Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 19:54

http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article67574

« Nous devons sauver les citoyens et non pas les banques »

Interview de Pepe Mejia par Adela Zamudio

Lundi 28 Avril 2014

Le seul candidat immigré de la liste Podemos aux prochaines élections européennes.

Combattant reconnu des droits de l'homme, pendant le régime de Fujimori il a été condamné par un tribunal militaire sans visage à vingt ans de prison, il a eu un rôle de premier plan en tant que porte-parole de la plate-forme 0,7 pour allouer 0,7 pour cent du PIB à des programmes de coopération et de lutte contre la faim et la pauvreté.

Né au Pérou il y a cinquante six ans, il était organisé dans sa jeunesse dans des groupes de base chrétiens dans la province de Callao. Plus tard, il a milité et participé à divers mouvements sociaux de solidarité avec le Salvador, le Nicaragua, contre l'OTAN, contre la constitution européenne, la célébration du cinquième centenaire du réseau citoyen pour l'abolition de la dette extérieure (RECADE). Il a participé à plusieurs actions comme des occupations d’ambassades, pour les immigrés, des grèves de la faim, l’occupation de la banque Santander à Madrid, le camping et l’enchaînement aux grilles des cortes pour exiger une loi de coopération juste et solidaire. Avec une vingtaine de militants il a occupé pendant quinze jours la cathédrale de l'Almudena. Et il poussa un cri en quechua dans les fêtes de Mota del Cuervo dans la province de Castille La Manche.

Il recevait le prix des droits de l’homme de l'association pour la défense de la vie (ADEVI) du Pérou, pour la récompense de la coopération par la fondation indépendante pour la liberté d’expression de l’union des journalistes d’Espagne après l’assassinat de huit journalistes péruviens à Uchuraccay.

Membre d'ATTAC depuis sa fondation, Pepe Mejia a participé à la plate-forme pour la défense de la santé publique d'Amérique latine à Madrid et à la coordination des quartiers d’Amérique latine (COVELA). Le cercle Podemos de Carabanchel Amérique latine l’a élu, avec Fani y Enrique, candidat aux primaires. Il est entré dans la liste aux élections européennes avec l'intention « d’expliquer les valeurs de Podemos comme un projet né d’en bas et la nécessaire articulation pour en finir avec les voleurs, les escrocs et les assassins ».

Question. Qu’est ce que Podemos ?

Réponse. Podemos est un projet qui vise à recueillir toute la colère causée par les banques, leurs agents et leurs complices, les politiciens corrompus du PSOE et du Parti Populaire principalement, et articuler une force politique pour gagner la majorité sociale pour évincer les responsables de cette fraude qu’on veut nous vendre comme crise. D'autre part, Podemos est un espace pour expérimenter des embryons de pouvoir populaire à travers les cercles. Nous sommes plus de trois cent et c’est la plus grande force de ce projet qui a suscité tant d'espoirs.

Question. Divers milieux ont manifesté publiquement des critiques par rapport à la prise de décision à l’intérieur de Podemos, des accusations de verticalisme et d’autoritarisme. Quelle est votre opinion sur la décision de remplacer le logo de Podemos sur le bulletin de vote par la photographie de Pablo Iglesias ?

Réponse. Les cercles veulent acquérir plus d'autonomie, car ils sont le moteur du projet. Tout le pouvoir aux cercles, ce sont eux qui commandent. Mais il est vrai aussi que les décisions sont prises en dehors des cercles et c’était très tangible dans le cas de Verstrynge. De nombreux membres des cercles ont demandé des explications auxquelles Pablo Iglesias devait répondre. En ce qui concerne le changement du logo par la photographie de Pablo, je suis en désaccord avec cette décision qui a été prise sans consultation préalable des cercles. Je n'aime pas le culte de la personnalité. Podemos est un projet collectif ou il n'est pas. Cependant, il ne fait aucun doute que Pablo a une bonne image médiatique et c’est ce support médiatique qui nous permet d’expliquer notre discours. De mon point de vue il doit y avoir un équilibre entre la figure médiatique et la consultation, l’information et le compte rendu des cercles. Il y a les obligations de la campagne électorale mais ce n’est pas un prétexte pour empêcher la démocratie participative et horizontale. Nous pouvons et nous devons conjuguer la démocratie interne et d’autres formes d’action politique avec les obligations de la conjoncture.

Abroger les décrets lois de la réforme du travail

Question. Quelles sont les idées fortes et les propositions de Podemos pour les élections européennes ?

Réponse. En premier lieu, sauver les citoyens et non pas les banques. Abroger les décrets lois de la réforme du travail qui nous conduisent à la faim et à la misère. Des salaires et des retraites dignes, audit citoyen de la dette publique et privée. Nous nous concentrons sur la mise en œuvre de la taxe Tobin sur les transactions financières et le renforcement des sanctions contre les infractions fiscales. Nous nous proposons de surveiller et de limiter les activités des groupes de pression et de défendre la liberté d'expression, de réunion, de manifestation et de participation populaire, de défendre les droits des homosexuels, lesbiennes, transexuels, bisexuels et intersexuels.

