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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 20:35

 

http://www.souriahouria.com/alep-creve-mobilisons-nous-par-raphael-glucksmann-et-yannick-jadot

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/12/13/alep-creve-mobilisons-nous-par-raphael-glucksmann-et-yannick-jadot_5048441_3232.html

 

Alep crève, mobilisons nous

 

Par Raphaël Glucksmann, essayiste et documentariste, et Yannick Jadot, candidat d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) au premier tour des élections présidentielles françaises de 2017

 

Mardi 13 Décembre 2016

 

Alep crève sous nos yeux. Nous assistons en direct à l’éradication d’une population.

Alep crève et emporte dans ses ruines, avec les milliers d’enfants, de femmes et d’hommes que nous laissons mourir, l’idée même de droit international.

Après les bombardements massifs et indiscriminés de l’aviation de Vladimir Poutine et de Bachar al Assad, les milices du régime finissent le travail à l’arme blanche, rue par rue et maison par maison. Et la communauté internationale regarde hébétée, inutile et incapable d’imposer un cessez-le-feu ou d’organiser l’évacuation des civils pris au piège.

Alep crève. Comme Srebrenica et Grozny ont crevé avant elle. De la même manière, selon la méthode dite tchétchène que le maître du Kremlin assume, revendique et impose. La seule nouveauté dans cette tragédie, c’est la possibilité de suivre le calvaire des habitants jour après jour et heure après heure, sur Twitter et Facebook. « Ceci est mon dernier message, nous allons mourir. Que fait le monde », les posts des activistes depuis Lundi 12 Décembre 2016, en arabe ou en anglais, disent tous la même détresse, comme autant de bouteilles jetées dans une mer d’indifférence planétaire. Ils rendent notre inaction plus coupable encore.

Alep avait fait sa révolution. Il fallait la punir. Comme toutes les villes de Syrie qui se sont soulevées il y a cinq ans contre la tyrannie de Bachar al Assad, Alep devait payer. Alep a expulsé l’organisation Etat Islamique de ses murs et Alep crève. Parce que l’objectif stratégique de Vladimir Poutine et de Bachar al Assad n’est pas le combat contre l'Etat Islamique, mais l’écrasement de la rébellion dans son ensemble, dans sa dimension djihadiste ou laïque, militaire ou civile, et l’écrasement de toute possibilité de soulèvement.

Parce que nous entendons quotidiennement des discours, en France, essayant de justifier l’injustifiable, nous voulons rappeler aujourd’hui cette vérité simple, raser une ville, ses écoles et ses hôpitaux, ce n’est pas lutter contre le terrorisme, c’est du terrorisme. Vladimir Poutine, Bachar al Assad et leurs troupes sont des terroristes. Et leurs crimes abjects nourrissent le djihadisme.

Alep crève et la plupart des candidats à la présidence de la république du « pays des droits de l’homme » refusent de nommer ses bourreaux.

Ou, pire encore, ils les soutiennent ouvertement.

Alep crève depuis des mois et Marine Le Pen a applaudi Bachar al Assad et Vladimir Poutine, son modèle et son parrain.
 

Alep crève et François Fillon a dit, dans un débat de l'élection primaire démocratique de la droite française, « choisir Bachar al Assad » avant de justifier Vladimir Poutine. Alep crève et Jean-Luc Mélenchon a affirmé dans une émission populaire du service public que « je pense que Vladimir Poutine va régler le problème en Syrie ».

Si nous faisons tout pour que la Cour Pénale Internationale (CPI) juge un jour les bourreaux d’Alep, ce sera incontestablement aux seuls électeurs français de juger leurs complices ici.

Alep crève. Et d’autres candidats, plus précautionneux, parlent de « réintroduire Vladimir Poutine dans le jeu » comme Emmanuel Macron, ou de revenir sur les sanctions qui visent la Russie comme Arnaud Montebourg. Les sanctions ont été imposées pour pousser le Kremlin à retirer ses troupes d’Ukraine, un voisin qu’elles avaient envahi en violation du droit international et de tous les traités existants. Non seulement les troupes russes ne se sont pas retirées d’Ukraine, mais elles rasent Alep en plus. Et nous devrions lever les sanctions ? Pour récompenser Vladimir Poutine de ses crimes syriens ?

Les sanctions qui visent Moscou doivent être plus que maintenues, elles doivent être étendues et renforcées. Il ne s’agit pas de faire « la guerre à la Russie », et encore moins au peuple russe, comme cherchent à le faire croire les relais de la propagande russe en Europe, il s’agit d’utiliser les moyens de pression à notre disposition pour faire cesser le massacre.

Alep crève et l’Union Européenne doit mettre en place une « liste Magnitski », du nom de l’avocat russe assassiné en 2009, élargie qui lui permettrait d’interdire l’entrée de son territoire aux personnes liées aux violations des droits humains en Russie, en Ukraine et en Syrie, et de geler leurs comptes bancaires et leurs biens immobiliers. Ce régime russe est aussi une oligarchie qu’il faut frapper au portefeuille. Sans établir ce rapport de force, nos mots seront inutiles et nos réunions vaines.

Alep crève et nous proposons de faire campagne pour que la coupe du monde de football n’ait pas lieu dans la Russie de Vladimir Poutine. En 2014, la pression exercée sur le dirigeant russe a eu un impact et plusieurs prisonniers politiques ont été libérés quelques semaines avant le début des Jeux Olympiques. Utilisons cette carte pour sauver ce qui peut encore être sauvé en Syrie.

Alep crève et la question de l’indépendance européenne face au régime de Vladimir Poutine se pose plus que jamais. Indépendance énergétique tout d’abord, avec le nécessaire plan européen d’investissement massif dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

L’indépendance de l’information ensuite, car nous constatons désormais quotidiennement la désinformation et la multiplication des « fausses informations » propagées par le Kremlin.

Enfin l’indépendance des politiques et leur corruption, voir le bras financier du Kremlin soutenir des partis, candidats et mouvements sur tout le continent sans réagir n’est plus acceptable.

Vladimir Poutine a porté à bout de bras Bachar al Assad dès les premiers jours de la répression. Alep est sa bataille et son œuvre. Son message au monde est simple, « vous voulez la révolution, Vous aurez la guerre. Vous voulez plus de liberté, vous aurez la mort ». Alep est sa réponse aux révolutions de couleur à l’est de l’Europe et au printemps arabe. Le dirigeant russe promet un grand hiver des dictatures.

Et nous ne sommes pas immuns du poison poutinien et de la tentation césariste. La figure de l’autorité vulgaire et brutale fascine de plus en plus de monde dans nos sociétés bousculées par la globalisation et l’argent roi. La victoire de Donald Trump lors des élections américaines en est l’exemple le plus récent et le plus éclatant.

Alep crève et nous ne sortirons pas indemnes de son calvaire et du triomphe des tyrans.

Ce monde sans droit ni loi est rendu possible par les reniements et les renoncements européens et américains. Il est déjà cautionné par Donald Trump. L’Europe ne peut l’accepter sans périr. Dans les ruines d’Alep, c’est une part de nous-mêmes qui s’éteindra si nous ne réagissons pas.

Alep crève, mobilisons-nous. Descendons dans nos rues et sur nos places. Apostrophons nos élus. Exigeons des candidats qu’ils s’expriment clairement et choisissons en fonction.

Faisons entendre la voix des citoyens français fidèles à l’humanisme et l’universalisme dont notre pays aime se revendiquer.

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 19:46

 

http://www.liberation.fr/france/2016/12/15/condamnation-des-freres-traore-au-proces-c-est-une-piece-de-theatre-la_1535443

 

Condamnation des frères Traoré, au procès, « c’est une pièce de théâtre »

 

Par Ismaël Halissat

 

Jeudi 15 Décembre 2016

 

L'audience devant le tribunal correctionnel de Pontoise n'a pas permis d'établir ce qu'il s'est réellement passé lors d'échauffourées entre forces de l'ordre et manifestants devant la mairie de Beaumont-sur-Oise, en marge d'un conseil municipal le 17 novembre 2016.

Reconnus coupables, Bagui et Youssouf Traoré ont été condamnés à respectivement huit et trois mois de prison ferme.

Rien n’aura permis de saisir précisément ce qu’il s’est passé le soir du 17 novembre 2016, devant la mairie de Beaumont-sur-Oise. Au procès comme dans l’enquête, tout repose sur le récit, parfois contradictoire, des policiers municipaux et des gendarmes. D'une foule d’une cinquantaine de personnes, l’entremêlement de leurs versions ne fait ressortir que deux noms, Bagui et Youssouf Traoré. Deux frères d’Adama Traoré, le jeune homme mort cet été lors d’une interpellation par la gendarmerie. Après plus de dix heures d’audience devant le tribunal correctionnel de Pontoise, impossible de savoir où les deux prévenus se situaient précisément, ni à quelle heure les faits se sont produits.

Lors du conseil municipal prévu ce soir-là, la maire souhaitait soumettre au vote la prise en charge de ses frais de justice dans le cadre de la protection fonctionnelle. Nathalie Groux avait fait connaître ses intentions de porter plainte en diffamation contre Assa Traoré, sœur des deux prévenus. Des membres de la famille Traoré, des habitants de la ville et des soutiens souhaitent alors assister aux débats. Ils sont accueillis devant la mairie par une cinquantaine de policiers municipaux et de gendarmes. « Les forces de l’ordre avaient été avisées que les choses pourraient peut-être mal se passer », indique au procès la présidente, Dominique Andréassier. L’accès à la salle leur est refusé, par manque de place selon la mairie. Seules Assa Traoré et sa mère sont invitées à entrer. La tension monte, les insultes fusent et quelques instants plus tard la police fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Youssouf Traoré, vingt deux ans, est poursuivi pour outrage et menaces à l’encontre de deux policiers municipaux. La présidente énumère les insultes. On reproche à Bagui Traoré, vingt quatre ans, des faits similaires d’outrages et de menaces à l’encontre de six agents et de violences sur une policière municipale. En l’espèce, un coup de poing au visage ayant entraîné une incapacité totale de travail d’un jour. Arrêtés quelques jours après les faits, ils ont été placés en détention provisoire depuis trois semaines après avoir refusé d’être jugés en comparution immédiate.

Les huit agents qui se sont constitués parties civiles sont présents à l’audience. Pour apporter une autre version, la défense fait citer une dizaine de témoins. Les récits s’enchaînent à la barre sans permettre d’apporter une version définitive aux faits poursuivis. Les débats vont notamment se concentrer sur la veste que portait Bagui Traoré, présentée dans l’enquête comme l’élément décisif pour l’identifier.

« Nous allons essayer de préciser la couleur de la veste de Bagui Traoré, parce qu’elle va du camel, en passant par le marron, le beige, jusqu’au noir », s’amuse Dominique Andréassier. La présidente l’appellera « monsieur Bagui » pendant pratiquement toute l’audience.

Pour Youssouf Traoré, le tribunal va s’attarder sur sa coupe de cheveux, jugée atypique par la présidente ou en « tire-bouchon » pour un des policiers municipaux. Là encore, cet élément est l’une des seules garanties qu’il n’y a pas eu d’erreur d’identification.

Note de l'administration sortie du chapeau

« Avec mes bagues à la main, si j’avais mis un coup à la policière municipale elle n’aurait plus de tête », tente d'argumenter Bagui Traoré.

Il est le plus sollicité pendant l’audience et a du mal à contenir sa rage, « c'est une pièce de théâtre pour moi ». Il évoque un « complot » contre lui et son frère. Les témoignages des agents se poursuivent.

Bagui Traoré interrompt le policier qui indique l’identifier formellement comme l’auteur du coup, « ils portent les couleurs de la France et ils viennent tous vous mentir à la barre ». Le parquet, visiblement excédé par l’attitude de Bagui Traoré, décide de tendre un piège. François Capin-Dulhoste, procureur adjoint de Pontoise, demande au prévenu s'il a arrêté de consommer du cannabis en prison.

Oui, lui répond Bagui Traoré. Et contre toutes les règles de procédure, François Capin-Dulhoste sort de son chapeau une note de l’administration pénitentiaire indiquant que cinq grammes de shit ont été trouvés dans sa cellule il y a deux jours. La salle proteste. Yassine Bouzrou, avocat de la défense, se lève et hurle contre le procureur, « vous ne respectez pas le principe du contradictoire, c’est la base », suspension de l’audience.

Caty Richard, avocate des agents, commence sa plaidoirie en réfutant l’idée que tout cela ne serait qu’un coup monté des gendarmes, « quand ils disent la même chose, on dit que c’est appris comme une poésie et quand ils ne disent pas la même chose, cela devient des contradictions ». Pour Caty Richard, les forces de l’ordre sont d’une « franchise totale ». Le procureur enchaîne sur le même registre, « en défense, on essaye de dévier l’objet de ce procès pour faire un show mais l’affaire est malheureusement simple et ordinaire ». François Capin-Dulhoste va jusqu’à évoquer des méthodes de défense dignes de l'agitation et de la propagande, en référence à l’organe de communication du parti communiste soviétique. Il dit que « la défense veut transformer les prévenus en victime et les victimes en auteurs ».

« C’est une enquête bidon, pourrie et minable », proteste Yassine Bouzrou, « les gendarmes auraient pu interroger d’autres témoins et faire une perquisition pour retrouver la veste de Bagui Traoré, mais ils n'ont rien fait de tout cela ». Puis sa consœur également avocate de la défense, Noémie Saidi-Cottier, s’attelle à relever les nombreuses failles juridiques du dossier.

Le tribunal choisit de s’en tenir à la version policière. Bagui et Youssouf Traoré sont reconnus coupables de toutes les infractions poursuivies.

Pour Youssouf Traoré, trois mois de prison ferme, aménageables, il est donc libéré à la suite de l’audience et va pouvoir retrouver sa famille. Pour Bagui Traoré, huit mois de prison ferme et deux ans d’interdiction de territoire à Beaumont-sur-Oise. Les dommages-intérêts s’élèvent à plus de sept mille euros. Lors du délibéré, un grand sourire de Bagui Traoré surprend, en décalage avec sa condamnation, « c'est bon, ce qui compte, c’est mon petit frère ».

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 19:23

 

L'évacuation d'Alep-Est en cours après l'accord de cessez-le-feu (Reuters)

 

L'évacuation de milliers de civils et de combattants insurgés retranchés dans le dernier bastion des rebelles à Alep a débuté Jeudi 15 Décembre 2016 alors que la grande ville du nord-ouest de la Syrie est sur le point d'être totalement reprise par l'armée syrienne.

Trois convois ont pu quitter l'enclave, dévastée après des mois de siège et de bombardements.

Un premier convoi d'ambulances et d'autocars transportant un millier de femmes, d’enfants et de blessés, est sorti de la partie est d'Alep, a pu constater un journaliste de Reuters sur place.

Il s'est mis en route Jeudi 15 Décembre 2016 vers 12 heures 30 GMT en direction de la ville d'Idlib, contrôlée par les rebelles, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest d'Alep, a précisé le ministère russe de la défense.

Cinq voitures portant des drapeaux du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) le précédaient. Quatorze membres du CICR et cent bénévoles du Croissant-Rouge Arabe Syrien (CRAS) ont pris part à l'opération.

La télévision publique syrienne a ensuite annoncé que deux autres convois formés de quinze autocars chacun avaient quitté Alep dans la soirée en direction de l'ouest. D'après un insurgé, l'un de ces convois est arrivé à Rachidine, une localité située dans une zone contrôlée par les rebelles.

Des femmes ont crié pour saluer le premier convoi, au moment où il passait dans un secteur contrôlé par le gouvernement.

« Dieu nous garde de cette crise et des activistes. Ils ne nous ont apporté que de la destruction », s'est écriée une femme d'un certain âge en levant les mains au ciel.

Pour Wissam Zarka, professeur d'anglais en secteur rebelle, la population est en général satisfaite de pouvoir partir en sécurité.

« Certains sont en colère de quitter leur ville », ajoute-t-il. « J'en ai vu pleurer. C'est pratiquement mon sentiment, d'une certaine manière ».

Le début de l'évacuation n'a pas été exempt d'incidents. Un convoi composé notamment d'ambulances a ainsi essuyé des tirs provenant de positions tenues par les forces loyalistes, rapporte la protection civile. Il y a eu trois blessés.

« Il y a des milliers de personnes qui ont besoin d'une évacuation mais la priorité ce sont les blessés, les malades et les enfants, dont des orphelins », a dit le conseiller de l'Organisation des Nations Unies (ONU) pour les affaires humanitaires en Syrie, Jan Egeland.

La Turquie envisage d'établir un camp en Syrie pour les civils en cours d'évacuation d'Alep, a déclaré un de ses vice-premiers ministres, Veysi Kaynak. Environ cent mille personnes pourraient être évacuées de la ville, selon lui.

Des colonnes de fumée noire s'élevaient de la zone d'Alep tenue par les rebelles, les habitants candidats au départ ont brûlé leurs effets personnels qu'ils ne voulaient pas voir tomber aux mains des forces gouvernementales.

Selon le général russe Viktor Poznikhir, l'armée syrienne a pratiquement fini ses opérations à Alep. Depuis le mois d’août 2016, quelque trois mille rebelles sont partis et cent huit mille civils ont été transférés dans des secteurs sécurisés de la ville, a-t-il précisé.

La « libération d'Alep » est un moment historique qui va changer le monde, a commenté le président syrien Bachar al Assad dans une séquence vidéo diffusée sur Twitter, Jeudi 15 Décembre 2016.

La province d'Idlib vers laquelle sont dirigés les évacués est en grande partie aux mains des groupes islamistes fondamentalistes depuis le printemps 2015 et n'est donc pas une destination très prisée par les habitants d'Alep-Est où les groupe rebelles nationalistes étaient majoritaires.

Idlib est déjà la cible des frappes aériennes syriennes et russes, mais on ne sait pas encore si le gouvernement va lancer un assaut terrestre ou simplement chercher à contenir les rebelles dans cette zone.

L'International Rescue Committee (IRC), une Organisation Non Gouvernementale (ONG) humanitaire, a dit craindre que les milliers de personnes arrivant à Idlib ne soient ensuite bombardées et assiégées.

Ce dénouement dans la deuxième ville syrienne fait suite à la conclusion d'une nouvelle trêve. Selon un responsable du Front Chamiya, groupe rebelle présent à Alep-Est, elle est entrée en vigueur Jeudi 15 Décembre 2016 à 2 heures 30 du matin.

L'accord d'évacuation prévoit l'évacuation sécurisée des personnes blessées des villages chiites de Foua et Kefraya, dans la province d'Idlib, qui sont assiégés par des rebelles.

La reprise d'Alep, au terme de bombardements d'une rare intensité, est considérée comme la plus grande victoire du pouvoir syrien contre une rébellion entamée en 2011 en plein printemps arabe, un conflit qui a fait plus de trois cent mille morts.

Un premier accord conclu Mardi 13 Décembre 2016 entre la Russie et la Turquie avait capoté après de nouveaux combats, Mercredi 14 Décembre 2016. L'évacuation n'avait pas pu avoir lieu.

Sur le terrain, les forces gouvernementales ont effectué une nouvelle avancée à Soukkari, un des derniers quartiers encore tenus par les rebelles, selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une ONG basée à Londres qui suit le conflit grâce à un réseau d'informateurs sur place.

Avant l'avancée dans Soukkari, le ministère russe de la défense avait indiqué que les rebelles ne contrôlaient plus qu'une enclave de deux mille cinq cent mètres carrés.

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 20:53

 

La zone euro suspend l'allègement de la dette grecque (Reuters)

 

Le fonds d'aide financière de la zone euro a suspendu Mercredi 14 Décembre 2016 la mise en oeuvre des mesures à court terme d'allègement du fardeau de la dette de la Grèce après l'annonce par le gouvernement grec de son intention de distribuer une prime aux retraités au mois de décembre 2016.

Les ministres des finances de la zone euro ont entériné le Lundi 5 Décembre 2016 ces mesures à court terme proposées par le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), qui pourraient réduire le poids de la dette grecque jusqu'à vingt pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) d'ici 2060.

Trois jours plus tard, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé, sans avoir consulté les créanciers du pays, que son gouvernement verserait une prime de Noël aux retraités les plus pauvres après avoir dépassé ses objectifs d'excédent budgétaire primaire en 2016. Le coût de cette mesure s'élève à six cent dix sept millions d'euros.

« A la suite des récentes propositions du gouvernement grec de dépenser des ressources budgétaires supplémentaires pour les retraites et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), nos instances ont suspendu leurs décisions », a dit un porte-parole du MES.

« Les institutions évaluent actuellement l'impact des décisions du gouvernement grec vis-à-vis des engagements et des objectifs liés au programme du MES », a-t-il ajouté.

Les rendements des obligations de l’état grec à cinq et dix ans étaient en nette hausse après l'annonce du MES, à leur plus haut niveau depuis un mois, tandis que la Bourse d'Athènes perdait trois pour cent.

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 20:37

 

 

Les combats ont repris à Alep, l'Organisation des Nations Unies (ONU) dénonce des crimes de guerre (Reuters)

 

De violents combats ont repris Mercredi 14 Décembre 2016 à Alep après le report de l'évacuation des civils et des insurgés, qui devait débuter Mercredi 14 Décembre 2016 à l'aube dans la grande ville du nord de la Syrie où le pilonnage incessant est, selon l’ONU, « très probablement constitutif de crimes de guerre ».

Cet accord de cessez-le-feu avait été conclu Mardi 13 Décembre 2016 dans le cadre de négociations entre les insurgés, la Russie, alliée militaire clé du régime de Damas, et la Turquie.

Les opérations, initialement prévues Mercredi 14 Décembre 2016 à partir de 3 heures GMT, n'ont pas débuté en raison d'obstacles posés par l'Iran, autre allié du président syrien Bachar al Assad dont les milices participent activement à la reconquête d'Alep et qui a posé des conditions supplémentaires, ont déclaré des rebelles et des responsables de l’ONU.

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont à nouveau entretenus au téléphone Mercredi 14 Décembre 2016 en fin de journée et sont convenus de poursuivre leurs efforts conjoints pour permettre l'évacuation des civils et des rebelles dès que possible, a-t-on appris de sources à la présidence turque.

L'Iran exigerait que l'évacuation d'Alep ait lieu en même temps que celle de blessés à Foua et Kefraya, deux villages chiites syriens assiégés par la rébellion dans la province d'Idlib, au sud-ouest d'Alep.

« Ils ont refusé de laisser partir les gens. Ils transforment un certain nombre de choses en prétexte, parmi lesquels Foua et Kefraya, mais c'est plus un prétexte que la réalité, pour que cet accord échoue parce que les iraniens n'en veulent pas », a dit un responsable de l'Armée Syrienne Libre (ASL).

Des roquettes tirées par les rebelles ont fait plusieurs victimes dans les deux villages, selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

A Alep, les deux camps se sont mutuellement accusés d'avoir violé en premier le cessez-le-feu, qui a rapidement laissé place à un pilonnage massif du dernier réduit rebelle par l'artillerie et l'aviation gouvernementale.

Le commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Zeïd Raad al Hussein, a dénoncé la reprise des violences.

« Si les raisons de la rupture du cessez-le-feu prêtent à discussion, la reprise de bombardements extrêmement violents des forces gouvernementales syriennes et de leurs alliés sur un secteur rempli de civils constituent très certainement une violation des lois internationales et très probablement des crimes de guerre », a-t-il accusé.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax, a estimé que deux ou trois jours seraient suffisants pour venir à bout de la dernière poche de résistance. Selon le ministère russe de la défense, cité par Interfax, les rebelles ne tiennent plus que deux mille cinq cent mètres carrés.

Son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, qui a poursuivi ses contacts avec ses collègues russes et iraniens, a dit que des forces fidèles au régime de Bachar al Assad tentaient de s'opposer à l'accord d'évacuation.

Face à cette confusion, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a jugé indispensable que des observateurs de l'ONU se déploient à Alep.

« Ce que la France demande, c'est la présence d'observateurs de l’ONU sur place pour avoir une garantie que l'évacuation, qui est une priorité pour la population civile, ait lieu, mais aussi que les combattants ne soient pas massacrés, pour cela il faut des observateurs », a-t-il déclaré sur la deuxième chaîne de la télévision française.

Selon le Hezbollah libanais, qui participe à l'offensive, environ quinze mille personnes, dont quatre mille combattants, chercheraient à quitter Alep-Est, où la situation humanitaire aggravée par les intempéries à l'approche de l'hiver préoccupe au plus haut point l’ONU.

D'après un bilan communiqué Mercredi 14 Décembre 2016 par les autorités russes, six mille civils, dont un tiers d'enfants, sont partis au cours des dernières vingt quatre heures, de même que trois cent soixante six insurgés qui ont déposé les armes. Ce nouvel exode n'entre pas dans le cadre de l'accord annoncé Mardi 13 Décembre 2016.

Une commission de l'ONU chargée d'enquêter sur les crimes de guerre commis en Syrie a fait état Mercredi 14 Décembre 2016 de nombreux signalements d'exactions imputées aux forces gouvernementales. L'armée syrienne a nié procéder à des exécutions sommaires de prisonniers et recourir à la torture.

Les enquêteurs de l'ONU disent en outre disposer d'informations selon lesquelles les rebelles du Front Fatah al Cham, l’ancien Front al Nosra, et d'Ahrar al Cham empêchent les civils de fuir les combats ou se mêlent à eux. Moscou a accusé les insurgés d'utiliser plus de cent mille personnes comme boucliers humains.

La reprise d'Alep est la plus grande victoire du pouvoir syrien contre une rébellion entamée en 2011 en plein printemps arabe, un conflit qui a fait plus de trois cent mille morts, selon l’ONU.

Le président Bachar al Assad a salué la victoire des forces gouvernementales comme un tournant dans le conflit et un prélude à de nouvelles offensives contre les enclaves rebelles.

Pour la Russie, dont l'intervention militaire en faveur de Damas entamée au mois de septembre 2015 a bouleversé l'équilibre des forces, la reconquête d'Alep est une victoire considérable contre les « terroristes », expression qu'utilise le régime syrien pour désigner l'ensemble des rebelles, qu'ils soient nationalistes ou islamistes.

A l'ONU, les Etats-Unis ont condamné le déchaînement de violence dans la grande ville du nord de la Syrie, assiégée et bombardée depuis des mois.

« Alep va s'ajouter à la liste des événements de l'histoire mondiale qui définissent le mal contemporain et qui entachent encore nos consciences des dizaines d'années plus tard, Halabja, le Rwanda, Srebrenica et aujourd'hui Alep », a dit l'ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Samantha Power.

« Êtes-vous vraiment incapables d'éprouver de la honte ? N'y a-t-il littéralement rien qui puisse vous faire honte », a-t-elle ajouté, s'adressant directement à la Syrie, à la Russie et à l'Iran.

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 20:15

 

 

Rassemblement de soutien aux habitants d'Alep à Paris (Reuters)

 

« Syriens restez debout, le monde est fier de vous », plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées Mercredi 14 Décembre 2016 à Paris pour manifester leur soutien aux habitants d'Alep-Est, assiégés depuis la reprise de l'offensive au mois de septembre 2016 des forces de Bachar al Assad et de ses alliés sur les quartiers rebelles.

Réunis près du centre Pompidou à l'appel de plusieurs organisations, les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « sauvons Alep et le peuple syrien » ou « on ne libère pas une ville en massacrant sa population ».

« C'est très important d'être là pour montrer à l'ensemble du monde que nous ne fermons pas les yeux sur ce qui se passe aujourd'hui en Syrie, que nous ne baissons pas les bras et que nous nous indignons toujours autant malgré le conflit qui dure », a dit à Reuters la présidente de la section française d'Amnesty International, Camille Blanc.

Dans un message lu par les organisateurs, le président du conseil local des quartiers d'Alep-Est, Brita Hagi Hassan, a demandé à être reçu par les chefs des états européens qui se réunissent à Bruxelles, Jeudi 15 Décembre 2016.

Parallèlement à ce rassemblement, les éclairages de la Tour Eiffel devaient également être éteints Mercredi 14 Décembre 2016 à 20 heures en signe de soutien aux habitants d'Alep.

D'autres manifestations de soutien sont également prévues Samedi 17 Décembre 2016 à Lyon et à Lille.

A Alep, le pilonnage par les aviations russes et syriennes des quartiers tenus par les rebelles dans l'est de la ville a causé la mort de nombreux civils et contraint à la fuite des milliers d'autres.

La communauté internationale a tenté à plusieurs reprises de faire adopter des résolutions du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) appelant à un cessez-le-feu ou à l'adoption de sanctions, mais elle s'est heurtée aux veto de la Russie et de la Chine.

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 21:05

 

Paolo Gentiloni reconduit la plupart des ministres de Matteo Renzi (Reuters)

 

Au lendemain de sa nomination à la présidence du conseil italien, Paolo Gentiloni a dévoilé Lundi 12 Décembre 2016 la composition de son gouvernement dans lequel la plupart des ministres sortants sont reconduits aux mêmes postes, ce qui devrait rassurer les marchés financiers.

L'Alliance Libérale populaire Autonomie (ALA), modeste parti du centre qui soutenait l'équipe sortante, a toutefois menacé de quitter la coalition gouvernementale, ce qui priverait le nouveau chef du gouvernement de la majorité au sénat.

Paolo Gentiloni, ministre des affaires étrangères sortant, avait été chargé Dimanche 11 Décembre 2016 de former un nouveau gouvernement, quatre jours après la démission de Matteo Renzi. Le chef de file du Parti Démocrate a comme promis renoncé à ses fonctions après le rejet de son projet de réforme constitutionnelle lors du référendum du Dimanche 4 Décembre 2016.

Parmi les ministres reconduits à leur poste figure celui de l'économie, Pier Carlo Padoan, chargé notamment de superviser le renflouement de Monte dei Paschi di Siena, troisième banque d'Italie.

La défense, l'industrie, la santé et la justice n'ont pas non plus changé de mains et le Parti Démocrate conserve la majeure partie des maroquins. Les affaires étrangères reviennent, elles, à l'ancien ministre de l'intérieur Angelino Alfano.

Il a donc suffi d'une journée à Paolo Gentiloni pour former son équipe, ce qui montre son soucis de continuité. Le nouveau gouvernement, qui sera le soixante quatrième en soixante dix ans, devait être investi dans la soirée. Le président du conseil sollicitera dans la semaine la confiance des deux chambres.

L'issue du vote au sénat semble toutefois incertaine après les déclarations de Denis Verdini, chef de file de l'ALA et ancien conseiller de Silvio Berlusconi, qui a menacé de refuser sa confiance à Paolo Gentiloni si son mouvement n'est pas mieux représenté au gouvernement.

Avec leurs partenaires de Choix Civique, les centristes de l'ALA disposent de dix huit sièges au sénat et un vote hostile de leur part priverait donc le gouvernement de la majorité. Rien ne l'empêchera en revanche d'obtenir la confiance de la chambre haute s'ils s'abstiennent.

S'il passe cet obstacle, l'un de ses premiers chantiers sera la réforme du code électoral qui, si elle est promulguée rapidement, pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées au premier semestre 2017, avec un an d'avance sur le calendrier.

L'Italie dispose actuellement de lois électorales différentes pour ses deux chambres et le président Sergio Mattarella juge leur harmonisation nécessaire pour faire en sorte qu'un gouvernement cohérent puisse émerger du prochain scrutin.

Le Mouvement Cinq Etoiles (MCE) milite pour une réforme rapide et des élections législatives anticipées le plus tôt possible.

Matteo Renzi dit quant à lui s'attendre à des élections législatives anticipées au mois de juin 2017. « Les prochaines élections, vraisemblablement au mois de juin 2017, auront lieu à la proportionnelle », a-t-il dit dans une interview à www.quotidiano.net. Il a souhaité bonne chance à Paolo Gentiloni, « personne de qualité et qui réussira ».

« Nous espérons que des élections auront lieu le plus tôt possible », a-t-il dit par ailleurs, Lundi 12 Décembre 2016, lors d'une réunion des instances dirigeantes du Parti Démocrate.

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:48

 

http://www.lefigaro.fr/culture/2016/12/10/03004-20161210ARTFIG00010-asli-erdogan-en-prison-les-actions-de-soutien-se-multiplient-partout-en-france.php

 

Asli Erdogan en prison, les actions de soutien se multiplient partout en France

 

Par Elena Scappaticci 

 

Arrêtée le 17 août 2016 pour ses chroniques dans un journal prokurde, la romancière turque risque aujourd'hui la prison à vie pour « terrorisme ».

Alors que son procès débute le 29 décembre 2016 à Istanbul, la mobilisation en faveur de sa libération prend de l'ampleur partout en France.

Asli Erdogan est toujours en prison. La militante et femme de lettres turque de quarante neuf ans, engagée pour la défense des minorités, a été arrêtée le 17 août 2016 pour sa collaboration avec le quotidien d'opposition pro-kurde Özgür Gündem, comme une vingtaine de journalistes du même titre, un mois après un putsch avorté qui a entraîné une vaste purge dans le pays. Elle risque aujourd'hui la prison à vie pour « appartenance à une organisation terroriste ». Son procès s'ouvre le 29 décembre 2016.

Dès l'annonce de son arrestation, Ero Önderoglu, représentant de Reporters Sans Frontières (RSF) en Turquie, a appelé la société civile à se mobiliser. « Elle a besoin du soutien des écrivains internationaux et d'une mobilisation de la société civile », avait-il déclaré à l'Agence France Presse (AFP). « Il faut continuer à faire pression ». Et de dénoncer un « climat d'arbitraire » créé par l'état d'urgence en Turquie.

Un appel entendu en France qui ne cesse depuis de se mobiliser pour obtenir sa libération. Plusieurs pétitions circulent sur la plateforme www.change.org, dont celle lancée à la fin du mois d’août 2016 par les écrivains Patrick Deville et Jean Rolin. À ce jour, elle a recueilli plus de quarante mille signatures.

Ses soutiens se manifestent aussi autrement. Les éditions Actes Sud ont annoncé la publication, le 4 janvier 2017, d'un recueil rassemblant les vingt-neuf textes d'Asli Erdogan, parus au cours des dix dernières années dans le journal turco-kurde Ozgür Gündem, son titre sera « le silence n'est même plus à toi ». On y trouvera notamment les cinq chroniques qui valent à Asli Erdogan d'être incarcérée depuis trois mois à la prison pour femmes de Barkirköy, à Istanbul. L'auteur et journaliste a notamment réalisé un reportage dans les rues stambouliotes, au lendemain du coup d’état avorté des forces armées turques, le Samedi 16 Juillet 2016.

En plus de la publication de textes inédits, plusieurs lectures de l'œuvre de la romancière sont également programmées partout en France à partir du Samedi 10 Décembre 2016. Une soirée de soutien et de solidarité se tient notamment le Lundi 12 Décembre 2016 à la Maison de la Poésie, à Paris, en présence de Mine Aydoslu, la mère d'Aslı Erdoğan, de Pierre Astier, son agent littéraire, et de Timour Muhidine, son éditeur.

Samedi 10 Décembre 2016 à 17 heures, au Théâtre de la Bastille à Paris, la comédienne Clotilde Hesme donnera une lecture du Bâtiment de Pierre d'Aslı Erdoğan.

Dimanche 11 Décembre 2016 à 16 heures, à la Librairie Maupetit à Marseille, le collectif Pied de Biche organisera une lecture d'extraits du Bâtiment de Pierre ainsi qu'une projection photographique.

Lundi 12 Décembre 2016 à 18 heures, à l'espace Elle Cause à Brest, les comédiens Genneviève Robin, Guy Abgrall et Françoise Bachelier, liront des extraits du Bâtiment de Pierre, accompagnés au violoncelle par Marie-Pierre Pinard.

Lundi 12 Décembre 2016 à 17 heures, à la Machine à Musique à Bordeaux, une lecture de textes sera organisée.

Lundi 12 décembre 2016 à 19 heures, à la Manufacture des Tabacs à Nantes, le collectif Free Aslı Erdoğan donnera des lectures en français mais aussi en turc de ses textes.

Lundi 12 Décembre 2016 à 20 heures, à la Maison de la Poésie à Paris, une soirée de soutien et de solidarité à Aslı Erdoğan aura lieu, soutenue par le CNL et en présence, notamment, de Mine Aydoslu, la mère d'Aslı Erdoğan, Françoise Nyssen, présidente d'Actes Sud, Timour Muhidine, son éditeur, Yiğit Bener, écrivain, traducteur et interprète turc, Pierre Astier, son agent littéraire, Emmanuelle Collas, directrice des Editions Galaade et Selin Altiparmak, comédienne. Cette soirée sera animée par le journaliste Christian Tortel et la comédienne Sophie Bourel lira des textes du recueil à paraître le 4 janvier 2017, « le silence n’est même plus à toi ».

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:30

 

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/12/13/le-patron-d-exxonmobil-pour-diriger-la-diplomatie-americaine_5047978_829254.html

 

Donald Trump nomme le Président Directeur Général (PDG) d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, au poste de secrétaire d'état

 

Selon un communiqué officiel, le président américain élu a désigné Rex Tillerson, proche de Vladimir Poutine, à la tête de la diplomatie américaine.

 

Par Gilles Paris, correspondant permanent du Monde à Washington

 

L’incertitude va s’ajouter à l’incertain. Le président élu Donald Trump, dont la vision des affaires étrangères n’a cessé d’alimenter les interrogations, a en effet annoncé Mardi 13 Décembre 2016 via un communiqué son intention de nommer un néophyte à la tête de la diplomatie américaine.

Donald Trump a définitivement tranché en faveur du dernier nom évoqué pour ce poste stratégique, celui de Rex Tillerson, soixante quatre ans, le patron du géant pétrolier Exxon Mobil.

Ce dernier, qui devait quitter la compagnie au mois de mars 2017, atteint par la limite d’âge, y a effectué toute sa carrière. Elle l’a familiarisé avec les puissances pétrolières que sont l’Arabie saoudite ou la Russie. Sa connaissance de ce dernier pays et de son président, Vladimir Poutine, qui lui a remis en 2013 la plus haute distinction pour un civil, l’ordre de l'amitié, a été sans doute un atout auprès de Donald Trump, qui apprécie le dirigeant russe. Il pourrait s’avérer à double tranchant au moment du vote de confirmation par le sénat.

Car ce tropisme russe coïncide avec des accusations d’ingérences de Moscou dans l’élection remportée par Donald Trump avancées par le renseignement américain. Ces accusations ont été traitées jusqu’à présent par le mépris par le milliardaire. Comme pour souligner une défiance inédite vis-à-vis de la Central Intelligence Agency (CIA), l’agence fédérale qui s’est montrée jusqu’à présent la plus catégorique, selon les fuites dont les médias américains ont rendu compte, le magnat de l’immobilier a annoncé par ailleurs qu’il n’entendait pas assister comme ses prédécesseurs aux briefings réguliers du renseignement.

Deux jours après la commande par le président Barack Obama d’un rapport complet à propos du jeu prêté à la Russie, les deux responsables républicains du congrès, le chef de la majorité sénatoriale, Mitch Mac Connell, et le speaker de la chambre des représentants, Paul Ryan, ont apporté leur soutien à un examen approfondi de ce dossier devenu public le 7 octobre 2016. Les services de renseignement américains avaient pour la première fois collectivement accusé la Russie de piratages informatiques directement liés au processus électoral.

Les deux responsables républicains ont exprimé à cette occasion une défiance de la Russie qui tranche avec la volonté d’ouverture esquissée jusqu’à présent par Donald Trump et que le choix de Rex Tillerson confirme. « Les russes ne sont pas nos amis », a ainsi déclaré Mitch Mac Connell. « Toute intervention étrangère dans nos élections est entièrement inacceptable. Et toute intervention de la Russie est particulièrement problématique car, sous le président Vladimir Poutine, la Russie a été un agresseur, constamment en train de saper les intérêts américains », a ajouté Paul Ryan.

S’ajoutant aux réserves exprimées publiquement par le président de la commission des forces armées du sénat, John Mac Cain, et par le sénateur de Floride Marco Rubio, cette vision négative du rôle de la Russie pourrait transformer en épreuve l’étape de la confirmation par le sénat de Rex Tillerson. Il doit désormais s’attendre à être interrogé à la fois sur sa proximité avec Vladimir Poutine et sur d’éventuels conflits d’intérêts entre la fonction de secrétaire d'état et les activités d’une multinationale de l’envergure d’Exxon Mobil.

Rex Tillerson n’a jamais eu l’occasion d’exposer sa vision du monde, mais il a pris position contre les sanctions adoptées contre la Russie après l’annexion de la Crimée en 2014, à la suite d’un référendum controversé.

Au mois de juin 2014, il s’était rendu à un sommet sur l’énergie à Moscou et avait rencontré Igor Setchine, le patron de Rosneft, le principal producteur de pétrole russe, un proche du président Vladimir Poutine visé par ces sanctions, alors que l’administration américaine tentait d’éviter des visites de cet ordre. Igor Setchine a été l’artisan à partir de 2011, côté russe, du rapprochement entre Rosneft et Exxon Mobil, concrétisé notamment par des projets dans l’Arctique russe. Une éventuelle levée des sanctions permettrait à Exxon Mobil de mener à bien ces projets, notamment dans la mer de Kara.

Les républicains ne disposent que d’une majorité étroite au sénat. Le dernier vote négatif pour une confirmation remonte à 1989 et l’échec du républicain John Tower que le président George Bush avait nommé au poste de secrétaire à la défense. Redoutant un échec avec l’ambassadrice à l'Organisation des Nations Unies (ONU), Susan Rice, pour le poste de secrétaire d'état, Barack Obama s’était tourné en 2012 vers le sénateur John Kerry, plus à même de vaincre les éventuelles réticences de ses pairs. Le Washington Post et le site Politico ont cependant indiqué lundi soir que Rex Tillerson pourrait recevoir le soutien de membres prestigieux d’anciennes administrations républicaines comme les anciens secrétaires d'état James Baker et Condoleezza Rice, l’ancien secrétaire à la défense Robert Gates et l’ancien vice-président Dick Cheney. Un soutien qui pourrait s’expliquer par des liens avec l’industrie pétrolière.

Le nom du responsable d’Exxon Mobil s’ajoute à une liste de farouches défenseurs des énergies fossiles qui alimente les interrogations sur le sort qui sera réservé par la future administration de Donald Trump à l’accord de Paris en faveur de la réduction des gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique. Il renforce également le poids des millionnaires qui n’ont jamais été aussi nombreux dans l’entourage ministériel d’un président.

 

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:13

 

Moscou confirme un accord pour l'évacuation d'Alep-Est (Reuters)

 

L'ambassadeur de Russie à l'Organisation des Nations Unies (ONU) a confirmé Mardi 13 Décembre 2016 la conclusion d'un accord sur l'évacuation des insurgés présents dans les zones d'Alep-Est qui échappent encore à l'armée syrienne.

« La dernière information dont je dispose est qu'ils ont en fait conclu un accord sur le terrain pour que les combattants quittent la ville », a déclaré à la presse Vitali Tchourkine. L'évacuation pourrait avoir lieu « dans les heures qui viennent », a-t-il ajouté.

« Maintenant que cela va être sous le contrôle du gouvernement syrien, il n'est pas nécessaire pour les civils encore présents de partir et des dispositions humanitaires sont en place », a poursuivi le diplomate.

« Nos personnels militaires ne constatent aucune infraction du droit international humanitaire. Les civils peuvent rester, ils peuvent se rendre dans des endroits sûrs et ils peuvent bénéficier des dispositifs humanitaires sur place. Personne ne va s'en prendre aux civils », a-t-il affirmé.

Selon le président du conseil local d'Alep-Est, l'évacuation commencera Mercredi 14 Décembre 2016 à 5 heures locales et le Comité International de la Croix Rouge (CICR) supervisera l'opération.

L'accord a d'abord été annoncé par un groupe rebelle nommé Nourredine al Zinki, très présent dans la grande ville du nord de la Syrie.

Les insurgés seront autorisés à partir avec leurs armes légères, a ajouté un porte-parole du mouvement, sans plus de précisions.

 

 

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