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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 21:03

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/02/20/en-algerie-un-front-disparate-contre-un-quatrieme-mandat-d-abdelaziz-bouteflika_4369982_3210.html

 

En Algérie, un front disparate contre un quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika

 

Par Isabelle Mandraud

 

Jeudi 20 Février 2014

 

C’est un front dispersé, sans lien ni coordination, qui se manifeste publiquement contre l’opportunité d’un quatrième mandat du président algérien Abdelaziz Bouteflika au pouvoir depuis 1999. Des voix, connues ou anonymes, qui se sont engagées avant même que le chef de l’état ait fait connaître, Samedi 22 Février 2014, sa décision de se représenter à l’élection présidentielle prévue le 17 avril. Djamila Bouhired est l’une d’elles.

 

L'icône algérienne de la guerre d'indépendance, condamnée à mort en 1957 et qui épousa par la suite son avocat, Jacques Vergès, est sortie de sa réserve le 6 février dans le quotidien al Watan.

 

« Je suis radicalement opposée à la reconduction de Bouteflika pour un quatrième mandat. Déjà le troisième était de trop », déclare l'ancienne moudjahida, partie peu après en France pour des soins. « Pour vous dire », avait-elle ajouté, « le temps est venu pour qu'il quitte le navire au risque de le faire chavirer ».

 

Sidali Kouidri Filali, trente cinq ans, partage la même détermination. Auteur d'un blog, DZ Wall, suivi par nombre d'internautes en Algérie, il mène campagne à sa façon, avec des mots crus, dénonçant un « président qui votera contre la mort et un peuple mort qui boycotte la vie. La priorité actuelle est d’animer une barrière contre le quatrième mandat », affirme-t-il, attablé dans un café d'Alger. « Le problème, c'est que les algériens vivent toujours dans la peur. Sortir, manger, être logé suffisent »

 

« Je ne me reconnais nulle part, alors je me défoule sur le blog », poursuit ce fonctionnaire à la pharmacie centrale d'Alger, militant des droits de l'homme qui rejoint, de temps à autre, d'autres militants dans la rue pour des revendications sociales. « A chaque fois qu'on fait une action, on est traité de main étrangère, je n'ai même pas de passeport », ironise-t-il.

 

« C’est une occasion pour se libérer »

 

Pour Sidali Kouidri Filali comme pour beaucoup, ce n'est pas tant la personnalité d’Abdelaziz Bouteflika, qu'il décrit comme « un acteur majeur de l'histoire algérienne » qui est en cause, mais un « système » qu'il voudrait voir disparaître.

 

« C'est une occasion pour se libérer », dit-il. Se libérer tout à la fois d'une image, celle d'un président vieillissant et affaibli par la maladie, et d'un pouvoir verrouillé depuis l'indépendance, qui a imposé le silence, aussi, sur les années sanglantes de la guerre civile des années 1990.

 

« Au quartier », affirme le blogueur qui se définit comme un démocrate laïc, « entre nous, on discute de tout, mais dès que quelqu'un évoque la décennie noire, plus personne ne parle, c'est bonne nuit et tout le monde rentre. Dans un état qui se respecte, Ali Belhadj serait sous les verrous pour sept cents ans ». Mais, ajoute-t-il avec un sourire forcé, « l’état connaît son peuple, il connaît le bouton qu'il faut enclencher pour susciter le rejet, la peur, le racisme, la France que l'on continue de maudire cinquante ans après ».

 

Les opposants au quatrième mandat se recrutent dans toutes les couches de la société civile, indépendamment de l'âge. Dans ses bureaux perchés au cœur d'Alger, Ihsane al Kadi, cinquante cinq ans, directeur de la société Interface Médias, propriétaire du site électronique économique Maghreb Emergent, se présente comme un « algérien en colère. Si on m'avait dit qu'on serait dans cette situation après le printemps arabe, avec un tel niveau de corruption et après l'AVC du président en avril 2013, je ne l'aurais pas cru », s'insurge-t-il. « C’est une insulte ».

 

Fils d'un ancien militant nationaliste connu qui s'est retiré de la politique après 1965, ce chef d'entreprise avait déjà été à l'origine d'une pétition en 2008 « pour le respect de la constitution ».

 

A l'époque, la révision de la loi fondamentale algérienne avait permis à Abdelaziz Bouteflika de briguer un troisième mandat. Cette fois, Ihsane al Kadi a créé une webradio où des journalistes sont invités à débattre. « Compte tenu de l'énormité de la situation, la mobilisation reste faible », juge-t-il. « C'est un front moral contre le quatrième mandat, éthique et non politique. Les gens trouvent cela tellement absurde qu'ils sont désabusés ».

 

« On était prêts à accepter le pis-aller d'une candidature d'Abdelmalek Sellal , mais même ce scénario minimaliste, le pouvoir n'a pas été capable de le produire », poursuit-il. « Si j'étais un militant radical, je serais content parce que cette situation pousse au pourrissement ».

 

Avant même qu’Abdelaziz Bouteflika fasse acte de candidature, les « anti-quatrième mandat », considérant que tout a été préparé dans cette perspective, à commencer par les appels en ce sens de plusieurs partis, dont le Front de Libération Nationale, ont choisi de prendre les devants. Les batailles au sommet, au sein de l'armée, ont ajouté à l'inquiétude.

 

« Marque de mépris pour les citoyens »

 

Dans un communiqué rendu public le 10 février, trois personnalités, Ahmed Taleb Ibrahimi, ancien ministre des affaires étrangères, Rachid Benyelles, général à la retraite, et Ali Yahia Abdennour, président d'honneur de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l'Homme, ont appelé « toutes les forces saines du pays à exprimer leur refus par tous les moyens pacifiques », pétitions, appels et déclarations.

 

« Après avoir bafoué la constitution qui limitait à deux le nombre de mandats, voilà que le clan au pouvoir veut reconduire Abdelaziz Bouteflika », écrivent les signataires de cet appel. « C’est une négation de la république et du sacro-saint principe de l'alternance au pouvoir, une offense à la mémoire de nos compatriotes qui ont sacrifié leur vie pour l'indépendance de notre pays et une marque de mépris pour les citoyens que nous sommes ».

 

Aucun sondage d'opinion ou d'intentions de vote n'est réalisé en Algérie, qui permettrait de connaître l'état réel de la société algérienne, détournée depuis longtemps déjà, des jeux politiques.

 

Sans se prononcer, l'ancien premier ministre Mouloud Hamrouche, soixante et onze ans, le père des réformes de 1988 en Algérie qui avaient abouti au pluralisme politique, est à son tour sorti de son silence. « Notre pays vit des moments sensibles qui vont conditionner son avenir immédiat et profiler irrémédiablement son devenir au delà de la présidentielle, indépendamment du fait que le président soit candidat ou pas », a-t-il fait savoir, Mardi 18 Février 2014, dans une déclaration aussitôt interprétée comme une éventuelle solution.

 

Le même jour, dans un long texte lu par le ministre des moudjahidin, le chef de l'état a dénoncé « la fitna (trouble, révolte ou agitation en arabe) générée par des divergences d'opinion » et a fustigé les « conflits fictifs » au sein de l’armée qui relèvent, selon lui, d'un « processus de déstabilisation bien élaboré ». C'était la deuxième fois en l'espace de quelques jours qu’Abdelaziz Bouteflika intervenait de la sorte. Avant de lever le coin du voile sur ses intentions.

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 20:26

 

http://www.publico.es/internacional/503975/maduro-pedira-una-comision-de-la-verdad-al-parlamento-para-investigar-las-muertes-en-las-protestas

 

Maduro demande une commission de vérité pour que le parlement enquête sur les victimes des manifestations.

 

Il convoque une Conférence Nationale de Paix, pour ouvrir une voie de dialogue et obtenir un accord avec l’opposition, à laquelle il invite Henrique Capriles

Lundi 24 Février 2014

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé lundi qu’il demande une Commission de la Vérité à l'Assemblée Nationale (Parlement) pour enquêter sur les violences lors des manifestations qui se répètent depuis douze jours dans le pays.

 

Il a également convoqué une Conférence Nationale de Paix pour mercredi prochain ouverte à tous les secteurs qui se reconnaissent comme vénézuéliens et qui disent qu'ils veulent la paix.

«Je vais demander à l'Assemblée Nationale de former une commission de vérité pour enquêter sur toutes les violences qui ont eu lieu, pour enquêter sur toutes les allégations de coup d'état en cours, pour enquêter sur tous les mensonges et les manipulations nationales et internationales » a dit Maduro. « Une Commission de Vérité pour que le Venezuela combatte les monstres qui ont été activés pour justifier une intervention étrangère au Venezuela », a-t-il dit dans une interview diffusée par la télévision d'état VTV.

Maduro a dit qu'il va en faire la demande à l'Assemblée Nationale lors de la prochaine session et qu’il proposera la participation de religieux et d’intellectuels à cette commission. « Je convoquerais un groupe de vénézuéliens qui s’engageront devant le Venezuela et le monde », a-t-il dit. Cette commission devra entendre les familles des victimes et « tous les témoins pour arrêter les manipulations ».

 

Pendant ce temps, Il attend mercredi pour parvenir à des accords avec les secteurs de l'opposition démocratique. « Je convoque la Conférence Nationale pour la Paix au Venezuela pour mercredi, ici aussi, au Palais Présidentiel », a rappelé Maduro, en se référant à la convocation des secteurs politiques et sociaux pour discuter de la situation dans le pays. « J’appelle tout le pays à la Conférence Nationale de Paix pour nous regarder les yeux dans les yeux, pour nous reconnaître comme vénézuéliens et pour dire que nous voulons la paix, que nous allons faire la paix ».

 

Maduro a déclaré que la responsabilité de la paix au Venezuela n’est pas seulement sa responsabilité personnelle, mais qu’elle est aussi sa responsabilité comme chef de l’état. Il a également convoqué lundi une réunion du Conseil Fédéral, organe qui réunit tous les gouverneurs, dont le chef de l'opposition Henrique Capriles, qui a confirmé sa participation. Ainsi, il a dit qu’il avait des « différences » avec Capriles, mais il a réitéré son appel à venir à la réunion pour aborder diverses questions, y compris les moyens des différents programmes liés à la sécurité, et était disposé à parler de ce qui se passe au Venezuela. 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 19:34

 

Coup de filet lors d’une manifestation d’opposants à Moscou

 

MOSCOU (Reuters) - Une centaine de personnes ont été arrêtées Lundi 24 février 2014 lors d'un rassemblement devant un tribunal de Moscou où étaient prononcées les peines de huit prévenus jugés pour des faits commis lors d'une manifestation contre Vladimir Poutine, rapporte la police russe. L'opposition parle, elle, de plus de deux cent trente arrestations.

 

Plusieurs centaines de manifestants étaient venus soutenir les accusés de l'affaire « Bolotnaïa », du nom de la place de Moscou où ladite manifestation s'est déroulée le 6 mai 2012, veille de l'investiture du chef de l'état. Ses détracteurs les disent victimes d'une vague de répression politique.

 

Parmi les personnes arrêtées figure Alexeï Navalni, qui s'est imposé en tant que porte-parole de l'opposition lors des manifestations de 2011 et 2012.

 

Les huit prévenus, sept hommes et une femme âgés pour la plupart d'une vingtaine d'années, ont été reconnus coupables d'atteintes à l'ordre public et de voies de fait à l'encontre de policiers. Sept ont été condamnés lundi à des peines de prison ferme allant de deux ans et demi à quatre ans et le huitième a bénéficié d'un sursis.

 

Le parquet avait requis de cinq à six ans de réclusion. Niant toute instrumentalisation de la justice, le président a estimé que les agressions d'agents des forces de l'ordre ne pouvaient restées impunies.

 

Les accusés et leurs proches craignent que les événements survenus ces derniers jours en Ukraine ne poussent les autorités russes à davantage de fermeté à l'égard de l'opposition.

 

« Maidan », ont scandé lundi les manifestants venus les soutenir, en référence à la place du centre de Kiev devenue le symbole de la contestation.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:57

 

http://www.lequotidienalgerie.org/2014/02/10/declaration-non-a-un-quatrieme-mandat

 

Après avoir bafoué la constitution qui limitait le nombre de législatures à deux mandats, voilà que le clan au pouvoir veut reconduire Abdelaziz Bouteflika, arrivé illégitimement au pouvoir en 1999, pour un quatrième mandat consécutif. C’est une négation de la république et du  sacro-saint principe de l’alternance au pouvoir, une offense à la mémoire de ceux de nos compatriotes qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance du pays et une marque de mépris pour les citoyens que nous sommes. Sauf réaction significative de la société civile et politique, Abdelaziz Bouteflika sera maintenu à la tête de l’état au titre d’une parodie d’élection identique à toutes celles que nous avons connu dans le passé, et ce, malgré son âge avancé, son état de santé déplorable et le bilan fort contestable des quinze dernières années. Un bilan d’autant plus inexcusable que l’Algérie aura connu au cours de cette période, une conjoncture exceptionnellement favorable, celle d’une paix civile retrouvée grâce à la population qui a rejeté et l’extrémisme et l’éradication, celle d’une pluviométrie providentielle et celle d’une embellie extraordinaire des cours du pétrole. Les recettes pétrolières colossales perçues durant cette période ont été dilapidées à l’exception d’une partie bloquée en bons de trésor,  pour le seul bénéfice de l’économie américaine.

 

Au lieu d’utiliser la manne tombée du ciel pour bâtir une économie de substitution à l’économie rentière des hydrocarbures et propulser l’Algérie au rang des pays émergeants, le régime d’Abdelaziz Bouteflika a choisi d’engager le pays sur la voie qui lui permet de rester au pouvoir en achetant la paix sociale avec l’argent du pétrole. Pour ce faire, il a inondé le marché de produits d’importation et passé des contrats faramineux avec des entreprises étrangères de travaux et de prestation de service, à la grande satisfaction d’une faune d’affairistes de tous acabits et de tous bords. Des contrats qui  ont donné systématiquement lieu à des commissions exorbitantes au profit des contractants nationaux et de leurs intermédiaires à travers le monde. Des fortunes  colossales se sont ainsi bâties sur le vol et la prévarication au détriment du trésor algérien.

 

Le pillage des recettes provenant de l’exportation des hydrocarbures  au cours de ces  années funestes pour l’intérêt du pays, a été accompagné  par une surexploitation criminelle de nos gisements pétroliers pourtant bien connus pour la modestie de leurs réserves en comparaison avec celles des états pétroliers de la région. Une sur exploitation qui a accéléré le processus d’épuisement déjà largement entamé, ce qui expose la nouvelle génération d’algériens à de graves problèmes de ressources.

 

Peu de projets productifs ont vu le jour durant les quinze dernières années et le peu qui restait encore de l’ancien appareil de production a été démantelé pour laisser place nette aux barons de l’importation qui ont fait des algériens une population d’assistés ayant perdu le sens de l’entreprise, ne produisant plus rien et attendant tout de l’extérieur, et vivotant dans un état en queue de classement dans tous les rapports  publiés périodiquement par les institutions internationales.

 

Un état déliquescent caractérisé par une administration budgétivore  et incompétente, une bureaucratie étouffante, des services publics défaillants, une économie dominée par les activités informelles, la spéculation, la fraude, l’évasion fiscale et monétaire. Un état hors normes, profondément gangréné par la corruption (aggravée par l’impunité), et totalement déconsidéré aux plans régional et international. Un état incapable de protéger sa population contre les tonnes de kif qu’un pays voisin, connu pour sa politique expansionniste et son bellicisme à l’égard de l’Algérie, déverse  quotidiennement sur nous,  sans que le pouvoir en place ne réagisse. C’est une véritable « guerre de l’opium » que ce pays mène contre nous, une guerre qui fait des ravages dans  la jeunesse algérienne et menace la république dans son intégrité territoriale.

 

Alors que l’Algérie, depuis l’indépendance, n’a jamais connu de conditions aussi favorables pour son développement qu’au cours des quinze dernières années, sa régression politique, économique, culturelle et éthique n’aura malheureusement,  jamais été aussi grande qu’au cours de cette même période. Cette déchéance est l’œuvre de la coterie au pouvoir qui pousse maintenant l’arrogance jusqu’à vouloir imposer un quatrième mandat dans un climat délétère aggravé par une situation explosive dans le sud du pays et des déclarations irresponsables faites hélas au nom du FLN.

 

Aussi, et devant le viol qu’il s’apprête à faire subir une nouvelle fois à notre peuple, nous, signataires de cette déclaration, considérons qu’il est de notre devoir, devant dieu et le peuple algérien, de dénoncer publiquement et solennellement, ses dérives politiques et morales inacceptables, sa gestion désastreuse des affaires de l’état et son immobilisme face au développement du régionalisme, du communautarisme et des forces centrifuges qui menacent le pays d’éclatement.

 

Nous signataires de la présente déclaration, disons non à une quatrième candidature d’Abdelaziz Bouteflika et appelons toutes les forces saines du pays, et notamment celles attachées à la justice sociale et à la moralisation de la vie politique, à exprimer leur refus par tous les moyens pacifiques qu’ils jugent utiles, prises de position individuelles et collectives, recueils de signatures, pétitions, déclarations et appels, comme nous leurs demandons, en cas de maintien de cette candidature, de boycotter massivement le simulacre d’élections que le pouvoir en place projette de tenir. La prochaine échéance électorale doit être l’occasion d’exiger une refondation des institutions afin que la situation que l’Algérie a connue durant les quinze dernières années  ne se reproduise plus jamais et pour que la candidature à la magistrature suprême ne soit dorénavant permise qu’aux seuls dirigeants  dans la force de l’âge, en pleine possession de leurs capacités physiques et intellectuelles, et cela, à l’exemple de tous les pays qui comptent dans le monde.

 

Abdennour Ali Yahia, Ahmed Taleb Ibrahimi, Rachid Benyelles

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:39

 

Résolution humanitaire du conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie votée à l’unanimité

 

NATIONS UNIES (Reuters) - Le conseil de sécurité de l’ONU a adopté Samedi 22 Février 2014 à l'unanimité une résolution visant à faciliter l'accès de l'aide humanitaire à la population syrienne.

 

Le conseil de sécurité menace de prendre de « nouvelles mesures » si les dispositions de cette résolution ne sont pas respectées.

 

D'après l’ONU, neuf millions trois cent mille syriens, près de la moitié de la population, ont besoin d'aide.

 

La Russie et la Chine, qui ont opposé à trois reprises depuis le début de la crise en Syrie leur veto à des projets de résolution condamnant le régime de Bachar al Assad, ont mêlé cette fois leurs voix aux douze autres membres du conseil de sécurité.

 

« Cette résolution n'aurait pas dû être nécessaire. L'assistance humanitaire ne se négocie pas, elle doit s'appliquer en vertu du droit international », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon.

 

La résolution lui demande de revenir dans les trente jours devant le conseil de sécurité pour faire un bilan de sa mise en oeuvre et « exprime son intention de prendre de nouvelles mesures en cas de non-respect ».

 

Le texte « réclame que toutes les parties, en particulier les autorités syriennes, autorisent promptement un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave aux agences humanitaires de l'ONU et à leurs partenaires, y compris le franchissement des lignes de front et des frontières ».

 

Il appelle également « toutes les parties à cesser immédiatement toutes les attaques contre des civils, de même que l'emploi aveugle d'armes dans des zones peuplées » et cite les bombardements, mentionnant explicitement l'usage des « barils d'explosifs ».

 

« J'espère que l'adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de cette résolution humanitaire facilitera l'acheminement de l'aide vers les gens qui ont désespérément besoin en Syrie », a commenté Valerie Amos, secrétaire générale adjointe chargée des opérations humanitaires de l'ONU.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:12

 

http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2014/02/did-arab-leftists-betray-revolu-201421674037574769.html

 

La gauche arabe a t elle trahit la révolution ?

 

Les militants de gauche ont appris de dures leçons dans le sillage des révolutions qui ont balayé la région en 2011

 

Par Rima Majed

 

Mardi 17 Février 2014

 

Les partis traditionnels de la gauche arabe étaient aussi surpris que les régimes dictatoriaux arabes par les soulèvements populaires qui ont commencé à la fin de 2010 et ont balayé la région. Ironiquement, la plupart des partis de gauche ont été pris au dépourvu pour ce qui est devenu un mouvement révolutionnaire important dans l'histoire moderne du monde.

 

Les révolutions arabes ont forcé la gauche à se redéfinir elle-même et à redéfinir ses priorités. Les questions de la libération sociale et politique sont devenues des questions urgentes dans la région. Les révolutions égyptiennes et syriennes, en particulier, ont joué un rôle important dans l'élargissement de la division entre les groupes de gauche traditionnels, tout en ouvrant la voie de l’émergence d’une nouvelle génération de militants.

 

Les partis de gauche, les mouvements ouvriers et syndicaux dans le monde arabe ont généralement suivi l'une des deux trajectoires suivantes, ou bien entrer dans l’état et devenir complètement cooptés par son appareil, ou bien subir une répression sévère et être bannis de la vie politique. Par exemple, les partis communistes égyptiens et syriens ont été interdits par Gamal Abdel Nasser et par le régime baassiste (au cours des années de l’unification entre l’Egypte et la Syrie) jusqu'à ce qu'ils acceptent de s'aligner sur les régimes.

 

En Syrie, le parti communiste n'a été autorisé à fonctionner qu’après avoir accepté de faire partie du Front National Progressiste créé en 1972 par Hafez al Assad au nom du pluralisme, mais dans le but évident de contrôler son activité politique. Cette étape a consolidé une division séculaire au sein du parti communiste syrien, avec plusieurs membres radicaux formant le «Parti Communiste Syrien (Bureau Politique)», dirigé par Riad al Turk. Ce groupe d'opposition a été violemment réprimé par le régime d'Assad qui a interdit l'organisation et mis Turk en prison en 1980 pour dix huit ans.

 

Une collection de commentaires et d'analyses sur les soulèvements arabes.

 

Par conséquent, les régimes soi-disant « progressistes, socialistes et nationalistes » du monde arabe depuis les années 1950, ont activement tué toute perspective sérieuse pour l'émergence d'une gauche radicale de la classe ouvrière par la cooptation ou la répression.

 

En 2011, les soulèvements arabes ont explosés et se sont propagés par une combinaison de raisons, des racines socio-économiques profondes et de la répression politique par des régimes brutaux. A la veille des soulèvements, les indicateurs socio-économiques du monde arabe étaient alarmants. En plus de l'oppression politique par des régimes dictatoriaux, un nombre considérable de personnes dans le monde arabe avait du mal à survivre.

 

Les politiques néo libérales qui avaient commencé avec Anwar al Sadate en Egypte et atteint la Syrie en 2000 après l'ascension de Bachar al Assad au pouvoir ont clairement été bénéfiques pour la classe dirigeante et ceux qui l’entourent, mais cela s'est passé au détriment de la grande majorité de la population qui a souffert de l'augmentation de l'inflation, de la hausse des coûts de la vie, des taux de chômage élevés (surtout chez les jeunes) et de l'extrême pauvreté. En Syrie, par exemple, le pourcentage de ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté (un dollar par personne) est passé de onze pour cent en 2000 à trente trois pour cent en 2010.

 

Avec de tels indicateurs socio-économiques, on aurait pu s'attendre à ce que la gauche organise et mobilise la demande de justice sociale, mais ce n'est pas arrivé.

 

Les soulèvements arabes ont explosé de façon très aléatoire et se sont propagés rapidement défiant les vieux concepts de frontières nationales et du nationalisme prouvant que les peuples de différentes parties du monde arabe (et du monde entier avec des mouvements comme Occupy et le mouvement des indignés) pouvaient s'identifier aux autres sur le terrain de l'oppression et de l'inégalité.

 

Cependant, la question demeure, quel rôle la gauche a-t-elle joué dans ces soulèvements ?

 

La réponse varie, selon le niveau d'absorption profonde dans les régimes avant 2010. A l'exception de la Tunisie, où l'Union Générale des Travailleurs Tunisiens a joué un rôle crucial dans la révolution, car elle a toujours été indépendante de l'état, la plupart des autres partis de gauche dans la région ont été marginalisés et n'ont essentiellement joué aucun rôle inportant dans les soulèvements.

 

Le Parti Communiste de Syrie (la branche de Bakdash) et du Liban par exemple se sont opposés aux soulèvements en disant « qu’il est très clair que ce qui a eu lieu en Syrie a été en conformité avec les plans impérialistes ». La gauche traditionnelle a été discréditée par les mouvements populaires dans les rues en raison de ses relations avec les anciens régimes.

 

De nouvelles formes de militantisme de gauche ont, cependant, fait surface au cours des dernières années, tels que les Socialistes Révolutionnaires en Egypte, la Gauche Révolutionnaire actuelle en Syrie et le Forum Socialiste au Liban. Bien que ces groupes sont encore relativement jeunes et n’ont pas assez d'influence politique ou de soutien populaire, leur compréhension des révolutions arabes et leur analyse de ses développements montrent une « maturité politique » attendue depuis longtemps dans la gauche arabe.

 

La gauche arabe aujourd'hui

 

Alors que les partis traditionnels de gauche adoptent la plupart du temps une approche stalinienne en se concentrant sur une approche de libération nationale, les mouvements de gauche de plus en plus dans la région sont clairement influencés par une approche trotskyste qui croit en la puissance des mouvements populaires de base  et au socialisme par en bas.

 

La principale différence entre ces courants au sein de la gauche arabe aujourd'hui, c'est que la gauche traditionnelle estime que la priorité doit être donnée à la libération nationale, tandis que les groupes de gauche les plus jeunes considèrent que l'accent devrait être mis sur la libération sociale et qu’une réelle indépendance ne peut pas être atteinte dans un système capitaliste et répressif.

 

Contrairement aux partis traditionnels de gauche qui se concentrent principalement sur la géo politique (favorisant l'Iran et la Russie dans l'illusion que ces pays sont des forces anti impérialistes) et les menaces impérialistes et sionistes externes, ces nouveaux mouvements de gauche donnent la priorité à l'activisme contre les inégalités internes et contre la répression sans perdre de vue le contexte géo politique plus large et le fait qu'Israël est un occupant.

 

En d'autres termes, l'approche trotskyste croit en la révolution permanente, qui combine à la fois la lutte de libération nationale, et l'émancipation sociale et économique. Par exemple, alors que le Parti Communiste Libanais estime que les événements en Syrie font partie d'une grande conspiration pour renforcer la position d'Israël dans la région en essayant de renverser le régime d'Assad, le Forum Socialiste Libanais voit que ce qui se passe aujourd'hui en Syrie est une héroïque révolution populaire contre un dictateur, même si il ya beaucoup de tentatives de la tuer par la montée des mouvements réactionnaires tels que l'Etat Islamique d'Irak et du Levant (EIIL) et la violente répression du régime brutal d’Assad.

 

En outre, les partis traditionnels de gauche se sont rendus à l'analyse politique dichotomique selon laquelle ils ressentent le besoin de soutenir un camp contre l’autre. Cela a transformé ces partis en des partis suivistes qui n'ont pas de réelle influence politique dans le mouvement populaire. Les nouveaux groupes de gauche, cependant, ont ouvert le chemin à une analyse en dehors des dichotomies rigides et des approches réductionnistes.

 

Par exemple, les Socialistes Révolutionnaires en Egypte sont à la fois contre l'ancien régime de Moubarak, contre l'armée (représentée par le chef militaire Abdel Fattah al Sisi) et contre les frères musulmans. Une position similaire est adoptée par des groupes révolutionnaires en Syrie, qui sont radicalement à la fois contre le régime d'Assad et contre les forces réactionnaires telles que l’EIIL ou bien le Front al Nusra.

 

Enfin, s’il y a une chose que les organisations de la gauche traditionnelle et de la nouvelle gauche ont appris des soulèvements arabes, c’est que leur idée romantique de la révolution n'est pas exacte. Aussi longtemps que les révolutions sont puissantes et essentielles, les périodes révolutionnaires ne sont pas aussi roses et faciles que la gauche aurait souhaité.

 

Les révolutions arabes doivent être comprises comme un processus à long terme de profond changement économique, social et politique qui va subir des hauts et des bas avant qu'il ne s'installe définitivement. Au cours de ce processus, de nombreux tabous sociaux seront brisés, la plupart des normes et des valeurs vont changer et de nombreux mouvements vont croître, mais en même temps, de nombreuses vies seront perdues, beaucoup de personnes vont souffrir et des villes entières seront détruites par une tentative des régimes brutaux pour effacer non seulement le présent, mais aussi le passé.

 

Rima Majed est chercheur à l’université d’Oxford



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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 16:46

 

Poursuite de la transition en Ukraine, l’Union Européenne tend la main

 

KIEV (Reuters) - La transition politique s'est poursuivie à marche forcée Dimanche 23 Février 2014 en Ukraine où le bras droit de l'opposante Ioulia Timochenko, libérée samedi, a reçu à titre temporaire les pouvoirs de chef de l'état tandis que les européens ont renouvelé leur offre d'un accord commercial.

 

Le président Viktor Ianoukovitch, déchu par le parlement et qui a fui Kiev samedi, a affirmé ne pas reconnaître les décisions prises à son encontre qu'il a qualifiées de « coup d'état ».

 

Pourtant l'ancien homme fort de l'Ukraine apparaît bien affaibli après avoir été empêché de quitter le territoire samedi soir par des gardes-frontières de l'aéroport de Donetsk dans l'est du pays à majorité russophone.

 

L'endroit où se trouve Ianoukovitch n'a pas été établi avec précision mais des habitants de Donetsk, le fief où il débuta sa carrière politique dans les années 1990, ont signalé un renforcement de la sécurité sur la route menant à sa résidence locale, laissant supposer qu'il pourrait s'y être réfugié.

 

Sur le plan politique, Viktor Ianoukovitch a été lâché par un grand nombre des dirigeants de son parti des régions qui l'ont privé des soutiens nécessaires à la rada, le parlement.

 

Des mandats d'arrêt ont été lancés contre des personnages clés du système Ianoukovitch, l'ancien ministre des revenus Oleksander Klimenko et l'ancien procureur général Viktor Pchonka afin qu'ils soient traduits devant la justice.

 

Le parlement a également destitué le ministre des affaires étrangères Leonid Kojara, un proche du président déchu, qui n'est pour l'instant pas remplacé.

 

Enfin, le nouveau ministre de l'intérieur Arsen Avakov a annoncé que la police coopérait avec la sécurité de l'état et avec le parquet pour enquêter sur « les crimes graves commis contre le peuple ukrainien, y compris par d'anciens dirigeants de l'état ».

 

MERKEL FÉLICITE TIMOCHENKO

 

A titre plus anecdotique, les députés ont voté la saisie et la nationalisation de la luxueuse résidence dont bénéficiait Ianoukovitch à une vingtaine de kilomètres de Kiev.

 

Ce domaine de cent quarante hectares qui regroupe, outre une villa à la décoration somptuaire, un zoo privé, un héliport et une collection de voitures anciennes, sera restitué à l'état dans les dix jours.

 

Libérée de l'hôpital prison de Kharkiv dans lequel elle était détenue depuis 2011, l'ancienne chef du gouvernement Ioulia Timochenko s'est exprimée samedi soir devant plusieurs milliers de manifestants massés sur la place de l'indépendance à Kiev.

 

L'ancienne égérie de la « révolution orange » a appelé les ukrainiens à poursuivre les transformations politiques engagées afin que soit définitivement tournée la page du règne d’Ianoukovitch.

 

Timochenko s'est entretenue dimanche avec la chancelière Angela Merkel qui l'a félicitée pour sa libération et s'est dite certaine que son retour dans le jeu politique allait contribuer à stabiliser la situation dans le pays.

 

Le président du parlement, Oleksander Tourchinov, bras droit de Timochenko, a demandé à ses collègues de se mettre d'accord d'ici mardi sur la composition d'un gouvernement d'union nationale. Estimant qu'il s'agissait d'une « tâche prioritaire », il a demandé que les discussions débutent immédiatement.

 

Tourchinov, qui dirigea le service de la sécurité de l'état (SBU) après la révolution de 2004 et de 2005, assume à titre temporaire les pouvoirs de chef de l'état, une élection présidentielle étant prévue le 25 mai.

 

Face à cette transition en marche, les européens ont fait savoir qu'ils demeuraient prêts à conclure un accord commercial avec l'Ukraine une fois que celle-ci se serait dotée d'un nouveau gouvernement.

 

« DÉFI HISTORIQUE »

 

La crise politique a éclaté fin novembre, peu avant le sommet européen de Vilnius, lorsqu'à la dernière minute Viktor Ianoukovitch a refusé de signer un partenariat commercial négocié depuis plusieurs années avec les vingt huit.

 

Le président ukrainien s'était ensuite tourné vers la Russie de Vladimir Poutine qui avait proposé un prêt de quinze milliards de dollars (onze milliards d'euros) ainsi qu'une réduction du prix du gaz naturel fourni à l'ancienne république soviétique au bord de l'asphyxie financière.

 

Les bouleversements en cours à Kiev ont redonné l'espoir à l'Union Européenne de parvenir à un rapprochement.

 

« Je crois que oui, les ukrainiens vont signer cet accord », a déclaré dimanche le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, à la chaîne de télévision Sky News. « Je ne sais pas quand. Il faut d'abord qu'il y ait un gouvernement pour ça, cela nécessitera une décision démocratique et il faudra que cela se fasse dans une situation stable ».

 

Le commissaire aux affaires économiques et financières Olli Rehn a, lui, suggéré que l'Union Européenne était prête à s'engager « dans une importante assistance financière à l'Ukraine une fois qu'une solution politique fondée sur des principes démocratiques aurait abouti. Nous devons être à la hauteur du défi de ce moment historique », a-t-il dit après une réunion des ministres des finances et des banquiers centraux du G20 à Sydney.

 

Par la voix de leur secrétaire au trésor, Jack Lew, les Etats-Unis ont eux aussi proposé une assistance pour que l'Ukraine mette « en oeuvre des réformes pour rétablir la stabilité économique et retrouver la voie de la démocratie et de la croissance ».

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 20:46

 

Heurts à Nantes lors d’une marche contre le futur aéroport

 

NANTES, Loire-Atlantique (Reuters) - De violents affrontements ont éclaté Samedi 22 février 2014 dans l’après-midi dans le centre de Nantes à la fin d'une manifestation qui a réuni des dizaines de milliers de personnes, vingt mille selon la préfecture, cinquante mille selon les organisateurs, contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

Six blessés ont été recensés dans les rangs des forces de l'ordre, selon un bilan fourni par la préfecture, qui a aussi fait état de quatre interpellations.

 

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a mis en cause la responsabilité « d'un millier d'individus de l'ultra gauche ainsi que des black blocks » anarchistes, qui ont attaqué les forces de l'ordre et saccagé des vitrines et du mobilier urbain.

 

« Je déplore que cette manifestation se soit transformée en véritable guérilla urbaine, échappant totalement à ses organisateurs », a-t-il dit lors d'un point de presse. Il a déclaré redouter que des groupes isolés ne continuent à s'en prendre aux forces de l'ordre dans la soirée.

 

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, un des principaux promoteurs du projet de Notre-Dames-des-Landes en tant que maire de Nantes jusqu'en 2012, a condamné pour sa part « avec la plus grande fermeté des violences inacceptables que rien ne saurait justifier ».

 

Les policiers sont intervenus en fin de cortège en faisant usage de gaz lacrymogènes pour répondre à des jets de projectiles des militants radicaux.

 

Des engins de chantier stationnés en centre-ville ont été incendiés, des vitrines fracassées et une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport, a été mise à sac.

 

Il s'agissait de la première manifestation depuis la signature, fin décembre, des arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux de l'équipement de Notre-Dames-des-Landes, un projet qui suscite une forte opposition depuis qu'il a été approuvé en 2008.

 

MÉLENCHON ET BOVÉ DANS LE CORTÈGE

 

Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA, l'organisation qui fédère les opposants à l'aéroport, a qualifié la manifestation « d'énorme succès. C’est de bon augure pour contrer une venue de l'état ou de Vinci sur la zone pour redémarrer les travaux », a-t-il dit à Reuters.

 

Quant aux violences, il a déclaré les regretter tout en mettant en cause la responsabilité de la préfecture de Loire-Atlantique qui avait invalidé il y a quelques jours le parcours initialement prévu.

 

« On a été amené à revoir le tracé à l'arraché, dans la précipitation », a-t-il indiqué. « La concentration de CRS et de gendarmes mobiles, qui se rapprochait plus de celle d'un sommet du G8 ou d'un G20, n'a pas contribué non plus à préserver la sérénité », a-t-il poursuivi.

 

Plusieurs personnalités politiques nationales avaient fait le déplacement de Nantes pour la manifestation, dont l'euro député écologiste José Bové, le coprésident du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon ou encore Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste à la présidentielle de 2012.

 

« Je ne suis pas inquiet, le projet ne se fera pas », a déclaré José Bové. « La question, c'est juste comment on sort de ce projet, comment on permet à Jean-Marc Ayrault de sortir la tête haute. Et si c'est ça la question, je suis prêt à l'aider. Il s'honorerait à le faire aujourd'hui ».

 

Dans une interview au Monde, la ministre de l'égalité des territoires et du logement Cécile Duflot a rappelé que le projet de Notre-Dame-des-Landes était une source de désaccord entre la majorité socialiste et ses alliés écologistes et indiqué qu'elle était « de tout cœur » avec les manifestants.

 

Son parti, Europe Ecologie Les Verts, s'est félicité dans un communiqué du succès de la marche et réclamé une nouvelle fois l'abandon d'un « projet absurde et d'un autre siècle ».

 

Soutenue par le Parti Socialiste et l'UMP, la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se justifie, pour ses promoteurs, par la croissance du trafic passagers de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui est menacé à terme de saturation.

 

Il a accueilli l'an dernier trois millions neuf cent mille passagers, soit 8,2% de plus qu'en 2012, alors que la progression moyenne du reste des aéroports français était limitée à 2,4%.

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 18:53

 

Ianoukovitch en fuite, le pouvoir bascule en Ukraine

 

KIEV (Reuters) - Les députés ukrainiens ont destitué Samedi 22 Février 2014 le président Viktor Ianoukovitch qui aurait tenté de fuir son pays pour gagner la Russie dans un nouveau basculement politique salué par l'opposante Ioulia Timochenko, libérée dans la journée, comme « la chute d'une dictature ».

 

La rada, dans laquelle siègent quatre cent cinquante députés, a voté par trois cent vingt huit voix l'incapacité constitutionnelle de Viktor Ianoukovitch d'exercer ses fonctions de chef de l'état.

 

L'accord de transition conclu vendredi entre le président et les chefs de file de l'opposition, sous l'égide de la troïka européenne (France, Pologne et Allemagne) et avec l'aide de la Russie, n'aura pas tenu plus d'une journée.

 

Les manifestants, présents sur la place de l'indépendance, estimaient que les concessions faites par Ianoukovitch n'étaient pas suffisantes et continuaient d'exiger la démission du dirigeant élu en 2010.

 

Dans une situation qui évoluait d'heure en heure, les députés ont adopté en milieu de journée une motion constatant que le président « avait renoncé à ses responsabilités de manière non constitutionnelle et qu'il était dans l'incapacité d'exercer ces fonctions ».

 

Viktor Ianoukovitch avait auparavant quitté la capitale pour se réfugier dans l'est de l'Ukraine, à majorité russophone, où il pouvait compter sur le soutien des dirigeants des régions.

 

Le nouveau président du parlement, Oleksander Tourchinov, proche de l'opposante Ioulia Timochenko cité par l'agence interfax, a annoncé dans l'après-midi qu’Ianoukovitch avait voulu quitter le pays à bord d'un avion pour gagner la Russie.

 

Il en a été empêché par des responsables locaux et il se trouverait à Donetsk, la région de l'est où il a entamé sa carrière politique dans les années 1990. L'information n'a pas été confirmée et aucune indication n'a été fournie sur l'endroit exact où se trouvait Ianoukovitch.

 

« VOIR LE SOLEIL ET LE CIEL »

 

Pour Ioulia Timochenko, libérée samedi de la prison dans laquelle elle était détenue depuis trente mois à Kharkiv, le peuple ukrainien a fait tomber une dictature.

 

« Notre patrie va de nouveau pouvoir voir le soleil et le ciel à présent que la dictature est tombée », a-t-elle dit dans sa première déclaration après sa libération.

 

Elle a ajouté que tout devait être fait pour que « pas une seule goutte de sang n'ait été versée en vain » en référence aux soixante dix sept tués lors des trois jours d'affrontements dans la capitale.

 

La libération de l'ancienne premère ministre a été rendue possible par le retrait par les députés d'un article du code pénal qui avait précipité sa condamnation en 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir.

 

Son parti Batkivchtchina (Mère Patrie) a annoncé que Timochenko allait se rendre sur la place de l'indépendance à Kiev dont la ville de Kharkiv est distante de quatre cent kilomètres.

 

Dans une situation qui demeurait relativement confuse samedi, Ianoukovitch a fait savoir qu'il excluait l'idée de démissionner et a qualifié les événements en cours de « coup d'état. Les événements auxquels assistent notre pays et le monde entier sont un exemple de coup d'état », a-t-il dit dans une interview accordée à la chaîne de télévision ukrainienne UBR. « Nous assistons au retour des nazis, à l'époque où ils ont pris le pouvoir dans les années 1930 en Allemagne et en Autriche. Je ferai tout ce que je peux pour éviter que notre pays se divise et pour éviter des effusions de sang », a ajouté Ianoukovitch.

 

SOUTIEN À L'EST

 

Le président déchu peut pour l'instant compter sur le soutien des régions orientales du pays dont les dirigeants ont dénoncé la légitimité du parlement national et ont annoncé qu'ils entendaient conserver le seul contrôle de leurs territoires.

 

« Nous ne nous préparons pas à disloquer le pays, nous voulons le préserver », a déclaré Mikhaïlo Dobkine, gouverneur de la région de Kharkiv, lors d'une réunion des dirigeants de l'est à laquelle participait un parlementaire russe, proche de Vladimir Poutine.

 

Mais la résolution adoptée lors de cette réunion à Kharkiv précise que « les décisions prises par le parlement ukrainien dans de telles circonstances font douter de leur légitimité et de leur légalité. Les organes de l'état central sont paralysés », poursuit le texte. « Tant que l'ordre constitutionnel et la légalité ne seront pas restaurés, nous avons décidé d'assumer la responsabilité de protéger l'ordre constitutionnel, la légalité, les droits des citoyens et leur sécurité sur nos territoires ».

 

L'autre soutien sur lequel peut compter Ianoukovitch est évidemment la Russie qui a jugé par la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, que l'Ukraine était aux mains « d'extrémistes armés et d'adeptes des pogroms » dont les actes menacent la souveraineté nationale et l'ordre constitutionnel.

 

Moscou, pris de vitesse par les européens dans les négociations entre pouvoir et opposition, reproche à la troïka de ne pas avoir respecté les termes de l'accord conclu vendredi par lequel Ianoukovitch s'engageait à une série de réformes.

 

Pour la Pologne, très impliquée dans la gestion de cette crise, les événements qui se sont déroulés vendredi et samedi ne constituent pas un coup d'état contrairement aux affirmations d’Ianoukovitch.

 

Sur son compte twitter, le ministre polonais des affaires étrangères Radoslaw Sikorski souligne que les lieux du pouvoir ont été abandonnés et que le nouveau président du parlement a été légalement élu après la démission de son prédécesseur.

 

Elément essentiel qui a pesé dans la balance et dans le basculement du pouvoir, les forces armées ont annoncé dans un communiqué qu'elles respecteraient leurs « obligations constitutionnelles » et se tiendraient à l'écart de la crise politique actuelle.

 

Le ministère de l'intérieur, après le limogeage de Vitaly Zakhartchenko vendredi, a pour sa part exprimé son soutien à un « changement rapide » et demandé aux citoyens de s'unir pour protéger la sécurité et établir « un pays européen indépendant, démocratique et juste ».

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 16:10

 

LETTRE A LA DIASPORA ESPAGNOLE

 

L’Europe connaît depuis six ans maintenant sa plus grave crise économique de toute son histoire, cette crise est plus grave par rapport à la crise de 1929.

 

Cette crise est particulièrement importante dans les pays d’Europe du sud et son épicentre est en Espagne. La crise est plus grave en Grèce mais, malheureusement pour le peuple grec, la Grèce est un petit pays, le PIB de la Grèce pèse seulement de trois pour cent dans le PIB de l’Union Européenne.

 

Les principales formes d’expression de cette crise sont le chômage et l’émigration économique massive de la jeunesse espagnole, la plus importante depuis la guerre d’Espagne et la retirada. C’est aussi une crise politique, la question de la république, la question de l’abolition de la monarchie post franquiste et la question nationale basque et catalane.

 

C’est aussi une crise médiatique, le boycott presque total depuis des années par les médias français des manifestations quotidiennes des peuples d’Espagne contre la crise.

 

Il y avait une époque, il y a un an, il y a deux ans, ou je demandais systématiquement à mes amis espagnols la consultation et la traduction des messages des sites espagnols. Je le fais toujours et je fais aussi des traductions moi-même.

 

Les deux questions les plus importantes sont les suivantes.

 

C’est premièrement le silence presque total de la gauche et de l’extrême gauche française par rapport à l’Espagne, c’est d’autre part la faible voix, les très faibles moyens d’expression de la diaspora espagnole en France.

 

Il n’y a pas de solution miracle à ces problèmes, ils ont bien évidemment une dimension économique et professionnelle, il faudrait par exemple une aide économique et financière européenne à l’émigration à l’intérieur des frontières de l’Europe, une sorte de programme Erasmus économique et social pour tous les citoyens d’Europe de sept à soixante dix sept ans.

 

L’Europe est dans une situation de guerre économique. Elle a besoin d’un nouveau plan Marshall.

 

L’émigration à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de l’Europe n’est pas la misère de l’Europe et du monde, c’est la richesse de l’Europe et du monde.

 

Bernard Fischer 

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