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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 20:16

 

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/03/23/jean-luc-einaudi-pionnier-de-la-memoire-de-la-guerre-d-algerie-est-mort_4387989_3382.html

 

Jean Luc Einaudi, pionnier de la mémoire de la guerre d’Algérie, est mort

 

Par Catherine Simon

 

L’auteur de « la bataille de Paris, 17 octobre 1961 » (Seuil, 1991), Jean Luc Einaudi, dont les écrits ont mis en lumière, de façon magistrale, le rôle de l’état français dans la répression des luttes pour l’indépendance algérienne, s’est éteint, Samedi 22 Mars 2014, à Paris, emporté par un cancer fulgurant. Né le 14 septembre 1951, Jean Luc Einaudi a travaillé toute sa vie comme éducateur, auprès des jeunes, auxquels il consacra un livre, « les mineurs délinquants » (Fayard, 1995). Il venait, il y a deux ans, de prendre sa retraite.

 

Mais ce sont ses nombreux ouvrages sur l'Algérie, fruits de recherches « méticuleuses et opiniâtres », selon les termes de l'historien Gilles Manceron, qui l'ont fait connaître du grand public. « Je ne revendique pas le titre d'historien. J'écris sur ce qui me paraît important », confiait-il, le 9 février 2014, dans un entretien, le dernier, accordé à Berbère Télévision. Bien qu'âgé de onze ans au moment de l'indépendance de l'Algérie, en 1962, ce fils unique, issu d'une famille modeste, devenu militant maoïste après 1968, s'était intéressé très vite aux combats anti colonialistes, du Vietnam à l'Algérie. 

 

Rédacteur « bénévole » à l’Humanité Rouge, journal fondé par Jacques Jurquet, son aîné et ami, le jeune militant du Parti Communiste Marxiste Léniniste de France (PCMLF) fit alors, dans les années 1970 et 1980, la rencontre de plusieurs grandes figures du mouvement anti colonialiste, parmi lesquels Claude Bourdet, Georges Mattéi et Pierre Vidal Naquet, lequel rédigea la préface du premier livre de Jean-Luc Einaudi, « pour l’exemple, l’affaire Fernand Yveton » (Harmattan, 1986).

 

Il fit également la connaissance, dès cette époque, de responsables algériens du FLN, lesquels lui ouvriront bien des portes, plus tard. L'étude des différents aspects de la répression française, exercée contre les algériens, en particulier, en octobre 1961, à Paris, à l'occasion de la désormais fameuse manifestation organisée à l'appel du Front de Libération Nationale (FLN), allait transformer Jean-Luc Einaudi en enquêteur hors pair, et en pionnier, souvent solitaire, du travail de mémoire.

 

Son livre « la bataille de Paris » levait le voile sur l'une des pages les plus sombres de l'histoire franco algérienne, sur laquelle l'université ne s'était, jusque là, guère penchée. Le 17 octobre 1961, et dans les semaines qui suivirent, « plus de cent cinquante personnes sont mortes ou disparues », révélait Jean-Luc Einaudi, pointant du doigt la responsabilité des forces de l'ordre, alors dirigées par le préfet de police Maurice Papon.

 

Cet ouvrage allait provoquer un véritable choc dans la société française, et connaître un succès retentissant. Une nouvelle édition augmentée, « octobre 1961, un massacre à Paris » (Fayard-Pluriel), a été publiée en 2011. Jean-Luc Einaudi allait néanmoins longtemps payer son courage et sa détermination. En 1999, Maurice Papon, alors poursuivi pour crimes contre l'humanité, portait plainte contre Jean-Luc Einaudi, dont les déclarations devant la cour d'assises de Bordeaux l'avaient ulcéré. L'ancien préfet de police fut finalement débouté. Mais cette bataille laissa des traces, avec, notamment, la « mise au placard », durant de longues années, de deux conservateurs des archives de Paris, « victimes de sanctions dissimulées », s'indigna Jean-Luc Einaudi.

 

Briseur de tabou et héros moral

 

Passionné d'histoire, l'éducateur de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse, au sein du ministère de la justice) s'intéressa aussi aux « petites gens », à ces « militants sans défaillance, qui lui ressemblaient », relève l'historien René Galissot. Du père Georges Arnold, curé du Prado, à Baya Allaouiche, en passant par Lisette Vincent, Maurice et Odette Laban, la liste est longue de tous ceux, et celles, surtout, auxquels Jean-Luc Einaudi prêta sa voix, leur rendant hommage à travers des biographies.

 

Briseur de tabous, ne craignant point de s’attaquer à plus puissant que lui, que ce soit en France ou en Algérie, qu'il sillonna longuement, en 1987, cet auteur atypique fut un « héros moral », souligne l'historien algérien Mohammed Harbi.

 

Derrière son apparence de rugbyman bourru, Jean-Luc Einaudi cachait une immense sensibilité. On la retrouve, intacte, comme sa colère face à l'injuste, dans son dernier ouvrage, « le dossier Younsi, 1962, procès secret d’un chef du FLN en France » (Tirésias, 2013), un livre dérangeant et rare, à l'image de l'auteur.

 

Les funérailles de Jean-Luc Einaudi auront lieu cette semaine, au cimetière parisien du Père Lachaise.

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 19:51

 

http://www.salvemostelemadrid.es/marchando-justicia-nulidad-ere-telemadrid

 

Marche de la justice pour l’annulation du plan social de Telemadrid

Le comité d’entreprise de l'entité publique Radio Télévision de Madrid et les sections syndicats UGT, CCOO et CGT, ont appelé tous les travailleurs de cette chaîne à effectuer demain Mercredi 26 Mars 2014, une marche depuis le siège de Telemadrid vers le siège du Tribunal Suprême de Justice de Madrid ou sera débattu le recours contre l’arrêt du TSJM qui a déclaré « non conforme au droit » le plan social de Telemadrid.

 

Le personnel continue de protester contre un plan de suppression d’emploi brutal et injustifié.

 

Chaque jeudi, le personnel manifeste à la Puerta del Sol de Madrid pour un jugement du TSJM qui reconnaisse le plan social « non conforme au droit ».

 

Après l’appel de la direction de Telemadrid, c’est maintenant au TSJM de décider s’il est ratifié, déclaré irrecevable ou une autre solution.


La demande des travailleurs de l’entité publique RTVM, Telemadrid et Radiomadrid, est claire, le plan social doit être annulé, les causes économiques ne sont pas justifiées, le nombre de mises à pied est disproportionné, comme l’a statué le TSJM.

Le personnel de la Radio Télévision de Madrid est mobilisé depuis une dizaine d'années mobilisé contre la manipulation des médias et les pertes économiques de cette chaîne. C’est un combat contre le licenciement abusif annoncé il y a maintenant un peu plus d'un an de huit cent soixante et un travailleurs. C’est clair qu’il y a toutes les raisons de déclarer nul et non fondé le plan social de RTVM, même si le président de la communauté de Madrid menace de fermer la chaîne si le TSJM décide en ce sens.

Bien sûr nous défions les responsables politiques de cette communauté pour que quelle que soit la décision du TSJM ils négocient avec les représentants légaux des travailleurs de RTVM des critères viables de rationalité économique et de rentabilité sociale.

 

La marche partira du siège de Telemadrid à 9 heures, elle passera par le Paseo de Extremadura et continuera vers la Plaza de Jacinto Benavente, la Puerta del Sol à 11 heures 30, et arrivera devant le siège du TSJM Plaza de la Villa de Paris à 13 heures 30, où il y aura un rassemblement.    

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 19:08

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/halte-expulsions-des-militants-egyptiens-27391

 

Meeting du comité de soutien aux militants égyptiens en France

Vendredi 28 Mars 2014 à 19 heures

Bourse du travail de Paris Salle Eugène Varlin 4 Rue du Château d’Eau 75 010 Paris Métro République

Halte aux expulsions des militants égyptiens qui dénoncent la répression en Egypte

De jeunes égyptiens travaillant en France ont manifesté à multiples reprises depuis le 25 janvier 2011 en soutien à la révolution égyptienne, et contre les pouvoirs répressifs qui se sont succédé en Égypte, de Moubarak à al Sissi, en passant par le haut conseil militaire et les frères musulmans.

