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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 15:49

Siège de la police attaqué et détenus libérés à Odessa (Reuters)

Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk s'est rendu Dimanche 4 Mai 2014 à Odessa, grand port de la mer Noire où des affrontements entre séparatistes et partisans du gouvernement de Kiev ont fait vendredi une quarantaine de morts, pour la plupart des militants pro-russes.

Les violences ont repris dimanche après-midi, quand une foule de manifestants pro-Kremlin ont attaqué un bâtiment de la police afin de libérer une trentaine de leurs camarades arrêtés après les heurts de l'avant-veille.

« Les russes n'abandonneront pas les leurs », criaient les militants qui ont forcé la grille du bâtiment et brisé des fenêtres. D'autres scandaient « Russie, Russie » et « nous ne pardonnerons pas ».

La police d'Odessa a précisé qu'une trentaine de militants détenus depuis vendredi avaient été relâchés à la suite de cette attaque. Des manifestants ont offert à plusieurs policiers, qui les ont acceptés sous les acclamations de la foule, les rubans de Saint-Georges, rayés de noir et d'orange, devenus le symbole des militants pro-russes.

Dans la matinée, le premier ministre Iatseniouk avait accusé la Russie d'être derrière les affrontements de vendredi, qui ont provoqué la mort d'au moins quarante deux personnes, dont trente sept militants pro-russes piégés dans l'incendie criminel de la maison des syndicats où ils s'étaient réfugiés.

Le chef du gouvernement s'en est également pris aux policiers de la ville, laissant entendre qu'ils étaient plus intéressés par les pots-de-vin que par le maintien de l'ordre. S'ils avaient fait leur travail, a-t-il dit, « ces organisations terroristes auraient échoué ». Il a annoncé de prochains limogeages au sein des forces de sécurité d'Odessa.

« Il y a eu des dizaines de victimes, du fait d'une action bien préparée et organisée contre le peuple, contre l'Ukraine et contre Odessa », a affirmé le premier ministre.

LES VIOLENCES LES PLUS GRAVES DEPUIS FÉVRIER

Il a rejeté les accusations de Moscou selon lesquelles le gouvernement de Kiev a provoqué le bain de sang en tentant d'occuper militairement une série de villes sous le contrôle des séparatistes dans l'est.

« Le processus de dialogue avait commencé mais il a été étouffé par le bruit des tirs des fusils automatiques de fabrication russe », a lancé Iatseniouk.

Les violences de vendredi à Odessa, ville largement russophone mais où les nouvelles autorités de Kiev comptent de nombreux partisans, sont les plus graves depuis la chute du président Viktor Ianoukovitch en février à la suite de l'insurrection du Maïdan à Kiev.

Le Kremlin a accusé le gouvernement ukrainien et ses alliés occidentaux d'être responsables des morts d'Odessa.

Dans l'est du pays, où l'armée ukrainienne a lancé une offensive contre les militants pro-russes, une correspondante de Reuters a fait état de coups de feu dimanche matin sur la route reliant Kharkiv à Izioum, où les forces de Kiev ont pris un point de contrôle des séparatistes.

Mais rien n'indiquait que les soldats ukrainiens poursuivaient leur avance à Kramatorsk, Donetsk et Slaviansk, bastion des militants pro-Kremlin.

Près de la ville de Marioupol, également dans l'est, cinq soldats ukrainiens qui tenaient un point de contrôle ont été drogués samedi par de la nourriture qui leur avait été offerte des habitants. Capturés ensuite par des hommes armés, ils ont été libérés dimanche.

Une élection présidentielle est prévue le 25 mai en Ukraine mais l'organisation du scrutin paraît très difficile dans les régions troublées de l'est et du sud.

Les séparatistes comptent pour leur part organiser un référendum d'auto détermination le 11 mai dans la région de Donetsk.

L'Union Européenne a demandé samedi une enquête indépendante sur les violences à Odessa.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 15:29

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Russie-Ukraine/p-28083-Lettre-d-Ukraine-a-un-ami-russe-les-chemins-de-la-liberte.htm

Lettre d’Ukraine à un ami russe

Les chemins de la liberté

Volodymyr Yermolenko et Serguei Mitrofanov ne se connaissaient pas. Le premier, philosophe, vit à Kiev, après avoir soutenu sa thèse à Paris. Le deuxième, essayiste, journaliste, blogueur, très indépendant, se bat pour une presse libre, après avoir pris part, en première ligne, au mouvement démocratique russe des années 1990. La rédaction de TV5MONDE leur a proposé de s'écrire, spontanément, comme deux personnes inconnues l'une de l'autre qui veulent correspondre à l'occasion des événements difficiles qui séparent leurs pays. Avant de prendre la plume, ils pouvaient cependant accéder à leurs pages personnelles réciproques des réseaux sociaux, que l'un et l'autre alimentent en abondance sur ce sujet douloureux. Résultat, deux textes passionnants, émouvants, d'où l'auto critique n'est pas absente, voici les mots venus d'Ukraine.

Jeudi 24 Avril 2014

Traduit du russe par Sylvie Braibant

Volodymyr Yermolenko (né en 1980), est philosophe et essayiste ukrainien, auteur de plusieurs articles sur la philosophie et la littérature occidentale, la culture et la politique ukrainienne, les relations internationales. Docteur en sciences politiques, il a soutenu sa thèse en France à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris en 2011. Rentré en Ukraine, il enseigne à l'Université Mohyla à Kiev, offre ses analyses à Internews Ukraine, organisation non gouvernementale. Il a publié le premier livre sur Walter Benjamin en Ukraine. Ses textes sont traduits en anglais, français, allemand, tchèque, hollandais et russe.

