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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:53

 

DE PONTARLIER A LAMPEDUSA

 

L’expulsion d’une lycéenne de quinze ans, Léonarda Dibrani, et de toute sa famille Mardi 15 Octobre 2013 provoquait une affaire d’état.

 

Après des centaines et des milliers de messages dans les médias, une présentation et une analyse de cette affaire en deux ou trois pages est difficile.

 

Les dizaines de milliers d’expulsions par an par tous les gouvernements successifs de droite comme de gauche depuis des années dans toute l’Europe ne provoquent malheureusement plus aucune mobilisation.

 

Au point de départ de cette affaire d’état, il y a d’abord l’incommensurable incompréhension de son exceptionnalité.

 

Il y a d’abord les circonstances de l’arrestation de Léonarda Dibrani dans un bus scolaire le jour de son expulsion. Il y a avait apparemment de bonnes relations entre les responsables locaux et départementaux du Réseau Education Sans Frontières, les professeurs du collège et du lycée André Malraux de Pontarlier et les fonctionnaires de la Police Aux Frontières. Les fonctionnaires de la PAF avaient le numéro de téléphone portable du responsable du comité de soutien des sans papiers de Pontarlier et du professeur du lycée chef de bord du bus scolaire, les communications téléphoniques n’étaient apparemment pas conflictuelles, ils demandaient et obtenaient l’arrêt du bus et la lycéenne quittait le bus sans l’intervention d’aucune compagnie de CRS ni de gendarmes mobiles.

 

Ni Léonarda Dibrani ni aucun membre de sa famille n’étaient en France depuis deux ou trois jours, elle est la deuxième fille d’une famille de sept personnes, deux parents et cinq enfants. La préfecture du Doubs décidait l’expulsion de toute la famille en application d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, après l’expiration et le refus de tous les recours juridiques de la famille. La préfecture du Doubs décidait son expulsion au Kosovo, dans une situation dans laquelle seul le père de famille est originaire du Kosovo. Le Kosovo présente un avantage considérable dans cette affaire du point de vue du gouvernement français, le Kosovo n’est pas un pays de l’Union Européenne. 

 

La famille arrivait en France en 2009. Elle venait d’Italie. Seule la dernière fille naissait en France, aucun enfant ne naissait jamais au Kosovo, ni n’y mettait jamais les pieds. Les quatre premiers enfants naissaient en Italie. La première fille a dix sept ans, elle vivait donc les treize premières années de sa vie en Italie.

 

Léonarda Dibrani a quinze ans, elle vivait donc les onze premières années de sa vie en Italie. Depuis quatre ans, la famille multipliait les dossiers de demande de droit d’asile. Elle déposait d’abord un dossier à l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides, elle faisait ensuite un recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile, il y avait un rapport de l’Inspection Générale de l’Administration selon lequel il n’y avait aucune erreur ni aucune illégalité dans le traitement du dossier. Une dizaine de fonctionnaires passait certainement une centaine d’heures de travail dans le dossier de la famille Dibrani. Personne ne posait jamais l’une des questions les plus élémentaires de tout dossier de demande d’asile, la question du pays de naissance des enfants.

 

Les enfants ne naissaient ni en France ni au Kosovo, ils naissaient en Italie et cette question du lieu de naissance des enfants pose, comme Lampedusa, la question politique centrale de la forteresse Europe et de l’espace Schengen.

 

Cette situation est une conséquence de nombreuses années de défaites politiques du mouvement anti raciste et de la disparition de toute mobilisation pour la régularisation de tous les sans papiers.

 

Le parti socialiste participait à la fondation de RESF en 2004 comme il participait à la fondation de SOS Racisme en 1984. La stratégie de RESF est une stratégie de mobilisation réformiste pour une régularisation des sans papiers au cas par cas en lieu et place d’une mobilisation révolutionnaire pour la régularisation de tous les sans papiers.

 

En 2006, un ministre de l’intérieur extrêmement progressiste, un certain Sarkozy, signait une circulaire dont la principale disposition était l’interdiction de l’expulsion des jeunes lycéens et étudiants pendant leur temps de scolarisation avant la fin de l’année scolaire et universitaire. On mesure la régression xénophobe des gouvernements successifs.

 

Tous les fusibles sautaient donc les uns après les autres en l’espace de cinq jours entre la date de l’expulsion de Léonarda Dibrani, Mardi 15 Octobre, et la date de l’intervention de François Hollande, Samedi 19 Octobre. Il y avait pourtant beaucoup de fusibles, OFPRA, CNDA, préfecture du Doubs, ministère de l’intérieur, ministère de l’éducation nationale. Ils sautaient dans le sens où il n’y avait aucune volonté politique pour leur utilisation.

 

Après deux jours de manifestations lycéennes, les deux derniers jours d’ouverture des collèges et des lycées avant les vacances scolaires de la Toussaint, nous étions à nouveau en pleine hyper présidence de la cinquième république, une situation dans laquelle le président de la république décide de tout.

 

Nous en arrivions au jugement de Salomon d’Hollande, une décision intermédiaire entre une synthèse socialiste, une grâce royale ou présidentielle et un conseil pédagogique pour une inscription au Centre National d’Enseignement à Distance.

