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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:06

 

Grandes manœuvres à deux jours du référendum en Crimée

 

LONDRES/SEBASTOPOL Ukraine (Reuters) - A l'avant-veille du référendum en Crimée sur un rattachement à la Russie, et tandis que de nouvelles troupes russes débarquaient dans la presqu'île ukrainienne de la mer Noire, John Kerry et Sergueï Lavrov, chefs de la diplomatie des Etats Unis et de la Russie, ont eu six heures de discussions Vendredi 14 Mars 2014 à Londres qualifiées de « directes et sincères » par l'américain.

 

Mais sur le fond, les lignes n'ont pas bougé.

 

A Washington, la Maison Blanche a jugé « regrettable » que la Russie n'ait pas opté pour une « désescalade » des tensions en Crimée.

 

Vladimir Poutine a réaffirmé pour sa part que le référendum de dimanche était parfaitement conforme au droit international et son ministre des affaires étrangères a déclaré, à Londres, que la Crimée signifiait plus pour la Russie que les îles Malouines pour la Grande-Bretagne.

 

Sergueï Lavrov a assuré d'autre part que la Russie, dont les troupes ont pris le contrôle des points stratégiques de Crimée après la destitution, le 22 février à Kiev, du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, n'avait pas l'intention d'envahir le sud-est de l'Ukraine, dont la population est majoritairement russophone. Pour sa part, John Kerry a réaffirmé que « ni les Etats-Unis, ni la communauté internationale ne reconnaîtraient l'issue du référendum » et a prévenu la Russie qu'elle aurait à supporter le coût d'une aggravation des tensions.

 

Il a ajouté ne pas savoir avec certitude ce que ferait Poutine une fois connus les résultats de la consultation, mais a noté que si le parlement russe ratifiait ce rattachement, cela équivaudrait à une annexion de la Crimée par des moyens détournés.

 

Les Etats-Unis ont fait circuler au sein du conseil de sécurité de l'ONU une résolution qui déclarerait illégal le référendum mais la Russie a fait savoir qu'elle opposerait son veto à ce texte « inacceptable ».

 

L'Union Européenne, dont les ministres des affaires étrangères seront réunis dès lundi à Bruxelles, a dressé une liste de cent vingt à cent trente personnalités russes susceptibles d'être touchées par des sanctions comme le refus de délivrance de visas ou le gel d'avoirs.

 

Le quotidien allemand Bild croit savoir pour sa part que treize personnalités russes, dont plusieurs appartiennent à l'entourage de Vladimir Poutine, sont concernées et parmi elles, Alexeï Miller, PDG de Gazprom et Igor Setchine, patron de Rosneft, deux des plus puissantes entreprises russes. L'information de Bild a été démentie par des diplomates européens.

 

BLINDÉS ET MISSILES RUSSES EN CRIMÉE

 

Sur le terrain, les russes ne semblent guère impressionnés par les menaces de sanctions de leurs partenaires américains et européens. Un navire de guerre russe a débarqué des camions, des soldats et au moins un véhicule blindé de transport de troupes (VTT) près e Sébastopol.

 

Un journaliste de Reuters a vu ces renforts descendre du Yamal 156, un navire de débarquement, dans la baie de Kazatchaïa, au sud-ouest de Sébastopol, port d'attache de la flotte russe de la mer Noire.

 

Lundi, une colonne d'une centaine de véhicules, dont des VTT et des canons auto moteurs, avait été aperçue sur une route dans le même secteur, à une quinzaine de kilomètres de Sébastopol.

 

Selon Vladislav Selezniov, un fonctionnaire du ministère ukrainien de la défense en Crimée, des témoins ont rapporté l'arrivée de blindés russes à Kertch, ville portuaire du sud-est de la Crimée, située sur le petit détroit qui sépare la péninsule de la Fédération de Russie.

 

Un train transportant quatorze missiles sol-air S-300 se trouve en gare de Kertch, a-t-il précisé.

 

Citant une autre source, il ajoute qu'une colonne d'une centaine de véhicules, des camions et des blindés de transport de troupes notamment, se dirige vers Djankoï, dans le nord de la péninsule.

 

La marine russe a par ailleurs annoncé que des avions et des hélicoptères de ses forces aéro navales avaient entamé des manoeuvres en Méditerranée.

 

Des avions de chasse Soukhoï SU-33 et des hélicoptères de lutte anti-sous-marine Kamov KA-27 ont décollé dans la matinée du porte-avions « amiral Kouznetsov », qui avait fait escale le mois dernier à Chypre, a précisé le porte-parole de la marine, Vadim Serga, à l'agence de presse interfax.

 

« Amiral Kouznetsov », unique porte-avions de la marine russe, appartient à la flotte du Nord.

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 20:48

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/020314/un-dialogue-difficile-entre-indignes-despagne-et-activistes-dukraine

 

Un dialogue difficile entre indignés d’Espagne et activistes d’Ukraine

 

Par Ludovic Lamant, envoyé spécial de Mediapart à Madrid

 

La crise ukrainienne a provoqué malaise et hésitations, lors d'un colloque organisé, Samedi Premier Mars 2014, à Madrid, sur les mouvements sociaux dans l'Union Européenne. Une preuve de plus des difficultés entre européens et ukrainiens.

 

La greffe n'a pas encore pris. Vasyl Cherepanyn, un activiste ukrainien de trente trois ans, a lu, Samedi Premier Mars 2014 devant l'auditoire du musée Reina Sofia à Madrid, un appel qu'il a rédigé dans la précipitation, après l'annonce des manœuvres de l'armée russe, appelant à des manifestations pacifiques dans toute l'Europe. Mais cela n'a pas suffi: le colloque, prévu de longue date, sur « le nouvel enlèvement d’Europe », n'a presque pas dévié de ses rails.

 

Trois jours durant, il a été question de l'actualité des mouvements sociaux aux quatre coins de l'Union Européenne (contre les expulsions immobilières et en soutien aux précaires et aux migrants), des manières de construire un contre-pouvoir face à l'Europe des « troïkas », ou encore des stratégies pour faire surgir d'autres « narrations » et imaginaires européens. Autant de débats passionnants, en compagnie de quelques stars de l'activisme, comme le philosophe italien Antonio Negri, qui ont pris un sens tout particulier, puisqu'ils se tenaient à Madrid, à bientôt trois ans de l'apparition des « indignés ».

