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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:44

Le chiite Nouri al Maliki accepte de renoncer au pouvoir en Irak (Reuters)

Le premier ministre irakien Nouri al Maliki a finalement cédé aux pressions de toutes parts et démissionné Jeudi 14 Août 2014, laissant le champ libre à son successeur désigné pour créer un gouvernement d'union susceptible de s'opposer à l'avancée des djihadistes de l'Etat Islamique qui se trouvent non loin de Bagdad.

Les combattants de l'organisation sunnite se sont massés près de la ville de Kara Tappa, à cent vingt kilomètres au nord de Bagdad, a-t-on appris auprès des autorités.

Les ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne, qui se réunissent vendredi à Bruxelles, vont étudier la création d'un « groupe de soutien » à l'Irak qui comprendra les pays de la région, et notamment l'Iran, a déclaré jeudi un haut responsable de l'Union Européenne.

« Il est important d'avoir tout le monde à bord contre EIIL parce qu'il ne faut pas que cela soit considéré comme une confrontation entre les pays occidentaux et EIIL. Il faut que ce soit clairement une confrontation entre EIIL et tous les pays de la région », a déclaré ce responsable.

Après huit années d'un pouvoir souvent contesté, le chiite Nouri al Maliki a annoncé son soutien à Haïder al Abadi, représentant comme lui la majorité chiite, lors d'un discours retransmis à la télévision où il est apparu aux côtés de son successeur.

La décision de Nouri al Maliki, devrait satisfaire la minorité sunnite, au pouvoir à l'époque du régime autoritaire de Saddam Hussein, mais qui a été écartée par Maliki, lors de son arrivée au pouvoir en 2006 avec le soutien des Etats Unis.

FÉLICITÉ

« Dès le début, j'ai exclu l'option du recours à la force, parce que je ne crois pas en ce choix, qui, sans aucun doute, ferait revenir l'Irak à l'ère de la dictature, de l'oppression et de la tyrannie », a déclaré Nouri al Maliki.

Mercredi, son propre parti, le Daoua, avait annoncé son soutien à Haïder al Abadi et avait appelé ses députés à travailler avec lui pour la formation d'un gouvernement. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait lui aussi apporté son soutien personnel à Abadi.

Les Etats-Unis et l’ONU ont félicité Nouri al Maliki pour sa décision.

« Aujourd'hui, les irakiens ont pris une nouvelle mesure importante pour l'unité de leur pays », a déclaré la conseillère à la sécurité intérieure Susan Rice en évoquant des « développements encourageants » qui permettront au peuple irakien de s'unir contre la menace de l'Etat Islamique.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon a dit espérer la formation rapide d'un gouvernement représentant les diverses communautés de la société irakienne.

Avant l'annonce du retrait de Nouri al Maliki, une figure de la communauté sunnite avait dit avoir reçu la promesse d'une aide des Etats-Unis pour combattre les djihadistes de l'Etat Islamique.

Ahmed Khalaf al Doulaïmi, gouverneur de la province d'Anbar dans l'ouest de l'Irak, a dit avoir formulé cette demande au cours de rencontres avec des responsables américains. Il réclame notamment un soutien aérien. L'Etat Islamique contrôle une grande partie de la province d'Anbar, majoritairement sunnite, et du nord-ouest de l'Irak.

RETIRÉS D'IRAK

Mais le département d'état a minimisé cette déclaration. Sa porte-parole Marie Harf a expliqué que les Etats-Unis avaient rencontré une série de personnes en Irak pour discuter de leurs besoins en matière de sécurité pour combattre l'Etat Islamique.

Priée de dire si Doulaïmi avait raison de dire que les Etats-Unis avaient fait une promesse, Marie Harf a dit ne pas avoir de détails. « Nous avons des discussions sur ce à quoi pourrait ressembler une aide à la sécurité à l'avenir mais rien de concret en dehors de cela », a-t-elle dit.

Un responsable américain de la défense a déclaré « qu’il n'y a pas de projet pour les soutenir ».

En ce qui concerne la région du Sinjar où se sont réfugiés plusieurs milliers de membres de la minorité yazidie, Barack Obama a déclaré jeudi que les Etats-Unis n'auraient pas a priori à organiser une évacuation dans cette région montagneuse.

Le siège du mont Sinjar par l'État Islamique a été brisé, a dit le président américain, et une grande partie des militaires américains envoyés sur place pour faire le point sur la situation seront retirés d'Irak dans les prochains jours.

Mais pour Kieran Dwyer, porte-parole du bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), il est trop tôt pour déclarer la crise terminée. L'amélioration de la sécurité a permis à un grand nombre de yazidis de s'échapper du mont Sinjar, a-t-il dit, mais « quelques milliers » ont encore besoin d'une aide.

« La crise sur la montagne ne sera pas terminée avant que tout le monde puisse sortir de cette montagne pour se rendre en toute sécurité dans un endroit sûr », a déclaré Kieran Dwyer, joint par téléphone d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 19:48

https://www.marxists.org/francais/bordiga/works/1920/02/bordiga19200222.htm

Prendre l’usine ou prendre le pouvoir

Par Amadeo Bordiga

Dimanche 22 Février 1920

Les agitations des derniers jours en Ligurie ont montré un phénomène qui se répète depuis peu avec une certaine fréquence et qui mérite d’être noté en tant que symptôme d’un état d’esprit spécial des masses travailleuses.

