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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 15:39

 

https://www.change.org/p/solidarité-avec-les-solidaires

 

Solidarité avec les citoyens solidaires des réfugiés

Face à l’afflux de réfugiés dans le département des Alpes Maritimes, et plus particulièrement dans la vallée de la Roya, l'état n’a réagi qu’en  renforçant la présence de militaires et de forces de police, renvoyant notamment,  au mépris de la loi, les mineurs en Italie, au lieu de les protéger.

Un certain nombre de citoyens solidaires, comme Cédric Herrou et Pierre-Alain Manonni, qui doivent comparaître le Mercredi 23 Novembre 2016 à 13 heures devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nice au motif « d'avoir facilité l’entrée, la circulation et le séjour irrégulier », en application du six cent vingt deuxième article du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA), pouvant entraîner jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et trente mille euros d’amende, de plusieurs mineurs, femmes et hommes, venus demander l’asile en Europe, sont outrés par l’absence de prise en charge des pouvoirs publics. Ils aident ces personnes en détresse, simplement par humanité, conformément aux valeurs de la république française.

Comment punir quelqu’un qui apporte secours à des personnes en danger ?

Alors que, comme tant d’autres, ils se substituent simplement à l'état français, celui de la cinquième puissance mondiale et des droits de l’homme, qui refuse d’apporter assistance aux réfugiés en zone frontalière, se plaçant ainsi en dehors du droit international.

La solidarité n’est pas un crime, la solidarité n’est pas illégale.

Les associations et les citoyens signataires demandent la relaxe immédiate des prévenus solidaires.

 Premiers signataires :

Fédération des Alpes Maritimes de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), fédération des Alpes Maritimes du Parti Communiste Français (PCF), union départementale des Alpes Maritimes de la Confédération Générale du Travail (CGT), fédération des Alpes Maritimes d'Ensemble, fédération des Alpes Maritimes d'Europe Ecologie Les Verts (EELV)

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 21:06

 

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/11/16/le-journaliste-olivier-bertrand-raconte-ses-jours-kafkaiens-de-prison-en-turquie_5032012_4832693.html

 

Le journaliste Olivier Bertrand raconte ses jours « kafkaïens » de prison en Turquie

Il revient sur ses trois jours en prison, une lucarne « sur ce que vivent ces temps-ci, de façon infiniment plus grave, des dizaines de milliers de turcs ».

Par Big Browser

Olivier Bertrand, journaliste du site www.lesjours.fr, a été détenu par la police turque entre le Vendredi 11 Novembre et le Dimanche 13 Novembre 2016. Il a été arrêté dans la ville de Gaziantep près de la frontière syrienne alors qu’il visitait « une école clandestine dans un quartier pauvre de banlieue » pour réfugiés syriens. Depuis ce moment jusqu’à sa libération, deux jours plus tard, il ne saura jamais vraiment pourquoi il était en état d’arrestation. « Moment désagréable, qui est aussi une petite lucarne entrouverte sur ce que vivent ces temps-ci, de façon infiniment plus grave, des dizaines de milliers de turcs », écrit-il dans le récit de sa captivité publié le Mercredi 16 Novembre 2016, à lire en intégralité sur www.lesjours.fr.

Olivier Bertrand raconte l’incompréhension, l’absence de communication, la peur et l’attitude changeante des différents policiers à son égard. En tant que journaliste étranger, il est considéré comme un espion potentiel.

Un policier lui dit clairement qu’il l’a vu prendre des photos du quartier.

En tant que journaliste étranger, il bénéficie aussi du soutien de son ambassade, « qui s’efforçait tout le week-end de ne pas perdre la trace pour demander mon départ sans vexer les autorités ». Il devinait, quand un de ses interlocuteurs méprisants se faisait « mielleux », que les pressions françaises avaient leur effet. A propos des policiers qui décident de l’arrêter, il dit « qu’ils veulent comprendre ce que je fais là. Ils veulent mes numéros de téléphone, savoir où je vais aller ensuite et sur quoi je travaille. Curieusement, ils ne me demandent pas où je loge à Gaziantep, ni où je suis allé avant. Ni même pour quel média je travaille. Je me demande s’ils savent tout cela et si notre arrestation est vraiment fortuite. D’un bout à l’autre de ces quelques jours, je n’aurai jamais de traducteur officiel et je ne saurai jamais formellement ce que l’on me reproche, ni dans quel service je me trouve ».

Il passe d’un centre de rétention « qui ressemble à une prison » dans la banlieue de Gaziantep à un autre dans la région d’Istanbul, les journées dans la cellule passées à lire un livre, « un roman de Yachar Kemal, un recueil épais de quatre tomes de la saga de Mèmed le Mince. Je n’en reviens pas qu’on m’ait laissé mon livre. C’est un trésor au moment de goûter à l’enfermement ou à chasser les mouches » avec un codétenu iranien.

Avant de remonter dans l’avion qui le ramènera à Paris, Olivier Bertrand « demande une dernière fois à l’homme qui parle anglais pourquoi tout cela, ce qu’on me reproche ».

Il répond « sorry if we make a mistake ».

Une phrase en guise d’épilogue pour « ces quelques jours kafkaïens » aux mains des policiers turcs, que le journaliste met en perspective, « j’ai conscience d’être un journaliste occidental, à ce titre infiniment moins menacé qu’un enseignant turc, par exemple. Mais le président Recep Tayyip Erdogan, isolé, monte son pays contre l’Europe et contre la France et il veut faire payer à chaque fois qu’il le peut l’humiliation de la porte européenne refermée ».

Depuis la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016, que le gouvernement turc impute à un réseau lié au prédicateur Fethullah Gülen, une purge a frappé les médias et les journalistes turcs. Selon l’association des journalistes de Turquie (TGC), cent soixante dix organes de presse ont été fermés, sept cent soixante dix sept cartes de presse ont été annulées et cent cinq journalistes ont été placés en détention. Le dernier en date est Akin Atalay, président du directoire du quotidien d’opposition Cumhuriyet, arrêté, comme Olivier Bertrand, le Vendredi 11 Novembre 2016. Il est toujours en prison, comme une dizaine de ses collègues, accusés d’activités « terroristes ».

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:43

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/14/sfr-l-operateur-precise-les-metiers-qui-seront-concernes-par-le-plan-de-depart_5031150_3234.html

 

La Société Française de Radiotéléphone (SFR) précise les métiers qui seront concernés par le plan de départ

La direction a livré les premiers détails des départements touchés par son plan de réduction des coûts, qui prévoit la suppression d’un tiers de ses effectifs.

Par Sandrine Cassini

Les documents livrant le détail de la réduction des coûts chez SFR avaient fait l’objet d’un bras de fer entre les syndicats et la direction la semaine dernière. Lundi 14 Novembre 2016, les dirigeants de l’opérateur de télécommunications ont finalement consenti à livrer les premiers détails du plan qui prévoit la suppression de cinq mille postes, soit un tiers des effectifs à compter du milieu de l'année 2017.

Pour le moment, l’opérateur n’est pas allé jusqu’à cibler les postes qui seront supprimés mais il précise, site par site, les « familles de métiers », support à la vente, management intermédiaire et relation client, qui seront touchées. Même s’ils ne répondent pas entièrement à toutes les questions, ces documents, que le Monde a pu consulter, doivent permettre aux salariés de commencer à réfléchir à leur avenir et à décider d’opter ou pas pour le plan de départ volontaire, qui s’ouvrira au printemps 2017.

En menant sa réorganisation, Michel Paulin, le directeur général de SFR, souhaite simplifier la structure et les offres et supprimer les couches managériales inutiles. Sans surprise, aucun département de l’opérateur n’échappe à la réduction des coûts.

Hémorragie au service client

Le BTOB, qui gère la clientèle entreprise et emploie trois mille cent quarante personnes, va voir ses effectifs amputés de vingt à vingt cinq pour cent. La mesure va se traduire par le départ de six cent vingt huit à sept cent quatre vingt cinq personnes. Les mots d’ordre sont la simplification de la structure commerciale et des offres et la digitalisation.

Autrement dit, il faut convertir les échanges au numérique. Même hémorragie pour le service client à destination du grand public, dont l’effectif de mille trois cent personnes va perdre entre quatre cent cinquante cinq et cinq cent vingt salariés, soit entre trente cinq et quarante pour cent des effectifs. Là aussi, l’opérateur compte sur le numérique pour remplacer les communications téléphoniques et le support afférent.

Les fonctions supports, comme la direction financière, qui compte sept cent trente salariés, vont être réduites de trente à trente cinq pour cent, même chose pour le secrétariat général et ses quatre cent dix salariés.

La partie système d’information, dont le fonctionnement a été profondément modifié, dans la mesure où les budgets consacrés aux projets réalisés à l’extérieur ont été revus drastiquement à la baisse, va fondre de vingt cinq à trente pour cent. Il en sera de même pour la direction des ressources humaines et ses deux cent dix personnes. En revanche, l’activité réseau, qui compte deux mille deux cent dix personnes, est davantage préservée. Elle va perdre seulement entre dix et quinze pour cent de ses emplois.

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:23

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/15/le-tribunal-ordonne-a-eutelsat-de-rediffuser-deux-chaines-kurdes_5031669_3234.html

 

Le tribunal de commerce de Paris ordonne à Eutelsat de rediffuser une chaîne kurde

A la demande de l’autorité turque réglementant la radio et la télévision, l’opérateur français de satellites avait fait suspendre la diffusion de Med Nuçe Télévision et de Newroz Télévision.

Vers une reprise de la diffusion de Newroz Télévision

Dans son ordonnance du Lundi 14 Novembre 2016, le tribunal de commerce de Paris ordonne à Eutelsat de rétablir la transmission des programmes de cette chaîne kurde interrompue le 11 octobre 2016 « sous astreinte de dix mille euros par jour de retard ».

A la demande du RTÜK, l’autorité turque réglementant la radio et la télévision, l’opérateur français de satellites avait fait suspendre la diffusion de Med Nuçe Télévision et de Newroz Télévision. Le motif avancé était que ces chaînes seraient soutenues par le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un mouvement inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne.

Par précaution et pour ne pas être accusé de complicité avec une organisation terroriste, Eutelsat avait demandé à Belgium Satellite Services (BSS), la société diffusant ces chaînes, de les suspendre, le temps qu’une autorité de régulation compétente se prononce sur les programmes. Dans un contexte d’offensive sans précédent d’Ankara contre les médias, cette décision était d’autant plus critiquée par les kurdes que l'état français est actionnaire de l’opérateur privé.

Le juge a rejeté les arguments français estimant que « l’interruption de la transmission opérée par Eutelsat à partir d’un satellite Hotbird Treize est constitutive d’un trouble pour Stiftelsen Kurdish Media (SKM), la société qui diffuse la chaîne, qu’elle a été effectuée en infraction manifeste des dispositions de la Convention Européenne sur la Télévision Transfrontalière (CETT) et que, donc, le trouble est manifestement illicite ».

Si pour Eric Moutet, avocat de SKM, « cette décision rappelle des principes de base un peu oubliés jusqu’alors », Eutelsat ne faisait aucun commentaire, prenant acte du jugement.

Reste à savoir comment se fera la reprise de la diffusion, car BSS est en grande difficulté. Il faudra également trouver l’autorité réglementaire compétente pour juger des programmes. La société SKM étant de droit suédois, Il appartient donc, selon le juge, au régulateur de ce pays de se prononcer. Si l’ordonnance de Newroz Télévision a été publiée, celle concernant Med Nuçe Télévision était toujours en attente.

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 20:30

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article176

 

La discussion qui se mène sur le mouvement des policiers est sérieuse.

Par Charles Jérémie

Lundi 14 Novembre 2016

La discussion qui se mène sur le mouvement des policiers est sérieuse. J’ai dit mon opinion, d’autres camarades également. Le mouvement dure. Malgré les reculs verbaux et financiers du gouvernement, les policiers continuent à manifester, en même temps, l’inspection des services convoque un « meneur ». Cela n’arrangera rien.

Les sommets de l'état sont divisés. Bernard Cazeneuve toujours prompt à monter des provocations contre les salariés ne sait où donner de la tête, ses relais, les syndicats, n’ont visiblement pas prise sur le mouvement, la hiérarchie se divise et la gendarmerie grogne.

L’opposition ne dit mot. Jamais depuis la chute de la quatrième république semblable situation n’avait eu lieu.

La discussion sur ce qu’il faut penser, le cas échéant dire, est donc d’importance.

Les camarades qui voient des luttes partout, tout le temps, et qui quand elles ont lieu rechignent à combattre pour le tous ensemble, refusent de condamner l’utilisation de cocktails Molotov dans les manifestations contre la loi travail. Ils s’offusquent aujourd’hui qu’on puisse poser le problème de la liaison entre les policiers et les salariés. Ils dénoncent l’état policier et la répression tout azimut et ils centrent sur la responsabilité des policiers.

C’est du gauchisme infantile.

Depuis que je milite, sauf durant la guerre d’Algérie, par exemple devant le métro Charonne au mois d'octobre 1963, je n’ai jamais connu de répression policière digne de ce nom, encore moins d'état policier en France.

J’ai connu des tensions graves mais, même quand les affrontements avec la police se terminaient mal pour ceux qui étaient au premier rang, j’en étais, jamais je n’ai sérieusement pensé que nous vivions la « répression policière ». Certes souvent, nous avons utilisé cette formule contre Raymond Marcellin, Charles Pasqua et aujourd’hui Bernard Cazeneuve.

C’était de l’agitation politique mais, de grâce, gardons raison. Depuis la Libération, les grandes luttes de classes ont provoqué des affrontements extrêmement durs avec des morts et des blessés. C’est inévitable. Les salariés combattent, le patronat et l'état se défendent.

Aujourd’hui c’est un « pouvoir socialiste » qui frappe. C'est scandaleux, mais ce n'est pas étonnant. Rien cependant qui me conduise à parler « d'état policier ». Si les mots ont un sens, un état policier, c’est tout autre chose. D’autant, chers camarades, qu’il est difficile d’avoir un tel état quand la police est dans la rue contre le gouvernement. Les policiers protestent car ils reçoivent des cocktails Molotov sur la tête, ils sont menacés dans les quartiers de la relégation et ils tentent de combattre l’irrésistible déliquescence de la société sans pouvoir l’enrayer. C’est humain. Ceux qui luttent contre la police sur ce terrain, avec ces méthodes, sont des barbares et des délinquants. C’est évidemment le produit de la décomposition de la société mais les tireurs fous le sont également. Nul ne les défend. Et la population est naturellement contre ces comportements. Constater cette situation n’implique pas la passivité. Au contraire, il faut se mobiliser contre les violences policières scandaleuses. Ainsi j’avais espéré que, après le jeune tué dans les manifestations des zadistes comme celui qui a été grièvement blessé dans la lutte contre la loi travail, il y aurait une mobilisation de masse à l’initiative de l’extrême gauche. Rien, il n'y a rien eu.

Alors plutôt que de se draper dans des postures verbales, il faut dire que la mobilisation policière antigouvernementale est un enjeu politique. Nous ne pouvons rester neutre. Soit les militants et les salariés iront à leur rencontre pour les dissuader de réclamer plus de mesures sécuritaires et désigner le gouvernement et le système qui cherche à les manipuler, contre les salariés et les jeunes, soit le Front National fera le contraire et les gagnera.

J’ai d’ailleurs entendu Olivier Besancenot à la télévision, impeccable, loin de la bouillie pour les chats de la direction du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

La répression et l'état policier, les égyptiens, les marocains, les turcs et les russes, connaissent. Nous, nous vivons pour l’heure dans une bienveillante démocratie bourgeoise en déliquescence. Par contre, pour l’avenir, je suis plutôt pessimiste. Les camarades qui dénoncent l’état policier découvriront probablement ce que cette formule signifie.

Donc au-delà même de la liaison politique avec les policiers en révolte et demain les soldats, la question politique qui doit être posée est bien sûre celle-ci, quelle police démocratique dans une république sociale et politique ? Le mouvement révolutionnaire contemporain n’a jamais vraiment réfléchi à ce problème. Or, qui combat l'état doit être capable de proposer une alternative. Décidément, les formules toutes faites doivent être bannies.

Souvent les postures d’indignations masquent une débilité politique.

Une dernière remarque, je conseille d’aller voir « Snowden », excellent opus d’Oliver Stone. Parfois, il est caricatural. Il ne l'est pas dans ce film. Il révèle une partie de ce qui se prépare, une société libérale dictatoriale à l’intérieur et guerrière à l’extérieur. La lutte contre les peuples va basculer dans la modernité. À l’horizon d’une génération, la police que nous connaissons disparaîtra. Les tâches de police seront essentiellement réservées à la protection des sommets du patronat et de l’état et le maintien de l’ordre capitaliste quotidien sera essentiellement pris en charge par le mixage du numérique, de la robotique et des nouvelles armes, nouvelle technologie robotisée appliquée au fichage et la répression. Ce n’est pas une blague ni de la science fiction. Un grand nombre de hauts fonctionnaires s’inquiètent de cette situation. Les drones et les armes non létales sont à l’étude, filins, automoteurs identifiant les militants et fichiers dans les drones.

Dans l’armée, la mise en œuvre de cette mutation est déjà en route, drones de bombardements, d’assassinats, chars sans conducteurs, machines à tuer capables de frapper à cent quatre vingt degrés, frégates totalement furtives armées par quelques dizaines de marins et drones sous marins. La panoplie est déjà considérable. Là aussi, les effectifs maigriront avec l’avantage de disposer de machines à tuer, ce qui règle en grande partie les dangers de voir les soldats lever les crosses en l’air. Oui, il va falloir réfléchir à cet arsenal qui peut aisément mettre en œuvre une société policière permanente. Il faut étudier ces préparatifs, les dénoncer et engager une véritable campagne de défense des libertés et de la démocratie pour une république sociale.

Nous ne vivons pas dans l’état policier. Notre faiblesse politique peut contribuer à son instauration.

Dans un tout autre domaine, nous sommes nombreux, notamment les anciens militants de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) à avoir reçu le travail de Pierre Salvaing. Il a analysé, documentant avec rigueur, son étude, l’histoire des cinquante dernières années de l’OCI, des années 1960 à l’explosion du Parti Ouvrier Indépendant (POI).

Cela fait près de quatre cent pages mais c’est passionnant. Pour le recevoir, joindre Pierre Salvaing à spole@sfr.fr .

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 20:04

 

http://www.sanders.senate.gov/newsroom/press-releases/sanders-statement-on-steve-bannon

 

Déclaration de Bernie Sanders sur Steve Bannon

Le sénateur Bernie Sanders a publié Mercredi 16 Novembre 2016 la déclaration suivante sur la nomination de Steve Bannon à titre de stratège en chef et de conseiller principal à la Maison-Blanche de Donald Trump.

Ce pays, depuis sa création, a lutté pour surmonter la discrimination sous toutes ses formes, racisme, sexisme, xénophobie et homophobie. Au fil des ans, nous avons fait des progrès pour devenir une société moins discriminatoire et plus tolérante et nous ne retournons pas en arrière. La nomination par le président élu Donald Trump d'un individu raciste comme Steve Bannon à un poste d'autorité est totalement inacceptable. Dans une société démocratique, nous pouvons être en désaccord sur toutes les questions, mais le racisme et la bigoterie ne peuvent faire partie d'aucune politique publique. La nomination de Steve Bannon par Donald Trump doit être annulée. 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 19:53

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/11/15/solidaires-des-elus-kurdes-poursuivis-arretes-detenus-en-turquie-nous-les-parrainons_1528611

 

Solidaires des élus kurdes poursuivis, arrêtés, détenus en Turquie, nous les parrainons

Mardi 15 Novembre 2016

Lorsque la Turquie a fait face à un coup d'état militaire, nous avons tous dénoncé avec force et condamné avec clarté cette tentative contre l’expression de la souveraineté populaire.

Mais aujourd’hui, nous sommes extrêmement préoccupés et alarmés par les récentes arrestations à la faveur de l’état d’urgence décrété le 20 juillet 2016 dans le pays.

Le 30 octobre 2016, les deux maires de Diyarbakir, ville d'un million huit cent mille habitants, Gultan Kisanak et Firat Anli, ont été arrêtés et placés en détention. Plus de trente maires démocratiquement élus sont aujourd’hui détenus.

Le 4 novembre 2016, Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, les coprésidents du parti démocratique des peuples (HDP), parti de gauche issu du mouvement politique kurde, de même que neuf autres députés ont été arrêtés. Dix parlementaires sont aujourd’hui placés en détention en Turquie.

Ils sont tous membres du HDP, parti qui a réussi par deux fois à franchir le seuil national de dix pour cent des voix permettant d’envoyer, le premier novembre 2015, cinquante neuf députés au parlement.

Troisième force politique du parlement turc avec six millions de voix aux dernières élections législatives, le HDP, dont le parti vert est un des constituants, est membre de l’Internationale socialiste et également membre associé du parti socialiste européen. Il milite pour une Turquie ouverte et pro-européenne et il représente la société turque dans sa diversité.

Avec l’instauration de l’état d’urgence qui a permis l’interdiction de cent deux médias, la suspension jusqu’à une chaîne de télévision pour enfants et un régime qui porte la durée maximum de garde à vue à trente jours, dont l’organisation Human Rights Watch expose dans un rapport récent les tortures et les sévices en détention, nous devons réagir.

Ce n’est pas la première fois que des députés sont jetés en prison en Turquie pour leurs idées. En 1994, Leyla Zana et trois autres députés kurdes avaient été arrêtés après la levée de leur immunité. Ils ont passé dix ans en prison, et Leyla Zana s’est vue attribuer le prix Andreï Sakharov du parlement européen en 1995.

Si notre pays considère la Turquie comme un partenaire, ce lien créé également des devoirs. Le devoir de lui dire qu’en jetant en prison des journalistes, des magistrats, des avocats, des intellectuels, des syndicalistes et des élus, la Turquie s’éloigne des valeurs européennes de l’Union Européenne, à savoir le respect de la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’état de droit et le respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. C’est pour ses valeurs et pour ses principes que nous demandons leur libération et que nous exprimons notre solidarité en parrainant avec beaucoup de fierté les députés et les maires membres du HDP menacés, arrêtés et détenus injustement en Turquie.

Premiers signataires

Esther Benbassa, Sergio Coronado, Pouria Amirshahi, François Asensi, Isabelle Attard, José Bové, Cécile Duflot, Yannick Jadot, Eva Joly, Noël Mamère

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 19:30

 

iTélé vote la reprise du travail après trente et un jours de grève (Reuters)

 

Les salariés d'iTélé se sont prononcés Mercredi 16 Novembre 2016 en faveur de la reprise du travail, mettant fin à une grève d'une durée sans précédent dans l'audiovisuel depuis mai 1968, en dépit de concessions limitées de leur direction.

La fin du conflit laisse toutefois entière la question de l'avenir de la chaîne, déficitaire, sur le créneau encombré de l'information où s'affrontent quatre chaînes gratuites.

La reprise du travail a été votée à l'unanimité moins deux abstentions, au terme de trente et un jours de grève.

Une trentaine de salariés, soit un tiers des effectifs, ont annoncé leur départ de la chaîne, numéro deux de l'information en continu en France.

« Nous sortons de ce conflit éreintés et meurtris mais la tête haute, avec au cœur le sentiment d'avoir tenté de défendre notre honneur », écrivent les salariés dans un texte publié sur le site d'information www.lesjours.fr.

Le conflit avait débuté le 17 octobre 2016 avec l'arrivée controversée de l'animateur Jean-Marc Morandini, mis en examen pour corruption de mineurs et corruption de mineurs aggravée.

Cette arrivée a cristallisé les inquiétudes de la rédaction face à la reprise en main de la chaîne après l'arrivée de l'entrepreneur milliardaire Vincent Bolloré à la tête de Vivendi, maison mère du groupe Canal et de sa filiale iTélé.

« Je me réjouis évidement de la sortie de la grève. Cela aurait sans doute pu être plus court », a déclaré Maxime Saada, directeur général de Canal Plus, lors d'un déjeuner de l'association des journalistes médias.

Pas de calendrier pour le retour à la rentabilité

La rédaction a notamment obtenu la nomination d'un directeur de l'information délégué dont le choix reviendra à la direction. Le numéro un d'iTélé Serge Nedjar continuera toutefois de cumuler les fonctions de directeur général de la chaîne et de directeur de la rédaction.

Une charte éthique devrait par ailleurs être mise en place au cours des prochains mois par la chaîne, qui en aura quoi qu'il arrive l'obligation dans le cadre de la loi de Patrick Bloche sur l'indépendance des médias.

Les journalistes n'ont pas obtenu le départ de l'animateur Jean-Marc Morandini mais ils ne seront pas obligés de travailler pour son émission.

Un accord a par ailleurs été trouvé sur une enveloppe d'indemnités pour les journalistes souhaitant quitter la chaîne.

Evoquant un épuisement des équipes, Maxime Saada a déclaré ne pas être en mesure de donner une date de retour du direct sur iTélé dont l'audience, déjà à la traîne du leader BFM Télévision, propriété de la Société Française du Radiotéléphone (SFR), a chuté à 0,6% au mois d’octobre 2016.

L'objectif prioritaire est le retour à la rentabilité de la chaîne dont les revenus atteignent actuellement trente cinq millions d’euros pour des coûts représentant soixante millions d’euros, a expliqué le dirigeant sans fournir de calendrier.

Pour redresser iTélé, le groupe veut faire jouer les synergies avec Canal Plus dans le sport, la culture et à l'international, tout en assurant toutefois que la mission première d'iTélé restera l'information en continu.

Parallèlement à la sortie du conflit, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre a ordonné Mercredi 16 Novembre 2016 la suspension du déménagement d'une partie des bureaux d'iTélé.

Le groupe Canal Plus a annoncé dans un communiqué qu'il allait faire appel et il a souligné que ces « mouvements », qui ne concernaient qu'une vingtaine de salariés, étaient « très limités » puisqu'ils consistaient à passer du deuxième au troisième étage du même immeuble.

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:14

 

La candidature d’Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles accélère la décomposition de la gauche (Reuters)

 

La candidature atypique d'Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles françaises de 2017 accentue la décomposition d'une gauche française à l'agonie et trouble le jeu d'une droite partagée entre tentation du repli identitaire et ouverture au centre.

Mais s'il renouvelle une offre politique sclérosée, le pari d'une « révolution démocratique » susceptible d'amener ce candidat hors parti de trente huit ans au seuil de l'Elysée est loin d'être gagné, jugent les analystes interrogés par Reuters.

L'ancien conseiller et ancien ministre de l’économie de François Hollande n'a laissé planer aucun doute Mercredi 16 Novembre 2016 sur sa volonté d'aller au bout de sa démarche, que le chef de l’état décide au mois de décembre 2016 de briguer un deuxième mandat ou qu’il ne le fasse pas.

« Rien n'est jamais écrit et c'est pourquoi je veux porter l'optimisme de la volonté », a expliqué Mercredi 16 Novembre 2016 l’ancien banquier, qui en dira plus sur ses projets dans un livre à paraître la semaine prochaine, selon un de ses proches.

Il est crédité aujourd'hui par les sondages d'environ quatorze pour cent des intentions de vote au premier tour des élections présidentielles.

Ce score le place devant les autres candidats de gauche, potentiels ou déclarés, mais reste encore loin du « ticket » d'entrée pour le second tour, bien qu'il morde sur tous les électorats, de gauche à droite, jusqu'au Front National.

Ses partisans veulent y croire, malgré les sondages qui donnent la présidente du Front National Marine Le Pen qualifiée pour le second tour, ce qui ne laisse qu'une place libre.

« Il se présente pour gagner, pas pour faire un bon score », assure ainsi le député radical de gauche Alain Touret, soutien de la première heure de l’ancien ministre de l’économie.

Ses proches assurent qu'il recueillera sans problème les cinq cent parrainages requis, notamment grâce au ralliement de nombreux élus locaux, et ils mettent en avant la montée en puissance de son mouvement, En Marche, qui revendique près de cent mille adhérents après seulement huit mois d'existence.

Alain Touret est persuadé que Nicolas Sarkozy sera le candidat de la droite, ce qui serait la configuration la plus favorable, la candidature d'Emmanuel Macro à quatre jours du premier tour des élections primaires de la droite est un coup dur pour le principal rival de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, jusqu'ici favori des sondages, estime l'élu du Parti Radical de Gauche (PRG).

« Alain Juppé espérait rassembler des voix du centre et du centre gauche mais une partie de cet électorat va passer chez Emmanuel Macron », prédit-il. « Et si Nicolas Sarkozy est le candidat de la droite, Emmanuel Macron le battra parce que Nicolas Sarkozy sera abandonné par un tas d'électeurs qui auraient voté pour Alain Juppé ou pour François Fillon ».

Quant à François Hollande ou au premier ministre Manuel Valls, « ils termineront à cinq pour cent », prédit le député du PRG.

Les analystes se montrent beaucoup plus sceptiques.

« Le défi sera pour Emmanuel Macron de trouver un véritable espace », estime ainsi Stéphane Zumsteeg, de l'institut IPSOS. « Il lui sera très compliqué d'exister si Alain Juppé est le candidat de la droite et si François Hollande ou Manuel Valls est celui du centre gauche, car ils se partageront plus ou moins le même électorat ».

Sa seule chance d'accéder au second tour serait effectivement d'être face à des candidats plus radicalement identifiés à droite, comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon, et à gauche, comme Arnaud Montebourg, juge cet analyste, pour qui ce n'est cependant pas la configuration la plus probable.

Le président de la société de conseil Cap Stéphane Rozès crédite cependant Emmanuel Macron d'un coup d'avance, grâce à l'annonce de sa candidature avant le premier tour des élections primaires de la droite et dans l'attente de la décision de François Hollande.

« Il occupe le vide créé à gauche par l'affaiblissement du candidat naturel qu'est le président sortant et il n'est pas certain que le vainqueur de la primaire de droite soit le candidat préféré du peuple de droite », résume cet analyste.

Pour Matthias Fekl, le secrétaire d’état chargé du commerce extérieur, Emmanuel Macron était une « bombe à retardement placée au coeur d'une famille politique. La bombe a explosé », a-t-il dit sur Radio Monte Carlo (RMC).

Pour le politologue Thomas Guénolé, Emmanuel Macron n'innove pas tant sur le plan des idées qu'en assumant explicitement la possibilité de proposer un panachage de politiques économiques de centre droit et de centre gauche.

Mais de là à voir Emmanuel Macron franchir le cap du premier tour, il y a un pas qu'il refuse de sauter, « il n'a aucune chance d'être au second tour », juge Thomas Guénolé, selon qui l’ancien ministre de l’économie ne peut guère espérer aller au-delà de quinze à dix sept pour cent des suffrages au premier tour des élections présidentielles.

Ce qui restera de sa démarche, c'est néanmoins un renouvellement de l'offre politique qu'il lui faudra faire prospérer après les élections présidentielles, estime ce politologue.

« Dans tous les cas de figure, sa candidature est un facteur d'éclatement du Parti Socialiste », ajoute-t-il.

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:06

 

http://www.liberation.fr/planete/2016/11/15/en-irak-des-drones-veillent-sur-le-site-antique-de-nimrod-repris-a-l-ei_1528322

 

En Irak, des drones veillent sur le site antique de Nimrod repris à l'Etat Islamique

Par Hala Kodmani

Mardi 15 Novembre 2016

En partie détruite, la ville est sous contrôle de l'armée irakienne. Par crainte de combattants cachés ou de mines, les soldats ont ordre de rester à distance des vestiges.

Nimrod est bien libéré de l’Etat Islamique. La reprise de la cité antique assyrienne par les forces irakiennes est cette fois confirmée par un correspondant de l’Agence France Presse (AFP) sur place. Annoncée depuis Dimanche 13 Novembre 2016, cette reconquête symbolique de la ville située à une trentaine de kilomètres de Mossoul a été mise en doute suite à un cafouillage dans la communication de l’armée irakienne.

« Des unités de la neuvième division blindée ont totalement libéré Nimrod et ont levé le drapeau irakien sur les bâtiments », avait indiqué il y a trois jours un communiqué du commandement des opérations, citant un haut responsable militaire. Quelques heures plus tard la même source s’était excusée pour l’expression « libération totale », précisant toutefois que « le village et la colline où se situe le site archéologique ont bien été repris, mais pas encore l’ensemble de la zone de Nimrod ».

Saccage

Au printemps 2015, la conquête de Nimrod, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Mossoul, et surtout sa destruction par les hommes de l’Etat Islamique avaient alarmé la communauté internationale. Dans une vidéo diffusée par leurs services, on voyait les jihadistes s’attaquer à la pioche et au marteau à des statues et des bas-reliefs trois fois millénaires. La ville aurait été « complètement rasée » au bulldozer, disait-on sur la foi d’images satellites. L’UNESCO avait dénoncé un « crime de guerre », contre le site inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. L’émotion pour le « joyau de l’empire assyrien » fondé au treizième siècle avant Jésus Christ n’était certes pas aussi grande que celle pour la « perle du désert », Palmyre, prise quelques semaines après par les forces de l’Etat Islamique. Mais la propagande de l’organisation jihadiste avait atteint son objectif de choquer le monde.

« Dès que nous pouvons détruire les signes de l’idolâtrie et étendre le monothéisme, nous le ferons », promettait un de ses hommes à la fin de la vidéo sur le saccage de Nimrod. L’Etat Islamique s’était emparé du site et d’autres pans de territoire comme Mossoul lors d’une offensive éclair en Irak au mois de juin 2014.

Considérablement endommagée, la cité antique ne semble pas totalement perdue. « Des statues gisent à terre et détruites, un palais reconstruit est dévasté et un ziggurat, un édifice à degrés d’environ cinquante mètres de haut, a été réduit à une fraction de sa hauteur », décrit le journaliste de l’AFP. En attendant que les conditions de sécurité permettent aux archéologues et experts de venir évaluer ce qui reste de l’antique Nimrod, des drones surveillent et filment désormais le site repris et sécurisé par les forces irakiennes. Celles-ci prennent garde dans leurs mouvements, par crainte que des mines ou même des combattants soient cachés parmi les ruines ou dans des tunnels. Ils ont ordre de rester et de surveiller la ville à distance pour ne pas risquer d’abîmer davantage les trésors à restaurer, si possible.

 

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