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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:39

 

http://www.sudouest.fr/2013/12/22/cognac-le-pcf-choisit-l-alliance-a-gauche-toute-1410051-882.php

 

http://www.gauchemip.org/spip.php?article21889

 

Le PCF choisit l’alliance à gauche toute à Cognac

 

Dimanche 22 Décembre 2013

 

A une large majorité, les militants du PCF préfèrent s’associer à la liste du Parti de Gauche et du NPA plutôt qu’à celle du maire sortant

 

Trois, c'est le nombre d'options proposées au vote des quarante neuf militants de la section du PCF à Cognac pour les prochaines municipales. Avec un taux de participation de 78,57%, ils ont tranché très nettement. A 81,82%, ils ont choisi une alliance avec « résistants par les actes », la liste emmenée par le Parti de Gauche et le NPA. Le reste des voix, 18,18%, s'est porté sur un accord avec le maire sortant Michel Gourinchas. La troisième hypothèse, une liste isolée du PCF, n'a recueilli aucun suffrage.

 

« C'est un bon choix », estime Simone Fayaud, secrétaire de la section départementale du PCF, qui regrette que Michel Gourinchas n'ait pas proposé « d'accord politique ».

 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 17:03

 

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14289

 

L’icône des grévistes de la faim Samer Issawi est enfin libre

 

Mardi 24 Décembre 2013

 

L’information a été donnée sur facebook, où Shireen Issawi, la sœur de Samer a, en direct devant la porte de la prison israélienne de Shatta, publié « Samer Issawi est libre ». A son commentaire, elle a ajouté une photo de son frère à l’intérieur d’une ambulance, tout souriant et arborant le signe V de la victoire.

 

Agé de trente quatre ans, Samer est devenu un symbole national de la lutte palestinienne contre l’oppression israélienne. Pour protester contre son emprisonnement, Samer a entamé, l’an dernier, une grève de la faim. Après près de neuf mois de refus de se nourrir, Samer a mis fin à sa grève le 23 avril de l’année en cours. Cette décision intervient après un accord conclu avec les autorités pénitentiaires israéliennes. Il a donc été convenu que le prisonnier purge une peine de huit mois pour une présumée violation de la liberté conditionnelle.

 

Au début de cette année, des milliers de palestiniens sont descendus presque chaque jour dans les rues pour appeler à la libération de Samer. Ils se sont souvent heurtés aux forces de l’occupation israélienne qui essayaient de les disperser avec des gaz lacrymogène et des balles d’acier enrobées de caoutchouc. Souvent, l’armée faisait usage de balles réelles.

 

Très vite, la voix du mouvement de libération de Samer ainsi que celles des autres prisonniers palestiniens ont résonné au-delà des frontières pour enfin susciter un large soutien international, avec des mouvements et des manifestations de solidarité en Europe et aux Etats-Unis.

 

Pour rappel, Samer Issawi fut arrêté pour la première fois il y a onze ans. Il était en possession d’armes et fut emprisonné jusqu’à sa libération en octobre 2011 dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers conclut entre le Hamas et Israël.

 

Samer est à nouveau arrêté le 7 juillet 2012 par Israël qui l’a accusé d’avoir voyagé en dehors de Jérusalem, faisant fi de sa liberté conditionnelle, et l’a ordonné de purger le restant de sa peine initiale de vingt six ans.

 

L’état de santé de Samer s’est gravement détérioré vers la fin de sa grève de la faim. Sa famille ne cessait d’avertir et de crier que le prisonnier était sur le point de mourir. Pour leur part, des observateurs avaient prévenu que si Samer succombait, sa mort pourrait déclencher un nouveau soulèvement.

 

La grève de la faim de Samer fut inspirée d’un mouvement de grève de masse, entamé plus tôt par quelques deux mille prisonniers palestiniens qui ont décidé de refuser la nourriture pour protester contre ladite détention administrative.

 

En effet, cette politique permet à Israël de détenir des prisonniers sans chef d’accusation pour une période de six mois, renouvelable pour une durée indéterminée. Amnesty International et Human Rights Watch ont qualifié la détention administrative opérée par Israël de violation du droit humanitaire international.

 

Ces prisonniers ont mis fin à leur grève de la faim au mois de mai 2012 suite à un accord conclu avec Israël leur promettant la libération. Toutefois, certains d’entre eux ont décidé de reconduire leur grève après qu’Israël ait enfreint l’accord en renouvelant leur détention sans chef d’accusation.

 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 16:47

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/12/18/leurs-tortures-valent-celles-du-regime_967565

 

« Leurs tortures valent celles du régime »

 

Par Hala Kodmani

 

Mercredi 18 Décembre 2013.

 

« Libéré » de la terreur d’al Assad, Raqqa, où notre reporter s’était rendu il y a trois mois, subit désormais celle des islamistes. Echos téléphoniques d’une ville inaccessible.

