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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:23

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/08/a-tarragone-l-assemblee-nationale-catalane-s-enflamme-pour-l-independance_4397494_3214.html

A Tarragone, l’Assemblée Nationale Catalane s’enflamme pour l’indépendance

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

Mardi 8 Avril 2014

Dans les anciennes arènes de Tarragone, transformées en « palais des congrès » quand la tauromachie a été officiellement bannie de Catalogne en 2010, plusieurs centaines de personnes font virevolter dans les courants d’air les estaladas, les drapeaux indépendantistes catalans. Sur une estrade, les membres du bureau exécutif de l’Assemblée Nationale Catalane (ANC) se relaient pour lire la « feuille de route » pour les années 2014 et 2015, qui doit être approuvée par les militants. A intervalles réguliers, ils sont interrompus par les cris « independancia » (« indépendance »).

Pour l'ANC, qui tenait le 5 avril sa deuxième assemblée générale annuelle dans une ambiance d'espoir et d'euphorie mêlés, le vote des députés espagnols, Mardi 8 Avril 2014 à Madrid, ne changera rien.

Les deux grands partis conservateur et socialiste ont décidé de rejeter le transfert de compétence qu'a demandé Barcelone pour pouvoir organiser un référendum sur l'indépendance. Mais pour l'association à l'origine des immenses manifestations des 11 septembre 2012 et 2013, la consultation populaire est imparable. « Contre la volonté démocratique et pacifique d'un peuple, il n'y a rien à faire », résume, devant la foule debout, Carme Forcadell, la présidente de l'ANC.

Devenue un acteur incontournable de la vie politique de la région autonome, l'ANC, née en avril 2012 et présente sur tout le territoire de la Catalogne à travers ses cinq cent vingt assemblées territoriales, se sent suffisamment forte pour dicter au gouvernement nationaliste d'Artur Mas les mesures à adopter dans le cas, probable, où Madrid empêcherait la tenue du référendum sur l'indépendance, prévu le 9 novembre.

L’hypothèse d’élections régionales anticipées

Sa feuille de route est claire, si Madrid empêche la Catalogne de voter, il devra convoquer « le plus vite possible des élections plébiscitaires » afin d'obtenir une majorité en faveur de l'indépendance et déclarer la sécession de la Catalogne, si la Catalogne vote en faveur de l'indépendance, la Généralité (le gouvernement catalan) doit annoncer l'indépendance au plus vite, la date du 23 avril 2015, jour de la San Jordi, le patron de la Catalogne, étant idéale, si la Généralité renonce à convoquer le référendum, l'ANC demandera des élections régionales anticipées.

En dernier recours, elle demandera aux maires d'utiliser les municipales de 2015 pour proclamer l'indépendance « depuis leur balcon, comme ce fut le cas en 1931 pour la seconde république ». Pour cela, elle pourrait compter sur l'Assemblée des Municipalités pour l'Indépendance (AMI), qui regroupe six cent quatre vingt sept des neuf cent quarante cinq communes catalanes.

« Ce plan alternatif ne dépend pas de nous, mais d'Artur Mas, mais nous pouvons faire pression sur lui », explique au Monde Carme Forcadell, tailleur impeccable et bijoux imposants. « Jusqu'à présent, tout ce qu'il a promis, il l'a fait. Nous avons donc confiance », poursuit l'ancienne élue de la gauche républicaine de Catalogne (ERC, nationalistes) à Sabadell et actuelle conseillère sur l'accueil linguistique dans les centres scolaires à la Généralité.

« Manœuvre contre la démocratie représentative »

A Madrid, l'inquiétude sur le pouvoir qu'exerce l'ANC en Catalogne transparaît dans l'éditorial du 14 mars du journal ultra conservateur ABC demandant au parquet d'interdire ce qu'il qualifie de « bras civil » de la Généralité, pour « appel à la sédition ». L'éditorialiste d’El Pais daté du 18 mars qualifie, lui, la feuille de route de l'ANC de « manœuvre contre la démocratie représentative ».

