Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:57

 

L ETAT DE NOTRE URGENCE

 

Par Pierre Merejkowsky

 

Lundi 19 Juin 2017

 

Au début, j’ai accueilli avec un grand scepticisme l’occupation de la place de la République par le mouvement des Nuits Debout.

Comme d’autres, j’avais l’impression d’assister à une opération de communication destinée à amplifier la sortie nationale du film Merci Patron de François Ruffin qui ancrait le spectateur dans sa jouissance d’une lutte sociale par procuration orchestrée par un super héros réalisateur.

Ma vision de cette occupation fut bouleversée par un message qui m’invita quelques semaines plus tard à participer à l’occupation de la Cinémathèque Française.

Les syndicalistes, les militants encartés, les individus sans-partis et les cinéphiles présents échangèrent sans aucun ordre du jour une série de ressentis désordonnés qui abordèrent dans une même confrontation enthousiaste les conditions de travail d’une caissière abusivement licenciée, l’abandon manifeste de toute contestation de l’objet filmé par le cinéma d’auteur et le refus d’une conservation d’un patrimoine cinématographique commun fondé sur le seul plan comptable approuvé par les membres du conseil d’administration de la cinémathèque française qui, malgré leurs passés d’opposants radicaux aux valeurs du gaullisme, n’hésitèrent pas à faire appel aux Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Cette intrusion inouïe des CRS dans un lieu dédié au cinéma n’ayant suscité aucune indignation des professionnels de la profession, ma quête d’une révolution sans révolutionnaire désigné, qui avait traversé la réalisation de mes quarante neuf films précédents, trouva immédiatement son prolongement dans le mouvement des Nuits Debout qui se développait sur les places de la république de notre territoire sans aucune directive d’un comité, en refusant ainsi toute forme d’avant-garde qui, au nom d’une efficacité d’une nécessaire lutte sociale, aurait nié toute singularité rejoignant ainsi l’imposture d'une consommation de masse fondée sur le concept du vivre ensemble. Cette analyse peut être naïve de ma part me conduisit à proposer la production d’un film qui, sur le modèle de Nuit Debout, remettrait en cause le poste de commandement d’un film, c'est-à-dire, dans le cas présent, la fonction de l’auteur réalisateur démiurge et omniscient.

J’ai commencé à faire circuler une brochure reliée par une ficelle ayant pour titre « l’état de notre urgence, un acte collectif cinématographique désintéressé initié par Pierre Merejkowsky ».

Le groupe de réalisation qui se constitua autour de ce projet réalisa cinq vidéos d’appel à un financement participatif.

Il ne s’agissait pas dans notre esprit de collecter uniquement des fonds sur la plateforme Ulule pour financer la réalisation d’un film, mais bien de créer une zone temporaire d’intervention qui serait une intersection entre le coût de production d’un film et une libre expression collective.

Les souscripteurs de « l’état de notre urgence » réunis en assemblée générale auront en effet l’entière liberté de monter et de diffuser, par tous les vecteurs de leurs choix, leurs propres visions, films, commentaires, votes et non votes, du tournage en continu des douze épisodes du web feuilleton de CC et AA, un couple révolutionnaire sexuel poélitique.

Ce mouvement ainsi initié sera un mouvement permanent.

L'assemblée générale des souscripteurs et le tournage des douze épisodes du web feuilleton forment un front uni contre une démagogie populiste.

La réalité économique s’implique dans le champ d’une prophétie séduisante et elle écarte ainsi de son champ d'action toutes les formes des différents narcissismes qui récupèrent pour leur seul profit la promesse d’une mutation révolutionnaire.

Sept cents euros furent collectés.

La Galerie Dubuisson hébergea le temps d'une soirée une présentation publique du projet « l’état de notre urgence ».

Le groupe de production se livra en accord avec moi même à une violente attaque contre ma fonction d’artiste soumis à sa seule auto promotion.

Et j’écrivis la continuité dialoguée, commentaire, vision, réappropriation de cette première assemblée générale des souscripteurs de « l'état de notre urgence » qui fut diffusée en direct sur Youtube.

 

Repost 1
Published by FISCHER
commenter cet article
21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:43

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19C2JO-OFRTP

 

Deuxième gouvernement étoffé de la présidence d'Emmanuel Macron

 

Le deuxième gouvernement de la présidence d'Emmanuel Macron, dévoilé Mercredi 21 Juin 2017 après le départ surprise de quatre ministres sous la pression des affaires, conserve l'équilibre paritaire et politique souhaité par le couple exécutif, en intégrant plusieurs élus de droite et de gauche.

