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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 15:55

Un trio de russes aux commandes de la rébellion ukrainienne (Reuters)

Début juillet, alors que l'armée de Kiev progresse dans l'est de l'Ukraine, le chef séparatiste Alexandre Borodaï, de nationalité russe, se rend à Moscou pour des consultations politiques.

Des discussions fructueuses, dit-il, au terme desquelles il revient dans son bastion de Donetsk accompagné d'un compatriote expérimenté, responsable pendant vingt ans des « opérations de sécurité » dans la région sécessionniste moldave de Transnistrie.

Le 10 juillet, Vladimir Antioufeïev est nommé vice-premier ministre de la République Populaire autoproclamée de Donetsk (RPD), étoffant la poignée de russes aux commandes de la rébellion séparatiste dans le Donbass.

Aux côtés de Borodaï, premier ministre de la RPD, et du chef militaire Igor Strelkov, l'arrivée d'Antioufeïev souligne la volonté de Moscou de s'impliquer davantage dans le conflit, estiment les observateurs occidentaux. La Russie dément toute intervention en Ukraine.

« Il y a eu un changement radical à la tête de la République Populaire de Donetsk au cours des dernières semaines, qui donne l'impression d'un rôle plus directif de la Russie », déclare Geoffrey Pratt, l'ambassadeur des Etats-Unis à Kiev. « Ces individus sont en contact régulier avec les autorités russes ».

Les chefs rebelles de nationalité ukrainienne ont été écartés, ce qui crée des tensions au sein d'un mouvement séparatiste plus nerveux depuis le crash du Boeing de Malaysia Airlines le 17 juillet.

DISSENSIONS

Vladimir Antioufeïev a remplacé un natif de Donetsk, Alexandre Khodakovski, en tant que responsable de la sécurité de la république de Donetsk. Denis Pouchiline, un autre ukrainien autrefois « président » de l'entité, a été limogé.

Khodakovski, s'il reste un chef militaire important de la rébellion, a adopté une ligne de plus en plus indépendante. Dans une interview à Reuters, il a reconnu la semaine dernière que les séparatistes possédaient des missiles anti aériens BUK de fabrication, du type de celui qui selon Washington a détruit le vol MH17, faisant deux cent quatre vingt dix huit morts. Borodaï a démenti.

Selon un responsable ukrainien en poste à Marioupol, un port du sud-est de l'Ukraine reconquis le mois dernier par Kiev, les russes prennent en main l'ensemble de la rébellion en mettant les locaux sur la touche.

Vladimir Antioufeïev, également connu sous le nom de Vadim Chevtsov, un sexagénaire au crâne dégarni originaire de Sibérie, dit avoir « combattu le fascisme nationaliste » en soutenant les séparatistes de Transnistrie ou ceux des régions géorgiennes d'Ossétie du sud et d'Abkhazie.

Dans ses nouveaux bureaux de Donetsk, où est accroché un portrait de Vladimir Poutine, il explique être venu en Ukraine parce que des russes y sont tués par les forces ukrainiennes.

« Je sais ce que c'est que lutter pour les droits d'un peuple », dit-il. « Je sais où sont les points chauds ».

Lorsqu'on lui demande s'il existe des divisions dans les rangs séparatistes, il explique que « je suis l'autorité. Je n'ai pas de problèmes. S'ils ne comprennent pas cela, c'est leur problème. Je suis un professionnel lorsqu'il s'agit de me faire comprendre ».

Après vingt années d'opérations en Transnistrie, qui lui ont valu d'être une première fois placé sur liste noire, en 2004, par l'Union Européenne, Antioufeïev a été limogé en 2012, quand son allié a été remplacé à la tête de la région sécessionniste. Il s'est alors barricadé pendant trois jours dans son bureau.

Aujourd'hui, le responsable russe est de nouveau sur la liste des personnalités visées par des sanctions européennes pour son rôle en Ukraine.

« VOLONTAIRES »

Washington affirme que l'arrivée de russes aux commandes de la rébellion coïncide avec un nombre accru d'armes lourdes traversant la frontière, en réaction aux progrès enregistrés sur le terrain par l'armée ukrainienne.

Alexandre Borodaï répond que ces armes proviennent des dépôts saisis par ses hommes en conquérant des territoires. Il admet en revanche que des « volontaires » russes viennent renforcer les rangs séparatistes.

« Il est normal et naturel que nous finissions par diriger ce mouvement en raison de certaines compétences, de nos capacités », a-t-il déclaré récemment au cours d'une conférence de presse, flanqué de Strelkov et d'Antioufeïev. « Il y aura de plus en plus de gens venus de Moscou au sein de la RPD ».

