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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 17:49

Le magnat ukrainien Rinat Akhmetov veut contrer les séparatistes (Reuters)

L'homme le plus riche d'Ukraine, Rinat Akhmetov, a appelé ses employés à manifester pacifiquement à compter de Mardi 20 Mai 2014 contre les séparatistes pro-russes qui menacent de perturber l'élection présidentielle ukrainienne de dimanche.

Rinat Akhmetov, dont le groupe emploie environ trois cent mille personnes, a demandé à ses employés de s'unir "pour le Donbass sans les armes" et "pour le Donbass sans les masques" dans leurs usines de l'est du pays à partir de midi, et ce quotidiennement "jusqu'à ce que la paix soit instaurée ".

La réponse à son appel a été plutôt timide.

Les sirènes des aciéries du groupe ont retenti à Donetsk et dans la ville portuaire de Marioupol, sur la mer d'Azov.

A Marioupol, trois cent ouvriers vêtus de la tenue de sécurité de la compagnie Metinvest, appartenant à Akhmetov, ont quitté en car l'usine Ilitch pour se rassembler dans un stade de football où ils ont entendu des discours sur le désarmement de la région.

Dans plusieurs villes de l'est, des automobilistes ont organisé des "opérations escargots" pour marquer leur soutien à l'appel du magnat.

A Donetsk, centre industriel d'un million d'habitants où vit Akhmetov, son appel a entraîné des réactions partagées.

"Je suis contre ce qu'il a dit", a déclaré Hryhoriyi, un homme de cinquante cinq ans au chômage. "Je suis pour que Donetsk soit russe car ce n'est plus possible de vivre dans cette Ukraine-là, comme Akhmetov voudrait nous y forcer."

"POUR LE DÉSARMEMENT ET LE DIALOGUE"

Narek Ziroïane, un étudiant de dix neuf ans, n'est pas au courant de l'appel du milliardaire mais se dit favorable à un désarmement dans la région, tout en déplorant l'absence de dialogue entre les protagonistes de la crise. "Chacun ne pense qu'à soi", regrette-t-il.

Enver Tskitichvili, directeur général de l'usine Azovstal de Marioupol, qui appartient également à Akhmetov, a promis de poursuivre les manifestations pacifiques "jusqu'à ce qu'on assiste à un véritable désarmement et à l'ouverture d'un véritable dialogue".

C'est la première fois que le milliardaire, autrefois proche du président déchu Viktor Ianoukovitch, s'en prend directement aux séparatistes depuis que ces derniers ont pris le contrôle de bâtiments stratégiques dans plusieurs villes du Donbass, le bassin minier de l'est de l'Ukraine.

Les régions de Donetsk et Louhansk ont massivement voté par référendum en faveur de leur indépendance et l'élection présidentielle semble impossible à organiser dans certaines parties de l'est.

La violente charge de Rinat Akhmetov confirme qu'il appuie désormais les autorités provisoires à Kiev pour stabiliser la situation dans le pays.

"GÉNOCIDE DU DONBASS"

Début mai, Metinvest avait envoyé des mineurs et des employés métallurgistes dans la ville de Marioupol pour patrouiller aux côtés de la police.

"Est-ce que quelqu'un dans le Donbass connaît au moins un représentant de cette république populaire de Donetsk ? Qu'ont-ils fait pour la région ? Quels emplois ont-ils créés", déclare-t-il dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi.

"Est-ce que parader dans les villes du Donbass avec des armes dans les mains défend les intérêts des habitants de Donetsk vis-à-vis du pouvoir central ? Est-ce que les pillages et les prises en otages de citoyens représentent un combat pour le bonheur dans notre région ? Non, ce n'est pas le cas. C'est un génocide du Donbass", a-t-il dit.

Avec une fortune estimée par le magazine américain Forbes à onze milliards quatre cent millions de dollars, Rinat Akhmetov est la personne la plus puissante de l'est du pays en raison de l'étendue de son empire, qui va de l'acier aux mines en passant par l'énergie et les médias.

Les autorités électorales craignent que seulement la moitié des bureaux de vote puissent ouvrir dimanche dans la région de Donetsk, où il y a plus de trois millions d'électeurs. Dans la région de Louhansk, les deux tiers des bureaux pourraient être opérationnels.

Au niveau national, le dernier sondage en date donne 53% des voix à l'homme d'affaires Petro Porochenko, "le roi du chocolat", devant l'ancien premier ministre Ioulia Timochenko, avec un peu plus de 10%, et le banquier Serhiy Tigipko, 8,8%. Si aucun des candidats ne franchit la barre des 50%, un second tour aura lieu le 15 juin.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:14

http://www.avanti4.be/actualite/article/ukraine-apres-odessa-agir-humainement-est

http://www.peopleandnature.wordpress.com/2014/05/05/no-one-wants-to-die

Après Odessa, « agir humainement » est devenu un programme politique

Par Ilya Boudraitskis

Jeudi 15 Mai 2014

Au cours des jours qui ont suivi les tragiques événements d’Odessa, nous avons entendu des douzaines de versions sur ce qui s’était passé. Toutes ces versions sont, d’une manière ou d’une autre, associées à la recherche d’une « main occulte » qui a amenée deux groupes de manifestants armés à s’affronter et à conduire l’un d’eux à l’abattoir de la maison des syndicats. La majorité de ces versions, de celles du gouvernement officiel de Kiev jusqu’aux versions des propagandistes russes, pointe du doigt la police locale qui, de manière consciente et organisée, s’est abstenue de toute tentative de prévenir l’escalade de la violence.

Ces versions des événements décrivent généralement un « scénario » explicatif qui favorise l’un ou l’autre camp, Yulia Timoshenko (ancienne première ministre d’Ukraine) veut saboter les élections (présidentielles ukrainiennes) du 25 mai afin d’assurer sa propre victoire à l’avenir, le gouvernement de Kiev veut intimider les « séparatistes » et attribue la responsabilité du bain de sang à ceux qui les soutiennent, le gouvernement russe rassemble ainsi des arguments pour discréditer ceux qui soutiennent la « junte » (de Kiev), le clan d’Yanukovitch (ancien président ukrainien) veut pousser la Russie à une intervention ouverte.

D’une certaine manière, toutes ces versions peuvent nous sembler convaincantes, aux russes et aux ukrainiens, parce que nous savons qu’aucune de ces forces ne reculerait à commettre de tels crimes du moment qu’il leur permette d’atteindre leurs objectifs. La disposition à faire des victimes parmi ses propres citoyens eux-mêmes a toujours été un critère de sélection de l’élite post-soviétique. Dans cette élite, il n’y a personne, absolument personne, qui ne soit pas moralement capable d’un assassinat de masse.

