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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 19:50

 

http://italie.blog.lemonde.fr/2014/02/27/mouvement-5-etoiles-les-purges-a-portee-de-clic

 

Les purges à portée de clic

Jeudi 27 Février 2014

Quatre d'un coup ! Quatre sénateurs du Mouvement Cinq Etoiles (MCE) ont été exclus du « non parti » à la demande du « non leader » Beppe Grillo pour avoir osé critiquer son attitude lors de la rencontre de ce dernier avec Matteo Renzi, le 19 février. Pour mémoire, l'ancien comique génois, furieux d'avoir été contraint, par sa base consultée sur internet, d'aller à ce rendez-vous institutionnel qu'il considérait « inutile », et sans doute fatigué par un voyage en voiture de la côte ligure jusqu'à Rome (Grillo déteste l'avion), n'a pas laissé son interlocuteur en placer une durant les huit minutes de leur « entretien ».

L'accusant d'être « un menteur, un petit jeunot, le candidat des banques et des pouvoirs forts », il avait conclu par « je ne veux pas discuter avec toi. Je ne suis pas démocratique avec toi ».

D'habitude plutôt logorrhéique, Renzi n'était parvenu à tenir le crachoir que cent vingt secondes, une misère.

Mardi 25 Février 2014, les quatre insoumis ont eu droit à une mise en accusation de la part du groupe parlementaire pour « crime de lèse majesté ». Un premier jugement sommaire était rendu, expulsion. Le lendemain, le tribunal d'internet était constitué et les militants invités à confirmer la sentence. Grillo lui-même s'est fendu d'une vidéo et d'un message envoyés à tous les inscrits de son mouvement, dans lesquels il leur demandait d'être impitoyables.

Ils l'ont été au-delà de toutes ses espérances. C'est ainsi que soixante huit pour cent des quarante trois mille membres du MCE qui ont participé au vote ont approuvé l'expulsion des sénateurs Luis Orellana, Francesco Campanella, Lorenzo Battista et Fabrizio Bocchino.

« Maintenant, nous sommes un peu moins nombreux mais bien plus forts et unis », a conclu le « non leader ».

Vers une scission ?

« Forts et unis », les membres du MCE risquent de l'être chaque jour davantage. Sur les cinquante quatre sénateurs élus en février 2013, huit ont démissionné ou ont été chassés. A la chambre, trois députés sur cent neuf sont également partis.

Mais la purge de mercredi pourrait ouvrir la voie à un véritable exode. Une dizaine de collègues des quatre exclus pourrait les rejoindre par solidarité.

Désormais, ces bannis parmi lesquels un grand nombre d'élus favorables à un dialogue avec le Parti Démocrate de Renzi (PD, centre gauche) ne sont pas loin de pouvoir constituer un groupe autonome au parlement.

Pronostiquée, attendue, voire espérée par certains depuis un an, la scission du MCE n'est pas loin d'être une réalité. Dans le quotidien la Stampa du 27 février, le journaliste Andrea Malaguti, très bon connaisseur du MCE, raconte même qu'une nouvelle formation politique serait sur le point de naître. Intitulée Nouveau Centre Gauche, s'y retrouveraient, outre les réprouvés du MCE, une partie de la minorité du PD qui n'a pas digéré l'accession au pouvoir de Matteo Renzi. 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 19:11

 

La Russie resserre son étreinte sur la Crimée

 

MOSCOU/PEREVALNE Ukraine (Reuters) - La Russie a resserré Lundi 3 Mars 2014 son étreinte sur la Crimée, région autonome d'Ukraine que ses forces contrôlent depuis le week-end mais que le nouveau gouvernement pro-occidental de Kiev s'est engagé à ne jamais abandonner.

 

Malgré les bruits de bottes et les rumeurs de partition, le ton reste toutefois à la recherche d'une solution diplomatique à la crise qui a entraîné la chute du président Viktor Ianoukovitch le mois dernier.

 

La Russie a demandé lundi en fin de journée une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l’ONU. La réunion est prévue à 15 heures 30 heure locale (20 heures 30 GMT). Le conseil s'est déjà réuni vendredi et samedi mais n'a pris aucune décision.