Dérogeant à ses pratiques antérieures, la préfecture de Paris leur a interdit de se rassembler le 25 janvier 2014 devant le bureau militaire ou l’ambassade d’Égypte à Paris. Ils voulaient ainsi interpeller le pouvoir militaire et dénoncer ses assassinats, ses arrestations et ses tortures de militants en Égypte, et exprimer leur refus du retour à la dictature de Moubarak, comme à celle des frères musulmans. Ils voulaient ainsi démentir la déclaration du chef du bureau militaire égyptien ayant affirmé le 28 janvier 2014 que « tous les égyptiens en France soutiennent le général al Sissi ». Cependant, ces jeunes égyptiens ont été autorisés par l’officier de police à y scander leurs slogans pendant quelques minutes. Mais après leur retour au métro Etoile, est arrivé l’ordre de les contrôler, de les conduire au commissariat du huitième arrondissement et de les placer en garde à vue. Quatre d’entre eux ont été relâchés avec un Ordre de Quitter le Territoire Français (OQTF) sous trente jours, et trois ont été transférés au centre de rétention de Vincennes pour être expulsés sous OQTF, puis libérés, le juge des libertés ayant reconnu l’irrégularité de leur détention et le danger d’un retour forcé en Egypte. Le juge administratif a même accordé à l’un d’entre eux un changement de pays de destination, sur la base de l’article trois de la convention européenne des droits de l’homme, compte tenu des risques d’arrestation et de mauvais traitements attestés par des témoignages de militants français.

Ce danger est réel car depuis trois ans, ces jeunes militants ont été parmi les organisateurs de toutes les mobilisations animées par les associations égyptiennes créées en France pour soutenir la révolution. Cela leur a valu des menaces et une grave agression. Leur expulsion en Égypte les exposerait aux mêmes risques d’arrestations, de détention abusive, de tortures et d’assassinats que les militants qui dénoncent en Égypte la répression du pouvoir actuel, comme en attestent les ONG des droits humains.

C’est pourquoi plusieurs organisations ont lancé un appel pour la liberté d’expression des militants égyptiens en France et en Égypte. Elles demandent que soient annulés les OQTF délivrées suite au rassemblement le 28 janvier devant le bureau militaire de l’ambassade d’Égypte pour protester contre la répression en Égypte. Elles appellent personnalités et organisations à rejoindre le comité de soutien aux militants égyptiens créé pour intervenir contre leur expulsion.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:32

 

http://www.liberation.fr/debats/2014/03/20/des-elections-mollement-liberation-d-abord_988653

 

Des élections, mollement, « Libération » d’abord

 

Par Pierre Marcelle

 

Jeudi 20 Mars 2014

 

Dans moins de trois jours, les élections municipales, et force m’est de reconnaître qu’avec plus de complaisance qu’à l’accoutumée, j’entends ces voix plus nombreuses qu’à l’accoutumée exprimant à leur endroit un désintérêt, disons, appuyé. A ce scrutin, je vais pourtant me contraindre à participer, au moins lors de son premier tour, en ne voulant considérer que son enjeu national.

 

Je m’y rendrai d’un pas lent et las, mélancolique et peu convaincu, avec le seul souci de faire le boulot, mais quel boulot ? Jouer encore et toujours en défense contre la banalisation d’un racisme qui, dans mon quartier, ressemble moins à une liste lepéniste qu’à l’éternelle exclusion du processus démocratique de tous mes voisins trop colorés pour avoir le droit de seulement glisser un bulletin dans une urne locale ? Au nom des « liberté, égalité, fraternité » ? Et pourquoi pas de la république ? Il faut que j’arrête, là. Si je m’attarde à cette réflexion, je sens trop bien que, par solidarité avec tous ces interdits de scrutin, je vais choisir de partager avec eux l’abstention qu’on leur impose. Me restera la conviction triste que si je n’ai pas de raison de voter, j’en aurai au moins une, et solide, de ne pas voter.

 

C’est dit, passons à autre chose et à une actualité plus substantielle. Cette semaine encore, on reviendra sur celle, également délétère, de la crise en laquelle sans fin s’enfonce Libération.

 

On l’évoquait ici l’autre semaine en finissant de se convaincre que sa résolution passerait par la modification de sa structure capitalistique. Sans doute, cent projets « éditoriaux » issus de mille contributions partagées l’autre samedi rue Béranger furent-ils bons à débattre, lors de cette journée « portes ouvertes » dont on me dit qu’elle réchauffa les âmes et le moral, mais quoi ! Nos bonnes volontés ni les vôtres, lecteurs, ne sauraient abolir d’autres échéances, désormais imminentes, et moins romanesques que celles de nos amours réitérées. Toujours riches, certes, de notre « être de gauche », mais à dix jours du passage au bouclage à 20 heures et quelque deux semaines d’une audience au tribunal de commerce devant lequel nos maîtres toujours louvoyant devront enfin dire sans barguigner leurs intentions, au terme advenu d’une piétinante « conciliation », nous n’avançons guère. 