 

Mais la crise ukrainienne, elle, a souvent provoqué malaise et hésitations, reléguée aux marges des discussions. Comme si l'Europe des mouvements sociaux qui s'est donné rendez-vous à Madrid peinait, elle aussi, à prendre acte de l'ampleur de ce qu'il se joue, pour l'avenir de l'Europe, à Kiev et ailleurs en Ukraine. Beaucoup d'intervenants dissimulaient à peine leur inconfort, réticents à « prendre position », reconnaissant leur « ignorance », prudents face aux risques de « désinformation » de tous les côtés.

 

Depuis son arrivée à Madrid jeudi, Vasyl Cherepanyn explique à Mediapart qu'il passe son temps à déconstruire les « préjugés » de ses amis et activistes européens, sur la mobilisation qui a provoqué le départ de Viktor Ianoukovitch du pouvoir.

 

« Ici, des gens m'ont dit « mais pourquoi vous battez-vous pour rentrer dans l'Union Européenne ? L'Union Européenne ne vaut pas le coup ». Mais ce n'est pas la question ! Ceux qui disent cela n'ont rien compris, et je les invite à venir voir en Ukraine de quoi l'on parle. Il n'y a que les eurocrates bruxellois pour penser que l'on se bat pour intégrer cette Europe-là. Nous nous battons pour des libertés fondamentales, pour cette Europe des droits fondamentaux. C'est une histoire du demos, le peuple, contre les oligarques ».

 

Cherepanyn, par ailleurs enseignant à l'université de Kiev-Mohyla, poursuit, « nous avions un parlement qui n'était pas un vrai parlement. Nous avions une justice qui n'était pas une vraie justice. Tout n'était que simulacre et artifice. Nous nous sommes servis de l'idée européenne, pour réclamer la démocratie. C'est une certaine idée de l'Europe que l'on défend, qui va bien au-delà de ce que portent certaines institutions européennes ».

 

Originaire d'Ukraine occidentale, Cherepanyn dirige également un centre culturel, qu'il décrit comme « une plate forme réunissant, depuis 2008, des artistes, des universitaires et des activistes », et qui s'est fortement impliqué, comme beaucoup d'autres structures, dans « Euro Maidan » depuis novembre. Il reconnaît se sentir souvent en décalage avec les débats qui se sont tenus à Madrid, sur les techniques de résistance à l'austérité, ou le rôle de la culture face à la crise, « les activistes ici ne parlent que de néo libéralisme et de capitalisme financier. Mais l'ennemi peut être différent, je voudrais que l'on parle aussi de néo-féodalisme ou de capitalisme sauvage ».

 

Surtout, Cherepanyn insiste pour « démonter la propagande du Kremlin, et les dégâts qu'elle fait pour comprendre ce qu'il se joue en Ukraine ». Sur l'importance, relative à ses yeux, des milices d'extrême droite à Maidan. Ou encore sur la division entre « deux Ukraines, l'une pro-européenne et l'autre pro-russe, cela n'existe pas, ou plutôt c'est beaucoup plus compliqué. Si Viktor Iouchtchenko n'a pas réussi, en son temps (le leader pro-européen de la révolution orange de 2004, sèchement battu lors de l'élection présidentielle de 2010), c'est parce qu'il a trahi les attentes sociales des citoyens. Le problème de l'Ukraine, ce n'est pas l'Union Européenne, ce n'est pas la Russie. Ce sont des citoyens qui se battent contre des oligarques. Quoi qu'en dise la propagande russe, qui a tout intérêt à une escalade dans la région, en imposant son agenda ».

 

Alors que Moscou menace d'intervenir militairement en Ukraine, cet activiste de Maidan espère tout de même un sursaut des européens.

 

« Les gouvernements nous ont exprimé pendant des mois leur profonde inquiétude. Cela ne leur coûte rien, et ils doivent maintenant passer à l'action. Et il faut que les citoyens européens eux-mêmes fassent pression sur leur gouvernement », se met-il à espérer, pariant sur des mobilisations sur l'Ukraine dans l'Union Européenne.

 

Durant le colloque madrilène, organisé par le Reina Sofia et la Fundacion de los Comunes, Sandro Mezzadra, professeur à l'université de Bologne, est l'un des rares intervenants à s'être risqué à parler de l'Ukraine.

 

« Je suis conscient des enjeux de la crise ukrainienne, mais je me sens en même temps incapable de m'engager sur cette question », reconnaît-il d'emblée à Mediapart. « Et la possibilité d'une intervention armée complique encore plus les choses, et tend à paralyser l'observateur ».

 

Pour autant, le théoricien italien, très investi sur la question des migrations, plaide pour « penser l'Europe depuis ses frontières », d'imaginer l'Europe comme un « territoire non abouti, non terminé », une condition nécessaire, à ses yeux, si l'on veut se donner les moyens de construire un contre pouvoir à l'Union Européenne telle qu'elle existe aujourd'hui. Et, à ce jeu-là, c'est une géographie nouvelle du continent qu'il signale. Avec, ces jours-ci, trois points névralgiques, sur le front des luttes, l'Ukraine, mais aussi la Bosnie et Ceuta et Melilla.

 

En Bosnie, les « émeutes de la misère » parties de la ville de Tuzla n'ont cessé de grossir en février, faisant dire à certains qu'il se préparait un « printemps des Balkans ». Quant à l'enclave espagnole de Melilla, elle vient de connaître l'une des arrivées les plus massives de migrants d'Afrique subsaharienne, plus de deux cent d'entre eux ont réussi, le 28 février, à franchir le triple grillage qui sépare l'Espagne du Maroc, et rejoindre ainsi « l'Europe », un événement qui a fait la une des journaux en Espagne.

 

Selon Mezzadra, il faudrait donc penser l'ébullition ukrainienne, et tout ce qu'elle charrie d'incertain et de complexe, en même temps que les événements en Bosnie et à Ceuta et Melilla, pour « rouvrir le projet européen », à l'encontre de l'Union Européenne de 2014, barricadée, figée dans ses certitudes économiques, en panne d'imaginaire politique. C'est en arpentant ce chemin de crête de Kiev à Tuzla et à Ceuta, que l'on pourrait se mettre à rêver d'une autre Europe.

 

Cette excitante lecture de la crise ukrainienne n'est pas pour déplaire à Vasyl Cherepanyn, qui rappelle au passage les origines turque et arabe du mot de « Maidan » (« la place »).

