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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 21:13

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article8806

 

2014, année de la solidarité internationale avec le peuple palestinien

Vendredi 29 Novembre 2013

L’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations-Unies, au cours de sa soixante-huitième session à New-York, vient de proclamer 2014 « année de la solidarité internationale avec le peuple palestinien », apprend-on à la lecture d’un communiqué de l’ONU.

La résolution a été adoptée par cent dix voix, cinquante six abstentions, et seulement sept votes contre, ceux d’Israël, des Etats-Unis, de l’Australie, du Canada et de quelques micro-états dépendant directement inféodés à Washington : Micronésie, Iles Marshall et Palau.

Elle invite la commission de l’Organisation des Nations-Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien à organiser tout au long de l’année, avec un budget de six petits millions de dollars, des manifestations de soutien au peuple palestinien.

Plusieurs autres résolutions, demandant entre autres l’arrêt de la colonisation ainsi que les menaces israéliennes pesant constamment sur le site de la mosquée al Aqsa ont été adoptées au cours de la même session.

Le représentant de l’état de Palestine à l’ONU, Ryad Mansour, a salué les travaux de la session et l’adoption des motions, en constatant cependant qu’il y avait loin de la coupe aux lèvres, tant que celles-ci ne seraient pas mises en oeuvre.

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 18:59

 

http://www.ouest-france.fr/osons-franchement-gauche-est-dans-larene-1616170

 

« Osons Franchement à Gauche » est dans l’arène à Saint Malo

 

Dimanche 29 Septembre 2013

 

Le NPA, le Parti de Gauche, le Parti Communiste Français et les représentants de minorités, fédérés contre le maire sortant

 

Après Stéphane Perrin, René Couanau et Claude Renoult, c’est au tour d’Alain Guillard de lancer une liste « Osons Franchement à Gauche »

 

Tête de la liste « Osons Franchement à Gauche », Alain Guillard, cinquante six ans, ingénieur territorial, dit s'être entouré de représentants de tous les quartiers, des syndicats, des associations, et des non encartés, avec une répartition équilibrée des âges, et de la mixité.

 

Il souligne « l'alliance exceptionnelle du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti de Gauche et du Parti Communiste Français ». Cette liste se situe à gauche de la gauche de Stéphane Perrin, « qui n'a pas joué son rôle dans l'opposition municipale à René Couanau »,selon Alain Guillard.

 

« Laboratoire politique »

 

« C'est une sorte de laboratoire politique » complète Pierre Chapa, colistier du NPA. « À qui profitera la défiance envers François Hollande ? » s'interrogent-ils. Ceci conjugué aux divisions de la droite locale leur fait espérer que « la colère sociale basculera dans notre camp et non dans celui des réponses démagogiques et raciales du Front National ».

 

L'extrême droite est l'ennemi à abattre pour le communiste Gérard Brûlé, soixante huit ans, retraité malouin après avoir dirigé le comité d'entreprise d'Hispano Suza à Lorient (et conseiller municipal durant douze ans à Nanterre). Secrétaire de la section locale du PCF, il s'accommode des alliances de son parti avec la gauche dite plurielle.

 

Les militants de minorités font aussi entendre leur sensibilité dans l'équipe, comme l'étudiante Valentine, au nom des gays et lesbiennes, ou encore les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

« Purge sociale »

 

Tous se fédèrent contre le bilan de René Couanau. Alain Guillard égrène quelques chiffres, entre 2008 et 2011, la ville a vu le parc social perdre quarante deux logements.

 

Quand, dans le même temps, on enregistre neuf cent quarante résidences secondaires en plus.

 

Selon lui, « ce n'est pas une baisse démographique, mais une véritable purge sociale », qui toucherait un jeune sur quatre. Son équipe renchérit, il y a près de vingt sept pour cent de logements sociaux à Saint-Malo, alors que soixante pour cent de la population serait financièrement en droit d'y accéder.

 

« Il faut rediriger les budgets municipaux vers les besoins des habitants des quartiers jusqu'aux classes moyennes » dit-il, en taclant « l'ambition mégalomaniaque » du futur pôle culturel. Ou encore, en estimant qu'il y a « mieux à faire que de sponsoriser la route du Rhum ».

 

La fiscalité locale trop élevée serait la contrepartie d'une activité touristique, « pourquoi les malouins devraient-ils payer pour cela ? »

 

Une dizaine de propositions sera dévoilée par la liste en janvier. Il y a beaucoup plus de volontaires qu'il n'en faut entre le treizième et le quarante-troisième nom se réjouit Alain Guillard, « ce n'est pas verrouillé ».

 

Les douze premiers candidats sont Alain Guillard, 56 ans, ingénieur territorial ; Valentine Robert, 20 ans ; Gérard Brûlé, 68 ans ; Nicole Echeverria ; Pierre Chapa, 36 ans ; Lucette Frémont ; Arnaud Gay, 28 ans ; Agnès Malgorn, 65 ans ; Axel Benoit, 33 ans ; Brigitte Perrier, 48 ans ; Anthony Roussier, 25 ans ; Suzel Dinard, 64 ans.

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 19:24

 

Jean Luc Mélenchon porte l’étendard de la révolution fiscale

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a battu dimanche le rappel de la gauche contestataire pour porter la revendication d'une « révolution fiscale », avec en point de mire l'abolition de la prochaine hausse de la TVA.

 

Le Front De Gauche a revendiqué la participation de cent mille personnes à cette manifestation organisée entre la place d'Italie et le ministère de l'économie et des finances.

 

Ils étaient beaucoup moins selon des observateurs et la préfecture de police les a estimés à sept mille, soit des chiffres bien inférieurs à sa dernière grande marche contre l'austérité en mai, dont la formation voulait renouveler le succès.

 

Pour l'opposition de gauche au gouvernement, il s'agissait de ne pas laisser le monopole de la grogne contre la fiscalité à des mouvements comme celui des « bonnets rouges » en Bretagne, que Jean-Luc Mélenchon critique en termes très durs.

 

Réunis côte-à-côte, le Parti de Gauche et les communistes ont aussi relégué au second plan, au moins pour un temps, leurs divergences sur les municipales de mars, le PCF ayant privilégié dans de nombreux cas, comme à Paris, une alliance avec le Parti socialiste plutôt que des listes autonomes.

 

Dans un discours prononcé à la fin du cortège, Jean-Luc Mélenchon a stigmatisé la TVA, « cet impôt d'ancien régime qui favorise les privilégiés » alors que sa hausse au premier janvier doit financer le crédit d'impôt compétitivité emploi dont bénéficient les entreprises.

 

« La France est en 1788 », avait-il déclaré auparavant dans une interview au Parisien Aujourd'hui en France. « Le système de l'impôt est rejeté par tout le monde car tous savent qu'il protège les privilégiés fortunés. Il faut établir un impôt universel et juste. Et abolir les privilèges ».

 

« LA FINANCE QUI SALIT »

 

Selon lui, la hausse à venir de la TVA, qui concerne tant le taux ordinaire (de 19,6% à 20%) que le taux intermédiaire (de 7% à 10%), coûtera en moyenne quatre cent vingt huit euros par an pour une famille de quatre personnes, et ce « pour donner vingt milliards d’euros de cadeaux sans contrôle » au patronat.

 

Citant Victor Hugo et Robespierre, il a renvoyé François Hollande à son grand discours du Bourget pendant la campagne présidentielle, pour présenter comme « l'ennemi, la finance française et mondialisée qui profite, salit, et saigne sans limite tout ce qu'elle touche ».

 

Outre les communistes, le Nouveau Parti Anticapitaliste et Lutte Ouvrière étaient présents à la manifestation, mais pas les centrales syndicales.

 

Jean-Luc Mélenchon a conclu son intervention en appelant l'opposition de gauche à se concerter en vue d'une nouvelle action contre la hausse de la TVA, en janvier, avec en toile de fond la préparation des municipales qui doivent être l'occasion d'administrer aux puissants « la raclée qu'ils méritent ».

 

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a réclamé pour sa part la tenue d'états généraux pour la justice fiscale dans une interview au Journal Du Dimanche.

 

Les communistes porteront cette revendication lundi à Matignon, où leurs chefs de groupes parlementaires seront reçus dans le cadre des consultations du premier ministre sur la remise à plat de la fiscalité, même si Pierre Laurent dénonce une « méthode qui sent l'embrouille. Jean-Marc Ayrault fait un tour de consultations alors que ses services sont déjà en train d'écrire une réforme qui n'a rien à voir avec la demande sociale exprimée », indique-t-il.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 17:04

 

L’opposition ukrainienne réclame la démission du pouvoir

 

KIEV (Reuters) - L'opposition ukrainienne qui réclame la démission du président Viktor Ianoukovitch a mobilisé en nombre Dimanche Premier Décembre 2013 dans le centre de Kiev tout en prenant ses distances avec les fauteurs de troubles, redoutant une manipulation du pouvoir.

 

Quarante-huit heures après le refus du chef de l'état de signer un accord d'association avec l'Union Européenne, quelque trois cent cinquante mille manifestants pro-européens, galvanisés par les violences policières de la veille, ont convergé sur la place de l'indépendance, brandissant des drapeaux jaune et bleu aux couleurs de leur pays et de l'Union Européenne.

 

« Le gouvernement et le chef de l'état devraient démissionner », a déclaré Vitali Klitchko, ancien champion de boxe poids lourds qui s'est reconverti dans la vie politique.

 

« Ils ont volé notre rêve. Si ce gouvernement ne veut pas accomplir la volonté du peuple, alors ce gouvernement n'a plus de raison d'être, de même que ce président ! Il y aura un nouveau gouvernement et un nouveau chef de l'état », a-t-il ajouté devant une foule enthousiaste.

 

La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser de jeunes manifestants qui s'étaient rassemblés devant le palais présidentiel. Un petit groupe a utilisé un tracteur pour tenter de se frayer un passage au travers des barrages de sécurité protégeant les accès au palais.

 

Des partisans de l'opposant nationaliste Oleh Tyahniboh ont fait irruption dans l'Hôtel de ville de la capitale.

 

Mais les chefs de file de la contestation se sont démarqués de toute velléité d'action violente, dénonçant des manipulations du pouvoir de nature à justifier des mesures d'exception.

 

« Nous savons que le président veut proclamer l'état d'urgence dans le pays », a déclaré l'ancien ministre de l'Economie Arseny Yatsenyuk. Klitchko a demandé pour sa part à ses partisans de se tenir à l'écart du palais présidentiel où, dit-il, « Ianoukovitch prépare une provocation ».

 

« EN TANT QUE PARTENAIRE ÉGAL QUI DOIT ÊTRE RESPECTÉ »

 

Confronté à une mobilisation sans précédent depuis la révolution orange de la fin 2004 qui avait modifié les structures politiques du pays, Ianoukovitch a tenté de reprendre la main en promettant de tout faire pour accélérer le rapprochement avec l'Union Européenne mais sur une base d'égalité.

 

« Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir afin d'accélérer le processus de rapprochement de l'Ukraine et de l'Union Européenne », écrit le chef de l'Etat dans un texte diffusé par son service de presse.

 

Cette déclaration intervient le jour anniversaire du référendum de 1991 qui avait conduit à l'indépendance de l'Ukraine et à sa sortie de la fédération soviétique.

 

« L'Ukraine fait ses propres choix géo politiques », poursuit-il. « Nous sommes un peuple européen et le chemin que nous empruntons est déterminé historiquement. Mais ma conviction profonde est que notre gouvernement devrait entrer dans une association avec les nations européennes en tant que partenaire égal et qui doit être respecté ».

 

Ianoukovitch a fait savoir dans le même temps qu'il se rendrait à Moscou après sa visite programmée en Chine, du 3 au 6 décembre, pour discuter d'une nouvelle coopération économique.

 

Ce déplacement renforcera les craintes de ses opposants.

 

Eux ne croient pas à la version officielle de la volte-face de Kiev sur l'Europe, une pause stratégique visant à donner un peu d'air à l'économie ukrainienne, mais accusent le président de vouloir conclure un accord avec la Russie qui nuira à terme à la souveraineté nationale de l'Ukraine.

 

De son côté, alors que l'intervention très musclée des forces de l'ordre tôt samedi matin contre des manifestants qui occupaient la place de l'indépendance a été dénoncée par des responsables européens, le ministre de l'intérieur a prévenu que la police prendrait les mesures nécessaires en cas de troubles à l'ordre public.

 

« La police ne peut pas se permettre de ne pas réagir », a dit Vitali Zakhartchenko, cité par interfax. « Voulons-nous suivre la voie de la Libye ou de la Tunisie ? »

 

Dans la foule massée dimanche place de l'indépendance, un grand nombre de manifestants étaient encore sous le choc de l'intervention policière conduite avant l'aube samedi matin.

 

« Je veux que mes enfants vivent dans un pays où l'on ne moleste pas les jeunes gens », explique Andrey, trente trois ans, directeur d'une grande société qui refuse de donner son nom par crainte de représailles.

 

« Je veux que mes enfants vivent dans un état qui diffère de son passé soviétique », dit en écho Iryna Lukyanenko. « Après les événements de samedi, quand la manifestation a été brisée, je me suis dit que je devais venir aujourd'hui pour défendre nos droits », poursuit cette étudiante de dix neuf ans. « Nous ne parlons plus d'euro intégration, mais de nos droits », ajoute-t-elle.

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 16:35

 

http://www.demosphere.eu/rv/27199

 

Egalité des droits, justice pour tous

 

Marche pour l’égalité et contre le racisme, trente ans après

 

Samedi 7 Décembre 2013 à 14 heures à Paris devant l’Eglise Saint Bernard Métro La Chapelle ou Barbès Rochechouart

 

Le 3 décembre 1983, cent mille personnes manifestaient à Paris, concluant une marche partie de Marseille le 15 octobre. Décidée par un groupe de marcheurs issus des cités de la banlieue lyonnaise, cette marche pour l'égalité des droits et contre le racisme marqua l'émergence d'une nouvelle génération, celle des enfants d'immigrés. Elle fût organisée suite aux crimes racistes, aux violences policières, et à une campagne électorale marquée par la xénophobie et l'idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front National. Elle prolongeait, à sa manière, les luttes menées dans la décennie précédente par les travailleurs immigrés pour l'égalité des droits. Les « invisibles » devenaient des acteurs à part entière de la société française.

 

Notre marche ne s'est pas terminée le 3 décembre 1983. Nous n'avons jamais cessé de marcher et de lutter. Même si nous avons remporté des victoires ou obtenu quelques avancées, la situation des immigrés et de leurs descendants, dont beaucoup sont français, n'a cessé de se dégrader. Les habitants des quartiers populaires d'aujourd'hui sont confrontés à des situations plus dures qu'en 1983. Trente ans pour arriver à ce constat amer, les violences policières comme les crimes racistes n'ont pas cessé et restent impunis. Pire, un racisme d'état fait de lois, de pratiques et de discours nauséabonds s'est propagé d'en haut, la négrophobie et l'islamophobie se sont développées, prolongeant le racisme anti-arabe. La promesse du président de la république d'alors, celle du droit de vote pour les étrangers extra-communautaires n'a jamais été tenue. Aujourd'hui, après une décennie de pouvoir de droite avec tous ses excès et ses démagogies populistes, débats sur l'identité nationale et le « rôle positif » de la colonisation

 

Le nouveau gouvernement reste dans la ligne de tous ses prédécesseurs, restriction au droit d'asile, accentuation des discriminations dans tous les secteurs de la société, relégation des quartiers populaires et de leurs habitants, menaces de disparition des associations de terrain et de proximité, contrôles aux faciès, justice à deux vitesses, chasse aux sans papiers et aux roms, multiplication des expulsions. Et pendant ce temps, les chibanis, nos anciens, sont reclus et privés de leurs droits.

 

Trente ans se sont écoulés, après le formidable espoir soulevé par la marche de 1983. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons rien. Le message de la marche pour l'égalité des droits et contre le racisme, même s'il n'est pas enseigné comme il se doit à l'école, est plus que jamais d'actualité et nous voulons qu'il soit à nouveau entendu avec force. C'est pour cela que partout, dès maintenant, et du 15 octobre au 3 décembre 2013, nous proposons à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel de mettre en place des assemblées générales et des initiatives au niveau local, régional, national. Nous ne nous contenterons pas de crier notre colère contre les injustices et les inégalités. Nous proposerons à toute la société d'autres solutions, celles de l'égalité des droits pour en finir avec la république du mépris.

 

D'ores et déjà, nous appelons à participer aux différentes initiatives organisées en région par des collectifs et associations signataires de cet appel. Partout en France, des semaines pour l'égalité des droits et la justice pour toutes et tous sont organisées d'ici le 8 décembre. Faisons du 7 décembre, une journée de rassemblements et de manifestations.

 

Contre le racisme et pour l'égalité des droits, tous en marche, on arrive

 

Premiers signataires

 

Droit au Logement (DAL), Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (FASTI), Forum Social des Quartiers populaires (FSQP), Ligue des Droits de l'Homme (LDH), Mamans Toutes Égales (MTE), MRAP, Union Nationale des Sans Papiers (UNSP), Union Syndicale Solidaire, Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France(ATF), Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Union Juive Française pour la Paix(UJFP), Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT)

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 16:07

 

Le camp de réfugiés syriens qui ne dit pas son nom

 

ARSAL, Liban (Reuters) - Les tentes blanches siglées UNHCR (Haut-Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés) et battues par le vent sont installées à l'extérieur de la bourgade d'Arsal, dans la Bekaa libanaise, à la frontière de la Syrie en guerre.

 

Les enfants courent devant les latrines et les points d'eau.

 

Il s'agit, à ne pas s'y méprendre, d'un camp de réfugiés. Sauf que les autorités vous interdisent de l'appeler ainsi.

 

Le site d'Arsal abrite environ trois cent cinquante personnes qui ont fui les combats dans leur pays natal, c'est, en fait, le premier terrain officiellement géré au Liban par l’ONU pour syriens déplacés qui comporte eau courante, WC et autres aménagements.

 

Mais pour ménager l'extrême susceptibilité au Liban sur le sujet des réfugiés, les autorités font tout ce qu'elles peuvent pour minimiser l'idée selon laquelle Arsal serait un site établi pour des résidents de longue durée.

 

« Ce n'est pas un camp, c'est un site de transit temporaire », insiste un travailleur humanitaire faisant visiter le camp Vendredi 29 Novembre 2013 à un groupe de journalistes.

 

Les états limitrophes de la Syrie redoutent le nombre accru de syriens qui quittent leur pays pour s'installer chez eux, alors que ces pays manquent de ressources et craignent des tensions avec les autochtones.

 

Les libanais ont, il est vrai, des raisons bien particulières de s'inquiéter, eux qui ont accueilli pendant des décennies des milliers de palestiniens venus en 1948 après la nakba (la catastrophe) consécutive à la création de l'état d'Israël.

 

Bon nombre de ces réfugiés ont participé à la guerre civile qui a ravagé le Liban pendant quinze ans et, en 2007, l'armée libanaise a dû intervenir pour séparer combattants sunnites et chiites retranchés dans un camp de réfugiés palestiniens.

 

La guerre civile, de 1975 à 1990, a exacerbé et approfondi la méfiance entre les communautés, sunnites, chiites, druzes et maronites, qui composent le patchwork politique, démographique et confessionnel libanais.

 

Aujourd'hui, certains responsables libanais n'hésitent pas à imputer une montée de la criminalité à la présence des déplacés syriens.

 

À QUAND LE FEU VERT?

 

« Notre système politique est confessionnel, d'où la méfiance à l'idée même d'évaluer la viabilité de camps », explique Makram Malaeb, qui dirige la cellule de réponse à la crise syrienne au ministère libanais des affaires sociales.

 

« La question de la sécurité se pose également, ce sont des endroits où les activistes peuvent vivre ».

 

Le Liban a déjà été le théâtre d'affrontements armés entre partisans et adversaires des belligérants syriens. Les responsables craignent que les rebelles transforment les camps de réfugiés en camps de recrutement et d'entraînement, entraînant un peu plus le pays dans la spirale du conflit.

 

Jusqu'à la construction du camp d'Arsal, les réfugiés syriens s'étaient installés dans des bâtiments inachevés, chez des amis ou dans des tentes et des abris de fortune.

 

Le nouveau site de transit est un luxe en comparaison. Le terrain a été aplani, les tentes sont uniformes et ceux qui y vivent affirment avoir l'eau courante et bénéficier d'une nourriture correcte. Les toilettes en dur sont même équipées de brosses de nettoyage.

 

« Nous continuons à respecter la politique dite du non camp mais ceci est une exception », explique Makram Malaeb. Les réfugiés devraient être accueillis dans de nouveaux logements au Liban dans un délai de deux semaines après leur arrivée, dit-il.

 

Mais il n'existe pas de date-butoir stricte et les réfugiés avec lesquels Reuters a pu s'entretenir disent n'avoir aucunement l'intention de décamper.

 

Obeida al Zahouri, un adolescent de quinze ans, affirme être arrivé il y a deux semaines avec cinq membres de sa famille après le bombardement de leur ville syrienne de Yabroud. « Nous ne savons pas ce que nous allons faire. Il y a soixante dix familles dans le camp et personne ne bouge », dit-il en se protégeant du froid sous une épaisse veste en cuir.

 

Ninnette Kelley, déléguée du HCR au pays du cèdre, explique que l'agence onusienne a identifié des terrains et dégagé des fonds pour dix sept projets de sites similaires dans le pays.

 

« Le problème n'est pas de savoir si le HCR est prêt ou non. La question est de savoir quand le gouvernement donnera le feu vert », souligne-t-elle.

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 20:17

 

http://www.marxists.org/francais/monatte/works/1914/12/monatte_19141200.htm

 

http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/11/09/pierre-monatte-lettre-de-demission-au-comite-confederal-de-la-c-g-t-decembre-1914

 

Lettre de démission au comité confédéral de la CGT

 

Par Pierre Monatte

 

Décembre 1914

 

Après le vote émis dans sa séance du 6 décembre par le comité confédéral, je considère comme un devoir de renoncer au mandat que vous m'aviez confié.

 

Voici les raisons qui ont dicté ma détermination, au cours de ces cinq derniers mois, c'est avec stupeur, avec douleur, que j'avais vu le comité confédéral enregistrer purement et simplement l'acceptation par son secrétaire général d'une mission officielle de commissaire de la nation.

 

Quelques semaines plus tard, la commission confédérale envoyée à Bordeaux consentir à faire une tournée de conférences pour le compte du gouvernement.

 

Des militants syndicalistes, des fonctionnaires d'organisations, tenir un langage digne de purs nationalistes. Aujourd'hui, le comité confédéral vient de refuser sa sympathie aux efforts tentés eu vue de la paix par les socialistes des pays neutres.

