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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 16:49

 

 

http://www.elmundo.es/espana/2017/09/07/59b1206bca474104078b462a.html

 

Le Tribunal Constitutionnel espagnol suspend la loi du référendum et avertit les maires et soixante dix sept fonctionnaires de l'obligation d’empêcher le premier octobre 2017

Le gouvernement catalan convoque le vote du premier octobre 2017 après l'approbation de la loi du référendum

Avertissement de l’Europe à la Catalogne, « toute action contre la constitution espagnole est contraire au cadre juridique de l'Union Européenne »

Le bureau du procureur dépose une plainte contre l'ensemble du gouvernement catalan et ordonne la saisie des urnes et des bulletins de vote

La séance plénière du Tribunal Constitutionnel espagnol a suspendu la loi du référendum approuvée Mercredi 6 Septembre 2017 par le parlement de Catalogne et les décrets signés pour permettre la consultation d’autodétermination du premier octobre 2017. C'est une mesure automatique après le recours en inconstitutionnalité du gouvernement espagnol.

La séance plénière du Tribunal Constitutionnel a également suspendu la nomination des membres de la commission électorale, le décret du gouvernement catalan qui convoque la consultation et le décret « des lois complémentaires pour l’organisation du référendum d’autodétermination ».

En ce qui concerne ce dernier décret, le Tribunal Constitutionnel a accepté la demande de l’avocat de l’état espagnol de notifier sa suspension à tous les maires de Catalogne, ainsi qu'à soixante dix sept hauts fonctionnaires. La séance plénière du Tribunal Constitutionnel les avertit de leur devoir « d'empêcher ou de paralyser toute initiative qui implique d'ignorer ou de contourner la suspension » de la loi du référendum. En particulier, ils doivent s'abstenir « d’initier, de traiter, d’informer ou de dicter, dans le cadre de leurs compétences respectives, tout accord ou action qui permet la préparation et/ou l’organisation du référendum ». Et ils sont prévenus « des conséquences possibles, y compris pénales », s'ils ne respectent pas cette décision.

La liste comprend tout le gouvernement catalan et tous les responsables de domaines comme les publications officielles, l'éducation, éventuellement les responsables de l'utilisation des écoles pour le vote, et les médias publics comme la télévision catalane. Il comprend également le leader des Mossos d’Esquadra, Josep Lluís Trapero, et le directeur général des Mossos d’Esquadra, Pere Soler.

Quelques heures auparavant, le procureur général de l’état espagnol, José Manuel  Maza, annonçait ce que le président du gouvernement allait dire publiquement, que l’état utiliserait tous les moyens pour arrêter le défi du premier octobre 2017.

José Manuel Maza a annoncé qu’il allait déposer contre Carles Puigdemont et contre tous les membres du gouvernement catalan une plainte « pour avoir dicter les décrets de convocation et d’organisation du référendum ». La plainte contiendra au moins les délits de désobéissance et de prévarication, les mêmes que le procureur avait mentionné la veille lorsqu'il a annoncé la plainte contre les membres du bureau du parlement catalan.

En plus de la plainte contre l’exécutif autonome au complet, José Manuel Maza a expliqué qu'il avait ordonné de surveiller tous les préparatifs de la consultation, ce qui pourrait impliquer la commission de divers délits, « le procureur général, avec l'accord complet du procureur supérieur de Catalogne et des procureurs en chef de Barcelone, de Tarragone, de Lleida et de Gérone, a chargé le ministère public de la Catalogne, avec l'aide de la police judiciaire, d'enquêter sur toute action relative à l'organisation du référendum illégal, comme étant constitutive des délits de désobéissance, de prévarication et de détournement de fonds publics ».

Les deux premiers délits ne comportent que l’inéligibilité, mais le détournement de fonds publics est susceptible de peine de prison. D'autres délits possibles non explicites seraient ceux de l'usurpation des fonctions des membres des commissions électorales, de la contrainte pour vouloir forcer les citoyens à être membres des bureaux de vote, de la divulgation du secret des données de recensement ou, directement, de sédition.

Dans sa référence à la police judiciaire, José Manuel Maza a expressément cité « la Guardia Civil, la Policia Nacional et les Mossos d'Esquadra ».

Enfin, le procureur général a expliqué qu'il envisageait également de prendre « des ordres appropriés pour que la police judiciaire intercepte les instruments destinés à préparer ou à tenir le référendum illégal ». C'est-à-dire qu’il ordonnera la saisie des urnes, des bulletins de vote et des ordinateurs destinés à la consultation.

Le bureau du procureur a la possibilité de délivrer des ordres spécifiques aux membres des forces de sécurité de tout organisme désigné comme police judiciaire. De la même manière que le procureur général a donné des instructions aux quatre procureurs provinciaux, les procureurs en chef peuvent également transmettre des ordres aux forces de sécurité sur leur territoire. Ces ordres peuvent inclure, par exemple, l'entrée dans les entreprises où les urnes sont fabriquées ou stockées. Bien qu'il ne soit pas habituel de le faire, le bureau du procureur n'a pas besoin d'intervention du juge, à l'exception de certaines actions extrêmes telles que l'entrée dans un domicile privé ou l'examen de téléphones ou d'ordinateurs.

José Manuel Maza a conclu sa conférence de presse en assurant que tous les procureurs « continueront d'agir avec fermeté, proportionnalité et célérité, et qu’ils se soumettront totalement à la légalité pour garantir notre cadre de coexistence constitutionnelle ».

Sur un autre front légal avant le premier octobre 2017, le Tribunal Constitutionnel a refusé dans la matinée la récusation de Carme Forcadell.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 19:50

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/06/59af0a25e2704e4a0b8b46f1.html

 

Le gouvernement catalan convoque le référendum du premier octobre 2017 après l'approbation de la loi de référendum

Le secrétaire général du parlement catalan refuse de donner l'ordre de publier la loi du référendum dans le bulletin officiel du parlement

Les avocats du parlement avertissent Carme Forcadell que les lois de la rupture entrent en contradiction avec le Tribunal Constitutionnel

Junts pel Si et la Candidature d’Unité Populaire (CUP) imposent une nouvelle séance plénière Vendredi 8 Septembre 2017 pour agir après la réponse de Madrid

Carles Puigdemont a signé le décret de convocation du référendum unilatéral sur l'indépendance en Catalogne. Le parlement catalan est devenu Mercredi 6 Septembre 2017 pendant de nombreuses heures un champ de bataille, presque toujours grotesque, dans lequel, à la place des armes, les adversaires se sont battus avec des articles du règlement, des demandes de réexamen, des recours et des appels. Mais la majorité indépendantiste était déterminée à en faire son grand jour.

