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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 21:16

 

 

L'Etat Islamique affirme continuer à progresser dans la région de Palmyre (Reuters)

 

Les aviations syriennes et russes ont mené des frappes aériennes contre les bases avancées du groupe Etat Islamique afin de chasser les djihadistes de la région de Palmyre où ces derniers affirment continuer leur progression en direction de l'ouest.

Les combattants de l'Etat Islamique se sont rendus maîtres Dimanche 11 Décembre 2016 de l'antique cité située dans le centre de la Syrie dont ils avaient été chassés au mois de mars 2016.

Cette reprise de la ville par les djihadistes constitue un revers de taille à la fois pour l'armée syrienne mais également pour la Russie qui concentrent actuellement leurs efforts sur la conquête d'Alep où les rebelles paraissent sur le point d'abdiquer.

L'armée syrienne a indiqué que les frappes aériennes menées par ses avions et les chasseurs russes avaient visé des postes avancés de l'Etat Islamique dans la périphérie de Palmyre, Lundi 12 Décembre 2016, tuant plusieurs dizaines de combattants et détruisant des équipements militaires.

L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) rapporte que des dizaines de soldats syriens et de miliciens alliés du régime de Damas ont péri dans les combats.

Dans un communiqué, le groupe djihadiste a fait savoir que ses troupes avaient progressé à l'ouest de la cité en direction de la base aérienne de Palmyre, l'une des plus importantes du pays, sur laquelle les russes sont largement présents, et qu'elles l'ont bombardée.

« L'aéroport est visé avec toutes sortes d'armes et de missiles », ajoute le communiqué.

« Après la prise de Palmyre, les soldats du califat ont poursuivi leur progression Lundi 12 Décembre 2016 après de féroces affrontements avec l'armée et ses milices », explique le communiqué.

La Russie a indiqué Dimanche 11 Décembre 2016 que l’Etat Islamique avait déployé à Palmyre plus de quatre mille hommes venus de ses fiefs de Rakka et de Daïr al Zor.

Pour Moscou, c'est la décision des Etats-Unis de suspendre les bombardements sur Rakka qui a permis aux djihadistes de reprendre leurs opérations et de se redéployer.

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 21:00

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/12/07/alep-robespierre-et-john-locke_1533687

 

Alep, Maximilien Robespierre et John Locke

 

Par Sophie Wahnich, directrice de recherches en histoire et science politique au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)

 

Mercredi 7 Décembre 2016

 

Notre commune humanité est meurtrie chaque jour dans la ville syrienne assiégée. Écoutons enfin de bons conseillers.

« Celui qui opprime une seule nation se déclare l’ennemi de toutes. Ceux qui font la guerre à un peuple, pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme, doivent être poursuivis partout, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et des brigands rebelles. Les rois, les aristocrates et les tyrans quels qu’ils soient, sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre, qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers qui est la nature ».

Maximilien Robespierre, projet de déclaration des droits de l’homme et du citoyen, présenté le 24 avril 1793, la première année de la république française, devant la convention nationale.

Vous pensez que Maximilien Robespierre est mal placé pour donner des leçons de morale à Bachar-al-Assad et à Vladimir Poutine ? Vraiment, reprenons.

Garantir la fraternité, c’est-à-dire le caractère de communauté du genre humain révolutionné, revient en situation à inventer l’exclusion la plus radicale de ceux qui trahissent les règles de cette communauté humaine.

Cette trahison de son appartenance à l’humanité s’appelle alors « crime de lèse-humanité » et constitue un crime extraordinaire qui ne peut et ne doit jamais être amnistié. Le crime de lèse-humanité est le crime qui empêche les peuples de se ressaisir de leur droits et ainsi de redevenir humains ou de mettre leur droit en adéquation avec leur humanité vécue.

L’affirmation selon laquelle une nation qui en opprime une autre opprime en fait l’humanité dans sa totalité, ressort de la logique du droit de résistance à l’oppression élevé à l’échelle cosmopolitique. De fait aucun crime de lèse-humanité n’est possible à circonscrire car il contamine par son existence même la tenue humaine du genre humain.

Dans une logique de réciprocité, un peuple qui ne punirait pas comme il convient le crime de lèse-humanité deviendrait lui même criminel, ennemi du genre humain.

John Locke, le philosophe anglais du dix septième siècle, peut-il nous donner quelques conseils ? Refuser l’offense faite par la force à l’humanité est au fondement de notre libéralisme dont il fut le penseur, savez-vous ? Dans son traité de gouvernement civil, John Locke écrit que « celui qui se prévaut du droit du plus fort pour me tuer est un monstre. Il est l’ennemi de l’humanité. Tout homme a droit de détruire cet être destructeur. Quand quelqu’un viole les lois de nature, qui ont pour but la conservation du genre humain, il déclare par cela même qu’il se conduit par d’autres règles que celle de la raison et de la commune équité, dès lors il devient dangereux pour le genre humain. Sa conduite offensant toute la nature humaine, chacun par le droit qu’il a de conserver le genre humain peut réprimer, ou s’il est nécessaire détruire ce qui lui est nuisible ». Vous trouvez cela peu libéral. Disons que vous connaissez mal le libéralisme dans ses fondements comme vous connaissez mal Maximilien Robespierre.

Quant à Louis Antoine de Saint-Just, le 24 avril 1793, il propose de réfléchir au droit d’asile offert aux opprimés et aux défenseurs de la liberté, les réfugiés donc. Notons que cet asile est refusé aux tyrans et aux homicides dans la même logique. Mais « les étrangers et leurs usages seront respectés dans le sein de la république ». Louis Antoine de Saint-Just non plus vous n’en voulez pas ? Il a été appelé l’archange de la terreur, certes, mais il se bat contre la tyrannie en faveur de son peuple, c’est l’exact envers de Bachar al Assad tout de même. Les réfugiés syriens, il me semble qu’ils seraient capables de le comprendre, eux.

Et Henri Jean Baptiste Grégoire, émancipateur des juifs et des noirs, lui, peut-il nous conseiller ? Le 18 juin 1793, il présente un projet de déclaration des droits des peuples où il dit des choses très intéressantes.

« Chaque peuple a droit d’organiser et de changer les formes de son gouvernement, les entreprises contre la liberté d’un peuple sont un attentat contre tous les autres et les ligues qui ont pour objet une guerre offensive, les traités ou les alliances qui peuvent nuire à l’intérêt d’un peuple, sont un attentat contre la famille humaine ».

Vous me dites que le conventionnel Bertrand Barère qualifiait déjà à l’époque ces positions de philosophiques et de philanthropiques et qu'il réclamait plus de réalisme politique ? Certes mais son collègue Jacques Alexis Thuriot était enthousiaste. Les avis étaient partagés, voyez-vous.

Ce devoir de ne pas laisser impunis les attentats contre le genre humain, les crimes extraordinaires ou les crimes de lèse-humanité, a certes disparu pendant Thermidor. Le renouveau de la guerre de conquête était incompatible avec une cosmopolitique exigeante. Le droit public de l’Europe devient celui de la seule force. Le contrôle de la cruauté internationale et les droits de l’humanité ne sont plus dès lors une préoccupation des européens.

Notre commune humanité s’effondre chaque jour à Alep. Ecoutons enfin de bons conseillers car l’obsolescence de l’homme a pris un tour vertigineux, là-bas comme ici. 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 18:47

 

L'opération de reconquête d'Alep-Est dans sa phase finale (Reuters)

 

L'opération de reconquête des quartiers rebelles d'Alep-Est est entrée dans sa phase finale, a déclaré Lundi 12 Décembre 2016 un général syrien alors que l'armée et ses alliés ont encore repris plusieurs quartiers ces dernières heures.

Pour l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), qui suit le conflit syrien quotidiennement en s'appuyant sur un réseau d'observateurs sur le terrain, la bataille d'Alep, la plus grande ville de Syrie avant la guerre, coupée en deux depuis 2012 entre rebelles et loyalistes, touche à sa fin.

D'après une journaliste de Reuters sur place, les bombardements des derniers réduits rebelles sont les plus violents depuis son arrivée il y a plusieurs jours.

S'adressant aux journalistes présents à Alep-Ouest, le général syrien Zaïd al Saleh a prédit que la bataille se terminerait rapidement. « Les rebelles n'ont pas beaucoup de temps devant eux. Ils doivent soit se rendre, soit mourir », a-t-il dit de Cheikh Saïd, un secteur stratégique reconquis au cours de la nuit par les forces loyalistes.

Après la perte de Cheikh Saïd, les rebelles se sont retirés de tous les quartiers situés sur la rive est du Quoueiq, la rivière traversant Alep, a déclaré l'OSDH. Cela signifie que leur poche de résistance s'est réduite de moitié en quelques heures, a ajouté l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) basée à Londres.

« La situation est extrêmement difficile aujourd'hui », a déclaré Zakaria Malahifdji, un responsable du groupe insurgé Fastakim de l'Armée Syrienne Libre (ASL) présent à Alep.

Un responsable du Djabha Chamiya, un autre groupe rebelle dans la ville, n'a pas exclu que les insurgés tentent de se ménager une nouvelle position sur la rive ouest, qui pourrait devenir une nouvelle ligne de front.

La retraite soudaine des rebelles ces dernières heures témoigne d'un effondrement du moral des terroristes, a déclaré un responsable militaire syrien.

La Russie, principale alliée du régime de Damas avec l'Iran, a déclaré que plus de deux mille deux cent rebelles s'étaient rendus depuis le début de la bataille d'Alep et que cent mille civils avaient quitté les quartiers anciennement sous contrôle rebelle.

« Les gens courent entre deux bombardements pour échapper à la mort. C'est la fin du monde ici », a déclaré Abou Amer Ikab, un ancien fonctionnaire du gouvernement à Soukkari, au coeur de l'enclave rebelle.

La télévision a diffusé des images du quartier de Salihine, tombé aux mains de l'armée, qui n'est plus qu'un tas de ruines et d'immeubles à demi effondrés, avec des corps jonchant le sol et quelques civils errant dans les décombres, en tenant par la main un enfant ou quelques bagages.

La chute d'Alep-Est, qui semble désormais imminente, porterait un coup sévère aux espoirs des rebelles de renverser Bachar al Assad et renforcerait l'emprise de ce dernier sur la Syrie utile, sans pour autant rétablir son autorité sur l'ensemble du pays, comme en témoigne la reprise de Palmyre par le groupe Etat Islamique, Dimanche 11 Décembre 2016.

A travers le pays, des dizaines de milliers de civils restent pris au piège dans des zones sous contrôle rebelle pilonnées par l'artillerie et l'aviation des forces loyalistes et sans ressources de base.

A Alep, les groupes rebelles ont reçu Dimanche 11 Décembre 2016 une offre russo-américaine pour évacuer combattants et civils des quartiers tenus par l'opposition, mais Moscou a déclaré par la suite qu'aucun accord n'avait été conclu dans les discussions en cours à Genève pour résoudre le conflit de manière pacifique.

La rébellion a imputé l'échec d'une solution diplomatique à Moscou. « Les russes restent évasifs. Ils regardent la situation militaire. Pour le moment, ils avancent », a dit un responsable insurgé.

Selon le général Zaïd al Saleh, l'armée syrienne a été soutenue par l'aviation russe et les milices chiites libanaises et irakiennes dans sa progression à Alep. Une milice de réfugiés palestiniens, la brigade de Jérusalem, a également participé à l'offensive du Lundi 12 Décembre 2016, a-t-il dit.

D'après un correspondant de l'agence de presse officielle Sana, trois mille cinq cent personnes ont fui le quartier de Cheikh Saïd Lundi 12 Décembre 2016 après que celui-ci ait été repris dans la nuit du Dimanche 11 Décembre au Lundi 12 Décembre 2016.

Commentant la prise du quartier, un responsable syrien a déclaré à Reuters que « ce secteur est très important parce qu'il facilite l'accès à al Amariya, un quartier tenu par les forces gouvernementales, et nous permet de sécuriser une plus grande partie de la route reliant Alep à Ramoussa », où l'armée dispose d'une importante base d'artillerie, au sud de la ville d’Alep.

Malgré l'avancée de l'armée et ses alliés, l'opposition syrienne ne fera pas de concession, a assuré à Paris le coordinateur général du haut comité de l'opposition syrienne.

« Si Bachar al Assad et ses alliés croient qu’une avancée militaire dans certains quartiers d’Alep signifie que nous allons faire des concessions ou marchander sur les buts de la révolution, c’est non », a dit Riyad Hijab à l'issue d'un entretien avec François Hollande à l'Elysée.

Selon l'OSDH, qui dispose de relais sur le terrain, au moins trois cent soixante quatre rebelles et quatre cent quinze civils, dont quarante sept enfants, ont été tués depuis que l'offensive des forces gouvernementales s'est accélérée il y a un mois.

Les tirs des insurgés ont dans le même temps fait cent trente morts parmi les habitants d'Alep-Ouest, dont quarante enfants.

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:03

 

La reddition ou la mort pour les rebelles retranchés dans Alep-Est (Reuters)

 

Les insurgés syriens ne contrôlent plus qu'une petite partie d'Alep-Est, remplie de civils et soumise à des bombardements féroces de la part des forces gouvernementales, et n'ont comme alternative que la reddition ou la mort.

Un responsable du groupe rebelle Jabhah Chamiya, joint Dimanche 11 Décembre 2016 en Turquie, a déclaré que les forces de Damas, soutenues par l'aviation russe, s'étaient emparées dans la matinée du quartier d’al Maadi.

A moins d'une intervention, a-t-il prévenu, on s'oriente « vers une fin tragique » et la seule alternative pour les insurgés semble être la reddition ou la mort.

Il a ajouté que rien n'avait transpiré des discussions russo-américaines qui se sont déroulées Samedi 10 Décembre 2016 à Genève. Elles devaient reprendre Dimanche 11 Décembre 2016.

D'après la Russie, dont l'intervention armée en soutien au régime du président Bachar al Assad a changé radicalement l'équilibre des forces en présence dans la guerre civile en Syrie, les forces gouvernementales contrôlent désormais quatre vingt treize pour cent de la ville d'Alep, divisée depuis l'été 2012.

L'estimation n'a pu être vérifiée de source indépendante, mais les forces de Bachar al Assad et leurs alliés, miliciens chiites iraniens ou libanais notamment, progressent rapidement dans la partie orientale de la ville depuis la fin du mois de novembre 2016. Les insurgés sont aujourd'hui retranchés dans une poignée de secteurs, situés pour la plupart au sud de la vieille ville.

En l'espace de deux semaines à peine, ils ont perdu près des trois quarts des territoires qu'ils contrôlaient dans Alep-Est.

Tirs d'artillerie et bombardements aériens pilonnaient les positions rebelles, Dimanche 11 Décembre 2016, comme tous les jours précédents. On entendait une explosion par minute.

Les forces loyalistes ont notamment avancé dans les quartiers d'Asila et d'Asajam, au sud-ouest de la citadelle, ainsi que dans la partie sud du quartier de Karam al Daadaa.

Les combats ont fait des centaines de morts ces dernières semaines, selon des observateurs, et ravagé la ville. Plusieurs sites de la vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont désormais en ruines.

L'exode des populations s'est parallèlement poursuivi.

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:46

 

http://www.cadtm.org/Des-personnalites-internationales

 

Des personnalités internationales telles que Susan George, Zoe Konstantopoulou, Yanis Varoufakis ou Tariq Alí adhèrent au manifeste d’Oviedo contre la dette illégitime

 

Vendredi 25 Novembre 2016

 

Par Fátima Martín

 

Le manifeste d’Oviedo, signé par plus de sept cent élus pour former un front contre la dette illégitime, entre dans une nouvelle dimension. Ces dernières heures, des personnalités internationales telles que Susan George, Yanis Varoufakis, Zoe Konstantopoulou ou Tariq Ali, entre autres, ont rejoint le manifeste d’Oviedo.

La philosophe et chercheuse Susan George, présidente du Transnational Institute et présidente d’honneur de la section française de l'Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC), a salué l’initiative, appuyée par Eric Toussaint, porte-parole du réseau international du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM). Egalement membre du conseil scientifique d’ATTAC France, il a aussi conseillé l’Equateur sur la dette illégitime et il a coordonné les travaux de la commission vérité sur la dette publique grecque, créée par l'ancienne présidente du parlement grec, Zoe Konstantopoulou, elle aussi signataire du manifeste d’Oviedo. D’autres personnalités grecques ont également ajouté leur signature, Yanis Varoufakis, Aris Chatzistefanou, Ilias Bantekas, Sophia Sakorafa, Leonidas Vatikiotis et Stathis Kouvelakis.

Catherine Samary, Tariq Alí, James Petras, Stefano Fassina, Patrick Saurin, Michel Husson, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Myriam Martin et Christine Poupin, ont également signé.

Ces signatures internationales viennent s’ajouter à celles de plus de sept cent élus, conseillers municipaux, députés espagnols et députés européens, qui se déclarent convaincus de la nécessité d’un véritable changement par rapport aux politiques d’austérité et qui rejettent la dette illégitime et les restrictions budgétaires qui ne permettent pas de garantir les droits et des services de qualité et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Parmi les signataires, on trouve plus d’une cinquantaine de maires, des centaines de conseillers municipaux et des dizaines de députés provinciaux, nationaux et européens de différents partis politiques. Des conseillers municipaux de Zaragoza, Badalona, Pamplona, Cadix, Oviedo et Madrid, les députés espagnols Teresa Rodríguez, Pablo Echenique et Alberto Garzón, et les députés européens Miguel Urbán, Lola Sánchez et Tania González, parmi tant d’autres.

Le manifeste d’ Oviedo, présenté le 19 octobre 2016 à la chambre des députés, exige un changement radical de la politique d’asphyxie financière, la dérogation du cent trente cinquième article de la constitution, de la loi de stabilité et de la loi Montoro, le remboursement par les banques des taux d’intérêts abusifs qui ont été perçus, dans le cadre du plan de paiement aux fournisseurs ou du fonds public d’aide aux régions (FLA), par exemple, et l’arrêt immédiat des coupes budgétaires et mesures d’austérité, afin d’en stopper les effets, d’identifier les responsables et d’indemniser les victimes.

Les signataires s’engagent à appuyer la création d’un front contre la dette illégitime et de lancer des audits de la dette avec participation citoyenne dans les administrations publiques.

Ces dernières semaines, des dizaines de municipalités de tout le territoire espagnol ont pris l’initiative d’adopter des motions, inspirées de la philosophie du manifeste d’Oviedo, dans leurs différents conseils pour exiger, entre autres choses, l’abrogation de la loi Montoro, déclarée partiellement inconstitutionnelle. Au mois d'octobre 2016, a également eu lieu l’audit fest à Barcelone.

Du Jeudi 24 Novembre au Dimanche 27 Novembre 2016 a lieu à Oviedo la première rencontre des municipalités contre la dette illégitime et l’austérité.

Le programme comprend une conférence-débat animée par Eric Toussaint, « faut-il auditer la dette illégitime et refuser de payer les créanciers », qui s’est tenue le Jeudi 24 Novembre 2016 à la faculté d’économie et d’entreprise de l'université d’Oviedo. Il comprend l’atelier sur l’audit citoyen animé par Yago Alvarez, avec projection du documentaire Debtocratie, le Vendredi 25 Novembre 2016. Il comprend une journée de travail et une conférence publique avec la participation d’Ana Taboada, maire adjointe de la ville d’Oviedo, Carlos Sanchez Mato, chargé de l’économie et des finances de la mairie de Madrid, et Eric Toussaint, le Samedi 26 Novembre 2016.

L’un des objectifs de la rencontre est de constituer un front des municipalités, communautés autonomes et nationalités de l'état espagnol pour remettre en cause la dette illégitime et travailler à son annulation. Conscient que la participation et le soutien de tous est indispensable, le processus est ouvert aux mouvements sociaux, aux militants et à tous les citoyens.

Parmi les militants signataires figurent des membres d’organisations comme ATTAC ou le CADTM, des syndicats comme ELA, le principal syndicat du pays basque espagnol, et des réseaux tels que le réseau contre le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), ou la Plateforme pour l'Audit Citoyen de la Dette (PACD).

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:06

 

Une organisation kurde revendique le double attentat d'Istanbul (Reuters)

 

Un groupe armé kurde a revendiqué Dimanche 11 Décembre 2016 la responsabilité d'un double attentat perpétré Samedi 10 Décembre 2016 à Istanbul qui a fait au moins trente huit morts et cent cinquante cinq blessés, attaques que le gouvernement turc a promis de venger.

Dans un message posté sur leur site internet, les faucons pour la liberté du Kurdistan (TAK), organisation liée aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), disent avoir mené « une double attaque simultanée », près du stade de football de Besiktas, dans le centre de la métropole turque.

D'après le ministre de l’intérieur, Suleyman Soylu, le bilan s'est alourdi dans la nuit à trente huit morts, dont trente policiers. Sur les cent cinquante cinq blessés pris en charge, quatorze étaient en soins intensifs, Dimanche 11 Décembre 2016. Treize suspects ont été arrêtés, a-t-il dit, promettant que « tôt ou tard, nous aurons notre vengeance ».

L'attaque, dans un quartier touristique de la ville bordant le Bosphore, s'est produite deux heures après la fin d'un match de championnat entre Besiktas et l'équipe de Bursaspor.

Une voiture piégée a d'abord explosé Samedi 10 Décembre 2016 vers 22 heures 30 devant la Vodafone Arena, non loin de membres des forces de l'ordre. Moins d'une minute plus tard, un kamikaze s'est fait exploser alors qu'il était entouré de policiers dans le parc Macka, à proximité du stade.

Les autorités ont déclaré un jour de deuil national, Dimanche 11 Décembre 2016. Une marche contre le terrorisme était prévue à Istanbul.

Le président Recep Tayyip Erdogan a annulé un déplacement prévu au Kazakhstan.

« Personne ne doit douter que, avec la volonté de dieu, nous surmonterons la terreur, les organisations terroristes et les forces derrière elles en tant que pays et nation », a-t-il dit dans un communiqué.

La Turquie a été frappée par de nombreux attentats ces derniers mois, certains très meurtriers comme celui commis par deux kamikazes qui a fait quarante cinq morts le 28 juin 2016 à l'aéroport international d'Istanbul.

Certaines attaques ont été revendiquées par l'organisation Etat Islamique, d'autres par les séparatistes du PKK, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis ou l'Union Européenne, ou des organisations militantes d'extrême gauche.

Les TAK avaient, eux, déjà revendiqué au moins trois attentats cette année, notamment une attaque à la bombe à Ankara ayant fait trente sept morts.

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:35

 

http://www.mobile.reuters.com/article/idUSKBN1400TY

 

Donald Trump affirme que les États-Unis ne sont pas nécessairement liés par la politique d'une seule Chine

 

Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, s'est demandé si les Etats-Unis devaient être liés par leur position de longue date selon laquelle Taïwan faisait partie d'une seule Chine et il a écarté les préoccupations de Pékin concernant sa décision d'accepter un appel téléphonique du président taïwanais.

« Je comprends parfaitement la politique de la seule Chine, mais je ne vois pas pourquoi nous devons être liés par cette politique à moins que nous concluions un accord avec la Chine concernant d'autres choses, y compris le commerce », a déclaré Donald Trump dans une interview avec Fox News, Dimanche 11 Décembre 2016.

La décision de Donald Trump d'accepter un appel téléphonique du président taiwanais Tsai Ing Wen le Vendredi 2 Décembre 2016 a suscité une protestation diplomatique de Pékin, qui considère Taïwan comme une province renégate.

L'interrogation de Donald Trump sur la politique américaine de longue date risque de s'opposer davantage à Pékin et les analystes ont déclaré que cela pourrait provoquer une confrontation militaire avec la Chine si elle était trop poussée.

Pékin n'a pas fait de commentaire immédiat sur les propos de Donald Trump.

La communication téléphonique entre Tsai Ing Wen et Donald Trump a été le premier contact de ce type avec Taiwan par un président des États-Unis depuis la reconnaissance de Taiwan comme partie d'une seule Chine par le président Jimmy Carter en 1979.

Taiwan est l'une des questions politiques les plus sensibles de la Chine et la Chine critique généralement toute forme de contact officiel entre les gouvernements étrangers et les dirigeants de Taiwan.

Après la conversation téléphonique de Donald Trump, l'administration de Barack Obama a indiqué que de hauts représentants de la Maison Blanche avaient parlé avec des responsables chinois pour insister sur le fait que la politique d’une seule Chine de Washington n’avait pas changé. L'administration de Barack Obama a également averti que les progrès réalisés dans les relations américaines avec la Chine pourraient être compromis par un changement de la politique relative à la question de Taiwan.

Suite aux derniers commentaires de Donald Trump, un assistant de la Maison Blanche a déclaré que l'administration de Barack Obama n'avait aucune réaction supplémentaire après ses positions politiques précédemment énoncées.

Dans l'interview à Fox News, Donald Trump a critiqué la Chine au sujet de sa politique monétaire, de ses activités dans la mer de Chine méridionale et de sa position envers la Corée du Nord et il a déclaré que ce n'était pas à Pékin de décider s'il devait prendre un appel du leader de Taiwan.

« Je ne veux pas que la Chine me dicte si je dois répondre à un appel », a déclaré Donald Trump. « C'était un appel très gentil. Pourquoi une autre nation pourrait-elle dire que je ne peux pas prendre un appel ? Je pense que cela aurait été vraiment irrespectueux, pour être honnête avec vous, de ne pas le prendre », a ajouté Donald Trump.

Donald Trump envisage de nommer le gouverneur de l'Iowa Terry Branstad comme le prochain ambassadeur des Etats-Unis en Chine, choisissant un ami de longue date de Pékin après avoir secoué la deuxième plus grande économie du monde avec des discussions difficiles sur le commerce et l'appel avec le leader de Taiwan.

Mais dans l'interview de Fox News, Donald Trump a soulevé une litanie de plaintes concernant la Chine qu'il avait soulignées lors de sa campagne présidentielle.

« Nous avons beaucoup de problèmes avec la Chine en raison de la dévaluation du yuan, nous imposant de lourdes taxes aux frontières quand nous ne la taxons pas, avec la construction d'une forteresse massive au milieu de la mer de Chine méridionale, ce qu'ils ne devraient pas faire, et franchement la Chine ne nous aide pas du tout avec la Corée du Nord », a déclaré Donald Trump.

« Vous avez la Corée du Nord, vous avez des armes nucléaires, la Chine pourrait résoudre ce problème et elle ne nous aide pas du tout ».

Les économistes, y compris ceux du Fonds Monétaire International (FMI), ont largement considéré les efforts de la Chine pour soutenir la valeur du yuan au cours de la dernière année comme preuve que Pékin ne maintient plus sa monnaie artificiellement basse pour rendre les exportations chinoises bon marché.

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:08

 

La Central Intelligence Agency (CIA) a conclu à l'ingérence de la Russie (Reuters)

 

La CIA a conclu à l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle américaine dans le but d'aider le président élu Donald Trump à accéder à la Maison Blanche, et non seulement pour éroder la confiance envers le système électoral, rapporte Vendredi 9 Décembre 2016 le Washington Post.

Citant des responsables américains au fait de l'affaire, le journal révèle que les agences du renseignement ont identifié des individus liés au gouvernement russe responsables du piratage de milliers de courriels du Comité National Démocrate (CND) et du président de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta.

Ces courriels auraient ensuite été envoyés à l'organisation Wikileaks, qui les a publiés pendant la campagne.

Les pirates informatiques russes sont décrits comme des personnes connues des services de renseignement et membres d'une large opération destinée à réduire les chances d'élection d’Hillary Clinton et à favoriser Donald Trump.

« C'est l'évaluation de la communauté du renseignement, l'objectif de la Russie était de favoriser un candidat par rapport à l'autre, afin de faire élire Donald Trump » rapporte un responsable américain cité par le Washington Post. « C'est le consensus ».

Selon le journal, ce responsable a été informé de ces conclusions à l'occasion d'une présentation à huis clos de la CIA devant un groupe de sénateurs, la semaine dernière.

L'agence justifie ces conclusions secrètes en disant disposer d'une somme croissante d'indices probants, issus de plusieurs sources. Il est désormais assez clair que la Russie souhaitait faire gagner Donald Trump, rapportent d'autres responsables cités par le Washington Post.

Au mois d’octobre 2016, le gouvernement américain a formellement accusé la Russie de mener une campagne de piratage informatique contre le parti démocrate à l'approche de l'élection présidentielle.

Barack Obama a demandé aux agences américaines du renseignement d'ouvrir une enquête sur le piratage informatique et sur l'intervention de puissances étrangères dans la campagne, a-t-on appris Vendredi 9 Décembre 2016. Un rapport doit lui être remis avant son départ le 20 janvier 2017.

Donald Trump s'est dit peu convaincu de l'implication de la Russie dans le piratage. Dans un communiqué publié après la publication de l'article du Washington Post, ses équipes évoquent « les accusations d'interférence étrangère dans l'élection américaine » avant de conclure « qu’il est temps de passer à autre chose et de Make America Great Again ».

Les courriels démocrates piratés publiés par Wikileaks ont été source de troubles dans la campagne d'Hillary Clinton mais le fondateur de l'organisation, Julian Assange, a démenti que le Kremlin ait été à l'origine des piratages.

Les agences américaines n'ont pas établi l'implication de Moscou dans les piratages ni le transfert des courriels à Wikileaks. Les acteurs étaient éloignés d’un cran du gouvernement russe et n'étaient pas des fonctionnaires, rapporte le principal responsable cité dans l'article.

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 20:56

 

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/12/09/tractations-diplomatiques-pour-evacuer-les-civils-et-les-rebelles-d-alep_5046249_1618247.html

 

Tractations diplomatiques pour évacuer les civils et les rebelles d’Alep

 

Les groupes armés sont disposés à quitter leur bastion, dont plus de quatre vingt pour cent ont été reconquis par les forces de Bachar al Assad.

 

Par Benjamin Barthe, correspondant du Monde à Beyrouth

 

La bataille d’Alep approche de son dénouement. Alors que les troupes progouvernementales se sont emparées de plus de quatre vingt pour cent des quartiers rebelles, des tractations sont en cours, entre diplomates russes, américains et turcs, pour permettre l’évacuation des civils et des combattants, retranchés dans un dernier carré, dans le sud de la métropole.

Bien que leurs représentants affichent en public leur détermination à résister, les rebelles, à bout de force après trois semaines de bombardements qui ont fait des centaines de morts et conscients qu’ils n’ont plus aucun moyen de renverser la situation, sont prêts à quitter la partie orientale de la ville, qu’ils avaient conquise à l’été 2012.

« Ils savent qu’Alep est perdue », explique Basel al Junaidy, un analyste syrien basé dans le sud de la Turquie et en contact étroit avec l’opposition armée. « Ils ne le disent pas haut et fort, pour des questions d’honneur. Mais ils ont demandé à leurs dirigeants à l’extérieur de négocier leur départ »

Les modalités de cette opération, forcément délicate, font l’objet d’intenses discussions entre John Kerry, patron de la diplomatie américaine pour encore quelques semaines, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux hommes se sont entretenus à deux reprises, Mercredi 7 Décembre et Jeudi 8 Décembre 2016, en marge de la réunion de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), à Hambourg.

« Ils sont tombés d’accord pour continuer de discuter de la mise sur pied d’un cadre pour un cessez-le-feu et plus précisément de l’acheminement de l’aide humanitaire et de la possibilité que les gens puissent quitter Alep en sécurité », a expliqué un diplomate américain.

Pour permettre l’ouverture de couloirs d’évacuation à peu près sûrs, Moscou tente d’obtenir de Damas une suspension de ses bombardements contre Alep Est. Annoncée par Sergueï Lavrov, Jeudi 8 Décembre 2016, depuis Hambourg, cette pause tarde à se concrétiser sur le terrain, puisque, Vendredi 9 Décembre 2016, des sources, jointes à l’intérieur d’Alep-Est, faisaient état de la poursuite des raids aériens et des bombardements.

Malgré tout, près de huit mille cinq cent civils ont pu être évacués, Jeudi 8 Décembre 2016, selon l’agence russe TASS. Même si des dizaines de milliers de civils sont parvenus ces deux dernières semaines à rejoindre la partie ouest d’Alep, sous contrôle gouvernemental, à au moins deux reprises, des groupes tentant de fuir les combats ont été bombardés par l’artillerie et l’aviation syrienne.

Washington, de son côté, a pris langue avec les groupes armés d’Alep affiliés à l’Armée Syrienne Libre (ASL), la branche modérée de l’insurrection. « Les américains leur ont dit qu’il leur fallait évacuer la ville, qu’ils leur garantissaient des corridors de sortie, pour eux et leur famille, et qu’il n’y avait pas d’autre solution », assure Sinan Hatahet, un autre analyste syrien, en lien avec les rebelles.

Difficile de savoir quand ces tractations pourraient aboutir. Jan Egeland, chargé du volet humanitaire de la crise syrienne à l’Organisation des Nations Unies (ONU), a affiché son pessimisme, Jeudi 8 Décembre 2016, en affirmant que Washington et Moscou ont des positions « diamétralement opposées ». Les discussions pourraient buter sur le lieu de réinstallation des rebelles.

Selon nos informations, les groupes armés liés à l’ASL, qui forment le gros des combattants d’Alep, préféreraient être transférés dans la campagne au nord de la ville, une zone où l’ASL est encore dominante.

Dans les précédents cas d’évacuations, notamment celles menées dans la Ghouta, la banlieue agricole de Damas, les combattants contre Bachar al Assad ont toujours été conduits dans la province d’Idlib, une région placée sous la coupe du front Fatah al Cham, une émanation d’al Qaida.

La poursuite des bombardements sur Alep, en dépit de l’annonce de Sergueï Lavrov, conduit aussi à se demander si le régime syrien est véritablement disposé à laisser les rebelles sortir vivants ou du moins libres d’Alep. Dans une interview accordée Jeudi 8 Décembre 2016 au quotidien damascène al Watan, le président Bachar al Assad ironisait sur l’empressement des américains à vouloir sauver « leurs agents, les terroristes ».

« Rien ne peut arrêter l’avancée des troupes du régime », faisait remarquer Vendredi 9 Décembre 2016 une source de l’ONU. « Il n’est pas impossible que ce soit la guerre jusqu’au bout ».

Une crainte partagée par les casques blancs. Dans un communiqué diffusé Jeudi 8 Décembre 2016, cette organisation de secouristes civils opérant à Alep-Est, qui figurait parmi les candidats au prix Nobel de la paix, a mis en garde contre les risques d’arrestation, d’exécution ou de torture de ses membres, s’ils ne sont pas évacués dans les quarante-huit heures.

Malgré l’annonce russe d’un arrêt des « opérations de combat » à Alep pour permettre l’évacuation de milliers de civils pris au piège, les troupes du régime syrien bombardaient violemment à l’artillerie, Vendredi 9 Décembre 2016, les derniers quartiers aux mains des rebelles. L’armée de l’air a, en revanche, suspendu ses frappes depuis Jeudi 8 Décembre 2016 sur ces quartiers situés dans le sud de la partie orientale de la ville, selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Fort du succès de ses troupes, Bachar al Assad a exclu lui-même cette semaine une trêve, estimant qu’une victoire à Alep serait une étape cruciale pour la fin du conflit. Le pouvoir n’a d’ailleurs pas commenté l’annonce russe. « Celle-ci est purement médiatique, c’est pour calmer les américains et la communauté internationale. Mais sur le terrain, les bombardements continuent car le régime ne veut pas donner de répit aux rebelles ou aux civils », estime le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

De son côté, le ministre des affaires étrangères russe, qui avait annoncé Jeudi 8 Décembre 2016 que l’armée syrienne avait interrompu ses combats à Alep, a déclaré Vendredi 9 Décembre 2016 que les bombardements continueront tant qu’il y restera des « bandits » à Alep.

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 20:30

 

Le gouvernement propose la prolongation de l'état d'urgence (Reuters)

 

Le gouvernement français a proposé samedi de prolonger jusqu'au 15 juillet 2017 l'état d'urgence en vigueur depuis les attentats du mois de novembre 2015 en raison de la persistance de la menace terroriste, a annoncé le premier ministre Bernard Cazeneuve.

Le texte sera examiné Mardi 13 Décembre 2016 à l'Assemblée Nationale et Jeudi 15 Décembre 2016 au Sénat.

François Hollande a annoncé au mois de novembre 2016 vouloir prolonger ce dispositif, instauré après les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015, jusqu'aux élections présidentielles des mois d'avril et de mai 2017 en raison de la menace sécuritaire.

L'état d'urgence, qui devait prendre fin au mois de janvier 2017, a déjà été prolongé quatre fois et est loin de faire l'unanimité en France. La démission du gouvernement de Manuel Valls le Mardi 6 Décembre 2016 implique qu'il devient caduc dans les quinze jours qui suivent, ce qui oblige les autorités à anticiper sa prolongation.

Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux.

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