’une question: quelle sera sa position face au gouvernement d’Antonis Samaras. Soit ces partis choisissent de soutenir le gouvernement dont la Nouvelle Démocratie est la colonne vertébrale, soit ils optent pour un cours indépendant ou relativement indépendant.

Pour l’instant, cet « espace » politique occupé par le « centre gauche », autrement dit par des démagogues revendiquant une certaine « sensibilité sociale », sert avant tout la direction de droite extrême de la Nouvelle Démocratie pour l’application d’une austérité sans merci et inédite dans l’histoire contemporaine. Ce « centre gauche » permet à Samaras d’espérer pouvoir maintenir en place le gouvernement jusqu’en 2016.

La face obscure des résultats électoraux réside dans les votes obtenus par les néo nazis d’Aube Dorée, 9,39% des voix, soit 527 000 suffrages. DEA au sein de SYRIZA a systématiquement mis l’accent, afin de battre et écraser les néo nazis, sur l’objectif de mettre en échec l’austérité, de mener conjointement une bataille idéologique antiraciste incluant les migrants, de généraliser des mobilisations de masse antifascistes qui empêchent les néonazis d’occuper l’espace public.

En outre, nous devons accroître les efforts de la gauche de radicale afin de couper le cordon ombilical qui relie Aube Dorée avec l’état et ses diverses institutions (police de choc, des secteurs de l’armée et une partie de l’appareil judiciaire).

Avec cette analyse et approche d’ensemble, des leçons très utiles peuvent être dégagées pour les militants des mouvements de résistance et de la gauche radicale. Le succès électoral de SYRIZA est réel et il crée un environnement politique nouveau. Toutefois, le renversement du gouvernement de coalition, la rupture des accords passés avec la troïka (BCE, FMI, UE), la mise en question de l’austérité constituent des tâches beaucoup plus complexes et difficiles qu’une bataille électorale au sens étroit du terme.

Nous avons besoin d’un mouvement de masse, organisé d’en bas, qui se traduise par une présence dans la rue et des actions de grève. Nous avons besoin d’un accroissement des batailles politiques stimulées par la gauche radicale. Nous avons besoin d’une alliance entre SYRIZA, ANTARSYA et le KKE, comme élément permettant d’organiser beaucoup plus largement les activistes qui ne sont pas « encartés ». Et cela exige un programme clair de la gauche radicale, entre autres ayant trait aux caractéristiques et aux actions d’un gouvernement de gauche effectif, cela placé dans une orientation anticapitaliste et socialiste.

DEA (Gauche Ouvrière Internationaliste) fait partie de la plateforme de gauche de SYRIZA qui est composée par le Courant de Gauche, dont le porte-parole le plus connu est Panagiotis Lafazanis, et le Red Network, qui réunit DEA, Kokkino et APO.

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 16:44

https://secure.avaaz.org/fr/petition/President_de_la_Republique_et_ministre_de_la_justice_du_Perou_Justice_pour_Maxima_Acuna_de_Chaupe_face_a_la_multinationa/?toaqZeb

Pétition au président de la république et au ministre de la justice du Pérou

Justice pour Maxima Acuna de Chaupe face à la multinationale minière

Dimanche 15 Juin 2014

La multinationale minière Yanacocha, prétend expulser de la terre, où elle vit et travaille depuis 1994, dans les Andes du Nord du Pérou (Cajamarca), la paysanne Màxima Acuña de Chaupe et sa famille, pour imposer son méga projet minier à ciel ouvert, Conga.

Màxima et sa famille refusent et résistent.

Il y a eu deux tentatives d’expulsion par les forces policières nationales (Dinoes) et privées, au service de l’entreprise minière, et Màxima et sa famille ont été brutalement attaquées, leur maison brûlée et leurs animaux assassinés.

