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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 15:56

http://www.eldiario.es/politica/VIDEO-Granate-Elena-Valenciano-Paris_0_250925165.html

Marea Granate perturbe une intervention d’Elena Valenciano à Paris

Des jeunes espagnols « exilés » à Paris reprochent au PSOE sa responsabilité dans la crise

Vendredi 18 Avril 2014

Un groupe de membres de la « Marea Granate » de Paris a perturbé jeudi la participation d’Elena Valenciano à un meeting des socialistes européens dans leur campagne des primaires pour les élections européennes du 25 mai. Face au slogan socialiste « l’austérité en Europe est une erreur », les jeunes « exilés » espagnols ont déployé une banderole avec le slogan « l’austérité en Europe est également votre erreur », pendant l’intervention de Valenciano.

L'intervention de l'équipe de sécurité ne pouvait empêcher le public d’entendre les cris du groupe de jeunes espagnols qui a rappelé à la candidate socialiste européenne la réforme de la constitution adoptée pendant le mandat de Zapatero et la responsabilité du PSOE dans la formation de la bulle immobilière.

« Nous sommes ici pour défendre une Europe de la croissance et de l'emploi », a déclaré Valenciano de la tribune pendant que les membres de la sécurité du meeting essayaient d’expulser les jeunes espagnols. « Nous sommes ici à cause de votre politique », a déclaré un participant pendant qu’il déchirait la banderole.

Dans un communiqué publié sur son site internet, Marea Granate disait que sa protestation voulait dénoncer la « profonde hypocrisie » du slogan socialiste parce que, même si elle est d’accord pour dire que l'austérité est une erreur profonde, « c’est une erreur dont le Parti Socialiste est tout aussi responsable ».

« Les mesures annoncées mardi par le nouveau premier ministre français, Manuel Valls, nous rappellent la dérive du gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero en mai 2010. Le scénario se répète, à la tribune ils disent que l’austérité est une erreur, pendant que les lois qu’ils appliquent font tout le contraire », disent-ils.

« L'austérité est une erreur, mais ce ne sont pas des mots quand on est en campagne électorale, ce sont des actes quand on gouverne », concluent-ils.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 15:49

Attaque meurtrière d’un check point séparatiste en Ukraine (Reuters)

Une fusillade s'est produite tôt Dimanche 20 Avril 2014 à un barrage tenu par des séparatistes pro-russes près de Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, fragilisant la situation trois jours à peine après la signature de l'accord de Genève visant à un apaisement.

D'après les séparatistes, l'attaque a fait cinq morts, trois militants tenant le check point et deux agresseurs.

Les assaillants, a dit un militant séparatiste sur place, sont des membres de Secteur Droit, un groupe nationaliste d'extrême droite qui a gagné en importance à mesure que se poursuivait la contestation à Kiev qui a conduit à la chute du président Viktor Ianoukovitch.

Mais les nationalistes ukrainiens de Secteur Droit ont démenti toute implication dans cette attaque et ont accusé les forces spéciales russes.

« C'est une provocation blasphématoire de la Russie, blasphématoire parce qu'elle a eu lieu pendant une nuit sacrée pour les chrétiens, la nuit de Pâques », a déclaré à l'agence Reuters Artem Skoropadski, porte-parole du Praviy Sektor. « Elle a été manifestement perpétrée par les forces spéciales russes », a-t-il ajouté.

A Kiev, un responsable du ministère de l'intérieur a fait état d'un mort et trois blessés dans un incident armé impliquant « deux groupes de civils ». La police tente d'établir les faits, a ajouté le ministère.

Cet accrochage, première attaque meurtrière signalée depuis la signature de l'accord de Genève, jeudi, intervient en dépit de la trêve proclamée pour Pâques par le pouvoir central.

Le ministère russe des affaires étrangères y a vu le signe que les autorités ukrainiennes en place à Kiev n'avaient pas la « volonté de réfréner et de désarmer les nationalistes et les extrémistes. La Russie insiste sur la stricte application par l'Ukraine des engagements qu'elle a pris pour apaiser la situation dans le sud-est de l'Ukraine », ajoute le ministère dans un communiqué.

Négociée et signée jeudi soir par l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union Européenne, la déclaration de Genève appelle notamment au désarmement de « tous les groupes armés illégaux ».

DIFFICILE MÉDIATION POUR L'OSCE

Arrivée sur les lieux, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Slaviansk, une équipe de Reuters TV a vu deux cadavres, dont l'un présente des impacts de balles au visage.

Selon le témoignage du militant pro-russe, les assaillants sont arrivés à bord de quatre voitures très tôt dimanche matin. « Un de nos hommes s'est approché d'eux. Ils lui ont tiré dans la tête et il est tombé sur le coup. Il y avait aussi des tirs de sniper », a poursuivi Vladimir.

Deux autres séparatistes ont péri dans la fusillade qui a suivi, fatale également à deux agresseurs, a-t-il ajouté.

Un médiateur de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) se trouvait dimanche à Donetsk, la plus grande ville de l'est de l'Ukraine à une centaine de kilomètres au sud de Slaviansk, où il doit tenter de négocier la reddition des séparatistes pro-russes qui occupent des bâtiments publics depuis deux semaines et réclament un référendum d'auto détermination.

La tâche qui attend le diplomate britannique Mark Etherington s'annonce très dure.

« Pour l'instant, la volonté politique de se retirer est absente », reconnaissait samedi un membre de la mission de l'OSCE à Kiev, avant qu'il ne soit fait état de cette fusillade meurtrière à Slaviansk.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 19:59

http://www.liberation.fr/monde/2014/03/11/les-cendres-de-l-holodomor-frappent-a-la-porte-de-mon-coeur_986245

Les cendres de l’Holodomor frappent à mon cœur

Par Galia Ackerman, journaliste, essayiste, spécialiste de la Russie

Mardi 11 Mars 2014

Ces dernières semaines, à l’occasion des événements en Ukraine, j’ai été invitée sur différents plateaux de télévision où les responsables de programmes ont cherché à équilibrer le débat en invitant des « pour » et des « contre ». J’ai entendu des arguments de la part de plusieurs français invités comme moi qui acceptaient docilement la partition qui menace l’Ukraine. En substance, ils disaient qu’il ne fallait pas chatouiller l’ours russe, que la Crimée était historiquement russe et l’est de l’Ukraine russophone, que l’Europe n’avait pas à délivrer à l’Ukraine des promesses qu’elle ne pouvait tenir, et j’en passe.

Avec quelques soupirs et des considérations dites géopolitiques, ils concédaient à la Russie des droits « historiques » sur l’Ukraine d’après les lignes de partage entre les empires russe et austro-hongrois d’avant la première guerre mondiale. Sur les plateaux de télévision, le temps nous est compté. J’aimerais donc apporter, par écrit, quelques précisions sur cette Ukraine « russe » ou « russophone ».

Commençons par la Crimée qui fut peuplée de tribus turques et tatares depuis des temps immémoriaux. Peu à peu, sous l’influence de vagues d’immigrants et de conquérants, turcs et mongols, le peuple particulier des tatars de Crimée s’est formé qui possédait son propre état, le khanat de Crimée, de 1441 à 1783. Se trouvant sous protectorat de la Porte, ce khanat fut détruit par les troupes russes qui ont d’abord brûlé et saccagé la partie intérieure de la Crimée, en 1736, puis annexé l’ensemble du territoire, en 1783.

Dix ans plus tard, sur cinq cent mille tatars de Crimée, il n’en restait que cent vingt mille.

Les autres furent exterminés ou forcés à l’exil en Turquie. A la suite de la guerre de Crimée, entre 1850 et 1860, la communauté tatare a été contrainte à un nouvel exode, près de deux cent mille personnes fuirent la persécution russe en s’installant en Turquie, en Bulgarie et en Roumanie. Après la révolution d’octobre, les tatars de Crimée ont lutté, en vain, pour leur indépendance. En 1944, sur ordre de Staline, les tatars de Crimée furent condamnés à une déportation collective pour « collaboration », y compris ceux qui avaient combattu dans l’armée rouge.

Près de deux cent mille personnes furent envoyées en Ouzbékistan, au Kazakhstan, dans l’Oural où entre un quart et la moitié de ces gens ont péri dans des conditions terribles. A la différence des autres peuples déportés qui purent rentrer dans leurs terres en 1956, les tatars n’ont été autorisés de rentrer qu’à partir de 1989, sous Gorbatchev.

La Crimée étant un lieu de villégiatures privilégié par l’establishment soviétique. Aujourd’hui, les tatars sont près de deux cent cinquante mille en Crimée et ils sont des farouches partisans de l’état ukrainien qui leur a donné la possibilité de s’installer dans leur patrie historique.

Allons-nous assister, impuissants, à une guérilla suivie d’un quatrième exode de ces autochtones si le rattachement de la Crimée à la Russie se confirme ?

Le scénario risque d’être le même que pour l’Abkhazie où les russes, agissant de concert avec les abkhazes, ont expulsé, en 1992 et en 1993, près de quatre cent mille géorgiens.

Parlons maintenant de l’Ukraine de l’est où vivent plusieurs millions de russes ethniques et plusieurs millions d’ukrainiens russophones. Pourquoi cette partie du pays qui a été sous domination de l’empire des tsars puis sous celle des soviets est-elle à ce point russifiée ?

D’abord parce qu’en Russie tsariste le russe était la seule langue officielle. Kiev comme Tbilissi parlaient le russe. Ensuite parce que la renaissance de la culture et de la langue ukrainienne sous les bolcheviks fut très brève. C’est à l’est, à Kharkiv, capitale de l’Ukraine dans les années 1920, que se trouvait l’épicentre de cette renaissance. Au début des années 1930, ses théâtres, ses poètes, ses peintres, dont un groupe important de futuristes, connurent une fin tragique.

Tous ces artistes furent arrêtés. Ils passèrent quelques années au goulag avant d’être fusillés en 1937, la plupart en Carélie. Parallèlement, le pouvoir soviétique a exterminé les aèdes, les kobzari, ces aveugles qui parcouraient l’Ukraine à pied, d’un village à l’autre, en chantant des épopées populaires au son d’un instrument à cordes, la kobza. Ces porteurs de la culture populaire dans un pays encore largement paysan furent convoqués au congrès des kobzari à Kharkiv, en 1932. De ce congrès, aucun n’est revenu.

Parallèlement à l’extermination de la culture ukrainienne, le Kremlin s’est mis à exterminer les paysans ukrainiens. L’Holodomor, la famine de 1932 et de 1933, qui a emporté, selon diverses estimations, les vies de quatre à sept millions d’ukrainiens, fut orchestrée par Staline pour briser la résistance de la paysannerie à la collectivisation. En 1932, on confisqua aux paysans leurs récoltes, leur bétail, leurs semences, et en 1933, ils moururent en masse, encerclés par des troupes pour les empêcher d’affluer vers des villes. Cette famine eut lieu dans la région d’Odessa, Dniepropetrovsk, Kiev, Tchernigov, Donetsk et Kharkiv.

A ces morts de l’Holodomor, s’ajoutent près de sept millions de victimes de la seconde guerre mondiale, militaires et civiles (dont un million de juifs). Ces régions de l’est, qui avaient perdu au total entre onze et quatorze millions d’ukrainiens, en majorité ukrainophones, furent repeuplées par des russes envoyés en masse par Staline, avant et surtout après la seconde guerre mondiale, pour participer à l’industrialisation. Une partie de la population de ces provinces reste soviétisée. C’est pour cette raison qu’elle défend bec et ongles les statues de Lénine érigées pendant l’époque soviétique, pour ces gens, vingt-deux ans après l’éclatement de l’URSS et la fin du régime soviétique, c’est le symbole de la Russie de Poutine. Aujourd’hui, des voix de ces « pro russes », encouragés par la propagande russe s’élèvent à l’est, à Kharkiv, Donetsk, Odessa et Kherson, pour demander le « rattachement » de leurs régions à la Crimée et donc à la Russie.

Quel sacrilège, il s’agit des terres arrosées de sang de millions de victimes innocentes, des terres où certains champs ne sont toujours pas labourés car il s’y trouve des fosses communes de victimes de l’Holodomor et des nazis.

Je souligne que j’ai parlé exclusivement de l’est de l’Ukraine, et non de sa partie occidentale, de cet est que nos experts sont généreusement prêts à abandonner à la grande Russie, au nom de la paix, du partage des sphères d’influence et de l’incapacité européenne à assumer l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne. Les cendres de l’Holodomor frappent à mon cœur. Allons-nous observer, sans broncher, comment Poutine parachève l’œuvre de Staline en annexant les terres historiques et inaliénables de la nation ukrainienne ?

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:18

http://www.forafreeegypt.blogspot.ca/2014/04/what-murderous-egyptian-junta-wants.html

http://www.thestar.com/opinion/commentary/2014/04/16/what_the_murderous_egyptian_junta_wants_from_stephen_harper.html

Ce que la junte égyptienne meurtrière veut de Stephen Harper

La junte brutale de l'Egypte aimerait bien que le Canada devienne la première nation démocratique à être d'accord pour appeler les frères musulmans comme une organisation terroriste.

Par Haroon Siddiqui, chroniqueur

Mercredi 16 Avril 2014

Le gouvernement militaire de l'Egypte, celui qui a pris le pouvoir par un coup d’état en juillet 2013 et a créé un état ​​policier depuis, fait du lobbying auprès des gouvernements potentiellement amis pour qu’ils fassent l’impasse sur sa misérable situation des droits humains et pour l’aider à écraser sa seule opposition réelle, les frères musulmans, en les désignant comme un groupe terroriste. Le premier ministre canadien Stephen Harper est parmi ceux sur lesquels la junte militaire fonde ses espoirs.

S'il acceptait, il serait le seul pays démocratique à le faire.

En février, l'Arabie Saoudite a suivi l'Egypte en traitant les frères musulmans comme une organisation terroriste. Le seul autre état à l’avoir jamais fait était la Russie, en 2006, quand Vladimir Poutine l’a fait comme une faveur à un autre gouvernement militaire, celui du président Hosni Moubarak.

En échange, le maréchal égyptien Abdel Fattah al Sissi peut libérer le citoyen canadien Mohamed Fahmy, le journaliste d'al Jazira détenu au Caire avec deux collègues depuis le mois de décembre avec plusieurs accusations, dont celle de terrorisme.

Son crime n’est pas ce qu’il a rapporté, mais plutôt qu'il travaille pour le réseau de télévision financé par le Qatar, qui a soutenu le printemps arabe qui a conduit à des élections que les frères musulmans ont gagnées.

L’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et d'autres monarchies ont donné aux généraux égyptiens des milliards de dollars d'aide et des prêts pour l'écrasement des frères musulmans. C'est la seule institution viable en Égypte autre que l'armée, et ses ramifications dans le monde arabe en font la seule opposition démocratique potentielle aux régimes autocratiques enracinés.

Le ministre canadien des affaires étrangères John Baird est attendu au Caire jeudi et vendredi. Nous verrons quelles concessions il offrira au régime militaire, au-delà de ce qu’Ottawa a déjà fait.

Harper était aussi sceptique par rapport au printemps arabe que les généraux de la région et les émirs du pétrole non élus. Quand Mohammed Morsi, le premier président égyptien élu, a été renversé et emprisonné l'an dernier, Harper est resté muet. Quand il a finalement parlé, il s'est félicité de coup d'état militaire d’al Sissi comme un « retour à la stabilité ». Le premier ministre est parmi ceux qui croient encore à la fausse croyance selon laquelle la sécurité d'Israël est mieux assurée par les dictateurs militaires et les monarques de la région.

La paix durable sera faite par des démocraties, pas par des régimes de clients dont l'illégitimité, en fait, érode le soutien à Israël et produit des sentiments anti-américains et anti- occidentaux.

Harper et Baird se sont fait entendre sur le sort des chrétiens coptes en Egypte, tandis qu’ils courtisaient les électeurs chrétiens coptes au Canada. Cette communauté ethnique a aidé les conservateurs à gagner la province de Mississauga Erindale en 2008. Avec le redécoupage des circonscriptions, le vote copte serait important dans trois circonscriptions de Mississauga. Le député de l’une d’entre elles, Brad Butt (la même personne qui a du retirer ses accusations selon lesquelles il avait vu la fraude électorale lors des élections), a déposé une pétition à la chambre des communes demandant de désigner les frères musulmans comme une organisation terroriste. L'automne dernier, une délégation de chrétiens coptes faisait du lobbying à Ottawa pour une telle désignation. Parmi ceux qui lui prêtaient une oreille attentive il y avait David Anderson, secrétaire parlementaire de Baird, et le ministre de l'immigration Chris Alexander.

Le bureau de Baird a dit qu’au Caire il rencontrera, outre les apparatchiks du gouvernement, des « groupes religieux » (lire, les chrétiens coptes). Il dit aussi que « ce sera le signal de la volonté du Canada d'appuyer l'Egypte au cours de cette importante transition » (lire, le régime militaire est très bien).

Ceci est en accord avec l'utilisation par Harper de la politique étrangère comme un moyen pour gagner des voix parmi les minorités ethniques. Outre les communautés juives et coptes, la posture agressive de Harper sur l'Ukraine vise clairement les canadiens d'origine ukrainienne, comme ses récentes prises de position en faveur des tamouls canadiens n’étaient pas motivées par le long règne de terreur du gouvernement sri-lankais contre les tamouls. L'an dernier, Harper a boycotté le Sommet du Commonwealth à Colombo et le lundi, Baird a suspendu le financement annuel de dix millions de dollars d'Ottawa au secrétariat du Commonwealth à Londres pour « avoir fermé les yeux sur des violations des droits de l'homme » au Sri Lanka.

La posture sur l'Egypte est particulièrement honteuse, considérant que l'armée et la police égyptienne ont tué plus de mille civils depuis juillet (c'est dans la même ligne que le massacre de 1989 des manifestants non armés sur la place Tiananmen). Plus de seize mille égyptiens ont été arrêtés. L'an dernier, le physicien canadien Tarek Loubani et le cinéaste John Greyson ont été libéré seulement après une longue campagne publique. Khaled al Qazzaz, résident permanent du Canada, marié à Sarah Attia, née à Toronto, est toujours en prison. Il a travaillé pour Morsi et a été arrêté après le coup d’état, jeté en cellule d'isolement, sans accusation et privé de contact avec sa famille.

Les groupes de droits humains égyptiens et internationaux ont condamné la vague de violence officielle, la justice sauvage et le règne de la terreur et de la torture déclenchée par la junte militaire.

Particulièrement féroce a été le traitement des femmes militantes, y compris des jeunes filles, qui sont soumises à un harcèlement sexuel, à des tests de virginité (en particulier approuvés par al Sissi) et à des viols.

Mais Harper et Baird pensent qu’al Sissi est simplement génial.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 15:52

http://mareagranate.org/?p=1107

L’austérité en Europe est aussi votre erreur

Marea Granate Paris

Vendredi 18 Avril 2014

Aujourd'hui à Paris, le slogan des socialistes européens est « l’austérité en Europe est une erreur ». Depuis Marea Granate Paris, nous dénonçons la profonde hypocrisie de ces mots, nous sommes d'accord sur le fait que l'austérité est une grave erreur, mais une erreur pour laquelle les partis socialistes européens sont également responsables.

En août 2011, un changement a été introduit dans la constitution espagnole (article cent trente cinq) pour assurer l'équilibre budgétaire du gouvernement général, et la priorité absolue du paiement de la dette publique. Cette réforme a été possible grâce à l'accord, sans précédent, entre le gouvernement socialiste de l'époque et le Parti Populaire, qui gouverne maintenant en Espagne.

Cette réforme constitutionnelle a été faite dans l’urgence, sans un débat social et parlementaire préalable, empêchant les citoyens de connaître, évaluer et décider sur les implications que cela apporterait.

Constitutionnaliser la stabilité budgétaire restreint la possibilité de mettre en œuvre des politiques économiques alternatives, telles que des mesures d'incitation fiscale et d'investissement public, et plaide l’austérité comme le seul moyen de sortir de la crise.

De plus, privilégier le paiement de la dette au détriment de l'investissement public, endommage les services de base, tels que la santé, l'éducation, la pension ou des aides sociales, entre autres.

En France, nous assistons aujourd'hui à une vague de coupes sociales tout en appelant à « la responsabilité et la solidarité » des citoyens. Les mesures annoncées mardi par Manuel Valls (gel des retraites et des prestations sociales et blocage des salaires des fonctionnaires) nous rappellent la dérive prise par le gouvernement de l'ancien premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, en 2010. Le scénario se répète, depuis les tribunes, les politiciens socialistes assurent que « l'austérité est une erreur », alors qu'étant au gouvernement, ils font des lois pour la favoriser.

L'austérité est une erreur, mais il ne suffit pas de le répéter en campagne électorale, il faut réagir depuis les gouvernements.

Ces politiques néo libérales (parmi d’autres) menées par les gouvernements de tous bords à travers l'Europe conduisent à l'appauvrissement d'une grande partie de la population et à la destruction de l'état-providence.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 14:49

http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/liberation-des-quatre-journalistes-francais-otages-en-syrie

Libération des quatre journalistes français otages en Syrie

Samedi 19 Avril 2014

Le président de la république française a appris avec un immense soulagement ce matin la libération des quatre journalistes français qui étaient retenus en otage en Syrie depuis le mois de juin 2013.

Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres sont en bonne santé, en dépit des conditions très éprouvantes de leur captivité. Ils rejoindront la France dans les prochaines heures.

Le chef de l’état remercie tous ceux qui ont permis l’heureux dénouement de cette épreuve.

Le président de la république partage la joie des familles de nos compatriotes qui ont enduré avec un grand sens des responsabilités, l’angoisse de cette épreuve. Il salue aussi tous les proches qui ont marqué leur solidarité autour de nos compatriotes.

Il affirme son attachement profond à la liberté de la presse, qui impose le respect indispensable de la sécurité et de l’intégrité des journalistes dans leur rôle d’information.

Le président de la république reste préoccupé par le sort des deux autres ressortissants français toujours détenus au Sahel. Il réaffirme son soutien à leurs familles et rappelle sa détermination et la mobilisation sans relâche des services de l’état pour obtenir leur libération.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 16:58

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/04/15/chine-la-decheance-des-tigres_4401885_3208.html

La déchéance des « tigres »

Par Brice Pedroletti, correspondant du Monde à Pékin, et Harold Thibault, correspondant du Monde à Shanghaï

Mardi 15 Avril 2014

Que pouvaient donc avoir en commun le patron d’un groupe minier en plaine expansion internationale, un magnat de l’hôtellerie, un vice ministre de la police, le chef des services secrets de Pékin, un producteur de cinéma à l’ascension fulgurante ou encore cette brochette de cadres dirigeants de l’industrie du pétrole et de hauts responsables provinciaux ? Tous sont (ou ont été) détenus, parfois depuis des mois, par la police anti corruption chinoise interne au parti, la fameuse Commission Centrale de Discipline du Parti (CCDP).

Ces mandarins sont tous soupçonnés de collusion avec Zhou Yongkang, l’ancien grand manitou de l’appareil de sécurité chinois, ou avec son fils entrepreneur, Zhou Bin. Selon des sources proches de l’enquête citées fin mars par Reuters, trois cents personnes seraient ainsi détenues, tandis que quatre vingt dix milliards de yuans (dix milliards d’euros) d’avoirs financiers, trois cents biens immobiliers et d’innombrables antiquités, œuvres d’art et automobiles auraient déjà été confisqués.

Cette grande purge, dont le premier acte remonte à l’arrestation, en décembre 2012, du numéro deux du parti de la province du Sichuan, Li Chuncheng, prend aujourd’hui des proportions gigantesques, au gré des dénonciations et des allégeances réelles ou soupçonnées.

Elle distille suspense et effroi à mesure que l’étau semble se resserrer autour de sa cible ultime, Zhou Yongkang, rarement nommé.

« Tout le monde est corrompu »

Ce dernier serait également aux arrêts avec ses proches, possiblement à domicile, de Californie où elle vit, la sino-américaine Mary Zhan Minli, âgée de soixante et onze ans, dont la fille est mariée à Zhou Bin, le fils de Zhou Yongkang, a révélé fin mars au Wall Street Journal qu’elle était sans nouvelle de ses enfants et de son mari, un sino-américain, depuis une conversation sur skype mystérieusement interrompue fin 2013. Ceux-ci, a-t-elle dit, « assistent les enquêteurs ». La retraitée, qui s’est déclarée « terriblement effrayée » par ce qu’elle désigne comme une « lutte politique » contre sa belle-famille, a reconnu avoir servi de prête-nom dans des sociétés créées en Chine par son beau-fils. L’une d’entre elles a équipé en matériel informatique des milliers de stations-service chinoises du géant du pétrole CNPC.

La CCDP, pilotée par Wang Qishan, le lieutenant anticorruption de Xi, a le pouvoir d’interpeller tout citoyen, qu’il soit fonctionnaire ou employé d’une société privée. Elle a déjà fait tomber une dizaine de personnalités de rang équivalent à celui de vice-ministre, sans qu’aucun barrage procédurier ne s’y oppose. Le shuanggui, la procédure dite de « double détention », appliquée par les inspecteurs de la CCDP, est extra judiciaire. « La logique de la commission de discipline, c’est que tout le monde est corrompu. Si on est sous shuanggui, les inspecteurs dresseront un scénario des collusions possibles et s’entendront sur un montant que vous devrez avouer », avance l’avocat Pu Zhiqiang, qui a recueilli dans une vidéo mise en ligne début mars les témoignages de trois cadres du parti du Hunan détenus en 2012 par le jiwei local (l’abréviation chinoise de la CCDP), sans lien direct toutefois avec l’opération contre Zhou Yongkang. Tous trois ont raconté de terribles séances de torture. « Ces méthodes pour soi-disant traquer la corruption ne peuvent que se transformer en outil au service des luttes politiques. Le système est tout bonnement incontrôlable », poursuit Pu Zhiqiang.

« Chasse aux tigres et aux mouches »

Si le nom de Zhou Yongkang est connu de tous en Chine, c’est parce qu’il était l’un des neufs « empereurs » du dernier comité permanent de la seconde présidence d’Hu Jintao entre 2007 et 2012 qui supervisait l’ensemble des activités de la police et de la justice. Fin 2012, lors du dix huitième congrès national du Parti Communiste Chinois, qui a porté au pouvoir Xi Jinping et sa nouvelle équipe, Zhou Yongkang quittait ses fonctions à l’âge prévu par le règlement, soixante dix ans. Sa réputation était alors immaculée, protégée de toute façon par la censure qui interdit de débattre des personnalités dirigeantes. A peine murmurait-on qu’il avait soutenu Bo Xilai, l’ancienne étoile montante de la politique chinoise tombée en mars cette année-là dans un scandale retentissant.

Mais, au lieu de profiter d’une retraite paisible, Zhou Yongkang est devenu le grand fauve dont il faut rapporter la tête dans la « chasse aux tigres (officiels corrompus de haut rang) et aux mouches (cadres subalternes) » promise par le nouveau président, Xi Jinping.

L’expression, tirée du lexique maoïste, renvoie à une campagne de purification conçue à la fin de 1951 en réponse au constat du grand timonier que « l’extravagance, le gaspillage et la propension à festoyer » avaient fleuri dans les rangs du parti, ternissant son image. Pour y remédier, les « cadres corrompus par la bourgeoisie » devaient être « identifiés, exposés et punis », raconte dans « the tragedy of liberation, an history of the chinese revolution between 1945 and 1957 » (Bloomsbury Press, 2013) l’historien Frank Dikötter, qui revisite dans son ouvrage la politique d’élimination à grande échelle sous Mao des supposés ennemis de la révolution.

« Terreur calculée et violence systématique »

En 1951 déjà, il était question de séparer les cas triviaux, les « mouches », des cas plus graves, les « tigres », et enfin des « grands tigres ». S’ensuivit une vaste purge menée par des « équipes de chasseurs de tigres » qui, sous la direction des caciques du parti, dont Xi Zhongxun, le père de Xi Jinping, donnèrent dans la surenchère statistique, conduisant à des centaines de milliers d’arrestations, mais aussi d’exécutions, de tortures et de suicides. A Pékin, le plus « grand tigre » débusqué, Song Degui, n’était autre qu’un haut gradé de la sécurité publique.

Avec sa croisade, Xi Jinping va très loin. Il a ainsi bousculé la règle tacite de l’immunité accordée aux anciens membres du comité permanent du parti. Si bien que ses deux prédécesseurs, les anciens présidents Jiang Zemin et Hu Jintao, auraient récemment exprimé leurs « réserves » sur cette grande purge. Xi Jinping semble l’ériger en un instrument de « terreur calculée et de violence systématique » pour reprendre la qualification des années Mao par Frank Dikötter. Certes, le nouvel empereur rouge a déjà réussi à imposer une austérité aussi brutale qu’inédite partout où l’on faisait bombance sur le dos des contribuables, finis les clubs privés, les hôtels cinq étoiles, les gadgets de luxe même au sein des administrations. Chacun guette désormais le moindre signe extérieur de richesse chez ses supérieurs.