 

Sans surprise, le ministre de l'intérieur Gérard Collomb, le ministre des affaires étrangères et de l'Europe Jean-Yves Le Drian et le ministre de l'économie Bruno Le Maire, considérés comme des poids lourds du gouvernement, ont été maintenus à leur poste.

 

Après le départ de trois ministres issus du Mouvement Démocrate (MODEM), François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, le parti centriste conserve deux élus centristes en son sein, avec Jacqueline Gourault et Geneviève Darrieussecq.

 

Florence Parly, ancienne responsable nationale du Parti Socialiste, est nommée ministre des armées. Stéphane Travert, ancien député du Parti Socialiste, est nommé ministre de l'agriculture. Nicole Belloubet, ancienne conseillère régionale du Parti Socialiste, est nommée ministre de la justice. Nathalie Loiseau est nommée ministre des affaires européennes.

 

La cohésion des territoires, qui avait été confiée lors du premier gouvernement à Richard Ferrand, un proche d'Emmanuel Macron fragilisé par une enquête judiciaire, échoit à Jacques Mézard.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:04

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19C1SY-OFRTP

 

Les députés du Parti Communiste Français (PCF) ne feront pas un seul groupe avec les députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI)

 

Le député du PCF André Chassaigne, président du groupe sortant de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) à l'assemblée nationale, a annoncé Mercredi 21 Juin 2017 le maintien de ce groupe d'opposition, fermant ainsi la porte à une alliance avec les députés du MFI.

 

Les onze députés du PCF, dont Marie-George Buffet élue sous l'étiquette du MFI, s'allieront avec des députés ultra-marins pour parvenir au chiffre de quinze députés nécessaires pour pouvoir former un groupe à l'assemblée nationale.

 

L'hypothèse avait été avancée de la constitution d'un groupe associant les seize députés du MFI et les 11 députés du PCF sous la présidence de Jean-Luc Mélenchon.

 

Mais André Chassaigne est de notoriété publique hostile au leader du MFI et il avait même refusé de lui accorder son parrainage pour le premier tour des élections présidentielles.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 17:51

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article196

 

Réunion Débat du Club Politique Bastille (CPB)

 

Samedi 24 Juin 2017 à 14 heures 30

 

Librairie de l’Emancipation

 

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

 

Sans-culottes, chasubles rouges et autres K-way Wanabee noirs sont chaleureusement invités.

 

L’ordre du jour sera la situation politique française dans le contexte mondial en général.

 

Quelle contre-hégémonie du populisme du commun faut-il opposer à l’hégémonie du populisme du néo-libéralisme unifié ?

 

Comment construire le peuple du commun en bloquant et en désagrégeant le peuple du front unique des macronistes de gauche et de droite ?

 

Comment unifier les différents peuples du commun d’Europe, des États-Unis, d’Amérique latine, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie ?

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 20:03

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/legislatives-2017-la-discipline-de-groupe-ce-n-est-pas-pour-moi-dit-francois-ruffin-7789021242

 

« La discipline de groupe, ce n'est pas pour moi », dit François Ruffin

 

Celui qui siégera au sein du groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI) à l’assemblée nationale affirme qu'il votera les lois en son âme et conscience.

 

Par Elizabeth Martichoux et Léa Stassinet

 

Lundi 19 Juin 2017

 

« Quand on est de gauche, on est toujours préparé à la défaite ». C’est avec une pointe d'ironie que le réalisateur François Ruffin, soutenu par le MFI est revenu sur sa victoire dans la première circonscription de la Somme. Alors qu'il accusait dix points de retard sur son adversaire de la République En Marche (REM), Nicolas Dumont, au soir du premier tour, François Ruffin l'a emporté Dimanche 18 Juin 2017 avec cinquante six pour cent des voix, contre quarante quatre pour cent des voix pour son concurrent. « Je n'avais préparé qu'un discours de défaite », assure le nouveau député.

 

Pour François Ruffin, c'est « le travail de terrain qui a payé ». Il poursuit, « nous avons mené la bagarre jusqu'à la quatre vingt seizième minute du dernier match », dit-il, faisant référence à l'équipe de football d'Amiens, qui a décroché sa place en première division grâce à un but inscrit dans les dernières secondes de l'ultime journée de championnat.

 

François Ruffin siégera donc au sein du groupe du MFI, qui aura pour la première fois sa place à l’assemblée nationale. Quel genre de député sera-t-il ? « Je ferai mon travail à cent pour cent, mais je voterai en mon âme et conscience et en toute indépendance », assure le réalisateur de Merci Patron. « La discipline de groupe, ce n'est pas pour moi, mais on n'a pas besoin de discipline quand on est d'accord sur l'essentiel. Et moi le programme du MFI ne me pose pas de problème ».

