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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 18:11

 

 

 

https://www.15mvalladolid.com/2013/10/19oct-convocatoria-internacional-contra-las-politicas-de-austeridad  

Appel international contre les politiques d’austérité  

Mondialisons l'égalité, la justice et la démocratie.

Pour la troisième année consécutive, nous lançons à nouveau un appel à la lutte et à la mobilisation au niveau international. Si l'année dernière la clé de la situation actuelle passait par plusieurs pays, nous organisons cette année la mobilisation sous le titre « d’appel international contre les politiques d’austérité ».

Les mesures d'austérité imposées contre nous aujourd'hui sont les mêmes que celles qui sont appliquées depuis plus de trente ans dans les pays de la périphérie. Elles affectent tous les citoyens et tous les domaines de notre société, justice, santé, dépendance, éducation, science et culture.

Le Mouvement du 15 Mai de Valladolid choisit cette date dans notre ville, et décide de travailler le dernier jour de cette semaine de lutte, Samedi 19 Octobre 2013. Nous décidons d'organiser une manifestation qui débutera à 19 heures Place de l'Université et qui passera dans les rues du centre de Valladolid.

Nous lançons un appel à tous les citoyens à se joindre à cette manifestation s’ils le veulent, mais le Mouvement du 15 Mai en lui-même est déjà ouvert à tous.

 

En outre, nous appelons tous les groupes sociaux à se joindre à cette manifestation s’ils le jugent nécessaire, et à participer à la diffusion de cet appel dans notre ville.  

Le 19 Octobre, nous dirons haut et fort que nous ne voulons plus de politique d'austérité. Parce que nous sommes des personnes humaines ! Ne nous laissons pas exterminer ! Ce n'est pas une utopie, c'est une réalité.

Ils essaient de faire taire notre voix, et limiter notre autonomie. Manuel Azaña disait que « la liberté n’est pas le bonheur des hommes, c’est la définition même de l’humanité ». 

Défendons la liberté, recouvrons la démocratie

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 17:33

 

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/49576/les-roms-evacues-de-wissous

 

Les roms évacués de Wissous

 

La communauté présente depuis presqu’un an et demi sur la ville a été expulsée de son campement Mardi 24 Septembre 2013 par les forces de l’ordre

 

Pendant que le ministre de l’intérieur était à la radio mardi matin, pour notamment annoncer sa volonté de poursuivre les démantèlements de bidonville, et qu’il a déclaré que les roms « avaient vocation à retourner en Roumanie ou Bulgarie », ses services en Essonne procédaient à une évacuation de campements.

 

Après Evry il y a une semaine, c’est au tour de Wissous. Les campements illicites installés par les familles roms ont été démantelés mardi matin, avant 7 heures, par les forces de police et de gendarmerie. Une expulsion qui s’est faite « très calmement, sans aucune violence », témoigne Ève Desjardins, représentante EELV sur Wissous, venue soutenir les quelques cent occupants des lieux, en compagnie notamment de la Ligue des Droits de l’Homme et du collectif ASEFFR.

 

Dans l’attente d’une expulsion imminente, les familles roms avaient déserté en début de semaine dernière le camp où elles étaient installées depuis avril 2012 pour improviser un autre campement. « Finalement, le maire a annoncé hier un arrêté pour les évacuer, compte-tenu de la dangerosité de l’endroit et des risques d’incendie », note l’élue du conseil départemental écologiste.

 

Deux familles ont reçu une proposition de relogement par le conseil général, et la préfecture a fait une offre d’hébergement sous forme de nuitées d’hôtel. Une partie des expulsés pourrait essayer de repartir jusqu’en Roumanie, un retour qui serait facilité si des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) sont mises en place.

 

« C’est devenu banal », s’attriste Ève Desjardins. « Ils ont presque plus l’habitude que nous. Et les expulsions vont continuer jusqu’à la fin des lois transitoires en 2014(ils n’auront alors plus de restrictions au niveau de leur accès au marché de l’emploi, ayant les mêmes droits que les autres citoyens de l’Union Européenne). « Cela n’est qu’une question de mois avant qu’ils ne reviennent sur Wissous ».

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 17:15

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/31/la-haye-et-le-dossier-empoisonne_3506468_3232.html

 

La Haye et le dossier empoisonné

 

Par Christophe Châtelot

 

Jeudi 31 Octobre 2013

 

Les juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) sont à n’en pas douter des experts dans leur domaine. Depuis la création en 2002 de cette juridiction sise à La Haye, ces magistrats venus du monde entier ont affaire aux pires criminels, ceux accusés de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre. On peut supposer que les juges de la CPI sont donc des juristes de haut vol. Personne ne leur demande d’être des as de la communication, mais certaines de leurs décisions ternissent l’idéal après lequel l’humanité court depuis plus d’un demi-siècle, la justice internationale.

 

En atteste leur décision du 11 octobre sur « l'admissibilité » de l'affaire Abdallah al Senoussi.

 

Les juges estiment en effet que la Libye, état failli sous la coupe de milices, peut garantir un procès juste et équitable à l'ancien tortionnaire en chef de la Libye au temps de Mouammar Kadhafi. On apprend donc que la justice libyenne et les services garants de la sécurité publique fonctionnent. Stupéfaction.