 

Cette affaire d’état a et aura forcément de graves conséquences dans les sondages, dans la rue et dans les urnes.

 

La question d’une véritable mobilisation populaire contre le front républicain, contre l’extrême droite en France et dans toute l’Europe et contre la lepénisation des esprits grandit et grandira tous les jours.

 

Bernard Fischer

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:42

 

Deux membres d’Aube Dorée abattus devant leur Quartier Général à Athènes

 

ATHENES (Reuters) - Deux membres du parti grec Aube Dorée ont été abattus devant le siège social de la formation d'extrême droite vendredi à Athènes laissant craindre une reprise des violences politiques en Grèce.

 

Les victimes, deux hommes âgés d'une vingtaine d'années ont été tués par des agresseurs circulant en voiture qui ont réussi à prendre la fuite. Un troisième homme a été blessé dans la fusillade qui s'est produite dans une rue fréquentée de la capitale grecque à l'heure de pointe, a précisé la police.

 

La formation est dans la ligne de mire du gouvernement depuis l'assassinat, le 17 septembre, du rappeur d'extrême-gauche Pavlos Fissas par un sympathisant du parti.

 

« Ce crime est imputable au gouvernement anti grec d’Antonis Samaras, qui a laissé des terroristes incontrôlables assassiner des jeunes gens de sang froid », affirme Aube Dorée dans un communiqué.

 

« Les assassins, quels qu'ils soient, seront traités sans ménagement par notre démocratie. Qu'on se le dise », a quant à lui averti Simos Kedikoglou, porte-parole du gouvernement, s'adressant à la presse devant la résidence du premier ministre.

 

Jusqu'au meurtre de Pavlos Fissas, le mouvement d'extrême droite est monté en puissance à la faveur du mécontentement populaire suscité par les mesures d'austérité mises en œuvre ces dernières années.

 

Devenu le troisième parti de Grèce, la formation dont l'emblème évoque la croix gammée nazie a fait son entrée au parlement en l'an dernier avec dix huit élus.

 

Nikolaos Mihaloliakos, son chef de file, et deux députés du parti ont été placés en détention le mois dernier avant leur procès pour appartenance à une organisation criminelle.

 

Dimitris Papadimoulis, député de l'opposition de gauche SYRIZA qui s'est souvent opposé de manière ferme à Aube Dorée, a jugé que ces assassinats constituaient une « atteinte à la démocratie. Cela nourrit le fascisme. Cela ne l'abat pas », a-t-il écrit sur son compte twitter.

 

L'attaque n'a pas été revendiquée.

 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 18:46

 

 

 

http://www.lamarea.com/2013/10/25/falange-se-queda-sin-lugar-donde-celebrar-su-aniversario  

 

Ce n’est pas un lieu pour célébrer votre anniversaire

 

Vendredi 25 Octobre 2013

 

L'événement organisé par la Phalange espagnole pour demain à 12 heures au théâtre Figaro de Madrid n’aura finalement pas lieu après le refus de la demande de l'organisation politique par la société gestionnaire du théâtre.

Après avoir pris connaissance de la demande de la Phalange, la pression du public sur le théâtre Figaro et le club Smedia, l’entreprise de gestion du théâtre, a conduit à l'annulation du contrat qu'elle avait avec le parti politique d'extrême droite. La Phalange, dans un communiqué, a dit que la campagne d'insultes et de menaces de l'extrême gauche était la raison pour laquelle la direction a annulé l'événement.

Alors que la Phalange n’avait pas de salle pour célébrer la commémoration du quatre vingtième anniversaire de la fondation du parti, sa direction a décidé de l’organiser dans la rue devant les portes du théâtre Figaro, un fait qui, selon le parti, a été communiqué au bureau du gouvernement, mais qui n'a pas encore été confirmé.

Au mois d’avril de cette année, un autre parti d'extrême droite, Alliance Nationale, était incapable de tenir sa conférence « interdiction de la pensée » en hommage à Hitler dans l'hôtel Michel Ange situé sur le Paseo de la Castellana. Quelques jours plus tôt, l’hôtel NH avait fait de même après un appel à l'opinion publique dans les réseaux sociaux.  

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 18:11

 

 

 

https://www.15mvalladolid.com/2013/10/19oct-convocatoria-internacional-contra-las-politicas-de-austeridad  

Appel international contre les politiques d’austérité  

Mondialisons l'égalité, la justice et la démocratie.

Pour la troisième année consécutive, nous lançons à nouveau un appel à la lutte et à la mobilisation au niveau international. Si l'année dernière la clé de la situation actuelle passait par plusieurs pays, nous organisons cette année la mobilisation sous le titre « d’appel international contre les politiques d’austérité ».

Les mesures d'austérité imposées contre nous aujourd'hui sont les mêmes que celles qui sont appliquées depuis plus de trente ans dans les pays de la périphérie. Elles affectent tous les citoyens et tous les domaines de notre société, justice, santé, dépendance, éducation, science et culture.

Le Mouvement du 15 Mai de Valladolid choisit cette date dans notre ville, et décide de travailler le dernier jour de cette semaine de lutte, Samedi 19 Octobre 2013. Nous décidons d'organiser une manifestation qui débutera à 19 heures Place de l'Université et qui passera dans les rues du centre de Valladolid.