Les ouvriers, plutôt que d’abandonner le travail, se sont, pour ainsi dire, emparés des usines et ont cherché à les faire fonctionner pour leur propre compte ou mieux sans la présence des principaux dirigeants. Ceci veut avant tout dire que les ouvriers s’aperçoivent que la grève est une arme qui ne répond pas à tous les besoins, spécialement dans certaines conditions.

La grève économique, à travers les préjudices causés à l’ouvrier même, exerce une utile action défensive du travailleur à cause des dommages que la cessation du travail cause à l’industriel du fait de la diminution du produit du travail qui lui appartient.

Ceci dans les conditions normales de l’économie capitaliste, lorsque la concurrence avec sa relative baisse des prix oblige à un accroissement continuel de la production elle-même.

Aujourd’hui les gros bonnets de l’industrie, spécialement ceux de la métallurgie, sortent d’une période exceptionnelle durant laquelle ils ont réalisés d’énormes gains avec le minimum d’efforts. Pendant la guerre l’état leur fournissait les matières premières et le charbon et était en même temps l’unique acheteur, l’état lui-même, en militarisant les usines, pourvoyait à la rigoureuse discipline des masses ouvrières. Quelles conditions plus favorables rêver pour obtenir un bon bilan ? Ces gens ne sont plus disposés aujourd’hui à affronter les difficultés provenant du manque de charbon et de matières premières, de l’instabilité du marché et de l’agitation des masses ouvrières, ils ne sont spécialement pas disposés à se contenter de gains modestes, dans les proportions où ils les réalisaient avant-guerre, et donc en moindre proportion.

Ils ne se préoccupent donc pas des grèves, qui ne leur déplaisent pas, même si ils protestent en parole contre l’insatisfaction excessive et les prétentions absurdes des ouvriers.

Ces derniers jours, les ouvriers ont compris, et leur action d’appropriation des usines ainsi que leur continuation du travail au lieu de la grève l’ont démontré, qu’ils ne voulaient pas arrêter le travail mais ne voulaient plus travailler comme les patrons le leur disaient. Ils ne veulent plus travailler pour le compte de ces derniers, ils ne veulent plus être exploités, ils veulent travailler pour eux-mêmes, c’est-à-dire dans le seul intérêt des ouvriers.

On doit tenir compte sérieusement de cet état d’esprit qui se développe toujours plus, nous voudrions simplement qu’il ne se fourvoie pas dans de fausses solutions.

Il s’est dit que là où existaient des conseils d’usine ceux-ci avaient fonctionné en assumant la direction des usines et en faisant poursuivre le travail. Nous ne voudrions pas que la conviction qu’en développant l’institution des conseils d’usine il soit possible de prendre possession des fabriques, et éliminer les capitalistes, puisse s’emparer des masses. Ce serait la plus dangereuse des illusions. Les usines seront conquises par la classe des travailleurs, et non pas par les ouvriers de l’usine même, ce qui serait facile mais non communiste, seulement lorsque la classe travailleuse dans son ensemble se sera emparée du pouvoir politique. Sans cette conquête, la dissipation des illusions sera effectuée par la garde royale et les carabiniers, c’est-à-dire par la machine d’oppression et de force dont dispose la bourgeoisie, son appareil politique de pouvoir.

Les continuelles et vaines tentatives de la masse travailleuse qui s’épuise quotidiennement en efforts partiels doivent être canalisées, fusionnées, organisées en un grand, unique effort qui vise directement à toucher le cœur de la bourgeoisie ennemie.

Cette fonction ne peut et ne doit être exercée que par un parti communiste, lequel ne doit avoir d’autre but, à l’heure actuelle, que celui de consacrer toute son activité à rendre toujours plus conscientes les masses travailleuses de la nécessité de cette grande action politique, qui est la seule voie par laquelle on peut directement arriver à la possession des usines, et qu’en procédant autrement on s’efforcera en vain de conquérir.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 19:34

http://www.liberation.fr/monde/2014/08/06/puerta-del-sol-le-premier-rendez-vous-des-indignes_1076527

La Puerta del Sol, le premier rendez-vous des indignés

Par Vicente Molina Foix, écrivain

Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

Mercredi 6 Août 2014

De Tahrir en 2011 à Tiananmen en 1989 en passant par la place de l’Hôtel de Ville au temps de la Commune de Paris, Libération raconte, durant trois semaines, ces lieux devenus symboles, où les citoyens ont défié les autorités, au nom de la démocratie et des libertés individuelles, aujourd’hui, la Puerta del Sol à Madrid.