 

Celui qui se présentait dans une circonscription disputée, face au candidat de la REM mais aussi à l'ancienne secrétaire d’état Pascale Boistard et au comédien Franck de Lapersonne, investi par le Front National, a rappelé les trois engagements pris auprès des électeurs, en cas d'élection. « Je me paierai au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), mon mandat sera révocable et je ferai gérer mes réserves parlementaires par un jury populaire tiré au sort ». Quant au reste de son indemnité parlementaire, il la donnera « probablement à des œuvres ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 19:45

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19B1BW-OFRTP?sp=true

 

Le départ de Sylvie Goulard rebat les cartes du remaniement (Reuters)

 

Le départ de Sylvie Goulard rebat les cartes d'un remaniement gouvernemental qui était annoncé comme technique et il accentue la pression sur les deux autres ministres sortants issus du Mouvement Démocrate (MODEM), parti visé par une enquête judiciaire.

Le conseil des ministres aura lieu Jeudi 22 Juin 2017, a précisé la présidence de la république.

La ministre sortante des armées a annoncé Mardi 20 Juin 2017 qu'elle ne souhaitait pas participer au prochain gouvernement pour pouvoir être en mesure de démontrer librement sa bonne foi, si l'enquête préliminaire se penchait sur les conditions d'emploi de ses assistants parlementaires.

Emmanuel Macron et le premier ministre, Edouard Philippe, devront aussi trouver un successeur à Richard Ferrand, ministre sortant de la cohésion des territoires, pour constituer le gouvernement, qui doit être annoncé Mercredi 21 Juin 2017 avant 18 heures.

Fragilisé par une enquête judiciaire, ce proche d'Emmanuel Macron a accepté sa proposition de ne pas participer au prochain gouvernement pour briguer la tête du groupe de la République En Marche (REM) à l’assemblée nationale.

« Ce sera un remaniement plus important qu'annoncé », a dit à Reuters une source au fait des échanges sur le futur gouvernement. « Avec Richard Ferrand qui ira au groupe et la décision de Sylvie Goulard de quitter le gouvernement, cela devient de fait un remaniement plus politique que celui que nous envisagions en début de semaine dernière ».

La source a précisé que « l'ossature du gouvernement va rester la même. Nous gardons l'architecture du gouvernement ».

Outre Sylvie Goulard, dont la demande a été acceptée par Emmanuel Macron, le gouvernement sortant comptait deux autres membres du MODEM, son président François Bayrou, ministre de la justice, et Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes.

Contactée par Reuters, cette dernière n'a pas exclu de quitter le gouvernement pour prendre la présidence du groupe du MODEM à l’assemblée nationale.

« Je peux soit m'occuper des questions européennes et vous savez que cela me passionne, soit m'occuper du parlement », a-t-elle dit, « donc tout est ouvert ».

Le MODEM choisit sa présidence de groupe « cette semaine, donc tout cela sera opérationnel cette semaine », a-t-elle ajouté.

L'entourage d'Emmanuel Macron s'est refusé à tout commentaire sur l'avenir de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.

Après deux impairs de François Bayrou, « tel que je connais le chef de l’état, il n'y en aura pas de troisième », a dit à Reuters un parlementaire proche d'Emmanuel Macron, évoquant sa contestation des investitures pour les élections législatives et ses récents propos semblant contredire le premier ministre.

Le parti centriste, avec lequel Emmanuel Macron a conclu une alliance en vue des élections présidentielles, est visé depuis le début du mois de juin 2017 par une enquête préliminaire qui doit faire la lumière sur les soupçons d'emplois fictifs au parlement européen.

L'Elysée avait dit la semaine dernière que de nouveaux secrétaires d’état seraient nommés pour soulager des ministères aux larges prérogatives et sous tension du point de vue des effectifs.

« C'est possible », a confirmé Edouard Philippe sur BFM Télévision et Radio Monte Carlo (RMC), avant l'annonce de Sylvie Goulard.

Mais « pas trop, parce que vous avez bien remarqué qu'une des choses que nous souhaitions c'est d'avoir une équipe qui ne soit pas pléthorique », a-t-il ajouté.

Quant à Richard Ferrand, il « aurait parfaitement pu rester ministre », a poursuivi Edouard Philippe, rappelant la règle fixée par le gouvernement qui prévoit que seul un ministre ayant été mis en examen pourrait être contraint de quitter le gouvernement.

Le parlementaire proche du chef de l’état verrait bien Jean-Paul Delevoye, qui avait présidé la commission d'investiture de la REM pour les élections législatives, succéder à Richard Ferrand.

