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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:49

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/02/04/un-jeune-troll-radical-derriere-l-attentat-de-quebec_5074564_3222.html

 

L’auteur de l’attentat de Québec diffusait des textes d’extrême droite

 

Réservé en public, Alexandre Bissonnette diffusait abondamment sur Internet des écrits ultra nationalistes.

 

Par Anne Pélouas, correspondante du Monde à Montréal

 

Samedi 4 Février 2017

 

« Il me ressemble beaucoup », lâche Maxime Fiset en parlant d’Alexandre Bissonnette, l’auteur de l’attentat qui a fait six morts et huit blessés à la grande mosquée de Québec, Dimanche 29 Janvier 2017. Ancien skinhead et néo nazi, fondateur en 2005 de la Fédération des Québécois de Souche, groupe d’extrême droite, Maxime Fiset s’est reconverti en devenant consultant au Centre de Prévention de la Radicalisation Menant à la Violence (CPRMV), « comme lui, j’ai été victime d’intimidations, j’avais des opinions d’extrême droite marquées, un fort intérêt pour les armes et j’ai failli commettre un attentat ». Sauf que Maxime Fiset n’est pas passé à l’acte. Pour lui, Alexandre Bissonnette est le troll de la série télévisée américaine South Park, qui trouve un exutoire à sa colère en polémiquant sur internet, où l’aliénation devient le moteur de la radicalisation.

Certains de ceux qui ont vu la page Facebook d’Alexandre Bissonnette avant qu’elle ne disparaisse des écrans au lendemain de la fusillade ont publié des photos du jeune homme de vingt sept ans aux yeux bleus, d’apparence frêle. Au fil des témoignages se dessine le portrait contrasté d’un individu plutôt bien éduqué, issu d’une famille sans histoire, sans casier judiciaire, étudiant en sciences politiques et employé d’Héma-Québec, gestionnaire de dons de sang, mais aussi celui d’un introverti notoire aux idées ultra conservatrices.

Jean-Michel Allard-Prus, un ancien camarade d’université, le décrit comme « assez timide, regardant au sol quand on lui parlait et ne verbalisant pas beaucoup ses émotions ». Il se disait « hostile aux non blancs et aux non-chrétiens immigrants », témoigne un ami. Plus jeune, « il était très calme et poli, mais différent », souligne Michel Kingma-Lord, un autre ancien camarade de classe, « ses idées n’étaient pas populaires et il était victime d’intimidations ». Une ancienne élève de son lycée se rappelle aussi qu’il était « toujours à part, attirant les railleries et répondant par des insultes ». Ce type de rejet « alimente colère, détresse et sentiment de vengeance », explique France Proulx, psychiatre de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal et experte en responsabilité criminelle. Elle ajoute « qu'on cherche un bouc émissaire, dans ce cas-ci, les musulmans ».

Pour le directeur du CPRMV, Herman Deparice-Okomba, tout individu radicalisé est « incompris, stigmatisé, sans perspective d’avenir et en quête de repères identitaires avec un fort besoin de valorisation ». Selon lui, « il y a tout cela chez Alexandre Bissonnette ».

Au fil des témoignages, nous savons aujourd’hui que ce jeune adulte était peu sociable, proche de son frère jumeau et qu’il a eu du mal à quitter le cocon familial. Avec son frère, ils avaient emménagé en 2016 dans un appartement proche du lieu du drame, mais ils se seraient séparés récemment, ce qui aurait renforcé son isolement. Féru d’échecs, Alexandre Bissonnette aimait aussi la chasse. Il avait appris le maniement des armes au sein des Cadets, une structure de l’armée canadienne réservée aux jeunes de douze à dix huit ans. Il en possédait plusieurs, légalement, dont deux, un pistolet de neuf millimètres et une arme semi-automatique, qu’il a pris pour se rendre à la mosquée.

Réservé en public, Alexandre Bissonnette ne l’était pas sur internet. C’était un troll accompli, selon plusieurs témoignages, diffusant largement sur les réseaux sociaux des écrits soulevant le plus souvent la polémique. François Deschamps, fondateur du comité Bienvenue aux Réfugiés-Québec, le suivait depuis près d’un an, « ses commentaires étaient ultra nationalistes, islamophobes et antiféministes. Il était rationnel dans ses arguments et un peu arrogant ». Là, comme à l’école, note Cécile Rousseau, professeure de psychiatrie à l’université Mac Gill et auteure d’une étude sur les facteurs de risque associés à la radicalisation violente, « il cherchait à attirer l’attention, se mettant en position de recevoir des coups ».

S’il flirtait avec les idées indépendantistes pour le Québec, il avait surtout un fort penchant pour l’extrême droite. Il vouait une admiration particulière à Marine Le Pen, dont il avait suivi la visite à Québec en mars 2016, et à Donald Trump, se décrivant sur son compte Twitter comme « a big Trump fan ». Sur YouTube, il relayait des vidéos islamophobes.

« Alexandre Bissonnette est aussi une victime. Il n’est pas sorti du vide », a lancé l’imam Hassan Guillet, lors d’une cérémonie Vendredi 3 Février 2017 à Québec en l’honneur de trois des musulmans décédés.

« On lui a mis dans la tête des idées plus dangereuses que des balles », a-t-il ajouté. Ces idées, ce sont celles véhiculées par des groupes d’extrême droite qui connaissent un regain d’activité au Canada.

L’auteur de l’attentat semble avoir été un électron libre, en marge de ces groupes. « Pas si libre que cela, car il s’inscrit dans une mouvance de sympathie avec la radicalisation violente », estime Cécile Rousseau.

Herman Deparice-Okomba pointe, lui, les discours populistes et démagogiques qui abondent sur certaines radios privées de Québec et les groupes d’extrême droite y gagnent en visibilité dans la capitale québécoise. Il avait sonné l’alarme au mois de novembre 2016, « observant une montée de la radicalisation d’extrême droite au Québec ». Les signalements au CPRMV, notamment pour propos haineux et islamophobie, sont en hausse, y compris depuis l’attentat.

« Les groupes d’extrême droite sortent de leur réserve au Canada depuis quatre ans et sont très actifs sur internet », relève Aurélie Campana, professeure de sciences politiques à Québec. Les quatre groupes principaux de la capitale québécoise, montrés du doigt après l’attentat, ont clamé leur aversion pour la violence. La Meute et les Soldats d’Odin ne comptent qu’une centaine de membres. Le plus ancien s’appelle la Fédération des Québécois de Souche. Le groupe extrémiste Atalante, dont le slogan est « exister, c’est combattre ce qui me nuit », est très lié à Légitime Violence, un groupe musical skinhead de Québec qui a diffusé, le soir de l’attentat, un clip musical anti-immigrés.

Sans être aussi implantés qu’en Europe ou aux Etats-Unis, ces groupes demeurent dangereux, cachant leur vrai visage sur le Darknet ou les groupes fermés de Facebook. Parfois, ils sortent aussi dans la rue, affichent leurs logos nazis, taguent ou recrutent sur les campus étudiants.

En 2016, un pique-nique identitaire a été organisé devant l'assemblée nationale. « Leurs discours identitaires sur le nationalisme blanc sont racistes », souligne Aurélie Campana. « Ils amalgament islamisme et islamisme radical et nourrissent clairement les stéréotypes contre les musulmans ».

Il apparaît, au vu de ses prises de position sur les réseaux, que le jeune Alexandre Bissonnette avait intégré ces discours. Mais il était visiblement en quête, selon les spécialistes, d’une autre tribune.

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:26

 

Manifestation à Barcelone à l'ouverture du procès d'Artur Mas (Reuters)

 

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées Lundi 6 Février 2017 devant le palais de justice de Barcelone où l'ancien président de la Catalogne, Artur Mas, doit être jugé pour désobéissance civile pour avoir organisé en 2014 une consultation populaire considérée comme illégale sur l'indépendance de la région.

Ce scrutin avait été organisé avec l'aide de volontaires et en dépit de l'opposition du gouvernement espagnol qui avait saisi la justice pour l'empêcher, affirmant qu'il était contraire à la constitution.

Quelque deux millions trois cent mille personnes y avaient pris part et s'étaient prononcées à plus de quatre vingt pour cent en faveur de l'indépendance mais le gouvernement de Mariano Rajoy faisait valoir que cette question relevait de l'ensemble des citoyens espagnols.

Artur Mas, qui a démissionné de ses fonctions de président de la région en 2016, pourrait se voir infliger une peine de dix années d'emprisonnement s'il est reconnu coupable de désobéissance civile et d'abus commis dans le cadre d'une fonction publique.

« Aujourd'hui beaucoup d'entre nous ont le sentiment d'être eux-mêmes jugés », a commenté Carles Puigdemont, le nouveau président du gouvernement catalan, s'exprimant devant le palais de justice entouré d'élus locaux et régionaux et de partisans de l'indépendance.

Ce procès s'ouvre dans un contexte de tension accrue entre Madrid et la Catalogne dirigée depuis 2015 par une équipe très favorable à la scission qui a pris l'engagement d'organiser un référendum sur sa sortie de l'Espagne cette année.

Mariano Rajoy se montre intraitable sur le sujet, affirmant être prêt au dialogue avec les autorités catalanes tout en réaffirmant qu'un référendum sur l'indépendance est illégal.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 18:44

 

http://www.cgt.fr/Les-salaries-des-TPE-confirment-la.html

 

Les salariés des Très Petites Entreprises (TPE) confirment la Confédération Générale du Travail (CGT) comme la première organisation, à dix points devant la deuxième organisation

 

Vendredi 3 Février 2017

 

Les résultats des élections de représentativité dans les TPE confirment la CGT comme première organisation syndicale au plan national.

Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme CGT qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie.

La CGT sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.

Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du ministère du travail tout au long du processus électoral.

Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.

Alors que quatre millions six cent mille salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.

La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embûches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.

Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que, loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins et leurs revendications n’intéressent que peu le gouvernement.

Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de vingt cinq pour cent des voix devant la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) avec quinze pour cent des voix.

Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la CGT qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux, exiger des avancées réelles en matière sociale.

La CGT mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE et leur donner plus de place encore dans le syndicalisme CGT, le syndicalisme de tous les salariés.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 18:09

 

François Bayrou estime que François Fillon doit renoncer à se présenter (Reuters)

 

« François Fillon doit renoncer à se présenter au premier tour des élections présidentielles après les révélations sur des soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa femme », a déclaré François Bayrou, Dimanche 5 Février 2017.

« Les français pensent, et je pense comme eux, qu’il n’a pas d’autre solution que celle-là pour retrouver un débat qui soit à la hauteur », a déclaré le président du mouvement démocrate (MODEM) lors de l'émission du Grand Jury de Radio Télévision Luxembourg (RTL), du Figaro et de La Chaîne Info (LCI).

Au-delà des arguments de droit, sur lesquels la justice devra se prononcer, « il y a une chose que tous les français savent, il y a eu atteinte à la décence », a-t-il dit.

« On ne peut pas se présenter avec un programme qui demande des sacrifices à tout le monde, notamment à ceux en bas de la pyramide, et on réserve les privilèges à ceux qui au contraire sont dans des situations protégées et de pouvoir », a encore déclaré François Bayrou.

Pour lui, cela rend « impossible une candidature et une campagne et, de cela, les Républicains vont devoir tenir compte et trouver une réponse ».

Le maire de Pau, qui n'a toujours pas annoncé sa décision sur une nouvelle candidature éventuelle au premier tour des élections présidentielles, a déclaré qu'il soutiendrait Alain Juppé, qu'il appuyait déjà lors des élections primaires de la droite, si les Républicains le désignaient pour remplacer François Fillon.

« Si cette décision était prise, je soutiendrais Alain Juppé ».

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 17:47

 

https://socialistworker.co.uk/art/44043/40,000+march+in+London+against+Trump+and+May,+and+thousands+more+around+Britain

 

Quarante mille personnes ont manifesté à Londres contre Donald Trump et Theresa May et des milliers d’autres en Grande-Bretagne

 

A Londres, quarante mille personnes ont manifesté, Samedi 4 Février 2017, contre Donald Trump, ses attaques contre les migrants, les femmes et d'autres, et contre le soutien de Theresa May à Donald Trump.

Parallèlement, des milliers de personnes ont manifesté ailleurs en Grande-Bretagne.

Le mouvement contre Donald Trump qui a explosé dans les rues avec la marche des femmes continue avec des manifestations de plus en plus fortes.

Il y a beaucoup de nouveaux militants qui sont déterminés à faire bien plus que des gestes symboliques. Ils veulent faire la différence.

À Londres, la manifestation a été convoquée par Stand Up to Racism, Stop the War Coalition, People’s Assembly, Muslim Association of Britain et Muslim Engagement and Development. Elle a été soutenue par Friends of al Aqsa et Campaign for Nuclear Disarmament.

Le centre de Londres s'arrêta. Il y avait des personnes qui manifestaient pour la première fois, des activistes de longue date, des étudiants, des groupes musulmans, des syndicalistes et bien d'autres.

Les chants de « dis-le fort, dis-le clairement, les réfugiés sont les bienvenus ici » venaient d’un groupe d'étudiants animé par Stand Up To Racism.

Kristina était venue de l’université de Surrey après avoir entendu parler de la manifestation sur Facebook. « Maintenant, c’est plus important que jamais, les choses ne cessent de progresser », a-t-elle dit. « Nous devons dire que c'est assez ».

Un grand nombre de musulmans ont également participé à la manifestation, y compris une école arabe de Waltham Forest au nord-est de Londres. Sayed, l'un des adultes, a déclaré que « nous voulions leur dire ce qu'ils pouvaient faire pour arrêter cet ordre du jour raciste ».

Il a ajouté « qu’il est important qu'ils sachent que nous, musulmans, juifs, chrétiens et socialistes, sommes unis contre Donald Trump ».

Une délégation venait du Homerton University Hospital à l'est de Londres.

Lorna a dit que « les syndicats doivent faire partie de la résistance contre Donald Trump, en particulier dans le contexte des menaces relatives au contrôle des passeports dans le cadre du National Health Service (NHS) ».

Les orateurs de la manifestation ont exprimé leur solidarité avec les musulmans et avec les migrants et leur volonté d’unité d’action.

Weyman Bennett de Stand Up To Racism a dit que « si Donald Trump vient dans ce pays, nous allons lui donner un coup de pied. Les noirs et les blancs, les gays et les hétérosexuels, les femmes et les hommes, nous allons lui donner un coup de pied. Ce sont les banquiers et ce ne sont pas les migrants qui ont causé cette crise. Ils veulent nous diviser, mais nous ne les laisserons pas faire. Quand nous nous organisons, nous pouvons vaincre les tyrans ».

Lindsey German de Stop the War Coalition a déclaré que « ce n'est que le début. Si Theresa May ose aller de l'avant avec la visite d’état, nous mettrons Londres à l'arrêt. Nous disons aux communautés musulmanes qu’elles ne sont pas seules. C’est le début d'un mouvement de masse contre la présidence de Donald Trump et contre la politique pourrie de Theresa May ».

Azat Ali de Muslim Engagement and Development a déclaré que « nous devons être unis, ce n'est pas le temps des querelles secondaires. Notre action collective fait la différence. Nous avons une longue bataille devant nous. Quand j'étais jeune, je ne pouvais pas aller dans certaines boutiques parce qu'il y avait des fascistes dans les rues. Vous savez ce qui s'est passé, vous vous êtes tous levés ».

Le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn était à Liverpool, mais il a envoyé un message à la manifestation. Il a dit que « je soutiens ceux qui sont attaqués par la politique de la haine. Je soutiens la demande de millions de personnes en Grande-Bretagne qui disent que Donald Trump n'est pas le bienvenu. L'invitation de Donald Trump doit être retirée. Je soutiens nos amis des États-Unis debout avec les communautés de migrants. Theresa May et les conservateurs sont du mauvais côté de l'histoire ».

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:46

 

http://www.reuters.com/article/us-usa-trump-immigration-idUSKBN15K0AF

 

L'interdiction d'immigration dans les limbes après la décision de la cour d’appel

L'ordre d'immigration de l'administration de Donald Trump interdisant les citoyens de sept pays principalement musulmans et bloquant temporairement les réfugiés était dans les limbes Dimanche 5 Février 2017 après qu'une cour d'appel ait refusé la demande du ministère de la justice de rétablir l'interdiction.

La décision de la cour d’appel a infligé un nouveau revers à Donald Trump, qui a dénoncé le juge de Seattle qui a bloqué son ordre exécutif, Vendredi 3 Février 2017. Dans les tweets et les commentaires aux journalistes, le président a insisté pour qu'il obtienne le rétablissement de l'interdiction.

Dans une courte ordonnance, la neuvième cour d’appel du circuit des États-Unis, basée à San Francisco, a déclaré que la demande du gouvernement pour un sursis administratif immédiat de la décision du juge avait été refusée. Elle attendait d’autres documents des états de Washington et du Minnesota, Dimanche 5 Février 2017, et du gouvernement, Lundi 6 Février 2017.

Donald Trump affirme que l'interdiction de voyager de quatre vingt dix jours pour les citoyens d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen, et de cent vingt jours pour tous les réfugiés est nécessaire pour protéger les Etats-Unis contre les militants islamistes. Les critiques estiment que les mesures sont injustifiées et discriminatoires.

L'incertitude juridique sur l'interdiction a créé ce qui peut être une occasion de courte durée pour les voyageurs des sept pays touchés pour entrer aux États-Unis.

« C'est la première fois que j'essaie de voyager en Amérique. Nous avions réservé pour voyager la semaine prochaine, mais nous avons décidé d’avancer notre voyage après ce que nous avons entendu », a déclaré une femme yéménite, récemment mariée à un citoyen américain, qui a pris un avion du Caire pour la Turquie, Dimanche 5 Février 2017, pour se connecter à un vol aux États-Unis. Elle a refusé d'être nommée de peur de compliquer son entrée aux États-Unis.

Réagissant à la dernière décision du tribunal, le porte-parole du gouvernement irakien Saad al-Hadithi a déclaré que « c’est un pas dans la bonne direction pour résoudre les problèmes qu'il a provoqué ».

Les restrictions de voyage de Donald Trump du Vendredi 27 Janvier 2017 ont suscité des protestations aux États-Unis et des critiques de la part des alliés américains et elles ont créé le chaos pour des milliers de personnes qui, dans certains cas, ont passé des années à chercher l'asile.

Dans sa décision dans l'état de Washington, Vendredi 3 Février 2017, le juge James Robart a contesté l'utilisation des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis pour justifier l'interdiction, affirmant qu'aucune attaque n'avait été commise sur le sol américain depuis lors.

Pour que l’ordre de Donald Trump soit constitutionnel, James Robart a dit qu’il devait être « fondé en fait, par opposition à la fiction ».

Les attaques du 11 septembre 2001 ont été menées par des pirates de l'air de l'Arabie Saoudite, des Émirats Arabes Unis, de l'Égypte et du Liban, dont les ressortissants n'ont pas été touchés par l'ordre.

Dans une série de tweets, Samedi 4 Février 2017, Donald Trump a attaqué « l'opinion de ce soi-disant juge » comme ridicule.

« À quoi notre pays va-t-il s'attendre si un juge peut mettre un terme à une interdiction de voyager en matière de sécurité intérieure et si toute personne, même avec de mauvaises intentions, peut venir aux États-Unis », a-t-il demandé.

Il est inhabituel pour un président d'attaquer un membre de la magistrature, alors que la constitution des États-Unis désigne le pouvoir judiciaire comme un troisième pouvoir égal au pouvoir exécutif et au pouvoir législatif. Les démocrates ont dit que le président voulait provoquer une crise constitutionnelle.

Donald Trump a déclaré aux journalistes à sa station privée de Mar-a-Lago en Floride que « nous allons gagner pour la sécurité du pays ».

Mais la décision du tribunal de Washington a été le premier pas dans ce qui pourrait être des mois de contestation judiciaire contre la politique de Donald Trump de répression de l'immigration.

L'appel lancé par le ministère de la justice a critiqué le raisonnement juridique du juge James Robart, disant qu'il violait la séparation des pouvoirs et qu’il mettait en cause l'autorité du président en tant que commandant en chef.

L'appel a déclaré que l'état de Washington n’avait pas le droit de contester l'ordre et il a nié que l'ordre « favorise les chrétiens aux dépens des musulmans ».

Le département d’état des États-Unis et le département de la sécurité internationale ont déclaré qu'ils appliquaient l'ordre du juge James Robart et que de nombreux visiteurs devraient commencer à arriver Dimanche 5 Février 2017, alors que le gouvernement a dit qu'il prévoit de commencer à accueillir des réfugiés de nouveau Lundi 6 Février 2017.

Un porte-parole de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), Leonard Doyle, a confirmé Dimanche 5 Février 2017 que quelque deux mille réfugiés sont prêts à se rendre aux États-Unis.

« Nous nous attendons à ce qu'un petit nombre de réfugiés arrivent aux États-Unis, Lundi 6 Février 2017, principalement en provenance de Jordanie et incluant des personnes fuyant la guerre et la persécution en Syrie », a-t-il déclaré dans un courriel.

Un citoyen irakien, Fuad Sharef, sa femme et ses trois enfants, ont passé deux ans à obtenir des visas américains. Ils avaient prévu de venir aux Etats Unis la semaine dernière, mais ils avaient été renvoyés en Irak après une tentative ratée de prendre un avion au Caire pour les États-Unis.

Dimanche 5 Février 2017, la famille a pris un billet pour un vol de Turkish Airlines d’Istanbul à New York.

« Nous sommes très heureux », a déclaré Fuad Sharef à Reuters Télévision. « Finalement, nous sommes autorisés à entrer aux États-Unis ».

Rana Shamasha, trente deux ans, réfugiée irakienne au Liban, devait se rendre aux États-Unis avec ses deux sœurs et sa mère, Mercredi Premier Février 2017, pour rejoindre des parents à Detroit jusqu'à ce que le voyage soit annulé suite à l'interdiction de voyager.

Elle attend maintenant de recevoir des représentants de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui supervisent leur cas. « S'ils me disent qu'il y a un avion demain matin, je le prendrais. S'ils me disent qu'il y en a un dans une heure, je le prendrais », a-t-elle déclaré à Reuters par téléphone à Beyrouth. « Je n'ai plus de maison ici, ni de travail, ni quoi que ce soit », dit-elle.

Un responsable de l'aéroport de Beyrouth a indiqué que trois familles syriennes avaient quitté Beyrouth pour les Etats-Unis via l'Europe, Dimanche 5 Février 2017.

Des sources aériennes au Caire ont indiqué que trente trois personnes des sept pays touchés par l'interdiction avaient été autorisées à monter à bord des vols en direction des États-Unis depuis Samedi 4 Février 2017.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:17

 

Cinq ans d'inéligibilité pour Serge Dassault (Reuters)

 

Le sénateur Serge Dassault, dont le tribunal a relevé la duplicité, a été condamné Jeudi 2 Février 2017 à une amende de deux millions d'euros et à cinq ans d'inéligibilité et d'interdiction d'exercer une fonction publique pour blanchiment de fraude fiscale et omissions dans ses déclarations de patrimoine.

« L’ampleur de la fraude, sa durée et les fonctions politiques exercées durant une partie de la période » par le prévenu auraient pu justifier une peine de prison ferme, a jugé le président.

Mais le tribunal correctionnel de Paris a estimé que le sénateur de près de quatre vingt douze ans, président d'honneur de Dassault Aviation, ne pouvait être condamné à une peine de prison, même avec sursis, compte tenu de son grand âge.

« Ces faits, qui nuisent aux intérêts financiers de l’état, se sont déroulés durant une période où Serge Dassault, outre la direction d'un groupe bénéficiant largement de la commande publique, exerçait parallèlement un mandat parlementaire qui le conduisait à se prononcer sur le budget de l’état mais également sur les différentes législations fiscales et pénales portant sur la fraude fiscale et le blanchiment », souligne le tribunal dans son jugement.

« Ils révèlent, de sa part, une forme de duplicité », ajoute-t-il.

Les avocats de Serge Dassault ont annoncé qu'ils feraient appel de ce jugement.

« Il y a des vraies questions juridiques qui méritent d'aller en appel », a déclaré Jacqueline Laffont.

Sur le fond, il n'y a « aucune implication personnelle de notre client, il a découvert ces éléments tardivement et il les a régularisés dès qu'il les a découverts », a-t-elle assuré.

Serge Dassault était poursuivi pour avoir dissimulé plus de onze millions d'euros au fisc sur des comptes à l'étranger entre 1999 et 2014. Il lui était également reproché d'avoir omis de déclarer ces fonds dans ses déclarations de patrimoine.

Le Parquet National Financier (PNF) avait requis sa condamnation à deux ans de prison avec sursis, neuf millions d'euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

La défense avait plaidé la relaxe, affirmant que le sénateur avait régularisé sa situation fiscale en 2014, au moment même où il avait découvert l'existence de quatre structures juridiques à l'étranger héritées de son père.

Selon ses avocats, les fonds avaient été placés dans ces fondations à l'étranger dans les années 1950 par Marcel Dassault, « qui avait peur de revivre la guerre et qui voulait protéger sa famille ».

Mais le tribunal a estimé que Serge Dassault avait en sa possession, en toute connaissance de cause, les fonds litigieux depuis de longues années.

« Le tribunal considère non seulement que les faits reprochés sont graves mais que ce n'est que contraint et forcé par le développement des enquêtes judiciaires que Serge Dassault a entamé les démarches ayant effectivement abouti au paiement d'une somme importante à l'administration fiscale », dit le jugement.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:00

 

http://www.ijvcanada.org/2017/vji-condamne-lattentat-a-la-grande-mosquee

 

Les Voix Juives Indépendantes (VJI) condamnent l'attentat de la grande mosquée de Sainte Foy

 

Mardi 31 Janvier 2017

 

Les VJI du Canada se joignent à tous les québécois et à tous les canadiens dans leur condamnation de l'ignoble attentat à la grande mosquée de Sainte-Foy.

La fusillade au centre culturel islamique de Québec a tué six hommes et fait dix-neuf blessés dont six en état grave et trois toujours entre la vie et la mort. Cette tragédie prive leurs enfants de pères et leurs épouses de conjoints. Au nom de tous leurs adhérents, les VJI adressent leurs plus sincères condoléances aux membres des familles des victimes.

Au Québec et au Canada, c’est la première fois que des musulmans ont été tués ou blessés dans leur lieu de culte. Cependant, durant les quatre dernières années au moins cinq mosquées ont été les cibles d'attaques ou de menaces, en Nouvelle-Écosse, en Ontario, à Vancouver et à Saguenay.

Certes, la campagne électorale de Donald Trump et son décret interdisant aux musulmans de sept pays l’entrée aux États-Unis a contribué à créer un contexte pour de tels actes haineux.

Mais il faut aussi regarder plus près de chez nous. Durant plus d'une décennie, le gouvernement de droite de Stephen Harper a poursuivi une politique contre les musulmans, cautionnant des attitudes et des actes islamophobes. Plus près encore, ici au Québec, le vivre-ensemble québécois a été sévèrement mis à l'épreuve durant les débats sur les accommodements raisonnables et la charte des valeurs québécoises.

Cet attentat meurtrier à la grande mosquée de Sainte-Foy est la preuve qu'un climat de haine et de racisme existe contre les musulmans, laissant une place à de tels actes de barbarie.

Nous déplorons que, parfois au Québec et au Canada, des gens occupant les postes les plus importants au pays attaquent et humilient les musulmans et dévalorisent leurs croyances religieuses ainsi que leurs cultures.

Les VJI étant un organisme qui soutient les droits humains du peuple palestinien dans le contexte du conflit israélo-palestinien, nous croyons également que le peu de souci qu’ont eu les gouvernements canadiens et québécois ces dernières années pour les vies des palestiniens est un symptôme de cette dévalorisation de la vie et des droits de chaque personne musulmane.

Les VJI lancent un appel à tous les québécois et à tous les canadiens pour qu’ils dénoncent vivement la haine et la discrimination qui soutient l'islamophobie et demande à tous et à toutes de s'opposer activement aux attitudes et aux actes créant un climat propice à la manifestation de la haine.

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:38

 

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/02/03/fillon-doit-partir_1546274

 

François Fillon doit partir

 

Par Laurent Joffrin

 

Vendredi 3 Février 2017

 

Disqualifié sur le terrain précis qui faisait sa crédibilité, celui de l’intégrité et de la droiture en politique, le candidat des Républicains n’est plus en mesure de représenter la droite et encore moins de présider la France.

François Fillon doit partir. De quelque manière qu’on tourne ce problème, la conclusion est chaque jour de plus en plus évidente. Le candidat des Républicains n’est plus qualifié pour représenter la droite française et encore moins pour occuper la charge de président de la république.

Il n’y a aucune joie mauvaise dans ce diagnostic, aucune vindicte orientée, plutôt un accablement, une mélancolie et une tristesse démocratique. Voilà un candidat dont on contestait le programme mais dont on respectait la personnalité, qui avait toutes les apparences de la droiture austère et de la rectitude exigeante, pugnace dans la vie politique mais éloigné, pour autant qu’on puisse en juger, des combines et des arrangements qui ternissent si souvent le blason de la classe politique. Las, son discours depuis le début de la crise rend caduque cette image rassurante. Il doit se retirer.

Certains incriminent une communication impotente. Drôle de réflexion, ainsi, le candidat des Républicains aurait-il mieux raconté des histoires, mieux noyé le poisson et mieux fourbi son storytelling, qu’il aurait mérité plus d’indulgence ? C’est donner la prime aux habiles, aux enfumeurs et aux charmeurs de serpents. Ce n’est pas la communication qui plombe François Fillon. Ce sont les faits. Il affirme depuis une semaine que son épouse était bien son assistante et qu’elle œuvrait avec un zèle discret à l’accomplissement de sa tâche de député. On pouvait en douter. Les traces de son travail sont évanescentes et les témoins contredisent sa défense, on n’a produit à ce jour aucun début de document, d’emploi du temps ou de carnet de rendez-vous qui vienne à l’appui de ces dires.

François Fillon spéculait sur le flou des règles. Le poste d’assistant parlementaire obéit à une définition nébuleuse et il est de tradition de laisser le député seul juge du travail de ses assistants. Il pouvait tabler sur un classement du dossier faute de preuves. Blanchi par la justice, il aurait contre-attaqué, fustigeant l’atteinte à la présomption d’innocence, clamant partout qu’il a respecté la loi, serait-elle mal faite.

Tout change avec le témoignage diffusé Jeudi 2 Février 2017 par la deuxième chaîne de la télévision française. Cette fois, ce n’est pas un journaliste, un folliculaire, un opposant vindicatif ou un allié perfide qui vient le contredire sur le travail de Pénélope Fillon. C’est Pénélope Fillon elle-même. Devant plus de cinq millions de téléspectateurs, dans un entretien sans enjeu ni piège, au détour d’une conversation, sans que l’on puisse supposer un instant qu’elle travestit la vérité, l’intéressée confirme l’inexistence de son travail, « je n’ai jamais été son assistante, ou quelque chose de ce genre ». A cette époque pourtant, en 2007, elle percevait depuis quatre ans un salaire d’assistante parlementaire. Justice ou pas, officines ou pas, campagnes médiatiques ou pas, le fait nu, clair et brut est exposé en pleine lumière. Le mari dit que son épouse travaillait. L’épouse dit que non. Le mystère est éclairci et le masque tombe. Le couple a bien perçu indûment une somme qui ne saurait paraître minime aux yeux des français.

Comment François Fillon pourrait-il continuer ? Comment pourrait-il continuer à prêcher la rigueur, à demander des sacrifices partagés et à se présenter comme l’homme d'état intègre qui cherche la vérité pour le pays ? L’opinion l’a bien compris, dont les trois quarts condamnent la défense du candidat.

Une gauche partisane, cynique et guillerette pourrait souhaiter son maintien en place. Un candidat handicapé est plus facile à battre. La gauche pourrait espérer l’emporter en combattant cet adversaire qui traîne un boulet aux pieds. Mais telle n’est pas la question. Outre que la droite républicaine mérite un porte-parole incontesté, qui défende son programme sans être plombé par ses propres erreurs et qui se batte proposition contre proposition, vision contre vision, la bénéficiaire principale du scandale n’est pas la gauche. C’est Marine Le Pen. Alors qu’elle a recouru aux mêmes arrangements au parlement européen, elle se nourrira tout de même du miel empoisonné du « tous pourris ».

Tout ce qui salit le système, c’est-à-dire, en l’occurrence, le système démocratique et représentatif, dessert ses ennemis. Les démagogues ont le mensonge dans le sang. Leurs électeurs n’attendent pas d’eux la vérité ou la probité, seulement la haine du système. Le cas de François Fillon alimente la bête. Nous venons de passer près de dix jours à parler de salaires contestés, d’emplois supposés fictifs, de règlements d’assemblée, de lynchage médiatique et d’officines. Il est temps de revenir à la campagne électorale, la vraie. François Fillon doit partir.

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:12

 

Un juge fédéral bloque le décret contre l’immigration de Donald Trump (Reuters)

 

Un juge fédéral de Seattle a ordonné Vendredi 3 Février 2017 la suspension au niveau national du décret de Donald Trump qui interdit temporairement l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

Cette décision représente la contestation la plus forte à ce jour du décret du président américain, qui l'a justifié lors de sa signature le Vendredi 27 Janvier 2017 par la nécessité d'assurer la sécurité des Etats-Unis.

Elle a aussitôt semé une certaine confusion au sein de l'administration de Donald Trump.

Qualifiant le décret de « légal et approprié », la Maison Blanche a en effet annoncé que le département de la justice allait faire appel « le plus tôt possible ». Cet appel est suspensif.

Mais le ministère, qui avait déjà dit vouloir examiner l'arrêt écrit du juge, attendu pendant le week-end, avant de « décider des mesures à prendre », a confirmé peu après qu'il ne ferait pas appel, Vendredi 3 Février 2017.

« Personne, pas même le président, n'est au-dessus de la loi », a réagi Jay Inslee, le gouverneur démocrate de l’état de Washington, qui avait déposé le recours auquel s'était associé le Minnesota.

« Cette décision suspend le décret présidentiel sur le champ », a insisté le ministre de la justice de l’état de Washington, Bob Ferguson, nommé à ce poste par l'ancien président républicain George Bush. Il a ajouté s'attendre à ce que les autorités fédérales respectent cette décision de justice.

Le département d’état a dit en avoir été informé et en étudier les conséquences avec le département de la sécurité intérieure.

Sans attendre, le service des douanes et de la protection des frontières a donné pour instruction aux compagnies aériennes d'autoriser l'embarquement des ressortissants des pays concernés par le décret de Donald Trump dès lors que ceux-ci disposent d'un visa américain valide, a déclaré à Reuters le responsable de l'une d'entre elles.

Les compagnies ont reçu leurs nouvelles instructions pendant une conférence téléphonique Vendredi 3 Février 2017 vers 21 heures, a-t-il précisé.

Outre la « mesure provisoire de protection » accordée à ces immigrants, le magistrat de Seattle a jugé les plaignants fondés à engager des poursuites judiciaires contre les autorités fédérales.

« C'est une magnifique journée pour l'état de droit dans ce pays », a commenté l'avocat de l’état de Washington, Noah Purcell.

La compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé Samedi 4 Février 2017 qu'elle embarquerait tous les passagers disposant de passeports, visas et cartes vertes valides, a-t-on appris d'une porte parole.

Alors que le juge de Seattle rendait sa décision, des recours similaires étaient examinés dans quatre autres états, les plaignants arguant notamment du fait que le décret de Donald Trump viole la constitution des Etats Unis en créant une discrimination religieuse.

Dans le Massachusetts, un juge fédéral de Boston a pris une décision inverse de celle de son collègue de Seattle en refusant de prolonger la mesure provisoire de protection qui a permis à certaines personnes visées par le décret d'entrer cette semaine aux Etats-Unis.

Saisi par l'American Civil Liberties Union (ACLU), le juge Nathaniel Gorton a jugé peu pertinents les arguments avancés par l'avocat de l'association représentant les plaignants.

Le magistrat a notamment noté qu'à aucun moment le décret signé par Donald Trump ne faisait mention de pays musulmans et qu'il ne pouvait pas considérer les déclarations d'un candidat avant ou après son élection comme appartenant à un texte réglementaire alors qu'elles n'y figurent pas.

Le décret de Donald Trump vise explicitement sept pays, la Syrie, l'Irak, l'Iran, le Yémen, la Libye, la Somalie et le Soudan, tous à majorité musulmane. Mais cette particularité religieuse n'est pas spécifiquement mentionnée dans le décret.

Au cours de l'audience, le juge Nathaniel Gorton a demandé à l'avocat du département de la justice, Joshua Press, de préciser comment avait été constituée la liste des pays dont les ressortissants sont interdits d'entrée sur le territoire américain pour une période de quatre vingt dix jours.

Joshua Press a indiqué que cette liste avait été établie à partir d'une loi votée en 2015 et amendée en 2016, exigeant que les citoyens de ces sept pays soient titulaires d'un visa pour entrer aux Etats-Unis.

Ces restrictions avaient été imposées « par l'inquiétude provoquée par l'arrivée de réfugiés, principalement en provenance de Syrie, et par les attentats terroristes qui se produisaient en Europe », a expliqué l'avocat.

Le décret de Donald Trump a eu pour conséquence la révocation de plus de cent mille visas qui avaient été octroyés à des ressortissants de ces sept pays, a précisé l'avocat du département de la justice devant la juge Leonie Brinkema, siégeant à Alexandria en Virginie, selon la presse locale.

Mais à Washington, le département d’état a fourni un chiffre moindre.

« Moins de soixante mille visas individuels ont été temporairement révoquées conformément au décret », a dit William Cocks, porte-parole pour les affaires consulaires.

La juge Leonie Brinkema a réclamé au gouvernement fédéral qu'il fournisse d'ici Jeudi 9 Février 2017 la liste de « toutes les personnes qui ont été interdites d'entrée ou expulsées des Etats-Unis ».

La liberté religieuse est garantie aux Etats-Unis par la clause d'établissement contenue dans le premier amendement de la constitution.

 

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