Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 15:29

 

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/espagne-les-deputes-relevent-le-salaire-minimum-malgre-l-opposition-du-gouvernement-619165.html

 

Les députés relèvent le salaire minimum malgré l'opposition du gouvernement espagnol

 

 Par Romaric Godin

 

La gauche s'est unie pour voter en faveur d'un relèvement de quarante pour cent du salaire minimum sur trois ans, suivant ainsi le chemin du Portugal, une défaite politique pour Mariano Rajoy.

Mariano Rajoy a beau avoir été réélu président du gouvernement espagnol le 31 octobre 2016, sa majorité n'est que relative et dépend du bon vouloir du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Cette nouvelle donne risque de lui compliquer la vie pendant les prochaines années. Il l'a appris à ses dépens le Mardi 22 Novembre 2016. La chambre basse des Cortes, le congrès des députés, a en effet approuvé une proposition de loi qui prévoit un relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI) de six cent cinquante cinq euros mensuels aujourd'hui à huit cent euros en 2018 et à neuf cent cinquante euros en 2020. Une hausse de quarante quatre pour cent en trois ans à laquelle le Parti Populaire de Mariano Rajoy était fortement opposé.

Défaite politique pour Mariano Rajoy

Sur le plan politique, c'est une vraie défaite pour le président du gouvernement. Le Parti Populaire et ses cent trente sept députés sur trois cent cinquante ont été les seuls à voter contre la proposition qui avait été déposée par Unidos Podemos. Son allié de l'extérieur du gouvernement, le parti centriste Ciudadanos et ses trente députés, s'est abstenu. Quant aux cent soixante quatorze députés qui ont adopté le texte, ils regroupent les députés d'Unidos Podemos, du PSOE, du PNV, du PDC, de BILDU et de l'ERC. Ce vote prouve à Mariano Rajoy que rien ne sera plus difficile que de gouverner, alors qu'il négocie le détail du prochain budget avec Ciudadanos.

L'abstention nécessaire du PSOE ne lui est donc pas acquise.

Le PSOE en quête de légitimité

Il est vrai que le PSOE, en forte baisse dans les enquêtes d'opinion depuis leur décision de laisser gouverner Mariano Rajoy, sont en quête de légitimité. Cette légitimité ne peut se constituer qu'en montrant une capacité de résistance au président du gouvernement et en soutenant quelques grandes mesures de gauche. D'où le soutien à la proposition d'Unidos Podemos qui n'était pourtant guère dans le programme du PSOE lors des deux dernières campagnes électorales. Le PSOE va devoir cependant se méfier d'une telle stratégie qu'il ne peut utiliser qu'avec parcimonie. En cas de rejet du budget ou d'une obstruction systématique, Mariano Rajoy serait tenté d'appeler à un nouveau scrutin que le PSOE, encore convalescent et sans vraie direction, aura bien du mal à réussir.

Un changement de logique

Sur le plan économique, la loi approuvée par le congrès, Mardi 22 Novembre 2016, n'est cependant pas secondaire. Outre l'augmentation nominale du salaire minimum, elle prévoit des modifications du calcul du SMI en assurant un maintien réel de la valeur, corrigée de l'inflation. Elle prévoit également une révision annuelle par le gouvernement du SMI après prise en compte de la consultation des syndicats et du patronat, mais aussi de l'évolution de la productivité, de la hausse de la participation au marché du travail et de la conjoncture.

Modération et comparaison européenne

Globalement, Unidos Podemos a justifié la forte hausse du salaire minimum en Espagne par le niveau extrêmement faible de ce dernier en termes de comparaison européenne. Le SMI est payé sur quatorze mois en Espagne. En moyenne mensuelle, il se situe aujourd'hui à sept cent soixante quatre euros. Il n'a été valorisé que de seize euros depuis le mois de janvier 2012, soit de deux pour cent au total. Cette modération est dénoncée par la gauche espagnole qui y voit une source de la précarité sociale d'une grande partie de la population. La part des espagnols en risque de pauvreté est ainsi la deuxième plus élevée en Union Européenne après la Roumanie.