Chaque étape de la longue carrière de Zhou Yongkang, le pétrole et la CNPC qu’il a dirigée, son fief politique du Sichuan, puis l’appareil juridico-policier, a fourni son lot de « tigres » qui commencent à être déférés devant la justice par la CCDP. Comme Guo Yongxiang, cet ancien vice-gouverneur du Sichuan, ancien secrétaire de Zhou Yongkang arrêté en juin 2013, qui aurait facilité l’approbation de projets hydro électriques de la société de Zhou Bin, le fils de Zhou Yongkang.

Théâtre d’ombre de la politique chinoise

Autre cas jeté en pâture à l’opinion publique chinoise, celui de Liu Han, le flamboyant patron de Hanlong, premier groupe privé du Sichuan, jugé début avril 2014 pour avoir dirigé une « organisation mafieuse », dont les exactions (meurtres et extorsions) auraient bénéficié de « protections haut placées » dans la sécurité d’état. Le magazine d’investigation économique Caixin a révélé l’existence de deux opérations capitalistiques entre des sociétés de Liu Han et de Zhou Bin, qui ont permis au fils de Zhou Yongkang d’empocher de colossales plus-values.

Quant à Li Dongsheng, qui était numéro trois de la police chinoise lors de son arrestation en décembre 2013 et ancien dirigeant de la télévision centrale CCTV, il aurait favorisé l’épouse de Zhou Bin, productrice d’une série télévisée co-financée par la police chinoise. Ses largesses auront en tout cas eu raison de Li Ming, producteur du dernier film de John Woo gâté par les contrats régaliens de CCTV et qui roulait en Maserati, il est mort, début janvier, à la suite d’un interrogatoire des inspecteurs du jiwei.

L’un des derniers actes de ce théâtre d’ombres de la politique chinoise se déroule dans le village natal de Zhou Yongkang, à Xiqiantou, non loin de Wuxi (province du Jiangsu), au nord de Shanghaï. Il a d’ailleurs fallu les funérailles en février de l’un des deux frères de Zhou Yongkang pour que la presse chinoise imprime le nom de l’ancien haut dignitaire autrefois intouchable.

« Chez nous, même le maire a une maison plus grande »

Depuis, à Xiqiantou, c’est le défilé des curieux autour d’une bâtisse cossue entourée d’un mur blanc et protégée par des caméras de sécurité. Elle aurait été construite sur le terrain où ont grandi Zhou Yongkang et ses deux frères, fils d’un pêcheur d’anguilles. Dans celle d’à côté vit le benjamin, Zhou Yuanqing, arrêté en décembre avec son épouse. Que des badauds puissent déambuler en toute liberté autour de la propriété familiale et que des journalistes de Hongkong puissent filmer l’édifice au moyen de drones témoigne d’une indulgence bien singulière de la part des autorités. Mais ceux qui s’imaginaient trouver un palace à Xiqiantou en sont pour leurs frais, « chez nous, même le maire a une maison plus grande », nous a confié Shen Xinghua, une femme venue d’un village voisin.

A Xiqiantou, pour comprendre la cruauté de la campagne d’éradication du clan Zhou, il suffit de se rendre au cimetière. Les badauds y immortalisent pour les réseaux sociaux les trois stèles des ancêtres de l’ancien patron de la sécurité chinoise. A leur côté ont été inscrits, à l’encre rouge car ils sont toujours vivants, les noms de Zhou Yongkang, de son fils, de son épouse, de ses frères et de leurs rejetons.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 16:21

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/10/jean-luc-melenchon-relaxe-apres-avoir-traite-marine-le-pen-de-fasciste_994584

Jean Luc Mélenchon relaxé après avoir traité Marine Le Pen de « fasciste »

Par Dominique Albertini

La présidente du Front National s’estimait injuriée, tandis que le coprésident du Parti de Gauche jugeait que le terme relevait du simple qualificatif politique.

Le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, poursuivi par Marine Le Pen pour injure, pour avoir employé le terme « fasciste » à son égard, a été relaxé Jeudi 10 Avril 2014 par le tribunal correctionnel de Paris. Le tribunal a souligné que « si le terme fasciste peut prendre une connotation outrageante quand il est utilisé en dehors de tout contexte politique ou s’il est accompagné d’autres termes dégradants, il est, en revanche, dépourvu de caractère injurieux lorsqu’il est employé entre adversaires politiques sur un sujet politique ».

« Pas un compliment »

« Dans ma famille politique, ce mot est utilisé depuis très longtemps en équivalent du terme extrême droite », avait expliqué le coprésident du Parti de Gauche lors d’une audience, le 6 mars. « Naturellement, ce n’est pas un compliment à l’égard du Front National, mais ce n’est pas une injure. Marine Le Pen elle-même a parlé d’un fascisme doré à propos des marchés, d’un fascisme vert à propos de l’islam ». « Le fascisme a inspiré le nazisme », avait rétorqué l’avocat du Front National, Wallerand de Saint-Just. « En disant que Marine Le Pen est fasciste, vous dites donc qu’elle est en faveur de la shoah et des camps de concentration. Il est évident que Jean-Luc Mélenchon avait la volonté d’invectiver, de rabaisser, de faire mépriser Marine Le Pen, car il n’y a pas dans le débat public d’injure plus profonde ». L’avocat avait réclamé un euro de dommages et intérêts.

C'est le second procès remporté en sept jours par Jean-Luc Mélenchon contre la présidente du Front National. La semaine passée, le tribunal de Béthune avait condamné cette dernière à dix mille euros d'amende pour avoir diffusé, en 2012, un faux tract attribué à son adversaire. Sur son compte twitter, le leader du Parti de Gauche s'est réjoui de ce nouveau succès judiciaire.

« Toute la politique du Front National qui consistait à vouloir faire taire les journalistes, ses adversaires politiques a échoué », a réagi l’avocate de Jean Luc Mélenchon, Raquel Garrido.

Selon elle, Marine le Pen « souhaitait instrumentaliser le tribunal pour se dédiaboliser » et voulait « faire interdire » l’utilisation du terme fasciste la concernant. « Il faut cesser avec la dédiabolisation, appeler un chat un chat », a-t-elle insisté, « Marine Le Pen est condamnée aujourd’hui à supporter qu’on la caractérise de fasciste ».

« L’épithète est tellement grave que même dans un contexte politique, elle revêt un caractère outrageant », a quant à lui réagi Wallerand de Saint-Just. « On n’a pas le droit en France de se recommander du fascisme ou du nazisme », a-t-il poursuivi, plaçant le premier comme « père » du second, a-t-il poursuivi, soulignant que « ce genre d’injure est quasiment toujours » employé « dans un contexte politique ».

Autre affaire à venir

Depuis son arrivée à la tête du Front National, Marine Le Pen s’est montrée très sourcilleuse quant aux qualificatifs accolés à son parti. A l’automne 2013, elle avait menacé d’attaquer les médias qui associeraient son parti à l’étiquette « extrême droite », menaces qui sont restées sans suite « par manque de temps », a reconnu Wallerand de Saint-Just.

Le 22 mai, la dix-septième chambre se prononcera sur une affaire similaire, opposant le Front National à l'animateur Laurent Ruquier. En 2011 et 2012, dans son émission « on n’est pas couché », celui-ci avait présenté deux images jugées injurieuses par le parti, l'une représentant l'arbre généalogique de Marine Le Pen sous forme de croix gammée, l'autre la caricaturant en étron sous le titre « la candidate qui vous ressemble ».

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 15:54

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/18/a-donetsk-des-citoyens-dans-la-rue-pour-dire-non-a-la-russie_4403811_3214.html

A Donetsk, des citoyens dans la rue pour dire non à la Russie

Par Piotr Smolar

Vendredi 18 Avril 2014

Il existe différentes façons de chanter un hymne national. Sur Maïdan, au moment de la nouvelle révolution ukrainienne, les manifestants en faisaient un cri collectif. Une autre manière est apparue au parc des victoires, à Donetsk, Jeudi 17 Avril 2014. Ce fut d’abord un murmure chaleureux, une prière dans une messe civique, une façon aussi de se compter à haute voix. Pour la première fois depuis la prise de l’administration régionale, le 6 avril, par les séparatistes qui ont proclamé dans la foulée une « république populaire de Donetsk », des habitants ont desserré le goulot d’étranglement qui semblait assécher l’identité nationale dans le Donbass.

Les séparatistes diront forcément que leurs adversaires n'étaient que deux mille. Et ils auront raison. Mais ils oublieront de préciser que les manifestants prorusses n'étaient guère plus nombreux pendant un mois, lors des rassemblements place Lénine.

Au milieu des deux camps mobilisés coule la rivière des silencieux, des indécis, des apeurés, charriant des sentiments contradictoires, un ressentiment contre les nouvelles autorités à Kiev, la conviction que Viktor Ianoukovitch était le président légitime, mais aussi, malgré les liens économiques et culturels avec la Russie, l'envie confuse de calme, de stabilité, dans les frontières actuelles.

Couronnes de fleurs

Les séparatistes oublieront aussi de reconnaître que ces partisans de l'Ukraine unifiée, souveraine, ont été braves. Pendant toute la journée, des rumeurs ont circulé sur des affrontements inévitables entre pro et anti russes, à Donetsk et à Kramatorsk, où un rassemblement similaire s'est tenu. Le matin même, Denis Pouchiline, le représentant du présidium, le conseil exécutif de la « république de Donetsk », nous garantissait des « provocations, il y aura des étudiants, des représentants armés de Pravyi Sektor qui voudront tirer sur les policiers chargés de protéger le bâtiment de l'administration régionale ».

C'est vrai, on vit des étudiants au parc des victoires. Ils arboraient des drapeaux ukrainiens ou portaient des couronnes de fleurs.

Nina Guber, vingt ans, étudie à l'université de Kharkiv mais est revenue chez elle, à Donetsk, pour le week end. Elle a entendu parler de la manifestation par les réseaux sociaux. Elle ne comprend pas vraiment la question des risques encourus, « je n'ai pas le choix, j'aime mon pays. Je n'avais pas peur. Ce qui domine, c'est la déception à cause de l'inaction du gouvernement. S'ils ne font rien, tout ne dépend que de toi ».

Le père de Nina essaie de ne pas se mouiller dans cette affaire de souveraineté du Donbass. Sa mère, russe, grimace à chaque fois qu'elle entend des propos hostiles aux siens. Quant à Nina, elle écarquille les yeux en voyant la latitude d'action des séparatistes.

« Si j'observais, de France, cette proclamation d'une république par cent personnes, dans une région qui en compte deux millions, je prendrais cela pour une blague. J'ai peur de confier ma vie aux gens dans cet immeuble de l'administration ».

Nina était place Lénine il y a un mois, lorsqu'un représentant du parti nationaliste Svoboda avait été tué par des militants pro-russes. La police brilla par sa passivité. En ce jeudi, le dispositif n'a plus rien à voir. Des centaines d'hommes forment une sorte de cordon sanitaire avec leurs boucliers autour du rassemblement. Dans la foule, on récite une prière commune, on crie « Donbass, Ukraine » et « gloire aux héros » de Maïdan et on applaudit à tout rompre le président du syndicat des mineurs. On se réjouit de voir au moins un élu, le député Oleh Liachko, candidat à la présidentielle pour le parti radical.

Centre des forces patriotiques

L'un des principaux promoteurs de l'événement est Sergueï Garmach, rédacteur en chef du site d'information local Ostrov. Il y a encore quelques mois, son obsession était de traquer la fortune de la famille Ianoukovitch dans la région.

Depuis la fuite de l'ancien président et la déstabilisation du Donbass, il porte l'étendard de l'Ukraine unie. « On a créé un centre des forces patriotiques regroupant dix huit associations et des partis », explique-t-il. « On a trois objectifs. La communication, pour répondre au lavage de cerveau. On veut notamment que notre journal passe d'un tirage de cent mille à trois cent mille. On veut aussi ouvrir une discussion politique, en invitant les séparatistes à des tables rondes, pour les confronter. Enfin, on veut organiser des groupes d'auto défense ».

