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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:39

 

Résolution humanitaire du conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie votée à l’unanimité

 

NATIONS UNIES (Reuters) - Le conseil de sécurité de l’ONU a adopté Samedi 22 Février 2014 à l'unanimité une résolution visant à faciliter l'accès de l'aide humanitaire à la population syrienne.

 

Le conseil de sécurité menace de prendre de « nouvelles mesures » si les dispositions de cette résolution ne sont pas respectées.

 

D'après l’ONU, neuf millions trois cent mille syriens, près de la moitié de la population, ont besoin d'aide.

 

La Russie et la Chine, qui ont opposé à trois reprises depuis le début de la crise en Syrie leur veto à des projets de résolution condamnant le régime de Bachar al Assad, ont mêlé cette fois leurs voix aux douze autres membres du conseil de sécurité.

 

« Cette résolution n'aurait pas dû être nécessaire. L'assistance humanitaire ne se négocie pas, elle doit s'appliquer en vertu du droit international », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon.

 

La résolution lui demande de revenir dans les trente jours devant le conseil de sécurité pour faire un bilan de sa mise en oeuvre et « exprime son intention de prendre de nouvelles mesures en cas de non-respect ».

 

Le texte « réclame que toutes les parties, en particulier les autorités syriennes, autorisent promptement un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave aux agences humanitaires de l'ONU et à leurs partenaires, y compris le franchissement des lignes de front et des frontières ».

 

Il appelle également « toutes les parties à cesser immédiatement toutes les attaques contre des civils, de même que l'emploi aveugle d'armes dans des zones peuplées » et cite les bombardements, mentionnant explicitement l'usage des « barils d'explosifs ».

 

« J'espère que l'adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de cette résolution humanitaire facilitera l'acheminement de l'aide vers les gens qui ont désespérément besoin en Syrie », a commenté Valerie Amos, secrétaire générale adjointe chargée des opérations humanitaires de l'ONU.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:12

 

http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2014/02/did-arab-leftists-betray-revolu-201421674037574769.html

 

La gauche arabe a t elle trahit la révolution ?

 

Les militants de gauche ont appris de dures leçons dans le sillage des révolutions qui ont balayé la région en 2011

 

Par Rima Majed

 

Mardi 17 Février 2014

 

Les partis traditionnels de la gauche arabe étaient aussi surpris que les régimes dictatoriaux arabes par les soulèvements populaires qui ont commencé à la fin de 2010 et ont balayé la région. Ironiquement, la plupart des partis de gauche ont été pris au dépourvu pour ce qui est devenu un mouvement révolutionnaire important dans l'histoire moderne du monde.

 

Les révolutions arabes ont forcé la gauche à se redéfinir elle-même et à redéfinir ses priorités. Les questions de la libération sociale et politique sont devenues des questions urgentes dans la région. Les révolutions égyptiennes et syriennes, en particulier, ont joué un rôle important dans l'élargissement de la division entre les groupes de gauche traditionnels, tout en ouvrant la voie de l’émergence d’une nouvelle génération de militants.

 

Les partis de gauche, les mouvements ouvriers et syndicaux dans le monde arabe ont généralement suivi l'une des deux trajectoires suivantes, ou bien entrer dans l’état et devenir complètement cooptés par son appareil, ou bien subir une répression sévère et être bannis de la vie politique. Par exemple, les partis communistes égyptiens et syriens ont été interdits par Gamal Abdel Nasser et par le régime baassiste (au cours des années de l’unification entre l’Egypte et la Syrie) jusqu'à ce qu'ils acceptent de s'aligner sur les régimes.

 

En Syrie, le parti communiste n'a été autorisé à fonctionner qu’après avoir accepté de faire partie du Front National Progressiste créé en 1972 par Hafez al Assad au nom du pluralisme, mais dans le but évident de contrôler son activité politique. Cette étape a consolidé une division séculaire au sein du parti communiste syrien, avec plusieurs membres radicaux formant le «Parti Communiste Syrien (Bureau Politique)», dirigé par Riad al Turk. Ce groupe d'opposition a été violemment réprimé par le régime d'Assad qui a interdit l'organisation et mis Turk en prison en 1980 pour dix huit ans.

 

Une collection de commentaires et d'analyses sur les soulèvements arabes.

 

Par conséquent, les régimes soi-disant « progressistes, socialistes et nationalistes » du monde arabe depuis les années 1950, ont activement tué toute perspective sérieuse pour l'émergence d'une gauche radicale de la classe ouvrière par la cooptation ou la répression.

 

En 2011, les soulèvements arabes ont explosés et se sont propagés par une combinaison de raisons, des racines socio-économiques profondes et de la répression politique par des régimes brutaux. A la veille des soulèvements, les indicateurs socio-économiques du monde arabe étaient alarmants. En plus de l'oppression politique par des régimes dictatoriaux, un nombre considérable de personnes dans le monde arabe avait du mal à survivre.

 

Les politiques néo libérales qui avaient commencé avec Anwar al Sadate en Egypte et atteint la Syrie en 2000 après l'ascension de Bachar al Assad au pouvoir ont clairement été bénéfiques pour la classe dirigeante et ceux qui l’entourent, mais cela s'est passé au détriment de la grande majorité de la population qui a souffert de l'augmentation de l'inflation, de la hausse des coûts de la vie, des taux de chômage élevés (surtout chez les jeunes) et de l'extrême pauvreté. En Syrie, par exemple, le pourcentage de ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté (un dollar par personne) est passé de onze pour cent en 2000 à trente trois pour cent en 2010.

 

Avec de tels indicateurs socio-économiques, on aurait pu s'attendre à ce que la gauche organise et mobilise la demande de justice sociale, mais ce n'est pas arrivé.

 

Les soulèvements arabes ont explosé de façon très aléatoire et se sont propagés rapidement défiant les vieux concepts de frontières nationales et du nationalisme prouvant que les peuples de différentes parties du monde arabe (et du monde entier avec des mouvements comme Occupy et le mouvement des indignés) pouvaient s'identifier aux autres sur le terrain de l'oppression et de l'inégalité.

 

Cependant, la question demeure, quel rôle la gauche a-t-elle joué dans ces soulèvements ?

 

La réponse varie, selon le niveau d'absorption profonde dans les régimes avant 2010. A l'exception de la Tunisie, où l'Union Générale des Travailleurs Tunisiens a joué un rôle crucial dans la révolution, car elle a toujours été indépendante de l'état, la plupart des autres partis de gauche dans la région ont été marginalisés et n'ont essentiellement joué aucun rôle inportant dans les soulèvements.

 

Le Parti Communiste de Syrie (la branche de Bakdash) et du Liban par exemple se sont opposés aux soulèvements en disant « qu’il est très clair que ce qui a eu lieu en Syrie a été en conformité avec les plans impérialistes ». La gauche traditionnelle a été discréditée par les mouvements populaires dans les rues en raison de ses relations avec les anciens régimes.

 

De nouvelles formes de militantisme de gauche ont, cependant, fait surface au cours des dernières années, tels que les Socialistes Révolutionnaires en Egypte, la Gauche Révolutionnaire actuelle en Syrie et le Forum Socialiste au Liban. Bien que ces groupes sont encore relativement jeunes et n’ont pas assez d'influence politique ou de soutien populaire, leur compréhension des révolutions arabes et leur analyse de ses développements montrent une « maturité politique » attendue depuis longtemps dans la gauche arabe.

 

La gauche arabe aujourd'hui

 

Alors que les partis traditionnels de gauche adoptent la plupart du temps une approche stalinienne en se concentrant sur une approche de libération nationale, les mouvements de gauche de plus en plus dans la région sont clairement influencés par une approche trotskyste qui croit en la puissance des mouvements populaires de base  et au socialisme par en bas.

 

La principale différence entre ces courants au sein de la gauche arabe aujourd'hui, c'est que la gauche traditionnelle estime que la priorité doit être donnée à la libération nationale, tandis que les groupes de gauche les plus jeunes considèrent que l'accent devrait être mis sur la libération sociale et qu’une réelle indépendance ne peut pas être atteinte dans un système capitaliste et répressif.

 

Contrairement aux partis traditionnels de gauche qui se concentrent principalement sur la géo politique (favorisant l'Iran et la Russie dans l'illusion que ces pays sont des forces anti impérialistes) et les menaces impérialistes et sionistes externes, ces nouveaux mouvements de gauche donnent la priorité à l'activisme contre les inégalités internes et contre la répression sans perdre de vue le contexte géo politique plus large et le fait qu'Israël est un occupant.

 

En d'autres termes, l'approche trotskyste croit en la révolution permanente, qui combine à la fois la lutte de libération nationale, et l'émancipation sociale et économique. Par exemple, alors que le Parti Communiste Libanais estime que les événements en Syrie font partie d'une grande conspiration pour renforcer la position d'Israël dans la région en essayant de renverser le régime d'Assad, le Forum Socialiste Libanais voit que ce qui se passe aujourd'hui en Syrie est une héroïque révolution populaire contre un dictateur, même si il ya beaucoup de tentatives de la tuer par la montée des mouvements réactionnaires tels que l'Etat Islamique d'Irak et du Levant (EIIL) et la violente répression du régime brutal d’Assad.

 

En outre, les partis traditionnels de gauche se sont rendus à l'analyse politique dichotomique selon laquelle ils ressentent le besoin de soutenir un camp contre l’autre. Cela a transformé ces partis en des partis suivistes qui n'ont pas de réelle influence politique dans le mouvement populaire. Les nouveaux groupes de gauche, cependant, ont ouvert le chemin à une analyse en dehors des dichotomies rigides et des approches réductionnistes.

 

Par exemple, les Socialistes Révolutionnaires en Egypte sont à la fois contre l'ancien régime de Moubarak, contre l'armée (représentée par le chef militaire Abdel Fattah al Sisi) et contre les frères musulmans. Une position similaire est adoptée par des groupes révolutionnaires en Syrie, qui sont radicalement à la fois contre le régime d'Assad et contre les forces réactionnaires telles que l’EIIL ou bien le Front al Nusra.

 

Enfin, s’il y a une chose que les organisations de la gauche traditionnelle et de la nouvelle gauche ont appris des soulèvements arabes, c’est que leur idée romantique de la révolution n'est pas exacte. Aussi longtemps que les révolutions sont puissantes et essentielles, les périodes révolutionnaires ne sont pas aussi roses et faciles que la gauche aurait souhaité.

 

Les révolutions arabes doivent être comprises comme un processus à long terme de profond changement économique, social et politique qui va subir des hauts et des bas avant qu'il ne s'installe définitivement. Au cours de ce processus, de nombreux tabous sociaux seront brisés, la plupart des normes et des valeurs vont changer et de nombreux mouvements vont croître, mais en même temps, de nombreuses vies seront perdues, beaucoup de personnes vont souffrir et des villes entières seront détruites par une tentative des régimes brutaux pour effacer non seulement le présent, mais aussi le passé.

 

Rima Majed est chercheur à l’université d’Oxford



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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 16:46

 

Poursuite de la transition en Ukraine, l’Union Européenne tend la main

 

KIEV (Reuters) - La transition politique s'est poursuivie à marche forcée Dimanche 23 Février 2014 en Ukraine où le bras droit de l'opposante Ioulia Timochenko, libérée samedi, a reçu à titre temporaire les pouvoirs de chef de l'état tandis que les européens ont renouvelé leur offre d'un accord commercial.

 

Le président Viktor Ianoukovitch, déchu par le parlement et qui a fui Kiev samedi, a affirmé ne pas reconnaître les décisions prises à son encontre qu'il a qualifiées de « coup d'état ».

 

Pourtant l'ancien homme fort de l'Ukraine apparaît bien affaibli après avoir été empêché de quitter le territoire samedi soir par des gardes-frontières de l'aéroport de Donetsk dans l'est du pays à majorité russophone.

 

L'endroit où se trouve Ianoukovitch n'a pas été établi avec précision mais des habitants de Donetsk, le fief où il débuta sa carrière politique dans les années 1990, ont signalé un renforcement de la sécurité sur la route menant à sa résidence locale, laissant supposer qu'il pourrait s'y être réfugié.

 

Sur le plan politique, Viktor Ianoukovitch a été lâché par un grand nombre des dirigeants de son parti des régions qui l'ont privé des soutiens nécessaires à la rada, le parlement.

 

Des mandats d'arrêt ont été lancés contre des personnages clés du système Ianoukovitch, l'ancien ministre des revenus Oleksander Klimenko et l'ancien procureur général Viktor Pchonka afin qu'ils soient traduits devant la justice.

 

Le parlement a également destitué le ministre des affaires étrangères Leonid Kojara, un proche du président déchu, qui n'est pour l'instant pas remplacé.

 

Enfin, le nouveau ministre de l'intérieur Arsen Avakov a annoncé que la police coopérait avec la sécurité de l'état et avec le parquet pour enquêter sur « les crimes graves commis contre le peuple ukrainien, y compris par d'anciens dirigeants de l'état ».

 

MERKEL FÉLICITE TIMOCHENKO

 

A titre plus anecdotique, les députés ont voté la saisie et la nationalisation de la luxueuse résidence dont bénéficiait Ianoukovitch à une vingtaine de kilomètres de Kiev.

 

Ce domaine de cent quarante hectares qui regroupe, outre une villa à la décoration somptuaire, un zoo privé, un héliport et une collection de voitures anciennes, sera restitué à l'état dans les dix jours.

 

Libérée de l'hôpital prison de Kharkiv dans lequel elle était détenue depuis 2011, l'ancienne chef du gouvernement Ioulia Timochenko s'est exprimée samedi soir devant plusieurs milliers de manifestants massés sur la place de l'indépendance à Kiev.

 

L'ancienne égérie de la « révolution orange » a appelé les ukrainiens à poursuivre les transformations politiques engagées afin que soit définitivement tournée la page du règne d’Ianoukovitch.

 

Timochenko s'est entretenue dimanche avec la chancelière Angela Merkel qui l'a félicitée pour sa libération et s'est dite certaine que son retour dans le jeu politique allait contribuer à stabiliser la situation dans le pays.

 

Le président du parlement, Oleksander Tourchinov, bras droit de Timochenko, a demandé à ses collègues de se mettre d'accord d'ici mardi sur la composition d'un gouvernement d'union nationale. Estimant qu'il s'agissait d'une « tâche prioritaire », il a demandé que les discussions débutent immédiatement.

 

Tourchinov, qui dirigea le service de la sécurité de l'état (SBU) après la révolution de 2004 et de 2005, assume à titre temporaire les pouvoirs de chef de l'état, une élection présidentielle étant prévue le 25 mai.

 

Face à cette transition en marche, les européens ont fait savoir qu'ils demeuraient prêts à conclure un accord commercial avec l'Ukraine une fois que celle-ci se serait dotée d'un nouveau gouvernement.

 

« DÉFI HISTORIQUE »

 

La crise politique a éclaté fin novembre, peu avant le sommet européen de Vilnius, lorsqu'à la dernière minute Viktor Ianoukovitch a refusé de signer un partenariat commercial négocié depuis plusieurs années avec les vingt huit.

 

Le président ukrainien s'était ensuite tourné vers la Russie de Vladimir Poutine qui avait proposé un prêt de quinze milliards de dollars (onze milliards d'euros) ainsi qu'une réduction du prix du gaz naturel fourni à l'ancienne république soviétique au bord de l'asphyxie financière.

 

Les bouleversements en cours à Kiev ont redonné l'espoir à l'Union Européenne de parvenir à un rapprochement.

 

« Je crois que oui, les ukrainiens vont signer cet accord », a déclaré dimanche le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, à la chaîne de télévision Sky News. « Je ne sais pas quand. Il faut d'abord qu'il y ait un gouvernement pour ça, cela nécessitera une décision démocratique et il faudra que cela se fasse dans une situation stable ».

 

Le commissaire aux affaires économiques et financières Olli Rehn a, lui, suggéré que l'Union Européenne était prête à s'engager « dans une importante assistance financière à l'Ukraine une fois qu'une solution politique fondée sur des principes démocratiques aurait abouti. Nous devons être à la hauteur du défi de ce moment historique », a-t-il dit après une réunion des ministres des finances et des banquiers centraux du G20 à Sydney.

 

Par la voix de leur secrétaire au trésor, Jack Lew, les Etats-Unis ont eux aussi proposé une assistance pour que l'Ukraine mette « en oeuvre des réformes pour rétablir la stabilité économique et retrouver la voie de la démocratie et de la croissance ».

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 20:46

 

Heurts à Nantes lors d’une marche contre le futur aéroport

 

NANTES, Loire-Atlantique (Reuters) - De violents affrontements ont éclaté Samedi 22 février 2014 dans l’après-midi dans le centre de Nantes à la fin d'une manifestation qui a réuni des dizaines de milliers de personnes, vingt mille selon la préfecture, cinquante mille selon les organisateurs, contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

Six blessés ont été recensés dans les rangs des forces de l'ordre, selon un bilan fourni par la préfecture, qui a aussi fait état de quatre interpellations.

 

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a mis en cause la responsabilité « d'un millier d'individus de l'ultra gauche ainsi que des black blocks » anarchistes, qui ont attaqué les forces de l'ordre et saccagé des vitrines et du mobilier urbain.

 

« Je déplore que cette manifestation se soit transformée en véritable guérilla urbaine, échappant totalement à ses organisateurs », a-t-il dit lors d'un point de presse. Il a déclaré redouter que des groupes isolés ne continuent à s'en prendre aux forces de l'ordre dans la soirée.

 

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, un des principaux promoteurs du projet de Notre-Dames-des-Landes en tant que maire de Nantes jusqu'en 2012, a condamné pour sa part « avec la plus grande fermeté des violences inacceptables que rien ne saurait justifier ».

 

Les policiers sont intervenus en fin de cortège en faisant usage de gaz lacrymogènes pour répondre à des jets de projectiles des militants radicaux.

 

Des engins de chantier stationnés en centre-ville ont été incendiés, des vitrines fracassées et une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport, a été mise à sac.

 

Il s'agissait de la première manifestation depuis la signature, fin décembre, des arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux de l'équipement de Notre-Dames-des-Landes, un projet qui suscite une forte opposition depuis qu'il a été approuvé en 2008.

 

MÉLENCHON ET BOVÉ DANS LE CORTÈGE

 

Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA, l'organisation qui fédère les opposants à l'aéroport, a qualifié la manifestation « d'énorme succès. C’est de bon augure pour contrer une venue de l'état ou de Vinci sur la zone pour redémarrer les travaux », a-t-il dit à Reuters.

 

Quant aux violences, il a déclaré les regretter tout en mettant en cause la responsabilité de la préfecture de Loire-Atlantique qui avait invalidé il y a quelques jours le parcours initialement prévu.

 

« On a été amené à revoir le tracé à l'arraché, dans la précipitation », a-t-il indiqué. « La concentration de CRS et de gendarmes mobiles, qui se rapprochait plus de celle d'un sommet du G8 ou d'un G20, n'a pas contribué non plus à préserver la sérénité », a-t-il poursuivi.

 

Plusieurs personnalités politiques nationales avaient fait le déplacement de Nantes pour la manifestation, dont l'euro député écologiste José Bové, le coprésident du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon ou encore Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste à la présidentielle de 2012.

 

« Je ne suis pas inquiet, le projet ne se fera pas », a déclaré José Bové. « La question, c'est juste comment on sort de ce projet, comment on permet à Jean-Marc Ayrault de sortir la tête haute. Et si c'est ça la question, je suis prêt à l'aider. Il s'honorerait à le faire aujourd'hui ».

 

Dans une interview au Monde, la ministre de l'égalité des territoires et du logement Cécile Duflot a rappelé que le projet de Notre-Dame-des-Landes était une source de désaccord entre la majorité socialiste et ses alliés écologistes et indiqué qu'elle était « de tout cœur » avec les manifestants.

 

Son parti, Europe Ecologie Les Verts, s'est félicité dans un communiqué du succès de la marche et réclamé une nouvelle fois l'abandon d'un « projet absurde et d'un autre siècle ».

 

Soutenue par le Parti Socialiste et l'UMP, la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se justifie, pour ses promoteurs, par la croissance du trafic passagers de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui est menacé à terme de saturation.

 

Il a accueilli l'an dernier trois millions neuf cent mille passagers, soit 8,2% de plus qu'en 2012, alors que la progression moyenne du reste des aéroports français était limitée à 2,4%.

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 18:53

 

Ianoukovitch en fuite, le pouvoir bascule en Ukraine

 

KIEV (Reuters) - Les députés ukrainiens ont destitué Samedi 22 Février 2014 le président Viktor Ianoukovitch qui aurait tenté de fuir son pays pour gagner la Russie dans un nouveau basculement politique salué par l'opposante Ioulia Timochenko, libérée dans la journée, comme « la chute d'une dictature ».

 

La rada, dans laquelle siègent quatre cent cinquante députés, a voté par trois cent vingt huit voix l'incapacité constitutionnelle de Viktor Ianoukovitch d'exercer ses fonctions de chef de l'état.

 

L'accord de transition conclu vendredi entre le président et les chefs de file de l'opposition, sous l'égide de la troïka européenne (France, Pologne et Allemagne) et avec l'aide de la Russie, n'aura pas tenu plus d'une journée.

 

Les manifestants, présents sur la place de l'indépendance, estimaient que les concessions faites par Ianoukovitch n'étaient pas suffisantes et continuaient d'exiger la démission du dirigeant élu en 2010.

 

Dans une situation qui évoluait d'heure en heure, les députés ont adopté en milieu de journée une motion constatant que le président « avait renoncé à ses responsabilités de manière non constitutionnelle et qu'il était dans l'incapacité d'exercer ces fonctions ».

 

Viktor Ianoukovitch avait auparavant quitté la capitale pour se réfugier dans l'est de l'Ukraine, à majorité russophone, où il pouvait compter sur le soutien des dirigeants des régions.

 

Le nouveau président du parlement, Oleksander Tourchinov, proche de l'opposante Ioulia Timochenko cité par l'agence interfax, a annoncé dans l'après-midi qu’Ianoukovitch avait voulu quitter le pays à bord d'un avion pour gagner la Russie.

 

Il en a été empêché par des responsables locaux et il se trouverait à Donetsk, la région de l'est où il a entamé sa carrière politique dans les années 1990. L'information n'a pas été confirmée et aucune indication n'a été fournie sur l'endroit exact où se trouvait Ianoukovitch.

 

« VOIR LE SOLEIL ET LE CIEL »

 

Pour Ioulia Timochenko, libérée samedi de la prison dans laquelle elle était détenue depuis trente mois à Kharkiv, le peuple ukrainien a fait tomber une dictature.

 

« Notre patrie va de nouveau pouvoir voir le soleil et le ciel à présent que la dictature est tombée », a-t-elle dit dans sa première déclaration après sa libération.

 

Elle a ajouté que tout devait être fait pour que « pas une seule goutte de sang n'ait été versée en vain » en référence aux soixante dix sept tués lors des trois jours d'affrontements dans la capitale.

 

La libération de l'ancienne premère ministre a été rendue possible par le retrait par les députés d'un article du code pénal qui avait précipité sa condamnation en 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir.

 

Son parti Batkivchtchina (Mère Patrie) a annoncé que Timochenko allait se rendre sur la place de l'indépendance à Kiev dont la ville de Kharkiv est distante de quatre cent kilomètres.

 

Dans une situation qui demeurait relativement confuse samedi, Ianoukovitch a fait savoir qu'il excluait l'idée de démissionner et a qualifié les événements en cours de « coup d'état. Les événements auxquels assistent notre pays et le monde entier sont un exemple de coup d'état », a-t-il dit dans une interview accordée à la chaîne de télévision ukrainienne UBR. « Nous assistons au retour des nazis, à l'époque où ils ont pris le pouvoir dans les années 1930 en Allemagne et en Autriche. Je ferai tout ce que je peux pour éviter que notre pays se divise et pour éviter des effusions de sang », a ajouté Ianoukovitch.

 

SOUTIEN À L'EST

 

Le président déchu peut pour l'instant compter sur le soutien des régions orientales du pays dont les dirigeants ont dénoncé la légitimité du parlement national et ont annoncé qu'ils entendaient conserver le seul contrôle de leurs territoires.

 

« Nous ne nous préparons pas à disloquer le pays, nous voulons le préserver », a déclaré Mikhaïlo Dobkine, gouverneur de la région de Kharkiv, lors d'une réunion des dirigeants de l'est à laquelle participait un parlementaire russe, proche de Vladimir Poutine.

 

Mais la résolution adoptée lors de cette réunion à Kharkiv précise que « les décisions prises par le parlement ukrainien dans de telles circonstances font douter de leur légitimité et de leur légalité. Les organes de l'état central sont paralysés », poursuit le texte. « Tant que l'ordre constitutionnel et la légalité ne seront pas restaurés, nous avons décidé d'assumer la responsabilité de protéger l'ordre constitutionnel, la légalité, les droits des citoyens et leur sécurité sur nos territoires ».

 

L'autre soutien sur lequel peut compter Ianoukovitch est évidemment la Russie qui a jugé par la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, que l'Ukraine était aux mains « d'extrémistes armés et d'adeptes des pogroms » dont les actes menacent la souveraineté nationale et l'ordre constitutionnel.

 

Moscou, pris de vitesse par les européens dans les négociations entre pouvoir et opposition, reproche à la troïka de ne pas avoir respecté les termes de l'accord conclu vendredi par lequel Ianoukovitch s'engageait à une série de réformes.

 

Pour la Pologne, très impliquée dans la gestion de cette crise, les événements qui se sont déroulés vendredi et samedi ne constituent pas un coup d'état contrairement aux affirmations d’Ianoukovitch.

 

Sur son compte twitter, le ministre polonais des affaires étrangères Radoslaw Sikorski souligne que les lieux du pouvoir ont été abandonnés et que le nouveau président du parlement a été légalement élu après la démission de son prédécesseur.

 

Elément essentiel qui a pesé dans la balance et dans le basculement du pouvoir, les forces armées ont annoncé dans un communiqué qu'elles respecteraient leurs « obligations constitutionnelles » et se tiendraient à l'écart de la crise politique actuelle.

 

Le ministère de l'intérieur, après le limogeage de Vitaly Zakhartchenko vendredi, a pour sa part exprimé son soutien à un « changement rapide » et demandé aux citoyens de s'unir pour protéger la sécurité et établir « un pays européen indépendant, démocratique et juste ».

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 16:10

 

LETTRE A LA DIASPORA ESPAGNOLE

 

L’Europe connaît depuis six ans maintenant sa plus grave crise économique de toute son histoire, cette crise est plus grave par rapport à la crise de 1929.

 

Cette crise est particulièrement importante dans les pays d’Europe du sud et son épicentre est en Espagne. La crise est plus grave en Grèce mais, malheureusement pour le peuple grec, la Grèce est un petit pays, le PIB de la Grèce pèse seulement de trois pour cent dans le PIB de l’Union Européenne.

 

Les principales formes d’expression de cette crise sont le chômage et l’émigration économique massive de la jeunesse espagnole, la plus importante depuis la guerre d’Espagne et la retirada. C’est aussi une crise politique, la question de la république, la question de l’abolition de la monarchie post franquiste et la question nationale basque et catalane.

 

C’est aussi une crise médiatique, le boycott presque total depuis des années par les médias français des manifestations quotidiennes des peuples d’Espagne contre la crise.

 

Il y avait une époque, il y a un an, il y a deux ans, ou je demandais systématiquement à mes amis espagnols la consultation et la traduction des messages des sites espagnols. Je le fais toujours et je fais aussi des traductions moi-même.

 

Les deux questions les plus importantes sont les suivantes.

 

C’est premièrement le silence presque total de la gauche et de l’extrême gauche française par rapport à l’Espagne, c’est d’autre part la faible voix, les très faibles moyens d’expression de la diaspora espagnole en France.

 

Il n’y a pas de solution miracle à ces problèmes, ils ont bien évidemment une dimension économique et professionnelle, il faudrait par exemple une aide économique et financière européenne à l’émigration à l’intérieur des frontières de l’Europe, une sorte de programme Erasmus économique et social pour tous les citoyens d’Europe de sept à soixante dix sept ans.

 

L’Europe est dans une situation de guerre économique. Elle a besoin d’un nouveau plan Marshall.

 

L’émigration à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de l’Europe n’est pas la misère de l’Europe et du monde, c’est la richesse de l’Europe et du monde.

 

Bernard Fischer 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 15:36

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/22/pour-madrid-le-desarmement-de-l-eta-n-est-qu-une-theatralisation_4371606_3214.html

 

Pour Madrid, le désarmement de l’ETA n’est qu’une « théâtralisation »

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Samedi 22 Février 2014

 

Sur la table, un fusil, deux grenades, du matériel d’explosifs, un pistolet, deux revolvers, quelques dizaines de munitions. Derrière, deux membres présumés du groupe séparatiste basque ETA, le visage recouvert d’une capuche, remettent une liste à Ram Manikkalingam, ancien conseiller du président du Sri Lanka lors des négociations avec les tigres de libération de l’Eelam tamoul, et Ronnis Kasrils, ancien ministre de l’intelligence d’Afrique du Sud. Ces deux hommes sont membres de la Commission Internationale de Vérification (CIV) chargée par des associations basques de vérifier le processus de désarmement de l’ETA.

 

Cette vidéo, datée du mois de janvier et diffusée par la BBC vendredi 21 février à l'issue d'une conférence de presse de la CIV à Bilbao, témoignerait de la décision de l'ETA d’avancer vers sa dissolution. « Depuis notre expérience, un inventaire et une remise partielle des armes est une étape nécessaire avant un désarmement complet », a dit Ram Manikkalingam, qualifiant le pas de l'ETA de « crédible et significatif ». Une opinion que ne partage cependant pas le gouvernement espagnol, qui a parlé de « théâtralisation ». Ni même le gouvernement basque, qui l'a qualifié de « petit pas insuffisant ».

 

« Normalisation politique »

 

Selon les services anti terroristes, ETA aurait en sa possession au moins deux cinquante armes et une tonne de matériel de fabrication d'explosifs. Or seules quelques armes et seize kilogrammes d'explosifs ont été mis hors d'usage devant la CIV.

 

Cela fait plus de deux ans que l'ETA a annoncé la fin des activités armées et quatre ans que le groupe terroriste n'a pas tué. En 2011, la gauche abertzale (« patriote »), héritière de Batasuna, son ancienne vitrine politique interdite en 2003, a pu revenir dans les institutions après avoir condamné dans ses statuts l'usage de la violence. Mais malgré cette « normalisation politique », l’Espagne peine à enterrer ETA.

 

L'organisation armée annonce ponctuellement, par le biais de communiqués, des pas plus ou moins importants vers une dissolution qui semble inéluctable. Mais elle continue d’exiger, avant de rendre complètement les armes, l'ouverture de négociations avec Madrid et Paris sur « les conséquences du conflit », c'est-à-dire le sort des étarras prisonniers ou en fuite.

 

Le gouvernement espagnol, échaudé par les précédentes trêves rompues dans le sang, s'y refuse. Il poursuit les arrestations dans les rangs de l'ETA et de sa mouvance, quatre vingt dix neuf personnes ces deux dernières années, a rappelé le ministre de l'intérieur, Jorge Fernandez Diaz. « L'état de droit n'est pas en trêve », a-t-il ajouté. « Tant que l'ETA ne se dissout pas, cela demeure une organisation terroriste ».

 

Pas question non plus de rapprocher les prisonniers. Madrid maintient la politique de dispersion des étarras loin du Pays basque et leur refuse les bénéfices pénitentiaires auxquels ont droit les autres prisonniers, malgré la forte mobilisation de leurs familles et proches.

 

Cet immobilisme de Madrid ne risque-t-il pas de remettre en cause la décision de l'ETA d’abandonner la violence ? Non, assurent des sources du ministère de l'intérieur, qui estiment que le groupe armé ne compte pas plus d'une trentaine de membres actifs et n'a plus les capacités de commettre d'attentats. Non, affirme aussi la gauche abertzale, qui rappelle que sa décision a été unilatérale.

 

Mais ce statu quo retarde sans doute la dissolution du groupe terroriste. Vendredi, les vérificateurs de la CIV ont affirmé que Madrid doit s’impliquer dans le processus de paix.

 

Ce qui semble d'autant plus improbable pour le moment que ses marges de manoeuvre sont limitées par l'aile droite du Parti Populaire (PP, conservateur) et la pression des associations de victimes. Remontées contre le gouvernement depuis la légalisation des partis issus de la gauche abertzale, elles sont sorties dans la rue quand, après le verdict de la cour européenne de justice de Strasbourg sur la « doctrine Parot », Madrid a libéré des prisonniers de l'ETA dont la peine avait été prolongée de manière irrégulière.

 

« Le mot paix est trompeur »

 

C'est dans ce contexte de crainte que se produisent des négociations et des amnisties qu'est né, en janvier, à la droite du PP, le parti Vox, autour de la figure de l'ancien fonctionnaire des prisons José Antonio Ortega Lara, séquestré par l'ETA durant cinq cent trente-deux jours entre 1996 et 1997. Et que l'association de victimes Covite a décidé de porter plainte, le 17 février devant la cour internationale de justice de La Haye contre les anciens dirigeants de l'ETA pour crime contre l'humanité.

 

« Le mot paix est trompeur quand il est prononcé par des criminels », lâche Ruben Mujica, membre du Covite. « Ce que nous voulons, c'est que la police trouve les armes, arrête ceux qui les détiennent et que les prisonniers purgent l’intégralité de leur peine », explique cet homme dont le père, le conseiller municipal socialiste Fernando Mujica, fut tué en pleine rue en 1996 d'une balle dans la nuque.

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:21

 

http://www.ccr4.org/Explication-de-vote-des-camarades-du-CCR-au-CPN-de-fevrier

 

Le premier et le 2 février s’est réuni à Paris le Conseil Politique National du NPA. Vous trouverez ci-dessous l’explication de vote des membres du Courant Communiste Révolutionnaire élus à cette instance. Consultez également à ce sujet le projet de résolution présenté en commun par le Courant Communiste Révolutionnaire et le Courant Anticapitalisme et Révolution.

 

Décomposition de la majorité et recomposition à la gauche du parti

 

Lundi 10 Février 2014

 

Le dernier congrès a eu lieu il y a un an et on serait presque tenté de dire que, depuis, la politique de la majorité a relevé de la monomanie, opposition de gauche, opposition de gauche, opposition de gauche et ce souvent sous peine de se couper des quarante neuf pour cent de l’organisation ne partageant pas cette orientation. Mais voilà que l’interpellation permanente trouve un écho chez Mélenchon qui reprend à son compte cette « formule fétiche ». Le NPA l’aurait convaincu ? Mélenchon serait en train d’opérer un virage stratégique à gauche ? Ce serait un signe du fait que cette orientation était finalement juste ?

 

La preuve du contraire est apportée par la majorité elle-même qui dans son projet de résolution se voit obligée de rajouter une série de délimitations sorties du chapeau et qui délimiteraient les conditions d’une « vraie opposition de gauche » (problème des accords électoraux avec Europe Ecologie Les Verts et du soutien à la guerre en Centrafrique). Car pour continuer à justifier l’existence du NPA et éviter de nouveaux départs vers le Front De Gauche, il faut bien donner quelques pistes de ce qui nous divise au-delà de la seule question d’être ou non « dans l’opposition ».

 

Comme nous l’avons dit et répété, le discrédit inévitable subi par le Parti Socialiste au gouvernement dans le contexte de la crise allait conduire tôt ou tard au moins une partie du Front De Gauche à se différencier, sans pour autant changer d’un iota sa stratégie réformiste. Voilà pourquoi nous nous sommes toujours opposés à l’idée d’un bloc politique et au fait de constituer des listes électorales avec le Front De Gauche.

 

Néanmoins, cette reconnaissance implicite des limites de sa politique de la part de la majorité ne trouve pas de relais dans l’orientation concrète qu’elle mène, notamment pour les élections municipales. Nulle part la majorité n’avance ces « conditions » pour constituer des listes communes. Elle en arrive même à se présenter derrière une tête de liste EELV à Poitiers, alors que c’est précisément ce qu’elle reproche au Parti de Gauche !

 

Cette impasse politique se combine à divers symptômes de crise au sein de la majorité, les divergences exprimées puis cachées sous le tapis lors du CPN précédent, l’annonce de la création d’un nouveau courant par des camarades issus de la W et du courant Socialisme Par En Bas (SPEB). D’un point de vue strictement comptable, ces départs font qu’on ne pourra peut-être même plus parler de majorité. Le vote de la résolution lors de ce CPN a donné un signe de plus en ce sens, puisqu’elle a été adoptée par seulement quarante deux voix contre trente.

 

Cette situation accorde encore plus d’importance à la tâche d’avancer vers une recomposition au sein de la gauche du parti, en vue de se constituer en alternative de direction. Le projet de résolution présenté par les camarades d’Anticapitalisme et Révolution et par nous constitue un pas supplémentaire en ce sens. Il est évident que même si la constitution du courant Anticapitalisme et Révolution représente une avancée par rapport à ce qui était la position Y, ses frontières actuelles ne correspondent pas aux batailles réelles menées au sein du parti.

 

D’une part car les initiateurs du texte « à contre-courant » développent de fait une autre politique, consistant à amender celle de la majorité et, d’autre part, car il y a, à l’évidence, des convergences croissantes entre nous.

 

Il ne s’agit pas de chercher une fusion rapide et artificielle, mais bien d’approfondir les discussions et le travail en commun, non seulement au sein de la direction, mais aussi dans la construction du parti et dans l’intervention dans la lutte de classes. C’est à cela que, sans cacher les divergences qui peuvent subsister, nous nous attèlerons dans les semaines et mois à venir.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:02

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/02/17/je-n-ai-pas-pris-les-armes-pour-cette-bosnie-la_980752

 

« Je n’ai pas pris les armes pour cette Bosnie là »

 

Par Hélène Despic Popovic, envoyée spéciale de Libération à Sarajevo

 

Lundi 17 Février 2014

 

A Sarajevo, un « plénum des citoyens » se tient quotidiennement pour organiser la contestation contre la corruption et les bas salaires. « Libération » a suivi les débats.

 

La jeune femme aux cheveux courts s’époumone dans son micro, « je rappelle aux participants qu’ils s’inscrivent en leur nom propre dans les groupes de travail et qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes. Nous ne sommes pas là pour qu’on nous manipule ».

 

Sous les applaudissements, chacun s’efforce de regagner le groupe qui l’intéresse. Les six groupes désignés brandissent des affichettes, groupe pour les médias, groupe pour la formulation des revendications, les autres parleront de coopération et de logistique.

 

« La formation des revendications, c’est sérieux », reprend la jeune fille. « Il nous faut des juristes. Quant à ceux qui ne veulent pas entrer dans un groupe, rendez-vous demain ici à 17 heures 30. D’ici là, qu’ils profitent de leur dimanche et du beau temps ». Il faut dire que le temps s’est mis à l’unisson de ce printemps bosniaque, en cette mi-février, il fait presque vingt degrés et le soleil réchauffe les cœurs et les corps.

 

Les sarajéviens qui protestent depuis onze jours contre la corruption, les bas salaires, et l’aggravation de leurs conditions de vie redécouvrent la pratique de la démocratie directe. A l’instar de ce qui s’est passé à Tuzla, la vieille ville industrielle en capilotade d’où est parti le mouvement social, un « plénum des citoyens » se tient depuis mercredi dans la capitale de la Bosnie-Herzégovine. Ses réunions sont quotidiennes et ouvertes à tous.

 

Ce dimanche, quelque cinquante personnes se sont inscrites dans le groupe pour la formulation des revendications, une vingtaine dans celui pour les médias. C’est ce dernier qui aura désormais affaire aux journalistes, un rude travail après toutes les horreurs balancées contre « les vandales et les hooligans » qui ont incendié le 7 février la présidence de la fédération par des médias peu scrupuleux et souvent aux ordres. « Bien sûr que ce n’est pas bien de mettre le feu aux immeubles, mais sans cela, personne n’aurait fait attention à nous. Maintenant on en parle dans le monde entier », explique Djenita, une vétérinaire au chômage, qui ne manque pas une seule manifestation.

 

Limitation des salaires des responsables politiques

 

Le mouvement se veut sans leader, sans porte-parole. « L’idée qui est partie de Tuzla est de permettre que s’expriment des gens qui n’ont jamais eu la parole, et qui n’ont jamais été entendus », explique Valentina, une féministe italienne mariée à un bosniaque qui s’est beaucoup investie dans le démarrage du plénum. Chaque soir, des dizaines de personnes s’inscrivent pour parler devant le millier de personnes que rassemble chaque réunion du plénum. « J’ai pris les armes adolescent, mais je ne me suis pas battu pour cet état-là », dit l’un des participants qui appelle les vétérans des guerres ex-yougoslaves des années 1990 à se raccrocher au mouvement.

 

« Je travaille au tribunal et je peux vous dire que c’est une entreprise familiale », dit une autre en soulignant que le procureur a placé une de ses sœurs au parquet et une autre en tant que juge. « Je propose que chaque politicien en fonction verse deux pour cent de son salaire pour soigner les enfants démunis », lance un autre.

 

En quatre jours, le plénum a déjà reçu plus de mille propositions et revendications qu’il fera suivre aux responsables du canton de Sarajevo. La Bosnie d’après guerre est divisée en deux entités, la republika serpska qui est un état centralisé, et la fédération divisée elle en dix cantons croates et bosniaques musulmans. Ce système, issu des accords de paix de Dayton de 1995, fait de la Bosnie-Herzégovine un état particulièrement coûteux. « Mais ce n’est pas cela qui est remis en question. Ce n’est pas Dayton qui est responsable des privilèges que s’octroient les politiciens, ou des privatisations entre amis », dit Valentina. Pour ne pas être accusés de faire le jeu d’un groupe ethnique ou d’un autre, le plénum a donc décidé de s’adresser aux autorités locales, celles du canton. Dix autres villes ont déjà créé les leurs, dont Mostar, où croates et bosniaques se sont réunis autour d’objectifs communs.

 

A Tuzla, le plénum a demandé et obtenu que le parlement local supprime le droit des anciens élus à toucher leur salaire pendant une année suivant la fin de leur mandat. La même revendication est avancée par le plénum de Sarajevo. Parmi les demandes les plus fréquentes, et qui ont déjà été soumise au vote des présents, figurent la nomination d’un gouvernement non-partisan d’experts et la limitation des salaires des responsables politiques à deux salaires moyens. « Un politicien ne peut pas gagner six mille marks convertibles (trois mille euros) quand des retraités touchent cent vingt marks convertibles (soixante euros). Sans compter qu’ils ne payent souvent ni leur essence, ni leur électricité », souligne un participant.

 

Déjà le besoin de faire des sous-groupes se fait sentir. Les uns parleront de la santé, d’autres de l’éducation, ou des transports, bref de tout ce qui fait la vie quotidienne et qui fout le camp. « Je sens que nous sommes en train d’écrire l’histoire », dit Valentina. Avec un grand h, naturellement.

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 17:33

 

Pékin exhorte Obama à renoncer à rencontrer le dalaï lama

 

PEKIN/WASHINGTON (Reuters) - Le gouvernement chinois a exhorté Vendredi 21 Février 2014 Barack Obama à renoncer à sa rencontre avec le dalaï-lama, chef spirituel tibétain en exil, programmée dans la journée à la Maison Blanche, prévenant qu'elle nuirait « gravement » aux relations bilatérales.

 

« Les dispositions prises aux Etats-Unis pour que son dirigeant rencontre le dalaï-lama constitueraient une violation grossière des normes régissant les relations internationales », a déclaré la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

 

« Elle portera gravement atteinte aux relations sino-américaines », a ajouté Hua Chunying, appelant « les Etats-Unis à prendre sérieusement en considération les inquiétudes de la Chine » et à annuler immédiatement la rencontre.

 

Pékin assure que cette rencontre offrira une « tribune aux menées séparatistes anti chinoises du dalaï-lama ».

 

A Washington, Caitlin Hayden, porte-parole du conseil national de sécurité de la Maison Blanche, a déclaré que les Etats-Unis étaient « préoccupés par la poursuite des tensions et de la détérioration des droits de l'homme dans les régions tibétaines de Chine. Nous continuerons de demander au gouvernement de renouer le dialogue avec le dalaï-lama et ses représentants, sans condition préalable, afin de réduire les tensions », a-t-elle ajouté, en précisant que la rencontre aurait lieu à 10 heures locales (15 heures GMT) vendredi à la Maison Blanche.

 

Signe probable d'une légère concession faite à la Chine, Barack Obama ne recevra pas le chef spirituel des tibétains dans le bureau ovale mais dans une pièce de la Maison Blanche d'une importance symbolique moindre, la « salle des cartes ».

 

« IL NE PEUT PAS RENCONTRER LE DALAÏ-LAMA »

 

La Maison Blanche indique qu'elle considère le dalaï-lama comme « un dirigeant religieux et culturel respecté par la communauté internationale » et rappelle que Barack Obama l'a déjà rencontré à deux reprises, en février 2010 puis en juillet 2011.

 

En 2011, la Chine avait répliqué en termes véhéments sans aller toutefois jusqu'à menacer de répercussions.

 

Les Etats-Unis reconnaissent le fait que le Tibet fait partie de la Chine et ne soutiennent pas l'idée d'une indépendance tibétaine, mais appuient la démarche du dalaï-lama en faveur d'une plus large autonomie, a précisé Caitlin Hayden.

 

A Pékin, des diplomates indiquent que Barack Obama doit rencontrer le mois prochain son homologue chinois Xi Jinping lors d'un sommet sur la sécurité nucléaire organisé aux Pays-Bas.

 

Prié de dire si la Chine pourrait annuler cette rencontre en représailles de la réception du dalaï-lama, la porte-parole du ministère des affaires étrangères a déclaré que « si un pays tient délibérément à nuire aux intérêts de la Chine, au final, il nuira aussi à ses propres intérêts et ses relations bilatérales avec la Chine. Si le président des Etats-Unis souhaite rencontrer quelqu'un, c'est son affaire, mais il ne peut pas rencontrer le dalaï-lama », a-t-elle insisté.

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