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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 19:03

 

Michel Aoun élu à la présidence du Liban (Reuters)

 

Michel Aoun a été élu Lundi 31 Octobre 2016 à la présidence de la république du Liban par les députés et a prêté serment dans la foulée, après vingt neuf mois de vacance à la tête du pays.

Proche allié du Hezbollah chiite depuis dix ans, l'ancien général chrétien, âgé dequatre vingt un ans, a été élu en application d'un accord conclu avec son ancien adversaire, le sunnite Saad Hariri, à qui devrait revenir le poste de premier ministre.

Au premier tour de scrutin, il lui avait manqué deux voix pour réunir la majorité qualifiée des deux tiers, soit quatre vingt six voix, sur cent vingt huit sièges. N'était plus requise à partir du second tour qu'une majorité simple de soixante cinq voix et Michel Aoun a recueilli quatre vingt trois voix. Il était opposé formellement à Sleiman Frangié, mais ce dernier avait appelé ses soutiens à voter blanc.

Des feux d'artifice ont été tirés dans le ciel de Beyrouth à l'annonce de son élection, retransmise en direct à la télévision.

Dans son discours d'investiture, Michel Aoun s'est engagé à lutter « préventivement » contre le terrorisme et à empêcher que les « incendies » régionaux se propagent au Liban.

Il a ajouté que tout règlement de la crise syrienne devait assurer le retour en Syrie des réfugiés présents au Liban, qui sont au nombre d’un million cinq cent mille.

Michel Aoun n'a en revanche pas mentionné certaines des questions les plus épineuses de la vie politique libanaise, l'arsenal du Hezbollah et la position de Beyrouth vis-à-vis de la guerre en Syrie, officiellement, le gouvernement parle de « dissociation ».

L'Iran a salué son élection, Lundi 31 Octobre 2016, y voyant une victoire pour le Hezbollah.

Le département d’état américain a invité dans un communiqué les parties libanaises à respecter leurs obligations internationales, y compris les résolutions du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) stipulant qu'il ne peut y avoir d'autre autorité au Liban que celle du gouvernement, une allusion au Hezbollah.

Le « pacte national », accord non-écrit conclu en 1943, réserve la présidence du Liban à un chrétien maronite, le poste de chef du gouvernement à un sunnite et la présidence de la chambre des députés à un chiite.

En décidant de soutenir Michel Aoun, Saad Hariri a fait une concession politique majeure qui reflète le recul de l'influence de l'Arabie Saoudite au Liban et le rôle toujours décisif joué par le Hezbollah, appuyé par l'Iran. Ryad a soutenu Saad Hariri pendant les années de lutte politique qui ont opposé le camp sunnite au Hezbollah et ses alliés.

Les déboires financiers de Saad Hariri, dont l'entreprise de construction basée en Arabie saoudite, Saudi Oger, est confrontée à des difficultés, ont également joué leur part dans ce déblocage de la crise.

Les observateurs notent cependant que son accession au fauteuil de premier ministre, fonction qu'il a déjà exercée entre 2009 et 2011, devrait l'aider à rassembler des soutiens en vue des élections législatives qui doivent se tenir en 2017.

Michel Aoun rencontrera dans le courant de la semaine les députés avant de désigner un premier ministre. Il doit nommer le candidat réunissant le plus grand soutien à la chambre des députés, qui devrait être Saad Hariri.

L’élection de Michel Aoun marque le spectaculaire retour en grâce de l’ancien commandant en chef de l'armée libanaise, qui avait dû se réfugier à l'ambassade de France en octobre 1990 avant d'être exfiltré vers la France.

Michel Aoun suscite à la fois admiration et hostilité au Liban, où il s'est fait connaître pendant la guerre civile, entre 1975 et 1990, comme nombre de responsables politiques du pays.

Parmi les soutiens à sa candidature figuraient d'anciens ennemis comme le chrétien Samir Geagea ou le druze Walid Joumblatt, qui a estimé que le Liban avait ainsi fait preuve « de vitalité, de diversité et de démocratie dans ce monde arabe en ruines ».

Mais d'autres, comme l'influent président de la chambre des députés, le chiite Nabih Berri, restaient opposés à son élection.

Durant son exil en France, Michel Aoun a continué à militer contre la Syrie et n'a regagné son pays qu'en 2005, après le retrait des forces syriennes consécutif aux manifestations ayant suivi l'assassinat de Rafik Hariri, le père de Saad Hariri. Il avait alors reçu un accueil triomphal sur la place des Martyrs à Beyrouth.

Moins d'un an plus tard cependant, Michel Aoun a conclu une alliance avec le Hezbollah, se rangeant dans le camp favorable à Damas et provoquant la colère de Washington. Dans un câble de 2006, l'ambassadeur américain Jeffrey Feltman a estimé que les ambitions présidentielles de Michel Aoun « l'emportaient sur toute autre préoccupation ».

Michel Aoun s'est rendu en Syrie en 2009, où il a rencontré le président Bachar al Assad. En 2014, dans une interview, ce dernier a déclaré qu'il se féliciterait de l'accession de Michel Aoun à la présidence libanaise, voyant en lui un partisan de la « résistance », allusion au Hezbollah.

L’ancien général a justifié le rôle de la milice chiite aux côtés des forces gouvernementales en Syrie, estimant qu'elle défendait le Liban et les chrétiens libanais contre la menace djihadiste.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:29

 

http://fr.hdpeurope.com/?p=3731

 

Communiqué de presse du parti démocratique des peuples (HDP) suite à l'arrestation de ses co-présidents Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag ainsi que dix députés du HDP

Après avoir ciblé un grand nombre de représentants municipaux kurdes, le régime du parti de la justice et du développement (AKP) a commencé une rafle, Vendredi 4 Novembre 2016, contre les députés du HDP, les policiers ont d’abord fait une descente dans les maisons des co-présidents du HDP, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, et ils ont ensuite procédé à l’arrestation des députés Sirri Sureyya Onder, Nursel Aydogan, Ferhat Encu, Gulser Yildirim, Leyla Birlik, Ziya Pir, Abdullah Zeydan, Idris Baluken, et Imam Tascier.

Le gouvernement turc de l’AKP et son président Recep Tayyip Erdogan sont en train d’imposer un agenda extrêmement autoritaire aux peuples de la Turquie.

En se servant de la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016 comme une opportunité pour consolider son règne, Recep Tayyip Erdogan s’est fixé comme objectif d’écarter chacune des voix d’opposition dans le pays et il a pris particulièrement comme cible notre formation politique, le HDP, qui avait empêché à deux reprises l’AKP de rassembler le nombre de sièges parlementaires nécessaires pour procéder aux changements constitutionnels nécessaires afin d’instaurer un système présidentiel. L’objectif du gouvernement à présent est de paralyser notre parti avant que ne se tienne un référendum possible sur le système présidentiel ou des élections anticipées en 2017, de peur que le HDP ne le bloque de nouveau dans les urnes.

Des milliers de dirigeants de notre parti, de maires élus et membres de conseils municipaux affiliés au HDP et à notre parti frère, le parti démocratique des régions (DBP), ont été incarcérés suite à des accusations sans fondements depuis notre victoire électorale du 7 juin 2015 et particulièrement depuis le coup d’état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Avec la mise en application des mesures d’état d’urgence après la tentative de coup d’état, Recep Tayyip Erdogan a contribué à polariser d’avantage la société et à approfondir les conflits sectaires et ethniques dans le but de consolider la formation de l’alliance entre les réactionnaires ultra-nationalistes de l’extrême droite et les islamistes, alliance projetée immédiatement après le coup d’état manqué et considérée comme la garantie la plus fiable pour atteindre l’objectif du « système présidentiel à la turc », ou de dictature totale. Ce système nuirait non seulement aux minorités, aux femmes et aux classes défavorisées, mais déstabiliserait la région, particulièrement l’Irak et la Syrie, et provoquerait de grands défis en terme de sécurité, réfugiés et d’économie.

Il n’existe plus de liberté d’expression, ni de liberté de la presse, ni de liberté académique, ni de système judiciaire équitable et indépendant dans le pays. Avec les décrets gouvernementaux, plus de cent soixante dix agences de presse critiques envers le gouvernement ont été interdites. Les médias kurdes et alévis ont été anéantis, trente maires kurdes démocratiquement élus se trouvent actuellement en prison et soixante dix d’entre eux ont été destitués jusqu’à présent. Plus de cent trente journalistes sont en prison, dont des intellectuels et auteurs de renommée internationale, des dizaines de milliers de professeurs et académiciens ont été suspendus, plus de quatre vingt mille fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions et quarante mille personnes sont toujours en prison.

Nous appelons tous les progressistes et tous les démocrates à se mobiliser pour protester contre le génocide politique mené par l’état turc et son président Recep Tayyip Erdogan. Nous estimons qu’il est temps de dénoncer ce crime contre l’humanité commis sous les yeux indifférents du monde et de l’Europe.

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:05

 

http://www.europe1.fr/politique/les-communistes-refusent-le-ralliement-a-melenchon-pour-2017-2891954

 

La conférence nationale du Parti Communiste Français (PCF) refuse le ralliement à Jean Luc Mélenchon pour le premier tour des élections présidentielles de 2017

Il s'agit d'un désaveu pour Pierre Laurent, le patron des communistes, même s'il parle d'une « belle leçon de démocratie ».

Deux options étaient soumises Samedi 5 Novembre 2016  au vote de la conférence nationale du PCF, celle d'un soutien à Jean-Luc Mélenchon et celle d'une candidature du PCF. Cette dernière option, « ce n'est pas l'option que je privilégie », avait déclaré Pierre Laurent au cours d'une conférence de presse.

 Sauf que la conférence nationale du PCF en a décidé autrement Samedi 5 Novembre 2016. C’est un désaveu pour le patron des communistes.

Un choix net, « c’est une belle leçon de démocratie », a pourtant déclaré Pierre Laurent, confronté à un refus voté à une large majorité, sur les cinq cent dix neuf votants qui se sont exprimés sur la stratégie à adopter, deux cent soixante quatorze votants ont choisi l'option d'une candidature communiste pour le premier tour des élections présidentielles. L'option appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon, qui était portée par Pierre Laurent, n'a recueilli que deux cent dix huit voix.

Les militants trancheront. « Les camarades ont bien vu que ce que portait Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui n'était pas ce qui faisait notre campagne commune en 2012 », a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Il y a peut-être dans le vote de la conférence nationale l'expression de cela », a-t-il poursuivi.

Parmi les opposants au ralliement à Jean Luc Mélenchon, le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne a dit ne pas croire « qu'au sein d'une campagne menée par Jean-Luc Mélenchon, nous puissions porter nos propres idées. Je pense donc qu'il nous faut notre propre candidat », a-t-il ajouté, suivi en ce sens par la majorité de la salle.

Jean-Luc Mélenchon peut toutefois encore croire à un soutien des communistes, ce sont en effet les quelque cinquante mille  militants du PCF qui trancheront lors d'un scrutin prévu du 24 au 26 novembre 2016 et organisé dans chaque section ou fédération du PCF.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:03

 

Plus de trois mille huit cent migrants évacués du camp de Stalingrad à Paris (Reuters)

 

Plus de trois mille huit cent migrants installés dans un campement en plein Paris, à proximité de la station de métro de Stalingrad, ont été évacués sans incident Vendredi 4 Novembre 2016 vers des centres d’accueil temporaires.

L'opération, commencée Vendredi 4 Novembre 2016 à 6 heures du matin, 5 heures GMT, s'est achevée peu après 12 heures, a constaté sur place un reporter de Reuters. « C'est terminé », a déclaré une porte-parole de la préfecture de la région Ile-de-France, qui chiffre le nombre précis à trois mille huit cent cinquante deux migrants.

Vendredi 4 Novembre 2016 à 12 heures, l'essentiel des six cent policiers mobilisés étaient repartis et les rues adjacentes rouvertes à la circulation.

Les services de la propreté de la ville ont alors commencé à démanteler le campement et à enlever les tentes.

« Face à la question migratoire, à Paris comme à Calais nous assumons nos responsabilités », a déclaré le premier ministre Manuel Valls à Marseille, en marge d'un comité interministériel de la mer, en référence à l'évacuation, achevée Jeudi 3 Novembre 2016, de plus de six mille personnes qui résidaient dans la jungle de Calais.

Cette évacuation était réclamée par la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui avait écrit à la fin du mois d’octobre 2016 aux ministres concernés pour insister sur son « absolue nécessité », pour mettre fin à une « situation devenue insoutenable ».

Selon la préfecture de région, quatre vingt deux autocars ont été utilisés pour emmener ces trois mille huit cent cinquante deux migrants, dont trois cent trente neuf personnes vulnérables, des femmes et des enfants, vers quelque quatre vingt centres d'accueil temporaires répartis en Ile-de-France, parmi lesquels des gymnases.

Dans un premier temps, cinq cent à six cent personnes, essentiellement des afghans, avaient été évacuées du quai de Jemmapes, le long du canal Saint-Martin, Vendredi 4 Novembre 2016 à partir de 6 heures du matin.

Vendredi 4 Novembre 2016, peu après 7 heures du matin, un reporter de Reuters a vu des migrants commencer à être conduits vers des autobus, avenue de Flandre, non loin de la station Stalingrad. Filtrés par un barrage de Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), ils étaient autorisés à prendre sacs et valises avec eux.

Trentième opération d’évacuation

Leur situation doit être examinée dans les centres temporaires où ils ont été conduits. S'ils sont éligibles à une demande d'asile, ils iront ensuite dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), a expliqué Christine Gauthier, responsable régionale du logement, à Reuters.

« Il s'agit d'abord de rassurer les personnes et de leur dire qu'il y a des possibilités pour après », a déclaré Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs Solidarité, une des Organisations Non Gouvernementales (ONG) humanitaires présentes sur place.

« Une fois dans les centres d'urgence, il faudra qu'ils puissent se reposer. Il faudra ensuite se poser pour examiner la situation de chacun », a-t-il ajouté.

Selon le directeur général de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, Didier Leschi, les transferts vers les CAO débuteront au début de la semaine prochaine.

Ce campement avait vu sa population exploser dans la foulée du démantèlement de celui de Calais, la semaine dernière. « Ce sont des personnes arrivées très récemment en France, parfois depuis seulement quelques jours, parfois depuis quelques semaines », a expliqué la ministre du logement.

« C'est la trentième opération d'évacuation sur Paris », a souligné Emmanuelle Cosse, selon qui « plus de vingt mille personnes » ont été concernées à ce jour par ces opérations.

Elle a estimé qu'il faudrait à l'avenir, pour éviter que de nouveaux campements sauvages se réinstallent à Paris, prendre en charge immédiatement les migrants, au fur et à mesure de leur arrivée, pour les envoyer dans des centres d'hébergement.

« La semaine prochaine ou dans les semaines à venir un centre d'accueil provisoire va ouvrir en région parisienne, qui va être un sas », a précisé la ministre du logement.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:49

 

Attentat en Turquie après l'arrestation d'élus pro-kurdes (Reuters)

 

Un attentat à la voiture piégée a fait neuf morts et une centaine de blessés Vendredi 4 Novembre 2016 à Diyarbakir, la grande ville kurde du sud-est de la Turquie, quelques heures après l'arrestation de douze parlementaires du parti démocratique des peuples (HDP).

Parmi les élus interpellés figurent Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, co-présidents de la formation.

Ces arrestations ont suscité une vive réaction de la communauté internationale, déjà préoccupée par la vaste purge dans la fonction publique entamée après le coup d’état militaire manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

La responsabilité de l'attentat a été imputée au parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), que le gouvernement turc, les Etats-Unis et l'Union Européenne tiennent pour une organisation terroriste.

L'explosion s'est produite dans le quartier de Baglar, près d'un commissariat de police où plusieurs des élus du HDP ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête antiterroriste, a-t-on appris de sources proches de la sécurité.

Dans un enregistrement vidéo diffusé sur internet après les arrestations, l'un des chefs militaires du PKK promet une intensification de la lutte armée.

Les diplomates turcs en poste à Berlin et Copenhague ont été convoqués par les autorités allemandes et danoises.

Pour le président du parlement européen, Martin Schulz, les actes d'Ankara « remettent en question les bases d'une relation durable entre l'Union Européenne et la Turquie ».

Federica Mogherini, haute représentante de l'Union Européenne pour la politique extérieure et de sécurité commune, s'est dite « extrêmement préoccupée par l'arrestation de Selahattin Demirtas et des autres élus du HDP ».

En France, le ministère des affaires étrangères a exprimé lui aussi sa vive préoccupation.

« La France et la Turquie sont liées par des valeurs communes qui fondent leurs relations et se traduisent notamment par l'adhésion de nos pays à la convention européenne des droits de l'homme. Aussi, l'arrestation de plusieurs députés du parti HDP soulève une vive préoccupation », a déclaré le porte-parole du ministère, Romain Nadal.

Le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a déploré que les autorités turques utilisent l'état d'urgence pour prendre des mesures « qui vont au-delà de ce qui est admissible ».

Le gouvernement turc a, lui, défendu sa position.

« La Turquie est un état de droit. Personne n'est au-dessus des lois. Ce qui a été fait entre dans le cadre du droit. La politique ne peut être un alibi pour commettre des crimes », a déclaré le premier ministre, Binali Yildirim.

Les autorités turques reprochent aux députés du HDP d'avoir refusé de témoigner dans des affaires de « propagande terroriste ».

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole du HDP a dénoncé une « opération politique » dont l'objectif est selon lui de provoquer une « guerre civile » et d'éradiquer un parti qui a réuni plus de cinq millions de voix lors des deux élections législatives de l'année dernière.

Selahattin Demirtas, candidat à l'élection présidentielle remportée en 2014 par Recep Tayyip Erdogan, s'est dit prêt à répondre de ses actes « devant une justice équitable et impartiale. Mais je refuse d'être un acteur d'un théâtre judiciaire juste parce que Recep Tayyip Erdogan, dont le propre passé politique est suspect, l'a ordonné », ajoute-t-il sur Twitter.

Selon de nombreux turcs, l'accès aux réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook ou au système de messagerie WhatsApp a été perturbé à la suite de ces arrestations. L'utilisation est cependant possible en connexion réseau virtuel privé (VPN).

Ankara accuse de longue date les membres du HDP d'être liés au PKK, ce que réfute la formation d'opposition. Avec cinquante neuf sièges, le HDP est la troisième force politique au parlement turc.

Depuis le mois de juin 2016, les députés ne sont plus protégés par l'immunité parlementaire.

La Turquie vit sous le régime de l'état d'urgence depuis la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016. Plus de cent dix mille fonctionnaires, policiers, soldats, juges, journalistes et autres ont été arrêtés ou démis de leurs fonctions.

Ils sont soupçonnés de liens avec le réseau de Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara présente comme l'instigateur du putsch avorté. Ce qu'il dément.

Les pouvoirs élargis liés à l'état d'urgence ont en outre conduit à des arrestations de responsables politiques de l'opposition pro-kurde et à la fermeture de nombreux organes de presse, dont tous les grands médias kurdes.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 20:36

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article175

 

Repenser la liberté et l’émancipation avec Michèle Riot-Sarcey.

Réunion-Débat Vendredi 11 Novembre 2016 à 17 heures

Librairie de l'EDMP

8 impasse Crozatier 75 012 Paris Métro Gare de Lyon

Dans son livre passionnant et décapant, « le procès de la liberté », une histoire souterraine du dix neuvième siècle, Michèle Riot-Sarcey a engagé une réflexion que nous considérons comme une formidable contribution pour nous aider à avancer dans les débats que depuis des mois nous engageons autour des problèmes de l’ émancipation et qui ont été particulièrement avivés par l’ ébullition créatrice de notre printemps 2016, avec les Nuits Debout et le mouvement contre la loi travail et son monde.

Michèle Riot- Sarcey nous présentera son œuvre, la démarche et la méthode par laquelle elle a réalisé cette ressaisie des idées et du projet des mouvements émancipateurs du dix neuvième siècle, cette déconstruction de l’ histoire linéaire du dix neuvième siècle qui nous a été transmise et donc sa réflexion sur l’ histoire. Dans de nombreuses villes de France, des réunions autour de ce livre et des problèmes qu’il suscite sont en train de se réaliser par des initiatives les plus diverses.

Nous inscrivons celle que nous aurons Vendredi 11 Novembre 2016 à 17 heures comme contribution à une réflexion que nous voudrions partager avec d’autres et comme un moment vers la formation de ce « collectif créateur » dont parle Michèle Riot Sarcey dans son ouvrage et que nous estimons indispensable.

« Retrouver le sens des mots à l’ origine du mouvement émancipateur est d’autant plus nécessaire que le contenu des idées les plus libératrices a été à ce point édulcoré qu’il n’ en reste qu’un concept devenu instrument de contraintes et d’aliénation. Tel a été le destin par exemple des mots liberté, modernité ou encore communisme. Le mot réforme lui-même a perdu son sens au cours du dix neuvième siècle en désignant le contraire d’une avancée vers la justice sociale.

A la manière des insurgés ou des ouvriers du dix neuvième siècle, ceux de 1848 ou ceux de 1871, dont le regard était tourné vers le passé inachevé, incomplet ou incompris et dont l’objectif n’était pas de prendre le pouvoir d’état ou de le gérer autrement mais de construire une collectivité autonome, j’ ai le souci de retrouver les traces des significations passées. En effet comment serait-il possible de repenser la démocratie de demain sans avoir préalablement récupéré les éléments qui l’ont constituée afin de les rassembler et de parfaire leur mise en œuvre ? Comment imaginer demain avant d’avoir mis en commun les expériences, les actions ou tout simplement les projets élaborés et transmis de tradition en tradition souterraine sans jamais avoir pu être jusqu’alors concrétisés ? Comment retrouver cette liberté, au sein de laquelle la liberté individuelle n’était créatrice que par son inscription dans un cadre collectif, sans lui restituer sa portée émancipatrice ?

Comment réinventer le communisme sans l’ avoir débarrassé de sa gangue totalitaire ?

Le détour critique par un passé qui a fait l’opinion est la condition d’une réinvention de la pensée alternative . L’histoire en est le moyen ».

« Le procès de la liberté », Michèle Riot Sarcey, aux éditions de la Découverte.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 20:20

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/02/une-manifestation-de-migrants-dans-le-nord-de-paris_5024402_3224.html

 

Les migrants et leurs soutiens défilent à Paris face à la menace d’une évacuation de leur camp

Depuis quelques jours, environ deux mille personnes se sont réinstallées dans le quartier populaire de Stalingrad, où une opération policière a été lancée Lundi 31 Octobre 2016.

Par Marion Degeorges

Au bout de l’avenue de Flandre, Mercredi 2 Novembre 2016 à 18 heures, les gendarmes mobiles, les migrants et leurs soutiens s’observent. Debout devant leurs tentes, beaucoup d'africains s’interrogent. « Que se passe-t-il », demande Faisal, un soudanais de vingt ans, à un retraité à côté de lui. Tous deux regardent la vingtaine de militaires qui, eux, observent le terre-plein où doit se tenir la manifestation.

Bientôt, une centaine de personnes occupe le terre-plein de l’avenue de Flandre. Le rassemblement est statique, presque silencieux. Puis soudain, un groupe d'afghans arrive en brandissant des feuilles et en scandant « no police », ou « we want a home ». Ils rejoignent le terre-plein et la manifestation est lancée.

Après l’opération de police du Lundi 31 Octobre 2016 qui a conduit à la destruction d’une partie du campement des afghans, quai de Jemmapes, ces derniers ont décidé de protester. « J’ai entendu dire que la police allait revenir. C’est pour cela que nous avons marché jusqu’ici ce soir et que nous faisons une manifestation pacifique. Ce que nous voulons, ce sont des droits, en tant qu’humains », explique Shahid, un jeune afghan de vingt trois ans qui porte une pancarte « human not beast ».

Trop rares informations

Le démantèlement du campement de Stalingrad, Shahid en a entendu parler.

« On nous a dit que, dans quelques jours ou la semaine prochaine, ils vont venir et casser toutes les tentes, puis ils vont tout fermer et plus personne ne pourra revenir. Les gens sont venus nous dire d’être prudents. Mais nous ne pouvons rien y faire si la police détruit tout », déplore-t-il.

Ce dont aucun migrant ne semble être au courant, en revanche, c’est l’ouverture « dans la foulée », du centre de la Chapelle voulu par la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Lors d’une précédente opération de contrôle sur le campement, Amer, un soudanais de vingt quatre ans a été arrêté. Il est sorti du commissariat avec une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) entre les mains.

« Est-ce qu’ils veulent vraiment que je parte quand ils me donnent cela », demande-t-il sincèrement. Ce qui frappe sur le campement, au-delà du manque de structures, c’est l’absence d’informations.

Il y a une chose que les migrants savent, c’est que la police leur rend visite deux fois par semaine pour des opérations de contrôle. Elle est « de plus en plus violente, nous l'avons constaté », affirme Amer, « cela crée un grand sentiment de peur chez nous. A 5 heures, tous les matins, nous ne dormons pas. Nous écoutons ».

Organisation précaire

Depuis le mois de mai 2015 à Stalingrad, Loïc Horellou, un riverain, voit des campements se faire et se défaire, « au début je n’y prêtais pas attention. Je me disais qu'il y a des choses, il y a des structures et il y a l'état ». Mais en fait il n’y a rien, nous nous en sommes vite rendu compte avec plusieurs voisins ».

Donc depuis plus d’un an, ces particuliers interviennent. « Nous sommes passé par un apprentissage de la situation des migrants », explique ce graphiste qui connaît par cœur tout l’historique des évacuations du quartier.

De la simple visite, à la distribution de repas, en passant par l’accompagnement médical et juridique, les voisins se sont transformés en experts de terrain. A tel point que les autorités s’appuient parfois sur leurs connaissances et que les Organisations Non Gouvernementales (ONG) leur adressent directement des personnes à héberger.

Certains sont organisés en collectif ou en association. Il y a par exemple le Bureau d’Aide aux migrants (BAM), le Collectif Parisien de Soutien aux Exilés (CPSE), La Chapelle Debout, Quartier Solidaire ou encore plus de cent trente voisins qui s’organisent chaque matin pour distribuer un petit-déjeuner. Tous essaient de s’accorder, mais « nous constatons actuellement un cruel manque de coordination entre les institutions, les associations et les riverains », déplore Loïc qui, passant le long des tentes, salue les migrants et les bénévoles qui le reconnaissent.

Sans un soutien franc et assumé de la mairie de Paris, ni une action unique coordonnée par les pouvoirs publics, l’image du campement en pâtit et des tensions émergent.

« Quand quelqu’un arrive sur un campement de six cent personnes avec vingt sandwichs », raconte Loïc, « cela crée une mini-émeute. Les riverains qui voient cette scène depuis leurs fenêtres, ils pensent que c’est un camp de zombies. Or, si nous organisions un minimum la distribution alimentaire, cela ferait baisser le niveau de tension ».

Plus de deux mille migrants

« Quand les policiers sont arrivés Lundi 31 Octobre 2016, j’ai jeté ma tente en bas du quai de Jemappes. Quand ils seront partis, je reviendrai la planter au même endroit », expliquait Yassin, un afghan de dix huit ans, lors de l’opération de contrôle du Lundi 31 Octobre 2016.

Depuis cet été, le jeu du chat et de la souris s’intensifie entre la préfecture de police et les migrants. Une conséquence, sans doute, du fait que le gouvernement ne veut plus de campements visibles dans la capitale. « Au mois d’août 2016, un commissaire nous a clairement dit, pendant une tentative d’évacuation, qu’il fallait que les migrants se dispersent et qu’ils restent par groupe de quatre ou cinq pour éviter d’être embêtés. Sauf qu’en petit groupe, ils n’auront pas le droit à l’évacuation. Cela fait d’eux des Sans Domicile Fixe (SDF) », analyse Loïc.

Par ailleurs, depuis la dernière évacuation, le 16 septembre 2016, il n’y en a pas eu d’autre. Boulevard de la Villette, avenue de Flandre et quai de Jemappes, les tentes débordent bientôt sur la route. A l’intérieur, par deux ou trois, dorment des afghans, des somaliens, des éthiopiens, des soudanais ou des érythréens. Parmi eux, des mineurs isolés, des femmes et des enfants. Ils sont emmenés au commissariat ou éparpillés par la police, mais pas « mis à l’abri ».

Or, on estime qu’il y a entre cinquante et soixante dix arrivées chaque jour dans la capitale. Cela représente donc entre deux mille trois cent cinquante et trois mille deux cent quatre vingt dix arrivées depuis le mois de septembre 2016. « Nous en arrivons à plus de deux mille parce que c’est le flux habituel », résume Loïc. Du côté des migrants comme des bénévoles, personne ne constate un afflux massif en provenance directe de Calais.

A la veille de l’évacuation de ce campement oublié des institutions, ils étaient plusieurs centaines, Mercredi 2 Novembre 2016, migrants et citoyens, à manifester pacifiquement leur ras-le-bol, ras-le-bol des conditions insalubres, du manque de suivi et d’organisation des autorités, de la violence des forces de l’ordre ou des délais non-respectés dans le traitement des demandes d’asile. Calais fermé, Stalingrad s’annonce déjà comme le prochain défi, mais le retard dans la prise en charge est conséquent.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 19:55

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/99173/marcheurs-jours-heureux-entre-cerny-evry

 

Les marcheurs des jours heureux entre Cerny et Evry

Par Julien Monier

Jeudi 3 Novembre 2016

En reprenant et mettant à jour le programme du Conseil National de la Résistance (CNR), une marche parcourt la France avec la diffusion du film « les jours heureux ».

Partie des Pyrénées il y a plusieurs semaines, une longue marche s’apprête à rejoindre la capitale ce week-end. Avant cela, elle fait escale en Essonne ces jours-ci. Chaque soir dans une commune différente, le film « les Jours heureux » est projeté, avec un débat à la clé. Mercredi 2 Novembre 2016, c’est à Cerny qu’une rencontre entre les marcheurs, au nombre d’une douzaine, et des riverains a eu lieu, avec la présence du lanceur d’alerte Christian Velot.

Gilles Perret est l’auteur de ce documentaire sorti en 2013, dans lequel est retracé l’histoire et la construction du programme du CNR, ancré dans la France résistante des années 1940. C’est sur cette base qu’a notamment été créée la sécurité sociale telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec le principe de la cotisation pour tous, selon ses ressources, au bénéfice de chacun, selon ses besoins. L’idée de la marche, non partisane, vise à mettre au goût du jour les valeurs du CNR et de lui trouver une résonance aujourd’hui, le tout en provoquant de multiples échanges, débats et rencontres.

Jeudi 3 Novembre 2016, les marcheurs parcourent vingt six kilomètres le long de la vallée de l’Essonne, au départ de Cerny, pour rejoindre Jeudi 3 Novembre 2016 vers 17 heures 30 Evry, où ils passeront devant la mairie, place des droits de l’homme, avant d’être accueillis à la Maison du Monde, patio des Terrasses de l’Agora, pour un repas partagé ouvert à tous. Une projection suivie d’un débat du film « les jours heureux » se déroulera, Jeudi 3 Novembre 2016 à 20 heures 30, sur la péniche Bali, amarrée pour l’occasion sur les quais de Seine, côté Evry Village.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 21:12

 

https://www.paris-luttes.info/rassemblement-pour-soutenir-les-6984

https://www.npa2009.org/communique/communique-des-demandeurs-dasile-stalingrad

 

Communiqué des demandeurs d’asile de Stalingrad

Alors que le gouvernement a annoncé la destruction des campements de Stalingrad et de Jaurès, dans le dix neuvième arrondissement de Paris, les migrants appellent à un rassemblement pour faire entendre leurs revendications Mercredi 2 Novembre 2016 à 18 heures place de la bataille de Stalingrad et avenue de Flandre. Soyons nombreuses et nombreux pour exiger le respect de leurs revendications.

Communiqué des demandeurs d’asile de Paris, quartier de Stalingrad

Dimanche 30 Octobre 2016

Nous qui arrivons en fuyant les guerres et la misère. Nous sommes réfugiés sur les terres françaises à Paris.

Nous demandons le respect de nos droits en tant qu’êtres humains.

Nous demandons les garanties des droits suivants, un logement pérenne avec l’ensemble des services correspondant et conformes à nos droits notamment administratifs, sociaux et médicaux et l’apprentissage du français.

Pour ceux qui ont déjà déposé une demande d’asile, nous demandons la continuité de la procédure d’un lieu à un autre et la non-application des accords de Dublin.

Nous demandons la prise en charge des droits de tous sans exception, un logement et des papiers.

Nous demandons de ne pas nous expédier en prison de force.

Nous demandons la non-expulsion des migrants en dehors des terres françaises.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 20:57

 

http://www.europe1.fr/politique/le-pcf-cherche-a-sallier-au-ps-pour-la-presidentielle-2887607

 

Le Parti Communiste Français (PCF) cherche à s'allier au Parti Socialiste pour les élections présidentielles

Le PCF organise, Mercredi 2 Novembre 2016, une réunion avec les candidats aux élections primaires du Parti Socialiste. Mais pas n'importe lesquels, ceux qui s'opposent à la politique gouvernementale.

Comment exister dans les élections présidentielles ? Pour le PCF, la question se pose sérieusement. S'allier avec Jean-Luc Mélenchon, comme le réclament certains militants à coups de pétition, est une hypothèse qui semble s'éloigner. Depuis que le cofondateur du Parti de Gauche s'est lancé seul dans la course à l'Élysée, sans s'appuyer sur le Front De Gauche (FDG) et sans même prévenir ceux qui l'avait soutenu en 2012, les relations entre le candidat et le PCF sont tendues. Jean-Luc Mélenchon a même dû démentir une information du Point, qui révélait qu'il aurait traité les élus communistes « d’abrutis » après avoir eu des difficultés à les convaincre de le parrainer.

Avec le Parti Socialiste contre François Hollande

L'hypothèse de Jean Luc Mélenchon étant écartée, le PCF pourrait bien se tourner vers le Parti Socialiste et, plus précisément, le Parti Socialiste contre François Hollande. Ce sera d'ailleurs le sujet d'une réunion, secrètement organisée Mercredi 2 Novembre 2016 par Pierre Laurent. Le leader du PCF espère réunir plusieurs participants aux élections primaires de la gauche de gouvernement, comme Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann. Les deux derniers ont d'ailleurs d'ores et déjà confirmé leur présence.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon en opération séduction

Arnaud Montebourg comme Benoît Hamon ont montré, ces dernières semaines, un intérêt pour un rapprochement futur avec le PCF. Le premier a ainsi affirmé, Dimanche 30 Octobre 2016 au Journal Du Dimanche, qu'il avait été « beaucoup inspiré par la stratégie de l'union » de François Mitterrand. Pourrait-il s'allier avec le PCF « dès le premier tour » des élections présidentielles ? « Pourquoi pas, s'ils le souhaitent », a-t-il répondu. « Mon projet a été applaudi à la Fête de l'Humanité ». C'est également à la Fête de l’Humanité que Benoît Hamon a tenté de séduire le PCF, affirmant qu'il se tenait « à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui veulent travailler à ce qu’il y ait effectivement un candidat de gauche au deuxième tour » des élections présidentielles.

Réunion à huis-clos

Dans tous les cas de figure, le PCF fait le pari d'une défaite de François Hollande aux élections primaires du Parti Socialiste ou, s'il devait renoncer, de Manuel Valls. Afficher un soutien à Arnaud Montebourg, par exemple, serait un coup très rude porté à la candidature de celui ou de celle qui représentera la ligne politique gouvernementale. L'ancien ministre du redressement productif est d'ailleurs « très régulièrement » en contact avec Pierre Laurent au téléphone, selon son entourage. Comme les autres conjurés de la réunion du Mercredi 2 Novembre 2016, qui se déroulera à huis clos, il a été invité par lettre pour « proposer une alternative à la droite déchaînée, au Front National menaçant et à la politique du quinquennat de François Hollande ». Tout un programme commun, qui doit permettre de préparer une réunion publique prévue Samedi 12 Novembre 2016 à Montreuil.

 

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