Nous vivons des temps sombres. Comme il y a cent ans, avant la première guerre mondiale, la raison se retire, se transforme en outil d’instinct et de la foi aveugle. Aujourd'hui gagne, celui qui parvient à me faire croire. Ce n’est pas l’argument qui l‘emporte, mais celui qui nous fait croire.

Les russes sont incités à croire que le Maidan (double nom du mouvement kievien et de la place sur laquelle il s’est construit) veut interdire la langue russe, ce qui change les relations entre les peuples. Les russes sont incités à croire qu’en Ukraine les fascistes sont arrivés au pouvoir, ce qui change la perspective de la planète tout entière.

Il semble que ces mensonges soient faciles à réfuter. La vérité, elle est facile à vérifier. Il suffit de venir voir de vos propres yeux. Ou d’entendre des témoins. Pourtant ce n'est pas le cas. La foi ne s’embarrasse pas de vérifications, elle est, pour toujours.

Comment combattre cela ? Il faut s’inscrire dans la raison, il faut vérifier, penser, regarder, être critique envers soi-même et envers ses propres émotions, c’est bien plus difficile qu'il paraît.

Nous devons tous, ukrainiens, russes, français, américains ou allemands, revenir aux lumières, en tant qu’époque, style de vie et de pensée.

A propos de la langue russe

L’ukrainien et le russe me sont également familiers. J'ai étudié au gymnase (lycée, ndlr) russe de Kiev qui portait le nom de Pouchkine, presque au centre de Kiev. Avec mes parents, je parle en russe, avec ma fille, en ukrainien.

L'Ukraine est bilingue. Elle est mobile, souple, légère comme un oiseau. Dans les rues, vous pouvez souvent surprendre des dialogues bilingues. On pose une question en russe, on y répond en ukrainien, et vice versa. C’est la même chose à la télévision, un invité parle en russe, alors que le présentateur l’interroge en ukrainien. Tu commences une phrase en russe, tu l’achèves en ukrainien. Ou encore, tu parsèmes tes mots de ceux de l’autre langue, tels les éclats de verre d’une mosaïque. Pour les ukrainiens c’est naturel, deux langues liées à l’enfance, souplesse de la pensée, possibilité de passer constamment d'une culture à l’autre.

Kiev aujourd’hui est plutôt russophone. Pourtant soixante cinq pour cent des kieviens ont soutenu le Maidan. Sans Kiev le Maidan n'aurait pas eu lieu. Multilingue Maidan, et peu importe dans quelle langue vous vous battez pour la liberté.

Cultures ukrainienne et russe sont différentes. Les langues sont différentes. Les peuples sont différents. Proches bien sûr, mais tout à la fois semblables et différents, différents instincts et différents rêves, différents dans leur relation à la société, à la liberté, à la terre, au monde. C’est important de le comprendre et de le respecter.

Certainement, la langue ukrainienne a besoin de soutien. Aux temps de l'empire russe et de l'URSS elle fut repoussée. Le russe était plus fort, il était l’instrument du pouvoir, essentiel à son maintien. On doit désormais stimuler l’ukrainien. Mais interdire le russe, personne ne va le faire. C'est absurde.

A propos du fascisme

En écoutant les médias russes, j'entends souvent dire qu’au pouvoir en Ukraine sont arrivés les « fascistes ». Réfuter cette information, même un enfant en est capable. Un enfant qui sait lire. Selon les derniers sondages, deux candidats d'extrême-droite à la prochaine élection présidentielle (25 mai 2014) pourraient ensemble compter sur 2,6% des voix (Oleg Tyagnybok aurait 1,7% et Dmytro Yarosh aurait 0,9 %). 2,6%, c’est beaucoup ou très peu ? C’est négligeable par rapport aux quinze à vingt pour cent que l’extrême droite rafle dans certains pays européens. C’est encore plus négligeable par rapport aux quatre vingt pour cent qui soutiennent Poutine en Russie (selon des sondages d’aujourd’hui. Poutine avait emporté le scrutin présidentiel de 2012 avec soixante trois pour cent des voix au premier tour).

Tous les autres candidats sont des libéraux pro-occidentaux, les modérés ou les représentants des forces pro-russes. Les leadeurs des sondages (Porochenko, Timochenko, Tiguipko) n'ont rien à voir avec la rhétorique néo-fasciste. Pas même avec le nationalisme.

Oui, sur Maidan, il y avait du patriotisme. Il a donné au Maidan sa principale émotion. Mais si le cœur de Maidan était national-patriotique, son esprit, son raisonnement était libéral. Ses principaux slogans ne touchaient pas à la question nationale. Mais la lutte contre la corruption, le changement radical d’élites politiques, une vie sociale et économique équitable et honnête, voilà ce qu'étaient ses principales revendications. Ce n'est pas du fascisme. C’est de l’anti- fascisme.

Le fascisme est totalitaire, le Maidan est attaché à la démocratie. Le fascisme se languit d’un empire perdu, Maidan célèbre la diversité. Le fascisme met l'état au centre de tout, Maidan, la dignité humaine. Le fascisme est conquérant, il cherche de nouveaux territoires, Maidan veut « cultiver son jardin » (comme l’écrivait Voltaire dans Candide), précisément dans l'esprit des lumières. Le fascisme se construit sur la xénophobie, à Maidan se rejoignaient des ukrainiens et des juifs, des russes et des biélorusses, des arméniens et des géorgiens. Les deux premières victimes de Maidan étaient un arménien et un biélorusse.

