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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:05

 

https://www.laquadrature.net/fr/lettre-macron-etat-urgence

 

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/etat-durgence--lettre-ouverte-a-emmanuel-macro

 

Appel contre la prorogation de l'état d'urgence

 

Lettre au président de la république

 

À l'issue du conseil de défense tenu Mercredi 24 Mai 2017, le président de la république Emmanuel Macron a annoncé qu'il demanderait au parlement la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au premier novembre 2017, ainsi que la discussion d'une nouvelle loi pour lutter contre le terrorisme.

La veille de cette réunion, nous, associations de défense des droits, avocats et universitaires, avions envoyé un courrier au président de la république lui demandant d'avoir le courage de ne pas renouveler une fois encore l'état d'urgence, déclaré inopérant dans la lutte antiterroriste par les missions de contrôle parlementaire qui ont eu à en connaître ces derniers mois.

Nous regrettons que le président de la république et son gouvernement aient annoncé, aussi rapidement et sans concertation avec les acteurs de la société civile qui travaillent sur le sujet, leur volonté de renouvellement de l'état d'urgence.

Leur engagement à évaluer les politiques publiques trouvait pourtant sur le sujet de l'état d'urgence un motif impérieux d'être mis en pratique immédiatement. Qu'en est-il de l'évaluation de l'efficacité et de la constitutionnalité du mille-feuilles juridique sécuritaire mis en place ces cinq dernières années au fil des différentes loi contre le terrorisme, cinq en trois ans ? Alors que de plus en plus souvent les mesures contre le terrorisme, ou liées à l'état d'urgence, sont appréhendées par les spécialistes comme relevant de la communication politique davantage que de la logique opérationnelle, quelle évaluation a été faite de leur impact sur l'état de droit, les libertés fondamentales ou la cohésion sociale ? De même, la réflexion sur une réorganisation des services de renseignement, telle qu'annoncée par le président de la république, au profit d'une meilleure lutte contre le terrorisme, ne devrait-elle pas être menée à son terme avant toute proposition de nouvelle loi antiterroriste ou sécuritaire ?

Nous rendons ici public notre lettre au président de la république qui reprend de façon synthétique la plupart des revendications que nous portons. De par nos expériences respectives, nos travaux et le dialogue avec certaines institutions, nous avons acquis la conviction de l’inefficience de l’état d’urgence et de son caractère contre-productif.

 

Lettre au président de la république contre le renouvellement de l'état d'urgence

 

Le conseil de défense et de sécurité nationale que vous avez convoqué Mercredi 24 Mai 2017 se réunira moins de deux jours après que le Royaume-Uni ait été durement frappé par une action terroriste. Nous souhaitons d’abord exprimer notre solidarité à l’égard des victimes et de leurs proches. Ce drame ne vous dégage toutefois pas de la responsabilité que vous confie la constitution de rétablir le fonctionnement régulier des institutions. L’état d’urgence ne favorise en rien la protection de nos concitoyens et empêche au contraire de concevoir une réponse de long terme à la menace du terrorisme international.

Nous, membres actifs de la société civile, assistons avec inquiétude à ce basculement normatif se diffusant durablement dans le droit en portant une atteinte insupportable aux libertés fondamentales, libertés pour la garantie desquelles nous nous battons et que nous ne voulons pas voir réduites sous la pression de la menace terroriste.

La menace qui pèse sur la France, comme sur d'autres pays d'Europe et du monde, reste et restera longtemps élevée. Plus de dix huit mois après son déclenchement, face à une menace terroriste persistante et latente, les conditions juridiques de prorogation de l’état d’urgence, le péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, ne sont pas réunies.

Nous pensons que la seule audition des services de renseignement ne vous suffira pas pour avoir une vision complète de la situation.

L’appréciation objective de la situation actuelle commande d’entendre l’ensemble des acteurs, juristes spécialisés, universitaires, avocats spécialisés, associations qui accompagnent les personnes visées par les mesures, éducateurs et médiateurs, qui vous éclaireront sur les effets toxiques de l’état d’urgence, pour certaines communautés comme pour l’ensemble de la société française, ainsi que sur l’efficacité de la lutte contre le terrorisme elle-même.