Le robuste premier ministre de la RPD dément avoir travaillé pour les services de sécurité russes. Il reconnaît seulement en connaître de nombreux membres en raison de son passé « d’expert politique professionnel ».

Lui et Strelkov se sont rencontrés pour la première fois en 1996 en Tchétchénie, où Moscou a mené deux guerres contre les indépendantistes entre 1994 et 2000.

Ils ont tous deux servi en Transnistrie et plus récemment en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en mars dernier.

Les deux hommes sont sur la liste des sanctions occidentales. Selon Kiev et l'Union Européenne, Igor Strelkov, dont le vrai nom est Igor Guirkine, est un agent du GRU, les services de renseignement militaires russes.

Il dit avoir servi comme colonel au sein des services secrets (FSB), qu'il a quittés à la fin mars, et avoir une expérience des combats en Transnistrie, en Bosnie et dans les deux guerres de Tchétchénie.

Quand il commandait les forces rebelles à Slaviansk, la ville est devenue un haut-lieu de la résistance séparatiste. Deux hélicoptères et un avion de combat ukrainiens y ont été abattus.

Mais la chute de Slaviansk le 5 juillet a écorné sa réputation parmi les rebelles.

Selon ses anciens collègues du FSB, l'un de ses ouvrages favoris est un livre de science-fiction de l'époque soviétique, « il est difficile d'être un dieu », des frères Strougatski, qui relate la mission d'un agent sur une autre planète.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 15:41

Trêve humanitaire partielle de l’armée israélienne dans Gaza (Reuters)

L'armée israélienne a annoncé Mercredi 30 Juillet 2014 un cessez-le-feu humanitaire unilatéral de quatre heures limité à certains secteurs de la bande de Gaza.

Cette trêve, entrée en vigueur à 15 heures (12 heures GMT), ne concerne pas les secteurs où opèrent des soldats israéliens, précisent les forces israéliennes de défense (IDF) dans un communiqué.

« L’armée israélienne a autorisé une pause temporaire dans la bande de Gaza. Cette fenêtre humanitaire ne s'appliquera pas aux secteurs où des soldats de l’armée israélienne sont actuellement engagés dans des opérations », précise l'état-major.

Pour le Hamas, cette initiative relève du « coup médiatique. Cette pause n'a aucune valeur parce qu'elle exclut les secteurs chauds le long des frontières de Gaza et que nous ne pourrons l'exploiter pour en évacuer les blessés », a réagi le porte-parole du mouvement palestinien, Sami Abou Zouhri.

Ce cessez-le-feu temporaire et partiel intervient alors que des chars israéliens ont tué au moins quinze palestiniens qui s'étaient réfugiés dans une école gérée par l'UNRWA, l'agence de l'ONU chargée des réfugiés palestiniens, dans le nord de la bande de Gaza, selon le ministre local de la santé.

L'attaque s'est produite à l'aube. L'école visée, dans le camp de réfugiés de Djabalia, abritait quelque trois mille trois cent réfugiés, dont de nombreuses femmes et enfants, a précisé l'UNRWA.

Une porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que des combattants palestiniens avaient tiré au mortier depuis les environs de l'école et que l’armée israélienne n'avait fait que riposter.

On ignore si le cessez-le-feu concerne ce secteur.

Jeudi dernier déjà, une autre école gérée par l'UNRWA, à Beit Hanoun, avait été prise sous le feu israélien.

INITIATIVE AU CAIRE

Depuis le début de l'opération israélienne « bordure protectrice » le 8 juillet, en riposte aux tirs de roquettes palestiniens, le bilan côté palestinien s'élève à mille deux cent quatre vingt sept morts, pour la plupart des civils. Côté israélien, cinquante trois soldats ont péri, et trois civils ont trouvé la mort en Israël.

L'UNRWA a déclaré être à un « point de rupture », deux cent mille palestiniens ayant trouvé refuge dans ses écoles et locaux à la suite des appels lancés aux civils par Israël pour évacuer des quartiers entiers avant des opérations militaires.

L'Egypte a fait savoir qu'elle préparait une nouvelle mouture de son initiative de trêve inconditionnelle qu'Israël avait acceptée à l'origine mais que le Hamas a rejetée. Une délégation palestinienne est attendue au Caire pour en prendre connaissance.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit une nouvelle fois réunir ce mercredi son cabinet de sécurité pour évaluer la situation et envisager les prochaines mesures.

Le chef du gouvernement israélien a déclaré lundi qu'il fallait se préparer à la perspective d'une « longue campagne » dans la bande de Gaza et a ajouté qu'il n'y aurait de solution à la crise actuelle sans démilitarisation du territoire palestinien contrôlé par les islamistes du Hamas.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 19:09

http://www.npa2009.org/communique/palestine-le-gouvernement-ne-nous-fera-pas-taire

http://www.europalestine.com/spip.php?article9640

Le gouvernement ne nous fera pas taire

Ce matin, notre camarade Alain Pojolat, qui avait déposé au nom de l’ensemble des organisateurs, dont le NPA, la déclaration en préfecture des manifestations qui ont ensuite étaient interdites, a été inculpé et comparaîtra devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le 22 octobre 2014.

L’offensive israélienne a déjà fait plus de mille cent morts, en majorité des civils et des enfants, et plus de six mille blessés.

La « prison à ciel ouvert » qu’était Gaza s’est transformée en champ de ruine​s, suscitant partout dans le monde, y compris à Tel Aviv des manifestations de solidarité au peuple palestinien.

L’urgence, pour le gouvernement Hollande Valls, n’est pas de mettre tout en œuvre pour faire cesser ce massacre, mais de tenter d’interdire des manifestations à Paris, de criminaliser le mouvement de solidarité et ainsi d’affirmer son soutien à la politique criminelle de l’état d’Israël.

Le NPA revendique fièrement sa participation à ces deux manifestations du Samedi 19 Juillet 2014 et du Samedi 26 Juillet 2014. Elles ont regroupé des milliers de personnes malgré leur interdiction pour dénoncer l’agression israélienne contre le peuple palestinien et l’alignement du gouvernement français sur le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou.

Le NPA appelle l’ensemble des forces démocratiques, associations, syndicats, partis et tous celles et ceux qui sont attachés à la liberté d’expression à réagir contre cette tentative d’intimidation.

Cela commence par répondre massivement à l’appel à manifester Samedi 2 Août 2014 à Paris, toujours déterminés à faire entendre notre solidarité au peuple palestinien, à exiger la fin de l’offensive et la levée du blocus de Gaza.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 18:45

L’armée israélienne poursuit son pilonnage de la bande de Gaza (Reuters)

L'armée israélienne a poursuivi Mardi 29 Juillet 2014 son pilonnage de la bande de Gaza entamé dans la nuit, mettant notamment hors d'usage la seule centrale électrique du l'enclave palestinienne et détruisant la demeure du chef de Hamas, réduisant l'espoir de voir s'éteindre un conflit qui a fait plus de mille morts en trois semaines.

Le territoire palestinien a subi sa nuit d'attaques les plus intenses depuis le déclenchement de l'opération « bordure protectrice » le 8 juillet dernier. Selon l'armée israélienne, soixante dix cibles ont été visées au lendemain de la mort de dix soldats israéliens dans des attaques menées à la frontière.

Au moins soixante dix neuf palestiniens ont été tués au cours de cette dernière vague de bombardements israéliens, a indiqué de son côté le mouvement palestinien du Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis 2006.

Un missile israélien a notamment atteint dans la nuit la demeure d'Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas dans la bande de Gaza, provoquant des dégâts mais ne faisant aucune victime d'après le ministère gazaoui de l'intérieur.

« Ma maison n'est pas plus précieuse qu'une autre maison de notre peuple », a déclaré Haniyeh, cité par un site du Hamas. « La destruction de pierres ne brisera pas notre volonté ».

Au moins trente personnes ont en revanche été tuées dans les assauts nocturnes israéliens, rapportent les habitants, dont onze personnes qui ont péri lors d'une frappe sur une habitation du camp de réfugiés de Boureidj, dans la ville de Gaza.

L’armée israélienne a annoncé mardi matin la mort de cinq soldats tués dans une fusillade la veille contre des activistes qui étaient passés en Israël à partir d'un tunnel creusé sous la frontière de la bande de Gaza, près du kibboutz de Nahal Oz.

Cette fusillade porte à dix le nombre de pertes militaires israéliennes pour la seule journée de lundi.

SEULE CENTRALE

Selon la radio militaire israélienne, le commando du Hamas a tiré une roquette RPG sur un groupe de soldats en poste dans une tour d'observation et essayé de ramener un corps par un tunnel vers la bande de Gaza, mais n'a pas pu le faire en raison des tirs israéliens, qui ont coûté la vie à un activiste.

Des témoins ont également rapporté que la seule centrale électrique de Gaza avait été touchée, privant d'électricité la ville de Gaza et de nombreux autres secteurs de l'enclave.

Une épaisse colonne de fumée noire s'est élevée de l'usine, qui fournit en électricité les deux tiers du territoire palestinien, et les réservoirs de fioul étaient en feu.

« La centrale électrique est morte », a déclaré son directeur, Mohamed al Charif, expliquant que les pompiers locaux n'étaient pas équipés pour éteindre un tel incendie.

Depuis le 8 juillet, plus de mille cent palestiniens, majoritairement des civils, ont péri dans les affrontements, et Israël déplore la perte de cinquante trois soldats et trois civils.

L'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a indiqué mardi soutenir, tout comme le Djihad Islamique et le Hamas, une trêve humanitaire de vingt quatre à soixante douze heures. Des déclarations aussitôt démenties par le Hamas qui a indiqué qu'elles ne reflétaient en rien sa position.

Côté israélien, le premier ministre a appelé ses concitoyens à se préparer à une « longue campagne » dans la bande de Gaza.

« Ce fut une journée difficile et douloureuse », a déclaré Benjamin Netanyahu dans son allocution télévisée lundi soir. « Nous devons nous préparer à une campagne longue, nous continuerons à agir avec force jusqu'à ce que notre mission soit remplie. Nous ne finirons pas la mission, nous ne finirons pas l'opération sans avoir neutralisé les tunnels qui ont pour seul but de détruire nos citoyens, tuer nos enfants », a-t-il ajouté.

MANQUE DE VOLONTÉ POLITIQUE

A la tombée de la nuit, lundi soir, des fusées éclairantes de l'armée israélienne ont illuminé le ciel de Gaza où l'on pouvait entendre d'intenses bombardements.

L'armée avait demandé à des milliers de palestiniens de quitter certains quartiers de la ville de Gaza, prélude à des frappes.

Un certain nombre de roquettes ont été tirées ces dernières heures de la bande de Gaza en direction de plusieurs secteurs du sud et du centre d'Israël, dont la région de Tel Aviv.

Une de ces roquettes au moins a été interceptée par les missiles anti missiles du « dôme de fer » israélien. On ne signalait ni dégâts ni victimes.

A New York, Ban Ki Moon a déploré le manque de volonté politique des dirigeants des deux parties de résoudre le conflit, les exhortant à « faire preuve d'humanité. C'est une question de volonté politique. Les dirigeants, israéliens comme palestiniens, doivent faire preuve d'humanité. Pourquoi ces dirigeants laissent-ils leurs populations se faire tuer par d'autres? Ce n'est pas responsable. C'est une faute morale ».

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique iranienne, a appelé les musulmans à armer les palestiniens pour leur permettre de résister à ce qu'il a qualifié de génocide commis par Israël.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 18:26

http://www.20minutes.fr/article/1423247/ynews1423247?xtor=RSS-176

Qui sont les israéliens qui s’opposent à la guerre ?

Mardi 29 Juillet 2014

Pacifistes, objecteurs de conscience ou religieux ultra-orthodoxes, une petite partie de la population israélienne s’oppose ouvertement à la politique de son gouvernement...

Ils ne sont que quelques-uns contre une majorité écrasante. En Israël, quatre-vingt-sept pour cent de l’opinion publique est favorable à la poursuite des opérations militaires dans la bande de Gaza jusqu’au renversement du Hamas, selon un sondage diffusé cette semaine à la télévision. Pourtant, certains, qu’ils soient palestiniens citoyens d’Israël ou juifs israéliens, s’opposent à la guerre.

Les manifestants anti guerre

Ils étaient plusieurs milliers à s’être rassemblés samedi soir à Tel-Aviv lors de la manifestation la plus importante depuis le début de l’opération dans la bande de Gaza.

D’autres avaient auparavant eu lieu ailleurs dans plusieurs villes, comme à Haïfa, dans le nord du pays. Des manifestations qui regroupent des palestiniens citoyens d’Israël, qui représentent un quart de la population du pays, des membres de partis politiques de gauche et d’extrême gauche (comme Balad ou le parti communiste israélien), des membres de mouvements pacifistes (comme « la paix maintenant »), des citoyens lambda ou des artistes.

Certains rassemblements se sont soldés par des arrestations, des membres de la Knesset, comme le député du parti Balad, Hanin Zoabi, ont même eu affaire à la police, et des incidents assez violents. Des groupes d’extrême droite ont ainsi attaqué certains cortèges.

« C’est une caractéristique nouvelle. Les groupes d’extrême droite passent désormais à l’agression physique », note Robert Kissous, membre du bureau national de l’Association France Palestine Solidarité. « Alors qu’auparavant, les manifestants pacifistes ne recevaient qu’injures et crachats, ils sont maintenant passés à tabac ».

Les israéliens opposés à l’occupation sont en effet jugés comme traîtres ou au moins anti patriotes par leurs concitoyens. « Ce qui est important en Israël, c’est la patrie, il faut donc suivre la politique du gouvernement. Si elle déplaît, il ne faut rien dire, rien faire. Car s’exprimer contre cette politique, c’est trahir. Trahir Israël, trahir les soldats qui combattent.

La liberté d’expression est bien réelle sur beaucoup de choses, mais pas en ce qui concerne l’armée. C’est un tabou de critiquer l’armée israélienne », explique Martine Brizemur coordinatrice de la commission « Israël, territoires occupés, autorité palestinienne » chez Amnesty International France.

Les objecteurs de conscience (« refuzniks »)

Alors qu’en Israël le service militaire est obligatoire pour les jeunes filles et garçons à partir de dix-huit ans, et qu’un grand nombre de citoyens israéliens sont réservistes, certains refusent, pour des raisons de conscience, de servir dans l’armée, qu’ils considèrent comme une armée d’occupation. « C’est un mouvement qui existe depuis longtemps. Les premiers « refuzniks » sont apparus pendant la guerre du Liban dans les années 1980 », explique Robert Kissous, qui a rencontré en avril dernier plusieurs signataires d’un courrier au premier ministre israélien, Benyamin Nethanyahou, lui expliquant les raisons de leur refus de faire leur service militaire. Selon Robert Kissous, « le nombre de refuzniks varie, mais la tendance actuellement est à la hausse ».

Et ce, malgré les risques. « Quand ils refusent de servir, ils sont d’abord condamnés à quelques semaines de prison, puis relâchés, appelés de nouveau et recondamnés s’ils refusent encore de répondre à l’appel, le nombre de jours d’emprisonnement augmentant au fur et à mesure des condamnations », indique Martine Brizemur. Soutenus par différentes associations, ils se voient, au terme de neuf ou dix appels en général, déclarés « inaptes ».

« Cela les dessert souvent pour trouver un travail ou continuer leurs études », continue Martine Brizemur. « Ils ont alors besoin d’un soutien très fort, ce qui peut être difficile à trouver chez les juifs israéliens, dans la mesure où leur opprobre retombe également sur leur famille ».

Ce mouvement s’accompagne de celui d’anciens soldats qui ont pris conscience de ce qui se passait en Cisjordanie et à Gaza et militent contre l’occupation, comme les vétérans de « breaking the silence », qui témoignent pour « éveiller les consciences de ce qui se passe vraiment dans les territoires occupés au jour le jour ».

Les Neturei Karta

En araméen, ce sont « les gardiens de la cité ». Ce groupe de juifs haredim (ultra-orthodoxes) est radicalement anti sioniste, ouvertement pro palestinien, et prône le « démantèlement » de l’état d’Israël. Cette faction considère que toute tentative humaine de recréer un état juif avant la venue du messie est une attaque contre la volonté divine.

La plupart des haredim ne s’engagent pas dans l’armée, et certains étaient même présents lors de la manifestation pro palestinienne à Paris mercredi dernier.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 16:05

http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/07/29/03002-20140729ARTFIG00228-gaza-javier-bardem-penelope-cruz-et-pedro-almdovar-denoncent-un-genocide.php#xtor=AL-201

Javier Bardem, Penélope Cruz et Pedro Almodovar dénoncent un « génocide »

Dans une lettre ouverte, des dizaines d'artistes espagnols se prononcent contre l'opération « bordure protectrice » menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Après les réalisateurs israéliens, c'est au tour des artistes espagnols de prendre position contre l'opération militaire israélienne menée dans la bande de Gaza.

Dans une lettre ouverte publiée Mardi 29 Juillet 2014, des musiciens, écrivains et stars du cinéma telles que Penélope Cruz, Javier Bardem et Pedro Almodovar ont dénoncé un « génocide », tout en appelant l'Union Européenne à « condamner les bombardements par terre, mer et air contre la population civile palestinienne dans la bande de Gaza », rapporte le site « The Hollywood Reporter ». Les stars engagées ont aussi exigé un cessez-le-feu et une levée du blocus de Gaza.

Javier Bardem avait décidé quelques jours plus tôt de se prononcer contre l'opération « bordure protectrice ». Dans sa lettre ouverte publiée Vendredi 25 Juillet 2014 sur www.eldiario.es, il dénonce avec virulence « une guerre d'occupation et d'extermination contre un peuple sans moyens ». Pour l'acteur espagnol, « il n'y a pas de place pour la neutralité » dans un contexte où les bombardements ont déjà fait plus de mille cent morts côté palestinien.

Selon lui, « seules les alliances géo politiques, ce masque hypocrite du monde des affaires, comme par exemple la vente des armes » expliqueraient ce statu quo. Se disant « indigné et blessé par toute cette injustice », il affirme, « oui, je suis européen et j'ai honte de la communauté européenne qui déclare me représenter avec son silence et sa totale indécence ».

Répondant, par avance, aux critiques qui pointeraient les contradictions de son militantisme, l'acteur se défend, « oui, je travaille également aux États-Unis où j'ai des connaissances et des amis hébreux qui rejettent ces interventions et ces politiques d'agression. Oui, mon fils est né dans un hôpital juif, car j'ai autour de moi des êtres de confession juive auxquels je tiens énormément et parce qu'être juif ne veut pas dire soutenir ce massacre, de la même façon qu'être hébreu ne veut pas dire être sioniste et être palestinien ne veut pas dire être un terroriste du Hamas. C'est aussi absurde que de dire qu'être allemand revient à être parent du nazisme », écrit l'engagé Bardem.

L'acteur s'était notamment illustré en faveur de la cause du Sahara Occidental à travers un documentaire qu'il a coproduit sur les enfants sahraouis, intitulé « hijos de las nubes » (les enfants des nuages).

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 16:38

Moscou sommé de payer cinquante milliards de dollars dans l’affaire Ioukos (Reuters)

La cour permanente d'arbitrage de La Haye a ordonné lundi à la Russie de payer à un groupe d'actionnaires de la défunte compagnie pétrolière Ioukos une cinquantaine de milliards de dollars (trente sept milliards d'euros) de dédommagements, un coup dur pour un pays qui risque de se retrouver en récession.

Le tribunal précise qu'il a accordé aux actionnaires du groupe GML un peu moins de la moitié des cent quatorze milliards de dollars qu'ils réclamaient pour une expropriation des biens de la compagnie pétrolière jugée illégale.

Tim Osborne, directeur de GML, a jugé ce verdict « très favorable » et estimé que la compensation était sans précédent dans une procédure d'arbitrage.

Le ministère russe des finances a, à l'inverse, dénoncé une décision « biaisée et partiale » et annoncé son intention de faire appel.

Ce jugement aux lourdes implications financières tombe sur la Russie à un moment où le pays s'expose à des sanctions des pays occidentaux pour son rôle dans la crise ukrainienne, compliquée par l'affaire du Boeing de la Malaysia Airlines abattu. La Russie doit en outre faire face à un ralentissement de sa croissance économique.

L'annonce du verdict a fait reculer la bourse de Moscou. L'indice RTS en dollar cédait trois pour cent dans l'après-midi, ayant accru ses pertes après l'annonce de la volonté de Moscou de faire appel, et le rouble perdait 1,2% à 35,55 pour un dollar, au plus bas depuis début mai.

Les cinquante milliards de dollars représentent environ 2,5% du produit intérieur brut russe et cinquante sept pour cent du fonds de réserve du pays, destiné à combler des trous budgétaires.

« Ce jugement pourrait servir d'argument à un abaissement des notes de crédit de la Russie par les grandes agences de notation internationales », observe Alexey Pogorelov, économiste au Crédit Suisse.

KHODORKOVSKI NE TOUCHERA RIEN

Les avocats de GML ont dit que la décision de La Haye était exécutable sur le champ mais que Moscou disposait de cent quatre vingt jours, jusqu'au 15 janvier, pour l'appliquer avant que les intérêts ne commencent à se cumuler.

La Russie fait valoir que la cour d'arbitrage n'a pas tenu compte des violations commises par Ioukos en matière de fiscalité et qu'il est impossible de valoriser ses actifs si longtemps après les événements.

La cour, saisie de l'affaire depuis 2005, a conclu que les autorités avaient manipulé le droit fiscal pour acculer Ioukos à la faillite et s'approprier ses actifs.

A l'époque de son expropriation, Ioukos, alors première compagnie pétrolière russe, était contrôlée par l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski, naguère l'homme le plus riche de Russie avant d'être incarcéré.

Arrêté en octobre 2003 et condamné à dix ans de prison pour détournement de fonds et fraude, Mikhaïl Khodorkovski, qui avait nié les faits qui lui étaient reprochés, avait bénéficié en décembre dernier d'une libération anticipée, sortant de prison huit mois avant d'avoir purgé la totalité de sa peine.

Ce dernier s'est dit satisfait du jugement. « C'est fabuleux que les actionnaires de la compagnie se voient donner la possibilité de récupérer leurs pertes », a-t-il dit dans un communiqué. Il a ajouté qu'il n'était pas partie à cette procédure et ne cherchait pas à tirer un avantage financier du résultat de l'arbitrage.

DÉCISION DE LA CEDH ATTENDUE JEUDI

Ioukos, qui pesait naguère quarante milliards de dollars, avait été démantelé et la majeure partie de ses avoirs avaient été transmis à Rosneft, compagnie dirigée par Igor Setchine, un ancien collaborateur du président russe Vladimir Poutine.

Rosneft a réagi à la décision de La Haye en déclarant que toutes les opérations d'acquisition des actifs de Ioukos étaient légales et qu'aucune plainte ne pourrait être portée contre elle sur la base de ce jugement.

Le dédommagement de cinquante milliards de dollars doit être versé à des filiales du groupe Menatep, holding basée à Gibraltar par l'intermédiaire de laquelle Khodorkovski contrôlait Ioukos. Celle-ci est devenue GML et l'homme d'affaires russe n'est plus actionnaire de GML ni de Ioukos.

Il semble que le principal bénéficiaire de ce dédommagement soit Léonid Nevzline, un associé qui a fui en Israël pour couper court aux poursuites et qui a une participation de l'ordre de soixante dix pour cent. Après avoir été emprisonné, Khodorkovski avait vendu le contrôle de Menatep, qui détenait soixante à soixante dix pour cent de Ioukos, à Nevzline.

Un porte-parole de Nevzline s'est refusé à tout commentaire.

Par coïncidence, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) doit annoncer jeudi sa décision concernant une plainte déposée par l'ensemble des actionnaires du groupe pétrolier et distincte de celle de GML.

Un jugement de la cour de 2011 avait donné partiellement raison aux actionnaires de Ioukos en concluant à une procédure inéquitable qui ouvre le droit à des réparations tout en estimant que rien ne venait accréditer une volonté politique d'en finir avec la compagnie et ses dirigeants.

La cour avait invité les deux parties, comme elle le fait généralement pour ce type d'affaire, à rechercher un accord concernant les dommages, faute de quoi elle trancherait la question dans un arrêt ultérieur.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 16:18

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/63286/les-roms-bondoufle-victimes-collaterales-du-tour-france

Les roms de Bondoufle victimes collatérales du tour de France

Par Jérôme Lemonnier

Jeudi 24 Juillet 2014, les camps roms de Bondoufle ont été démantelés. Une cinquantaine de personnes est donc priée de quitter les lieux quelques jours avant le passage du tour de France cycliste dans la commune.

Cette fin juillet promet d’être mouvementée pour une partie des roms qui ont élu domicile en Essonne. Après les expulsions des dix camps de Corbeil Essonne fin mai, l’évacuation du camp présent dans les ruines de l’usine Galland de Villebon sur Yvette en juin, ou encore celui d’Igny et de Bièvres en début de mois, d’autres campements sont sur le point d’être rasés. Suite à un arrêté municipal déposé dans l’après-midi du Mardi 22 Juillet 2014, les deux bidonvilles de Bondoufle situés à proximité de la N 104 et de la D 31 seront évacués puis détruits Jeudi 24 Juillet 2014 dans la matinée. En tout, c’est une quarantaine de personnes qui doit quitter les lieux.

Les roms expulsés migrent vers d’autres camps

« C’est une immense déception », résume Laurent Lurton délégué départemental du Secours Catholique de l’Essonne qui suit l’évolution d’un de ces camps depuis sa création en janvier 2014. « Au départ, il n’y avait qu’un seul camp, poursuit le délégué départemental. Nous sommes passés de trois à quatre familles. Une partie des enfants étaient scolarisés et certains parents travaillaient pour des entreprises du coin. Tout se passait relativement bien ». Suite à une entrevue avec le maire de la commune, Jean Hartz, le camp de Bondoufle qui jouxte de quelques centaines de mètres la « base de vie » mise en place en 2013 pour accueillir des familles roms en insertion, avait quelques garanties de « survie. Nous avions réussi à obtenir du maire qu’il fasse tout pour intégrer les familles à plusieurs conditions », explique Laurent Lurton. Les conditions étaient que le bidonville devait rester bien entretenu et qu’il ne grossisse pas trop en population.