Nous lançons un appel à tous les citoyens à se joindre à cette manifestation s’ils le veulent, mais le Mouvement du 15 Mai en lui-même est déjà ouvert à tous.

 

En outre, nous appelons tous les groupes sociaux à se joindre à cette manifestation s’ils le jugent nécessaire, et à participer à la diffusion de cet appel dans notre ville.  

Le 19 Octobre, nous dirons haut et fort que nous ne voulons plus de politique d'austérité. Parce que nous sommes des personnes humaines ! Ne nous laissons pas exterminer ! Ce n'est pas une utopie, c'est une réalité.

Ils essaient de faire taire notre voix, et limiter notre autonomie. Manuel Azaña disait que « la liberté n’est pas le bonheur des hommes, c’est la définition même de l’humanité ». 

Défendons la liberté, recouvrons la démocratie

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 17:33

 

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/49576/les-roms-evacues-de-wissous

 

Les roms évacués de Wissous

 

La communauté présente depuis presqu’un an et demi sur la ville a été expulsée de son campement Mardi 24 Septembre 2013 par les forces de l’ordre

 

Pendant que le ministre de l’intérieur était à la radio mardi matin, pour notamment annoncer sa volonté de poursuivre les démantèlements de bidonville, et qu’il a déclaré que les roms « avaient vocation à retourner en Roumanie ou Bulgarie », ses services en Essonne procédaient à une évacuation de campements.

 

Après Evry il y a une semaine, c’est au tour de Wissous. Les campements illicites installés par les familles roms ont été démantelés mardi matin, avant 7 heures, par les forces de police et de gendarmerie. Une expulsion qui s’est faite « très calmement, sans aucune violence », témoigne Ève Desjardins, représentante EELV sur Wissous, venue soutenir les quelques cent occupants des lieux, en compagnie notamment de la Ligue des Droits de l’Homme et du collectif ASEFFR.

 

Dans l’attente d’une expulsion imminente, les familles roms avaient déserté en début de semaine dernière le camp où elles étaient installées depuis avril 2012 pour improviser un autre campement. « Finalement, le maire a annoncé hier un arrêté pour les évacuer, compte-tenu de la dangerosité de l’endroit et des risques d’incendie », note l’élue du conseil départemental écologiste.

 

Deux familles ont reçu une proposition de relogement par le conseil général, et la préfecture a fait une offre d’hébergement sous forme de nuitées d’hôtel. Une partie des expulsés pourrait essayer de repartir jusqu’en Roumanie, un retour qui serait facilité si des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) sont mises en place.

 

« C’est devenu banal », s’attriste Ève Desjardins. « Ils ont presque plus l’habitude que nous. Et les expulsions vont continuer jusqu’à la fin des lois transitoires en 2014(ils n’auront alors plus de restrictions au niveau de leur accès au marché de l’emploi, ayant les mêmes droits que les autres citoyens de l’Union Européenne). « Cela n’est qu’une question de mois avant qu’ils ne reviennent sur Wissous ».

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 17:15

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/31/la-haye-et-le-dossier-empoisonne_3506468_3232.html

 

La Haye et le dossier empoisonné

 

Par Christophe Châtelot

 

Jeudi 31 Octobre 2013

 

Les juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) sont à n’en pas douter des experts dans leur domaine. Depuis la création en 2002 de cette juridiction sise à La Haye, ces magistrats venus du monde entier ont affaire aux pires criminels, ceux accusés de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre. On peut supposer que les juges de la CPI sont donc des juristes de haut vol. Personne ne leur demande d’être des as de la communication, mais certaines de leurs décisions ternissent l’idéal après lequel l’humanité court depuis plus d’un demi-siècle, la justice internationale.

 

En atteste leur décision du 11 octobre sur « l'admissibilité » de l'affaire Abdallah al Senoussi.

 

Les juges estiment en effet que la Libye, état failli sous la coupe de milices, peut garantir un procès juste et équitable à l'ancien tortionnaire en chef de la Libye au temps de Mouammar Kadhafi. On apprend donc que la justice libyenne et les services garants de la sécurité publique fonctionnent. Stupéfaction.

 

La veille, le premier ministre, Ali Zeidan, a été extrait de force de l'hôtel qui sert d'annexe au gouvernement à Tripoli par des hommes en armes agissant au nom d'on ne sait quel potentat local. Détenu plusieurs heures puis relâché. Un modèle en matière d'ordre et de sécurité.

 

Il n'aurait plus manqué que la CPI se débarrasse du dossier Senoussi par peur de commettre une erreur judiciaire. Car en termes de crimes contre l'humanité, Senoussi (soixante quatre ans) est un client sérieux. Un expert lui aussi. Au moment de son arrestation à l'aéroport de Nouakchott en mars 2012, avant son transfert, six mois plus tard, vers la Libye, le beau-frère de l'ancien guide de la révolution était déjà visé par une triple demande d'extradition de la Libye, de la France et de la CPI. Il est, pêle-mêle, soupçonné d'être responsable du massacre de mille deux cent prisonniers dans la prison d'Abou Salim en 1996. La justice française l'a condamné par contumace en 1999 pour son rôle dans l'attentat du DC 10 d'UTA qui a coûté la vie à cent soixante dix passagers. Enfin, du 15 au 20 février 2011, au début de la révolte contre le régime de Kadhafi, c'est lui qui mène une répression féroce contre le soulèvement de Benghazi.

 

Evénement qui aboutit le 27 juin 2011 à l'émission par la CPI d'un mandat d'arrêt international pour crime contre l'humanité.

 

Pourquoi, la CPI lâche-t-elle un si bon client ? On comprend sans mal que les nouvelles autorités veuillent se charger de « leur » tortionnaire. D'après les juges internationaux et les experts du dossier, les magistrats libyens ont d'ailleurs réuni suffisamment de preuves et entendu suffisamment de témoins pour bâtir un dossier qui tient la route. La CPI ajoute, dans son argumentaire, que « les juges n'ont pas à se prononcer sur le fonctionnement du système judiciaire libyen dans son ensemble. Ce serait de l'ingérence », explique-t-on à la cour, « pas plus qu'ils ne doivent juger les droits de l'homme dans le pays ». Et tant pis, comme le dénonce Ben Emmerson, avocat d'Abdallah al Senoussi, si la Libye est « un pays où le droit est réglé par les armes où l’issue du procès en Libye sera inévitablement la peine de mort ».

 

« Utilisation politique »

 

La CPI a balayé un à un les arguments de la défense et ceux des victimes parties civiles.

 

Abdallah al Senoussi n'a pas d'avocat en Libye alors même qu'il a été interrogé à plusieurs reprises par les enquêteurs libyens ? Il pourra, selon la CPI, le désigner plus tard.

 

L'indépendance des magistrats libyens est mise en doute ? Des réformes sont en cours sous la supervision de la mission de l’ONU en Libye. Les témoins, et notamment ceux que pourrait appeler Abdallah al Senoussi, ne sont pas protégés ? Les magistrats de La Haye assurent que les enquêteurs libyens ont interrogé une centaine de personnes sans difficultés majeures. Les problèmes sécuritaires qui secouent quotidiennement la Libye ? Elles n’ont aucun impact sur l'affaire Senoussi, tranche la CPI. Dans une démarche très inhabituelle pour une juge partie prenante à l'affaire, Christine van den Wyngaert s'inquiète pourtant, dans une note, des circonstances de l'enlèvement du premier ministre.

 

La décision donne l'impression que les juges cherchaient à sortir d'un dossier empoisonné. La Cour de La Haye a été saisie des crimes libyens par le conseil de sécurité de l’ONU au début de la révolte, dès février 2011, dans l'objectif déclaré de susciter des redditions au sein du régime. Avec la chute de Kadhafi, elle n'était plus d'aucune utilité. « Dans cette affaire-là, il y a eu une utilisation politique de la cour par trois poids lourds du conseil de sécurité, les américains, les français et les britanniques », confie un analyste de la CPI à notre correspondante à La Haye. « La visite du procureur de la cour en Libye fin novembre 2011 marque un tournant », poursuit-il. « A-t-il rencontré les diplomates occidentaux sur place ? Lui a-t-on signifié qu'il n'obtiendrait jamais le transfert des deux inculpés ? Rien n'est écrit, mais c'est à partir de ce moment-là qu'il a laissé tomber ». L'auteur des mandats d'arrêt contre Senoussi soutient la nouvelle Libye, et comme la cour n'intervient que si un état n'a pas la volonté ou les moyens de conduire les procès, il demande aux juges de laisser Tripoli mettre sur pied son « procès de Nuremberg ». Depuis, les juges affrontaient donc un procureur qui n'avait, lui, ni la volonté ni les moyens d'enquêter..

 

Le 11 octobre, jour de la décision de la CPI, l'Union Africaine (UA) ouvrait un sommet « anti CPI » à Addis-Abeba. L'Union Africaine reproche à la Cour de ne s'en prendre qu'à des africains et, dans le cas du Kenya, à un chef d'état en exercice, Uhuru Kenyatta, démocratiquement élu. C’est une bien mauvaise semaine, décidément, pour la CPI et la justice internationale.

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 21:05

 

http://www.acrimed.org/article4178.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 

Menaces d’asphyxie confirmées pour le groupe France Télévision

 

Par Fernando Malverde, Frédéric Lemaire et Henri Maler

 

Jeudi 31 Octobre 2013

 

Avec l’annonce par la direction de France Télévision d’un plan de licenciement d’ampleur, les menaces d’asphyxie de France Télévision, que nous dénoncions dans un précédent article, se confirment. Le « modèle de financement stable et qui garantisse l’indépendance des groupes publics » promis par le candidat Hollande, semble de plus en plus clairement se fonder sur des coupes massives dans les dotations publiques et dans les emplois. Avec à la clé des conséquences désastreuses pour l’audio visuel public.

 

Un plan de licenciements

 

Mardi 15 octobre 2013, la direction de France Télévision a présenté devant le Comité Central d’Entreprise du groupe un plan de licenciements portant sur trois cent soixante et un postes de techniciens, administratifs et journalistes permanents. Manifestement, ce plan a été rédigé dans l’urgence, il fallait de toute hâte inscrire ces économies dans le COM (Contrat d’Objectifs et de Moyens) dont la signature, prévue initialement en février 2013, n’avait que trop tardé. Ce plan représente une intensification d’une politique d’économies déjà à l’œuvre et n’est sans doute qu’un commencement.

 

Aux suppressions d’emploi prévues dans le cadre du plan de licenciement s’ajoutent plusieurs centaines de postes déjà gelés, ainsi qu’un « plan social bis » concernant les non-permanents (CDD et intermittents) qui constituent environ vingt pour cent des effectifs. L’objectif est la disparition de cinq cent équivalents temps plein, qui devront accepter, en échange d’un chèque, une forme d’interdiction professionnelle, manière pour France Télévision de diminuer l’emploi tout en se protégeant des procédures prud’homales.

 

Le chiffrage des syndicats permet de donner un aperçu de l’ampleur de la saignée imposée par la direction, sur les dix mille salariés à temps plein que compte le groupe, les suppressions d’emploi représentent environ près de dix pour cent des effectifs.

 

Un avenir encore plus sombre

 

Mais le pire est peut-être à venir. « La tutelle », comme on dit (c’est-à-dire le gouvernement), a décidé de soustraire trois cent vingt millions d’euros de subventions publiques sur la durée du Contrat d’Objectifs et de Moyens de 2013 à 2015, soit l’équivalent de dix pour cent du budget ! Comme le dit la présentation officielle du plan, le secteur audiovisuel apporte ainsi sa « contribution à la réduction des déficits publics ».

 

Autant dire que le plan en question n’est sans doute qu’une première salve dont la justification, somme toute, n’est ni vraiment stratégique, ni pas purement économique, mais politique, puisqu’elle s’inscrit dans le pacte d’austérité négocié par Nicolas Sarkozy et signé par François Hollande avec Angela Merkel. Dans ces conditions, la direction de France Télévision explique qu’il n’y a pas d’alternative aux coupes dans la masse salariale pour combler le déficit et martèle que « le plan est incontournable ».

 

Mais ces premières économies risquent de ne pas suffire, et l’étape législative qui s’annonce sera cruciale. La « grande loi audio visuelle » prévue pour le printemps 2014 doit, en effet, définir le périmètre, la stratégie à long terme, et surtout le financement de la télévision publique.

 

Cette loi sera préparée par la mission d’élus et d’experts, chargée, d’ici fin décembre, de définir l’avenir de France 3 qui, il faut le rappeler, représente environ la moitié des effectifs de France Télévision. Trop sans doute quand l’austérité impose des économies. Plus généralement, dans un contexte de crise, de reflux des recettes publicitaires et de baisse de la dépense publique, le gouvernement avant tout des économies de structure et de masse salariale.

 

Des économies qui restent pour l’instant à géométrie variable, dans le plan social actuel, aucun poste n’est supprimé à la rédaction nationale de France 3 et à la rédaction de France 2, même si ce n’est sans doute que partie remise. La fusion des rédactions nationales, en principe prévue à l’horizon 2015, s’accompagnera surement de licenciements. Aujourd’hui ce sont surtout les régions de France 3 et France Ô qui sont visés. La future loi prévoit de revoir le cahier des charges, les missions de France 3 et France Ô. Et tout semble indiquer que le maillage du pays, l’information et les programmes de proximité sur l’ensemble du territoire seront remis en cause.

 

Une politique schizophrène

 

Avec ce plan de licenciements, imposé au mépris de toute concertation avec les syndicats de France Télévision, la direction fait montre de toute la schizophrénie de la politique du gouvernement en matière d’audio visuel public. D’un côté, réduire brutalement les effectifs et les moyens, de l’autre conserver des objectifs ambitieux de service public.

 

Parmi ces objectifs, France Télévision doit développer le tout numérique. Le groupe participe à 15% de l’organisme en charge de la mise en place de la télévision numérique terrestre, qui finance des dossiers d’aide aux collectivités locales.

 

France Télévision doit assurer les programmes et l’information en région et permettre le développement des chaînes premières d’outremer, alors même que le plan de licenciement y affecte directement les capacités de fabrication du groupe et contribue à réduire encore la dimension régionale de France 3, en poussant davantage la logique des mutualisations des antennes régionales et la réduction du temps d’antenne qui leur est dédié.

 

Enfin, comme nous l’indiquions dans notre précédent article, France Télévision doit faire des économies supplémentaires, tout en contribuant à la production audio visuelle dont soixante pour cent provient de la commande publique en France. Mais France Télévision, sous financée, n’arrive pas à alimenter une industrie audio visuelle digne de ce nom. Résultat, toutes chaînes confondues (publiques et privées), le volume de production des fictions est l’un des plus faibles d’Europe.

 

Sous financée, France Télévision souffre d’une faiblesse structurelle. Les « décrets Tasca » lui interdisent de produire en interne plus de cinq pour cent de ses programmes. Dans le même temps, elle est tenue de consacrer quatre cent millions d’euros (dans le nouveau COM, il y a vingt millions d’euros d’obligations en moins) à des achats de programmes audio visuels que se partagent une quarantaine de producteurs. Une externalisation de la production financée par le régime de l’intermittence qui garantit des profits indécents à quelques producteurs tout en dépossédant France Télévision de son propre patrimoine.

 

Une situation telle que des députés socialistes s’en alarment un peu.

 

Comme le pire n’est pas certain, il est encore possible que la future « grande loi » audio visuelle, prévue pour le printemps prochain, redonne un peu d’oxygène aux chaînes « premium » nationales. Avec à la clé une réécriture des décrets Tasca pour que ces chaînes puissent disposer de droits patrimoniaux sur les fictions et les documentaires qu’elles financent. Une urgence vu l’arrivée de la télé connectée et l’impossibilité pour les chaînes publiques de disposer d’un catalogue ré-exploitable sur tous les modes de diffusion.

 

Cette modification de la loi semble aujourd’hui faire consensus malgré les cris d’orfraies du lobby des producteurs. Si le gouvernement fait le choix d’une certaine audace, la modification des décrets pourrait même entrainer une ré-internalisation partielle de la production et un maintien, voire un certain développement de l’outil de production (cars de production lourde et studios). Mais l’audace du gouvernement n’étant pas sa principale vertu, la vigilance s’impose.

 

Face à l’ampleur du plan de licenciement et l’absurdité de cette politique, les syndicats se mobilisent, un préavis de grève pour le 7 novembre 2013 a été déposé le 16 octobre par toutes les organisations syndicales représentatives de France Télévision.

 

Au lendemain du dépôt du préavis de grève, la direction a reçu les représentants des différentes organisations à l’occasion d’une réunion de « dialogue social » au terme duquel elle a réaffirmé sa volonté d’imposer tel quel le plan de licenciement. Le préavis de grève a été maintenu, et les élus cesseront de siéger aux futures réunions tant que la direction refusera de retirer son plan.

 

En matière d’audio visuel public, le « changement » annoncé par le candidat Hollande prendra donc la forme d’une continuité d’avec les politiques menées par Nicolas Sarkozy, asphyxie progressive des moyens financiers de France Télévision (déjà largement entamée avec la suppression sans contrepartie de la publicité après 20 heures) et soutien à une politique salariale brutale qui va réduire encore davantage les moyens du service public audio visuel, une manière pratique, sans doute, de contribuer à « inverser la courbe du chômage ».

 

Il est indispensable de remettre les choses à leur place dans l’audio visuel public, les intérêts du public avant ceux des producteurs privés, la logique de service publique avant les logiques financières, surtout quand celle-ci sont la conséquence d’une volonté délibérée de réduire les financements publics au plus grand bénéfice des chaînes privées.

 

C’est pourquoi ACRIMED s’engage aux côtés de ceux qui se battent contre le plan de licenciements qui menace France Télévision.

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 20:28

 

Décision fin novembre sur la nounou voilée de Baby Loup

 

PARIS (Reuters) - Le parquet général a demandé Jeudi 17 Octobre 2013 devant la cour d'appel de Paris la confirmation du licenciement de la salariée voilée de la crèche privée Baby Loup, contredisant ainsi la cour de cassation sur une affaire qui suscite un débat national.

 

Les magistrats rendront le 27 novembre leur arrêt sur ce conflit à la crèche de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) qui a relancé la bataille politico-judiciaire autour de l'application de la laïcité dans les sociétés privées.

 

La cour de cassation avait suscité un vif émoi chez les défenseurs de la laïcité en annulant le 19 mars le licenciement de Fatima Afif, l'ancienne directrice adjointe de l'établissement qui refusait de retirer son voile.

 

Le gouvernement, regrettant cette décision, avait envisagé de légiférer mais l'observatoire de la laïcité a mis en garde contre une loi sur le voile dans les crèches.

 

Signe de l'enjeu, la cour d'appel a tenu jeudi une audience solennelle à laquelle ont siégé le procureur général François Falletti et le premier président de la cour Jacques Degrandi.

 

Mais Michel Henry, l'avocat de Fatima Afif, s'est interrogé sur l'impartialité de la cour, évoquant des « rumeurs de palais » selon lesquelles Jacques Degrandi était déterminé par avance à revenir sur la jurisprudence de la cour de cassation.

 

En décembre 2010, le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie avait estimé que la direction de la crèche était en droit de licencier la plaignante pour « insubordination caractérisée et répétée et faute grave ».

 

Mais la cour de cassation avait cassé le jugement, soulignant qu'il s'agissait d'une crèche privée, que ce licenciement constituait « une discrimination en raison des convictions religieuses et qu'il devait être déclaré nul ».

 

Dans ses conclusions, le procureur général, François Falletti, a pris le contrepied de la cour de cassation.

 

UNE CRÈCHE PAS COMME LES AUTRES

 

S'il a reconnu que « la liberté religieuse est un principe fondamental », il a aussi considéré que le règlement intérieur de la crèche pouvait « poser des restrictions » au regard des missions de ses salariés, qui travaillent au contact des enfants et d'un public multi culturel.

 

Selon lui, la neutralité religieuse demandée aux salariés par l'association Baby Loup était « justifiée par la nature de son activité et du public pris en charge ».

 

Des enfants de cinquante cinq nationalités étaient accueillis nuit et jour dans cette crèche « pas comme les autres » implantée dans un quartier extrêmement déshérité.

 

Le procureur général a donc demandé à la cour de rejeter toutes les demandes de l'ancienne directrice, qui réclame plusieurs dizaines de milliers d'euros d'indemnités.

 

La salariée, de retour d'un congé maternité, avait annoncé son intention de garder son foulard au travail, essuyant le refus de la directrice, qui invoquait l'obligation de « neutralité philosophique, politique et confessionnelle » inscrite au règlement intérieur.

 

Fatima Afif avait été licenciée en 2008.

 

L'avocat de l'ancienne directrice, Michel Henry, a plaidé qu'il s'agissait de juger non pas « un fait de société mais la régularité d'un licenciement ».

 

Il a également dénoncé le décorum choisi pour juger l'affaire, des pressions, et « un aspect sous-jacent de xénophobie anti islamique » chez ceux qui se sont rangés derrière la direction de la crèche.

 

L'un des avocats de la direction de Baby Loup, Richard Malka, a estimé pour sa part que la cour avait « un débat de société crucial à juger » et a appelé la cour d'appel à « résister à une décision de la cour de cassation. Votre décision marquera une étape dans la construction ou la déconstruction de la laïcité dans ce pays », a-t-il dit. « Si on accepte le voile, pourquoi pas la burqa », a ajouté l'avocat en demandant une réaffirmation du caractère « laïc de la société ».

 

Richard Malka a souligné que depuis l'arrêt de la cour de cassation, il y avait eu une « galvanisation des revendications islamiques », en particulier à Chanteloup-les-Vignes.

 

En conséquence, a-t-il dit, la crèche a décidé de déménager et de s'installer en début d'année à Conflans-Sainte-Honorine.

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 22:37


http://www.lamarea.com/2013/10/22/impediremos-que-el-franquismo-vuelva-las-aulas

  

Nous ne retournerons pas en arrière, nous allons empêcher le retour du franquisme dans les salles de classe

 

Par Ana Garcia, secrétaire générale du syndicat des étudiants

 

Mardi 22 Octobre 2013

 

Utilisant la crise comme un prétexte, le Parti Populaire cherche à revenir aux jours sombres du franquisme. Des acquis fondamentaux tels que l'éducation et la santé publique, dont dépend le bien-être de la majorité de la population, sont dans sa ligne de mire. Rajoy et ses ministres ont la nostalgie du temps où seuls les riches avaient accès à une éducation académique et à des soins de santé de qualité. Par cette politique de suppression sauvage des droits sociaux, qui attaque les travailleurs et les chômeurs, les retraités et les personnes dépendantes, les jeunes sont, sans aucun doute, une cible importante.

Wert pue le franquisme  

La LOMCE, la réforme de l'éducation du détestable ministre Wert, est un véritable exemple de ce voyage dans le passé sombre de notre histoire récente. Il cherche à récupérer les validations franquistes de la quatrième année de l'ESO, de la deuxième année du baccalauréat et de l'accès à l'université. Il veut sauver la religion comme un sujet qui compte pour la note moyenne. Il permet également le financement par des fonds publics des écoles privées qui séparent les étudiants selon le sexe, ce qui est l’application d’une revendication des secteurs ultra catholiques les plus fanatiques. À son tour, cette contre réforme est une attaque contre nos droits démocratiques les plus élémentaires. En ce qui concerne les langues officielles des nationalités historiques, il essaie de mettre fin au droit d'étudier le catalan, le galicien et le basque dans le secteur public. Il suffit de rappeler les déclarations du ministre sur « l’espagnolisation des étudiants catalans ». Et, bien sûr, ils veulent aussi mettre fin au droit de grève pour les étudiants. L'opposition écrasante de la jeunesse à ces plans est une réponse contre la répression.

La défense de l’école publique, c’est la défense de l’égalité.

Une autre priorité de la droite est la destruction des valeurs d’égalité et de justice sociale dans l'enseignement public. Ils veulent détruire un modèle éducatif dont la base est que toute personne, indépendamment de son origine sociale, sa situation économique, sa race ou son sexe, a le droit à une formation académique de qualité. Après le licenciement de cinquante mille enseignants et des coupes budgétaires de cinq milliards d'euros, c’est plus qu’un ajustement budgétaire. Les classes surchargées entravent le travail des enseignants, suppriment les aides pour les étudiants qui ont des besoins spéciaux, cherchent à transformer nos centres d'études, les écoles et les institutions publiques des quartiers populaires, en des ghettos d'exclusion et d'échec scolaire. Bien sûr, les grands bénéficiaires de ces plans sont les gestionnaires de l'enseignement privé et concerté qui transforment un droit universel en une affaire lucrative.

Cette opération provoque la suppression d’une autre revendication historique vitale de la communauté éducative pour que de nombreux étudiants puissent terminer leurs études, la gratuité de l'enseignement. En 2013, plus de cinq cent soixante dix huit mille enfants ne reçoivent plus d'aide pour les fournitures scolaires, auxquels il faut ajouter la réduction et la quasi disparition des repas scolaires dans de nombreuses régions.



Aucun décret contre les bourses 

 Ils veulent expulser les enfants des travailleurs du système éducatif le plus tôt possible et, bien sûr, que nous ne puissions accéder à l'enseignement supérieur. Le nouveau décret exclut des bourses d'études universitaires environ cent mille étudiants qui ne disposent pas de ressources financières et en exige davantage pour les autres. Il nous punit pour ne pas avoir d'argent. La note minimale pour l'exonération du paiement des droits à l'université est de 5,5 (le Parti Populaire l'an dernier l’a augmentée de 0,5 points) et pour obtenir une aide économique supplémentaire la note minimale requise est de 6.5 pour les diplômés et de 7 pour les maîtres. Pendant ce temps, ceux qui ont de l'argent pourront étudier s’ils obtiennent un 7 comme s'ils obtenaient un 2.

Rien n'est épargné, même pas la formation professionnelle. Par exemple, à Madrid ils ont augmenté les droits d’inscription en formation professionnelle jusqu'à quatre cent euros. Mais ce n'est pas tout, il a été publié dans le Bulletin Officiel de l’Education qu’à partir de cette année il y aura un supplément de cent vingt euros pour chaque matière supplémentaire. Le raisonnement de la droite est clair, pourquoi investir dans la formation des jeunes si les entreprises veulent la main-d'œuvre la moins chère pour le salaire le plus bas possible ? Pour les défenseurs du capitalisme, l’argent destiné à l'éducation publique est une dépense « superflue ».



Pour un enseignement public de qualité, démocratique, laïc et scientifique

 

Mais pour la grande majorité des familles, c’est l'occasion d'aspirer à une vie décente. Par conséquent, nous allons défendre l'école publique jusqu'au bout. Nous savons que personne n'a rien donné pour nos familles. L'éducation et la santé publique sont des conquêtes arrachées par la lutte de nos parents et grands-parents, dont la détermination a également mis fin à la dictature franquiste.

Les objectifs de la semaine de lutte et de la grève de soixante douze heures du 22, du 23 et du 24 Octobre sont clairs, nous voulons le retrait de la LOMCE et du décret contre les bourses, la restitution de l'argent volé à l'éducation publique et le retour au travail de nos enseignants licenciés. Nous voulons la démission du ministre Wert et que personne ne se voit interdire son droit à l'éducation parce qu'il n’a pas d'argent.

Le Parti populaire a attaqué et frappé les plus défavorisés, tout en protégeant et en gouvernant en faveur d'une poignée de banquiers qui a déjà fait disparaître soixante et un milliards d’euros. La communauté éducative fait partie d'une vaste révolte sociale avec la marée blanche, la PAH et le mouvement extraordinaire contre les expulsions, les travailleurs qui veulent empêcher la fermeture de leurs usines. Nous sommes la majorité et nous avons la force pour contraindre le gouvernement du Parti Populaire à démissionner. 

 
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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 21:09

 

http://www.atheles.org/agone/rosaluxemburg/lesocialismeenfrance/index.html

Le Socialisme en France

Troisième tome des oeuvres complètes de Rosa Luxemburg

Co édition avec le collectif Smolny

Édition établie et préfacée par Jean-Numa Ducange

Traduit de l’allemand par Daniel Guérin et Lucie Roignant

Ce volume rassemble les contributions de Rosa Luxemburg sur la politique française, l’affaire Dreyfus, le mouvement ouvrier et le syndicalisme révolutionnaire. Mais à la fin du dix neuvième siècle, pour la gauche européenne, la grande affaire, c’est collaborer avec les gouvernements bourgeois ou rompre avec le système capitaliste. Depuis les débats de la social-démocratie allemande autour de Bernstein et Kautsky, la révolutionnaire germano-polonaise analyse la guerre de position des ténors du socialisme français, de Jaurès à Guesde et Millerand.

Rosa Luxemburg, née en Pologne russe en 1871, est l’une des principales militantes et théoricienne du mouvement ouvrier international avant et pendant la première guerre mondiale. Elle enseigne l’économie politique de 1907 à 1913 à l’école du parti social-démocrate allemand de Berlin. Elle maintient lors du premier conflit mondial un internationalisme intransigeant qui lui vaut d’être emprisonnée de façon quasi-continue jusqu’à sa libération par la révolution allemande de novembre 1918. Avec le groupe Spartakus elle se lance dans une intense activité révolutionnaire jusqu’à son assassinat le 15 janvier 1919 par les corps-francs. Les œuvres complètes en langue allemande sont composées de six volumes de textes et de six volumes de correspondance.

« Que pouvons-nous faire sinon fixer des règles pour la tactique pratique ? Si nous nous en abstenions, quel serait le sens de nos décisions ? Jaurès fait de la lutte des classes et de la solidarité internationale de simples phrases. Quand le ministre socialiste d’un gouvernement bourgeois ne peut pas mettre ses principes à exécution, c’est une question d’honneur pour lui que de démissionner, quand un révolutionnaire est forcé de nier ses principes au sein d’un parti modéré, son honneur lui dicte de se retirer. Cette dissension est déplorable, mais elle est là. Et il n’y a rien de plus révolutionnaire que de reconnaître et de dire ce qui est. La résolution de Dresde qui condamne les tendances révisionnistes est un fait historique, c’est un symbole, acceptez-la et vous rendrez un grand service à la cause du socialisme » 

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