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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:33

 

La trêve n’a tenu que quelques heures à Kiev, l’Union Européenne mobilisée

 

KIEV (Reuters) - La trêve n'a tenu que quelques heures à Kiev, qui a de nouveau basculé jeudi dans la violence avec trente neuf morts au moins dans les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, désormais autorisées à utiliser des armes de combat.

 

Sur le plan diplomatique, Laurent Fabius et ses homologues allemands Frank-Walter Steinmeier et polonais Radoslaw Sikorski ont prolongé leur mission dans la capitale ukrainienne. Après avoir rencontré pendant quatre heures le président Viktor Ianoukovitch, ils revoyaient en fin d'après-midi les chefs de file de la contestation.

 

Vladimir Poutine, qui a suspendu pour l'heure son aide financière à Kiev, a dépêché pour sa part un médiateur, son conseiller en matière de droits de l'homme Vladimir Loukine, chargé de faire la navette entre le pouvoir et l'opposition.

 

Depuis la reprise des affrontements mardi matin entre manifestants et forces de l'ordre, soixante sept personnes au moins ont été tuées et des centaines d'autres blessées dans ce qui constitue les pires violences qu'ait connues l'Ukraine depuis son indépendance, en 1991.

 

Mercredi soir pourtant, Ianoukovitch annonçait une « trêve » négociée avec les chefs de file de la contestation.

 

Mais de nouveaux affrontements ont éclaté en début de matinée dans le centre de la capitale, où des manifestants radicaux ont repris le contrôle de la place de l'indépendance.

 

TIRS À L'ARME AUTOMATIQUE

 

Lançant des pierres et des bombes incendiaires, ils ont chargé en direction de secteurs de la place proches de la présidence et du parlement que les forces de l'ordre avaient repris dans l'assaut donné mardi soir.

 

Des éléments de la « berkout », la police anti émeutes, ont tiré à l'arme automatique pour couvrir le repli de leurs collègues. D'autres ont été vus tirant sur la foule depuis un toit dominant la place. Un opposant casqué a été filmé en train de tirer à l'abri derrière un arbre.

 

La télévision ukrainienne a retransmis pour sa part des images où l'on voit des policiers emmenés de force par des hommes en tenue de combat. Soixante-sept policiers ont été pris en otage, a affirmé le ministère de l'intérieur, qui a autorisé la « berkout » à faire usage d'armes de combat.

 

« J'ai signé un décret et la police a reçu des armes de combat qui seront employées conformément à la loi », a dit le ministre de l'intérieur, Vitali Zakharchenko.

 

D'après un bilan communiqué en fin d'après-midi par les services de santé de Kiev, on recensait trente neuf morts depuis 6 heures du matin, ce qui fait, et de loin, de la journée de jeudi la plus sanglante depuis le début de la contestation, fin novembre.

 

MÉDIATION EUROPÉENNE

 

Le parlement aurait été un temps évacué, rapportent des médias ukrainiens, tandis que l'entretien prévu entre le président Viktor Ianoukovitch et les trois ministres européens dépêchés à Kiev n'a pu se tenir en temps voulu et comme prévu à la présidence.

 

« Fumée noire, détonations et coups de feu autour du palais présidentiel, rencontre déplacée à un autre endroit, responsables pris de panique », a twitté Radoslaw Sikorski, le ministre polonais des affaires étrangères, arrivé à Kiev avec ses homologues français Laurent Fabius et allemand Frank-Walter Steinmeier.

 

Les trois ministres des affaires étrangères se sont entretenus pendant plus de quatre heures avec Viktor Ianoukovitch.

 

En fin d'après-midi, ils revoyaient les trois chefs de file historiques de la contestation, l'ancien ministre de l'économie Arseni Iatseniouk, l'ancien boxeur Vitali Klitschko qui dirige le parti libéral Oudar et le nationaliste Oleh Tiahnibok, qui ont paru débordé ces derniers temps par l'émergence de Praviy Sektor (Secteur Droite), organisation d'extrême droite qui a appelé aux armes.

 

Sikorski a indiqué que cette nouvelle rencontre devait permettre de « tester l'accord proposé » sur une sortie de crise. Une source diplomatique indique pour sa part que le projet d'accord en cours de discussion inclut un gouvernement provisoire.

 

A Paris, une source diplomatique française s'est faite plus prudente, « pour le moment on ne peut pas parler de projet d'accord sur le contenu, on discute des demandes des deux côtés, dont le gouvernement, les élections, la constitution et la manière d'arrêter les violences ».

 

De l'issue de la médiation du trio européen devait dépendre la décision de leurs collègues européens réunis à Bruxelles pour évoquer d'éventuelles sanctions contre des responsables ukrainiens jugés responsables des violences.

 

SANCTIONS EUROPÉENNES ET PRESSIONS RUSSES

 

Le projet de communiqué que Reuters s'est procuré évoque des « mesures ciblées contre les responsables de ces violences et de l'usage de la force excessive » et indique que « des états membres ont décidé d'appliquer un embargo sur les armes et une interdiction sur les équipements utilisés pour la répression intérieure ».

 

Les responsables européens faisaient valoir qu'il ne s'agissait que d'une version de travail et que la décision reviendrait aux ministres du conseil des affaires étrangères sur la base des informations relayées par le trio Fabius Steinmeier Sikorski.

 

D'après la ministre italienne Emma Bonino, les européens ont décidé en fin d'après-midi d'imposer des privations de visas et le gel des avoirs d'un certain nombre de responsables ukrainiens.

 

Les Etats-Unis, qui ont d'ores et déjà imposé des interdictions de visas à l'encontre de vingt personnalités ukrainiennes, ont exigé pour leur part le retrait immédiat des forces de sécurité déployées dans le centre de Kiev.

 

« Nous sommes scandalisés par les images des forces de sécurité ukrainiennes utilisant des armes automatiques sur leur propre peuple », a commenté Jay Carney, porte-parole de la présidence américaine.

 

La Russie n'est pas restée inactive, accentuant la pression sur Ianoukovitch.

 

Vladimir Poutine s'était engagé à la mi-décembre à fournir une aide de quinze milliards de dollars (onze milliards d'euros) et à réduire les tarifs du gaz vendu à l'Ukraine après la décision de Viktor Ianoukovitch de ne pas signer un accord d'association avec l'Union Européenne.

 

Une première tranche a été débloquée à la veille de noël. Mais selon une source connaissant le dossier, la décision du déblocage de l'aide a pris une dimension politique et ne relève plus du ministère russe de l'économie.

 

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a expliqué que Moscou ne pourrait traiter qu'avec « des autorités légitimes et compétentes, un gouvernement sur lequel le peuple ne s'essuie pas les pieds comme sur un paillasson ».

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:12

 

TRENTE ANS APRES BIG BROTHER

Je vous annonce par ce message la fin du piratage de mon adresse électronique yahoo.

Le ou les pirates prenaient les commandes de mon adresse électronique yahoo Mercredi 19 Février 2014 vers 2 heures du matin heure française, à l’heure du coup d’état en Ukraine, comme dirait Poutine.

Je recevais aujourd’hui Jeudi 20 Février 2014 à 3 heures du matin un message de Yahoo Customer Care par lequel il me donnait à nouveau accès à mon adresse électronique yahoo.

Dans une situation dans laquelle mon adresse électronique yahoo reçoit environ deux cent messages par jour, je constatais la disparition de la totalité de mes messages pendant vingt cinq heures entre Mercredi 19 Février 2014 à 2 heures du matin et Jeudi 20 Février 2014 à 3 heures du matin.

Ils ne disparaissaient certainement pas par l’opération du saint esprit, ils ne disparaissaient certainement pas pour tout le monde.

Je n’ai aucune raison de contestation de la version officielle de Yahoo Customer Care et je la diffuse comme elle est.  

Ce n’est pas du tout la première attaque électronique contre mon adresse électronique yahoo et ce ne sera certainement pas la dernière.

Bernard Fischer

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 21:28

 

L’ouest de l’Ukraine échappe au contrôle de Kiev

 

LVIV, Ukraine (Reuters) - Les opposants ukrainiens ont proclamé Mercredi 19 Février 2014 l'autonomie de la ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, après une nuit de violence durant laquelle des manifestants se sont emparés des bâtiments publics et ont contraint la police à se rendre.

 

L'assemblée régionale de Lviv, une ville de sept cent cinquante mille habitants dans une région qui en compte deux millions cinq cent mille, a diffusé un communiqué dénonçant la « guerre ouverte » lancée par le gouvernement du président Viktor Ianoukovitch contre les manifestants de Kiev et annonçant qu'elle assumerait désormais localement le pouvoir exécutif.

 

« Le parlement prend sur lui-même la responsabilité de l'avenir de cette région et de son peuple », a-t-elle dit.

 

Cette proclamation de Lviv, un bastion du nationalisme ukrainien proche de la frontière avec la Pologne, renforce la possibilité parfois évoquée d'une partition de l'ancienne république soviétique entre l'ouest ukrainophone et l'est russophone.

 

D'après la Pologne, des ukrainiens bloquaient également le poste-frontière de Korczowa, près de Lviv, et selon les médias locaux, des bâtiments publics ont été envahis par des opposants dans d'autres villes d'Ukraine occidentale à Khmelnitski, Ivano-Frankivsk, Oujorod et Ternopil.

 

Pendant la nuit, alors qu'à cinq cent kilomètres de là, des manifestants affrontaient la police sur la place de l'indépendance à Kiev, des heurts dont le dernier bilan est de vingt six morts, des centaines d'habitants de Lviv ont pris part à des manifestations dans une atmosphère chaotique.

 

Des jeunes gens cagoulés se sont emparés du siège de l'administration dépendant du pouvoir central et ont contraint les forces du ministère de l'intérieur à évacuer les lieux.

 

« NOUS SOMMES LES PLUS FORTS »

 

Dès la fin de l'après-midi, le centre historique de la ville avait été envahi par des groupes de manifestants violents qui ont dressé des barricades autour d'une caserne de police en réclamant la reddition des policiers.

 

Ceux-ci sont sortis les mains sur la tête et ont été dépouillés de leurs gilets pare-balles.

 

La caserne a été incendiée, de même que le bureau du service de la sécurité d'état (SBU) et les locaux du procureur d'état. Des émeutiers ont jeté des documents à travers les fenêtres brisées. Des voitures carbonisées gisaient au milieu des rues.

 

« Nous sommes les citoyens de Lviv », criait la foule. « Nous sommes les plus forts ».

 

Bien que de nombreux dirigeants ukrainiens, qu'ils soient liés au pouvoir ou à l'opposition, minimisent les tensions culturelles et linguistiques en Ukraine, l'est et l'ouest du pays offrent des contrastes marqués.

 

L'architecture baroque et néoclassique de Lviv rappelle son passé de capitale régionale au sein de l'empire autrichien des Habsbourg. La ville est par la suite devenue polonaise pendant l'entre-deux-guerres.

 

Par contraste, les villes industrielles dans les bassins houillers et sidérurgiques de l'Est reflètent l'influence soviétique.

 

Dans cette partie orientale historiquement dominée par les tsars de Russie, les habitants optent généralement pour le russe plutôt que l'ukrainien comme première langue et restent favorables à des liens étroits avec Moscou.

 

Ils forment la base électorale de Viktor Ianoukovitch.

 

A l'ouest, les ukrainiens plus désireux d'un rapprochement avec l'Union Européenne accusent le chef de l'état d'être une marionnette du Kremlin et de superviser une entreprise de corruption à grande échelle.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:04

 

Police et opposants face à face à Kiev, Viktor Ianoukovitch menace

 

KIEV (Reuters) - Les forces de sécurité ukrainiennes et les manifestants hostiles au pouvoir continuaient de se faire face Mercredi 19 Février 2014 place de l'indépendance à Kiev après les affrontements qui ont fait vingt cinq morts, des centaines de blessés et plongé le pays dans le chaos.

 

Le président Viktor Ianoukovitch, qui a rencontré dans la nuit les dirigeants de l'opposition et a parlé au téléphone avec Vladimir Poutine, semblait décidé à demeurer ferme et a précisé qu'une partie de son entourage le poussait à l'intransigeance.

 

Au moins vingt cinq personnes ont été tuées en moins de vingt quatre heures, dont neuf policiers et un journaliste, et des centaines d'autres ont été blessées, dont beaucoup par des tirs à balles réelles, ont indiqué la police et les opposants.

 

Il s'agit du bilan le plus lourd depuis le début de la contestation il y a trois mois.

 

Après les violences de la journée et de la nuit, une atmosphère de veillée d'armes régnait dans le centre de Kiev, entre d'un côté la police anti émeutes, prête à poursuivre son assaut, et de l'autre les opposants.

 

Les forces de sécurité occupaient à 8 heures (heure locale) environ un tiers de la place de l'indépendance, l'épicentre de la contestation devenu un champ de bataille, et y démolissaient les installations déployées par l'opposition.

 

Les manifestants, dont beaucoup portaient masques, vêtements militaires ou casques de chantier, débouchaient d'une autre direction en prélude, semble-t-il, à de nouveaux heurts.

 

Sur la partie de Maïdan toujours occupée par le camp anti gouvernemental, des prêtres récitaient des prières, des manifestants renforçaient leurs boucliers de fortune et d'autres préparaient des cocktails Molotov.

 

« Ils peuvent venir par milliers, nous n'allons rien lâcher. Nous n'avons nulle part ailleurs où aller, c'est aussi simple que cela. Nous allons rester jusqu'à la victoire et tenir Maïdan jusqu'à la fin », selon Volodymyr, un manifestant âgé de quarante quatre ans.

 

« Nous voulons que nos enfants grandissent dans un pays normal où les lois sont civilisées et pas sous le règne des colonies pénitentiaires », dit Vitaly, trente six ans.

 

« COMMENT PEUT-ON DISCUTER »

 

Devant l'ampleur des violences, les Etats-Unis et l'Union Européenne ont appelé les autorités à faire preuve de retenue mais Viktor Ianoukovitch a imputé la responsabilité de ces affrontements à certains manifestants qu'il a accusés d'avoir « franchi les limites » en se rendant sur la place de l'indépendance avec des armes à feu.

 

Après avoir reçu dans la nuit les deux chefs de file de l'opposition, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, le chef de l'Etat a appelé ces derniers à prendre leurs distances avec les militants de l'organisation d'extrême droite Praviy Sektor (Secteur Droite), qu'il a qualifiés de « criminels », en les menaçant dans le cas contraire de « changer de ton » avec l'ensemble de l'opposition.

 

Selon lui, il a toujours privilégié l'option pacifique face à ce qu'il qualifie de tentative de coup d'état, contre l'avis d'une partie de son entourage favorable à un durcissement.

 

« Pour être honnête, certains de mes conseillers m'encouragent à choisir l'option dure, à utiliser la force. Mais j'ai toujours vu l'usage de la force comme une erreur. Il y a des moyens qui sont préférables et plus efficaces », a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur internet.

 

« Je le répète, il n'est pas trop tard pour s'écouter les uns les autres. Il n'est pas trop tard pour mettre fin au conflit ».

 

Les opposants ont de leur côté appelé le pouvoir à retirer les forces de l'ordre des rues de la capitale pour permettre une désescalade de la situation.

 

« Le gouvernement doit retirer immédiatement ses troupes et mettre fin à ce conflit sanglant parce que des gens meurent », a déclaré Vitali Klitschko. « Comment peut-on discuter alors que le sang coule », a-t-il demandé.

 

Les violences ont gagné mardi soir au moins trois villes de l'ouest du pays, où des manifestants antigouvernementaux se sont emparés de bâtiments officiels et ont brûlé un commissariat.

 

Vitali Klitschko a assuré que les manifestants ne quitteraient pas la rue, tout en invitant les femmes et les enfants à quitter Maïdan pour « éviter de nouvelles victimes ».

 

La Russie, qui avait convaincu Viktor Ianoukovitch de renoncer à signer un accord d'association avec l'Union Européenne, a mis en cause la responsabilité des pays occidentaux dans les derniers événements.

 

L'ALLEMAGNE ÉVOQUE DES SANCTIONS

 

Selon Moscou, les violences sont la « conséquence directe de la connivence de responsables politiques occidentaux et des structures européennes qui ont fermé les yeux sur les actions agressives de forces radicales ».

 

Les Etats-Unis et l'Union Européenne, qui appuient les revendications de l'opposition, ont de leur côté mis en garde Viktor Ianoukovitch et l'Europe a brandi la menace de sanctions.

 

Le ministre français des affaires étrangères a annoncé que la France et l'Allemagne allaient « probablement » adopter mercredi des mesures contre les responsables des violences.

 

« Il faut que le plus vite possible la situation redevienne apaisée et que les uns les autres arrivent au dialogue », a dit Laurent Fabius à l'issue du conseil des ministres.

 

Selon le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, des sanctions pourraient être prises à l'échelle de l'Union Européenne.

 

L'ancien champion olympique de saut à la perche Sergueï Bubka, désormais patron du comité olympique du pays, a lancé un appel au calme via twitter, en pleins jeux olympiques d'hiver de Sotchi.

 

L'assaut contre la place de l'indépendance a été mené alors que le Kremlin reste évasif sur le versement d'une nouvelle tranche d'aide de deux milliards de dollars (1,46 milliard d'euros) à l'Ukraine qui devrait intervenir cette semaine.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 18:39

 

USURPATION D IDENTITE

Mon adresse électronique yahoo est totalement indisponible depuis hier Mardi 18 Février 2014 en raison d’un piratage, de l’intrusion dans cette adresse électronique d’une personne extérieure dont j’ignore l’identité.

Ce piratage a de nombreuses conséquences.

Je vous demande d’abord l’arrêt immédiat de toute expédition de tout message électronique à cette adresse.

En effet, je ne les recevrais et je ne les lirais pas.

Par contre, le ou les responsables de cette attaque électronique les recevra et les lira.

Deuxièmement, si vous recevez des messages en provenance de cette adresse électronique, je ne suis pas ni le rédacteur ni l’expéditeur de ces messages et je ne porte aucune responsabilité dans la rédaction et l’expédition de ces messages.

J’utilise depuis aujourd’hui une adresse électronique google dont les destinataires des messages de cette adresse électronique sont et seront les seuls connaisseurs.

Cette attaque électronique provoque bien évidemment une importante perturbation de mes moyens de communication électronique.

Elle provoque en particulier une perte provisoire ou définitive de mon carnet d’adresses électroniques.

Je vous informerais de la suite des évènements, dans le sens d’une propagation ou bien d’une résorption de cette infection électronique, et du rétablissement de mes services.

Mon blog personnel fonctionne toujours à l’heure à laquelle j’envoie ce message, je ne sais pas pour combien de temps. Je vous propose bien évidemment l’utilisation de ses multiples fonctions.

Bernard Fischer

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 20:47

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/02/14/euskadi-vers-la-paix-des-ennemis_980298

 

Euskadi, vers la paix des ennemis

 

Par François Musseau, envoyé spécial de Libération à Errenteria

 

Vendredi 14 Février 2014

 

Longtemps, ils ont soutenu ETA contre les espagnolistes liés à l’état, avant de dénoncer la violence et de réclamer la trêve. La ville d’Errenteria, l’ancienne Belfast basque, entraîne les élus locaux sur la voie de la réconciliation, semée d’embûches après quarante ans de terrorisme.

 

Râblé, un visage sans éclat, la démarche un tantinet maladroite, un pull bleu passe-partout, de prime abord, ce jeune maire de trente cinq ans ne paie pas de mine. Et pourtant. Julen Mendoza est à la tête d’Errenteria, une bourgade de quarante mille habitants de la périphérie de Saint-Sébastien devenue, en bonne partie grâce à lui, un symbole d’espoir. L’espoir, après quatre décennies de terrorisme d’ETA, que s’instaurent au Pays basque une véritable paix, une coexistence harmonieuse, voire une réconciliation, entre ceux qui s’imaginaient être des ennemis à la vie à la mort.

 

D’un côté, les « espagnolistes », cible des séparatistes armés, avec leurs élus locaux assassinés, les menaces incessantes, les gardes du corps, la peur au ventre, de l’autre, la izquierda abertzale, cette gauche patriotique qui a toujours servi de base politique et sociale à ETA, avec ses affrontements policiers, ses marches victimistes et ses prisonniers répartis dans toute la péninsule.

 

Depuis tout jeune, Julen Mendoza appartient à ce monde-ci, celui pour qui le combat consiste à construire une Euskal Herria pleinement indépendante, si possible en incluant la Navarre et les provinces françaises. Depuis tout jeune, à ses yeux, les espagnolistes, ce sont « les autres », ceux qui ont partie liée avec un état jugé oppresseur et tyrannique. Pour autant, il comprenait de moins en moins les assassinats commis « pour la cause ». En 1999, il fut parmi les premiers de son camp à désapprouver une rupture de la trêve décrétée par ETA et, donc, la reprise des attentats à la bombe ou encore des balles tirées dans la nuque à bout portant. Le 24 janvier 2013, maire d’Errenteria depuis déjà deux ans sous la bannière de Bildu (séparatistes radicaux), il va bien plus loin. Face à des centaines de personnes, il fait un geste public inattendu, inédit, incroyable, sur l’estrade d’un centre culturel local, il prend dans ses bras la veuve de José Luis Caso, élu local du Parti Populaire tué par les pistoleros d’ETA en 1998, l’embrasse et déclame « qu’à tous ceux et celles que, pendant si longtemps, j’ai considérés comme les autres, je leur fais parvenir de tout mon cœur un profond regret pour toute cette souffrance endurée. Je suis conscient que jamais je ne mesurerai l’étendue de cette souffrance ».

 

Chaleureuse accolade

 

La portée symbolique de cet acte résonne puissamment dans cette Euskadi (pays basque espagnol) où, même si ETA a déclaré un « cessez le feu définitif » en octobre 2011, les deux camps se regardent toujours en chiens de faïence et où les plaies demeurent sanglantes. Depuis, les deux millions de basques regardent Errenteria comme un laboratoire, peut-on se parler de nouveau, sans animosité, ni ressentiment ?

 

« Oui, un an plus tard, nous l’avons prouvé. Avant, entre nos élus et les leurs, c’était la haine pure. Aujourd’hui, il y a une bonne ambiance dans les séances plénières, on échange même des rires et, chose inimaginable auparavant, on va prendre des pots ensemble ». En évoquant le sujet, Julen Mendoza se déride, s’anime. Son coup de théâtre a fait des émules. Sur l’ordinateur de son bureau municipal, il insiste pour visionner un documentaire de la télévision publique basque (ETB), où cinq personnes de bords opposés (dont lui) ont tenté de bâtir des ponts, ainsi qu’une récente cérémonie officielle où l’on voit l’ancien etarra Carmen Gisasola donnant une chaleureuse accolade à Rosa Rodero, veuve d’un sergent de la Ertzaintza (la police basque), abattu par ETA il y a deux décennies. Et Julen Mendoza d’évoquer, admiratif, l’expérience Gleencree où, pendant cinq ans, dans le plus grand secret, des parents de victimes basques appartenant aux camps ennemis se sont réunis en Irlande dans une maison isolée.

 

Le fait qu’Errenteria ait entamé en pionnière une ébauche de réconciliation a d’autant plus d’impact que, dans les années 1980 et 1990, la bourgade était l’un des points chauds d’Euskadi, dix neuf personnes assassinées par ETA, et une dizaine par des para policiers espagnols et autres. « C’était Belfast ici, vous ne pouvez pas vous imaginer l’ambiance de guerre » s’exclame José Angel Rodriguez.

 

Fonctionnaire dans le port voisin de Pasajes, cet élu socialiste grand et élancé donne rendez-vous à l’Herriko Etxea (« la maison du peuple »), le siège de son parti dans les villes et bourgades basques. « Tenez-vous bien, elle a été incendiée à vingt-sept reprises par les pro-etarras, la dernière fois en 2005 ! A chaque attaque, on sortait à toutes jambes par la porte de service, là, dans la rue adjacente. J’en tremble encore ».

 

Comme les six autres conseillers socialistes, il a connu les années de plomb, ne jamais sortir sans escorte policière, changer chaque jour d’itinéraire, vérifier qu’il n’y a pas de bombe ventouse sous votre voiture, renoncer à la vie sociale, affronter les menaces de mort. « Mon fils n’a pas pu étudier ici, et puis, des enterrements de proches, j’en ai connu ».

 

Le panorama a bien changé. Depuis 2012, fini les gardes du corps, José Angel Rodriguez se promène à sa guise dans le centre-ville (« certes avec un radar mental, au cas où »), invite le maire à l’Herriko Etxea, constate que les murs ne sont plus taggés par des « gora ETA » («vive ETA ») ou par des cibles barrées en leur centre par le nom d’élus à abattre, notamment le sien. Ces jours-ci, outre plusieurs pancartes en faveur des prisonniers basques sur les balcons, on lit tout au plus un « independentzia », peint en lettres rouges sur un mur de l’église principale. Comme un lent retour à la normalité.

 

Son alter ego du Parti Populaire (PP, droite espagnoliste), Txema Herzog, revient lui aussi de loin. « Si je suis vivant, c’est grâce à la protection de la garde civile. Les trois amis avec qui j’avais l’habitude de petit-déjeuner ont été assassinés par ETA. C’est vrai, les relations ont bien changé avec les séparatistes. Avec le maire Mendoza, il y a du respect mutuel, il a l’air sincère, je veux collaborer avec lui ». Vétérinaire de profession, quatorze années comme élu municipal, il a beaucoup pris sur lui pour amorcer ce rapprochement avec le camp de ses « bourreaux ».

 

« Je me risque tout juste à sortir les poubelles »

 

Comme José Angel Rodriguez, Txema Herzog a remisé son ressentiment. « Le déclic s’est produit lors d’un voyage en Israël et en Palestine. J’ai vu une société fracturée, et je ne veux pas de ça pour mes trois enfants. J’ai refusé, depuis, d’être esclave de ma rancœur ». A ses côtés, dans une cafétéria proche de la mairie, Maria Angeles Bastos, élue du PP elle aussi, a davantage de mal à tourner la page. « Tant qu’ETA ne s’est pas totalement dissous, je ne renoncerai pas à mes gardes du corps », commente-t-elle, dans un état de nervosité extrême. « Seule, je me risque tout juste à sortir les poubelles. Je n’ai pas confiance en eux, je n’y peux rien ».

 

Dans le camp d’en face, Julen Mendoza nourrit aussi des doléances, « j’ai des amis qui ont été torturés par la police espagnole, un autre qui a été condamné à huit ans de prison pour simple appartenance à un collectif de prisonniers. Il faut aussi prendre en compte notre douleur et notre sentiment d’injustice ». Avec un passé si lourd, le rapprochement ne pouvait être guilleret. « Il y a encore des frontières invisibles », note José Angel Rodriguez. « Des bars et des boutiques où je ne mets pas les pieds, car je passerais un mauvais moment ».

 

Mais ce qui freine surtout les non-indépendantistes, c’est la façon de gouverner des gens de Bildu, au pouvoir dans cinquante neuf municipalités de la province de Guipuzkoa. « Ils imposent leurs idées, ne tiennent pas compte de nos points de vue. On voit bien qu’ils ne sont pas habitués à vivre en démocratie et qu’ils n’aiment pas les lois », confie un élu local. Ainsi, un projet d’incinérateur de déchets ayant coûté la bagatelle de treize millions d’euros a été abandonné d’un revers de main, sans explications. Estimant que l’heure est arrivée de travailler à recoller les morceaux d’une société exsangue, le gouvernement régional d’Euskadi, dirigé par le nationaliste modéré Iñigo Urkullu, a lancé en décembre un « plan de paix de 2013 à 2016 », il comporte dix-huit initiatives dans les écoles, les associations, les mairies ou les centres sportifs. « Le pari est ambitieux et délicat, déclare son secrétaire général, Jonan Fernandez. Les cicatrices ne sont pas encore refermées et, quoique moribond, ETA n’a pas disparu ». De source antiterroriste, l’organisation ne dispose plus que de quelques dizaines de militants dans la clandestinité, en France, sans grands moyens financiers ni logistiques, et sans aucun leadership.

 

Dialogue de sourds

 

Avant même d’envisager une amnistie des prisonniers, Madrid exige au préalable la totale reddition d’ETA. Les séparatistes armés prétendent l’inverse, dialogue de sourds. Le plan de paix 2013-2016 entend établir une mémoire commune sur les déchirements au pays basque, en remontant à la guerre civile espagnole, entre 1936 et 1939. L’idée est notamment de construire à terme un musée historique et un mémorial des victimes, de toutes les victimes - celles tombées sous les balles des républicains, des phalangistes, des franquistes, des paramilitaires espagnols du GAL et, bien sûr, depuis 1968, d’ETA. « Moi, je n’y crois pas trop. Ils s’efforcent d’établir un récit commun », réagit Julen Mendoza. « Or, ce récit commun est impossible, il n’y a que des récits partiels et partiaux ».

 

Partant de cette même opinion, certains cherchent à bâtir au moins un futur commun. C’est l’objectif, à Errenteria, du collectif citoyen Batera Bai (« ensemble, nous pouvons »). D’obédience séparatiste, multipliant les conférences, le mouvement vise un large consensus. « Nous voulons à la fois une meilleure coexistence et la reconnaissance du droit à l’auto détermination », confie Xavier Oleaga. « Sinon, les frustrations enfleront et la violence reprendra ses tours ».

 

De quoi laisser sceptiques les non-nationalistes.

 

« Je ne sais pas d’où vient cette hâte à effacer quarante ans de terrorisme d’ETA d’un trait de plume », dit un responsable socialiste. « Les blessures sont profondes. Donnons du temps au temps. D’ici là, les séparatistes radicaux seraient bien avisés de faire un examen de conscience, de reconnaître plus encore les drames humains qu’ils ont causés et, pourquoi pas, de demander pardon ».

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 20:04

 

Journée de violence à Kiev, au moins neuf morts

 

KIEV (Reuters) - Neuf personnes au moins ont été tuées Mardi 18 Février 2014 à Kiev lors de heurts entre forces de sécurité et manifestants anti gouvernementaux, et l'un des principaux opposants, l'ancien boxeur Vitali Klitschko, a dit craindre un assaut contre la place de l'indépendance, centre de la contestation.

 

Les forces de l'ordre ont brisé des barricades proches du stade du dynamo de Kiev et ont avancé jusqu'aux abords immédiats de la place de l'indépendance, après plusieurs heures d'affrontements près du parlement, où l'opposition a engagé un bras de fer avec les élus loyaux au président Viktor Ianoukovitch.

 

Les violences de la journée ont fait au total neuf morts, sept civils et deux policiers, d'après un bilan établi par la police de Kiev.

 

Les deux policiers ainsi que trois des manifestants ont été victimes de coups de feu, deux manifestants ont succombé à une crise cardiaque, un autre a trouvé la mort dans un accident de la circulation, le septième a péri dans un incendie, a précisé une porte-parole de la police.

 

La députée d'opposition Lesya Orobets avait indiqué plus tôt dans la journée que trois manifestants avaient été tués lors des affrontements près du parlement, et ajoutait que sept autres « agonisaient » à l'intérieur du club des officiers, un bâtiment voisin qui est occupé par les opposants.

 

Un photographe travaillant pour Reuters a signalé la présence de deux cadavres devant une station de métro située à l'un des angles de la place de l'indépendance.

 

Dans un communiqué, le ministère de l'intérieur et le service de sécurité de l'état (SBU) avaient ordonné aux manifestants de mettre fin aux « troubles » avant 16 heures GMT sous peine de s'exposer à des « mesures sévères ».

 

L'ultimatum a expiré sans qu'on ne signale d'initiatives de la part des forces de l'ordre.

 

Prenant la parole quelques minutes plus tôt, l'opposant Vitali Klitschko a demandé aux femmes et aux enfants de quitter le site où sont rassemblés des milliers de manifestants « pour éviter de nouvelles victimes. Nous ne pouvons exclure l'usage de la force dans un assaut sur Maïdan », a-t-il dit en référence au surnom donné à la place de l'indépendance.

 

Le chef de file du parti Oudar avait auparavant lancé un appel au président Viktor Ianoukovitch pour qu'il ordonne le retrait de la Berkout, la police antiémeute, des rues de la capitale qui n'avait plus connu de telles scènes de violence depuis plus de trois semaines.

 

INQUIÉTUDES EUROPÉENNES

 

À l'intérieur du parlement, les chefs de l'opposition ont interrompu les procédures en barrant l'accès à la tribune et en exigeant que les députés débattent des amendements constitutionnels qu'ils réclament pour réduire les pouvoirs du chef de l'état.

 

Après douze semaines de crise déclenchée par le refus du président de signer un accord de partenariat avec l'Union Européenne (UE) au profit d'un rapprochement avec la Russie, l'opposition réclame la possibilité de former un gouvernement indépendant pour mettre fin aux troubles et sauver l'économie de l'effondrement. Le poste de premier ministre est vacant depuis l'éviction de Mikola Azarov à la fin janvier.

 

Dans le camp occidental, Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie de l'UE, a exprimé sa « profonde inquiétude » et le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a mis en garde Kiev sur un « retour aux violences en Ukraine ».

 

Laurent Fabius, le chef de la diplomatie française, a lui condamné « la reprise des violences à Kiev et l'usage indiscriminé de la force » et a demandé aux différents camps de reprendre le dialogue.

 

La Russie a accusé les « responsables occidentaux et les structures européennes » d'être responsable de l'accroissement des tensions en ayant « fermé les yeux sur les actions agressives de forces radicales dès le début de la crise ».

 

Le ministère russe des affaires étrangères a publié ces déclarations au lendemain d'un coup de pouce à l'Ukraine de la Russie qui a annoncé le déblocage de l'équivalent de deux milliards de dollars d'aide, partie d'un programme d'assistance totalisant quinze milliards de dollars (10,9 milliards d'euros).

 

Sur le plan économique, la hryvnia, la devise ukrainienne, était mardi à son plus bas niveau en cinq ans, à la suite du regain de violences.

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 19:49

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/colere-de-brest-parole-citoyenne-17-02-2014-10039393.php

 

Colère de Brest, « parole citoyenne »

La liste « Colère de Brest, l’humain d'abord » est composée, à une écrasante majorité, de brestois issus ou liés à la fonction publique.

Après Brest A Gauche Autrement (Baga), aux élections municipales de 1995 et de 2001, et la Gauche Debout, à celles de 2008, la gauche « radicale » brestoise est réunie en 2014 sous l'appellation de « colère de Brest, l'humain d'abord ». Son ambition est de parvenir, cette fois, à franchir enfin le seuil des conseils municipaux et communautaires, en y troublant quelque peu le ronronnement des séances.

« Donner la priorité aux besoins sociaux et environnementaux en privilégiant le débat citoyen ». Telle est l'ambition des animateurs du collectif « colère de Brest, l’humain d'abord », qui ont présenté, Samedi 15 Février 2014, leurs cinquante cinq candidats au premier tour des élections x municipales.

Soutenue par cinq organisations politiques, quatre qui sont rassemblées dans le Front De Gauche (le Parti de Gauche, la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Communistes Unitaires et la Gauche Anticapitaliste) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), rejointe par des citoyens non encartés, la liste est, sur le plan socio professionnel, en écrasante majorité composée de brestois issus ou liés à la fonction publique. Trois secteurs en force, l'enseignement (y compris au travers de candidats retraités et étudiants), la recherche et la santé. Toujours une tradition dans ce secteur de l'opinion. Les représentants du secteur privé, en regard, n'y sont qu'une poignée. Tous les grands quartiers de la ville, en revanche, y comptent des représentants, avec une sur représentation du centre-ville (vingt deux candidats sur cinquante cinq, en y intégrant Saint-Martin et Saint-Michel). La liste, dont l'âge moyen des candidats est de quarante sept ans, compte parmi ses membres des syndicalistes bien connus à Brest comme André Garçon, de Solidaires, et Serge Roudaut, de FO Jabil, ainsi que deux anciens élus brestois, Louis Aminot, « communiste unitaire » et ancien adjoint durant les mandats de Pierre Maille, et Arnaud Hell, conseiller régional LCR de 1998 à 2004.

« Un budget de dix mille à quinze mille euros » 

En campagne depuis près d'un an, le collectif « colère de Brest, l’humain d'abord » compte poursuivre la diffusion de son programme, via la présence de ses candidats sur les marchés, par le porte-à-porte, des distributions dans les boîtes à lettres et via internet. Le budget de sa campagne est modeste, très inférieur à ceux de ses concurrents. Il est chiffré, par la tête de liste Quentin Marchand, à « dix mille ou quinze mille euros. On espère réussir à ne pas aller au-delà. C'est de l'argent public. Pas question de le jeter par les fenêtres ». La liste annonce encore deux nouvelles assemblées citoyennes d'ici le premier tour des élections municipales, le 27 février à Horizons (ex-Escale), à Pontanézen, et le 13 mars, au Foyer laïc de Saint-Marc. Un grand rendez-vous, sous forme de conférence-débat ou de meeting, est également en préparation à la mi-mars.

Les dix premiers noms de la liste et les autres

Quentin Marchand, 28 ans, assistant d'éducation, Parti de Gauche ; Christine Panaget-Le Roy, 52 ans, salariée d'association, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) ; Julien Delbende, 39 ans, sans emploi, Parti de Gauche ; Josette Brenterch, 62 ans, retraitée de l'éducation nationale ; Hubert Casel, 57 ans, ingénieur, Gauche Anticapitaliste ; Sylvie Gourmelen, 61 ans, aide-soignante, NPA ; Antoine Larfaoui, 22 ans, étudiant, Parti de Gauche ; Anne-Marie Alayse, 63 ans, cadre de recherche, PCF ; André Garçon, 60 ans, technicien des télécommunications, Gauche Anticapitaliste ; Monique Le Guillou, 63 ans, conseillère principale d'éducation. La liste « colère de Brest, l’humain d'abord » a présenté les noms de ses quarante cinq autres candidats. Leur place précise sur la liste n'est pas encore déterminée.

 

« Pas une liste d’extrême gauche »

 

Décidément, le mot « extrême » n'a pas la cote. Alors que le Front National refuse l'étiquette d'extrême droite, allant (comme plusieurs fois par le passé, mais sans passer aux actes jusqu'à présent) jusqu'à menacer des tribunaux celles et ceux qui continuent à le présenter ainsi, la liste « colère de Brest », symétriquement, n'accepte pas le qualificatif d'extrême gauche, malgré la présence en son sein du NPA, que cela ne gêne pas d'ordinaire. « Ce n'est pas le sens de notre démarche, expliquent ses porte-parole Quentin Marchand et Christine Panaget-Le Roy. Notre objectif, dans le cadre de ces élections municipales, est de proposer à la population brestoise un projet politique alternatif et crédible à ce qu'a mis en place la majorité sortante. Les formations politiques qui nous soutiennent appartiennent majoritairement au Front De Gauche, et non à l'extrême gauche. En opposition au Parti Socialiste, qui ne se différencie plus de la droite, nous nous positionnons donc réellement à gauche dans une perspective de rassemblement d'une nouvelle majorité politique, et non dans une simple optique de témoignage, tel que le font des partis politiques d'extrême gauche ». Le programme de « colère de Brest, l’humain d'abord », dont nous avons présenté les grandes lignes à diverses reprises, défend notamment des services publics « débarrassés de la rapacité des multinationales, comme de leur gestion privée et opaque, la gratuité des services de première nécessité, le tout cent pour cent public, une tarification progressive de l'eau, avec un minimum vital gratuit, une restauration collective cent pour cent bio et locale, la réouverture de la Penfeld aux brestois et la création d'assemblées populaires pour débattre des projets structurants et des orientations de la ville ».

 

Dix pour cent

 

Présente lors de chaque scrutin municipal à Brest depuis 1995, la « gauche radicale » n'est encore jamais parvenue à franchir la barre des dix pour cent au premier tour, lui permettant de se maintenir au second et ainsi d'obtenir des élus. Elle est cependant en progression à chaque nouvelle élection, quatre pour cent en 1995 (Pierre Maille étant passé dès le premier tour cette année-là, un seuil de cinq pour cent aurait alors suffi), sept pour cent en 2001 et neuf pour cent en 2008. Au dernier renouvellement, seule la présence concurrente (« opportune », pour celle de Lutte Ouvrière, lancée dans la course in extremis, sous les sollicitations officieuses, plusieurs fois évoquées dans nos colonnes et jamais niées, du Parti Scialiste local) de deux listes d'extrême gauche avait permis à François Cuillandre d'éviter d'avoir à composer, durant six ans, avec une opposition de gauche au sein de ses assemblées délibératives. Qu'en sera-t-il en 2014 ?

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 19:12

 

http://www.npa2009.org/node/40375  

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/communique-commun-npa-parti-gauche-26962

 

Communiqué commun NPA PG

 

Deux délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement menées par Olivier

Besancenot d’une part, Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard d’autre part se sont rencontrées Lundi 17 Février 2014 au siège du Parti de Gauche.

 

Les deux organisations ont conclu à un large accord. Il porte à la fois sur la nécessité de ne pas laisser la rue à la droite, à l’extrême-droite, aux racistes, antisémites, sexistes et homophobes de tous poils en rassemblant tous ceux qui à gauche refusent la politique du gouvernement. Car « trop c’est trop ». Il est temps que puisse s’exprimer le ras-le-bol de gauche face à la politique pro MEDEF d’un gouvernement qui crée les conditions de la montée de la désorientation et de la réaction à qui il donne des gages en reculant !

 

Le NPA et le Parti de Gauche observent avec satisfaction que des préoccupations similaires surgissent de plusieurs endroits, appel d’Ensemble, l’idée de Pierre Laurent d’une initiative en avril, propositions d'action de l’ensemble du Front De Gauche.

 

Concrètement, les deux organisations se rejoignent sur la nécessité d’une marche nationale, à Paris le même jour. Au vu du calendrier électoral et des manifestations déjà prévues dans le calendrier, dont la mobilisation syndicale du Mardi 18 Mars 2014 à laquelle le NPA et le Parti de Gauche appellent, la date du Samedi 12 Avril 2014 semble la meilleure.

 

Les deux  partis ont insisté sur le fait que cette date est juste une proposition. Le succès de toute initiative dépendra en effet d'un appel, le plus large possible, réunissant responsables politiques, associatifs et syndicaux, collectifs de salariés en lutte (entreprises qui licencient ou menacées de fermeture) et équipes militantes. C’est au collectif qui les réunira que reviendra donc la charge de concrétiser cette volonté commune. Les deux organisations ont convenu d’oeuvrer en ce sens.

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 21:14

 

 

 

 

 

 

http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article62885

 

Podemos et la direction d’Izquierda Unida

 

Dimanche 19 Janvier 2014

 

Pablo Iglesias présentait publiquement le projet « Podemos » vendredi dernier.

 

C’est un nouveau système d’élections primaires qui commence par une campagne de signature d’une pétition électronique pour appuyer la candidature de Pablo Iglesias aux élections européennes. La prochaine étape consisterait dans l’ouverture d'un débat à « égalité de condition » entre les candidats des forces composantes de la « lutte contre les coupes budgétaires » et de soumettre aux bases des mouvements sociaux une candidature unitaire pour cette élection.

 

Suite à une lecture rapide de cette proposition, plus ou moins mal exprimée, on pourrait en déduire qu’elle est honnête et qu’elle ne masque pas d'autres intérêts au-delà de l'unité. Cependant, si nous essayons de situer cette proposition dans  le contexte politique actuel au sein d’Izquierda Unida, nous constatons que la proposition n'est pas innocente et qu’elle correspond à la recherche et au renforcement de certaines positions dans une guerre qui traverse Izquierda Unida, tant à l'intérieur qu’à l'extérieur.

 

Années de bouleversements dans Izquierda Unida

 

Personne ne peut prétendre que les dernières années d’Izquierda Unida sont des années tranquilles. 

 

Pour cela nous allons souligner certaines des circonstances les plus incroyables qui ont eu lieu au cours de ces années.

 

Madrid

 

 

L'Assemblée régionale de Madrid d’Izquierda Unida (17 et 18 Novembre 2012) s’est tenue dans un climat de confrontation dans lequel trois forces ont lutté pour prendre le contrôle de la fédération de Madrid. La force victorieuse était l’alliance « Pérez Morcillo », qui unissait les défenseurs de l’ancien leader d’Izquierda Unida de Madrid Angel Perez avec la famille qui soutient le secrétaire général du Parti Communiste de Madrid, Daniel Morcillo. Cette alliance a assurée que ces secteurs ont conservé la majorité et élu Eddy Sanchez comme coordinateur de la fédération de Madrid.

 

Pour les autres courants, la déception a été importante, en particulier pour le « plan » d’Enrique Santiago ( qui prenait le nom de « changer la communauté de Madrid d’Izquierda Unida »), constitué d'une combinaison de secteurs d’Izquierda Unida du courant politique de l’avocat de l’UJCE (qui jouit d'une indépendance politique et d’une autonomie organisationnelle, qui peut dicter ses propres décisions au sein d’Izquierda Unida en dehors du PCE). Ils dirigent la deuxième liste, autour d’un programme articulé autour de l’idée de « processus constitutionnel » aspirant à renverser la direction légendaire de « Perez et des siens ».

 

Troisièmement, et ce n’était pas la moins importante, il y avait une liste minoritaire qui préconisait aussi le changement. Elle était animée par Tania Sanchez, qui avait une relation de proximité pas seulement politique avec Pablo Iglesias.

 

La rupture est devenue évidente à la fin de l’assemblée. Dans les mois suivants, les opposants exprimaient ouvertement leurs divergences dans les réseaux sociaux. L'externalisation de la division est devenue patente dans la presse au moment de l’assemblée des femmes d’Izquierda Unida, dans laquelle la commission des « garanties démocratiques » elle-même a dû intervenir pour ratifier Sara Porras comme coordinatrice des femmes. D’autres événements tels que la défense de Moral Santin par Eddy Sanchez, sa demande d’un pacte avec le PSOE et UPyD pour diriger le pays ou la conférence d’organisation controversée de la communauté de Madrid d’Izquierda Unida n’ont fait qu’augmenter la tension dans une région clé comme Madrid, où les sondages sont particulièrement optimistes pour la gauche et où, ne l’oublions pas, se trouve la force fondamentale de l'axe « Tuerka Somosaguas », le principal promoteur du projet « Podemos ».

 

Séville et Valence

 

Nous ne pouvons pas comprendre la crise d’Izquierda Unida sans la crise de sa principale force fondatrice, le PCE. Par conséquent, il est important d'étudier les processus internes dans cette formation au cours des dernières années.

 

D'abord, il est intéressant de noter un congrès provincial controversé qui élisait Vázquez Carlos Galán comme secrétaire politique de Séville. La liste alternative dirigée par Castor Mejias dénonçait Vazquez comme le responsable d’un « putsch » dans une conférence pleine d'irrégularités. L'un des organisateurs de cette présumée fraude en série serait l’actuel directeur du journal « la République », Alberto J.Miranda.

 

D'autre part, l'ancien directeur de ce média, Javier Parra, prenait le secrétariat général du parti communiste du Pays de Valence au congrès d’octobre 2013. Encore une fois le processus a été controversé, pas dans ce cas par des violations de la réglementation, mais parce qu'elle impliquait la destitution de l'ancienne direction de la fédération communiste de Valence ces dernières années. Ce renversement aurait été fait en rassemblant le soutien du PCPV et en utilisant le soutien de la JCPV (Jeunesse Communiste du Pays de Valence) qui a une indépendance politique par rapport au PCPV mais aussi par rapport à l’UJCE fédérale (c’est une jeunesse qui a une identité juridique et politique propre, liée à l’UJCE fédérale par un protocole de relations bilatérales).

 

Iles Canaries

 

En outre, il convient de mentionner le cas des Iles Canaries. En Juillet 2013, les membres historiques du Parti Communiste des Canaries ont défié le projet du PCE. Ce n’était rien de plus qu’une preuve de faiblesse politique du bloc dirigeant de María Puig (ancienne secrétaire générale du PCC et ancienne coordinatrice générale d’Izquierda Unida des Canaries) et Segundo Martínez. La guerre d'usure contre ce secteur était dirigée par Enrique Santiago et son courant politique. Cette situation se reflète dans la lettre publique de Maria Puig et des anciens militants dénonçant la situation interne et réclamant des raisons politiques pour justifier sa rupture.

 

Pablo Iglesias, un professionnel de la politique et de la politique politicienne

 

Il ne faut pas trop de lucidité pour savoir que le dicton populaire « les pêcheurs vont dans les rivières ou il y a des poissons » est exploité au maximum par les meilleurs stratèges. À la fois comme un politologue et comme un militant politique chevronné, Pablo Iglesias a construit et démontré de bonnes aptitudes pour savoir exploiter l'opportunité politique de chaque situation.

 

C'est ainsi qu'il a utilisé sa position dans la faculté de sciences politiques de l'UCM pour créer un réseau d'influence chez les enseignants (la Promotora) et les étudiants (Contrepouvoir). C'est ainsi qu'il a utilisé ce réseau pour gagner assez d'influence pour être décisif dans le choix de l'actuel président Heriberto Cairo Carou et pour élire l'un des hommes de son influence , Ariel Jerez Novara, en tant que vice président des étudiants. Et il a également utilisé sa situation pour faire avancer des postes dans la fondation CEPS et établir des liens avec son fidèle compagnon Juan Carlos Monedero pour placer sa pupille, Inigo Errejon, à un poste important du monde universitaire latino-américain.

 

Et ce avec un vaste réseau de contacts et d’influence, Pablo Iglesias a une opportunité majeure, la capacité d’articuler la Tuerka avec un projet de télévision. Il est capable de rentabiliser son réseau d'influence pour mettre en œuvre ce programme. Quand il aura réussi ce projet dans ses cercles et dans le monde de « la gauche », il n’hésitera pas à utiliser ses liens avec Ignacio Escolar pour sauver provisoirement Publico et à partir de là pour se faire connaître. Etablissant rapidement une relation fluide avec le « Nega » du célèbre groupe « Los Chikos del Maïz » incluant la rédaction d’un livre dans lequel il dépeint une « amitié controversée », pleine de discussions, d’affrontements et de contradictions, mais qui se termine toujours par une dernière étreinte douce et une collaboration active pour enregistrer la musique originale du programme « Fort Apache ».

 

Et ainsi, en ajoutant de petites influences, faire le saut à la grande télévision. Un professionnel de la politique politicienne capable d'atteindre le bureau de l'enseignant et construire une petite forteresse d'où il a réalisé son ambition pour la grande télévision. Le rapprochement entre Telecinco et la Cuatro a commencé comme une surprise et a fini par devenir la routine. Bientôt, le « professeur poilu » est devenu un phénomène médiatique. Toutes ces conférences théoriques de communication politique ont pris la forme concrète de la construction du « commentateur critique ». Et quand il a commencé à réussir, quand il a commencé à devenir célèbre, quand il a commencé à être aimé, non seulement par la «gauche», mais aussi par la plupart des gens malheureux qui l’ont vu à travers l’écran de la télévision, il a pris la décision. Il était convaincu qu'il était prêt, qu’il était temps de sauter dans le cirque électoral. En utilisant sa tribune, devant des milliers de spectateurs partenaires d’une scène connue. Et il a montré sa nouvelle lettre, Podemos.

 

Apprivoiser Izquierda Unida de l'extérieur et de l'intérieur

 

Pablo Iglesias n'est pas stupide. Il est conscient que son projet n’ira nulle part s’il est seulement tiré par les médias. Il sait que la chance peut reproduire une surprise électorale qui canalise le vote protestataire comme l’a fait Beppe Grillo en Italie, mais ces phénomènes ont une date d'expiration proche. Il lui faut une base sociale solide, que seule peut donner aujourd’hui Izquierda Unida.

 

« Podemos » est un défi pour Izquierda Unida. C’est aussi un défi pour le reste du mouvement social, mais spécialement pour Izquierda Unida. Iglesias sait que la situation interne d’Izquierda Unida est délicate et qu’une autre direction à Madrid pourrait soutenir sa proposition. Il sait aussi que d’autres fédérations sont touchées par une guerre interne sur plusieurs fronts et dans diverses circonstances.

 

 

 C’est impossible de gagner une bataille « à l’intérieur d’Izquierda Unida » pour gagner des positions. Le bon stratège est celui qui mène des batailles qui ont lieu sur le terrain où l'on peut les gagner et qui ne va pas dans des territoires hostiles ou il pourrait subir des défaites tragiques.

 

 

 Iglesias sait qu’il peut combattre à partir de là où il est à l’aise, depuis ses réseaux d’influence et dans des scénarios de télévision. Les circonstances le placent en dehors d’Izquierda Unida mais il a besoin d’Izquierda Unida. Il utilise la tactique de la « forteresse assiégée » pour la faire tomber. Il sait que la tension à l’intérieur d’Izquierda Unida lui est favorable, incluant des éléments à l'intérieur d’Izquierda Unida qui partagent beaucoup sa ligne politique et ses positions. Il ne peut pas battre Eddy Sanchez, Javier Parra, Carlos Vázquez ou Willy Meyer dans une logique bureaucratique interne. Ce serait sa mort politique. Il est beaucoup plus intelligent d'attendre que les convulsions provoquées par Enrique Santiago ou Tania Sanchez renversent ses ennemis.

 

 

A l’extérieur, le groupe d’Iglesias accumule les soutiens. Il a déjà un niveau d'influence à la télévision, il est en train de construire un cercle de légitimité autour de « Podemos ». Face à la déception généralisée envers les partis politiques traditionnels (y compris Izquierda Unida), il prône un modèle ouvert, participatif et inclusif. Laissez les gens choisir ! Que les gens soient d’accord !

 

 

Iglesias est fort à l'extérieur, les secteurs d’Izquierda Unida se divisent à l’intérieur. Le premier sait qu’il a besoin des autres. Les autres sont tentés de critiquer le premier. Mais tout le monde veut prendre « le taureau par les cornes » et, au fond, personne n'a confiance en personne.

 

 

Le bon moment, les élections européennes

 

 

 Notons que le plan d’Iglesias arrive au bon moment pour ses intérêts. Il n’y aura certainement pas de scission d’Izquierda Unida dans ces élections, mais cela ne devrait pas avoir beaucoup d'importance.

Iglesias et Izquierda Unida savent que les élections européennes sont considérées comme moins importantes par les citoyens espagnols, enregistrant de faibles niveaux de participation et incluant une faible compréhension de leur signification politique.

 

Toutes et tous savent que le plus important se jouera en 2015. Les élections régionales, municipales et enfin générales sont juste après le virage. Nous savons que cette année déterminera vraiment les rapports de force et qu’Izquierda Unida pourrait éventuellement renverser le PSOE dans certaines communautés autonomes s’il distribue bien ses cartes.

Les convulsions pourraient permettre le renversement de la direction de la communauté de Madrid d’Izquierda Unida et la création d'une grande candidature élargie à Madrid, dans un contexte où Izquierda Unida pourrait aspirer à devenir la deuxième force politique dans la communauté autonome (avec la possibilité de gouverner). En outre, la progression électorale d’Izquierda Unida et l'effondrement du PSOE pourraient donner un scénario parlementaire dans lequel un pacte avec la « gauche parlementaire » pourrait être la base d’un gouvernement alternatif au Parti Populaire. Pour cela, il faudrait additionner les résultats d’Izquierda Unida dans les élections municipales.

 

 

« Podemos » ne peut pas chercher à débloquer la situation interne d’Izquierda Unida dans quelques mois, mais il peut le faire en 2015. Son espoir est que l'effet des médias permettra d'articuler une candidature qui a de bons résultats électoraux avec les aspirations électorales des différents secteurs au sein d’Izquierda Unida (la mobilisation de l'électorat serait amplifiée par une faible participation et implication dans les élections européennes, ce qui augmenterait l'impact d'une « candidature de mobilisation et médiatique » par rapport au poids qu’elle aurait si elle se produisait dans une circonscription unique). Ce scénario interviendrait dans une crise politique interne qui renforcerait les secteurs du parti favorables à « l’ouverture » avec le renversement attendu du bloc « Pérez- Morcillo » et ferait tomber en disgrâce Eddy Sanchez dans la communauté de Madrid. Ces nouvelles circonstances modifieraient l'équilibre des forces à l’intérieur d’Izquierda Unida dans l’ensemble de l’état espagnol par le rassemblement des secteurs acquis à la proposition d’Iglesias et d'autres secteurs qui entreraient dans la lutte dans d’autres fédérations.

 

Ce scenario pourrait ne pas permettre à Iglesias de rentrer dans Izquierda Unida au niveau de l’état, même s’il pourrait apaiser les tensions avec un candidat de consensus qui aurait son soutien, comme par exemple Alberto Garzón dont le nom a déjà été cité. En outre, le progrès de sa participation dans une communauté d’Izquierda Unida comme celle de Madrid serait garantie, dans le cadre d’un grand bloc électoral (nous ne savons pas s’il s’appellera Podemos, s’il gardera le nom d’Izquierda Unida ou s’il prendra une autre forme) qui jouera un rôle, nous espérons pertinent, à Madrid en 2015.

 

Podemos est donc une arme de guerre politique avec des objectifs très précis. Nous ne savons pas si cette guerre sera positive ou négative pour le groupe d’Iglesias. Seuls les faits démontreront si la stratégie intelligente d’Iglesias gagnera le camp de la gauche réformiste ou bien si elle tombera du côté des inamovibles « totems » bureaucratiques d’Izquierda Unida. 

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