Après six mois de présence sur la commune, les conditions étaient respectées jusqu’au début de l’été. Suite aux différentes expulsions déclenchées dans les villes avoisinantes de Bondoufle, la commune a vu des populations de roms arriver en son sein. « Les familles évacuées des autres villes sont venues en partie à Bondoufle. Elles se sont réunies pour former un second camp non loin du premier. C’est à ce moment-là que la mairie et plus largement la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne ont choisi de déposer un arrêté visant à les expulser », relate Nicole Brulais, membre de l’Association de Solidarité en Essonne aux Familles Roumaines, Roms (ASEFRR).

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:56

http://www.petitions24.com/call_on_government_respect_freedom_of_speech_in_france

Appel au gouvernement français pour le respect de la liberté d'expression en France

Le gouvernement socialiste de la France a décidé d'interdire la liberté d'expression et d'organisation en France.

Ce gouvernement a déclaré la guerre au peuple de France en interdisant les manifestations pour protester contre la guerre israélienne contre le peuple palestinien. Quiconque enfreint l'interdiction est passible d’un an de prison et d’une amende de quinze mille euros. S’ils cachent leurs visages la peine peut être portée à trois ans de prison et une amende de quarante cinq mille euros.

Nous déclarons notre solidarité avec le peuple de France qui rejette cette interdiction par l'exercice de son droit à la liberté d'expression.

Nous appelons le gouvernement socialiste de la France à respecter le slogan de la première révolution française qui commence par la liberté.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:40

http://www.ujfp.org/spip.php?article3395

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article13018

Le déshonneur de la France

Par Michel Warschawski

Samedi 26 Juillet 2014

A propos d’une manifestation interdite.

Il y a deux ans, au nom de l’Alternative Information Center (AIC), je recevais des mains de Christiane Taubira, garde des sceaux de la république française, le prix des droits de l’homme pour notre combat contre l’impunité. Mais ce matin, en lisant les informations, j’ai pensé un moment rendre ce prix aux autorités françaises, j’entendais réagir à l’interdiction prononcée par le gouvernement de François Hollande et de Manuel Valls à propos de la manifestation organisée Samedi 19 Juillet 2014 à Paris contre les crimes commis par l’armée israélienne à Gaza. La semaine dernière encore, nous manifestions à Tel Aviv autour de mots d’ordre similaires à ceux de la manifestation interdite en France. Hollande est donc plus sioniste que Netanyahou et Manuel Valls moins démocrate qu’Aharonvitch (ministre de l’intérieur, du parti d’extrême droite Israël Beitenou).

Plus tard, en voyant les milliers de manifestants qui défiaient l’ordre inique de leurs dirigeants ainsi que les rassemblements à Saint Etienne, à Lille, à Strasbourg et dans une douzaine d’autres villes françaises, je me suis dit que le prix qu’avait reçu l’AIC, c’était la France qui nous l’avait donné, pas son premier ministre. La France peut être fière, ce sont Valls et Hollande qui se sont déshonorés. Car la population française a massivement manifesté contre l’impunité qu’accordaient ses dirigeants à l’état d’Israël. Un des arguments utilisés, on pourrait dire usés jusqu’à la corde, par Valls et compagnie, c’est la volonté de « ne pas importer le conflit en France ». Je n’ai jamais compris ce que voulait dire « importer un conflit ». Depuis quand la solidarité avec les victimes d’une agression s’appelle une « importation de conflit » ? A moins qu’ils ne parlent de leurs amis du CRIF, un organisme qui est devenu la principale ambassade d’Israël en Europe et qui a pris en otage les juifs de France dans un soutien inconditionnel aux crimes de guerre commis par l’état hébreu ?

L’honneur de la France, ce sont aussi le regretté Stéphane Hessel et sa compagne Christiane qui n’ont jamais ménagé leurs efforts pour exprimer leur soutien a Gaza, s’y rendant a plusieurs occasions afin d’affirmer haut et fort leur solidarité avec sa population martyrisée.

En se solidarisant avec l’agresseur israélien et en faisant interdire des manifestations de soutien au peuple de Gaza dans plusieurs villes françaises et notamment à Paris qui, pour le reste du monde, symbolise la capitale des droits de l’homme, Manuel Valls et Francois Hollande se sont déshonorés. Pas la France qui, dans sa majorité, a su choisir son camp, celui de l’indignation face aux crimes de guerre et celui de la solidarité avec les enfants massacrés de Gaza. Ces manifestants, en désobéissant, ont marqué fortement leur refus de voir le massacre se prolonger.

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