De par nos expériences respectives, nos travaux et le dialogue avec les institutions, nous avons acquis la conviction de l’inefficience de l’état d’urgence et de son caractère contre-productif. Nous faisons ici écho aux bilans dressés par la commission des lois de l'assemblée nationale chargée du contrôle parlementaire de l’état d’urgence et par des autorités indépendantes, comme le défenseur des droits, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) ou encore la Commission Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

La commission d’enquête parlementaire sur les moyens mis en œuvre dans la lutte contre le terrorisme a affirmé clairement que « s’il a été réel, cet effet déstabilisateur, lié à la surprise des opérations menées, semble s’être rapidement amenuisé ». En contournant la justice antiterroriste et en épuisant les forces de sécurité, l'état d'urgence s'avère même à long terme non seulement inefficace, mais aussi contre-productif.

Nous tenons par ailleurs à vous rappeler le coût, social, politique et institutionnel, très élevé de l'état d'urgence qui autorise des mesures impliquant des atteintes graves aux libertés individuelles sans contrôle en amont du juge judiciaire et sans que le contrôle a posteriori du juge administratif permette de compenser cet absence de contrôle a priori.

Un régime d'exception ne saurait durer si longtemps impunément pour la république et ses citoyens. Il tend à fragiliser la séparation et l’indépendance des pouvoirs, en particulier au prix d’une déjudiciarisation s’installant durablement dans notre paysage juridique.

Notre droit commun, déjà de plus en plus imprégné de dispositions dérogatoires aux principes fondamentaux de la constitution, se retrouve de facto disqualifié par la longueur de l’état d’urgence et cela nous inquiète pour l’avenir.

Vous avez plusieurs fois affirmé que vous souhaitiez réconcilier la France. Des vies ont été et sont encore bouleversées par des mesures disproportionnées et discriminatoires, assignations à résidence se prolongeant de manière indéfinie, fermeture prolongée et non motivée de certains lieux de culte et multiplication des contrôles au faciès stigmatisant les personnes de confession musulmane ou supposée telle, autant d’éléments dont l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme n’a jamais été démontrée. Au fil des mois, nous avons documenté de nombreux abus commis contre des personnes en vertu des pouvoirs d’exception conférés par l’état d’urgence.

A cet égard, l’avis rendu le 18 mai 2017 par la CNCDH sur la prévention de la radicalisation, confirme que les signes de radicalisation, souvent faibles, donnent lieu à des mesures disproportionnées, aussi bien administratives que judiciaires, témoignant des effets contre-productifs des mesures prises. L’état d’urgence est un facteur de division interne de la société française, ne pas le renouveler serait une marque de courage et un pas en avant vers une réflexion sur la résolution à moyen et long terme de la menace terroriste dans une société multiple et apaisée.

Vous aurez noté que ni l'Allemagne ni la Belgique, également touchés par des attentats, n'ont eu recours à un régime juridique d'exception tel que l’état d’urgence. En revanche, la France s’illustre négativement, en étant l’un des seuls pays du conseil de l’Europe qui déroge, avec l’Ukraine et la Turquie, à l’application de la convention européenne des droits de l'homme.

Nous rejoignons enfin la déclaration du ministre de l'intérieur Gérard Collomb du 19 mai 2017, selon laquelle « à un moment donné, il faudra sortir de l’état d’urgence ». Nous pensons que ce moment est venu.

Nous invitons donc le gouvernement à ne pas soumettre au parlement de projet de loi pour proroger une sixième fois l’état d’urgence.

Nous nous tenons à votre disposition pour nous entretenir de ce sujet avec vous ou avec vos proches collaborateurs.

 

Premiers signataires

 

Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture ; Action Droit des Musulmans ; Amnesty International France ; Club Droit, Justice et Sécurité ; European Prison Litigation Network ; Human Rights Watch ; Quadrature du Net ; Ligue des Droits de l'Homme ; Observatoire International des Prisons ; Syndicat de la Magistrature ; Syndicat des Avocats de France

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:11

 

ELECTIONS LEGISLATIVES EN ESSONNE

 

Par Bernard Fischer

 

Samedi 27 Mai 2017

 

Le media électronique www.essonneinfo.fr publiait récemment une dizaine de messages relatifs à la campagne pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 dans le département de l’Essonne.

Vous trouverez ci-dessous des informations relatives à cette campagne en général et à la campagne du Mouvement de la France Insoumise (MFI) en particulier.

Il y a au total cent quarante quatre candidats dans les dix circonscriptions du département de l’Essonne.

La première circonscription est la circonscription de Manuel Valls à Evry. Manuel Valls est à nouveau candidat. Il y a vingt deux candidats.

La deuxième circonscription est la circonscription du député maire des Républicains d’Etampes, Franck Marlin. Franck Marlin est à nouveau candidat. Il y a onze candidats.

La troisième circonscription est la circonscription de Brétigny sur Orge et de Dourdan. Le député du Parti Socialiste Michel Pouzol est à nouveau candidat. Le Parti Communiste Français (PCF) soutient le candidat du Parti Socialiste. Il y a quinze candidats.

La quatrième circonscription est la circonscription de Longjumeau. L’actuelle députée Nathalie Kosciusko Morizet n’est pas candidate dans le département, elle est candidate à Paris, dans l’actuelle circonscription de François Fillon. Il y a quinze candidats.

La cinquième circonscription est la circonscription d’Orsay. La députée du Parti Socialiste Maud Olivier est à nouveau candidate. Il y a quinze candidats.

La sixième circonscription est la circonscription de Massy Palaiseau. L’actuel député du Parti Socialiste, François Lamy, un des principaux collaborateurs de Martine Aubry, n’est pas candidat dans le département, il est candidat à Lille. Le candidat du Parti Socialiste est Jérôme Guedj, ancien président du conseil général de l’Essonne et un des principaux collaborateurs de Benoît Hamon. Il y a seize candidats.

La septième circonscription est la circonscription de Savigny sur Orge et d’Athis Mons. L’actuelle députée d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) Eva Sas est à nouveau candidate. Il y a douze candidats.

La huitième circonscription est la circonscription du député maire d’Yerres et président de Debout La France (DLF), Nicolas Dupont Aignan. Il est à nouveau candidat. Il y a quinze candidats.

La neuvième circonscription est la circonscription de Draveil et de Ris Orangis. L’actuel député du Parti Socialiste Romain Colas est à nouveau candidat. Il y a treize candidats.

La dixième et dernière circonscription est la circonscription de Sainte Geneviève des Bois et de Grigny. C’est l’ancienne circonscription de Julien Dray. L’actuel député du Parti Socialiste, Malek Boutih, un des principaux collaborateurs de Manuel Valls, est à nouveau candidat mais, contrairement à Manuel Valls à Evry, c’est le candidat officiel du Parti Socialiste et le parti d’Emmanuel Macron, la République En Marche (REM) présente un candidat contre lui. Le PCF présente la candidature du maire de Grigny, Philippe Rio. Il y a dix candidats.

Mes lecteurs me permettront seulement un certain nombre de considérations supplémentaires relatives à la campagne du MFI.

Le département de l’Essonne est un département particulier du point de vue de l'histoire politique de Jean Luc Mélenchon. C’est le département dans lequel il exerçait ses premières fonctions politiques, conseiller municipal de Massy Palaiseau en 1983 et conseiller général de l’Essonne en 1985. Il était en 1986 le plus jeune sénateur de France et il était sénateur de l’Essonne d’abord pendant quatorze ans entre 1986 et 2000 et à nouveau pendant six ans entre 2004 et 2010.

La stratégie du MFI pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 est d’une simplicité biblique. Il présente des candidats tout simplement partout dans les dix circonscriptions, dans l’ignorance et l’indifférence totale par rapport à la couleur et à l’histoire politique de la circonscription. Il présente un candidat contre Manuel Valls à Evry, contre Franck Marlin à Etampes, contre les actuels députés du Parti Socialiste dans au moins trois circonscriptions, contre Jérôme Guedj à Massy, contre Eva Sas à Athis Mons, contre Nicolas Dupont Aignan à Yerres et contre Philippe Rio à Grigny. Dieu reconnaîtra les siens et nous verrons bien les résultats.

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:04

 

Aux Etats-Unis, des contacts secrets entre l'ambassadeur russe et Jared Kushner (Reuters)

 

Jared Kushner, gendre de Donald Trump et proche conseiller de ce dernier, a pris contact à au moins trois reprises avec l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kislyak, dans le plus grand secret, pendant et après la campagne électorale de 2016, ont déclaré à Reuters sept responsables américains.

Entre le mois d’avril et le mois de novembre 2016, Jared Kushner s'est entretenu par téléphone à deux reprises au moins avec Sergueï Kislyak, ont dit deux des sources.

Sollicité, un avocat du gendre de Donald Trump a dit à Reuters que son client avait reçu des milliers d'appels au cours de la campagne électorale et qu'il n'avait aucun souvenir d'entretiens avec l'ambassadeur russe.

Le Washington Post et la chaîne de télévision National Broadcasting Company (NBC) ont révélé Jeudi 25 Mai 2017 que le Federal Bureau of Investigation (FBI) s'intéressait de près à Jared Kushner dans le cadre de l'enquête qu'il mène sur des soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump.

Jared Kushner était dans le viseur du FBI depuis que la police fédérale américaine a commencé à enquêter sur Michael Flynn, général américain à la retraite et conseiller de Donald Trump.

Nommé par Donald Trump pour diriger le conseil de sécurité nationale, Michael Flynn a été contraint de démissionner le 13 février 2017, vingt quatre jours seulement après l'investiture du président républicain, à la suite de révélations sur ses contacts avec l'ambassadeur russe à Washington.

Selon six des sources de Reuters, les contacts confidentiels entre Sergueï Kislyak, Michael Flynn et Jared Kushner, ont porté sur la lutte contre le terrorisme et l'amélioration des relations économiques entre Moscou et Washington.

Après l'élection du Mardi 8 Novembre 2016, Jared Kushner et Michael Flynn ont également évoqué l'idée de la création d'un canal de communication direct entre Donald Trump et Vladimir Poutine qui permettrait de contourner les agences de renseignements et les canaux diplomatiques habituels.

Reuters n'a pas été en mesure de déterminer les dates exactes de ces entretiens.

Selon des membres de l'administration américaine et des proches de Donald Trump, ce dernier a décidé d'instaurer un conseil de guerre pour faire face aux questions suscitées par l'enquête concernant les liens entre certains responsables de son équipe de campagne et la Russie.

Une source proche de la Maison Blanche a expliqué que l'administration de Donald Trump avait besoin d'une nouvelle structure pour faire face à la nouvelle réalité alors que le département de la justice a désigné un procureur spécial, Robert Mueller, pour poursuivre les investigations entamées par le FBI.

La présidence américaine doit composer avec une multiplication des fuites relayées par la presse, une tendance qui s'est accentuée depuis que Donald Trump a décidé de limoger James Comey, le directeur du FBI dont les services enquêtaient sur les liens entre l'entourage de Donald Trump et Moscou.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 16:46

 

Des centaines de palestiniens suspendent leur grève de la faim (Reuters)

 

Des centaines de détenus palestiniens emprisonnés en Israël ont mis fin Samedi 27 Mai 2017 à leur grève de la faim entamée il y a quarante jours, ont annoncé les services pénitentiaires israéliens et un responsable palestinien.

Plus de huit cent prisonniers ont suspendu le mouvement entamé le Lundi 17 Avril 2017 à la suite de discussions avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et l'Autorité Palestinienne qui ont permis de parvenir à un accord sur leurs conditions de détention, ont précisé les services pénitentiaires dans un communiqué.

Issa Karaka, le ministre de l'Autorité Palestinienne chargé du dossier des prisonniers, a confirmé que ces détenus avaient accepté de suspendre leur grève de la faim.

En tout, environ mille cent des six mille cinq cent détenus palestiniens en Israël avaient répondu à un appel de Marwan Barghouti, le plus célèbre d'entre eux, à dénoncer le maintien à l'isolement de certains prisonniers et les détentions administratives qui ont permis à Israël de garder derrière les barreaux des milliers de palestiniens sans jugement depuis les années 1980.

Le CICR avait mis en garde cette semaine contre la dégradation de l'état de santé des grévistes de la faim à l'approche du mois de jeûne musulman du ramadan et le commissaire aux droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Zeïd Raad al Hussein, avait appelé Mercredi 24 Mai 2017 Israël à améliorer leurs conditions de détention.

Aucune précision n'a été fournie sur le contenu de l'accord mais les services pénitentiaires israéliens ont indiqué qu'une seconde visite mensuelle des familles des détenus serait rétablie après avoir été supprimée.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 16:32

 

Florian Philippot s'est exclu du Front National, selon un dirigeant du parti (Reuters)

 

Les débats au sein du Front National s'apparentent de plus à une controverse sur la personne de Florian Philippot qui, selon le député européen Jean-Richard Sulzer, s'est de facto exclu du parti par ses prises de position perçues comme des bravades.

« Florian Philippot veut être calife à la place du calife et il ne se rend pas compte qu'il n'est pas très populaire au sein du Front National », a tonné, Mardi 23 Mai 2017, cet élu, membre du bureau politique et du comité central du Front National, interrogé par le Figaro.

Depuis les élections présidentielles, plusieurs initiatives du vice-président frontiste, dont l'influence sur Marine Le Pen était déjà mal acceptée par une partie des dirigeants, ont ulcéré ses opposants internes.

Ce pourfendeur de la monnaie unique a menacé de quitter le parti d'extrême droite si celui-ci devait abandonner son projet de quitter la zone euro, comme certains le souhaitent, et il a lancé parallèlement son propre mouvement, les Patriotes, présenté comme un laboratoire de la refondation du Front National.

« Ce chantage intervenu le premier jour pratiquement de la campagne législative est plutôt malvenu », a jugé Jean-Richard Sulzer, qui n'en est pas à ses premières récriminations contre Florian Philippot.

« Je considère que son cas est classé puisqu'il s'est placé de lui-même en dehors des statuts du parti », a-t-il ajouté. « Il est hors du parti, il est ailleurs. Je crois que beaucoup de gens au Front National commencent à parler de lui au passé ».

Traditionnellement, les courants sont interdits au Front National, où l'on suit la ligne du chef.

Jean-Richard Sulzer, qui siège avec Florian Philippot au parlement européen, a par ailleurs exhorté Marine Le Pen à réunir un bureau politique au mois de juillet 2017, dans la foulée des élections législatives du mois de juin 2017, sans attendre un congrès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

« Nous avons besoin d'air et de modernisation, nous avons besoin que cela bouge et nous avons besoin d'ouvrir et de rassembler », a dit Florian Philippot sur France Inter, Mardi 23 Mai 2017, pour justifier la création des Patriotes, « je pense que c'est voulu par nos militants et nos électeurs ».

Plusieurs figures de la galaxie du Front National, comme Nicolas Bay, Robert Ménard et Gilbert Collard, ont exprimé sur des registres différents une forme d'exaspération devant son attitude.

La présidente du Front National, dont le score face à Emmanuel Macron, trente quatre pour cent des voix, a déçu dans ses rangs, a elle-même évoqué à haute voix un possible départ de son conseiller qui irait ainsi « au bout de ses convictions ».

Elle a par ailleurs affirmé que tout serait soumis à la discussion lors du congrès à venir, y compris la question de l'euro.

 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 17:42

 

http://www.lamontagne.fr/moulins/politique/2017/05/23/jean-paul-dufregne-pcf-reunit-la-france-insoumise-et-ensemble_12414734.html

 

Jean-Paul Dufrègne, candidat du Parti Communiste Français (PCF), réunit le Mouvement de la France Insoumise (MFI) et Ensemble

 

Mardi 23 Mai 2017

 

Le MFI et Ensemble se rangent derrière Jean-Paul Dufrègne, le candidat du PCF dans la circonscription de Moulins. Privilégiant le rassemblement, ils ont trouvé un accord.

La gauche resserre ses rangs derrière Jean-Paul Dufrègne. Le candidat du PCF au premier tour des élections législatives dans la circonscription de Moulins, le MFI et Ensemble, sont parvenus à un accord local.

« Nous portons des choses communes », a commenté Jean-Paul Dufrègne, Mardi 23 Mai 2017, lors d'une conférence de presse à Moulins. « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. Nous avons des projets en commun sur les services publics, la transition écologique, la protection sociale et la sixième république. Jusqu'alors, nous n'étions pas parvenus à un accord. Je ne voulais pas signer la charte du MFI en l'état. Je voulais mener cette campagne au nom du PCF. Chacun a fait un pas vers l'autre. Cet accord, dont je me félicite, renforce nos chances de remporter la circonscription ».

Le comité local du MFI a consulté ses militants avant de faire cause commune avec le parti communiste, « il s'agit de défendre nos valeurs communes », confie Michelle Kapala, « nous avons donc décidé, Frédéric Desnoix et moi-même, de ne pas nous présenter ». Ce qui a conduit le MFI à changer d'avis, poursuit Michelle Kapala, c'est « une réfléxion sur l'état des lieux localement, sur les résultats des élections présidentielles et sur nos points de convergence très forts, par exemple le code du travail et la transition écologique ». Patrick Bussy, militant du MFI, relève également que « beaucoup d'électeurs plébiscitent l'unité et le rassemblement ».

Au-delà des projets, le PCF, le MFI et Ensemble, se sont aussi mis d'accord sur une méthode de travail qui « associe la population aux décisions et au travail du candidat-député ».

Cette alliance est semble-t-il faite pour durer. Michelle Kapala et Jean-Paul Dufrègne indiquent en effet qu'elle devrait survivre après les élections législatives, « c’est un travail au long cours qui commence », confie la militante du MFI.

« Ce n'est pas un ralliement d'opportunisme pour ces élections », ajoute la candidate du PCF.

Pour l'heure, l'objectif de Jean-Paul Dufrègne et de Valéry Gouby est de remporter un siège à l'assemblée nationale.

« L'extrême droite ne doit pas être l'opposant principal à Emmanuel Macron et à son gouvernement qui est ni de gauche, ni de gauche », assure Alexis Mayet, militant d’Ensemble.

 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 17:17

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article13039&lang=fr

 

Condamnation requise pour Eric Zemmour

 

La procureure de la dix-septième chambre correctionnelle du tribunal de Paris a requis Mercredi 24 Mai 2017 la condamnation du chroniqueur Eric Zemmour, jugé le même jour pour provocation à la discrimination et à la provocation à la haine, après une série de propos d’une rare virulence contre la population musulmane de notre pays.

Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 22 juin 2017.

Le chroniqueur était jugé sur citation directe de notre association, la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Europalestine, qui s’était résolue à se porter partie civile, après avoir constaté l’inertie de la justice face aux propos pourtant ouvertement délictueux tenus par Eric Zemmour lors de l’émission C'est à Vous sur la cinquième chaîne de la télévision française, le 6 septembre 2016.

A l’antenne, Eric Zemmour avait estimé que tous les musulmans sont terroristes puisque « le djihad guerrier fait partie du coran » et sommé les musulmans de « faire le choix entre l'islam et la France », tirant un trait d’égalité entre les auteurs djihadistes d’attentats et l’ islam.

La vidéo des éructations racistes du journaliste à C'est à Vous n’a toujours pas été retirée.

Eric Zemmour lui-même, sûr de lui quand il pérore à la télévision ou à la radio, est manifestement moins à l’aise avec la perspective d’un débat public et contradictoire. Il a ainsi séché l’audience, Mercredi 24 Mai 2017, et c’est son avocat Olivier Pardo qui a tenté de le défendre.

Tenté, mais sans succès car, malgré moult moulinets et un certain appétit pour l’injure et la diffamation , ce ténor du barreau n’a pu défendre l’indéfendable.

Passons sur la tentative préliminaire d'Olivier Pardo de faire déclarer l'association CAPJPO Europalestine irrecevable, qui a échoué, notre association existe depuis maintenant quinze ans, ses statuts tout comme son action attestent depuis toujours notre engagement anti-raciste et nous sommes par conséquent parfaitement fondés à attaquer en justice les agissements du trop célèbre chroniqueur.

Ne sachant trop à quel saint se vouer, Olivier Pardo nous avait notamment accusés d’être de faux antiracistes, ne nous intéressant qu’à la Palestine et de n’avoir par exemple jamais agi en justice sur des affaires d’antisémitisme.

Mauvaise pioche, lui a rétorqué Olivia Zémor, présidente de l'association Europalestine, en rappelant que nous avions été partie prenant à un procès contre le responsable d’un site ayant appelé sur internet à l’agression physique de personnalités qualifiées par lui de juifs traîtres, mettant une étoile de David en regard de leur nom.

Sur le fond, Olivier Pardo est resté aussi impuissant face, d’abord, au réquisitoire de la procureure, qui a pointé la courageuse absence de son client et qui a conclu à la gravité, voire à l’extrême dangerosité des propos d'Eric Zemmour, avant de requérir sa condamnation, sous la forme de soixante jours d'amende de cent euros.

Nous avions auparavant rappelé qu’Eric Zemmour est un récidiviste en matière d’incitation à la haine raciale avec déjà deux condamnations à son compteur, dont l’une est définitive, et l’autre en attente d’examen d’un pourvoi par la cour de cassation.

Bérenger Tourné, qui représentait l'association CAPJPO Europalestine, a pour sa part décortiqué, un à un, les cinq passages de l’émission poursuivie devant le tribunal, montrant, à chaque fois, en quoi il s’était agi de la part d’Eric Zemmour, lequel avait le culot de plaider la bonne foi, d’une provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard des musulmans.

 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 15:06

 

http://www.leparisien.fr/paris-75/legislatives-y-a-t-il-trop-de-candidats-a-paris-21-05-2017-6970593.php

 

Y a-t-il trop de candidats aux élections législatives à Paris ?

 

Selon le bilan encore provisoire établi Vendredi 19 Mai 2017, trois cent soixante quatorze candidatures ont été déposées à la préfecture de la région d’Île-de-France, préfecture de Paris, pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

 

Ces trois cent soixante quatorze candidats vont briguer l'une des dix huit circonscriptions qui composent la capitale. Ce qui représente en moyenne une vingtaine de candidats par circonscription.

 

Parmi ces prétendants à l'assemblée nationale, il y a des têtes d'affiche comme Nathalie Kosciusko-Morizet dans la deuxième circonscription, ou Cécile Duflot dans la sixième circonscription, mais aussi de nombreux représentants de courants inconnus et des solitaires, qui se présentent en dissidence de leur parti.

 

Pensez-vous qu'il y a trop de candidats au premier tour des élections législatives ?

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:41

 

Manifestation monstre à Caracas contre le président Nicolas Maduro (Reuters)

 

L'opposition vénézuélienne a organisé une manifestation monstre Samedi 20 Mai 2017 à Caracas, un rassemblement présenté comme la plus grande démonstration de force depuis le début il y a cinquante jours de la vague de protestation contre le gouvernement.

Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale et dans plusieurs villes du pays pour réclamer le départ du pouvoir du président Nicolas Maduro.

Les partisans du chef de l’état, vêtus comme à leur habitude de rouge, ont organisé une contre-manifestation dans un autre quartier de la capitale, chantant et dansant.

Le leader de l'opposition et ancien candidat à la présidentielle Henrique Capriles a conduit la marche à Caracas.

« Cinquante jours, ils ont assassiné cinquante personnes et malgré tout, au cinquantième jour, avec encore plus de répression, il y a encore plus de résistance et plus de lutte au Venezuela », a-t-il lancé à ses partisans, dont certains brandissaient des pancartes disant « à bas la dictature au Venezuela ».

Depuis le début de la vague de contestation, le premier avril 2017, les incidents lors de rassemblements dans les rues, avec tirs à balles réelles de la police, ont fait au moins quarante six morts.

Soit trois de plus que lors de la précédente série de défilés contre le président Maduro, entre le mois de février et le mois de mai 2014.

Plus de deux mille cinq cent personnes ont été arrêtées et le tiers d'entre elles sont toujours détenues, selon l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) Foro Penal.

La situation est particulièrement tendue dans l’état de Tachira, dans l’ouest du pays, à la frontière de la Colombie, où deux mille militaires ont été déployés après une série de pillages dans la capitale provinciale San Cristobal.

L'opposition réclame des élections anticipées et accuse le président Nicolas Maduro de dérive dictatoriale avec notamment la tentative de prise de contrôle de l’assemblée nationale, aux mains de l'opposition depuis le mois de décembre 2015, le tout dans un climat de profonde crise économique et sociale, avec une inflation record, des pénuries affectant les biens de première nécessité et une criminalité omniprésente.

Le gouvernement, pour sa part, accuse l'opposition d'être à la solde des Etats-Unis et de vouloir organiser un coup d’état, le président Nicolas Maduro reprenant dans ce domaine la rhétorique souvent employée par son mentor et prédécesseur, Hugo Chavez.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:48

 

GOUVERNEMENT DE COHABITATION D UNION NATIONALE

 

Par Bernard Fischer

 

Jeudi 25 Mai 2017

 

Nous connaissons maintenant le nom du huitième président de la cinquième république, le nom du nouveau premier ministre, la composition du premier gouvernement d’Emmanuel Macron et la liste définitive et complète des candidats du premier tour des élections législatives.

La vie politique française allait tellement mal depuis tellement longtemps, les institutions de la cinquième république étaient en crise depuis tellement longtemps et l’explosion actuelle était tellement prévisible.

De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ? Je l’écrivais déjà plusieurs fois, Emmanuel Macron n’est pas seulement le successeur factuel de François Hollande, c’est aussi son héritier politique.

Le premier gouvernement d’Emmanuel Macron n’est certes pas le gouvernement normal d’un président normal, ce n’est pas non plus un gouvernement extraordinaire et exceptionnel. C’est un gouvernement provisoire de cohabitation d’union nationale.

La caste économique et politique française, l’appareil d’état bourgeois comme on disait dans le temps, comprenait parfaitement bien l’importance de la crise des institutions politiques françaises et le sens de l’élimination au premier tour des élections présidentielles des deux candidats des deux partis de l’alternance et du bipartisme traditionnel entre la gauche sociale démocrate et la droite républicaine.

C’est la raison fondamentale pour laquelle les deux composantes les plus sérieuses de l’appareil d’état bourgeois mettaient en place ce gouvernement de cohabitation d’union nationale. Emmanuel Macron n’est ni Napoléon Bonaparte ni Georges Boulanger, mais son premier gouvernement est tout de même une tentative de réponse bonapartiste à la crise des institutions politiques françaises.

Ce n’est vraiment pas le premier gouvernement de cohabitation d’union nationale entre un président de la cinquième république de gauche et un premier ministre de droite, ou bien entre des ministres de gauche et des ministres de droite. Cette présentation implique bien sûr un certain nombre de questions élémentaires supplémentaires.

Par exemple, Emmanuel Macron est-il de gauche ou bien est-il de droite ? Je ne répondrais pas à cette question dans ce message, la réponse serait trop longue. La simple existence de cette question est un très bon exemple en soi de la crise politique française.

La gravité supérieure de la crise par rapport à toutes les crises précédentes tient dans le petit détail suivant. Les gouvernements de cohabitation étaient généralement les conséquences d’une discordance entre une majorité présidentielle de gauche et une majorité parlementaire de droite, elles intervenaient généralement après des élections présidentielles ou bien des élections législatives.

L’actuel gouvernement de cohabitation précède les élections législatives, c’est un gouvernement provisoire pour une période extrêmement courte de moins d’un mois avant le premier tour des élections législatives du mois de juin 2017.

Quel sera le résultat des élections législatives ? Emmanuel Macron aura-t-il une majorité à l’assemblée nationale ? Si cette majorité existe, d’où viendra-t-elle ? Viendra-t-elle des voix d’un pourcentage important des électeurs traditionnels de la gauche sociale démocrate ou bien des voix d’un pourcentage important des électeurs traditionnels de la droite républicaine ? Sera-t-elle elle-même de gauche ou bien de droite ?

Personne n’en sait rien et j’écrirais d’autres messages relatifs à ces questions.

 

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