Unidos Podemos revendique le relèvement important du SMI par le fait qu'il ne représente aujourd'hui que quarante et un pour cent du salaire moyen espagnol de mille huit cent quatre vingt un euros mensuels, alors que la charte sociale européenne recommande un salaire minimum représentant soixante pour cent du salaire moyen. En 2020, le SMI sera cependant à mille cent huit euros mensuels, encore inférieur à ce niveau par rapport au salaire moyen actuel qui aura sans doute connu également une revalorisation. Le SMI espagnol est le huitième plus élevé de l'Union Européenne en terme nominal et le onzième en terme de parité de pouvoir d'achat. Il est, selon ce dernier critère, inférieur au salaire minimum slovène ou turc.

Mouvement européen et logique de complément avec la Banque Centrale Européenne (BCE)

Si le Parti Populaire a poussé des cris d'orfraies concernant le risque sur la compétitivité de l'Espagne, il convient de rappeler que l'Espagne a, sous le régime de la troïka, été un des pays qui a le plus amélioré sa compétitivité avec une baisse sur dix ans de six pour cent du coût du travail par rapport à la zone euro et une hausse de douze pour cent de la productivité. Il existe donc de la marge de manœuvre, d'autant que le salaire minimum ne concerne que peu de salariés et, après la réforme du marché du travail, est moins qu'auparavant une référence pour l'ensemble de l'économie. Du reste, en l'absence d'une politique de relance européenne, les états membres en sont réduits à tenter de compléter eux-mêmes la politique de relance monétaire de la BCE. La hausse du salaire minimum y contribue sans provoquer une flambée salariale générale.

D'autres pays ont déjà engagé le relèvement du salaire minimum. C'est notamment le cas du Portugal où le gouvernement socialiste soutenu par la gauche, a relevé de cinq cent quatre vingt neuf euros à six cent dix huit euros le salaire minimum et envisage de poursuivre cette revalorisation. Le gouvernement grec a, lui, dû renoncer à toute revalorisation sous la pression des créanciers. En 2012, le salaire minimum grec avait été abaissé de vingt huit pour cent à six cent quatre vingt trois euros mensuels en moyenne. Il est encore à ce niveau.

Encore du chemin

Le projet de loi espagnol n'est cependant pas encore adopté. Il a été renvoyé en commission où il devra s'accorder avec une autre proposition de loi adopté en commission et proposé par la droite nationaliste catalane qui proposait un relèvement, mais aussi une régionalisation, du salaire minimum. Le sénat, dominé par le Parti Populaire, devra aussi donner son avis. S'il était finalement adopté, le texte serait cependant clairement une défaite pour Mariano Rajoy.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 14:55

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/26/cuba-et-castro-une-histoire-d-espoir-et-de-desesperance_5038587_3232.html#xtor=AL-32280515

 

Cuba et Fidel Castro, une histoire d’espoir et de désespérance

 

Editorial du Monde

 

Que restera-t-il de l’héritage de Fidel Castro, mort dans la nuit du vendredi 25 novembre 2016 ? Une révolution qui a, cruellement, mangé ses enfants, sans sortir le peuple de la misère ou la résistance à l’impérialisme américain ?

D’abord, Fidel Castro, mort dans la nuit du vendredi 25 novembre 2016, a représenté l’espoir, un immense espoir. Nous ne pouvons pas comprendre le retentissement de la révolution castriste sur cette petite île des Caraïbes si nous ne la resituons pas dans son époque. En cette année 1959, quand les barbudos de la guérilla menée par Fidel Castro contre la dictature de Fulgencio Batista prennent le pouvoir à la Havane, le socialisme tel qu’incarné par l'union soviétique est figé dans une tyrannie bureaucratique.

Voilà qu’une révolution menée par des jeunes gens qui font le coup de fusil dans la montagne renverse un tyran corrompu. Fulgencio Batista a confié son pays à la mafia nord-américaine, laquelle en a fait une sorte de casino pour touristes en mal d’exotisme. Tout y est, romantisme, rumba et treillis de maquisard. Telle est la légende et aussi une part de la vérité. Car les débuts de la révolution sont marqués par l’ambiguïté.

« La révolution cubaine est une démocratie humaniste », dit Fidel Castro. Deux ans durant, il hésite avant de se jeter dans les bras de Moscou. Les historiens discutent encore si c'est la faute de l’agressivité de Washington ou Fidel Castro était-il déjà décidé à instaurer un régime communiste à Cuba ?

En 1961, le choix est fait, Fidel Castro se proclame marxiste-léniniste, il instaure une dictature de fer, fait fusiller ou embastille la moindre opposition. Les libertés publiques sont anéanties et l’économie est étatisée. Contraint ou délibérément, il enferme la révolution cubaine dans le camp soviétique. Mais pour tous les déçus du communisme, peu importe, en Afrique, en Asie et ailleurs en Amérique Latine, le modèle castriste fascine et, bien au-delà du bassin des Caraïbes, anime nombre de guérillas révolutionnaires. La légende de Fidel Castro est planétaire.

Sur place, la guerre froide fait son œuvre. Washington veut la fin de l’expérience castriste. La crise des fusées, celles qu’installe le Kremlin à Cuba, se solde par une défaite pour Moscou, mais elle contribue au durcissement d’un régime dont la Central lntelligence Agency (CIA) a juré la fin. Les Etats-Unis instaurent un embargo économique total, l'union soviétique soutient l’île à bout de bras. Fidel Castro joue avec succès d’un sentiment anti yankee qu’exacerbent, dans toute la région, les menées des Etats-Unis en Amérique Latine. Aveugle à l’impitoyable répression intérieure, la gauche européenne reste longtemps séduite par le mythe castriste.

La fin de la guerre froide et l’auto dissolution de l'union soviétique en 1991 portent un coup de plus à l’économie de l’île. L’embargo américain n’a en rien assoupli le régime, au contraire.

Alors que le leader, vieillissant, plus secret et mystérieux que jamais, s’est retiré au profit de son frère Raul Castro, en 2008, le président américain Barack Obama va ouvrir la porte à la normalisation entre les deux pays. Le mouvement est en cours, Donald Trump devrait le poursuivre.

Que restera-t-il de l’héritage de Fidel Castro ? Une révolution qui a, cruellement, mangé ses enfants, sans sortir le peuple de la misère ? Un homme qui a incarné la résistance à l’impérialisme américain dans la région ? L’image d’un dictateur cynique vivant dans le luxe avec une nomenklatura de privilégiés sous la protection d’une impitoyable police secrète ? Un homme qui aura été l’un des pions de l'union soviétique, en Afrique notamment, dans la guerre froide ? L’histoire retiendra tout cela à la fois, sans tomber dans les pièges du lyrisme et de l’exotisme.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:58

 

http://www.reuters.com/article/us-usa-election-recount-idUSKBN13J18X

 

Le Parti Vert des Etats Unis recueille trois millions cinq cent mille dollars pour le recomptage des voix des élections présidentielles (Reuters)

 

Jill Stein, la candidate du Parti Vert des Etats Unis aux élections présidentielles, a annoncé Jeudi 24 Novembre 2016 avoir recueilli trois millions cinq cent mille dollars pour recompter les résultats des élections présidentielles du Mardi 8 Novembre 2016 dans le Wisconsin, dans le Michigan et en Pennsylvanie, trois états dans lesquels Donald Trump a remporté des victoires étroites.

La campagne a dépassé son objectif initial de recueillir deux millions cinq cent mille dollars et a assez d'argent pour payer les frais de dépôt du Wisconsin d’un million cent mille dollars, Vendredi 25 Novembre 2016. Dans le même temps, le Parti Vert a déclaré qu'il a porté son objectif à quatre millions cinq cent mille dollars, avant la date limite de dépôt du Lundi 28 Novembre 2016 en Pennsylvanie et du Mercredi 30 Novembre 2016 dans le Michigan.

Jill Stein est en train de pousser pour les recomptages parce que les experts ont souligné des anomalies statistiques dans les résultats dans les trois états, selon le site internet du Parti Vert.

Donald Trump, un républicain qui a fait une campagne d’un indépendant anti-establishment, a remporté les trois états par des marges étroites en dépit des sondages d'opinion publique prévoyant la victoire d’Hillary Clinton, la candidate démocrate.

« Nous méritons des élections auxquelles nous pouvons avoir confiance », a déclaré la candidate du Parti Vert, ajoutant que l'effort n'était pas destiné à aider Hillary Clinton.

Un représentant de l'équipe de transition du président élu n'a pas pu être contacté.

Mais Kellyanne Conway, la principale conseillère de Donald Trump, a suggéré que les efforts pour forcer les recomptages étaient ironiques, étant donné les critiques dures contre Donald Trump avant l'élection quand il refusait de dire s'il accepterait le résultat de ce qu'il a appelé un système politique truqué.

« Regardez qui refuse d’accepter les résultats des élections », a déclaré Kellyanne Conway dans un message Twitter, en soulignant un titre du New York Times qui disait que « les supporters d’Hillary Clinton appellent au recomptage des voix dans les états disputés ».

Bien qu’Hillary Clinton a gagné plus de voix que Donald Trump au niveau national, le promoteur immobilier a dépassé le nombre nécessaire de voix dans le collège électoral pour prendre la présidence. Les grands électeurs sont répartis état par état, la plupart du temps le candidat arrivant en première position dans un état prend tous les grands électeurs de l’état.

Jill Stein a obtenu un peu plus d’un pour cent des voix, tandis que le candidat du parti libéral Gary Johnson est arrivé à la troisième place derrière Donald Trump et Hillary Clinton.

Jill Stein a déclaré que le coût total des recomptages des voix dans les trois états était de six à sept millions de dollars, mais elle n'a pas expliqué les raisons pour lesquelles le nouvel objectif de la campagne était de seulement quatre millions cinq cent mille dollars.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:23

 

Recep Tayyip Erdogan menace de laisser passer les migrants vers l'Europe (Reuters)

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé Vendredi 25 Novembre 2016 d'ouvrir les frontières de la Turquie et de laisser passer les migrants si les européens poursuivaient dans la voie d'un gel des négociations sur l'adhésion turque au bloc communautaire.

Cette mise en garde intervient au lendemain d'un vote du parlement européen invitant la commission européenne et les états membres à entamer un gel temporaire des négociations d'adhésion en cours avec la Turquie.

« Si vous allez plus loin, la porte des frontières sera ouverte », a lancé Recep Tayyip Erdogan lors d'un congrès à Istanbul. « Ni moi, ni mon peuple, ne serons affectés par ces menaces vides. Cela n'aura aucune importance si vous approuvez tous le vote du parlement européen », a-t-il ajouté.

Jeudi 24 Novembre 2016, le premier ministre turc Binali Yildirim avait estimé que l'Europe serait noyée sous des vagues de migrants si elle ne pouvait plus compter sur l'aide de la Turquie qui, selon lui, a beaucoup moins à perdre que les européens dans le gel de la procédure d'adhésion turque.

Le vote du parlement européen, Jeudi 24 Novembre 2016, qui n'est qu'une recommandation et n'a pas de valeur contraignante, entend exprimer les inquiétudes de l'Union Européenne face à la répression menée en Turquie depuis le coup d’état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Européens et turcs ont un intérêt commun à s'en tenir à l'accord conclu sur la gestion des flux migratoires, a indiqué un porte-parole du ministère allemand des affaires étrangères.

« Si nous nous en tenons aux faits, nous constatons que les deux parties respectent l'accord et nous espérons que cela reste le cas dans l'intérêt des deux parties », a déclaré Sawsan Chebli.

L'Union Européenne, qui observe d'un oeil méfiant ce qu'elle considère comme une dérive autoritaire du régime de Recep Tayyip Erdogan avec des restrictions sur la liberté de la presse et sur le respect des droits de l'homme, a besoin de l'aide d'Ankara pour gérer la crise des réfugiés.

Plus d’un million trois cent mille personnes sont arrivées en 2015 en Europe, provoquant des tensions entre les états membres sur la manière de faire face à cette situation. L'accord passé avec la Turquie a ralenti de manière significative le nombre de nouveaux arrivants.

La Turquie précise qu'elle abrite la plus grande population de réfugiés au monde avec deux millions sept cent mille syriens et trois cent mille irakiens.

Il est peu probable que les gouvernements européens tiennent compte de la recommandation du parlement de Strasbourg. Si l'Autriche est favorable à un arrêt des négociations avec la Turquie, l'Allemagne, la France et la plupart des autres pays membres, continuent de soutenir le processus, redoutant de compromettre la collaboration avec Recep Tayyip Erdogan.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:06

 

http://www.humanite.fr/laisser-ouverte-la-porte-du-rassemblement-626557

 

Laisser ouverte la porte du rassemblement

 

Texte collectif de vingt deux secrétaires départementaux du Parti Communiste Français (PCF).

 

Lundi 21 Novembre 2016

 

Si l’on doit retenir une leçon de l’élection de Donald Trump, c’est que le capitalisme rend les sociétés malades. En l’absence d’alternative forte de gauche et de solutions immédiates de portée systémique pour améliorer la vie des gens, les électeurs choisissent le repli sur soi, l’égoïsme, l’individualisme et la haine de l’autre. Cela vaut pour les Etats Unis comme pour la France.

Cette situation inquiète sur la possibilité d’un succès du Front National en France. Il questionne la stratégie à adopter pour faire reculer l’extrême droite et battre la droite.

Il nous faut offrir une alternative crédible au tout marché et à la finance toute puissante qui génère des océans de pauvres, d’exclus et de laissés pour compte. Façonnée par des contenus crédibles et ciment d'un rassemblement large à gauche, elle constitue le socle d'un processus à vocation majoritaire capable de déjouer les pronostics d’un second tour entre la droite et le Front National. C'est pourquoi il faut laisser largement ouverte la construction de ce rassemblement en se donnant les moyens  de le pousser jusqu'au bout.

Dans ce contexte, les communistes vont voter pour savoir qui représentera leurs idées au premier tour des élections présidentielles.

La conférence nationale a fait un choix clair à plus de cinquante cinq pour cent pour engager une candidature communiste dans la bataille du rassemblement.

La deuxième option, présenter une candidature communiste porteuse de rassemblement, est la seule option qui laisse réellement la porte ouverte à ce rassemblement politique indispensable que nous souhaitons. Dans ce choix, il est en effet envisagé que soit réexaminée la situation politique si les conditions du rassemblement s’ouvrent enfin.

Par sa posture, Jean Luc Mélenchon n’offre pas de possibilité de dépasser le cadre du mouvement de la France Insoumise, son nouveau parti. Il ferme toute possibilité de rassemblement à gauche à vocation majoritaire, par principe. Ce rassemblement étant selon lui contraire au rassemblement du peuple. Et, les conditions d’intégration de la France insoumise aux élections législatives sont un repoussoir au rassemblement. La charte que doivent signer les candidats subordonne leur liberté de parole d'élu aux choix du mouvement de la France Insoumise.

Choisir la première option nous condamnerait donc à acter l’échec du rassemblement, nous enfermerait dans le cadre de propositions du mouvement de la France Insoumise et nous  paralyserait dans la poursuite de nos efforts pour débloquer la situation à gauche y compris après les échéances électorales. Elle ferait de notre engagement une participation de témoignage inféodée à Jean-Luc Mélenchon.

Choisir la deuxième option nous semble donc plus en cohérence avec la résolution adoptée à quatre vingt quatorze pour cent par la conférence nationale du PCF et plus à même de fédérer les communistes. Elle fait du rassemblement à vocation majoritaire un objectif politique du combat contre le risque d'un second tour des élections présidentielles entre la droite et le Front National. Elle place au cœur du rassemblement un pacte d'engagements communs, permettant d'ouvrir une perspective politique d'espoir, et elle laisse des marges de liberté aux communistes dans cette bataille politique.

La décision que nous prendrons influencera fortement la construction des candidatures et des programmes aux élections législatives. Nous contenterons nous d’un rassemblement autour de Jean Luc Mélenchon, qui présentera malgré tout des candidats du mouvement de la France Insoumise partout, y compris contre nos députés sortants, ou travaillerons nous les conditions d’un rassemblement plus large dans chacune des cinq cent soixante dix sept circonscriptions comme cela se prépare activement dans nos fédérations ? D’autant que nos députés ont un bilan précieux, preuve de l’utilité de nos élus. Nous pouvons nous appuyer sur cette action pour fédérer la gauche d’alternative.

Le vote du Jeudi 24 Novembre au Samedi 26 Novembre 2016 est donc important. Nous appelons les communistes à poursuivre sereinement le débat et à voter. Nous sommes évidement satisfaits que la conférence nationale ait majoritairement et clairement soutenu la deuxième option avec cinquante six pour cent des voix, celle d’une candidature communiste de rassemblement. Nous appelons les communistes à conforter par leur vote cette orientation. Quel que soit le choix finalement adopté, nous nous rassemblerons pour qu’il soit mis en œuvre. L’unité des communistes est notre bien commun.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 19:46

 

http://www.ldh-france.org/je-soutiens-laccueil-des-migrants

 

Je soutiens l'accueil des migrantes et des migrants 

Mercredi 23 Novembre 2016 

A l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), cent soixante dix neuf élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l’accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire. 

Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières. 

Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient la guerre, la dictature ou la misère. 

Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves. 

Parce que je n’oublie pas que chacun a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits. 

Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays. 

Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union Européenne et au démantèlement de la jungle de Calais, ternissent la devise « liberté, égalité, fraternité » portée par notre république. 

Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux. 

Premiers signataires

Julien Bayou, Jacques Boutault, Daniel Breuiller, Ian Brossat, Damien Carême, Laurent Cathala, Pascal Cherki, Sergio Coronado, Cécile Duflot, Sylvie Fuchs, Benoît Hamon, Mathieu Hanotin, Pierre Laurent, Louis Le Pensec, Didier Le Reste, Roger Madec, Mohamed Mechmache, Marie Pierre Vieu

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:52

 

http://www.liberation.fr/france/2016/11/24/colere-a-beaumont-sur-oise-apres-l-incarceration-de-deux-freres-d-adama-traore_1530671

 

Colère à Beaumont-sur-Oise après l'incarcération de deux frères d'Adama Traoré

 

Par Ismaël Halissat

 

Les deux jeunes hommes sont poursuivis pour des incidents en marge d'un conseil municipal à Beaumont-sur-Oise. Ils étaient venus protester contre l'attitude de la maire de leur commune qui a engagé une plainte en diffamation contre leur sœur qui s'en était indignée.

 

Bagui et Youssouf Traoré, deux frères d’Adama Traoré, le jeune homme mort cet été après son arrestation par des gendarmes, ont été placés en détention provisoire Mercredi 23 Novembre 2016 en attente d’un procès prévu au mois de décembre 2016. La justice les poursuit pour « outrages et violences » à l’encontre d’agents dépositaires de l’autorité publique.

Leur incarcération intervient après plusieurs jours de tensions à Beaumont-sur-Oise, dans le département du Val d'Oise, où vit une partie de la famille Traoré. Côté judiciaire, le dossier est pratiquement vide selon leur avocat.

Cette nouvelle séquence débute le Jeudi 17 Novembre 2016. Ce jour-là, la maire de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) de Beaumont sur Oise, Nathalie Groux, annonce son intention de porter plainte en diffamation contre Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, pour des propos tenus le 28 septembre 2016 sur Canal Plus. « La maire de Beaumont-sur-Oise a choisi son camp, elle se met du côté des gendarmes, c’est-à-dire du côté des violences policières », avait réagi Assa Traoré. Peu de responsables politiques ont exprimé un soutien à la famille. Nathalie Groux en premier lieu, dont le seul lien établi avec les proches d’Adama Traoré est désormais une plainte. Le conseil municipal doit même voter la prise en charge des frais de justice de l’élue, une somme pouvant aller jusqu’à dix mille euros. Plusieurs soutiens de la famille veulent alors se rendre au conseil municipal où sera débattue la prise en charge de ces frais. L’accès leur est refusé, « faute de place suffisante », explique le parquet de Pontoise. C’est à ce moment-là, selon les dépositions des policiers municipaux et des gendarmes, qu’ont eu lieu des outrages et des violences de la part de Bagui et de Youssouf Traoré.

Syndrome asphyxique

Ces faits interviennent plus de quatre mois après la mort du jeune homme de vingt quatre ans, dont les circonstances précises demeurent toujours floues. Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est interpellé dans un appartement après avoir tenté de prendre la fuite lors d’un contrôle.

Selon leurs propres déclarations, les gendarmes se jettent sur lui pour le maintenir avec un plaquage ventral. Une technique policière controversée qui peut dans les cas les plus graves entraîner la mort.

Au moment de l’interpellation, Adama Traoré leur fait part de difficultés à respirer. Il perd connaissance quelques minutes plus tard et meurt menotté, face contre terre dans la cour de la gendarmerie de Persan Beaumont, commune limitrophe de Beaumont-sur-Oise.

Dans la foulée, le procureur de la république de Pontoise en poste à l’époque, Yves Jannier, communique sur les causes du décès. Selon lui, Adama Traoré avait une « infection très grave touchant plusieurs organes » puis évoque une « pathologie cardiaque ». Mais ses déclarations sont contredites par les éléments du dossier d’enquête.

Les deux autopsies indiquent notamment que l’une des causes de la mort est un « syndrome asphyxique ». Ce qui pose la question des conditions d’interpellation par les gendarmes, non évoquées dans la communication du procureur. Aujourd’hui, l’affaire est « dépaysée » à Paris sur demande de la famille. Yves Jannier a depuis été muté, sans lien avec cette affaire officiellement. Et les résultats définitifs de plusieurs examens médicaux ne sont toujours pas connus.

Risque de renouvellement des violences

Les deux frères d'Adama Traoré ont été interpellés le Mardi 22 Novembre 2016. Après deux jours de garde à vue, Bagui et Youssouf Traoré se sont retrouvés Marcredi 23 Novembre 2016 devant le tribunal en comparution immédiate. Leur avocate a demandé le renvoi du procès pour préparer leur défense. En réponse, le parquet requiert leur placement en détention provisoire dans l’attente de l’audience.

Contacté, le procureur de Pontoise par intérim, Jacques Cholet, motive ses réquisitions par la « gravité des faits poursuivis et le risque de renouvellement des violences ». Bagui et Youssouf Traoré sont incarcérés dans la foulée sur décision des juges. Le parquet de Pontoise a également profité d’avoir Bagui Traoré sous la main pour mettre à exécution une condamnation antérieure à la mort de son frère, de six mois ferme. Les deux frères seront jugés le 14 décembre 2016 pour les faits allégués de violence devant la mairie de Beaumont-sur-Oise.

« Tout repose sur des déclarations des policiers municipaux et gendarmes qui sont critiquables », selon Yassine Bouzrou, avocat de la famille. Aucun témoin extérieur n’a été auditionné.

Les violences les plus importantes commises contre une policière municipale ont été estimées à un jour d’Incapacité Totale de Travail (ITT). Après l’annonce de l’incarcération des deux frères, des violences urbaines ont eu lieu à Beaumont-sur-Oise, dans la nuit du Mercredi 23 Novembre au Jeudi 24 Novembre 2016. Une dizaine de personnes y auraient participé.

Selon la préfecture, « un bus a été incendié, ainsi que six autres véhicules ». Un rassemblement est organisé à Beaumont sur Oise Jeudi 24 Novembre 2016 pour demander la libération des deux frères.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:39

 

Des officiers turcs de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ont demandé l'asile en Europe (Reuters)

 

Des officiers turcs en poste à l'OTAN ont déposé des demandes d'asile après la tentative de coup d’état avortée du mois de juillet 2016, a déclaré Vendredi 18 Novembre 2016 le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Reuters a rapporté au mois d’octobre 2016 que des centaines d'attachés turcs en poste à l’OTAN en Europe et aux Etats-Unis avaient été révoqués par les autorités turques avant d'être arrêtés et emprisonnés pour une majorité d'entre eux dès leur retour au pays.  

Jens Stoltenberg a souligné que si la Turquie restait un allié crucial au sein de l'OTAN, elle n'était pas dispensée de respecter l'état de droit, y compris dans les enquêtes qu'elle mène contre les auteurs de la tentative de coup d’état.

« Certains officiers turcs travaillant dans les structures de commandement de l'OTAN ont demandé l'asile aux pays dans lesquels ils travaillent », a déclaré Jens Stoltenberg, ajoutant que ces dossiers relevaient des pays en question.

Depuis le Vendredi 15 Juillet 2016, plus de cent dix mille militaires, fonctionnaires, magistrats, enseignants ou encore policiers ont été révoqués et trente six mille personnes incarcérées attendent d'être jugées pour leur implication présumée dans la tentative de coup d’état. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:24

 

Donald Trump dit ne plus avoir le temps de se battre en justice (Reuters)

 

Donald Trump a dit Samedi 19 Novembre 2016 avoir accepté un accord à l'amiable de vingt cinq millions de dollars pour régler un différend judiciaire avec d'anciens étudiants de l'université qu'il avait fondée parce qu'il doit désormais se consacrer à son rôle de président.

Ces milliers d'anciens élèves disent avoir été floués en payant jusqu'à trente cinq mille dollars pour apprendre des secrets d'investissements dans le secteur de l'immobilier auprès de formateurs triés sur le volet par Donald Trump.

L'annonce d'un accord à l'amiable est intervenue Vendredi 18 Novembre 2016.

Deux procès collectifs avaient été engagés en Californie et une troisième action judiciaire avait été intentée devant le procureur général de New York, Eric Schneiderman.

« J'ai réglé cette affaire de la Trump University parce qu'il faut que je me concentre sur notre pays », dit le futur président des Etats-Unis sur Twitter.

« La seule mauvaise chose concernant la victoire à la présidentielle est que je n'ai pas le temps d'engager une longue procédure judiciaire à propos de Trump University. C’est dommage », ajoute-t-il dans un second tweet sur le sujet.

Cette affaire était devenue source d'embarras pour le candidat républicain lors de la campagne présidentielle. Il s'en était en effet pris au juge instruisant les plaintes en Californie, Gonzalo Curiel, assurant qu'il ne pouvait pas être impartial en raison de son origine mexicaine.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:12

 

Quinze mille fonctionnaires de plus écartés en Turquie (Reuters)

 

Les autorités turques ont annoncé Mardi 22 Novembre 2016 quinze mille nouveaux limogeages dans la fonction publique, l'armée et la police, ainsi que la fermeture d'organes de presse soupçonnés d'être impliqués dans le coup d'état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Près de deux mille des personnes visées font partie des forces armées, environ sept mille six cent personnes appartiennent aux forces de police, quatre cent personnes appartiennent à la gendarmerie et plus de cinq mille personnes sont des agents d'institutions publiques, parmi lesquels des infirmières, des médecins et des sages-femmes.

Les dernières annonces, contenues dans deux décrets, portent à plus de cent vingt cinq mille le nombre de personnes renvoyées ou suspendues de leur fonction depuis le coup d'état manqué du mois de juillet 2016 que les autorités turques imputent à Fethullah Gülen, prédicateur musulman qui s'est exilé aux Etats-Unis en 1999.

Depuis le mois de juillet 2016, trente six mille personnes ont été placées en détention dans l'attente de leur procès pour leur rôle présumé dans ce putsch manqué, qui a fait plus de deux cent quarante morts.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé que ces mesures avaient permis d'affaiblir de manière significative le réseau qu'auraient constitué les partisans de Fethullah Gülen, tout en précisant que la répression n'était pas achevée.

« Nous savons qu'ils n'ont pas été totalement évincés. Ils sont encore présents dans notre armée, notre police et notre justice », a déclaré Recep Tayyip Erdogan devant la presse. « Nous ne leur abandonnerons pas notre pays. Nous ne les laisserons pas ravager cette nation. Nous ferons le nécessaire ».

Fethullah Gülen, opposant de Recep Tayyip Erdogan après avoir été son allié, a démenti être à l'origine du complot.

Le décret annonce aussi la fermeture de trois cent soixante quinze institutions, de dix huit associations caritatives et de neuf organes de presse. Depuis le mois de juillet 2016, plus de cent trente organes de presse ont été contraints de fermer en Turquie.

Indépendamment des deux décrets rendus publics, les autorités ont émis des mandats d'arrêt Mardi 22 Novembre 2016 contre soixante personnes dont des pilotes de l'armée de l'air basés à Konya, dans le centre du pays, et soupçonnées d'être liées au camp guléniste.

Plus de trois cent pilotes ont d'ores et déjà été interpellés ou renvoyés depuis la tentative de coup de force, au cours de laquelle les putschistes ont utilisé des chasseurs et des hélicoptères, mais aussi des chars, pour bombarder le parlement et d'autres édifices officiels à Ankara et tenter de s'emparer du pouvoir.

Les organisations de défense des droits de l'homme accusent le président Recep Tayyip Erdogan d'exploiter le putsch manqué pour museler l'opposition.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens