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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 11:48

 

Le gouvernement dénonce un Nicolas Sarkozy « berlusconien » (Reuters)

 

« Coup d'état verbal, lutte berlusconienne, manière de malfrat », le gouvernement a sorti vendredi l'artillerie lourde contre Nicolas Sarkozy, qui a comparé les écoutes judiciaires dont il a fait l'objet aux pratiques de la STASI.

 

L'ancien président a publié dans le Figaro une tribune où il dénonce une « violence inédite et une absence de scrupules sans précédent » de la part de l'exécutif, semant le trouble dans la classe politique à l'avant-veille des élections municipales.

 

Mais c'est surtout la comparaison qu'il établit entre ces écoutes, qui ont poussé la justice à ouvrir une information judiciaire pour « trafic d'influence » afin de déterminer s'il a tenté de peser sur le cours de la justice, et les méthodes de la police politique de l'ancienne RDA qui a fait bondir les socialistes.

 

Après le premier ministre Jean-Marc Ayrault et le président François Hollande, qui ont jugé « insupportable » de faire le lien entre une dictature et un état démocratique, plusieurs ministres et responsables socialistes ont encore haussé le ton vendredi.

 

« C'est du Berlusconi à quoi nous assistons, c'est-à-dire de la grande gueule contre les institutions », a déclaré Michel Sapin. « Jeter l'opprobre contre une décision de justice, c'est une manière de malfrat, ce n'est pas une manière d'ancien président de la république ».

 

Le ministre du travail a estimé que la comparaison avec la STASI s'apparentait à un « coup d'état verbal ».

 

L'ancien président du conseil italien, dont la carrière politique a pris fin l'an dernier avec deux condamnations définitives, avait pour habitude de fustiger les juges « rouges » qui, selon lui, voulaient sa mort publique.

 

« PRÉTENDU COMPLOT DES JUGES »

 

Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg a lui aussi estimé que Nicolas Sarkozy s'était lancé dans une « lutte d'inspiration berlusconienne » contre les magistrats, rappelant qu'il s'en était également pris au conseil constitutionnel qui a annulé ses comptes de campagne de 2012.

 

« Lorsqu'il engage le bras de fer avec les magistrats comme l'a fait Silvio Berlusconi, nous savons qu'il finira par perdre, parce que Silvio Berlusconi pendant toute sa carrière a commis des infractions, il a été condamné, les magistrats ont fait appliquer la loi de façon indépendante », a dit Arnaud Montebourg sur France Inter.

 

« C'est une lutte berlusconienne parce qu'il a fait croire à l'opinion publique qu'il était victime d'acharnement, mais il n'y a nul acharnement, c'est l'application de la loi ».

 

Le président de l'assemblée nationale Claude Bartolone a souligné sur BFM TV le fait que Silvio Berlusconi avait été le « seul chef d'état européen » à tenter de faire pression sur la justice de son pays avant Nicolas Sarkozy.

 

Dans son texte, l'ancien chef de l'état, qui dit avoir subi quatre perquisitions ayant mobilisé trois juges et quatorze policiers, se dit totalement innocent dans tous les dossiers judiciaires le visant, dénonçant la « prétendue affaire Karachi » ou le supposé financement de sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.

 

COPÉ DONNE RAISON À SARKOZY

 

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a justifié la charge portée dans la tribune et estimé qu'il fallait sanctionner le gouvernement à l'occasion des élections municipales dont le premier tour aura lieu dimanche.

 

« Il était indispensable que Nicolas Sarkozy réponde comme il l'a fait alors qu'il était l'objet d'attaques incessantes », a-t-il dit à la presse. « Je vois la manière dont réagit ce gouvernement qui une nouvelle fois fait la démonstration qu'il a bien cherché à instrumentaliser cette affaire ».

 

Mais de nombreux magistrats ont aussi réagi pour démentir toute instrumentalisation politique de leur action, refusant toutefois de s'engouffrer dans une querelle politique.

 

Dans un communiqué, l'Union Syndicale des Magistrats, majoritaire, a dit refuser de répondre à la tribune, « considérant que toute polémique ne pourrait qu'accréditer dans l'opinion publique l'idée d'un prétendu complot des juges. L'USM exhorte chacun à laisser la justice poursuivre les enquêtes en cours dans la sérénité, hors de toute pression, tentative de déstabilisation ou instrumentalisation ».

 

Le Syndicat de la Magistrature, classé à gauche et directement visé par Nicolas Sarkozy, dénonce quant à lui « la violence inédite avec laquelle un ancien chef d'état s'attaque aux institutions ».

 

Fait rare, la présidente du tribunal de grande instance de Paris s'est également exprimée.

 

Dans un court texte, elle rappelle vendredi que « les juges d'instruction, statutairement indépendants, instruisent à charge et à décharge et que leurs décisions sont soumises au contrôle des juridictions supérieures ». Elle ajoute souhaiter qu'ils puissent travailler « en toute sérénité ».

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:50

 

Premier convoi humanitaire en Syrie à partir de la Turquie (Reuters)

 

Un premier convoi humanitaire de l'ONU a pu franchir la frontière turque pour entrer en Syrie Jeudi 20 Mars 2014 suivant les demandes du conseil de sécurité en faveur d'un meilleur acheminement de l'aide aux populations syriennes, a rapporté un journaliste de Reuters.

 

Plusieurs camions, appartenant pour la plupart au Programme Alimentaire Mondial (PAM), sont entrés en Syrie à partir du poste frontière de Nusaybin, situé dans une région à majorité kurde.

 

Cette aide était destinée au ravitaillement de la ville kurde de Kamichli dans le nord-est de la Syrie, a précisé un responsable.

 

Affichant une rare unanimité sur le sujet, le conseil de sécurité de l’ONU a appelé en début de mois à un meilleur acheminement de l'aide humanitaire en Syrie en ouvrant un accès transfrontalier auquel Damas se montrait réticent en raison de son incapacité à contrôler certaines régions proches de la Turquie.

 

Des responsables onusiens en Turquie négocieraient l'accès à deux autres points de passage dont celui de Bal al Haoua ouvrant sur les provinces d'Idlib et d'Alep tenues par les rebelles syriens.

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:33

 

http://www.marchasdeladignidad.org/objetivos/manifiesto/manifeste-francais

 

Manifeste des Marches de la Dignité

 

Nous lançons un appel pour la dignité et contre le mépris de l’état espagnol, dans la capitale, à Madrid, Samedi 22 Mars 2014, non au paiement de la dette, plus de coupes budgétaires, contre les gouvernements au service de la troïka, un travail et un toit, pour toutes et tous.

 

En 2014, nous sommes confrontés à une situation extrêmement difficile, une situation extrême, une urgence sociale qui nous appelle à donner une réponse collective pour la classe ouvrière, pour la citoyenneté et pour le peuple.

 

Des millions de travailleurs sont au chômage. Avoir les capacités manuelles et intellectuelles  et ne pas trouver un emploi décent est humiliant. Il gaspille les talents collectifs de la société, hypothèque leur avenir indéfiniment. Les travailleurs ne méritent pas cet abus de notre dignité collective.

 

Des centaines de milliers de familles ont perdu leurs maisons. C’est inhumain d’expulser une famille de sa maison, seulement pour nourrir la cupidité de certains banquiers sans scrupules, banquiers au service de la troïka qui appauvrit davantage la classe ouvrière et le peuple sans défense.

 

Pendant ce temps, les employeurs prennent l’excuse du chômage de masse, pour baisser les salaires, augmenter les conditions de travail déplorables pour ceux qui ont encore un emploi.

 

Les travailleurs, compte tenu de la situation difficile, ne peuvent même pas remettre en question leur rôle en tant qu’exploités contre le capital. Le système essaie de nous forcer à montrer son appréciation pour les employeurs, convertis en bienfaiteurs de la société. Il est temps de répartir le travail et la richesse pour que les gens croient en un avenir positif.

 

Notre jeunesse ne peut absolument pas construire un projet de vie avec les politiques actuelles et n’a pas d’autres choix que de faire un séjour à l’étranger avant que ce ne soit le tour de nos parents et grands parents.

 

Nous disons non à un système patriarcal qui nous attire vers le passé, qui décide à notre place, en niant la possibilité de décider de devenir mère ou pas, provocant une remise en question de la parentalité.

 

Nous souffrons des politiques mises en œuvre par le gouvernement du Parti Populaire au service de la troïka (FMI, BCE et Commission Européennne), qui constitue un vol de la dignité humaine et l’appauvrissement de la majorité sociale. Ces politiques sont fondées sur le paiement d’une dette illégitime, qui est le produit de la spéculation bancaire et des excès des différents gouvernements.

 

Il est inacceptable de privatiser la rentabilité, alors que nous réduisons le budget de la santé, l’éducation, la dépendance, les transports publics, l’eau, l’énergie, les communications et les services sociaux, tout cela affecte négativement nos droits en tant que citoyens. Ils se moquent de nos ainés qui subissent une énorme perte de pouvoir d’achat et qui voient leurs économies de toute une vie volées par cette escroquerie financière.

 

Le gouvernement du PSOE, avec le soutien du Parti Populaire, a modifié l’article cent trente cinq de la constitution pour le paiement de la dette. Il justifie cela en disant que nous avons vécu au dessus de nos moyens et donc qu’il fallait réduire notre déficit, pourtant, les banques et les spéculateurs n’ont pas subi de coupes budgétaire quand il a fallu injecter  des dizaines de milliards d’euros pour les « sauver ».

 

Ils profitent de la crise pour se trouver des excuses. Pourtant, ce sont bien ses politiques qui sont à l’origine de l’augmentation de la souffrance, de la pauvreté, de la faim et même de la mort, néanmoins, ils continuent de faire des énormes profits au détriment de nos vies.

 

Le capitalisme est un système qui profite aux bénéfices de quelques uns et qui conduit inexorablement  à une catastrophe environnementale et sociale d’une importance incalculable.

 

Pour une grande majorité, les crises sociales sont un drame humain. Mais pour une minorité, c’est une grande entreprise. Quand nous protestons, leurs seules réponses sont la répression et la criminalisation du syndicalisme et des mouvements sociaux. Pour combattre cette répression, nous devons continuer à nous défendre dans la rue.

 

Le régime issu de la constitution de 1978 n’a pas été fait pour le peuple, il n’est que corruption et n’a aucune légitimité. Les droits et les libertés nous ont été volés dans l’intérêt d’une minorité pour qu’ils en fassent des bénéfices, ce qui nous a amené à cet état d’urgence sociale, basé sur le démantèlement de l’éducation et de la santé publique, la réduction considérable des pensions de nos aînés, l’expropriation et la fermeture de nos entreprises qui ont entrainé des milliers de licenciements.

 

Les différents gouvernements sont hors-la-loi, les droits appartiennent aux entreprises, pour réduire les coûts et maintenir la corruption. Ce système injuste a été mis en place pour assurer une production et une distribution de la richesse inégale.

 

Nous appelons le peuple à exercer sa souveraineté, en élevant la voix d’en bas, démocratiquement, à construire un processus constitutionnel qui garantisse les libertés démocratiques, le droit de décision et les droits fondamentaux des personnes.

 

Pour  la marche pour la dignité du Samedi 22 Mars 2014, nous considérons qu’il est important de montrer une mobilisation de masse, unifiée et concluante contre les politiques qui violent les droits humains et la justice sociale.

 

C’est une manifestation pour l’emploi décent, pour le revenu de base, pour les droits sociaux, pour les libertés démocratiques et contre le paiement de la dette, contre les coupures budgétaires, contre la répression et la corruption. Nous voulons une société d’hommes et de femmes libres, une mobilisation contre un système qui ne nous plait pas et qui ne nous représente pas.

 

Que partent le Parti Populaire et les gouvernements qui portent atteinte aux droits sociaux fondamentaux et qui collaborent avec la politique de la troïka, nous ne voulons plus d’eux.

 

Nous lançons donc cet appel, Samedi 22 mars 2014, que nous nous rassemblions toutes et tous, des quatre coins de la péninsule, que nous descendions dans les rues de Madrid, pour notre dignité, pour la mobilisation sociale et contre l’état espagnol.

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:10

 

http://www.memoria.dz/ao-2013/dossier/les-r-solutions-congr-s-la-soummam

 

Les résolutions du congrès de la Soummam du 20 Août 1956 

 

Par Boualem Touarigt  

Le congrès de la Soummam a eu une importance capitale pour la conduite de la révolution et son succès. Il a organisé les instruments politiques et militaires de la guerre de libération nationale. Les différentes zones de la révolution (qui deviennent des wilayas) ont été délimitées territorialement. L’Armée de Libération Nationale est devenue une armée quasi régulière avec une hiérarchie, des grades, des commandements aux compétences bien définies.

Le congrès de la Soummam a voulu faire des groupes de moudjahidine des combattants disciplinés, organisés obéissant à une tactique militaire adaptée au terrain et à la nature du combat à mener.

La grande force des résolutions du congrès de la Soummam réside dans le fait qu’elles ont clairement défini les buts politiques de la guerre de libération nationale. La stratégie militaire adoptée soumet les actions du combat armé à un objectif politique principal, forcer le gouvernement français à reconnaître le droit à l’indépendance du peuple algérien. Tout est soumis à cet objectif, la nature du combat, les tactiques de guerre, les unions et les alliances.

Le congrès a défini une stratégie d’union du peuple algérien, toutes catégories confondues autour d’un objectif stratégique principal, l’indépendance nationale.

Il a fait de la révolution algérienne un grand mouvement populaire armé, doté des structures et des formes d’organisation les plus adaptées à la lutte, suivant une stratégie de large union au-delà des divergences idéologiques, des contradictions sociales et des différences religieuses. L’objectif principal de la guerre de libération nationale affirmé dans la déclaration du premier novembre 1954 a été clarifié et explicité et le congrès a posé le cadre d’une négociation avec le gouvernement français en affirmant les conditions essentielles (indépendance totale dans l’unité du territoire et du peuple dans toutes ses composantes), et en offrant les garanties pour la minorité européenne et en ouvrant la porte à une coopération économique et culturelle d’une Algérie indépendante avec la France.

La grande dimension humaniste de la révolution s’est exprimée dans les textes affirmant le droit à la coexistence pacifique des populations de confessions différentes dans le respect des droits et devoirs égaux pour tous.

L’organisation de l’Armée de Libération Nationale

Le congrès de la Soummam met en place une organisation minutieuse des structures de l’ALN. L’Algérie est divisée en six wilayas, remplaçant les anciennes zones. Chaque wilaya est, elle-même, divisée en zones (mintaka) et chaque zone en secteur (kism). Le congrès institue un commandement militaire collégial où tâches militaires e tâches politiques sont fortement liées entre elles.

La wilaya est dirigée par un conseil de wilaya sous l’autorité d’un colonel, chef politico militaire, assisté de trois adjoints avec le grade de commandant, chargés des différentes missions : militaire, politique, renseignements et liaisons. La zone est dirigée par un capitaine assisté de trois lieutenants, prenant chacun en charge les différentes missions.

La même organisation est appliquée au secteur dont le commandant est un adjudant assisté de trois sergents chefs. Les territoires de chacune des wilayas, zones et secteurs sont découpés et les limites définitivement tracées. Alger et ses proches banlieues constituent une zone autonome.

Sur le plan purement militaire, le congrès définit les unités de combat. La plus importante unité de combat est la compagnie (katiba) composée de cent dix combattants. Elle est divisée en sections (ferka) qui peut réunir trente cinq hommes elle-même divisée en plusieurs groupes (fawdj) avec onze hommes.

Cette organisation n’est pas rigide. Les officiers de l’ALN disposent de la latitude d’adapter leur organisation en fonction des impératifs de la lutte sur le terrain qui peuvent varier selon les régions et les tactiques imposées par l’ennemi. Les combattants pourront mener des opérations concertées qui réuniront plusieurs katibas pour mener ponctuellement des opérations communes. Dans d’autres circonstances, ils éclateront leurs forces en petits groupes qui se fonderont dans la nature pour échapper aux opérations de ratissage et mener des actions de harcèlement rapides et répétées pour éclater et disperser les forces ennemies. Le congrès fit de la mission de renseignements et liaisons une tâche essentielle de l’action armée où la réussite de toute opération militaire exigeait une bonne connaissance des forces ennemies et une grande capacité de mouvement.

Les objectifs de la révolution sont politiques

La direction du FLN ne concevait pas de lutte armée sans travail politique. La formation des combattants était indispensable et régulièrement menée par les commissaires politiques à tous les échelons.  Le travail politique en direction des populations était aussi indispensable. On l’a vu dès le déclenchement de la révolution où les combattants évitèrent les coups d’éclat, s’attachant à préparer les populations par un long et patient travail d’explication. L’adhésion des populations était assimilée comme condition du succès de la révolution.  

Le congrès de la Soummam instaure dans les zones rurales des assemblées du peuple de cinq membres, élues par les populations et chargées de l’administration générale, état civil, affaires judiciaires, questions économiques.

La révolution est dotée d’organes de délibération et d’organisation. Un Conseil National de la Révolution Algérienne (CNRA) est institué, composé de trente quatre membres dont dix sept titulaires et dix sept suppléants. Il est l’organe dirigeant de la révolution, seul habilité à ordonner un cessez-le-feu et à négocier l’indépendance. Il désigne un organe de direction de cinq membres, le Comité de Coordination et d’Exécution (CCE) qui siège à Alger.

Le congrès de la Soummam réaffirme les objectifs de la guerre de libération. Celle ci s’est enracinée dans le milieu rural. Les populations paysannes supportent le choc des premiers combats et tiennent bon. Le FLN donne un sens politique à son combat. Il capitalise les expériences du mouvement national. L’objectif n’est pas principalement militaire. La guerre de libération ne sera pas un soulèvement, ni une simple révolte paysanne ni une insurrection spontanée.

« La preuve est faite que la révolution algérienne n’est pas une révolte de caractère anarchique, localisée, sans coordination, sans direction politique, vouée à l’échec.  La preuve est faite qu’il s’agit au contraire d’une véritable révolution organisée, nationale et populaire, centralisée, guidée par un état-major capable de la conduire jusqu’à la victoire finale ».

La plate-forme de la Soummam considère la guerre de libération nationale comme une lutte ayant avant tout des objectifs politiques et qui demande un long travail d’éducation politique, un encadrement de la population, une stratégie d’union de toutes les forces anticolonialistes.

Le congrès de la Soummam définit les buts de guerre.

«  Il ressort que, vu notre situation, nos buts de guerre sont politico militaires, l’affaiblissement total de l’armée française, pour lui rendre impossible une victoire par les armes, la détérioration sur une grande échelle de l’économie colonialiste par le sabotage, pour rendre impossible l’administration normale du pays, la perturbation au maximum de la situation en France sur le plan économique et social pour rendre impossible la continuation de la guerre et l’isolement politique de la France en Algérie et dans le monde ».

La direction du FLN est consciente du rapport de forces strictement militaire. Elle vise par l’action armée à créer un climat d’insécurité généralisée. Elle cherche à entraîner le pouvoir colonialiste dans une guerre d’usure qui l’obligera à se disperser et à épuiser ses forces. La continuité des opérations militaires exigera un effort financier matériel et militaire impossible à tenir qui épuisera les moyens du gouvernement français. Le but ultime de l’action armée est d’amener ce gouvernement à négocier une issue politique, « la preuve est faite que le gouvernement français, convaincu de l’impossibilité d’une solution militaire, est obligé de rechercher une solution politique ».

Forcer le gouvernement français à la négociation

Le FLN s’est déclaré, le premier novembre 1954, prêt à négocier une issue à la guerre de libération. Le congrès de la Soummam réaffirme cette position et en fixe le cadre, « conditions d’un cessez-le-feu, reconnaissance de la nation algérienne indivisible et reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie et de sa souveraineté dans tous les domaines, jusque et y compris la défense nationale et la diplomatie ».

Le congrès fixe un cadre général de discussion qui sera plus tard repris lors des négociations d’Evian. En effet, il précisa ce qu’il était prêt à aborder, une fois reconnu le droit à l’indépendance du peuple algérien, « négociations pour la paix, les points de discussion, limites du territoire algérien (limites actuelles y compris le Sahara algérien), minorité française (sur la base de l’option entre citoyenneté algérienne ou étrangère, pas de régime préférentiel, pas de double citoyenneté algérienne et française), biens français, transfert des compétences et formes d’assistance et de coopérations françaises dans les domaines économique, monétaire, social et culturel ».

Le congrès de la Soummam avait une vision claire des divergences à aplanir avec l’autorité coloniale pour aboutir à l’indépendance définitive. Il fixa les conditions minimales d’une négociation avec le gouvernement français, unité du peuple algérien (pas de droits particuliers selon les confessions et une citoyenneté algérienne unique), unité du territoire qui devait inclure les régions sahariennes, indépendance totale avec souveraineté entière y compris sur la défense nationale et la diplomatie. Le FLN confirmait ainsi son refus de la large autonomie ou de l’indépendance limitée que le gouvernement français appliquera dans certaines de ses anciennes colonies africaines, gardant le contrôle de la défense nationale. Pour autant, le congrès de la Soummam ne ferma pas la porte à des négociations entre états souverains dans les domaines économique, monétaire et culturel. Le compromis proposé sera finalement accepté par le gouvernement français, après plusieurs années de luttes. La coopération envisagée dès le mois d’août 1956 prit forme dans les accords d’Evian qui reprenaient des propositions avancées par le congrès de la Soummam et en fait annoncées dans la proclamation du premier novembre 1954. Celle-ci affirmait que « nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes, la reconnaissance de la nationalité algérienne et l’ouverture de négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, unie et indivisible ».   

Regrouper tous les algériens

Le FLN se voulait le continuateur du mouvement de libération nationale, le creuset de la volonté d’indépendance de toutes les catégories d’algériens, le seul interlocuteur légitime du gouvernement français dans une éventuelle négociation pour l’indépendance. L’appel du premier novembre 1954 considérait que le FLN était un mouvement de rénovation « se dégageant de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération ».

Le congrès de la Soummam fixa le cadre politique de cette union sacrée. Il définit les couches sociales qui appuient cette lutte et lui donneront son contenu social, ses revendications spécifiques, « la participation massive de la population des fellahs, khammès et ouvriers agricoles à la révolution, la proportion dominante qu’elle représente dans les moudjahidines et les moussebilines de l’Armée de Libération Nationale ont profondément marqué le caractère populaire de la résistance algérienne ».

La plate-forme du congrès souligne l’apport du mouvement ouvrier qui est décisif malgré la faiblesse numérique de la classe ouvrière, « la classe ouvrière peut et doit apporter une contribution plus dynamique pouvant conditionner l’évolution rapide de la révolution, sa puissance et son succès final. Le FLN ne doit pas négliger le rôle politique qu’il peut jouer pour aider et compléter l’action syndicale indépendante de l’UGTA en vue de sa consolidation et de son renforcement ».

Le congrès reconnaît aussi l’importance du rôle joué par les commerçants et artisans et de l’apport décisif des étudiants et des intellectuels. En fait, au moment où se tient le congrès, le FLN avait accueilli les militants nationalistes issus du mouvement national et qui n’avaient pas participé au déclenchement de la révolution. La stratégie d’union des forces nationales entamée dans les années 1930 avec le congrès musulman, accentuée par la constitution du mouvement des amis du manifeste de la liberté pendant la seconde guerre mondiale est renforcée. Le FLN recueille les effets de la radicalisation des différentes forces politiques après mai 1945 qui se rapprochent progressivement.

Le déclenchement de la lutte armée amène un important contingent de militants de ces forces politiques à rejoindre le FLN. Le congrès de la Soummam concrétise cette union nationale, cette nouvelle configuration du mouvement national en admettant dans les organes dirigeants des militants qui se joignent aux radicaux ayant déclenché la lutte armée. Deux anciens membres du comité central du MTLD sont au CCE (Ben Khedda et Dahlab), six autres siègent au CNRA (Aïssat Idir, Benyahia, Louanchi, Mehri, Temmam, Yazid) où entrent Ferhat Abbas et Ahmed Francis ayant fait partie de l’élite politique modérée du mouvement national et Tewfik al Madani, membre de l’association des oulémas.

Dans cette alliance sacrée autour de l’indépendance nationale, le congrès de la Soummam affirme le contenu social de la révolution qui prendra en charge les revendications des catégories les plus pauvres de la population, notamment les paysans. La recherche de l’union l’amène à isoler l’ennemi principal qui est la colonisation et ses suppôts directs. Il condamne explicitement les agissements de Messali et du mouvement qu’il dirigeait, le MNA qu’il accusait de constituer en Algérie des groupes armés en vue de « créer des opérations de provocation et de saboter par le défaitisme, le désordre et l’assassinat, la révolution algérienne et ses dirigeants militaires et politiques ». Il considère que ce mouvement s’est manifesté comme « une secte contre-révolutionnaire dans des opérations de diversion, de gangstérisme, de confusion et de mensonges », confirmant même que « Messali représente, en raison de son orgueil et de son manque de scrupules, l’instrument parfait pour la politique impérialiste », relevant que le gouverneur général Jacques Soustelle affirmait en novembre 1955 que Messali était sa dernière carte.

Convaincre les modérés et les amener à la révolution

Le congrès de la Soummam recommande une attitude extrêmement souple envers les élus algériens présents dans les institutions colonialistes. Il les incite à s’en retirer en essayant de les convaincre d’apporter leur appui au mot d’ordre d’indépendance. La démarche du FLN avait déjà porté lorsque le 26 septembre 1955, le député Bendjelloul de Constantine, jusque-là docile et servant fidèlement l’administration coloniale, réussit à faire adopter par des élus algériens (députés, sénateurs, conseillers) une motion qui dénonce « la répression aveugle et constate que la politique dite d’intégration, qui n’a jamais été sincèrement appliquée est actuellement dépassée ». C’est la motion dite des soixante et un. Soustelle désigne les agitateurs qu’il rend responsables de cette révolte, des élus algériens modérés acquis dans un premier temps à la lutte politique légale puis gagnée à l’indépendance et que le FLN fera se rallier à lui, Bendjelloul, Tamzali, Mesbah, Ould Aoudia, Benchenouf, Francis Sator. Les ténors médiatiquement connus comme Sayah et Farès rejoignent le mouvement.

Le congrès de la Soummam avait prévu de la tactique colonialiste qui sera appliquée par le gouvernement français même après l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle, trouver une troisième force, une élite politique acquise à une domination néocoloniale. Le FLN la combattra par la persuasion, par l’adhésion au FLN des éléments modérés, « convaincre avec patience et persévérance les éléments retardataires, encourager les hésitants, les faibles, les modérés, éclairer les inconscients ».   

C’est une marche en avant dans le sens historique de l’humanité

C’est dans son attitude vis-à-vis de la minorité européenne que le congrès adopte des positions très modernes et audacieuses, pleines de sens politique. Il donne à la Révolution algérienne sa dimension humaniste et tolérante. On peut citer bien des passages des textes adoptés.

« C’est une révolution organisée et non une révolte anarchique. C’est une lutte nationale pour détruire la colonisation et non une guerre religieuse. C’est une marche en avant dans le sens historique de l’humanité et non un retour vers le féodalisme. La révolution algérienne n’a pas pour but de jeter à la mer les algériens d’origine européenne, mais de détruire le joug colonial inhumain. La révolution algérienne n’est pas une guerre civile ni une guerre de religion. La révolution algérienne veut conquérir l’indépendance nationale pour installer une république démocratique et sociale garantissant une véritable égalité entre tous les citoyens d’une même patrie, sans discrimination. La ligne de démarcation de la révolution ne passe pas entre les communautés religieuses qui peuplent l’Algérie, mais entre, d’une part, les partisans de la liberté, de la justice, de la dignité humaine et d’autre part, les colonialistes et leurs soutiens, quelle que soit leur religion ou leur condition sociale ».

Le congrès de la Soummam reprend les positions adoptées précédemment par le mouvement national, aussi bien par le MTLD que par l’association des oulémas et continue le message porté par la proclamation du premier novembre 1954.

En affirmant la primauté du politique sur le militaire, le congrès de la Soummam signifiait que son action militaire avait pour but de forcer le gouvernement français à accepter l’indépendance de l’Algérie et qu’il n’y avait pas d’objectifs exclusivement militaires. Il signifiait que toute action entreprise devait se mesurer à ses conséquences politiques, élever le moral de la population et renforcer sa cohésion, ramener les indécis et les modérés à l’idée d’indépendance, barrer la route aux alliés de la colonisation, susciter le soutien et la sympathie auprès des populations françaises et sur la scène internationale. Le congrès de la Soummam n’effaça pas les contradictions qui existaient objectivement dans la population algérienne. Il se contenta d’affirmer un contenu social fort qui allait marquer le cheminement de la révolution algérienne et les politiques de l’Algérie indépendante. Son objectif principal était l’union de tous les algériens pour l’indépendance, toutes conditions sociales confondues et quelles que furent les confessions. Cette ligne coupa les ponts à la politique du général de Gaulle qui chercha en vain à dégager une troisième force, composée d’algériens opposées à l’indépendance, puis d’algériens voulant l’indépendance mais sans le FLN et sous la protection de la France. Contrairement à certaines interprétations, le FLN ne s’est pas divisé entre partisans et adversaires de la négociation. Celle-ci était présente comme objectif principal de la révolution dès le premier novembre 1954, longuement explicitée dans les résolutions du congrès de la Soummam et par la suite appuyée massivement par les combattants de l’ALN. 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 16:46

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article101

 

Ou en sont les révolutions arabes

 

La prochaine réunion débat du Club Politique Bastille aura lieu Samedi 22 Mars 2014 à 14 heures 30 à l’EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris Métro Gare de Lyon

 

Introduction au débat avec la participation de Luiza Toscane (sur les révolutions arabes), Françoise Clément (sur la Libye) et Mohand Bakir (sur l’Algérie).

 

Nous publions ci-dessous trois courtes introductions au débat.

 

Les processus commencés il y a trois ans pour la justice sociale et la démocratie, portés dans la plupart des pays arabes par des populations paupérisées, au chômage ou vivant dans des régions périphériques, ont débouché rapidement sur la chute de trois présidents (Tunisie, Egypte, Yémen) et la disparition d’un régime (Libye). Partout, au slogan unanime « le peuple veut », ont succédé les revendications des groupe opprimés (femmes, minorités culturelles, religieuses ou ethniques, réfugiés et travailleurs étrangers). Et des luttes écologiques ont émergé lors de ces révolutions. Pourtant l’exigence première est toujours là pour les révolutionnaires de Syrie et de Bahrein, et elle revient en boucle lors des soulèvements qui touchent tour à tour les populations de ces pays. Partout, les luttes sociales incessantes et parfois explosives sont là pour rappeler que nulle part les revendications portées par les révolutionnaires n’ont pas été satisfaites, quelles que soient les équipes qui se sont succédées pour gouverner. Ces révolutions ont révélé le caractère éphémère des organes d’auto organisation que les populations s’étaient donnés pour organiser leur mobilisation et l’absence de toute structure à même de conduire ce processus révolutionnaire. (Luiza Toscane).

 

La révolution libyenne n’est pas reconnue comme telle par beaucoup pour avoir permis l’intervention de l’OTAN sur décision de l’ONU. Les libyens font pourtant l’expérience du processus démocratique avec l’émergence de milliers d’associations, des partis, le débat et les affrontements sur les questions de partage des richesses, d’organisation politique, de droits des minorités culturelles et de droits des femmes.

 

Les milices, régionales ou politiques, nées dans la résistance à Khadafi, continuent de remplacer les appareils sécuritaires du régime déchu, faute de consensus sur le partage des ressources et l’organisation du pouvoir. Le congrès national, seule institution nationale, est composée de cent vingt élus des régions, que divisent leurs intérêts respectifs, et de quatre vingt élus de partis, divisés entre islamistes et laïcs libéraux. Le courant fédéraliste (non représenté au congrès) a capitalisé en Cyrénaïque et dans le sud le refus des dirigeants de l’ouest, deux fois plus peuplé que l’est mais dépourvu de pétrole, de laisser les régions plus riches en ressources gérer ces dernières. Le port de Misrata a reçu du pouvoir central la gestion du port de Benghazi, mais sa milice, comme la plupart des milices régionales, a été exclue de Tripoli par ses habitants. Les islamistes et la majorité arabophone du parlement ont refusé aux berbères un statut identique à celui de l’arabe pour leur langue et un quota suffisant à l’assemblée constituante, ce qui a les poussés à boycotter cette dernière, se retirer du parlement, puis rejoindre ceux qui exigeaient sa dissolution. En retour, les islamistes ont profité de l’échec du premier ministre laïc libéral Zidan à empêcher les fédéralistes de l’est de vendre directement du pétrole à la Corée du Nord, pour obtenir d’une majorité de députés régionaux sa destitution et le projet de renvoyer la milice islamiste « bouclier de Libye » restaurer l’autorité centrale à l’est. Les féministes ont obtenu la parité électorale pour les élections du congrès, mais la majorité islamo-tribale les a ramenées à dix pour cent des sièges à l’assemblée constituante et a restauré la polygamie. (Françoise Clément).

 

L’Algérie, l’exception au « printemps arabe » est elle sur le point de connaître une éruption ? Les élections programmées pour le 17 avril 2014 ont fait naître des tentions au sein de l’establishment, mais aussi, une réaction au sein de secteurs particuliers au sein de la société, journalistes, intellectuels, universitaires prennent la parole avec une exigence de rupture. Le mouvement naissant Barakat avance l’idée d’une transition vers une seconde république « démocratique, sociale et moderne ». La rue ne bouge pas encore, mais que vont charrier les prochaines semaines ? Le régime autoritaire, en place depuis 1957, date de la liquidation de l’orientation nationale démocratique arrêtée au congrès de la Soummam, va-t-il céder à la demande d’une société inquiète pour son devenir, ou aura-t-il la tentation de chercher à perdurer au prix d’une répression féroce ? Quelles évolutions prévisibles face aux enjeux et à l’ampleur potentielle que pourrait prendre l’irruption de la société dans une équation politique dont elle est restée exclue ? (Mohand Bakir)

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 21:43

 

Teodorin Obiang en examen pour les « biens mal acquis »

 

PARIS (Reuters) - Teodorin Obiang, fils du président de Guinée Equatoriale, a été mis en examen mardi pour blanchiment dans l'affaire dite des « biens mal acquis », a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

 

Des juges français enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains, Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang et le défunt président gabonais Omar Bongo, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

 

Teodorin Obiang, vice président de la Guinée Equatoriale, s'est vu signifier sa mise en examen par visio conférence, a dit à Reuters son avocat, Emmanuel Marsigny.

 

Cette audition n'avait pas été possible auparavant « au regard des fonctions qui sont les siennes et de l'immunité qui s'y attache », a-t-il précisé.

 

En juin 2013, la justice française a rejeté des recours de la Guinée Equatoriale visant à faire annuler tout un pan de l'enquête sur l'affaire dite des « biens mal acquis ».

 

Elle contestait notamment la saisie, en juillet dernier, d'un immeuble luxueux de l'avenue Foch, dans le seizième arrondissement de Paris, appartenant selon les enquêteurs au fils du président équato-guinéen.

 

À cette date, Teodorin Obiang n'était plus le propriétaire de cet immeuble, affecté par la Guinée Équatoriale à l'exercice de sa mission en France, et jouissait à ce titre de l'immunité diplomatique, faisaient valoir ses avocats.

 

Mais pour les juges d'instruction, qui le soupçonnent d'avoir financé son patrimoine immobilier en France avec des fonds publics en provenance de son pays, il était bien le seul maître des lieux.

 

L'hôtel particulier parisien de six étages a fait l'objet d'une perquisition de deux semaines en février 2012.

 

Les magistrats avaient alors saisi des oeuvres d'art, du mobilier ancien, des vins fins et autres objets précieux d'une valeur globale estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros.

 

Ils y avaient déjà saisi en 2011 de nombreuses voitures de luxe, une opération validée en novembre dernier par la cour d'appel de Paris.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 20:21

 

http://www.syriafreedomforever.wordpress.com/2014/03/17/courant-de-la-gauche-revolutionnaire-en-syrie-formation-des-factions-de-la-liberation-du-peuple-pour-la-commemoration-du-3eme-anniversaire-de-la-revolution-syrienne

 

Courant de la Gauche Révolutionnaire en Syrie

 

Formation des « Factions de la Libération du Peuple » pour la commémoration du troisième anniversaire de la révolution syrienne

 

Mardi 18 Mars 2014

 

Militantes et militants pour la liberté, la justice et la démocratie,

 

La révolution populaire en Syrie qui rentre dans sa quatrième année traverse une étape compliquée et délicate. Les victimes et les blessés dépassent les centaines de milliers, les réfugiés et les exilés se comptent en millions, tandis que la destruction ravage le pays ne laissant que des ruines. Le régime dictatorial bourgeois a pu de son côté reprendre, avec l’assistance de ses alliés, l’avantage sur le terrain militaire, alors que l’influence de la contre révolution fasciste s’étend.

 

En concomitance, les états impérialistes négocient sur le dos du peuple syrien révolutionnaire. Ces états méprisent totalement les revendications justes de la révolution syrienne, cherchant à travers leurs négociations à maintenir le régime d’oppression, d’exploitation et de corruption, avec quelques lueurs de réformes superficielles.  La réponse du régime autoritaire bourgeois aux revendications pacifistes des masses durant la première année de la révolution fût sanglante et sauvage. C’est la raison pour laquelle des larges sections des masses se sont  engagées dans la lutte armée, pour se défendre et protéger leurs familles et leurs villes. On constate, que cette forme de la lutte des masses est la réaction à la brutalité sans limite du régime dictatorial. Des lors, ce qui a été une réaction est devenue une forme populaire de lutte irrévocable.

 

Les forces contre révolutionnaires, qu’elles soient locales, régionales et internationales, se sont ruées sur notre révolution populaire dans le but de l’avorter et de la dévier de son contexte populaire et démocratique. C’est ainsi que des états bien connus dans la région ont mobilisé toutes leurs énergies afin d’y parvenir. Toutes ces données n’ont fait qu’aggraver, encore davantage, une situation qui continue à dominer les forces de l’opposition, situation caractérisée par l’absence d’une vision politique claire et du brouillage de ces positions. La situation négative de ces oppositions ne sont que le résultat des propres tiraillements issus, à l’origine, des divergences et les conflits entre les programmes politiques et militaires des forces régionales et impérialistes qui veillent sur les dites oppositions.

 

Mais, les enseignements tirés des trois années passées de l’histoire de la révolution confirment clairement que ces forces régionales et internationales travaillent, malgré leurs contradictions, ensemble ou chacune de son côté, afin de stopper la révolution.

 

Ils ont en effet essayé ensemble de la transformer en guerre confessionnelle, de l’avorter en tant que révolution populaire, démocratique et sociale. Le régime fasciste tue les masses révolutionnaires de notre peuple au nom de la « nation » ou du « front du refus » d’un côté, et d’autre part, les forces fascistes de la contre révolution tuent aussi les nôtres au nom d’ « allah et la religion ». C’est pourquoi ces deux derniers ne sont que les deux revers d’une même médaille, le despotisme et l’exploitation. C’est pourquoi la contre révolution en question n’hésite jamais à recourir au confessionnalisme, aux doctrines religieuses et autres dogmes, le nationalisme et le régionalisme local comme moyens falsifiés et usés, pour tenter de parvenir à défigurer la conscience des masse et ceci afin, comme elle essaye de le faire, de dévier la lutte sociale en cours et de diviser les masses.

 

La flamme de notre révolution populaire reste malgré tout ardente, et a réussi à éviter de tomber dans ce piège mortel.

 

Notre révolution a vu le jour dans le contexte des révolutions qui se sont déclenchés depuis l’année 2010 dans les pays de notre région. Si notre révolution exerce une influence sur le parcours général de ces révolutions, elle est à son tour influencée, en contre partie, par ces révolutions. Ceci n’est pas un simple discours purement théorique, puisque les différents évènements prouvent à quel point les processus révolutionnaires en cours dépendent des unes et des autres.

 

Cependant, nous pensons également que notre révolution est une partie intégrante des luttes mondiales pour la libération, l’égalité sociale et le socialisme. Elle intègre la bataille menée par le peuple palestinien pour reconquérir l’ensemble de sa terre et de ses droits. Elle fait partie de la lutte des ouvriers et des paysans sans terre en Amérique Latine. Elle est une partie intégrante des grèves des travailleurs dans les mines en Afrique du Sud comme dans les autres pays, tel que la lutte des masses en Europe contre le néo libéralisme et la mondialisation capitaliste, ainsi que dans les luttes des ouvriers opprimés au sud est asiatique, et à travers les luttes de la femme pour acquérir ses droits et l’égalité avec l’homme. Donc, nos luttes convergent et sont unies contre le régime capitaliste mondial basé sur l’exclusion, le pillage et l’exploitation, et à travers lequel  les grandes puissances impérialistes agressives mènent des combats entre elles pour accumuler encore plus de profits sur le dos de millions et de millions d’êtres vivants et de leurs souffrances.

 

Les militants de la gauche radicale étaient présents dès le début de la révolution.

 

Nombreux parmi eux et elles ont même été parmi ses initiateurs en tant que groupes récemment formés, ou bien des cadres dirigeants qui s’étaient retirés des partis communistes officiels dont les dirigeants étaient considéré comme agissant tel des agents du pouvoir bourgeois sanguinaire. Hélas, nombreux parmi eux et elles ont disparu en tant que militants actifs à cause, soit de la répression, soit de l’exil ou soit par leur répugnance vis-à-vis de la lutte armée.

 

Mais, quant à nous, le Courant de la Gauche Révolutionnaire, nous nous sommes attachés avec assiduité, malgré nos modestes moyens matériels, à la participation dans toutes les formes de luttes de masses, y compris, l’engagement individuel dans la lutte armée.

 

Aujourd’hui, notre compréhension du momentum révolutionnaire actuel nous confirme que le temps est venu pour le Courant de la Gauche Révolutionnaire à jouer un rôle dans la lutte populaire armée, à travers la formation de la « Faction de la Libération du Peuple ». Cela ne signifie pas que nous mettons de côté, même momentanément, toutes les formes de luttes pacifiques des masses, afin de rassembler tous les moyens pour affronter la violence du pouvoir fasciste et des composantes réactionnaires de la contre révolution. Pour parvenir au triomphe de la révolution populaire et de la défaite de la contre révolution, la révolution continue par la radicalisation de son essence démocratique et sociale, par  la défense des intérêts directes et générales des couches populaires, par la garantie de l’indépendance de la volonté populaire loin de toutes interventions impérialistes ou régionales, quelles qu’elles soient, et la libération par tous les moyens de nos terres occupées du Golan.

 

C’est au nom du peuple révolutionnaire, ces travailleurs, ces opprimés et ces marginalisés, c’est au nom de la Syrie de la liberté, de l’égalité et de la justice sociale qui surgit tous les jours malgré les souffrances et les ruines, que nous, le Courant de la Gauche Révolutionnaire, nous annonçons la formation des « Factions de la Libération du Peuple » qui a comme base le programme original des objectifs la révolution. Nous signalons qu’elle a comme tâche l’auto défense qui s’étend aux masses populaires et leurs libertés.  Ces masses qui ont payé un lourd tribut dans leurs confrontations avec toutes les composantes de la contre révolution, y compris, et en premier lieu, le régime autoritaire et bourgeois.

 

Ainsi, nous n’appelons pas à la mort mais à une vie libre et digne pour les masses populaires, comme pour toutes les masses populaires. Et parce que la vie est véritablement belle, nous voulons garantir aux générations actuelles et celles de l’avenir soient libérées de tous les malheurs de la vie, et libérées de toutes les formes de despotisme, d’exploitation et de violence.

 

Dans nos luttes avec classes populaires pour leurs libérations, nous lançons un appel à toutes les forces de la gauche et du socialisme dans notre région comme dans le monde entier pour une solidarité internationaliste au plus haut niveau, solidarité ferme et intègre.

 

Car, l’avenir de notre révolution aura une importance certaine dans l’évolution des processus révolutionnaires dans notre région et même plus loin encore.

 

Gloire à nos martyrs, une guérison rapide pour nos blessés, et la liberté pour nos prisonniers,

 

Vive la révolution populaire continue,

 

Tous les pouvoirs et les richesses au peuple.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 20:07

 

Kiev menace la Crimée et demande à l’ONU une zone démilitarisée

 

KIEV (Reuters) - L'Ukraine a menacé les autorités de Crimée de sanctions, mercredi 19 mars 2014, et a affiché son intention de demander à l’ONU de décréter une zone démilitarisée dans la péninsule et de prendre des mesures pour obtenir le retrait des forces russes qui l'occupent depuis trois semaines.

 

Le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov, a mis en garde les autorités criméennes contre de possibles mesures de représailles si les « provocations » contre les soldats ukrainiens stationnés dans la péninsule ne cessent pas.

 

Les soldats russes ont pris dans la matinée à Sébastopol le contrôle du quartier général de la flotte ukrainienne, sans tirer un coup de feu. L'amiral ukrainien Serhiy Haïdouk a été emmené par les forces spéciales russes, a dit un porte-parole de l'armée ukrainienne.

 

« Si d'ici 21 heures, les provocations contre les troupes ukrainiennes n'ont pas cessé, et si l'amiral Haïdouk et les autres otages n'ont pas été libérés, les autorités de Kiev prendront les mesures appropriées, y compris de nature technique et technologique », déclare Oleksander Tourtchinov dans un communiqué.

 

La péninsule est essentiellement approvisionnée en électricité, en eau et en nourriture depuis le territoire continental de l'Ukraine.

 

« L'armée russe refuse cyniquement de négocier la fin des provocations et la libération des otages », poursuit le président ukrainien.

 

L'Ukraine a également l'intention de demander à l'ONU de faire de la Crimée une zone démilitarisée et de prendre des mesures visant à obtenir le retrait des forces russes de la péninsule, a déclaré mercredi Andriy Paroubi, secrétaire du conseil national de sécurité et de défense.

 

Le plus haut responsable des services de sécurité ukrainiens a également annoncé que le ministère des affaires étrangères avait reçu pour instruction d'imposer des visas aux ressortissants russes. Moscou a immédiatement imposé une mesure similaire aux ukrainiens, selon l'agence RIA.

 

Andriy Paroubi, qui s'exprimait devant la presse, a estimé que le Kremlin prévoyait d'occuper le reste du territoire ukrainien et d'empêcher le bon déroulement de l'élection présidentielle du 25 mai.

 

« Un train de mesures a été pris en réaction au comportement de la Russie. Le ministère des affaires étrangères a reçu la consigne d'imposer un régime de visas à la Fédération de Russie », a-t-il dit.

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 19:53

 

http://www.humanite.fr/monde/une-marche-geante-va-prendre-madrid-le-22-mars-561101

 

Une marche géante va « prendre Madrid » Samedi 22 Mars 2014

 

Par Jean Ortiz

 

Samedi 15 Mars 2014

 

Depuis des mois  se prépare dans toute l'Espagne les « Marches de la Dignité ». En colonnes venues de toutes les latitudes de la Péninsule, Samedi 22 mars 2014, elles vont « envahir » Madrid. Sur toutes les routes, des marcheurs sont déjà à l'effort depuis des jours, vers la capitale.

 

En ruisseaux humains qui vont devenir des flots, des vagues, à l'approche du Samedi 22 mars 2014. Et c'est dur. Cela nécessite du courage, de bons souliers et une logistique solidaire lourde. Des milliers d'autres « marcheurs » arriveront à Madrid en bus. Les drapeaux républicains flottent.

 

Une multitude de chômeurs (six millions en Espagne),  de « sans terre » (alors que de grands « cortijos » de trente mille  hectares ou plus monopolisent la terre en Andalousie), de précaires, de victimes des expulsions  locatives, comptent camper à Madrid et y rester. Sur leur parcours, ils ont été  reçus dans villes et villages, déclinant les revendications dans les rencontres, les assemblées, avec leurs hôtes travailleurs, étudiants, paysans et fonctionnaires.

 

Il peut y avoir un avant et un après Samedi 22 mars 2014. Plus d'un million de « marcheurs » sont attendus. Au départ, l'idée a été lancée par le Syndicat Andalou des Travailleurs, de Diego Cañamero, le « Front civique-nous Sommes la Majorité » de l'ancien secrétaire général du PCE Julio Anguita et les « Campements de la dignité d'Extrémadure ».

 

Le manifeste et les revendications « aglutinantes » ont permis que nationalement les marches soient soutenues par Izquierda Unida, la CGT, la CNT-AIT, de nombreux collectifs de lutte, et localement par une constellation « d'assemblées populaires », une multitude de mouvements sociaux, les « marées » vertes des enseignants, blanches des personnels de la santé, contre les privatisations, rouges des travailleurs licenciés de la multinationale Coca Cola, des comités larges regroupant les différentes colères, le PCE, les « plate formes » contre les dizaines de milliers d'expulsions consécutives à l'explosion de la « bulle spéculative immobilière » (quatre vingt six mille familles andalouses ont ainsi été expulsées de leurs maisons et appartements par les banques), ATTAC, les collectifs du mouvement du 15 mai ou issus du mouvement du 15 mai, la Gauche Anticapitaliste, les associations de quartier et de voisins et les organisations  citoyennes.

 

Les deux grands syndicats UGT et CCOO se sont jusqu'à présent tenus à l'écart du mouvement, nationalement, mais l'unité syndicale s'est matérialisée au pays basque, en Galice, à Valence, à Murcie et en Andalousie et l'ensemble des syndicats de salariés de ces régions convergent déjà ensemble vers Madrid.

 

Entraîner « la gauche qui traîne les pieds »

 

Pour les colonnes de « marcheurs », il s'agit d'engager un bras de fer frontal, dans la durée, avec le gouvernement et les différents pouvoirs qui se sont succédé, « au service du capitalisme et de la troïka ». Cette journée de rébellion démocratique, de « désobéissance », pacifiques,  devrait constituer la plus grande levée populaire de l'après franquisme, et pourrait marquer la naissance, selon ses organisateurs, « d'un mouvement nouveau », d'une « unité sociale de toutes les victimes du système », d'un « mouvement du 15 mai ouvrier ». « Nous ne voulons que, comme d'habitude, nos actions restent sans lendemain », a déclaré Julio Anguita.

 

Joint par www.humanite.fr , Diego Canamero Valle se félicite de ce qui « enfin bouge », des efforts unitaires pour entraîner « la gauche qui traîne les pieds ». Diego Canamero, sous la menace d'une peine de prison pour « occupation illégale de terres », nous répond avec passion, comme il galvanise les siens,  et tous les autres « qu'il faut gagner ».

 

« Qu'ils s'en aillent ces gouvernements-parasites, ces dirigeants corrompus, qu'ils soient jugés et emprisonnés, tout comme les banquiers sangsues et pourris » ajoute Diego Canamero. « Ils ne nous représentent pas, cette caste d'intouchables. Ils considèrent normal de voler. Les espagnols n'ont pas voté pour cela. L'économie n'appartient pas à ces prédateurs. La démocratie, lorsque les gens ont faim, n'est qu'un simulacre. Le silence du peuple me fait peur. Il est temps de se réveiller, de se mettre à marcher, de prendre les rues et les places. La dignité avant tout; elle est inaliénable. Répandons la dignité. Ils peuvent tout nous prendre, mais pas la dignité ».

 

Le manifeste des Marches de la dignité appelle à construire « le pouvoir du peuple ».

 

Les revendications se veulent fédératrices, non au paiement de la dette (l’Espagne rembourse quotidiennement cent cinq millions d’euros au titre du paiement des intérêts de la dette), non aux coupes budgétaires sociales et publiques, un emploi digne et un toit pour tous, un revenu « de base », qui permette de vivre.

 

Depuis des mois, l'Espagne populaire résiste, manifeste, crie et souffre. Si les milliers de petits ruisseaux commencent enfin à converger et à s'unir, un avenir nouveau peut poindre Samedi 22 mars 2014.

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:23

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/crimee/direct-crimee-le-conflit-entre-dans-une-phase-militaire-selon-le-premier-ministre-ukrainien_555549.html

 

« Le conflit entre dans une phase militaire » selon le premier ministre ukrainien

 

Un officier ukrainien est mort à Simferopol, Mardi 18 Mars 2014, lors d'une tentative d'assaut contre sa base militaire, dans ce chef-lieu de la Crimée, occupée par les troupes russes.

 

Quelques heures après la signature par Vladimir Poutine d'un traité rattachant cette péninsule à la Russie, le premier ministre ukrainien considère que le conflit est « entré dans une phase militaire ».

 

« Aujourd'hui, les troupes russes ont commencé à tirer sur nos soldats. C'est un crime de guerre », a asséné le premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk.

 

Selon le commandant de la marine ukrainienne, Sergueï Gaïdouk, trente huit bases militaires ukrainiennes sont bloquées par les forces russes en Crimée. « Les tentatives de prise d'assaut d'unités militaires en utilisant des armes se sont multipliées ces derniers jours. Lors d'une attaque contre une base à Simferopol, un officier ukrainien a été blessé par balles à la jambe », a-t-il détaillé. Quelques minutes après, le ministère de la défense a annoncé la mort de l'officier.

 

L'Union européenne et les Etats-Unis ont unanimement condamné le rattachement de la péninsule à la Russie. Ils menacent Moscou de nouvelles sanctions. 

 

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