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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 19:38

http://www.zamanfrance.fr/article/balyoz-liberation-230-officiers-condamnes-complot-10386.html

Libération de deux cent trente officiers condamnés pour complot (Reuters)

Un tribunal turc a ordonné Jeudi 19 Juin 2014 la libération de deux cent trente officiers militaires condamnés en 2012 pour complot en vue de renverser le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

Cette décision survient au lendemain du jugement de la cour constitutionnelle selon lequel les droits de la défense ont été bafoués au cours du procès de l'affaire « Balyoz » (« Masse de forgeron »), nom donné à ce complot fomenté en 2003.

Un tribunal de Silivri a emprisonné en septembre 2012 plus de trois cent officiers de l'armée, dont trois anciens généraux condamnés à la prison à vie, pour participation à ce complot.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 19:28

Des milices chiites impliquées en Syrie reviennent en Irak (Reuters)

Des milices chiites irakiennes impliquées militairement aux côtés de Bachar al Assad commencent à regagner leur pays pour tenter d'enrayer la progression des extrémistes sunnites de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), ce qui pourrait modifier le rapport de force en Syrie.

L'armée syrienne dépend beaucoup de ces milices, qu'elles viennent d'Irak ou du Liban, et leur va-et-vient de part et d'autre de la frontière témoigne de l'imbrication des conflits.

L'une d'elles, nommée la Ligue des Vertueux (Assaïb Ahl al Haq), qui a combattu l'occupation américaine en Irak de 2003 à 2011, a confirmé Mercredi 18 Juin 2014 le redéploiement de ses membres qui se trouvaient en Syrie.

Selon son porte-parole Ahmed al Kinani, le mouvement a ainsi répondu à l'appel du grand ayatollah Ali al Sistani, le plus haut dignitaire chiite d'Irak, à prendre les armes contre EIIL, dont les hommes se sont emparés d'une bonne part de l'ouest et du nord du pays.

« La Ligue des Vertueux » s'est retirée de Syrie et revient en Irak parce que la défense des lieux saints est également un devoir religieux. Ses membres combattent maintenant EIIL avec nos services de sécurité », a-t-il déclaré.

On ignore l'ampleur de ce redéploiement en Irak, mais les rebelles syriens font état d'une accalmie dans les faubourgs de l'est de Damas et certains l'attribuent effectivement au retrait des miliciens chiites.

Vendredi, les insurgés ont plastiqué un bâtiment des forces gouvernementales près de la place des Abbassides, dans le sud de Damas. Un tel acte est d'ordinaire suivi de violentes représailles. Or, cette fois, les rebelles ont pris plusieurs autres bâtiments du même secteur dès le lendemain.

« Pour être honnête, les rebelles eux-mêmes sont surpris de l'absence de réaction du gouvernement face à leur progression. Soit il se prépare à une contre-attaque de très grande ampleur, soit il est faible en ce moment », commente Abou Yazan al Chami, un opposant de la Ghouta orientale, quartier voisin de la place des Abbassides.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 19:11

Importante bataille en cours dans l’est de l’Ukraine (Reuters)

De violents combats étaient en cours Jeudi 19 Juin 2014 dans l'est de l'Ukraine entre soldats ukrainiens, appuyés par de l'artillerie et des blindés, et séparatistes pro-russes qui ont reconnu avoir subi de "lourdes pertes" en armes et en matériel face à des forces gouvernementales supérieurement équipées.

Les affrontements ont débuté vers 4 heures (1 heure GMT) près de la ville de Krasni Liman, ville au nord de Donetsk qui est sous le contrôle des forces gouvernementales depuis le début du mois.

« Une importante bataille est actuellement en cours qui dépasse par les forces engagées et par son ampleur tout ce que nous avons vu jusqu'à présent », a dit une source militaire. Environ quatre mille combattants séparatistes seraient engagés dans ces combats pour lesquels les deux camps ont mobilisé des véhicules blindés, probablement des chars.

« Nous avons adressé cette nuit un ultimatum aux terroristes. Nous leur garantissons leur sécurité conformément à la loi ukrainienne. Ils ont refusé », a déclaré Vladislav Selezniov, porte-parole de l'armée gouvernementale. « Nous essayons pour le moment de resserrer l'encerclement. Ils essaient de forcer leur passage », a-t-il dit.

De Krasni Liman, les forces gouvernementales s'emploient à resserrer leur étau plus au sud et à l'est, y compris vers le bastion rebelle de Slaviansk situé à une dizaine de kilomètres au sud-ouest.

RENFORTS RUSSES À LA FRONTIÈRE

L'armée de Kiev a attaqué le village d’Iampil, à douze kilomètres à l'est de Krasni Liman, avec une vingtaine de chars de combat et de nombreux véhicules blindés arborant le drapeau national jaune et bleu, a déclaré une habitante.

Un chef rebelle, Igor Strelkov, a fait état de « lourdes pertes » en matériel et en armement dans les rangs des séparatistes.

« Nous avons repoussé la première attaque et détruit un char. Mais c'est difficile de tenir tête à vingt chars. La bataille se poursuit. Nos combattants tiennent bon mais nous ne pouvons exclure une percée des gouvernementaux », a dit Strelkov, surnommé « Guirkine », qui a demandé à Moscou de « prendre des mesures ».