Mais quelle que soit l’intention initiale de qui que ce soit dans l’organisation de la tragédie d’Odessa, le résultat sera, ou, plus probablement, est déjà, distinct, la logique de la guerre civile s’est déclenchée et il est déjà maintenant pratiquement impossible de la stopper. Tout au long de ce dernier mois, avec ses expectatives d’opérations militaires, d’occupations d’édifices, de prises d’otages, d’affrontements ponctuels dans le Donbass, de nombreuses personnes conservaient néanmoins encore l’espoir timide que l’ensemble du processus était d’une manière ou d’une autre géré par quelqu’un, ce qui impliquait la possibilité de l’arrêter.

La base principale qui nourrissait ces expectatives n’était pas seulement la volonté de Poutine, des puissances occidentales et du gouvernement de Kiev, mais tout simplement l’idée que la majorité des ukrainiens n’étaient pas disposés à se tuer entre eux.

Mais il faut nous rappeler l’histoire pas si lointaine des années 1990 et cette tragique sensation de traverser une ligne rouge, des voisins aimables, des « gens raisonnables », qui pendant des décennies avaient oublié comment se diviser entre « ennemis » et « amis », perdent subitement, en quelques jours, tous leurs attributs humains et se transforment en bêtes absolues dont l’existence n’était connue que par les films patriotiques sur l’invasion fasciste.

C’est ainsi que commença, dès que fut posée la question de la « langue de l’état », la guerre en Transnistrie. C’est ainsi que les serbes et les croates ont atteint un point de non retour, lors de ce fameux match de football à Split. Tout cela est bien trop connu pour ne pas comprendre que les perdants dans ces guerres, ce furent tous les participants, sans exception. La vengeance pour les premières victimes ne fait que provoquer plus de victimes, jetant ainsi les bases pour de nouveaux actes de justes représailles. Tel est le mal terrible qui résulte des événements d’Odessa, pour les deux camps ils justifient et rendent inévitable tout acte de vengeance.

Dans les flammes qui ont ravagé la maison des syndicats, il n’était pas difficile de voir les profondeurs de la barbarie dans laquelle l’Ukraine peut facilement sombrer.

Des profondeurs dont l’ampleur ne semble pas être comprise par les bâtards qui ont chorégraphié le choc du 2 mai. Il n’y a pas si longtemps, « agir humainement » pouvait sembler comme une sorte de souhait abstrait.

Aujourd’hui, après le massacre d’Odessa, c’est devenu un programme politique.

Ilya Boudraitskis a été un des fondateurs de Vperiod (« En avant »), section russe de la quatrième internationale. Ce groupe s'est élargi pour fonder le mouvement socialiste de Russie (RSD) dont il est l'un des portes paroles.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 18:50

http://www.forafreeegypt.blogspot.fr/2014/05/palestine-day-in-montreal.html

Journée de la Palestine à Montréal

Dimanche 18 Mai 2014

Discours de Mohamed Kamel, co fondateur de la coalition canadienne pour la démocratie en Egypte (ECCD)

La Palestine n'est pas un morceau de terre, la Palestine est un peuple, la Palestine est un patrimoine, la Palestine est une culture, la Palestine est une histoire, la Palestine, c’est le présent et l'avenir.

Comme un égyptien personnellement et en tant que groupe, la Palestine est et restera dans notre cœur.

La mémoire de la nakbah est une occasion de répéter notre engagement dans la réalisation de votre rêve et votre objectif, notre rêve et notre objectif.

En mon nom et au nom de tous les égyptiens, je soutiens tous les palestiniens contre la participation des criminels qui gouvernent l'Egypte au blocus contre nos frères et sœurs à Gaza.

Nous saluons le drapeau palestinien, un symbole de la terre de Palestine, et le peuple, un symbole de détermination.

Nous sommes tous pour la paix, mais nous ne sommes pas naïfs, nous savons et nous répétons qu’il n’y a pas de paix sans justice.

La justice prévaudra et tous les palestiniens obtiendront le droit au retour et la liberté.

Au nom de la coalition canadienne pour la démocratie en Egypte, nous vous promettons que nous resterons dans la même ligne avec vous jusqu'à ce que vous soyez de retour dans votre patrie et nous célébreront avec vous ce retour bientôt.

Nos deux peuples palestinien et égyptien établiront nos pays démocratiques, des pays qui respectent les droits humains et la liberté de tous leurs habitants sans exclusion.

Vive la Palestine, l'année prochaine à Jérusalem inch’allah

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 18:11

http://www.islamophobie.net/articles/2014/05/16/mosquee-mantes-la-ville-maire-fn-cyril-nauth-bloque-le-projet

Mosquée de Mantes la Ville, le maire Front National bloque le projet

Vendredi 16 Mai 2014

Le nouveau maire Front National de Mantes la Ville dans les Yvelines, Cyril Nauth, veut bloquer la construction d’une salle de prière alors même qu’un accord avait été trouvé entre l'Association des Musulmans de Mantes Sud (AMMS), la ville et l’agglomération, mais un accord conclu avant la défaite de la maire socialiste.

Lors de la campagne des élections municipales, le futur maire Front National avait promis de s'opposer au projet de salle de prière, prétextant des problèmes de stationnement dans le quartier et des risques financiers pour la ville. Faux, le projet est financé par l’AMMS.

Bien décidé à stopper le projet de vente du bâtiment (ancienne trésorerie de la ville) destiné à devenir une salle de prière pour les musulmans de la ville, le maire frontiste a tout simplement séché le rendez-vous prévu Jeudi 15 Mai 2014 chez le notaire afin d’empêcher et de retarder la vente de l’enceinte.

Sans cette signature de promesse de vente le projet reste bloqué, c’est pourquoi les responsables associatifs ont lancé un appel à la mobilisation pour dénoncer l’attitude méprisante et islamophobe du maire.

En effet, rien ne justifie cette prise de position ni cet acharnement si ce n’est la volonté de pénaliser la communauté musulmane mantaise.

Une manifestation est d’ores et déjà prévue Vendredi 16 mai 2014 à partir de 14 heures 30 devant la mairie de Mantes la Ville.

Voici le communiqué de l’AMMS:

« La mosquée de Mantes la Ville confirme ce jour que la nouvelle municipalité Front National a bien décidé de bloquer la vente du local destiné à recevoir la future mosquée de la ville.

Alors que la signature du contrat de vente entre la ville et l'association était fixé cet après-midi Jeudi 16 Mai 2014, le maire ne s'est tout simplement pas présenté devant le notaire.

Mais en même temps, il a fait afficher le permis de démolir de l'actuelle salle de prière. Que vont faire les fidèles sans lieu de culte ?

Nous ne devons pas laisser les frères et les soeurs de Mantes la Ville seuls face au Front National. Soyons solidaires et soudés.

La mosquée a appelé à une manifestation devant la mairie demain après la « jumuaa » (Vendredi 16 Mai 2014 à partir de 14 heures 30).

Rejoignons les de partout, des villes voisines, du département et de la région. Faisons masse face à l'islamophobie.

Le combat de Mantes la Ville nous concerne tous. Demain, ce sera peut-être notre tour. Ne soyons pas passifs ».

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:59

http://www.humanite.fr/grece-percee-de-syriza-aux-elections-locales-531605

Percée de SYRIZA aux élections locales

Lundi 19 Mai 2014

Ce dimanche, de nombreux grecs étaient appelés à voter dans trois cent vingt cinq municipalités et treize régions. Le parti de gauche SYRIZA s’est affirmé comme la première force politique dans la région d’Athènes, qui compte un tiers des électeurs grecs.

Dans la région de l'Attique qui compte trois des dix millions d'électeurs du pays, la candidate de Syriza Rena Dourou arrive en tête pour le poste de préfet avec près de vingt quatre pour cent des suffrages. Le candidat de la gauche anti-austérité Gabriel Sakellaridis à la mairie d'Athènes, est lui en position de se maintenir au second tour avec vingt pour cent, soit un point de retard sur le maire sortant soutenu par le PASOK, Georges Kaminis. Pour la première fois dans la capitale, la droite de Nouvelle Démocratie ne sera pas au second tour. En revanche, le candidat et porte-parole du parti néo nazi Aube dorée, Ilias Kassidiaris, arrive en quatrième position avec un score inquiétant de seize pour cent malgré son inculpation, comme la plupart des parlementaires du parti, pour participation à « une organisation criminelle ».

Le succès de SYRIZA s’amplifierait encore pour les élections européennes, selon un sondage à la sortie des bureaux de vote pour l'hebdomadaire Vima. La gauche anti-austérité réaliserait dimanche prochain aux européennes 27,4% contre 22,7% pour la droite qui arriverait en deuxième position. Le scrutin des élections européennes coïncide avec le second tour des élections locales, ce qui offre de beaux espoirs pour SYRIZA qui se maintient dans cinq régions. Huit provinces sont actuellement détenues par le PASOK qui limite la casse au niveau local, alors que les intentions de vote au niveau national et pour les élections européennes le font apparaître en chute libre.

Avec jusqu’à neuf pour cent des voix au niveau national, et 10,6% dans l’Attique, le KKE se dit satisfait et double son score depuis les législatives de 2012. Il devrait être en mesure de se maintenir au second tour dans plusieurs municipalités.

Un espoir pour les élections européennes

Pour SYRIZA, un tel succès est un signal fort. « Les gens ont, avec leur vote, ouvert une nouvelle voie pour le gouvernement local » s'est réjouit Alexis Tsipras, président de SYRIZA.

« Les élections du 25 mai seront le référendum qui n'a jamais eu lieu sur la politique d’austérité. Ce sera le votre grâce auquel notre pays va retrouver la dignité et une voix en Europe. Notre pays va envoyer un signal fort à l'Europe et au monde, et plus la participation sera élevée, plus fort sera le message. Et ce message est que la Grèce n'appartient à personne sauf à ses citoyens. Ils ont le droit de définir leur politique avec comme premier critère le bien commun et les intérêts et les besoins de sa propre population ».

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent s'est réjoui des résultats de SYRIZA. « C'est un premier pas vers une bonne implantation locale qui sera déterminante pour protéger les populations de l'austérité et renforcer la solidarité de proximité. C'est également un bon signe pour les échéances politiques du week-end prochain. Tout indique que SYRIZA peut remporter les élections européennes dimanche prochain. C'est un formidable encouragement pour toutes les listes qui, en Europe sont rassemblées derrière la candidature d'Alexis Tsipras à la présidence de la commission européenne. Nous pouvons être la bonne surprise du 25 mai ».

Jean-Luc Mélenchon a également promptement salué le succès de SYRIZA. « Pour la première fois en Europe a craqué la chaîne libérale qui étouffe les peuples, celle de la complicité de la droite et du Parti Socialiste pour appliquer ensemble les politiques d’austérité. A Athènes et sa région, notre Front De Gauche grec passe en tête, c’est un jour historique. L’effet domino peut commencer en Europe. Enfin du neuf, enfin autre chose que l’alternative entre le soi-disant « vote utile » et l’extrême droite. Les élections européennes peuvent tout accélérer sur le continent. Nous travaillons à en faire l’évènement français de l’autre gauche européenne ».

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 17:10

http://pcf.venissieux.org/spip.php?page=article&id_article=1444

Rassemblement Mardi 20 Mai 2014 à 13 heures 30 devant le tribunal administratif de Lyon pour soutenir Michèle Picard, maire de Vénissieux, qui vient de recevoir sa convocation concernant ses arrêtés pour s’opposer aux expulsions locatives, saisies mobilières et coupures d’énergies.

L’audience aura lieu Mardi 20 Mai 2014 à 14 heures, salle 6, Tribunal administratif de Lyon, 184 rue Duguesclin 69 003 Lyon

Arrêtés interdisant les expulsions locatives, les coupures d’énergie et les saisies mobilières

Depuis le premier avril, au lendemain de la trêve hivernale, les expulsions locatives peuvent reprendre. Le collectif des associations unies, fédérant trente quatre associations de lutte contre l’exclusion et la pauvreté lance un cri d’alarme sur une situation qui ne cesse de s’aggraver au fil des ans. Selon les chiffres, quarante mille à quarante cinq mille familles pourraient se retrouvées sans toit, malgré l’intention affichée par la loi DALO.

Depuis quatre ans, Michèle Picard n’a de cesse d’alerter sur les conséquences tragiques que peuvent engendrer les expulsions. En 2013, nous avons été placés face à l’horreur avec le suicide d’une septuagénaire de Vénissieux découvert lors de l’exécution de son expulsion. La mort d’un homme âgé quelques jours après son expulsion a aussi fortement marqué les consciences.

Cette année encore, elle entend interpeller les pouvoirs publics avant que l’actualité ne soit marquée par de nouveaux drames humains. Un acte responsable, un acte de désobéissance civique assumé par un maire, une élue de la république qui assume pleinement ses responsabilités face à l’urgence sociale et à l’exclusion. Un acte de résistance pour que les droits fondamentaux pour tous inscrits dans la constitution soient respectés.

Depuis 2009, Michèle Picard tente de combattre l’intolérable et défend le droit à une vie digne pour tous. Cette année encore, elle a pris des arrêtés interdisant sur le territoire de sa commune les expulsions locatives, les coupures d’énergies et les saisies mobilières, pour les personnes les plus en difficulté et en fragilité pécuniaire, notamment les personnes âgées, retraitées, au chômage ou encore les familles mono parentales.

Enfin, Michèle Picard a apporté son soutien au rassemblement organisé ce jour par la fédération CNL du Rhône pour dire non aux expulsions locatives et à la hausse des charges de loyers.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 16:30

http://www.lepcf.fr/Bobigny-Comment-la-droite-peut

Bobigny, comment la droite peut organiser le peuple

Bobigny 2014, quand les arabes et les noirs font campagne pour la droite blanche

Dimanche 11 Mai 2014

L’article d’Aya Ramadan, publié sur le site du Parti des Indigènes de la République doit être lu avec attention par les communistes. Je ne connais pas la situation précise de Bobigny, mais il me semble que cet article est illustratif d’une question qui dépasse largement le cas particulier de Bobigny, et montre au contraire comment la droite peut s’organiser dans le peuple. Pour les communistes, les conditions concrètes, politiques, et idéologiques qui le permettent devraient être un sujet prioritaire d’étude et de réflexion partagée.

La droite peut mobiliser des forces sociales au sein du peuple

D’abord parce que le constat est clair, et nous avons pu faire le même à Vénissieux.

La droite n’est pas un parti des médias, des sièges sociaux et des quartiers bourgeois, qui serait par nature incapable de parler au peuple. Au contraire, elle peut trouver les hommes et les femmes pour consacrer du temps à trouver des relais dans des quartiers populaires, à porter sans états d’âme la désespérance et la colère contre les injustices, et à se faire entendre par des jeunes, des femmes, des anciens qui peuvent avoir le sentiment qu’un opposant de droite à un maire communiste leur sera utile pour les représenter.

Le fait est que cette droite qui se présente bien comme de droite, fait très attention à ne pas mettre ses marqueurs identitaires de droite au devant, mais à toujours faire entendre que ce qui compte, ce sont « les gens », leurs questions, leurs priorités, et que ce n’est pas le clivage entre la gauche et la droite qui doit décider.

Le fait est aussi que faire croire que les « valeurs » de gauche seraient naturellement populaires est une bêtise, et que le racisme anti rom est un racisme blanc petit-bourgeois est une bêtise grave, et surtout une méconnaissance de la réalité. Dans les quartiers populaires, c’est désormais l’immigration arabe du siècle dernier qui rejette l’immigration est européenne actuelle.

L’impasse mortelle de l’union de la gauche pour les communistes

Le gouvernement Valls et son plan de super-austérité, tout comme la dérive militariste de l’Union Européenne en sont les marqueurs les plus visibles actuellement, mais les élections municipales ont montré un mouvement beaucoup plus profond et ancien, la fin de tout espoir social de gauche, l’absence de toute illusion sur le fait que la gauche défendrait quand même mieux la cause du peuple. Le vote Hollande ne contenait aucune volonté de transformation sociale, seulement le rejet viscéral et médiatiquement très travaillé de Sarkozy, et quelques mois seulement après, ce qui domine dans les têtes, c’est l’acceptation de la concurrence qui conduit au refus de l’impôt, des services publics, sauf ceux dont on a personnellement l’usage.

La fracture entre le peuple et le parti socialiste a atteint un niveau historique qui conclut la longue période ouverte avec le programme commun en 1972. Avant, s’il y a bien une gauche, il y a surtout un mouvement ouvrier, syndical, politique qui se considère comme porteur d’une capacité de rupture avec le capitalisme et qui s’interroge sur ses alliances. La stratégie d’union de la gauche décidée par le parti communiste conduira lentement mais inexorablement à substituer à ce mouvement ouvrier, avec ses forces et ses faiblesses, la « gauche » de plus en plus institutionnelle et électorale, créant les conditions d’un lent processus d’affaiblissement puis de délitement du PCF.

Pour le peuple aujourd’hui, il reste bien des formes de rejet de la droite, des riches, des institutions qui dirigent une société violente et inégalitaire, mais ce rejet ne s’incarne plus dans une gauche qui est pour la grande majorité désormais une des composantes de cette société. Ce rejet se porte tout autant sur les institutions par elles-mêmes qu’elles soient dirigées par la gauche ou la droite. L’union de la gauche ne permet plus aux communistes de porter la colère populaire contre l’exclusion, les inégalités, alors que c’est le premier moment de leur lien politique avec le monde du travail, avec le peuple.

Il est urgent pour les communistes de revenir dans la douleur à la question première. Quelle organisation du peuple d’aujourd’hui ? Quelle place pour la classe ouvrière telle qu’elle est ?

Quelles alliances pouvant porter l’espoir d’une rupture avec le capitalisme ? Sachant que ces questions qui se posaient en 1972 se posent aujourd’hui à un parti affaibli, émietté, divisé.

Quels atouts de la gestion d’une ville par les communistes ?

La présentation par le Parti des Indigènes de la République des derniers meetings de campagne à Bobigny est peut-être déformée. Mais j’y lis pour ma part cette opposition entre une droite qui met en avant les contradictions sociales à partir de la colère populaire contre les injustices, et une majorité dirigée par les communistes qui tente de montrer sa capacité à unir les forces sociales de la ville à partir de son bilan. Le communisme municipal a été marqué notamment par des politiques culturelles fortes, avec de nombreux équipements qui ont fait émerger une « couche moyenne » d’acteurs culturels qui ont progressivement pris le pas sur des acteurs historiquement ancrés dans le monde du travail et notamment les comités d’entreprise. Mais cette réalité de la prise en compte de la diversité culturelle dans nos villes permet-elle de résister aux batailles politiques ? La formule sera excessive, mais une politique « Jack Lang » à l’échelle d’une ville ne règle pas la question cruciale des alliances sociales et de leur débouché politique.

Les repères de classe et leur effacement par « l’indigénat »

Ce que raconte ce militant « indigène » qui connait bien pourtant l’histoire des luttes anti coloniales, le rôle qu’y ont joué la droite et le parti socialiste, et à l’inverse le fonds anti colonial et internationaliste du parti communiste, c’est qu’un (une) arabe de banlieue peut se sentir plus proche de Rachida Dati, la face « indigène » de Sarkozy que des militants ouvriers anti colonialistes de son quartier.

Il en vient pourtant presqu’au regret de la victoire de la droite à laquelle il a contribué et qu’il explique précisément à partir de cette identité « indigène ».

« Ainsi donc ma ville Bobigny est passée à droite grâce aux indigènes. Nous avons mis fin à quatre vingt quinze ans de communisme. Et quelle ne fut pas ma tristesse de voir partir les communistes de ma ville, mes meilleurs adversaires, et parmi eux le maire adjoint algérien Abdel Sadi, tant apprécié ici ».

Ce qui est frappant c’est bien l’impact de cette bataille idéologique sur l’indigénat, que porte depuis dix ans le Parti des Indigènes de la République et ses prédécesseurs, et qui se révèle un élément essentiel dans les consciences pour que la droite prenne pied dans les quartiers populaires. Car cette affirmation de l’indigénat est indissociablement liée à l’effacement des repères de classe.

Aya Ramadan constate bien que les tentatives électorales « indigènes autonomes » sous différentes formes n’ont jamais réussi, et que ceux qui les portaient ont finalement « pactisé avec la droite blanche ». Mais ce qu’il ne dit pas explicitement tout en le montrant, c’est que les idées de victimisation « ethnique », ces idées que « nous sommes écrasés, infériorisés, humiliés en tant qu’arabes », ces idées sont indispensables à la droite pour venir dire « je vais porter votre indignation ». Car la droite peut dire « je vais porter la colère des ouvriers », elle prend alors sa forme fasciste, ce « national socialisme » qui dit aux ouvriers que « contre la finance, il faut vous inscrire dans la violence de la concurrence contre les autres ». Mais elle ne peut jamais dire que « je vais porter la colère de la classe ouvrière et lui ouvrir des alliances pour qu’elle puisse jouer son rôle dirigeant ». Dire cela, c’est construire un parti communiste, un parti qui propose l’union du peuple (tel qu’il est) pour imposer la rupture avec le capitalisme et la construction d’une autre société !

Pour que la droite s’installe dans les consciences populaires, il faut impérativement que les colères, les indignations s’expriment sur d’autres marqueurs que ceux qui conduisent à la conscience de classe. Il faut impérativement que l’arabe, le noir de banlieue se sente plus proche des patrons arabes ou noirs que des ouvriers blancs de son quartier ! Il faut impérativement que l’étudiant musulman issu de l’école publique se sente plus proche d’un émir du golfe que du vieil instituteur laïc.

Le Parti des Indigènes de la République est dans une situation explosive ! Il creuse en permanence le terreau de l’avancée de la droite dans les milieux populaires, tout en tentant de porter parfois une critique du capitalisme, sans laquelle aucune critique du colonialisme n’est possible. C’est son affaire. Pour les communistes, la question cruciale est bien celle de leur capacité à annoncer clairement la couleur.

Oui, nous voulons porter l’indignation, la colère, les aspirations du peuple dans son ensemble, de la classe ouvrière actuelle, avec ses composantes déclassées dans la précarité comme celles intégrées dans la mondialisation, et nous combattons donc de manière déterminée tout ce qui enferme chacun dans son appartenance supposée à ces « identités meurtrières » qui masquent les repères de classe. Mais nous ne pouvons pas le faire sans bases militantes dans tous les milieux, tous les quartiers, toutes les origines et les cultures.

La création de la MOI en pleine résistance, et son rôle historique déterminant nous montre que le plus haut internationalisme ne s’oppose pas à une organisation qui se fonde dans les réalités sociales et culturelles.

Oui, organiser les communistes, blancs, arabes, noirs et autres, partout

C’est la vie et les militants qui doivent décider des formes d’organisation qui aident le peuple à agir, à s’unir, et les références au passé sont rarement utiles pour décider des bonnes organisations. Mais si un collectif « Malcom X », porté par des militants communistes noirs, peut être utile, il faut l’aider. Tout le monde peut comprendre qu’un collectif communiste « rom » s’il était possible, serait un atout pour tisser des liens de solidarité dans la bataille contre l’errance des roms. L’expérience algérienne de notre regretté Henri Alleg ou du passionnant William Sportisse invité récemment à Vénissieux, montre que la bataille que mènent les communistes pour organiser le peuple se heurte toujours à des forces qui veulent au contraire unir le peuple avec sa bourgeoisie. Dans une lutte pour l’indépendance nationale, il peut y avoir alliance. Dans nos quartiers populaires aujourd’hui, ces forces deviennent objectivement les alliés de la droite capitaliste et colonialiste.

L’urgence est pour les communistes d’affirmer leur volonté de s’organiser partout pour aider le peuple à prendre conscience des enjeux de classe qui dominent toute injustice.

On ne peut mieux conclure qu’en reprenant la citation d’Houria Bouteldja que l’auteur met en exergue, « leur tort (aux indigènes) n’est pas de se libérer de la gauche. Leur tort c’est de passer d’un maître à un autre. De changer de tuteur. Leur tort ici, c’est de choisir la facilité. De fuir les sentiers de l’autonomie ».

En fait, il s’agit de théoriser sur la fuite des repères de classe, c’est-à-dire de fait sur la division du peuple, en le désarmant face à une droite qui se garde bien de mettre en avant l’opposition entre la gauche et la droite quand elle répète au peuple « je t’écoute, rejette ton maitre ».

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 15:54

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/17/en-espagne-les-indignes-tentent-une-percee-electorale_4420510_3214.html

En Espagne, les « indignés » tentent une percée électorale

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

Dans les jardins publics du quartier populaire de Canillejas, dans le nord est de Madrid, plusieurs centaines de personnes se pressent devant l’estrade où les candidats du nouveau parti politique Podemos (« Nous pouvons ») exposent leur programme pour les élections européennes. Il est 19 heures, Jeudi 15 Mai 2014, et la date n’est pas anodine. Madrid célèbre le troisième anniversaire du mouvement des « indignés » qui, le 15 mai 2011, avait rempli les places publiques du pays d’espagnols se plaignant des lacunes du système démocratique, clamant aux politiques « no nos representan » (« vous ne nous représentez pas ») ou dénonçant le pouvoir des banques et des marchés financiers. Podemos, dont le slogan propose de « transformer l’indignation en changement politique », est directement issu du mouvement du 15 mai.

Le programme de Podemos résume les revendications de la rue, lutte contre la corruption, croissance, emplois, restructuration de la dette publique qualifiée « d’illégitime », fin des expulsions immobilières et interdiction des délocalisations hors d’Europe. Né il y a seulement deux mois, il récolterait, selon le sondage du centre de recherche sociologique, un siège au parlement européen.

« L’Europe est gouvernée par des absolutistes »

En Espagne, les élections européennes devraient marquer le recul du Parti Populaire (PP, droite au pouvoir) et Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), qui cumuleraient soixante cinq pour cent des voix contre quatre vingt pour cent, en 2009. La gauche unie (Izquierda Unida, écolo communiste) en profiterait particulièrement, à laquelle les sondages attribuent entre neuf pour cent et onze pour cent d'intention de vote et cinq à sept sièges (3,7 % et deux sièges en 2009).

Les électeurs socialistes n'ont pas pardonné à l'ancien chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero le tournant de la rigueur de 2010, qui a fait naître l'idée que le Parti Populaire et le PSOE étaient, en fait, les deux faces d'une même pièce de monnaie et que l'Espagne et l'Europe étaient de « fausses démocraties », gouvernées par les marchés financiers.

« L'Europe est gouvernée par des absolutistes et nous allons être leurs sans culottes », avait résumé en mars, lors du lancement de Podemos, son chef de file, Pablo Iglesias, trente six ans, ancien sympathisant d'Izquierda Unida, professeur de sciences politiques à l'université Complutense de Madrid et invité fréquent des plateaux de débats télévisés.

Ses candidats, du chercheur au chômeur, en passant par l'ancien procureur anti corruption Carlos Jimenez Villarejo, se sont engagés à ne percevoir que trois fois le salaire minimum espagnol, soit mille neuf cent euros. Le reste (le salaire d'un député européen est d'environ huit mille euros brut) devrait être versé au parti ou à des ONG.

« Pas une colonie de l’Allemagne »

Le 8 mai, Pablo Iglesias a fait campagne à Berlin, à la rencontre des « exilés de la crise », ces milliers de jeunes contraints, pour trouver un emploi, de quitter l'Espagne, où le chômage des moins de vingt cinq ans dépasse les cinquante pour cent. « Nous ne pouvons pas être une colonie de l'Allemagne », s'est-il insurgé. Pour lui, « le débat n'est plus entre gauche et droite, mais entre caste politique et citoyens ». Son discours a fait mouche, en particulier sur les réseaux sociaux. Près de cent mille personnes ont donné, sur internet, leur aval pour qu'il se présente aux élections européennes.

Podemos n'est pas le seul à tenter de recueillir le vote de l'indignation. Avec comme tête de liste l'informaticien franco-italien Hervé Falciani, à l'origine des révélations sur les comptes de milliers de clients de la banque HSBC en Suisse, le parti X a fait de la lutte contre la corruption et pour la rénovation de la démocratie ses principaux chevaux de bataille.

Ces deux thèmes sont aussi au cœur du programme du juge Elpidio Silva, à l'origine du parti RED (rénovation démocratique citoyenne). Elpidio Silva est connu pour avoir ordonné l'incarcération de l'ancien président de la caisse d'épargne Caja Madrid, Miguel Blesa, dans le cadre d'une affaire de corruption présumée. Une incarcération qui lui a valu d'être déchargé de l'affaire et accusé d'abus de pouvoir.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 15:21

http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/05/17/mahmoud-abbas-%C2%A8le-venezuela-nous-a-permis-de-briser-le-monopole-disrael-sur-notre-economie-%C2%A8/

Mahmoud Abbas, « le Venezuela nous a permis de briser le monopole d’Israël sur notre économie »

Samedi 17 Mai 2014

Le gouvernement bolivarien vient de signer un accord avec la FAO pour le développement de cultures vivrières en Afrique sub-saharienne sur la base de son expérience en Haïti via Petro Caribe et la CELAC, et de signer avec le chancelier Djibrill Bassolé plusieurs accords pour approfondir la coopération agricole et énergétique avec le Burkina Faso.

Avec la récente visite du chef de l’état palestinien Mahmoud Abbas, Nicolas Maduro prolonge ce qui avait été son tout premier acte de politique étrangère au lendemain de son élection à la présidence de la république, lorsqu’avait été inauguré à Caracas le siège diplomatique de l’état palestinien. Ce 16 mai 2014 la Palestine et le Venezuela ont signé à Caracas de nouveaux accords qui concernent la coopération énergétique et la solidarité politique.

« L’accord énergétique », a précisé Maduro, « permettra de fournir à la Palestine un premier chargement de deux cent quarante mille barils de diesel et de pétrole, ce qui contribuera à couvrir ses besoins pour qu’elle puisse continuer à se fortifier et à se consolider », ajoutant que la Palestine participera dorénavant aux accords avec Petro Caribe et avec l’ALBA et que le Vénézuéla l’appuiera dans sa politique de renforcer ses liens avec l’Amérique Latine. Pour le président vénézuélien, les « traités de libre commerce ne sont ni libres, ni des traités, ce sont des traités de domination économique. L’ALBA est arrivé pour en finir avec ces concepts néo coloniaux dans l’économie ».

Mahmoud Abbas a souligné « un aspect important parmi tout ce que nous avons signé, qui fait de la Palestine une nation observatrice au sein de la CELAC, ainsi que la conformation d’une commission ministérielle entre le Venezuela et la Palestine, nous allons préparer la réception de cette commission en Palestine, et la visite rapide du président Maduro et de toute son équipe. Merci à tous ceux qui ont préparé ces accords qui seront suivis de près, merci au Venezuela d’appuyer le peuple de la Palestine dans sa longue lutte, de nous aider à briser le monopole d’Israel sur notre économie ».

Les deux chefs d’état ont également souscrit un accord pour mettre en place la « Mision Milagro » dans la nation arabe (mission sociale permettant d’opérer et de soigner gratuitement les patients souffrant de maladies ou de difficultés oculaires). « Nous serons toujours aux côtés du peuple palestinien. Que vivent les mémoires éternelles de Yasser Arafat et d’Hugo Chávez » a lancé Maduro.

Cette visite est la troisième pour Abbas qui signa en 2009 avec le président Chavez les trois premiers accords de coopération politique, universitaire, économique et commerciale. En octobre 2011, le président palestinien était de retour à Caracas, obtenant l'appui du gouvernement bolivarien pour demander son admission comme membre de plein droit lors de la soixante sixième session de l'assemblée générale de l'ONU.

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 20:06

LE PTB A T IL CHANGE

Vous trouverez ci-dessous les deux derniers paragraphes d’un très long message d’Ataulfo Riera relatif aux listes unitaires entre le Parti du Travail de Belgique, le Parti Communiste de Belgique et la Ligue Communiste Révolutionnaire pour les élections générales du Dimanche 25 Mai 2014 en Belgique et aux relations entre le PTB et la LCR.

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.avanti4.be/debats-theorie-histoire/article/2014-la-gauche-en-debat-i-remarques-critiques

Le « campisme » dans la tradition trotskyste

Daniel Tanuro affirme par ailleurs que « nous ne perdrons pas de temps à expliquer ici que nous sommes radicalement opposés au stalinisme. Toute notre histoire en atteste, et nous continuons le combat pour un socialisme démocratique autogestionnaire ». En réalité, historiquement, et en dépit du courage admirable de ses militants et du sacrifice de leur vie face à la répression et aux crimes staliniens (qu’on oublie peut être un peu vite), le mouvement trotskyste n’a lui-même pas toujours échappé à certaines dérives de type autoritaire dans ses propres modes de fonctionnement interne ou dans certaines analyses (le mythe du parti « léniniste » ultra-centralisé et hiérarchisé, la défense, même « critique », de la répression sanglante du soulèvement de Kronstadt en 1921 et du mouvement anarchiste en Russie dès 1918).

Il a également connu quelques dérives qu’on peut qualifier de « campistes » vis-à-vis du stalinisme lui-même. Ainsi, même après son exclusion du parti communiste russe et son exil d’URSS en 1929, Trotsky a appelé pendant un moment ses partisans en union soviétique à s’allier à la « fraction centriste » (stalinienne) de la bureaucratie et à Staline lui-même pour s’opposer à « l’aile droite » du parti, identifiée comme plus dangereuse et dont la ligne risquait, croyait-il, de mener au rétablissement du capitalisme. Après la seconde guerre mondiale, en pleine « guerre froide », le courant majoritaire incarné par Michel Pablo dans la quatrième internationale a poussé cette dernière à adopter une orientation de « moindre mal » vis-à-vis de l’URSS stalinienne face au péril d’une guerre impérialiste avec les Etats Unis. La formule peu heureuse « d’état ouvrier dégénéré » (mais « ouvrier » tout de même) pour caractériser la nature de l’URSS a d’ailleurs conduit pendant un an la même quatrième internationale à apporter son soutien « critique » à l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979.

Derrière ces dérives se trouvent donc des conceptions théoriques erronées, incomplètes ou insuffisantes sur le stalinisme, sur la nature des « états socialistes », sur le parti révolutionnaire, sur la révolution et la société post-capitaliste elles-mêmes. Ce sont là des discussions essentielles et pas du tout « dépassées » ou « abstraites » car ces conceptions déterminent tout le travail militant pratique, les modes organisationnels et les orientations politiques pour aujourd’hui et demain. Elles sont absolument indispensables afin de tirer un véritable bilan et des conclusions actuelles vis-à-vis du désastre stalinien, pour surmonter ses conséquences et pour comprendre aussi l’échec du mouvement trotskyste en général dans ses tentatives de construire des partis ayant une influence de masse durable.

Mais ces questions ne figurent visiblement pas dans les priorités ou dans les préoccupations de la direction actuelle de la LCR. Et ce détour sur les dérives campistes du trotskysme vis-à-vis du stalinisme éclaire mieux en tous les cas la suite de l’article cité de Daniel Tanuro quand il en arrive à cette conclusion « qu’on ne compte pas sur nous pour embrayer aujourd’hui dans la dénonciation tapageuse de l’idéologie autour de laquelle Ludo Martens a bâti son parti, et des pratiques politiques qui en ont résulté ».

Autrement dit, la critique de l’idéologie stalinienne du PTB doit être mise en sourdine sous prétexte que le Parti Socialiste et des médias l’utilisent dans leur lutte contre la concurrence électorale incarnée par ce parti. Bien entendu, il ne s’agit pas de hurler avec les vieux barons du Parti Socialiste contre le prétendu « rexisme » du PTB et il faut dénoncer ces amalgames odieux. C’est une chose. Mais les critiques sur le stalinisme interne, ou sur certaines contradictions, faites parfois par des journalistes consciencieux qui font leur travail (et on ne peut pas leur demander plus), c’est tout autre chose. Or, selon Daniel Tanuro, puisque le Parti Socialiste et des médias font de mauvais procès au PTB, et surtout avec de bien mauvaises intentions derrière, alors la LCR s’abstiendra quant à elle de critiquer l’idéologie stalinienne du PTB et ses pratiques pour ne pas soi disant « ajouter de l’eau au moulin ».

Il s’agit là, selon nous, d’une très dangereuse concession et qui se révélera d’ailleurs contre productive si le but est de réellement aider ou de contribuer à ce que le PTB évolue positivement par rapport à son identité stalinienne. Rappelons tout d’abord que dans les années 1930 et 1950 les critiques des capitalistes vis-à-vis de l’URSS stalinienne (ou lors de sa chute en 1991) visaient elles aussi à nuire à l’idée même du communisme et à disqualifier le marxisme, la révolution et l’anticapitalisme en général. Fallait-il que les militants antistaliniens s’abstiennent eux aussi de toute forme de critique vis-à-vis du stalinisme, même si c’était à partir d’une toute autre perspective et dans un tout autre but, sous prétexte que cela pouvait « nuire à la cause du socialisme » ou « à la gauche en général » ? Bien sûr que non.

L’argument que la critique peut servir et être reprise par « l’ennemi de classe » dans son combat contre le socialisme est précisément une vieille méthode stalinienne et campiste pour faire taire les dissidences et les voix critiques au nom de la lutte contre « l’ennemi principal ».

Contrairement à ce qu’affirme l’article, ce n’est donc pas une lubie journalistique ou « complotiste » que de pointer du doigt les contradictions du PTB entre son discours officiel, son image d’ouverture d’une part, et ses statuts ou ses références internes au stalinisme, d’autre part. C’est au contraire une question essentielle, y compris et surtout pour le PTB lui-même, de faire toute la clarté sur le sujet et de prendre clairement ses distances avec son passé, ses pratiques et ces références.

Pour l’auteur de l’article, par contre, la critique du stalinisme du PTB est d’autant plus à mettre en sourdine que « le PTB semble réexaminer doctrine et pratiques, a rompu avec la Corée du Nord et n’est en tout cas plus une forteresse monolithique et dogmatique téléguidée par Pékin. Ensuite et surtout parce que ce PTB en évolution est en position d’ouvrir une faille dans le monopole électoral du Parti Socialiste. Au moment précis où celui-ci cherche à se maintenir au pouvoir pour imposer le programme néo libéral ». Bref, il s’agit bel et bien là d’une attitude « campiste » dictée par une « realpolitik » en réalité fort peu réaliste.

Personne ne souhaite évidement revenir à la situation du passé, avec ses divisions au couteau, ses invectives et ses polémiques puériles. Mais on tord ici le bâton dans l’autre sens.

Le PTB a-t-il changé ?

L’affirmation selon laquelle le PTB « semble réexaminer doctrine et pratiques » doit être vérifiée. Mais, tout d’abord, que le PTB ait changé d’une certaine manière, ce n’est nullement un scoop et cela ne date nullement d’hier. Cela fait au moins treize ans que le PTB a commencé à opérer un virage vis-à-vis du sectarisme stalinien le plus outrancier qui l’avait caractérisé tout au long des années 1970, 1980 et 1990. Ainsi, en 2000 déjà, des discussions ont eu lieu entre le SAP et le PTB à Anvers pour une liste électorale unitaire aux communales, et Peter Mertens (président du PTB) avait été invité cette année là à l’école d’été du POS pour en débattre (sa présence à la dernière « école anticapitaliste » de la LCR n’était donc en rien inédite). En 2001, dans le contexte du mouvement alter mondialiste, le PTB, le POS et des militants libertaires et autres ont étroitement collaborés au sein de la « coordination D14 » qui organisait le contre-sommet et la manifestation comme le sommet de l’Union Européenne à Bruxelles. En 2003 et en 2004, pour la première fois de son histoire, le PTB présentait des listes non étiquetées PTB, avec la liste « debout » autour de D’Orazio, la liste « maria » à Bruxelles autour d’une syndicaliste de la SABENA et la liste « resist » à Anvers autour de Dyab Abou Jajah. Après les échecs relatifs de ces listes, et l’exclusion typiquement stalinienne de sa secrétaire générale, Nadine Rossa-Rosso, qui en était l’artisane, le PTB s’est recentré sur sa propre et seule image et a opéré une transformation en profondeur de celle-ci et de son discours (« parti de gauche, pas d’extrême gauche », mise en sourdine de l’antiracisme dans les campagnes électorales, alignement strict sur la bureaucratie syndicale et transformation de ses structures pour élargir sa base).

Mais ces changements à cent quatre vingt degrés vis-à-vis des années 1970,1980 et 1990 n’ont pas été sans à coups, ni retours de flamme, et surtout ils ne se sont absolument pas accompagnés d’une évolution « doctrinaire » interne d’une même ampleur. Ces virages sont d’ailleurs parfaitement compatibles avec le maintien de leur stalinisme. L’histoire de ce dernier en témoigne, avec ses zigzags des années 1930 entre la ligne « classe contre classe » identifiant la social-démocratie au « fascisme » et celle des « fronts populaires » de participation au pouvoir avec cette même social-démocratie.

Si le maintien de la nature stalinienne du PTB pose beaucoup de questions aujourd’hui c’est qu’il ne s’affiche plus ouvertement comme tel. Le problème, c’est également qu’on ne tient pas suffisamment compte de sa « double » nature, ou de son caractère « hybride » aujourd’hui, avec sa structure à plusieurs « cercles » de membres. D’une certaine manière, il n’y a pas « un » PTB, mais « plusieurs », bien qu’ils n’aient pas la même importance et influence. Ainsi, bon nombre de ses nouveaux membres « adhérents », pour ne pas dire la majorité, ne s’identifient pas avec le stalinisme (même « en cachette ») et n’en savent sans doute pas grand chose. Mais ce sont précisément eux qui n’ont pas de poids, ou si peu, dans la structure décisionnelle interne, dans les grands choix d’orientation qui sont dictés par le « noyau dur » central des membres effectifs, et plus encore dans les instances de direction où les références internes au stalinisme sont toujours bel et bien présentes, ainsi que dans les formations pour les cadres destinés à intégrer ces instances.

Ainsi, et jusqu’à preuve formelle du contraire, il faut continuer à appeler un chat, un chat : le PTB est et reste un parti mao-stalinien, en dépit de toute son épaisse coquille externe et de son image « new look ». Et le stalinisme, ce n’est pas seulement des références historiques lointaines, c’est aussi une pratique et une conception du monde, du projet de société « socialiste », de la lutte et de l’instrument nécessaires pour y parvenir. Le campisme exprimé par la majorité des organisations staliniennes ou d’origine stalinienne vis-à-vis des processus révolutionnaires dans le monde arabe (et dans le cas de la Syrie en particulier) le démontre.

Derrière ces polémiques, ce ne sont pas seulement des divergences sur la situation internationale ou sur tel processus dans un pays exotique qui s’exprime, elles reflètent également des conceptions très profondes sur la lutte anticapitaliste, la place de la démocratie dans celle-ci, sur les modalités de la transformation sociale et sur la société alternative à construire.

S’il est vrai que le PTB n’évoque plus ouvertement de manière positive la Corée du Nord, par exemple, cela ne prouve nullement que ses dirigeants et ses cadres aient modifié en profondeur leur appréciation sur la nature du régime nord-coréen. Quant à la Chine, un article récent publié sur le site du PTB et visiblement élaboré après de laborieuses discussions internes, exprime une position qui n’est certes plus la même qu’il y a vingt ans, mais qui ne permet certainement pas non plus d’affirmer que la conception du socialisme par le PTB a subi une (r)évolution notable. Dans ce dossier, le PTB affirme en creux, à côté de quelques critiques, qu’il n’y a pas de capitalisme en Chine (puisque, selon lui, ce pays semble seulement « se diriger en essence » vers une telle économie). Il affirme surtout que l’état y maintient une « structure socialiste sous la direction d’un parti communiste ». Le fait qu’un pays de plus d’un milliard d’habitants soit dirigé par un parti unique qui écrase toute dissidence politique, à sa droite comme à sa gauche, ne semble visiblement pas constituer un quelconque problème aux yeux du PTB, même « new look ».

Dans une récente interview croisée avec un représentant du SP hollandais, Peter Mertens, tout en soulignant les nombreuses proximités entre les deux partis, conclut en disant que « nous ne sommes pas les mêmes. Nous avons notre tradition, notre ossature marxiste, notre interprétation d’un avenir socialiste. Elles diffèrent de celles du SP ». Ce qui est d’autant plus piquant ou éclairant que le SP hollandais était un parti mao-stalinien comme le PTB, mais qui a abandonné sa « tradition » en même temps que son radicalisme anticapitaliste. Dans l’esprit des cadres du PTB, il est clair que le maintien de leur stalinisme est considéré comme un garde-fou, comme une digue qui leur évitera de sombrer « corps et âmes » dans l’opportunisme le plus plat.

Au final, la question principale est que, s’il est toujours et en tout temps nécessaire et utile de critiquer intelligemment ou de pointer sobrement du doigt les limites et les contradictions de l’évolution du PTB, personne ne changera le PTB à sa place. Tant qu’il n’aura pas fait un aggiornamento clair et explicite sur son stalinisme (au lieu de botter en touche en parlant de « questions à laisser aux historiens »), on ne peut pas faire comme si celui ci n’existait pas, se taire ou faire comme s’il était en voie de lente mais sûre résolution, ou encore comme si ces contradictions étaient mineures, purement secondaires et sans importance « au regard des intérêts des travailleurs » ou de certains calculs électoralistes.

Si le but affiché aujourd’hui de la LCR est d’œuvrer en direction d’une « recomposition en profondeur » de la gauche à partir du PTB (ce qui, comme on l’a dit, nous semble plus qu’hypothétique), afin de déboucher sur « une nouvelle expression politique des exploités et des opprimés », alors ces questions sont d’autant plus vitales et nécessaires.

Bien sûr, la collaboration sur le terrain des luttes avec les militants du PTB, comme avec ceux des autres organisations de la gauche radicale, est tout aussi essentielle, utile et nécessaire. Mais quand on s’engage d’une telle manière avec ce parti dans une perspective qui dépasse largement le seul terrain électoral conjoncturel et englobe une perspective politique plus large, on entre dans une dynamique qui risque de se révéler très coûteuse. D’autant plus que certains dans la LCR voudraient sans doute aller encore plus loin en s’intégrant dans le PTB, le seul obstacle (de taille et éloquent) étant le refus de celui-ci d’accepter tout ce qui peut ressembler de près ou de loin au « droit de tendance ».

Dans sa déclaration de novembre, le Secrétariat de la LCR conclut en disant que « le PTB change, chacun s’en aperçoit ». Mais, plus encore que le PTB, n’est-ce pas en réalité la LCR qui change, et pas nécessairement dans le bon sens ?

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