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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:45

 

Tout n’était pas approprié dans la visite de Rohani, dit Khameneï

 

DUBAÏ (Reuters) - Le guide suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a dit soutenir les efforts diplomatiques menés par le président iranien lors de l'assemblée générale de l'ONU la semaine passée mais a jugé que tout n'avait pas été « approprié ».

 

Hassan Rohani, un religieux modéré qui a conduit une offensive de charme lors de la réunion à New York, s'est entretenu au téléphone avec Barack Obama à cette occasion.

 

Il s'agissait du premier contact au niveau présidentiel entre les Etats Unis et l'Iran depuis la révolution de 1979.

 

« Nous soutenons les initiatives diplomatiques du gouvernement et nous accordons de l'importance à ces efforts diplomatiques. Nous soutenons ce qui s'est passé lors de ce dernier voyage », a dit Khamenei lors d'un discours cité par l'agence de presse Irna, samedi.

 

« Bien sûr, de notre point de vue, certaines choses qui se sont passées à New York n'étaient pas appropriées », a-t-il ajouté.

 

C'était la première fois que le guide suprême s'exprimait sur le déplacement Rohani et sur la conversation téléphonique avec Barack Obama qui était venue conclure une semaine au cours de laquelle le président iranien a fait tout son possible pour assouplir l'isolement diplomatique de son pays.

 

Pour Ali Khamenei, les Etats-Unis demeurent un partenaire auquel on ne peut pas faire confiance dans les négociations.

 

L'élection en juin du modéré Rohani avait ranimé l'espoir d'un réchauffement des relations entre Téhéran et les occidentaux qui demeurent tendues en raison du contentieux sur le programme nucléaire iranien.

 

En ce domaine stratégique, c'est Ali Khamenei qui dispose de la décision finale.

 

« Nous sommes optimistes concernant le personnel diplomatique de notre gouvernement, mais nous sommes pessimistes à propos des américains », a dit Khamenei. « On ne peut pas faire confiance au gouvernement américain qui ne respecte pas ses promesses ».

 

A son retour à Téhéran la semaine passée, Rohani a expliqué avoir suivi les consignes établies par Khamenei avant cette visite à New York.

 

Mohammad Ali Jafari, commandant en chef du puissant Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI), a estimé pour sa part que Rohani aurait dû décliner la conversation téléphonique avec Barack Obama. 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:08

 

http://www.leaders.com.tn/article/ennahdha-accepte-la-feuille-de-route-du-quartet-et-la-demission-du-gouvernement?id=12327

 

Al Nahda accepte la feuille de route du Quartet et la démission du gouvernement

 

Samedi 28 Septembre 2013

 

Al Nahda a accepté le plan sans condition pour sortir le pays de la crise politique » a indiqué Lotfi Zitoun. Cette acceptation vaut ainsi pour la démission du gouvernement d’Ali Laarayedh à l’issue des négociations qui doivent démarrer au début de la semaine prochaine.

 

« Le dialogue s'ouvrira lundi ou mardi », ajouté Zitoun dans une déclaration à Reuters.

 

L’assouplissement significatif d’al Nahda intervient à l’issue d’une longue rencontre qui a réuni vendredi le chef du parti islamiste Rached Ghannouchi et le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abbassi, en présence du président de l’Assemblée Nationale Constituante et leader d’Ettakatol , Mustapha Ben Jaafar.

 

C’est au cours de cette rencontre que Ghannouchi aurait signé l’accord de son parti sur l’initiative du Quartet et sa feuille de route.

 

Un communiqué publié samedi par l’UGTT, l’UTICA, la LTDH et l’Ordre des Avocats, a confirmé « la réception d’une notification claire de l’acception du mouvement al Nahdha de l’initiative du Quartet et de la mise en œuvre de son contenu ». Tout en exprimant sa satisfaction pour cette avancée accomplie, le Quartet a invité l’ensemble des parties concernées à entamer les consultations nécessaires en vue de fixer la date de démarrage du dialogue national en œuvrant à ce que cela soit au cours de la semaine prochaine ».

