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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 15:40

 

http://www.huffpostmaghreb.com/2013/06/24/front-populaire-nida-tounes_n_3489733.html

 

 

Fausse déclaration, vrai rapprochement

 

Dans un communiqué publié dimanche 23 juin, Hamma Hammami, affirme que « le Front Populaire n’a pas l’intention d’établir une quelconque alliance électorale ou stratégique avec les composantes de l’Union pour la Tunisie ». Durant le week end, une déclaration avançant une alliance avec Nida Tounes, attribuée au le leader du Front Populaire a suscité la polémique.

Le 4 juin dernier, le Front Populaire a présenté une inititiative de coalition nationale. Cette dernière, venue répondre à « la crise sécuritaire, économique et sociale » que traverse la Tunisie, avait été accueillie favorablement par les divers partis de l’opposition, en particulier l’Union pour la Tunisie, une coalition regroupant cinq partis, al Jomhouri, al Massar, le Parti Socialiste, le Parti du Travail Patriotique et Démocratique, ainsi que Nida Tounes, un parti souvent critiqué par le Front Populaire.

Troisième voie

Le Front Populaire a toujours fait cavalier seul. Alliance de plusieurs partis de gauche, dont le Parti Ouvrier, et le Watad, ses leaders ont souvent appelé à une troisième voie, en se posant comme une alternative politique. « Ni al Nahdha, Ni Nida Tounes » scandent ses militants dans leurs manifestations.

Mais depuis plusieurs mois, un rapprochement entre l’Union pour la Tunisie, et le Front Populaire ne cesse d’être évoqué dans la presse. L’assassinat de Chokri Belaid le 6 février dernier en serait le motif. Mais Hamma Hammami continue de nier un éventuel accord en ce sens, en affirmant qu’il s’oppose à la bipolarisation politique. Le 28 mars dernier, sur le plateau de Nesma TV, il affirme qu’il existe des « différences dans les orientations économiques et sociales ».

Fausse déclaration, et vraie polémique

« Une alliance avec Nida Tounes est impérative pour faire face aux forces occultes », aurait dit Hamma Hammami lors d’une réunion avec les partisans du Front Populaire. Reprise par plusieurs médias en ligne, cette déclaration a créé la stupéfaction sur les réseaux sociaux.

Dimanche soir, le Front Populaire réagit avec un premier communiqué dans lequel il dénonce « une campagne de propagande acharnée contre les membres du Front Populaire et ses leaders, en usant de la presse partisane et des réseaux sociaux ».

Mais la déclaration attribuée à Hamma Hammami a fait couler beaucoup d’encre. Les critiques dépassent le camp al Nahdha. Sur Facebook et Twitter, les réactions négatives ne tardent pas. Les internautes ne comprennent pas comment Hamma Hammi peut s’allier à Nida Tounes.

Pas une alliance, mais un rapprochement

Dans son démenti publié sur la page facebook du Front Populaire, Hamma Hammami explique que ses propos ont été déformés, et insiste sur le fait que l’initiative du Front Populaire « n’est pas un front pour lutter contre l'obscurantisme, mais une initiative adressée au peuple tunisien, aux forces politiques, civiles et sociales concernées par l’avenir de la Tunisie, et en désaccord avec le projet de dictature de la troïka ».

Cette initiative orientée clairement contre le gouvernement et ses trois composantes (al Nahdha, CPR et Ettakatol), appelle à la réunion des autres forces politiques présentes sur le terrain. Applaudie par l’opposition, elle sera de nature à nouer des accords stratégiques entre les divers partis, y compris donc Nida Tounes. Si ceci ne prouve en aucun cas une éventuelle alliance électorale avec le parti de Béji Caied Essebsi ou la coalition plus large de l’Union pour la Tunisie, il sous-entend nécessairement un rapprochement. 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 15:07

 

Le Venezuela accorde l’asile humanitaire à Edward Snowden

 

CARACAS (Reuters) - Le Venezuela a annoncé vendredi qu'il accordait l'asile à Edward Snowden, l'ancien consultant de la National Security Agency (NSA) à l'origine des révélations sur l'ampleur des programmes de surveillance et d'espionnage des services américains.

 

« J'ai décidé d'offrir l'asile humanitaire à ce jeune américain, Edward Snowden, de sorte qu'il puisse venir dans la patrie de Bolivar et de Chavez et y vivre à l'écart de la persécution impérialiste nord-américaine », a dit le président Nicolas Maduro lors d'un défilé marquant l'indépendance du Venezuela.

 

Un autre pays latino-américain, le Nicaragua, s'est dit lui aussi prêt à accueillir le jeune informaticien « si les circonstances le permettent ».

 

Edward Snowden est bloqué depuis le 23 juin en zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo, où il est arrivé en provenance de Hong Kong. Sa présence prolongée commence à indisposer les autorités russes, qui ont exclu de lui accorder l'asile et l'ont appelé jeudi à « choisir un endroit où aller. L'asile au Venezuela serait pour Snowden la meilleure solution. Ce pays entretient des relations tendues avec les Etats Unis », a dit Alexeï Pouchkov, président de la commission des affaires étrangères de la douma, la chambre basse du parlement russe.

 

Le porte-parole du président Vladimir Poutine s'est refusé à commenter pour l'instant la proposition de Nicolas Maduro.

 

« L'affaire Snowden démontre que les tentatives américaines de placer le monde sous un contrôle électronique, militaire et politique sont vouées à l'échec », a dit Pouchkov.

 

Recherché par les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage et ont annulé son passeport, il a déposé des demandes d'asile auprès d'une vingtaine de pays mais peine à trouver un pays d'accueil.

 

La France, qui figurait sur sa liste, a ainsi refusé jeudi de donner une suite favorable à sa demande.

 

A Washington, la Maison blanche a refusé de faire le moindre commentaire sur l'annonce de Caracas.

 

Nicolas Maduro a expliqué sa décision par les détails que Snowden a livrés sur les programmes d'espionnage des Etats-Unis qui, a-t-il ajouté, ont révélé les « procédés infâmes de l'empire. Qui est le coupable ? Un jeune homme qui dénonce des plans guerriers ou le gouvernement des Etats-Unis qui lance des bombes et arme l'opposition syrienne contre le peuple et le président légitime Bachar al Assad ? Qui est le terroriste ? Qui est le délinquant global ? », s'est interrogé le successeur d'Hugo Chavez.

 

COUP DE FROID TRANSATLANTIQUE

 

Edward Snowden, qui travaillait dans une antenne de la NSA à Hawaï, a transmis à des journalistes du Guardian et du Washington Post des informations sur l'existence du programme Prism, un vaste réseau de cyber surveillance permettant au renseignement américain de surveiller les communications téléphoniques et électroniques.

 

Il est aussi à l'origine des révélations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, corroborées par le Guardian britannique, sur la mise sur écoute de représentations de l'Union Européenne, aux Etats-Unis, à l'ONU et jusqu'au siège des institutions communautaires à Bruxelles, ainsi que d'Etats membres de l'UE, dont l'Allemagne et la France.

 

Ces accusations ont jeté un froid sur les relations entre européens et américains au moment où les deux blocs doivent lancer, ce lundi, les négociations d'un traité de libre échange transatlantique (TTIP).

 

Le calendrier de ces discussions, que certains dont la France souhaitaient repousser, a été maintenu mais des groupes de travail euro-américains seront mis en place pour discuter des activités des services de renseignements américains et de la protection des données liées à la vie privée.

 

Par ailleurs, l'Union Européenne envisage de suspendre deux accords offrant aux Etats-Unis, depuis les attentats du 11 septembre 2001, un accès à des bases de données financières et de transport aérien si Washington n'affiche pas son intention de respecter les règles européennes sur le secret des informations.

 

Barack Obama a promis lui, en début de semaine, de fournir à ses alliés européens toutes les informations relatives aux programmes de surveillance américains.

 

Mais le président américain, qui s'exprimait lundi lors de son déplacement en Tanzanie, a ajouté que « tous les services de renseignement, y compris ceux de l'Union Européenne, essayent de comprendre ce qui se passe dans les capitales du monde entier à l'aide d'informations qui ne proviennent pas des médias ».

 

Snowden est aussi, mais très indirectement, la cause d'un incident diplomatique entre l'Amérique Latine et plusieurs Etats européens, dont la France, qui ont temporairement fermé cette semaine leur espace aérien à l'avion ramenant le président bolivien Evo Morales d'une conférence sur l'énergie à Moscou.

 

Cette décision aurait été motivée par des rumeurs selon lesquelles le « lanceur d'alerte » se trouvait à bord.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 17:28

 

Trois morts dans des manifestations pro Morsi en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Trois partisans de Mohamed Morsi, le président égyptien destitué par l'armée, ont été tués par balles Vendredi 5 Juillet 2013 au Caire lors d'une manifestation contre le « coup d'Etat militaire » et pour la défense de la « légitimité démocratique ».

 

La coalition islamiste, à laquelle appartiennent les frères musulmans, a appelé à un « vendredi de rejet » deux jours après la destitution du chef de l'Etat par les militaires à la suite de manifestations monstres de l'opposition.

 

Les libéraux du Front de Salut National (FSN) ont également appelé leurs militants à descendre dans la rue pour contrer les rassemblements des pro-islamistes et « protéger la révolution du 30 juin ».

 

Le chef d'état-major des forces armées, le général Abdel Fattah al Sissi, a assuré par téléphone au roi Abdallah d'Arabie Saoudite que la situation en Egypte était « stable », rapporte l'agence de presse saoudienne.

 

Selon des sources proches des forces de sécurité, trois manifestants islamistes ont été tués dans l'après-midi devant la caserne de la garde républicaine où est détenu le président destitué. L'armée a pour sa part affirmé n'avoir tiré que des balles à blanc.

 

Un journaliste de Reuters sur place a vu au moins huit manifestants touchés par des tirs. Après des tirs de gaz lacrymogènes, la foule s'est dispersée. Une heure plus tard, des centaines de personnes étaient toujours à proximité, certaines en prière, d'autres brandissant des portraits de Morsi, tandis que le quartier était survolé par des hélicoptères de l'armée.

 

Les frères musulmans ont demandé sur leur site internet à leurs militants de se rendre en masse sur place.

 

Des manifestations ont également rassemblé des milliers de personnes à Alexandrie, Assiout, Suez, Al Arich et Ismaïlia. Dans ces trois dernières villes, l'armée a tiré en l'air et fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les pro Morsi d'envahir des bâtiments publics.

 

« LA VOLONTÉ DU PEUPLE »

 

A Damanhour, capitale de la province de Beheira, dans le delta du Nil, des heurts entre partisans et adversaires du président déchu ont fait vingt et un blessés, dont trois par balles.

 

Jeudi, des affrontements ont fait quatre vingt blessés à Zagazig, dans le delta du Nil, ville d'origine de la famille Morsi.

 

Des attaques ont d'ailleurs été menées vendredi matin dans le nord du Sinaï contre des postes des forces de sécurité. On ignore si ces attaques, fréquentes dans le Sinaï, sont liées au renversement du président Morsi.

 

A Rafah, un poste de police a été la cible d'une attaque à la roquette. Un soldat a été tué et deux autres ont été blessés. A Al Arich, non loin de la frontière avec la bande de Gaza et Israël, des coups de feu ont visé l'aéroport tandis que des grenades étaient lancées en direction des militaires protégeant le site.

 

A la suite de ces attaques, les forces de sécurité ont été placées en état d'alerte dans la région.

 

En destituant Mercredi 3 Juillet 2013 le chef de l'Etat, un peu plus d'un an après sa prise de fonction, l'armée a annoncé la prochaine mise en place d'un gouvernement provisoire soutenu par les groupes libéraux. La Chambre haute du parlement, le Conseil de la Choura, a été dissoute vendredi et un nouveau chef des services de renseignement a été nommé.

 

Pour justifier leur intervention, les militaires ont invoqué la « volonté du peuple » exprimée dimanche dernier lors de manifestations monstres qui ont rassemblé des millions de personnes dans les rues des grandes villes du pays.

 

Mohamed Morsi et ses fidèles ont pour leur part dénoncé un coup d'Etat militaire contre le premier président du pays démocratiquement élu.

 

RÉPRESSION CONTRE LES ISLAMISTES

 

L'Union Africaine (UA) a suspendu vendredi l'Egypte de toutes les activités de l'organisation, « jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel », a annoncé Admore Kambudzi au nom du conseil de sécurité et de paix de l'UA.

 

Dans les heures qui ont suivi la destitution de Morsi, une vague de répression s'est abattue sur le camp islamiste.

 

Le président déchu a été placé en résidence surveillée. Plusieurs cadres de la confrérie islamiste et de son émanation politique, le Parti Liberté et Justice (PLJ), ont été arrêtés, y compris Mohamed Badie, guide suprême des frères musulmans.

 

Les chaînes de télévision proches du président déchu, dont Egypt 25, la chaîne des frères musulmans, ont été brutalement coupées dès mercredi soir tandis que l'imprimerie nationale a interdit de rotatives le quotidien de la confrérie jeudi et vendredi.

 

Adli Mansour, président de la haute cour constitutionnelle qui a prêté serment jeudi en tant que chef d'Etat par intérim, n'en a pas moins tendu la main aux frères musulmans.

 

« Les frères musulmans font partie du peuple et ils sont invités à participer à la construction de la nation dont personne n'est exclu et, s'ils répondent à cette invitation, ils seront les bienvenus », a-t-il dit.

 

Navi Pillay, haut commissaire des nations unies aux droits de l'homme, s'est inquiétée des arrestations de dirigeants des frères musulmans, tout en ne parlant pas explicitement de coup d'Etat.

 

De la capacité de l'armée à faire face à de possibles troubles va déprendre en partie le soutien des Etats-Unis et d'autres puissances internationales.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 20:20

 

http://www.cubasifranceprovence.over-blog.com/les-ambassadeurs-de-l-alba-a-paris-condamnent-l-agression-contre-evo-morales

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article136289

 

Les ambassadeurs de l’ALBA à Paris condamnent l’agression contre Evo Morales

 

Organisée par l'ambassade de Bolivie avec le soutien des ambassadeurs de l'ALBA, une conférence de presse a eu lieu Mercredi 3 Juillet 2013 à 12 heures, conférence de presse au cours de laquelle les représentants diplomatiques de la Bolivie, de Cuba, de l'Equateur, du Nicaragua et du Venezuela ont condamné fermement la décision arbitraire de la France, du Portugal, de l'Espagne et de l'Italie d'interdire le survol de leur territoire à l'avion dans lequel voyageait le président Evo Morales.

 

Au siège de l'ambassade de Bolivie à Paris, l'ambassadeur de l'Etat pluri national, Jean-Paul Guevara, a montré à la presse nationale et étrangère présente l'autorisation de survol donnée par les autorités de l'aéronautique française le 27 juin, qui fut annulée en plein vol, la nuit précédente, quelques minutes avant que l'avion n'atteigne l'espace aérien français, provoquant un atterrissage forcé en Autriche.

 

L'ambassadeur de Cuba en France, Orlando Requeijo Gual, a transmis aux « assistants la solidarité avec le président Morales face à cet acte totalement inacceptable et digne de rejet qui viole les normes du droit international. L'ALBA exige une explication de la part des autorités de ces nations européennes sur la décision arbitraire de retirer les autorisations de survol ou d'atterrissage à l'avion présidentiel, demandées et délivrées depuis plusieurs jours ».

 

Au cours de la conférence de presse, furent lus le communiqué de l'ALBA, dans lequel ses pays membres rejettent la discrimination flagrante et une menace contre l'immunité diplomatique d'un chef d'Etat commises par les quatre pays européens, ainsi que la déclaration du ministère des relations extérieures de Cuba, dans laquelle la nation caribéenne appelle la communauté internationale à se mobiliser contre ces violations du droit international et des droits de l'homme.

 

L'ambassadrice du Nicaragua, Ruth Tapia, a condamné cet acte d'arrogance et de suffisance impériale qu'elle a qualifié d'inadmissible et qui a mis en danger la vie du président bolivien.

 

Pour sa part, l'ambassadeur de l'Equateur a exprimé le soutien et la solidarité de son gouvernement au président Evo Morales, qui a convoqué une réunion extraordinaire de l'union des nations sud américaines pour traiter de ce fait grave.

 

Le président Evo Morales rentrait dans son pays après avoir participé en Russie au forum des pays exportateurs de gaz quand l'autorisation de survol des quatre pays européens lui fut refusée.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:54

 

Les comptes de campagne rejetés, Sarkozy reprend sa liberté

 

PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy a démissionné jeudi du conseil constitutionnel après le rejet par cette institution de ses comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2012, une décision qui plonge l'UMP dans une crise financière aigüe.

 

Dans un communiqué, l'ancien président, dont les proches affirment qu'il montre de plus en plus sa volonté de revenir en politique, précise qu'il entend retrouver sa liberté de parole.

 

« Devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l'opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du conseil constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole », explique-t-il.

 

La décision du conseil constitutionnel complique la donne pour le parti de l'ancien président qui sera privé d'une subvention de onze millions d'euros alors que ses comptes sont déjà minés par la défaite aux élections législatives de 2012.

 

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a annoncé dans qu'il lançait une souscription pour combler le manque à gagner et qu'il réunirait la semaine prochaine le bureau politique afin d'examiner « toutes les conséquences » de cette décision.

 

« J'entends certains commencer à évoquer l'idée que l'UMP, étranglée financièrement, ne pourrait plus continuer à faire entendre sa voix au service des français, qu'elle ne pourrait plus dénoncer la politique de la gauche, qui détient tous les pouvoirs, qu'elle ne pourrait plus proposer un chemin d'espérance pour la France », a-t-il dit devant la presse.

 

« Je veux dire ce soir que la voix de l'UMP ne s'éteindra pas ».

 

La Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) avait invalidé en décembre dernier les comptes de campagne de l'ancien chef de l'état pour l'élection présidentielle de 2012, estimant qu'il avait dépassé le plafond autorisé de plus de trois cent mille euros.

 

DÉPASSEMENT DU PLAFOND

 

Elle jugeait que les dépenses liées à certains déplacements présidentiels devaient être imputées au candidat.

 

Nicolas Sarkozy avait déclaré 21 339 664 euros de dépenses, la commission comptabilisait 22 872 615 euros.

 

Le conseil constitutionnel, qui a réexaminé les comptes, a jugé que le montant des dépenses électorales de Nicolas Sarkozy « excède de 466 118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé ».

 

Dans un communiqué, il déclare que « c'est à bon droit que la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques a rejeté le compte de campagne de Nicolas Sarkozy ».

 

Pour les « sages », sept déplacements présidentiels peuvent être regardées comme liés à l'exercice du mandat présidentiel, notamment des cérémonies de voeux et des inaugurations.

 

En revanche, il a jugé qu'il n'en allait « manifestement pas de même » de la réunion publique organisée à Toulon le premier décembre 2011, « compte tenu de l'implication de l'UMP dans cette manifestation ».

 

Saisi le 10 janvier par Nicolas Sarkozy, qui contestait le chiffrage de la CNCCFP, le conseil constitutionnel, juge suprême de l'élection présidentielle, crée un précédent sous la cinquième république en rejetant les comptes de l'ancien président.

 

Membre de droit jusqu'alors du conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy n'a pas participé au délibéré sur ce dossier.

 

APPELS À DES RÈGLES CLAIRES

 

La commission des comptes de campagne avait réintégré des dépenses antérieures au 15 février 2012, jour de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, ce qui entraînait un dépassement du plafond autorisé pour les candidats du second tour, 22 509 000 euros (décret de novembre 2011) et donc un rejet de ses comptes.

 

Le rejet prive l'UMP, qui avait avancé les fonds, de la subvention de quelque onze millions d'euros de l'Etat au titre du remboursement des frais de campagne à hauteur de 47,5% des frais engagés, soit 10 691 775 euros en vertu de la loi organique de février 2012.

 

Pour Bruno Le Roux, président du groupe socialiste de l’assemblée nationale, les rejets « qu'il y a eu, et qui ont été successifs, ont été des rejets en fonction du droit et en fonction de la législation en vigueur ».

 

« Il y avait des comptes truqués, il y a des comptes rejetés et donc ceux qui disent le droit en matière de comptes de campagne, ceux qui vérifient, sont tous arrivés à la même conclusion, les comptes n'étaient pas valides », a-t-il dit à la presse.

 

Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du groupe UDI de l'assemblée nationale, a estimé que cette décision posait un problème institutionnel.

 

« Il faut que la règle soit clairement établie. Un président de la république exerce ses fonctions jusqu'au dernier jour et même après qu'il a été battu, et donc il faut qu'il nous dise ce qui est de l'ordre de la campagne et de l'ordre de l'exercice de son mandat », a-t-il dit à des journalistes.

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:34

 

La répression s’abat sur les frères musulmans en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Une répression tous azimuts s'est abattue jeudi sur les frères musulmans en Egypte au lendemain de l'éviction de Mohamed Morsi par l'armée, dont l'intervention a été accueillie avec un mélange de joie et d'amertume à travers le pays.

 

Des millions d'égyptiens réunis dans les rues du Caire et d'autres villes ont salué dans la liesse la nuit dernière la mise à l'écart du président issu de la confrérie islamiste.

 

D'autres redoutent en revanche les conséquences de l'initiative des militaires contre le premier chef d'Etat démocratiquement élu dans leur pays, fortement polarisé entre les islamistes et leurs adversaires libéraux et de gauche depuis la révolution ayant emporté Hosni Moubarak en février 2011.

 

Le président de la haute cour constitutionnelle, Adli Mansour, a prêté serment dans la matinée en tant que chef d'Etat par intérim. Il a immédiatement tendu la main aux frères musulmans.

 

« Les frères musulmans font partie du peuple et ils sont invités à participer à la construction de la nation dont personne n'est exclu et, s'ils répondent à cette invitation, ils seront les bienvenus », a-t-il déclaré à la presse.

 

Ces paroles d'apaisement contrastent avec les actes de l'appareil judiciaire et des forces de l'ordre.

 

Mohamed Badie, guide suprême des frères musulmans, a été arrêté dans le nord de l'Egypte, a-t-on appris de sources proches des services de sécurité.

 

Cette arrestation, que la confrérie n'a pas été en mesure de confirmer, fait suite au mandat d'arrêt émis quelques heures plus tôt par le parquet contre Mohamed Badie et son adjoint Khaïrat al Chater pour incitation à la violence contre des manifestants.

 

LES FRÈRES N'ENTENDENT PAS PRENDRE LES ARMES

 

Mohamed Morsi, placé aux arrêts selon des sources judiciaires et des frères musulmans, ainsi que quinze autres responsables islamistes font l'objet d'une enquête pour « outrage à la justice », a annoncé un magistrat.

 

D'autres responsables politiques du mouvement, dont Saad al Katatni, le chef du Parti Liberté et Justice (PLJ), l'aile politique des frères musulmans, ont été arrêtés, a-t-on appris auprès de cette formation et de sources proches des services de sécurité.

 

Les autorités militaires ont également fait fermer trois chaînes de télévision favorables à Mohamed Morsi, dont Egypt 25, la chaîne des frères musulmans. Selon l'agence Mena, les directeurs d'Egypt 25 ont été arrêtés peu après l'annonce de la destitution du président.

 

Un responsable du PLJ a affirmé en outre que l'imprimerie nationale avait refusé d'imprimer le journal du parti.

 

Mohamed al Beltagui, l'un des principaux dirigeants du PLJ, a dénoncé un « coup d'Etat militaire » tout en assurant que les frères musulmans n'allaient pas prendre les armes.

 

Essam al Erian, autre dirigeant des frères musulmans, a écrit sur Facebook que des « vagues de sympathie » allaient progressivement se soulever à travers l'Egypte en faveur de la confrérie. « Le coup d'Etat prendra fin plus vite que vous ne l'imaginez », ajoute-t-il.

 

Devant la cour constitutionnelle où Adli Mansour a prêté serment, Maïssar al Taoutansi, un ingénieur de vingt cinq ans, résume l'état d'esprit des électeurs de Mohamed Morsi opposés à l'intervention de l'armée.

 

« Nous avons fait la queue pendant des heures le jour de l'élection et maintenant, nos votes ne comptent plus. Il ne s'agit pas des frères musulmans, il s'agit de l'Egypte. Nous sommes revenus trente ans, soixante ans en arrière. L'armée est de nouveau au pouvoir. Mais la liberté vaincra ».

 

DE NOUVELLES ÉLECTIONS ANNONCÉES, PAS DE DATE

 

Lancé par une coalition hétéroclite rassemblant libéraux, laïcs et jeunes révolutionnaires de 2011, le mouvement de contestation contre Mohamed Morsi a pris de l'ampleur en raison des difficultés économiques persistantes auxquelles sont confrontés les égyptiens. Des millions d'égyptiens ont manifesté dimanche contre le président, auquel l'armée a alors lancé un ultimatum.

 

Le sort de Mohamed Morsi a été scellé mercredi après-midi lors d'une réunion autour du chef d'état-major de l'armée, le général Abdel Fatah al Sisi, avec des responsables politiques de tous bords, hormis les frères, des dignitaires religieux et des représentants des jeunes du mouvement Tamarud.

 

De cette réunion est sorti un plan de transition concocté par l'armée: un gouvernement provisoire de techniciens va être formé et une nouvelle constitution va être rédigée.

 

Adli Mansour a annoncé la tenue d'élections présidentielle et législatives anticipées, sans en préciser la date.

 

Représentant mandaté par l'opposition, Mohamed al Baradeï a assuré que ce plan allait permettre de « poursuivre la révolution » de 2011.

 

Les Etats-Unis et de nombreux autres pays n'ont pas explicitement qualifié le renversement de Mohamed Morsi de « coup d'Etat militaire » mais ont exprimé leur inquiétude et appelé l'armée égyptienne à restituer aussi vite que possible le pouvoir à un gouvernement civil.

 

En déplacement en Tunisie, dont la révolution a inspiré le soulèvement contre Hosni Moubarak en Egypte, François Hollande a jugé que le processus démocratique était « arrêté » en Egypte.

 

Son homologue tunisien Moncef Marzouki a dénoncé une intervention militaire « totalement inacceptable ».

 

Le ton était complètement différent dans la plupart des autres pays arabes, qui ont félicité Adli Mansour pour son arrivée à la tête de l'Etat.

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:17

 

Delphine Batho se dit victime des groupes de pression

 

PARIS (Reuters) - Delphine Batho a lancé jeudi une attaque en règle contre la politique environnementale du gouvernement français, qui a cédé selon elle aux groupes de pression liés au gaz de schiste et au nucléaire en la limogeant.

 

François Hollande a mis fin mardi aux fonctions de l'ancienne ministre de l'écologie, qui avait critiqué le « mauvais budget » alloué à son secteur pour 2014, estimant qu'elle avait violé le principe de solidarité gouvernementale.

 

« Parce que je suis fidèle à mes engagements et à mes convictions depuis plusieurs mois, certaines puissances économiques n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique », a expliqué Delphine Batho lors d'une conférence de presse à Paris.

 

« Ce combat s'est cristallisé notamment que la question des gaz de schiste et plus discrètement sur la réduction de la part du nucléaire en France », a-t-elle ajouté.

 

« Ces forces dont je parle ne se sont pas cachées de vouloir ma tête mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues », a-t-elle estimé.

 

L'ancienne ministre, figure de la génération montante du Parti Socialiste, s'est interrogée sur les propos prêtés au patron de l'entreprise de tubes Vallourec, Philippe Crouzet, dont la femme est la directrice de cabinet de François Hollande.

 

« Est-il normal que le patron de l'entreprise Vallourec, directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste, ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux Etats-Unis », a demandé Delphine Batho.

 

L'ancienne protégée de Ségolène Royal a explicitement en cause le premier ministre Jean-Marc Ayrault qui a fait « des arbitrages sans discussion directe avec les ministres concernés ».

 

Le budget 2014 « marque un tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique. Je n'ai pas accepté ce changement en silence », a-elle expliqué.

 

« Quelque chose a changé dans le fonctionnement gouvernemental, mon éviction est aussi un message à mes anciens collègues pour leur dire que c'est fini la collégialité au sein du gouvernement », a-t-elle ajouté.

 

NI ERREUR NI FAUTE

 

Delphine Batho, qui a été réélue en juin 2012 députée des Deux Sèvres, a annoncé son intention de récupérer son siège à l'assemblée nationale. Elle devrait reprendre officiellement ses fonctions le 3 août prochain.

 

« Je n'ai commis mardi matin ni une erreur ni une faute, je n'ai pas davantage manqué à la solidarité gouvernementale », a-t-elle dit, estimant avoir fait acte de « résistance ».

 

« Ce que je n'accepte pas, ce n'est pas de faire des compromis, c'est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays », a-t-elle ajouté.

 

« Ce dont il est question, ce n'est pas d'un poste ministériel, c'est du droit de ma génération à avoir des espoirs et à agir. Le temps est venu de reprendre la main du changement, j'appelle la gauche à un sursaut en faveur de l'écologie, de l'espoir et des générations futures ».

 

Selon un sondage Harris Interactive publié mercredi, cinquante neuf pour cent des français n'approuvent pas le limogeage de Delphine Batho contre quarante et un pour cent qui approuvent la décision de François Hollande et Jean Marc Ayrault.

 

Qualifiant cette mesure de « disproportionnée », l'ancienne ministre a déploré la méthode employée par le gouvernement en la comparant à celle qui a prévalu lors de la démission de l'ancien ministre du budget qui a reconnu la détention d'un compte en Suisse.

 

« Je remarque que Jérôme Cahuzac a été remercié et salué pour l'ensemble de son travail au service de la république et que ce n'est pas le cas dans le communiqué de presse qui m'a congédiée », a-t-elle dit.

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 19:31

 

La coalition portugaise fragilisée fait douter les marchés

 

Mercredi 3 Juillet 2013

 

LISBONNE (Reuters) - Le gouvernement portugais est menacé de perdre deux ministres supplémentaires selon la presse locale, une perspective qui fragilise un peu plus le premier ministre Pedro Passos Coelho et menace la poursuite de l'ajustement budgétaire imposé par l'Union européenne et le FMI.

Plusieurs journaux, radios et chaînes de télévision ont rapporté que la ministre de l'agriculture, Assunçao Cristas, et son collègue de la sécurité sociale, Pedro Mota Soares, tous deux membres du Parti Populaire (CDS-PP, droite), allaient remettre leur démission au chef du gouvernement, imitant ainsi le chef de file de leur mouvement, Paulo Portas, titulaire du portefeuille des affaires étrangères.

Pedro Passos Coelho a annoncé mardi soir dans une allocution télévisée avoir refusé le départ de Paulo Portas et il a dit vouloir résoudre le blocage actuel pour assurer la stabilité politique.

Lundi, c'est le ministre des Finances, Vitor Gaspar, qui avait quitté le gouvernement.

La situation politique, jugée « absurde » par de nombreux commentateurs, préoccupe les marchés financiers. La bourse de Lisbonne chutait de plus de cinq pour cent en fin de matinée, plombée par les valeurs bancaires.

Le rendement des obligations d'Etat portugaises à dix ans est brièvement repassé au-dessus de huit pour cent, son plus haut niveau depuis novembre et les CDS (Credit Default Swaps) à cinq ans, des instruments financiers utilisés comme garantie contre un risque de défaut, s'affichaient en forte hausse.

La décision de Pedro Passos Coelho de refuser le départ de son chef de la diplomatie revient à laisser à ce dernier la responsabilité de l'avenir du gouvernement, si Paulo Portas confirme sa démission, le CDS-PP devra quitter la coalition qu'il forme avec le PSD du premier ministre, privant celui-ci de majorité au parlement.

Le CDS-PP dispose de vingt quatre sièges au parlement et le PSD dispose de cent huit sièges sur un total de deux cent trente sièges, contre soixante quatorze sièges pour le Parti Socialiste, principale force d'opposition.

VERS DES ÉLECTIONS ANTICIPÉES ?

« Une chose est sûre, le premier ministre fera tout ce qu'il pourra pour rester, en faisant toutes les concessions politiques à Portas », estime le politologue Antonio Costa Pinto. ‘S'il échoue malgré tout, on pourra difficilement éviter des élections anticipées ».

Le président de la république, Anibal Cavaco Silva, a annoncé à la mi-journée qu'il rencontrerait dans les prochains jours le chef du gouvernement et les dirigeants des principaux partis.

« Nous considérons des élections anticipées comme l'issue la plus probable à ce stade, même si on ne peut pas exclure que le gouvernement continue avec le soutien de certains élus du CDS », explique Antonio Garcia Pascual, économiste de la banque Barclays, dans une note.

« Pour nous, la décision du dirigeant du CDS de quitter le gouvernement s'explique dans une large mesure par la chute du soutien de l'opinion publique à la coalition gouvernementale ».

Lundi, Vitor Gaspar, considéré comme le chef d'orchestre du plan de réduction des dépenses publiques et de hausse de la fiscalité mis en oeuvre ces dernières années, avait justifié sa décision par l'érosion du soutien populaire au plan d'assainissement budgétaire.

Anibal Cavaco Silva pourrait plaider en faveur de la formation d'une coalition élargie mais les observateurs ne voient pas le Parti Socialiste saisir la balle au bond.

Pourtant, même si les sondages le donnent en tête en cas d'élections anticipées, le PS ne peut pas espérer disposer d'une majorité sans le CDS-PP.

Les deux autres partis représentés au parlement, le Parti Communiste et le Bloc de Gauche, n'ont jamais intégré aucune coalition et il est peu probable qu'ils le fassent dans la situation actuelle, expliquent des analystes.

« Ainsi, tout est entre les mains de Portas », résume Antonio Costa Pinto.

Pour Barclays, une victoire socialiste en cas d'élections anticipées ne remettrait pas en cause le plan d'aide de la « troïka » (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International). La banque ajoute que Lisbonne dispose des financements nécessaires pour honorer ses échéances obligataires jusqu'à la fin de l'année au moins.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a néanmoins jugé « préoccupante » la situation portugaise.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 19:13

 

La justice turque bloque le projet de rénovation de Taksim

 

Mercredi 3 Juillet 2013

 

ANKARA (Reuters) - Un tribunal administratif a annulé un projet de rénovation de la place Taksim à Istanbul, à l'origine d'un vaste mouvement de contestation, début juin, contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

 

Ce tribunal a jugé que le projet violait les règles de l'urbanisme et portait atteinte à l'identité du lieu, selon un avocat de plaignants.

 

Cette décision constitue un revers pour le premier ministre, qui est venu à bout par la force du mouvement de contestation.

 

Recep Tayyip Erdogan a annoncé le 14 juin qu'il attendrait la décision finale de la justice turque, une fois tous les recours épuisés, avant d'engager la rénovation de la place Taksim.

 

Les manifestations contre ce projet se sont rapidement transformées en une contestation générale du gouvernement issu de la mouvance islamiste.

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 18:58

 

Tensions diplomatiques après l’escale forcée de Morales à Vienne

 

VIENNE/GENEVE (Reuters) - La Bolivie a accusé Mercredi 3 Juillet 2013 les Etats Unis d'avoir tenté de « kidnapper » son président Evo Morales, dont l'avion a été contraint à une escale imprévue à Vienne après une soudaine interdiction de survol décrétée par la France et le Portugal à la suite de rumeurs selon lesquelles Edward Snowden se trouvait à bord.

 

L'initiative française et portugaise a suscité la colère en Amérique du Sud.

 

Selon l'ambassadeur de Bolivie aux Nations Unies, Sacha Llorenti Ortiz, les autorités autrichiennes ont fouillé l'avion à la demande des Etats-Unis, où l'informaticien à l'origine des révélations sur les programmes de surveillance américains est recherché pour espionnage.

 

La Bolivie a dénoncé une agression et une violation du droit international, ce à quoi la Maison Blanche a refusé de réagir.

 

« Il est question du kidnapping du président lors d'un voyage officiel après un sommet officiel », a souligné Sacha Llorenti Ortiz, s'adressant à la presse à Genève.

 

« Il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un ordre de la Maison Blanche. En aucun cas, un avion diplomatique avec un président à bord ne peut être rerouté et contraint d'atterrir dans un pays tiers », s'est-il indigné, ajoutant que La Paz allait protester auprès des Nations Unies.

 

L'avion présidentiel à bord duquel Evo Morales, de retour d'une conférence à Moscou, regagnait la Bolivie est resté bloqué plusieurs heures à Vienne. La France et le Portugal avaient brutalement fermé leur espace aérien la veille au soir en raison des soupçons concernant la présence à bord de l'ancien consultant de la National Security Agency (NSA).

 

Selon le vice-chancelier autrichien Michael Spindelegger, le président bolivien a accepté l'inspection de l'avion, qui a confirmé l'absence de passager clandestin. L'appareil a pu redécoller vers midi puis a pris la direction de la Bolivie après une escale aux Canaries.

 

LA FRANCE LAISSE FINALEMENT PASSER L'AVION

 

L'ambassadeur de Bolivie auprès de l'ONU a souligné que la colère de son pays n'était pas tant dirigée contre l'Autriche que contre les Etats-Unis et les pays ayant prononcé des interdictions de survol.

 

« Il n'y a aucun problème avec l'Autriche. Au contraire, nous lui sommes reconnaissants car nous avons pu y atterrir », a-t-il dit.

 

L'union des nations sud américaines (UNASUR) a exigé une explication de la part de la France et du Portugal à ces « actes inamicaux et injustifiables ».

 

A Berlin, le président François Hollande a défendu la décision de la France, « dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol du territoire ».

 

Edward Snowden, recherché par Washington, a demandé l'asile à une vingtaine de pays, dont la Bolivie, mais toutes les portes semblent se refermer devant lui.

 

Coincé depuis le 23 juin dans la zone de transit de l'aéroport Cheremetievo à Moscou, où il est arrivé en provenance de Hong Kong, ce jeune homme de trente ans qui travaillait auparavant à Hawaï se retrouve piégé dans des limbes juridiques.

 

Ses révélations sur les activités des services de renseignement américains, qui auraient espionné l'Union Européenne et plusieurs de ses Etats membres, ont tendu les relations transatlantiques alors que l'Union Européenne et les Etats-Unis doivent entamer le 8 juillet des négociations commerciales.

 

Le président bolivien s'est dit prêt à examiner la demande d'asile d'Edward Snowden, mais la marge de manoeuvre de l'informaticien s'est considérablement réduite lorsque les Etats-Unis ont invalidé son passeport.

 

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