 

Les menaces de rétorsions internationales contre Moscou ont eu leurs premières conséquences sur le plan financier. La bourse de Moscou a chuté de près de onze pour cent et les sociétés russes ont perdu en valeur près de soixante milliards de dollars. La banque centrale russe a puisé dix milliards de dollars dans ses réserves pour soutenir le rouble qui a perdu 2,5%.

 

L'action du groupe GAZPROM, monopole d'état russe qui fournit l'Europe occidentale en gaz, a perdu quatorze pour cent.

 

Mais, pour le vice-ministre russe de l'économie Andreï Klepatch, cette « hystérie » des marchés va se calmer.

 

Les forces russes basées à Sébastopol, aidées par des unités venues de Russie, ont pris durant le week-end le contrôle des points stratégiques de Crimée, république autonome d'Ukraine où la majorité de la population détient un passeport russe et voit d'un mauvais oeil le pouvoir issu de l'insurrection à Kiev.

 

La flotte de la mer Noire a démenti dans la soirée avoir lancé un ultimatum aux forces ukrainiennes de Crimée, comme l'avait affirmé auparavant une source proche du ministère de la défense à Kiev.

 

« C'est une absurdité totale », a dit à l'agence de presse interfax un officier du quartier général de la flotte. « Aucune attaque n'est en préparation ». Selon une source proche du ministère ukrainien de la défense, le commandant de la flotte de la mer Noire, le vice-amiral Alexandre Vitko, avait sommé les forces ukrainiennes présentes en Crimée de déposer les armes avant 3 heures GMT mardi.

 

BLINDÉS RUSSES PRÈS DU DÉTROIT DE KERTCH

 

Les gardes-frontières ukrainiens ont par ailleurs signalé une concentration de véhicules blindés dans le port de Taman, du côté russe du détroit de Kertch, qui entre la mer Noire et la mer d'Azov sépare la fédération de Russie de la péninsule de Crimée.

 

Ils ont également fait état de mouvements de navires de guerre russes autour du port de Sébastopol, qui abrite une partie de la flotte de la mer Noire.

 

A Perevalne, entre Simféropol, capitale de la Crimée, et la mer Noire, des soldats russes encerclent deux bases de l'armée ukrainienne.

 

Dans l'est de l'Ukraine, autre région russophone, des partisans du Kremlin, agitant des drapeaux tricolores de la fédération russe, ont pris en partie le contrôle du gouvernement régional à Donetsk, ville natale de Viktor Ianoukovitch, en scandant « viens Poutine ».

 

Au même moment, le président russe Vladimir Poutine assistait à la dernière journée de manoeuvres militaires organisées dans le nord-ouest de la Russie. Le maître du kremlin avait ordonné la tenue de ces manoeuvres le 26 février pour vérifier les capacités opérationnelles des forces russes du centre et de l'ouest.

 

Le gouvernement de Kiev a rappelé dimanche les réservistes, quand le kremlin a obtenu du parlement russe l'autorisation d'intervenir si nécessaire en Ukraine, une mesure que le nouveau premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk considère comme une « déclaration de guerre ».

 

INTERVENTION RUSSE « PAS NÉCESSAIRE POUR LE MOMENT »

 

Sergueï Narichkine, président de la douma, la chambre basse du parlement russe, a toutefois assuré lundi qu'il n'était « pas nécessaire pour le moment » d'envoyer l'armée en Ukraine.

 

Sur le plan diplomatique, sur fond de contacts intensifs, appels au calme et menaces de représailles se succèdent de part et d'autre.

 

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) cherche à mettre sur pied un groupe de contact international pour tenter de régler la crise. La chancelière allemande Angela Merkel aurait convaincu Vladimir Poutine d'accepter cette idée.

 

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev et le vice-président américain Joe Biden ont eu lundi un entretien téléphonique. Le chef du gouvernement russe a jugé « nécessaire de protéger tous les citoyens ukrainiens, y compris ceux de Crimée, et les citoyens russes installés en Ukraine ».

 

Joe Biden a demandé à Moscou de soutenir l'envoi d'observateurs internationaux sur place et d'entamer un dialogue politique avec le nouveau gouvernement ukrainien.

 

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé les occidentaux à laisser de côté leurs « calculs géo politiques » et à penser avant tout au peuple ukrainien.