Qui celui qui cherche de l'antisémitisme au cœur du Maidan, qu’il aille parler avec des militants du bataillon juif de l’auto défense du Maidan. Beaucoup étaient parties prenantes du Maidan, ils ont fait beaucoup pour sa victoire.

Comparez tout cela avec les images antisémites diffusées par les « berkout », les forces spéciales punitives de Ianoukovitch, et vous comprendrez où se niche la xénophobie, beaucoup plus hors de Maidan qu’à l'intérieur.

Comparez cela avec les politiques xénophobes du nouveau gouvernement au pouvoir en Crimée, qui menace d’ériger les Mejlis (représentants, ndlr) du peuple tatar de Crimée (déportés par Staline en 1944) en « organisation extrémiste », et vous comprendrez où se niche le fascisme.

A propos des « gardes blancs staliniens »

Mykola Rudenko, un dissident ukrainien éminent, raconte dans ses mémoires un épisode très instructif. En 1956, peu de temps après le discours de Khrouchtchev au vingtième congrès du Parti Communiste d’Union Soviétique, contre le culte de la personnalité de Staline, Rudenko visitait Paris. Là, à Montmartre, il fait connaissance avec des chauffeurs de taxi russophones. Tous sont les fils de « blancs », qui devaient forcément haïr l'union soviétique, puisque privés de leur patrie. Mais non, ces chauffeurs de taxi rêvaient de l'union soviétique, la qualifiant de leur « Russie » et considéraient même comme une trahison le discours de Khrouchtchev. Pour ces descendants des officiers blancs, Staline était un héros, qui revenait pour « la grande Russie », et la démocratie à l’occidentale ne servait au mieux qu’à meubler des conversations vides.

Il semble que le Kremlin moderne crée de tels hybrides, auxquels rêvaient les interlocuteurs de Rudenko en 1956. Impensable, schizophrène, mais non moins réel, gardes blancs, staliniens, orthodoxes, tchékistes, membres des komsomols, monarchistes.

La Russie est-elle prête à accepter cela ? Veut-elle recueillir les vestiges du passé totalitaire et en faire sortir un nouveau monstre ? Ou, au contraire, ne veut-elle pas se rappeler du souffle de la liberté et de la dignité, qui a si souvent traversé sa culture ? La réponse vous appartient, à vous les russes.

Sur le grand combat

Il en va des époques historiques sont comme des volcans. Le passé entier, toutes ces années accumulées derrière la mince couche du quotidien, tout à coup comme de la lave, explose à l’air libre. Et les contradictions, endormies des siècles durant, se réveillent à nouveau.

Euromaidan, non sans raison, s’est proclamée révolution de la dignité. Elle est un nouvel acte du long drame qu’est le grand combat entre les forces de la liberté et les forces du totalitarisme.

En Europe de l'Est, la liberté a pris un lourd chemin. Elle est passée en 1956 à Budapest, en 1968 à Prague, en 1980 à Gdansk, en 1991 à Vilnius, en 2003 à Tbilissi, en 2004 et en 2013 à Kiev.

Une décennie après le « printemps de Prague », au début des années 1980, Milan Kundera (écrivain dissident tchèque, ndlr) a donné à cette liberté, le nom d’ « un occident kidnappé ». L’esprit de son Europe centrale natale était à l’ouest, parmi les pays démocratiques, mais géographiquement elle était à l'est, dans le camp communiste.

Il pensa que la frontière immuable entre la liberté et la non-liberté allait quelque part le long de la frontière avec l'union soviétique. En cela, il a eu tort. Aujourd'hui, cette limite a reculé. « Je respire librement » (en ukrainien) est l'un des principaux mots d’ordre de Maidan .

En 1942, en Europe, il n’y avait pas plus de deux ou trois états démocratiques. En 2014, il y en a plusieurs dizaines. Je veux croire, qu'il y en aura encore plus.

Je veux croire que la progression de la liberté est inéluctable. Elle est souvent douloureuse et pas toujours porteuse uniquement de bonnes choses, mais dans l'ensemble c'est le chemin de la libération. Libération de l'individu de l’emprise de l’état, de la vie humaine des moyens de contrôle, du droit de ses distorsions, de la culture des censeurs, des travailleurs de leurs chefs despotes.

Nous, ukrainiens, allons à cette liberté par la douleur, le sang et les larmes. Mais nous pensons que ce n'est pas en vain. Et nous pensons, que nous ne sommes pas seuls.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:50

Trêve pour que les insurgés évacuent Homs en Syrie (Reuters)

Les autorités syriennes et les insurgés se sont mis d'accord sur l'entrée en vigueur Vendredi 2 Mai 2014 d'un cessez-le-feu d'une durée de vingt quatre heures dans la vieille ville d’Homs, afin de permettre aux rebelles assiégés d'évacuer leur dernier bastion dans cette métropole du centre de la Syrie, ont rapporté des chaînes de télévision ainsi que l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

Un retrait définitif des insurgés de cette ville naguère surnommée la « capitale de la révolution » serait une avancée de taille et un symbole militaire fort pour les troupes fidèles au régime de Damas, à un mois de la présidentielle, lors de laquelle la réélection du président sortant Bachar al Assad ne fait pour ainsi dire aucun doute.

Les forces d'Assad, appuyées par des membres du Hezbollah libanais et des combattants chiites irakiens, ont chassé les rebelles sunnites et les djihadistes étrangers des environs de Damas et du centre de la Syrie au cours des douze derniers mois.