 

La récréation neigeuse se termine à Raqqa. Exceptionnelle pour un début décembre, la vague qui a couvert de blanc tout le Moyen-Orient a apporté un répit inespéré à la ville du nord-est syrien, soumise pendant les jours précédents à des bombardements meurtriers qui ont fait une quarantaine de morts. Les avions du régime ne pouvaient plus voler, ni ses missiles balistiques être tirés contre la population. La tension qui montait entre les groupes armés rivaux, qui se disputent le contrôle de la ville, est retombée. Même les extrémistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant, émanation d’al Qaeda, qui exercent leur terreur sur les activistes sont devenus moins visibles.

 

Comme d’autres habitants de la ville, Oum Nabil se trouve encore chanceuse en imaginant qu’elle a évité le pire. « On venait de faire remplacer les vitres de la cuisine et du séjour où dorment les enfants quand la tempête de neige s’est déclenchée », se réconforte la mère de famille, jointe sur son téléphone portable. Les fenêtres et les baies vitrées de l’appartement du troisième étage avaient été soufflées par l’un des sept raids aériens qui ont visé la ville dans la terrible journée du 7 décembre. « C’était l’apocalypse un obus est tombé devant la boulangerie, à deux cent mètres de la maison », soupire-t-elle.

 

Hommes cagoulés. Relativiser est la clé de survie d’une population trop absorbée par les urgences de ses épreuves quotidiennes pour se plaindre. Raqqa n’en finit plus de payer le prix de sa « libération » depuis qu’elle est passée aux mains de la rébellion en mars 2013. Les forces du régime qui avaient cédé la première capitale provinciale, faute de moyens ou de volonté de la tenir, continuent de punir ses habitants. Les raids aériens quasi quotidiens visent les habitations, les écoles et les marchés, faisant chaque fois des victimes civiles. « Si vous voulez dormir tranquilles, allez installer votre matelas au siège du gouvernorat », écrit un activiste de Raqqa sur facebook. Une allusion qui n’échappe à personne, le bâtiment imposant au centre de la ville n’a jamais été touché par l’aviation alors qu’il est occupé par les hommes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant, désigné par les syriens sous son acronyme arabe Daech.

 

C’est en hissant leur drapeau noir en haut du gouvernorat, au début de l’été dernier, que les jihadistes ont signifié leur mainmise sur une ville qui « avait respiré pendant quelques mois un air de liberté inédit en Syrie », selon Aziz, citoyen reporter, originaire d’Homs et dont la famille a trouvé refuge à Raqqa après la destruction de leur maison.

 

L’impunité dont jouit la formation née d’une scission au sein du Front al Nosra, première branche qui s’est réclamée d’al Qaeda en Syrie, est soulignée par la plupart des habitants acquis à la révolution. L’intérêt du régime est de favoriser les extrémistes pour diaboliser la rébellion aux yeux des syriens et surtout du reste du monde. Cette stratégie s’est révélée gagnante.

 

La comparaison entre les pratiques des forces de sécurité de Bachar al-Assad et les exactions actuelles par les hommes cagoulés de Daech revient dans toutes les conversations avec les correspondants de Raqqa. « Ils ont fini par réussir à paralyser toute activité démocratique », se désole Abboud, joint par Skype. Cet ingénieur, diplômé juste avant que la guerre ne ravage le pays, sort à peine de chez lui depuis plusieurs semaines. La dernière fois, c’était pour manifester devant l’église arménienne attaquée par les jihadistes fin septembre, il a alors été enlevé par trois hommes cagoulés. Cette deuxième arrestation, qui a duré près d’une semaine, lui a servi de « correction définitive » selon ses mots. « Les tortures qu’ils m’ont infligées au titre de renégat valaient celles que j’avais endurées dans les geôles du régime dont les hommes préféraient insulter ma mère. Je suis ressorti avec le dos brûlé au deuxième degré par les barres de fer chauffé avec lesquelles ils me frappaient jusqu’à l’étourdissement. Mon seul défi maintenant est de ne pas quitter Raqqa comme ont dû le faire la plupart de mes amis », explique-t-il.

 

Sit in solitaire. Supprimer tous les opposants et les témoins dans les zones qu’ils contrôlent, la stratégie des extrémistes de Daech rappelle encore les pratiques du régime. Les enlèvements de plusieurs journalistes étrangers, quatre français dont deux à Raqqa, ainsi que le père jésuite Paolo Di Oglio, dissuadent forcément depuis plusieurs mois tout reporter de se rendre en Syrie. Les citoyens reporters syriens sont aussi pourchassés. Des dizaines de jeunes de Raqqa sont tenus au secret par le groupe extrémiste, et leurs familles sont sans nouvelles d’eux. « Il n’était plus question que je sorte dans la rue avec un appareil », raconte Aziz, photographe et cameraman, qui s’est replié depuis un mois en Turquie, comme des milliers d’autres activistes démocrates avant lui. « J’avais pourtant juré de ne pas quitter le pays », se désole-t-il.

 

La résistante emblématique de Raqqa, Souad Naufal, est elle aussi réfugiée en Turquie depuis le mois dernier. Cette institutrice de quarante quatre ans, dont le beau-frère a été enlevé par Daech, se présentait tous les soirs devant le gouvernorat, foulard sur la tête et pancarte à la main, pour son sit-in solitaire. « L’état du mal », comme elle appelle les hommes cagoulés, n’a plus supporté ses messages de défi réclamant la libération de tous les détenus, y compris le père Paolo. Arrêtée et molestée à plusieurs reprises puis menacée de pire, elle a fini par abandonner son combat.

 

« Un islam aberrant ». Seule la résistance passive qu’oppose la majorité des habitants de Raqqa se poursuit face aux extrémistes. « Ils évitent de nous approcher et ne réussiront jamais à nous changer », assure Oum Nabil. « Leur islam aberrant est incompatible avec la société d’ici. Leurs hommes sont les seuls à porter le niqab », plaisante-t-elle. Contrairement à d’autres zones sous leur influence, les jihadistes n’ont pas réussi à imposer la fermeture des commerces à l’heure des prières, ni à interdire le tabac à Raqqa. Les services d’éducation, de santé, de voirie ou d’électricité de la ville fonctionnent de mieux en mieux grâce au conseil local et aux groupes de bénévoles civils, qui assurent le nettoyage des jardins publics en temps calme comme le déblaiement des gravats après les raids aériens ou de la neige sur les routes. Ils viennent de lancer des appels aux dons pour des poêles à chauffer et des collectes de vêtements pour des réfugiés venus d’un village ravagé par les bombardements. « Dès lors qu’on ne conteste pas leur ordre, qu’on n’a pas de revendications démocratiques et qu’on ne fait pas de politique, on nous laisse tranquille », dit l’un des animateurs de ces groupes. « Exactement comme du temps du régime ».  

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 16:20

 

Un député sunnite arrêté lors d’un violent raid en Irak

 

RAMADI, Irak (Reuters) - Les forces de sécurité irakiennes ont arrêté Samedi 28 Décembre 2013 à Ramadi, dans la province d'Anbar, un député sunnite de premier plan, Ahmed al Alouani, lors d'une opération qui a coûté la vie à au moins cinq personnes, a-t-on appris de source proche de la police.

 

L'arrestation du parlementaire et la fusillade survenue au cours de l'opération à son domicile risquent de déclencher de nouvelles violences à travers Anbar, province de l'ouest irakien peuplée majoritairement de sunnites.

 

Ahmed al Alouani appartient au bloc Irakiya, mouvement laïc à dominante sunnite.

 

Ouvertement hostile au premier ministre chiite Nouri al Maliki, Ahmed al Alouani est l'une des figures de proue du mouvement de manifestations organisé par les sunnites, minoritaires dans le pays mais qui s'estiment victimes de discriminations de la part des chiites.

 

Lorsque les policiers se sont présentés à la résidence du député, dans la ville de Ramadi, une fusillade a éclaté, qui a duré deux heures. Les gardes du corps, mais aussi des membres de la tribu d'Alouani, ont tenté de résister aux forces de l'ordre venues arrêter l'élu pour « terrorisme ».

 

Trois des gardes du corps ont été tués, ainsi qu'un frère et une soeur d'Ahmed al Alouani, a-t-on déclaré de sources proches de la police.

 

« Des militaires et des membres des forces spéciales de la police essayaient d'arrêter Alouani à son domicile, quand de violents affrontements ont éclaté. Cinq corps, dont celui d'une femme, ont été conduits à l'hôpital de Falloudja », a précisé l'une de ces sources.

 

Aucun membre de la famille Alouani n'a pu être contacté pour l'instant pour exposer sa version des événements.

 

Pour le président du parlement irakien, le sunnite Oussama al Noudjaïfi, l'opération des forces de sécurité est une « violation évidente » de la constitution irakienne et constitue un « précédent dangereux ».

 

LES VIOLENCES A UN PIC DEPUIS 2006-2007

 

Le général Ali Ghaïdan, commandant de l'armée de terre, a déclaré à la télévision publique que les forces de sécurité avaient tenté également d'arrêter le frère d'Alouani, Ali, qu'il a accusé d'avoir joué un rôle dans des attaques où ont péri des soldats irakiens dans la province d'Anbar.

 

Ali a été tué dans la fusillade, de même qu'un soldat irakien, et deux gardes du corps ont été blessés, selon le général Ghaïdan.

 

« Nous avons bien traité Ahmed al Alouani. Nous lui avons signifié que nous avions un mandat d'arrestation, et l'avons appréhendé », a-t-il dit.

 

Les violences atteignent cette année un pic en Irak depuis la période 2006-2007, durant laquelle des dizaines de milliers de personnes avaient été tuées dans les combats entre sunnites et chiites.

 

Les attentats à la bombe, les fusillades et les attentats suicide, commis dans nombre de cas par des activistes d'al Qaïda, sont redevenus monnaie courante en Irak. La fusillade de samedi à Ramadi risque fort de réduire à néant les efforts du premier ministre pour en finir avec les manifestations sunnites à Anbar à l'approche des élections législatives d'avril prochain.

 

En septembre 2012, le vice-président Tarek al Hachémi, l'une des plus hautes personnalités politiques sunnites, a été condamné à mort par contumace pour des meurtres commis par des escadrons de la mort. Hachémi, qui dément les accusations, s'est enfui en Turquie.

 

Les gardes du corps du ministre des finances Rafie al Essaoui ont quant à eux été arrêtés en décembre 2012, déclenchant la vague de manifestations sunnites en cours.

 

Un raid contre un camp de manifestants en avril dernier à Haouidja, dans le nord de l'Irak, a déclenché des affrontements qui ont fait plus de quarante morts.

 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 16:05

 

http://www.alencontre.org/europe/russie/russie-la-relation-de-soumission-du-pouvoir-russe-a-ses-hommes-ressemble-beaucoup-a-la-structure-dun-camp-de-travail.html

 

« La relation de soumission du pouvoir russe à ses hommes ressemble beaucoup à la structure d’un camp de travail »

 

Entretien avec Nadia Tolokonnikova conduit par Elena Servettaz

 

Jeudi 26 Décembre 2013

 

Deux jours après sa libération, Nadia Tolokonnikova, membre du groupe contestataire Pussy Riot, exprime sa détermination à continuer sa lutte pour la défense des droits de l’homme en Russie. Dans un entretien exclusif à RFI, la première donnée à un média français, la jeune femme parle des projets qu’elle compte désormais mener à bien avec une autre Pussy Riot, Maria Alekhina, elle aussi graciée Lundi 23 Décembre 2013.

 

Elena Servettaz. Nadia Tolokonnikova, vous êtes aujourd’hui libre, physiquement du moins. Mais avez-vous conscience d’être réellement sorite du camp de travail, ou une partie de vous est elle restée enfermée ? Est-ce peut être la raison pour laquelle vous et Maria Alekhina n’avez pas encore revu vos enfants ?

 

Nadia Tolokonnikova. C’est vrai que je ne sens pas encore une frontière claire entre moi et le camp de travail. En fait, je me sens responsable pour les gens que j’ai laissés derrière moi. Il me faudra du temps pour me libérer de tout cela.

 

Nous sommes décidées à nous acquitter, dans quelques jours, de la dette que nous avons envers les prisonniers qui restent. Maria et moi avons déjà discuté des projets à venir. Mais d’abord, nous allons rentrer Jeudi 26 Décembre 2013 à Moscou où, enfin, nous allons revoir nos enfants.

 

Elena Servettaz. Votre peine allait se terminer de toute manière dans quelques mois. Pourquoi pensez-vous qu’on vous a libérées toutes les deux maintenant ? Est-ce l’approche des jeux olympiques, ou peut être celle du G8 ?

 

Nadia Tolokonnikova. Je pense que c’est en raison des jeux olympiques. Parce qu’une menace réelle d’un boycott pèse sur les jeux olympiques. Plusieurs chefs d’état ont déjà annoncé leur refus de s’y rendre. Pour contrer ce boycott, le système a décidé de faire preuve d’humanité.

 

Ils ont donc choisi des personnes à gracier auxquelles il ne restait justement plus beaucoup de temps en prison. En revanche, les gens qui auraient vraiment eu besoin d’être graciés sont restés derrière les barreaux.

 

Elena Servettaz. Pensez vous que la pression internationale peut faire réagir le régime russe ?

 

Nadia Tolokonnikova. Je crois que Vladimir Poutine tient personnellement au projet des jeux olympiques. Pour lui, c’est une question d’honneur, d’orgueil viril. Du coup, les pressions internationales concernant les jeux olympiques, cela compte pour lui.

 

Ce n’est pas le cas pour d’autres affaires. Rappelez-vous notre procès par exemple, durant notre procès, les pressions internationales étaient très fortes et pourtant, cela n’a rien changé à notre destin. Nous avons tout de même pris deux ans de camp. A l’inverse, les jeux olympiques sont sacrés pour Poutine.

 

En ce moment, l’état russe fonctionne comme dans un conte pour enfants, dans lequel les jeux olympiques sont l’objet magique. On ne peut appuyer sur ce bouton qu’une seule fois. C’est une occasion unique.

 

Elena Servettaz. Après votre libération, votre première décllaration fut « la Russie sans Poutine ». Vous, les Pussy Riot, avez été condamnées à deux ans de camp pour avoir chanté une prière punk dans une cathédrale de Moscou. Maintenant, vous souhaitez vous engager pour la défense des droits de l’homme. N’avez-vous pas peur d’une nouvelle sanction de la part du régime ? Pis, de ne plus être défendues à ce moment là par la communauté internationale ?

 

Nadia Tolokonnikova. Ce serait étrange d’avoir peur alors que nous ressentons en nous un besoin profond de faire ce que nous faisons. Un besoin qui sort de nos tripes.

 

Cette motivation est née pendant des mois et des mois d’enfermement. Elle vaincra toutes les craintes que nous pourrions ressentir, bien sûr, comme n’importe qui.

 

Mais en aucun cas, nous n’allons permettre à ces craintes de s’emparer de nous. Nous sommes déterminées à agir de la manière que nous avons décidée, sans nous laisser distraire par la peur.

 

Elena Servettaz. Après votre libération, vous avez déclaré que la Russie dans son ensemble ressemble à un grand camp de travail. Que vouliez-vous dire par là ?

 

Nadia Tolokonnikova. La relation de soumission du pouvoir russe à ses hommes ressemble beaucoup à la structure d’un camp de travail et à la manière dont fonctionne le système hiérarchique dans la Russie de Poutine. Les responsables russes refusent d’être ouverts et transparents. Et ce refus, cette peur, cela se sent également dans les camps de travail. Au niveau de l’état russe, les responsables ont peur que leurs actions ne soient rendues publiques, même s’ils ne font rien de répréhensible. C’est une peur irrationnelle.

 

Nous aimerions obtenir de la transparence dans le système pénitentiaire, dans l’état.

 

Nous aimerions que la société civile contrôle le gouvernement. La connivence entre le système pénitentiaire et le pouvoir a des racines profondes. Elle a connu son apothéose à l’époque de Staline. Et son héritage perdure. Malheureusement, il y a aujourd’hui beaucoup de gens qui idéalisent Staline. Même les élèves disent aujourd’hui que Staline était un dirigeant efficace. Cette formule idiote de l’ère Poutine est transmise à nos enfants. Et ça ne peut que me faire peur.

 

Ce genre de discours, cette idéologie font de notre pays une prison. C’est pour cela qu’il faut changer la direction que prend l’état russe. Nous aimerions mener des actions concrètes.

 

D’ailleurs, nous avons déjà commencé durant les deux années de notre détention. Nos projets sont au point. En braquant les projecteurs sur le système pénitentiaire russe, et en le changeant, nous allons changer l’idéologie de l’état.

 

Elena Servettaz. Comment comptez-vous exactement apporter ce changement ? Allez-vous parler haut et fort des abus qui sont commis dans les camps de travail ?

 

Nadia Tolokonnikova. Nous allons parler des cas concrets, des gens qui se trouvent toujours dans les camps ou qui ont été libérés. On travaillera avec des personnes prêtes à prendre une position plus radicale que celle de la majorité des prisonniers, qui sont dans la tolérance, la soumission ou encore la collaboration avec l’administration pénitentiaire.

 

Nous avons déjà identifié plusieurs personnes qui ont exprimé le souhait de résister de cette manière au système pénitentiaire. En aidant ces résistants, nous allons porter un coup au système. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, notre expérience a montré qu’une personne seule peut mener un combat. Une personne seule pourra changer un petit bout du système.

 

Alors, s’il y a beaucoup de personnes réunies dans une chaîne, nous espérons que le changement prendra enfin une autre ampleur et atteindra le niveau supérieur. Nous sommes prêtes à travailler avec les gens qui ont souffert de l’arbitraire du système pénitentiaire, avec les juristes qui pourront nous indiquer la direction dans laquelle il faut s’engager, mais aussi avec les représentants du pouvoir.

 

Si les représentants du service pénitentiaire fédéral sont prêts à faire un pas vers les militants qui souhaitent améliorer le système, ce serait formidable ! Nous ne rejetons pas les représentants de l’état. Nous savons qu’il y en a qui font leur travail de manière honnête et nous aimerions qu’ils servent d’exemple à ceux qui violent les lois.

 

Elena Servettaz. Allez vous aussi continuer votre travail artistique au sein du groupe Pussy Riot ? Par exemple, enregistrer un disque ou partir en tournée ?

 

Nadia Tolokonnikova. Nous avons d’autres projets. Quand notre groupe existait encore, nous avions déjà expliqué que les actions commerciales, comme la sortie d’un album ou une tournée, ne nous intéressaient pas. En ce qui concerne la participation de chacune d’entre nous au groupe, nous n’allons bien évidemment pas nous séparer puisque nous sommes liées à jamais à Pussy Riot.

 

Mais il faut comprendre aussi que Pussy Riot existe maintenant indépendamment de nous. Nous avons lancé cette idée, et elle n’est pas morte. Elle apparaît ci et là. Elle existe indépendamment de nous. Celui qui aime l’idée de Pussy Riot peut l’utiliser. Je vois que les gens le font et cela me plaît. Ma participation n’est plus obligatoire.

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:04

 

Un sunnite libanais anti Assad assassiné à Beyrouth

 

BEYROUTH (Reuters) - Mohamed Chatah, un dirigeant de la coalition sunnite libanaise qui soutient l'opposition au président syrien Bachar al Assad, a été assassiné vendredi lors d'un attentat de grande ampleur qui a fait cinq autres morts dans le centre de Beyrouth.

 

Ce proche conseiller de l'ancien premier ministre sunnite Saad Hariri, qui est également un adversaire résolu du mouvement chiite libanais du Hezbollah, allié du régime syrien, se rendait à une réunion lorsque son convoi a été la cible d'un attentat.

 

Moins d'une heure avant de mourir, Mohamed Chatah, qui était âgé de soixante deux ans, avait publié sur twitter un message accusant le Hezbollah de chercher à prendre les commandes au Liban.

 

« Le Hezbollah exerce une grosse pression pour disposer en matière de sécurité et de politique étrangère de pouvoirs similaires à ceux détenus par la Syrie au Liban pendant quinze ans », écrivait-il.

 

Lorsqu'il a été assassiné, Mohamed Chatah se rendait au quartier-général de Saad Hariri qui, par crainte pour sa sécurité, vit en exil depuis deux ans. L'explosion s'est produite à 9 heures 40 (7 heures 40 GMT).

 

Sa voiture a été « totalement détruite, c'est une épave », selon un journaliste de Reuters sur place. La carte d'identité de l'ancien ministre des finances a été retrouvée dans le véhicule, à moitié brûlée.

 

L'explosion, d'une grande violence, a été entendue dans tout Beyrouth et a vidé les rues de la capitale de ses badauds désireux de se détendre pendant la période des fêtes après une période de forte tension entre les différentes communautés ethniques et religieuses du pays.

 

HARIRI ACCUSE LE HEZBOLLAH

 

L'assassinat de Mohamed Chatah survient trois semaines avant l'ouverture, longtemps différée, du procès par contumace à La Haye de cinq membres du Hezbollah soupçonnés de l'assassinat en février 2005 à Beyrouth, selon le même mode opératoire, du père de Saad Hariri, Rafic Hariri.

 

Saad Hariri a accusé le Hezbollah d'être responsable de l'assassinat de son conseiller.

 

« Pour nous, les suspects sont ceux qui fuient la justice internationale et refusent de se présenter devant la Cour Pénale Internationale », a-t-il dit.

 

Le Hezbollah nie toute implication dans l'attentat contre Rafic Hariri, qui fut lui aussi premier ministre du Liban. Les cinq suspects sont en fuite et le mouvement chiite libanais refuse toute coopération avec la CPI, qu'il juge politisée.

 

Un député du mouvement chiite, Ali Ammar, a condamné l'attentat de vendredi et l'a qualifié de crime, ainsi que « d'élément d'une vague de terrorisme que subissent le Liban et sa région ».

 

L'attentat a suscité l'opprobre d'autres figures du paysage politique libanais, dont le président chrétien Michel Sleimane et le premier ministre sunnite Najib Mikati.

 

Ce dernier a dénoncé le meurtre « d’un universitaire modéré et d'une figure politique noble qui croyait au dialogue, à la voix de la raison et au droit d'avoir des positions différentes ».

 

CONDAMNATION FRANÇAISE

 

Même si Mohamed Chatah n'était pas à la tête d'un courant politique, son expérience internationale, ses contacts diplomatiques et ses compétences universitaires en faisaient une personnalité très importante de l'entourage de Saad Hariri.

 

Économiste et diplomate, il a été employé par le Fonds Monétaire International (FMI) à Washington et a été ambassadeur du Liban à Washington. Il a en outre occupé le ministère libanais des finances entre juillet 2008 et novembre 2009, puis a conseillé Saad Hariri en matière de politique étrangère.

 

Dans un communiqué, la présidence française a condamné un « lâche attentat » et précisé que François Hollande s'était entretenu par téléphone avec son homologue libanais Michel Sleimane auquel « il a réitéré tout son soutien pour préserver la stabilité et la sécurité du Liban ».

 

La guerre civile syrienne a des répercussions directes dans le Liban voisin, où affrontements meurtriers et attentats se sont multipliés ces dernières semaines.

 

« Le Hezbollah ne pourra pas diriger le Liban, quels que soient les destructions qu'il cause et le sang qu'il répand », a estimé l'ancien ministre Marouan Hamadé, interrogé par la chaîne de télévision al Arabiya.

 

L'Iran, qui soutient à la fois le Hezbollah et le régime syrien, a été la cible d'un double attentat suicide à Beyrouth le mois dernier. Deux voitures ont explosé dans le périmètre de l'ambassade le 19 novembre, faisant au moins vingt cinq morts.

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:49

 

http://www.patrick-le-hyaric.fr/un-frere-de-combat

 

Un frère de combat

 

Par Patrick Le Hyaric

 

Vendredi 27 Décembre 2013

 

Son sourire irradiait tout l’espace en vous accueillant, les mains grandes ouvertes et les bras tendus vers vous. « Frère », disait-il affectueusement. Un  mot sorti tout droit du cœur en vous embrassant comme un intime de la famille. Il avait le doux visage jovial de la bonté et de la fraternité. 

 

Tel était Fernand Tuil. Fradji en arabe, celui qui est toujours heureux. Heureux ! Il se montrait toujours ainsi. Heureux de vous voir. Heureux de la vie. Heureux encore de découvrir les pays comme les œuvres de l’esprit du monde entier. Heureux de porter en lui l’amour des autres.

 

Heureux encore de vivre et de combattre. Et des combats il en aura menés, toujours avec la même passion, la même générosité, la même intensité, le même don de soi. 

 

Il portait au plus profond de lui l’universelle humanité. Celle qui élève chacune et chacun. Celle qui cherche à éclore au milieu de la violence des injustices et du fracas des armes. La justice chevillée au corps qu’il défendait, de rue en rue, de Montataire à Montreuil, d’usine en usine dans le bassin de Creil, de Gaza à Jenine, en passant par Nazareth et Ramalah. 

 

Il avait la dignité humaine et l’internationalisme à fleur de peau, sans cesse grossie depuis l’horrible crime perpétué par l’armée israélienne dans les camps palestiniens de Sabra et de Chatilla, au Liban. 

 

A partir de ce jour, il a décidé de répondre au feu et au fer par la main tendue et l’appel à la solidarité. Venait de naître un grand projet audacieux et très courageux pour l’époque. Il dû en braver alors des doutes, des critiques et des interdits alors que Yasser Arafat, qui portait Fernand en haute estime, était comme le fut Nelson Mandela, traité de « terroriste ».  Comme il en a fallu aussi de l’audace et du courage pour organiser « l’avion pour la paix ». Il a eu deux amours, Isabelle et la Palestine. Il leur a offert sa vie. Il a déployé la plus grande énergie pour rencontrer des dizaines et des dizaines d’élus, des maires pour leur proposer de jumeler leur ville avec un camp de réfugiés palestiniens, pas n’importe quel jumelage, de la solidarité vraie et concrète, une soixantaine de « jumelages coopération construction ». Il ne ménage aucun effort de conviction pour les réussir avec de nombreux maires communistes mais aussi socialistes et quelques uns de droite. 

 

Il a ainsi parcouru ainsi depuis un quart de siècle chacun des camps de réfugiés, de Gaza au Liban, de Syrie en Cisjordanie, ou encore de Jordanie. Il avait créé à cet effet une association franco palestinienne qu’il co-présidait avec son frère Ahmed Mushaisen du camp de Deheisheh, près de Bethléem. 

 

Il n’était avare d’aucune explication pour défendre cette belle cause. Il a même fait le choix d’organiser des voyages sur place pour que chacune et chacun puisse se rendre compte par lui-même. C’est ainsi que des dizaines d’élus et des centaines de progressistes se sont rendus en Palestine. Il leur a montré à quel point la colonisation par l’état israélien est devenue la règle alors que les terres détenues par les palestiniens est l’exception. Avec « l’Humanité », il a animé la campagne pour le droit à l’éducation, « un cartable à chaque enfant palestinien ».

 

Depuis la dernière fête de l’Humanité, il avait lancé une collecte d’instruments de musique pour les jeunes et projetait d’organiser à Ramallah un concert de  solidarité.

 

Depuis plusieurs mois il nourrissait le projet de construire un dispensaire dans le camp de Balata à Naplouse.

 

Après celle de Salah Hamouri, Fernand était totalement engagé  dans la campagne pour la libération des prisonniers politiques palestiniens. 

 

Il laisse une œuvre de solidarité considérable qu’il aura enrichie jusqu’au bout, alors même que cette satané maladie le tiraillait, le taraudait, s’acharnait injustement. Il luttait contre elle sans jamais se plaindre, en nous rassurant chaque fois que nous nous inquiétions. 

 

Au terme de ce long combat, elle aura eu le dessus le jour de Noël. Le même jour où, alors qu’il perdait ses forces et son souffle, les dirigeants israéliens bombardaient à nouveau Gaza tuant des innocents dont de très jeunes enfants. 

 

Je l’entends dire, « j’ai la rage. Il faut faire quelque chose ». Nous ne laisserons pas faire Fernand. Nous allons poursuivre avec toi en nos cœurs, ce beau combat pour la justice et la dignité du peuple palestinien. 

 

Nous allons nous interdire d’oublier les camps de réfugiés et le droit au retour que tu nous rappelais sans cesse. Nous allons poursuivre l’action pour la libération des prisonniers politiques, à commencer par celle  de Marwan Barghouti. Nous allons tout faire afin que le peuple palestinien dispose de son état au côté de celui d’Israël et qu’enfin les deux puissent vivre dans la paix et la sécurité. 

 

Nous allons continuer ta belle œuvre. Celle du splendide communiste que tu resteras.

 

Toi qui portais si bien ce joli nom de camarade. Celle d’un frère pour tous tes frères palestiniens. Celle d’un frère de tous les combats pour qu’advienne l’humanité. 

 

Salut frère… !

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 20:29

 

La maire UMP d’Aix en Provence en garde à vue

 

MARSEILLE (Reuters) - Maryse Joissains, maire UMP d'Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, est sortie jeudi sans mise en examen de sa garde à vue, un statut sous lequel elle avait été placée le matin même dans le cadre d'une enquête sur des emplois fictifs présumés.

 

« Maryse Joissains a été placée en garde à vue pour des raisons techniques et en est sortie sans mise en examen », a dit à Reuters la directrice de la communication de la mairie. « Elle a pu longuement s'expliquer et est sereine ».

 

Maryse Joissains a été entendue par les enquêteurs de la division économique financière de la direction inter régionale de police judiciaire de Marseille sur des promotions dont auraient bénéficié ses proches à la mairie d'Aix-en-Provence, en l'occurrence son chauffeur et le fils de ce dernier.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 20:20

 

Un militant de Greenpeace quitte la Russie

 

MOSCOU (Reuters) - Le premier des trente militants de Greenpeace arrêtés en septembre lors d'une manifestation contre une plate-forme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique a pu quitter la Russie Jeudi 26 Décembre 2013 et les autres devraient suivre vendredi, rapporte le mouvement écologiste.

 

Dima Litvinov, un suédois d'origine soviétique, a pu passer la frontière finlandaise après avoir obtenu le visa nécessaire. Le sésame a également été délivré à treize autres membres du groupe « Arctic Trente » et les autres l'auront vendredi, précise-t-il.

 

« Je vais maintenant retrouver mon lit, ma femme, mes enfants et ma vie. Je quitte la Russie avec le sentiment d'y avoir accompli quelque chose », écrit Dima Litvinov dans un communiqué.

 

Sur les trente, vingt six sont des ressortissants étrangers. Un français nommé Francesco Pisanu figure parmi eux. Poursuivis pour « vandalisme », un chef d'inculpation passible de sept ans de prison, ils ont finalement été amnistiés mercredi par le Kremlin, auquel l'affaire a valu de vives critiques.

 

L'ancien oligarque Mikhaïl Khodorkovski et deux membres du groupe punk Pussy Riot avaient auparavant bénéficié eux aussi d'une amnistie présidentielle, à quelques semaines des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi.

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 20:09

 

Les frères musulmans qualifiés par Le Caire de groupe terroriste

 

LE CAIRE (Reuters) - Le gouvernement égyptien a officiellement qualifié Mercredi 25 Décembre 2013 les frères musulmans d'organisation « terroriste » et a accusé la confrérie islamiste d'avoir commis l'attentat à la bombe commis la veille contre le quartier général de la police de Mansoura, dans le delta du Nil.

 

Les frères musulmans avaient, pour leur part, condamné l'attaque de Mansoura, qui a fait seize morts et dont la responsabilité a été revendiquée par un groupe radical islamiste opérant dans le Sinaï, Ansar Bayt al Makdis (les Partisans de Jérusalem).

 

À la suite de la décision du gouvernement, mis en place par l'armée après la destitution en juillet du président Mohamed Morsi, les autorités pourront désormais inculper tout membre de la confrérie pour appartenance à une organisation terroriste.

 

« Toute l'Égypte a été terrifiée par le crime odieux commis par l'organisation des frères musulmans », dit un communiqué du gouvernement.

 

« Le gouvernement décide de déclarer les frères musulmans organisation terroriste », ajoute le texte, qui officialise ainsi des propos tenus la veille par le premier ministre Hazem el Beblaoui.

 

Peu après l'attentat du 24 décembre, le gouvernement a juré de combattre « le terrorisme noir » et déclaré que l'attaque ne modifierait pas le processus de transition, dont la prochaine étape est la tenue en janvier d'un référendum sur le projet de nouvelle constitution.

 

UN SUSPECT ARRÊTÉ

 

Le groupe Ansar Bayt al Makdis s'est lui dit à l'origine de l'attentat de Mansoura, après avoir déjà revendiqué la responsabilité de celui qui avait échoué en septembre contre le ministre de l'intérieur.

 

Pour ce mouvement, les dirigeants au pouvoir en Egypte combattent la légitimité de l'islam et répandent le sang des musulmans opprimés. Dans un communiqué mis en ligne sur un site islamiste, il qualifie le quartier général de la police attaqué à Mansoura de « nid d'apostats et de tyrans. Nous allons continuer, avec l'aide de dieu, à les combattre », proclame le groupe.

 

Mercredi, avant que le gouvernement mette officiellement en cause les frères musulmans, l'armée a annoncé sur sa page facebook l'arrestation d'un suspect, un palestinien dépourvu de permis de résidence, circulant dans une voiture immatriculée dans le Sinaï et qui a avoué avoir l'intention de faire sauter un complexe sécuritaire « vital ».

 

Selon un porte-parole de l'armée, le suspect palestinien arrêté est membre du mouvement islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, ce que ce dernier a énergiquement réfuté.

 

« Toutes ces allégations sont des mensonges et des inventions », a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas.

 

La péninsule du Sinaï, qui jouxte la bande de Gaza et Israël, abrite des groupes radicaux qui multiplient les attaques meurtrières contre l'armée et la police depuis la déposition, le 3 juillet par les généraux, du président islamiste élu Mohamed Morsi.

 

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