Le 24 mars, le syndicat d'extrême droite Manos Limpias a exigé qu'elle soit déclarée illégale pour « incitation à la sédition et malversation de fonds publics », bien qu'elle n'accepte pas de subvention publique et se nourrisse des généreuses donations de ses membres. Le résultat ne s'est pas fait attendre. En quelques semaines, le nombre de membres de l'ANC est passé de quinze mille à près de trente mille. Plus l'opposition au référendum est vive, plus le mouvement indépendantiste se renforce.

Artur Mas, qui appartient à un parti jusqu'à présent plus nationaliste qu'indépendantiste, s'est-il laissé déborder par l'ANC ou tire-t-il les ficelles en coulisses ? La Catalogne ne la finance certes pas directement, mais sa coalition, Convergence et Union (C i U, droite), a inondé durant des années les associations civiles de subventions pour la défense de la culture, de la langue ou des traditions catalanes, créant un terreau fertile à l'éclosion de l'ANC, qui regroupe les indépendantistes de tous bords.

« Catalyser les attentes »

Son origine remonte aux consultations populaires organisées par des volontaires, entre 2009 et 2011, dans la majorité des communes de Catalogne. « Nous avons pensé que ces consultations allaient créer des attentes chez les gens qu'il fallait catalyser », explique Pere Puges, ancien architecte de soixante trois ans, militant pour l'indépendance et l'un des quatre membres fondateurs de l'ANC. « Nous avons identifié quarante indépendantistes catalans reconnus et nous avons débattu sous des noms de code pour éviter les querelles de partis. Nous nous sommes rendu compte que, malgré nos différences, nous étions d'accord sur l'essentiel et en six mois nous avons rédigé notre déclaration fondamentale ».

Militants de CiU et d'ERC, nationalistes écologistes, indépendantistes anticapitalistes et déçus de la politique font cause commune dans les arènes de Tarragone, où résonne l'hymne de la Catalogne et s'élève maintenant un castell, ces tours humaines traditionnelles de la région de Tarragone.

Artur Mas ne devait pas se rendre à Madrid mardi pour défendre son projet de référendum. En revanche, il a lancé un clin d'oeil à l'ANC, le 6 avril, en confirmant sa thèse, « on peut dire non à une loi », a-t-il déclaré. « Mais on ne peut pas stopper la volonté du peuple de Catalogne ». L'épreuve de force avec Madrid ne fait que commencer.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:52

L’Ukraine déloge des militants pro-russes à Kharkiv (Reuters)

La police ukrainienne a délogé des dizaines de militants pro-russes qui occupaient le siège de l'administration régionale à Kharkiv mais le mouvement en faveur d'un rattachement des régions de l'est de l'Ukraine à la Russie se poursuivait Mardi 8 Avril 2014 à Donetsk et Louhansk.

L'Ukraine, appuyée par les Etats Unis et les pays de l'Union Européenne, accuse la Russie d'orchestrer l'agitation dans l'est de son territoire en répétant le scénario qui a vu Moscou reprendre à Kiev la péninsule de Crimée début mars. Comme en Crimée, des manifestants ont pris d'assaut dimanche soir des bâtiments officiels à Kharkiv, Donetsk et Louhansk pour exiger la tenue d'un référendum d'autodétermination.

C'est à la suite d'une telle consultation populaire, dénoncée par Kiev et les pays occidentaux, que la Russie a absorbé la Crimée, ukrainienne depuis 1954.

La Russie, qui a massé des forces le long de la frontière, a de nouveau averti mardi les nouvelles autorités ukrainiennes qu'elles ne devaient pas ignorer les revendications des régions russophones du sud est, coeur industriel et minier de l'Ukraine.

Le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsène Avakov, a déclaré que les manifestants pro-russes à Kharkiv avaient été dispersés lors d'une opération « anti terroriste » éclair, qui n'a duré que dix huit minutes.

La police, qui a essuyé des coups de feu sans en tirer, est intervenue en raison du refus des manifestants de se rendre et de déposer les armes, a précisé un collaborateur du ministre. Un policier a été grièvement blessé.

SÉPARATISME

Arsène Avakov a imputé la responsabilité de cette occupation au président russe Vladimir Poutine et à l'ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch, destitué le 22 février à la suite de trois mois de contestation dans la rue.

« Tout ce qui se passe à Kharkiv a été inspiré et financé par le clan Poutine Ianoukovitch », a-t-il déclaré.

Les soixante dix militants pro-russes interpellés sont accusés entre autres « d'activités illégales liées au séparatisme, organisation de troubles de masse, atteinte à la santé humaine », a précisé le ministère de l'intérieur.

Le face-à-face continue en revanche à Donetsk, fief de Viktor Ianoukovitch, où un groupe d'élus pro-russes retranché à l'intérieur du siège de l'administration régionale a proclamé lundi la création d'une république séparatiste.

A Louhansk, des manifestants se sont emparés du bâtiment de la sécurité d'état (SBU), où ils ont saisi des armes, selon la police.

« Nous espérons que les bâtiments occupés à Donetsk et Louhansk seront bientôt libérés », a dit le président par intérim Oleksander Tourtchinov.

Rien n'indique toutefois que la police s'apprête à intervenir dans ces deux villes.

Les effectifs des manifestants pro-russes semblent limités et les nationalistes ukrainiens considèrent que l'occupation des bâtiments publics a été facilitée par l'inaction de policiers locaux corrompus.

« GUERRE CIVILE »

A Donetsk, l'homme le plus riche d'Ukraine, Rinat Akhmetov, qui a fait fortune dans la sidérurgie et l'énergie, a entrepris une médiation avec les militants pro-russes mais son initiative et ses appels à la retenue pourraient réduire la marge de manoeuvre des autorités.

Régulièrement vilipendé par Moscou en raison de son orientation pro-européenne, le nouveau pouvoir ukrainien pourrait toutefois privilégier la retenue et attendre que l'agitation s'éteigne d'elle-même afin de ne pas fournir d'arguments à la Russie en faveur d'une intervention militaire.

La situation dans l'est de l'Ukraine est observée avec inquiétude par les pays occidentaux, avec en toile de fond la crainte de voir la Russie utiliser l'arme du gaz, dont dépend en partie l'Union européenne.

Les Etats-Unis ont prévenu lundi la Russie qu'elle ne devait pas intervenir en sous-main dans l'est de l'Ukraine, où, selon la Maison Blanche, des indices crédibles montrent que les manifestants pro-russes sont payés.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a rejeté mardi ces accusations et réclamé une nouvelle fois la prise en compte des intérêts des régions russophones d'Ukraine.

Son ministère a appelé un peu plus tôt dans la journée Kiev à suspendre « immédiatement » ses préparatifs militaires dans le sud-est de l'Ukraine, en mettant en garde contre le risque de « guerre civile » en cas d'intervention contre les manifestants pro-Kremlin.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a averti mardi la Russie qu'elle commettrait une « erreur historique si elle intervenait davantage » en Ukraine.

Seul signe pointant vers un apaisement, Sergueï Lavrov a confirmé qu'un forum quadripartite impliquant la Russie, les Etats-Unis, l'Ukraine et l'Union Européenne pourrait être formé afin de chercher une issue à la crise, ce que Washington avait annoncé lundi.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:33

http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2014/201404/07/01-4755406-une-troisieme-deputee-pour-quebec-solidaire.php

Une troisième députée pour Québec Solidaire

Les militants de Québec Solidaire ont pu célébrer tardivement, au milieu de la nuit du Lundi 7 au Mardi 8 Avril 2014, la conquête d'une troisième circonscription à Montréal.

Manon Massé a remporté une courte victoire par quatre vingt onze voix sur la candidate libérale Anna Klisko. Le péquiste Daniel Breton suivait derrière avec huit cent voix de retard.

Le résultat serré du scrutin entraînera presque certainement un recomptage judiciaire.

La cinquième fois aura finalement été la bonne pour Manon Massé, qui devient la troisième députée solidaire à l'assemblée nationale. Elle représentera la circonscription de Sainte Marie Saint Jacques, qui couvre tout l'est du centre-ville de Montréal.

Sa chef de parti, Françoise David, s'est dite « raisonnablement contente » des résultats de son parti. « Québec Solidaire maintient sa base et fait des percées », a-t-elle dit. « Ce n'est pas non plus la victoire au champagne. On va être francs ».

La formation politique est passée d'à peine six pour cent des voix pour l'ensemble de la province en 2012 à huit pour cent au moment de mettre sous presse.