 

Il a estimé que toutes les parties devraient s'en tenir à l'accord du 21 février signé par Viktor Ianoukovitch et les représentants de ce qui était alors l'opposition ukrainienne.

 

Ce texte, négocié par la troïka franco germano polonaise de l'Union Européenne, prévoyait la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, la tenue d'une élection présidentielle anticipée et une réforme de la constitution rééquilibrant les pouvoirs entre la présidence et le parlement.

 

Réunis à Bruxelles, les ministres européens des affaires étrangères se sont entendus pour envisager de prendre des « mesures ciblées » à l'encontre de la Russie si elle refuse de désamorcer la crise ukrainienne. Ils ont déjà décidé de suspendre les pourparlers avec Moscou sur les questions relatives aux visas.

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 16:15

 

Kiev mobilise tous ses réservistes face à Moscou

 

MOSCOU/KIEV (Reuters) - L'Ukraine a mobilisé Dimanche 2 Mars 2014 l'ensemble de ses réservistes, au lendemain d'un vote du parlement russe qui a donné au président Vladimir Poutine le feu vert pour envoyer des forces armées sur le territoire de l'ancienne république soviétique de quarante six millions d'habitants.

 

Le conseil ukrainien de sécurité a ordonné à l'état-major de placer l'armée en état d'alerte maximale, et le ministère de la défense s'est vu demander de mener la mobilisation, qui concerne en théorie tous les hommes adultes de moins de quarante ans, tandis que Kiev annonçait la fermeture de l'espace aérien du pays aux appareils non civils.

 

Les forces russes ont en pratique déjà pris le contrôle de la république autonome de Crimée, où elles disposent d'une flotte dans le port de Sébastopol, et où les tensions sont les plus importantes huit jours après la destitution du président Viktor Ianoukovich.

 

Alors que les troupes russes tentaient de désarmer les petits contingents ukrainiens présents en Crimée, plusieurs manifestations favorables à Moscou ont eu lieu samedi dans l'est russophone, et certaines ont dégénéré en affrontements avec des partisans des nouvelles autorités.

 

Au sein de la communauté internationale, à laquelle le président ukrainien de transition, Oleksander Tourtchinov a demandé de « véritables mesures », la France s'est prononcée pour la suspension du sommet du G8 prévu en juin à Sotchi, en Russie, là où viennent de se conclure des Jeux Olympiques d'hiver.

 

Sur la même ligne, le président américain Barack Obama s'est entretenu pendant une heure et demie avec Vladimir Poutine, et a exprimé sa « profonde préoccupation à propos de la nette violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine par la Russie », selon la Maison Blanche.

 

La Chine, souvent proche de la Russie sur la scène internationale, a fait part de sa vive préoccupation et a demandé à « toutes les parties en Ukraine de résoudre pacifiquement leurs contentieux dans un cadre légal ».

 

« SITUATION DANGEREUSE »

 

Washington et Londres ont reçu une demande de Kiev pour protéger le pays, dans le cadre d'un accord signé avec Moscou en 1994 sur la souveraineté ukrainienne, et Andriy Dechtchitsia, le ministre des affaires étrangères, a aussi sollicité l'aide de l'OTAN dont les ambassadeurs se sont réunis dimanche.

 

À l'occasion de cette réunion, Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN, a redemandé à la Russie une « désescalade des tensions » et l'a accusée de menacer la paix et la sécurité en Europe.

 

« C'est probablement la situation la plus dangereuse en Europe depuis l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968 », estime un diplomate occidental. « Si on est réaliste, il faut reconnaître que la Crimée est entre les mains de la Russie. Le défi, c'est maintenant d'empêcher la Russie de prendre le contrôle de l'est de l'Ukraine ».

 

Les maigres forces ukrainiennes basées en Crimée n'ont pu empêcher des militaires russes, qui ne portent pas d'insigne mais conduisent des véhicules clairement identifiés, d'investir des bâtiments publics, des aéroports et d'autres sites au cours des trois derniers jours.

 

Des marines ukrainiens étaient barricadés dimanche dans une base à Théodosie, un port de Crimée, et la Russie leur demandait de reconnaître les autorités régionales « légitimes », qui sont favorables à Moscou.