Comme si tant de brutalités et d’ humiliations ne suffisaient pas, Yanacocha a lancé un procès contre la famille de Màxima de Chaupe, l’accusant « d’usurper » une terre qui appartiendrait à l’entreprise.

Après un premier procès injuste aujourd’hui annulé, l’entreprise lui en intente un nouveau, alors que la plainte de Màxima contre Yanacocha est classée sans suite.

Le processus judiciaire reprendra Vendredi 20 juin 2014. En même temps les menaces, le harcèlement et les exactions sont quotidiennes contre elles. La Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) vient d’exiger du gouvernement péruvien la mise en place de mesures de protection pour Màxima Acuna de Chaupe et sa famille, à cause des menaces qui pèsent sur elles, ainsi que pour quarante six paysans et lutteurs sociaux opposés au projet Conga, menacés eux aussi.

En poursuivant Màxima, Yanacocha poursuit la résistance contre Conga. Ne la laissons pas seule face à la multi nationale minière !

Très préoccupés par l’insécurité et l’injustice subies par Màxima Acuña de Chaupe et sa famille, nous exigeons du président de la république du Pérou Ollanta Humala et du ministre de la justice du gouvernement du Pérou Daniel Augusto Figallo Rivadeneyra que cessent ces persécutions contre elles, que soient prises les mesures qui assurent leur protection et qu’il soit veillé à l’exercice d’une justice équitable.

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 16:22

http://www.avanti4.be/actualite/article/appel-des-forces-de-gauche-de-russie-d-ukraine

http://www.pressegauche.org/spip.php?article18046

Appel des forces de gauche de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie contre la guerre

Arrêtez la guerre en Ukraine

Du Samedi 7 Juin 2014 au Dimanche 8 Juin 2014, une conférence des forces anti-guerre de la gauche de Russie, d’Ukraine et du Belarus a eu lieu près de Minsk. Son but était de renforcer l’unité des internationalistes des trois pays dans la lutte contre la violence endémique, contre l’hystérie nationaliste et la répression des deux côtés de la frontière russo-ukrainienne. Ci-dessous le texte de la déclaration de la conférence. Cet appel a été traduit par David Mandel.

Nous invitons d’autres personnes à le signer.

Nous, les participants à la réunion d’organisation des organisations et des groupes de gauche et des marxistes de Biélorussie, de Russie, et d’Ukraine, considérons que notre tâche principale est de mettre fin à la guerre civile en Ukraine. Ce conflit militaire qui a suivi la victoire des forces néo libérales et nationalistes de « l’Euromaidan » de Kiev a emporté des centaines de vies et a contribué à une montée sans précédent du chauvinisme et de la xénophobie dans les sociétés ukrainienne et russe.

Cette guerre permet à la classe dirigeante de rassembler la société ukrainienne autour de son régime, de distraire les travailleurs de l’ouest et l’est du pays de la lutte pour leurs droits sociaux et politiques, opposant les uns aux autres dans l’intérêt de la grande bourgeoisie.

Les gouvernements de Russie, de l’Union Européenne et des États-Unis exploitent cette guerre civile en Ukraine pour le même but, les gens qui meurent au Donbass sont des pions de leur concurrence.

Nous exprimons notre solidarité avec tous les participants des mouvements ukrainiens de gauche qui luttent contre la guerre, contre le nationalisme et contre la xénophobie, et nous considérons qu’il faut leur fournir toute l’information, tout l’appui politique et matériel possible. Nous nous opposons à la pression et à la répression de la part des parties au conflit.

Nous nous opposons aux pogroms, à la torture et aux enlèvements dont les victimes sont des militants de gauche anti fascistes et de tout autre citoyen ukrainien, indépendamment de leurs opinions politiques.

Nous nous opposons également à la persécution politique en Crimée. Arrêter la guerre, c’est la tâche principale de tous les mouvements de la gauche démocratique, indépendamment de leurs différents sur d’autres questions à l’ordre du jour politique. À cette fin, nous croyons qu’il est nécessaire de coordonner les efforts de tous les opposants à la guerre en Ukraine et de former un puissant mouvement anti-guerre de masse.