Selon le secrétaire général de l'OTAN, la Russie a déployé ces derniers jours des milliers de soldats supplémentaires à la frontière orientale de l'Ukraine.

« Nous constatons un nouveau renforcement du dispositif militaire russe à la frontière ukrainienne. Au moins plusieurs milliers de soldats supplémentaires y sont désormais stationnés », a déclaré Anders Fogh Rasmussen qui a dénoncé « un regrettable pas en arrière ».

On ignore s'il y a eu des pertes du côté de l'armée ukrainienne lors des combats de jeudi.

Petro Porochenko, investi le 7 juin à la présidence, a offert un cessez-le-feu unilatéral et une amnistie aux séparatistes qui rendraient leurs armes.

« QUATRE MILLE CERCUEILS »

Il devait rencontrer dans la journée des représentants des régions de Louhansk et Donetsk pour présenter ses propositions, même s'il exclut de rencontrer des insurgés.

La rébellion pro-russe dans l'est ukrainien a commencé début avril après l'annexion de la péninsule de Crimée en mars par la Russie, conséquence de l'éviction en février du président Viktor Ianoukovitch.

Les violences dans la région ont coûté la vie à cent quarante sept soldats ukrainiens et deux cent soixante sept autres ont été blessés, selon un bilan annoncé mercredi par le ministère de la défense. Mais de nombreux miliciens séparatistes, des civils et des membres d'autres corps de l'armée comme la garde nationale ont également été tués.

Interrogé sur les informations selon lesquelles quatre mille rebelles pro-russes seraient impliqués dans les combats à Krasni Liman, le porte-parole des forces gouvernementales Vladislav Selezniov a répondu « qu’alors, cela fera quatre mille cercueils ».

A Kiev, le président Porochenko a confirmé que son pays signerait comme prévu l'accord d'association et de libre échange avec l'Union Européenne le 27 juin. La Russie, qui craint que l'accord d'association ne nuise à son économie, a menacé d'adopter des mesures protectionnistes.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 19:10

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14627

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.fadwa_nassar.160614.htm

L’hystérie meurtrière de l’occupant sioniste

Par Fadwa Nassar

Lundi 16 Juin 2014

Un martyr (Ahmad Arafat Sabirin), une centaine de palestiniens arrêtés dont des députés et anciens ministres de l’Autorité Palestinienne et des responsables politiques d’organisations de la résistance (Hamas et Jihad islamique), une province entière (al-Khalil) placée sous régime militaire, des villages et bourgs encerclés, bombardements sur Gaza, blindés, chars et hélicoptères et plus de dix mille militaires sous la direction de leur chef en action dans la province, fermeture de toutes les issues et les routes, c’est le bilan de l’action de l’occupant sioniste depuis Jeudi 12 Juin 2014, après l’annonce de la disparition de trois colons réservistes de l’armée aux abords de la colonie Gush Atzion.

L’hystérie des militaires n’a rien à envier à celle des colons « civils », qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, qu’ils vivent dans les territoires occupés en 1948 ou en 1967. Des appels aux meurtres (« un palestinien par jour jusqu’au retour des colons disparus » lancent les hordes coloniales sur facebook) ou aux enlèvements d’enfants palestiniens, des agressions commises sur des citoyens palestiniens un peu partout en Cisjordanie ou dans la ville d’al-Quds, la multiplication des incursions dans la mosquée al-Aqsa sous la direction des députés et des rabbins. Ainsi, l’entité coloniale se dresse toute entière pour exprimer sa soif de tuer et de soumettre le peuple palestinien, à cause de la disparition de trois colons en Cisjordanie occupée.

L’hystérie meurtrière actuelle de l’occupant n’est pas sans rappeler celle qui l’a frappé en décembre 1992 lorsqu’il a expulsé quatre cent vingt sept dirigeants et cadres de la résistance palestinienne (Hamas et Jihad islamique) vers le Liban, ou celle qui s’est emparé de lui après la victoire du mouvement Hamas aux élections législatives en 2006, lorsqu’il s’est déchaîné contre ce mouvement en arrêtant ses députés et cadres. Netanyahu a accusé d’abord le président Abbas qui d’après lui, serait responsable de ces disparitions parce qu’il a formé un gouvernement « d’union nationale » suite à la réconciliation opérée avec le Hamas. Et depuis dimanche, l’accusation vise le mouvement Hamas, après avoir accusé pendant ces deux derniers jours « un mouvement terroriste », espérant que la « communauté internationale » le considère comme une victime du « terrorisme islamiste ».

L’hystérie meurtrière qui a frappé l’entité coloniale n’est pas tant due à la disparition des colons qu’à l’incapacité de retrouver le moindre fil conduisant à l’expliquer, alors qu’elle se considère la super puissance des renseignements sécuritaires dans le monde et la planète. Le déchaînement hystérique est dû à la faille des services sécuritaires de l’occupant qui, trois jours et quatre nuits après ces disparitions, ne savent même pas s’ils sont morts ou vivants, s’ils sont en Cisjordanie, dans la province d’al-Khalil, ou ailleurs, s’ils ont été enlevés comme ils l’affirment ou non, alors qu’ils ont même profané les cimetières dans leurs recherches, sans parler des centaines de maisons fouillées et des milliers de palestiniens terrorisés.

En face, les palestiniens jubilent. Ils ne savent pas s’il s’agit d’une opération d’enlèvement des colons pour les échanger contre les prisonniers, mais ils l’espèrent. Ils refusent d’aider l’occupant, ils ont effacé les bandes enregistrées des caméras placées dans la ville d’al-Khalil pour que l’occupant ne puisse pas s’en servir, les médias palestiniens ont lancé des appels demandant à tous d’éviter de « trop parler » ou d’échanger des renseignements, mêmes futiles, sur les réseaux sociaux, qui sont d’ailleurs surveillés par les services sécuritaires de l’occupant, comme ils ont demandé la prudence quant à reprendre les versions présentées par les médias sionistes, ceux-ci dépendant des appareils sécuritaires.

Plusieurs déclarations émanant de ces services soulignent d’ailleurs que les « exécutants » ont compris et assimilé leurs méthodes de travail et qu’ils ont réussi à éviter les multiples obstacles de l’occupant. Dans les camps palestiniens de Ramallah et d’al-Khalil, les jeunes résistent et affrontent l’armée d’occupation, refusant la soumission à l’ordre colonial et jusqu’ à présent, aucune organisation militaire de la résistance n’a revendiqué quoi que ce soit, bien que plusieurs déclarations aient salué tout acte pouvant conduire à la libération des prisonniers.

Alors que l’occupant recherche ses « brebis », les palestiniens poursuivent leur mobilisation en soutien aux prisonniers, et notamment des détenus administratifs qui entament aujourd’hui leur cinquante quatrième jour de grève de la faim (Ayman Ibteich mène depuis cent cinq jours une grève de la faim contre sa détention administrative). L’hystérie meurtrière de l’occupant les a, encore une fois, convaincus que la lutte des prisonniers pour l’abolition de la détention administrative et pour la libération et la dignité, demeure prioritaire pour le mouvement national, et que malgré les lois criminelles (refus d’échanger tout prisonnier et alimentation forcée des grévistes de la faim) que l’occupant a pris et risque de prendre, rien n’empêchera leur libération, les prisonniers sont déterminés à poursuivre leur mouvement et les organisations de la résistance sont prêtes à riposter.

Le mouvement de la grève s’étend, malgré les mesures punitives de l’occupant et le silence complice et mortel des organisations internationales. Alors qu’il s’est fait remarquer par son silence entrecoupé de quelques vagues déclarations concernant les prisonniers palestiniens, le CICR a promptement réagi à la disparition des colons, reprenant les accusations de l’entité occupante contre le Hamas. C’est ce qu’espère et souhaite l’occupant qui attend la boue de secours de la « communauté internationale » qui ne semble pas l’avoir pris trop au sérieux jusqu’à présent. Il veut faire oublier et taire la voix des prisonniers grévistes, il veut faire oublier ses incursions quotidiennes et ses violations des lieux saints, la destruction du village d’al-Araqib pour la soixante dixième fois, les lois racistes qu’il promulgue, ses crimes récents à Gaza et à Ramallah, et faire croire qu’il est victime, à cause de la disparition de trois soldats de l’occupation.

Dans son hystérie, l’occupant menace de déporter des dizaines de responsables du Hamas et réclame le soutien de la « communauté internationale » pour toutes les mesures d’épuration ethnico-religieuse qu’il entend entreprendre, en Cisjordanie et dans la ville d’al-Quds, sous prétexte de lutte « commune contre le terrorisme ». Mais c’est sans compter sur la résistance palestinienne qui a déclaré être prête à défendre la population terrorisée d’al-Khalil, considérant que la dernière vague d’arrestations ne fait que renforcer sa détermination à poursuivre la lutte.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:56

Un campement de roms évacué à Marseille (Reuters)

Les forces de l'ordre ont évacué Mercredi 18 Juin 2014 l'un des plus importants campements sauvages de roms de Marseille, qui abrite environ quatre cent personnes, a-t-on appris auprès d'associations caritatives.

Les familles de roms avaient déjà quitté cette friche du quartier de Saint-Jean-du-Désert, qu'elles occupaient depuis près de deux ans, dans le douzième arrondissement de la ville, avant l'arrivée des engins de terrassement.

« C'est un nouvel acte de barbarie de la part de l'état qui mène une politique qui ne résout rien », a affirmé à Reuters le vice-président départemental de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Claude Aparicio.

Selon les responsables associatifs, les roms évacués « vont grossir les rangs d'autres campements sauvages » de la cité phocéenne, ne faisant qu'entretenir un climat de crispation autour de cette communauté.

« On laisse des gens malmenés par la vie cohabiter avec des populations roms encore plus démunies », regrette Jean-Claude Aparicio. « On laisse se créer un champ clos de violence potentielle entre gens défavorisés et personnes dans la misère ».

Un rom de seize ans soupçonné d'un cambriolage dans une cité de Seine-Saint-Denis a été victime vendredi dernier d'un violent passage à tabac, ce sont des « actes innommables et injustifiables » selon le chef de l'état qui a demandé mardi que « tout soit engagé pour retrouver les auteurs de l'agression ».

Près de vingt mille roms originaires de Bulgarie et de Roumanie vivent actuellement dans quelque quatre cent campements en France et continuent, selon Amnesty International, d'être victimes d'expulsions forcées en violation du droit international en matière de droits de l'homme.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:44

http://www.europalestine.com/spip.php?article9409

http://www.lecourrierdelatlas.com/733613062014L-imam-de-Drancy-juge-pour-diffamation.html

Le procès d’Hassan Chalghoumi dans la presse

A lire, ci-dessous, le compte-rendu du procès d’Hassan Chalghoumi par le journaliste Nadir Dendoune, dans le courrier de l’Atlas.

A noter que les médias conventionnels, toujours prompts à servir la soupe à « l’Imam des Lumières », voire à lui écrire des livres comme David Pujadas par exemple, ont brillé par leur absence jeudi au tribunal de Paris.

L’imam de Drancy jugé pour diffamation

Parfois, Hassan Chalghoumi, l’imam le plus médiatisé de France n’aime pas, c’est très rare, disons le franchement, être pris en photo. Enfin, ça dépend qui est le photographe ! Pour d’autres collègues, surtout s’ils vont dans son sens, Hassen Chalghoumi se prête volontiers à la pose.

Jeudi 12 Juin 2014, aux alentours de 14 heures, alors que les débats devant la dix septième chambre correctionnelle de Paris n’ont pas encore commencé, celui qui est poursuivi pour diffamation, pour des propos tenus le 18 février 2013, (il a accusé lors d’un colloque à l’assemblée nationale l’association Europalestine d’avoir brûlé la voiture de Samy Ghozlan) s’approche de moi.

S’en suit quelques noms d’oiseaux et plusieurs tentatives pour s’emparer de mon appareil photo, en vain. Sa garde rapprochée vint à la rescousse pour le raisonner. « Pas ici, Hassan, calme-toi ». C’est alors qu’approche le fameux Samy Ghozlan, président du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) qui demande aux gendarmes de « vérifier ma carte de presse ».

« Elle est sans aucun doute fausse », ajoute-il tout haut. Le prévenu Hassan Chalghoumi et son entourage sont visiblement sur les nerfs. C’est la première fois qu’Hassan Chalghoumi se retrouve devant le tribunal. L’imam, vêtu en civil, un costard bleu foncé et une cravate verte à rayures, est accompagné comme à son habitude de plusieurs gardes du corps.

Le juge prévient d’emblée que vu le nombre important de témoins (cinq au total, trois pour la partie civile, deux pour la défense), l’affaire sera jugée la dernière, « aux alentours de 16 heures 30 », précise le juge. Les deux parties quittent la salle. Retour au tribunal quelques heures plus tard, les débats commencent à 18 heures.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le juge propose de visionner la vidéo du colloque. On y voit Hassan Chalghoumi assis, la caméra le filme en plan serré. Ce dernier déclare que « je rends hommage à mon frère Samy Ghozlan pour son excellent travail, non seulement en Seine-Saint-Denis mais aussi à l’échelle nationale. Je pars à Marseille, on me parle de Samy. Je pars à Nantes, on me parle de Samy. Malgré les difficultés, ces moments où ils ont brûlé sa voiture, le fameux Europalestine ».

Pour Olivia Zemor, la présidente de l’association, qui s’approche la première à la barre, il ne fait aucun doute « qu’Hassan Chalghoumi a bien désigné Europalestine comme étant le responsable de l’incendie de la voiture. Jamais, en treize ans d’existence, nous avons eu recours à la violence, rappelle Olivia Zemor. Et c’est de notoriété publique ! C’est de la pure calomnie. D’ailleurs, je ne sais pas où Hassan Chalghoumi est parti chercher de telles accusations. On ne peut parler ici de message ambigu », continue la présidente d’Europalestine. « Tout le monde a compris ce que voulait dire Hassan Chalghoumi. A cause de ses propos, des militants ont été pris à partie. Ils ont, bien entendu, dit que c’était faux, mais que vaut leur parole face à quelqu’un qui a pignon sur rue, qui passe tous les jours à la télévision et qui est perçu comme beaucoup comme l’imam des lumières », se demande-elle.

« Pourquoi cette volonté de nous nuire », questionne encore Olivia Zemor.

« Nous subissons constamment le chantage à l’antisémitisme », déplore-t-elle. « Si Hassan Chalghoumi nous avait dit que c’est un malentendu, ce n’est pas ce que je voulais dire, nous n’aurions pas porté plainte. Or, cela fait plus d’un an que les propos ont été diffusés partout sur le web, sans que ce dernier ne soit intervenu pour démentir ».