 

« Nous avons des ordres », a dit Dmitro Deliatiskiy, commandant de la base. « Nous sommes en train de préparer notre défense ».

 

Ailleurs sur la péninsule, les forces russes semblaient moins actives, et elles ont disparu des environs d'un petit poste de garde ukrainien, dans le port de Balaclava, qu'elles encerclaient depuis samedi.

 

Pour Moscou, les russophones d'Ukraine courent un grand danger depuis l'éviction de Viktor Ianoukovitch, et le corps des gardes-frontières russes, qui a déclaré qu'environ six cent soixante quinze mille ukrainiens avaient passé la frontière en janvier et en février, a évoqué un risque de « catastrophe humanitaire ».

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:46

 

http://www.humanite.fr/monde/alger-arrestations-lors-dune-manifestation-contre-560202

 

Arrestations lors d’une manifestation à Alger contre un quatrième mandat de Bouteflika

 

Samedi Premier Mars 2014

 

Les manifestants répondaient à un appel lancé sur la toile par un groupe d'opposants à un quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, regroupant notamment des journalistes et des militants des droits de l'homme.

 

« Les policiers m’ont embarquée alors que je ne participais pas à la manifestation. J’étais sur les lieux dans le cadre de mon travail. Je suis actuellement au commissariat de Cheraga avec plusieurs autres journalistes, des militants et des manifestants interpellés », témoigne Zineb Benzita, journaliste à Echorouk Télévision qui, comme plusieurs dizaines d'autres manifestants ont été empêchées par la police de se rassembler devant la faculté centrale, en plein centre d'Alger. « Pouvoir assassin », « Quinze ans, barakat » (« Quinze ans, ça suffit »), « dégagez » ou encore « non à un quatrième mandat » scandaient les manifestants, dont les cris ont été rapidement étouffés parfois avec violence par les policiers. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont procédé à plusieurs arrestations, selon des témoins.

 

Abdelaziz Bouteflika, bientôt soixante dix sept ans, au pouvoir depuis 1999, briguera un quatrième mandant malgré des problèmes de santé qui alimentent les doutes sur sa capacité à diriger le pays. Jeudi, un ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, a appelé à faire tomber le régime du président Bouteflika « dans le calme », avec l'aide de l'armée, estimant qu'il n'était plus en mesure de diriger. L'ancien président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Saïd Sadi, figure majeure de l'opposition, avait appelé mardi ses compatriotes à se mobiliser pour « discréditer ce scrutin, de sorte à laisser l'actuel président candidat à sa propre succession se concurrencer lui-même ».

 

Outre Alger, les habitants de Constantine et de Béjaïa, scandalisés par la candidature du président Abelaziz Bouteflika, ont eux aussi manifestés dans la rue, samedi.

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:36

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/solidarite-avec-notre-camarade-boualem-snaoui-27071

 

Solidarité avec notre camarade Boualem Snaoui

 

Samedi Premier Mars 2014

 

Le Parti de Gauche tient à affirmer sa pleine solidarité avec Boualem Snaoui, responsable d’Ensemble, retenu en garde à vue pendant huit heures par la police nationale, pour avoir collé des affiches dénonçant la politique criminelle du gouvernement israélien.

 

Le responsable local du Conseil Représentatif des Institutions juives de France, par ailleurs tête de liste du Parti Socialiste pour les élections municipales de Montmagny, a en effet porté plainte pour « dégradation de ses affiches sur les panneaux dédiés à la libre expression publique et incitation à la haine raciale ».

 

Boualem Snaoui n’a fait qu’utiliser son droit d’affichage, en tant que citoyen, en placardant des affiches dénonçant les exactions israéliennes en Palestine et exprimant le soutien aux refuzniks israéliens.

 

Cet épisode nous rappelle malheureusement la politique de pénalisation du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien à l’œuvre dans notre pays aujourd’hui. L’appel au boycott de l’état israélien est ainsi passible de condamnations, les parquets étant encouragés à poursuivre les militants, au mépris de la liberté d’expression. La mise en garde à vue de Boualem Snaoui participe de ce climat général qui vise à faire taire les citoyens qui ne réclament que la justice pour les palestiniens.

 

La critique de la politique israélienne n’a par ailleurs rien à voir avec une quelconque haine raciale. Cette dernière est au contraire véhiculée par tous ceux qui amalgament la dénonciation des violations constantes du droit international par Israël à de l’antisémitisme.

 

Le Parti de Gauche appelle tous les citoyens qui tiennent à la liberté d’expression à se mobiliser contre la circulaire Alliot-Marie qui incite les parquets à poursuivre celles et ceux qui appellent au boycott d’Israël

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:08

 

http://www.la-feuille-de-chou.fr/archives/62554  

 

Déclaration de l'association « Sortir du Colonialisme »

 

Dimanche 2 Mars 2014

 

Depuis six ans, l'association « Sortir du Colonialisme » organise avec le soutien de dizaines d’organisations, une marche de clôture de la semaine anticoloniale et antiraciste, déclarée en préfecture conformément à la législation.

 

Or cette année pour la première fois, la préfecture nous signifie le refus de notre parcours allant de la Place de la République à Ménilmontant en passant par Belleville, au motif que des casseurs l'infiltreraient (syndrome Notre Dame des Landes).

 

Nous tentons alors de négocier un second parcours qui irait en direction de Barbès pour arriver devant l'Eglise Saint Bernard, et nous nous heurtons à un second refus sous prétexte de trouble à l'ordre public.

 

Pour la première fois une interdiction nous a donc été notifiée par la préfecture de police qui veut par la pression nous imposer un rassemblement statique Place de la République.

 

Alors que nous nous apprêtions malgré tout à partir en manifestation pacifique, un déploiement policier hallucinant et totalement disproportionné a bloqué le cortège, l'a empêché de quitter la Place de la République refoulé sur le terre plein central pour l’encercler, interdisant toute possibilité de sortie de ce périmètre  jusqu’à 17 heures.

 

Une sorte de camp de rétention provisoire à ciel ouvert a donc retenu en otage des centaines de manifestants en plein Paris. Même sous la présidence de Chirac et de Sarkozy, de telles pratiques d’intimidation et de répression contre nos initiatives ne s’étaient jamais produites.

 

L’association « Sortir du Colonialisme » et les organisations signataires appelant à la manifestation du premier mars  dénoncent cet abus d’autorité d’un pouvoir qui se prétend socialiste et bafoue l’exercice du droit constitutionnel de manifester. Après la véritable provocation du week-end dernier à Nantes, transformée en citadelle assiégée par les forces de l’ordre, Manuel Valls entend intimider et museler tous ceux qui refusent de courber l’échine devant la politique du gouvernement.

 

C'est ce même ministre de l'intérieur qui, depuis des mois, fait preuve d'une grande complaisance envers les forces réactionnaires et fascistes qui occupent la rue en toute impunité et sécurité, et défilent le bras tendu.

 

Nous dénonçons avec fermeté la politique colonialiste de la France, fer de lance de la défense des intérêts de la Françafrique, son soutien aux régimes israélien, marocain et turc qui maintiennent une domination coloniale sur les peuples palestinien, sahraoui et kurde.

 

Nous dénonçons le maintien du système colonial en Kanaky, aux Antilles et partout ailleurs.

 

Nous entendons poursuivre nos mobilisations malgré la répression et les intimidations, et appelons toutes les forces démocratiques à défendre notre droit inaliénable à la liberté d’expression.

 

Nous nous réservons le droit de porter plainte contre cette atteinte inqualifiable contre le droit non négociable de manifester.

 

Notre combat continue.

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:53

 

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/55378/ils-en-appellent-au-prefet-pour-organiser-les-elections

 

Des candidats en appellent au préfet pour organiser les élections à Corbeil Essonne

 

Mercredi 26 Février 2014, le journal Libération a dévoilé une preuve saisie au domicile de Serge Dassault confirmant l’existence de dons d’argent pour les précédentes élections municipales. Les candidats d’opposition en appellent au préfet de l’Essonne pour qu’il organise les élections municipales de Corbeil Essonne à la place de son maire, Jean-Pierre Bechter.

 

Nouveau rebondissement dans l’affaire du « système Dassault », et pas des moindres.

