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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 17:17

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article13039&lang=fr

 

Condamnation requise pour Eric Zemmour

 

La procureure de la dix-septième chambre correctionnelle du tribunal de Paris a requis Mercredi 24 Mai 2017 la condamnation du chroniqueur Eric Zemmour, jugé le même jour pour provocation à la discrimination et à la provocation à la haine, après une série de propos d’une rare virulence contre la population musulmane de notre pays.

Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 22 juin 2017.

Le chroniqueur était jugé sur citation directe de notre association, la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Europalestine, qui s’était résolue à se porter partie civile, après avoir constaté l’inertie de la justice face aux propos pourtant ouvertement délictueux tenus par Eric Zemmour lors de l’émission C'est à Vous sur la cinquième chaîne de la télévision française, le 6 septembre 2016.

A l’antenne, Eric Zemmour avait estimé que tous les musulmans sont terroristes puisque « le djihad guerrier fait partie du coran » et sommé les musulmans de « faire le choix entre l'islam et la France », tirant un trait d’égalité entre les auteurs djihadistes d’attentats et l’ islam.

La vidéo des éructations racistes du journaliste à C'est à Vous n’a toujours pas été retirée.

Eric Zemmour lui-même, sûr de lui quand il pérore à la télévision ou à la radio, est manifestement moins à l’aise avec la perspective d’un débat public et contradictoire. Il a ainsi séché l’audience, Mercredi 24 Mai 2017, et c’est son avocat Olivier Pardo qui a tenté de le défendre.

Tenté, mais sans succès car, malgré moult moulinets et un certain appétit pour l’injure et la diffamation , ce ténor du barreau n’a pu défendre l’indéfendable.

Passons sur la tentative préliminaire d'Olivier Pardo de faire déclarer l'association CAPJPO Europalestine irrecevable, qui a échoué, notre association existe depuis maintenant quinze ans, ses statuts tout comme son action attestent depuis toujours notre engagement anti-raciste et nous sommes par conséquent parfaitement fondés à attaquer en justice les agissements du trop célèbre chroniqueur.

Ne sachant trop à quel saint se vouer, Olivier Pardo nous avait notamment accusés d’être de faux antiracistes, ne nous intéressant qu’à la Palestine et de n’avoir par exemple jamais agi en justice sur des affaires d’antisémitisme.

Mauvaise pioche, lui a rétorqué Olivia Zémor, présidente de l'association Europalestine, en rappelant que nous avions été partie prenant à un procès contre le responsable d’un site ayant appelé sur internet à l’agression physique de personnalités qualifiées par lui de juifs traîtres, mettant une étoile de David en regard de leur nom.

Sur le fond, Olivier Pardo est resté aussi impuissant face, d’abord, au réquisitoire de la procureure, qui a pointé la courageuse absence de son client et qui a conclu à la gravité, voire à l’extrême dangerosité des propos d'Eric Zemmour, avant de requérir sa condamnation, sous la forme de soixante jours d'amende de cent euros.

Nous avions auparavant rappelé qu’Eric Zemmour est un récidiviste en matière d’incitation à la haine raciale avec déjà deux condamnations à son compteur, dont l’une est définitive, et l’autre en attente d’examen d’un pourvoi par la cour de cassation.

Bérenger Tourné, qui représentait l'association CAPJPO Europalestine, a pour sa part décortiqué, un à un, les cinq passages de l’émission poursuivie devant le tribunal, montrant, à chaque fois, en quoi il s’était agi de la part d’Eric Zemmour, lequel avait le culot de plaider la bonne foi, d’une provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard des musulmans.

 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 15:06

 

http://www.leparisien.fr/paris-75/legislatives-y-a-t-il-trop-de-candidats-a-paris-21-05-2017-6970593.php

 

Y a-t-il trop de candidats aux élections législatives à Paris ?

 

Selon le bilan encore provisoire établi Vendredi 19 Mai 2017, trois cent soixante quatorze candidatures ont été déposées à la préfecture de la région d’Île-de-France, préfecture de Paris, pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

 

Ces trois cent soixante quatorze candidats vont briguer l'une des dix huit circonscriptions qui composent la capitale. Ce qui représente en moyenne une vingtaine de candidats par circonscription.

 

Parmi ces prétendants à l'assemblée nationale, il y a des têtes d'affiche comme Nathalie Kosciusko-Morizet dans la deuxième circonscription, ou Cécile Duflot dans la sixième circonscription, mais aussi de nombreux représentants de courants inconnus et des solitaires, qui se présentent en dissidence de leur parti.

 

Pensez-vous qu'il y a trop de candidats au premier tour des élections législatives ?

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:41

 

Manifestation monstre à Caracas contre le président Nicolas Maduro (Reuters)

 

L'opposition vénézuélienne a organisé une manifestation monstre Samedi 20 Mai 2017 à Caracas, un rassemblement présenté comme la plus grande démonstration de force depuis le début il y a cinquante jours de la vague de protestation contre le gouvernement.

Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale et dans plusieurs villes du pays pour réclamer le départ du pouvoir du président Nicolas Maduro.

Les partisans du chef de l’état, vêtus comme à leur habitude de rouge, ont organisé une contre-manifestation dans un autre quartier de la capitale, chantant et dansant.

Le leader de l'opposition et ancien candidat à la présidentielle Henrique Capriles a conduit la marche à Caracas.

« Cinquante jours, ils ont assassiné cinquante personnes et malgré tout, au cinquantième jour, avec encore plus de répression, il y a encore plus de résistance et plus de lutte au Venezuela », a-t-il lancé à ses partisans, dont certains brandissaient des pancartes disant « à bas la dictature au Venezuela ».

Depuis le début de la vague de contestation, le premier avril 2017, les incidents lors de rassemblements dans les rues, avec tirs à balles réelles de la police, ont fait au moins quarante six morts.

Soit trois de plus que lors de la précédente série de défilés contre le président Maduro, entre le mois de février et le mois de mai 2014.

Plus de deux mille cinq cent personnes ont été arrêtées et le tiers d'entre elles sont toujours détenues, selon l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) Foro Penal.

La situation est particulièrement tendue dans l’état de Tachira, dans l’ouest du pays, à la frontière de la Colombie, où deux mille militaires ont été déployés après une série de pillages dans la capitale provinciale San Cristobal.

L'opposition réclame des élections anticipées et accuse le président Nicolas Maduro de dérive dictatoriale avec notamment la tentative de prise de contrôle de l’assemblée nationale, aux mains de l'opposition depuis le mois de décembre 2015, le tout dans un climat de profonde crise économique et sociale, avec une inflation record, des pénuries affectant les biens de première nécessité et une criminalité omniprésente.

Le gouvernement, pour sa part, accuse l'opposition d'être à la solde des Etats-Unis et de vouloir organiser un coup d’état, le président Nicolas Maduro reprenant dans ce domaine la rhétorique souvent employée par son mentor et prédécesseur, Hugo Chavez.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:48

 

GOUVERNEMENT DE COHABITATION D UNION NATIONALE

 

Par Bernard Fischer

 

Jeudi 25 Mai 2017

 

Nous connaissons maintenant le nom du huitième président de la cinquième république, le nom du nouveau premier ministre, la composition du premier gouvernement d’Emmanuel Macron et la liste définitive et complète des candidats du premier tour des élections législatives.

La vie politique française allait tellement mal depuis tellement longtemps, les institutions de la cinquième république étaient en crise depuis tellement longtemps et l’explosion actuelle était tellement prévisible.

De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ? Je l’écrivais déjà plusieurs fois, Emmanuel Macron n’est pas seulement le successeur factuel de François Hollande, c’est aussi son héritier politique.

Le premier gouvernement d’Emmanuel Macron n’est certes pas le gouvernement normal d’un président normal, ce n’est pas non plus un gouvernement extraordinaire et exceptionnel. C’est un gouvernement provisoire de cohabitation d’union nationale.

La caste économique et politique française, l’appareil d’état bourgeois comme on disait dans le temps, comprenait parfaitement bien l’importance de la crise des institutions politiques françaises et le sens de l’élimination au premier tour des élections présidentielles des deux candidats des deux partis de l’alternance et du bipartisme traditionnel entre la gauche sociale démocrate et la droite républicaine.

C’est la raison fondamentale pour laquelle les deux composantes les plus sérieuses de l’appareil d’état bourgeois mettaient en place ce gouvernement de cohabitation d’union nationale. Emmanuel Macron n’est ni Napoléon Bonaparte ni Georges Boulanger, mais son premier gouvernement est tout de même une tentative de réponse bonapartiste à la crise des institutions politiques françaises.

Ce n’est vraiment pas le premier gouvernement de cohabitation d’union nationale entre un président de la cinquième république de gauche et un premier ministre de droite, ou bien entre des ministres de gauche et des ministres de droite. Cette présentation implique bien sûr un certain nombre de questions élémentaires supplémentaires.

Par exemple, Emmanuel Macron est-il de gauche ou bien est-il de droite ? Je ne répondrais pas à cette question dans ce message, la réponse serait trop longue. La simple existence de cette question est un très bon exemple en soi de la crise politique française.

La gravité supérieure de la crise par rapport à toutes les crises précédentes tient dans le petit détail suivant. Les gouvernements de cohabitation étaient généralement les conséquences d’une discordance entre une majorité présidentielle de gauche et une majorité parlementaire de droite, elles intervenaient généralement après des élections présidentielles ou bien des élections législatives.

L’actuel gouvernement de cohabitation précède les élections législatives, c’est un gouvernement provisoire pour une période extrêmement courte de moins d’un mois avant le premier tour des élections législatives du mois de juin 2017.

Quel sera le résultat des élections législatives ? Emmanuel Macron aura-t-il une majorité à l’assemblée nationale ? Si cette majorité existe, d’où viendra-t-elle ? Viendra-t-elle des voix d’un pourcentage important des électeurs traditionnels de la gauche sociale démocrate ou bien des voix d’un pourcentage important des électeurs traditionnels de la droite républicaine ? Sera-t-elle elle-même de gauche ou bien de droite ?

Personne n’en sait rien et j’écrirais d’autres messages relatifs à ces questions.

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:11

 

La Central Intelligence Agency (CIA) était préoccupée par les contacts russes de l'équipe de Donald Trump (Reuters)

 

L'ancien directeur de la CIA a déclaré Mardi 23 Mai 2017 avoir été informé de l'existence de contacts entre des proches de l'équipe de campagne de Donald Trump et des représentants de la Russie au cours de l'année 2016 et avoir acquis la certitude ce été là que Moscou tentait d'interférer dans la campagne électorale.

La Maison Blanche a de son côté assuré qu'il n'existait toujours aucune preuve de collusion entre l'équipe de Donald Trump et Moscou.

John Brennan, qui a dirigé l'agence de renseignement jusqu'à l'arrivée de Donald Trump à la présidence américaine, a également déclaré à la commission du renseignement du sénat américain avoir adressé une mise au garde au chef du service de sécurité russe (FSB) contre les conséquences d'une telle ingérence sur les relations entre la Russie et les Etats Unis.

« J'ai connaissance d'informations et de renseignements qui révèlent l'existence de contacts et d'interactions entre des responsables russes et des citoyens américains impliqués dans l'équipe de campagne de Donald Trump », a déclaré John Brennan.

L'ancien directeur de la CIA pense avoir été le premier responsable américain à avoir abordé cette question avec ses homologues russes, lors d'une conversation téléphonique qu'il a eue le 4 août 2016 avec le chef du FSB, Alexandre Bortnikov.

John Brennan dit avoir cité à cette occasion des articles de presse évoquant des tentatives d'interférences russes, qu'Alexandre Bortnikov a niées.

Il en a alors informé le président Barack Obama et d'autres hauts responsables. Il a également discuté de la question au mois d’août et au mois de septembre 2016 avec les représentants démocrates et républicains au congrès.

Les agences américaines de renseignement avaient conclu au début de l’année 2017 dans un rapport que la Russie avait interféré dans la campagne électorale, des accusations rejetées par le Kremlin.

Donald Trump s'est toujours montré agacé à l'idée que Moscou ait pu avoir joué un rôle dans sa victoire du Mardi 8 Novembre 2016, mais la question plombe ses premiers mois de mandat.

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:52

 

https://blogs.mediapart.fr/dominique-vidal/blog/240517/petition-rendons-visibles-les-prisonniers-palestiniens-en-greve-de-la-faim

 

http://www.france-palestine.org/Petition-rendons-visibles-les-prisonniers-palestiniens-en-greve-de-la-faim

 

Rendons visibles les prisonniers palestiniens en grève de la faim

 

Par Dominique Vidal

 

Mercredi 24 Mai 2017

 

Plus de cent quatre vingt universitaires et journalistes spécialistes du Proche Orient et du Moyen-Orient appellent à s'engager pour que les médias informent sur la tragédie des prisonniers palestiniens en grève de la faim et pour que le nouveau président et le nouveau gouvernement exercent les pressions nécessaires contre les autorités israéliennes.

 

Depuis le Lundi 17 Avril 2017, entre mille six cent et mille huit cent prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim. Le mouvement a été initié par le leader Marwan Barghouti et des détenus de toutes tendances politiques. Ils exigent, en priorité, des conditions de détention plus dignes. Rappelons que, à ce jour, six mille cinq cent palestiniens sont détenus dans les prisons militaires israéliennes, dont cinq cent trente six dans le cadre d’une détention dite administrative, c’est-à-dire sans qu’ils aient été formellement inculpés ou jugés.

Des milliers de palestiniens manifestent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en signe de solidarité. Mardi 23 Mai 2017, un appel à la grève générale a été massivement suivi, symbole du caractère populaire du mouvement. Face à cela, le gouvernement israélien a opté pour l’épreuve de force.

D’abord par les mots, à l’image du ministre israélien de la défense et des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui a appelé à suivre le modèle de Margaret Thatcher face aux grévistes de la faim irlandais.

Puis par les actes, en réprimant les mobilisations palestiniennes et en tentant par tous les moyens de briser la grève, isolement, privation de visite et harcèlement physique et moral.

Lors de la visite dans les territoires palestiniens occupés du président des États-Unis, Donald Trump, la question des prisonniers palestiniens n’a semble-t-il même pas été évoquée. Il est donc plus qu’urgent d’agir, avant que Marwan Barghouti ne devienne le Bobby Sands de notre époque.

Nous, chercheurs et journalistes spécialisés, consacrons l'essentiel de notre vie professionnelle au Proche Orient et au Moyen-Orient.

C'est pourquoi nous ne pouvons plus nous taire face au danger de mort qui menace, comme une épée de Damoclès, les prisonniers palestiniens engagés dans une grève de la faim de plus en plus dure. Il est des moments comme celui-là où la distance nécessaire du chercheur et du journaliste par rapport à son terrain de travail doit laisser place à l'engagement pour que les médias brisent le mur du silence, pour qu'ils informent l'opinion sur la tragédie qui se joue en Israël et en Palestine et pour que le nouveau président et le nouveau gouvernement français exercent les pressions nécessaires contre les autorités israéliennes.

 

Premiers signataires

 

Gilbert Achcar, Isabelle Avran, Etienne Balibar, Pierre Barbancey, Jean Pierre Bouche, François Burgat, Pierre Cours Salies, Sylvain Cipel, Jean Paul Chagnollaud, Monique Chemillier Gendreau, Sonia Dayan Herzbrun, Nicolas Dot Pouillard, Didier Epsztajn, Jacques Fath, José Fort, Alain Gresh, Raoul Marc Jennar, Pierre Khalfa, Olivier Le Cour Grandmaison, Michael Löwy, Ziad Majed, Gilles Manceron, Farouk Mardam Bey, José Luis Moragues, Rosa Moussaoui, Véronique Nahoum Grappe, Bernard Ravenel, Julien Salingue, Catherine Samary, Shlomo Sand, Enzo Traverso, Dominique Vidal

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:23

 

http://www.anticolonial.net/spip.php?article3034

 

https://paris.demosphere.eu/rv/54920

 

Mai 1967 en Guadeloupe, cinquante ans et après

 

N’oublions pas le massacre des ouvriers et des lycéens guadeloupéens

 

Marche de commémoration

 

Samedi 27 Mai 2017 à 14 heures à Paris de la place de la Nation à la place de la République

 

Rassemblement place de la République à 17 heures.

 

Le 27 mai 2017, en alliance avec un collectif d’associations et des syndicats, le mouvement culturel guadeloupéen Doubout Pou Mé 1967 commémore le cinquantenaire de l’histoire d’un crime d'état commis contre le peuple guadeloupéen où de nombreux ouvriers, lycéens et passants, ont été victimes d’un véritable massacre perpétré par les autorités coloniales françaises entre le 26 mai et le 28 mai 1967.

Après une première vague de débrayages au mois de mars 1967, le 24 mai 1967, soit deux mois après, les ouvriers du bâtiment entrent en grève et ils réclament deux pour cent d'augmentation et la parité en matière de droits sociaux comme en métropole.

Le 26 mai 1967, à Pointe-à-Pitre, à la chambre de commerce, se tiennent les négociations. Le patronat, représenté par Georges Brizzard, refuse toute augmentation, « quand les nègres auront faim, ils reprendront le travail », déclare t-il. La colère des manifestants monte.

Les forces de l'ordre menées par les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) des Képis Rouges de l'escadron de gendarmerie mobile de Bapaume, dans le département du Pas-de-Calais, envoyés par le gouvernement de Charles de Gaulle, s'apprêtent. Puis c’est l’affrontement.

Il s'ensuit une répression sanglante dans les rues de Pointe-à-Pitre menée par les Képis Rouges. Un premier bilan officiel fera état de huit morts. Mais en 1985, Georges Lemoine, secrétaire d’état auprès du ministre de l’intérieur et de la décentralisation, chargé des Départements d’Outre Mer (DOM) et des Territoires d’Outre Mer (TOM) du gouvernement de Laurent Fabius, déclarait que la répression des événements de mai 1967 avait coûté la vie à quatre vingt sept personnes.

Tandis que lors d'une interview dans l'émission Parlons Net du 20 février 2009, Christiane Taubira, députée de Guyane, évoque une centaine de morts. Tout comme le peuple guadeloupéen qui ne cessera d’évoquer un nombre bien au delà de pertes de vies humaines.

Quelque soit le nombre de vies perdues, aujourd’hui, les guadeloupéens veulent faire toute la lumière sur cette affaire. Par le biais de la commémoration de ce cinquantenaire, en Guadeloupe comme dans l’hexagone, la voix des guadeloupéens s’élève pour réclamer « la vérité, la justice et les réparations liées à ce crime d’état ».

Ils se mobiliseront aussi pour réclamer que cesse le harcèlement et les poursuites judiciaires contre les syndicalistes guadeloupéens, alors que, le Mercredi 31 Mai 2017, Elie Domota, secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) et porte parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) passera en procès à Pointe à Pitre.

C’est dans ce cadre mémoriel que le Kolèktif Doubout Pou Mé 1967, en alliance avec les partenaires signataires de cette commémoration, lancent cet appel pour la reconnaissance de ce crime colonial, pour l’ouverture totale des archives, pour la vérité et la justice pour les victimes et leurs familles, pour les réparations liées aux préjudices et pour la condamnation de l’état responsable.

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 19:36

 

Emmanuel Macron veut boucler la réforme du droit du travail au mois de septembre 2017 (Reuters)

 

Emmanuel Macron veut boucler la réforme du droit du travail au mois de septembre 2017, ont annoncé Mardi 23 Mai 2017 les présidents de la Confédération des Petites et des Moyennes Entreprises (CPME) et de la Confédération Française de l’Encadrement Confédération Générale des Cadres (CFE CGC) après avoir rencontré séparément le chef de l’état.

Le président s'est entretenu avec les partenaires sociaux des réformes qu'il veut mener dans les premiers mois de son quinquennat, les syndicats demandant du temps pour la concertation et le patronat demandant des mesures rapides et fortes.

Le président de la CPME, François Asselin, a précisé le calendrier aux journalistes, « concertation avant le deuxième tour des élections législatives, loi d'habilitation durant l'été et volonté du président de la république de passer au vote au mois de septembre 2017 ».

Il s'agit du vote de la loi de ratification, Emmanuel Macron voulant réformer sur ce sujet par ordonnances, a-t-il précisé.

Le président de la CFE CGC, François Hommeril, a expliqué que le président souhaitait voir la loi de ratification votée à la fin du mois de septembre 2017.

Pour les réformes des retraites et de l'assurance chômage, « nous pourrions attendre ou espérer, en tout cas, aboutir sur quelque chose de construit, en tout cas de structuré, aux alentours de la moitié de l'année 2018 », a dit François Asselin.

L'entourage d'Emmanuel Macron a précisé qu'il appartiendrait au premier ministre, Edouard Philippe, et à la ministre du travail, Muriel Pénicaud, qui verront les syndicats et le patronat à partir du Mercredi 24 Mai 2017, « d'établir un calendrier opérationnel et de discuter dans le détail des mesures. Le président a indiqué que la concertation était un élément indispensable pour mener ces réformes », a-t-on souligné.

Le secrétaire général de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), Laurent Berger, a demandé à Emmanuel Macron de donner du temps à la concertation.

« Je lui ai demandé que la méthode ne soit pas à la hussarde et qu'il n'y ait pas une forme de précipitation qui ferait qu'il y aurait d'ici à la fin de l'été, à la fin du mois d’août 2017, le sentiment qu'il faudrait avoir tout réglé », a-t-il dit aux journalistes.

Même message du secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, « je plaide pour que le calendrier soit détendu. Il y aura une concertation cet été mais on ne règle pas certains problèmes en trois réunions, c'est évident, ou alors c'est un blocage. Je n'ai pas senti une volonté de blocage du président », a-t-il dit aux journalistes.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a exprimé des désaccords avec le président mais il a salué le fait qu'il semblait prêt à donner un peu de temps à la concertation.

Le président du mouvement des entreprises de France (MEDEF), Pierre Gattaz, a pressé Emmanuel Macron de réformer rapidement et fermement le marché du travail et de baisser bien davantage qu'annoncé le coût du travail.

« La réforme du marché du travail devrait aller vite et je crois que c'est essentiel d'aller vite sur ce gros problème français », a-t-il dit après son entretien avec le président.

Il a dit lui avoir demandé de supprimer le dispositif de pénibilité et le prélèvement de l'impôt à la source et il a assuré que, en l'absence de modification, son projet de transformer le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) en baisse des cotisations augmenterait le coût du travail.

Il a fait état de divergences avec Emmanuel Macron sur l’amplitude et la ra rapidité des réformes et il a estimé que, si des mesures fortes étaient prises, l'économie repartirait.

François Asselin a précisé qu'Emmanuel Macron avait décidé d'un moratoire sur des contraintes liées à la pénibilité, sans abandonner le dispositif ni l'ambition de traiter ce sujet.

Emmanuel Macron avait dit vouloir présenter durant l'été un projet de loi d'habilitation pour pouvoir, par ordonnances, simplifier le droit du travail, décentraliser la négociation, en donnant plus de place aux accords majoritaires d'entreprises et de branches, et encadrer les décisions des conseils des prud'hommes.

Des promesses de campagne vues comme un casus belli par certains syndicats, qui avaient livré en 2016 une longue bataille dans la rue contre la réforme du droit du travail menée par le gouvernement de François Hollande.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a estimé Mardi 23 Mai 2017 sur la deuxième chaîne de la télévision française qu'il fallait « que les syndicats entendent la nécessité de faire bouger les lignes. Si nous cherchons à faire une loi qui rassure tout le monde et donne raison à tout le monde, il n'y aura pas de texte », a-t-il dit, jugeant « qu’on n'a pas le droit de bloquer la France parce qu'on n'est pas d'accord avec telle ou telle mesure ».

Face à la volonté de réformer le code du travail, « il va falloir que les salariés se fassent entendre, c'est évident, pour faire respecter leurs droits et pour avoir satisfaction sur un certain nombre de revendications », a répondu Philippe Martinez, selon qui « les salariés font ce qu'ils veulent ».

Le nouveau président français a fait de cette réforme une priorité du début de son quinquennat, au même titre que la relance de la construction européenne.

Il souhaite, dans un second temps, réformer l'assurance chômage pour que tous les travailleurs puissent en bénéficier et pour donner plus de place à l’état dans son pilotage, une idée que les syndicats voient aussi avec méfiance.

Plutôt que de préserver des emplois qui seraient condamnés, le président et ses proches jugent qu'il faut à la fois favoriser la création d'autres emplois et protéger davantage les personnes, notamment en améliorant le système de formation professionnelle.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 19:10

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/24/detenu-en-turquie-le-photographe-mathias-depardon-en-greve-de-la-faim_1572005

 

Détenu en Turquie, le photographe Mathias Depardon en grève de la faim

 

Par Hala Kodmani

 

Le photographe français de trente sept ans Mathias Depardon a été arrêté Lundi 8 Mai 2017 alors qu'il effectuait un reportage. Depuis, les autorités turques ne répondent pas aux nombreux appels pour sa libération.

La grève de la faim entamée depuis Dimanche 21 Mai 2017 par Mathias Depardon fait monter l’inquiétude mais aussi la pression sur le sort du photographe détenu depuis près de trois semaines en Turquie.

L’Elysée a fait savoir Mercredi 24 Mai 2017 qu’Emmanuel Macron compte évoquer le problème avec Recep Tayyib Erdogan lors de la première rencontre prévue entre les deux chefs d'état, Jeudi 25 Mai 2017 à Bruxelles, en marge d'une réunion de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Jusque-là, les appels des organisations de défense des journalistes et des différents médias, dont Libération, avec lesquels collabore le reporter indépendant, sont restés sans effet.

Défaut de communication, incohérences légales et confusion administrative de la part des autorités turques ne cessent de compliquer la compréhension même de la situation du photographe français de trente sept ans qui travaille depuis cinq ans en Turquie.

Arrêté Lundi 8 Mai 2017 à Hasankeyf au sud de la Turquie où il effectuait un reportage sur le Tigre et l’Euphrate pour le magazine National Geographic, Mathias Depardon a été transféré le lendemain vers un centre de rétention géré par la direction des affaires migratoires à Gaziantep, ville proche de la frontière syro-turque.

On lui reproche de n’avoir pas de carte de presse à jour, sa dernière demande de renouvellement n’ayant pas abouti, ce qui légalement équivaut à une absence de permis de séjour et doit conduire à une expulsion dans les quarante-huit heures. L’expulsion a été ordonnée Jeudi 11 Mai 2017 par la direction des migrations qui continue pourtant de le détenir jusqu’à aujourd’hui. « Le problème du renouvellement des cartes de presse pour les journalistes étrangers est très courant de la part de la direction des médias à Ankara et des dizaines de dossiers traînent depuis des mois, mais généralement sans conséquence », indique Erol Onderoglu, représentant de Reporters Sans Frontières (RSF) à Istanbul.

Il semble bien dans le cas de Mathias Depardon qu’il s’agisse d’un prétexte. Car, dans le même temps, on a aussi reproché au photographe des contacts avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bête noire classée terroriste par Ankara. Une accusation qui repose sur d’anciens reportages publiés dans diverses publications avec lesquelles collabore le photographe. « L’accusation de contact avec l’organisation classée comme terroriste par la Turquie pourrait conduire à une procédure judiciaire, or le parquet n’a poursuivi aucune action contre Mathias Depardon », souligne Erol Onderoglu. « La prise de contact n’est pas facile et les autorités ne veulent pas communiquer sur cette affaire », dit aussi le représentant de RSF.

L’association parvient à s’informer via l’avocate du photographe, Emine Seker, seule personne autorisée à rentrer en contact avec lui. Les demandes de l’ambassade de France à Ankara « pleinement mobilisée depuis l’arrestation de notre compatriote pour obtenir sa libération », selon le quai d’Orsay, n’ont pas abouti. Même le droit de visite prévu par les conventions internationales est resté lettre morte.

Depuis qu’elle a annoncé la grève de la faim entamée par son client, l’avocate s’est rendue à Ankara pour tenter de démêler l’affaire avec la direction des affaires migratoires et le ministère de l'intérieur.

Les conditions de travail se sont dégradées pour les journalistes, étrangers comme locaux, en Turquie, depuis la tentative de coup d'état du 15 juillet 2016. Pas moins de cent reporters, selon RSF, sont en prison et le pays occupe une très peu flatteuse cent cinquante cinquième place sur cent quatre vingt pays dans le classement sur la liberté de la presse établi en 2017 par l’Organisation Non Gouvernementale (ONG). Mais un traitement plus sévère touche ceux qui sont accusés de contacts avec le PKK. C’est le cas en particulier du correspondant de die Welt, le germano-turc Deniz Yucel, détenu depuis le mois de février 2017 et accusé de « propagande pour une organisation terroriste et incitation à la sédition ». Au mois d'avril 2017, un journaliste italien, Gabriele del Grande, a été arrêté pendant qu’il faisait un reportage sur les réfugiés à la frontière syrienne et il a été expulsé après deux semaines de détention.

« Cela laisse à penser que les autorités turques se servent de la carte des journalistes comme moyen de pression supplémentaire contre les européens pour rappeler la qualification du PKK comme organisation terroriste », estime Erol Onderoglu. Dans ce cas, reste à savoir si Recep Tayyip Erdogan, lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron, voudra faire valoir le nécessaire respect des lois turques. Ou s’il pourrait faire un geste envers le nouveau président français en ordonnant la libération ou l’expulsion de Mathias Depardon.

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:48

 

Le gouvernement exclut une démission de Richard Ferrand (Reuters)

 

Le gouvernement a exclu Mercredi 24 Mai 2017 une démission du ministre de la cohésion du territoire, Richard Ferrand, au lendemain de révélations du Canard Enchaîné sur ses anciennes activités professionnelles et l'emploi dont a bénéficié son fils.

« Le Parquet National Financier (PNF) dit qu'il n'y a pas d'affaire », a déclaré ce proche du président Emmanuel Macron, ajoutant qu'il ne se sentait pas un maillon faible du gouvernement d'Edouard Philippe.

A la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a exclu une démission de Richard Ferrand.

« La question de sa démission ne s’est pas posée, donc évidemment ce sujet n'a pas été abordé en conseil des ministres », a déclaré Christophe Castaner.

Richard Ferrand a dirigé les Mutuelles de Bretagne entre 1990 et 2012.

Depuis 2011, l'entreprise loue des locaux à Brest à une société appartenant à sa compagne, rapporte le Canard Enchaîné dans son édition datée du Mercredi 24 Mai 2017.

« La probité du ministre n'est en rien remise en cause et il ne saurait donc être question de sa démission », a ajouté le porte-parole, rejetant la demande faite par Marine Le Pen.

La présidente du Front National, évoquant un « enrichissement personnel parfaitement immoral », avait réclamé la démission du ministre de la cohésion du territoire, nommé Mercredi 17 Mai 2017.

« Cette affaire est très proche de celle touchant François Fillon », a-t-elle indiqué en allusion à la mise en examen du candidat de la droite au premier tour des élections présidentielles empêtré dans une affaire d'emplois présumés fictifs.

Le Canard Enchaîné révèle aussi que le nouveau ministre a employé, en 2014, son fils de vingt trois ans à l'époque comme collaborateur parlementaire.

« Si c'était à refaire, je ne le referais pas », a réagi Richard Ferrand, évoquant un coup de main, « aujourd'hui, il y a un rejet total de l'idée qu'un parlementaire puisse embaucher un de ses proches ».

Les Républicains ont annoncé pour leur part leur intention de saisir le procureur de la république et le PNF « au regard d'informations concernant les agissements de Richard Ferrand et de ses proches. Il se doit d'être relevé que ceux-ci sont d'une gravité certaine et qu’ils pourraient revêtir plusieurs qualifications pénales », écrit le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, dans un communiqué.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé de son côté que le premier ministre et le ministre de la justice s'expriment sur le sujet.

« Nous soutenons également la loi sur la transparence, encore faudrait-il qu’elle soit appliquée à Richard Ferrand », a-t-il dit sur Radio Classique, « je demande à ce propos que le premier ministre et le ministre de la justice s’expriment à ce sujet ».

Ces révélations interviennent alors que le ministre de la justice, François Bayrou, a entamé des consultations en vue de présenter une loi de moralisation de la vie publique en conseil des ministres avant le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

« Cela tombe mal », a reconnu Christophe Castaner, Mercredi 24 Mai 2017.

Benjamin Griveaux, porte-parole de la République En Marche (REM), dont Richard Ferrand a été le secrétaire général, estime que le ministre n'a enfreint aucune loi, faisant écho à la réaction, Mardi 23 Mai 2017, des services du premier ministre.

« Nous sommes dans le cadre d'une entreprise privée et il n'y a pas d'argent public qui est en jeu », a-t-il dit, interrogé sur la concordance entre cette affaire et la loi prévue par le ministre de la justice, François Bayrou.

Richard Ferrand a dénoncé, dans un communiqué publié dans la nuit du Mardi 23 Mai au Mercredi 24 Mai 2017, des dénonciations calomnieuses.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », déclare le ministre, mettant en avant que le loyer proposé par l'entreprise de sa compagne était inférieur au prix du marché.

L'actuel président des Mutuelles de Bretagne, Rémi Salaün, a apporté son soutien au ministre, insistant, dans une lettre adressée au directeur de l'hebdomadaire satirique, sur le fait que Richard Ferrand a « pris une large part au redressement de l’union mutualiste ».

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