 

Pourtant, comme un rai de lumière en ce tunnel, se découvrit, timidement évoquée samedi dernier, l’hypothèse d’un autre avenir que celui dont on continue de nous désespérer. Elle s’incarna, me dit-on, dans la présence d’une fonctionnaire ministérielle en charge d’un organisme baptisé direction générale des médias et des industries culturelles, et qui aurait murmuré une « piste à étudier », dans un fonds de dotation susceptible, à terme (mais à quel terme ?), de rendre à Libération son indépendance et, partant, sa raison d’être.

 

Cette structure, il se trouva qu’Edwy Plenel allait dimanche l’évoquer dans l’émission Soft Power, qui traite sur France Culture de l’actualité des médias. Le fondateur de Mediapart, après avoir rappelé la santé de son site et le cas des deux rédactions du Monde et de Libération « ayant perdu le contrôle capitalistique », exposa le principe d’une structure « qui a la souplesse juridique des associations et la souplesse financière des fondations », en déclarant notamment que « nous voudrions à partir de ce modèle juridique faire, soit par son extension, soit, ce qui serait mieux, par la loi, un statut de société de presse à but non lucratif qui nous permettrait, nous, fondateurs de Mediapart, de céder nos actions et d’abonder ce fonds. Il n’y aurait plus d’actionnaires à enrichir, il n’y aurait qu’à créer de la richesse ». Et de conclure que « Libération est un enjeu de pluralisme, si l’équipe de Libération a envie que nous en parlions avec eux, nous en parlerons ».

 

Et tandis qu’il n’est pas un titre qui ne gamberge à propos de son adaptation webmatique, il est intéressant de rappeler ici que, lors de notre crise de l’automne 2006, Edwy Plenel, candidat à la succession de Serge July à la direction du titre, présenta un projet mariant déjà Web et Print. Ce fut le 13 octobre, un vendredi, que contre le « plan de relance » de Rothschild et de la direction sortante, le futur fondateur de Mediapart emporta brillamment l’adhésion des personnels. Las, un souci de « démocratie » trop respectueuse de la loi de l’actionnaire empêcha la « cogérance » de passer en force. Un mois plus tard jour pour jour, Lundi 13 Novembre 2006, c’est Edouard de Rothschild qui putschait, parachutant Laurent Joffrin, confit depuis des semaines en dénégations, à la double direction de Libération et de sa rédaction.

 

Les curieux de notre histoire conviendront qu’elle a un petit goût de « revenons-y ».

 

Pour « l’équipe », je ne sais, mais je bavarderais volontiers, moi, avec les camarades de Mediapart.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:04

 

http://www.publico.es/espana/510115/la-policia-desaloja-por-segunda-vez-la-acampadadignidad-en-la-puerta-del-sol

 

La police expulse pour la deuxième fois le Campement de la Dignité à la Puerta del Sol

 

L'expulsion a eu lieu à la première heure de la matinée et a abouti à l'arrestation d'un homme accusé de résistance et de désobéissance à l'autorité

 

Mardi 25 Mars 2014

Ce matin, un groupe de membres du Campement de la Dignité a été expulsé de la Puerta del Sol à Madrid, après avoir fait une nouvelle tentative pour rester sur la place centrale pour une deuxième journée consécutive.

La police nationale a procédé à l'expulsion à la première heure de la matinée, avec un fort dispositif policier, a déclaré à Publico un travailleur du quartier. Les forces de sécurité ont encerclé la place et ont contrôlé l’identité des participants au rassemblement.

L'expulsion a conduit à l'arrestation d'un homme accusé de résistance et de désobéissance à l'autorité, en raison de son intention de rester à la Puerta del Sol.

 

Le détenu a été transféré à la prison de Moratalaz. Il n’y a pas eu d’autres altercations bien que, dans les réseaux sociaux, certains participants ont indiqué que les autorités ont maintenu une attitude violente.

Après l’action des forces de sécurité, le service de nettoyage a procédé à l’enlèvement des objets du campement que les participants avaient laissé sur la place centrale de Madrid. Le collectif annonce sur twitter un nouveau rassemblement aujourd'hui Mardi 25 Mars 2014 à 19 heures à la Puerta del Sol, en soutien à la manifestation prévue contre la violence sexiste.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:36

 

http://www.humanite.fr/monde/la-plus-grande-manifestation-de-lhistoire-recente-561538

 

La plus grande manifestation de l’histoire récente de l’Espagne

 

Par Jean Ortiz

 

Samedi 22 Mars 2014

 

Ils sont de l'avis général près de deux millions, plus disent certains médias, comme la Sexta (une chaîne de télévision nationale). Du jamais vu. Une journée historique « qui ne va pas s'achever ce 22 mars » clame le cortège. Beaucoup ont prévu de rester à Madrid et de camper, par exemple, mille d'entre eux dans le secteur de Recoletos. Des assemblées générales, des opérations symboliques (« faire le siège de la bourse ») sont prévues pour lundi et les jours suivants.

 

L'entrée des six colonnes de marcheurs dans Madrid a eu quelque chose de très fort, de magique, nous raconte au téléphone Mari Garcia. De l'émotion partout, après souvent quatre semaines de marche, les pieds meurtris. Sur leur passage, tout au long de leur périple, la population a accueilli les marcheurs avec une solidarité forte. Les médias ont, quant à eux, organisé pendant des semaines, un blocus informatif contre les « marches de la dignité ».

 

L'immense tsunami populaire réclame le non paiement de la « dette illégale », la fin de l'austérité, du pain, un travail, un toit pour tous et veut jeter « dehors les gouvernements de la troïka ». C'est une mobilisation gagnée « à la force de nos muscles », pour Jorge Garcia Castaño, d’Izquierda Unida.

 

Société condamnée

 

Ce qui frappe, c'est la diversité des revendications, et leur convergence contre « un paradigme de société condamnée, le néo libéralisme » pour un syndicaliste de l'UGT, venu à titre individuel. Au même moment, l'un des « pères de la transition », Adolfo Suarez, agonise. Le symbole n'échappe à personne. Le consensus de 1978 est bel et bien chancelant. Les syndicalistes du SAT, de la CGT, des bataillons des Commissions Ouvrières présents malgré le non soutien officiel de leur organisation, scandent « le futur ne sera pas capitaliste, il sera ouvrier et socialiste ». La Place Colon déborde. Cibeles est engorgée. Tout le centre de Madrid est congestionné, comme en attestent les images des télés alternatives.

 

La tribune est dressée au fond de la place. Les représentants des marches régionales s'y succèdent au micro, soulignant la « dimension historique de la journée », pour tous, « un point de départ ». Ils dénoncent « les gouvernements de la troïka », aussi bien ceux du PSOE que ceux du Parti Populaire qui ont instauré un « état d'exception sociale ».

 

Avenir

 

Au premier rang, les travailleuses catalanes de « Panrico » en grève depuis cinq mois.

 

La déléguée catalane dénonce la politique austéritaire du gouvernement catalan (huit cent mille chômeurs) et exige le droit pour tous les peuples de pouvoir décider de leur avenir. Daniel Avilés, jeune chômeur de vingt six ans, marche depuis Murcia. La colonne des Asturies chante Santa Barbara. Des milliers de drapeaux républicains, de drapeaux andalous, des bannières rouges du PCE, rouges et noires de la CNT, de chaque « autonomie », flottent. Tous scandent « vivent les luttes de la classe ouvrière, nous ne voulons pas l'aumône, les droits ne se négocient pas ». A la tête des colonnes, beaucoup d'immigrés accueillis aux cris de « aucune personne n'est illégale ».

 

L'aragonaise Amparo Bella chante une jota politique et un hymne de Labordeta.

 

A vingt heures, le leader du SAT, Diego Cañamero prend la parole, la gorge brisée. Il appelle passionnément à l'unité du peuple et invite « la gauche qui a du plomb dans ses poches, à rejoindre le raz de marée ». Il appelle à la « rébellion pacifique ». Il dit « qu’il faut un Front Populaire ». La foule lui répond par d'interminables « sí, se puede » (Oui, vous le pouvez). C'est le slogan qui revient le plus souvent.

 

Le gouvernement cherche la provocation, il a déployé mille sept cent agents anti émeutes et a décrété le rassemblement illégal après 21 heures 30, une sorte de couvre-feu. Il tente manifestement d'engager une épreuve de force. Les manifestants n'ont pas l'intention de se laisser intimider. Ils vont évacuer la Place Colon, et ceux qui restent vont rejoindre des micro-campements un peu partout dans Madrid.

 

Le consensus entre le PSOE et le Parti Populaire

 

Au moment où la marche géante se disloquait à Madrid peu à peu, des groupes de jeunes se heurtaient à des charges policières d'une rare brutalité (plus de soixante dix blessés). Au même moment, le journal El País évaluait sur son site la participation populaire à cinquante mille personnes, reprenant le « comptage » gouvernemental volontairement archi-minoré et provocateur, la trouille du peuple! Les manifestants annonçaient déjà avec humour les chiffres officiels, « de cinq à sept ».
 
Le quotidien El País est depuis longtemps l'organe officieux du PSOE. Son compte rendu de la marche est au plus haut point crapuleux. On peut lire que « deux mille personnes à pied ont conflué vers Madrid, les huit marches se voudraient la métaphore d'un mal être diffus en Espagne ».
 
Il se réjouit à demi-mots que les marcheurs aient des difficultés à planter leur tente du côté de Recoletos.

 

Le País, en ce qui le concerne, n'a aucune difficulté à planter le mensonge et la haine des mouvements sociaux, des processus de libération des peuples. Il est vrai qu'il appartient à la multinationale « socialiste » PRISA, de la famille Cebrian, aujourd'hui contrôlée par des fonds nord américains, le groupe possédait, par exemple, en Bolivie des journaux et des radios et avait le monopole sur l'édition des manuels scolaires. Evo Morales le pria de faire sa valise.

 

Ce qui explique son agressivité contre la révolution bolivienne. Frappé à la caisse! La ligne éditoriale du País défend les intérêts de la multinationale PRISA et de toutes les autres.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:08

 

Ouverture du procès du chef des frères musulmans en Egypte

 

MINYA, Egypte (Reuters) - Le procès du guide suprême des frères musulmans égyptiens, Mohammed Badie, et de six cent quatre vingt deux membres de la confrérie accusés de meurtre et incitation à la violence, s’est ouvert, Mardi 25 Mars 2014, devant le même tribunal qui a condamné à mort lundi cinq cent vingt neuf islamistes, ont annoncé leurs avocats.

 

Des manifestations ont éclaté après l'ouverture du procès, notamment à Minya, la ville de Moyenne Egypte où se déroulent les audiences, et à Alexandrie, la deuxième ville du pays, où la police a utilisé du gaz lacrymogène et des tirs de sommation à balles réelles pour repousser des centaines de protestataires.

 

Les condamnations à mort prononcées lundi, à l'issue d'un procès expédié en moins de quarante huit heures pendant lequel la défense n'a pas eu droit à la parole, ont suscité une avalanche de critiques de la part des organisations de défense des droits de l'homme et des pays occidentaux.

 

Mardi, le conseil des droits de l'homme de l’ONU a jugé que ce verdict violait les lois internationales en ignorant les « bases élémentaires d'un procès équitable ».

 

« Hier, la peine de mort a été prononcée pour la crédibilité et l'indépendance du système judiciaire criminel égyptien », a estimé de son côté Nicholas Piachaud d'Amnesty International.

 

« Il y a peu d'espoir que les six cent quatre vingt trois personnes jugées dans ce nouveau procès bénéficient de procédures équitables devant un juge qui a prononcé des peines de mort avec autant de facilité », a-t-il ajouté.

 

Un responsable du ministère égyptien de la justice, Abdel Athim al Achari, a défendu le verdict en expliquant dans un communiqué que la séparation des pouvoirs est la base de tout système démocratique.

 

DÉRIVE AUTORITAIRE

 

Au-delà des critiques verbales, les pays occidentaux sont peu enclins à faire pression sur l'Egypte, un pays stratégique en raison du canal de Suez et du traité de paix avec Israël, malgré la dérive autoritaire du pouvoir contrôlé par l'armée et son chef, le maréchal Abdel Fattah al Sissi, depuis le renversement du premier président librement élu de l'histoire du pays, l'islamiste Mohamed Morsi, l'été dernier.

 

Outre les milliers de partisans des frères musulmans tués ou arrêtés par les forces de sécurité, des dizaines de journalistes et d'opposants libéraux, notamment des jeunes activistes pro-démocratie qui avaient été à l'origine du soulèvement contre Hosni Moubarak en 2011, ont été jetés en prison ces derniers mois dans un climat tendu par des vagues d'attentats visant la police et l'armée.

 

Les avocats de la défense ont boycotté l'audience de mardi en accusant le juge de refuser de leur accorder la parole. Seuls soixante des accusés étaient présents.

 

Les journalistes n'ont pas été autorisés à entrer dans le tribunal.

 

En tout, soixante dix sept des accusés sont actuellement derrière les barreaux, les autres ayant été libérés sous caution ou n'ayant pas été arrêtés.

 

Comme les cinq cent vingt neuf personnes condamnées à mort lundi, ils sont poursuivis pour les violences qui avaient éclaté dans la région de Minya après la dispersion des sit-in pro Morsi en août dernier au Caire, où des centaines de partisans des frères musulmans avaient été tués. Un policier avait trouvé la mort à Minya.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 20:30

 

MEDIAS FRANÇAIS DITES LA VERITE

 

Les résultats du premier tour des élections municipales françaises du Dimanche 23 Mars 2014 sont la cause d’une nouvelle formidable campagne des médias français de publicité pour le Front National.

Je poserais une seule question dans ce premier message, d’autres messages suivront, c’est la question de l’élection d’un certain nombre de candidats au soir du premier tour des élections municipales.

Nous le savons tous, les médias français présentent cet évènement comme l’évènement majeur des résultats du premier tour des élections municipales, c’est la victoire d’un candidat du Front National, Steeve Briois, à Hénin Beaumont, une petite ville de 25 000 habitants du département du Pas De Calais.

Par contre, je vous annonce par ce message, et vous ne trouverez cette liste dans aucun autre message, même pas si vous consultez les sites officiels des composantes du Front De Gauche, l’élection dès le premier tour des candidats du Front De Gauche dans huit villes de trois départements d’Ile de France, quatre villes des Hauts de Seine, deux villes de Seine Saint Denis et deux villes de l’Essonne.

C’est l’élection de Patrick Jarry à Nanterre (Hauts de Seine, 90 000 habitants), Marie Hélène Amiable  à Bagneux (Hauts de Seine, 40 000 habitants), Patrice Leclerc à Gennevilliers (Hauts de Seine, 42 000 habitants), Catherine Margaté à Malakoff (Hauts de Seine, 30 000 habitants), François Asensi à Tremblay en France (Seine Saint Denis, 35 000 habitants), Gilles Poux à La Courneuve (Seine Saint Denis, 37 000 habitants), Marjolaine Rauze à Morsang sur Orge (Essonne, 21 000 habitants) et Philippe Rio à Grigny (Essonne, 27 000 habitants).

Vous voyez bien évidemment leurs noms et leurs photographies dans tous les médias français depuis hier soir.

Cet évènement serait par contre un non évènement.

Ce n’est pas nouveau bien sûr mais la propagande des médias français grandit tous les jours.

De plus en plus de militants et d’organisations sérieuses poseront cette question de plus en plus sérieusement.

Bernard Fischer

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:45

 

L’Ukraine ordonne l’évacuation de ses dernières bases en Crimée

 

KIEV/FEODOSSIA, Ukraine (Reuters) - L'Ukraine a annoncé Lundi 24 Mars 2014 l'évacuation de ses troupes basées en Crimée et de leurs familles, reconnaissant sa défaite face aux forces russes qui ont pris dans la nuit une des dernières bases encore sous l'autorité de Kiev.

 

Des milliers de soldats ukrainiens étaient assiégés dans leurs bases depuis l'occupation de la péninsule par les troupes russes. Ils n'ont offert aucune résistance armée mais refusaient jusqu'alors de capituler.

 

La Russie a terminé le processus législatif d'annexion de la Crimée vendredi et a accru depuis sa pression sur les derniers îlots de résistance ukrainiens.

 

« Le conseil national de défense et de sécurité a ordonné au ministère de la défense de procéder au redéploiement des unités militaires en Crimée et d'évacuer leurs familles », a déclaré lundi matin le président ukrainien par intérim.

 

Oleksander Tourtchinov a fait cette annonce devant le parlement après la prise de contrôle par les troupes russes de la base navale de Feodossia, qui abritait l'unité d'élite de la marine ukrainienne.

 

Il a fait état de « menaces pour la vie et la santé de nos soldats » et de leurs familles en Crimée.

 

Les soldats russes ont tiré à l'arme automatique et lancé des grenades assourdissantes pendant l'assaut lancé dans la nuit de dimanche à lundi contre la base de Feodossia.

 

Les soldats ukrainiens, non armés, n'ont pas tenté de les arrêter, a dit l'armée ukrainienne.

 

Leurs officiers ont été dirigés vers un lieu inconnu pour y être interrogés.

 

ÉVACUATION IMMINENTE

 

D'après Vladislav Seleznyov, porte-parole de l'armée ukrainienne en Crimée, les soldats russes étaient appuyés par des hélicoptères. « La base est pleine de soldats russes. Son évacuation totale devrait débuter à 15 heures (13 heures GMT) », a-t-il précisé.

 

Le drapeau ukrainien, un des derniers à encore flotter sur la péninsule, a été amené et remplacé par un drapeau russe.

 

Oleksander Tourtchinov a salué la résistance des soldats ukrainiens qui ont refusé de capituler face aux troupes russes après l'annexion de la Crimée.

 

« Les forces ukrainiennes de Crimée ont accompli leur devoir. Ils ont donné la possibilité et le temps aux forces armées ukrainiennes de se préparer à défendre le reste de l'Ukraine et d'organiser une mobilisation partielle », a déclaré le président par intérim.

 

Avec la prise de la base de Feodossia, qui fait suite à celle de Belbek samedi, l'armée russe contrôle presque intégralement la Crimée, dont l'annexion par Moscou le 21 mars n'a pas été reconnue par Kiev ni par les pays occidentaux.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:35

 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/03/24/les-forces-de-l-ordre-evacuent-le-carreau-du-temple_4388888_3246.html

 

Les forces de l’ordre évacuent le Carreau du Temple

 

Par Clarisse Fabre

 

C’est la fin de l’opération « Riposte Now contre Drawing Now », mais cela ne veut pas dire que les intermittents et précaires ont dit leur dernier mot.

 

Après un week end d’attentisme, lié au contexte délicat du premier tour des élections municipales, c’est donc finalement vers 22 heures 30, Dimanche 23 Mars 2014, après la fermeture des bureaux de vote à Paris, que les forces de l’ordre ont été autorisées à évacuer le Carreau du Temple.

 

Situé dans le troisième arrondissement de Paris, le bâtiment était occupé depuis Vendredi 21 Mars 2014 par des intermittents du spectacle et des personnes en situation de précarité, en signe de protestation contre l'accord sur l'assurance-chômage qui était en train d’être scellé entre les partenaires sociaux, au siège du MEDEF.

 

La tension était montée d'un cran, Samedi 22 Mars 2014, l'accrochage pour le salon de dessins contemporains Drawing Now Paris était censé débuter dans la soirée, sept semi-remorques étaient en route et huit galeristes représentant quatre cent artistes étaient attendus pour le vernissage, Mardi 25 Mars 2014.

 

« Riposte now »

 

Intermittents du spectacle versus jeunes plasticiens fragiles ? « Riposte Now », ont répondu les occupants du Carreau du Temple, en écho au Salon artistique « Drawing Now ». Mais il ne s'agissait pas d’opposer les intérêts des uns à ceux des autres, bien au contraire. Les militants étaient prêts, ont-ils dit, à n’occuper qu'une partie de l'espace, pour laisser travailler les organisateurs du salon. Toutefois, aucun accord ne semble avoir été trouvé avec la Mairie de Paris, laquelle a proposé des lieux alternatifs, tous refusés.

 

Dans un communiqué, la Ville de Paris souligne que des « désaccords » sont apparus entre les occupants « sur la suite de la mobilisation », et déplore « les comportements agressifs » de certains manifestants restés en soutien à l'extérieur du Carreau du Temple.

 

« Qui a demandé cette évacuation »

 

« Une négociation aurait pu aboutir », permettant aux uns de « continuer la lutte » et aux autres de réussir « la tenue de leur exposition », déplore de son côté la CGT Spectacle, dans un communiqué, Lundi 24 Mars 2014. « La police a violemment évacué les occupants, sans sommation, alors que la soirée électorale détournait les regards. Plusieurs personnes ont été blessées et un collègue a été arrêté. Il vient d’être libéré après une nuit de garde à vue ». Et de s'interroger, « qui a demandé cette évacuation ? Quel est le rôle de la Mairie de Paris et celui de la mairie du troisième arrondissent, dans cette demande ».

 

Deux actions ont eu lieu, par ailleurs, dimanche dans la soirée, devant les quartiers généraux de campagne d'Anne Hidalgo (Parti Socialiste) et de Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), candidates à la mairie de Paris. 

 

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