 

La veille, le premier ministre, Ali Zeidan, a été extrait de force de l'hôtel qui sert d'annexe au gouvernement à Tripoli par des hommes en armes agissant au nom d'on ne sait quel potentat local. Détenu plusieurs heures puis relâché. Un modèle en matière d'ordre et de sécurité.

 

Il n'aurait plus manqué que la CPI se débarrasse du dossier Senoussi par peur de commettre une erreur judiciaire. Car en termes de crimes contre l'humanité, Senoussi (soixante quatre ans) est un client sérieux. Un expert lui aussi. Au moment de son arrestation à l'aéroport de Nouakchott en mars 2012, avant son transfert, six mois plus tard, vers la Libye, le beau-frère de l'ancien guide de la révolution était déjà visé par une triple demande d'extradition de la Libye, de la France et de la CPI. Il est, pêle-mêle, soupçonné d'être responsable du massacre de mille deux cent prisonniers dans la prison d'Abou Salim en 1996. La justice française l'a condamné par contumace en 1999 pour son rôle dans l'attentat du DC 10 d'UTA qui a coûté la vie à cent soixante dix passagers. Enfin, du 15 au 20 février 2011, au début de la révolte contre le régime de Kadhafi, c'est lui qui mène une répression féroce contre le soulèvement de Benghazi.

 

Evénement qui aboutit le 27 juin 2011 à l'émission par la CPI d'un mandat d'arrêt international pour crime contre l'humanité.

 

Pourquoi, la CPI lâche-t-elle un si bon client ? On comprend sans mal que les nouvelles autorités veuillent se charger de « leur » tortionnaire. D'après les juges internationaux et les experts du dossier, les magistrats libyens ont d'ailleurs réuni suffisamment de preuves et entendu suffisamment de témoins pour bâtir un dossier qui tient la route. La CPI ajoute, dans son argumentaire, que « les juges n'ont pas à se prononcer sur le fonctionnement du système judiciaire libyen dans son ensemble. Ce serait de l'ingérence », explique-t-on à la cour, « pas plus qu'ils ne doivent juger les droits de l'homme dans le pays ». Et tant pis, comme le dénonce Ben Emmerson, avocat d'Abdallah al Senoussi, si la Libye est « un pays où le droit est réglé par les armes où l’issue du procès en Libye sera inévitablement la peine de mort ».

 

« Utilisation politique »

 

La CPI a balayé un à un les arguments de la défense et ceux des victimes parties civiles.

 

Abdallah al Senoussi n'a pas d'avocat en Libye alors même qu'il a été interrogé à plusieurs reprises par les enquêteurs libyens ? Il pourra, selon la CPI, le désigner plus tard.

 

L'indépendance des magistrats libyens est mise en doute ? Des réformes sont en cours sous la supervision de la mission de l’ONU en Libye. Les témoins, et notamment ceux que pourrait appeler Abdallah al Senoussi, ne sont pas protégés ? Les magistrats de La Haye assurent que les enquêteurs libyens ont interrogé une centaine de personnes sans difficultés majeures. Les problèmes sécuritaires qui secouent quotidiennement la Libye ? Elles n’ont aucun impact sur l'affaire Senoussi, tranche la CPI. Dans une démarche très inhabituelle pour une juge partie prenante à l'affaire, Christine van den Wyngaert s'inquiète pourtant, dans une note, des circonstances de l'enlèvement du premier ministre.

 

La décision donne l'impression que les juges cherchaient à sortir d'un dossier empoisonné. La Cour de La Haye a été saisie des crimes libyens par le conseil de sécurité de l’ONU au début de la révolte, dès février 2011, dans l'objectif déclaré de susciter des redditions au sein du régime. Avec la chute de Kadhafi, elle n'était plus d'aucune utilité. « Dans cette affaire-là, il y a eu une utilisation politique de la cour par trois poids lourds du conseil de sécurité, les américains, les français et les britanniques », confie un analyste de la CPI à notre correspondante à La Haye. « La visite du procureur de la cour en Libye fin novembre 2011 marque un tournant », poursuit-il. « A-t-il rencontré les diplomates occidentaux sur place ? Lui a-t-on signifié qu'il n'obtiendrait jamais le transfert des deux inculpés ? Rien n'est écrit, mais c'est à partir de ce moment-là qu'il a laissé tomber ». L'auteur des mandats d'arrêt contre Senoussi soutient la nouvelle Libye, et comme la cour n'intervient que si un état n'a pas la volonté ou les moyens de conduire les procès, il demande aux juges de laisser Tripoli mettre sur pied son « procès de Nuremberg ». Depuis, les juges affrontaient donc un procureur qui n'avait, lui, ni la volonté ni les moyens d'enquêter..

 

Le 11 octobre, jour de la décision de la CPI, l'Union Africaine (UA) ouvrait un sommet « anti CPI » à Addis-Abeba. L'Union Africaine reproche à la Cour de ne s'en prendre qu'à des africains et, dans le cas du Kenya, à un chef d'état en exercice, Uhuru Kenyatta, démocratiquement élu. C’est une bien mauvaise semaine, décidément, pour la CPI et la justice internationale.

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 21:05

 

http://www.acrimed.org/article4178.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 

Menaces d’asphyxie confirmées pour le groupe France Télévision

 

Par Fernando Malverde, Frédéric Lemaire et Henri Maler

 

Jeudi 31 Octobre 2013

 

Avec l’annonce par la direction de France Télévision d’un plan de licenciement d’ampleur, les menaces d’asphyxie de France Télévision, que nous dénoncions dans un précédent article, se confirment. Le « modèle de financement stable et qui garantisse l’indépendance des groupes publics » promis par le candidat Hollande, semble de plus en plus clairement se fonder sur des coupes massives dans les dotations publiques et dans les emplois. Avec à la clé des conséquences désastreuses pour l’audio visuel public.

 

Un plan de licenciements

 

Mardi 15 octobre 2013, la direction de France Télévision a présenté devant le Comité Central d’Entreprise du groupe un plan de licenciements portant sur trois cent soixante et un postes de techniciens, administratifs et journalistes permanents. Manifestement, ce plan a été rédigé dans l’urgence, il fallait de toute hâte inscrire ces économies dans le COM (Contrat d’Objectifs et de Moyens) dont la signature, prévue initialement en février 2013, n’avait que trop tardé. Ce plan représente une intensification d’une politique d’économies déjà à l’œuvre et n’est sans doute qu’un commencement.

 

Aux suppressions d’emploi prévues dans le cadre du plan de licenciement s’ajoutent plusieurs centaines de postes déjà gelés, ainsi qu’un « plan social bis » concernant les non-permanents (CDD et intermittents) qui constituent environ vingt pour cent des effectifs. L’objectif est la disparition de cinq cent équivalents temps plein, qui devront accepter, en échange d’un chèque, une forme d’interdiction professionnelle, manière pour France Télévision de diminuer l’emploi tout en se protégeant des procédures prud’homales.

 

Le chiffrage des syndicats permet de donner un aperçu de l’ampleur de la saignée imposée par la direction, sur les dix mille salariés à temps plein que compte le groupe, les suppressions d’emploi représentent environ près de dix pour cent des effectifs.

 

Un avenir encore plus sombre

 

Mais le pire est peut-être à venir. « La tutelle », comme on dit (c’est-à-dire le gouvernement), a décidé de soustraire trois cent vingt millions d’euros de subventions publiques sur la durée du Contrat d’Objectifs et de Moyens de 2013 à 2015, soit l’équivalent de dix pour cent du budget ! Comme le dit la présentation officielle du plan, le secteur audiovisuel apporte ainsi sa « contribution à la réduction des déficits publics ».

 

Autant dire que le plan en question n’est sans doute qu’une première salve dont la justification, somme toute, n’est ni vraiment stratégique, ni pas purement économique, mais politique, puisqu’elle s’inscrit dans le pacte d’austérité négocié par Nicolas Sarkozy et signé par François Hollande avec Angela Merkel. Dans ces conditions, la direction de France Télévision explique qu’il n’y a pas d’alternative aux coupes dans la masse salariale pour combler le déficit et martèle que « le plan est incontournable ».

 

Mais ces premières économies risquent de ne pas suffire, et l’étape législative qui s’annonce sera cruciale. La « grande loi audio visuelle » prévue pour le printemps 2014 doit, en effet, définir le périmètre, la stratégie à long terme, et surtout le financement de la télévision publique.

 

Cette loi sera préparée par la mission d’élus et d’experts, chargée, d’ici fin décembre, de définir l’avenir de France 3 qui, il faut le rappeler, représente environ la moitié des effectifs de France Télévision. Trop sans doute quand l’austérité impose des économies. Plus généralement, dans un contexte de crise, de reflux des recettes publicitaires et de baisse de la dépense publique, le gouvernement avant tout des économies de structure et de masse salariale.

 

Des économies qui restent pour l’instant à géométrie variable, dans le plan social actuel, aucun poste n’est supprimé à la rédaction nationale de France 3 et à la rédaction de France 2, même si ce n’est sans doute que partie remise. La fusion des rédactions nationales, en principe prévue à l’horizon 2015, s’accompagnera surement de licenciements. Aujourd’hui ce sont surtout les régions de France 3 et France Ô qui sont visés. La future loi prévoit de revoir le cahier des charges, les missions de France 3 et France Ô. Et tout semble indiquer que le maillage du pays, l’information et les programmes de proximité sur l’ensemble du territoire seront remis en cause.

 

Une politique schizophrène

 

Avec ce plan de licenciements, imposé au mépris de toute concertation avec les syndicats de France Télévision, la direction fait montre de toute la schizophrénie de la politique du gouvernement en matière d’audio visuel public. D’un côté, réduire brutalement les effectifs et les moyens, de l’autre conserver des objectifs ambitieux de service public.

 

Parmi ces objectifs, France Télévision doit développer le tout numérique. Le groupe participe à 15% de l’organisme en charge de la mise en place de la télévision numérique terrestre, qui finance des dossiers d’aide aux collectivités locales.

 

France Télévision doit assurer les programmes et l’information en région et permettre le développement des chaînes premières d’outremer, alors même que le plan de licenciement y affecte directement les capacités de fabrication du groupe et contribue à réduire encore la dimension régionale de France 3, en poussant davantage la logique des mutualisations des antennes régionales et la réduction du temps d’antenne qui leur est dédié.

 

Enfin, comme nous l’indiquions dans notre précédent article, France Télévision doit faire des économies supplémentaires, tout en contribuant à la production audio visuelle dont soixante pour cent provient de la commande publique en France. Mais France Télévision, sous financée, n’arrive pas à alimenter une industrie audio visuelle digne de ce nom. Résultat, toutes chaînes confondues (publiques et privées), le volume de production des fictions est l’un des plus faibles d’Europe.

 

Sous financée, France Télévision souffre d’une faiblesse structurelle. Les « décrets Tasca » lui interdisent de produire en interne plus de cinq pour cent de ses programmes. Dans le même temps, elle est tenue de consacrer quatre cent millions d’euros (dans le nouveau COM, il y a vingt millions d’euros d’obligations en moins) à des achats de programmes audio visuels que se partagent une quarantaine de producteurs. Une externalisation de la production financée par le régime de l’intermittence qui garantit des profits indécents à quelques producteurs tout en dépossédant France Télévision de son propre patrimoine.

 

Une situation telle que des députés socialistes s’en alarment un peu.

 

Comme le pire n’est pas certain, il est encore possible que la future « grande loi » audio visuelle, prévue pour le printemps prochain, redonne un peu d’oxygène aux chaînes « premium » nationales. Avec à la clé une réécriture des décrets Tasca pour que ces chaînes puissent disposer de droits patrimoniaux sur les fictions et les documentaires qu’elles financent. Une urgence vu l’arrivée de la télé connectée et l’impossibilité pour les chaînes publiques de disposer d’un catalogue ré-exploitable sur tous les modes de diffusion.

 

Cette modification de la loi semble aujourd’hui faire consensus malgré les cris d’orfraies du lobby des producteurs. Si le gouvernement fait le choix d’une certaine audace, la modification des décrets pourrait même entrainer une ré-internalisation partielle de la production et un maintien, voire un certain développement de l’outil de production (cars de production lourde et studios). Mais l’audace du gouvernement n’étant pas sa principale vertu, la vigilance s’impose.

 

Face à l’ampleur du plan de licenciement et l’absurdité de cette politique, les syndicats se mobilisent, un préavis de grève pour le 7 novembre 2013 a été déposé le 16 octobre par toutes les organisations syndicales représentatives de France Télévision.

 

Au lendemain du dépôt du préavis de grève, la direction a reçu les représentants des différentes organisations à l’occasion d’une réunion de « dialogue social » au terme duquel elle a réaffirmé sa volonté d’imposer tel quel le plan de licenciement. Le préavis de grève a été maintenu, et les élus cesseront de siéger aux futures réunions tant que la direction refusera de retirer son plan.

 

En matière d’audio visuel public, le « changement » annoncé par le candidat Hollande prendra donc la forme d’une continuité d’avec les politiques menées par Nicolas Sarkozy, asphyxie progressive des moyens financiers de France Télévision (déjà largement entamée avec la suppression sans contrepartie de la publicité après 20 heures) et soutien à une politique salariale brutale qui va réduire encore davantage les moyens du service public audio visuel, une manière pratique, sans doute, de contribuer à « inverser la courbe du chômage ».

 

Il est indispensable de remettre les choses à leur place dans l’audio visuel public, les intérêts du public avant ceux des producteurs privés, la logique de service publique avant les logiques financières, surtout quand celle-ci sont la conséquence d’une volonté délibérée de réduire les financements publics au plus grand bénéfice des chaînes privées.

 

C’est pourquoi ACRIMED s’engage aux côtés de ceux qui se battent contre le plan de licenciements qui menace France Télévision.

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 20:28

 

Décision fin novembre sur la nounou voilée de Baby Loup

 

PARIS (Reuters) - Le parquet général a demandé Jeudi 17 Octobre 2013 devant la cour d'appel de Paris la confirmation du licenciement de la salariée voilée de la crèche privée Baby Loup, contredisant ainsi la cour de cassation sur une affaire qui suscite un débat national.

 

Les magistrats rendront le 27 novembre leur arrêt sur ce conflit à la crèche de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) qui a relancé la bataille politico-judiciaire autour de l'application de la laïcité dans les sociétés privées.

 

La cour de cassation avait suscité un vif émoi chez les défenseurs de la laïcité en annulant le 19 mars le licenciement de Fatima Afif, l'ancienne directrice adjointe de l'établissement qui refusait de retirer son voile.

 

Le gouvernement, regrettant cette décision, avait envisagé de légiférer mais l'observatoire de la laïcité a mis en garde contre une loi sur le voile dans les crèches.

 

Signe de l'enjeu, la cour d'appel a tenu jeudi une audience solennelle à laquelle ont siégé le procureur général François Falletti et le premier président de la cour Jacques Degrandi.

 

Mais Michel Henry, l'avocat de Fatima Afif, s'est interrogé sur l'impartialité de la cour, évoquant des « rumeurs de palais » selon lesquelles Jacques Degrandi était déterminé par avance à revenir sur la jurisprudence de la cour de cassation.

 

En décembre 2010, le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie avait estimé que la direction de la crèche était en droit de licencier la plaignante pour « insubordination caractérisée et répétée et faute grave ».

 

Mais la cour de cassation avait cassé le jugement, soulignant qu'il s'agissait d'une crèche privée, que ce licenciement constituait « une discrimination en raison des convictions religieuses et qu'il devait être déclaré nul ».

 

Dans ses conclusions, le procureur général, François Falletti, a pris le contrepied de la cour de cassation.

 

UNE CRÈCHE PAS COMME LES AUTRES

 

S'il a reconnu que « la liberté religieuse est un principe fondamental », il a aussi considéré que le règlement intérieur de la crèche pouvait « poser des restrictions » au regard des missions de ses salariés, qui travaillent au contact des enfants et d'un public multi culturel.

 

Selon lui, la neutralité religieuse demandée aux salariés par l'association Baby Loup était « justifiée par la nature de son activité et du public pris en charge ».

 

Des enfants de cinquante cinq nationalités étaient accueillis nuit et jour dans cette crèche « pas comme les autres » implantée dans un quartier extrêmement déshérité.

 

Le procureur général a donc demandé à la cour de rejeter toutes les demandes de l'ancienne directrice, qui réclame plusieurs dizaines de milliers d'euros d'indemnités.

 

La salariée, de retour d'un congé maternité, avait annoncé son intention de garder son foulard au travail, essuyant le refus de la directrice, qui invoquait l'obligation de « neutralité philosophique, politique et confessionnelle » inscrite au règlement intérieur.

 

Fatima Afif avait été licenciée en 2008.

 

L'avocat de l'ancienne directrice, Michel Henry, a plaidé qu'il s'agissait de juger non pas « un fait de société mais la régularité d'un licenciement ».

 

Il a également dénoncé le décorum choisi pour juger l'affaire, des pressions, et « un aspect sous-jacent de xénophobie anti islamique » chez ceux qui se sont rangés derrière la direction de la crèche.

 

L'un des avocats de la direction de Baby Loup, Richard Malka, a estimé pour sa part que la cour avait « un débat de société crucial à juger » et a appelé la cour d'appel à « résister à une décision de la cour de cassation. Votre décision marquera une étape dans la construction ou la déconstruction de la laïcité dans ce pays », a-t-il dit. « Si on accepte le voile, pourquoi pas la burqa », a ajouté l'avocat en demandant une réaffirmation du caractère « laïc de la société ».

 

Richard Malka a souligné que depuis l'arrêt de la cour de cassation, il y avait eu une « galvanisation des revendications islamiques », en particulier à Chanteloup-les-Vignes.

 

En conséquence, a-t-il dit, la crèche a décidé de déménager et de s'installer en début d'année à Conflans-Sainte-Honorine.

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 22:37


http://www.lamarea.com/2013/10/22/impediremos-que-el-franquismo-vuelva-las-aulas

  

Nous ne retournerons pas en arrière, nous allons empêcher le retour du franquisme dans les salles de classe

 

Par Ana Garcia, secrétaire générale du syndicat des étudiants

 

Mardi 22 Octobre 2013

 

Utilisant la crise comme un prétexte, le Parti Populaire cherche à revenir aux jours sombres du franquisme. Des acquis fondamentaux tels que l'éducation et la santé publique, dont dépend le bien-être de la majorité de la population, sont dans sa ligne de mire. Rajoy et ses ministres ont la nostalgie du temps où seuls les riches avaient accès à une éducation académique et à des soins de santé de qualité. Par cette politique de suppression sauvage des droits sociaux, qui attaque les travailleurs et les chômeurs, les retraités et les personnes dépendantes, les jeunes sont, sans aucun doute, une cible importante.

Wert pue le franquisme  

La LOMCE, la réforme de l'éducation du détestable ministre Wert, est un véritable exemple de ce voyage dans le passé sombre de notre histoire récente. Il cherche à récupérer les validations franquistes de la quatrième année de l'ESO, de la deuxième année du baccalauréat et de l'accès à l'université. Il veut sauver la religion comme un sujet qui compte pour la note moyenne. Il permet également le financement par des fonds publics des écoles privées qui séparent les étudiants selon le sexe, ce qui est l’application d’une revendication des secteurs ultra catholiques les plus fanatiques. À son tour, cette contre réforme est une attaque contre nos droits démocratiques les plus élémentaires. En ce qui concerne les langues officielles des nationalités historiques, il essaie de mettre fin au droit d'étudier le catalan, le galicien et le basque dans le secteur public. Il suffit de rappeler les déclarations du ministre sur « l’espagnolisation des étudiants catalans ». Et, bien sûr, ils veulent aussi mettre fin au droit de grève pour les étudiants. L'opposition écrasante de la jeunesse à ces plans est une réponse contre la répression.

La défense de l’école publique, c’est la défense de l’égalité.

Une autre priorité de la droite est la destruction des valeurs d’égalité et de justice sociale dans l'enseignement public. Ils veulent détruire un modèle éducatif dont la base est que toute personne, indépendamment de son origine sociale, sa situation économique, sa race ou son sexe, a le droit à une formation académique de qualité. Après le licenciement de cinquante mille enseignants et des coupes budgétaires de cinq milliards d'euros, c’est plus qu’un ajustement budgétaire. Les classes surchargées entravent le travail des enseignants, suppriment les aides pour les étudiants qui ont des besoins spéciaux, cherchent à transformer nos centres d'études, les écoles et les institutions publiques des quartiers populaires, en des ghettos d'exclusion et d'échec scolaire. Bien sûr, les grands bénéficiaires de ces plans sont les gestionnaires de l'enseignement privé et concerté qui transforment un droit universel en une affaire lucrative.

Cette opération provoque la suppression d’une autre revendication historique vitale de la communauté éducative pour que de nombreux étudiants puissent terminer leurs études, la gratuité de l'enseignement. En 2013, plus de cinq cent soixante dix huit mille enfants ne reçoivent plus d'aide pour les fournitures scolaires, auxquels il faut ajouter la réduction et la quasi disparition des repas scolaires dans de nombreuses régions.



Aucun décret contre les bourses 

 Ils veulent expulser les enfants des travailleurs du système éducatif le plus tôt possible et, bien sûr, que nous ne puissions accéder à l'enseignement supérieur. Le nouveau décret exclut des bourses d'études universitaires environ cent mille étudiants qui ne disposent pas de ressources financières et en exige davantage pour les autres. Il nous punit pour ne pas avoir d'argent. La note minimale pour l'exonération du paiement des droits à l'université est de 5,5 (le Parti Populaire l'an dernier l’a augmentée de 0,5 points) et pour obtenir une aide économique supplémentaire la note minimale requise est de 6.5 pour les diplômés et de 7 pour les maîtres. Pendant ce temps, ceux qui ont de l'argent pourront étudier s’ils obtiennent un 7 comme s'ils obtenaient un 2.

Rien n'est épargné, même pas la formation professionnelle. Par exemple, à Madrid ils ont augmenté les droits d’inscription en formation professionnelle jusqu'à quatre cent euros. Mais ce n'est pas tout, il a été publié dans le Bulletin Officiel de l’Education qu’à partir de cette année il y aura un supplément de cent vingt euros pour chaque matière supplémentaire. Le raisonnement de la droite est clair, pourquoi investir dans la formation des jeunes si les entreprises veulent la main-d'œuvre la moins chère pour le salaire le plus bas possible ? Pour les défenseurs du capitalisme, l’argent destiné à l'éducation publique est une dépense « superflue ».



Pour un enseignement public de qualité, démocratique, laïc et scientifique

 

Mais pour la grande majorité des familles, c’est l'occasion d'aspirer à une vie décente. Par conséquent, nous allons défendre l'école publique jusqu'au bout. Nous savons que personne n'a rien donné pour nos familles. L'éducation et la santé publique sont des conquêtes arrachées par la lutte de nos parents et grands-parents, dont la détermination a également mis fin à la dictature franquiste.

Les objectifs de la semaine de lutte et de la grève de soixante douze heures du 22, du 23 et du 24 Octobre sont clairs, nous voulons le retrait de la LOMCE et du décret contre les bourses, la restitution de l'argent volé à l'éducation publique et le retour au travail de nos enseignants licenciés. Nous voulons la démission du ministre Wert et que personne ne se voit interdire son droit à l'éducation parce qu'il n’a pas d'argent.

Le Parti populaire a attaqué et frappé les plus défavorisés, tout en protégeant et en gouvernant en faveur d'une poignée de banquiers qui a déjà fait disparaître soixante et un milliards d’euros. La communauté éducative fait partie d'une vaste révolte sociale avec la marée blanche, la PAH et le mouvement extraordinaire contre les expulsions, les travailleurs qui veulent empêcher la fermeture de leurs usines. Nous sommes la majorité et nous avons la force pour contraindre le gouvernement du Parti Populaire à démissionner. 

 
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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 21:09

 

http://www.atheles.org/agone/rosaluxemburg/lesocialismeenfrance/index.html

Le Socialisme en France

Troisième tome des oeuvres complètes de Rosa Luxemburg

Co édition avec le collectif Smolny

Édition établie et préfacée par Jean-Numa Ducange

Traduit de l’allemand par Daniel Guérin et Lucie Roignant

Ce volume rassemble les contributions de Rosa Luxemburg sur la politique française, l’affaire Dreyfus, le mouvement ouvrier et le syndicalisme révolutionnaire. Mais à la fin du dix neuvième siècle, pour la gauche européenne, la grande affaire, c’est collaborer avec les gouvernements bourgeois ou rompre avec le système capitaliste. Depuis les débats de la social-démocratie allemande autour de Bernstein et Kautsky, la révolutionnaire germano-polonaise analyse la guerre de position des ténors du socialisme français, de Jaurès à Guesde et Millerand.

Rosa Luxemburg, née en Pologne russe en 1871, est l’une des principales militantes et théoricienne du mouvement ouvrier international avant et pendant la première guerre mondiale. Elle enseigne l’économie politique de 1907 à 1913 à l’école du parti social-démocrate allemand de Berlin. Elle maintient lors du premier conflit mondial un internationalisme intransigeant qui lui vaut d’être emprisonnée de façon quasi-continue jusqu’à sa libération par la révolution allemande de novembre 1918. Avec le groupe Spartakus elle se lance dans une intense activité révolutionnaire jusqu’à son assassinat le 15 janvier 1919 par les corps-francs. Les œuvres complètes en langue allemande sont composées de six volumes de textes et de six volumes de correspondance.

« Que pouvons-nous faire sinon fixer des règles pour la tactique pratique ? Si nous nous en abstenions, quel serait le sens de nos décisions ? Jaurès fait de la lutte des classes et de la solidarité internationale de simples phrases. Quand le ministre socialiste d’un gouvernement bourgeois ne peut pas mettre ses principes à exécution, c’est une question d’honneur pour lui que de démissionner, quand un révolutionnaire est forcé de nier ses principes au sein d’un parti modéré, son honneur lui dicte de se retirer. Cette dissension est déplorable, mais elle est là. Et il n’y a rien de plus révolutionnaire que de reconnaître et de dire ce qui est. La résolution de Dresde qui condamne les tendances révisionnistes est un fait historique, c’est un symbole, acceptez-la et vous rendrez un grand service à la cause du socialisme » 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 20:49

 

Israël libère des palestiniens et annonce de nouvelles colonies

 

BETHLEEM, Cisjordanie (Reuters) - Le gouvernement israélien a libéré Mercredi 30 Octobre 2013 vingt six prisonniers palestiniens dans le cadre des négociations de paix soutenues par les Etats-Unis, tout en cherchant à apaiser son aile dure en annonçant la construction de mille cinq cent logements dans une colonie de peuplement à Jérusalem Est.

 

Les détenus, condamnés pour le meurtre d'israéliens avant ou juste après les accords de paix intérimaires de 1993, ont été accueillis en héros à leur arrivée en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où ils ont été transférés dans la nuit.

 

« Nos héros sont de retour chez eux, longue vie aux prisonniers », ont chanté des centaines de personnes rassemblées devant les bureaux du président palestinien, Mahmoud Abbas, à Ramallah.

 

A Bethléem, Issa Abed Rabbo, condamné pour le meurtre de deux étudiants israéliens en 1984, a été porté en triomphe dans les ruelles de la ville.

 

« Je me sens comme un commandant rentrant de la bataille, porteur de la bannière de la victoire et de la liberté », a-t-il déclaré en faisant le V de la victoire.

 

La libération des vingt six détenus est la deuxième étape d'une amnistie partielle destinée à relancer des négociations de paix, sous l'égide des Etats-Unis.

 

Ces libérations ont provoqué des tensions au sein de la coalition gouvernementale conduite par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

 

Le Foyer Juif, formation ultra nationaliste qui prône les activités de peuplement en Cisjordanie, a ouvertement soutenu les demandes de la part de victimes et de proches de victimes d'attentats palestiniens d'annuler l'amnistie. La cour suprême israélienne a rejeté mardi un recours présenté en ce sens.

 

« POLITIQUE DESTRUCTRICE »

 

Cherchant visiblement à apaiser les partisans de la colonisation et les tenants de la ligne dure au sein du Likoud, le ministère de l'intérieur a annoncé la construction de mille cinq cent logements à Ramat Shlomo, une colonie peuplée de juifs ultra orthodoxes, sur un territoire considéré par les palestiniens comme faisant partie de leur futur état.

 

Le projet de construction avait été initialement dévoilé en 2010, juste avant une visite en Israël du vice-président américain, Joe Biden. Les vives critiques de ce dernier avaient convaincu le gouvernement Netanyahu d'en retarder l'exécution.

 

Le projet avait refait surface en décembre 2012, avant d'être une nouvelle fois gelé en prévision d'une visite du président américain Barack Obama, en mars dernier.

 

Israël considère que Ramat Shlomo fait partie de la ville de Jérusalem, présentée par l'état juif comme sa capitale éternelle et indivisible, et restera sous son autorité en cas d'accord de paix.

 

Les palestiniens, qui réclament la restitution de tous territoires conquis par Israël en 1967, dont Jérusalem Est, ont condamné la construction de nouveaux logements.

 

« Cette politique est destructrice pour le processus de paix », a déclaré le porte-parole du président Abbas, Nabil Abou Rdeineh.

 

Les négociations ont repris en juillet à Washington après une interruption de trois ans.

 

Menées dans le plus grand secret, elles n'ont guère rassuré les palestiniens qui s'inquiètent de la colonisation en Cisjordanie ou les israéliens qui doutent que Mahmoud Abbas soit en mesure d'obliger le Hamas à respecter tout accord de paix futur.

 

Malgré tout, ni les israéliens, ni les palestiniens ne souhaitent décevoir l'administration Obama qui a fait de cette question sa priorité au Proche-Orient.

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 20:28

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article8722

 

Procès BDS à Paris

 

Le gouvernement et le lobby israélien renvoyés dans les cordes

 

Le procès d’Olivia, Maha, Mohamed et Ulrich, qui se tenait Mercredi 30 Octobre 2013 devant la cour d’appel de Paris a duré moins longtemps que prévu.

 

La procureure, c’est-à-dire la magistrate représentant l’accusation, a ainsi estimé que les arguments développés à titre liminaire par nos avocats et démontrant la nullité procédurale de toute l’affaire méritaient d’être pris sérieusement en considération.

 

Du coup, les trois juges, après s’être retirés pour conférer entre eux, sont revenus dans la salle du tribunal au bout de quelques minutes, pour annoncer la suspension du procès.

 

Ils ne rendront leur décision que le 22 janvier prochain, soit, et c’est l’hypothèse qui apparaissait mercredi la plus logique, ils se rangent aux arguments de nos avocats substantiellement rejoints par la procureure, et les poursuites sont déclarées nulles, soit ils rejettent ces « exceptions de nullités », et ils fixent une date pour une nouvelle audience de jugement.

 

L’une des bizarreries procédurales pointées par nos avocats tenait au fait que nos camarades y sont accusés de discrimination contre l’état d’Israël.

 

Or il n’existe aucune loi en France concernant les discriminations à l’encontre d’un état. Pas plus l’état d’Israël qu’un autre, ont-ils admis. Donc difficile de nous accuser d’un délit qui n’existe pas !

 

S’il existe bien une loi punissant les discriminations contre les personnes (à raison de leur appartenance ou non appartenance à une religion, une ethnie, une race, une nation), rien de tel concernant les états.

 

La séance a donc était assez rapidement levée, et les officines israéliennes renvoyées à leurs petites manigances.

 

Le rassemblement de soutien aux militants de la campagne BDS, devant le palais de justice de Paris, dont ces officines se sont plaintes devant le tribunal, sans crainte du ridicule, a par ailleurs été un succès.

 

Non seulement quelque deux cent personnes se sont déplacées pour afficher leur solidarité, mais des milliers d’autres sont passées, et se sont arrêtées pour regarder les pancartes, affiches, banderoles exposées, et pour prendre les tracts sur la campagne BDS.

 

Plusieurs orateurs sont également intervenus, dont Lynn Gottlieb, rabbin américaine venue témoigner son soutien au boycott d’Israël, au grand dam de ceux qui prétendent représenter les juifs de la planète.

 

Encore un grand merci à celles et ceux qui se sont déplacés, ainsi qu’à tous ceux qui apportent la preuve que, loin de les intimider, ce harcèlement judiciaire, ne fait que renforcer leur détermination à revendiquer les mêmes droits pour les palestiniens que pour tous les autres être humains, et l’application du droit international.

 

Les nombreux témoignages, vidéos et photos que nous vous envoyez sont très importants à ce titre. Nous les publierons tous. Vous pouvez continuer à nous en envoyer à info@europalestine.com

 

Ensemble, poursuivons et amplifions la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui nous est réclamée par la société palestinienne.

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 20:59

 

Les Verts dans tous leurs états après le gel de l’écotaxe

 

PARIS (Reuters) - La suspension de l'écotaxe a mis mardi les écologistes dans tous leurs états mais leurs dirigeants ont une nouvelle fois repoussé les sirènes qui les invitent à renoncer à leur participation au gouvernement aux côtés des socialistes.

 

Le premier ministre Jean Marc Ayrault s'efforce de ramener le calme en Bretagne, où cette taxe écologique, que la droite avait déjà tenté de mettre en place en 2010, suscite une vive opposition sur fond de crise du secteur agroalimentaire.

 

Elus d'Europe Ecologie-Les Verts et figures historiques de l'écologie politique se sont succédé devant les micros et les caméras de télévision pour regretter le nouvel ajournement de cette mesure, victime selon eux d'un modèle agricole breton à bout de souffle et de l'inconstance du gouvernement.

 

Le secrétaire national d'EELV, Pascal Durand, a estimé que la suspension de cette redevance poids lourds n'était bonne « ni pour l'intérêt général, ni pour la Bretagne », qui aurait pu selon lui relocaliser une partie de sa production.

 

« On est en train d'agiter un chiffon rouge pour ne pas résoudre les vraies questions qui sont celles que l'agriculture rencontre en Bretagne », a-t-il dit.

 

Selon le député François de Rugy, les élus Verts ont dit au premier ministre, qu'ils ont rencontré lors d'un déjeuner, comprendre sa volonté d'apaisement social mais souhaité un calendrier précis de mise en oeuvre de la taxe.

 

« Nous n'imaginons pas qu'elle ne soit pas mise en oeuvre, compte tenu des enjeux de financement pour les réseaux de transport », a-t-il expliqué.

 

L'analyse selon laquelle le modèle agricole breton est à bout de souffle est partiellement partagée par des membres du gouvernement, comme la ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, selon qui la France en général, pas seulement la Bretagne, a pris du retard sur l'Allemagne dans ce domaine.

 

« Là aussi on a des problèmes de compétitivité », a-t-elle dit à Reuters. « Qu'on ne continue pas à dire que nous sommes formidables dans l'agro alimentaire ».

 

BOUC ÉMISSAIRE

 

Avant même l'annonce de la suspension de l'écotaxe, le sénateur EELV Jean-Vincent Placé avait averti le gouvernement qu'il ne devrait pas s'étonner, s'il cédait aux manifestants bretons, « qu'il n'ait plus d'autorité sur rien ».

 

Comme à chaque différend entre le gouvernement et la composante écologiste de la majorité, des voix s'élèvent chez les Verts pour poser la question du maintien de deux des leurs dans l'équipe gouvernementale (logement et développement).

 

La députée de l'Essonne Eva Sas a ainsi souhaité que le groupe EELV « discute collectivement » de cette participation.

 

Cela dépendra « des engagements qui seront pris par le premier ministre sur le calendrier de la mise en place de cette écotaxe, parce qu'aujourd'hui elle n'est que suspendue », a-t-elle déclaré à la chaîne parlementaire LCP.

 

De son côté, le député européen José Bové n'a pas pris de gants pour qualifier de « minable » la suspension de l'écotaxe.

 

Quant au député des Landes Noël Mamère, qui a récemment quitté EELV, il s'est dit « atterré par le manque de courage » du gouvernement et du premier ministre.

 

« Nous avons la preuve que l'écologie est devenue le bouc émissaire de la politique gouvernementale », a-t-il dit sur France Info. « Je dis à mes amis écologistes qu'ils viennent de recevoir le coup de massue fatal et que je ne vois pas très bien comment ils pourraient continuer à participer à ce gouvernement ».

 

Mais la co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée, Barbara Pompili, a écarté un départ des ministres écologistes du gouvernement.

 

« Je ne veux plus rentrer dans ce système de menacer de quitter le gouvernement à tout bout de champ », a-t-elle dit sur France 3. « Nous voulons faire encore une fois notre travail de partenaire et essayer de pousser pour que les choses s'arrangent ».

 

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