« Je comprends la peine » des péquistes

Principale mauvaise nouvelle aux yeux de Françoise David, le retour au pouvoir des libéraux, auxquels elle promet une opposition « de gauche, écologiste, féministe, souverainiste ».

« On vit l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire avec autour de quarante pour cent des voix », a déploré Françoise David dans son discours. « J'ai des questions et des défis pour le parti libéral. Allez-vous renoncer au projet hyper polluant de Port-Daniel et au saccage de l'île d'Anticosti ? Allez-vous enfin débattre publiquement des impacts de votre Plan Nord ? ».

La co-chef de Québec solidaire a lancé un appel aux électeurs péquistes, qui voient « avec stupeur le tapis se dérober sous leurs pieds. Je comprends leur peine et leur colère », a-t-elle lancé, avant de les inviter à « faire un bilan » et à « rebâtir un véritable mouvement souverainiste ancré dans des valeurs qui font honneur au Québec ».

Le bon parti pour ce faire ? Québec Solidaire, « parce que nous garderons le cap, tout le temps », a-t-elle dit, dans une dernière pique envers le Parti Québécois.

Trois circonscriptions dans la ligne de mire

Dans les derniers jours, Françoise David parlait publiquement de conquérir « plusieurs » autres circonscriptions dans la métropole, au centre-ville de Québec et dans certaines villes de région.

En réalité, les stratèges solidaires avaient surtout dans leur ligne de mire trois circonscriptions, toutes situées dans un corridor de sept kilomètres de largeur au centre de l'île de Montréal.

Le co-chef du parti, Andrés Fontecilla, était candidat dans Laurier Dorion, dans l'arrondissement de Villeray Parc Extension. Il a été battu par le libéral Gerry Sklavounos, député de la circonscription depuis 2007. Andres Fontecilla améliorait toutefois un peu son score, occupant le deuxième rang avec quelque vingt sept pour cent des voix.

Hochelaga Maisonneuve a donné plus d'espoir à Québec Solidaire. Le jeune syndicaliste Alexandre Leduc, battu par Andrés Fontecilla dans une course à la direction l'an dernier, a livré une lutte serrée à la péquiste Carole Poirier, terminant avec quatre pour cent de retard.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 10:32
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 20:16
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:57

http://www.europalestine.com/spip.php?article9229

Le CRIF condamné pour diffamation du CBSP

Dimanche 6 Avril 2014

La décision (comme c’est étrange, n’est-ce-pas ?) n’a pas été relayée par les médias conventionnels, et c’est par l’intermédiaire d’internet (notamment le site al kanz, qu’il soit ici remercié) que nous venons d’apprendre la condamnation du CRIF pour diffamation à l’encontre de nos amis du Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP).

L’affaire remontait au mois de juin 2010, aux lendemains de la sauvage attaque perpétrée par la marine de guerre israélienne, dans les eaux internationales, contre les passagers de la flottille de la liberté. Neuf des participants, à bord du navire Mavi Marmara, furent assassinés, de nombreux autres blessés, et des centaines, parmi lesquels des militants du CBSP, pris en otage par l’armée israélienne.

Le « chercheur » du CRIF Marc Knobel publiait alors un article (pardon, une « enquête ») diffamatoire à l’encontre de l’association caritative, accusée ni plus ni moins que de « financer le terrorisme ».

Le lobby israélien considère en effet qu’il est de la plus haute importance de saper la solidarité internationale avec le peuple de Palestine, y compris lorsque cette solidarité s’exerce, en premier lieu en ce qui concerne le CBSP, sur le terrain de l’aide matérielle. Avec succès d’ailleurs, les sommes collectées par l’association se chiffrant chaque année en millions d’euros, qui soulagent d’autant le martyre du peuple palestinien.

Le CBSP avait donc porté plainte, et obtenu la condamnation du CRIF (l’auteur, Marc Knobel, et le directeur général du site du CRIF, Haim Musicant, comme complice), tant en première instance que devant une cour d’appel (celle de Nancy).

C’est maintenant la cour de cassation, dans un arrêt du 11 mars, qui vient de confirmer la sentence, en condamnant les deux hommes à verser trois mille euros de dommages et intérêts au CBSP.