 

Pour le comité confédéral, parler en ce moment de paix constituerait une faute, presque une trahison, une sorte de complicité dans une manœuvre allemande, tout comme pour Le Temps et pour le gouvernement. Dans ces conditions, il m'est impossible de rester plus longtemps dans son sein, car je crois, au contraire, que parler de paix est le devoir qui incombe, en ces heures tragiques, aux organisations ouvrières conscientes de leur rôle.

 

Le 22 novembre 1914, le secrétaire confédéral donnait connaissance au comité d'une invitation à la conférence des socialistes des pays neutres organisée à Copenhague, pour les 6 et 7 décembre par les partis socialistes scandinaves.

 

M'opposant au passage à l'ordre du jour, je faisais la proposition suivante, que la CGT répondit en assurant les socialistes scandinaves que, s'il nous était impossible d'envoyer un délégué, nous suivrions cependant leurs efforts en faveur de la paix avec la plus grande sympathie et que nous faisions des vœux pour le succès de Copenhague. A la séance du 29 novembre, la fédération des métaux déposait une résolution motivée, inspirée du même esprit, à laquelle je me ralliai avec empressement.

 

Comment et par qui elle fut combattue ? Par quels arguments ?

 

Il serait trop long de le dire ici, mais les procès-verbaux du comité confédéral du 22 novembre, 29 novembre et 6 décembre vous fixeront sans doute un jour prochain.

 

Le 6 décembre, le comité confédéral se trouvait devant trois propositions, une première, de la fédération du bâtiment, tendant à ne faire aucune réponse, une seconde, de Luquet, comportant des restrictions importantes et l'accord de la CGT et du parti sur un texte commun de réponse et enfin celle des métaux. Le comité se prononça d'abord sur la proposition à caractère préjudiciel du bâtiment, l'adoptant par vingt deux voix contre vingt et deux abstentions. Il est hors de doute que la proposition des métaux aurait été écrasée, le 6 décembre, par une forte majorité.

 

Ainsi, une nouvelle fois, des appels socialistes en faveur de la paix n'auront trouvé aucun écho dans les organisations centrales françaises, ni dans la presse ouvrière de ce pays, celle-ci allant même jusqu'à refuser de les reproduire. Appels et initiatives conformes cependant à la résolution des congrès socialistes internationaux de Stuttgart, de Copenhague et de Bâle, qui déclare « qu’au cas où la guerre éclaterait néanmoins, c’est le devoir des classes ouvrières de s’entremettre pour faire cesser promptement et d’utiliser de toutes leurs forces la crise économique et politique créée par la guerre pour agiter les couches les plus profondes et précipiter la chute de la domination capitaliste ».

 

Ce devoir, Keir Hardie et l’Independent Labour Party, en Angleterre, se sont efforcés, dès le premier jour, de le remplir, ainsi que les deux partis socialistes russes, de même que les socialistes italiens et suisses dans leur conférence de Lugano et le parti socialiste américain par son initiative d'un congrès socialiste international extraordinaire.

 

C'est le devoir que vient de remplir Karl Liebknecht et avec lui une minorité du parti socialiste allemand par sa protestation au Reichstag, le 2 décembre, « une paix rapide qui n’humilie personne, pour une paix sans conquêtes, voilà ce qu’il faut exiger. Tous les efforts dirigés dans ce sens doivent être bien accueillis. Seule, l’affirmation de cette volonté, dans tous les pays belligérants, pourra arrêter le sanglant massacre avant l’épuisement complet de tous les peuples intéressés. Seule, une paix basée sur la solidarité internationale de la classe ouvrière et sur la liberté de tous les peuples peut être une paix durable. C’est dans ce sens que les prolétariats de tous les pays doivent fournir, même au cours de cette guerre, un effort socialiste pour la paix ».   

 

Il est incompréhensible, dans une certaine mesure, que les masses du peuple, trompées et excitées journellement par la presse, par toute la presse, aient accepté comme articles de foi toutes les déclarations gouvernementales. Mais que les militants du syndicalisme n'aient pas montré plus de plus de clairvoyance, qu'ils n'aient pas apporté plus de sens critique à l'examen des allégations gouvernementales, qu'ils se soient laissé gagner par la fièvre de la vanité nationale, qu'ils aient perdu le souvenir des principes qui guidaient jusqu'à maintenant leur action, voilà le plus attristant spectacle.

 

Quand Poincaré, il y aura deux ans le mois prochain, monta à la présidence de la république, certains d'entre nous se dirent que « nous aurons la guerre avant la fin de son septennat ».

 

Nous l'avons eue moins de deux ans après. Cette guerre prévue, redoutée par nous, cette guerre voulue, préparée par nos politiciens de l'esprit national, c'est elle que la majorité du comité confédéral envisage maintenant comme une guerre de libération pour l'Europe, comme une guerre capable de porter la liberté et la république à l'Allemagne et de ruiner le militarisme universel.

 

Quelle illusion !

 

Cette guerre, dont l'attentat de Sarajevo ne fut que le prétexte, a ses sources réelles dans le duel économique anglo-allemand et dans la rivalité germano-slave.

 

L'alliance russe, déjà la honte de la république française, a précipité notre pays dans le gouffre. L'alliance russe et les ambitions marocaines de nos coloniaux.

 

Le kaiser n'a fait qu'avancer l'heure de la conflagration européenne. Sa responsabilité en est plus lourde que celle d'aucun gouvernement, mais celle des gouvernements français, russe et anglais n'est pas légère.

 

Encore n'est-il pas établi que le gouvernement français ait tout fait pour sauvegarder la paix dans la dernière semaine de juillet. Nul ne doute que la diplomatie secrète - aux méfaits tant de fois dénoncés - ait joué un rôle considérable dans la déclaration de la guerre.

 

Les travailleurs conscients des nations belligérantes ne peuvent accepter dans cette guerre la moindre responsabilité, elle pèse, entière, sur les épaules des dirigeants de leurs pays. Et loin d'y découvrir des raisons de se rapprocher d'eux, ils ne peuvent qu'y retremper leur haine du capitalisme et des états. Il faut aujourd'hui, il faudrait plus que jamais conserver jalousement notre indépendance, tenir résolument aux conceptions qui sont nos nôtres, qui sont notre raison d'être.

 

Si on les croit fausses, qu'on le dise !

 

Alors seulement on aura le droit de faire du nationalisme sous toutes ses formes, nationalisme politique et nationalisme économique. Mais je crains fort que nos organisations centrales, en France comme en Allemagne, CGT comme Parti Socialiste, Union Syndicale Internationale comme Internationale Socialiste, n'aient signé leur faillite.

 

Elles venaient de se révéler trop faibles pour empêcher la guerre, après tant d'années de propagande organisatrice. Mais on pouvait encore se dire que la faute en incombait peut-être aux masses restées à l'écart et qui n'avaient pas compris les devoirs de l'internationalisme. Cette dernière lueur d'espoir vacille sous les paroles des militants d'un pays à l'autre. C'est au centre que le feu, c'est-à-dire la foi, a manqué.

 

Si l'humanité doit connaître un jour la paix et la liberté, au sein des Etats Unis du monde, seul un socialisme plus réel et plus ardent, surgissant des désillusions présentes, trempé dans les fleuves de sang d'aujourd'hui, peut l'y mener. Ce n'est pas, en tout cas, les armées des alliés, non plus que les vieilles organisations déshonorées qui le peuvent. C'est parce que je crois, chers camarades du Gard et du Rhône que la CGT s'est déshonorée par son vote du 6 décembre, que je renonce, non sans tristesse, au mandat que vous m'aviez confié.

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 19:53

 

Des milliers de manifestants pour une collectivité basque

 

BORDEAUX (Reuters) - Quelque trois mille cinq cent personnes ont manifesté Samedi 30 Novembre 2013 à Mauléon dans les Pyrénées Atlantiques pour obtenir une collectivité territoriale spécifique pour le pays basque, ont annoncé les organisateurs.

 

La manifestation a été organisée par l'association Batera, qui milite pour la reconnaissance institutionnelle du pays basque nord, demandée par une majorité de la population locale et d'élus de tout bord depuis des années.

 

Cette revendication a évolué au fil des années, de l'autonomie au département, en passant par un cadre institutionnel spécifique. Le conseil des élus, la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne, le conseil de développement du pays basque et de nombreux acteurs locaux se sont ralliés à cette revendication.

 

« La manifestation d'aujourd'hui est une manifestation de colère face au mépris du gouvernement français qui refuse de donner au pays basque une collectivité territoriale spécifique que la loi française permet », a déclaré à Reuters Menane Oxandabaratz, coordinatrice de Batera.

 

Les manifestants ont défilé derrière des danseurs traditionnels au bruit des « makilas », un bâton de marche traditionnel frappés contre le sol, a-t-elle précisé.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 19:43

 

Flambée de violences confessionnelles au Nord Liban

 

TRIPOLI, Liban (Reuters) - Des affrontements entre partisans du régime et des insurgés syriens ont fait six morts et trente sept blessés, dont neuf militaires, samedi à Tripoli, dans le nord du Liban, près de la frontière syrienne, a-t-on appris auprès des services de sécurité libanais.

 

Les heurts ont opposé des habitants du quartier sunnite de Bab al Tabbaneh, gagnés à la cause des rebelles syriens, et du quartier alaouite de Jebel Mohsen, qui défend le pouvoir de Bachar al Assad, membre lui aussi de cette branche de l'islam chiite.

 

D'après un responsable de la sécurité libanaise, les quatre morts de samedi, parmi lesquels un adolescent, un syrien et un palestinien, étaient des résidents de Bab al-Tabbaneh.

 

Tripoli se trouve à trente kilomètres de la frontière syrienne.

 

Ses divisions confessionnelles sont le reflet des tensions croissantes au Liban du fait de la guerre civile en Syrie.

 

En août, l'explosion de deux voitures piégées devant des mosquées sunnites y a fait quarante deux morts et plusieurs centaines de blessés.

 

Depuis le début de l'année, les affrontements entre partisans de Bab al-Tabbaneh et Jebel Mohsen ont fait des dizaines de morts.

 

Les heurts de samedi ont éclaté malgré le déploiement de soldats libanais à la suite d'informations faisant état de la mort de plusieurs libanais de confession alaouite.

 

Par ailleurs, l'armée libanaise a annoncé avoir désamorcé vendredi dans la vallée de la Bekaa trois roquettes Grad de cent sept millimètres non loin de la localité d'al Qaa, près de la frontière syrienne. Les engins étaient prêts à être lancés lorsque les soldats sont intervenus

 

Des partisans présumés de l'insurrection anti-Assad ont tiré ces derniers temps plusieurs roquettes à partir de ce secteur en représailles à la présence de combattants chiites libanais du Hezbollah aux côtés des forces du président Bachar al Assad.

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:27

 

http://www.lariposte.com/Tous-a-la-manifestation-du-Front.html

 

Tous à la manifestation du Front De Gauche Dimanche Premier Décembre 2013 à 13 heures 30 Place d’Italie à Paris

La Riposte appelle à participer à la manifestation « pour la révolution fiscale » organisée par le Front De Gauche, Dimanche Premier Décembre 2013, à Paris.

En manifestant contre l’injustice fiscale, nous savons que ce n’est qu’un aspect parmi bien d’autres de l’injustice sociale flagrante qui règne dans ce pays. Des fermetures d’entreprise et des suppressions d’emploi sont annoncées presque quotidiennement. Le nombre de demandeurs d’emploi se situe entre cinq et six millions de personnes, et ne cesse d’augmenter. Pour ceux qui ont encore un emploi, les conditions de travail et les rémunérations se dégradent.

Ce sont toujours les petits qui remplissent les coffres des grands, et les dernières mesures fiscales de ce gouvernement prétendument « socialiste » vont dans ce même sens. Concrètement, un nouveau cadeau fiscal, d’une valeur de vingt milliards d’euros, sera fait aux plus grands groupes capitalistes, sans qu’ils en aient besoin. Et comment savoir à quoi cet argent servira ?

Et d’où viendra cet argent ? Dix milliards seront amputés aux dépenses publiques, ce qui veut dire une nouvelle détérioration des services publics, quand ils ne sont pas purement et simplement supprimés. Sept milliards viendront d’une hausse de la TVA, amputant directement le pouvoir d’achat, déjà en baisse, des salariés. C’est une somme qui équivaut à cent euros par personne en moyenne, et donc pour un couple avec deux enfants, quatre cent euros de revenus en moins sur l’année ! Enfin, les trois milliards d’euros qui devaient provenir de « l’écotaxe », actuellement suspendue, restent à trouver.

Concernant « l’écotaxe », n’est-ce pas tout simplement une taxe de plus, sous prétexte de considérations écologiques ? S’il faut encourager l’utilisation des transports publics, qu’on arrête d’en augmenter les tarifs ! S’il faut encourager le fret ferroviaire, qu’on cesse de le démanteler et de le privatiser !

Marchons donc pour contester les mesures iniques du gouvernement. Mais ne perdons pas de vue le problème de fond. Dans une société soumise à la loi du profit, la « justice fiscale » est une chimère. Taxer les profits est une bonne chose, mais tant que les capitalistes conserveront le contrôle des grands groupes bancaires, industriels et commerciaux, ils nous tiendront par la gorge.

Ils ne s’intéressent qu’au profit. « Taxer nos profits », disent-ils, « et nous fermerons encore plus d’entreprises, nous supprimerons encore plus d’emplois ».

Pour sortir de ce chantage permanent, il faut des mesures décisives pour briser l’emprise capitaliste sur l’économie et la société. Tous les grands groupes devraient être nationalisés, sans indemnité pour les grands actionnaires, placés sous le contrôle démocratique des travailleurs et intégrés dans une planification rationnelle et démocratique de l’ensemble des ressources économiques, tournée vers la satisfaction des besoins de tous. 

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