C’était là que les amoureux se retrouvaient, dans l’ivresse des premiers rendez-vous. Et par là que les provinciaux, toujours méthodiques, voulaient commencer leur visite de la capitale, en effet, à la Puerta del Sol, une dalle scellée par terre indique le kilomètre zéro de tous les chemins d’Espagne. Mais ce lieu fut aussi, pendant plus d’un siècle, un lieu de protestations, de libertés et de massacres. Par exemple, une foule investit cette place et les rues d’Alcalá et de l’Arenal lors d’un deux mai historique, celui de 1808, sous l’occupation des troupes de Napoléon. Il y avait « vingt mille rebelles », écrit ce jour-là le général Murat à son beau-frère et détaille les graves incidents survenus quand les madrilènes résistent à la charge des mamelouks de l’armée française. Un épisode rapporté aussi par un autre témoin oculaire, le peintre d’une des œuvres les plus célèbres du musée du Prado, « dos de mayo » (« deux mai », en espagnol), qui habitait alors une maison donnant sur cette place. Ce tableau de Francisco de Goya a pour les espagnols une valeur sentimentale semblable à celle que peut avoir pour les français le tableau peint par Delacroix en 1830, « la liberté guidant le peuple » (est-ce Marianne ?). Mais la république se fit attendre en Espagne, et fit par deux fois une brève apparition, dix-huit mois en 1873 et à peine huit années entre 1931 et 1939. Il n’y a pas de peinture comparable à celle de Goya, mais des photos très émouvantes de la Puerta del Sol pleine de monde arborant des cocardes républicaines pour fêter la chute du roi bourbon Alphonse XIII, le 14 avril 1931. A l’arrière-plan, on voit le grand drapeau tricolore suspendu au balcon d’un édifice néo-classique, commandé en 1760 par un autre bourbon éclairé et bien-aimé, Charles III, à un architecte français, Jacques Marquet, pour le siège de la poste centrale.

Quand je suis arrivé à Madrid à l’âge de dix-sept ans, débarquant de ma province pour faire mes études à la faculté des lettres et devenir gauchiste, j’ai aussi eu des rendez-vous amoureux, mais jamais à la Puerta del Sol. A l’époque, on n’allait à la Puerta del Sol que si on était arrêté. L’élégant édifice de Marquet, après sa fonction postale, hébergea, entre 1848 et 1939, le ministère de l’intérieur, et devint sous Franco le sinistre siège de la police franquiste, «la brigade politico sociale» ; ses nobles salons furent occupés par les commissaires les plus ignobles de la dictature, et dans ses cachots on humilia, on tortura, on assassina. Le général Franco ne l’utilisa jamais comme lieu protocolaire, il haranguait les masses au palais royal, comme une caricature de monarque avide de légitimité.

Avec l’arrivée de la démocratie, sous le règne de Juan Carlos, la Puerta del Sol est devenue œcuménique. Un lieu de passage et d’affaires, moins beau que la plaza Mayor toute proche, mais plus vivant, plus populaire, plus dense. Et l’édifice de Marquet, restauré et réaménagé, est devenu le siège du gouvernement régional de la communauté autonome de Madrid. Les temps nouveaux permettaient les manifestations publiques, sans risque de violences ni de massacres, selon les jours et les heures, on voyait à la Puerta del Sol des républicains nostalgiques, des ouvriers au chômage, des épargnants grugés par les banques, mais on entendait surtout les prédicateurs d’une apocalypse imminente et des groupes d’extrémistes anti-IVG avec des banderoles sinistres et des cantiques d’une spiritualité agressive. La Puerta del Sol redevenait le kilomètre zéro des routes entre croisées d’un pays décentralisé qui sombrait peu à peu dans la déception.

Et soudain, un autre 2 mai, deux cents ans après la guerre d’indépendance face à Bonaparte, les rebelles occupaient la place. Ils étaient peu nombreux au début, mais très loquaces, et pas forcément jeunes. Leur présence à la Puerta del Sol se remarqua aussitôt, car ils ne partaient pas. A la nuit tombée, ils n’étaient toujours pas partis. Quelque chose naissait, qui n’avait pas de nom, et il fallut bien lui en donner un, le quinze mai, car tout au long de ce 15 mai 2011, les premiers indignés manifestèrent dans plus de cinquante villes espagnoles, protestant contre les restrictions économiques et les politiques antisociales dictées, ou au moins acceptées, par un gouvernement socialiste, celui de Zapatero. Les plus grandes manifestations eurent lieu à Barcelone et à Madrid et, dans ces deux villes, elles prirent pour cible des points centraux, la plaza de Cataluña à Barcelone, et la Puerta del Sol. A Madrid, les premiers occupants furent délogés par la police et au petit matin du 16 mai, dix-neuf d’entre eux furent arrêtés. Le lendemain, le 17 mai, il y avait dix mille personnes à la Puerta del Sol. Le chiffre ne cessait d’augmenter. Pendant un mois, une cité d’utopies grandit au cœur d’une capitale malade. Des tentes, des réchauds, des toilettes bien organisées, des haut-parleurs, des chansons, des discussions, plus de discussions que de discours. Aucun de ceux qui dormirent à la Puerta del Sol pendant ces vingt-huit nuits ou qui y passèrent à différents moments de ces quatre semaines n’avait envie d’entendre des discours. Que voulaient les indignés du quinze mai ? Que voulaient donc les citoyens mécontents de la classe politique d’un pays qui, en cinq ans, après avoir été le modèle de l’Europe, était devenu un des quatre misérables « pigs », avec le Portugal, l’Irlande et la Grèce ?