 

« En tant qu'activiste à Kiev, j'essaie d'inscrire le mouvement de Maidan dans un contexte international de mouvements sociaux. Notre répertoire emprunte tout à la fois aux révolutions arabes, le rejet du pouvoir en place, aux indignés espagnols, la lutte contre la corruption, ou encore au mouvement Occupy aux États-Unis, sur la manière dont nous avons occupé la place. Les modèles circulent », veut-il croire. Il y aurait donc, sur ce point, moins d'incompréhension qu'il n'y paraît, l'avenir de l'Europe se joue dans sa perméabilité au dehors.

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 19:28

 

http://social.blog.lemonde.fr/2014/03/06/lepaon-cgt-attaque-hollande-mais-ne-coupe-pas-les-ponts-avec-la-cfdt

 

Lepaon (CGT) attaque Hollande mais ne coupe pas les ponts avec la CFDT

 

Dans une conférence de presse, Jeudi 6 Mars 2014, Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, a vigoureusement attaqué François Hollande à propos du pacte de responsabilité.

« L'intervention de la commission européenne qui décide de mettre la France sous surveillance renforcée », a-t-il affirmé d'emblée, « a été manifestement un élément déterminant pour aboutir au relevé de conclusions signé hier » (en fait conclu mais pas encore signé entre le MEDEF, la CGPME, l'UPA, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC). Voyant dans le pacte proposé par le président de la république « un accord de nature quasi personnelle avec le président du MEDEF », il a jugé que sa décision était « irresponsable sur la méthode comme sur le fond ».

Pour Thierry Lepaon, « le président de la république valide une logique qui donne la main au patronat sur tous les sujets de négociations et lui offre un droit de veto sur la loi. En remettant la France entre les mains du MEDEF, François Hollande donne l'occasion au patronat d'en demander toujours plus et même de s'affranchir des promesses de contreparties sur la création d'emplois ». Le 11 février, devant son Comité Confédéral National (CCN), son parlement, le secrétaire général de la CGT avait eu une formule encore plus féroce, « comme les bourgeois de Calais avaient remis les clefs de la ville aux anglais, le président a remis ce qu'il considère être l'entreprise France à Pierre Gattaz ».

« Rupture franche »

Appelant à « un printemps de mobilisation pour le progrès social », avec la participation à la journée inter professionnelle lancée par Force Ouvrière Mardi 18 Mars 2014, aux côtés de la FSU et de Solidaire, et la journée d'action de la Confédération Européenne des Syndicats le 4 avril, Thierry Lepaon a redit que le transfert des cotisations patronales de la branche famille vers l'impôt constituait « une rupture franche avec les principes fondateurs de notre pacte social. Le pacte de responsabilité n'est pas un pacte pour l'emploi », a-t-il martelé. « C'est un pacte de régression sociale ».

Le secrétaire général de la CGT a critiqué la probable signature par la CFDT du « relevé de conclusions », « un OJNI, Objet Juridique Non Identifié », selon la formule de Mohammed Oussedik, membre du bureau confédéral, mais avec retenue. Il a estimé que la centrale de Laurent Berger était en « décalage » avec la déclaration commune CGT-CFDT-UNSA-FSU du 14 janvier qui réclamait « la généralisation de la conditionnalité des aides et exonérations fiscales aux entreprises à la mise en œuvre d'objectifs d'investissement économique et d'investissements sociaux, création d'emplois, qualification des salariés, politiques salariales dynamiques ». « C'est à elle d'assumer ce décalage », a-t-il commenté. « Nous, nous respectons la déclaration commune ».

Pour un « premier mai unitaire »

« Notre désaccord est profond », a-t-il observé, en s'empressant d'ajouter que « notre adversaire ce n'est pas la CFDT, ce sont les employeurs qui ont obtenu ce qu'ils voulaient et le gouvernement qui a permis qu'ils l'obtiennent ». Thierry Lepaon, comme pour bien montrer qu'il n'entendait pas couper les ponts, a même souhaité un « premier mai unitaire » avec la CFDT, « le premier mai devrait rassembler tous les syndicats de notre pays quelles que soient les divergences. Il faut dépasser les clivages, bien réels aujourd'hui ».

Les 11 et 12 février, lors du CCN de la CGT, la stratégie de Thierry Lepaon qui veut avoir deux fers au feu, signant une déclaration commune avec la CFDT et manifestant avec Force Ouvrière en 2013 puis de nouveau le 18 mars, a donné lieu à des débats. « Dans la réflexion au service de l'action », avait-il déclaré, « il nous faut être nous-mêmes, la CGT, et ne pas nous enfermer dans des postures d'appareil incompréhensibles pour le commun des mortels. Notre choix n'est pas de choisir les uns contre les autres, une organisation plus qu'une autre, mais de construire un rassemblement suffisamment puissant pour améliorer la vie des salariés sur salaire, emploi, protection sociale, qualité de vie au travail ».

« Club du non »

Thierry Lepaon avait qualifié l'initiative de Force Ouvrière pour le 18 mars, alors qu'une journée d'action dans les organismes sociaux était prévue ce jour-là, de « surprenante ».

« Cette journée », avait-il ajouté, « est mise dans le paysage social et nous n'avons discuté ni des contenus ni des formes d'action avec Force Ouvrière ».S'étonnant des pressions directes de Force Ouvrière auprès des structures fédérales et départementales de la CGT, « le plan de travail de Force Ouvrière en direction de nos organisations fonctionne sans même que nous ayons pris le temps d'en débattre ensemble. C'est, avouons-le, un souci », il avait souligné « qu’on ne décide pas de s'inscrire dans le 18 mars de Force Ouvrière. On décide CGT et on appelle toutes les organisations à y être ».

Avant d'ajouter une mise en garde à peine feutrée sur « le risque d'enfermement dans le club du non qui nous priverait de notre capacité à proposer, à mettre sur la table nos revendications, à être la force de proposition alternative pour changer le travail ». Depuis, le 21 février, la CGT, FO, la FSU et Solidaire ont lancé un appel commun à « une mobilisation massive » le 18 mars, un paragraphe étant consacré au pacte de responsabilité qui relève d'une « logique inacceptable d’austérité »

« Confusion »

La question de la stratégie de la CGT a fait l'objet d'un courrier véhément adressé, le 14 février, par Valérie Lesage, membre du bureau confédéral et secrétaire générale de l'union départementale du Val-de-Marne, à Thierry Lepaon. Dans cette lettre, révélée par l'Agence éducation, Emploi, Formation (AEF), Valérie Lesage défend la journée d'action avec Force Ouvrière et fustige la déclaration commune avec la CFDT qui « porte à confusion, puisqu'elle implique de fait un accompagnement du pacte de responsabilité ».  Et, dans cette démarche pour le moins inhabituelle,  elle s'en prend directement au secrétaire général, « d’une interview à l'autre, d'un écrit à l'autre, la CGT manque de cohérence, de clarté. Cela créait le flou, l'illisibilité, la confusion, tant dans les forces militantes que chez les salariés ».

Accusant Thierry Lepaon de ne pas respecter les décisions du CCN, Valérie Lesage estime que cela relève de « la malhonnêteté intellectuelle. J'alerte sur le fait », écrit-t-elle dans sa conclusion, « qu'une rupture est en train de s'installer dans la CGT, dans les organisations, ainsi qu'un mécontentement de plus en plus important et nous ne pouvons faire comme s'il n'existait pas ». Le secrétaire général de la CGT a précisé à l'AEF que le bureau confédéral avait « condamné unanimement le fond et la forme de ce courrier ». Mais, a-t-il rassuré, « il n'y aura pas de chasse aux sorcières » contre la rebelle.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:42

 

Comment les séparatistes ont offert la Crimée à Moscou

 

SIMFEROPOL Ukraine (Reuters) - Il n'a fallu qu'une semaine à Sergueï Aksionov, élu chef du gouvernement de la république autonome de Crimée, pour faire voter une motion réclamant le rattachement à la Russie de la péninsule ukrainienne. « Un grand spectacle, un spectacle tragique », selon Leonid Pilounski, élu régional opposé à la manoeuvre.

 

En 2010, le parti d'Aksionov n'avait pourtant remporté que quatre pour cent des voix aux élections régionales, soit trois des cent sièges de l'assemblée. Mais ce séparatiste russe de quarante et un ans a su retourner le parlement régional à coups de votes truqués et d'intimidations, dénoncent ses opposants.

 

Pour les nouvelles autorités de Kiev, il ne fait aucun doute, au vu de la rapidité des événements qui se sont déroulés en Crimée, que cet ancien homme d'affaires reconverti en politique est l'homme lige d'une campagne minutieusement orchestrée depuis Moscou.

 

La Russie soutient elle que ce qui se passe dans la péninsule, où les russes de souche sont majoritaires, est la conséquence du « coup d'état anti constitutionnel » qui a conduit à la chute du président Viktor Ianoukovitch.

 

Mais même des sources proches du Kremlin assurent qu'Aksionov a été choisi par la Russie.

 

« Moscou a toujours parié sur Ianoukovitch. Mais après le coup d'état du 22 février à Kiev, Moscou a décidé qu'il était nécessaire de soutenir la sécession de la Crimée. On a alors regardé qui pourrait prendre la tête de ce mouvement. C'est Aksionov qui a été choisi », affirme Sergueï Markov, un politologue généralement bien disposé à l'égard du Kremlin.

 

« ILS NOUS ONT SUPPLIÉS, IMPLORÉS, MENACÉS »

 

Dans les quatre jours qui suivent la chute d’Ianoukovitch à Kiev, tandis que les télévisions russes annoncent que des nationalistes ukrainiens vont marcher sur la Crimée, des groupes pro-russes de la péninsule battent le rappel, des volontaires rejoignent des milices d'auto défense.

 

Le 26 février, des milliers de manifestants pro-russes se regroupent devant le siège du parlement régional. Des incidents éclatent avec des partisans de l'unité avec Kiev.

 

A l'intérieur, les élus régionaux doivent débattre de la tenue d'un référendum sur une plus grande autonomie vis-à-vis du pouvoir central. Le quorum n'est pas atteint, Leonid Pilounski et un autre élu refusant de signer la feuille d'émargement. « Ils nous ont suppliés, implorés, menacés », dit le premier.

 

Le lendemain avant le lever du soleil, des hommes armés entrent dans le bâtiment dont l'accès sera désormais interdit aux journalistes. Les téléphones portables de certains élus sont confisqués à l'entrée. Il ne sera plus possible de vérifier que le quorum est respecté.

 

Anatoli Moguiliov, premier ministre régional désigné par Ianoukovitch, dont le parti des régions contrôle quatre vingt des cent sièges du parlement de Simféropol, est bloqué à l'extérieur. Dans la nuit, le site internet du parlement annonce que cinquante trois députés ont voté son remplacement par Aksionov, puis que soixante et un députés se sont prononcés pour la tenue d'un référendum sur la « souveraineté ».

 

Pour le Kremlin, la procédure a été intégralement respectée.

 

Mais un député du parti des régions alimente les doutes. Il confie à l'agence Reuters que sa voix a été comptabilisée alors qu'il ne se trouvait même pas à Simféropol et assure connaître au moins dix autres cas similaires au sien.

 

Sous couvert d'anonymat, il dit avoir reçu des menaces par SMS, il explique que les doubles de cartes électorales qui permettent aux députés de voter ont été dérobés dans le coffre-fort du parlement afin de faire voter les absents.

 

« Laissez-moi vous expliquer comment ils ont fait peur aux gens, après ce premier vote truqué, ils nous ont informés qu'ils ouvriraient des enquêtes criminelles contre tous ceux qui oseraient parler ».

 

Et comme les élus régionaux sont plus des hommes d'affaires que des politiciens de métier, il est très facile de faire pression sur eux. « Ils ont beaucoup à perdre ».

 

UN VISITEUR DU KREMLIN

 

Par son statut particulier, seul territoire d'Ukraine peuplé majoritairement de russes de souche, base de la flotte russe de la mer Noire, la Crimée est suivie de très près par Moscou.

 

Rendu public par Wikileaks, un câble diplomatique adressé à Washington par l'ambassade américaine à Kiev en 2006 indique que des agents de Moscou sont à nouveau actifs dans la péninsule, moins de deux ans après la « révolution orange » de 2004 et de 2005 qui a porté au pouvoir une classe politique anti russe. L'ambassade désigne notamment la société russe de Crimée, une association dont le dirigeant, Sergueï Tsekov, est aujourd'hui vice-président du parlement régional de Simféropol et l'un des principaux lieutenants d'Aksionov.

 

L'objectif de la société russe de Crimée et de sa branche politique, unité russe, qu'Aksionov conduit aux élections de 2010 avec le succès que l'on sait, est clair, « l’avenir de la Crimée et de l'Ukraine réside dans une union avec la Russie ».

 

A mesure que le pouvoir d’Ianoukovitch semble se fragiliser, la présence du Kremlin en Crimée se fait plus visible.

 

Alors que Sergueï Glaziev, conseiller de la présidence russe, expose l'idée d'une « fédéralisation » de l'Ukraine et d'une décentralisation des pouvoirs, les médias locaux signalent début février la venue en Crimée d'un des plus proches conseillers de Vladimir Poutine, Vladislav Sourkov, un temps présenté comme « l'éminence grise » du président russe et spécialiste des régions séparatistes pro-russes comme l'Abkhazie ou l'Ossétie du Sud en Géorgie.

 

Le 6 mars, un nouveau vote se tient à l'assemblée de Simféropol à l'instigation de Sergueï Aksionov et de ses alliés. Les députés se prononcent en faveur d'un rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie.

 

Une fois encore, un certain nombre d'élus disent qu'ils n'étaient pas présents. Aucun journaliste n'a assisté à la séance. La question n'était pas à l'ordre du jour.

 

Dans une vidéo fournie par le service de presse du gouvernement régional, on voit le président de l'assemblée, Vladimir Konstantinov, s'adresser à une dizaine de députés éparpillés sur les deux premiers rangs du parlement.

 

Lorsque la décision est annoncée, la foule réunie devant le parlement scande « Rossiya » et agite le drapeau russe.

 

Le parlement affirme que soixante dix huit députés ont voté la motion qui sera soumise ce dimanche à référendum.

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:55

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/03/09/les-grains-de-sable-de-poutine_4380075_3214.html

 

Les grains de sable de Poutine

Par Sylvie Kauffmann

Samedi 8 Mars 2014, les hommes en treillis qui continuent de garder Maïdan, la Place de l’Indépendance à Kiev, ont eu un visiteur inattendu, Mikhaïl Khodorkovski. L’ancien patron de Youkos, l’oligarque milliardaire russe devenu prisonnier de Poutine, libéré le 20 décembre 2013 après dix ans de camp, est de passage dans la capitale ukrainienne.

Il a choisi l'exil, à Berlin et en Suisse, et a sagement déclaré au lendemain de sa libération surprise, qu'il n'avait pas l'intention de faire de politique, tout au plus, a-t-il promis, se battrait-il pour les droits des prisonniers. Quoi de plus naturel alors, par les temps qui courent, qu'un week end à Kiev ?

Peut-être ukrainiens et russes n'ont-ils pas tout à fait la même conception de la politique que nous. Mais lorsque l'on s'appelle Mikhaïl Khodorkovski, que l'on choisit l'institut polytechnique de Kiev comme lieu de sa première intervention publique, le 10 mars, et que cette intervention a pour thème « libertés et droits de l'homme », on peut s'imaginer que ces choix ne passeront pas tout à fait inaperçus au Kremlin. Et que ce petit détour par Maïdan, cet hommage rendu aux morts de février, cette fraternisation au coin du brasero avec les anciens de l'Afghanistan qui lui demandent des autographes, ces poignées de main chaleureuses immortalisées par des photos qui font le tour d’internet, tout cela est éminemment politique.

Un scénario fragile

Ce sont des grains de sable comme celui-ci qui révèlent toute la fragilité du scénario lancé par le président russe pour ne pas perdre l’Ukraine. Remarquable tacticien, Vladimir Poutine a monté un brillant stratagème, des soldats russes qui n'en sont pas mais qui prennent le contrôle de la Crimée, un gouvernement fantoche qui appelle à l'aide, un président renversé et exfiltré en Russie qui produit une lettre de demande d'intervention le premier mars après avoir dit la veille qu'il était contre toute intervention militaire, un conseil de sécurité à l'ONU impuissant à agir puisque la Russie en fait partie, des autobus de manifestants transportés dans les régions russophones pour y semer la division. Tout est en place. La libération de Khodorkovski elle-même, comme celle des Pussy Riots, avait été calculée pour ne pas polluer l'atmosphère des jeux de Sotchi.

Mais Vladimir Poutine, dans ses calculs, n'avait pas prévu les gens, les êtres humains. Et voilà que le célèbre prisonnier, après moins de trois mois d'exil doré, prend l'avion pour Kiev. C'est le pire cauchemar de Vladimir Poutine, le soutien des démocrates russes aux révolutionnaires ukrainiens. Il ne s'est pas encore réalisé, tant s'en faut, mais ce genre de grains de sable peut gripper la machine.

« Il existe une autre Russie »

Comme ce professeur Zoubov, un autre grain de sable. Andreï Borissovitch Zoubov, historien, enseigne la philosophie au prestigieux MGIMO, l'institut d'état des relations internationales à Moscou. Un intellectuel de bon niveau, respectable et respecté. Il a soixante deux ans, l'œil bleu profond et des rouflaquettes grises qui paraissent tout droit sortis du docteur Jivago.

Lorsqu'il a appris l'opération en Crimée, le sang d’Andreï Zoubov n'a fait qu'un tour. Il a écrit une tribune comparant le plan de Poutine en Crimée à l'annexion de l'Autriche, des Sudètes et du territoire de Memel par Hitler en 1938 et en 1939 et l'a envoyée au quotidien Vedomosti, à Moscou, qui l'a aussitôt mise en ligne.

« Je voulais dire la vérité et ramener les russes à la raison », a-t-il expliqué plus tard à Radio Free Europe. « Et je voulais montrer aux ukrainiens que tout le monde en Russie ne partage pas l'opinion de Poutine. Il existe une autre Russie. C'était mon devoir de citoyen russe ».

Andreï Zoubov affirme avoir reçu de nombreux messages de soutien depuis la publication de son article. Pas du Kremlin, en tout cas, puisqu'il a appris assez vite qu'il était limogé de son poste. Aux dernières nouvelles cependant, il a été réintégré dans ses fonctions.

Toujours à Moscou, où le pouvoir pensait avoir réduit au silence l'opposant Alexeï Navalny en l'assignant à résidence et en le privant d'internet, sa femme a décidé de prendre le relais.

« A partir d'aujourd'hui, c'est moi, Ioulia Navalnaïa, qui tient ce compte », a-t-elle annoncé sur le compte twitter de son mari. « Et je passe tout d'un coup à un demi-million de followers ».

Et donc, bravant l'interdiction, @Navalny tweete, aux bons soins de Navalnaïa. C'est tout bête, il fallait juste y penser.

Il y a aussi des grains de sable en Ukraine. Beaucoup. Ceux, par exemple, qui refusent de se prêter au schéma simpliste « ouest contre est », « fascistes » contre russophiles. Ainsi, Andréi Sadovyi, maire de Lviv, la ville la plus rebelle, la plus nationaliste de l'ouest ukrainien. Le 2 mars, il a enregistré sur You Tube un appel en russe (sous-titré en anglais), à ses compatriotes de Crimée et de l'est du pays. Un appel vibrant, passionné, à l'unité du pays. « Battons-nous ensemble dans notre diversité, linguistique, culturelle, historique, pour vaincre la corruption et bâtir ensemble une Ukraine démocratique », implore-t-il. « Nous avons perdu trop de temps depuis l'indépendance. Et cela, ce n'est ni Washington ni Bruxelles ni Moscou qui le feront, c'est à nous de le faire. »

Ou ceux, comme le colonel Youli Manchour, qui a pris la tête, le 4 mars, d'une colonne de quelque deux cent hommes de sa garnison de Belbek, à Loubimovka en Crimée. A pied, sans armes, ces militaires ukrainiens ont décidé de récupérer leur base aérienne occupée par les troupes russes, leurs fusils pointés sur eux, histoire de sauver un minimum d'honneur. Ou la première médaillée ukrainienne des jeux paralympiques de Sotchi, Olena Iourkovska. Arrivée derrière une sportive russe en ski assis, épreuve de biathlon, elle a dédié sa médaille « à l'indépendance de l'Ukraine ». Parfois, avec des grains de sable, on arrive à faire une montagne. 

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:29

 

TRAVAILLEURS SANS PAPIERS EGYPTIENS A PARIS

 

Nous comptons sur vous et vos connaissances Vendredi 14 mars 2014 à 19 heures pour la première réunion de notre comité de soutien à la Bourse du Travail de Paris Salle de la Commission 4 rue du Château d'Eau 75 003 Paris Métro République.


Nous sommes huit travailleurs sans papiers égyptiens parmi des centaines mobilisés en France depuis le 25 janvier 2011 pour soutenir les revendications de la révolution égyptienne, liberté, dignité, justice sociale.


Nous nous sommes opposés depuis au pouvoir militaire, sa répression et ses manoeuvres depuis le 25 janvier 2011. Nous nous sommes opposés aussi aux frères musulmans quand ils ont commis les mêmes crimes.


Nous avons manifesté le 28 janvier 2014 notre opposition à l'élection comme président du général al Sissi, symbole de la répression depuis le 25 janvier 2011, en tant que membre du Haut Conseil des Forces Armées, comme chef des renseignements militaires, puis ministre de la défense sous les frères musulmans, puis dirigeant effectif depuis juillet 2013 et responsable depuis de la répression sanglante contre les frères musulmans et leurs sympathisants comme des militants de gauche ou démocrates qui s'opposent à lui.

 

La préfecture de police de Paris a prétexté de son refus d'autoriser notre rassemblement devant le bureau militaire de l'ambassade d’Egypte le 28 janvier pour nous faire délivrer des OQTF d'un mois et placer trois d'entre nous en rétention pour expulsion immédiate.


Nous avons obtenu grâce à un avocat et le témoignage de camarades notre libération et un changement de pays de destination pour l'un d'entre nous. Les autres sont toujours menacés d'expulsion.

 

Des avocats militants ont accepté de nous défendre pour contester nos OQTF avec l'aide juridictionnelle ou pour nous conseiller dans nos démarches.


La préfecture a intelligemment traité chacun de nous différemment pour que notre défense soit plus difficile. Son avocat a présenté le 30 janvier les OQTF comme « apolitiques » et récusé au militant concerné la qualité « d'opposant ».


La préfecture, et derrière elle le gouvernement français, veut lier les OQTF à notre état de sans papiers et à une « faute » (manifester malgré un refus d'autorisation) et dissimuler sa collaboration à la répression politique égyptienne. Or, la préfecture nous refuse les autorisations de manifester pour dénoncer la répression du nouveau pouvoir depuis novembre 2013.


Nous vous demandons au contraire de considérer notre expulsion comme un acte politique qui vise à museler l'opposition égyptienne populaire en France.


Nous vous demandons de construire avec nous une campagne d'interpellation du gouvernement français pour exiger l'annulation de nos OQTF et ne plus lui permettre de sanctionner de cette façon l'expression de l'opposition au régime militaire et la dénonciation de ses crimes.


Nous vous demandons de nous aider dans différentes démarches

 

Envoyer des courriers et pétitions aux ministres responsables.

 

Organiser un meeting le 28 mars à la Bourse du Travail de Paris (avant la date d'expulsion d'un de nos camarades le 29 mars)

 

Organiser une campagne d'opinion auprès des organisations syndicales associatives et politiques, des medias et du public sur la répression en Egypte pour obtenir l'annulation des OQTF par le ministère ou à minima leur invalidation par le changement de destination.

 

Redonner de l'espoir aux militants frappés d'OQTF et à tous les égyptiens sans papiers opposés à la répression et qui croient la justice et la démocratie possibles.


Votre campagne de soutien pour l'annulation de nos OQTF annulera l’effet recherché par ces OQTF sur la population égyptienne en France et en Egypte, terroriser et museler l'opposition à la répression en Egypte.


A travers notre soutien, c'est l'ensemble du peuple égyptien en lutte pour ses droits, sa liberté, sa dignité et a justice sociale que vous défendez.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:03

 

http://www.souriahouria.com/15042014-paris-rassemblement-trois-ans-sous-les-bombes-de-bachar-al-assad

 

Trois ans sous les bombes de Bachar al Assad

 

Jusqu’à quand le laissera-t-on faire ?

 

Samedi 15 Mars 2014 de 17 heures à 21 heures à Paris

 

Parvis des Droits de l’Homme Métro Trocadéro

 

Le rassemblement comportera deux temps

 

Samedi 15 Mars 2014 de 17 heures à 19 heures

 

Trois ans de lutte populaire pour une Syrie libre et démocratique face à la terreur d’état

 

Samedi 15 Mars 2014 de 19 heures à 21 heures

 

Avec les syriens

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:45

 

Grandes manifestations en Turquie après la mort d’un adolescent

 

ISTANBUL (Reuters) - Des dizaines de milliers de Turcs ont participé Mercredi 12 Mars 2014 à une grande manifestation anti gouvernementale à Istanbul après les obsèques d'un adolescent qui avait été blessé en juin dernier au plus fort de la contestation contre la politique du premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

 

La police anti émeute a utilisé un canon à eau pour tenter de repousser le cortège qui approchait de la place Taksim, épicentre des manifestations l'été dernier. Des incidents ont également éclaté dans la capitale, Ankara.

 

Mardi soir, la police avait déjà eu recours à des canons à eau et au gaz lacrymogène pour disperser des rassemblements qui s'étaient formés dans plusieurs villes à l'annonce de la mort de Berkin Elvan après neuf mois de coma.

 

L'adolescent, âgé de quatorze ans au moment des faits, était sorti acheter du pain lorsqu'il avait été pris au milieu de batailles rangées entre manifestants et policiers. Il avait été victime d'un traumatisme crânien sans doute provoqué par un tir de grenade lacrymogène.

 

Ses obsèques se sont déroulées mercredi dans un « cemevi », un lieu de culte de la minorité religieuse musulmane alévi, dans le quartier populaire d'Okmaydani, à Istanbul, où la foule a scandé des slogans comme « Tayyip assassin » et « Belkin est partout, la résistance est partout ».

 

Les alévis, qui ont une conception très libérale de l'islam, se sont souvent opposés aux politiques d'inspiration islamiste du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

 

En pleine campagne pour les élections municipales du 30 mars, le premier ministre turc n'a pas encore réagi publiquement à la mort de Berkin Elvan.

 

Lors d'un meeting électoral à Siirt, dans le sud-est du pays, il a évoqué les manifestations de l'été dernier, oeuvre selon lui d'une alliance « d'anarchistes, de terroristes et de vandales » qu'il a appelé ses partisans à « sanctionner dans les urnes le 30 mars ».

 

MANIFESTATIONS « ANTI DÉMOCRATIQUES », SELON ERDOGAN

 

Evoquant plus tard les nouvelles manifestations, lors d'un autre meeting dans la ville de Marvin, Recep Tayyip Erdogan a qualifié « d'anti démocratique » le fait de descendre dans la rue à dix huit jours d'élections.

 

La dérive autoritaire reprochée au chef du gouvernement alimente la colère de ses opposants.

 

« L'absence de compassion, l'attitude polarisante du premier ministre et le fait qu'il se comporte en autocrate m'ont amené ici », a déclaré Emre, 32 ans, un participant aux funérailles de Berkin Elvan, retransmises en direct sur les grandes chaînes d'information turques.

 

Malgré la contestation et les scandales de corruption qui ont récemment affecté le gouvernement, le parti pour la justice et le développement (AKP) du premier ministre reste nettement en tête des intentions de vote.

 

« Les accusations de corruption semblent avoir eu un impact limité sur la popularité électorale d’Erdogan et avoir tout au plus renforcé les divisions politiques dans une société déjà extrêmement polarisée », commente Wolfango Piccoli, directeur de la société de conseil Teneo Intelligence.

 

« Mais la mort d'un enfant qui allait acheter du pain pour sa famille transcende les clivages politiques et aura une résonance particulière dans les milieux populaires urbains et ruraux qui constituent la base du soutien d'Erdogan », ajoute-t-il.

 

Certains responsables de l'AKP sont apparemment conscients du risque. Selon les médias officiels, le vice premier ministre Bulent Aric a décidé qu'aucune musique ne serait jouée pendant sa campagne électorale par respect pour Berkin Elvan.

 

« Sa mort dans de telles circonstances nous a plongés dans une profonde tristesse. Qu'il repose en paix », a déclaré de son côté le ministre de la justice, Bekir Bozdag, sur la chaîne de télévision publique TRT.

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 20:11

 

Les religieuses libérées par des rebelles de retour à Damas

 

DAMAS/AMMAN (Reuters) - Après plus de trois mois de détention, treize religieuses grecques orthodoxes libérées par leurs ravisseurs, des insurgés islamistes, sont arrivées Lundi 10 Mars 2014 à Damas.

 

Leur libération a été rendue possible car le gouvernement syrien a accepté de relâcher plusieurs dizaines de femmes détenues dans ses prisons, a déclaré l'opposition syrienne.

 

Au moins quinze femmes sont sorties de la prison d'Adra, au nord de Damas, sur les cent cinquante trois que le régime se serait engagé à remettre en liberté, selon les opposants au président Bachar al Assad.

 

Les religieuses libérées sont apparues en bonne santé à leur arrivée à Damas.

 

« Toute la Syrie est heureuse aujourd'hui », a déclaré à Reuters l'archevêque Louka al Khoury, numéro deux de l'église grecque orthodoxe de Syrie. « Ce sont des femmes qui se consacrent à la prière, elles n'ont ni armes ni bombes, au contraire elles prient pour l'humanité ».

 

Une messe d'action de grâce a été célébrée à l'église grecque orthodoxe de la Sainte-Croix dans la capitale syrienne.

 

Les religieuses avaient disparu en décembre après l'entrée d'insurgés islamistes dans la vieille ville de la localité chrétienne de Maaloula, au nord de Damas.

 

Un moment retenues dans le monastère grec orthodoxe de Mar Thecla à Maaloula, elles avaient ensuite été conduites à Yabroud, à une vingtaine de kilomètres plus au nord, où l'armée gouvernementale mène actuellement des opérations militaires.

 

Elles avaient été transférées la semaine dernière à Arsal, ville libanaise proche de la frontière syrienne, en vue de leur libération.

 

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), ONG proche de l'opposition syrienne, leurs ravisseurs étaient des membres du Front al Nosra, un groupe lié à al Qaïda.

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 19:45

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/03/05/la-strategie-de-loutrage-permanent/#article2

 

Avis aux Mickeys à propos de l’Ukraine

Par Jean Luc Mélenchon

Je crois donc utile de préciser noir sur blanc ma position. Je le fait à gros traits pour que les esprits avancés des salles de rédaction puissent comprendre. Je le fais donc dans leur langue. Je dis ce que « je soutiens » et ce que « je condamne ».

Comprenez-moi bien, mes lignes ici seront un panneau de signalisation pour les Mickey de la sphère médiatique. Allons-y, je ne soutiens pas Poutine, ni les autorités de fait de l’Ukraine actuelles, ni les kleptocrates du  gouvernement constitutionnel précédent. Mais, au contraire de Daniel Cohn-Bendit, je ne suis pas partisan de la guerre avec la Russie ! Et si je crois que les russes n’ont rien à faire hors de leurs bases en Crimée, je condamne la tentative d’encerclement de la Russie par l’OTAN qui en est la cause. Je condamne l’antisémitisme néo nazi des ministres de fait au pouvoir en Ukraine, et je souhaite qu’ils soient rapidement expulsés de ce gouvernement.

Je le fais conformément aux recommandations de la résolution adoptée par le parlement européen le 13 décembre 2012. J’en profite pour signaler que cette résolution  «  à propos de l’Ukraine » émane des sociaux libéraux, de la droite et des verts, dont Daniel Cohn-Bendit. Elle dit sans aucune ambiguïté que « le parlement s’inquiète de la montée du sentiment nationaliste en Ukraine, qui s’est traduit par le soutien apporté au parti Svoboda, lequel se trouve ainsi être l’un des deux nouveaux partis à faire son entrée à la Verkhovnaz Rada, rappelle que les opinions racistes, antisémites et xénophobes sont contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Union Européenne et, par conséquent, invite les partis démocratiques siégeant à la Verkhovna Rada à ne pas s’associer avec ce parti, ni à approuver ou former de coalition avec ce dernier ». Ainsi, voilà ce que Cohn-Bendit en personne a signé et voté. Soutenait-il Poutine à cette occasion parce qu’il condamnait les néo nazis ukrainiens ? Non, évidemment ! C’est pourtant ce qu’il me reproche d’avoir fait.

Ce n’est pas fini. Je condamne aussi les provocations du gouvernement de fait de l’Ukraine que sont sa demande d’adhésion à l’OTAN ou le retrait du russe comme une des langues officielles de l’Ukraine, d’ailleurs parlée majoritairement dans le Donetz et la Crimée. Je pense que les Etats-Unis n’ont rien à faire dans cette zone, et je condamne leur activisme belliqueux.

Bref, mon camp est celui de la paix contre la guerre. Car la guerre sur le vieux continent entraînant tout le monde comme par un enchaînement est redevenue possible. L’une des manières de l’éviter est de refuser de jouer avec des allumettes dans cette poudrière. C’est pourtant ce que font les va-t-en-guerre traditionnels de ce type de situation. Loin de faire le bilan des guerres qu’ils ont provoqué ou réclamé depuis vingt ans, ils en redemandent. L’Irak, la Lybie, l’Afghanistan, le Kosovo, ils n’ont rien appris, et ne veulent rien apprendre. Leur intérêt ce n’est pas la paix ou la guerre. C’est leur tropisme atlantiste fanatique.

En attendant, les faits ne sont pas ceux que vendent les marchands de papier va-t-en-guerre. Ainsi concernant la présence militaire des russes. Elle ne comporte aucune illégalité selon le général français Vincent Desportes qui le déclare sur BFM TV, le 2 mars 2014. Il dit que « la Russie ne viole aucune loi, qu'elle soit internationale ou autre. Selon les accords signés avec l'Ukraine, la Fédération est autorisée à disposer d'une force de vingt cinq mille hommes sur le territoire ukrainien. Actuellement, même avec les derniers mouvements de troupes, les forces russes ne s'élèvent pas à plus de quinze mille hommes en Crimée, nous sommes encore loin du compte. Et l'Ukraine ne fait ni partie de l'Union Européenne, ni de l'OTAN, de ce fait, ni l'Union Européenne ni l'OTAN ne sont disposées ou autorisées à intervenir en Ukraine ».

Se mettre à distance du gouvernement de fait de l’Ukraine ce n’est pas en faire autant avec le mouvement insurrectionnel qui a renversé le pouvoir kleptocratique précédent, au contraire. Pour moi, ce mouvement est riche de rebondissements, qui seront autant d’opportunités pour les forces qui pourront constituer une alternative.

J’approuve les manifestations et l’insurrection de masse qui s’est dressé contre le pouvoir en place. Que les éléments les plus discutables aient pris la tête du processus contre les pouvoirs en place est tout simplement un fait de lutte commun à toutes les périodes révolutionnaires. Ce n’est peut-être qu’un mauvais moment à passer. Car il semble bien que les ukrainiens de toutes les couleurs politiques conservent une grande énergie révolutionnaire intacte. Déjà plusieurs séquences révolutionnaires se sont enchainées sans que cette énergie se disperse. Or, que se doivent de faire les nouvelles autorités ? Une politique impopulaire au plus haut point pour rembourser la dette et faire face aux obligations du pays ?

Ne croyez pas que la situation va se détendre. Les intérêts engagés sont trop importants. Anglais, français, autrichiens, allemands, les premières économies de l’Europe sont lourdement engagées en Ukraine et, en Russie, de toutes les façons possibles, les principales. Et j’ai bien noté qu’il est dorénavant accepté en Europe de chasser à coup de bâton un président élu et son gouvernement quand il est impopulaire, qu’il y a des ministres corrompus et que le peuple subi des sacrifices indignes tandis qu’une petite minorité s’enrichi indécemment. Je peux attester du fait que le message a été bien reçu sur le terrain ! En effet, dans la manifestation des cheminots européens à laquelle j’ai participé à Strasbourg, je ne compte plus ceux qui m’ont lancé, « alors il faut faire comme en Ukraine pour être entendu ». C’est la première fois de ma vie politique depuis trente ans que j’ai entendu des travailleurs se référer à une insurrection populaire en cours hors de nos frontières. Que les révoltés ukrainiens en soient remerciés du fond du cœur !

Retour aux Mickeys des médias. Voici ma position en résumé. La révolte populaire Ukrainienne était légitime. Elle a été confisquée par un gouvernement illégitime et illégal dans lequel l’extrême droite a quatre ministres. L’énergie révolutionnaire des ukrainiens n’est pas épuisée. La prochaine vague sera anti européenne, c’est-à-dire hostile aux politiques que l’Union Européenne veut imposer là-bas pour récupérer sa mise bancaire et financière. 

A l’heure actuelle l’enjeu numéro un est d’éviter la guerre. Cela signifie empêcher par-dessus tout la partition du pays, on ne touche pas aux frontières en Europe, ni ici, ni nulle part. La France devrait être un médiateur. Au lieu de cela, elle est enchainée derrière Merkel et les Etats-Unis. Elle s’est discréditée en s’alignant contre ses propres intérêts sur la position atlantiste. Le régime actuel est très provisoire. Il  va discréditer la politique de l’Union Européenne sur place et provoquer de nouvelles vagues révolutionnaires. Mieux vaut être atteint par l’onde de choc d’une révolution populaire que par celle de la guerre.

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