 

À peine une semaine après la garde à vue de l’ancien maire de Corbeil Essonne Serge Dassault, le journal Libération vient de publier un document prouvant l’existence d’un système de corruption organisé. Lors d’une perquisition réalisée le 25 juin dernier dans la résidence du sénateur à Corbeil, le Clos des Pinsons, un document avait tout particulièrement attiré l’attention des enquêteurs de la Division Nationale des Investigations Financières et Fiscales (DNIFF). Il s’agit d’un listing d’électeurs, sur lequel pas moins de cent trente noms apparaissent.

 

Ce document qui pourrait correspondre à la période des élections de 2009 se présente sous la forme d’un tableau. Il comporte des noms, des commentaires, ou encore les mentions « payé » et « non payé » où sont écrites différentes sommes d’argent. Des élus seraient également mentionnés dans ce listing aux côtés de personnes comme Mamadou Kébé ou encore Jacques Lebigre, secrétaire départemental de l’UMP, tous deux mis en examen Vendredi 21 Février 2014.

 

Cette nouvelle preuve importante dans l’enquête concernant les dons d’argent ou encore les achats de voix, intervient à seulement quelques semaines des élections municipales. « Mieux vaut tard que jamais », glisse Michel Nouaille, membre du printemps de Corbeil. Le sentiment de satisfaction est également grand chez le candidat socialiste Carlos Da Silva. « Je veux redire ma satisfaction quant au travail admirable et à la persévérance dont ont su faire preuve la police et l’autorité judiciaire qui, dans cette affaire, ont refusé de céder aux tentatives de pression déployées par le sénateur pour se soustraire à la procédure en cours », explique le député de la première circonscription de l’Essonne. En janvier dernier, il manifestait son incompréhension concernant le choix des sénateurs qui avaient décidé de ne pas lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault. Il déclarait que Serge Dassault et Jean-Pierre Bechter avaient, à cause de ce système, « lourdement défiguré la ville ».

 

Pour sa part, Bruno Piriou qui mènera la liste « la richesse de Corbeil, c’est vous », oscille entre deux sentiments. Outre la satisfaction que la justice ait fait son travail et que « ce que nous avions dénoncé depuis 2008 se soit avéré vrai », il explique aussi son écœurement. « En touchant à la démocratie et au suffrage universel, Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault n’ont eu comme seul recours pour réussir à préserver leur pouvoir que de mettre en place un système diabolique et un climat détestable », déplore-t-il.

 

Un maire illégitime pour organiser les élections

 

Cette révélation qui a eu l’effet d’un électro choc pour certain, ou de confirmation pour d’autres, pose alors la question de l’organisation des prochains scrutins qui se dérouleront les 23 et 30 mars. Après deux élections annulées en 2008 et en 2009 et de nouveaux soupçons d’achats de votes sur la dernière en 2010, les candidats d’opposition espèrent qu’avec ces derniers éléments, les élections se passeront dans des « conditions normales », souligne Bruno Piriou. « Seulement, qu’est-ce qui nous garantit que ce système ne va pas se reproduire ».

 

Bruno Piriou et Carlos Da Silva apportent « leur solution » à ce sujet. « Avec tous ces éléments à sa charge, cela rend le maire actuel illégitime », juge le candidat du printemps de Corbeil. « Je n’en appelle pas à sa démission, car nous allons voter dans trois semaines, mais je ne souhaite pas que ces élections se fassent sous son contrôle puisqu’il est mis en cause, mais sous celui du préfet de l’Essonne, avec des personnes qualifiées qui peuvent s’assurer que les bureaux de vote seront tenus correctement ».

 

Le candidat a ainsi envoyé une lettre au préfet de l’Essonne Bernard Schmeltz pour le solliciter sur la mise en place de moyens exceptionnels, afin « d’assurer les règles élémentaires de la démocratie ».

 

Le raisonnement est le même pour le candidat socialiste. Pour se faire entendre, le député en appelle au premier ministre. Par le biais d’un pli envoyé à Jean-Marc Ayrault ce mercredi matin, Carlos Da Silva lui demande de « dessaisir Jean-Pierre Bechter, mis en examen le 17 janvier, de cette prérogative et de confier à l’autorité de l’état, en la personne du préfet, l’organisation des élections ». Cette demande sera traitée dans les prochains jours.

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:36

 

Un français libéré après dix sept ans derrière les barreaux au Cameroun

 

YAOUNDÉ (Reuters) - Les autorités camerounaises ont remis en liberté Lundi 24 Février 2014 un français d'origine camerounaise, Michel Atangana, qui a passé dix sept années en détention pour détournement de fonds.

 

Michel Atangana, quarante neuf ans, et l'ancien ministre camerounais de la santé Titus Edzoa avaient été reconnus coupables en 1997 du détournement de deux millions trois cent mille dollars et condamnés à quinze ans de réclusion. Tous deux avaient rejeté les accusations portées contre eux.

 

Avant leur emprisonnement, Titus Edzoa, aujourd'hui âgé de soixante neuf ans, avait démissionné du gouvernement et annoncé qu'il serait candidat face au président Paul Biya lors de la présidentielle de 1997. Michel Atangana était alors devenu son directeur de campagne.

 

Les deux hommes auraient dû achever de purger leurs peines en 2012 mais de nouvelles accusations avaient été portées contre eux, dont ils avaient été reconnus coupables. Ils avaient été condamnés en octobre dernier à vingt ans d'emprisonnement.

 

Cela avait conduit la France à s'indigner, tout comme la commission des droits de l'homme de l'ONU et des organisations internationales de défense des droits de l'homme pour lesquelles ce dernier procès était inéquitable et à caractère politique.

 

« Thierry Michel Atangana a été libéré ce soir. Il se trouve à l'ambassade de France », a déclaré son avocat, Charles Tchoungang, à des journalistes devant les portes de l'ambassade, dans la capitale Yaoundé.

 

Le président français François Hollande avait écrit l'an dernier à Michel Atangana, lui disant que, quel que soit le délit qu'il avait pu commettre, la seconde peine était particulièrement lourde. Il avait indiqué que le gouvernement français ferait tout son possible pour faire en sorte qu'il soit traité équitablement.

 

La libération d'Atangana et d'Edzoa intervient alors que le président Biya, quatre vingt un ans, a signé la semaine dernière un décret accordant sa grâce à une certaine catégorie de détenus dans le cadre du cinquantième anniversaire de la réunification du Cameroun.

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:15

 

ETA s’engage à mettre toutes ses armes hors d’usage

 

BILBAO (Reuters) - L'organisation séparatiste basque ETA s'est engagée Samedi Premier Mars 2014 à mettre hors d'usage tout son arsenal tout en avertissant le gouvernement espagnol que toute attaque ou obstacle pèserait négativement dans le processus.

 

« Le processus de neutralisation des armes est entamé et l'engagement de l'ETA à le mener à bien est total, jusqu'à la dernière arme », déclare l'organisation dans un communiqué en date du 24 février et publié samedi par le journal basque Naiz.

 

« Les attaques et les obstacles peuvent sérieusement affecter la viabilité du processus de désarmement », prévient cependant ETA.

 

Cette annonce intervient quelques jours après que le travail entrepris par la Commission Internationale de Vérification du cessez-le-feu (CIV), organe de médiation avec lequel ETA a accepté de collaborer, eut été mis en doute car la CIV a reconnu que l'ETA avait conservé des armes et explosifs qu'elle était censée neutraliser.

 

ETA, responsable de la mort de plus de huit cent personnes en plus de quarante ans de lutte armée pour l'indépendance du pays basque, a proclamé un cessez-le-feu unilatéral en 2011.

 

Elle souhaite l'ouverture de négociations avec les gouvernements espagnol et français pour obtenir le regroupement au pays basque des centaines de ses militants emprisonnés en échange du démantèlement de sa structure militaire et la restitution de ses armes, mais le gouvernement de Madrid a rejeté l'offre.

 

Formée en 1959 contre la dictature franquiste afin de lutter pour l'auto détermination du pays basque, ETA coopère depuis 2011 avec la CIV.

 

De hauts responsables du gouvernement et du Parti Populaire au pouvoir ont estimé la semaine dernière que les médiateurs de la CIV servaient les intérêts de l'organisation et que leur travail était un « mensonge ». Madrid exige la dissolution sans conditions de l'ETA.

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:00

 

Le sénat russe approuve l’envoi de troupes en Crimée

 

KIEV/SIMFEROPOL (Reuters) - La chambre haute du parlement russe, le conseil de la fédération, a approuvé Samedi Premier Mars 2014 le déploiement de forces armées dans la région ukrainienne de Crimée, en réponse à une demande du président Vladimir Poutine.

 

Les élus ont voté à une très large majorité la décision de recourir aux « forces armées de la fédération de Russie sur le territoire de l'Ukraine jusqu'à la normalisation de la situation socio politique dans ce pays ».

 

Le conseil de la fédération a précisé que la décision pouvait être immédiatement appliquée, mais Grigori Karasine, vice ministre des affaires étrangères, a déclaré que son adoption ne signifiait pas « forcément » qu'elle serait rapidement mise en pratique.

Kiev avait auparavant accusé Moscou d'avoir déjà envoyé six mille militaires en Crimée, région où l'ethnie russe est majoritaire, et le gouvernement a placé des vaisseaux des gardes côtes en état d'alerte, afin d'empêcher la capture de bases militaires et de bâtiments de la marine.

 

Le gouvernement de Kiev a rapporté que Moscou refusait la tenue d'un dialogue destiné à préserver l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et a déclaré illégale la récente nomination de Serguiï Aksionov, une personnalité favorable à la Russie, comme premier ministre de Crimée.

 

Alors que Serguiï Aksionov a de son côté demandé au président russe Vladimir Poutine de « l'aider à assurer la paix et le calme », l'aéroport international de Simféropol, capitale régionale de Crimée, a annoncé la fermeture de l'espace aérien régional et la suspension provisoire de tous les vols au départ ou à l'arrivée de la ville.

 

En outre, des sources militaires ukrainiennes déclarent que des soldats russes contrôlent des aérodromes militaires à Belbek, près de Sébastopol, et à Kirovskoye, dans l'est de la Crimée.

 

Les transports ferroviaires et routiers fonctionnent normalement entre la Crimée et le reste de l'Ukraine, mais les principaux axes maritimes et aériens semblent contrôlés par la Russie, qui dispose d'une flotte dans cette région, dans le port de Sébastopol.

 

BERLIN VEUT DES EXPLICATIONS

 

Selon des télévisions russes, la chambre haute a en outre demandé à Vladimir Poutine de rappeler à Moscou l'ambassadeur de Russie aux Etats Unis, alors que Barack Obama avait mis Moscou en garde vendredi soir sur les « coûts » de toute intervention militaire en Ukraine.

 

Les propos du président américain peuvent laisser penser que Washington et les chefs d'états et de gouvernement européens pourraient pratiquer la politique de la chaise vide au sommet du G8 prévu cet été à Sotchi.

 

En Europe, l'Allemagne a demandé à Moscou de faire part de ses intentions au sujet de ses troupes basées en Crimée, la France a fait part de ses vives préoccupations, et le Royaume-Uni a lancé un appel au calme.

 

Dans le camp russe, Moscou a attribué les désordres en Crimée à des « cercles politiques influents » et a accusé « des hommes non identifiés envoyés de Kiev » d'avoir cherché à s'emparer du ministère régional de l'intérieur.

 

Alors que l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, est réapparu en public dans la journée de vendredi et a exhorté la Russie à utiliser tous les moyens à sa disposition pour faire cesser le chaos en Ukraine, son successeur, Oleksander Tourtchinov, a accusé Moscou d'agression.

 

Il a estimé que Moscou entendait rejouer en Crimée le scénario qui a conduit au conflit armé de 2008 avec la Géorgie concernant les régions sécessionnistes pro russes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

 

Après l'intervention des forces géorgiennes contre des séparatistes ossètes en août 2008, les forces russes avaient mené une offensive de cinq jours pour les repousser, puis Moscou avait reconnu l'indépendance auto proclamée de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

 

Sur le plan économique, Oleksander Chlapak, ministre des finances a jugé improbable que Kiev reçoive avant avril une aide du Fonds Monétaire International (FMI) à qui le gouvernement a demandé au moins quinze milliards de dollars (onze milliards d'euros).

 

Le groupe russe Gazprom a déclaré que l'Ukraine pourrait bien perdre la remise dont elle bénéficie depuis décembre sur le prix du gaz qu'elle importe de Russie en raison de ses factures impayées. L'argument a été repris également par un responsable du ministère russe de l'énergie.

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