Reste à savoir si l’institution judiciaire fera également preuve de cohérence concernant ses relations avec Marc Knobel. Ce dernier, apprend-on à la lecture de l’arrêt, assure en effet, outre son job au CRIF, des prestations de service public, il est ainsi « formateur » à l’Ecole Nationale de la Magistrature !

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:43

Un prêtre néerlandais assassiné à Homs, en Syrie (Reuters)

Un jésuite néerlandais de soixante quinze ans, le père Frans van der Lugt, a été assassiné Lundi 7 Avril 2014 par des hommes armés dans le jardin de son monastère d’Homs, dans le centre de la Syrie, a annoncé le Vatican.

Le prêtre vivait en Syrie depuis le début des années 1970 et avait refusé de quitter le pays malgré la guerre, a précisé le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

Il a été emmené dans le jardin du monastère par ses agresseurs qui l'ont frappé avant de lui tirer dans la tête, a témoigné sur Radio Vatican Ziad Hillal, un autre jésuite qui vivait avec lui à Homs.

Selon les autorités de l'ordre des jésuites aux Pays-Bas, le religieux a été tué de deux balles dans la tête.

« Malgré une situation particulièrement dangereuse et difficile, il a voulu rester fidèle au peuple syrien auquel il consacrait sa vie et son ministère spirituel », a dit le père Lombardi.

Sur sa page facebook, le ministre néerlandais des affaires étrangères, Frans Timmermans, rend hommage au père jésuite « qui n'a fait que du bien à Homs, qui était un syrien parmi les syriens et avait refusé de les abandonner, même au risque de sa vie ».

Homs est assiégée depuis plusieurs mois par les forces gouvernementales mais les insurgés tiennent toujours la vieille ville.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:29

Peine de prison pour trois militants pour la démocratie en Egypte (Reuters)

La cour d'appel du Caire a confirmé Lundi 7 Avril 2014 la peine de trois ans de prison infligée en première instance à trois figures du soulèvement pro-démocratique contre Hosni Moubarak en 2011, accentuant la pression sur les opposants laïcs à un mois et demi de l'élection présidentielle.

Les activistes Ahmed Maher, Ahmed Douma et Mohamed Adel, membres du mouvement du 6 Avril, ont été condamnés en décembre pour avoir défié la nouvelle loi limitant le droit de manifester et pour avoir, selon l'accusation, agressé des policiers.

L'Union Européenne et les Etats-Unis avaient appelé les autorités mises en place par l'armée après le renversement du président islamiste Mohamed Morsi l'été dernier à revenir sur ce verdict particulièrement sévère.

Comparaissant lundi dans des cages en fer, vêtus de l'uniforme bleu des détenus, les trois militants ont chanté des slogans contre « le régime militaire » incarné par l'ancien chef des forces armées, le maréchal Abdel Fattah al Sissi, qui a remisé son uniforme le mois dernier pour endosser le costume de grand favori de la présidentielle.

« Je ne m'attendais pas à un tel verdict. J'espérais qu'il serait annulé. C'est une très mauvaise nouvelle et cela envoie un signal extrêmement négatif à tous les jeunes qui ont soutenu la révolution de janvier 2011 », a réagi Khaled Dawoud, un autre militant libéral en vue.

« UN CLOU DANS LE CERCUEIL DE LA RÉVOLUTION »

Ahmed Maher, Ahmed Douma et Mohamed Adel avaient pourtant soutenu les manifestations qui ont conduit au renversement de Mohamed Morsi en juin dernier, avant de dénoncer la dérive autoritaire et liberticide des nouvelles autorités mises en place par l'armée.

Outre la répression contre les frères musulmans du président déchu, sur fond d'attentats islamistes visant les forces de sécurité, le nouveau pouvoir cairote a étouffé toute forme de contestation ces derniers mois, s'attirant de vives critiques des défenseurs des droits de l'homme.

« Ce verdict contre trois des figures les plus connues des manifestations du 25 janvier 2011 est un clou supplémentaire planté dans le cercueil de la révolution égyptienne », a commenté Sarah Leah Whitson, directrice de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

« La cour d'appel n'a pas été capable de réparer les pires excès de la campagne gouvernementale de répression de la contestation », a-t-elle regretté.

Les pays occidentaux ont appelé les autorités égyptiennes à évoluer vers un système démocratique et à mettre fin aux violations des droits de l'homme, sans pour autant donner l'impression de vouloir faire pression sur Le Caire.

La porte-parole de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, est attendue mercredi au Caire, a rapporté lundi l'agence de presse officielle égyptienne Mena.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:15

L’agitation pro russe s’accroît dans l’est de l’Ukraine (Reuters)

Les militants pro-russes qui occupent le siège du parlement régional à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, ont proclamé Lundi 7 Avril 2014 la création d'une république séparatiste et demandé l'organisation d'un référendum d'auto détermination d'ici le 11 mai.

Les autorités de Kiev ont accusé le Kremlin d'être derrière ces manifestations, qui ont également eu lieu dimanche soir à Louhansk et à Karkhiv, et de vouloir « rejouer le scénario criméen ». Elles ont mis en garde Moscou contre toute intervention militaire.

L'OTAN a fait savoir qu'elle n'avait remarqué lundi aux frontières de l'Ukraine aucun mouvement suspect de troupes russes, dont les effectifs sont estimés à quarante mille hommes.

L'est de l'Ukraine est peuplé de nombreux russophones hostiles aux nouvelles autorités mises en place à Kiev depuis la chute du président Viktor Ianoukovitch fin février.

La Russie a annexé le 21 mars la péninsule de Crimée, peuplée majoritairement de russophones mais qui appartenait depuis 1954 à l'Ukraine.

Moscou s'est déclaré favorable à une « fédéralisation » de l'Ukraine afin de protéger les droits des russes de souche mais pour Kiev cette solution ne pourrait que conduire à une partition du pays.

« SOVIET » ET DRAPEAU RUSSE

Dimanche soir, une centaine de militants pro-Kremlin se sont rendus maîtres du siège du pouvoir régional à Donetsk, ancien bastion du président déchu.

Réunis en « soviet » (« conseil ») et brandissant le drapeau russe, ils ont proclamé sous les acclamations d'un millier de personnes une « république populaire » et averti qu'ils demanderaient à Moscou l'envoi de « soldats de la paix » en cas d'attaque des autorités de Kiev qu'ils jugent illégitimes.

Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a dit que ces actions s'inscrivaient dans le cadre d'un projet de déstabilisation ourdi par la Russie pour s'emparer de l'est et prévoyant « que des soldats russes franchissent la frontière ».

Il a dit avoir « un plan clair » pour mettre fin à cette situation et a annoncé l'envoi d'émissaires dans les villes concernées.

Le président par intérim, Olexander Tourtchinov, a accusé Moscou d'avoir lancé une « seconde phase » de démantèlement de l'Ukraine, après l'annexion de la Crimée.

Les ennemis de Kiev « rejouent le scénario criméen », a-t-il dit dans un message télévisé.

« Nous ne permettrons pas cela », a-t-il ajouté, et « des actions anti terroristes seront conduites contre ceux qui ont pris les armes ».

UN SOLDAT UKRAINIEN TUÉ EN CRIMÉE

A Kharkiv, les forces de l'ordre sont parvenues à disperser les manifestants mais à Louhansk, où neuf personnes ont été blessées dans les affrontements, les militants pro-russes se sont emparés d'armes qui se trouvaient dans les bureaux de la sécurité d'état.

A Vienne, la Russie n'a pas participé à une réunion de l'OSCE consacrée à l'Ukraine.

L'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, Daniel Baer, a rappelé que des dizaines de milliers de soldats russes étaient massés aux frontières de l'Ukraine et il a invité Moscou à prendre des mesures de « désescalade ».

Le gouvernement allemand s'est dit « très inquiet » face à ces événements et les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient envoyer ce mois-ci des chasseurs F-16 participer à des manoeuvres en Roumanie

En Crimée, un soldat russe a abattu un officier de la marine ukrainienne. L'incident s'est produit lors d'une altercation avec des militaires russes au moment où l'officier ukrainien préparait ses affaires pour retourner dans la région de Mykolaev.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 05:32
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