Nous exigeons du gouvernement ukrainien qu’il mette fin immédiatement à la dite « opération anti-terroriste », qu’il retire ses troupes du territoire des régions de Donetsk et Lugansk et qu’il conclue un cessez-le-feu avec la milice des républiques populaires de Donestk et de Lugansk.

Nous exigeons que les parties liées au conflit signent une entente de paix pour la cessation complète des hostilités, la libération de tous les prisonniers politiques et de guerre et le démantèlement des groupes armés.

Nous exigeons que le gouvernement ukrainien libère les soldats qui ont été mobilisés par contrainte et dont les familles organisent maintenant des manifestations dans différentes régions d’Ukraine pour demander leur libération du service militaire.

Nous exigeons de la Russie, de l’UE et des États-Unis de cesser complètement leur ingérence dans le conflit ukrainien et de cesser tout soutien aux parties liées au conflit.

Nous exigeons la fin des campagnes chauvines menées par les médias russes et ukrainiens, qui, en utilisant le langage de la haine, sont parmi les principaux instigateurs de la guerre.

Nous demandons l’adoption d’une nouvelle constitution pour l’Ukraine, de nouvelles élections aux institutions gouvernementales des régions de Donetsk et Luhansk, un véritable droit à l’auto détermination et à l’autonomie du Donbass et de toutes les régions d’Ukraine.

Nous croyons qu’une condition importante pour la formation du mouvement anti-guerre est la consolidation tant au niveau de l’information que de l’organisation des groupes de gauche dans l’ancien espace soviétique. À cette fin, nous allons lancer des initiatives conjointes sous le noms de la « Croix Rouge » pour aider les militants de gauche et les objecteurs de conscience au service militaire qui ont souffert, ainsi qu’un réseau d’information des groupes de gauche et marxistes du Bélarus, de Russie et d’Ukraine.

Signataires

Vladimir Ishchenko, revue de critique sociale « Spilne » (Commons), Ukraine ; Andrew Manchuk, rédacteur de www.liva.com.ua , association « Borotba », Ukraine ; Ivan Ovsyannikov, membre du conseil central du Mouvement Socialiste de Russie ; Taras Salamanyuk, revue « Spilne », Ukraine ; Sergei Soloviev, revue scientifique et éducative « Skepsis », Russie ; Rustam Sadykov, « Skepsis », Russie ; Sergei Kozlovsky, membre du conseil central du Mouvement Socialiste de Russie ; Dmitry Subbotin, revue « Skepsis », Russie ; George Komarov, Mouvement Socialiste de Russie ; Mikhail Piskunov, Mouvement Socialiste de Russie ; Artem Kirpichenok, MMT, Russie ; Alexander Ivanov, Mouvement Socialiste de Russie ; Tatiana Chizhov, revue internet « Prasvet », Bélarus ; Dmitry Isayonok, « Prasvet », Bélarus ; Denis Denisov, opposition de gauche, Mouvement Socialiste de Russie ; Lyudmila Barkov, Russie ; Sergei Odarich, revue www.liva.com.ua, Ukraine ; Ilya Znamenskii, Russie ; Elena Kuzmenok, Bélarus ; Catherine Ruskevich, Bélarus ; Alexander Markevich, RSD, Russie ; Kirill Vasiliev, membre du comité central du Parti Communiste Unifié (PCC), Russie ; Stanislav Khudzik, RSD, Russie ; Dmitry Ryder, RSD, Russie ; Bulat Gilmanov, RSD, Russie, Georgi Ivanov, RSD, Russie ; Vlad Milevsky, RSD, Russie ; Leonid Rodin, président du syndicat inter régional Novoprof, membre du comité central d’OKP, Eugène Valikov, AOS, Russie

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