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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:45

 

RAPPORT DEVANT LE CONSEIL NATIONAL DU PCF

 

Pascal Savoldelli faisait un très long rapport de quinze pages devant le conseil national du Parti Communiste Français (PCF) du Jeudi 11 Mai 2017 relatif à l’actuelle situation politique française.

 

Vous trouverez ci-dessous les raisons, de son point de vue, de l’échec des négociations entre le PCF et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) dans le cadre de la campagne électorale pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

 

Le rapport est disponible en totalité si vous consultez le site internet national officiel du PCF à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.pcf.fr/sites/default/files/rapport_cn_11_mai_2017_p._savoldelli.pdf

 

RAPPORT DEVANT LE CONSEIL NATIONAL DU JEUDI 11 MAI 2017

 

Par Pascal Savoldelli

 

À ce stade de mon introduction, je me dois de vous donner des éléments sur le Mouvement de la France Insoumise (MFI) et nos relations ces dernières semaines.

Avec la naissance et le développement du MFI, nous sommes en présence d’une force et d'une organisation politique d’un type nouveau.

De toute évidence, cette force ne peut pas être confondue avec les sept millions d’électeurs qui ont voté pour Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles. Comme tous les électorats, celui-ci n’appartient à personne, il est composite car étant l’addition de l’électorat du Front De Gauche (FDG), de vingt quatre pour cent de celui de François Hollande en 2012, de trente huit pour cent des électeurs écologistes et de jeunes primo électeurs. Comme tous les électorats, il peut être volatile et peu docile aux consignes de vote d’une organisation politique. La différence assez nette entre le vote des électeurs de Jean Luc Mélenchon au deuxième tour des élections présidentielles et le résultat de la consultation des militants du MFI sur le deuxième tour, le démontre.

Le MFI n’est pas non plus une simple évolution ou transformation du Parti de Gauche.

Comme pour la République En Marche (REM), le MFI s’est constituée autour d’une plate-forme internet basée sur la transposition au domaine des campagnes électorales des techniques marketings de gestion de la relation client qui transforme le client en promoteur et militant de la marque. C’est autour de ce type de plate forme que ce sont construites les campagnes de Barack Obama, de Donald Trump, de Bernie Sanders et d’autres. Si ce sont des outils centralisés de mobilisations militantes et de campagne extrêmement efficaces et pertinents, ils ne règlent ni la pérennité, ni la vie démocratique d’une organisation.

Ainsi il s’agit d’une organisation horizontale, de part le quadrillage du territoire par de multiples groupes d’appui, mais en réalité inséré dans un fonctionnement très vertical, puisque l’essentiel de la communication, des éléments de langage, des mots d’ordre et des choix politiques cruciaux est centralisé sur un petit noyau dirigeant autour de Jean-Luc Mélenchon.

Comme l’a montré la consultation interne sur le deuxième tour, cette organisation ne pratique pas la délibération et a une vie démocratique simplifiée. C’est une organisation basée sur une base de données de contacts et la mise en mouvement sur des campagnes, avec des degrés très divers d’engagement de ces contacts, allant de la réception d’information au don financier, à la distribution de tract, à la participation à des portes à portes et à la chasse en meute sur les réseaux sociaux.

Le MFI n’est un parti au sens classique du terme, mais une multitude d’individus sincères et désintéressés, au sens de Toni Négri, un petit noyau dirigeant centralisant tous les pouvoirs.

Ce type d’organisation est extrêmement efficace et réactif dans une campagne présidentielle à la française centrée sur un leader. Elle est très prisée par les médias et les réseaux sociaux qui sont devenus la première source d’information des jeunes entre dix huit et vingt cinq ans et leur principal lieu de politisation.

Sur le plan de l’orientation politique, le MFI revendique son refus de toute référence à la gauche, préférant à cette notion politique historiquement structurante, la notion exclusive et sublimée de peuple.

Le MFI se revendique ostensiblement de l'essentialisme du peuple en omettant les rapports de classe.

La nature et le fonctionnement particulier du MFI a été une difficulté qui s’est ajoutée aux difficultés politiques de fond que nous avons eu avec eux sur la question des élections législatives.

Sans revenir sur tout ce qu’a énoncé Pierre Laurent dans sa lettre aux adhérents concernant les négociations sur les élections législatives, je voudrais aborder les questions saillantes qui ont conduit à ce jour à leurs avortements. D’abord, le potentiel ouvert par le résultat de Jean Luc Mélenchon le Dimanche 23 Avril 2017 nous a conduit à faire une offre de rassemblement maximum de la gauche de transformation sociale, sous une bannière commune et respectueuse de chacun, afin de se donner les moyens de gagner un maximum de députés dans les deux cent douze circonscription où la gauche de transformation sociale était en tête au premier tour des élections présidentielles.

Le MFI nous a immédiatement répondu qu’un tel rassemblement ne pouvait avoir lieu qu’à l’intérieur du MFI, c'est à dire en signant leur charte adoptant leur matériel et leur programme. Ce qui était inacceptable, tant pour notre parti que pour Europe Ecologie Les Verts (EELV), République et Socialisme ou Ensemble. Pas d'union sans fusion, nous ne sommes pas biodégradables.

Dans un deuxième temps, tout en maintenant notre offre, nous avons accepté de discuter sur un nombre restreint de circonscriptions dites gagnables. Notre objectif étant le rassemblement sur des candidatures communes sur ces circonscriptions, afin de faire élire un maximum de députés et de pouvoir former un groupe le plus important possible à l'assemblée nationale. A cela, le MFI nous a répondu que son objectif politique n’était pas territorial, il était avant tout de faire élire quelques dirigeants et que pour cela il n’envisageait que des retraits réciproques avec le PCF.

Finalement, au lieu d’avoir une discussion nationale sur les circonscriptions où les uns et les autres étaient objectivement les mieux placés pour l’emporter, le MFI a focalisé la discussion sur des circonscriptions dites « prioritaires pour nous » comme Montreuil, Grigny et Ivry, où l’empreinte communiste sur le vote pour Jean Luc Mélenchon est indiscutable et essentiel à ses yeux.

Le MFI en a fait à la fois des points non négociables, qui ne pouvaient pas être sortis de la négociation, ni faire l’objet de circonscription de substitution permettant l’élection des dirigeants concernés du MFI. C’est ce qui in fine a conduit à la situation que nous connaissons.

La dernière proposition que nous avons formulée Mardi 9 Mai 2017, après décision collective du Comité Exécutif National (CEN) fut celle de trouver un accord sur une cinquantaine de circonscriptions dans lesquelles il y a un fort risque du Front National, en vain.

Vous le voyez, les négociations nationales ont échoué sur une forte divergence sur les objectifs politiques poursuivis. D’un côté le développement et l’enracinement du MFI sur des territoires d’implantation et de force du PCF, d'autre part notre volonté poursuivie de rassembler toute la gauche de transformation sociale afin de garder et gagner des députés. Néanmoins, il nous appartient de créer toutes les conditions d'un dialogue public local et départemental afin de ne pas envenimer nos relations devant les populations et de poser avec les citoyens la question du ou de la candidate maximum de rassemblement.

Le dépôt des candidatures va se dérouler entre le Lundi 15 Mai et le Vendredi 19 Mai 2017.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:04

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN18909V-OFRTP?sp=true

 

Fin de crise en vue entre le Mouvement Démocrate et la République En Marche (Reuters)

 

Le président du Mouvement Démocrate (MODEM), François Bayrou, a annoncé Vendredi 12 Mai 2017 un projet d'accord solide et équilibré avec la République En Marche (REM), le mouvement d'Emmanuel Macron, sur les investitures pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017, à l'issue d'un bureau politique de crise de sa formation qui a duré huit heures.

« Je considère que nous avons progressé et que nous avons abouti à un accord qui apparaît solide et équilibré, qui n’est pas achevé, parce que les équipes de la REM nous ont demandé d’attendre Samedi 13 Mai 2017 pour la réponse », a-t-il déclaré.

« Nous souhaitons, et c’était le cadre de notre accord, qu’il y ait une majorité dont le point d’équilibre soit central, au centre. Et pas une majorité qui se décentrerait d’un côté ou de l’autre », a-t-il ajouté devant la presse.

Cinq jours après l'élection d'Emmanuel Macron, l'alliance conclue entre la REM et le MODEM tanguait sous le poids des critiques des centristes, qui s'estimaient mal représentés dans les investitures rendues publiques Jeudi 11 Mai 2017.

Le secrétaire général de la REM, Richard Ferrand, avait dévoilé les noms des quatre cent vingt huit candidats qui concourront sous les couleurs du mouvement le Dimanche 11 Juin 2017. Parmi ces candidats, vingt quatre étaient des députés sortants, essentiellement des socialistes et soutiens de la première heure d'Emmanuel Macron.

« C'est une opération de recyclage du Parti Socialiste. C’est la grande lessiveuse », avait dit Jeudi 11 Mai 2017 François Bayrou, dans l’Observateur, prévenant qu'il ne « laisserait pas faire cela ».

Selon le président du MODEM, seuls trente cinq candidats de son mouvement avaient été investis, au lieu des cent vingt qu’on lui aurait promis lors de la conclusion de l'alliance avec Emmanuel Macron.

« Quand j’ai apporté mon soutien à Emmanuel Macron, il était à dix huit pour cent », a souligné le maire de Pau, « nous l’avons fait élire ».

Jeudi 11 Mai 2017, l'équipe d'Emmanuel Macron, par exemple par l'annonce de candidats qui n'avaient pas donné leur accord, s'est efforcée d'éteindre la polémique, soulignant qu'il restait une marge de manoeuvre.

Hostile à tout « accord d'appareil », Emmanuel Macron, qui souhaite faire de la « politique autrement », a fait une exception pour le MODEM avec lequel il a conclu une alliance au mois de février 2017.

Mais François Bayrou a indiqué que le travail qui avait alors été effectué avait été « complètement défait en quelques minutes alors que nous étions arrivés à un équilibre qui ressemble à ce que nous pourrions trouver aujourd’hui. Heureusement, la raison l’a emporté. Je pense qu’Emmanuel Macron a expliqué à un certain nombre des cadres qui l’entourent que ce n’était pas l’accord que nous avions trouvé ».

Le conseiller en communication de François Hollande à l'Elysée, Gaspard Gantzer, investi Jeudi 11 Mai 2017 par la REM en Bretagne et qui a annoncé Vendredi 12 Mai 2017 avoir renoncé à cette proposition, a ainsi été remplacé par une candidate du MODEM, Laurence Maillart-Méhaignerie.

L'enjeu est de taille pour le nouveau président, qui est parvenu à être élu en rassemblant au-delà des partis traditionnels et qui doit transformer cette victoire en majorité afin de mettre en oeuvre son programme de réformes.

Le mouvement a laissé provisoirement sans titulaire cent quarante huit circonscriptions dans l'espoir notamment de nouveaux ralliements, en particulier d'élus de la droite et du centre, qui pourraient se décider après la nomination d'un premier ministre issu de leur rang.

Un appel du pied qui n'est pas du goût de Christian Jacob, chef de file des députés des Républicains à l’assemblée nationale, qui a dénoncé une attitude déplorable.

« L'attitude déplorable de sommer des candidats de choisir rapidement et de rejoindre le camp d’Emmanuel Macron en courant, c'est une attitude, passez-moi l'expression, de petit politicard », a-t-il déclaré.

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:35

 

Manifestations en Russie pour demander le départ de Vladimir Poutine (Reuters)

 

Quelques centaines de manifestants antigouvernementaux se sont rassemblés dans le calme Samedi 29 Avril 2017 à Moscou, face à une impressionnante présence policière, pour demander la démission du président Vladimir Poutine.

 

Des rassemblements similaires, tous organisés par le mouvement Russie Ouverte, ont eu lieu dans plusieurs autres villes du pays.

 

Derrière le slogan « on en a marre de lui », ces manifestations ont pris la forme d'une distribution de pétitions demandant le départ du chef du Kremlin, qui devrait selon toute vraisemblance briguer un nouveau mandat en mars prochain.

 

D'après l'agence de presse Interfax, la manifestation de Moscou a rassemblé deux cent cinquante personnes, le double, selon Maria Baronova, une militante de Russie Ouverte, un mouvement fondé par Mikhaïl Khodorkovsky.

 

Après avoir été la première fortune de Russie, cet homme d'affaires a été emprisonné pendant dix ans pour fraude fiscale avant d'être gracié par Vladimir Poutine en 2013.

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:24

 

https://npa2009.org/actualite/international/legislatives-en-algerie-abstention-et-climat-de-fin-de-regne

 

Elections législatives en Algérie, abstention et climat de fin de règne

 

Par Nadir Haddad

 

Mardi 9 mai 2017

 

Avec un taux de participation officiel de trente huit pour cent, contre quarante trois pour cent en 2012 et trente cinq pour cent en 2007, lors des élections législatives du Jeudi 4 Mai 2017, l’attitude des algériens qui tournent le dos aux enjeux électoraux se confirme et semble s’installer dans la durée.

Ceci dénote l’écart grandissant entre les dirigeants politiques au pouvoir et les représentants politiques des partis qui s’y opposent.

Cette position s’explique par les fraudes répétées et récurrentes et des discours politiques ternes et sans perspectives, mais surtout sans de véritables alternances, ne serait ce qu’au niveau des forces sociales et politiques structurant le pouvoir.

En effet, aujourd’hui encore le Front de Libération Nationale (FLN), le parti de l'état algérien, selon les propos de son secrétaire général, arrive en première position avec cent soixante quatre sièges, dont cinquante femmes, sur les quatre cent soixante deux places de l’Assemblée Populaire Nationale (APN). Même s’il a régressé de cinquante sept sièges par rapport aux dernières élections, perdant ainsi la majorité absolue, il reste celui qui occupe l’éternelle première place. Il est suivi de près par le deuxième parti présidentiel, le Rassemblement National Démocratique (RND), avec quatre vingt dix sept sièges, dont trente deux femmes. Celui-ci gagne vingt sept sièges par rapport à 2012.

Les islamistes, fragmentés, ont réussi à se placer comme troisième force politique dans une alliance autour du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), loin des deux premiers, avec trente trois sièges, dont six femmes. Il faut noter que la présence de femmes est liée à la loi électorale, qui oblige les partis à présenter un pourcentage de femmes et à occuper, le cas échéant, la ­deuxième place sur chaque liste.

Les perdants sont surtout les ­démocrates du Front des Forces Socialistes (FFS) avec quatorze sièges, du Parti des Travailleurs d'Algérie (PTA) avec onze sièges et du Rassemblement pour la Culture et pour la Démocratie (RCD) avec huit sièges. Le FFS perd sept sièges, le PTA perd six sièges et le troisième n’avait pas d’élus dans la précédente assemblée.

Passage en force des partis au pouvoir et de l’oligarchie

Au-delà de ces forces politiques qui structurent le paysage politique algérien, une constellation de partis et d’indépendants totalisent une cinquantaine de députés, ce qui donne l’impression d’un équilibre et d’une représentation des diverses tendance de la société.

En réalité, nous assistons plutôt à une reconfiguration du rapport de forces en faveur du FLN et du RND qui se réclament du programme présidentiel. Ils n’ont même pas besoin de forces d’appoint pour constituer leur domination sur le parlement. Ce nouveau rapport de forces est aussi l’expression d’un passage en force d’une oligarchie de plus en plus présente dans l’espace social algérien. Si jusqu’à présent, celle-ci a acquis pignon sur rue au niveau médiatique, elle est aujourd’hui en quête d’une expression politique pour asseoir sa domination sur le pouvoir.

Le patronat algérien est en effet de plus en plus impliqué dans la vie politique du pays. Les élections législatives représentent une occasion pour ces hommes d’affaires d’asseoir un peu plus leur influence au plus haut niveau. Parmi les têtes de liste du FLN à Tizi Ouzou, on retrouve le frère aîné du patron du forum des chefs d’entreprise. On trouve aussi le patron du groupe Semoulerie Industrielle de la Mitidja à la tête de la liste du RND à Blida, comme le patron du groupe Condor d'électronique et d'électroménager à la tête de la liste du RND à Bordj Bou Arreridj, ville des hauts plateaux, ou encore la nièce du patron milliardaire du groupe Cevital Issad Rebrab en tête de la liste du parti islamiste Tajamou Amal al Jazaïr (TAJ) à Tunis. Et la liste est longue, avec des patrons présents dans pratiquement toutes les listes des partis en course pour ces législatives.

Dans l’immédiat, il y a derrière ce nouveau rapport de forces un autre enjeu, la préparation des élections présidentielles de 2019, sachant que cette présidence pourrait vite devenir vacante vu la maladie d'Abdelaziz Bouteflika. Le FLN et le RND s’assurent ainsi d’être les seuls à définir les règles du jeu de cette importante échéance.

L’abstention, entre protestation et résignation

Cette offensive des partis du pouvoir et de l’oligarchie est facilitée, il faut le noter, par la grande abstention. Le sens que prend cette large abstention oscille entre une attitude de protestation passive et une résignation. Il y a dans cette sorte d’atonie l’effet de la situation internationale, une sorte de contre-modèle syrien ou libyen, avec une peur du chaos qui pourrait s’installer.

Pourtant, et en parallèle, il y a de nombreuses grèves et mouvements de contestation, mais sans traduction politique. C’est ce mouvement qu’a tenté de prolonger la liste du Parti Socialiste des Travailleurs (PST), par une expression politique sur un programme démocratique, anti­libéral et anti-impérialiste, conscient qu’un changement politique ne se fait pas par une élection à froid et convaincu qu’une victoire électorale ne peut être que le produit d’une montée en puissance des mobilisations sociales.

Mais, contraints par la nouvelle loi qui obligent les partis n’ayant pas obtenu plus de quatre pour cent des voix lors des élections précédentes à rassembler un certain nombre de signatures dans les quarante huit wilayas du pays et dépassés par les exigences financières et contraintes administratives qu’exige ce genre de travail, les militants du PST ont mené campagne et marqué leur présence dans la wilaya de Béjaïa. Ils se sont adressés à celles et ceux qui luttent et continuent à se battre, même s’ils savaient qu’ils nageaient à contre-courant d’une vague abstentionniste, y compris parmi les plus proches.

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 16:47

 

Donald Trump veut enquêter sur l'intégrité de l’élection présidentielle américaine (Reuters)

 

Donald Trump a signé Jeudi 11 Mai 2017 un décret présidentiel créant une commission chargée de faire la lumière sur l'intégrité du système électoral aux Etats-Unis, rapporte la Maison Blanche.

 

Cette commission présidentielle sur l'intégrité électorale sera présidée par le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, croit savoir American Broadcasting Company (ABC) News.

 

L'objectif sera d'examiner les vulnérabilités potentielles des différents systèmes de vote en vigueur dans le pays et leurs conséquences éventuelles en terme de « vote inexact, d'inscriptions frauduleuses sur les listes électorales et de fraude électorale », a expliqué un responsable du gouvernement.

 

Dans la foulée de sa victoire à l'élection présidentielle du 8 novembre 2016, Donald Trump a affirmé que la fraude électorale expliquait pourquoi sa rivale démocrate, Hillary Clinton, l'a devancé de près de trois millions de voix au niveau du vote populaire.

 

Cet écart, compte tenu du système en vigueur aux Etats-Unis, n'a pas empêché le républicain d'obtenir la majorité du collège électoral, dont les cinq cent trente huit grands électeurs sont désignés état par état, et de devenir le quarante cinquième président des Etats-Unis.

 

Ni Donald Trump ni son équipe n'ont fourni depuis la moindre preuve de ces allégations de fraude.

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 16:37

 

http://www.emancipation.fr/spip.php?article1556

 

http://www.questionsdeclasses.org/?SAUVEGARDER-L-EDMP

 

Sauvegarder l'Elaboration et la Diffusion de Matériel Pédagogique (EDMP)

 

Refuser ces temps de tous les risques

 

Par François Spinner

 

Lundi Premier Mai 2017

 

Les mobilisations récentes, la loi travail, touche pas à ma Zone d'Education Prioritaire (ZEP), la Syrie et les migrants, ont encore montré le rôle essentiel de l’EDMP, impasse Crozatier, dans le douzième arrondissement de Paris.

 

L’EDMP, c’est depuis quarante ans un lieu précieux d’éducation populaire, d’échanges, de résistance et de pratiques alternatives comme il en existe peu.

 

Riche de son projet coopératif, de la grande diversité des orientations politiques et des champs d’activité des personnes et des groupes qui concourent à ce projet ainsi que de la localisation centrale de son vaste local, l’EDMP est inscrite dans l’histoire parisienne et nationale des mouvements sociaux.

 

Son comité de gestion est représentatif de toute cette diversité, librairie, édition d’ouvrages et revues, syndicalisme de transformation sociale, défense des précaires, des sans papiers et des réprimés et réflexion et débats sur les alternatives sociales, politiques et de consommation et de pratiques corporelles. Ce comité de gestion est le garant du projet coopératif entre deux assemblées générales des coopérateurs. Il apporte son soutien aux collectifs de luttes et aux assemblées générales des mouvements unitaires.

 

Ces atouts de l’EDMP en font un pôle important d’échanges, de réflexions collectives et de résistance vis-à-vis des politiques d’inégalité, d’insécurité sociale, d’individualisme forcené, d’exclusion et de répression. Au moment où ces politiques permises par les reniements du pouvoir sortant servent de marchepied aux surenchères réactionnaires et fascisantes, l’EDMP promeut un projet collectif de lutte contre tous les racismes et les exclusions, appuyé sur des pratiques et des expérimentations de solutions alternatives pour une société solidaire et autogestionnaire.

 

Encore faut-il que l’EDMP puisse conserver son local.

 

Les propriétaires veulent l’en expulser par voie de justice, à défaut de pouvoir le louer beaucoup plus cher.

 

Au moment où les lieux alternatifs sont systématiquement menacés, comme par exemple la Parole Errante à Montreuil et l’Attiéké à Saint-Denis, le comité de gestion a décidé de tout faire pour sauver celui dont il a la responsabilité, l’EDMP. Soit en l’achetant, soit en payant un loyer plus important avec un bail permettant beaucoup plus d’activités dans ce local.

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:56

 

Il n’y aura pas de candidat du mouvement d’Emmanuel Macron au premier tour des élections législatives contre Manuel Valls (Reuters)

 

La République En Marche (REM), le parti du président élu Emmanuel Macron, a refusé d'investir Manuel Valls pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017, mais il ne présentera pas de candidat face à lui, a annoncé, Jeudi 11 Mai 2017, le secrétaire général de la formation.

« Nous n'investissons pas Manuel Valls », a déclaré Richard Ferrand lors d'une conférence de presse, en réponse à la demande de l'ancien premier ministre socialiste de représenter le mouvement du nouveau président à Evry, la circonscription du département de l'Essonne où il brigue un nouveau mandat.

Pour expliquer ce refus, Richard Ferrand a dit que Manuel Valls ne remplissait pas les critères requis, mais qu'il constituait toutefois un cas particulier.

« Nous ne bougerons pas nos critères, il n’y aura pas de passe-droit et de traitement particulier, ce sera la même règle pour tous », a-t-il dit, « mais nous prenons acte de cette singularité d'un premier ministre qui a été en poste ces dernières et nous ne cherchons pas à mener querelle à tel ou tel ».

Il a confirmé qu'Emmanuel Macron avait été appelé à arbitrer sur le cas de l'ancien premier ministre.

« Effectivement, sur quelques cas, son avis a été requis », a-t-il déclaré en réponse à une question sur Manuel Valls.

Toujours membre du Parti Socialiste, Manuel Valls a engagé un cavalier seul après sa défaite face à Benoît Hamon à l’élection primaire de la gauche, appelant à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour des élections présidentielles.

Après la victoire de ce dernier dans la course à l'Elysée, le député sortant de l'Essonne a dit son souhait de rejoindre son parti, s'attirant les foudres de nombreux socialistes.

Son cas est examiné par la commission des conflits du Parti Socialiste, qui a présenté en début de semaine une liste de plus de quatre cent candidats en vue du premier tour des élections législatives dans laquelle la circonscription de Manuel Valls figure pour l'instant en blanc.

Interrogé Jeudi 11 Mai 2017 sur BFM Télévision, Manuel Valls a dit son souhait de mener campagne au nom du progrès et de la majorité présidentielle.

« Les gens me connaissent, ils connaissent mes engagements et ils savent que je soutiens le président de la république qui vient d'être élu et que je suis dans la majorité », a dit l'ancien premier ministre.

« Je suis déterminé à porter les couleurs qui sont celles du progrès et de la république et je serai de toutes façons engagé dans la majorité présidentielle », a-t-il ajouté.

Les desiderata de Manuel Valls ont été accueillis avec froideur par la REM où certains refusent d'être associés à la politique menée par l'ancien premier ministre de François Hollande entre le mois d'avril 2014 et le mois de décembre 2016.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:40

 

Le mouvement d’Emmanuel Macron présente quatre cent vingt huit candidats et tend la main à la droite (Reuters)

 

Le mouvement d'Emmanuel Macron a présenté, Jeudi 11 Mai 2017, quatre cent vingt huit investitures pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017, laissant pour l'instant sans candidat les circonscriptions restantes dans l'espoir de nouveaux ralliements, notamment à droite.

Parmi ces candidats, il y a cinquante pour cent de femmes, cinquante deux pour cent sont issus de la société civile et vingt quatre sont des députés sortants, tous socialistes, a précisé le secrétaire général de la République En Marche (REM), Richard Ferrand, lors d'une conférence de presse.

Il ajouté que le mouvement ne présenterait personne contre Manuel Valls dans la circonscription de l'ancien premier ministre socialiste à Evry, dans le département de l’Essonne, même si celui-ci ne remplit pas les critères pour être investi.

Il resterait donc a priori cent quarante huit circonscriptions à pourvoir, sur un total de cinq cent soixante dix sept circonscriptions, moins celle de Manuel Valls, ce qui laisse « des espaces de rassemblement disponibles », a-t-il souligné.

« Nous avons le sentiment que nous allons avoir un nombre croissant de personnalités candidates et candidats qui vont souhaiter rejoindre la REM, donc nous leur laissons le temps jusqu’au Mercredi 17 Mai 2017 de prendre cette position », a dit Richard Ferrand, « à défaut, bien entendu, nous présenterions des candidats ».

La REM ne présente pour l'instant personne dans les circonscriptions de personnalités des Républicains comme Edouard Philippe, dont le nom circule pour le poste de premier ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet, Thierry Solère, Benoist Apparu, Gilles Boyer ou Arnaud Robinet.

Les protégés de Xavier Bertrand et de Christian Estrosi, qui ont eux aussi appelé à faire du quinquennat d'Emmanuel Macron un succès, n'ont pas non plus de concurrence pour l'instant.

Emmanuel Macron devrait annoncer le nom de son premier ministre dans la foulée de la passation de pouvoir avec François Hollande, qui aura lieu Dimanche 14 Mai 2017 à 10 heures du matin à l'Elysée.

« Nous avons l'objectif de bâtir une majorité de changement et donc d’obtenir pour le groupe parlementaire de la REM une majorité absolue à l’assemblée nationale », a dit Richard Ferrand.

Il a précisé que quatre vingt treize pour cent des candidats avaient actuellement une activité professionnelle et que leur âge moyen était de quarante six ans.

Le processus de sélection a été « d’une rigueur, d’une objectivité et d’une impartialité sans précédent sous la cinquième république », a-t-il dit, ces investitures signant « le retour définitif des citoyens au coeur de notre vie politique ».

Selon lui, « dix neuf mille dossiers de candidatures ont été déposés, sans compter l’afflux de quelques milliers ces derniers jours, ce qui s'est traduit par un travail de titan de plus de deux cent cinquante heures en trois mois, avec notamment plus de mille sept cent entretiens téléphoniques ou physiques. Les promesses de renouvellement, parité réelle, probité, pluralisme politique et cohérence, sont ainsi tenues », a assuré Richard Ferrand.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:23

 

https://www.loitravail.lol

 

Loi travail, c'est toujours non

 

Par Caroline de Haas et François Ruffin

 

Quand on veut rénover la vie politique, on ne gouverne pas par des ordonnances.

 

Le nouveau président de la république a annoncé une deuxième loi travail, pour aller plus loin que la première. L'objectif est de renvoyer la définition de l'ensemble de nos droits au travail à des accords d'entreprise. Il veut également nous remettre au programme le plafonnement des sanctions des employeurs en cas de licenciement abusif.

 

Pour ne pas s'embarrasser des soixante dix pour cent de françaises et de français qui restent opposés à la loi travail, Emmanuel Macron a décidé de passer en force cet été, par des ordonnances. Vous avez aimé le quarante-neuvième article de la constitution ? Les ordonnances, c'est encore mieux. Il n'y a pas de risque de motion de censure. Le président décide seul de ce qu'il veut changer ou pas dans le code du travail.

 

Emmanuel Macron, vous prétendez renouveler la politique. Renoncez à cet archaïsme que sont les ordonnances. Renoncez à faire une deuxième loi travail.

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 20:05

 

http://www.plateforme-palestine.org/A-propos-des-menaces-d-alimentation-forcee-des-prisonniers-palestiniens-en

 

A propos des menaces d’alimentation forcée des prisonniers palestiniens en grève de la faim

 

Lundi 8 Mai 2017

 

Déclaration du comité de pilotage de la campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouthi et tous les prisonniers palestiniens

 

Suite aux menaces israéliennes de recourir à l’alimentation forcée, une intervention internationale urgente est indispensable afin de sauver la vie des grévistes de la faim palestiniens et pour répondre à leurs justes revendications.

Lundi 17 avril 2017, plus de mille prisonniers menés par Marwan Barghouthi, le dirigeant et parlementaire emprisonné, ont commencé une grève de la faim afin de protester contre les violations de leurs droits par Israël, la puissance occupante. L'Organisation des Nations Unies (ONU), le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et de nombreux gouvernements dans le monde ont dénoncé ces violations.

Comme l’affirme l'ONU, « les grèves de la faim sont une forme de protestation non violente utilisée par des individus qui ont recouru en vain à toutes les autres formes de protestation pour mettre en évidence la gravité de leur situation. Le droit de protester sans violence est un droit humain fondamental » qu’il faut protéger.

Au lieu de garantir que « des personnes privées de liberté qui s’engagent dans une grève de la faim ne soient jamais soumises à des mauvais traitements ou punies pour s’engager dans une grève de la faim et qu'elles reçoivent le traitement médical nécessaire, selon leur volonté », Israël a pris des mesures punitives sévères contre les grévistes, y compris la mise à l’isolement total, l’interdiction de rencontrer leurs avocats, des raids dans les cellules avec confiscation des biens personnels et le transfert des prisonniers et détenus vers d’autres prisons. Il menace maintenant de recourir à l’alimentation forcée. Le parlement israélien avait adopté une loi pour autoriser l’alimentation forcée et la cour suprême israélienne avait déclaré l’alimentation forcée conforme à la constitution, se positionnant ainsi encore une fois en violation du droit international.

Juan Méndez, le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture et autres traitements cruels et dégradants ou punitions, souligne que « l’alimentation découlant de menaces, de coercition, de la force ou de l’utilisation de contrainte physique sur les individus qui ont opté en dernier recours pour la grève de la faim afin de protester contre leurs conditions de détention, équivaut, même si l’intention est de le faire pour leur bien, à un traitement cruel, inhumain et dégradant ». Après le refus de l'association des médecins israéliens de participer à la commission de tels crimes de guerre, Israël cherche maintenant à recruter des médecins étrangers. Le comité de pilotage de la campagne appelle tous les états à mettre en garde leurs médecins contre une telle implication et annonce son intention de poursuivre en justice tout médecin étranger qui contribuerait à perpétrer ces crimes de guerre.

Les rapporteurs de l'ONU soulignent que « la façon de mettre fin à une grève de la faim n’est pas de d’imposer l’alimentation aux grévistes, mais de remédier aux violations des droits humains sous-jacentes contre lesquelles les prisonniers protestent ». La communauté internationale a une responsabilité légale et morale et doit intervenir en urgence pour sauver les vies des prisonniers et pour qu’ils exercent les droits qui leur sont garantis par le droit humanitaire international et le droit international sur les droits humains.

 

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