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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 14:54

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/11/08/otages-en-syrie-manifestation-a-paris-samedi_945589

 

Otages en Syrie, manifestation à Paris

 

Vendredi 8 Novembre 2013

 

Les journalistes Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres sont détenus depuis plus de cinq mois en Syrie

 

Didier François, reporter à Europe 1, a été enlevé près d’Alep avec le photographe Edouard Elias. Nicolas Hénin, journaliste pour Le Point et France Inter, a été kidnappé le 22 juin avec le photographe Pierre Torres. Une manifestation est organisée Samedi 9 Novembre 2013 à 15 heures Place de la République à Paris. 

 

La France a des preuves de vie « assez récentes » des quatre journalistes français otages en Syrie, a déclaré jeudi le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, à la chaîne i-Télé. « J’ai dit aux familles il y a déjà un certain nombre de semaines que nous avions eu des traces de vie », a déclaré le ministre, se refusant à toute autre précision.

 

Mardi soir, le PDG d’Europe 1, Denis Olivennes avait déclaré, à propos des deux journalistes travaillant à la radio, « nous savons qu’ils sont en vie, les pouvoirs publics savent qui les détient et le contact existe qui ouvre la possibilité de négociations ». Interrogé par France 3 en marge d’un concert de soutien organisé par la radio à Paris, il avait  ajouté « cela laisse une immense espérance sur la capacité que nous avons à les faire revenir sains, saufs et libres à Paris ». 

 

Selon Reporters Sans Frontières (RSF), un total de seize journalistes étrangers sont actuellement otages en Syrie. L’ONG a recensé trente sept enlèvements ou disparitions de journalistes depuis le début de la guerre civile. Depuis 2011, vingt cinq journalistes ont trouvé la mort dans le pays, faisant de la Syrie le théâtre d’opération le plus meurtrier pour les acteurs de l’information, selon une étude de RSF intitulée « journalisme en Syrie, une mission impossible », mise en ligne jeudi sur le site de l’organisation.  

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 21:04

 

http://www.legrandsoir.info/declaration-de-la-journaliste-de-wikileaks-sarah-harrison-au-sujet-d-edward-snowden.html

 

Déclaration de la journaliste de Wikileaks Sarah Harrison au sujet d’Edward Snowden

Mercredi 6 Novembre 2013

J’ai passé les quatre derniers mois, en tant que journaliste, avec Edward Snowden, le lanceur d’alerte de la NSA, et suis arrivée en Allemagne en fin de semaine. J’ai travaillé à Hong Kong dans l’équipe de Wikileaks qui tentât de négocier plusieurs demandes d’asile politique pour Snowden et ai négocié sa sortie de Hong Kong afin de mettre en œuvre son droit à un asile politique.

Je voyageais avec lui en chemin pour l’Amérique Latine lorsque les États-Unis ont révoqué son passeport, le contraignant à rester en Russie. Durant les trente neuf jours suivants je suis restée avec lui dans une zone de transit de l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, où je l’ai aidé à formuler des demandes d’asile politique dans vingt et un pays y compris l’Allemagne, garantissant son asile politique en Russie malgré une pression considérable de la part des États-Unis.

Je suis alors restée avec lui jusqu’à ce que notre équipe soit confiante qu’il soit bien installé et qu’il soit libre de toute forme d’ingérance de la part de gouvernements. Maintenant qu’Edward Snowden est en sécurité et protégé jusqu’au renouvellement de son visa dans neuf mois, il y a encore beaucoup de travail à accomplir. La bataille dans laquelle Snowden s’est engagé contre la surveillance gouvernementale et pour la transparence des gouvernements est une bataille que Wikileaks et de nombreux autres ont mené et continueront à mener.

Les batailles menées par Wikileaks sont nombreuses, nous nous battons contre le pouvoir qui ne rend pas de comptes et contre les secrets gouvernementaux, nous publions des analyses et des documents pour tous ceux concernés, pour fournir au public de façon permanente l’histoire qui est la leur. Pour cela, nous nous impliquons dans des dossiers juridiques dans de nombreuses juridictions et faisons face à une enquête sans précédent d’un « grand jury » aux États-Unis. Wikileaks continue de se battre pour la protection des sources. Nous avons gagné la bataille du futur immédiat de Snowden, mais la guerre, bien plus vaste, continue.

Depuis quelques jours que je suis en Allemagne, il est réconfortant de voir les gens unir leurs efforts pour appeler leur gouvernement à faire ce qui doit être fait : enquêter sur les révélations d’espionnage par la NSA et offrir l’asile politique à Snowden. Les États-Unis devraient être empêchés de continuer à espionner tous les individus sur la planète, ou de persécuter ceux qui révèlent la vérité. Snowden est actuellement en sécurité en Russie, mais ça n’est pas le cas de nombreux lanceurs d’alerte ou de sources.

Chelsea Manning a subi des traitements abusifs de la part du gouvernement des États-Unis et est actuellement en train de purger une peine de prison de trente cinq ans pour avoir exposé la vraie nature de la guerre. Jeremy Hammond risque dix ans dans une prison de New York pour avoir supposément fourni à des journalistes des documents qui révélaient la surveillance d’entreprises. J’espère avoir démontré un contre-exemple, correctement assistés, les lanceurs d’alerte peuvent exposer la vérité tout en restant en liberté.

Des tactiques agressives sont utilisées contre les journalistes, les éditeurs et les experts qui travaillent courageusement pour faire émerger la vérité. Glenn Greenwald, Laura Poitras et Jacob Appelbaum sont tous, en pratique, en exil. Barret Brown est inculpé pour avoir dénoncé des pratiques de surveillance immorales. Mon rédacteur en chef, Julian Assange a reçu l’asile politique, menacé par les US, mais le Royaume-Uni refuse de l’autoriser à faire valoir ce droit, en violation de la loi. Le gouvernement anglais a également détenu David Miranda en invoquant la loi anti-terroriste pour sa collaboration avec Laura Poitras et Glenn Greenwald.

La loi anti-terroriste britannique définit le terrorisme comme une action ou menace d’action « créée pour influencer tout gouvernement dans le but de faire avancer une cause politique ou idéologique ». Elle concerne les actions qui interfèreraient avec le fonctionnement de « systèmes électroniques » (par exemple, les programmes d’espionnage de masse de la NSA) ou que le gouvernement considère comme créant un « risque » pour une partie du public.

Il serait fantaisiste de suggérer que le journalisme enquêtant sur la sécurité nationale, dans le but de rétablir l’honnêteté des gouvernements ou de défendre le droit fondamental à la protection de la vie privée, doit être appelé « terrorisme », mais c’est bien ainsi que le Royaume-Uni décide d’interpréter cette loi.

Quasiment toutes les histoires publiées sur l’espionnage de masse de GCHQ et de la NSA tombent sous le coup de cette interprétation par le gouvernement du Royaume-Uni du mot « terrorisme ». En réponse, nos avocats m’ont suggéré qu’il n’était pas prudent de rentrer chez moi. Le rôle de la presse est d’exprimer la vérité face aux puissants. Et pourtant, nous sommes persécutés parce que nous faisons notre métier.

J’affirme que ces tactiques agressives et illégales pour nous faire taire, en inventant des interprétations juridiques arbitraires, des accusations excessives et des peines disproportionnées ne doivent pas être tolérées.

Je suis solidaire de tous ceux qui sont intimidés ou persécutés pour tenter d’exposer la vérité au grand jour. En ces temps de secrets et d’abus de pouvoir, il n’y a qu’une solution, la transparence. Si nos gouvernements sont à ce point compromis qu’ils nous cachent la vérité, alors nous avons le devoir de nous en emparer. Avec les preuves sans équivoque de documents provenant directement de leur source, le peuple peut répliquer. Si nos gouvernements ne nous donnent pas cette information, alors nous devons la prendre par nous-mêmes.

Lorsque les lanceurs d’alerte décident de s’exposer, nous devons nous battre pour eux, afin d’en encourager d’autres. Lorsqu’ils sont baillonnés, nous devons être leur voix. Lorsqu’ils sont pourchassés, nous devons être leur bouclier.

Lorsqu’ils sont emprisonnés, nous devons les libérer. Nous faire don de la vérité n’est pas un crime. Il s’agit de nos données, de notre information, de notre histoire. Nous devons nous battre pour la posséder. Le courage est contagieux. 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 19:46

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/07/younes-bounouara-personnage-cle-de-l-affaire-dassault-se-rend-a-la-justice_3509857_3224.html

 

Younès Bounouara, personnage clé de l’affaire Dassault, se rend à la justice

 

Neuf mois. C’est le temps qu’il aura fallu à Younès Bounouara, un proche de Serge Dassault, pour mettre fin à sa cavale en Algérie et se rendre à la justice française. Cet ancien habitant de Corbeil Essonnes, accusé de tentative d’assassinat et soupçonné d’être lié à un système présumé d’achat de votes dans la commune autrefois dirigée par Serge Dassault, a été interpellé Mercredi 6 Novembre 2013 à l’aéroport de Roissy par la police judiciaire de Versailles. Présenté aux juges d’Evry, il a été mis en examen pour tentative d’assassinat, puis écroué à la prison de la Santé.

 

Le 19 février 2013, un homme de trente deux ans, Fatah Hou, était la cible de tirs en plein centre ville. Younès Bounouara, que des témoins ont désigné comme étant le tireur, avait expliqué au Point, en octobre, avoir été harcelé par un « gang qui pense que Dassault a donné beaucoup d'argent pour qu' le redistribue. C'était eux ou moi », ajoutait-il, affirmant avoir été menacé de mort le matin des faits. Il aurait alors tiré « sans viser et sans l’intention de tuer ».

 

David-Olivier Kaminski, l'avocat de Younès Bounouara, assure d'ailleurs avoir déposé plainte en octobre pour une tentative d'extorsion de fonds dont son client aurait été victime.

 

« Gros lézard »

 

Dans une vidéo tournée clandestinement en novembre 2012, mise en ligne en septembre par Mediapart, Serge Dassault reconnaît avoir donné de l'argent à Younès Bounouara.

 

La somme d’un million sept cent mille euros est évoquée. La justice cherche à savoir si la tentative d'assassinat est liée à des dons d'argent effectués par l'ancien édile dans le cadre d'un système présumé d'achat de votes. Fatah Hou et René Andrieux, ancienne figure du quartier des Tarterêts, ont participé au tournage de cette vidéo. Pour le clan Dassault, il ne s'agirait que de maîtres chanteurs.

 

Younès Bounouara est bien connu à Corbeil-Essonnes. Personnage charismatique de la cité des Tarterêts, il a d'abord milité chez les Jeunesses Communistes. Puis il s'est peu à peu rapproché de l'entourage de Serge Dassault, maire de la ville de 1995 à 2009, jusqu'à devenir son principal trait d'union avec les quartiers dits « sensibles ». Il est décrit comme séducteur, impulsif et opportuniste. Ses qualités d'orateur et son physique imposant lui valaient le respect dans les quartiers et le surnom de « gros lézard »

 

Dans une relation d'intérêts bien compris, Serge Dassault s'est appuyé sur lui pour obtenir la paix sociale, voire, selon certains, pour en faire son agent électoral. Il s'agit d'une relation « importante, affective et ancienne » avaient expliqué les conseils du sénateur UMP de l'Essonne en octobre, précisant que Younès Bounouara avait aidé leur client « à connaître les quartiers et à mieux comprendre qui étaient les habitants et les difficultés qu'ils traversaient ».

 

« Fixeur » occasionnel pour les journalistes, il n'était pas rare, au milieu des années 2000, de croiser Younès Bounouara au Clos des Pinçons, la résidence corbeil essonnaise de l'industriel. Sous l'œil bienveillant et généreux du « vieux », il s'est lancé dans les affaires et a monté plusieurs entreprises dans le bâtiment, l'entretien ou la sécurité. D'abord en France puis en Algérie.

 

En 2009, il est condamné pour avoir menacé de mort Bruno Piriou, l'élu Front De Gauche et opposant de Serge Dassault. « Une fois, il est arrivé à l'espace ville des Tarterêts et a menacé le directeur avec une arme. Je voulais porter plainte au nom de la ville mais le cabinet du maire m'en a dissuadé, arguant qu'il s'agissait d'une affaire privée », se souvient Joël Roret, ancien adjoint au maire chargé de la jeunesse.

 

L'argent de Serge Dassault a-t-il fait tourner les têtes ? Celui que Younès Bounouara a touché a-t-il servi à acheter des voix lors de l'élection du successeur de l'industriel à la tête de la ville, Jean-Pierre Bechter ? A-t-il, comme le supposent certains, gardé cet argent pour lui, attisant les convoitises ?

 

Lui s'en défend et explique que la somme d’un million sept cent mille euros correspond à un marché public de la ville, dont dix pour cent ont été attribués légalement à son entreprise. Son avocat reconnaît que Serge Dassault lui a fait « à titre privé » un don de deux millions d'euros, « comme un homme richissime qui a pris sous sa coupe un gamin des cités ». Pour le reste, il clame que son client est une victime, comme à peu près tous les acteurs du dossier.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 18:48

 

http://www.tdg.ch/monde/europe/police-antiemeute-evacue-siege-tv-grecque-occupee/story/10571125

 

La police anti émeute évacue le siège de la télévision grecque occupée (ATS)

 

Jeudi 7 Novembre 2013

 

La police anti émeute grecque a évacué jeudi matin le siège de la radio télévision nationale ERT occupée, dans une banlieue nord d'Athènes.

 

Plusieurs personnes ont été arrêtées puis apparemment relâchées suite à l'évacuation jeudi matin du siège de la radio télévision nationale ERT occupée.

 

Quelque trois cent personnes étaient encore rassemblées en début de matinée devant le bâtiment, en signe de protestation.

 

Selon les témoignages, des policiers ont forcé les portes de l'établissement et d'autres ont sauté par-dessus des grilles pour pénétrer sur les lieux. Mais aucun affrontement n'avait été constaté en début de matinée, alors que l'opération de police se terminait.

 

Un représentant du syndicat Pospert des employés d'ERT, Nikos Tsimbidas, a déclaré qu'il était en état d'arrestation, alors que la police entrait dans toutes les pièces du bâtiment et repoussait environ deux cent personnes protestant contre l'évacuation.

 

L'agence de presse grecque ANA a annoncé de son côté que la police avait arrêté quatre autres anciens employés d'ERT, dont le dirigeant de Pospert, le journaliste Panagiotis Kalfagiannis. Ils ont été remis en liberté dans les heures qui ont suivi, selon la même source.

 

Accès au site refusé

 

Selon les médias locaux, des militants opposés à l'évacuation se sont précipités sur les lieux alors que se répandait la nouvelle d'une évacuation imminente. Plusieurs députés du parti communiste KKE et de la gauche radicale SYRIZA sont également arrivés sur place, mais la police leur a alors refusé l'accès aux locaux.

 

« D'après ce que j'ai vu sur les caméras de surveillance, la police a cassé les serrures de l'entrée principale au milieu de la nuit », a déclaré un agent de sécurité. « Ensuite, ils ont commencé à courir à l'intérieur », a-t-il dit, ajoutant qu'il ignorait le nombre des anciens employés qui se trouvaient sur place au moment de l'intervention.

 

Un peu plus tard, au cours de l'évacuation, d'autres militants et des personnes soutenant ERT ont commencé à affluer vers les locaux de l'ancienne télévision. À l'intérieur, la police vérifiait l'état du matériel et des installations en présence d'un représentant du parquet.

 

« Moment crucial »

 

« Le combat pour la démocratie et la justice sociale, que mènent depuis plus de quatre mois les employés d'ERT, vit son moment le plus crucial », annonçait jeudi matin un message publié sur la page du diffuseur sur le réseau social facebook. « Il est temps d'agir, rassemblons-nous maintenant », poursuivait le message.

 

« Le gouvernement a atteint un tel niveau dans le délire qu'il est en train d'organiser un coup d'état contre lui-même », a déclaré Zoe Konstantopoulou, une élue du parti d'extrême gauche SYRIZA, principale formation d'opposition. « Certaines personnes devront rendre des comptes face à l'histoire et aux générations futures », a-t-elle ajouté, après s'être rendue au siège d'ERT.

 

Un porte-parole du gouvernement grec, Simos Kedikoglou, a pour sa part évoqué une « occupation illégale ». Il a expliqué que la police avait mené son opération pour « faire respecter la loi et rétablir la légalité ».

 

Fermeture brutale en juin

 

Des employés licenciés d'ERT occupaient le bâtiment depuis la fermeture brutale par le gouvernement d’ERT, le 11 juin dernier, avec le licenciement de deux mille six cent personnes.

 

Cette décision avait provoqué une émotion considérable, tant en Grèce qu'à l'étranger. Elle avait failli provoquer la chute du gouvernement de coalition d'Antonis Samaras, avec le départ d'un de ses alliés de la coalition.

 

Arguant du fait qu'ERT coûtait trois cent millions d'euros par an, dans un pays en très grave crise économique, Antonis Samaras a depuis refusé le rétablissement de la radio télévision nationale sous sa forme initiale. La nouvelle télévision nationale NERIT ne doit pas commencer ses émissions avant 2014.

 

Refusant leur licenciement, des anciens employés ont maintenu depuis juin des émissions sauvages à partir des locaux occupés, alors qu'une station de télévision nationale provisoire, DT, émet depuis juillet dans des locaux distincts.

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 19:37

 

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20131106/431421/fr/En-refusant-rendre-a-Madrid-Emilie-Martin-met-pression-sur-Paris

 

En refusant de se rendre à Madrid, Emilie Martin met la pression sur Paris

 

Par Antton Rouget

 

Mercredi 6 Novembre 2013

 

Le bras de fer est engagé. Convoquée par l’audience nationale dans le cadre des poursuites contre Herrira, la porte-parole du mouvement au Pays Basque Nord Emilie Martin a refusé, hier, de se rendre à Madrid. Elle défie ainsi la sacro-sainte coopération franco-espagnole.

 

Dans un entretien accordé à l’AFP, la jeune militante a justifié son choix en rejetant la légitimité de l’audience nationale, « tribunal qui bafoue les droits de l’homme ». Emilie Martin assume également les conséquences de sa décision, « mon absence à l’audience va entraîner automatiquement l’émission d'un mandat d'arrêt européen délivré par Madrid et la France va devoir décider si elle l’applique ou non ».

 

La citation à comparaître du sixième juge d’instruction de l’audience nationale (révélé par Le Journal du Pays Basque le 12 octobre 2013) ne laisse guère de place au doute, « la présence d’Emilie Martin est obligatoire. Si elle venait à ne pas comparaître, la présente convocation se transformerait en ordre de détention, européen inclus ».

 

Un palier juridique et politique

 

La balle est donc désormais dans le camp de Madrid, mais surtout de son fidèle allié français.

 

Sur le plan juridique d’abord, si un Mandat d’Arrêt Européen est émis, le dossier d’Emilie Martin constituerait un nouveau précédent dans l’utilisation du dispositif européen.

 

La jeune femme se voit en effet reproché des faits « d’appartenance à une organisation terroriste, financement et apologie du terrorisme » alors qu’elle ne s’est jamais rendue dans l’état espagnol depuis qu’elle est porte-parole d’Herrira. La justice espagnole prend ainsi l’initiative de poursuivre un ressortissant étranger sur un territoire qui lui est tout aussi étranger pour des faits, appartenance à Herrira, qui sont légaux dans l’espace juridique concerné. Une porte ouverte à toutes les dérives mais aussi une totale négation du principe de la territorialité de la loi pénale difficilement concevable pour nombre de juristes et de responsables politiques.

 

« Comment réagirait l’Espagne si la France poursuivait un ressortissant espagnol pour des faits commis en Espagne » s’interroge la députée socialiste de la cinquième circonscription des Pyrénées Atlantiques et avocate Colette Capdevielle. « Cela me paraît vraiment hallucinant ».

 

Le dossier est aussi éminemment politique. Depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir, la parfaite entente entre les deux ministères de l’intérieur, pourtant opposés sur l’échiquier politique, n’est plus à démontrer. Dés lors, impossible d’imaginer qu’un ordre de détention soit émis à l’encontre d’Emilie Martin, sans l’aval de Paris.

 

Surtout après l’épisode « Aurore Martin », ses grandes manifestations et ses élus socialistes remontés. À quelques mois des municipales, relancer les vives protestations contre le Mandat d’Arrêt Européen pourrait aussi se révéler suicidaire pour les socialistes locaux en ballottage…

 

Le prochain sommet entre la France et l’Espagne, le 27 novembre à Madrid, pourrait contribuer à affiner les positions.

 

Pour le mouvement Herrira, citant également le mandat d’arrêt européen appliqué à Jokin Aranalde, l’intention de Paris et Madrid ne fait aucun doute, « face à la mobilisation populaire, les états français et espagnol n’ont  pour réponse que des mesures répressives ».

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 19:17

 

Grève générale en Grèce malgré la pluie et la résignation

 

ATHENES (Reuters) - Des milliers de travailleurs en grève ont défilé mercredi à Athènes sous une pluie battante en direction du parlement pour protester contre les mesures d'austérité imposées à la Grèce par ses créanciers internationaux.

 

La manifestation a coïncidé avec le début des entretiens d'une délégation de la « troïka » (commission européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International) des créanciers internationaux venue évaluer la mise en oeuvre du plan de sauvetage.

 

Le mouvement social de vingt quatre heures décrété par les principaux syndicats des secteurs public et privé a entraîné la fermeture des écoles et des perturbations dans les transports aériens.

 

Enseignants, médecins, employés municipaux, conducteurs de bus et de train ont participé au mouvement. Les contrôleurs aériens ont cessé le travail entre 10 heures et 13 heures GMT. Les journalistes ont, quant à eux, fait grève pendant cinq heures.

 

Mais la participation était en baisse par rapport aux défilés précédents, peut-être en raison de la météo capricieuse. Deux organisations ont saisi ce prétexte pour annuler leur participation à la marche sur la place Syntagma.

 

Quelque quinze mille personnes ont atteint la place, théâtre par le passé de violents heurts avec les forces de l'ordre. Elles appartenaient pour l'essentiel au groupe communiste PAME et à des formations de gauche. « Plus de sacrifices » et « Ne vous aplatissez-pas », pouvait-on lire sur des banderoles.

 

Le découragement a aussi joué chez des grecs lassés de protester depuis 2009 contre la perte de leurs emplois et de leurs avantages sociaux, et l'érosion de leur niveau de vie.

 

DIGNITE PERDUE

 

« Les travailleurs, les retraités et les chômeurs vivent un cauchemar sans fin », dénoncent les employés du Pirée, le port d'Athènes, dans un communiqué. « Le gouvernement et la troïka détruisent ce pays », ajoutent-ils en dénonçant l'intransigeance des créanciers d'Athènes.

 

« Cela suffit, on a perdu notre dignité », se lamente Fotini Halikiopoulou, un agent du secteur public âgé de cinquante cinq ans. « Nous avons tout sacrifié et la troïka ne bouge pas d'un iota ».

 

Les syndicats redoutent que la « troïka » n'impose à la Grèce une nouvelle baisse des salaires et pensions de retraite pour remplir les conditions du plan de sauvetage, alors que l'incertitude sur les besoins de financement supplémentaires dont Athènes pourrait avoir besoin dès l'an prochain alimente les spéculations sur de nouvelles mesures d'austérité.

 

Ils dénoncent en outre les suppressions de postes prévues dans le secteur public et les projets de privatisation. « En s'unissant, on peut les arrêter, on peut les renverser », a promis le syndicat du secteur public ADEDY.

 

La Grèce, qui connaît une sixième année consécutive de récession, a un taux de chômage record de plus de vingt sept pour cent.

 

Le gouvernement de coalition a pour sa part rejeté de nouvelles réductions générales des salaires et des retraites ainsi que de nouvelles hausses d'impôt.

 

« La société ne le supporterait pas, l'économie non plus », a déclaré mardi à la télévision le premier ministre, le conservateur Antonis Samaras.

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 19:03

 

Yasser Arafat est bien mort empoisonné, dit sa veuve

 

PARIS (Reuters) - Yasser Arafat est mort empoisonné au polonium en 2004, a déclaré mercredi sa veuve Souha sur la foi de premières expertises, neuf ans après le décès près de Paris de l'ancien président de l'Autorité Palestinienne.

 

« Il s'agit d'un vrai crime, d'un assassinat politique », a dit Souha Arafat à Reuters à Paris après avoir reçu un rapport de l'institut de radio physique de Lausanne sur les analyses effectuées sur la dépouille de l'ancien leader palestinien.

 

Ce rapport « confirme tous nos doutes », a-t-elle ajouté après avoir rencontré des experts suisses, l'une des trois équipes de légistes chargés d'effectuer des examens. « Il est scientifiquement prouvé qu'il n'est pas mort de mort naturelle et nous avons la preuve scientifique que cet homme a été tué ».

 

Souha Arafat n'accuse aucun pays ou individu en particulier, mais souligne que le leader historique de l'Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP), qui signa en 1993 un accord de paix intérimaire à Oslo avec Israël, mais mena ensuite une révolte en 2001 lorsque d'autres pourparlers échouèrent, avait beaucoup d'ennemis.

 

De leur côté, les juges français chargés d'une enquête pour assassinat n'ont pas encore reçu le résultat des expertises effectuées par des légistes français après l'exhumation du corps, a-t-on appris auprès du parquet de Nanterre.

 

Le corps de Yasser Arafat a été exhumé en novembre 2012 à Ramallah, huit ans après son décès près de Paris, pour les besoins d'une enquête qui doit déterminer s'il est mort empoisonné, comme le pensent de nombreux palestiniens.

 

Une enquête pour assassinat avait été confiée quelques mois plus tôt à trois juges d'instruction de Nanterre dans les Hauts-de-Seine après l'annonce par l'institut de radio physique de Lausanne de la découverte d'une quantité anormale de polonium sur des effets personnels remis par sa veuve.

 

MOSCOU CONCLUT DIFFÉREMMENT

 

Yasser Arafat est décédé à l'âge de soixante quinze ans après une courte et mystérieuse maladie, le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire de Percy, à Clamart dans les Hauts-de-Seine, où il avait été transféré avec l'accord d'Israël après avoir été isolé par l'armée israélienne dans son Quartier Général de Ramallah.

 

Aucune autopsie n'avait été pratiquée à l'époque, à la demande de sa veuve, et les médecins français qui l'ont soigné se sont déclarés incapables de déterminer la cause du décès.

 

Une vingtaine de prélèvements ont été effectués après l'exhumation et des échantillons distincts ont été confiés à des équipes de médecins légistes français et suisses, ainsi qu'à une équipe d'experts russes, invités par les palestiniens à aider à l'examen.

 

En octobre, le responsable de l'agence russe de médecine légale a déclaré que les échantillons prélevés sur le corps de Yasser Arafat ne laissaient en rien penser à un empoisonnement au polonium, a rapporté l'agence Interfax.

 

Mais l'agence fédérale de médico-biologie a démenti officiellement que son directeur, Vladimir Uiba, ait tenu de tels propos et s'est contentée de préciser qu'elle avait remis ses conclusions au ministère des affaires étrangères.

 

Le polonium a été à l'origine du décès de l'espion russe Alexandre Litvinenko à Londres en 2006, mais certains experts se demandent comment Yasser Arafat aurait pu mourir de la sorte, soulignant qu'il a connu un bref rétablissement pendant sa maladie qui ne colle pas avec la thèse d'un empoisonnement radio actif. Ils notent également que l'ancien président palestinien n'avait pas perdu tous ses cheveux, comme c'est le cas avec le polonium.

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:50

 

NI QUIMPER NI CARHAIX

 

Il y avait Samedi 2 Novembre 2013 deux manifestations pour la défense de l’emploi en Bretagne, il y avait une manifestation à Quimper et il y avait une manifestation à Carhaix.

 

Les principaux organisateurs de la manifestation de Quimper étaient le MEDEF et la FNSEA.

 

Le principal organisateur de la manifestation de Carhaix était la CGT.

 

Le PDG et les ouvriers de Tilly Sabco participaient ensemble à la manifestation de Quimper, ils portaient ensemble des bonnets rouges, ils occupaient ensemble Lundi 4 Novembre la sous préfecture de Morlaix, ils défendaient ensemble la subvention européenne de cinquante cinq millions d’euros par an à leur entreprise, ils demandaient et obtenaient ensemble des négociations entre le gouvernement français et l’Union Européenne pour le maintien de cette subvention suite à la suppression de cette subvention par l’Union Européenne au mois de juillet 2013. Si l’Union Européenne maintient sa décision, le PDG fait du chantage à la fermeture de l’entreprise (sa délocalisation au Brésil ou en Chine ?).

 

Il y avait apparemment de bonnes relations entre les organisateurs de la manifestation de Quimper et l’appareil sécuritaire de l’état. La comparaison entre d’une part l’occupation de la sous préfecture de Compiègne par les ouvriers de l’usine Continental de Clairoix en avril 2009 et d’autre part l’occupation de la sous préfecture de Morlaix par les ouvriers de Tilly Sabco en novembre 2013 est absolument extraordinaire.

 

Après l’occupation de la sous préfecture de Compiègne, l’état engageait des poursuites contre six militants de la section syndicale CGT de Continental dont Xavier Mathieu, secrétaire de la section syndicale CGT, et le tribunal correctionnel d’Amiens les condamnait en première instance en septembre 2009 à des peines de trois à cinq mois de prison ferme. 

 

En novembre 2013, les ouvriers de Tilly Sabco occupent donc la sous préfecture de Morlaix, il n’y a aucune répression contre eux et nous prenons position bien évidemment par anticipation contre toute répression contre eux, mais il y a clairement deux poids et deux mesures entre la sous préfecture de Compiègne en 2009 et la sous préfecture de Morlaix quatre ans plus tard.

 

Y a-t-il des sections syndicales chez Tilly Sabco ? Y a-t-il une section syndicale CGT ? S’il y en a une, quelle est sa position ? Nous sommes en tout cas assez loin d’une mobilisation contre la troïka européenne. Au dessus des « gouvernements bourgeois nationaux » de droite comme de gauche, il y a bien une troïka européenne. Il y a la responsabilité des « gouvernements bourgeois nationaux » et il y a la responsabilité de la troïka européenne, ces deux questions ne sont pas contradictoires. Il faut une analyse concrète de la situation concrète.  C’est une véritable discussion politique comme beaucoup d’autres, entre d’une part la sainte alliance des ouvriers et des patrons, des organisations syndicales ouvrières et des organisations patronales, et d’autre part les déclarations tonitruantes et caricaturales de Jean Luc Mélenchon selon lesquelles ce serait une histoire de maîtres et d’esclaves.

 

Bernard Fischer

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 20:57

 

A propos d’une déclaration de Michel Passet dans « l’Hérault Du Jour » du Mercredi 16 Octobre 2013

 

Par Roger Moncharmont, chef de file des communistes de Montpellier pour le premier tour des élections municipales

 

Dans un entretien donné à « l'Hérault Du Jour », le premier secrétaire de la fédération de l'Hérault du PCF, vient de déclarer son hostilité à des listes du Front De Gauche, notamment à Montpellier. Il confirme ainsi ce que nous savions depuis le congrès départemental de janvier 2013, le Front De Gauche ne fait pas partie de l'horizon politique du premier secrétaire. D'ailleurs il parle plus volontiers du Parti de Gauche et du Parti Socialiste, mais pas du Front De Gauche. Il établit un parallèle entre Parti de Gauche et Parti Socialiste, entre rue de Solférino et Jean Luc Mélenchon. Mais il oublie plusieurs choses essentielles :

 

Le Front De Gauche, c'est une démarche stratégique durable choisie, initiée et développée par le PCF ;

 

Le Front De Gauche n'est pas un parti, c'est un mouvement, c'est l'outil de rassemblement des couches populaires françaises contre les politiques néo libérales, inspirées par le patronat, et les milieux financiers ;

 

Au sein du Front De Gauche, le PCF partage avec ses partenaires des orientations stratégiques, des objectifs politiques importants, un programme, « l'humain d'abord », des réalisations et des campagnes politiques majeures ;

 

Le Front De Gauche, c'est le résultat d'une volonté unitaire à gauche, une alternative à la dérive social- libérale du Parti Socialiste, et c'est surtout l'espace politique qui permet à des millions de citoyens qui se sont écartés temporairement des formes classiques d'organisation politique, de prendre part au combat, de s'investir, de travailler au rapprochement des lutes sociales, environnementales, et des batailles politiques. Bref c'est le lieu d'une insurrection citoyenne, que nous appelons de nos vœux.

 

Michel Passet montre qu'il ne sait pas comment il va articuler le rassemblement des gens de gauche, et les alliances politiques qu'il appelle de ses vœux. Tantôt il dit que: tous les déçus de la politique actuelle doivent se rassembler, et plus loin qu’il faut engager le débat entre toutes les forces politiques de gauche. Au Front De Gauche de Montpellier, nous savons comment nous allons nous y prendre. Nous faisons passer le projet pour la ville avant la recherche des alliances. Nous avançons nos valeurs et sur cette base, nous travaillons à faire émerger, grâce aux rencontres avec les gens, une véritable volonté politique. Sur cette base solide, nous vérifierons s'il y a des convergences sérieuses qui se dessinent et avec qui. Le Front De Gauche initie une liste, et sa démarche est ouverte, ne fixe aucune limite a priori. Le contenu du projet sera le juge de paix. Nous faisons confiance à l'intelligence populaire, y compris pour faire émerger des personnalités engagées et compétentes, capables de porter un mandat donné par les électeurs.

 

Pour discréditer le Front De Gauche, Michel Passet ne recule pas devant la mauvaise foi. Il ne peut ignorer que notre démarche est ouverte, qu'elle vise à rassembler, qu'elle vise à converger, mais sans brader un contenu politique exigeant. Il se cache derrière des difficultés apparues ailleurs, à Paris et à Toulouse. Mais la situation à Montpellier est différente. Elle est très comparable à celle de Marseille. Nous avons trouvé avec nos partenaires, facilement et rapidement, un consensus sur la démarche de construction populaire et citoyenne d'un projet pour la ville.

 

Si l'on suivait Michel Passet, pour rassembler, il faudrait commence par diviser, c'est absurde ! Il parle volontiers de la gauche qui fait sa cuisine, et qui se réveille devant un champ de ruines. Mais il ajoute du sel et du poivre à cette tambouille. Pendant que les communistes de Montpellier (dont il fait partie et qui doivent lire « l'Hérault Du Jour pour connaître son opinion), ont pris la mesure de la situation à gauche et sont engagés depuis le mois de mars dans la seule attitude réaliste, lui attend de connaître les résultats de la primaire au Parti Socialiste, pour déclarer son intention d'être pris à bord de la liste du Parti Socialiste.

 

Enfin Michel Passet a une conception surannée du PCF, il croit toujours que c'est un appareil. Il ignore les évolutions démocratiques heureusement intervenues. Ce ne sont pas les injonctions du premier secrétaire fédéral qui dictent leur conduite aux communistes. Ils sont souverains en politique sur le territoire de leur section. Ils ne sont pas les irlandais du PCF, qu'on fait voter et revoter jusqu'à ce qu'ils acquiescent. Leur choix d'orientation est fait. L'orientation se met en œuvre et la démarche est vivante.

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 20:39

 

http://www.legrandsoir.info/diego-canamero-valle-par-qui-les-paysans-avaient-des-terres-et-les-pauvres-de-la-nourriture.html

 

http://www.gauche-anticapitaliste-44.org/exclusif-arrestation-de-diego-canamero-leader-du-syndicat-andalou-des-travailleurs

 

Arrestation de Diego Canamero, leader du Syndicat Andalou des Travailleurs

 

Par Jean Ortiz, universitaire, Pau, France

 

Lundi 21 Octobre 2013, vers 19 heures, le leader syndical des salariés, des exclus, des paysans, des « sans terre » andalous, a été capturé, comme au temps du franquisme, lors d’un guet-apens tendu par la garde civile, à hauteur de Alcala del Rio, alors qu’il rentrait d’une assemblée syndicale à Burguillos.

 

Le syndicaliste a été transféré comme un malfaiteur à la caserne Montequinto de la garde civile, et sera mis Mardi 22 Octobre « à disposition » du quatrième tribunal d’Utrera, d’une justice de classe, qui le poursuit une nouvelle fois sans doute comme à l’accoutumé pour « occupation illégale de terres » improductives, opérations de réquisition sociale dans des super marchés.

 

Dans une Andalousie où de nombreuses familles ont désormais faim, où la terre est monopolisée par une poignée de grands propriétaires, où le taux de chômage atteint trente sept pour cent de la population active (cinquante sept pour cent chez les jeunes), où des milliers de familles sont chassées de leurs logements par l’éclatement de la « bulle spéculative immobilière », où les banques s’empiffrent, les actions du SAT et de son porte parole, victime depuis les années soixante d’une cinquantaine de procès, de dizaines d’arrestations, d’emprisonnements répétés, d’une véritable chasse à l’homme, sont légitimes. Les pauvres, les chômeurs, les salariés, les précaires, les ouvriers agricoles, exercent pacifiquement avec le SAT leur droit à la légitime défense sociale.

 

Dans une Espagne saignée par les « recortes »(coupes drastiques) massives, brutaux, imposés par le FMI, la BCE, la Banque Mondiale et l’Union Européenne, où les délinquants « en col blanc », des dirigeants et élus du néo-franquiste « Partido Popular », sont impliqués dans d’énormes scandales politico-financiers portant sur des centaines de millions d’euros, et paradent cyniquement en toute liberté, où des membres de la famille royale ont trempé dans des affaires de corruption, de détournements de fonds publics, en toute impunité, l’arrestation d’un syndicaliste à l’éthique exemplaire, pionnier de Marinaleda, qui lutte depuis des décennies, corps et âme, pour les libertés, les droits des exploités, la justice sociale, est intolérable. Elle porte atteinte à la démocratie.

 

Liberté pour notre camarade Diego Canamero Valle !

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