Question. Quelle est votre position sur l'avortement ?

Réponse. Je soutiens le droit de décider de notre propre corps, de protéger les droits sexuels et de reproduction et d'assurer la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale pour les femmes comme pour les hommes.

Question. Quelles sont vos propositions en matière d'immigration ?

Réponse. Nous sommes toujours traités comme une main d’œuvre pas chère et sans droits. Nous demandons la reconnaissance de nos droits et l’abrogation des lois contre l’immigration, la fermeture des centres de rétention des étrangers (CIE), la suppression des programmes Frontex contre l’émigration et la suppression de la directive de la honte. Nous demandons la suppression des clôtures de Ceuta et Melilla. Nous luttons contre les entreprises qui profitent de notre situation et nous exploitent comme des esclaves. Nous disons que la résidence ne dépend pas de notre revenu. La citoyenneté, notre citoyenneté, n'est pas à vendre. Nous demandons la liberté de circulation et le droit de vote où nous vivons et travaillons sans contrepartie.

Question. Malgré toutes les problèmes que vous rencontrez, faites vous tout ce que vous devez faire pour lutter contre la corruption ?

Réponse. En ce qui concerne la lutte contre la corruption, je pense que nous ne faisons pas assez. La corruption ronge toutes les entrailles de l'état, y compris la monarchie. Le discrédit et la méfiance envers ce régime augmentent tous les jours. Les gens croient de moins en moins dans les institutions nées du mal nommé modèle de la transition. Il y a mille sept cent cas, cinq cent mises en examen et seulement vingt sont en prison. Ce n'est pas possible. Nous ne pouvons pas continuer comme cela.

Reconnaître le droit des peuples de décider

Question. Et sur ​​la scène internationale, que défend Podemos ?

Réponse. Il faut conquérir la souveraineté pour construire la démocratie. Et cela vaut pour l'abrogation du traité de Lisbonne pour que les services publics ne soient pas soumis au principe de la concurrence et ne soient pas transformés en marchandises, la modification des traités de libre échange qui ne profitent qu'aux sociétés transnationales et ne respectent pas les droits humains et la reconnaissance du droit de décider des peuples d'Europe.

Question. Qu'en est-il de l'environnement et de l'écosystème ?

Réponse. Il est nécessaire de développer le monde rural pour rééquilibrer la société, de protéger, de manière globale, l'environnement, de promouvoir des actions visant à réaliser des politiques de souveraineté alimentaire, l'agriculture durable, la protection de la biodiversité agricole et des coopératives agricoles. Garantir le droit à l'eau comme un droit humain fondamental.

Question. Que pouvez-vous ajouter concernant vos propositions ?

Réponse. La protection des animaux en prévoyant des peines pour des actes de violence et de négligence et l'élimination de toute utilisation de fonds publics pour les activités néfastes aux animaux. Interdire la tauromachie et le trafic d'espèces exotiques ou en voie de disparition. Nous pouvons présenter un candidat à l'engagement à la transparence, des ressources propres et non dépendantes des banques, nous n'avons pas demandé des prêts des banques pour financer notre campagne, nous avons signé un engagement de rotation des charges et d’un revenu équivalent au salaire moyen, avec une liste paritaire et soutenue par des militants sociaux.

Question. Comment êtes-vous organisés ?

Réponse. Nous sommes organisés en cercles territoriaux et sectoriels. Il y a des cercles de la santé, de l'Immigration et dans les districts, les quartiers et les villes. Nous sommes en train d'organiser les coordinations au niveau régional. A Madrid, nous réunissons tous les porte-paroles des cercles chaque semaine et nos cercles, véritables embryons de pouvoir populaire, chaque semaine dans certains cas, ou comme chaque cercle le décide. Des commissions de travail ont été créées en fonction des besoins. Nous suivons le critère de l'horizontalité et de la participation. Il y a beaucoup d'autonomie et petit à petit nous réalisons « tout le pouvoir aux cercles ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 17:46

http://www.alencontre.org/moyenorient/egypte/egypte-fatma-ramadan-une-vague-sans-precedent-de-licenciements-et-demprisonnements.html

« Une vague sans précédent de licenciements et d’emprisonnements »

Par Salma Hussein

Mercredi 30 Avril 2014

Après deux ans de progrès relatif, les salariés égyptiens ont de plus en plus de mal à faire entendre leurs voix. Tareq est un membre élu du syndicat indépendant des travailleurs à l’université américaine du Caire (AUC), un syndicat qu’il a créé avec ses collègues en 2012.

