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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 18:41

Accrochages dans l’est de l’Ukraine, Moscou menace (Reuters)

Les forces ukrainiennes ont tué Jeudi 24 Avril 2014 plusieurs séparatistes pro-russes, « jusqu'à cinq » selon le gouvernement, dans la région orientale de Slaviansk, où la situation semble à la fois confuse et susceptible de dégénérer.

Le risque d'une nouvelle aggravation de la crise paraît d'autant plus grand que la Russie effectue des manoeuvres militaires le long de la frontière et n'hésite pas, à l'image de Vladimir Poutine, à brandir des menaces de représailles.

Le mécanisme à l'oeuvre semble tenir de l'engrenage dans la mesure où les occidentaux, Etats-Unis en tête, menacent également la Russie de mesures de rétorsion, même si cette idée ne fait pas consensus.

Les diplomates espéraient pourtant une « désescalade » après la signature à Genève, jeudi dernier, d'un accord entre les russes, les américains, les ukrainiens et les européens, qui prévoyait entre autres le désarmement des groupes illégaux.

Mais les rebelles ont montré peu de signes allant dans ce sens et le gouvernement de Kiev a fini par reprendre une opération qualifiée « d'anti terroriste ».

L'offensive, suspendue le temps d'une trêve pour Pâques, a repris jeudi, quand des éléments des troupes du ministère de l'intérieur, appuyés par des soldats de l'armée, ont fait « jusqu'à » cinq morts parmi les séparatistes sur la route de Slaviansk, au nord de la ville.

« Durant les affrontements armés, jusqu'à cinq terroristes ont été éliminés », précise dans un communiqué le ministère de l'intérieur, ajoutant que ces accrochages ont également fait un blessé dans les rangs des forces régulières.

Une porte-parole des séparatistes a par ailleurs fait savoir que deux d'entre eux avaient été tués dans la même zone.

En fin de matinée, un détachement ukrainien, comprenant cinq véhicules de transport blindés, s'est emparé d'un barrage routier abandonné par les rebelles. Mais les forces régulières se sont retirées deux heures plus tard.

On ignore si Kiev compte lancer un assaut d'envergure sur Slaviansk, une ville de cent trente mille habitants devenue la place forte des miliciens pro-Moscou.

Comme à Slaviansk, la situation n'est pas claire à Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov, où il est difficile de savoir exactement qui des policiers ou des rebelles contrôlent l'hôtel de ville.

NOUVELLES MENACES DE SANCTIONS

La réponse de Vladimir Poutine aux incidents de Slaviansk est venue de Saint-Pétersbourg, s'il est avéré que l'armée ukrainienne est intervenue dans l'est du pays, alors il s'agit d'un « crime » grave contre son peuple, a-t-il dit.

« Si ces gens en sont venus à la phase dite critique de la confrontation avec les manifestants, il ne s'agit pas d'une phase critique, mais d'une action punitive et elle aura évidemment des conséquences pour ceux qui ont pris ces décisions, y compris sur nos relations bilatérales », a déclaré le président russe lors d'une intervention devant la presse régionale retransmise à la télévision.

Le Kremlin a par ailleurs posé la question de la légitimité du scrutin présidentiel du 25 mai, censé aboutir à l'élection du successeur de Viktor Ianoukovitch, poussé vers la sortie au mois de février.

Joignant le geste à la parole, Moscou a lancé de nouvelles manoeuvres militaires.

D'après des responsables de l'OTAN, quarante mille soldats russes se trouveraient le long de la frontière entre les deux pays.

Il s'agit, selon le ministre russe de la défense, d'une réponse à la « machine militaire ukrainienne » et aux manoeuvres prévues par l'OTAN en Pologne et dans les états baltes.

Les occidentaux se montrent quant à eux menaçants vis-à-vis de la Russie qui s'expose à un nouveau train de sanctions, comme l'a répété Barack Obama depuis le Japon où il a entamé une tournée en Asie.

« Jusqu'ici au moins, nous les avons vus ne respecter ni l'esprit ni la lettre des accords de Genève », a déploré le président américain.

« Nous nous sommes préparés à la possibilité d'appliquer des sanctions supplémentaires », a-t-il poursuivi, soulignant que Moscou pouvait encore y échapper. « Il est toujours possible que, demain ou après-demain, la Russie change d'attitude et adopte une approche différente ».

A l'issue d'une rencontre avec le premier ministre polonais, Donald Tusk, François Hollande a lui aussi évoqué la possibilité d'infliger de nouvelles sanctions à la Russie.

« Nous avons des signaux qui ne vont pas dans le sens de la désescalade », a estimé le président français.

« Il y a néanmoins eu un accord à Genève et nous demandons qu'il soit respecté dans son intégralité et, si il ne l'était pas, il y aurait des sanctions telles qu'elles ont été prévues par le conseil européen », a-t-il poursuivi.

L'idée d'imposer de nouvelles mesures de rétorsion ne fait toutefois pas l'unanimité en Europe.

Mercredi, l'Autriche s'y était dite opposée et, jeudi, le premier ministre tchèque a fait savoir que son pays et la Slovaquie n'y étaient pas non plus favorables car, estiment-ils, de telles mesures risqueraient de peser sur la croissance économique européenne.

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 19:46

http://www.fr.ria.ru/world/20140423/201039024.html

Un responsable local pro européen assassiné dans l’est de l’Ukraine (RIA Novosti)

Mercredi 23 Avril 2014

Deux corps, dont celui du conseiller municipal du parti Batkivchtchina Vladimir Rybak, ont été retrouvés dans une rivière à proximité de la ville de Slaviansk (est de l'Ukraine), rapporte le ministère ukrainien de l'intérieur.

Les corps de deux hommes ont été découverts le 20 avril dans une banlieue de Slaviansk, théâtre depuis plusieurs jours d'un bras de fer entre partisans de la fédéralisation de l'Ukraine et forces armées régulières.

« L'identité de l'une des victimes a été établie aujourd'hui. Il s'agit du député du conseil municipal de la ville de Gorlovka Vladimir Rybak du parti Batkivchtchina. Les deux hommes ont subi des tortures avant d'être noyés en état d'inconscience », a annoncé le ministère dans un communiqué.

Toujours selon le ministère, Vladimir Rybak a été enlevé à Gorlovka le 17 avril dernier par des individus masqués en tenue de camouflage qui l'ont emmené vers une destination inconnue à bord d'une voiture.

Réputé pour ses sympathies européennes, le défunt figurait parmi les principaux organisateurs des manifestations en faveur d’une Ukraine unie dans la ville de Gorlovka.

Depuis le 15 avril, les nouvelles autorités de Kiev effectuent une opération spéciale dans le sud est du pays contre les partisans de la fédéralisation qui réclament un référendum sur le statut de la région.

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 19:16

Israël suspend les discussions après l’accord entre le Hamas et l’OLP (Reuters)

Le gouvernement israélien a annulé Mercredi 23 Avril 2014 une séance de négociations avec l'autorité palestinienne prévue dans la soirée, après l'annonce d'un accord de partage du pouvoir entre le Hamas et l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait auparavant sommé Mahmoud Abbas, président de l'Autorité Palestinienne, de choisir entre la réconciliation avec le mouvement islamiste et la poursuite du processus de paix.

Abbas a « choisi le Hamas et pas la paix. Quiconque choisit le Hamas ne veut pas la paix », dit-il dans un communiqué.

Un accord de partage du pouvoir avec le mouvement islamiste reviendrait à « signer la fin des négociations entre Israël et l'Autorité Palestinienne », avait quant à lui affirmé le chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, avant l'annonce de sa conclusion.

Pour sa part, Mahmoud Abbas a estimé que cet accord n'empêchait nullement la poursuite des négociations avec les israéliens en vue de trouver une solution négociée prévoyant la création d'un état palestinien.

L'accord inter palestinien prévoit la formation d'un gouvernement d'union dans les cinq semaines et la tenue d'élections dans un délai de six mois après un vote de confiance du parlement.

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, et le Fatah, mouvement de Mahmoud Abbas dominant au sein de l'OLP, butaient jusqu'ici sur les modalités d'application de l'accord de réconciliation conclu en 2011 sous les auspices de l'Egypte, en raison notamment de désaccords sur les relations avec Israël.

« C'est une bonne nouvelle que nous annonçons à notre peuple, le temps des divisions est révolu », s'est félicité Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement mis sur pied par le Hamas à Gaza, sous les applaudissements des journalistes palestiniens réunis pour la conférence de presse.

LÉGITIMITÉ

L'OLP avait envoyé mardi une délégation dans la bande de Gaza pour discuter avec des représentants du Hamas. Il s'agissait de la première rencontre entre les deux mouvements depuis leur conflit de 2007, qui a abouti à une partition de fait entre la Cisjordanie, contrôlée par l'Autorité Palestinienne, et la bande de Gaza, aux mains du Hamas.

Du côté du processus de paix israélo-palestinien, les négociateurs tentent de prolonger les pourparlers au-delà de la date-butoir du 29 avril. Selon des sources dans les deux camps, de profonds désaccords persistent.

Si l'accord de réconciliation est appliqué, ce dont beaucoup doutent, il permettra au Hamas de sortir de son isolement et à Mahmoud Abbas de recouvrer une autorité au moins symbolique sur la bande de Gaza.

Il lui conférera surtout un surplus de légitimité dans les négociations directes avec les israéliens en lui permettant de se prévaloir du soutien de tous les palestiniens, même si le Hamas refuse toute discussion avec l'état hébreu.

Peu après l'annonce de la conclusion de l'accord, un raid de l'aviation israélienne a fait douze blessés, dont plusieurs enfants, dans le nord de la bande de Gaza.

Dans les négociations israélo-palestiniennes, les deux camps se disent favorables à une poursuite des pourparlers directs, relancés en juillet sous les auspices des Etats-Unis.

Benjamin Netanyahu a toutefois accusé mercredi Mahmoud Abbas de formuler des demandes inacceptables.

Lors d'une rencontre avec des journalistes israéliens mardi, le président palestinien a demandé qu'Israël s'engage à geler ses activités de colonisation dans les territoires occupés et concentre ses efforts sur la définition du tracé des frontières d'un futur état palestinien.

« Nous tentons de relancer les négociations avec les palestiniens », a dit le premier ministre israélien. « Chaque fois que nous atteignons ce point, Mahmoud Abbas accumule les conditions supplémentaires dont il sait qu'Israël ne peut les accepter ».

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 18:59

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-ouen-enfin-un-toit-pour-les-refugies-syriens-23-04-2014-3789367.php

Enfin un toit pour les réfugiés syriens

Après des semaines d’errance, les cent cinquante neuf réfugiés syriens, qui avaient échoué depuis le 17 avril dans le square Edouard Vaillant à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) vont pouvoir déposer une demande d’asile et trouver un toit. Mercredi 23 Avril 2014, ils avaient trouvé la grille du parc fermée. La mairie de Saint-Ouen avait condamné le square « pour des travaux d’entretien », indique-t-on en mairie.

La préfecture de Seine-Saint-Denis mobilisée depuis une semaine et l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) ont débloqué la situation, « un guichet unique sera ouvert dès demain jeudi en préfecture de police de Paris afin qu’ils déposent leur dossier de demande d’asile », a indiqué Didier Leschi, préfet délégué pour l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis, une première étape en vue de la régularisation de leur situation.

Cette démarche va surtout leur permettre, dès demain jeudi d’avoir accès aux foyers CADA (Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile). Le préfet précise toutefois que « ces places d’hébergement leur seront proposées en dehors de la région parisienne ». Car les centres franciliens sont saturés.

Le guichet unique conduira aussi à une instruction accélérée des demandes d’asile politique.

L’OFPRA a précisé qu’elles seront examinées « en quinze jours », au lieu des six mois habituels. Dès ce soir « deux des familles les plus vulnérables seront logées à l’hôtel », précise la préfecture.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 20:02

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/04/des-dizaines-detudiants-manifestent-a-tizi-ouzou-contre-la-repression

Des dizaines d’étudiants manifestent à Tizi Ouzou contre la répression

Par Abdou Semmar

Lundi 21 Avril 2014

La rue est en colère à Tizi-Ouzou. Plusieurs dizaines de manifestants, dont une majorité d’étudiants, manifestent actuellement dans les rues de la ville pour dénoncer la répression policière dont ont été victimes les habitants qui ont tenté de participer à une marche commémorative du trente-quatrième anniversaire du printemps berbère.

Selon des témoins oculaires, des dizaines d’étudiants ont entamé une marche à partir de l’université Mouloud Mameri pour rejoindre le stade du premier novembre situé tout près du centre-ville. Des escarmouches ont éclaté avec les forces de police et la tension demeure encore palpable. Les habitants craignent de replonger dans le climat de tension qui a caractérisé dimanche la ville de Tizi-Ouzou, où près de quarante manifestants ont été interpellés par les policiers. Des manifestants rapidement relâchés.

Cependant, les étudiants revendiquent de véritables sanctions contre les policiers qui se sont attaqués à des manifestants pacifiques. Plusieurs blessés ont été déplorés dimanche et une vidéo tournée par un activiste montre des policiers en civil et en uniforme en train de tabasser et réprimer violemment des jeunes manifestants qui s’effondrent sur le sol.

Pour calmer les esprits, la police algérienne a ouvert une enquête. Mais les étudiants mobilisés en ce moment dans les rues de Tizi-Ouzou réclament de véritables procès et une justice exemplaire face à ces cas de violence policière.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 19:45

http://www.eelv.fr/2014/04/20/refugies-syriens-de-saint-ouen-letat-doit-prendre-ses-responsabilites

Réfugiés syriens de Saint Ouen, l’état doit prendre ses responsabilités


Dimanche 20 Avril 2014

Plus de cent soixante réfugiés syriens campent à Saint Ouen dans des conditions indignes et doivent compter sur la solidarité d’associations et de riverains.

Le campement du square de Saint Ouen rue Suzanne Valadon compte environ cent soixante cinq personnes dont quatre vingt deux enfants et trois femmes enceintes et certains qui errent sur les routes depuis deux ans, mais jusqu’ici la mairie et la préfecture n’ont même pas installé de toilettes de chantier.

Un appel à solidarité a été lancé, tentes, matelas, couvertures, couches pour enfants et aide financière pour payer des chambres d’hôtel. Mais la solidarité ne peut pallier la carence des services de l’état.

EELV s’alarme de la dégradation de la situation de ces réfugiés et appelle l’état à prendre ses responsabilités, le préfet doit réquisitionner un lieu d’accueil d’urgence pour que ces personnes puissent ne pas dormir à la rue en attendant que leur demande d’asile soit examinée.

La France n’est pas à la hauteur de la situation en matière d’accueil des réfugiés syriens, contrairement aux demandes répétées de l’ONU. Alors que le nombre de réfugiés atteint les deux millions, pour l’essentiel au Liban, en Jordanie, en Turquie ou en Irak, que la Suède leur accorde systématiquement l’asile, que l’Allemagne a promis d’en accueillir dix mille, la France a promis d’en accueillir cinq cent.


Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux Europe Ecologie Les Verts

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:53

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/04/22/la-tragedie-syrienne-continue-sans-merci_4405157_3218.html

En Syrie, la tragédie continue sans merci

Editorial du Monde

Mardi 22 Avril 2014

Quatre hommes, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, ont été arrachés au cauchemar syrien. On ne peut que s’en réjouir. Mais le soulagement de ces libérations ne doit pas faire oublier pourquoi ces quatre journalistes étaient partis en Syrie, rendre compte, malgré la double menace du régime de Bachar al Assad et des djihadistes de l’Etat Islamique en Irak et au Levant, du plus barbare des conflits du vingt et unième siècle.

S'il est légitime de parler aujourd'hui de guerre civile, il ne faut pas oublier ce qui a débuté en Syrie il y a de trois ans. C'était une révolution pacifique, immédiatement et sauvagement réprimée dans le sang. Un régime, celui de la famille Assad, a décidé d’écraser sa population sous les balles et sous les bombes plutôt que de céder le moindre pouce de son pouvoir. Rien n'a été épargné aux syriens, ni la torture, documentée par le régime lui-même, ce que l'on sait depuis qu'un déserteur a divulgué cinquante mille clichés insoutenables, ni les Scud et les barils d'explosifs, ni les armes chimiques, ni même la famine.

Au bas mot, cent cinquante mille personnes, l’ONU a renoncé à compter, ont péri et près de trois millions de syriens (sur une population de vingt deux millions) ont fui à l'étranger sans que la communauté internationale ait pu esquisser le moindre geste pour enrayer ce drame aux dimensions régionales, voire mondiales. Au soutien sans faille des alliés du régime (le Hezbollah, l'Irak et l’Iran chiites, la Russie) a répondu l'engagement de plus en plus prononcé des monarchies du Golfe auprès de la rébellion sunnite, désormais sous large influence djihadiste.

Lassitude en occident

Les atermoiements occidentaux n'ont pas peu contribué à cette dérive qui pourrait un jour frapper l’Europe en boomerang lorsque sonnera l'heure du retour des milliers de jeunes extrémistes partis combattre en Syrie.

Désormais, la tragédie syrienne rebute les opinions occidentales. Elle lasse. La présence de djihadistes a entaché l'image des combattants anti-Assad. Et c'est dans l'indifférence que la violence ne cesse de franchir de nouveaux paliers. La semaine passée, des attaques au chlore gazeux ont tué dans la région d'Hama, sans que cela suscite un tollé, alors même que le régime de Damas est théoriquement engagé dans un processus de démantèlement de son arsenal chimique. Le 21 avril, Chris Gunnnes, porte-parole du département humanitaire de l'ONU, déclarait, à propos de la situation des vingt mille civils survivant encore dans le camp de Yarmouk, en banlieue de Damas, que « jamais, de mémoire humaine, une population aidée par l'ONU n'a été soumise à un désespoir aussi abject ».

Le même jour, le régime annonçait la tenue d'une élection présidentielle, gagnée d'avance par Bachar al Assad, le 3 juin. Comme si la Syrie était un pays normal, soumis à un processus démocratique capable de donner quelque légitimité que ce soit à une sanglante dictature.

Enfin, à deux pas de Paris, cent soixante réfugiés syriens, dont soixante enfants, viennent de s’installer, faute d'hébergement, dans un square de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), au terme de deux années d'errance. Rien ne doit occulter ces sinistres réalités, dont Bachar al Assad est le premier comptable.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:34

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/04/22/eruption-de-violence-apres-l-election-presidentielle-algerienne_4404946_3210.html

Eruption de violence en Algérie après l’élection présidentielle

Mardi 22 Avril 2014

En dépit de la campagne présidentielle d’Abdelaziz Bouteflika axée sur la sécurité, les violences se succèdent en Algérie depuis le 17 avril, jour du vote présidentiel, qui a consacré un quatrième mandat au président sortant.

Deux attaques armées ont été perpétrées en deux jours. Samedi 19 Avril 2014 vers 21 heures 15, onze militaires ont été tués près d'Iboudrarène, en Kabylie. Ils revenaient d'une « mission de sécurisation de l’élection présidentielle du 17 avril », précise le ministère de la défense, cité par l'agence de presse APS. Une source sécuritaire affirme que le groupe de militaires aurait été victime d'une embuscade tendue par des membres d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), particulièrement implantés dans la région.

Cette attaque contre des militaires est la plus meurtrière depuis 2011 et a créé un choc en survenant au lendemain de la réélection d'Abdelaziz Bouteflika, au terme d'une campagne où ses partisans l'ont présenté comme le garant de la sécurité en Algérie.

La marche du « printemps berbère » réprimée

Cette attaque armée, liée à l'implantation d'AQMI en Kabylie n'est pas le seul regain de violence de l’après-17 avril. Plusieurs autres manifestations sporadiques ont essaimé sur le territoire algérien, et ces mouvements citoyens, sans aucun lien avec l'attaque armée d'Iboudrarène, ont été sévèrement réprimés.

Dimanche 20 Avril 2014, des émeutes ont éclaté à Tizi Ouzou après l’interdiction par les forces de l’ordre d'une marche en commémoration du « printemps berbère », un mouvement populaire d'opposition survenu le 20 avril 1980 pour réclamer la reconnaissance de l'identité et de la langue berbère. Cette marche a lieu tous les ans en Kabylie, et a dégénéré en émeute dimanche, en occasionnant plusieurs dizaines de blessés parmi les quatre cent manifestants.

Le journal al Watan rapporte la violence « disproportionnée » utilisée par les forces de l’ordre pour ramener le calme, « les jeunes avaient des pierres. Des poubelles ont été brûlées », raconte une habitante. « Les policiers matraquaient les jeunes, ils les traînaient par terre avant de les enfermer dans leur camion ». Une vidéo qui témoigne de ces brutalités circule sur les réseaux sociaux et a provoqué l’émoi de nombreux internautes.

Mécontentement et vague de violences

A Bejaïa, une ville côtière de Kabylie, quatre-vingt personnes ont été arrêtées après cette marche de commémoration, un acte fermement condamné par la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme. Dans le sud de l’Algérie, à Ouargla, des chômeurs ont lancé plusieurs cocktails Molotov en direction de la mairie dimanche 20 avril. Vingt-trois d’entre eux ont été arrêtés et plusieurs dizaines de personnes ont réalisé un sit-in devant le tribunal d’Ouargla en signe de protestation. Les vingt-trois chômeurs ont finalement été libérés après avoir passé la nuit de dimanche et la journée de lundi en détention au tribunal.

Ces violences font écho aux émeutes qui se sont également déroulées le jour du scrutin, notamment dans la région de Bouira, au sud est d’Alger. Dans la ville de Raffour, soixante dix manifestants et soixante policiers ont été blessés après de violents heurts. Les manifestants se sont défendus en lançant des pierres contre les autorités qui déversaient du gaz lacrymogène sur les habitations, par hélicoptère. Au total, plusieurs bureaux de vote ont été saccagés et une vingtaine de manifestants arrêtés.

La veille du scrutin présidentiel, le mouvement Barakat avait été violemment réprimé. Le collectif citoyen opposé au quatrième mandat se dirigeait au centre ville d'Alger pour réaliser un sit-in pacifique, mais tous ses militants ont été rabroués par la police avant même d’atteindre leur lieu de rendez-vous. Un de ses membres fondateurs, le journaliste et romancier Mustafah Ben Fodil a été enfermé durant plusieurs heures dans une cage d'escalier. Le lendemain, il précisait que « Bouteflika et sa clique ne m'enfermeront pas dans un isoloir. La lutte continue ».

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 18:14

http://www.eldiario.es/andalucia/Desalojan-Corrala-Utopia_0_246725380.html

Expulsion de la Corrala Utopia de Séville

Environ trente personnes, dont plusieurs enfants, ont été expulsés de l’immeuble qu'ils occupaient depuis près de deux ans à Séville

La police nationale a arrêté un jeune pour une agression supposée contre les agents de l'autorité pendant les protestations contre l’expulsion

La police nationale a expulsé aujourd’hui Dimanche 6 Avril 2014 aux premières heures de la matinée les occupants des numéros deux, quatre et six de l’avenue Juventudes Musicales de Séville, connus sous le nom de Corrala Utopia. Une douzaine de cars de police et plusieurs ambulances ont encerclé le bâtiment pour expulser les familles qui vivaient depuis près de deux ans dans cet immeuble appartenant à Ibercaja. En fait, l'un des résidents de l'immeuble a dû être emmené par une ambulance, compte tenu de son état de santé, ce qui a provoqué une « crise d'angoisse » comme l’a expliqué à www.eldiario.es sa fille, Toni.

« Les policiers nous ont demandé de ramasser nos affaires », raconte la femme pendant que l'expulsion avait lieu. Les policiers ont contrôlé l’identité des voisins et ont donné aux occupants le temps de rassembler leurs affaires.

Ils ont cassé les portes des appartements qui étaient vides, tandis que les occupants quittaient l’immeuble sans résistance. Au total vingt cinq personnes ont été évacuées, dont plusieurs enfants, car il y a deux semaines d'autres familles étaient déjà parties pour éviter le choc de cette expulsion.

Pendant l'opération, la circulation a été coupée dans l'avenue SE-30, du carrefour Alamillo à San Lazaro. Plusieurs militants des droits de l'homme et contre les expulsions essayaient pour leur part de couper la circulation dans l’autre sens, mais cette protestation a été déjoué par la police nationale. En outre, à la suite des manifestations qui ont eu lieu tout au long de la matinée, un jeune a été arrêté pour une attaque supposée contre les agents de l’autorité.

Quoi qu'il en soit, cela n’a pas ralenti l'esprit revendicatif, et à plusieurs endroits dans le centre de Séville se sont succédées les protestations, même une petite manifestation de soutien à ces familles a été escortée par la police nationale et est passée par Alameda de Hercules et la Plaza del Pumarejo, entre autres lieux. Pendant ce temps, un groupe de personnes qui vivaient dans la corrala s'étaient enfermées dans la cathédrale de Séville, mais elles ont été expulsées peu après par la police nationale. « Notre protestation continuera dans la rue », disaient-elles.

Ces familles savaient que l'expulsion pouvait se produire à tout moment depuis février, mais elle semblait ralentie par la volonté des parties à rechercher une solution pour un relogement pacifique de la trentaine de personnes qui habitaient dans cet immeuble depuis près de deux ans. Le jugement du tribunal n'était pas encore appliqué parce que la Junta de Andalucía et la mairie de Séville, avec la médiation du bureau du défenseur du peuple andalou, ont négocié avec Ibercaja (propriétaire de l’immeuble) une solution. La solution était le relogement des familles par la Junta de Andalucia dans un délai d’environ sept mois.

En ce sens, les partenaires de la négociation ont critiqué la délégation du gouvernement d'Andalousie qui n’a pas respecté son engagement à ne pas ordonner l'exécution de l'expulsion sans solution alternative pour ces familles, qui n'a finalement pas eu lieu. Ils ont proposé un hébergement par la mairie de Séville, mais c’était une solution temporaire et il n'est pas clair que toutes les familles l’aient accepté. En fait, il est possible que certaines familles occupent un autre bâtiment vide de la ville.

Dans tous les cas, le ministère des travaux publics et du logement a dit qu’il y avait presqu’un accord pour qu’Ibercaja assure le relogement de ces personnes avant que la Junta de Andalucia leur accorde un logement définitif. L'expulsion a fait changer les choses du jour au lendemain, parce qu’Ibercaja n'est plus acteur dans ce conflit une fois qu'il a réussi à libérer son immeuble.


L’immeuble en question était occupé depuis mai 2012 par ces familles qui revendiquaient leur situation socio-économique difficile et la nécessité d'avoir un toit et ce conflit, au fil des mois, a pris un aspect socio politique, puisque la question a été discutée en séance plénière du conseil municipal de Séville avec diverses manifestations et même un festival de rock, et au niveau judiciaire en raison de la plainte déposée par le propriétaire de l’immeuble.

Les familles qui occupaient cet immeuble ne pouvaient compter que sur des loyers sociaux pour habiter cet immeuble en raison de leur situation socio-économique. Pendant ce temps, Ibercaja a mis sur la table son programme de soutien à d’autres habitations de solidarité, y compris son action pour faciliter l'accès au logement locatif pour les familles qui ont des difficultés d'accès à ce marché.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 16:59

http://www.sudouest.fr/2014/04/17/plus-de-60-militants-suspendus-du-pcf-1527997-1391.php

Plus de soixante militants suspendus du PCF

Par Marie Claude Aristégui

Jeudi 17 Avril 2014

La direction locale a suspendu les communistes figurant sur des listes du Front De Gauche

Tous les communistes de l'agglomération rochelaise qui ont fait partie d'une liste du Front De Gauche pour les élections municipales, alors que d'autres communistes étaient membres d'une liste conduite ou soutenue par le Parti Socialiste, sont suspendus de leur droit d'adhérent.

Selon les « suspendus », ils seraient « soixante cinq » dans l'agglomération rochelaise et « cinq » à Saintes. Vingt quatre d’entre eux figuraient sur la liste du Front De Gauche conduite par la rochelaise Jessica Dulauroy. Elle-même communiste, elle est suspendue. Comme les autres, elle a reçu une lettre recommandée, avant le premier tour des élections municipales.

Un courrier signé par Brahim Jlalji, responsable de la section de l'agglomération rochelaise, de la fédération départementale et candidat (comme plusieurs autres communistes) sur la liste de la socialiste Anne-Laure Jaumouillié. Il lui rappelle (comme aux autres) qu'elle avait déjà été « mise en garde et qu'il n'était pas possible d'être candidat sur une liste concurrente à celle décidée majoritairement par les adhérents du PCF ».

Brahim Jlalji précise que lors du vote organisé pour définir la stratégie du PCF, quatre vingt six pour cent des adhérents se sont prononcés pour que le PCF participe à une liste de rassemblement de toute la gauche. Il dit également que ce choix a été validé par les instances nationales.

« Juste pour des places »

Les « suspendus » dont certains se disent « très choqués », estiment que la question était mal posée. En plus, soulignent-ils, c'était avant les primaires socialistes.

« Et quatre vingt six pour cent cela paraît beaucoup mais en fait, il n'y avait que dix neuf votants. Notre section a choisi d'aller voir les candidats non pour parler de programme mais de places », ajoute Jean-Louis Rolland (élu communiste sortant, à La Rochelle).

Brahim Jlalji affirme que les votants étaient beaucoup plus nombreux. Tout comme il assure que l'effectif du PCF, dans l'agglomération, est de cinq cent.

Alors que selon Daniel Vince (Périgny), Jean-Louis Rolland ou Jessica Dulauroy, le nombre de militants actifs serait bien inférieur, « quelque quatre vingt dix ».

Brahim Jlalji, « pour clarifier »

Pour Brahim Jlalji, cette « suspension des droits d'adhérents » résulte d'une décision prise en assemblée générale car une « clarification était nécessaire ». Il ajoute qu'elle est conforme aux statuts et que la même décision a été prise dans d'autres partis (comme EELV) pour les mêmes raisons.

La réintégration des militants suspendus peut être envisagée, bien sûr, c'est une assemblée générale qui le décidera.

Mais les adhérents concernés n'ont pas l'intention d'en rester là. Ils vont écrire à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et saisir la commission des recours.

« Nous voulons militer »

« Ce que nous voulons tout simplement c'est faire émerger nos idées dans la population, déclare Jessica Dulauroy. Nous voulons continuer à faire signer des pétitions pour le transport gratuit par exemple, nous voulons militer sans être entravés par la direction locale du PCF. Au contraire, on a besoin d'un outil pour faire notre travail de communiste, pour faire de la vraie politique ».

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