Cette éventualité n'irait guère dans le sens de la désescalade négociée sur le papier à Genève entre grandes puissances. Pas plus que dans celui du calendrier politique, le premier ministre Arseni Iatseniouk n'envisageant de formuler le projet de décentralisation que d'ici le premier octobre.

Autre initiative peu susceptible de calmer les esprits, l'oligarque Igor Kolomoïski, gouverneur de Dniepropetrovsk, a promis des récompenses à ceux qui remettraient des armes aux autorités, le prix dépend du calibre. L'interpellation d'un « homme vert », selon l'expression consacrée en Crimée pour qualifier un milicien russe, vaut dix mille dollars (sept mille deux cent trente euros). Une libération de bâtiment occupé par les séparatistes vaut deux cent mille dollars.

Mais comment prouver la provenance d'une arme, éviter les dérives, les dénonciations abusives ? Le gouverneur ne précise pas, il s'en moque. Le message ressemble aux affiches de chasseurs de primes dans les mauvais westerns. Il sonne aussi comme une privatisation des questions sécuritaires, faute d'un état fonctionnel.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 10:39

Un accord et des questions sur l’Ukraine (Reuters)

Les Etats-Unis, la Russie, l'Ukraine et l'Union Européenne se sont mis d'accord Jeudi 17 Avril 2014 pour appeler à la fin immédiate des violences dans l'est de l'Ukraine mais cet accord négocié à Genève ne lève pas toutes les interrogations, loin de là.

Par l'intermédiaire de son secrétaire d'état, John Kerry, Washington a immédiatement menacé la Russie de nouvelles sanctions si elle devait entraver la mise en oeuvre de l'engagement pris en Suisse.

« S'il n'y pas de progrès au cours de ces prochains jours, si nous n'observons pas de mouvement allant dans la bonne direction, il y aura alors en conséquence des sanctions supplémentaires, des coûts supplémentaires », a déclaré le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse à Genève.

Dans la soirée, Barack Obama s'est félicité de la conclusion de l'accord, qui ouvre selon lui la voie à une « désescalade », tout en évoquant à son tour la possibilité d'adopter de nouvelles sanctions en fonction de l'attitude de la Russie.

A priori, le climat paraît d'autant moins favorable à la résolution de la crise que Vladimir Poutine a employé, alors même que les discussions étaient en cours en Suisse, un ton offensif envers les dirigeants de Kiev, accusés de commettre un « crime grave » dans l'est du pays.

Et, sur le terrain, un groupe de trois cent séparatistes armés a attaqué la base de la garde nationale à Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov, a déclaré le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, qui a fait état de trois séparatistes tués et de treize autres blessés.

Ces incidents sont les plus meurtriers en Ukraine depuis le début du soulèvement des militants pro-russes il y a une dizaine de jours.

« UN TEST POUR LA RUSSIE »

« Toutes les parties doivent s'abstenir d'actions violentes, d'actes d'intimidation ou d'actions provocatrices », peut-on lire dans le texte auquel a abouti la réunion quadripartite de Genève à laquelle participaient John Kerry, ses homologues russe Sergueï Lavrov et ukrainien Andriy Dechtchitsia et Catherine Ashton, au nom de l'Union Européenne.

« Tous les groupes armés illégaux doivent être désarmés, tous les bâtiments occupés illégalement doivent être restitués à leurs propriétaires légitimes, toutes les rues, places et autres lieux publics dans les villes ukrainiennes doivent être libérés », lit-on également.

Un doute subsistait sur l'engagement pris ou non par la Russie de retirer ses troupes massées à la frontière mais, selon le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriy Dechtchitsia, l'accord permettra de connaître la sincérité de Moscou.

« Ce sera un test pour la Russie, si la Russie veut véritablement montrer sa volonté d'avoir de la stabilité dans ces régions », a-t-il dit devant la presse.

L'accord de Genève portera-t-il ses fruits ? Certains observateurs en doutent.

« La diplomatie ne peut rien si on ne laisse aucune place au compromis », selon Ulrich Speck, professeur associé au groupe de réflexion Carnegie Europe. « Le Kremlin se consacre à la mise sous tutelle de l'Ukraine, d'une façon ou d'une autre. Il a l'impression d'avoir fait des pas important dans cette direction et ne veut pas reculer ».

« SAPER L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE »

Sergueï Lavrov a exhorté les Ukrainiens à ouvrir un dialogue national et a souhaité dans le même temps que Kiev confie davantage de pouvoirs aux régions et laisse plus de place à la langue russe. Dans un discours télévisé, Vladimir Poutine a estimé lui que les dirigeants pro-occidentaux en place à Kiev depuis la chute du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, le 22 février, poussaient leur pays « vers le précipice ».

Le président russe a dit espérer que les troupes russes n'auraient pas à intervenir dans l'est de l'Ukraine, mais n'a pas exclu cette possibilité. « Nous devons tout faire pour aider ces gens à défendre leurs droits et à décider de manière indépendante de leur destin. C'est ce que nous appuyons », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs laissé entendre que ses ambitions territoriales allaient au-delà de l'Ukraine, déclarant que les habitants de Transnistrie, région séparatiste russophone de Moldavie, au sud-ouest de l'Ukraine, devaient pouvoir « déterminer leur propre destin ».

Le numéro un russe a enfoncé le clou en s'en prenant à l'élection présidentielle ukrainienne prévue le 25 mai. Selon lui, la campagne électorale se déroule « d'une manière totalement inacceptable », certains candidats étant passés à tabac.

A la suite de ces propos, le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a accusé le président russe de vouloir saboter le scrutin. « Le but, comme Poutine l'a officiellement annoncé aujourd'hui, est de saper l'élection présidentielle du 25 mai ».

Un peu plus tôt, les services de sécurité ukrainiens (SBU) avaient annoncé l'arrestation en Ukraine d'une dizaine de russes, présentés comme de probables agents secrets. Et l'Ukraine a invité la Cour Pénale Internationale (CPI) à enquêter sur les crimes qui auraient été commis sur son territoire depuis le début de l'année et à la fin 2013.

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