Aujourd’hui, il n’est plus le leader enthousiaste qu’il était deux ans auparavant. Alors, il avait réussi à doubler les salaires des travailleurs, après deux grèves réussies et des négociations difficiles, mais toutes les négociations qu’il a menées récemment pour augmenter le salaire minimum ont échoué. « Le vent ne tourne plus à notre avantage », regrette-t-il.

Que ce soit à cause des mauvaises conditions économiques ou en raison de la transition politique chaotique, il semblerait que Tareq et ses collègues de l’AUC ne soient pas les seuls à éprouver des difficultés pour convaincre leur boss d’augmenter les salaires. En 2011 et 2012, les demandes d’augmentation salariale n’étaient pas rejetées.

« En revanche, au cours des deux dernières années, presque toutes les négociations dans lesquelles je me suis engagé ont échoué », affirme Fatma Ramadan, numéro deux de l’union des syndicats indépendants, créée en 2011. Elle note que les employeurs acceptent les demandes lorsqu’ils sont soumis à des pressions politiques, puis, ils tentent de se dérober.

Dans tous les cas, ajoute-t-elle, il y a une vague « sans précédent de harcèlements, de licenciements et d’emprisonnements des travailleurs ».

En 2013, le nombre de protestations pour raisons socio-économiques a atteint le record de sept mille, selon le centre égyptien des droits économiques et sociaux. Ce chiffre avait nettement reculé après la destitution du président Mohamed Morsi, pour repartir à la hausse avec le début de l’année 2014. En janvier 2014, il y a eu une cinquantaine de protestations ouvrières dans une dizaine de gouvernorats, ce qui a obligé le gouvernement à démissionner. Cependant, la plupart des revendications n’ont pas été satisfaites.

Pour le premier ministre, Ibrahim Mahlab, la situation économique n’est pas favorable à une hausse des salaires. Mais pour Fatma Ramadan, ce revers pour ce qui a trait aux droits ouvriers s’explique par le fait que ces droits gagnés au lendemain de la révolution, comme le salaire minimum et autres, n’ont jamais été institutionnalisés. Résultat, ils sont tombés dans l’oubli. L’union des syndicats indépendants est un bon exemple. « Des dizaines de milliers d’employés et d’ouvriers ont créé des syndicats indépendants, mais la loi sur la liberté syndicale n’a jamais été approuvée par les trois régimes qui se sont succédé depuis 2011 », affirme Fatma.

Ceramica Cleopatra est un exemple vivant de revendications ouvrières non satisfaites. Le propriétaire de l’entreprise a dû signer un « accord collectif » avec les ouvriers qui prend force d’une loi en vertu de la législation égyptienne. C’était sous la pression des grèves de 2013 et l’intervention des représentants de l’armée. Les travailleurs accusaient la police et les officiels de l’armée qui gèrent la région de Suez, où est située l’usine, de protéger les intérêts d’Aboul Einein, milliardaire et ancien ami de Moubarak. Après la dernière grève, certains leaders ouvriers ont été arrêtés.

Mais la grogne a continué et les représentants de l’armée se sont posés en médiateurs pour conclure un accord selon lequel Aboul Einein s’engage à payer aux ouvriers une part des profits dictés par la loi, mais qu’il n’a jamais payés, en plus d’une compensation mensuelle contre les risques industriels de neuf cent livres égyptiennes (113,6 francs suisses). Cependant, Aboul-Einein n’a pas tardé à intenter un procès contre ses ouvriers, les accusant de l’avoir forcé à signer cet accord en menaçant sa vie.

Les ouvriers en Egypte n’ont jamais réussi à obtenir leurs droits sans protestations. « Il n’y a pas de droits sans révoltes », affirme Fatma, qui a une longue expérience. Elle explique que c’était toujours la norme avant la révolution. Il y a toujours eu des négociations. Plus les ouvriers sont organisés, et mieux sont les résultats des négociations. « La grève a alerté la direction, elle devait s’asseoir avec nous. Ce sont ces négociations qui nous ont donné nos droits », raconte Tareq, chef de la maintenance à l’AUC, en expliquant l’avantage des négociations collectives.

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) définit la négociation collective comme étant « un processus de négociations entre l’employeur et l’employé qui détermine la relation du travail, particulièrement les salaires, les conditions et les normes du travail ». L’organisation onusienne attribue à ce processus beaucoup d’avantages, « il est associé à des salaires moyens plus élevés et à moins d’inégalités salariales », selon son rapport mondial sur les salaires de 2010. Les études aussi prouvent que les négociations collectives mènent effectivement à mieux lier les salaires à la croissance.

En Egypte, cependant, les négociations collectives n’ont réussi que temporairement. C’est significatif, les employeurs étaient plus disposés à répondre aux demandes ouvrières dans les mois qui ont suivi la révolution de 2011.

« C’est comme si la trajectoire de la révolution et les droits du travail étaient juxtaposés. Nous témoignons à présent d’une pente descendante pour les deux », note Fatma Ramadan.

Achraf, un collecteur de factures d’électricité, se souvient de ce temps non lointain où les protestations successives des ouvriers ont mis à l’écart trois directeurs de l’organisme de distribution de l’électricité, où il travaille, parce que les employés les accusaient de corruption.

Les employés qui ont formé un syndicat indépendant le lendemain de la révolution ont également réussi à faire verser aux employés des millions de livres en bonus qui étaient exclusivement réservés aux hauts responsables. En résultat, Achraf a vu son salaire passer de quatre cent livres égyptiennes (50,50 francs suisses au taux d’avril 2014) à sept cent livres égyptiennes (88,40 francs suisses au taux d’avril 2014).

En 2011, les syndicats indépendants ont poussé comme des champignons. Et quasiment toutes les protestations ont connu une fin relativement heureuse, se rappelle Fatma Ramadan.

Par conséquent, même si le salaire minimum approuvé en 2011 n’a profité qu’à deux pour cent des employés de la fonction publique et n’a guère inclus le secteur privé, les protestations et les négociations qui ont suivi ont créé un effet positif. Par exemple, à l’AUC, huit cent salariés ont signé des contrats permanents, ont vu leur salaire doubler pour atteindre mille deux cent livres égyptiennes et ont eu des assurances sociales et médicales. Beaucoup de syndicats « officiels », c’est-à-dire créés et parrainés par l’état, ont été poussés à améliorer leur soutien aux ouvriers, sous la pression de la concurrence des syndicats indépendants aujourd’hui réprimés. Mohamad, jardinier à l’AUC qui avait été interviewé par nous en 2012, affirme « qu’on nous regardait avec mépris, comme si nous n’étions pas dignes de nos droits. Maintenant, si vous avez un problème avec votre supérieur, vous n’avez pas peur de présenter une plainte formelle contre lui ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 17:23

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Un-dispositif-d-urgence-pour-les-Syriens-de-Saint-Ouen-2014-04-27-1142095

Un dispositif d’urgence pour les syriens de Saint Ouen

Un « guichet unique » spécifique a été imaginé pour répondre à la situation des cent soixante cinq syriens dormant dans un square de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Ce dispositif préfigure en bien des points la réforme de l’asile, dont l’objectif est de réduire les délais de traitement.

Dimanche 27 Avril 2014

A situation d’exception, réponse d’exception, en découvrant lundi dernier que cent soixante cinq syriens fuyant la guerre s’étaient installés dans un parc de Saint-Ouen, aux portes de Paris, l’administration a déployé une prise en charge accélérée, régularisation, hébergement et instruction des demandes d’asile.

Ce cas de figure ne pourrait certainement pas être étendu aux soixante quatre mille personnes qui demandent chaque année la protection de la France. Toutefois, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, regardera sans doute avec attention ce dispositif qui en bien des points, anticipe la réforme de l’asile attendue en juin prochain.

Cela faisait quelques semaines que le groupe de réfugiés syriens avait investi ce square, coincé entre le périphérique parisien et un hôtel Formule Un. Certains sont commerçants, d’autres étudiants ou professeurs. Beaucoup sont venus en famille. « Leur point commun, c’est qu’ils ont vécu tout un parcours d’errance à la recherche de la destination la plus sécurisante pour eux », explique Sabreen al Rassace, de l’association Revivre, qui les accompagne.

Le ministère prêt à faire preuve de souplesse

« Beaucoup ont d’abord essayé les pays limitrophes, mais ils ne sont plus les bienvenus en Jordanie, au Liban ou en Égypte. Alors ils sont passés par la Libye, l’Afrique du Nord puis l’Espagne, via l’enclave de Melilla, pour arriver en France », poursuit-elle.

En principe, beaucoup d’entre eux devraient être renvoyés en Espagne, conformément au droit européen qui prévoit que la demande d’asile doit être enregistrée dans le premier pays d’arrivée au sein de l’espace Schengen. Nombre de migrants en Europe sont ainsi renvoyés d’un pays à l’autre au nom de cette règle.

Mais dans le cas des syriens, le ministère de l’intérieur est prêt à faire preuve de souplesse, compte tenu de la situation dans le pays. L’exécutif fera jouer à titre exceptionnel une « clause humanitaire » pour que leur dossier soit instruit en France.

Par ailleurs, la méthode choisie pour assurer leur prise en charge devrait constituer un cas d’école. Encore peu habituées à coordonner leurs efforts en un temps très réduit, les administrations ont pourtant réussi à s’organiser autour d’un « guichet unique ».

« Ce dispositif entre dans le cadre d’une mobilisation particulière du gouvernement pour les Syriens, pour lesquels nous avons déjà accéléré le traitement des dossiers dans un délai de moins de trois mois », explique Pascal Brice, directeur général de l’office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).

La France a déjà accueilli cinq mille syriens

Entre mars dernier et le début de la révolte contre le régime de Bachar Al Assad en mars 2011, la France avait déjà accueilli cinq mille syriens, et le programme de réinstallation de cinq cent autres personnes déjà réfugiées dans des pays limitrophes de la Syrie a déjà commencé.

Le « guichet unique » est entré en vigueur jeudi dernier. La Seine-Saint-Denis finance les nuitées hôtelières, le temps pour la préfecture, voisine de Paris, de recevoir les familles dans une structure d’accueil du dix huitième arrondissement où une dizaine de dossiers devraient être instruits chaque semaine. Un titre de séjour provisoire leur sera octroyé, l’office français de l’immigration et d’intégration s’occupera de leur accueil, tandis que leur demande d’asile sera enregistrée et transmise à l’OFPRA.

« En quelques jours, les formalités de base seront bouclées », assure Pascal Brice. La méthode devrait faire école, car dans les préfectures les plus encombrées, l’instruction des dossiers peut prendre jusqu’à six mois. Dans la réforme qui doit être annoncée en juin, l’OFPRA, qui a déjà testé la création d’antennes provisoires là où les préfectures saturent, devrait avoir des implantations locales permanentes.

Une « orientation directive »

Parmi les Syriens de Saint-Ouen, seules deux familles « particulièrement vulnérables », selon Didier Leschi, préfet délégué pour l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis, resteront en Île de France. Les autres se verront aussi attribuer des places par ADOMA, gestionnaire d’un parc de soixante dix mille logements très sociaux, là où il y en a de disponibles, en province.

Il s’agit là d’une autre nouveauté voulue par la gauche dans la réforme de l’asile.

Quarante pour cent des demandeurs d’asile sont en effet concentrés en région parisienne. Dans le futur système, une « orientation directive » sera mise en place et les étrangers n’auront pas le choix de leur installation s’ils veulent que leur demande soit instruite.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 17:04

Une autre ville d’Ukraine, Horlivka, aux mains des séparatistes (Reuters)

Des hommes en treillis et masqués se sont emparés Mercredi 30 Avril 2014 de bâtiments publics dans une autre ville d'Ukraine, le gouvernement pro-occidental de Kiev semblant peu à peu perdre le contrôle de l'est industriel voisin de la Russie.

Les assaillants sont arrivés à l'aube à Horlivka, une ville de près de trois cent mille habitants.

Ils se sont emparés du siège de l'administration et de la police, sans rencontrer de résistance, ont fait savoir les autorités.

Les miliciens s'étaient déjà emparés en avril du siège de la police régionale.

Ils ont refusé d'être photographiés, rapporte un journaliste de Reuters.

Ces hommes, lourdement armés, portaient les mêmes uniformes militaires sans insigne que les autres « hommes en vert » non identifiés qui ont rejoint les manifestants pro-russes avec des matraques et des chaînes lors de la prise de contrôle des villes du Donbass ukrainien.

Les tentatives du gouvernement central de Kiev de contenir l'insurrection se sont montrés vaines, les forces de sécurité étant régulièrement dépassées par les séparatistes.

Les Etats-Unis, les pays européens et le gouvernement ukrainien formé après la destitution en février du président pro-russe Viktor Ianoukovitch soupçonnent Moscou de vouloir reproduire dans l'est de l'Ukraine le scénario qui a abouti en mars à l'annexion de la Crimée.

La Russie dément être derrière ce qui se passe dans l'Est.

ALERTE MAXIMUM

« Il est manifeste que ce qui est en train de se produire n'arriverait pas sans une implication russe », a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), qui s'adressait à la presse à Vienne.

Horlivka se trouve au nord de Donetsk où d'autres séparatistes russophones ont proclamé l'instauration d'une « république populaire » et veulent organiser un référendum d'auto détermination le 11 mai.

Les villes du Donbass, le bassin houiller de l'est ukrainien d'où provient un tiers de la production industrielle nationale, tombent les unes après les autres aux mains des séparatistes depuis le 6 avril. La veille, ils s'étaient emparés de Louhansk, chef lieu de la province du même nom.

Oleksander Tourtchinov, qui a assure l'intérim de la présidence ukrainienne avant l'élection prévue le 25 mai, a ordonné mardi la mise à pied des chefs de la police de Donetsk et de Louhansk, incapables selon lui de remplir leur mission.

Il a à nouveau déploré leur incapacité mercredi.

« Notre tâche principale est d'empêcher la menace terroriste de se propager à d'autres régions de l'Ukraine », a déclaré le président par intérim lors d'une réunion de gouverneurs régionaux à Kiev.

Il a à nouveau réitéré la menace d'une guerre entre la Russie et l'Ukraine et a indiqué que l'armée était placée en état d'alerte maximum.

« La direction russe fait tout pour empêcher l'élection. Mais l'élection aura lieu le 25 mai », a-t-il déclaré.

Le Donbass se trouve au coeur de ce que le président russe Vladimir Poutine a récemment désigné comme la « nouvelle Russie » (« Novorossiya »), reprenant un terme datant de l'époque de l'expansion tsariste au dix huitième et au dix neuvième siècle.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:46

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/58264/les-roms-villebon-en-appellent-au-prefet-laide-dune-petition

Les roms de Villebon en appellent au préfet par une pétition

Jeudi 10 Avril 2014, trois roms du camp de Villebon-sur-Yvette, accompagnés par des associations et organisations de soutien, étaient à la préfecture de l’Essonne afin de transmettre une pétition au préfet.

Après un an et demi passé dans l’usine Galland désaffectée de Villebon-sur-Yvette, les roms sont désormais expulsables. L’huissier est passé Mercredi 9 Avril 2014 pour apporter un commandement de quitter les lieux, qui fait suite à la décision du Tribunal de Grande Instance d’Évry en décembre dernier.

Trois d’entre eux, accompagnés de nombreux membres des associations et organisations qui les soutiennent (SAVALEFERR, ASEFRR, Intermèdes Robinson), se sont rendus à la préfecture d’Évry Jeudi 10 Avril 2014 afin de donner leur pétition au préfet de l’Essonne, Bernard Schmeltz. Cette pétition, signée par plus de neuf cent riverains de Villebon et de Palaiseau, a pour but de permettre aux familles roms de « rester jusqu’à la fin de l’année scolaire » et d’avoir la possibilité de louer un terrain, comme l’explique Nicolae Oita, jeune rom étudiant en Droit à la Faculté d’Orsay.

Motivés et déterminés, les représentants des associations et les trois roms présents ont néanmoins dû attendre de longues minutes avant d’entrevoir un petit signe d’espoir. Un espoir très vite anéanti lorsqu’une assistante du préfet leur a clairement demandé de « déposez votre pétition à l’accueil, il en prendra connaissance », insistant sur le fait que personne ne pourrait les recevoir. Une réponse non-acceptable pour les défendeurs de la cause des roms, qui sont restés sur place jusqu’à ce que cette même personne revienne quelques minutes plus tard pour récupérer la pétition. Cette pétition devrait alors, très rapidement, parvenir aux mains de Bernard Schmeltz, le seul à pouvoir réellement mettre en oeuvre l’expulsion des roms, par le biais des gendarmes.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:32

Ajournement d’un procès contre l’opposant russe Alexeï Navalny (Reuters)

L'opposant russe Alexeï Navalny a obtenu Lundi 28 Avril 2014 un renvoi de son procès pour une nouvelle affaire de vol, un tribunal moscovite ayant demandé au parquet de corriger les vices contenus dans son dossier d'accusation.

Le juge a pris sa décision lors de l'audience préliminaire concernant cette affaire de vol dont sont accusés Alexeï Navalny et son frère Oleg.

Blogueur de trente sept ans menant campagne contre la corruption, Alexeï Navalny se trouve depuis mars en résidence surveillée et ne peut postuler à aucune fonction publique après avoir été condamné en 2013 à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds au détriment d'une société publique.

Cette fois, l'opposant est accusé d'avoir dérobé plus de trente millions de roubles (six cent mille euros) à deux sociétés, dont l'une est affiliée au groupe français de cosmétiques Yves Rocher. Alexeï Navalny et son frère Oleg se disent innocents.

En retardant ce procès, les autorités évitent un prétexte à des manifestations en Russie et de nouvelles critiques de la part des pays occidentaux à un moment de vive tension en raison de la crise ukrainienne.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:17

http://blogs.mediapart.fr/blog/anastassia-politi/290414/l-arche-de-gaza-attaquee

L’arche de Gaza attaquée

Par Anastassia Politi

Mardi 29 Avril 2014, à 3 heures 45 heure de Gaza, le gardien de nuit à bord sur l'Arche de Gaza a reçu un appel téléphonique l'invitant à quitter le bateau car celui-ci allait être attaqué.

Le gardien est parti mais comme rien de s'est passé dans l'immédiat, il est revenu au bout de cinq minutes. Or, quelques minutes plus tard une forte explosion a secoué le bateau en provoquant d'importants dégâts. Le bateau a coulé à moitié et se trouve maintenant « assis » sur le fond de l'eau peu profonde. Le gardien, à première vue, n'a pas été blessé mais a été transporté à l'hôpital pour subir des examens.

Mahfouz Kabariti, chef du projet l'Arche de Gaza, a déclaré que « l’étendue et la nature des dommages sont actuellement à l'étude. Nous communiquerons une mise à jour des informations dès que possible ».

« L'Arche de Gaza et tous nos partenaires de la Flottille de la Liberté étudions notre prochaine action en réponse à cet acte lâche de terrorisme, mais notre position reste claire, ni celle-ci ni toute autre attaque ne pourra arrêter nos efforts pour défier le blocus de Gaza jusqu'à ce qu'il se termine » ajoute David Heap, du comité de coordination de l'Arche de Gaza.

« Des bateaux de la Flottille de la Liberté ont été sabotées auparavant. Cette attaque intervient alors que nous étions presque prêts à naviguer. Vous pouvez couler un bateau mais vous ne pouvez pas couler tout un mouvement citoyen » conclut Ehab Latayef, un autre membre du comité de coordination.

Note de la traductrice

L'Arche de Gaza est une initiative citoyenne de solidarité internationale envers le peuple palestinien, qui s'inscrit dans la continuation de la Flottille de la Liberté, ces bateaux humanitaires partis en mai 2010 de Grèce et de Turquie, avec à bord plusieurs centaines de militants de droits de l'homme, issus de plusieurs pays, qui ont tenté de briser le blocus de Gaza. Mais les civils à bord ont été agressés par l'armée israélienne dans les eaux internationales avec, comme issue dramatique, une dizaine de morts et bien plus de blessés.

Un livre a paru en 2012 aux éditions de la Découverte, racontant cette aventure, « la Flottille » de Thomas Sommer Houdeville, chercheur en sciences politiques qui était à bord du bateau grec.

L'Arche de Gaza a pu construire à Gaza un bateau, lequel a comme vocation à briser le blocus depuis le port de Gaza, chargée de marchandises, qui devraient être délivrées à différentes associations du monde entier qui les ont commandées. Cette fois-ci, il ne s'agit pas d'envoyer de l'aide humanitaire à Gaza mais de permettre à ses habitants d'avoir accès au commerce, comme tout autre pays.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:00

https://npa2009.org/sites/default/files/appel_coordpostiers_6mai20143.pdf

Nous, postiers des Hauts de Seine en grève depuis le 29 janvier appelons à une coordination des postiers de la région parisienne Mardi 6 Mai 2014 à 14 heures à la Bourse du Travail de Paris, 3 Rue du Château d’Eau 75 003 Paris, Métro République, Salle Eugène Varlin

A l’heure où cet appel est rédigé les postiers de Nantes Bretagne sont en grève. Il y a peu, ce sont ceux du quatrième arrondissement de Marseille et de Carbon-Blanc en Gironde qui se sont mobilisés. Cela fait des mois, des années que les postiers se battent en ordre dispersé.

Pourtant, dans tous les métiers, dans toutes les régions, les réorganisations signifient toujours plus de charges de travail, pour les mêmes salaires de misères. Malgré le discours sur « la baisse du trafic », la réalité vécue par des dizaines de milliers de postiers, c’est celle d’un travail de plus en plus dur, dans des conditions dégradées.

La stratégie de l’entreprise est en effet de réorganiser métiers par métier, site par site, et même service par service. En s’adaptant à cette stratégie, en réagissant au coup par coup, on ne peut au mieux que ralentir l’avancée du rouleau compresseur. La seule solution crédible, c’est de regrouper nos forces, c’est de fédérer les conflits existants pour tenter de préparer une contre-offensive générale des postiers.

Nous, postiers des Hauts de Seine, nous nous sommes adressés au cours de notre grève à nos collègues de Paris 17, Paris 12, Paris 5, Paris 6, Paris 13, Paris 20, Paris 11, Paris 7 et Paris Louvre pour populariser notre conflit. Nous avons aussi proposé à nos collègues parisiens de discuter autour de l’idée d’un regroupement des forces des postiers pour contrer les réorganisations à l’échelle de l’Ile de France. A l’heure où plusieurs dates de mise en œuvre de réorganisation approchent, il est temps de se réunir pour discuter de comment parvenir à coordonner nos luttes.

Comité de grève des postiers des Hauts de Seine

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 18:29

Un rassemblement pro Ukraine attaqué à Donetsk (Reuters)

Plusieurs personnes ont été blessées Lundi 28 Avril 2014 dans l'attaque d'un rassemblement de soutien à l'unité de l'Ukraine à Donetsk, ville de l'est du pays tenue par des militants séparatistes pro-russes, a rapporté une journaliste de Reuters.

Au moins cinq personnes ont été blessées à la tête lorsque plusieurs dizaines de militants séparatistes, portant des treillis militaires et armés de battes de base-ball, ont tenté de disperser ce rassemblement d'environ deux mille personnes qui scandaient « Donetsk est à l'Ukraine » en agitant des drapeaux ukrainiens.

Des pétards et au moins une grenade assourdissante ont été lancés lors des affrontements.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 18:13

La peine capitale demandée contre six cent quatre vingt trois frères musulmans en Egypte (Reuters)

A un mois de l'élection présidentielle, la justice égyptienne a condamné à mort Lundi 28 Avril 2014 lundi le chef des frères musulmans et six cent quatre vingt deux partisans de la confrérie et interdit le mouvement du 6 avril, organisation ayant contribué au renversement d'Hosni Moubarak.