Mercredi 6 Septembre 2017 à 23 heures 25, le président du gouvernement catalan a convoqué les catalans pour voter s'ils veulent rompre avec l'Espagne le premier octobre 2017.

Il sera possible que ceux qui l'ont suivie oublient cette journée parlementaire. Non seulement parce que Junts pel Si et la CUP ont finalement franchi la ligne rouge, parce que, après plusieurs années de harcèlement, ils ont adopté une loi référendaire qui « prévaut hiérarchiquement », conformément à son troisième article, sur le statut d’autonomie et sur la constitution espagnole, et parce qu’ils ont provoqué la réaction de la justice espagnole. Mais aussi parce qu'ils l’ont fait en cherchant l’impossible, en essayant de l'approuver par la même légalité qu'ils ont l'intention d'abroger.

Les indépendantistes ont choisi un moyen très inhabituel de consacrer leur défi, la modification à la dernière heure de l'ordre du jour de la séance plénière pour approuver une loi qui avait été stockée dans un tiroir pendant près d'un an. Dès le moment où Junts pel Si et la CUP ont invoqué le quatre vingt unième article du règlement du parlement pour approuver la loi du référendum au moyen de « l’urgence extraordinaire », Carme Forcadell est devenue un mur contre les tentatives de l'opposition de faire valoir ses droits parlementaires.

Pendant onze heures et demie, rien n'arrêtait la présidente du parlement, dirigée par Junts pel Si. Bien que le secrétaire général du parlement, Xavier Muro, ait refusé de publier la loi dans le bulletin du parlement et qu’il ait ordonné qu'aucun autre fonctionnaire ne le fasse, les quatre membres indépendantistes du bureau du parlement finissaient par le faire. Ni une lettre des avocats du parlement qui rappelait les interdictions du Tribunal Constitutionnel contre l’approbation de la loi. Ni le conseil des garanties statutaires, le Tribunal Constitutionnel catalan, qui a déclaré à l'unanimité que l'opposition avait le droit de demander une révision préalable de la loi, ce qui pourrait retarder son approbation pendant un mois. Le Mercredi 6 Septembre 2017 devait être le jour sans légalité.

L'obstination de Carme Forcadell a même conduit à refuser la parole à l’avocat général du parlement pour avertir les membres du bureau du parlement des dangers qu'ils courraient, selon les sources parlementaires.

L'attitude de la présidente du parlement et l'intention des députés de l'opposition de retarder autant que possible les débats pour mettre en évidence la négation du règlement ont provoqué la session parlementaire la plus tendue dont on se souvient. Il y avait des accusations réciproques constantes et des cris de plus en plus forts, à l’intérieur et à l’extérieur du parlement. La majorité indépendantiste a dénoncé toutes les interventions de l'opposition qui protestait contre le fait qu’elle avait seulement deux heures pour présenter des amendements.

La machine de l’état espagnol a été mise en œuvre Mercredi 6 Septembre 2017 peu de temps après 12 heures. Après la séance du matin, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaría, a déclaré avoir honte de la négation de la démocratie du parlement catalan, indigne d'un pays occidental. L’exécutif a demandé au Tribunal Constitutionnel qu’il déclare nulle et non avenue la mise à l’ordre du jour de l’examen de la loi et de tous les actes qui en découlent, entre autres mesures. Les indépendantistes cherchaient à forcer le gouvernement à agir par la contrainte.

Mais il manquait le spectacle de l'après-midi. Après de longues interruptions, provoquées par les tentatives de l'opposition de prendre en compte le rapport du conseil des garanties statutaires, est venu le débat sur la loi. Les indépendantistes ont déclaré qu'ils n'avaient d'autre choix que de raccourcir les délais au maximum et d'empêcher les procédures habituelles. Ciudadanos, le Parti Socialiste Catalan (PSC) et le Parti Populaire ont quitté le parlement après avoir dénoncé un coup d'état contre la démocratie. La loi du référendum a été approuvée avec un parlement à moitié vide, avec le soutien de soixante douze députés, les députés de Junts pel Si, les députés de la CUP et le député non inscrit Germà Gordó, et l'abstention des onze députés de Catalunya Que Si es Pot (CQSP). Il y a eu une dernière performance parlementaire, Àngels Martínez, député de Podemos, a retiré les drapeaux espagnols qui avaient été laissés par les représentants du Parti Populaire sur leurs sièges après leur départ. Ceux qui sont restés dans l’hémicycle ont chanté solennellement Els Segadors.

Inés Arrimadas a annoncé peu après qu’elle déposait une motion de censure « pour convoquer des élections » qui semble vouée à l'échec. Le gouvernement catalan au complet a quitté le parlement Mercredi 6 Septembre 2017 peu de temps après 21 heures 30. Ils se sont réunis dans une salle du même parlement pour signer tous ensemble le décret de convocation du référendum. Après des années de discours, les indépendantistes sont sur le point d'entrer dans le territoire inexploré de la désobéissance.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 18:34

 

 

http://www.liberation.fr/france/2017/09/07/ordonnances-penicaud-fo-toujours-plus-fracturee_1594814

 

La Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière toujours plus fracturée par les ordonnances de Muriel Pénicaud

 

Par Luc Peillon

 

Alors que la direction de la CGT Force Ouvrière refuse de battre le pavé Mardi 12 Septembre 2017 avec la CGT et l'Union Syndicale Solidaire (USS) contre la réforme du code du travail, cinquante deux unions départementales et huit fédérations professionnelles de la CGT Force Ouvrière appellent quand même à défiler.

Coup dur pour Jean-Claude Mailly, selon nos informations, plus de la moitié des unions départementales de la CGT Force Ouvrière en métropole, cinquante deux précisément, appelaient, Jeudi 7 Septembre 2017 en fin d’après-midi, à manifester Mardi 12 Septembre 2017 avec la CGT, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et l'USS, contre les projets d’ordonnances de Muriel Pénicaud réformant le code du travail, en opposition avec le refus affiché par leur secrétaire général d’appeler à défiler ce jour-là.

En plus des unions départementales, huit fédérations ont également lancé un appel en ce sens, la Fédération de l'Equipement, de l'Environnement, des Transports et des Services (FEETS), la fédération des transports, la fédération de la chimie, la fédération des cheminots, la fédération des mines et de l'énergie, la Fédération Nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle (FNECFP), la Fédération de l'Administration Générale de l'Etat (FAGE) et la Fédération Nationale de l'Action Sociale (FNAS).

Cinq autres fédérations se seraient positionnées en ce sens, mais pas de façon explicite, explique une source interne à l’organisation syndicale, la Fédération des Personnels des Services Publics et de la Santé (FPSPS), la Fédération Générale des Fonctionnaires (FGF), la Fédération des Employés et des Cadres (FEC), la fédération de la communication et la fédération du bâtiment.

Au siège de la confédération, où l’on affirme ne pas tenir les comptes, on minimise l’importance de ce chiffre. « Il y a des appels explicites, mais aussi de simples soutiens. Dans certains départements, par exemple, l'union départementale a fait un communiqué pour soutenir les syndicats de la CGT Force Ouvrière qui, localement, ont décidé d’aller à la manifestation. Mais ces syndicats de la CGT Force Ouvrière le font parfois, dans certaines entreprises, sous la pression de la CGT », explique Yves Veyrier, de la direction confédérale. « Quoi qu’il en soit, ce n’est pas notre sujet et nous n’avons aucun état d’âme », poursuit ce dirigeant confédéral, « nous nous félicitons d’avoir obtenu ce que nous avons obtenu, même si nous dénonçons un certain nombre de points que nous avons qualifiés de régressions sociales. Après, si la CGT avait été plus présente aux côtés de la CGT Force Ouvrière dans la concertation, nous aurions eu un texte plus équilibré ».

Lundi 4 Septembre 2017, la Commission Exécutive Confédérale (CEC) de la CGT Force Ouvrière s’était déjà fendue d’un communiqué, âprement discuté en son sein, qui allait beaucoup plus loin dans la condamnation des ordonnances que ce qu’exprimait jusqu’ici Jean-Claude Mailly, mais sans appeler à défiler Mardi 12 Septembre 2017.

Reste que si la pression en interne continue de monter et que la journée de mardi est un succès, la position de la direction pourrait difficilement ne pas évoluer. Notamment avant la réunion du Comité Confédéral National (CCN) qui réunit les responsables des unions départementales et des fédérations, le 28 septembre et le 29 septembre 2017, et où les frondeurs ne devraient pas manquer de se faire entendre.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 19:14

 

 

https://gazettedebout.fr/2017/06/09/front-social-reveil-prometteur

 

Front social, réveil prometteur

 

Vendredi 9 Juin 2017

 

Le 8 mai 2017, au lendemain de l’élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la république, une manifestation était organisée par un rassemblement de syndicalistes et de divers collectifs militants. C’est entre les deux tours des élections présidentielles que ce rassemblement a pris pour nom Front Social. Malgré l’agression du cortège par une police qui paraissait n’avoir pas encore digéré le score minable de l’extrême-droite, cette manifestation a rencontré un succès plus qu’encourageant. En effet, le nombre de participants, environ cinq mille personnes, a triplé par rapport à la manifestation du premier tour social organisée le 22 avril 2017. Depuis, la liste de syndicats, d’unions locales, d’unions départementales et même de fédérations qui se rallient au Front Social ne cesse de s’allonger. 

Le 16 mai 2017, une assemblée générale francilienne a confirmé que l’élan dépassait largement le cercle syndical. Ainsi, on a pu y croiser des représentants du réseau des chômeurs de Béziers, une délégation de quatre personnes de la Zone A Défendre (ZAD) de Notre-Dame-Des-Landes, des membres de la cantine des Pyrénées, des étudiants de l'université de Paris Diderot et de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et plusieurs acteurs et actrices de collectifs issus du printemps 2016, dont Nuit Debout, Génération Ingouvernable, la Coordination Anti Répression, sans oublier les précieux Street Medics. 

Initié par plusieurs syndicalistes refusant le choix de leurs centrales syndicales d’abandonner le combat contre la loi travail et son monde après la manifestation du 15 septembre 2016, le Front Social a commencé à prendre forme lors d’un meeting organisé à Saint Denis le 16 février 2017. Il s’agissait de souffler sur les braises encore bien vives du printemps 2016. Ainsi, alors que dans la rue, les lycéens et les jeunes des quartiers populaires demandaient justice pour Théo Luhaka et que la place de la République accueillait le mouvement Stop Corruption, il fut décidé d’investir la rue la veille du premier tour des élections présidentielles, le premier tour social. Dans l’appel diffusé à l’époque, on pouvait lire « imposons nos choix, crions haut et fort que nous comptons, que nous décidons et que nous serons une force incontournable. L’heure n’est plus au constat, unissons-nous le plus largement possible et agissons tous ensemble pour construire ce premier tour social. Ce n’est qu’un point de départ, vers une société où nous prendrons possession des outils de création de richesses. Tous ensemble, écrivons les nouvelles pages de notre histoire sociale ». 

En Île-de-France ce sont les animateurs du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD) de la poste des Hauts de Seine et du syndicat de l'information et de la communication de la Confédération Générale du Travail (CGT) qui font office de locomotives. Les postiers ont mené des grèves prolongées et parfois localisées sur leur département afin de titulariser des collègues et combattre la détérioration des conditions de travail, un management inhumain et les fermetures de bureaux. Malgré la répression acharnée dont ils ont été l’objet, ces postiers ont obtenu nombre de victoires et la conscience que les enjeux de leurs combats dépassaient largement la simple lutte de défense des travailleurs. Ils ont progressivement adopté une démarche de mobilisation interprofessionnelle, avec une implantation enseignante qui a été essentielle pour lancer une mobilisation dans les lycées exclus des dispositifs d’éducation prioritaire, sous forme de grèves animées par un collectif de syndiqués et de non-syndiqués « touche pas à ma Zone d'Education Populaire (ZEP) ». 

À la CGT, le syndicat de l'information et de la communication s’est distingué dès les débuts du mouvement contre la loi travail par des affiches combatives, comme celle contre les violences policières, qui fit alors grand bruit. 

La plupart des acteurs, des actrices et des participants du Front Social, vous avez pu les croiser place de la République dès les premières nuits du mois d'avril 2016. Certains d’entre eux avaient participé au meeting du 23 février 2016, qui accoucha de l’idée d’une Nuit Debout, que beaucoup souhaitaient rouge, à la suite de la manifestation du 31 mars 2016. Durant les premières semaines d’occupation de la place, c’est le collectif pour la convergence des luttes qui a assuré les nombreuses tâches qui ont permis à Nuit Debout de s’élancer et d’offrir l’espace au sein duquel nombre de commissions ont vu le jour. C’est ainsi qu’une commission pour la grève générale s’est progressivement formée. Elle organisa de nombreuses actions de soutien des noctambules de la place de la République aux travailleurs en lutte dans les gares, les universités, les entreprises et les hôpitaux. 

Aujourd’hui, nous retrouvons au Front Social les comités d’action qui se réunissaient à la Bourse du Travail de Paris, la commission pour l'action et la commission des quartiers populaires, qui finirent par se coordonner autour d’un pôle unique appelé Lutte Debout. Ce collectif était chargé de poser la question d'assemblées de luttes sur la place de la République à la fin de chaque manifestation. 

À la suite d’une assemblée organisée sur la place de la République le 28 avril 2016 autour de la question de comment construire la généralisation de la grève, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a été interpellé sur la nécessité de lancer une caisse de grève intersyndicale en mesure de soutenir un mouvement de grève générale.

Cette proposition resta sans suite jusqu’à ce que le syndicat de l'information et de la communication de la CGT lance une caisse de soutien qui rassembla pas moins de deux cent mille euros. Un véritable trésor de guerre qui fut distribué aux équipes combatives, quelles que soient leurs étiquettes. 

C’est donc aussi à travers la mise en pratique d’initiatives susceptibles de faire déborder la lutte des cadres traditionnels des organisations syndicales que Nuit Debout a contribué au mouvement contre la loi travail. Il est à noter qu’avec l’aide de la Confédération Nationale du Travail (CNT), une équipe sur la place lança aussi une modeste caisse de soutien aux grévistes et réprimés, qui finit par redistribuer plus de sept mille euros. Malgré le passage en force de la loi travail, c’est une véritable solidarité entre et avec les syndicats qui s’est nouée pendant cette bataille lors des manifestations et des nombreuses Nuits Debout de France. 

Au mois de mai 2016, les militants de la compagnie Jolie Môme, du SUD de la poste des Hauts de Seine, des comités d’action, du réseau intersyndical enseignant Emancipation, des représentants de la commission pour la grève générale, de la commission pour la convergence des luttes et de la commission pour l'action de Nuit Debout lancèrent une assemblée générale interprofessionnelle et inter luttes qui se réunit jusqu'au mois de septembre 2016 à la Bourse du Travail de Paris. Ces assemblées générales avaient pour but de rassembler des syndicalistes de différentes fédérations, des travailleurs titulaires et précaires, des usagers et tous ceux susceptibles de se retrouver dans une démarche d’auto-organisation en assemblées. Elles ont débouché sur de nombreuses actions solidaires, telles que le soutien aux différentes grèves qui démarraient un peu partout. 

Cette dynamique offrit un espace de dialogue pour tous ceux qui participaient au cortège de tête, qu'ils soient syndiqués ou autonomes, unis par la volonté de défiler en cortèges intersyndicaux et interprofessionnels locaux. Malgré la répression policière, cet espace a toujours défendu activement le droit de manifester librement et a donné naissance au Collectif Anti Répression qui, après avoir produit un tract sortez couverts, a été amené à contribuer au récent rapport d’Amnesty International et à écrire une lettre ouverte au préfet de police de Paris. 

Après la dernière manifestation intersyndicale contre la loi travail du 15 septembre 2016, l'assemblée générale interprofessionnelle proposa notamment de rejoindre Amiens le 11 janvier 2017. S’y retrouvèrent dix mille personnes venues de toute la France pour soutenir les Goodyear.

Dans cette entreprise menacée de licenciement collectif, une équipe combative incarnée par Mickaël Wamen organisa la résistance. La séquestration pacifique de cadres a été poursuivie en justice par l’entreprise et par l'état, celui-ci s’acharnant malgré l’abandon des poursuites par l’entreprise, ce qui aboutit en première instance à des peines de prison ferme. Ils ont finalement écopé de prison avec sursis en cour d’appel. Ne s’estimant pas assez soutenus par la CGT, ils avaient organisé une protestation nationale, avec constitution de comités de soutien partout en France, afin de ne pas laisser passer sans réaction cette manœuvre d’intimidation contre le mouvement syndical. 

Aujourd’hui, il semble que toutes les convergences et les solidarités  interprofessionnelles, intergénérationnelles et trans partisanes qui se sont construites un peu partout en France ont porté leurs fruits. Le Front Social se constitue dans plus d’une douzaine de villes, Bordeaux, Lille, Lisieux, Lorient, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Paris, Saint-Nazaire, Rouen, Toulouse et Tours, dans deux départements, Dordogne et Hauts de Seine, et il a construit des liens fraternels avec les luttes sociales et anticolonialistes en Guadeloupe. Au total, ce sont près de vingt collectifs pour le Front Social qui ont émergé en moins d’un mois. Ils se sont donné rendez-vous le Samedi 10 Juin 2017 à Paris pour une première rencontre nationale et le Lundi 19 Juin 2017 à 18 heures pour un rassemblement devant l'assemblée nationale. Lors de la rencontre nationale, les discussions se concentreront sur la riposte aux attaques du premier gouvernement d'Emmanuel Macron, la position commune et le fonctionnement interne du Front Social. 

Durant le mouvement du printemps 2016 contre la loi travail, aussi bien les meetings dans les universités que les échanges sur la place publique firent ressortir le besoin de trouver les chemins à suivre pour combiner des causes, des luttes et des espoirs qui demeuraient trop souvent  isolés les uns des autres. Par exemple, la question de l’environnement fut portée par la commission Écologie Debout, en lien avec la lutte contre le projet Europa City du triangle de Gonesse, le centre européen de déchets nucléaires à Bure et, bien évidement, celui de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, où est organisé un grand rassemblement les 8 et 9 Juillet 2017. Quand y résonna le chant des bâtons le 8 octobre 2016, le meeting de soutien regroupait l’ACIPA et des zadistes, mais également des représentants de la CGT de Vinci, depuis membre du Front Social, le collectif Urgence Notre Police Assassine (UNPA) et le collectif Ali Ziri. Les participants ont à cette occasion pu constater que les points de convergence étaient nombreux. C’est ainsi qu’un important cortège de la ZAD de Notre Dame Des Landes vint manifester à Paris le 19 mars 2017 à l’occasion de la marche pour la justice et la dignité organisée par les familles victimes des violences de l'état. 

À la réunion du Front Social deux mois plus tard, des représentants de la ZAD ont appelé à la construction d’une nouvelle force. Ainsi, c’est par l’articulation des luttes contre les diverses formes d’oppression qu’il semble possible de combattre efficacement Emmanuel Macron et son monde. 

Lors de la réunion du 16 mai 2017, a été évoquée la mise en place d’un collectif d’animation national. Cette décision reste à valider à l’occasion de la rencontre nationale du Samedi 10 Juin 2017. Il est également question de mettre en place un espace de travail numérique commun. Cependant, il n’est pas souhaitable que le Front Social engage la construction d’une organisation, ni même d’un mouvement uniforme. Il s’agit plutôt de faciliter la coordination de comités de lutte un peu partout en France. Se pose alors la question des stratégies de construction locale. À première vue, on est en droit d’espérer des compositions de forces qui dépasseront largement le milieu syndical. 

Outre le fait que la ZAD de Notre Dame Des Landes ait envoyé une délégation à la réunion du 16 mai 2017 à Paris, les différents collectifs du Front Social paraissent dès lors largement ouverts, tels celui de Saint-Nazaire qui regroupe des militants du SUD, de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), du Parti Communiste Français (PCF), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), du Mouvement de la France Insoumise (MFI), des participants de Nuit Debout, une association de défense des LGBT, des antifascistes et le comité de soutien à la ZAD de Notre Dame Des Landes. À Nancy, un Front Social local s’est créé à la suite d’une assemblée générale  de rue le 8 mai 2017. Il s’enracine au travers de plusieurs pratiques dont des cantines de rue, des manifestations et des assemblées générales de rue qui rassemblent aussi bien des organisations politiques et syndicales que des individus sans étiquette. 

Zones de solidarité populaire, articulation entre manifestations et assemblées de luttes, actions de blocages, marches-actions, cantines et fêtes de quartier, développement de nouvelles ZAD, alternatives écologistes, médias indépendants et alternatifs, toutes les modalités innovantes expérimentées l’an dernier vont certainement trouver au sein du Front Social un second souffle. La réunion francilienne qui s’est tenue Mercredi 7 Juin 2017 a confirmé la tendance du Front Social à s’ouvrir et à soutenir toutes sortes d’initiatives extérieures à l’action syndicale. 

La participation d’étudiants, de collectifs issus des quartiers populaires, de zadistes et de précaires indique que l’accent est mis sur la nécessité de construire et de renforcer les liens qui permettront à tous de produire des alternatives concrètes et solides au monde d'Emmanuel Macron. Héritage de Nuit Debout, les partis politiques ne sont pas admis au sein du front, afin d’éviter toute forme de concurrence interne destructrice et de permettre aux individus non-organisés d’agir en dehors des cadres classiques de la politique. 

En associant le développement de dynamiques très localisées avec l’émergence d’une force unitaire à l’échelle du pays, outre-mer compris, le Front Social ne se résume pas à la simple convergence des luttes qui a permis à Nuit Debout de s’élancer. Il est le fruit des enseignements du printemps 2016, la prise en compte du pouvoir de mobilisation des réseaux sociaux, la nécessité de dépasser les clivages partisans, une stratégie de communication basée sur la pédagogie, la réappropriation de l’espace public rural et citadin ainsi que la volonté de s’inscrire plutôt dans un effort de construction et de soutien aux initiatives locales que dans la simple opposition à la politique antisociale du gouvernement. C’est sans doute pour cette raison que dans de nombreuses localités, les Nuits Debout encore actives rejoignent un Front Social qui leur garantit indépendance et autonomie. 

À Paris, des participants à l'assemblée de coordination de la Nuit Debout de la place de la République ont relayé les appels au premier tour social dès le mois de février 2017, ils ont organisé quatre assemblées de lutte le 12 février, le 2 avril, le 16 avril et le 30 avril 2017 et ils ont publié un appel à l’émergence d’une campagne de résistance basée sur l’action locale. On pouvait ainsi y lire que « la solidarité contre la répression étatique doit être considérée comme un rempart composé de lieux de mobilisation communs à construire. Développons ces lieux, ramifions ces réseaux, unissons nos efforts contre les violences et les crimes de l'état et du système capitaliste et renforçons nos alternatives ». Depuis, un collectif pour une assemblée de lutte s’est créé sur Paris. 

L’objet de cette initiative, c'est de participer à la construction d’espaces communs qui permettraient aux forces sociales en lutte de se retrouver, d’échanger et d’agir ensemble. C'est de sortir de l’émiettement militant actuel. C'est de penser les initiatives posées par chacun en tenant compte du calendrier des autres. C'est d'investir les espaces existants, Front Social, nos droits contre leurs privilèges et Génération Ingouvernable, afin de renforcer notre capacité à faire largement et ensemble. C'est d'arriver à construire un cadre commun, pas nécessairement unique, qui nous permettrait de moins enchaîner les réunions dans les semaines, de mieux nous retrouver et d’investir davantage les différents luttes que nous menons et rencontrons. C'est de proscrire les journées où il y a vingt mille actions en même temps. 

Il s’agit également de contribuer à l’élaboration d’alternatives locales et de ponts entre Paris, ses quartiers populaires et sa banlieue, par l’organisation d’assemblées de rue, de fêtes de quartier et d’actions ciblées avec de nombreux collectifs et mouvements, dont le Front Social.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 19:06

 

 

http://www.leparisien.fr/aubervilliers-93300/logement-six-maires-convoques-au-tribunal-04-09-2017-7235127.php

 

Six maires convoqués au tribunal

 

Ils avaient pris des arrêtés contre les expulsions pour protéger les mal-logés. Ils sont convoqués devant le tribunal administratif Mercredi 6 Septembre 2017.

Le tribunal administratif de Montreuil doit se prononcer Mercredi 6 Septembre 2017 sur la suspension des arrêtés contre les expulsions pris par six maires du département de la Seine Saint Denis pour éviter que des familles entières ne se retrouvent sans solution de relogement. Le maire de Stains Azzedine Taïbi, le maire de La Courneuve Gilles Poux, le maire de Saint Denis Laurent Russier, la maire de Villetaneuse Carine Juste, la maire de Bondy Sylvine Thomassin et la maire d'Aubervilliers Meriem Derkaoui, sont convoqués pour une audience commune Mercredi 6 Septembre 2017 à 9 heures 30 du matin à la demande du préfet de Seine-Saint-Denis.

« L'état durcit sensiblement sa politique contre les personnes les plus en difficultés en multipliant les concours à la force publique, en rabotant les aides au logement et en laissant planer le doute sur le maintien de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (SRU) », alertent ces derniers, appelant dans un communiqué « la population à venir les soutenir massivement », Mercredi 6 Septembre 2017.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:45

 

 

http://www.leparisien.fr/paris-75018/paris-le-sos-du-centre-pour-migrants-menace-de-blocage-05-09-2017-7237527.php

 

Le centre pour migrants menacé de blocage

 

« Si nous n’avons pas de garanties de la part de l'état, nous n’ouvrirons pas Lundi 11 Septembre 2017 », l'ultimatum a le mérite de la clarté. Il est formulé Mardi 5 Septembre 2017 par la directrice générale adjointe d’Emmaüs Solidarité qui gère le centre de premier accueil pour migrants de la porte de la Chapelle, dans le dix-huitième arrondissement de Paris.

En cause, la diminution du nombre de places en Centre d'Hébergement d'Urgence (CHU) et en Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO) proposées chaque semaine par l'état pour reloger les quatre cent cinquante personnes accueillies en permanence dans le centre. « Il faut que nous ayons des réponses cette semaine, sinon nous ne pourrons pas continuer », martèle Aurélie el Hassak-Marzorati à l’Agence France Presse (AFP).

Joint par téléphone, le directeur général d’Emmaüs Solidarité se refuse à confirmer la menace mais reconnaît que le système risque d’être bloqué. « Nous étions à cent soixante dix orientations la semaine dernière. Or, il faudrait atteindre au moins cinquante sorties par jour, soit trois cent cinquante orientations par semaine, pour arriver à cinquante entrées par jour », nous confirme Bruno Morel. « Nous demandons à l'état une visibilité suffisante sur les jours et les semaines qui viennent », poursuit-il.

Car ces derniers mois, le centre de la Chapelle, ouvert au mois d'octobre 2016 et qui doit déménager sur un autre site le 31 mars 2018, tourne au ralenti, avec pour conséquence la formation de campements autour de la porte de la Chapelle. Une situation qui a conduit l'état à évacuer deux mille sept cent personnes le 7 juillet 2017 puis deux mille cinq cent personnes le 18 août 2017. Depuis, les abords du centre sont placés sous étroite surveillance policière, au grand dam des associations. La semaine dernière, l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Médecins Du Monde (MDM) dénonçait des distributions alimentaires entravées et un accès aux soins problématique.

Contacté, le ministère de l'intérieur n’a pas souhaité réagir. De son côté, la ville de Paris, à l’origine du centre de la Chapelle, explique comprendre les attentes d’Emmaüs Défi « qui fait un travail compliqué et qui a besoin de visibilité pour pouvoir remplir sa mission », déplorant au passage un système d’accueil des migrants sous-calibré dans son ensemble. « Nous ne doutons pas de la parole du chef de l'état de consacrer les moyens nécessaires pour régler les problèmes », conclut l'hôtel de ville de Paris.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 17:49

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/06/59af9fe5e2704eaf268b468b.html

 

Que s’est-il passé au parlement de Catalogne ?

Changement d'ordre du jour

Junts pel Si et la Candidature d’Unité Populaire (CUP) ont imposé l'inclusion dans l’ordre du jour de la séance plénière du parlement du débat et du vote en urgence de la loi de référendum et l'exemption des procédures pour son approbation.

Protestation des groupes d'opposition

Ciudadanos, le Parti Socialiste Catalan (PSC), le Parti Populaire Catalan (PPC) et Catalunya Sí Que es Pot (CSQP) ont fortement critiqué ce changement et la rapidité de l’approbation de la loi de déconnexion avec l'Espagne. Les partis ont eu deux heures pour élaborer des amendements et ils ne peuvent pas demander l'avis du conseil des garanties statutaires, comme cela se produit avec les autres lois.

La publication polémique de la loi dans le bulletin du parlement

Le secrétaire général du parlement, Xavier Muro, et l'avocat principal, Antoni Bayona, ont averti le bureau que le traitement de la loi de référendum et de la loi de transition juridique suppose de désobéir au Tribunal Constitutionnel. En fait, Xavier Muro a refusé de publier la proposition de loi de référendum dans le bulletin du parlement. Les groupes dénoncent que l'ordre de publication a été donné par Junts pel Si et qu’il n’a pas été donné par le secrétaire général du parlement, comme cela est prévu.

Bronca dans le vote

L'inclusion de la loi de référendum dans l'ordre du jour a dû être votée deux fois parce que certains mécanismes de vote des députés ont échoué. La proposition a été adoptée avec soixante douze voix pour, soixante voix contre et trois abstentions, au milieu des protestations de colère de divers partis d'opposition contre les décisions de la présidente du parlement Carme Forcadell. Le point sur l'exemption des procédures s'est poursuivi avec soixante neuf voix pour et seulement trois voix contre, puisque la majorité de l'opposition n'a pas voté lorsque Carme Forcadell a brusquement procédé au vote sur cette question malgré les protestations.

L'heure des amendements

La présidente du parlement n'a pas voulu suspendre la séance plénière, malgré l'insistance des groupes qui n'ont pas eu le temps d'élaborer et de présenter les amendements. Enfin, après les nombreuses protestations, Carme Forcadell a accepté de suspendre la séance plénière pendant une heure.

Que va faire le gouvernement de Mariano Rajoy ?

Mariano Rajoy a ordonné au procureur de l’état de demander au Tribunal Constitutionnel d'arrêter le traitement du projet de loi de référendum au parlement catalan et d'agir contre la présidente du parlement catalan, Carme Forcadell, pour la possible commission d'une infraction pénale, ainsi que contre les membres du bureau du parlement qui ont voté en faveur du traitement de ladite loi.

Que va faire le procureur général de Catalogne ?

Le procureur général de Catalogne a annoncé qu'il va déposer une plainte pour les délits de désobéissance et de préméditation contre les membres du bureau du parlement qui ont approuvé la mise à l’ordre du jour de la loi de référendum. La plainte sera présentée au Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC), devant lequel ils peuvent être poursuivis en tant que députés autonomes.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 19:25

 

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/09/05/dreamers-trump-brise-le-reve-des-jeunes-immigres-clandestins_1594362

 

Donald Trump brise le rêve des jeunes immigrés clandestins

 

Par Frédéric Autran

 

Mardi 5 Septembre 2017

 

Après des mois d'hésitation, le président américain a annoncé la fin du programme Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA), mis en place en 2012 par Barack Obama pour protéger les immigrés arrivés très jeunes aux Etats-Unis. C'est un choc pour les huit cent mille bénéficiaires.

Pour la première fois de sa présidence, Donald Trump, plutôt du genre à ne douter de rien et surtout pas de lui-même donne le sentiment de ne pas assumer pleinement l’une de ses décisions. En l’occurrence, celle, très controversée, de supprimer progressivement le programme DACA, mis en place à l’été 2012 par Barack Obama pour protéger les jeunes immigrés entrés illégalement aux Etats-Unis.

Signe du malaise que suscite chez lui ce sujet, Donald Trump a préféré ne pas annoncer lui-même l’abrogation du programme, dépêchant au front son ministre de la justice, Jeff Sessions, partisan d’une ligne dure en matière d’immigration. Dans une déclaration à la presse, non suivie de questions, Jeff Sessions a détaillé le plan de la Maison Blanche qui, en réalité, n’en est pas vraiment un puisqu’il renvoie la balle au congrès.

La fin du programme DACA, « un abus de pouvoir exécutif », sera effective dans six mois, le temps, a précisé Jeff Sessions, de laisser les parlementaires trouver une solution, « s’ils le décident ». Peu avant sur Twitter, Donald Trump avait confirmé sa volonté de laisser le congrès gérer le dossier, « congrès, prépare-toi à faire ton boulot ».

L’adoption sous six mois d’une réforme migratoire semble toutefois très hypothétique, tant démocrates et républicains s’écharpent sur ce sujet depuis des années. Le surnom des bénéficiaires du programme DACA, les dreamers fait d’ailleurs référence au Dream Act, un projet de loi régularisant définitivement ces jeunes immigrés. Déposé en 2001, il a végété pendant de longues années au Capitole avant de tomber aux oubliettes. Au mois de juin 2012, excédé par l’impasse parlementaire, Barack Obama avait décidé d’agir par décret pour offrir une protection temporaire à ces jeunes.

Pour bénéficier du programme DACA, les jeunes devaient remplir plusieurs conditions, avoir au moins quinze ans, être entré aux Etats-Unis avant 2007 et avant l’âge de seize ans, avoir un casier judiciaire vierge et être scolarisé ou, pour les plus âgés, avoir obtenu l’équivalent du baccalauréat ou avoir servi dans l’armée américaine. Selon le Migration Policy Institute, environ un million trois cent mille jeunes remplissent l’ensemble de ces critères.

Depuis 2012, près de huit cent mille d’entre eux ont accompli les démarches avec succès, obtenant un permis de séjour et de travail temporaire, renouvelable tous les deux ans. A compter du Mardi 5 Septembre 2017, aucune nouvelle demande de protection ne sera acceptée.

Une fois privés de cette protection légale, les dreamers retourneront à une vie de clandestinité. Et se retrouveront à nouveau sous la menace d’une expulsion, même si l’administration de Donald Trump assure que la priorité demeure d’expulser les immigrés condamnés par la justice.

« L’administration a toutes les informations à mon sujet, mon adresse et mes coordonnées », explique à Libération Adriana, vingt deux ans, qui vit à Dallas et qui redoute désormais d’être expulsée. « Je suis arrivée aux Etats-Unis à six ans et je ne connais rien du Mexique où je suis née. Mon mari est mexicain, nous avons quatre enfants de un à quatre ans et ils sont tous des citoyens américains. Je n’ai qu’une envie, les prendre dans mes bras et pleurer », ajoute la mère de famille qui préfère que son nom de famille reste anonyme. Selon une récente étude menée par un professeur de l’université de San Diego, les bénéficiaires du programme DACA avaient en moyenne six ans et demi lorsqu’ils sont arrivés sur le territoire américain, le plus souvent en compagnie de leurs parents.

Alessandra, vingt trois ans, est arrivée aux Etats-Unis à l’âge de sept ans, en compagnie de ses parents, de son frère et de sa sœur, aujourd’hui âgés de dix huit et de vingt ans. « Grâce au programme DACA, j’ai pu obtenir un emploi d’aide-soignante que j’adore. Ma sœur a pu obtenir un diplôme d’infirmière et mon frère est en train d’étudier à l’université pour devenir radiologue », témoigne la jeune mexicaine qui vit dans le Colorado. « La décision de Donald Trump affecte tous nos rêves, notre travail et notre futur. Elle décuple nos peurs », ajoute Alessandra, mère de deux enfants américains.

Au cours de sa campagne, désireux d’apparaître comme un apôtre de la tolérance zéro en matière d’immigration illégale, Donald Trump avait promis de mettre fin au programme DACA.

Une fois à la Maison Blanche, il a toutefois assoupli son discours. « Nous ferons preuve d’un grand coeur envers ces enfants absolument incroyables », répondait-il au mois de février 2017 à une question sur le programme DACA, reconnaissant qu’il s’agissait pour lui d’un sujet très difficile.

Pendant des mois, le milliardaire a été tiraillé entre les deux factions rivales au sein de la Maison Blanche. D’un côté, les partisans d’une ligne dure, son conseiller stratégique Steve Bannon, viré récemment mais toujours influent, Jeff Sessions et son conseiller Stephen Miller ont poussé Donald Trump à tenir sa promesse pour ne pas entamer son image d’extrême fermeté. De l’autre, le camp des modérés, sa fille Ivanka Trump, son gendre Jared Kushner et plus récemment son nouveau chef de cabinet John Kelly, a tenté de le convaincre de préserver le programme DACA, un programme soutenu par soixante quatre pour cent des américains selon un récent sondage de la chaîne de télévision National Broadcasting Company (NBC) News.

Ces dernières semaines et plus encore ces derniers jours, la pression s’est accentuée sur la Maison Blanche. Jeudi 31 Août 2017, des centaines de patrons, dont ceux d’Apple, de Facebook, de Google et de Microsoft, ont écrit à Donald Trump pour soutenir le programme DACA, mettant en garde le président contre les conséquences économiques de sa suppression. De nombreux élus démocrates et plusieurs figures républicaines, dont le président de la chambre des représentants, Paul Ryan, et le gouverneur de Floride, Rick Scott, ont également plaidé pour la clémence. A l’inverse, dès le mois de juin 2017, les procureurs de dix états républicains, menés par le procureur général du Texas, Ken Paxton, avaient promis de porter plainte contre l’administration de Donald Trump si le président n’annonçait pas avant le Mardi 5 Septembre 2017 le démantèlement du programme mis en place par Barack Obama. Au dernier jour de cet ultimatum, Donald Trump a donc cédé.

L’annonce de la suppression du programme a déclenché une avalanche de condamnations. « Dans une présidence qui est déjà la plus inhumaine des temps modernes, c’est la décision la plus cruelle prise jusqu’à présent par le président Donald Trump. Il inflige des souffrances aux enfants, il fait des ravages au sein des familles et il jette une grenade à des immigrés qui font partie de l’âme de notre nation. Le président est tombé un peu plus bas dans l’abject », a réagi dans un communiqué cinglant Steven Goldstein, directeur exécutif du centre Anne-Frank pour le respect mutuel, une organisation américaine de défense des droits de l’homme.

« Révoquer le programme DACA est peut-être la chose la plus cruelle et insensible qu’un président ait jamais faite. C'est l'exact opposé de ce qui fait l’Amérique », a commenté sur Twitter le sénateur démocrate de Pennsylvanie, Daylin Leach. D’autres, comme l’ancien porte-parole d’Hillary Clinton, Brian Fallon, ont préféré mettre en avant l’exemple d’Alonso Guillen, un dreamer du Texas de trente et un ans, mort noyé la semaine dernière en tentant de sauver des victimes de l’ouragan Harvey.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 18:55

 

 

Donald Trump supprime le programme protégeant les dreamers (Reuters)

 

Le ministre américain de la justice, Jeff Sessions, a annoncé Mardi 5 Septembre 2017 la suppression du programme de protection des jeunes migrants clandestins qui avait été mis en place par Barack Obama en 2012.

Ce programme appelé Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) empêchait l'expulsion de près de huit cent mille personnes arrivées illégalement en tant qu'enfants sur le territoire américain.

« Je suis ici pour annoncer que le programme DACA, mis en oeuvre sous l'administration de Barack Obama, est en cours d'abrogation », a dit le ministre de la justice aux journalistes à Washington, en ajoutant que le congrès disposerait de six mois pour trouver une autre solution au programme DACA.

« Nous ne pouvons pas accepter tous ceux qui aimeraient venir ici, c'est aussi simple que cela », a dit Jeff Sessions.

Le programme DACA est depuis longtemps la cible des conservateurs américains, lesquels avancent que l'immigration illégale fait perdre des emplois aux américains.

Les réactions critiques à l'annonce de son démantèlement ne se sont pas fait attendre.

Nancy Pelosi, leader du groupe démocrate à la chambre des représentants, a estimé que la décision sur le DACA relevait « d’un acte profondément honteux de lâcheté politique ».

Chuck Schumer, leader de la minorité démocrate au sénat, a annoncé que les démocrates allaient s'employer à empêcher que cette « décision terriblement mauvaise de Donald Trump ne devienne réalité ».

Quant au sénateur républicain John Mac Cain, il ne mâche pas non plus ses mots, parlant d'une « approche mauvaise de la politique migratoire ».

Les défenseurs du programme, dont de grandes entreprises comme Microsoft ou Facebook, assurent en revanche que les dreamers, surnom donné à ces jeunes migrants, ont grandi et ont été éduqués aux Etats-Unis, qu’ils sont intégrés à la société américaine et qu’ils sont une chance pour l'économie du pays.

Le procureur général de l’état de Washington, Bob Ferguson, a promis « d’utiliser tous les moyens juridiques » à sa disposition pour « défendre les milliers de dreamers de l’état de Washington. Le gouverneur de l’état de New York, Andrew Cuomo, et le procureur général de l’état de New York, Eric Schneidermann, ont également promis une action en justice contre la suppression du programme DACA.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 18:41

 

 

Les forces gouvernementales ont brisé l'encerclement de Daïr al Zour (Reuters)

 

Les forces gouvernementales syriennes lancées dans une contre-offensive à Daïr al Zour, dans l'est du pays, ont brisé l'encerclement de la ville par les djihadistes du groupe Etat Islamique et elles ont opéré Mardi 5 Septembre 2017 leur jonction avec des unités jusqu'alors assiégées, a annoncé l'armée de Damas.

La progression dans le secteur de Daïr al Zour, ville des bords de l'Euphrate qui était naguère au coeur de l'industrie pétrolière syrienne, est une victoire de taille pour le président Bachar al Assad face à l'Etat Islamique, obtenue avec le soutien de l'aviation russe. Daïr al Zour était coupé du reste des zones sous le contrôle du régime syrien depuis 2013.

L'Etat Islamique tient encore la moitié de la ville de Daïr al Zour ainsi qu'une bonne partie de la province du même nom.

« Nos forces armées et leurs alliés, appuyées par l'aviation syrienne et russe, sont parvenues à la deuxième phase de leurs opérations dans le désert syrien. Elles ont réussi à briser le siège », a déclaré l'armée syrienne.

L'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a confirmé que des troupes syriennes avaient opéré leur jonction avec des unités assiégées.

A Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a parlé de combats de rue en cours à l'intérieur de Daïr al Zour et il a indiqué que Vladimir Poutine avait adressé un télégramme à Bachar al Assad afin de le féliciter pour cette victoire stratégique contre l’Etat Islamique.

La télévision officielle syrienne a montré des images de soldats poussant des acclamations près de la caserne de la garnison.

Selon l'OSDH, une base aérienne militaire et trois quartiers de la ville sont toujours assiégés par les djihadistes de l'Etat Islamique et des affrontements font rage dans la ville.

Le gouverneur de la ville, Mohamed Ibrahim Samra, a déclaré à Reuters que l'armée syrienne progressait en direction de la base aérienne assiégée.

« Les forces syriennes ont commencé à lever le siège », a-t-il dit.

Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), environ quatre vingt treize mille personnes vivaient dans des conditions extrêmement difficiles dans le périmètre assiégé, qui englobe la moitié de la ville ainsi que le camp militaire de la cent-trente-septième brigade et l'aéroport et qui n'a pu être ravitaillé que par des largages aériens.

Moscou a annoncé Mardi 5 Septembre 2017 que des missiles de croisière avaient été lancés contre des cibles du groupe Etat Islamique dans le secteur. Tirés depuis la frégate Amiral Essen, qui croise en Méditerranée, les missiles de type Kalibr ont détruit des postes de commandement, des postes de communications, des dépôts de munitions et un garage, a précisé le ministère russe de la défense.

Un groupe de combattants de l'Etat Islamique, originaires de Russie et d'autres pays issus de l’union soviétique, a également été visé par ces frappes, précise le ministère.

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