Le changement désiré ne vint pas. Il n’y eut pas non plus, comme dans la plupart des pays arabes, un «printemps espagnol» triomphal. Avec l’été, l’indignation déserta la rue. Il y eut des élections générales en novembre 2011 et la chute prévue du second gouvernement Zapatero, désastreux, ouvrit la voie à un régime encore plus catastrophique, celui de Rajoy et de son très droitier Partido Popular, qui affronterait la crise en démantelant les rares maigres choses qui subsistaient de l’éducation, de la santé, de la culture. Dans le même temps, un nombre très élevé de hauts responsables du Parti Populaire étaient envoyés en prison ou condamnés pour de graves affaires de corruption, certains d’entre eux en connivence avec le gendre de Juan Carlos, le roi sortant.

Est-il resté quelque chose de l’esprit libertaire du quinze mai ? Quelques socialistes et communistes répondent qu’il ne reste rien. Moi, qui ne suis affilié qu’à moi-même, je pense le contraire. Lors des récentes élections européennes, un groupe politique, né du mouvement des Indignés, Podemos (« Nous pouvons », en espagnol), a obtenu plus d’un million de voix et cinq députés.

Je n’ai pas voté pour eux, mais je me réjouis de leur existence. Quand leur leader, Pablo Iglesias, se réclame de l’héritage du commandant Chávez ou des frères Castro, j’ai un rejet viscéral, mais il dit certaines choses que je suis ravi d’entendre et que j’aimerais voir appliquées. Suis-je pour autant plein d’illusions ?

Mes amis de gauche les plus cyniques prétendent que Pablo Iglesias, c’est du « bluff », et que Podemos se cassera la figure tout seul. Ils croient aussi que la Puerta del Sol ne se remplira de nouveau que pour la nuit de la Saint-Sylvestre, quand, tous les ans, les madrilènes s’y rendent pour s’enivrer et avaler, un rite sacré parmi les espagnols, que bien sûr je partage, les douze grumes de raisin au son des douze coups du carillon qui orne l’édifice de Jacques Marquet.

J’espère que mes amis se trompent.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 19:13

Prolongée de cinq jours, la trêve tient à Gaza (Reuters)

Israéliens et palestiniens ont prolongé de cinq jours la trêve en vigueur depuis lundi dans la bande de Gaza pour donner davantage de temps à leurs pourparlers indirects au Caire et le calme semblait prévaloir Jeudi 14 Août 2014 malgré une nuit de tensions.

Les deux camps se sont mutuellement accusés au cours de la nuit d'avoir enfreint le cessez-le-feu, qui a été prolongé juste avant son expiration mercredi soir.

Selon l'armée israélienne, huit roquettes ont été tirées en direction de l'état hébreu, dont l'aviation a riposté en bombardant plusieurs « sites terroristes et de tirs de roquettes » dans l'enclave.

Izzat Rechik, responsable du Hamas, a démenti toute violation de la trêve de la part des palestiniens et a qualifié les frappes israéliennes de « violation du calme ».

Aucune victime n'a été signalée et les hostilités avaient cessé à l'aube.

Un autre responsable du Hamas, de retour à Gaza après avoir participé aux négociations du Caire, qu'il a jugées ardues, a toutefois exprimé un certain optimisme.

« Il y a toujours de bonnes chances de parvenir à un accord », a estimé Khalid al Hayya, soulignant qu'une issue favorable était envisageable si l'état hébreu ne « jouait pas avec les mots concernant certaines exigences » des palestiniens.

« Les médiateurs égyptiens font des efforts importants et nous souhaitons qu'ils l'emportent dans cette bataille de négociations ».

Depuis le début, le 8 juillet, de l'opération israélienne « bordure protectrice » lancée pour mettre fin aux tirs de roquettes en provenance de Gaza, mille neuf cent quarante-cinq palestiniens ont été tués, dont une majorité de civils, selon les services de secours.

Israël a pour sa part fait état de soixante-sept morts, dont soixante-quatre militaires.

Au Caire, les deux camps ne discutent pas directement mais par l'intermédiaire de médiateurs égyptiens.

NOUVELLE PROPOSITION ÉGYPTIENNE

Des négociateurs palestiniens ont déclaré qu'ils retourneraient au Caire samedi soir en vue d'une reprise des discussions dimanche.

Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas dans la bande de Gaza, a déclaré mercredi à la chaîne de télévision de son mouvement que la levée du blocus de Gaza et un assouplissement des conditions de déplacement d’un million huit cent mille habitants du territoire côtier constituaient des conditions préalables à un « calme permanent ».

Israël et l'Egypte, qui contribue au blocus, continuent de limiter l'accès au territoire, de crainte de voir les activistes palestiniens reconstituer leur arsenal.