La confrérie, désormais classée parmi les organisations terroristes, fait l'objet d'une vaste campagne de répression depuis que l'armée a déposé en juillet le président Mohamed Morsi, issu de ses rangs.

Outre la condamnation de Mohamed Badie et de six cent quatre vingt deux militants du mouvement, le tribunal de Minya a confirmé celle de trente sept autres personnes à la peine capitale dans le cadre d'une autre affaire jugée le mois dernier et pour laquelle cinq cent vingt neuf condamnations à mort avaient été initialement prononcées. Les autres condamnés ont vu leur peine commuée en réclusion à perpétuité.

Mohamed Badie, soixante dix ans, est accusé d'avoir été l'un des instigateurs des violences qui ont suivi le renversement de Mohamed Morsi par l'armée le 3 juillet. L'ancien chef de l’état, premier président démocratiquement élu en Egypte, est lui aussi en cours de jugement.

Quelques heures après sa condamnation, Mohamed Badie, considéré comme un idéologue conservateur, a comparu dans le cadre d'un autre procès au Caire.

« Même s'ils m'exécutent un millier de fois, je ne dévierai pas du droit chemin », a déclaré le guide des frères musulmans cité par l'avocat Oussama Morsi, fils du président déchu, présent à l'une de ces audiences.

D'après des responsables des services de sécurité, Mohamed Badie est apparu décontracté et il a notamment demandé en plaisantant à d'autres membres de la confrérie de lui acheter la tenue rouge des condamnés à mort.

Comme cela avait été le cas le mois dernier, les condamnations à la peine capitale de Mohamed Badie et des six cent quatre vingt deux autres prévenus seront soumises au grand mufti, la plus haute autorité religieuse d'Egypte. Son avis n'est toutefois pas contraignant et la justice peut s'en affranchir.

Les organisations de défense des droits de l'homme s'élèvent contre ces procès de masse voulus par le gouvernement.

Sarah Leah Whitson, responsable de Human Rights Watch pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, estime qu'il s'agit sans doute des condamnations à mort les plus nombreuses jamais prononcées de manière simultanée dans l'histoire récente. « Il semble que ces condamnations visent à semer la peur et la terreur dans le coeur de ceux qui s'opposent au gouvernement intérimaire », dit-elle.

Un des premiers à réagir pour l'occident, le ministre suédois des affaires étrangères Carl Bildt, a parlé de scandale. « Le monde doit réagir et il réagira », a-t-il lancé sur twitter.

« QUE DIEU TE PUNISSE »

Même si elles sont susceptibles d'appel, ces condamnations soulèvent de nouvelles interrogations sur la transition politique, trois ans après la « révolution du Nil » qui avait entraîné le renversement de l'autocrate Hosni Moubarak et fait espérer à ses opposants l'avènement d'une démocratie dans le plus grand pays arabe.

D'autant que l'organisation démocrate qui avait contribué au renversement d'Hosni Moubarak en février 2011, le mouvement du 6 avril, a été interdite lundi par la justice égyptienne, a-t-on appris de sources judiciaires.

Selon le quotidien public al Ahram, le mouvement est accusé d'avoir « porté atteinte à l'image de l'état ».

Trois de ses dirigeants ont été condamnés en décembre à des peines de prison ferme pour avoir contrevenu à la nouvelle législation sur les rassemblements publics.

Les condamnations de frères musulmans annoncées lundi ont suscité des cris et des pleurs dans les rangs des accusés et parmi leurs proches qui se trouvaient devant le tribunal de Minya.

Certains s'en sont pris au maréchal Abdel Fattah al Sissi, qui a fait déposer le président Morsi et qui est donné comme grand favori de la présidentielle du mois prochain.

« Sissi dirige comme s'il était un monarque », « que dieu te punisse pour ce que tu as fait », a-t-on entendu lundi aux abords du tribunal.

Principal parti politique égyptien jusqu'à l'année dernière, les frères musulmans, mouvement désormais clandestin, se sont jurés de faire tomber le gouvernement. Ses partisans seraient au nombre d'un million. L'Egypte compte quatre vingt cinq millions d'habitants.

Malgré des décennies de répression sous tous les gouvernements, les frères musulmans ont réussi à survivre, s'assurant le soutien des égyptiens grâce à leurs actions caritatives.

Saïd Youssef, le juge qui a prononcé les peines à l'encontre de Mohamed Badie et de ses partisans, est réputé pour sa sévérité sélective. Dans une affaire, il a prononcé une peine de trente ans de prison pour vol à l'étalage et possession illégale d'un couteau. Dans une autre affaire, il a acquitté un chef de la police et dix policiers qui étaient accusés du meurtre de dix sept manifestants durant la révolution du Nil.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens