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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 16:43

 

http://blogs.publico.es/pablo-iglesias/1091/trump-y-el-momento-populista

http://www.gaucherepublicaine.org/etats-unis/trump-et-le-moment-populiste/7399510

 

Donald Trump et le moment populiste

Par Pablo Iglesias

Mercredi 9 Novembre 2016

Un fasciste a gagné. Ce n’est pas banaliser le fascisme que de l’affirmer. Le fascisme n’est pas un phénomène exclusivement italien et allemand des années 1930, c’est une façon de construire le politique.

Certains politologues espagnols essayèrent de délimiter le phénomène hors de nos frontières, pour éviter d’avoir à parler de fascisme en Espagne. Seuls auraient été fascistes en Espagne les vieilles chemises de la minuscule Phalange de José Antonio Primo de Rivera. Ce n’est pas vrai. Le fascisme s’est construit en Espagne avec le matériau idéologique disponible pour un projet de masse, le catholicisme le plus réactionnaire. Ce que certains appelèrent le national-catholicisme est la version espagnole du fascisme. Et il y a eu des fascismes dans nombre de pays d’Europe et d’Amérique, avec des combinaisons discursives singulières de pseudo-patriotisme, xénophobie, revendication d’un passé national glorieux, religion, phraséologie anti-élites, chauvinisme et zéro mise en question des relations de propriété. Donald Trump est un fasciste viable aux Etats-Unis. Il ne fait pas le salut romain et n’arbore pas de svastikas, mais il a reçu l’appui explicite de fascistes imprésentables, depuis le Ku Klux Klan jusqu’à différentes milices armées des Etats Unis.

Ceux qui disent que le courant de Donald Trump est du populisme de droite ont raison. Y a-t-il meilleure façon de décrire le fascisme si ce n’est comme un populisme de droite ?

Le populisme n’est pas une idéologie, ni un ensemble de politiques publiques, c’est une modalité de construction du politique depuis un « dehors » qui se répand dans les moments de crise. Ce dehors est celui qui a mobilisé la white american working class avec Donald Trump, de la même façon qu’il a mobilisé la classe ouvrière britannique en faveur du Brexit. Le mépris aristocratique si politiquement correct envers les rednecks américains, les chavs britanniques ou les habitants de Badalona qui firent du réactionnaire Xavier Garcia Albiol leur maire, ce mépris révèle la myopie d’un certain progressisme cosmopolite qui n’est rien d’autre qu’une sorte de ringardise urbaine à la mode.

Les populistes sont des outsiders et peuvent être de droite, de gauche, ultralibéraux ou protectionnistes. Cela ne signifie en aucun cas que les « extrêmes » se toucheraient ou qu’ils se ressembleraient.

Répéter ce mantra n’enlève rien au ridicule de cet argument qu’utilise un extrémiste du centre pour s’auto-identifier comme étant le moyen terme vertueux, affirmant en un triple saut périlleux que les points les plus opposés seraient en fait les plus proches. Donald Trump n’est pas proche de Bernie Sanders, il est proche des politiques migratoires de George Bush et de l’Union Européenne. Donald Trump, multimillionnaire, est proche du monde bâti par les présidents qui l’ont précédé, y compris Barack Obama, qui ont laissé au vent mauvais les classes populaires américaines. Simplement, Donald Trump a su profiter du moment.

C’est qu’en réalité le populisme ne définit pas les options politiques, mais les moments politiques. Il y eut le moment populiste de Silvio Berlusconi, le moment de Vladimir Poutine, le moment de Juan Perón et les Etats-Unis viennent de vivre le moment de Donald Trump. Mais il ne s’agit pas d’un moment isolé.

Le crash financier de 2007 a été l’antichambre de la crise d’une grande partie des systèmes politiques occidentaux. N’oublions pas que ces systèmes, étayés par l’amélioration des perspectives de vie de la classe ouvrière, la consommation de masse, la redistribution et les droits sociaux, naquirent dans l’esprit de l’antifascisme et dans un contexte géopolitique bipolaire. Tout entra en crise avec Margaret Thatcher et Ronald Reagan et pris fin définitivement avec la chute du mur de Berlin. Ce que la crise financière de 2007 a mis au jour, c’est un ensemble de vérités économiques qui devaient, tôt ou tard, trouver une traduction politique, l’appauvrissement des classes moyennes et salariées et la détérioration des services publics et des droits sociaux.

La traduction politique s’appelle Donald Trump aux Etats-Unis, elle s’appelle Marine Le Pen en France et, en Espagne, « grâce à la vierge » dirait Esperanza Aguirre, elle s’appelle Podemos. En quoi nous ressemblons-nous ? En rien, ce sont les moments politiques qui se ressemblent.

L’important, dans les moments politiques populistes, c’est qu’ils dépouillent la politique de ses atours parlementaires et, en passant, mettent à la mode, même parmi les politologues mainstream, Carl Schmitt selon la lecture qu’en fait Chantal Mouffe. Donald Trump, c’est cela, la nudité obscène, face à la candidate de Wall Street.

Comme tout aurait été différent si Donald Trump avait eu en face quelqu’un qui, sans obscénité fasciste, parle au peuple en appelant les choses par leur nom. Ce rival existe, c’est Bernie Sanders. Les populistes peuvent aussi être socialistes, car en vérité le populisme ne définit que les moments. Le moment des Etats Unis était celui de Donald Trump et de Bernie Sanders, pas celui de la candidate de l’establishment. Y a-t-il eu moment plus populiste que celui au cours duquel, voici quatre vingt dix neuf ans, quelqu’un appela à réclamer du pain et la paix ?

J’insiste sur le fait que ce sont les moments politiques qui se ressemblent, pas les options politiques qui en profitent. Pensons maintenant à l’Espagne. Posons-nous la question, quel a été le fait politique le plus important de l’année ? D’aucuns diront que c’est le blocage politique. Mais c’est Juan Villar Mir, l’un des principaux grands patrons espagnols, qui l’a clairement défini, « ce qui est vraiment important, c’est que Podemos ne soit pas au gouvernement, cela aurait déréglé l’économie ».

La politique, quand c’est pour de vrai, est viscérale, agonique et dure. Les nuances, la courtoisie, la mesure et les manières nobles et soignées se donnent parfois à voir au sein des parlements et dans les réceptions officielles, mais dès que l’on parle de ce qui est vraiment important, alors finies les bonnes manières. Il n’y a pas plus élégant que la diplomatie, mais quiconque est au fait des relations internationales sait que, derrière la diplomatie, il y a des divisions blindées et d’immenses pouvoirs économiques. C’est pour cela que l’élection de Donald Trump est déjà un événement géopolitique qui transcende son propre moment.

En Espagne, nous autres de Podemos pouvons goûter, ces jours-ci, à cette friandise au goût de caramel amer, être une opposition constituant une véritable alternative et qui peut gagner.

Rien à voir avec les débats parlementaires, quand bien même on peut nous y traiter de crétins ou de canailles ou nous y accuser de travailler pour des dictatures. Ne vous y trompez pas, à côté de Juan Villar Mir, Rafa Hernando, porte-parole du Parti Populaire, le parti de la droite au pouvoir, aux propos toujours agressifs et virulents, c’est un ours en peluche, son obscénité est simplement candide. Au parlement, bien que l’arbitre n’y soit pas impartial, au moins pouvons-nous parler librement et nous faire plaisir en disant depuis la tribune des vérités que presque personne n’y a dites avant nous.

Mais il est faux que le parlement soit la scène la plus importante de la politique, comme il est faux de dire que sur les bancs du gouvernement s’assoient les femmes et les hommes les plus puissants du pays. Ruben Juste, dans un article courageux publié l’autre jour dans Contexto CTXT, l’a montré, « il y a un état parallèle, privé ou semi-privé, avec son nom propre, société anonyme ». L’auteur précise ce qu’est ce parlement privé de cet état espagnol dans l’ombre, formé de quatre cent dix sept conseillers, parmi lesquels seulement soixante quatorze femmes, et il donne les noms de ses ministres, Juan Villar Mir et Pedro Miguel Landiribar, les propriétaires de Repsol, Telefonica, ACS, Inditex, OHL et Santander, les anciens de Goldman Sachs et les propriétaires de quasiment tout ce que les espagnols peuvent regarder, écouter ou lire pour s’informer.

C’est cela la politique pour de vrai et le caractère exceptionnel du moment que nous vivons a aussi à voir avec la nudité où apparaissent les propriétaires de l’opinion. Jamais le vieux proverbe « un chien ne mange pas de la viande de chien » n’aura été aussi éloigné de la réalité. Nous avons pu voir le propriétaire d’un groupe de médias licencier puis traîner devant les tribunaux des journalistes coupables seulement d’informer sur lui, politique de vérité à l’état pur.

La victoire de Donald Trump nous laisse une leçon importante, qui a beaucoup à voir avec nos débats actuels au sein de Podemos.

L’antidote à Donald Trump, à Xavier Garcia Albiol et à Marine Le Pen, l’antidote au fascisme et à l’autoritarisme financier, c’est la politique qui interpelle et organise le peuple en assumant l’ennemi comme tel. C’est très risqué. Cela déchaîne la colère des puissants et de leurs appareils et c’est bien plus rugueux que la politique parlementaire. Cela présente de nombreuses difficultés, car cela implique de doter la société civile et les mouvements populaires d’instruments de pouvoir et d’auto-organisation. Des types tels que Donald Trump ne peuvent se frayer un chemin que là où ils ne sont pas arrêtés par les tranchées de la société civile organisée, là où règnent la perte de socialisation et la solitude des dépossédés et là où l’on peut dresser l’avant-dernier contre le dernier.

Mais cette politique qui interpelle, qui parle clair et qui donne des instruments pour l’organisation populaire, est la seule qui touche les consciences et qui peut gagner.

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 16:09

 

Les manifestants contre Donald Trump veulent se mobiliser sur la durée (Reuters)

 

Les manifestants contre Donald Trump, qui sont entrés Vendredi 11 Novembre 2016 dans leur troisième journée de mobilisation dans plusieurs villes des Etats-Unis, assurent préparer un mouvement de longue haleine pour s'opposer à Donald Trump et au congrès à majorité républicaine dans les quatre prochaines années.

Vendredi 11 Novembre 2016, les rues de Miami et d'Atlanta ont vu des manifestants défiler tandis que, à New York, des rassemblements ont à nouveau eu lieu à Washington Square et devant la Trump Tower, sur la cinquième avenue, où habite le futur président américain, vainqueur surprise de l'élection du Mardi 8 Novembre 2016.

D'autres manifestations ont été signalées à Philadelphie, à San Francisco, à Los Angeles ou encore à Portland dans l'Oregon.

A Portland, des protestataires ont lancé des objets en direction des policiers anti émeutes. Dans les rues de Los Angeles, ils étaient des centaines à paralyser la circulation sur certains axes en scandant « nous rejetons le président élu ».

Un homme a été blessé par balles pendant la manifestation de Portland alors que, en compagnie de plusieurs dizaines d'autres protestataires, il franchissait le pont Morrison. Selon la police, un homme est sorti d'un véhicule sur le pont et a ouvert le feu. La victime a été hospitalisée mais ses jours ne sont pas en danger. Le suspect, quant à lui, est toujours en fuite, a ajouté la police.

Jeudi 10 Novembre 2016, les rassemblements, essentiellement composés d'adolescents et de jeunes adultes, semblaient faiblir par rapport au Mercredi 9 Novembre 2016, malgré des incidents constatés à Portland et à Oakland.

Samedi 12 Novembre 2016, de nouveaux rassemblements sont prévus à New York et à Los Angeles tandis que, à Washington, une manifestation est déjà organisée pour le jour de l'investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2017. Mais ce n'est que le début, préviennent plusieurs organisateurs dans une série d'interviews.

Al Sharpton, célèbre figure new-yorkaise de la cause des noirs aux Etats-Unis, estime que les manifestants devront emprunter aux républicains les techniques d'obstruction utilisées contre le gouvernement de Barack Obama.

Citant en exemple le mouvement du Tea Party comme celui qui aura amené l'homme d'affaires républicain à la Maison Blanche, Al Sharpton prévoit de lancer Samedi 12 Novembre 2016 une nouvelle initiative dans le cadre du National Action Network, le mouvement des droits civiques qu'il a fondé.

« Nous n'allons pas être aussi affreux qu'eux, mais nous allons être tout aussi persévérants », a-t-il déclaré.

Un ancien volontaire de la campagne d’Hillary Clinton et organisateur d'une manifestation Jeudi 10 Novembre 2016 devant le Trump International Hotel à Washington, près de la Maison Blanche, espère que le succès de ses premières manifestations spontanées s'inscrira dans la durée.

« Du jour de son investiture à celui où il sera démis de ses fonctions, nous devons nous assurer que, s'il y a quelque chose qu'il veut faire passer, avec laquelle la majorité des américains qui ont voté pour Hillary Clinton ne sont pas d'accord, nous soyons fermes là-dessus ».

Des milliers de femmes, inquiètes des conséquences sur leurs droits de l'élection de Donald Trump, prévoient une grande marche à Washington au lendemain de son entrée en fonction, le 21 janvier 2017, ont annoncé les organisateurs, Vendredi 11 Novembre 2016.

Sur Facebook, la Million Women March a réuni trente cinq mille personnes dans les vingt quatre heures suivant sa création, selon un des ses organisateurs à New York, Bob Bland.

Sur le front environnemental, les associations projettent également d'être actives contre Donald Trump pendant les quatre prochaines années, dans une posture défensive pour préserver a minima les acquis du gouvernement de Barack Obama.

« Nous serons au congrès, dans les tribunaux, dans les salles de conférences et dans les rues », assure Gene Karpinski, président de la League of Conservation Voters, un lobby de défense de l'environnement basé à Washington, soutien et mécène des démocrates en 2016.

Donald Trump s'est proposé pendant sa campagne de revenir sur l'accord de Paris, relancer les énergies fossiles aux Etats-Unis et a désigné un climato-sceptique notoire, Myron Ebell, en vue de réformer l'Environmental Protection Agency (EPA), agence gouvernementale chargée de la sauvegarde de l'environnement.

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 19:58

 

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/11/11/deuxieme-journee-de-manifestations-anti-trump-dans-des-grandes-villes-aux-etats-unis_5029168_829254.html

 

Selon Donald Trump, les manifestants sont « incités par les médias » à défiler contre lui

De San Francisco à New York, des centaines de personnes se sont réunies pour le deuxième jour de suite, Jeudi 10 Novembre 2016, afin de protester contre l’élection du magnat de l’immobilier.

De nouvelles manifestations ont eu lieu, Jeudi 10 Novembre 2016, dans plusieurs grandes villes américaines, pour protester contre l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Les défilés ont concerné tout le pays, même s’ils étaient parfois plus clairsemés que la veille.

Pour la première fois, le président élu a réagi, sur Twitter, « nous venons d’avoir une élection présidentielle couronnée de succès et transparente. Et maintenant, des manifestants professionnels, incités par les médias, manifestent. C'est très injuste ».

Les défilés ont commencé Jeudi 10 Novembre 2016 dans la matinée. A San Francisco, plus de mille étudiants ont fait l’école buissonnière dans le quartier financier de la ville en agitant des drapeaux arc-en-ciel représentant les communautés Lesbiennes, Gays, Bisexuelles et Transgenres (LGBT), mais aussi des drapeaux mexicains et des pancartes hostiles au président élu.

Des centaines d’étudiants ont défilé sur le campus de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA) en brandissant des pancartes où on lisait « dump Trump » et « l’amour écrase la haine » puis, aux cris de « j'emmerde la suprématie blanche » et « ne déniez pas le réchauffement climatique », en référence à la proposition de Donald Trump de revenir sur l’accord de la vingt et unième conférence climat, plusieurs manifestants se sont dirigés vers la mairie.

Le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a salué ces rassemblements, tout en appelant les manifestants à ne rien vandaliser et à ne pas s’aventurer sur les autoroutes. « Ce fut une élection traumatisante », a-t-il dit. « Il y a beaucoup de divisions et d’accusations des deux côtés, mais certaines choses qui ont été dites n’étaient pas partisanes, sur les femmes, nos frères et sœurs musulmanes et les immigrants ».

Dans la soirée, un nouveau défilé a parcouru le centre-ville, tout comme à San Francisco, où une autoroute a été bloquée, à Oakland, également en Californie, et à Portland, dans l’Oregon. Dans cette dernière ville, la police a averti que la manifestation serait désormais considérée comme une « émeute », en raison de la généralisation d’un « comportement criminel et dangereux ».

A Los Angeles, les forces de police ont menotté plusieurs manifestants avant de les faire monter dans des bus.

Plusieurs centaines d’étudiants de l’université de l’état du Texas, à San Marcos, se sont aussi rassemblés sur le campus. Des défilés ont eu lieu à Baltimore, à Philadelphie, à Grand Rapids, devant la tour Trump de Chicago ou encore à Minneapolis, où une autoroute a été bloquée pendant plusieurs heures. A Denver, les manifestants ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes alors qu’ils occupaient une autoroute.

« Ce n’est pas mon président »

A New York, une manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Washington Square, dans Manhattan. Une rangée de plots de béton a été installée pour mettre à distance les passants de la Trump Tower. Ce dispositif n’a toutefois pas empêché plusieurs dizaines de manifestants de se réunir à nouveau devant le bâtiment.

La veille, des rassemblements contre Donald Trump avaient déjà rassemblé des milliers de personnes dans un grand nombre de métropoles et de villes universitaires. Les participants scandaient « ce n’est pas mon président » et « non à Donald Trump » et, dans certains cas, ils ont bloqué temporairement la circulation automobile.

Jeudi 10 Novembre 2016, plus de vingt personnes ont été arrêtées aux premières heures de la journée pour entrave à la circulation lors des manifestations qui se sont produites à Los Angeles et à Richmond.

« Crétins de gauchistes »

Rudy Giuliani, ancien maire républicain de New York et partisan de Donald Trump, il est pressenti pour faire partie du futur cabinet du président élu, a parlé de « tas d’enfants gâtés et de pleurnichards. Les véritables crétins de gauchistes sur les campus, ce sont les professeurs, ce ne sont pas les étudiants », a-t-il ajouté, Jeudi 10 Novembre 2016, sur la chaîne conservatrice Fox News. « Aussi sont-ils d’autant plus influencés par les professeurs. Qu’ils se calment, les choses ne vont pas aussi mal qu’ils le pensent ».

A Washington, Barack Obama a fait savoir, Jeudi 10 Novembre 2016, via son porte-parole, Josh Earnest, qu’il croyait au droit des américains à protester pacifiquement contre l’élection de Donald Trump, mais qu’il souhaitait que les gens comprennent que « nous sommes américains et patriotes » avant d’être des démocrates ou des républicains.

Des appels à manifester ont été lancés également pour le week-end, mais aussi pour le 20 janvier 2017, jour de l’investiture du nouveau président.

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 20:54

 

https://www.unitepopulaire-fr.org/2016/10/29/face-a-lausterite-et-a-lue-lalternative-existereunion-publique-dunite-populaire-paris

 

Face à l'austérité et à l'Union Européenne, l'alternative existe

Réunion publique d'Unité Populaire à Paris

Mardi 15 Novembre 2016 à partir de 19 heures

Venez nous rejoindre au meeting débat avec Nikolaos Chountis, député européen d'Unité Populaire, et Miguel Urban, député européen de Podemos

Ciné 13 Théâtre 1 avenue Junot 75018 Paris Métro Lamarck Caulaincourt

Ces dernières années nous avons été témoins en Europe de la mise en application de politiques réduisant à néant des conquêtes sociales acquises depuis des décennies et de haute lutte et visant à livrer le contrôle total de l’économie et de la société à la spéculation lucrative.

Ces politiques entraînent dans leur sillage la paupérisation et la mise à l’écart de larges tranches des sociétés.

En Grèce, des mesures sont imposées. Elles frappent encore plus les salariés et les classes moyennes. Le pays est livré au dépeçage par les vautours capitalistes et à l’humiliation du troisième mémorandum. Le choix du peuple a été bafoué.

En France, la loi travail, imposée de manière antidémocratique, sape le code du travail et pousse un peu plus le salariat vers la précarisation.

En Espagne des plans successifs d’austérité ont rendu structurels la récession, la précarité et le chômage de grande ampleur. La jeunesse est livrée au désespoir et à l’émigration forcée.

Ces mesures prennent appui sur un cadre de règles qu’aucun peuple n’a validé par son vote. Elles se justifient d’une politique monétaire antisociale et de dettes illégitimes.

On prétend qu’à cette spirale destructrice « il n’y a pas d’alternative ».

Mais, contrairement à ce qui est seriné à longueur du temps par les dirigeants des états et les technocrates, une alternative existe, annulation de la dette publique illégitime, sortie de gauche de la zone euro, socialisation des banques et démocratisation des institutions. Elle implique l’organisation de luttes l’organisation de luttes déterminées dans chaque pays et la solidarité internationaliste pour arracher des victoires au fur et à mesure, jusqu’au grand renversement souhaité.

Le processus des luttes ne s’arrête jamais, nous œuvrerons pour qu’il aboutisse.

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 20:15

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/11/09/can-dundar-citoyen-de-paris-denonce-les-derives-du-regime-erdogan_5028082_3218.html

 

Can Dündar, citoyen de Paris, dénonce les dérives du régime de Recep Tayyip Erdogan

L'ancien rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, poursuivi dans son pays et aujourd’hui en exil, a été fait citoyen honoraire de Paris, Mardi 8 Novembre 2016.

Par Marc Semo

Quand on l’interroge sur ce que devraient dire ou faire les européens face à la dérive autoritaire croissante du pouvoir turc, Can Dündar, l'ancien rédacteur en chef du grand quotidien turc de centre gauche Cumhuriyet, constate avec amertume « qu’il est déjà bien tard et même peut-être trop tard ».

« Je n’ai pas entendu un mot du président français ou du premier ministre, même après l’arrestation des onze députés du parti démocratique des peuples (HDP), la troisième force du parlement. Et si la chancelière allemande a exprimé ouvertement son inquiétude, sa réaction est bien tardive et bien mesurée », relève le journaliste, condamné au mois de mai 2016 à cinq ans et dix mois de prison en première instance pour « violation de secret d'état ». Can Dündar a reçu Mardi 8 Novembre 2016 à l'hôtel de ville la citoyenneté honoraire de la ville de Paris, une initiative de la maire socialiste, Anne Hidalgo, approuvée par l’ensemble des élus et soutenue par Reporters Sans Frontières (RSF).

La Turquie, « prison de journalistes »

Son crime est d'avoir publié en 2014 des articles et une vidéo montrant une livraison d’armes par les services secrets turcs à destination de groupes djihadistes syriens. Il risque, toujours dans cette même affaire, une condamnation à perpétuité pour « intelligence avec une puissance étrangère ». Lors du procès, un homme tenta de l’abattre au pistolet, sans l’atteindre. D’où son choix de quitter la Turquie pendant l’été, alors qu’il était en liberté provisoire. Sa femme est bloquée à Istanbul après qu’on lui a retiré son passeport.

Son successeur à la tête de la rédaction du Cumhuriyet, Murat Sabuncu, et huit autres piliers du journal, dont Kadri Gursel, un des plus brillants éditorialistes turcs, ont été emprisonnés au début du mois de novembre 2016 et inculpés de complicité avec la guérilla kurde du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et avec l’organisation de Fethullah Gülen accusée par Ankara d’avoir organisé le putsch raté du Vendredi 15 Juillet 2016.

« Malgré toutes les pressions et les procès, ils n’ont pas réussi à nous faire taire. Mais ils peuvent fermer à tout instant notre journal et chacun d’entre nous écrit chaque article comme si ce devait être le dernier », témoigne Can Dündar. Le journaliste a voulu partager l’hommage rendu Mardi 8 Novembre 2016 par la ville de Paris avec ses collègues de Cumhuriyet ainsi qu’avec ses quelque cent cinquante confrères aujourd’hui incarcérés dans une Turquie devenue « la plus grande prison de journalistes au monde ».

Chroniqueur, écrivain et documentariste, Can Dündar, cinquante cinq ans, avait pris, en 2013, la direction de la rédaction de ce quotidien historique, fondé en 1922 par Mustapha Kemal lui-même, le père de la république laïque et d’inspiration jacobine créée sur les décombres de l'empire ottoman. Au fil du temps, le journal s’était un peu endormi. Can Dündar avait réussi à lui donner un nouveau souffle, malgré quelques grincements en interne sur des sujets sensibles comme la question kurde.

Il avait ouvert le quotidien à « l’esprit de Gezi », le grand mouvement de protestation qui, au printemps 2013, défia le pouvoir islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan pour la défense d’un petit parc au cœur d’Istanbul. Il n’hésita pas aussi à prendre des risques, comme la publication, en janvier 2015, de la quasi-totalité des caricatures du numéro de Charlie Hebdo qui avait suivi le massacre à la rédaction commis par les frères Kouachi. Les ventes avaient augmenté, atteignant cinquante mille exemplaires. Depuis les dernières arrestations, elles ont doublé et plus d’un million de visiteurs se connectent sur le site. Cumhuriyet reste, plus que jamais, un symbole.

« Nous n’avons que nos stylos »

Chaque soir, des « veillées de l’espoir » s’organisent spontanément devant le siège du journal où artistes, musiciens et intellectuels viennent afficher leur solidarité. « C’est un petit Gezi, même si je crains que ce mouvement ne soit, lui aussi, durement réprimé. Car, face à nous, il y a toute la puissance de l'état et nous n’avons que nos stylos », explique Can Dündar.

« Depuis des années, nous dénoncions les infiltrations des gulénistes au sein de l'état qui étaient encouragées par Recep Tayyip Erdogan. La tentative de coup d'état du Vendredi 15 Juillet 2016 était un règlement de comptes entre islamistes. Si les putschistes avaient gagné, nous aurions un régime militaire islamiste, là nous avons un régime policier islamiste », ajoute Can Dündar, toujours plus inquiet de la fuite en avant de Recep Tayyip Erdogan qui, pour récupérer les voix ultra nationalistes et pouvoir imposer la république présidentielle qu’il appelle de ses vœux, évoque le rétablissement de la peine de mort et accentue la répression contre le mouvement kurde.

« Les autorités ont arrêté les députés du HDP et veulent interdire leur parti », analyse le journaliste. Elles ont fermé les médias kurdes et arrêté nombre de maires des villes kurdes dont Diyarbakir. Cela ne peut que pousser plus de jeunes kurdes à prendre les armes. Les despotes ont besoin de se créer des ennemis pour justifier les abus de leur pouvoir ».

Can Dündar compte sur les pressions des opinions publiques occidentales. Des moyens bien dérisoires mais pour lui rien ne serait pire qu’un gel du processus de négociations avec l’Union Européenne, voire son arrêt. « L’isolement sert les intérêts du pouvoir et ne ferait que renforcer sa dérive autoritaire », estime-t-il. « Ce qui reste de la Turquie laïque et démocratique a plus que jamais besoin de l’Europe ».

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 19:56

 

https://m6info.yahoo.com/donald-trump-un-procès-avant-1555908478156854.html

 

Un procès avant la Maison Blanche

Le président des Etats Unis nouvellement élu, Donald Trump, devra probablement passer par la case judiciaire avant de s'installer à la Maison Blanche. Le magnat de l'immobilier est poursuivi pour escroquerie par des anciens étudiants de son université fondée dans les années 2000. Les plaignants pointent du doigt des séminaires ayant trait au secteur immobilier.

Un procès prévu à la fin du mois de novembre 2016

Une audition est prévue Jeudi 10 Novembre 2016 dans ce dossier devant le tribunal fédéral de San Diego en Californie et le procès est prévu le 28 novembre 2016, à moins de nouveaux reports ou d’un règlement à l’amiable.

Le président américain ne bénéficie pas de son immunité pour des actes commis avant sa prise de fonction.

Pendant la campagne pour les élections présidentielles, Donald Trump a toujours assuré qu’il gagnerait ce procès. Il a également critiqué un dossier monté à charge selon lui et dénoncé la partialité présumée du président du tribunal, d'origine mexicaine, en raison de sa promesse de faire bâtir un mur entre les Etats-Unis et le Mexique.

Des formations fumeuses ?

En parallèle, un autre dossier est instruit à New York où d’autres étudiants estiment avoir été abusés par des formations censées leur apprendre des secrets d'investissement dans le secteur immobilier, moyennant trente cinq mille dollars.

Donald Trump s'est toujours défendu dans ce dossier en affirmant au contraire que les anciens étudiants de son université, aujourd'hui fermée, avaient beaucoup appris grâce à lui et qu'il avait de nombreux témoignages positifs à montrer au tribunal.

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 16:46

 

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/11/10/not-my-president-ont-scande-des-milliers-de-manifestants-devant-la-trump-tower_5028660_829254.html

 

« Not my president », ont scandé des milliers de manifestants devant la Trump Tower

Des milliers de manifestants contre Donald Trump ont protesté Mercredi 9 Novembre 2016 contre le résultat de l’élection présidentielle, à New York et dans une demi-douzaine de grandes villes américaines.

Par Corine Lesnes, envoyée spéciale du Monde à NewYork

Ceux-là n’ont pas écouté les appels de Barack Obama à respecter le résultat des élections. Ils n’ont pas non plus été convaincus par le ton de « président de tous les américains » adopté par Donald Trump après sa victoire. Accrochés à un échafaudage en face de la Trump Tower, sur la cinquième avenue à New York, ils s’époumonent, « not my president ».

Donald Trump n’est pas leur président et ils entendent le faire savoir, au mépris de l’atmosphère conciliatrice recommandée par les officiels et par Hillary Clinton au nom de la « transition pacifique » exigée par la démocratie américaine.

Mercredi 9 Novembre 2016, vingt-quatre heures après le coup de tonnerre de la victoire de Donald Trump, ils sont plusieurs milliers qui bloquent la circulation sur la prestigieuse avenue, vitrine du luxe new-yorkais. La police a monté des barrières pour canaliser la manifestation mais elle laisse faire. La Trump Tower est sombre, mis à part quelques fenêtres éclairées. C’est là que travaille l’équipe républicaine qui prépare la passation des pouvoirs au mois de janvier 2017.

Depuis plusieurs heures, les protestataires, jeunes dans leur immense majorité, font le siège de la résidence du milliardaire. Les slogans n’ont rien à envier à ses écarts de langage de campagne électorale. « Fuck Donald Trump », crie l’un.

« Fuck Mike Pence », ajoute un autre, pour ne pas faire de jaloux. Les filles scandent le désormais classique « pussy grabs back », une référence à la vidéo où Donald Trump se vante de mettre la main aux fesses de qui bon lui semble.

La manifestation a commencé par un appel de l’association progressiste www.moveon.org à tenir un rassemblement à Columbus Circle, pour partager « la colère et le deuil » après l’élection de Donald Trump et pour se préparer à entrer en résistance « pour combattre la haine ». Elle s’est métamorphosée en occupation spontanée du parvis de la Trump Tower et les étudiants ne cessent d’affluer, pancartes à la main, « protégeons-nous les uns les autres », « engageons-nous à résister » et « nous rejetons le président élu ».

Des manifestations comparables ont lieu au même moment dans une demi-douzaine de grandes villes américaines, Oakland, Los Angeles, Chicago, Portland, Philadelphie, Boston et Austin. Dans tout le pays, latinos, noirs, syndicalistes et militants associatifs défilent pour faire part de leurs craintes.

Du jamais vu, selon la presse, au lendemain d’une élection présidentielle. « Ce que nous voyons dans la rue, c’est la rébellion de Bernie Sanders et la rébellion de Black Lives Matter », explique Van Jones, fondateur de l’organisation antiraciste Color of Change, devenu le héros du mouvement « not my president » pour avoir été l’un des rares à insister sur la dimension raciale de la victoire de Donald Trump, acquise grâce à l’exceptionnelle mobilisation des blancs.

Sur Cable News Network (CNN), Van Jones a parlé de « whitelash », une compilation de « backlash » et de « white », un néologisme qui a fait le tour des réseaux sociaux. Selon les sondages de sortie des urnes, les moins de trente ans ont très majoritairement voté contre Donald Trump, cinquante cinq pour cent ont choisi Hillary Clinton. Pour eux, la situation est grave et la menace est sans précédent. A côté de l’abattement de l’establishment démocrate, leur énergie éclate. « Nous sommes en colère et nous ne nous tairons pas », s’exclame Yuting, vingt huit ans. « Ils ont tous les pouvoirs. Ils vont faire tout ce qu’ils veulent ».

April, dix neuf ans, dit « qu’il faut qu’on fasse quelque chose. Il n’y a plus personne pour nous défendre. Plus personne pour défendre qui que ce soit. Il n’y a plus que des hommes blancs et riches ». Avec son amie Sara, étudiante à la New York University, elles ont « pleuré toute la journée » et séché les cours avant de se fabriquer des affiches. « Non au fascisme », a écrit Sara, une fidèle de Bernie Sanders qui croit, comme beaucoup, que le sexisme n’a pas été pour rien dans la défaite d’Hillary Clinton. « Les mails, d’accord. Mais si elle avait été un homme, elle aurait gagné ».

Bénéfice du doute

Peter Baker, un photographe de trente neuf ans, intervient, « mais elle a gagné le vote populaire. Il est temps d’avoir un débat dans ce pays sur le collège électoral. Pourquoi continuer à accepter que l’élection soit décidée par un petit nombre de comtés dans un petit nombre d’états ».

Lui aussi était un partisan du sénateur du Vermont. « Bernie Sanders aurait battu Donald Trump », pense-t-il. Après s’être tu, parce qu’il n’avait, selon un de ses conseillers, « rien de poli » à dire sur le résultat de l’élection, Bernie Sanders a publié Mercredi 9 Novembre 2016 un communiqué dans lequel il affirme être prêt à travailler avec le président élu s’il essaie « sérieusement » d’améliorer la vie des gens.

Mais s’il entend poursuivre « une politique raciste, sexiste, xénophobe et hostile à l’environnement, nous nous opposerons à lui vigoureusement ».

Molly, vingt quatre ans, est « désespérée pour les minorités », mais elle est d’accord avec Bernie Sanders pour donner à l’occupant de la Trump Tower le bénéfice du doute, selon la ligne de conduite adoptée par les progressistes. Elle n’a toutefois pas été rassurée par les informations qui circulent sur la composition du cabinet de Donald Trump, « Rudolf Giuliani et Newt Gingrich, il va ramener tout l’establishment d’extrême droite. Il faut montrer que nous ne sommes pas d’accord ».

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 21:19

 

Donald Trump en route pour la Maison Blanche après une victoire éclatante (Reuters)

 

Donald Trump a remporté Mardi 8 Novembre 2016 l'élection présidentielle américaine, déjouant tous les pronostics et les sondages qui prédisaient la victoire d'Hillary Clinton.

Le succès inattendu de l'homme d'affaires new-yorkais âgé de soixante dix ans, qui deviendra le 20 janvier 2017 le quarante cinquième président des Etats-Unis et succédera à Barack Obama à la Maison Blanche, met fin à huit années d'administration démocrate et place la première puissance mondiale sur une voie nouvelle et incertaine.

Au bout d'une longue nuit électorale, la victoire du milliardaire a été annoncée Mercredi 9 Novembre 2016 vers 7 heures 30 GMT lorsqu'il est apparu qu'il avait réuni plus de deux cent soixante dix grands électeurs sur cinq cent trente huit, la majorité absolue requise pour accéder à la présidence.

Les républicains conservent parallèlement le contrôle de la chambre des représentants et du sénat.

S'exprimant à son quartier général new-yorkais, le futur président des Etats-Unis a lancé un appel à l'unité au terme d'une campagne qui a mis en lumière de manière souvent crue les divisions profondes de la société américaine.

« Il est temps pour nous de nous rassembler », a-t-il déclaré. « Je serai le président de tous les américains ».

Hillary Clinton a reconnu sa défaite Mercredi 9 Novembre 2016 et a proposée de coopérer avec le nouveau président républicain, espérant qu'il serait un bon dirigeant pour tous les américains.

« Ce n'est pas le résultat que nous voulions et pour lequel nous avons travaillé si dur et je suis désolée que nous n'ayons pas gagné cette élection pour les valeurs que nous partagions et la vision que nous avons pour notre pays », a-t-elle déclaré.

« C'est douloureux et cela le sera encore longtemps », a reconnu la candidate démocrate, qui essuie à soixante neuf ans son second échec lors d'une course présidentielle.

Barack Obama a quant à lui souhaité une transition aussi réussie que possible et a invité Donald Trump Jeudi 10 Novembre 2016 à la Maison Blanche pour une réunion de travail. « Nous voulons tous désormais qu'il rencontre le succès pour conduire le pays dans l'unité », a-t-il dit.

« Je veux m'assurer que tout se passe bien car au final nous faisons tous partie de la même équipe », a ajouté le président, qui s'était engagé personnellement dans la campagne auprès d’Hillary Clinton et qui n'a pas ménagé ses critiques contre le candidat républicain.

Changeant lui aussi de ton après avoir dénoncé sans relâche pendant des mois « Hillary la véreuse » et réclamé qu'elle soit jetée en prison, Donald Trump a déclaré devant ses partisans en liesse avoir remercié sa rivale pour son action et une campagne durement menée.

Sa directrice de campagne, Kellyanne Conway, a cependant dit Mercredi 9 Novembre 2016 que le camp républicain n'excluait pas de nommer un procureur spécial pour enquêter sur les éventuels agissements d'Hillary Clinton, comme Donald Trump en avait brandi la menace le mois dernier pendant un débat télévisé.

Maigre consolation pour la candidate démocrate, elle a remporté plus de voix au niveau national que Donald Trump, selon les décomptes des médias américains.

C'est la deuxième fois en seize ans qu'un tel cas de figure se produit, en 2000, le démocrate Al Gore avait devancé le républicain George Bush sans pour autant entrer à la Maison Blanche.

Le candidat républicain a bâti son succès en remportant la quasi-totalité des « swing states » tels que la Floride, l'Ohio ou la Caroline du Nord et en faisant basculer des bastions démocrates comme le Wisconsin, qui n'avait pas voté républicain depuis 1984.

Le magnat de l'immobilier a obtenu le soutien massif de l'électorat ouvrier blanc peu diplômé en promettant d'être le « plus grand président de l'emploi que dieu ait jamais créé ».

Mercredi 9 Novembre 2016 en début de matinée, c'est à cet électorat qu'il s'est adressé en célébrant sur Twitter une « soirée tellement belle et importante. L'homme et la femme oubliés ne le seront plus jamais », a-t-il assuré.

Dans son discours de victoire, il a déclaré avoir en tête un grand projet économique pour reconstruire les infrastructures américaines et doubler la croissance du pays.

Une enquête de Reuters Ipsos sur l'Election Day montre qu'Hillary Clinton n'a pas fait le plein des voix féminines, malgré les propos misogynes tenus tout au long de la campagne par son adversaire. Elle ne gagne le vote féminin qu'avec une avance d'environ sept points, autant que Barack Obama en 2012.

Et même si elle a remporté le vote hispanique, noir et jeune, elle a été loin d'obtenir les mêmes écarts que Barack Obama lors de sa réélection.

A titre d'exemple, la candidate démocrate a été soutenue par quatre vingt pour cent des électeurs noirs entre trente cinq et cinquante quatre ans, alors que Barck Obama était proche de cent pour cent en 2012.

La victoire de Donald Trump soulève un grand nombre de questions.

Fidèle à son slogan America First, l'homme d'affaires a fait campagne en promettant d'appliquer une politique isolationniste et protectionniste.

Donald Trump n'a jamais exercé de mandat électif et on ne sait pas quelles seront ses relations avec le parti républicain, qu'il a profondément divisé.

Durant la campagne, le milliardaire a peint un sombre tableau de l'Amérique, malmenée par la Chine, le Mexique, la Russie ou le groupe Etat Islamique, et il a affirmé vouloir « rendre sa grandeur » au pays.

Donald Trump veut renégocier les accords commerciaux et promet de renouer des relations cordiales avec le président russe Vladimir Poutine, qui a souhaité coopérer avec la nouvelle administration « pour restaurer des relations russo-américaines en crise ».

L'annonce de la victoire de Donald Trump a été accueillie par une salve d'applaudissements au parlement russe. Moscou espère notamment obtenir la levée des sanctions imposées par les Etats-Unis et l'Union Européenne après l'annexion de la Crimée en 2014.

Les dirigeants de l'Union Européenne ont de leur côté invité le président élu américain à un sommet dès qu'il le pourra, jugeant primordial de préserver de bonnes relations transatlantiques alors que Donald Trump a notamment critiqué, pendant la campagne, le fonctionnement de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Certaines capitales n'ont pas caché leur désarroi face à l'élection d'un dirigeant au caractère réputé imprévisible.

La ministre allemande de la défense, Ursula von der Leyen, a parlé de « choc énorme ». Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a exprimé « bien des inquiétudes ».

Tous les partis d'extrême droite en Europe se sont félicités de la victoire du milliardaire, qualifié de « pionnier d'un courant international autoritaire et chauvin » par le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel.

La réaction des marchés financiers, clairement négative initialement, s'est retournée au fil des heures, les investisseurs semblant soulagés de la désignation d'un lauréat et se prenant à espérer qu'il saura faire preuve de pragmatisme.

Le peso mexicain a en revanche atteint son cours le plus bas et un resserrement monétaire n'est pas exclu. Donald Trump a menacé notamment de mettre un terme à l'accord de libre-échange avec le Mexique et affirmé que Mexico devrait financer le mur qu'il se propose d'ériger entre les deux pays pour endiguer l'immigration.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 20:49

 

Les forces kurdes attaquent une ville au nord-est de Mossoul (Reuters)

 

Les forces kurdes ont attaqué Lundi 7 Novembre 2016 la localité de Bachika au nord-est de Mossoul, tandis que les unités spéciales de l'armée irakienne étaient engagées dans une guérilla urbaine dans les quartiers est de la grande ville du nord de l'Irak.

Les premiers éléments d'une force de deux mille peshmergas ont pénétré dans Bachika, certains à bord de véhicules blindés, d'autres à pied, après le pilonnage de cette ville située au pied d'une montagne, à environ quinze kilomètres de Mossoul.

« Notre objectif est de prendre le contrôle de la ville et de chasser tous les combattants de l’Etat Islamique », a déclaré le lieutenant-colonel Safeen Rasoul. « Nous estimons qu'il reste environ une centaine de djihadistes et une dizaine de voitures suicides ».

L'Etat Islamique cherche à ralentir la progression des forces à l'assaut de Mossoul depuis le 17 octobre 2016 en envoyant des kamikazes au volant de véhicules bourrés d'explosifs.

Selon des commandants de l'armée fédérale, une centaine de ces voitures piégées ont explosé sur le front est et cent quarante autres sur le front sud.

Les djihadistes, qui ont également déployés des tireurs embusqués, utilisent des drones lestés d'explosifs et des obus d'artillerie contenant du gaz au chlore et du gaz moutarde, a déclaré un commandant kurde.

Une forte explosion a ébranlé Lundi 7 Novembre 2016 le convoi des forces kurdes progressant vers Bachika. Un officier des peshmergas a déclaré que des kamikazes avaient précipité deux voitures sur ses troupes.

« Ils sont encerclés. S'ils veulent se rendre, c’est très bien. S'ils ne le veulent pas, ils seront tués », a affirmé le lieutenant-colonel Qandeel Mahmoud, commandant d'un bataillon de peshmergas.

Des soldats américains, appartenant au contingent de cinq mille hommes déployés par Washington pour conseiller et soutenir l'offensive contre Bachika, ont pénétré dans la ville avec les combattants kurdes.

La bataille de Mossoul, une ville qui comptait deux millions d'habitants avant sa prise de contrôle par l'Etat Islamique au mois de juin 2014, est la plus importante opération militaire menée en Irak depuis l'invasion américaine de 2003 et mobilise quelque cent mille soldats de l'armée régulière, membres des forces spéciales, policiers, peshmergas et miliciens chiites.

Sur le front sud, les forces irakiennes disent avoir repris et sécurisé la ville d'Hammam al Ali et se rapprochent de l'aéroport de Mossoul.

Au nord, la seizième division d'infanterie a repris le village de Baouiza et a pénétré dans un autre secteur, Sada, situé en bordure de Mossoul.

Les milices chiites combattent pour leur part à l'ouest de Mossoul pour couper la route vers Tal Afar, encore tenue par les djihadistes.

De l'autre côté de la frontière, des rebelles arabo-kurdes syriens soutenus par la coalition contre l’Etat Islamique sous commandement américain ont annoncé Dimanche 6 Novembre 2016 le déclenchement d'une offensive pour reprendre l'autre grand fief de l'Etat Islamique dans la région, Rakka dans le nord-est de la Syrie.

Cette bataille devrait être aussi complexe à mener que celle de Mossoul menée par une coalition hétéroclite principalement unie par la volonté d'éradiquer le mouvement djihadiste.

Le fondateur de l'Etat Islamique, Abou Bakr al Baghdadi, qui pourrait se trouver dans le nord de l'Irak à proximité de la frontière syrienne, a appelé ses partisans à mener une « guerre totale ».

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 20:31

 

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19240

 

De Syriza à Nuit Debout, le printemps des peuples européens est-il déjà terminé ?

Vidéo d'un débat

Samedi 5 Novembre 2016

Au mois de mars 2015, Alain Badiou et Aude Lancelin avaient reçu une première fois Stathis Kouvelakis, à l’époque membre du comité central de Syriza, dans l’émission « contre courant », pour débattre de la situation en Grèce.

Syriza avait gagné les élections deux mois auparavant, soulevant un immense espoir en Grèce et en Europe, mais déjà les nuages s’amoncelaient. Les reculs successifs du gouvernement face aux pressions de l’Union Européenne laissaient craindre le pire. Celui-ci s’est effectivement réalisé, au mois de juillet 2015, lorsqu’Alexis Tsipras capitulait devant les créanciers et signait un troisième Mémorandum.

Le 31 octobre 2016, Alain Badiou et Aude Lancelin recevaient Stathis Kouvélakis pour une nouvelle émission de « contre-courant », enregistrée en public au théâtre de la Commune à Aubervilliers. Les leçons de l’expérience grecque ont été au centre de leur discussion.

Quelles sont les raisons de l’échec de Syriza ? Faut-il y a voir la confirmation de l’impasse de la politique parlementaire ? Comment affronter l’Union Européenne et la question de l’euro ? Quel est le rôle des mobilisations populaires dans une stratégie de rupture avec l’ordre existant ?

L’échange vivant et souvent sans concessions ouvre des pistes de réflexion sur les questions essentielles pour la reconstruction d’une politique d’émancipation à la hauteur de la situation actuelle.

 

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