Plusieurs centaines de civils avaient été évacués d’Homs début février dans le cadre d'une trêve humanitaire, supervisée par l’ONU et le Croissant Rouge Syrien. Des vivres et des médicaments avaient également pu parvenir dans la zone assiégée.

Nombre d'insurgés étaient cependant restés retranchés. Mais, pratiquement à court de munitions et encerclés, ils ont peu de chances de tenir encore longtemps les secteurs sous leur contrôle.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 15:13

http://www.breitbart.com/Breitbart-London/2014/05/02/European-Left-Candidates-Comments-On-Gerry-Adams

Gerry Adams est un « bouc émissaire », explique le candidat à la présidence de la commission européenne

Le candidat de gauche à la présidence de la commission européenne, Alexis Tsipras, a affirmé que le leader républicain Gerry Adams est un « bouc émissaire » en raison de son arrestation pour assassinat. Le socialiste grec estime également qu’Adams est un « pionnier de la paix » et que son arrestation est un « acte incendiaire ».

Alexis Tsipras est le président de SYRIZA, la coalition de la gauche radicale en Grèce, et le candidat de la gauche européenne à la présidence de la commission européenne.

Gerry Adams est détenu en raison de l’assassinat en 1972 de Jean Mac Conville. Alexis Tsipras décrit l'arrestation de Gerry Adams comme un « acte contre la démocratie et opportuniste ».

Ses commentaires sont susceptibles de provoquer l'indignation en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord, parce qu’Alexis Tsipras semble suggérer que l’enquête de la police sur l'assassinat brutal n’est pas correcte. Il soulèvera d'autres questions sur l'attitude des dirigeants européens en Grande-Bretagne.

Alexis Tsipras a dit que « l’arrestation et la détention du leader du Sinn Fein et pionnier du processus de paix en Irlande du Nord, Gerry Adams, est un acte politique incendiaire contre la démocratie et la paix toujours fragile et la normalité dans la région. Une initiative aussi provocatrice ne peut que concerner l'ensemble de l'Europe démocratique. Parce que Gerry Adams est une personnalité politique majeure de notre temps. Gerry Adams n'est pas seul. Il a de son côté, mis à part le peuple grec, chaque citoyen démocratique dans chaque coin de l'Europe, qui méprise la politique du bouc émissaire ainsi que les actions pré électorales opportunistes, quelques jours avant les élections locales et européennes du 23 mai en Irlande. En ma qualité de président de SYRIZA et candidat de la gauche européenne à la présidence de la commission européenne, je demande la libération immédiate et inconditionnelle de Gerry Adams ».

Jean Mac Conville était issue d'un milieu protestant mais mariée dans une famille catholique et avait dix enfants. Elle a été enlevée, a été détenue pendant plusieurs jours, puis sauvagement assassinée. Son corps a été découvert seulement en 2003.

Ses enfants ont reconnu les ravisseurs qui sont revenus et ont battu ses enfants, en les menaçant à un point tel qu'ils ont encore trop peur pour identifier les responsables. Gerry Adams n'a pas été inculpé, il était un ami proche et allié d’Ivor Bell, qui a déjà été accusé du crime.

Les deux hommes partageaient une cellule de prison à Long Kesh, connue sous le nom de « prison générale » parce que ses détenus étaient des dirigeants du mouvement républicain.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 14:39

L’armée ukrainienne marque des points à Kramatorsk dans l’Est (Reuters)

Les troupes ukrainiennes sont passées à l'offensive Samedi 3 Mai 2014 dès l'aube contre Kramatorsk, ville de l'est où de violents combats ont eu lieu et où l'armée a repris le quartier général des services de sécurité ainsi qu'une tour de télévision.

A Slaviansk, un peu plus au nord, les séparatistes pro-russes ont libéré sept observateurs militaires européens retenus en otages depuis huit jours.

Le chef des services anti terroristes ukrainiens, Vassil Kroutov, a estimé lors d'une conférence de presse à Kiev que l'Ukraine était désormais en situation de « guerre. Ce qui se passe dans la région de Donetsk et dans les régions de l'est n'est pas un soulèvement passager, c'est une guerre », a-t-il dit.

A Odessa, où vendredi au moins quarante deux personnes ont péri dans des affrontements de rue entre partisans et opposants à la Russie ou dans l'incendie criminel d'un bâtiment des syndicats, la foule a déposé des gerbes de fleurs samedi matin devant l'édifice brûlé, allumant des bougies.

Deux mille manifestants pro-russes se sont rassemblés devant le bâtiment incendié en scandant « Odessa est une ville russe ».

Les autorités de Kiev ont affirmé que les violences de vendredi dans cette ville portuaire des bords de la mer Noire avaient été provoquées par des paramilitaires étrangers venus de Transnistrie, une région sécessionniste russophone de Moldavie, située non loin d'Odessa.

Selon Kiev, la majeure partie des morts identifiés à ce jour sont originaires de Transnistrie, région où les russes disposent d'une garnison.

Une porte-parole des services de services de sécurité ukrainiens a nommément mis en cause dans ces troubles deux proches du président déchu Viktor Ianoukovitch, Serhiy Arbouzov et Oleksander Klimenko, qu'elle a accusés de se cacher « dans un pays voisin ». La police ukrainienne a annoncé que plus de cent trente personnes avaient été arrêtées après l'incendie criminel d'Odessa, dans lequel trente sept personnes ont perdu la vie.

LIBERATION « SANS CONDITION »

Le chef de la police locale, Petro Loutsiouk, a précisé que les cent trente suspects arrêtés seraient poursuivis en justice pour avoir participé à des émeutes et pour meurtre avec préméditation.

Pour le Kremlin en revanche, c'est le gouvernement de Kiev et ses alliés occidentaux qui sont responsables des morts d'Odessa.

Le bain de sang à Odessa est survenu le jour même où, loin de là, l'armée ukrainienne lançait une offensive pour tenter de reprendre Slaviansk, bastion des séparatistes dans l'est.

Le leader pro-russe Viatcheslav Ponomariov a déclaré à Slaviansk que les sept observateurs européens, dont quatre allemands, et cinq de leurs accompagnateurs ukrainiens avaient été relâchés « sans condition » à l'issue de discussions avec l'émissaire du Kremlin, Vladimir Loukine, arrivé vendredi à Slaviansk. Les séparatistes, qui les avaient pris en otages le 25 avril, les accusaient d'espionnage.

« Comme je le leur avais promis, nous avons fêté mon anniversaire hier vendredi et ils sont partis. Comme je l'ai dit, ils étaient mes invités », a déclaré le chef séparatiste.

Leur libération était l'un des motifs invoqués par les autorités ukrainiennes pour justifier l'offensive militaire lancée vendredi matin contre cette ville du sud-est du pays.

A Kinshasa où il était en visite, le secrétaire d'état américain John Kerry a estimé que la libération des observateurs européens était un « pas » bienvenu, mais que d'autres restaient nécessaires pour parvenir à une désescalade.

En France, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a salué la libération des observateurs.

« La priorité doit maintenant aller à la désescalade de la violence sur le terrain, à la préparation de l'élection présidentielle du 25 mai prochain et à la réforme constitutionnelle. La France soutiendra activement ces objectifs », a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Le porte-parole du président russe Vladimir Poutine a déclaré quant à lui que l'idée d'organiser une élection présidentielle en Ukraine était « absurde » compte tenu du cycle de violences. Et il a affirmé que la Russie avait perdu toute influence sur les groupes « d'auto défense » pro-russes du sud-est de l'Ukraine et ne pouvait pas résoudre seule la situation.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 14:25

Les sept observateurs de l’OSCE à Slaviansk ont été libérés (Reuters)

Les observateurs de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) capturés par des miliciens pro-russes il y a une semaine dans la ville ukrainienne de Slaviansk ont été libérés, ont annoncé Samedi 3 Mai 2014 le chef des séparatistes et l'OSCE.

Le leader pro-russe Viatcheslav Ponomariov a déclaré que les sept observateurs européens et cinq de leurs accompagnateurs ukrainiens avaient été relâchés « sans condition » à l'issue de discussions avec l'émissaire du Kremlin, Vladimir Loukine, arrivé vendredi à Slaviansk.

« Comme je le leur avais promis, nous avons fêté mon anniversaire hier vendredi et ils sont partis. Comme je l'ai dit, ils étaient mes invités », a déclaré le chef séparatiste.

La libération des observateurs de l'OSCE avait été annoncée un peu plus tôt par Vladimir Loukine et a été confirmée par la suite par l'OSCE.

« Nous pouvons confirmer leur libération », a dit une porte-parole de l'organisation basée à Vienne, précisant que les observateurs étaient à Slaviansk à la demande de Kiev pour une mission de vérification militaire sous les auspices de l'OSCE.

Les sept observateurs européens, dont quatre allemands, avaient été arrêtés il y a une semaine par des miliciens séparatistes, qui les accusaient d'espionnage.

Leur libération était l'un des motifs invoqués par les autorités ukrainiennes pour justifier l'offensive militaire lancée hier contre cette ville du sud-est du pays.

Selon Viatcheslav Ponomariov, douze personnes en tout ont été libérées, en comptant des ukrainiens. Il n'a pas précisé leur identité. Les observateurs européens étaient accompagnés par au moins un traducteur.

Le leader séparatiste a ajouté que l'arrivée de Vladimir Loukine avait permis de faire avancer la situation. « Sa visite a été l'un des facteurs importants », a-t-il dit.

Kiev et les capitales occidentales ont critiqué l'inaction de la Russie en la matière, notant que Moscou n'avait même pas condamné la capture des observateurs.

Le conseil de l'Europe a rappelé samedi dans un communiqué que c'est à l'initiative de son secrétaire général, Thorbjørn Jagland, que Vladimir Loukine a négocié la libération des observateurs.

Il a précisé que ces derniers seraient confiés à Thorbjørn Jagland, qui a accompagné l'émissaire russe à Slaviansk, à un poste de contrôle routier aux portes de la ville ukrainienne.

« Le personnel de la mission d'observation les attend », a confirmé l'OSCE.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 19:11

http://www.france-palestine.org/XIIeme-Congres-des-Palestiniens-d

Douzième congrès des palestiniens d’Europe à Paris

Eurosites, Les docks de Paris, 45 avenue Victor Hugo 93210 La Plaine Saint Denis, 50 avenue du Président Wilson 93200 La Plaine Saint Denis

L'histoire des réfugiés palestiniens à travers le continent européen raconte un côté important de l'expérience d'un peuple qui a été expulsé en 1948 de ses terres et de ses maisons et dispersé, malgré lui, sur des camps dans les pays voisins jusqu'aux confins de la terre entière pour y vivre une seconde catastrophe humaine.


L'affaire des réfugiés palestiniens constitue l'axe principal de la question palestinienne dans son ensemble et son règlement est une des clés essentielles de la résolution complète et définitive du problème palestinien.


L'idée du congrès pour le retour a pris toute sa dimension par les porteurs des préoccupations et de la souffrance palestiniennes au centre al Awda (le Retour) à Londres pour exprimer les douleurs et les espoirs de tout le peuple sans distinction aucune.


Ces congrès sont porteurs de messages forts confirmant que leurs colonne vertébrale est les droits inaliénables du peuple palestinien, principalement le droit au retour des réfugiés qui est non négociable individuels et collectifs illimité dans le temps et le droit à l'auto détermination.

Par ailleurs, ces congrès sont l'occasion d'expression libre et sincère des principaux concernés dont les droits ont été spoliés et parmi eux les palestiniens d'Europe. C'est aussi l'opportunité de donner leurs avis par rapport à ce qui se trame en leur nom en termes de solutions déformées ou suspectes.

La première conférence des palestiniens d'Europe à Londres (19 Juillet 2003) sous le slogan « nous n'abandonnerons pas le droit de retour » fut suivie par la deuxième conférence à Berlin (15 Juillet, 2004) où a été produit l'acte de Berlin pour confirmer le droit au retour en réponse à l'acte de Genève.


Puis, chaque année la conférence a eu lieu dans différents pays d'Europe, Vienne (10 mai 2005), Malmö (6 mai 2006), Rotterdam (5 mai 2007), Copenhague (3 mai 2008), Milan (2 mai 2009), Berlin (8 mai 2010), Wuppertal (7 mai 2011), Copenhague (28 Avril 2012) et Bruxelles (18 mai 2013).

Cette conférence reste toujours fidèle à sa vocation de rassembler le peuple palestinien avec toutes ses variations sans aucune exception ni exclusion de qui que se soit.

La conférence débutera Samedi 3 Mai 2014 à 10 heures avec les mots des invités de marque, à leur tête Taher al Masri, ancien premier ministre jordanien, Riah Abu Assal, évêque anglican de Jérusalem, Hayel al Fayoum, ambassadeur de Palestine à Paris, Abdellah Ben Mansour, président de l'Union des Organisations Islamiques en Europe, et Abouzaid al Mokrie al Idrissi, parlementaire marocain.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:54

http://www.bakchich.info/medias/2014/04/25/chez-liberation-la-censure-de-marcelle-continue-63287

http://www.gauchemip.org/spip.php?article22526

Censure à « Libération »

Par Sébastien Fontenelle

Vendredi 2 Mai 2014

Chez « Libération », la censure de Marcelle continue

La direction de Libération en crise a interdit hier la publication de la chronique hebdomadaire de Pierre Marcelle, « No Smoking ».

À la demande de la direction de la rédaction, Marcelle avait d’abord renoncé à évoquer, dans sa chronique du 4 avril dernier, les problèmes où Libération se débat depuis des mois. Puis, une semaine plus tard, sa chronique du 11 avril a été purement et simplement supprimée, après qu’il avait refusé de l’amputer d’un post-scriptum où il répondait à un mail envoyé à l’ensemble des salariés du quotidien par leur nouveau PDG. Et ce 25 avril, de nouveau, le journal paraît sans « No Smoking ».

Marcelle réagissait là aux textes de deux collaborateurs de Libération, Bernard Guetta et Alain Duhamel, dont les chroniques sont respectivement publiées le mercredi et le jeudi. Au second, il reprochait notamment d’avoir, dans sa chronique du 17 avril, consacrée aux prochaines élections européennes, amalgamé dans un même opprobre, et selon un procédé devenu tristement banal, la cheffe du Front National et le coprésident du Parti de Gauche, en pronostiquant que « Le Pen aboiera, Mélenchon éructera ».

Plus généralement, Marcelle déplorait que, neuf ans après l’ahurissant battage médiatique qui avait précédé le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, les propagandistes du « oui » n’aient rien perdu de leur « morgue » de l’époque.

Ce que découvrant, Fabrice Rousselot, directeur (démissionnaire) de la rédaction de Libération, a jugé que certains des termes de cette chronique étaient « insultants » pour les intéressés, « je ne peux pas les laisser passer », a-t-il signifié à Marcelle.

Les archives de Libération témoignent cependant de ce que des échanges assez vifs ont déjà opposé, dans les pages du journal, certains de ses chroniqueurs. Dans une tribune datée du 20 mars 2012, un certain Alain Duhamel traitait ainsi Daniel Schneidermann, qui avait osé l’égratigner dans une chronique parue la veille, de « Tartuffe », il lui reprochait, entre autres amabilités, d’user « d’insinuations et d’amalgames », et de préférer « l’aversion à la réflexion ».

D’évidence, la direction de Libération, qui s’était donc empressée de publier cette « réponse » d’Alain Duhamel, n’avait pas considéré que les mots qu’il employait étaient « insultants » pour Schneidermann.

Mais force est de constater qu’aujourd’hui, Marcelle, curieusement, ne bénéficie pas des mêmes égards, puisqu’après qu’il a refusé hier « d’amender » son propos, sa chronique, a été censurée.

Pour la deuxième fois, en trois semaines, cela commence à faire beaucoup, et tant, même, que l’on comprendrait mal que la rédaction de Libération reste encore sans réagir.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:36

http://www.bakchich.info/medias/2014/04/25/chez-liberation-la-censure-de-marcelle-continue-63287

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article25775

Europe, on n’est pas là pour se faire engueuler

Par Pierre Marcelle

Vendredi 25 Avril 2014

Dans un mois, jour pour jour, donc, les élections européennes, et, faute de mieux en matière d’argumentaire, chez les maîtres-penseurs, c’est reparti comme en 2005, à boulets roses et au canon de marine, le retour des « ouiistes » d’alors, les mêmes exactement, sans vergogne et assez impavides pour n’avoir jamais seulement envisagé de changer un tout petit peu d’avis, ne serait-ce que dans l’expression de leurs certitudes.

Entendons-nous, que mes voisins de chronique, respectivement en charge de « diplomatiques » et de « politiques », réactualisent leur morgue avec leurs convictions, rien à dire. Nul ne répugne, dans ces pages, à s'afficher péremptoire.

Parlant ici d’un point de vue européiste, j’ai, moi aussi, eu désir d’une constitution qui n’aurait pas abdiqué tous pouvoirs aux marchés, se serait préoccupée de social et de fédéralisme, aurait construit les moyens de son émancipation et porté haut les principes démocratiques dont mensongèrement elle se réclamait. Pourtant, neuf ans après certaine campagne pour le oui à ce « traité établissant une constitution pour l’Europe » mais qu’un référendum sanctionna en 2005 d’un non sans appel, six ans après ses cyniques réécriture et ratification constitutionnelle en « traité de Lisbonne », et deux années après que la promesse de campagne présidentielle hollandaise de le renégocier eut été ­jetée aux orties, on aurait apprécié qu’un bilan en fût tiré, et sa propagande à tout le moins reconsidérée. Au lieu de quoi, rien que l’arrogante et lancinante répétition, dans le même dogme, des mêmes injures et des mêmes oukases.

Bernard Guetta, avec sa chronique du 16 avril titrée « coupable occident, forcément coupable », ouvrait le bal à propos d’Ukraine et de Rwanda, en enfermant ses adversaires mal identifiés dans une double caricature. Selon lui, faire doucement remarquer que la politique post coloniale de la France, en Afrique et dans le mitan des années 1990, n’avait pas l’innocence immaculée de l’agneau pascal, c’était prétendre que «la gauche et la droite françaises » auraient, autrement dit, « voulu l’assassinat à la machette de huit cent mille personnes ».

En vertu d’un raisonnement semblablement binaire, constater que l’illisible diplomatie de l’Union Européenne encouragea un partenariat économique avec Kiev, fournissant ainsi à l’expansionnisme poutinien un prétexte à réagir, c’était, selon Guetta, prêter à ladite Union Européenne le désir réfléchi, voire prémédité, de « s’en prendre aux russes ». Ainsi, Mélenchon serait-il identifié comme pro-russe, donc « poutinien », aussi sûrement que Le Pen en Syrie pro al Assad.

Contre celui-ci et celle-là, il ne s’agit que de marteler encore et toujours, envers et contre tout, que l’Union Européenne est par essence libre-échangiste vertueuse autant que les Etats-Unis, et son bilan admirable. Mais, à la question posée en préalable par le chroniqueur, « pourquoi tant de gens qui ne sont pas analphabètes, tant de français qui ne sont, a priori, pas ­demeurés, ont-ils pu dire ou penser tant d’inepties », il ne serait pas répondu.

Dès le lendemain, Alain Duhamel ferait à son compère écho dans sa chronique intitulée Jeudi 17 Avril 2014 « qui va ­défendre l’Europe ». Préjugeant les comportements de chaque parti face à une institution qui, si elle a, certes, du mal à exister, le doit d’abord et surtout à elle-même, l’auteur lui prédit d’abord « le supplice du pilori », de quoi évidemment « Marine Le Pen pavoisera, Jean-Luc Mélenchon s’enfiévrera ». Toujours, dans la balance rhétorique de Duhamel, l’obsession de ces deux là unis, au mépris de toute réalité programmatique, comme un couple (tel celui, symétrique, qu’il forme en l’occurrence avec Guetta).

Et pour qu'il soit bien entendu que cette union de « populistes et démagogues » est de nature diabolique, le lexique autant que la syntaxe sera plus bas appelé à la rescousse, où « le message de l'UMP sera totalement cacophonique, où les cris des souverainistes écraseront les propos trop sages et trop lisses des pro européens, où le Parti Socialiste sera muet, où les écologistes défendront l'Europe comme des adolescents brouillons et les centristes prêcheront stoïquement dans le vide », quid des deux Fronts, national et de gauche, également innommés parce qu'également innommables, et, partant, personnalisés à l'extrême (si j'ose dire) via leurs deux leaders ? La sentence est assénée comme un trait de hache, « Marine Le Pen aboiera, Jean Luc Mélenchon éructera ». Vous ne vous attendiez pas à ce que ceux là s'expriment autrement que comme des animaux, non ?

A la chute de Guetta, « l’occident est impuissant », et à celle de Duhamel, « l’Europe a disparu de notre paysage », ni l’un ni l’autre n’ont rien appris, mais il faut d’ores et déjà supposer que, de cela aussi, les « nonistes » avec les abstentionnistes du 25 mai devront faire repentance.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 17:47

Combats en Ukraine à Slaviansk, trois morts à Odessa (Reuters)

L'armée ukrainienne a tenté Vendredi 2 Mai 2014 de passer à l'offensive à Slaviansk mais elle n'a guère progressé et a perdu deux militaires, qui se trouvaient à bord de deux hélicoptères abattus, selon Kiev, par des missiles sol-air tirés par les séparatistes pro-russes de cette ville de l'Est.

Selon les séparatistes, les forces ukrainiennes ont tué trois de leurs combattants et deux civils en tout début de journée, mais, d'après eux, les militaires n'ont pris aux rebelles que cinq postes de contrôle.

A Odessa, grande ville portuaire ukrainienne des bords de la mer Noire, essentiellement russophone, trois personnes ont été tuées et quinze autres blessées au cours de heurts entre manifestants pro-russes et partisans de l'unité ukrainienne, a indiqué la police, qui a fait état de jets de cocktails Molotov, de pavés et « d’engins explosifs ».

Barack Obama, qui s'exprimait en compagnie de la chancelière Angela Merkel à Washington, a appelé Moscou à faire le nécessaire pour amener les séparatistes à déposer les armes et a jugé scandaleux qu'ils détiennent des observateurs internationaux.

Pour le président américain, la notion de soulèvement spontané des russophones de l'est ukrainien est démentie par l'utilisation, à Slaviansk, de missiles sol-air par les séparatistes.

La Russie, qui se réserve le droit d'intervenir pour protéger les populations russophones, a accusé le pouvoir à Kiev d'ouvrir le feu sur des civils et d'anéantir les efforts de paix entrepris dans le cadre de l'accord de Genève avec cette « opération punitive ». Elle a réclamé la tenue d'une réunion extraordinaire du conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la situation en Ukraine.

Porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov a déclaré que le Kremlin était « extrêmement inquiet » pour la population russophone de Slaviansk et pour son émissaire Vladimir Loukine, envoyé dans le sud-est de l'Ukraine pour tenter d'obtenir la libération de sept observateurs militaires européens retenus par les pro-russes. Loukine n'est pas entré en contact avec les autorités russes depuis le début de l'opération ukrainienne.

Le président ukrainien par intérim, Olexander Tourtchinov, a affirmé que les garde-frontières avaient repoussé dans la nuit des « saboteurs armés » russes qui tentaient de s'introduire dans le sud-est de l'Ukraine.

Les journalistes de Reuters présents dans Slaviansk, place forte des séparatistes pro-russes, ont entendu des tirs et vu un hélicoptère ouvrir le feu avant le lever du jour. En milieu de journée, la ville était calme. Les commerces étaient fermés et les miliciens séparatistes patrouillaient dans les rues.

Les blindés ukrainiens ont pris position dans les faubourgs mais l'essentiel de cette ville de cent trente mille habitants restait aux mains des rebelles.

Selon le président ukrainien, l'opération militaire ne s'est pas déroulée aussi vite que prévu en raison du recours par les insurgés à des « boucliers humains » et de la présence de tireurs embusqués dans des immeubles d'habitation.

Aux abords sud de Slaviansk, huit véhicules ukrainiens de transport de troupes ont bloqué une route mais ont été confrontés à une foule d'habitants leur criant de partir. Des rebelles ont érigé de nouvelles barricades à l'aide d'arbres abattus.

LES MISSILES, PREUVE D'UNE IMPLICATION RUSSE, SELON KIEV

Des responsables ukrainiens ont déclaré que l'armée avait démantelé des barrages rebelles et que la ville était désormais « fermement encerclée ».

Le ministère ukrainien de la défense a annoncé que deux hélicoptères de combat MI 24 avaient été abattus par des missiles sol-air portatifs alors qu'ils patrouillaient dans la nuit autour de Slaviansk. Deux membres d'équipage ont été tués et d'autres blessés. Viatcheslav Ponomariov, maire auto proclamé de Slaviansk, a affirmé qu'un pilote avait été capturé, ce qu'ont dit également des responsables de la sécurité d'état (SBU). Un troisième hélicoptère, un appareil de transport MI 8, a été touché par des tirs et un passager a été blessé, selon le ministère de la défense.

Pour le SBU, l'utilisation de missiles sol-air portatifs est la preuve que « des spécialistes militaires étrangers entraînés et hautement qualifiés opèrent dans le secteur et pas seulement, contrairement à ce qu'affirme la Russie, des civils dotés d'armes qu'ils ont prises dans des armureries ».

Les séparatistes pro-russes ont proclamé l'échec de cette offensive ukrainienne.

A Louhansk, le ministère de l'intérieur affirme en revanche être parvenu à convaincre les séparatistes de quitter les bureaux du procureur et le siège de la télévision qu'ils occupaient depuis mardi.

L'UNION EUROPEENNE INQUIÈTE

Les autorités provisoires ukrainiennes accusent la Russie d'orchestrer en sous-main cette agitation séparatiste dans l'est de l'Ukraine depuis la destitution le 22 février du président pro-russe Viktor Ianoukovitch.

La Russie, qui a massé des dizaines de milliers de soldats le long de la frontière selon l'OTAN, dément toute implication dans ces troubles. Elle se réserve toutefois le droit d'intervenir pour protéger les populations russophones si elle les juge menacées par les « fascistes » qui, selon elle, ont pris le pouvoir à Kiev avec l'aide des pays occidentaux.

Rappelant que Vladimir Poutine avait prévenu que toute « opération punitive serait considérée comme un acte criminel », son porte-parole Dmitri Peskov a déclaré que c'était en train de se produire à Slaviansk, ce qui « anéantit de fait le dernier espoir de survie de l'accord de Genève ».

Signé le 17 avril par l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union Européenne, l'accord prévoit notamment un désarmement des milices et la libération des bâtiments publics illégalement occupés. Chaque camp accuse l'autre de ne pas le respecter.

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