Quant à l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il devrait demander soit un ministère soit la présidence du sénat lors d'une rencontre Mardi 20 Juin 2017 avec Emmanuel Macron, ajoute-t-il.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 19:26

 

https://reporterre.net/L-exemplaire-victoire-de-Francois-Ruffin

 

L’exemplaire victoire de François Ruffin

 

Par Moran Kérinec

 

Candidat dans la première circonscription de la Somme au premier et au deuxième tour des élections législatives, François Ruffin a remporté son siège de député face au candidat de la République En Marche (REM), Nicolas Dumont. « Nous avons prouvé qu’il y avait un autre chemin pour la colère et le désespoir que le Front National », a dit le nouveau député, récit d’une soirée de liesse.

François Ruffin a le visage crispé. Dimanche 18 Juin 2017, il a laissé au placard son emblématique t-shirt Merci Patron pour une chemisette blanche. Attablé avec son équipe, il sirote du bout des lèvres un verre de jus d’orange et écoute tomber les résultats des bureaux de vote. Même quand les chiffres sont positifs, il n’ose se fendre d’un sourire.

Dimanche 18 Juin 2017, il est 19 heures dans la salle du Chiffon Rouge de Flixecourt, à proximité d’Amiens. C’est dans ce bâtiment carré et austère que le rédacteur en chef de Fakir a voulu clore les élections législatives, en compagnie des militants qui l’ont accompagné depuis le lancement de sa campagne au mois de janvier 2017.

Un à un, les résultats s’égrènent, rythmés par les applaudissements des soutiens du journaliste, « tu viens de gagner cent trente voix » ou « ici on est remonté de cinquante voix ». Imperturbable, François Ruffin répond systématiquement à chaque annonce avec la même demande, « par rapport à la semaine dernière, c’est quoi la comparaison ».

« Nous avons fait quasiment match nul à un endroit où Nicolas Dumont avait le double de voix par rapport à nous », répond l’un de ses comparses. Ces calculs d’apothicaire ont leur importance. « La victoire se fera dans un mouchoir de poche, si c’est une victoire », explique Asma, une militante. À l’issue du premier tour, François Ruffin avait obtenu vingt quatre pour cent des voix face aux trente trois pour cent de Nicolas Dumont, maire d'Abbeville, ancien membre du Parti Socialiste qui a revêtu les couleurs de la REM pour les élections législatives.

« J’ai les résultats de Flixecourt, plus de sept cent voix en faveur de François Ruffin » exulte une des militantes. « Et les comparaisons », interroge le candidat. « Tu nous emmerdes avec les comparaisons, tu gagnes », lui rétorque un membre de l’équipe. « Ce n'est pas scientifique comme réponse », réplique François Ruffin. Quant à savoir pourquoi il est le seul à ne pas s’enthousiasmer des résultats, « je veux entretenir l’esprit de la défaite », plaisante-t-il, mi-figue mi-raisin. Mais l’évidence est là. Le candidat investi par le Mouvement de la France Insoumise (MFI), Europe Ecologie Les Verts (EELV) et le Parti Communiste Français (PCF) égalise presque systématiquement avec son adversaire politique, quand il ne le dépasse pas.

« Vous savez, François Ruffin, c’est la dernière petite lueur en France. Le dernier qui peut prouver que les français ne sont pas des cons », explique une militante qui arbore le sticker « Picardie debout avec François Ruffin ». Quelques minutes plus tard, les résultats officiels tombent. François Ruffin remporte son siège de député avec cinquante quatre pour cent des voix. Le journaliste laisse enfin tomber le masque pour souffler. À ses côtés, son équipe s’embrasse et se tombe dans les bras. Aux accolades s’ajoutent les larmes de joie, « je n'y crois pas », répète une militante.

« Je n’aurais jamais parié », confie Asma, « mais François Ruffin a fait une campagne de terrain remarquable, Nicolas Dumont ne l'a pas fait. Ce n’était même pas une vraie campagne de militant, beaucoup d’entre nous n’avaient jamais milité, même syndicalement ». Dans la salle, les slogans sont lancés à tue-tête, « le peuple à l’assemblée nationale », « et à la fin, c’est nous qui allons gagner » et « ils ont l’argent, nous avons les gens ».

Le tout nouveau député François Ruffin s’empare du micro pour féliciter ses militants, « c’est une victoire par le peuple pour le peuple. Si nous voulons que le pays change, cela se passe un peu dans les urnes aujourd’hui, mais cela va se passer surtout dans la rue. Nous allons descendre à la mairie de Flixecourt, là où nous avons fait le meilleur pourcentage ».