Hassan Chalghoumi est le suivant à être interrogé. Il commence à rappeler qu’il est « l’imam de Drancy, cette ville où ont été déportés les juifs, qu’il œuvre pour le rapprochement entre communautés ». Et d’enchaîner curieusement sur le « conflit israélo-palestinien. Je peux soutenir les palestiniens et soutenir les israéliens ». La suite, en réponse aux attaques dont il fait l’objet, « je ne suis ni un collaborateur, ni un vendu, ni un sioniste. J’ai reçu plus de onze menaces de mort. J’ai été à l’hôpital deux semaines en septembre dernier. Mes enfants ont été menacés aussi. Qu’est-ce j’ai fait de mal pour mériter cela », se plaint l’imam, visiblement très affecté. « Je suis un homme de paix. J’ai juste dénoncé l’intégrisme, la barbarie de Mohamed Merah ».

Le juge lui coupe la parole et lui demande de revenir à l’affaire qui concerne le tribunal. « Pourquoi avoir évoqué Europalestine lors de ce colloque », lui demande le magistrat. « Cela fait longtemps que cette association a des soucis avec Samy Ghozlan. Il m’en a déjà parlé. Je ne voulais pas dire qu’Europalestine a brûlé la voiture de Samy, mais il est tellement harcelé par eux, que peut-être que les gens ont été poussés à faire cela ».

« Est-ce que vous-même, avez eu des soucis avec cette association » relance le juge. « Je ne peux pas vous dire, je ne suis jamais allé sur leur site ». Le juge s’interroge ensuite sur le fait qu’Hassan Chalghoumi, qui était au courant de la diffusion de la vidéo sur internet, puisqu’une plainte avait été déposée contre lui le 13 mai 2013, n’ait pas pris la peine de démentir ces accusations.

« Cela aurait peut-être permis d’éteindre l’incendie », tente le juge, par un jeu de mot. « Je ne savais pas que les vidéos étaient diffusées », répond Hassan Chalghoumi.

« C’est marqué sur la convocation », précise le magistrat. « Je ne l’ai pas lue, je l’ai donnée à mon avocat ». « Chacun se rejette la responsabilité. N’est-ce pas un peu paradoxal de ne pas vouloir faire un pas vers l’autre pour quelqu’un qui ne cesse de dire qu’il est un homme de paix », raille le juge. « J’ai transmis à mon avocat. On attendait d’avoir un contact ». « Est-ce qu’il y a, à votre connaissance, des actions violentes qui pourraient être imputées à Europalestine », continue le juge. « Non », dit Hassan Chalghoumi.

« Mais il y a des sites qui utilisent la cause palestinienne et après il y a des victimes. Regardez Mohamed Mérah qui a tué des enfants juifs ».

« Pensez-vous que le procès aurait pu être évité », questionne le magistrat. « Oui, s’il me demande, je l’ai fait », répond l’imam de Drancy. « Vous l’avez fait », croit comprendre le juge. « Non. S’il me l’aurait demandé, je l’aurais fait », rectifie Hassan Chalghoumi. « Vous êtes pourtant un adulte, pas besoin d’une licence en droit pour le faire », s’exaspère le magistrat.

Place aux témoins de la partie civile, les trois membres d’Europalestine, qui n’étaient pas présents au colloque, mais qui ont pu voir la vidéo par la suite, se succèdent à la barre. Tous rappellent le caractère non violent d’Europalestine. « Brûler une voiture ne fait par partie de nos méthodes. Nous sommes dans une lutte pacifiste », précise l’un d’eux. Un autre dit que « je n’aurai jamais accepté de faire partie d’Europalestine, si on avait recours à la violence ».

Les trois relatent comment ils ont dû se justifier auprès de leurs proches quant aux accusations portées par Hassan Chalghoumi à l’encontre de leur association, ainsi que de leur impact. « Nos proches étaient inquiets. On a été obligé de démentir sans pour autant être en mesure de fournir des preuves de notre innocence », déplore un témoin.

La défense appelle ses témoins à la barre. Samy Ghozlan, ancien officier de police et président du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, raconte au tribunal les attaques régulières de sites dont il est victime, « comme celui d’Europalestine ».

« L’enquête sur l’incendie de ma voiture n’a pas abouti. Personne ne peut donc être accusé. Mais les incitations à la haine, comme celles d’Europalestine, peuvent pousser certains à passer à l’acte », continue-il.

Il est 20 heures, l’un des magistrats a du mal à rester éveillé. Le juge demande si Olivia Zemor souhaite ajouter autre chose. « En tenant de tels propos, ils disent « regardez Europalestine brûle les voitures des juifs ». Les conséquences de tels propos sont graves. Après, des groupuscules extrémistes, comme la LDJ (Ligue de Défense Juive), interdite partout sauf en France, nous agressent violemment. J’ai reçu des pots de peinture au visage qui m’ont valu une hospitalisation et plusieurs jours d’incapacité », conclut dépitée Olivia Zemor.

Place aux plaidoyers des avocats, Dominique Cochain, défenseur d’Europalestine tient à « rappeler que les propos tenus par Hassan Chalghoumi ont été retranscrits par un huissier de justice et non par la partie civile, comme j’ai pu l’entendre. Les propos d’Hassan Chalghoumi sont clairs, il a dit qu’Europalestine avait brûlé la voiture de Samy Ghozlan, continue l’avocate. J’ai besoin que le tribunal le condamne pour ses propos. Si vous ne le faites pas, je n’aurais jamais de démenti de sa part et les gens vont continuer à croire que c’est vrai. Leur intérêt est de salir cette association parce qu’elle demande le respect du droit international pour le peuple palestinien. On n’a pas le droit de la prendre en otage en la traitant d’antisémite. Europalestine a été diffamée. Ces accusations sont donc fallacieuses », conclut dans sa plaidoirie Dominique Cochain.

Malgré les talents d’oratrice de l’avocate d’Europalestine, la procureure de la république ne semble pas convaincue. Pour cette dernière, « la phrase n’est pas claire. Cela est aussi dû au fait que le prévenu s’exprime mal en français. De plus, les propos ont été rapportés de l’oral à l’écrit. Ils peuvent être donc interprétés de différentes façons ». Verdict le 18 septembre prochain.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:13

http://www.insurge.fr/14WEB/14TRACT/14_06_17_cheminots_intermittents.html

Cheminots et intermittents

Un même combat contre la politique du gouvernement

Des faits qui disent l’essentiel de la situation

Lundi 16 Juin 2014. Par milliers, les intermittents du spectacle manifestent dans tout le pays tandis que se poursuit la grève des cheminots contre le projet de réforme de la SNCF. À Lyon, devant la préfecture, un cortège de cheminots rejoint un rassemblement d'intermittents du spectacle en grève contre l'accord sur l'assurance chômage. Huit cent à mille intermittents du spectacle et cheminots exigent, en vain, d'être reçus par le ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social Rebsamen.

Mardi 17 Juin 2014, à Lyon. Gare de Lyon Perrache, des intermittent du spectacle rejoignent les cheminots qui ont reconduit la grève engagée Mardi 10 Juin 2014.

Mardi 17 Juin 2014, à Paris. Alors que l'assemblée nationale doit commencer à discuter du projet de réforme de la SNCF, des cheminots tentent de se rapprocher de l'assemblée nationale, protégée par la police. Le ministre de l'intérieur du gouvernement Valls Hollande a interdit que les grévistes puissent se faire entendre des députés qu'ils ont élus, la majorité parlementaire doit être à la botte de Valls et d’Hollande ! C'est ce qu'exigent Valls et Hollande.

Mardi 17 Juin 2014. Valls, premier ministre, réunit les députés du Parti Socialiste pour indiquer qu'il ne cèdera rien, et exiger que les députés qui ont des états d'âme rentrent dans le rang.

Dialogue social menacé par la mobilisation

Lundi 16 et Mardi 17 Juin 2014. La presse bourgeoise, le Figaro et les Echos en tête, note la radicalisation des luttes, et s'inquiète que des directions syndicales soient bousculées par leur base.

Ils s'inquiètent que tout le savant dispositif de dialogue social destiné à faciliter l'adoption de lois et mesures réactionnaires soit menacé, « le dialogue social, érigé en méthode de gouvernement par François Hollande est en panne » (Les Echos du Lundi 16 Juin 2014).

Car il faut rappeler que l'accord pour une nouvelle convention sur le chômage a été signé par la CFDT, FO, CFTC et le MEDEF. Après avoir été discuté par tous les syndicats.

Et que le projet de réforme ferroviaire a été discuté dix huit mois durant par tous les dirigeants syndicaux.

En se dressant contre ces deux projets, les intermittents et les cheminots menacent toute la politique de dialogue social, et remettent en cause la politique de ces directions syndicales qui collaborent avec le gouvernement.

Fondamentalement, les grévistes du rail veulent le retrait de la réforme, non son aménagement, et la défense de leur statut, « la réintégration du système ferroviaire et la non remise en cause du statut ».

Et ce que veulent les intermittents en grève, c'est que le gouvernement refuse son agrément à l'accord concocté par le MEDEF et quelques syndicats.

Infliger une défaite à ce gouvernement

En engageant ce combat, ces mobilisations menacent toute la politique d'un pouvoir qui serait impuissant sans la bonne volonté des directions syndicales de participer au dialogue social.

Pour cette raison, un recul du gouvernement sur la question de la réforme de la SNCF ou sur celle du chômage des intermittents serait une défaite du gouvernement et ouvrirait la voie à une mobilisation générale des travailleurs.

Le gouvernement Valls n'y résisterait pas, d'autant que la majorité parlementaire qui le soutient encore se disloquerait rapidement.

Dans cette perspective, la question d'une manifestation unie à l'assemblée nationale est posée, et cela de manière urgente, pour contraindre la majorité parlementaire à rejeter le projet de réforme ferroviaire. C'est ce qu'a bien compris l'UMP dont le porte-parole déclare « nous ferons en sorte que les débats ne s'allongent pas. On a bien compris la technique des grévistes de vouloir vraisemblablement reconduire la grève tout au long des débats. Donc on ne fera pas durer les débats » à l'assemblée nationale. Car l'UMP veut aider le gouvernement contre les grévistes, et contre toute éventuelle « faiblesse » d'une partie des parlementaires qui ont jusqu'alors soutenu Valls.

Pour une manifestation unie à l'assemblée nationale

La responsabilité des organisations du mouvement ouvrier, partis et syndicats, d'appeler à une manifestation nationale à l'assemblée nationale est donc immense, sur l’exigence « retrait de la réforme du système ferroviaire et l'accord sur le chômage ne doit pas être agréé ».

C'est de la responsabilité des fédérations syndicales concernées, mais aussi des confédérations, qui répondraient ainsi à la recherche du mouvement uni que les cheminots et intermittents ont exprimé, et à l'aspiration de tous les salariés à ce que soit infligée une défaite à ce gouvernement.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:35

IL Y A LE FEU

Lundi 9 Juin 2014, le collectif Ballon Rouge d’Aubagne a réussi une jolie performance, réunir, malgré le week-end de la Pentecôte, sept sensibilités différentes autour d’une table pour débattre et échanger après la déroute aux dernières échéances électorales.

Une vingtaine de personnes ont donc répondu « présent » et dans notre large diversité (Verts, NPA, PCF, Parti de Gauche, Front De Gauche, Ensemble, Nouvelle Donne et le SEL italien) nous nous sommes retrouvés sur un point commun, les idées d’extrême droite gangrènent la vie politique, la situation est alarmante et il est urgent de réagir.

Pour la première fois, un doute sérieux s’est installé, présent dans toutes les interventions, le Front National, un mouvement qualifié de fasciste peut à terme, arriver au pouvoir en France. En attendant, ses idées ont déjà gangréné tous les milieux sociaux. Analyser les causes d’une si sombre perspective, c’est plonger la main dans un sac qui ne se vide jamais. Les raisons structurelles et conjoncturelles sont multiples. La discussion l’a prouvé où très souvent les arguments se complétaient plutôt que de s’opposer. La crise sociale, le casino de l’économie capitaliste, l’incertitude du lendemain, les désordres de la mondialisation, les bouleversements écologiques, l’adaptation aux technologies nouvelles du travail, de la communication, dans la vie quotidienne sont une toile de fond ample.

Et dans le domaine politique, le pouvoir à la dérive, l’opposition de droite en décomposition qui avait ouvert la boîte de Pandore du racisme, dans l’autre camp des forces progressistes et écologiques inopérantes et isolées tracent un tableau où le Front National et les forces qui l’accompagnent, mieux structurées sont au centre de la vie politique, portées par une dynamique de succès. Rien n’est bien sûr joué, surtout pas, mais il y a le feu.

En début d’après-midi, après notre pique-nique, vint la question qui fait mal, que faire ?

Il est évident dans les échanges, même sans trop d’illusion que les forces politiques ont une responsabilité et doivent chercher, dans l’unité, à mobiliser contre cet ennemi majeur. Mais en attendant, nous avons chacune et chacun, à titre individuel, un rôle à jouer. Prenons partout autour de nous l’initiative du dialogue à la base dans les réseaux les plus divers. Ne pas rester figés, en attendant le message d’une hiérarchie ou d’un sauveur quelconque qui ne viendra peut-être jamais. Nous avons une vraie responsabilité citoyenne à assumer. Organiser des rencontres avec quelques amis, des voisins, des collègues de travail, c’est enraciner le débat dans le monde réel. Et à la fin de l’été nous pourrions reprendre contact pour faire le point et poursuivre notre démarche collective, appuyée sur la volonté individuelle.

Et comme l’a clairement exprimé une intervenante en fin d’après-midi, quand la chaleur commençait à se calmer, « pour faire face, c’est l’unité qu’il faut chercher et non la division, comme la tendance s’exprime trop souvent ». Que conclure ?

Une jeune adolescente a passé la journée avec nous. Le soir, elle a affirmé ne pas s’être emmerdée. C’est quand même très positif.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:17

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/14/large-manifestation-a-bayonne-pour-les-prisonniers-basques_4438441_3224.html

Large manifestation à Bayonne pour les prisonniers basques

Quelque cinq mille personnes (selon les organisateurs), venues de toutes les provinces du pays basque, ont parcouru pacifiquement les rues de Bayonne Samedi 14 Juin 2014 en fin d’après midi. Trois mots d’ordre étaient avancés, « droits de l’homme, résolution du conflit basque et paix au pays basque ».

Avaient appelé à cette manifestation la quasi-totalité des partis politiques (de la droite à la gauche en passant par les nationalistes), de nombreuses associations actives à Bayonne et dans sa région, qu'elles soient sociales, culturelles ou de soutien aux prisonniers, tant en France qu’en Espagne. Mais également près de trois cent élus locaux du pays basque français.

Les maires de Bayonne (Jean-René Etchegaray, UDI), d'Anglet (Claude Olive, UMP), et de Biarritz (le centriste Michel Veunac) avaient exprimé leur soutien, tout comme l'ensemble des parlementaires locaux, les deux députés socialistes de la côte basque Colette Capdevielle et Sylviane Alaux, Jean Lassalle (député MODEM) ainsi que les sénateurs Frédérique Espagnac (PS) et Jean-Jacques Lasserre (MODEM).

Rapprochement familial et soins médicaux

La situation des prisonniers basques était au centre de cette mobilisation. Ils sont cent trois en France et trois cent soixante cinq en Espagne, essentiellement à cause de dossiers liés aux actions de l'organisation séparatiste armée ETA.

Les comités de soutien à ces personnes incarcérées mettent en avant deux revendications, comme le permettent les lois en France ainsi qu'en Espagne, que les prisonniers soient rapprochés de leurs familles (« lesquelles ne doivent pas subir une double peine »), et que ceux d'entre eux qui sont gravement malades puissent bénéficier d'un régime permettant les soins approfondis à l'extérieur des établissements.

Par exemple pour Ibon Fernandez, dit Susper, incarcéré à Lannemezan (Hautes Pyrénées) et atteint de sclérose en plaque, sa requête de libération doit être examinée par la justice le 20 juin.

« En tant qu'individu, je pense qu'il faut que soient respectés les droits de l'homme dans ces dossiers », affirme Claude Olive, le maire d'Anglet. « Il n'est pas normal que les familles subissent un tel éloignement pour visiter les détenus ». En effet, nombre de prisonniers basques se trouvent dans des établissements dispersés dans tout l'hexagone, et la situation est identique en Espagne.

« Cette page doit être définitivement tournée »

Le 10 janvier 2011, ETA a annoncé un cessez-le-feu « permanent et général, internationalement vérifiable », et le 20 octobre suivant, un « arrêt définitif de la lutte armée ».

Depuis, des médiateurs internationaux essaient de nouer des contacts, par exemple lors d'une « conférence de la paix » en plusieurs sessions à Saint-Sébastien (Espagne), où des personnalités comme Kofi Annan, Gerry Adams ou Pierre Joxe ont souhaité que s'engagent des négociations avec les états espagnol et français, notamment sur le sort des prisonniers.

Madrid réclame, avant toute autre chose, la dissolution d'ETA et la remise de ses armes, ainsi qu'une prise en compte des victimes du conflit, tandis que Paris s'estime non concerné par un « dossier interne à l'Espagne ».

Pourtant, le 21 octobre 2013, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné l'Espagne pour avoir prolongé la détention de militants d'ETA au nom de la « doctrine Parot », qui permet de les conserver en prison sans prendre en compte les normes habituelles de remises de peines. Ce qui a obligé les autorités de Madrid à libérer Inès del Rio Prada, dont le dossier avait été porté devant cette instance, puis une soixantaine d'autres détenus.

Outre le sort des prisonniers, les manifestants de Bayonne samedi ont également réclamé un « processus de résolution du conflit basque ». « Nous avons soif de paix, nous avons soif de progrès », a ainsi affirmé en début du cortège Michel Veunac, le maire de Biarritz. « Il faut absolument que les états le comprennent. Il ne faut pas que les états soient les derniers à comprendre que cette page doit être définitivement tournée ».

Dans la foulée, le collectif organisateur du rassemblement qui vient d'avoir lieu à Bayonne, « Bake Bidea » (le Chemin de la Paix), envisage maintenant une manifestation à Paris, « nous voulons ouvrir le dialogue avec le reste du pays ».

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:54

Treize exécutions pour « terrorisme » au Xinjiang en Chine (Reuters)

Treize personnes ont été exécutées Lundi 16 Juin 2014 pour des « attaques terroristes » au Xinjiang dans l'ouest de la Chine, le jour même où trois accusés, en procès pour l'attaque menée en octobre sur la place Tiananmen à Pékin, étaient condamnés à mort, ont rapporté les médias officiels.

L'attaque commise place Tiananmen près d'une entrée de la cité interdite avait été imputée par les autorités à des islamistes du Xinjiang, région autonome spéciale en proie à une agitation séparatiste émanant des ouïghours turcophones.

Un quatrième accusé a été condamné à la perpétuité tandis que quatre autres ont écopé de peines allant de cinq à vingt ans de prison. L'attaque du 28 octobre avait fait deux morts, en plus des trois occupants du véhicule venu percuter des piétons avant de prendre feu à proximité du portrait du président Mao. En outre, quarante personnes avaient été blessées.

Le procès, dont la chaîne de télévision chinoise CCTV a retransmis des images, s'est tenu à Urumqi, capitale du Xinjiang. Les huit co-accusés condamnés lundi portent tous des noms ouïghours.

Treize personnes ont par ailleurs été exécutées lundi pour des « actes terroristes » au Xinjiang.

« Les treize criminels avaient projeté des attaques terroristes violentes et ont tué impitoyablement des policiers, des responsables gouvernementaux et des civils », écrit l'agence de presse Chine Nouvelle.

Ces treize personnes étaient impliquées dans des actes commis en différents points du Xinjiang, dont un en juin 2013, lors duquel vingt quatre policiers et habitants avaient péri, précise Chine Nouvelle.

Pékin accuse les séparatistes ouïghours d'être à l'origine de plusieurs attaques, dont l'une a fait trente neuf morts en mai sur un marché en plein coeur d'Urumqi, la capitale du Xinjiang.

En mars, vingt neuf personnes avaient été poignardées à mort dans une gare à Kunming, dans la province du Yunnan.

Dimanche, des agresseurs ont blessé quatre personnes à l'arme blanche dans la ville d’Hotan, toujours dans le Xinjiang, rapporte la chaîne chinoise CCTV.

Deux des assaillants ont été tués et un troisième a été arrêté.

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