Selon un responsable palestinien, l'Egypte a soumis aux deux camps une nouvelle proposition pour parvenir à un cessez-le-feu durable.

De sources égyptiennes et palestiniennes, on indique qu'Israël pourrait, sous certaines conditions, autoriser des marchandises à entrer dans la bande de Gaza et assouplir la circulation des personnes et de biens.

Les palestiniens réclament aussi la création d'un port et la reconstruction de l'aéroport détruit lors des précédents conflits avec Israël. L'état hébreu invoque des raisons de sécurité pour s'opposer à ces demandes.

Face au blocage, les deux parties ont accepté de reporter d'un mois les discussions sur ce point, a dit un responsable palestinien.

Aux termes de la proposition égyptienne, Israël devrait accepter une extension de la zone de pêche accordée aux pêcheurs gazaouis en les autorisant à se rendre jusqu'à dix kilomètres du littoral contre cinq kilomètres actuellement.

Cette limite sera progressivement portée à « pas moins de » vingt kilomètres dans le cadre d'une « coordination entre l'Autorité Palestinienne et Israël », a ajouté ce responsable palestinien, faisant ainsi référence à un rôle accru à Gaza pour le président Mahmoud Abbas, basé en Cisjordanie.

Des mesures seraient également prévues pour les agriculteurs palestiniens de Gaza, la zone frontalière d'Israël dans laquelle les palestiniens ne peuvent s'implanter serait ramenée à cent mètres, au lieu de trois cent mètres actuellement.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 18:59

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201408/10/01-4790641-manifestation-pro-gaza-a-montreal.php

Manifestation pour Gaza à Montréal

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal en faveur des palestiniens de la bande de Gaza, à l'appel d'une large coalition d'organisations syndicales, populaires, communautaires et politiques, Dimanche 10 Août 2014.

La coalition demande la cessation immédiate de ce qu'elle appelle « l'agression » israélienne dans la bande de Gaza.

Les participants trouvent inacceptable qu'Israël invoque son « droit à se défendre pour mettre une nouvelle fois Gaza à feu et à sang ».

Ils dénoncent également le blocus humanitaire imposé à la bande de Gaza, alors que des quartiers complets, des mosquées, des écoles et d'autres lieux de refuge sont détruits à coups de bombes, et que les morts et blessés se comptent par milliers.

Les manifestants déplorent par ailleurs l'appui inconditionnel à Israël accordé par le gouvernement Harper.

Des syndicats, des groupes populaires et des partis politiques ont participé à la manifestation, CSN, FTQ, Fédération des Femmes du Québec, Collectif Échec à la Guerre, Québec Solidaire et Bloc Québécois.

Le rassemblement s'est mis en branle place Émilie-Gamelin.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 19:14

http://www.huffpostmaghreb.com/2014/08/04/tve-alvarez-attaque-israe_n_5648135.html

La journaliste de TVE Yolanda Alvarez attaquée par Israël, les journalistes espagnols s’insurgent

Par Ghada Hamrouche

Mardi 5 Août 2014

La presse espagnole est unanime à soutenir Yolanda Alvarez, correspondante de la TVE à Jérusalem objet d’attaques virulentes de la part de l’ambassade israélienne à Madrid qui l’a accusé ouvertement de travailler pour le Hamas et de s’en faire le relais pour transmettre ses messages et ses chiffres.

Le porte-parole de l’ambassade israélienne s’est livré à une attaque en règle contre la journaliste à qui il reproche que les « chroniques dramatiques avec abus d’adjectifs et de mises en scènes résultant d'un casting et d'une sélection de scènes servant les intérêts du Hamas sont ni plus ni moins le produit d'une activiste ».

L’ambassade israélienne a poussé le bouchon si loin qu’elle suscite des réactions indignées dans les médias espagnols.

La page twitter de Yolanda Alvarez est pleine de tweets de soutien émanant de journalistes ou d’associations de journalistes qui parlent d’intimidation et de menaces de la part de l’ambassade d’Israël.

La journaliste a reçu l’appui de son comité de rédaction qui a salué le travail professionnel « extraordinaire » et a dénoncé une mise en cause de la part de l’ambassade israélienne de nature à nuire à sa sécurité.

La section espagnole de Reporters Sans Frontières a sonné la charge contre les pratiques de l’ambassade d’Israël. « Selon les témoignages d'autres journalistes et médias, l'ambassade d'Israël en Espagne maintient une attitude permanente d'intimidation des journalistes espagnols ».

Le communiqué décortique le modus operandi de ces opérations d’intimidation.

« Ils commencent à montrer du doigt les journalistes avant les médias qui les emploient en les nommant devant leurs supérieurs. D'autres médias ont confirmé ces pressions, sous forme de dénonciations, d'appels téléphoniques et de visites de représentants diplomatiques israéliens ».

RSF Espagne a demandé à Israël de cesser d’utiliser « ses diplomates comme agents de pression et de propagande ».

Il reste néanmoins que Yolanda Alvarez a quitté la bande de Gaza le 31 juillet pour Jérusalem, la veille où le porte-parole israélienne a publié son communiqué vindicatif. Il s’agirait, selon les médias espagnols, d’une décision prise par la direction de TVE sur recommandation du ministère des affaires étrangères pour des raisons de sécurité.

Pour rappel, la journaliste de CNN Diana Magnay, a été rappelée après avoir publié un tweet où elle exprimait crument, des ordures, son écœurement devant les réjouissances d’un groupe d’israéliens sur les hauteurs de Sderot à la vue des bombes qui tombent sur Gaza.

Et malgré ces pressions, des journalistes continuent à faire correctement leur métier. Parmi eux, le journaliste de l’Humanité, Pierre Barbancey. Lequel notait ce matin sur sa page facebook, « vingt huitième jour d'agression. Les israéliens ont annoncé une trêve de sept heures pour aujourd'hui. S'ils pensent faire oublier les massacres qu'ils ont encore commis, hier, dans le sud de la bande de Gaza et devant une école de l'ONU à Rafah, ils se trompent. Leur trêve est toujours précédée de bombardements. Dans la nuit, vers 1 heure du matin, un bateau israélien s'est rapproché de la côte et a tiré plusieurs rafales on ne sait sur quoi. Les balles traçantes déchiraient la nuit. Ce matin, à 6 heures, un drone a tiré de l'autre côté de la route, face à mon hôtel, heureusement sans faire de dégâts. Netanyahou pense-t-il pouvoir continuer comme ça longtemps ».

Une autre façon de couvrir ce qu’il est difficile d’appeler une guerre au vu de la disproportion des forces.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 18:56

http://www.aurdip.fr/Fidel-Castro-Alice-Walker-le.html

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/08/11/fidel-castro-alice-walker-le-president-bolivien-condamnent-israel-et-rejoignent-lappel-au-boycott

http://www.electronicintifada.net/blogs/jimmy-johnson/fidel-castro-alice-walker-bolivian-president-condemn-israel-join-latin-american


Fidel Castro, Alice Walker et le président bolivien condamnent Israël et rejoignent l’appel au boycott

Par Jimmy Johnson

Lundi 11 Août 2014

Un groupe de personnalités politiques de haut rang, issues en majorité d’Amérique centrale, d’Amérique du sud et des Caraïbes, dont le président Evo Morales de Bolivie, l’auteure américaine Alice Walker, l’ancien président du Honduras Manuel Zelaya destitué (qui a signé de son diminutif « Mel Zelaya »), l’ancien président cubain Fidel Castro (qui a signé dès la publication de la déclaration), le musicien cubain Silvio Rodriguez, l’auteur équatorien Eduardo Galeano et d’autres, ont signé une déclaration aux mots très forts de solidarité avec le peuple palestinien sous la bannière du Réseau pour la Défense de l’Humanité.

La déclaration, qui a pour titre « pour la défense de la Palestine », condamne l’occupation coloniale de la Palestine, les attaques en cours contre la bande de Gaza, l’impérialisme américain et la complicité européenne avec les menées d’Israël, elle appelle à soutenir les campagnes mondiales pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions.

La déclaration part de ce qu’a dit le 30 juillet le président bolivien Evo Morales lorsqu’il a révoqué l’accord israélo-bolivien de 1972 en qualifiant Israël « d’état terroriste » et ce, en réponse aux attaques incessantes d’Israël contre les palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie.

La déclaration « pour la défense de la Palestine » est intégralement reproduite ci-dessous avec la liste des signataires. Elle est disponible en anglais et en espagnol sur le site America Latina en Movimiento.

« Nous prenons à notre compte les mots de notre camarade Evo Morales, un des fondateurs du Réseau pour la Défense de l’Humanité et président de l’état multinational de Bolivie, qui a qualifié Israël d’état terroriste.

Nous exprimons notre dégoût absolu pour le génocide en cours perpétré contre le peuple palestinien par un état fondé sur la dépossession et l’occupation coloniale des territoires palestiniens.

Nous assurons le peuple palestinien de notre considération et de notre solidarité, en particulier pour ses organisations de résistance à Gaza, dans leur lutte héroïque contre les tentatives israéliennes de les exterminer et de s’emparer des petits morceaux qui restent de ce qui fut un jour leur patrie.

Nous condamnons le rôle impérialiste des Etats Unis qui parrainent Israël politiquement, financièrement, militairement et le soutiennent face à l’extraordinaire inaction du conseil de sécurité de l’ONU, dont les résolutions sur la question de la Palestine sont systématiquement violées en complète impunité par Washington. Les États Unis démontrent une fois de plus leur hypocrisie et leur cynisme qui ont été leur ligne de conduite au cours de l’histoire, menaçant de sanctions et d’interventions les peuples d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Eurasie qui défendent leur souveraineté, en même temps qu’ils soutiennent les actes d’Israël.

Nous dénonçons la complicité qui s’exerce, par défaut dans certains cas, de la part des gouvernements qui forment l’Union Européenne, de même que la soumission inconditionnelle de l’oligarchie de la presse au dictat de Washington. Assez de nommer cela une guerre quand en fait c’est un génocide perpétré par une des armées les mieux équipées du monde contre un peuple dont les ressources défensives sont infiniment moindres en quantité et en qualité !

Nous vous encourageons à rejoindre la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanction contre l’état terroriste d’Israël, car il est temps que la solidarité soit active et créative, au-delà des condamnations verbales. Nous avons fait défaut aux plus de mille six cent morts en Palestine ces dernières semaines, comme aux plus de neuf mille blessés depuis le début de l’opération terroriste hypocritement appelée « Bordure Protectrice ».

Nous exigeons la fin de l’apartheid et du génocide, de même que celle des murs et des colonies illégales. Nous en appelons aux gouvernements du monde pour qu’ils exigent d’Israël qu’il se plie aux résolutions du conseil de sécurité de l’ONU qui l’obligent à se retirer de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem Est pour revenir aux frontières antérieures à la guerre des six jours de 1967 et garantir le droit au retour des réfugiés palestiniens, selon la résolution du conseil de sécurité 242 du 22 novembre 1967, résolution qui a été systématiquement ignorée par l’état d’Israël.

Nous appelons à une solution politique effective du conflit en Palestine sur la base du dialogue, de la négociation et de l’existence de deux états jouissant des mêmes droits et disposant de frontières claires et internationalement reconnues. Nous croyons que cette solution doit commencer par la levée immédiate du blocus de Gaza et la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens. Nous félicitons les gouvernements de l’ALBA (l’Alliance Bolivarienne des Peuples de nos Amériques), du Mercosur (le marché commun du sud) et d’autres gouvernements du sud pour leur position solidaire contre les actes barbares d’Israël à Gaza.

Nous faisons nôtres les mots du révolutionnaire Nelson Mandela, « nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des palestiniens ». Nous affirmons qu’Israël a perdu cette bataille moralement et politiquement face au courageux peuple palestinien et à la condamnation croissante par les peuples du monde d’un état « criminel » qui viole le droit international. La résistance palestinienne invincible sera récompensée le plus tôt possible, par les sourires de ses enfants dans sa patrie libérée.

Contre le terrorisme israélien et l’impérialisme US, pour la défense du droit à l’auto détermination de la Palestine et de tous les peuples du monde ».

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 18:15

Nouri al Maliki juge que son remplacement n’a aucune valeur (Reuters)

Nouri al Maliki a répété Mercredi 13 Août 2014 que la nomination d'Haïder al Abadi, un chiite comme lui, au poste de premier ministre pour le remplacer constituait une violation de la constitution irakienne et n'avait « aucune valeur ».

Dans une intervention télévisée, le premier ministre déchu a considéré que chacun devait respecter la décision du tribunal fédéral auprès duquel il dit avoir déposé un recours mardi contre la nomination d'Haïder al Abadi. Le tribunal n'a pas encore rendu sa décision.

« La violation qui est intervenue n'a aucune valeur et ses conséquences n'ont aucun effet », a déclaré Nouri al Maliki. « Ce gouvernement poursuit son activité et ne subira pas de modification à moins qu'en décide ainsi la cour fédérale ».

Haïder al Abadi est soutenu par les chancelleries occidentales et l'Iran chiite, qui reprochent à son prédécesseur d'avoir contribué par une pratique autocratique du pouvoir à la radicalisation de la minorité sunnite et donc à la progression des djihadistes de l'Etat Islamique.

Nouri al Maliki espérait le soutien de l'Iran, où il a passé plusieurs années en exil lorsque Saddam Hussein, un sunnite, était au pouvoir à Bagdad.

Le guide suprême de la révolution islamique en Iran a toutefois apporté mercredi son soutien personnel à Haïder al Abadi, après avoir déjà pris publiquement ses distances avec Nouri al Maliki.

« J'espère que la désignation du nouveau premier ministre en Irak va dénouer la situation et conduire à la formation d'un nouveau gouvernement et infliger une bonne leçon à ceux qui cherchent la sédition en Irak », déclare l'ayatollah Ali Khamenei dans un communiqué diffusé sur son site internet.

D'après les médias iraniens, Ali Khamenei a envoyé en juillet un émissaire pour participer à des discussions avec des responsables politiques et religieux de la communauté chiite irakienne pour trouver un remplaçant à Nouri al Maliki.

Ces responsables irakiens, parmi lesquels le grand ayatollah Ali Sistani, plus haut dignitaire religieux des chiites d'Irak, se sont finalement entendus sur le nom de Haïder al Abadi, personnalité suffisamment consensuelle à leurs yeux pour favoriser une participation des sunnites modérés à l'exercice du pouvoir.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:59

http://www.thecairopost.com/news/121282/news/mb-supporters-launch-egyptian-revolutionary-council

Des supporters des frères musulmans lancent le « conseil de la révolution égyptienne »

Un groupe d'expatriés égyptiens, y compris des personnalités publiques, ont déclaré Vendredi 8 Août 2014 la fondation de « l’Egyptian Revolutionary Council (ERC) ».

L'annonce était faite dans une conférence de presse tenue en Turquie.

Ils ont dit que l’ERC devrait être une nouvelle entité de résistance contre le « coup d’état militaire du 3 juillet 2013 » et pour la réalisation des objectifs de la révolution du 25 Janvier 2011 présentés comme « le pain, la liberté, la justice sociale et la dignité ».

L'ERC est pour l’unité dans la résistance contre le « coup d’état » de toutes les forces et de toutes les personnes politiques à l'étranger quelles que soient leurs origines politiques et idéologiques et pour la réalisation des objectifs du 25 janvier, dit sa déclaration de fondation.

Le 3 juillet 2013, l'armée renversait le président islamiste Mohamed Morsi, après que des millions de personnes soient descendues dans la rue exigeant la démission de Morsi après sa tentative d’extension de son pouvoir.

ERC apparaît à l’occasion du premier anniversaire de la dispersion du sit-in des frères musulmans des places de Rabaa al Adawiya et d’al Nahada par les forces de sécurité le 14 août 2013, causant la mort de centaines de personnes.

ERC ne remplace pas la « National Coalition to Support Legitimacy », a déclaré Maha Azzam, le leader et le porte-parole de la nouvelle entité contre le coup d’état, dans une interview à al Jazeera vendredi, pour clarifier le rôle de l'ERC qui s’adresse à la communauté européenne ce que la NCSL ne peut pas faire.

Il a dit qu’il poursuivrait l'Egypte devant les tribunaux internationaux, confirmant en même temps que Morsi est le président légitime de l'Egypte.

« Le conseil révolutionnaire égyptien affirme le droit de tous les égyptiens à refuser la tyrannie, l'injustice et le terrorisme de l'état militaire », dit la déclaration.

« Unir toutes les forces révolutionnaires et la jeunesse, mobiliser le soutien international, réaliser les objectifs de la révolution du 25 janvier, démanteler les institutions corrompues et établir l'égalité des citoyens, la justice, la liberté et la dignité humaine », ERC a inscrit ses buts comme tels, appelant les gouvernements du monde à le soutenir.

La NCSL a salué l'initiative dans un communiqué publié vendredi, ajoutant qu'elle encourage tous les efforts honnêtes à l’intérieur et à l’extérieur de l'Egypte contre le « coup d’état » et pour la réalisation des objectifs de la révolution.

Azzam a ajouté que les membres des frères musulmans représentent moins de vingt pour cent du conseil, en ajoutant que le conseil comprend toutes les couleurs idéologiques et intellectuelles, comme les libéraux, les laïcs et les gauchistes.

La déclaration de fondation fait remarquer qu'il y a trois bureaux en cours pour superviser les aspects politiques du conseil et les relations internationales, pour documenter les crimes et violations commis après l'éviction de Morsi et pour communiquer avec les médias.

Cette entité se distingue des autres entités qui ont été déclarées après la révolution du 30 juin, dit-elle, demandant à tous les expatriés égyptiens à s'unir pour renverser le « coup d'état militaire ».

Dans une brève déclaration au Cairo Post samedi, le dissident des frères musulmans Kamal al Halbawy a déclaré que le nouveau conseil échouerait comme les autres initiatives proposées pour soutenir les frères musulmans ont échoué.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 19:15

http://www.association-revivre.fr/communique-de-lassociation-revivre

Communiqué de l’association Revivre

Samedi 26 Juillet 2014

Depuis un peu plus d’une semaine, une quarantaine de familles avec enfants, s’identifiant comme syriennes, sont arrivées aux abords du square de Saint Ouen, rue Suzanne Valadon.

Le maire de Saint Ouen a pris la décision de fermer le parc et les rues avoisinantes d’accès avec pour conséquence un déplacement des familles sur le dix-huitième arrondissement de Paris, sous le pont du périphérique à la porte de Saint Ouen. Ceux-ci se regroupent en fin d’après-midi.

Nous avons pu constater, Jeudi 24 Juillet 2014, une situation particulièrement inquiétante avec des altercations entre différents groupes, des personnes non syriennes semblent s’agréger à cette situation pour profiter des dons en vêtements, nourriture et argent que des personnes distribuent par solidarité.

Après l’arrivée en avril 2014 de plus de deux cent réfugiés syriens dans le parc et la prise en charge qui s’en était suivie par notre association avec les différentes institutions (OFPRA, France Terre d’Asile, ministère de l’intérieur), nous avions par courrier alerté les différents acteurs de la nécessité d’anticiper une situation qui ne manquerait pas, compte tenu de la situation dramatique en Syrie, de se reproduire. L’actualité nous donne raison malheureusement.

L’association Revivre est prête à recevoir à sa permanence, à la mairie du vingtième arrondissement, les familles souhaitant entamer une procédure de demande d’asile, l’équipe de bénévoles est à la disposition des autorités pour faciliter les médiations et informations.

Comme cela a déjà été précisé aux autorités, nous ne sommes pas en mesure de prendre en charge financièrement des nuitées en hôtel, nous considérons que les pouvoirs publics doivent assumer leurs responsabilités dans le cadre du droit d’asile et des conventions internationales concernant la protection des personnes vulnérables, particulièrement les enfants.

Le bureau de l’association Revivre

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