La manifestation sauvage s’organise. Casseroles, tambours, flûtes et banderoles dans les mains, deux cents militants et sympathisants s’engagent dans la rue. Les chants s’élèvent, l’Internationale, Bella Ciao, société tu ne m’auras pas, tout un répertoire révolutionnaire qui rythme l’avancée de la foule. « Monsieur le député, rien à faire, je n’arrive pas à m’imaginer lui dire cela », plaisante une jeune femme entre deux refrains. Devant la manifestation, le maire de Flixecourt cavale pour frapper aux portes dans l’espoir de faire grossir la foule, sans grand succès.

Devant la mairie, François Ruffin reprend le micro pour remercier un par un ses militants avant de commencer avec quelques hésitations son discours et pour cause, « j’avais préparé un discours de défaite », avoue-t-il, « sur le papier, il n’y avait rien, si ce n’est que les gagnants gagnent toujours. Vous me voyez soucieux, je mesure la responsabilité qui est la mienne. Nous allons avoir un rôle dans l’hémicycle, le rapport de force ne va pas être pour nous, mais nous avons prouvé qu’il y avait un autre chemin pour la colère et le désespoir que le Front National ».

Quant à savoir vers quelle gauche le député de la Somme tend, celui-ci répond qu’il « ne fait pas le tri entre insoumis et communistes. Nous sommes la gauche, tout court ». Et pour appuyer son point, il propose « à tous ses camarades insoumis et communistes un grand rassemblement Jeudi 22 Juin 2017 place de la République à Paris ».

De retour à la salle du Chiffon Rouge, les militants s’égayent autour d’un verre de vin et d’une portion de taboulé. Chacun y va de son analyse sur cette victoire inattendue, « il y avait une dynamique », explique Vincent, militant de la première heure, « à force de diffuser des tracts, nous sentions l’enthousiasme. Mais entre la cote de sympathie et le bulletin de vote, il y a une marge. Ce qui a fait la différence, c’est que l’électorat de droite ne s’est pas mobilisé ». Pour leur part, les membres de Picardie Debout revendiquent avoir réussi à motiver les abstentionnistes à aller aux urnes, « c’est dû à notre travail de porte-à-porte », assure Stéphanie. À Abbeville, le fief de Nicolas Dumont, où elle a battu le pavé pendant des semaines, le travail a payé, « nous avons gagné plus de deux mille voix. Ce n’était pas facile pourtant, il en est maire et il fait du bon travail. C’était notre argument, il est déjà maire et il avait promis de ne pas cumuler de mandats. Mais la personne que nous avons envie de défendre aujourd’hui, c’est ce monsieur-là, François Ruffin. Celui qui n’a pas un passé politique et qui est juste quelqu’un qui défend les ouvriers, les précaires et les gens sans voix ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 18:56

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/19/avant-la-reforme-du-code-du-travail-le-front-social-prend-date-devant-l-assemblee-nationale_5147655_823448.html

 

Avant la réforme du code du travail, le Front Social prend date devant l'assemblée nationale

 

Quelques centaines de personnes ont protesté Lundi 19 Juin 2017 devant le Palais-Bourbon contre le plan de destruction sociale massive prévu, selon eux, par Emmanuel Macron.

 

Par Cécile Bouanchaud

 

« La manifestation d’aujourd’hui ressemble un peu au vote d’hier, personne ne s’est déplacé ». Sandra, quarante trois ans, sait de quoi elle parle, elle qui a connu les cortèges étoffés des manifestations contre la loi travail du printemps 2016 et, avec eux, les affrontements systématiques entre les policiers et les manifestants. Lundi 19 Juin 2017, au lendemain du deuxième tour des élections législatives qui a donné à Emmanuel Macron et à son gouvernement une des plus larges majorités parlementaires de la cinquième république, seules quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour protester contre le plan de destruction sociale massive incarné, selon elles, par le nouveau président de la république.

En ligne de mire, il y a le projet de loi travail qu’Emmanuel Macron veut mener plus loin et surtout qu'il veut faire adopter rapidement, en ayant recours aux ordonnances, qui permettent de faire passer des réformes plus rapidement que par le truchement d’un projet de loi ordinaire voté à l'assemblée nationale.

C’est justement le lieu de rassemblement choisi par les manifestants du Front Social, composé de syndicats de la Confédération Générale du Travail (CGT), de Syndicats Unitaires et Démocratiques (SUD), d’associations et de collectifs, dont le Droit Au Logement (DAL) et Droits Devant. Finalement, la manifestation, également suivie par des partis, comme le Mouvement de la France Insoumise (MFI), le Front De Gauche (FDG) ou encore le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), s’est déroulée non loin de là, place de la Concorde.

Lundi 19 Juin 2017 à 18 heures, devant le parvis de l’entrée du jardin des Tuileries, les manifestants arrivent au compte-gouttes sous une chaleur écrasante. Les élections de la veille, marquées par une abstention record de cinquante sept pour cent, sont dans tous les esprits. « Cette abstention massive montre que la démocratie ne permet plus de représenter la population », estime Claire, quarante ans, professeure de musique à Paris, qui estime qu’il faut désormais « occuper la rue pour se faire entendre ».

« Il y a une dynamique à créer, il faut faire quelque chose de tous ces abstentionnistes, qu’ils se rassemblent pour protester », abonde Leila, soixante sept ans, ancienne professeure de français à la retraite.

Cette idée d’un troisième tour social revient souvent dans la bouche des manifestants, pour qui la majorité absolue accordée à la République En Marche (REM) ne constitue en rien un véritable plébiscite de la part des français. Dans le cortège, ils sont nombreux à s’être abstenus ou à avoir voté blanc. D’autres ont choisi le MFI, « pas par conviction, mais pour qu’il y ait une vraie opposition à l'assemblée nationale », précise Capucine, vingt ans. L’étudiante en lettres modernes à Paris tient toutefois à faire sa mise au point, « cette manifestation, qui devait se tenir devant l'assemblée nationale, c’est aussi un message aux nouveaux députés, nous attendons d’eux qu’ils soient une vraie force d’opposition ».

Les manifestants veulent s'opposer en premier lieu à la réforme du code du travail par ordonnances, qui revient comme un leitmotiv dans la bouche des manifestants, majoritairement au fait du projet, qu’ils présentent comme une casse de nos droits fondamentaux et un danger pour la démocratie. « La loi travail voulue par Emmanuel Macron, c’est fouler aux pieds un siècle de combat social pour les droits des travailleurs », résume Randy, 24 ans, étudiant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).

Les manifestants dénoncent d’une même voix la volonté du président de la république de flexibiliser plus encore le fonctionnement du marché du travail. « Les salariés devront tout accepter pour garder leur emploi », résume Randy, directeur de campagne de Mathurin Lévis, candidat du MFI dans la onzième circonscription des Yvelines, face à Benoît Hamon.

Sur le fait d’étendre la primauté des accords d’entreprise sur les conventions de branche à de nouveaux sujets, notamment le temps de travail, Dorian, vingt et un ans, estime que cela va créer au sein de l’entreprise « un rapport de forces dangereux entre les employés et les patrons ». Il y a un autre point de crispation, c'est le plafonnement des dommages et intérêts aux conseils des prud’hommes en cas de licenciement abusif. « Avec cette nouvelle donne, les patrons pourront agir avec cynisme, ils sauront le coût maximal pour virer un salarié », analyse Zoé, étudiante en droit, une des nombreuses vingtenaires qui parsèment le cortège.

La fusion des instances de représentation du personnel, la fin des indemnités de chômage après deux refus d’un emploi et le basculement vers un système de retraite par points, sont également pointés du doigt par les manifestants, qui sont nombreux à déplorer « que les syndicats acceptent de négocier avec le gouvernement ».

Au-delà de la loi travail, ils dénoncent pêle-mêle « l’absence de ministère du droit des femmes, l’indigence du programme écologique et les lois antiterroristes intégrant les mesures de l’état d’urgence dans le droit commun ».

Alors qu’une attaque contre un fourgon de gendarmerie s’est déroulée un peu plus tôt, sur les Champs-Elysées, à quelques centaines de mètres de la manifestation, le dispositif policier n’était pas massif autour de la place de la Concorde, même si les forces de l’ordre contrôlaient les manifestants souhaitant accéder au rassemblement.

Des dizaines de militants antifascistes ont tenté de lever les barrières qui bordaient la place provoquant une intervention des forces de l’ordre.

A la manifestation du Front Social, le désormais classique « tout le monde déteste la police » a été remplacé par « tout le monde déteste les ordonnances ». Un slogan se mêlant au « y en a assez de la loi des patrons, c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons » ou « ce n’est pas les salariés, ce n’est pas les immigrés, c’est Emmanuel Macron qu’il faut virer », scandés par des manifestants, brandissant des pancartes comme « make our code du travail great again ».

C’est dans le calme et sous une chaleur persistante que les manifestants se sont dispersés Lundi 19 Juin 2017 vers 21 heures.

Certains prévoient déjà de se mobiliser à la rentrée, le 20 septembre 2017, date à laquelle le gouvernement doit adopter les ordonnances réformant le code du travail. Un manifestant de prévenir, « nous serons dans la rue et pour plusieurs jours s’il le faut ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 17:43

 

http://www.lemonde.fr/elections-legislatives-2017/article/2017/06/19/jean-luc-melenchon-obtient-sa-revanche-sur-la-presidentielle_5147183_5076653.html

 

Jean-Luc Mélenchon prend sa revanche sur le premier tour des élections présidentielles

 

Confortablement élu à Marseille, le chef de file du Mouvement de la France Insoumise (MFI) entend, avec son groupe, incarner l’opposition de gauche à l’assemblée nationale.

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières, envoyée spéciale du Monde à Marseille

 

Jean-Luc Mélenchon vient de s’éloigner de l’estrade quand il fait marche arrière pour se saisir à nouveau du micro, « il paraît que la première chaîne de télévision m’annonce élu à soixante pour cent ».

Une clameur monte dans la salle des Docks des Suds, Dimanche 18 Juin 2017 à Marseille, où le chef de file du MFI a réuni ses partisans.

Ce dernier obtient soixante pour cent des voix dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône face à son adversaire de la République En Marche (REM), Corinne Versini.

Pour le tout nouveau député, même s’il a dû revoir ses ambitions à la baisse, il s’agit d’une incontestable victoire, collective tout autant que personnelle. En 2012, Jean Luc Mélenchon avait essuyé une cuisante défaite face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais. Mais la leçon a été retenue, cinq ans plus tard, l’ancien socialiste a renoncé à la stratégie du front contre front et il a préféré jouer la sécurité dans un territoire bien à gauche, détenu par son ancien camarade du Parti Socialiste, Patrick Mennucci, évincé dès le premier tour des élections législatives.

Quelques minutes auparavant, Jean Luc Mélenchon avait pris la parole pour commenter les premiers résultats. « L’abstention écrasante qui s’est exprimée aujourd’hui a une signification politique offensive », se félicite le nouveau député du MFI, jugeant que « notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique ». Dans sa propre circonscription, cette dernière a atteint soixante quatre pour cent, près de sept points au-dessus de la moyenne nationale. Pour le tribun de la gauche radicale, la majorité boursouflée de la formation d’Emmanuel Macron n’a pas « la légitimité pour perpétrer le coup d’état social qui était en prévision ». Et d’appeler le président de la République à organiser un référendum sur sa réforme du droit du travail.

« Le peuple français nous a désignés pour dorénavant porter devant le fanal du combat », a-t-il ajouté, en annonçant que sa formation serait en mesure de constituer un groupe à l’assemblée nationale, ce qui nécessite la présence de quinze élus. Ce groupe aura vocation, selon lui, à constituer la tête de pont de l’opposition à gauche. Son jeune mouvement, lancé de toutes pièces il y a à peine plus d’un an, compte treize députés strictement MFI. Parmi eux, il y a des inconnus mais il y a aussi plusieurs membres de la garde rapprochée de Jean Luc Mélenchon.

En Seine Saint Denis, un département longtemps détenu par le Parti Communiste Français (PCF), c’est un carton plein. Alexis Corbière, son porte parole, rafle l’ancienne circonscription du communiste Jean Pierre Brard, enlevée par le Parti Socialiste en 2012, celle de Montreuil et de Bagnolet.

Eric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche, s’impose dans celle de l’éphémère ministre de l’intérieur du Parti Socialiste Bruno Le Roux, qui ne se représentait pas.

Bastien Lachaud, qui dirigeait la campagne législative, gagne celle de l’ancienne ministre Elisabeth Guigou, défaite au premier tour. Sabine Rubin, elle, remporte l’ancien fief de Claude Bartolone, qui ne se représentait pas. Quant à Mathilde Panot, qui coordonne les groupes d’appui du MFI, elle s’empare d’une circonscription historiquement communiste perdue en 2012 autour d’Ivry sur Seine, dans le département du Val de Marne.

Dans le département du Nord, Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis, vingt sept ans, conquièrent deux des cinq circonscriptions lilloises, dont celle autrefois détenue par l’ancien premier ministre du Parti Socialiste, Pierre Mauroy. Idem dans l’Ariège, où Bénédicte Taurine et Michel Larive s’arrogent de justesse les deux circonscriptions du département. Reste le cas très tendu de Farida Amrani, qui était opposée à l’ancien premier ministre Manuel Valls dans la première circonscription de l’Essonne. Officiellement battue de cent trente neuf voix, la candidate du MFI a dénoncé un quarante neuvième article électoral et elle a indiqué son intention de déposer un recours.

D’autres députés, comme le réunionnais Jean Hugues Ratenon, viendront leur prêter main forte. Certains élus avec l’étiquette du MFI mais appartenant à des formations différentes, devront décider s’ils siègent avec Jean Luc Mélenchon ou bien avec le PCF.

C’est le cas notamment du journaliste François Ruffin, qui a créé la surprise dans la première circonscription de la Somme, du communiste Stéphane Peu dans le département de la Seine Saint Denis, de Clémentine Autain, porte parole d’Ensemble, dans le même département, ou encore de Caroline Fiat, élue face au Front National dans le département de la Meurthe et Moselle, elle aussi membre d’Ensemble.

« Je souhaite un groupe commun avec les élus communistes », indique Clémentine Autain, qui entend bien mettre la pression à chacun de ses partenaires, « nous avons la possibilité d’avoir un beau groupe renouvelé, je ne vois pas pourquoi nous ne le ferions pas ».

Même s’il est en progression avec dix députés, le PCF n’est pas en mesure d’atteindre à lui seul l’objectif d’un groupe. S’ils parviennent à s’entendre, les deux anciens alliés du Front De Gauche (FDG) pourront approcher les quarante élus, de quoi peser plus fortement. Mais la rupture a été consommée après le choix du MFI de présenter presque partout au premier tour des élections législatives des candidats face aux candidats du PCF. Jean Luc Mélenchon a reconnu « qu’une petite explication de gravure » serait nécessaire et qu’il faudrait « vider les abcès ».

Si tel devait être le cas, la cohabitation avec l’ancien président du groupe PCF, André Chassaigne, à qui les électeurs ont de nouveau fait confiance Dimanche 18 Juin 2017, pourrait s’avérer haute en couleurs tant les relations entre les deux hommes sont exécrables. La communiste Marie Georges Buffet, réélue dans le département de la Seine Saint Denis et très proche de Jean Luc Mélenchon, pourra-t-elle apaiser les tensions ?

Ce dernier, lui, n’écarte pas l’hypothèse de prendre la présidence du groupe. « C’est possible, le temps que les autres se fassent connaître », a-t-il glissé à des journalistes. L’ancien sénateur de soixante cinq ans entame une nouvelle étape de sa vie politique. Dimanche 18 Juin 2017, entre selfies et cacahuètes, Jean Luc Mélenchon savourait sa victoire. Le voilà désormais pleinement habité par la cité phocéenne. Et de conclure que « je suis marseillais, je ne me rappelle pas avoir été autre chose ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:37

 

http://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/resultats-legislatives-dans-la-somme-francois-ruffin-dejoue-les-pronostics-et-entre-a-l-assemblee_2242893.html

 

 

Dans la Somme, le réalisateur François Ruffin, soutenu par le Mouvement de la France Insoumise (MFI), déjoue les pronostics et entre à l'assemblée nationale

Le réalisateur crée la surprise en remportant la première circonscription de la Somme face au candidat de la République En Marche (REM).

« François Ruffin député, le peuple à l’assemblée nationale », dans la première circonscription de la Somme, François Ruffin a annoncé sa victoire au deuxième tour des élections législatives face au candidat de la REM, Nicolas Dumont.

Dans cette circonscription très populaire, où Marine Le Pen était en tête au premier tour des élections présidentielles, le réalisateur avait construit sa campagne sur une ligne d'opposition claire à Emmanuel Macron.

Dans la première circonscription de la Somme, François Ruffin, soutenu par le MFI, affrontait, au deuxième tour des élections législatives, Nicolas Dumont, maire d'Abbeville et candidat de la REM.

Le réalisateur, qui s'est fait connaître avec son documentaire Merci Patron, récompensé aux Césars, labourait cette circonscription depuis plus de cinq mois. Au premier tour des élections législatives, il avait déjà réussi à éliminer la députée sortante du Parti Socialiste, Pascale Boistard, et le comédien Franck de Lapersonne, candidat du Front National.

François Ruffin a revendiqué sa victoire Dimanche 18 Juin 2017 peu après 20 heures. Les résultats définitifs ne sont pas encore connus.

C’est une victoire d'autant plus remarquable que son adversaire, Nicolas Dumont, socialiste passé à la REM, était bien implanté dans la circonscription.

François Ruffin a réagi Dimanche 18 Juin 2017 dès 20 heures sur son compte Twitter, « François Ruffin député, le peuple à l'assemblée nationale », reprenant ainsi son slogan de campagne.

Il a également cité l'artiste autrichien Friedensreich Hundertwasser, « lorsqu'un homme seul rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début d'une nouvelle réalité ».

François Ruffin sera une des figures de l'opposition à Emmanuel Macron, au sein des députés du MFI.

Lors de sa campagne, il avait pris l'engagement de « se payer au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) », s'il était élu. Il souhaitait également s'investir sur les questions sociales.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens