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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 15:11

http://www.palestinecampaign.org/biggest-london-rally-yet-gaza

Cent cinquante mille personnes participent à la plus grande manifestation à Londres pour Gaza

Samedi 9 Août 2014

Le refus de David Cameron de condamner le massacre d'Israël à Gaza a été attaqué par les députés et les autres orateurs aujourd'hui dans un rassemblement de masse à Hyde Park en soutien aux palestiniens. Les intervenants ont également appelé à des sanctions et à un embargo sur les armes contre Israël.

Plus de cent cinquante mille personnes ont participé à une manifestation appelée par la Palestine Solidarity Campaign et d'autres organisations des studios de la BBC à Portland Place vers l’ambassade américaine à Grosvenor Square et Hyde Park.

C'était la troisième manifestation de masse à Londres en soutien à Gaza en trois semaines. C’était aussi la plus importante, et faisait partie d'une Journée mondiale de la Rage, avec des personnes marchant dans les villes du monde entier pour montrer leur solidarité avec Gaza.

Des voitures apportaient des manifestants à Londres d'aussi loin que l'Ecosse, tandis que d'autres villes du Royaume Uni ont également tenu leurs propres manifestations et des veillées pour les palestiniens.

Citations des discours à Hyde Park

Sarah Colborne, directrice de la Palestine Solidarity Campaign, « nous sommes ici pour envoyer un message à notre gouvernement que nous avons honte, nous sommes malades et nous sommes dégoûtés par le massacre à Gaza et la complicité du gouvernement britannique. Il y a des personnes de différents partis politiques et toutes les couches de la société, des personnes de toutes les confessions et des personnes d’aucune confession, qui demandent des sanctions maintenant et une Palestine libre ».

Rushanara Ali, député de Bethnal Green and Bow (Labour Party), « j’ai un message pour David Cameron. Il n'a pas réussi à faire preuve de courage, il n'a pas réussi à faire preuve de leadership, il est une honte pour notre pays. Il est une honte parce qu'il n'a pas réussi à s'élever contre l'injustice, parce qu'il n'a rien fait contre la vente d'armes qui peuvent être utilisées, et sont utilisées, par Israël pour tuer. La Grande-Bretagne mérite un premier ministre qui dit la vérité et combat l’injustice, non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie. Engageons-nous aujourd'hui pour maintenir la pression sur ce gouvernement terrible pour arrêter la violence ».

Tariq Ali, écrivain et journaliste, « il y a un point fondamental qui doit être fait à nos politiciens. Ils doivent comprendre qu'il n'y a pas d'équivalence entre la résistance palestinienne et l'occupation israélienne. Quand un pays est occupé, la résistance apparaît. Si ne vous voulez pas de tirs de roquettes, pas de tunnels, sortez de Gaza ».

Diane Abbott, député de Hackney North and Stoke Newington (Labour Party), « les britanniques de toutes les couleurs et de tous les partis politiques sont en solidarité avec la population de Gaza. C'est la plus grande manifestation en soutien à Gaza et David Cameron doit savoir que nous allons maintenir la pression jusqu'à ce qu'il prenne une position moralement défendable ».

Glyn Secker, de l’association Juifs pour la Justice pour les Palestiniens, « aujourd'hui, une image reste dans mon esprit. C'est l'image d'un père palestinien portant la chair de son fils dans un sac en plastique. En tant que juif, je ne veux jamais être associé à ces monstruosités, jamais en mon nom, jamais de ma vie, jamais dans la vie de mes enfants ».

Seamus Milne, éditorialiste et rédacteur en chef adjoint du Guardian, « Israël occupe illégalement Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem Est. Israël n'a aucun droit d’auto-défense contre les territoires qu'elle occupe. Il n'a qu'une obligation de se retirer. Le peuple palestinien est un peuple occupé. Il a le droit de se défendre contre l'occupant ».

Owen Jones, écrivain et commentateur, « nos gouvernements arment et soutiennent Israël. Ils sont complices de chaque attaque d’Israël, de chaque mutilation, de chaque mort. Mais, si l'apartheid tombe, l'occupation de la Palestine tombera aussi ».

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 18:51

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/08/ouverture-d-une-information-judiciaire-apres-le-piratage-de-rue89_4469405_3224.html

Qui est le hacker sioniste soupçonné d’avoir piraté le site www.rue89.com

Cible d’attaques informatiques répétées depuis une dizaine de jours, le site d’information www.rue89.com a déposé deux plaintes contre X, Lundi 4 Août 2014 et Vendredi 8 Août 2014, auprès du procureur de la république de Paris.

Vendredi 8 Août 2014, le parquet a ouvert une information judiciaire pour accès frauduleux à un système de traitement automatique de données, modification de données et entrave au fonctionnement dudit système.

Mardi 29 Juillet 2014 à 19 heures 40, l'ancien « pure player », devenu filiale du Nouvel Observateur à la fin de 2011, est resté inaccessible pendant plusieurs heures, victime d'une première attaque par déni de service. Inondé par un afflux de requêtes émanant de milliers de PC piratés à travers le monde, son serveur a rapidement saturé. Le lendemain, le site était visé par deux nouvelles attaques, puis de nouveau le Mardi 5 et le Mercredi 6 Août 2014, avant que l'hébergeur de www.rue89.com ne trouve finalement une parade en filtrant les requêtes.

« La plainte ne vise personne, mais il ne sera pas difficile de remonter jusqu'à l'auteur de ces attaques », explique au Monde Pierre Haski, le directeur de publication. Contrairement à la plupart des hackers, qui ne chérissent rien tant que leur anonymat, un certain Grégory Chelli, alias « Ulcan » ou « Violvocal », a revendiqué sur twitter le piratage du site.

« Militant sioniste »

Membre auto proclamé de la Ligue de Défense Juive (LDJ), Grégory Chelli, qui se présente comme un « militant sioniste » et un hacker, est très défavorablement connu des services de police, pour des dizaines de signalements. Il a notamment été condamné pour des faits de violence, une peine assortie d'une obligation de soins, et pour le saccage de la librairie militante Résistance en 2009 avec des camarades de la LDJ. Il est également cité dans l'instruction, toujours en cours, de l'agression d'un militant pro palestinien par des membres de la LDJ la même année.

Avant www.rue89.com, plusieurs sites internet favorables à la cause palestinienne ont été hackés ces dernières semaines, dont ceux de plusieurs sections locales du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), celui de l’Union Départementale de Paris de la CGT, le site www.info-palestine.eu ou encore celui de l'Association France Palestine Solidarité. A chaque fois, la page d'accueil était remplacée par cette phrase, « hacked by Ulcan from Ashdod », Ashdod étant la ville israélienne où vivrait actuellement le jeune homme, né dans le seizième arrondissement de Paris il y a trente-deux ans, après s'être occupé un temps d'un site pour adulte en Roumanie.

Le jour de la première attaque que www.rue89.com a subie, le site venait de mettre en ligne un article de Benoît Le Corre intitulé « Ulcan, le hacker sioniste qui fait tomber les sites pro palestiniens », qualifié de « mensonger » par l'intéressé. « Cette censure cybernétique est une attaque contre la liberté de la presse », explique Antoine Comte, l'avocat de www.rue89.com. « N'importe quel site peut faire l'objet de ce genre d'attaque si sa ligne éditoriale déplaît ».

Le soir-même, le père de l'auteur de l'article était victime d'un canular téléphonique, dont Grégory Chelli est coutumier, lui annonçant que son fils était mort.

Fichier STIC

Dimanche, Grégory Chelli s'en est de nouveau pris à la famille du journaliste. Il a appelé un commissariat de quartier en se faisant passer pour le père de Benoît Le Corre, affirmant avoir tué sa femme et son fils avant de se barricader chez lui armé jusqu'aux dents. Cet appel a provoqué l'irruption du Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) au domicile familial au beau milieu de la nuit.

Grégory Chelli, qui revendique ouvertement ses canulars, dont il poste parfois les enregistrements sur son site internet, www.violvocal.com, est un spécialiste de l'imposture téléphonique mal intentionnée. En 2012, il avait obtenu et rendu public les données du fichier STIC, qui regroupe les informations relatives aux infractions constatées par la police, concernant plusieurs rappeurs en appelant des commissariats.

Lundi 4 Août 2014, il a obtenu les éléments du fichier STIC relatifs à deux de ses ennemis idéologiques, Tariq Ramadan et l'écrivain d'extrême droite Hervé Ryssen, en appelant le commissariat de Villeneuve d'Ascq sous une fausse identité de policier. Sa réponse aux plaintes de www.rue89.com n'a pas tardé, toujours dans la même veine. Vendredi 8 Août 2014, il a publié sur son compte twitter l'enregistrement sonore des informations du fichier STIC, lu par un policier au téléphone, concernant Pierre Haski.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 18:00

Premières frappes américaines contre les djihadistes en Irak (Reuters)

L'aviation américaine a procédé Vendredi 8 Août 2014 à ses premières frappes dans le nord de l'Irak contre les combattants djihadistes de l'Etat Islamique qui menacent Erbil, la capitale du Kurdistan irakien autonome.

L'armée américaine a poursuivi parallèlement ses opérations de parachutage de vivres pour venir en aide aux dizaines de milliers de réfugiés qui ont fui l'avancée des insurgés sunnites.

Comme la nuit précédente, de l'eau et des rations alimentaires ont été larguées dans les montagnes de Sinjar, où des dizaines de milliers de yazidis ont fui la progression des combattants sunnites de l'Etat Islamique qui considèrent les adeptes de ce culte pré islamique comme des « adorateurs du diable ».

« A ce jour, en coordination avec le gouvernement irakien, l'aviation américaine a fourni trente-six mille deux cent vingt-quatre rations alimentaires et six mille huit cent vingt-deux gallons d'eau potable (vingt-cinq mille litres environ) », précise le Pentagone.

Moins de vingt-quatre heures après l'allocution du président américain annonçant qu'il autorisait des frappes aériennes, des chasseurs et des drones de l'armée sont entrés en action.

D'après le Pentagone, deux chasseurs FA 18 ont largué des bombes à guidage laser sur une pièce d'artillerie mobile près d'Erbil. Un convoi de véhicules blindés de l'Etat Islamique a également été pris pour cible. Il faisait route vers Erbil, selon un haut responsable kurde.

L'Etat Islamique a minimisé l'impact de cette campagne aérienne. « Les avions attaquent des positions qu'ils pensent être stratégiques. Mais ce n'est pas ainsi que nous opérons. Nous sommes formés à la guérilla de rue. Allah est avec nous et nous promet le paradis », a dit un combattant joint par téléphone.

COOPÉRATION « SANS PRÉCÉDENT » ENTRE BAGDAD ET ERBIL

Après des mois passés à repousser l'idée même d'un engagement militaire direct dans la crise irakienne, le président américain a fini par autoriser jeudi des bombardements pour enrayer la progression des insurgés sunnites vers Erbil, protéger les intérêts américains et venir au secours des minorités religieuses yazidis et chrétiennes.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a précisé vendredi qu'Obama n'avait pas fixé de calendrier définitif pour un arrêt des opérations. La durée de la campagne aérienne dépendra de l'évolution de la situation.

La Maison Blanche espère pouvoir gagner le temps nécessaire pour réarmer les peshmergas kurdes, désormais en première ligne face aux djihadistes, réorganiser l'armée irakienne, mise en déroute début juin, voire favoriser la constitution d'un gouvernement plus « inclusif » à Bagdad, quitte à se séparer du premier ministre, le chiite Nouri al Maliki, accusé d'avoir attisé les tensions confessionnelles.

Vendredi, un avion de transport C 130 du gouvernement irakien a acheminé des munitions à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, et les Etats-Unis s'efforcent de faciliter de futures livraisons, a déclaré un responsable de l'administration Obama.

Cette coopération militaire entre le pouvoir central à Bagdad et les autorités du Gouvernement Régional du Kurdistan irakien (GRK) est « sans précédent », souligne ce responsable.

UN COMBAT VITAL POUR LE KURDISTAN IRAKIEN

Les combattants de l'Etat Islamique ont récupéré en juin, après la débandade de l'armée irakienne à Mossoul, des blindés, des mitrailleuses et des armes lourdes.

Des moyens sans commune mesure avec ceux dont disposent les pershmergas, littéralement « ceux qui défient la mort ».

Avant même la nouvelle avancée des djihadistes, le gouvernement régional du Kurdistan avait envoyé début juillet des émissaires à Washington pour réclamer une assistance et des équipements militaires, notamment des chars, des transports de troupe blindés, des pièces d'artillerie et des fusils de haute précision.

Les nouveaux gains territoriaux enregistrés depuis le week-end dernier par les combattants de l'Etat Islamique ont radicalement modifié la donne.

« L'Etat Islamique mobilise toutes ses forces en Irak et en Syrie pour venir combattre les peshmergas. C'est un combat très grave. Il est vital », a prévenu vendredi Hoshiyar Zebari, haut responsable kurde et ministre des affaires étrangères du gouvernement irakien.

A Paris, François Hollande a salué les premières frappes américaines et annoncé qu'il examinerait avec les partenaires de la France les actions à mener pour mettre fin aux souffrances des populations civiles dans ce pays.

« Le président de la république se félicite de la décision importante prise par le président Obama d'autoriser des frappes aériennes ciblées afin de contrer l'Etat Islamique ainsi que de mettre en oeuvre un effort humanitaire dont nous savons combien il est impérieux et urgent », dit-il dans un communiqué.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 15:59

Nouvelles manifestations pro Gaza en France

Plusieurs milliers de personnes ont à nouveau manifesté Samedi 9 Août 2014 à Paris et dans plusieurs villes de province pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien, alors que les hostilités ont repris à Gaza après l'expiration du cessez-le-feu vendredi.

Cette mobilisation, à l'appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, s'inscrit dans le fil de celle de samedi dernier, qui s'était déroulée sans incidents.

Les manifestants réclament l'arrêt de « l’agression israélienne et la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza. Halte au massacre à Gaza », proclamaient des banderoles brandies par les manifestants parisiens partis de la place Denfert-Rochereau pour se rendre aux Invalides.

Des jeunes, vêtus de tee-shirts jaunes ont disposé en tête de cortège des mannequins représentant des cadavres et mimé des enfants apeurés sous le bruit des bombes.

Outre plusieurs associations de soutien à la Palestine, le mouvement est soutenu par le NPA, le PCF, le Parti de Gauche, Europe Ecologie/Les Verts et la CGT.

D'autres rassemblements ou défilés ont également eu lieu à Marseille, Lille, Strasbourg, Lyon, Dijon et Nantes, notamment.

Après les violences qui avaient émaillé une manifestation interdite par les autorités, le 19 juillet, plusieurs autres manifestations se sont depuis déroulées dans le calme.

Samedi 2 Août 2014, entre onze mille cinq cent manifestants, selon la police, et vingt mille d'après les organisateurs, étaient descendus dans les rues de Paris.

Le Front De Gauche reproche au gouvernement français de s'être « constamment aligné sur la position du gouvernement d’Israël » en dépit d'un changement de ton de l'exécutif à partir du début août.

Le 4 août, François Hollande a appelé à « agir pour mettre fin aux massacres » à Gaza et son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a « exigé » un cessez-le-feu réel entre Israël et le Hamas.

« Suite à la mobi­li­sation popu­laire massive, le gou­ver­nement n'ose plus afficher aussi ouver­tement son parti pris pro-​​israélien. Mais ses décla­ra­tions restent vides si elles ne s'accompagnent pas d'actes concrets », estime le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens.

Le PCF et le Parti de Gauche dénoncent également les « tentatives de criminalisation » du mouvement et demandent l’arrêt des poursuites engagées contre Alain Pojolat, membre du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), qui avait appelé à participer à la manifestation interdite de juillet.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 15:47

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/07/gideon-levy-journaliste-critique-d-une-societe-israelienne-malade_4467830_3218.html

Gidéon Levy, journaliste critique d’une société israélienne « malade »

Par Hélène Sallon, envoyée spéciale du Monde à Tel Aviv

Jeudi 7 Août 2014

Des insultes et des menaces, le journaliste israélien d’Haaretz, Gideon Levy, en a reçu beaucoup en trente ans d’une carrière consacrée à la couverture de la politique israélienne dans les territoires palestiniens, mais jamais comme durant l’opération « bordure protectrice »

Le 14 juillet, interviewé par une télévision dans les rues d'Ashkelon, ville méridionale d'Israël, le journaliste de soixante et un ans est pris à partie par un habitant, « traître, va vivre avec le Hamas », lui hurle l'homme, lui jetant un billet à la figure. L'article qu'il a écrit le matin même, « le mal que font les pilotes », lui a valu une pluie de menaces par téléphone et sur les réseaux sociaux.

« Ils sont la crème de la jeunesse israélienne, ils perpètrent les actes les plus mauvais, les plus brutaux et les plus méprisables. Ils sont assis dans leur cockpit et appuient sur le bouton de leur joystick, jeu de guerre », a-t-il écrit. Dans la rue, où tous reconnaissent son imposante carrure et son visage tanné par le soleil, les regards se font mauvais et les insultes pleuvent.

« J'ai écrit le même article pendant l'opération « plomb durci » (2008-2009), cela a suscité beaucoup de colère, mais rien comparé à ce que je vis en ce moment. L’armée et la sécurité sont la véritable religion de ce pays. Les gens voudraient qu'on ne critique qu'une fois que l'opération est finie », souligne-t-il. Il ne se déplace plus sans un garde du corps. Certains lui prédisent le même sort qu'Itzhak Rabin, tué le 4 novembre 1995 lors d'un discours public à Tel-Aviv par Yigal Amir, un extrémiste de droite, opposé aux accords d'Oslo qu'il avait signés avec les palestiniens en 1993.

« La société israélienne est malade »

Gideon Levy n'est pas le seul à subir des menaces, à la limite de l'agression physique. « Les gens de gauche ont peur d'aller aux manifestations, d'être frappés. Le mot smolani (« gauchiste ») est devenu la pire des insultes. On ne peut exprimer aucune sympathie ou empathie pour les palestiniens sans être menacé. Les vrais racistes eux ne se cachent plus ».

Le symptôme, selon lui, d'années d'expansion de l'extrême droite, du racisme et de l'incitation à la haine en Israël. « La société israélienne est malade. Du sud du pays à Tel-Aviv, les images de Gaza sont reçues avec indifférence, voire par des expressions de joie. Il suffit de regarder les réseaux sociaux et les appels à les brûler tous. Je n'avais jamais vu cela », explique-t-il. « Finalement, le mot fascisme, que j'essaie d'utiliser le moins possible, a mérité sa place dans la société israélienne », écrivait-il, le 19 juillet.

Mais l'homme est décidé à ne pas se taire. Le soutien que lui apporte la direction de son journal, malgré le désabonnement de lecteurs outrés et la colère de certains collègues, est inestimable à ses yeux. « Je crois sincèrement en ce que je pense, parfois je me trouve même trop modéré. Je regarde al Jazira en anglais et je deviens plus radical encore », confie-t-il.

Celui qui fut pendant quatre ans à la fin des années soixante-dix, le conseiller et porte-parole de Shimon Pérès, alors au parti travailliste, n'était pas mû par l'idéologie, le jour où il a été envoyé par le quotidien Haaretz couvrir la première intifada (1987-1993). « J'ai peu à peu réalisé que l'occupation est le plus grand drame d'Israël et que personne ou presque ne la couvre », dit-il.

Condamné à observer la guerre depuis son salon

Beaucoup le comparent à sa collègue, Amira Hass, qui vit à Ramallah. « Nous sommes très différents. Elle est très courageuse. Moi, je vis dans ma bulle à Tel-Aviv. » Depuis son salon, où il est condamné à observer la guerre, interdit comme tous les journalistes israéliens d'entrer à Gaza depuis huit ans, il zappe entre les chaînes nationales et internationales, édifié par la couverture des médias israéliens. « Ce sont deux mondes parallèles ! Les médias ici ont tellement déshumanisé les palestiniens ».

Il fustige cette opération plus brutale encore que « plomb durci ». « C'est horrible, ça n'a mené à rien. Le gouvernement n'avait aucune stratégie, aucun objectif clair. Il nous parle de tunnels au lieu de désenclaver Gaza. Ils ont bombardé des écoles, un marché, la station électrique. Il y a quatre cent mille réfugiés, dont certains pour la deuxième ou troisième fois. Ils admettent que plus de soixante-dix pour cent des victimes sont des civils, quelle excuse peut-on trouver à cela ? Cela ressemble à Damas ».

Le véritable contexte de cette guerre, dit-il, a été la fin des négociations de paix en avril, la mise sens dessus dessous de la Cisjordanie après l’enlèvement de trois jeunes israéliens le 12 juin, les obstacles mis à l'accord de réconciliation inter palestinien et surtout sept ans de siège à Gaza. « Si les palestiniens ne lancent pas de roquettes, personne ne parle de Gaza et ne s'en préoccupe. C'est une cage. Même lors des négociations de paix, ils ne parlent que de la Cisjordanie », pointe-t-il. « Vraiment, je n'aime pas le Hamas, mais tout ce qu'il demande c'est que le siège soit levé ».

Pour lui, seules les pressions de la communauté internationale pourront faire changer la politique d'Israël. Il n'y a plus personne en face. Le camp de la paix s'est délité depuis la seconde intifada et « le mensonge d'Ehoud Barak. Il a dit qu'il n'y avait pas de partenaire pour la paix. Israël a perdu l'espoir et la gauche a perdu l'espoir ». Gideon Levy lui continue, soutenu par les lettres de ceux qui le remercient d'être une « lumière dans la pénombre » ou même de ceux qui, en désaccord avec ses idées, promettent de « se battre » pour qu'il puisse toujours s'exprimer.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:59

Gaza Québec solidarité

Grande manifestation de la société civile québécoise

Dimanche 10 Août 2014 à 12 heures à Montréal

Départ de la place Emilie Gamelin Métro Berri UQAM

Invoquant scandaleusement son « droit à se défendre », Israël est, une nouvelle fois, en train de mettre Gaza à feu et à sang…

Alors qu’on y mourait déjà à petit feu sous un blocus illégal et immoral, des quartiers complets sont maintenant détruits à coups de bombes, des mosquées, des écoles et d’autres lieux de refuges sont pris pour cibles, les morts et les blessés se comptent par milliers…

Alors que ce carnage se poursuit, on voit non seulement le gouvernement Harper continuer d’appuyer inconditionnellement l’agression israélienne et d’en blâmer toute l’horreur et la destruction sur les palestiniens eux-mêmes, mais aussi tous les partis politiques fédéraux d’opposition faillir honteusement à leur responsabilité minimale d’exiger le respect du droit international par Israël…

Face à tous ces crimes commis au grand jour et à l’appui, ouvert ou tacite, inqualifiable des politiciens canadiens, nous appelons la population québécoise à venir s’exprimer haut et fort pour réclamer :

La cessation immédiate de l’agression israélienne sous toutes ses formes

La fin du blocus de Gaza

La fin de l’occupation et de la colonisation israéliennes des territoires palestiniens

Une solution réelle au conflit, fondée sur la justice et le respect du droit international

Un changement radical des orientations honteuses du gouvernement et de toute la classe politique canadienne

Cet appel à manifester est lancé par une large coalition d’organisations syndicales, populaires, communautaires, de défense des droits, de femmes, d’étudiants, de groupes de solidarité, d’artistes, d’intellectuels et de citoyennes et citoyens

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:37

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.majed_bamya.080814.htm

Concernant le retrait de la plainte déposée récemment devant la Cour Pénale Internationale

Par Majed Bamya

Vendredi 8 Août 2014

Nous avons publié Mercredi 6 Août un article de Christophe Oberlin concernant le retrait de la plainte déposé récemment devant la CPI pour les crimes de guerre commis à Gaza par l'armée israélienne. Cet article a suscité beaucoup de réactions.

Une réponse en deux temps nous est parvenue de Majed Bamya, qui a travaillé à la délégation à Bruxelles avant de partir travailler au ministère des affaires étrangères à Ramallah.

Salam, chers amis, je reçois beaucoup d'interrogations sur le soi-disant retrait de la plainte devant la Cour Pénale Internationale.

Le sujet est compliqué, mais je vais tenter d'apporter quelques éclaircissements même si je ne suis pas un spécialiste du sujet. Le gouvernement palestinien avait fait une déclaration en 2009 pour reconnaître la compétence de la CPI suite aux massacres commis contre notre peuple à Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.

Le procureur général à l'époque a considéré que cette déclaration n'était pas recevable car il ne lui revenait pas de trancher le débat sur le statut de la Palestine, en déterminant s'il s'agissait bien d'un état pouvant saisir la cour ou pas.

La plainte déposée récemment par le ministre palestinien de la justice, s'appuie sur cette déclaration de 2009, en espérant que suite au vote par l'assemblée générale de l’ONU en novembre 2012 octroyant le statut d'observateur à l'état de Palestine, le procureur général lancera son enquête sur la base de la déclaration de 2009.

Il s'agit là d'une contorsion juridique, qui tient probablement la route. Mais il y a un chemin désormais ouvert à la Palestine, qui est la ratification du statut de Rome qui a mis en place la CPI. Or, la décision d'une telle ratification n'a pas été prise. Le ministre des affaires étrangères palestinien a rencontré le procureur à La Haye dans la perspective d'une telle ratification, qui serait un acte politique fort et fondamental.

Malheureusement, des états puissants font pression sur nous pour préserver l'impunité d'Israël plutôt que de faire pression sur Israël pour mettre fin à ces crimes de guerre.

Enfin, il y a des discussions internes sur le possible impact d'une telle décision, mais je crois qu'il y a un consensus national qui se dégage et que nous sommes nombreux à partager sur la nécessité de rejoindre la CPI. Voilà les éléments que je peux apporter pour l'heure, et je vous appelle à continuer à vous mobiliser pour mettre fin à l'impunité d'Israël y compris en exigeant que vos états soutiennent une telle démarche palestinienne, et en continuant à nous appeler à saisir la CPI. Nous savons que nous allons encore une fois être punis pour avoir exercé un droit légitime, où partout ailleurs on aurait félicité un état pour avoir fait une telle démarche, mais le prix que nous payons pour l'impunité d'Israël est bien plus élevé.

Peut être un dernier commentaire, à tout moment où nous adhérons au statut de Rome, nous pouvons donner compétence à la cour pour examiner toutes les violations depuis sa création, c'est à dire depuis 2002. Qu'on ratifie aujourd'hui, demain ou après demain, les crimes commis ces dernières semaines seront donc jugés. Le plus vite serait le mieux.

Dans les dernières vingt quatre heures, en faisant le tour des réseaux sociaux, je suis tombé sur des messages d'insultes, d'invectives, de donneurs de leçons. Nous avons besoin du dialogue entre le mouvement national et le mouvement de solidarité, et nous avons besoin de vos critiques, et votre pression qui peut être une des manifestations de votre soutien et de votre solidarité. Mais nous n'avons pas besoin d'attaques, laissez nos ennemis communs s'en occuper. Et faites confiance aux palestiniens qui savent être très critiques à l'égard des représentants politiques, et c'est leur droit le plus absolu.

Quand notre peuple s'est soulevé en 2000 contre l'occupation et la colonisation, droit légitime s'il en est, Israël, la puissance occupante, a non seulement tué des milliers de palestiniens, envahi toutes nos villes, imposé des couvre feu, elle a aussi détruit les institutions que nous avions passé des années à construire, et assiégé la présidence, et le symbole absolu de notre lutte, Yasser Arafat, pendant quatre ans, avant probablement de l'assassiner. Personne n'a voulu ou pu arrêter la machine de guerre israélienne qui a alors assassiné les leaders palestiniens toute faction confondue et emprisonné des milliers de membres de nos partis politiques et services de sécurité.

En 2006, après avoir exercé notre droit démocratique de voter, Israël a gelé le transfert de l'argent de nos taxes (en bref c'est du vol). Cela couplé à un boycott occidental du gouvernement du Hamas puis du gouvernement d'unité nationale a privé de salaires pendant plusieurs mois cent quarante mille fonctionnaires de l'Autorité Palestinienne, et de ressources près d'un million de palestiniens, provoquant une crise humanitaire gravissime et minant nos institutions de nouveau.

Quand nous avons décidé d'aller à l'ONU pour obtenir le statut de membre pour l'état de Palestine, le gouvernement israélien nous a accusé de terrorisme diplomatique (oui rien que cela) et nous n'avons même pas trouvé la majorité nécessaire au conseil de sécurité, et lors du vote de l'assemblée générale pour l'octroi du statut d'état observateur à la Palestine, certains états exigeaient que nous renoncions à notre droit de saisir la CPI pour nous soutenir, ce que nous avons refusé. Nous fûmes soumis à d'intenses pressions pour ne pas signer les conventions internationales liées au droit international humanitaire (conventions de Genève) et droits de l'homme, ce que nous avons tout de même fini par faire.

Aucun pays au monde n'a été soumis à autant de pression, de menaces et d'attaques, pour avoir simplement exercé son droit de lutter contre l'oppression, y compris lorsque nous l'avons fait par des moyens politiques, juridiques, diplomatiques et pacifiques. Alors il nous arrive d'hésiter bien plus que ceux qui parlent en n'ayant pas à payer le prix de nos décisions.

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas adhérer à la CPI, j'ai dit à plusieurs reprises qu'à mon avis nous devrions le faire immédiatement. Cela veut simplement dire que ceux qui attaquent les personnes au sein de nos institutions, où qui leur disent qu'ils ne font que parler et pas agir, oublient que nous avons des collègues à Gaza sous les bombes, et que nous avons des gens mobilisés sur le terrain en permanence, et que lorsque j'écris qu'il faut rejoindre la CPI, moi ou tout autre palestinien, les risques que nous prenons sont infiniment plus grands que n'importe qui disant ça ailleurs à travers le monde, que nous ne sommes pas seulement des diplomates ou des fonctionnaires, et que la plupart d'entre nous sont engagés politiquement, et parfois même sur le terrain.

Israël considère que les palestiniens ne peuvent pas se rebeller contre son oppression, ni par la parole, ni par les idées, ni par les manifestations, ni par les moyens militaires. Nous avons six mille prisonniers palestiniens, la plupart des civils. Nous avons près de mille neuf cent morts palestiniens ces dernières semaines, quasiment tous des civils. Nous sommes le seul pays à avoir plus de trente cinq députés emprisonnés. Alors continuez à vous mobiliser pour la fin de l'impunité d'Israël et la fin de l'occupation et de l'oppression, mais sans tomber dans le piège de la division, sans vous tromper d'ennemis, en continuant à être exigeant comme nous sommes exigeants avec le mouvement de solidarité. Je crois au dialogue franc entre nous, pour la Palestine et son peuple. Mais je crois aussi au respect mutuel.

Et ceux qui ont envie d'être utiles à la Palestine, peuvent surtout dans ce moment critique se concentrer sur les choses suivantes

Mettre fin à l'impunité d'Israël, y compris en appelant votre état à soutenir la saisie de la CPI pour examiner les crimes de guerres commis, et d'exiger qu'Israël coopère avec la commission d'enquête du Conseil des Droits de l'Homme. Mais ce n'est pas suffisant, c'est très important de poursuivre la mobilisation en faveur de BDS. Dans ce cadre, demander à la Palestine de signer le statut de Rome est un élément important pour contrebalancer la pression contre une telle ratification, mais n'oubliez pas les autres éléments.

Exiger la levée du siège inhumain et illégal sur la bande de Gaza, alors que beaucoup de pays plaident pour un retour à un statu quo criminel qui impose une mort lente à notre peuple

Soutenir l'unité palestinienne

Exiger la fin de l'occupation et l'apartheid israélien, et exiger de votre état d'y contribuer

Nous n'avons pas le droit de perdre vingt quatre heures sur la base d'informations faussées, et de passer ce temps à nous entre déchirer, pendant que la machine de guerre et de propagande israélienne continue à détruire à plein régime. Je compte sur vous, et vous pouvez compter sur moi, nous œuvrons, chacun du front où nous sommes déployés, pour le même objectif.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 16:36

https://www.ensemble-fdg.org/content/notre-appel-pressant-pour-une-protection-internationale-du-peuple-palestinien-27-000

Pour une protection internationale du peuple palestinien

Assez de massacres ! Assez de violences et de haines !

Nous appelons le gouvernement français et les autorités européennes à prendre des initiatives à la hauteur du drame qui se noue et pour obtenir un cessez le feu immédiat.

Que les armes se taisent et que l’on prenne le chemin du dialogue, de la diplomatie et de la politique ! La base de celui-ci est le droit international, la fin du blocus de Gaza, l’arrêt de la colonisation, la fin de l’occupation et la libération des prisonniers politiques palestiniens. C’est la condition de la paix et de la sécurité pour les peuples israéliens et palestiniens.

Ensemble, nous demandons que le peuple palestinien soit placé sous protection internationale et que la France et l’Union Européenne proposent d’urgence une aide humanitaire, médicale et sanitaire pour les victimes en commençant par les enfants.

Premiers signataires :

Marina Albiol, députée européenne espagnole d’Izquierda Unida ; Pouria Amirshahi, député PS ; Martina Anderson, députée européenne irlandaise du Sinn Fein ; François Asensi, député Front De Gauche ; Eliane Assassi, présidente du groupe CRC au sénat ; Esther Benbassa, sénatrice du Val de Marne ; Malin Bjork, députée européenne suédoise du Vänsterpartiet ; Alain Bocquet, député PCF ; Jean-Pierre Bosino, sénateur PCF ; Lynn Boylan, députée européenne irlandaise du Sinn Fein ; Jean-Jacques Candelier, député PCF ; Matt Carthy, député européen irlandais du Sinn Fein ; Patrice Carvalho, député PCF ; André Chassaigne, président du groupe GDR à l’assemblée nationale ; Gaby Charroux, député PCF ; Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts ; Javier Couso, député européen espagnol d’Izquierda Unida ; Karima Delli, députée européenne française EELV ; Marc Dolez, député Front De Gauche ; Pascal Durand, député européen français EELV ; Pablo Echenique, député européen espagnol de Podemos ; Gérard Filoche, membre du bureau national du PS ; Jacqueline Fraysse, député Front De Gauche ; Emmanuel Glezos, député européen grec de Syriza ; Tania Gonzalez, députée européenne espagnole de Podemos ; Takis Hadjigeorgiou, député européen chypriote d’Akel ; Pablo Iglesias, député européen espagnol de Podemos ; Iosu Juaristi Abaunz, député européen espagnol d’Azkoitia ; Rina Ronja Kari, députée européenne danoise du Folkebevægelsen mod EU ; Merja Kyllonen, députée européenne finlandaise de Vas ; Patrick Le Hyaric, député européen français Front De Gauche ; Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT ; Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS ; Paloma López, député européenne espagnole d’Izquierda Unida ; Curzio Maltese, député européen italien de Lista Tsipras ; Noël Mamère, député écologiste ; Marisa Matias, député européenne portugaise de Bloco de Esquerda ; Martina Michels, député européenne allemande de Die Linke ; Anne-Marie Mineur, député européenne néerlandaise du Socialistische Partij ; Liadh Ní Riada, député européenne irlandaise du Sinn Fein ; Younous Omarjee, député européen français de l’Alliance de l’Outre Mer ; Dimitrios Papadimoulis, député européen grec ; Gilles Pargneaux, député européen français PS ; Michèle Rivasi, député européenne française EELV ; Teresa Rodriguez, député européenne espagnole de Podemos ; Barbara Romagnan, député PS ; Lola Sanchez, député européenne espagnole de Podemos ; Nicolas Sansu, député PCF ; Helmut Scholz, député européen allemand de Die Linke ; Lidia Senra, député européenne espagnole d’Izquierda Unida ; Neoklis Sylikiotis, député européen chypriote d’Akel ; Angela Vallina, député européenne espagnole d’Izquierda Unida ; Marie-Christine Vergiat, député européenne française Front De Gauche

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 16:07

http://www.icc-cpi.int/FR_Menus/icc/press and media/press releases/pages/otp-statement-05-08-2014.aspx

Le procureur de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, a reçu le ministre des affaires étrangères de la Palestine

Mardi 5 août 2014, le procureur de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, a reçu au siège de la cour à La Haye, le ministre des affaires étrangères de la Palestine, Riad al Malki, à la suite d'une demande en ce sens présentée par ce dernier. Lors de cette rencontre, le ministre al Malki s'est déclaré gravement préoccupé par le récent conflit à Gaza et a demandé des éclaircissements concernant les différents mécanismes permettant à un état d'accepter la compétence de la CPI et, de manière plus générale, sur le cadre juridique du statut de Rome. La rencontre a porté sur ces questions.

La Palestine n'est pas un état partie au statut de Rome. La cour n'a reçu de la Palestine aucun document officiel faisant état de son acceptation de sa compétence ou demandant au procureur d'ouvrir une enquête au sujet des crimes allégués, suite à l'adoption de la résolution 6719 de l'assemblée générale de l’ONU en date du 29 novembre 2012, qui accorde à la Palestine le statut d'état non membre observateur. Par conséquent, la CPI n'est pas compétente pour connaître des crimes qui auraient été commis sur le territoire palestinien.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 19:21

http://www.humanite.fr/appel-la-communaute-internationale-pour-sauver-les-chretiens-dirak-548410

Appel à la communauté internationale pour sauver les chrétiens d’Irak

Mardi 29 Juillet 2014

Depuis quelques semaines, et particulièrement ces derniers jours, une population entière de chrétiens d’Irak fait l’objet d’une extermination ethnique et religieuse déclarée, au nom de l’islam, de la part des troupes barbares de l’EIIL (Daech). Femmes, hommes, enfants, civils et religieux sont expropriés, dépossédés de leurs biens, pourchassés de leurs maisons, de leur terre, ou tout simplement lâchement assassinés. A Mossoul, des églises et des bibliothèques sont brûlées.

Déjà muette devant les crimes et les destructions perpétrés à Gaza, la communauté internationale ne semble pas s’émouvoir, outre mesure, de la tragédie que vivent les chrétiens d'Irak, comme s’il s’agissait d’un incident mineur, d’un dommage collatéral ! Le massacre impuni prend de l’ampleur, s’approche de Bagdad et s’étend à la Syrie, et personne ne paraît en mesurer la gravité ni se soucier de l’arrêter !

Au nom des hautes valeurs de la liberté de culte, des droits fondamentaux de l’humain, au nom du droit à la vie, au nom du droit inaliénable à une terre et à une nationalité, nous, associations, organisations, personnalités de l'émigration en France et en Europe, et citoyens des pays du Maghreb signataires de cet appel, conscients que l’injustice et la barbarie doivent être combattues sans relâche, tant en Irak qu'à Gaza et ailleurs, interpellons les gouvernements des pays du monde arabe, la communauté mondiale, musulmans, juifs, chrétiens, croyants, non-croyants et libres penseurs, ainsi que les institutions et les instances internationales (ONU, Ligue Arabe), et les pressons à réagir vivement, à condamner énergiquement ce qui se passe sous nos yeux et à intervenir concrètement pour mettre fin aux souffrances d’une communauté entière dont le seul tort est d’être chrétienne, en la rétablissant dans son droit.

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