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 14:35

 

http://www.carre-rouge.org/spip.php?article537

http://www.culture.revolution.free.fr/lettres/Lettre_152_25-09-2013.html

 

Une marée nauséabonde et dangereuse monte en Europe

 

Mardi Premier Octobre 2013

 

Par Samuel Holder

 

Voilà comment débute le « journal de notre bord » daté du 25 septembre 2013 posté sur le site Culture et Révolution et signé Samuel Holder. En Grèce, l’assassinat de Pavlos Fyssas, chanteur de hip-hop antifasciste par un membre du parti néo-nazi Aube Dorée a mis le pays en état de choc. Jusque-là, Aube Dorée a bénéficié de la tolérance active de la police et d’une quasi-impunité. Après ce meurtre qui a suscité des manifestations de colère massives dans tout le pays, les autorités grecques ont adopté un changement de ton spectaculaire, procédé à la démission et suspension de cadres de la police grecque et à l’arrestation des dirigeants et députés du parti néo-nazi. En Grèce, Aube Dorée s’est développé sur fond de crise sociale, économique et humanitaire dévastatrice, dans un pays laminé par quatre années de « stratégie du choc », sous la houlette de l’Union Européenne du FMI et des gouvernements grecs successifs.

 

Une marée nauséabonde et dangereuse monte en Europe.

 

Les tendances chauvines, xénophobes, racistes, anti-démocratiques progressent et prennent déjà la forme d’agressions physiques et d’assassinats comme celui du rappeur anti fasciste Pavlos Fyssas qui a été commis en Grèce le 18 septembre dernier par un membre du parti néo-nazi Aube Dorée. En fait, plusieurs dizaines d’immigrés ont été agressés et assassinés depuis deux ans par les gens d’Aube Dorée, avec la complicité active de la police dont bien des individus, y compris au sommet de la hiérarchie, font partie. Les mêmes néo-nazis ont osé poursuivre en justice pour « diffamation », Savas Mikhail, un intellectuel juif marxiste révolutionnaire, en le dénonçant comme « un agent de la conspiration juive mondiale contre la nation grecque, pour provoquer une guerre civile et établir un régime judéo-bolchévique ». A la suite de nombreuses protestations, y compris à l’échelle internationale, les néo-nazis ont été déboutés. Mais depuis, ils ont assassiné Pavlos Fyssas et agressé gravement une trentaine de militants syndicalistes communistes.

 

Avant de passer au cas de la France, il faut relever que la Grèce est un pays en situation d’explosion sociale quasi permanente depuis décembre 2008, avec des grèves fréquentes et des manifestations massives. La lutte de classe bat son plein en Grèce mais pas dans des formes faisant pour l’instant obstacle à la progression de l’extrême droite qui est sortie du néant ces dernières années et a obtenu près de sept pour cent des voix en 2012, avec dix huit députés au parlement, et est créditée de treize pour cent dans les sondages. Réfléchir sur cette évolution inquiétante dans plusieurs pays européens dont la France n’a rien d’agréable. D’autant plus que les lignes qui suivent ne vont évidemment pas indiquer un chemin assuré, une voie convaincante pour écarter le danger de l’extrême droite et d’une résurgence du fascisme en ce vingt et unième siècle.

 

On voit bien qu’ici la xénophobie traverse la société de part en part. L’exemple est donné d’en haut, au niveau gouvernemental, comme sous Sarkozy. Manuel Valls fait du copiage et du collage en plagiant ses prédécesseurs Hortefeux et Guéant. Son ami le criminologue Bauer (également ami de Sarkozy) le conseille et l’encourage. Toute une série de petits ou grands politiciens « socialistes » qui craignent de perdre leur poste aux prochaines élections applaudissent à deux mains ses sorties contre les roms.

 

Disons clairement que le Parti Socialiste est bien parti pour aller sur le terrain du Front National mais que cela ne le sauvera pas de la déroute, ni aux municipales, ni aux européennes. Mais on sait déjà que même en poursuivant la même politique réactionnaire que Sarkozy et même en l’intensifiant pour consolider les positions et profits du grand patronat, le gouvernement nous fera le chantage au danger du Front National alors qu’il aura tout fait pour lui donner des ailes. Au point qu’il n’est pas déraisonnable d’envisager qu’à ce rythme, aux prochaines élections présidentielles, Marine Le Pen sera présente au deuxième tour à un tout autre niveau que son père face à Chirac. Car tandis que Valls fait la chasse aux roms et aux sans-papiers avec l’aval de Hollande, l’UMP se fissure et ses chefs poursuivent leur dérive vers l’extrême droite.

 

Il ne faut pas jouer les Cassandre, certes. Mais il ne faut pas non plus pratiquer la politique de l’autruche, pour ultérieurement pousser des cris de surprise et d’épouvante devant les scores du Front National. Cela impose d’engager une réflexion de fond sur tous ces phénomènes pour mobiliser les moyens adéquats pour les contrer. Les ressentiments, le mal vivre, les indignations cherchent une expression et se réfugient sur ce qu’il y a de pire, le repli sur l’hexagone, la nation, l’état, la France, les gens de « souche » qui ne seraient pas comme ceux d’ailleurs. Il faut déjà contrer partout et en particulier au sein de la sphère intellectuelle et politique se disant de gauche, toutes les argumentations protectionnistes, souverainistes, étatistes et nationalistes qui préparent le terrain à une régression sans frein vers un régime policier, raciste, anti-démocratique.

 

Bien des ressentiments se fabriquent sur le lieu de travail qui est de plus en plus un lieu infernal, un lieu d’évaluation chiffrée des individus et de dévaluation de leurs qualités humaines, d’humiliation, de chantage et de concurrence et, de plus en plus rarement et laborieusement, un lieu de solidarité et de lutte collective. Celles et ceux qui ne s’accommodent pas de ce lieu infernal qu’est celui du travail pour le capital, sont promis à un lieu encore plus détestable et anéantissant, le chômage. Et c’est pourquoi le lieu de travail est aussi un lieu stratégique où les aigreurs et les préjugés peuvent être défaits ou du moins mis à distance pour réactiver le goût de la lutte collective et de l’expression par chacun de ce qu’il a de plus généreux et inventif en lui pour ouvrir un autre avenir.

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 14:14

 

Quatre morts en Egypte où les frères musulmans se remobilisent

 

LE CAIRE (Reuters) - Au moins quatre personnes ont été tuées vendredi en Egypte dans des affrontements entre forces de l'ordre et partisans des frères musulmans, à nouveau mobilisés contre l'armée qui a déposé le président Mohamed Morsi début juillet.

 

Les manifestations étaient d'une ampleur sans précédent depuis le 14 août, date à laquelle deux campements des pro-Morsi ont été violemment démantelés au Caire.

 

Vendredi, dans la capitale, plusieurs cortèges se sont formés et des heurts ont été signalés en divers points. Un véhicule militaire a tiré à balles réelles en direction des manifestants qui avaient un peu plus tôt été délogés à coups de gaz lacrymogènes de la place Tahrir, a constaté un correspondant de Reuters sur place.

 

Quatre personnes ont été tuées au cours d'affrontements dans deux quartiers du Caire, a annoncé un porte-parole du ministère de l'intérieur, cité par le journal officiel al Ahram. Les quatre victimes étaient des sympathisants des frères musulmans, ont précisé des sources sécuritaires.

 

Le général Saïed Chafik, vice-ministre de l'intérieur chargé de la sécurité publique, a en revanche démenti la mort de manifestants à Assiout. Des sources médicales avaient auparavant fait état de quatre victimes dans cette ville de Moyenne-Egypte, sans préciser leur identité.

 

Au Caire, les milliers de manifestants ont tenté de marcher en direction du palais présidentiel mais ont été refoulés par les forces de police.

 

Les partisans des frères musulmans ont également pris la direction de la place Rabaa al Adaouia, dans les faubourgs du Caire, d'où ils avaient été délogés par la force en août.

 

Les manifestants agitaient des drapeaux égyptiens et scandaient des slogans hostiles au général Abdel Fattah al Sissi, chef d'état-major de l'armée.

 

HEURTS AUSSI À ALEXANDRIE

 

Les autorités égyptiennes, qui avaient averti qu'elles ne toléreraient aucun nouveau sit-in, ont dépêché l'armée et la police en renfort sur les lieux.

 

La place Rabaa al Adaouia était cet été le principal campement des manifestants pro-Morsi, qui souhaitaient le rétablissement du président issu des Frères musulmans et premier président égyptien démocratiquement élu.

 

Ils en avaient été délogés le 14 août au terme d'une journée sanglante. Un autre sit-in, moins important, sur la place al Nahda, à Gizeh, avait été évacué le même jour. Des centaines de personnes avaient trouvé la mort dans ces opérations. Des heurts ont été signalés dans plusieurs autres villes d'Egypte, dont Alexandrie et deux villes du delta du Nil, entre les forces de sécurité et les partisans du président islamiste Mohamed Morsi, déposé par l'armée le 3 juillet.

 

La répression en cours contre les frères musulmans est l'une des plus violentes subies par la confrérie depuis sa création il y a quatre vingt cinq ans. Des centaines de ses partisans ont été tués par les forces de l'ordre et nombre de ses dirigeants sont en prison.

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 17:27

 

http://www.zamanfrance.fr/article/pas-vers-reconciliation-nationale-5382.html

 

Un pas vers la réconciliation nationale

 

Par Emre Demir

 

Mercredi 2 Octobre 2013

 

Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a annoncé une longue série de réformes historiques pour la réconciliation des différentes couches de la société turque. Parmi toutes ces mesures, la presse internationale a mis en avant l’abolition de l’interdiction du voile dans la fonction publique. Dans une société où soixante six pour cent des femmes sont voilées, cette interdiction était un problème majeur par rapport à l’accès au travail. Or, selon un sondage réalisé en septembre 2013, soixante quatre pour cent des turcs, y compris une partie de l’électorat du parti kémaliste CHP, soutiennent l’abolition de l’interdiction du port du voile dans la fonction publique. Mais les deux grandes mesures de ce paquet de réformes restent l’enseignement en kurde dans les écoles privées et l’abaissement du seuil électoral.

 

La réforme du seuil électoral va permettre la pluralisation de la scène politique.

 

L’enseignement en kurde dans les écoles publiques reste une réforme a réaliser. Mais en considérant que la langue kurde était totalement interdite en Turquie jusqu’en 1991, il faut avouer que des progrès ont été faits ces dernières années avec l’autorisation du kurde dans les médias et dans l’enseignement privé, ainsi que l’ouverture d’une chaîne de télévision et d’une licence en littérature kurde. La création d’un institut de la culture rom pour favoriser l’intégration des roms de Turquie est aussi une réforme importante alors qu’en France on discute de renvoyer cette population en Roumanie.

 

Par contre, les alévis sont les grands oubliés de ce paquet démocratique. La reconnaissance des cemevi par l’état est indispensable, même si le vice premier ministre Bekir Bozdag a annoncé prochainement des mesures pour les alevis. La réouverture du séminaire grec orthodoxe d’Halki, fermé depuis 1971 reste un défi majeur pour le gouvernement turc car il n’existe presque aucune opposition à cette mesure, à l'exception d’une minorité ultra laïciste.

 

L'AKP est certainement un acteur majeur de la démocratisation en Turquie, mais la principale force motrice à cet égard est la société turque. Car toutes les avancées démocratiques depuis le dix neuvième siècle étaient liées aux dynamiques internationales.

 

Le CHP, en 1950, a accepté de passer au multi partisme pour entrer à l'OTAN. Les réformes de l'AKP depuis onze ans sont les conséquences d’un processus d'entrée dans l'UE. Ainsi, c'est bien la première fois que des réformes sont annoncées pour répondre à un besoin de réconciliation de la société turque, et sans pression extérieure. Victimes d’une polarisation forte, toutes les couches de la société turque, conservateurs, kurdes, alevis, aspirent à vivre dans un pays plus libre.

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 17:14

 

Recours néerlandais contre la Russie pour Greenpeace

 

AMSTERDAM (Reuters) - Les Pays Bas ont lancé vendredi une procédure d'arbitrage contre la Russie pour faire libérer les militants de Greenpeace arrêtés mi-septembre pour avoir participé à une action sur une plate-forme pétrolière russe.

 

Deux néerlandais figurent parmi les trente militants qui se trouvaient à bord de l'Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace enregistré aux Pays-Bas, pour participer à une action sur la plate-forme pétrolière « Prirazlomnaïa » du géant russe Gazprom dans l'océan Arctique.

 

Le navire a été arraisonné par les autorités russes à la mi-septembre. Tous les militants ont été inculpés d'actes de piraterie, a-t-on appris jeudi. Ils encourent quinze ans de prison.

 

Les autorités russes se sont refusées à tout commentaire.

 

« Les Pays-Bas ont entamé aujourd'hui une procédure d'arbitrage sur la base de la convention du droit de la mer », écrit Frans Timmermans, ministre néerlandais des affaires étrangères, dans une lettre adressée au parlement.

 

Si la procédure d'arbitrage ne permet pas la libération des militants de Greenpeace, le gouvernement néerlandais pourrait « demander au tribunal du droit de la mer des mesures temporaires pour la libération du navire et de ses passagers », poursuit le ministre des affaires étrangères.

 

La convention de l’ONU sur le droit de la mer, signée à la fin de l'année 1982, est entrée en vigueur en 1994. Elle prévoit que l'arbitrage constitue le mode de règlement par défaut des différends.

 

Le tribunal du droit de la mer, dont le siège est à Hambourg, en Allemagne, est entré en fonction en 1996 pour régler les différends maritimes entre états.

 

A Paris, le directeur exécutif de Greenpeace France a adressé vendredi un courrier à François Hollande « afin de lui demander solennellement d'intervenir en faveur de la libération des militants de Greenpeace détenus en Russie et notamment Francesco Pisanu, ressortissant français incarcéré à Mourmansk ».

 

Jean-François Julliard attend du chef de l'état français qu'il s'entretienne avec l'ambassadeur de Russie en France, qu'il « exprime son inquiétude au président Vladimir Poutine et qu'il affirme publiquement que les activités de protestation non violentes ne sauraient être considérées comme des actes de piraterie ».

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 13:40

 

Négociations autour du cas des migrants syriens de Calais

 

CALAIS, Pas-de-Calais (Reuters) - Le préfet du Pas-de-Calais a offert vendredi de régulariser la situation des migrants, en majorité syriens, présents sur le port de Calais dans l'espoir d'être autorisés à entrer au Royaume-Uni, après avoir annoncé leur évacuation.

 

L'opération a été arrêtée lorsque des migrants ont menacé devant les CRS de se jeter dans le vide du haut de bâtiments portuaires, dont ils occupent une passerelle depuis mercredi.

 

« Ils sont dans une situation d'impasse, nous pouvons leur donner un statut, faire une demande d'asile » politique, a déclaré le préfet, Denis Robin. « Leur demande d'accéder en Grande Bretagne ne dépend pas de moi, ce que je peux faire est leur donner un statut sur le territoire français ».

 

Les candidats à l'immigration au Royaume-Uni devaient être reçus vendredi après-midi par une délégation de la police aux frontières britanniques, comme ils le réclament, a-t-il ajouté.

 

Une soixantaine de migrants, dont des femmes et de jeunes enfants, en grande majorité de nationalité syrienne, avaient décidé de manifester leur désarroi à l'entrée du port, non loin de l'accès piétons, pour réclamer le droit de passer en Grande-Bretagne afin d'y retrouver des membres de leur famille.

 

Dans un communiqué transmis jeudi par des associations humanitaires, les syriens avaient affirmé « rechercher la sécurité et un refuge en Europe et espérer le trouver en Angleterre ».

 

Dans le Calaisis depuis leur fuite de Syrie, les migrants ont été chassés de plusieurs squats de la ville de Calais avant de décider de cette action.

 

Plus de deux ans après le début du conflit, le nombre de réfugiés syriens a dépassé en septembre les deux millions, et quelque cinq mille personnes en moyenne quittent chaque jour la Syrie pour trouver refuge pour leur grande majorité au Liban, en Turquie, en Jordanie et en Irak, selon le Haut Commissariat des nations unies aux Réfugiés (HCR).

 

Pressé par les ONG et l'ONU d'en faire davantage en faveur des réfugiés syriens, le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé que la France allait prendre des mesures pour faciliter leur accueil.

 

François Hollande a assuré le 15 septembre que la France devait « prendre sa part » dans l'accueil des réfugiés syriens sans fournir plus de précisions.

 

Depuis le début de l'année, sept cent demandes d'asile formulées par des syriens ont été déposées en France, selon l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides).

 

Ces demandes de protection sont accordées dans quatre vingt quinze pour cent des cas contre dix pour cent de réponses favorables en moyenne pour l'ensemble des dossiers. La France a jusqu'à présent mis en avant la saturation du dispositif d'accueil de réfugiés pour expliquer l'absence d'engagement clair.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:01

 

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/09/23/silence-a-vie-pour-bo-xilai_3482740_3208.html

 

Silence à vie pour Bo Xilai

 

Par Brice Pedroletti

 

Lundi 23 Septembre 2013

 

D’abord les personnages. En vedette, Bo Xilai, un Kennedy chinois de soixante quatre ans, « prince rouge » promis aux plus hautes fonctions. Sa femme, ancienne avocate brillante devenue meurtrière. Son fils, étudiant et jet setteur. Un milliardaire généreux, un super flic déchu dans le rôle de Judas, un citoyen britannique dans celui de la victime et un français dans celui du prête-nom. Puis les lieux, Chongqing, trente millions d’habitants au cœur de la Chine, et une mystérieuse villa cannoise au milieu de toutes les intrigues.

 

L'énumération des personnages et des lieux du drame qui s'est conclu, en août, par le procès de Bo Xilai et sa condamnation à la prison à vie, le 22 septembre, donne bien les dimensions d'une affaire hors norme. Les audiences du procès ont passionné la Chine. Par microblog interposé, le tribunal diffusait sur son compte Weibo des éléments choisis (dépositions, plaidoiries et vidéos), dévoilant à des millions d'internautes le monde secret des élites chinoises, où se mêlent politique, corruption, sexe et luttes d'influence.

 

Ambitieux, rodé aux codes de la communication et beau gosse, Bo Xilai, pur produit de l'aristocratie communiste chinoise, est né l'année même de la fondation de la république populaire (1949). Son « crime » a d'abord été d'avoir secoué sa famille politique en bouleversant la stabilité imposée depuis le séisme de Tiananmen en 1989, lorsque des manifestations ont failli faire tomber le régime. Il ne voulait pas attendre son heure, quitte à froisser de nombreux hiérarques.

 

Derrière cet homme accusé de s'être laissé déborder par une épouse paranoïaque et un homme de main machiavélique, c'est aussi l'homme politique charismatique et ambitieux qui était visé par le pouvoir chinois. La sentence, plus dure que prévu aux yeux de nombreux observateurs, sert pour l'exemple. Car Bo Xilai a voulu faire ses preuves jusque dans la démesure, bousculant la règle d'or du Parti Communiste Chinois (PCC) post-Mao, l'autoritarisme oui, mais à condition qu'il soit collectif et anti charismatique.

 

Le verdict du 22 septembre est d'abord celui du parti, le numéro un, Xi Jinping, et les autres dirigeants du PCC ont jugé en Bo Xilai l'ancien membre du bureau politique, un « camarade » donc, mais aussi le fils de Bo Yibo, l'un des huit « immortels » du parti, ceux qui ont participé à la Longue Marche avant d'être sacrifiés pendant la révolution culturelle par Mao, puis réhabilités sous Deng Xiaoping.

 

Le procès de Bo Xilai a été tout sauf impersonnel. Ce dernier, accusé de corruption et d'abus de pouvoir, charges qu'il a pu contester, une liberté inédite, s'est montré soucieux, lors des audiences, de l'avenir de ses deux fils. Il a critiqué la manière dont son épouse, mentalement instable, a été poussée par les enquêteurs à prétendre qu'il était au courant d'investissements privés, dont la villa cannoise. Il n'en avait pas la moindre idée, a-t-il assuré, entièrement occupé par les intérêts du pays. Le beau parleur a également brouillé les pistes en évoquant la passion amoureuse secrète de son ancien chef de la police, Wang Lijun, pour sa femme, Gu Kailai. Dans des déclarations expurgées, Bo Xilai l'incontrôlable a mis en question les méthodes utilisées pour lui soutirer des aveux. Il n'a fait que suivre les instructions venues d'en haut, a-t-il plaidé, en démettant son chef de la police, poussant ainsi le « traître » Wang Lijun à trouver refuge dans un consulat américain, en 2012, déclenchant l'invraisemblable feuilleton qui vient de se conclure.

 

Héritier d’un clan puissant

 

En digne fils de prince, Bo Xilai n'a cessé de convoquer les références historiques et familiales. « Les princes rouges ont l'intime conviction que le pouvoir leur revient, car ils sont les héritiers des pères fondateurs », explique le sinologue Michel Bonnin. En effet, Bo Xilai a derrière lui un clan puissant, à la clôture de son procès, le 26 août, sa fratrie l'a applaudi. Dans une lettre aux siens rédigée mi-septembre, Bo Xilai affirme qu'il attendra « paisiblement en prison », et suivra les pas de son père, « emprisonné de nombreuses fois ». Il évoque le « passé glorieux » de ses parents et dit se consoler de la solitude grâce à la photo de sa mère, poussée au suicide durant la révolution culturelle.

 

Cet héritage familial imbriqué dans l'histoire du parti, que décrit le journaliste australien John Garnaut dans l'ouvrage qu'il a consacré aux turpitudes de la dynastie Bo (« The Rise and Fall of the House of Bo », Penguin Specials, 2012), est une succession de renversements.

 

Au début de la Révolution culturelle, en 1966, Bo Xilai et deux de ses frères, alors au lycée pékinois réservé à l'élite (Bo Yibo, leur père, est vice-premier ministre), font partie des premiers groupes de gardes rouges qui persécutent ceux dont « l’origine de classe fait des réactionnaires ». Parmi eux, de nombreux enseignants. Agé de dix sept ans, Bo Xilai, le cadet, est certes décrit comme le plus réservé du trio. Les Bo et leurs acolytes font en tout cas régner la terreur rouge, « l’un des secrets les mieux gardés du parti est le fait que les premiers ravages de la révolution culturelle furent perpétrés presque exclusivement par des fils de prince aujourd'hui dans des positions stratégiques de pouvoir », écrit John Garnaut.

 

Très vite, le vent tourne, Mao et la faction « gauchiste » du régime visent en réalité le gouvernement de Liu Shaoqi. Arrêté en décembre 1967, Bo Yibo, traîné devant les foules au Stade des travailleurs à Pékin, clamera sa loyauté au parti et insistera pour se défendre lui-même. Accusé d'appartenir à la « clique renégate » de Liu Shaoqi et Deng Xiaoping, censés être les « tenants de la voie capitaliste », il subira des dizaines de séances de tortures humiliantes. Après l'arrestation de leur père, les fils Bo sont ciblés par d'autres groupes rebelles. Ils seront emprisonnés cinq ans au camp 789, près de Pékin. A sa sortie, Bo Xilai convole en premières noces avec la fille d'un ancien cadre de Pékin. Il passera en 1977 le concours tout juste rouvert des universités et entre à celle de Pékin. Il obtient sa carte du parti en 1980 et fera une maîtrise de journalisme à l'académie des sciences sociales.

 

En 1984, il devient secrétaire du parti d'un comté proche de Dalian, dans la province du Liaoning (nord-est de la Chine). Sa carrière y décollera. Il est le flamboyant maire de Dalian à partir de 1992, pour huit ans, puis gouverneur de la province, en grande partie grâce à son père, réintégré au Bureau politique dès le retour au pouvoir de Deng Xiaoping.

 

Bo Yibo est l'un des « anciens » les plus influents du parti. Il joue un rôle de premier plan dans le limogeage du progressiste Hu Yaobang, en 1987, et sera partisan du recours à la force lors des événements de Tiananmen. Bo Yibo est aussi le mentor de Jiang Zemin, le numéro un installé par Deng et les anciens en 1989. Le vieillard continuera après la mort de Deng Xiaoping, en 1997, de peser sur les nominations au sein du parti. Il s'éteint à quatre vingt dix huit ans en janvier 2007, après avoir enterré tous les autres fondateurs du régime.

 

Cette année-là, Bo Xilai, qui accède au bureau politique après trois ans comme ministre du commerce, apparaît comme l'un des dirigeants les plus prometteurs de sa génération. Mais il s'est fait doubler par les deux dauphins désignés, dont un autre prince rouge, Xi Jinping, et le technocrate Li Keqiang, propulsés au sein du cénacle dirigeant, le comité permanent. Bo Xilai sait qu'il doit batailler pour rejoindre le dernier échelon du pouvoir lors du dix huitième congrès, en 2012. Chongqing, la ville géante du centre de la Chine dont il est nommé chef du parti, sera son tremplin.

 

La mégalopole en plein boom est propice à tous les trafics. Bo Xilai fait appel à un policier du Liaoning, Wang Lijun, pour la nettoyer. Wang Lijun, appartenant à l'ethnie mongole, lui a été recommandé par sa femme. C'est un personnage flamboyant, dont la vie et la carrière ont inspiré une série télévisée. Il n'hésite pas à exhiber ses cicatrices, traces de son combat contre la pègre. Lancée en 2009, la campagne antimafia de Bo Xilai et de son lieutenant est louée dans la presse « libérale » chinoise. Son ampleur est considérable, des centaines d'entrepreneurs, de cadres de la police, de la justice et du gouvernement local sont condamnés, certains à mort et exécutés dans des délais extrêmement courts.

 

« Un deuxième Mao »

 

Mais rapidement, le doute s'installe. Dans un rapport qui fera grand bruit en 2011, un professeur de Shanghaï, Tong Zhiwei, brocarde une gouvernance fondée sur la terreur et la confiscation de biens privés au profit d'une politique de redistribution populiste.

 

Car Bo Xilai a assorti son opération antigang d'une campagne néo maoïste sans précédent. Il entend redonner une « pureté morale révolutionnaire » à un monde « sali » par l'argent, les concerts de chansons rouges deviennent une activité quasi obligatoire, et Bo Xilai remplit les stades d'une foule béate. Les cadres locaux sont envoyés à la campagne. La chaîne de télévision municipale, privée de publicité, diffuse de la propagande communiste.

 

L'initiative captive des laissés pour compte du miracle économique, mais indigne par son côté rétrograde et ses résonances historiques, le plus moderne des hommes politiques chinois s'est piqué d’incarner la revanche des princes rouges en se posant en défenseur de l'idéal communiste contre les carriéristes et les capitalistes, qui profiteraient un peu trop de la liberté concédée par les maîtres du pays.

 

« Bo était un deuxième Mao, et c'est en cela qu'il dérangeait », juge l'historien Zhang Lifan, qui souligne une ironie, la parenté entre les méthodes maoïstes de Bo Xilai et celles auxquelles recourt aujourd'hui le président Xi Jinping, de quatre ans son cadet, pour « moraliser » le pays par une campagne anti corruption sans merci. Et si la sortie de route de Bo Xilai était celle du plus hypocrite des systèmes politiques, que la Chine actuelle a dû mal à concilier avec sa modernité ?

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 20:11

 

http://www.lamarea.com/2013/10/01/cuando-el-psoe-era-quien-blindaba-a-casa-real-en-el-congreso  

 

Quand le PSOE défend la maison royale au congrès

 

Mardi Premier Octobre 2013

 

La majorité du Parti Populaire au congrès mettait son veto ce matin contre la convocation d’un représentant de la maison royale, l’institution la plus opaque de l’état, devant la commission des crédits de la chambre pour répondre à la question de sa participation au budget de l’état. C’est une obligation pour les autres ministères, organismes publics et institutions.

Le chef de l'état recevait sept millions sept cent soixante dix mille euros de crédits directs en 2014 (deux pour cent de moins par rapport à 2013), auxquels il faut ajouter les contributions faites par les ministères comme le ministère des affaires étrangères pour les voyages du roi ou bien le ministère de l’intérieur pour les questions de sécurité. La maison royale a toujours refusé de rendre compte des détails de l’utilisation de ces crédits, ce que font les monarchies d'autres pays, par exemple la reine Elizabeth II au Royaume-Uni.

Le Parti Populaire justifiait son veto au motif que la comparution d’un fonctionnaire du chef de l'état serait « inhabituel ». Et il soutenait que la constitution n'exigeait pas que le roi se soumette à aucune forme de contrôle parlementaire.

L'agitation survenait à la suite d'une proposition faite par le PSOE. Le PSOE, au plus bas dans les sondages, proposait cette initiative car il savait que la majorité du Parti Populaire au congrès la refuserait. 

Bien que le porte-parole socialiste au congrès, Soraya Rodriguez, proposait cette initiative comme un exercice de transparence, le député d’Izquierda Unida Gaspar Llamazares la qualifiait « d’opportunisme pseudo républicain », rappelant que, depuis les gouvernements Aznar jusqu'à cette année, PP et PSOE ont toujours refusé les propositions d’IU de plus de transparence pour les comptes de la maison royale. Ainsi, la coalition de gauche présentait chaque année un amendement au budget général de l’état demandant une ventilation des huit millions d’euros de crédits publics attribués à la famille du roi.


« Les initiatives de transparence tels que la répartition du budget ou le contrôle de la cour des comptes, PP et PSOE étaient toujours contre », disait Llamazares. « Le PSOE faisait savoir qu’il ne le permettait pas. C'est un jeu politique interne au congrès ».

Enfin, les députés d’IU décrivaient la famille royale comme le « trou noir » de la démocratie espagnole, « c’est l'institution la moins légitime, la moins contrôlée et la moins transparente ».

Autres comparutions

Outre la maison royale, le PSOE demandait ce matin la comparution devant la commission du budget des secrétaires généraux des autres organes constitutionnels (parlement, cour constitutionnelle, conseil de la magistrature et cour des comptes). 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 17:29

 

Trente militants de Greenpeace inculpés de piraterie en Russie

 

MOSCOU (Reuters) - Trente militants de Greenpeace arrêtés à la mi-septembre pour avoir participé à une action sur une plate-forme pétrolière russe dans l'océan Arctique ont tous été inculpés de piraterie, ont annoncé jeudi les enquêteurs fédéraux russes.

 

Ils sont passibles d'une peine de quinze ans de prison s'ils sont reconnus coupables.

 

L'opération de l'ONG de défense de l'environnement contre la plate-forme « Prirazlomnaïa », du géant russe Gazprom, visait à attirer l'attention sur les dangers d'une exploitation pétrolière de l'Arctique, à l'écosystème particulièrement fragile.

 

Greenpeace a réagi en assurant que son action était pacifique et en qualifiant les charges retenues contre ses militants d'absurdes et infondées.

 

« Nos militants ont été inculpés pour un crime qui n'a pas eu lieu, on les a accusés d'un délit imaginaire », a déclaré Kumi Naidoo, directeur exécutif de Grenpeace International.

 

Cette plate-forme, premier site russe d'exploitation pétrolière dans l'Arctique, doit entrer en service à la fin de l'année et produire six millions de tonnes de pétrole par an, soit cent vingt mille barils par jour, d'ici 2019.

 

L'Arctique contient treize pour cent des réserves mondiales de pétrole et trente pour cent des réserves globales de gaz non encore découvertes, selon des estimations de l'industrie des hydrocarbures.

 

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