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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 19:54

 

http://www.podemosenmovimiento.info/manifiesto

 

Manifeste pour une marée de changement, pour un Podemos en mouvement

 

Les deux dernières années ont été frénétiques. Depuis l'émergence de Podemos aux élections européennes, nous avons participé à une élection après l'autre, à la fois en interne et en concurrence au niveau institutionnel. Le mouvement pour le changement a accumulé beaucoup de positions, apportant des voix différentes dans les parlements et dans les gouvernements de nombreuses villes de l’état.

Cependant, nous n’avons pas réussi à évincer le Parti Populaire du gouvernement central et c’est maintenant le temps de commencer une nouvelle étape.

Il est temps de construire solidement par en bas, d’avancer dans la construction d'un parti mouvement confédéral qui respecte et nourrit les mouvements d'autonomie, qui renforce nos réussites et qui corrige nos erreurs. Il est temps d'être l'opposition aux politiques néo libérales tout en construisant des freins et des contrepoids dans les quartiers, dans les lieux de travail, dans les universités et sur les places. Il est temps de convertir l'engagement politique pour la transformation sociale en une action quotidienne. Il est temps de construire un programme alternatif et d'urgence contre les politiques d'austérité et la crise climatique. Il est également temps de se préparer mieux et d’avoir un enracinement social plus grand pour gagner, de sorte que, lorsque nous gagnons les élections, il y ait un peuple auto-organisé qui puissent dépasser les limites de l'Union Européenne et les pouvoirs économiques, pour gagner la justice sociale, de genre et écologique, et la reconnaissance effective de la diversité nationale. Il faut apprendre les leçons de la Grèce. Il faut gagner la démocratie conquérante contre la dictature des marchés et de la dette.

Nous croyons que, dans les petites luttes comme dans les grandes mobilisations, notre capacité à faire des choses différentes chaque jour est l'embryon d'un horizon constitutif qui peut briser les chaînes du régime de 1978. Nous avons besoin de cette force sociale pour mettre l'économie au service des personnes, afin de mettre en œuvre un programme solide qui suppose de tout changer pour que rien ne reste identique.

Cela nécessite un changement de cap. Nous devons bâtir un vaste mouvement populaire large dirigé par les gens qui travaillent, les précaires, les femmes, les jeunes, les retraités et les LGTBI, une multitude qui déborde et qui, par tous les côtés, va construire du nouveau. Il ne faut plus de jeux fermés, plus d’appareils ni de notables, nous avons besoin de gens ordinaires pour faire de la politique et pour la construction du conflit social contre les élites. Bien sûr, nous avons besoin de construire l'unité populaire avec toutes les personnes et les groupes qui, d'où qu'ils viennent, ont la démocratie et la justice sociale comme objectifs. Une unité populaire pour lancer une révolution démocratique capable de mettre les intérêts de la majorité sociale laborieuse au premier plan. Nous avons besoin de continuer à nourrir la révolution démocratique qui a lancé le pari des Candidatures d’Unité Populaire pour renforcer le municipalisme, travaillant pour un nouveau cadre institutionnel au service des citoyens.

Nous devons discuter, débattre, nous mettre d'accord et faire des propositions.

Podemos a été un outil fondamental dans cette période extrême et il faut qu’il le reste dans la période à venir. Nous avons besoin d’un Podemos démocratique, comme nous l'avons défendu à Vistalegre, où le pouvoir émane de la base et non pas de charges publiques et de structures verticales, où le centre est construit à partir des territoires et qui prenne en charge une fois pour toutes le pluralisme interne des systèmes électoraux, pour lutter contre les risques de bureaucratisation et limiter les charges qui peuvent contenir une personne. Nous avons besoin de construire un programme féministe et de l'intégration des pratiques féministes au jour le jour, pour lutter contre les expressions de sexisme et le patriarcat dans tous les domaines de la société.

Par conséquent, nous avons besoin d'une assemblée nationale de Podemos qui regarde vers l'extérieur, pour aborder franchement les débats en cours, sans sectarisme et sans manichéisme. Un vrai débat qui nous permette de repenser, de nous déployer et de nous connecter avec les aspirations de changement des millions de personnes qui ont voté pour nous et de celles qui ne l'ont pas encore fait.

Nous lançons le Samedi 10 Décembre 2016 un processus ouvert pour aider à ce que Podemos devienne le Podemos que les classes populaires ont besoin. Oserez-vous participer ?

 

Premiers signataires

 

Miguel Urban, Teresa Rodriguez, José Maria Gonzalez Kichi, Isabel Serra, Jaime Pastor, Raul Camargo

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 21:09

 

L’assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU) réclame une trêve en Syrie (Reuters)

 

L’assemblée générale de l’ONU a voté Vendredi 9 Décembre 2016 par cent vingt deux voix contre treize une résolution réclamant une trêve immédiate en Syrie, un accès à l'aide humanitaire et la fin de tous les sièges, y compris celui d'Alep.

Trente-six pays se sont abstenus de voter sur ce texte d'inspiration canadienne, qui n'a aucune valeur contraignante, contrairement aux résolutions adoptées par le conseil de sécurité de l’ONU. Mais le veto russe, exercé à six reprises depuis le début du conflit syrien, a paralysé l'action du conseil de sécurité de l’ONU.

« Avec ce vote, il s'agit de se lever et de dire à la Russie et au président syrien Bachar al Assad de stopper ce carnage », a expliqué l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power, lors du débat précédant la mise aux voix du texte.

Au nom de la Russie, qui soutient militairement et politiquement le régime de Bachar al Assad, l'ambassadeur Vitali Tchourkine avait déclaré Jeudi 8 Décembre 2016 face à la presse « qu’attendre que cela aboutisse à une sorte de demi-tour spectaculaire dans la situation en Syrie est irréaliste ».

La résolution adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, préparée par la délégation canadienne, demande au secrétaire général de faire le point dans les quarante cinq jours sur la mise en oeuvre de cet appel à une trêve.

L'ambassadeur canadien à l'ONU, Marc André Blanchard, a reconnu que l'initiative ne constituait pas une solution au conflit, mais qu'elle était une déclaration importante.

« C'est le rappel que, au-dessus de tout le reste, les vies des syriens doivent être notre priorité. Ils sont notre priorité et le monde ne restera pas silencieux tandis qu'ils souffrent sans assistance », a-t-il dit lors du débat.

Réunion des amis de l’opposition syrienne Samedi 10 Décembre 2016 à Paris

L'ambassadeur syrien Bachar Jaafari a souligné lui que les autorités de son pays menaient une « guerre contre le terrorisme au nom du monde entier ».

Il a ajouté que les sanctions imposées à la Syrie avaient affecté en premier lieu ses compatriotes syriens et nui à la faculté du gouvernement syrien de répondre aux besoins quotidiens des citoyens syriens, notamment ceux qui souffrent du la guerre terroriste imposée à son pays.

Vitali Tchourkine a lui aussi fustigé les sanctions imposées à la Syrie. « Vous asphyxiez lentement cette population dont vous prétendez ardemment vous préoccuper », a-t-il dit, Vendredi 9 Décembre 2016.

A Paris, où se tient Samedi 10 Décembre 2016 une réunion des pays affinitaires soutenant l'opposition modérée syrienne, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a estimé qu'il n'était « jamais trop tard pour sauver des vies et porter assistance à des populations martyrisées. Il revient au régime et à ses soutiens, la Russie en premier lieu, de répondre sans délais aux exigences exprimées par l’assemblée générale de l’ONU », a poursuivi le chef de la diplomatie française dans un communiqué.

Tandis que se réunissait l’assemblée générale de l'ONU, l'armée syrienne a poursuivi Vendredi 9 Décembre 2016 son offensive contre Alep-Est, avec des troupes au sol appuyées par l'aviation.

Les forces loyalistes ont enregistré des succès foudroyants ces derniers jours et ont repris la vieille ville. A tel point que la reconquête d'Alep, divisée depuis l'été 2012, paraît désormais être une question de jours, ce qui pourrait modifier le cours de la guerre civile qui ravage le pays depuis bientôt six ans.

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:44

 

http://www.souriahouria.com/events/paris-rassemblement-urgence-pour-sauver-la-population-dalep

 

Urgence pour sauver la population d’Alep

Rassemblement Samedi 10 Décembre à 16 heures

Place de l’Hôtel de Ville à Paris

Collectif Avec la Révolution Syrienne

Rassemblement à l’appel de plusieurs groupes et collectifs de solidarité avec le peuple syrien

Aujourd’hui, plus de soixante pour cent des quartiers d’Alep Est ont été pris par les forces du régime sanguinaire de Bachar al Assad et ses alliés notamment russes et iraniens. Plus de deux cent mille habitants s’entassent dans des conditions effroyables dans quelques quartiers, bombardés, encerclés et menacés par d’imminents massacres.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de tous les bombardements, la levée immédiate du siège, le départ immédiat des toutes les troupes étrangères et la garantie de l’intégrité physique de tous les habitants, civils et combattants.

Nous appelons à une mobilisation internationale pour l’aide humanitaire aux populations.

Nous appelons l’ensemble des organisations qui défendent les droits humains, le mouvement social et les citoyens, à participer à la mobilisation.

Ne pas agir aujourd’hui serait se rendre complice de cette barbarie.

                                               

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:30

 

La justice grecque valide l'extradition de trois soldats turcs (Reuters)

 

Un tribunal grec s'est prononcé Mardi 6 Décembre 2016 pour l'extradition de trois soldats turcs qui s'étaient réfugiés en Grèce après la tentative de coup d'état du Vendredi 15 Juillet 2016 en Turquie, a déclaré leur avocate.

Les trois pilotes font partie d'un groupe de huit militaires turcs ayant trouvé refuge dans le nord de la Grèce à bord d'un hélicoptère. Ils ont demandé l'asile en Grèce, disant craindre pour leurs vies en Turquie, où ils sont accusés d'implication dans le putsch manqué et de trahison.

Le tribunal a jugé que les trois hommes devaient être renvoyés en Turquie et jugés pour trois des quatre crimes dont ils sont accusés dans leur pays, mais pas pour tentative de meurtre du président Recep Tayyip Erdogan, a indiqué leur avocate, Stavroula Tomara.

Les pilotes ont fait appel du jugement devant la plus haute instance judiciaire grecque, a-t-elle ajouté.

Lundi 5 Décembre 2016, le même tribunal a refusé l'extradition de trois autres soldats turcs.

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:03

 

Grève générale et manifestation en Grèce contre l'austérité (Reuters)

 

Les grecs étaient appelés Jeudi 8 Décembre 2016 à une grève générale de vingt quatre heures pour protester contre la réforme du code du travail et de nouvelles mesures d'austérité réclamées par les créanciers internationaux d'Athènes.

Le mouvement, organisé par la confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), principal syndicat du secteur privé, et la confédération des syndicats des fonctionnaires publics (ADEDY), a entraîné d'importantes perturbations dans les transports et l'administration.

Des ferries sont restés à quai, les transports publics étaient perturbés et les services administratifs étaient à l'arrêt.

Sept mille salariés, retraités et étudiants ont défilé dans le calme dans le centre d'Athènes, sous des banderoles clamant « nous n'accepterons pas de compromis » et « nous voulons du travail ».

« Le fardeau que nous portons est déjà insupportable », dit la GSEE, dénonçant des exigences « irrationnelles », dans un communiqué.

Les ministres des finances de la zone euro se sont mis d'accord Lundi 5 Décembre 2016 sur des mesures limitées d'allègement de la dette grecque, sans parvenir à s'entendre sur les réformes qu'Athènes devra mettre en oeuvre pour atteindre ses objectifs budgétaires, notamment celle du code du travail censée faciliter les licenciements, à laquelle s'oppose le gouvernement grec.

Athènes souhaite une conclusion rapide de l'évaluation de ses réformes afin d'obtenir un allègement de sa dette et d'être intégrée au programme d'assouplissement quantitatif de la Banque Centrale Européenne (BCE).

A terme, le but est de pouvoir à nouveau emprunter sur le marché obligataire mais le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a lui estimé Mercredi 7 Décembre 2016 que son pays ne pouvait accepter des « demandes irrationnelles ».

Le taux de chômage en Grèce a légèrement baissé au mois de septembre 2016, mais il reste le plus élevé de la zone euro. Le nombre officiel de personnes sans emploi, corrigé des variations saisonnières, s'élève à un million cent dix mille personnes, a annoncé l’institut grec de la statistique (ELSTAT), Jeudi 8 Décembre 2016.

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 19:43

 

L'armée syrienne freinée à Alep, mais le régime de Damas est sûr de l'emporter (Reuters)

 

La résistance des rebelles freinait Jeudi 8 Décembre 2016 la progression de l'armée syrienne à Alep, mais le régime de Damas estime que la reconquête de la métropole du nord de la Syrie est en vue et qu'elle changera le cours de la guerre.

Les forces loyalistes ont enregistré des succès foudroyants au cours des derniers jours et elles ont repris la vieille ville, mais elles se sont heurtées Jeudi 8 Décembre 2016 à des groupes d'insurgés à l'ouest et au sud de l'ancienne citadelle.

En dehors d'Alep, l'armée syrienne et ses alliés redoublaient également leurs attaques contre d'autres bastions rebelles dans les régions d'Idlib et de Deraa.

Dans une interview accordée au journal syrien al Watan, le président syrien Bachar al Assad a déclaré que la reprise d'Alep allait changer le cours du conflit mais qu’elle ne signifiait pas la fin de la guerre.

La Russie cherche à s'accorder avec les Etats-Unis sur l'évacuation des insurgés encore présents dans la partie orientale de la ville, où se trouvent également des dizaines de milliers de civils menacés par les combats.

Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov en a parlé Mercredi 7 Décembre 2016 à Hambourg avec le secrétaire d’état américain John Kerry, qui a dit avoir bon espoir de parvenir à un accord tout en attendant de recevoir « certains retours et certaines informations ».

Sergueï Lavrov a déclaré Jeudi 8 Décembre 2016 que l'armée syrienne avait interrompu ses « opérations militaires actives » dans l'est d'Alep car des efforts sont en cours pour évacuer des civils. Un accord est intervenu d'autre part sur le principe d'une rencontre entre experts militaires russes et américains Samedi 10 Décembre 2016 à Genève.

La Maison Banche a répondu qu'elle « attendait de voir » ces paroles se traduire en actes sur le terrain. « Depuis le début, notre approche est d'écouter attentivement ce que disent les russes mais aussi d'étudier de près leurs actions », a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Josh Earnest.

Jan Egeland, chef du groupe de travail de l'Organisation des Nations Unies (ONU) sur l'aide humanitaire, a indiqué que Washington et Moscou avaient des positions « diamétralement opposées » au sujet de l'évacuation des rebelles.

Ces derniers refusent quant à eux de quitter la ville et se disent déterminés à résister. Un représentant de l'opposition a toutefois reconnu en privé qu'ils allaient sans doute être contraints de battre en retraite pour éviter le massacre des deux cent mille civils qui se trouvent toujours dans la partie orientale de la ville, selon l’ONU.

« Aujourd'hui, cent cinquante mille personnes sont menacées d'extermination », a affirmé le président du conseil local d'Alep, Brita Haji Hassan, selon qui les combats des vingt six derniers jours ont fait plus de huit cent morts et entre trois mille et trois mille cinq cent blessés.

« Nous lançons un appel à un arrêt des bombardements et à un sauf-conduit pour tous », a-t-il dit lors d'un déplacement à Genève, où il rencontrera Lundi 12 Décembre 2016 l'émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan De Mistura.

Un journaliste de Reuters présent à Alep a déclaré que les forces gouvernementales bombardaient Jeudi 8 Décembre 2016 les positions rebelles dans le sud-ouest de la ville, d'où s'élevaient des colonnes de fumée.

Les médias officiels syriens ont déclaré que l'armée et ses alliés avaient lancé des attaques dans les quartiers de Soukkari, Kalasa et Boustan al Kasr, autour de l'ancienne citadelle. Un représentant rebelle a déclaré que les attaques sur Kalasa et Boustan al Kasr avaient été repoussées.

De source militaire syrienne, on indique que les forces gouvernementales ont progressé dans le quartier sud de Cheikh Saïd, ce que l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a également signalé.

Taoufik Chamaa, un responsable de l'Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM), a déclaré que mille cinq cent personnes avaient besoin d'une évacuation médicalisée.

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui réclame un cessez-le-feu pour permettre une intervention humanitaire, rappelle que la situation à Alep est catastrophique.

La guerre en Syrie, qui a commencé en 2011, a fait des centaines de milliers de morts et plus de onze millions de déplacés, tout en favorisant l'émergence de l'organisation Etat Islamique, qui contrôle l'est du pays.

Le chef des services de renseignement extérieurs britanniques, Alex Younger, a prévenu jeudi que l'Etat Islamique continuait à planifier des attentats à l'étranger « sans même avoir à quitter la Syrie. La Russie et le régime syrien cherchent à tout transformer en désert et ils appellent cela la paix. C'est là une tragédie humaine déchirante », a-t-il dit. « Nous ne pourrons être à l'abri des menaces qui proviennent de ce pays tant que la guerre civile n'aura pas pris fin », a-t-il continué.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 21:20

 

https://www.npa2009.org/actualite/international/solidarite-avec-la-lutte-du-peuple-syrien

 

Solidarité avec la lutte du peuple syrien

Par Joseph Daher

Mercredi 7 décembre 2016

L’étau ne cesse de se refermer sur les derniers quartiers libérés d’Alep, avec les offensives continues des forces du régime de Bachar al Assad et de ses alliés. La chute d’Alep Est marquerait un tournant dramatique pour le soulèvement populaire syrien, au niveau militaire comme au niveau politique.

Lancée le 15 novembre 2016 à coups de raids aériens, de barils d’explosifs et de tirs d’artillerie quasi-incessants, l’offensive des forces du régime, composée de centaines de soldats d’élite de la garde républicaine et de la quatrième division syrienne, mais surtout de milliers de combattants étrangers encadrée par l’Iran et le Hezbollah, a permis de reconquérir aux dernières nouvelles plus de soixante pour cent de la partie orientale d’Alep.

Assiégée, Alep résiste

Entre trente mille et cinquante mille civils ont fui depuis le 26 novembre 2016 les quartiers assiégés depuis plus de quatre mois, où les réserves de denrées alimentaires et de carburant sont épuisées, tandis que tous les hôpitaux ont été détruits à la suite de bombardements de l’aviation de Bachar al Assad et de Vladimir Poutine. Depuis le 15 novembre 2016, au moins trois cent dix civils, dont quarante deux enfants, ont péri dans l’Est d’Alep, tandis que dans les parties occidentales de la ville, soixante neuf civils, dont vingt huit enfants, ont été tués par des tirs des groupes de l’opposition armée.

Les forces armées d’Alep Est, qui ont uni leurs forces au sein d’un commandement unifié d’opposition appelé l'armée d’Alep, ont déclaré leur refus de quitter leur enclave assiégée et elles ont signalé qu’elles continueront à se battre, malgré l’invitation de Moscou et les pourparlers avec Washington pour le retrait de tous les combattants des forces armées d’opposition à Alep Est. En face, l’armée du régime a indiqué qu’elle veut reprendre le contrôle complet d’Alep dans les prochaines semaines.

L’offensive réactionnaire du régime et des fondamentalistes

Les offensives des forces du ­régime ne se limitent pas à Alep. Plusieurs localités ont aussi été reprises autour de la capitale Damas, après des accords ponctuels passés avec des groupes de l’opposition armée.

Quelque deux mille personnes, dont des combattants de l’opposition et leurs familles, ont quitté Vendredi 2 Décembre 2016 la ville d'al Tal, au nord de Damas, pour la province d’Idlib, contrôlée par l’alliance Jaysh al-Fatah, une coalition armée dominée par les djihadistes de Jabhat al-Nusra et les salafistes d’Ahrar Sham. C’est la sixième ville ainsi évacuée en trois mois. Ces évacuations ont été dénoncées par des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et par l'Organisation des Nations Unies (ONU) comme une stratégie d’évacuation forcée. Dans la province d’Idlib, soixante treize civils sont morts dans des bombardements de l’aviation russe et du régime de Bachar al Assad.

Des manifestations dans diverses villes libérées, dans les provinces de Damas, de Saqba et d’Idlib, ont eu lieu en soutien aux habitants d’Alep Est et pour l’unification des groupes armées de l’opposition sous un seul commandement.

Dans la ville d’Idlib, la manifestation en soutien à Alep a été attaquée par un militant djihadiste qui a déchiré le drapeau de la révolution syrienne. Les forces fondamentalistes islamiques continuent en effet à employer des mesures réactionnaires et autoritaires contre les populations civiles et activistes dans les territoires libérés.

Stopper la guerre, soutenir la lutte du peuple syrien

Il existe une tendance générale, au niveau mondial, qui veut liquider la révolution syrienne et ses aspirations démocratiques au nom de la guerre contre le terrorisme. La victoire de Donald Trump aux États-Unis renforce cette tendance, lui qui a en effet déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaite conclure des accords avec Vladimir Poutine sur la Syrie.

Au mois d'octobre 2015, il avait loué l’intervention directe de l’aviation russe en appui au régime de Damas. Même s’iI est vrai qu’en raison des déclarations variées et contradictoires de Donald Trump sur la politique étrangère, il est difficile de savoir ce qu’il fera réellement, la Russie et les États-Unis seront probablement plus enclins à collaborer dans la prétendue guerre contre le terrorisme, renforçant et légitimant encore davantage le régime de Bachar al Assad ainsi que d’autres pouvoirs autoritaires. Le régime de Damas et ses alliés russes et iraniens accélèrent donc leurs offensives en Syrie pour réaliser un fait accompli lors de l’entrée en fonction du nouveau président à Washington le 20 janvier 2017.

Face à la guerre sans fin du régime de Bachar al Assad et de ses alliés contre le peuple syrien et face à la volonté croissante des puissants de liquider les aspirations démocratiques de la révolution syrienne, il faut réaffirmer notre soutien à la lutte du peuple syrien pour la démocratie, la justice sociale et l’égalité, contre toutes les formes de confessionnalisme et de racisme. Pour cela, il faut en premier lieu arrêter la guerre qui ne cesse de créer des souffrances terribles, qui empêche le retour des réfugiés et des déplacés internes et qui ne profite qu’aux forces contre-­révolutionnaires issues des deux bords.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 21:01

 

http://www.kedistan.net/2016/12/07/arrestation-februniye-akyol-maire-syriaque-dbp

 

Arrestation de Februniye Akyol, seule maire syriaque du parti de la paix et de la démocratie (DBP)

Mercredi 7 Décembre 2016

Le 17 novembre 2016, la co-maire de Mardin, Februniye Akyol a été destituée par le pouvoir central d’Ankara dans le cadre de la répression qui suit la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016. Son collègue Ahmet Türk a été arrêté le 21 novembre 2016 pour des charges relevant du terrorisme sous le prétexte habituel d’avoir des relations avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il est actuellement incarcéré.

La région de Mardin, dans les années 1980, a été la zone de combats sanglants opposant les combattants de la branche armée du PKK à l’armée turque.

Du haut de ses mille deux cent mètres d’altitude, Mardin est une des portes et des carrefours stratégiques donnant vers les plaines de l’ancienne Mésopotamie. Elle est située sur la route de la soie. Elle abrite de nombreuses églises et un monastère. Historiquement, il s’agit d’une ville très commerçante, mais aussi d’un point de rencontre entre plusieurs civilisations. Le caractère cosmopolite de Mardin laisse la place à un vivre-ensemble durable et ancré dans le temps, malgré les répressions, les massacres ou le génocide arménien.

La ville est multiconfessionnelle. Elle abrite une importante communauté syriaque dans un pays où elle est estimée à près de douze mille personnes. Cette minorité reste méconnue, mais appartient à la catégorie des chrétiens d’Orient dont les nationalistes ici utilisent l’appellation pour soutenir les bombardements des villes syriennes, sous le focus d’un soutien total et aveugle à Bachar al Assad. Pourtant, Mardin n’est pas située en Syrie, mais bien en Turquie, à une quinzaine de kilomètres de la frontière. Elle est considérée historiquement comme l’une des villes jumelles d’Alep. En effet, elle a été une des plaques tournantes commerciales dans l'histoire.

À la tête de la municipalité, Februniye Akyol, ou de son nom originel Fabronia Benno, partageait le poste de co-maire avec Ahmet Turk. Elle avait été élue au mois de mars 2014 sous l’étiquette du BDP. Inscrit dans le cadre du processus de paix, le BDP avait gagné quatre vingt dix huit mairies, avec un peu plus de quatre pour cent de la totalité des voix exprimées.

À la tête de Mardin, plus aucune personne n’exerce de mandat. Un représentant désigné par l'état turc a repris les fonctions des deux co-maires. La ville est limitrophe de la zone autonome du Rojava. Il s’agit également d’un message fort adressé aux habitants du nord de la Syrie.

La jeune maire âgée de vingt six ans porte les trois caractéristiques, être une femme, être chrétienne et appartenant au BDP, devenu le parti démocratique des régions (DBP). Si Februniye Akyol n’a pas encore été incarcérée pour un motif sorti tout droit de l’imagination du pouvoir, cela ne saurait tarder. En effet, le pouvoir met régulièrement en avant les liens entre le PKK, le HDP et le DBP pour mettre en avant des charges concernant le terrorisme, quand bien même les dossiers seraient vides.

Dans ce contexte, sa destitution ne pouvait être qu’une question de temps, mais cela montre toujours un peu plus le vrai visage du régime de la Turquie. La répression contre toutes les minorités bat son plein contradictoirement au nom de la sauvegarde de la démocratie. En effet, le nombre d’attaques contre le DBP a augmenté du fait qu’il est affilié au HDP. Rappelons inlassablement que Selahattin Demirtaş et d’autres responsables et élus du HDP et du DBP sont toujours retenus en otage dans les prisons de Recep Tayyip Erdogan.

Dans cette perspective, le terminus de la Compagnie du Tramway de Recep Tayyip Erdoğan se rapproche avec, pour finalité, la démocrature et le parti unique qui s’installe, comme garant des intérêts des turcs, mais aussi pour imposer encore davantage un modèle arbitraire dont la garantie des droits des minorités religieuses, politiques et sexuelles, n’est plus assurée par le régime. Si le terminus tant vanté par le sultan reste une métaphore, l’accélération du tramway risque de causer des dégâts irrémédiables d’une ampleur supérieure à celle que nous connaissons aujourd’hui. En effet, il est impossible de stopper un tramway ou un train arrivant à toute allure dans un terminus. À la fin, il ne peut que dérailler entraînant avec lui, l’ensemble des passagers, c’est-à-dire le parti de la justice et du développement (AKP), dans une confrontation terrible avec la butée en béton, pour finalement sortir de ses rails.

Nous ne pouvons pas appeler cela un accident, mais simplement le crash prévisible à moyen-terme d’un mégalomane qui voulait épurer la Turquie pour la rendre à son image.

Personne ne peut s’offrir le luxe d’attendre le crash, au risque d’une guerre civile et d’une sortie dont les éléments politiques régionaux pourraient faire qu’elle soit pire encore que la situation actuelle au Moyen-Orient.

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:43

 

Pas de trêve à Alep sans évacuation des rebelles, dit Damas (Reuters)

 

Le gouvernement syrien n'acceptera aucune offre de cessez-le-feu à Alep-Est tant que les mouvements qu'il considère comme des organisations terroristes n'auront pas évacué le secteur, a fait savoir Mardi 6 Décembre 2016 le ministère des affaires étrangères du gouvernement syrien.

Des diplomates russes et américains devaient se rencontrer Mardi 6 Décembre ou Mercredi 7 Décembre 2016 à Genève pour évoquer une proposition de Moscou en ce sens, selon Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, mais la réunion n'aura finalement pas lieu, a-t-on appris dans la soirée de sources proches des discussions.

« Les négociations n'auront pas lieu ici, mais nous ne savons pas qui les a annulées », a-t-on déclaré, ajoutant qu'elles pourraient se dérouler ailleurs et plus tard dans la semaine.

Les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation russe et des milices chiites libanaises, iraniennes et irakiennes, semblent sur le point de s'emparer de l'ensemble des quartiers orientaux de la ville, où se trouvent encore deux cent mille personnes, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU). Selon les forces russes, l'armée s'est emparée de trente cinq quartiers depuis le début de sa progression.

D'après les médias officiels et l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), proche de l'opposition, les forces de Bachar al Assad ont repris Mardi 6 Décembre 2016 plusieurs quartiers proches de la vieille ville, notamment celui d’al Chaar et celui de Karm al Katerdji, ce qui devrait leur permettre d'isoler une nouvelle partie de la cité.

Cette avancée ne dissuade pas les rebelles de tenter des contre-attaques.

Des combats se sont ainsi déroulés dans un rayon d'un kilomètre autour de la citadelle d'Alep et autour de la vieille ville.

La Russie et la Chine ont opposé Lundi 5 Décembre 2016 leur veto à un projet de résolution du conseil de sécurité de l’ONU exigeant une trêve de sept jours à Alep et l'arrêt des combats dans l'ensemble de la Syrie.

Moscou a fait valoir qu'une cessation des hostilités permettrait aux rebelles de se regrouper alors que l’ONU parle de « situation désastreuse dans l'est d'Alep ».

L'armée syrienne a indiqué qu'elle entendait terminer la reconquête d'Alep avant l'arrivée du nouveau président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier 2017.

Impuissants, les pays occidentaux tenteraient désormais de convaincre les rebelles de quitter la ville pour éviter un bain de sang encore plus grand lorsque les forces gouvernementales attaqueront les zones les plus densément peuplées.

Pour l'heure, les rebelles n'ont donné aucune indication en ce sens et se disent déterminés à se battre jusqu'au bout.

« Les américains nous ont demandé si nous voulions partir ou rester. Nous leur avons dit que c'est notre ville et que nous la défendrons », a déclaré mardi à Reuters Zakaria Malahifdji, un responsable du groupe Fastakim, membre de l'Armée Syrienne Libre (ASL) basée en Turquie.

Un représentant de l'opposition syrienne a néanmoins reconnu en privé que les insurgés n'auraient peut-être pas d'autre choix que celui de partir pour éviter un massacre de la population civile, déjà bombardée quotidiennement et affamée par le siège d'Alep-Est.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a une nouvelle fois dénoncé Mardi 6 Décembre 2016 la « logique de guerre totale » du régime de Damas et de son allié russe pour reconquérir la totalité de la Syrie utile.

« Ce n'est pas parce qu'Alep va tomber peut-être dans quelques semaines que la question de la paix sera réglée », a souligné Jean-Marc Ayrault.

« La menace de radicalisation, la menace de conflit et la menace terroriste demeurera dans cette région et donc la voie militaire mène à un chaos durable dans cette région », a-t-il poursuivi, mettant en garde contre l'émergence d’un « Daechstan » dans le reste du pays.

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:27

 

http://www.liberation.fr/planete/2016/12/05/election-americaine-jill-stein-bataille-pour-le-recompte-des-voix_1533028

 

Jill Stein bataille pour le recomptage des voix

 

Par Estelle Pattée

 

La candidate écologiste, qui avait demandé un recomptage des suffrages dans trois états remportés de peu par le candidat républicain, a fait face à une fronde des partisans de Donald Trump.

Elle ne lâche rien. L'ancienne candidate du Parti Vert des Etats Unis, Jill Stein, est bien décidée à se battre pour « garantir l’intégrité du processus démocratique » de l’élection présidentielle, remportée le Mardi 8 Novembre 2016 par Donald Trump avec deux cent quatre vingt dix grands électeurs contre deux cent trente deux grands électeurs pour Hillary Clinton.

Estimant qu’il y avait des « preuves convaincantes d’anomalies », la candidate écologiste, qui avait obtenu un pour cent des suffrages, avait demandé à la fin du mois de novembre 2016 le recomptage des voix dans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Ces trois « swing states », très disputés, avaient été remportés de peu par le candidat républicain.

Un recomptage des voix qui a aussitôt suscité une levée de boucliers du côté des partisans de Donald Trump. Alors que la procédure en Pennsylvanie était estimée par Jill Stein à cinq cent mille dollars, la cour de l'état de Pennsylvanie a demandé Samedi 3 Décembre 2016 une garantie d’un million de dollars à verser avant le Lundi 5 Décembre 2016 pour ouvrir la procédure. La veille, les représentants de Donald Trump avaient, quant à eux, demandé une caution de dix millions de dollars, selon des documents judiciaires. Une somme exorbitante qui a, dans un premier temps, pousser Jill Stein à abandonner l’idée d’un recomptage.

« Les gens qui demandaient ce recomptage sont des gens ordinaires, avec des moyens financiers normaux. Et ils ne peuvent pas se permettre de payer la somme d’un million de dollars requise par la cour », s’est indignée Jill Stein dans un courrier adressé Samedi 3 Décembre 2016 à la cour du commonwealth de l'état de Pennsylvanie.

« La demande scandaleuse du juge aux électeurs de l'état de Pennsylvanie de payer une telle somme exorbitante est un obstacle honteux et inacceptable à la participation démocratique », a-t-elle ajouté sur Twitter.

Mais il en faudra plus pour faire reculer Jill Stein qui a juré « de se battre bec et ongles afin de vérifier l’exactitude, l’honnêteté et les conditions de sécurité du comptage des votes ». La candidate écologiste a donc finalement décidé Dimanche 4 Décembre 2016 de faire appel au niveau fédéral. « Au cours des derniers jours, il est devenu clair que les obstacles pour vérifier le vote dans l'état de Pennsylvanie sont si nombreux et que le système judiciaire de l'état est si mal équipé pour répondre à ce problème que nous devons demander l’intervention de la cour fédérale », explique l’avocat Jonathan Abady dans un communiqué. « Les gens méritent des réponses », a ajouté Jill Stein dans un tweet.

Une manifestation et une conférence de presse se tiendront également Lundi 5 Décembre 2016 devant la Trump Tower, le quartier général de Donald Trump sur la cinquième avenue à New York. Le but est de dénoncer les obstacles dressés par les partisans du milliardaire pour un recomptage des voix.

Ce n’est pas qu’en Pennsylvanie que le recompte des voix suscite une grande opposition. Jeudi Premier Décembre 2016, des partisans et des avocats de Donald Trump ont engagé des actions judiciaires contre le recomptage des voix dans le Wisconsin. Une requête qui a été rejetée dès le lendemain par le tribunal fédéral de l'état. Le recomptage des voix, entamé Jeudi Premier Décembre 2016 par la commission électorale du Wisconsin devrait se terminer au plus tard le Mardi 13 Décembre 2016.

Le procureur général du Michigan, où le recomptage des voix devrait commencer Lundi 5 Décembre 2016, a quant à lui estimé qu’une requête similaire dans son état était injustifiée. De son côté, Donald Trump, qui qualifie la demande « d'escroquerie », accuse Jill Stein de « lever des fonds » pour son parti.

Lancée à la fin du mois de novembre 2016 sur internet, la campagne de fonds de Jill Stein a été un véritable succès. La cagnotte atteint désormais un peu plus de sept millions de dollars venant de cent cinquante mille donateurs différents. Soit le double de ce qu’elle avait récolté pour financer sa propre campagne. Jill Stein espère au total récolter neuf millions cinq cent mille dollars.

Le 26 novembre 2016, l’équipe d’Hillary Clinton, qui avait reconnu sa défaite, était sortie de son silence et avait annoncé participer au recomptage des voix. « Comme nous n’avons pas pu mettre en évidence des preuves suffisantes de hacking ou de tentatives de l’extérieur de manipuler les votes électroniques, nous n’avons nous-mêmes pas envisagé de saisir cette possibilité », a expliqué Marc Elias, l’avocat et conseiller dans l’équipe de campagne d'Hillary Clinton, dans une tribune publiée dans Medium.

« Mais maintenant qu’un recomptage est lancé en tout cas dans le Wisconsin, nous entendons y participer pour nous assurer que le processus soit mené d’une façon juste pour toutes les parties », a-t-il poursuivi. Une déclaration qui avait provoqué l’ire de Donald Trump. « Hillary Clinton a reconnu sa défaite lorsqu’elle m’a appelé juste avant mon discours de victoire et après l’annonce des résultats », a-t-il tweeté.

A moins d’un dysfonctionnement ou d’un piratage massif des machines de vote, le recomptage des voix ne devrait rien changer au résultat final, étant donné l’écart de voix important entre les deux candidats.

L’avance de Donald Trump sur sa rivale démocrate est de quelque vingt sept mille voix dans le Wisconsin, qui élit dix grands électeurs, de dix mille sept cent quatre voix dans le Michigan, qui élit seize grands électeurs, et plus de soixante sept mille voix en Pennsylvanie, qui élit vingt grands électeurs.

Jill Stein en a bien conscience. « Notre effort pour recompter les voix dans ces états n’est pas destiné à aider Hillary Clinton », explique-t-elle.

« Ces recomptages font partie d’un mouvement d’intégrité électorale pour tenter de mettre en lumière la faiblesse du système électoral américain ».

 

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