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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 17:42

 

https://reporterre.net/A-Hambourg-la-societe-civile-conteste-le-sommet-du-G20-et-le-neo-liberalisme

 

À Hambourg, la société civile conteste le sommet du G20 et le néo-libéralisme

 

Par Martin Bodrero et Laury-Anne Cholez

 

Ville hôte du G20 Vendredi 7 Juillet et Samedi 8 Juillet 2017, Hambourg, en Allemagne, s’est transformée en forteresse pour cadrer les nombreuses manifestations prévues par les opposants. Entre événements pacifistes et rassemblements radicaux, la question de la violence fait débat dans un climat de restriction des libertés publiques.

Des hélicoptères sillonnent le ciel, près de vingt mille policiers patrouillent dans les rues. Des canons à eaux sont déployés au moindre rassemblement. Depuis plusieurs jours, la seconde cité d’Allemagne est sous tension, transformée en une véritable forteresse pour accueillir le sommet du G20. Une situation que subissent ses habitants. « Ils auraient pu aller n’importe où ailleurs, à la campagne, par exemple, pour parler de leurs affaires tranquillement. Pourquoi le faire ici ? Ce n’est pas cool. Depuis deux semaines, il y a des policiers et des barrières partout. Tous les magasins sont fermés à cause de ces satanés politiques », explique Daniel, rencontré dans une des manifestations quotidiennes organisées par les anti-G20.

À côté de lui, une femme porte une pancarte qui résume le but du rassemblement, « je préfère danser plutôt que d’aller au G20 ». Elle aussi ne supporte plus la militarisation de sa ville. « La vie s’est arrêtée. Nous ne pouvons même plus utiliser normalement les transports en commun à cause des barrages, c’est vraiment pénible ». Si elle dénonce la criminalisation de ceux qui manifestent, elle ne craint pas de subir des violences policières malgré les nombreuses échauffourées de ces derniers jours. « Je connais mes droits et je sais ce que je peux faire. Ce qui me rend furieuse, c’est de marcher et de voir des policiers partout et d’être surveillée à chaque coin de rue ».

Pour Jutta Sundermann, ancienne membre de l'Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC) qui milite contre Monsanto au sein de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) allemande Action Agricole, la tenue de ce sommet à Hambourg est une très mauvaise idée. « Après les débordements qui ont eu lieu à Gênes en 2001, les organisateurs avaient promis de ne plus faire ce genre de sommet dans une aussi grande ville. D’autant que Hambourg est un endroit où les alternatives sont bien vivantes ». Elle regrette aussi le manque de dialogue entre les autorités et les organisateurs des rassemblements. « En 2007, à Rostock, lors du sommet du G8, nous avions parfaitement coopéré avec la mairie et le gouvernement, tout s’était très bien passé. Ce n’est absolument pas le cas ici ».

Jutta Sundermann n’est pas la seule à dénoncer les atteintes à la démocratie qui se multiplient depuis plusieurs jours. L’équipe d’avocats de la legal team d’Hambourg fustige notamment le démantèlement des campements, où dorment habituellement les opposants au G20. Mardi 4 Juillet 2017, le camp de l'Emil-Wendt-Park a été évacué par les forces de l’ordre à coups de gaz au poivre. Le même jour, celui d’Elbpark Entenwerder, un autre quartier de la ville, a dû être abandonné à cause du harcèlement policier. Les militants ont tenté d’installer des camps spontanés dans les nombreux espaces verts d’Hambourg, sans succès.

Les autorités utilisent les arrêtés contre la mendicité pour justifier les expulsions systématiques. « C’est une dramatique violation de nos droits démocratiques, comme nous le craignions », s’insurge Mathias Wisbar, un avocat hambourgeois membre de la legal team. Son confrère Martin Klingner réclame même la démission du chef de la police locale.

Les opposants ont installé leur quartier général au cœur du stade Millerntor, l’antre du club anarchiste et antiraciste du Football Club Sankt Pauli, une enceinte mythique située au centre du quartier éponyme, le cœur du Hambourg contestataire. Dans les gradins, on peut lire des inscriptions telles que « pas de football pour les fascistes » ou encore « personne n’est illégal ».

Fidèle à sa tradition politique, le stade accueille les conférences de presse organisées par les militants anti-G20. Le but clairement affiché est de lutter contre les rumeurs et la désinformation, encourager le fact-checking et promouvoir un journalisme critique face au faits rapportés par les médias mainstream. Pour pallier le démantèlement des campements, le président du club de football a également proposé d’offrir deux cent couchages pour les participants venus de toute l’Europe. Les habitants d’Hambourg sont également nombreux à ouvrir leur porte ou à proposer une place dans leur jardin. Des hébergements de dernière minute sont répertoriés sur un compte Twitter baptisé « sans sommeil à Hambourg ».

Trouver un toit et passer une bonne nuit de sommeil est indispensable pour tenir le rythme du programme particulièrement dense des mobilisations, qui ont débuté Dimanche 2 Juillet 2017 avec la Protest Wave, une marche et un défilé de canoës le long de l’Elbe, le fleuve qui traverse la ville, pour défendre la démocratie et le climat et lutter contre les inégalités sociales. Au-delà de l’action dans les rues, les militants contre le G20 ont aussi choisi de mettre en avant la réflexion, avec l’organisation d’un Global Solidarity Summit, un cycle de conférences et de débats qui met en valeur les nombreuses alternatives à la politique menée par les leaders des grandes puissances mondiales. « Ici, nous sommes plutôt dans le domaine de la pensée. Nous pouvons offrir des solutions pour changer le système. Des idées différentes de celles proposées par le G20, qui ne sont pas en faveur d’un monde meilleur », explique Joachim Heier, coordinateur et membre d'ATTAC en Allemagne. Parmi les intervenants, Vandana Shiva, la célèbre militante écologiste indienne, connue pour son combat contre les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), qui a pris la parole durant la séance d’ouverture. Elle a choisi de lire un extrait du fameux ouvrage Indignez Vous, de Stéphane Hessel, « la non-violence doit être le principe de base de toute action et l’avènement d’une économie non violente et de structures étatiques non violentes doivent être la principale revendication ».

Justement, le recours à la violence pour protester contre les politiques d’austérité imposées par le G20 est une question délicate, qui divise parfois les militants. « Personnellement, je trouve que c’est un peu idiot d’avoir recours à la violence, car, en face, la réponse est toujours plus brutale », remarque Jutta Sundermann. « À la télévision et dans les journaux, on présente ceux qui se réunissent ici comme des casseurs. Mais je ne pense pas que ce soit cela. La police a détruit des camps pourtant autorisés par la justice, ce qui a entraîné une certaine violence dans les esprits », affirme de son côté Jürgen Janz, militant d'ATTAC en Allemagne.

Dans le quartier de Sankt Pauli, les commerçants ont collé des affiches pour montrer leur opposition au G20 et, surtout, pour demander aux manifestants d’épargner leurs vitrines.

La première grande manifestation attendue par de nombreux militants d’extrême gauche avait lieu Jeudi 6 Juillet 2017. Son nom était Welcome to Hell. Elle a donné lieu à des affrontements violents, la police empêchant la manifestation, rassemblant plus de dix mille personnes, d’avancer vers le lieu où doit se tenir le sommet des chefs d'état.

Avec un tel titre, Welcome to Hell, il n’est pas étonnant que la presse et les autorités craignent des problèmes à chaque manifestation, mais Andreas Blechschmidt, l’un des organisateurs, justifie cette appellation, « les politiques néolibérales et le capitalisme promu par les dirigeants du G20 font de la vie de millions de personnes un véritable enfer. La violence, c’est celle de Vladimir Poutine, de Donald Trump et de Recep Tayyip Erdogan. Ils sont à la source de toutes les brutalités qui ont lieu dans le monde ». Il espère que ces stigmatisations ne vont pas occulter aux yeux du grand public les revendications politiques portées par ce mouvement, « il est parfois nécessaire de protester de façon radicale pour prouver fermement notre désaccord envers ce système inique ».

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 18:43

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/07/05/catalogne-lluis-llach-de-chanteur-menace-a-depute-menacant_1581833

 

Lluís Llach, de chanteur menacé à député menaçant

 

Par François Musseau, correspondant permanent de Libération à Madrid

 

A quelques mois du référendum sur l’indépendance de la région, l’ancien artiste contestataire catalan reconverti en parlementaire séparatiste a créé la polémique par des propos agressifs.

Imaginez un Léo Ferré, un Jean Ferrat, un Bob Dylan ou tout autre totem artistique aux accents rebelles, soudain entré en politique et élu député.

C’est la métamorphose de l’auteur-compositeur-interprète Lluís Llach, soixante huit ans, icône contestataire de la Catalogne depuis l’époque du franquisme. Mardi 4 Juillet 2017, il a été l’un des orateurs qui ont annoncé les modalités du référendum par lequel la région veut obtenir sa séparation de l’Espagne. Le scrutin, que le pouvoir central à Madrid juge anticonstitutionnel, est fixé au premier octobre 2017.

Si une majorité des électeurs répondent oui à la question « voulez-vous que la Catalogne devienne un état indépendant sous la forme d’une république », alors l’indépendance sera décrétée dans les quarante huit heures par le parlement catalan, a promis le chef de l’exécutif régional, Carles Puigdemont.

Celui qui fut l’auteur d’hymnes de la résistance culturelle de cette région si nationaliste, notamment l’Estaca, un pieu symbolisant la dictature que seule la solidarité peut arracher du sol, s’est retrouvé au mois d'avril 2017 au centre d’une polémique dans laquelle il n’apparaissait plus comme un barde anarchiste et insurgé mais comme un censeur prodiguant des consignes à respecter, au risque, pour les contrevenants, de sanctions imposées par le futur et hypothétique état catalan.

Où un tel pied de nez du destin prend-il sa source ? Lluís Llach prend sa retraite artistique en 2007 dans son village de Verges après quarante ans de carrière durant laquelle il n’aura cessé d’être l’image vivante d’une Catalogne fière de sa langue et de sa riche identité. Puis il se réfugie au Sénégal, se consacrant à sa fondation d’aide aux déshérités, à l’écriture de romans et à sa passion pour la mer.

Il y a deux ans, celui qui souhaitait fuir à jamais toute activité publique rejoint le combat. Les leaders catalanistes, qui promettent depuis 2012 un référendum d’autodétermination afin de sortir du giron de l’Espagne honnie, voient en lui un formidable argument de vente. L'ancien symbole de la Nova Cançó, séparatiste depuis toujours, se plie à leur requête et quitte ses chers tropiques africains pour le pays natal.

Au mois de septembre 2015, au terme des élections régionales, il devient l’un des cinquante deux députés, sur un total de cent trente cinq députés, du mouvement Junts pel Si, une coalition hétéroclite œuvrant pour la sécession avec l’Espagne. Ce mouvement au pouvoir régional a promis de s’affranchir au plus vite de la tutelle espagnole malgré le rejet furieux de Madrid. Depuis deux ans, le chanteur devenu député séparatiste est membre d’une commission parlementaire ayant pour objectif de préparer la transition vers cette indépendance que souhaite une courte majorité des sept millions cinq cent mille catalans.

C’est dans ce cadre que Lluís Llach a proféré des propos incendiaires, « lorsque la législation catalane sera en vigueur, les fonctionnaires qui vivent et travaillent ici devront obéir à nos lois et plus à celles de l’Espagne. Ils ont intérêt à bien réfléchir car, lorsque nous aurons un état indépendant, chacun devra répondre de ses actes et pourra être puni par l'état catalan », des propos menaçants que l’artiste à l’éternel bonnet de laine noire a proférés à plusieurs reprises, dans toute la Catalogne, au cours de conférences didactiques.

Du point de vue des sécessionnistes, ils ont tout leur sens. Le parlement catalan doit approuver une loi de déconnexion avec l’Espagne, autorisant la mise en place de structures propres, fiscales, sanitaires, sociales et diplomatiques, n’obéissant plus à l’autorité centrale, même si la justice espagnole a assuré s’y opposer. Le message de Lluis Llach est que, au cours de cette période duale, les fonctionnaires ont intérêt à se plier au diktat catalan plutôt qu’aux normes espagnoles.

Attaqué par les formations non-nationalistes en Catalogne et par la quasi-totalité du spectre politico-médiatique national, le chanteur a reçu le soutien du président Carles Puigdemont, « ceux qui accusent Lluís Llach de proférer des menaces sont des esprits ignorants et injustes. Ils semblent avoir oublié qu’il fut lui-même victime de la censure, de la détention et de la répression du franquisme ».

Entre 1970 et 1975, date de la mort du caudillo, les concerts de Lluis Llach furent régulièrement interdits en Espagne et il dut s’exiler à Paris.

En 1985, il donna un concert historique au Camp Nou, le stade du Football Club de Barcelone, devant cent vingt mille spectateurs payants. Indépendantiste viscéral, il témoigne d’un ressentiment contre l'état espagnol qui, paradoxalement, trahit un mimétisme avec ses anciens censeurs.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 18:21

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/07/05/venezuela-des-partisans-de-maduro-font-irruption-dans-le-parlement-tenu-par-l-opposition_5156344_3222.html

 

Le parlement du Venezuela attaqué par des chavistes

 

Des partisans armés du président Nicolas Maduro ont séquestré des députés, des journalistes et des employés. Les condamnations internationales n’ont pas tardé.

 

Par Paulo Paranagua

 

A Caracas, le Mercredi 5 Juillet 2017 est un jour de fête nationale, l’anniversaire de l’indépendance du Venezuela. Mercredi 5 Juillet 2017 au début de la matinée, sans crier gare, le vice-président Tareck el Aissami a fait irruption au siège de l'assemblée nationale, en plein cœur de la capitale, entouré de plusieurs ministres, dont celui de la défense, le général Vladimir Padrino Lopez. Dans un discours enflammé, il a appelé le peuple à délivrer le parlement, séquestré par l’opposition depuis sa victoire aux élections législatives du mois de décembre 2015.

Ces fortes paroles ont été entendues. Mercredi 5 Juillet 2017 vers 12 heures, un collectif, un groupe paramilitaire de partisans de l’ancien président Hugo Chavez, a pris d’assaut l'assemblée nationale avec des armes à feu et des bâtons. A sa tête se trouvait Oswaldo Rivero, présentateur d’un programme de télévision consacré à l’agitation chaviste.

Les assaillants ont agressé les députés, les journalistes et les fonctionnaires présents, poursuivant parfois leurs victimes dans les jardins du palais législatif. Plusieurs élus ont été blessés. Leurs visages ensanglantés ont fait le tour des réseaux sociaux.

Les chavistes ont maintenu le siège du parlement Mercredi 5 Juillet 2017 jusqu’à la fin de l’après-midi, empêchant les trois cent personnes sur place d’en sortir pendant six heures. Le député Henry Ramos Allup a dénoncé l’inaction de la garde nationale, censée protéger le parlement et les élus. Le 27 juin 2017, le colonel Bladimir Lugo, qui commande le détachement de gendarmes rattaché au palais législatif, n’avait pas hésité à bousculer physiquement le président de l'assemblée nationale, Julio Borges, venu lui demander des garanties.

L’enregistrement de cet acte de défi d’un militaire à l’autorité civile était devenu viral sur les réseaux et sur les sites d’information alternatifs. L’officier avait été félicité en haut lieu.

Mercredi 5 Juillet 2017, le colonel Bladimir Lugo était à côté du vice-président Tareck el Aissami, accusé par la justice américaine de liens avec les trafiquants de drogue. « Il y a des balles, du sang et des voitures détruites, y compris la mienne », a déclaré Julio Borges à des journalistes à l’intérieur du bâtiment. Le siège du parlement a été suspendu après les protestations indignées de l’ambassadeur du Royaume-Uni à Caracas, John Saville, sur son compte Twitter et l’intervention d’autres diplomates.

Les condamnations internationales n’ont pas tardé, à commencer par les quatre pays fondateurs du Mercosur, l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, l’union douanière sud-américaine à laquelle le Venezuela a prétendu adhérer sans jamais se conformer à ses normes. Les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie et l’Espagne ont également condamné l’attaque.

Le président du parlement européen, Antonio Tajani, a renchéri sur son compte Twitter. Il a qualifié l'assemblée nationale de symbole de la démocratie au Venezuela et il a demandé des élections immédiates.

Pendant tout ce temps, les chaînes de télévision transmettaient le défilé militaire, devant le président Nicolas Maduro. Lorsque le chef de l'état a appris la nouvelle, il a déclaré qu’il se passe toujours des choses étranges avec les opposants et il a demandé des éclaircissements.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 17:50

 

Information judiciaire pour favoritisme sur la soirée d’Emmanuel Macron à Las Vegas (Reuters)

 

Le parquet de Paris a ouvert Vendredi 7 Juillet 2017 une information judiciaire pour favoritisme lors de l'organisation d'une coûteuse soirée de promotion de la French Tech organisée au début de l’année 2016 à Las Vegas, en présence d'Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie.

« Au vu des premiers éléments recueillis dans le cadre de l'enquête préliminaire, le parquet de Paris ouvre ce jour une information judiciaire contre personne non dénommée des chefs de favoritisme et de recel de favoritisme », peut-on lire dans un communiqué.

L'enquête préliminaire avait été ouverte le 13 mars 2017 après réception d'un signalement de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et elle avait été confiée à l'Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF).

L'établissement public chargé de promouvoir la France auprès des investisseurs étrangers, Business France, alors dirigé par Muriel Pénicaud, actuelle ministre du travail, avait demandé à Havas d'organiser cette soirée à l'occasion du salon Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas.

Muriel Pénicaud, qui prend acte de la décision du parquet, déclare dans un communiqué attendre « sereinement les conclusions qui seront tirées à l'issue de la procédure. Je maintiens avec la plus grande fermeté que je n'ai rien à me reprocher. Je n'ai pas l'intention de me laisser détourner de la mission qui est la mienne », souligne-t-elle.

Havas se défend également de toute irrégularité et assure qu'un accord cadre conclu au mois de juin 2015 pour dix huit mois avec Business France lui permettait d'organiser ce type d'événement sans passer par un appel d'offres.

Cet accord cadre, dit-on de source proche du dossier, avait lui-même fait l'objet d'un appel d'offres dont l'objectif était de sélectionner une agence de communication pour accompagner Business France dans son action de promotion.

Business France « s'engage à y avoir recours et à acquérir par son biais l'ensemble de ses besoins définis dans le présent cahier des charges », lit-on dans ce document, consulté par Reuters, au chapitre des modalités des passations de commandes.

Sur dix huit mois, Havas a facturé à Business France six millions six cent soixante six mille euros hors taxes, dont trois cent quinze mille euros pour la soirée French Tech de Las Vegas.

Selon une source proche du dossier, Business France avait mandaté Havas à la fin du mois de novembre 2015 pour travailler sur l'événement de Las Vegas, prévu le 6 janvier 2016, et les équipes du publicitaire s'étaient aussitôt mises au travail.

Mais parmi les mails trouvés lors de perquisitions le 20 juin 2017 aux sièges des deux sociétés, figure un courriel de la directrice de la communication de Business France, Fabienne Bothy-Chesneau, récemment entendue par les enquêteurs.

Elle écrit en 2015 à la personne chargée du compte Business France à Havas que Business France va mettre le publicitaire en concurrence avec l'agence APCO, qui avait organisé le même événement l'année précédente, précise-t-on de même source.

Cela n'interrompt pas le travail de Havas mais Business France ne paye pas et Muriel Pénicaud lancera deux audits, un interne et un externe, après la soirée de Las Vegas.

Au mois de novembre 2016, un protocole transactionnel est négocié entre Business France et Havas, qui n'a toujours pas été payé.

Finalement, Business France règlera au mois de mars 2017 à Havas la somme de deux cent quatre vingt neuf mille euros, après validation par l’IGF le 15 février 2017, selon une synthèse des montants versés au publicitaire également consultée par Reuters.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a rappelé Mardi 4 Juillet 2017 que Muriel Pénicaud devrait quitter ses fonctions si elle était mise en examen dans ce dossier, tout en minimisant cette affaire.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 17:24

 

Le campement de la porte de la Chapelle évacué (Reuters)

 

Les forces de l'ordre ont évacué Vendredi 7 Juillet 2017 deux mille sept cent soixante et onze migrants et elles ont démantelé leur campement porte de la Chapelle dans le dix-huitième arrondissement de Paris.

Parmi les personnes prises en charge, cent soixante et une personnes relevaient du public dit vulnérable, c'est-à-dire des femmes seules et des mineurs isolés.

Les migrants évacués « se verront rapidement proposer une orientation vers un dispositif d'accueil adapté à leur situation administrative », précise la préfecture.

L'adjointe à la mairie de Paris en charge de ces questions, Dominique Versini, a précisé que « l’état, qui est en charge de la question des migrants et des réfugiés, a prévu un certain nombre de lieux sur toute l'Ile-de-France et hors de l'Ile-de-France ».

Les exilés ont ainsi été redirigés vers une vingtaine de centres d'accueil.

Quelque neuf cent personnes seront hébergées dans la nuit du Vendredi 7 Juillet au Samedi 8 Juillet 2017 dans des bâtiments de la ville de Paris, notamment dans des gymnases, a annoncé Anne Hidalgo, maire de Paris, sur Twitter.

Près de trois cent cinquante policiers et une centaine d'autres personnes, de l’état et de ses partenaires, ainsi qu'une soixantaine d'autobus, ont été mobilisés pour cette opération.

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a salué le bon déroulement de l'opération dans un communiqué.

« Le gouvernement est déterminé à éviter la reconstitution de campements sur le territoire national et à avoir une réponse globale face au défi migratoire », assure le communiqué qui précise qu'un plan d'action sera présenté Mercredi 12 Juillet 2017 en conseil des ministres.

La maire de Paris avait annoncé, Jeudi 6 Juillet 2017, lors d'une conférence de presse sur place, qu'elle proposerait au gouvernement une loi pour améliorer l'accueil des migrants en France.

Le député socialiste Luc Carvounas a annoncé Vendredi 7 Juillet 2017 sur Twitter qu'il allait porter ce texte comme proposition de loi à l’assemblée nationale.

Le ministre de l’intérieur avait pour sa part annoncé que les migrants de la porte de la Chapelle seraient répartis en Ile-de-France et dans des gymnases, y compris dans la capitale.

La ville de Paris a ouvert au mois de novembre 2016, porte de la Chapelle, un centre de premier accueil humanitaire. Mais il a été débordé par l'arrivée constante de migrants, au rythme de quatre cent par semaine dans la capitale, selon Gérard Collomb, qui a implicitement critiqué Anne Hidalgo.

« C'est toujours le même problème. Au départ, nous nous disons que nous allons ouvrir un centre où nous allons avoir cinq cent personnes et puis ensuite nous avons trois mille à quatre mille personnes et nous sommes bien obligés de résoudre le problème », a-t-il dit, « porte de la Chapelle, c'est devenu aujourd'hui totalement insoutenable ».

Dominique Versini a pour sa part mis en cause un manque d'anticipation de l’état.

Il s'agit de la trente-quatrième opération d'évacuation de campements menée dans la capitale depuis le mois de juin 2015.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 19:25

 

Arrestation de la directrice d'Amnesty International en Turquie (Reuters)

 

Idil Eser, directrice d'Amnesty International en Turquie, a été arrêtée Mercredi 5 Juillet 2017 en compagnie de dix autres personnes, lors d'une réunion de formation organisée dans un hôtel de Buyukada, une île située au sud d'Istanbul, rapporte la presse turque.

Aucun représentant de la police n'a pu être contacté. Outre Idil Eser, sept autres militants des droits de l'homme, deux formateurs de nationalité allemande et suédoise et le propriétaire de l'hôtel figurent parmi les personnes interpellées.

Bahri Belen, qui défend les intérêts de certains détenus, a dit à Reuters que le parquet avait requis sept jours de garde à vue, décision qui doit ensuite être validée par un juge.

Le mouvement de défense des droits de l'homme, qui réclame sa libération immédiate, s'est dit profondément troublé et indigné.

« Il s'agit d'un flagrant abus de pouvoir qui montre la précarité de la situation des défenseurs des droits de l'homme dans ce pays », a déploré Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International, dans un communiqué.

Le commissaire européen à l’élargissement, Johannes Hahn, en visite actuellement en Turquie, a abordé le sujet avec des diplomates turcs.

« Je n'ai pas eu de réponse claire à ce propos. Je vais continuer à suivre ce dossier », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'aéroport d'Ankara.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 19:14

 

https://www.lorientlejour.com/article/1060986/france-le-parlement-vote-la-prolongation-de-letat-durgence.html

 

Le parlement français vote la prolongation de l'état d'urgence (Reuters)

 

Le parlement français a adopté définitivement Jeudi 6 Juillet 2017 un projet de loi qui prévoit de prolonger pour la sixième fois l'état d'urgence, cette fois du 15 juillet 2017 au premier novembre 2017.

Il s'agit du premier texte du quinquennat d'Emmanuel Macron voté lors de la nouvelle législature.

Le sénat, où la droite est majoritaire, avait adopté Mardi 4 Juillet 2017 ce texte par trois cent douze voix contre vingt deux. L’assemblée nationale l'a adopté Jeudi 6 Juillet 2017 dans les mêmes termes par cent trente sept voix contre treize. Le texte est donc définitivement adopté par le parlement.

Le 15 décembre 2016, le parlement avait prolongé pour la cinquième fois l'état d'urgence instauré au lendemain des attentats de 2015 pour une durée de sept mois jusqu'au 15 juillet 2017.

Tous les groupes, y compris les élus du Front National, ont voté cette nouvelle prolongation à l'exception des élus du groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI) et du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) qui jugent la mesure inefficace et dangereuse pour les droits fondamentaux.

« Si l'état d'urgence s'avère inutile dans la lutte antiterroriste, les abus qu'il engendre sont, en revanche, pleinement efficients », a dit le communiste Stéphane Peu.

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s'est voulu rassurant. « Vous mesurez que ce texte va se traduire dès demain par des conséquences très concrètes pour poursuivre la lutte contre le terrorisme et pour assurer la protection des français », a-t-il dit.

Il a affirmé que « la liberté et la sécurité ne s'opposent pas. Quand nous agissons pour renforcer la sécurité, nous n’enlevons pas des libertés, nous les préservons et nous en créons parfois de nouvelles ».

Le ministre de l’intérieur avait annoncé un peu plus tôt que les services de sécurité français avaient déjoué sept attentats depuis le début de l'année 2017.

Un amendement du sénat, qui réintroduit une disposition, censurée le 9 juin 2017 par le conseil constitutionnel, qui rétablit l'interdiction de séjour, a été voté.

Cette mesure, que certains considèrent comme une interdiction de manifester, autorise les préfets à interdire à une personne d'être « dans tout ou partie du département s'il y a des raisons sérieuses de penser qu’elle cherche à entraver l'action des pouvoirs publics ».

Le texte, qui proroge ce régime d'exception en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015, sera complété par un autre projet de loi visant à renforcer et stabiliser l'arsenal législatif de lutte contre le terrorisme.

Il introduira dans le droit commun des dispositions concrètes, ciblées et encadrées, de lutte contre le terrorisme qui permettront la sortie de l'état d'urgence après le premier novembre 2017, comme l'a confirmé Emmanuel Macron Lundi 3 Juillet 2017 devant les parlementaires réunis en congrès.

Ce texte sera examiné par le sénat le 18 juillet et le 19 juillet 2017 et il sera examiné à l’assemblée nationale en séance publique au mois d’octobre 2017.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 18:50

 

http://s688668789.onlinehome.fr/appel

 

Appel pour un code du travail protecteur des salariés, non à la deuxième loi travail

 

Fraîchement élus, Emmanuel Macron et sa majorité entendent casser encore plus le code du travail. 

Ils s’inscrivent dans les objectifs poursuivis au titre des lois d'Emmanuel Macron, de François Rebsamen et de Myriam el Khomri, et aggravent le démantèlement du droit du travail au détriment des salariés, particulièrement des jeunes et des plus précaires, qui sont majoritairement des femmes. 

Comment parler de démocratie quand un simulacre de négociation syndicale à huis clos est organisé et que les organisations syndicales ne sont pas écoutées alors qu’elles portent des propositions et des revendications alternatives ? 

Comment parler de démocratie quand les ordonnances, ces procédés autoritaires, réduisent l'assemblée nationale à n’être qu’une chambre d’enregistrement ? 

Quelle démocratie quand tout se déroule principalement l’été pour éviter tout débat avec le monde du travail et plus largement avec les citoyens qui ne manqueront pas de s’exprimer et de se mobiliser ?   

Sous prétexte de favoriser l'emploi, alors que les politiques de flexibilité sont un échec et appauvrissent les salariés, Emmanuel Macron entend organiser un passage en force pour des contre-réformes promues de très longue date par le mouvement des entreprises de France (MEDEF). 

Le projet de loi d'habilitation, qui cadre les ordonnances, le signifie très clairement. Se préparent un grave rabotage des droits des salariés et la toute-puissance des employeurs. 

C’est la définition de l’ensemble de la réglementation du travail, y compris les salaires et les règles de sécurité, au niveau de l’entreprise, même si l’accord de branche ou le contrat de travail ont prévu des dispositions plus favorables. Alors que nous militons pour une hiérarchie des normes, ils veulent imposer un code du travail par entreprise. 

C’est le levier du référendum d’entreprise à l’initiative des patrons et au détriment de la démocratie sociale, pour soumettre toujours plus les salariés aux exigences patronales, 

Ce sont le plafonnement et la barémisation imposés des indemnités prud’homales suite à un licenciement abusif. 

Ce sont des conditions des licenciements économiques facilitées. 

C’est l'assouplissement du recours aux contrats précaires, notamment un Contrat à Durée Indéterminé (CDI) de projet qui de facto fait du Contrat à Durée Déterminée (CDD) la norme. 

C’est la révision du compte pénibilité. 

C’est une fusion des instances représentatives des salariés qui va diminuer encore leurs prérogatives, qui va supprimer de facto la spécificité des Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) et qui va amorcer la remise en cause des délégués syndicaux dans l’entreprise. 

Cette casse lourde du code du travail change notre modèle social et détruit presque toutes les conquêtes des luttes sociales d’hier, longues et douloureuses. Elle renforce une contre-révolution libérale-autoritaire, au service des plus fortunés et aux dépens d'une majorité de la population qui se paupérise. 

Cette casse du code du travail n’est qu’une partie du projet de société d'Emmanuel Macron. 

Outre la banalisation de l'état d'urgence qui permettra de museler le mouvement social, c'est aussi la continuité de l'austérité, les attaques contre les services publics, les fonctions publiques de l'état, hospitalière et territoriale, la remise en cause du statut général des fonctionnaires et de leurs statuts, de la sécurité sociale et plus généralement de la protection sociale et des retraites, qui sont programmés. Les projets du gouvernement prévoient également un soi-disant élargissement des droits au chômage aux non-salariés et aux démissionnaires, qui s’accompagne de la fin de l’assurance chômage remplacée par un système de solidarité d'état financé par une hausse d’impôt, la Contribution Sociale Généralisée (CSG), qui touchera avant tout les classes moyennes et les salariés. 

Des alternatives existent à la casse du code du travail, des services publics, de la sécurité sociale et plus largement des protections sociales. Des alternatives existent au manque de démocratie et à l'état d'urgence permanent. 

Nous demandons l’abrogation de la première loi travail et de tous les textes régressifs qui l’ont précédée. Nous refusons cette deuxième loi de casse du code du travail. Nous défendons un droit du travail avec davantage de droits pour tous les salariés, leurs représentants, les comités d’entreprise et les CHSCT. Nous voulons des médecins du travail non soumis au patronat et davantage d’inspecteurs du travail avec une garantie d’indépendance. Nous voulons un droit du travail plus accessible et plus effectif avec un accès au juge facilité et des sanctions réelles et rapides des violations aux règles qu’il prévoit. Nous portons ces alternatives et d'autres pour une société plus juste, plus égalitaire et plus écologique, qui respecte l'égalité entre les femmes et les hommes. Nous exigeons une réforme du service public de l’emploi qui maintienne le régime assurantiel, qui permette la représentation des chômeurs et qui réintroduise le droit du chômage dans le code du travail. 

L’heure est aujourd’hui à la mobilisation la plus large. 

Nous, militants associatifs, syndicalistes, politiques, intellectuels, salariés de toutes catégories avec ou sans-emploi, jeunes et retraités, appelons à construire la mobilisation pour faire échec à ces projets et construire une alternative au service du progrès social.

 

Premiers signataires

 

 Gilbert Achcar, Clémentine Autain, Julien Bayou, Olivier Besancenot, André Chassaigne, Eric Coquerel, Pierre Cours-Salies, Alexis Cukier, Patrick Farbiaz, Gérard Filoche, Pierre Laurent, Olivier Lecour-Grandmaison, Frédéric Lordon, Michael Löwy, Roger Martelli, Myriam Martin, Daniel Mermet, Marwan Mohammed, Christine Poupin, Philippe Poutou, Michèle Riot-Sarcey, Danielle Simonnet, Marie-Christine Vergiat, Marie Pierre Vieu

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 18:15

 

http://www.anticolonial.net/spip.php?article3038

 

Contre Donald Trump, Emmanuel Macron et leur monde

 

Contre la guerre et l’exploitation des peuples.

 

Contre l’impérialisme et le nouvel ordre colonial

 

Marche de protestation Vendredi 14 Juillet 2017 à 14 heures Place de Clichy à Paris

 

Premiers signataires :

 

Réseau Sortir Du Colonialisme (SDC), Union Syndicale Solidaire (USS), Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) de France, Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

Nous manifesterons parce que nous sommes contre la guerre et les marchands d’armes.

La France et les Etats Unis depuis des décennies pratiquent une politique interventionniste qui s’est traduite par des désastres, par exemple ces dernières années en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Lybie et en Afrique subsaharienne. Cette guerre impérialiste de civilisation a renforcé le djihadisme qu’elle prétendait combattre.

Les Etats Unis comme la France l’ont utilisé pour vendre des armes aux régimes autoritaires et dictatoriaux, comme l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Les Etats -Unis, les plus gros exportateurs d’armes du monde, sont à l’origine d’environ trente pour cent des transferts d’armes et ils fournissent des armes à plus de cent soixante dix pays.

La France est aujourd’hui le quatrième exportateur d’armes au monde derrière les Etats Unis, la Russie et la Chine. Donald Trump et Emmanuel Macron se sont mis d’accord à Bruxelles pour que l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) soit l’instrument de leur politique interventionniste.

Nous manifesterons parce que nous sommes contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme.

Les deux présidents soutiennent la politique belliciste et coloniale de l'état d’Israël. A Gaza, le peuple souffre de malnutrition et, dans toute la Palestine, l’occupation renforce sa main de fer contre le peuple palestinien.

Et c’est à ce moment que Benyamin Netanyaou est reçu par Emmanuel Macron. Donald Trump est allé en Israël pour approuver la politique d’extension des colonies au mépris de toutes les résolutions de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Avec la Françafrique, Emmanuel Macron, dans la continuité des présidents de la cinquième république, intervient au niveau économique avec des entreprises comme celles de Vincent Bolloré qui contrôlent les forêts, les ports et toute la filière bois, comme Orange qui a privatisé les réseaux des télécommunications et comme Bouygues qui a privatisé le Bâtiment et les Travaux Publics (BTP). La France contrôle les finances de ces pays par le biais du franc de la Communauté Française d'Afrique (CFA). Elle multiplie les interventions militaires, l’implantation de ses casernes et la formation des militaires chargés de réprimer les droits des peuples. Emmanuel Macron a rencontré le roi du Maroc qui réprime son peuple en révolte dans le Rif et qui opprime le peuple sahraoui.

Dans les territoires encore colonisés par elle, la France maintient sa domination. Elle criminalise les syndicalistes guadeloupéens, elle a tenté de s’opposer au soulèvement du peuple guyanais, elle refuse l’inscription automatique des jeunes kanaks en vue du référendum d’autodétermination de 2018 et elle confirme à Mayotte le visa d'Edouard Balladur qui a déjà tué des milliers de sans-papiers comoriens.

Partout dans le monde, les Etats Unis comme la France soutiennent les accaparements de terres, le brevetage du vivant et le pillage des ressources, ils utilisent la dette comme une arme de guerre contre les peuples et ils soutiennent les dictatures corrompues et les gouvernements autoritaires.

Nous manifesterons parce que nous sommes contre toutes les formes de racisme, notamment l’islamophobie et la négrophobie, dont Donald Trump s’est fait le champion.

Emmanuel Macron reçoit Donald Trump alors même que celui-ci s’acharne, depuis son décret contre les musulmans du 28 janvier 2017, à interdire l’entrée de son territoire à tous les ressortissants de pays dits musulmans.

Les Etats Unis et la France contribuent à construire des murs visibles ou invisibles de la frontière du Mexique à celles de la Méditerranée.

Dans les deux pays, les violences policières, les discriminations systémiques et le racisme d'état, deviennent la norme. Dans les deux pays, « la vie des noirs et des musulmans ne comptent pas ».

Nous manifesterons parce que la décision de Donald Trump d’en finir avec l’accord de Paris sur le climat menace l’humanité toute entière.

Si, d’ici 2050, nous n’effectuons pas un virage total vers une énergie plus propre et renouvelable, la planète se réchauffera de quatre à six degrés Celsius. Cela provoquerait une catastrophe mondiale irréversible avec des conditions météorologiques extrêmes et une dangereuse montée du niveau des mers et des océans, particulièrement pour les peuples des îles menacées de disparaître et les peuples du sud menacés par les inondations et l’avancée du désert, et cela engendrerait des dizaines de millions de réfugiés climatiques. Ce que concocte le gouvernement américain en matière de climat concerne donc tous les habitants de la terre.

Nous manifesterons parce que Donald Trump, en plus d’être un climato-sceptique acharné, est un ennemi juré de l’environnement, de l’écologie et donc de la planète.

La politique de Donald Trump, c'est la réduction drastique des moyens de l’agence de protection de l’environnement des Etats Unis, le démantèlement du plan pour l’énergie propre, la levée de l’interdiction faite aux mines à ciel ouvert de ne pas polluer les rivières, la révision des standards d’émission de carbone des voitures, la libéralisation de la fracturation hydraulique des gaz de schiste et enfin l'autorisation de la construction de l’oléoduc géant et très controversé Keystone.

Emmanuel Macron, aux ambitions écologiques particulièrement discrètes et floues, trouve-t-il là matière à inspiration ?

Nous manifesterons parce que Donald Trump s’est illustré par ses propose misogynes et homophobes, qu’il assume en plus pleinement, prenant pour cible les droits des Lesbiennes, des Gays, des Bisexuels et des Transgenres (LGBT).

Donald Trump soutient toutes les mesures sexistes contre les droits des femmes. De nombreuses manifestations ont dénoncé les risques que de telles positions pouvaient avoir au niveau politique et des droits à l’égalité et à l’avortement, notamment celle, massive, du 21 janvier 2017 avec la marche des femmes.

Comment le président Emmanuel Macron, qui affiche une volonté de parité au parlement et dans le gouvernement, peut-il feindre d’ignorer cela ?

Nous manifesterons parce que Donald Trump et Emmanuel Macron mènent des politiques de guerre sociale contre leurs peuples, renforcées par un état d’exception permanent.

Aux Etats Unis, Donald Trump veut en finir avec l’Obamacare, qui garantit un minimum de droits sociaux pour des millions d’américains. Il favorise les plus riches et les grandes entreprises.

Emmanuel Macron avec ses ordonnances, casse le code du travail, il diminue l’Impôt Sur la Fortune (ISF) et il veut s‘attaquer aux droits des chômeurs, des retraités et des salariés, ainsi qu’au droit au logement.

Ce sont les deux faces de la mondialisation capitaliste en marche contre les droits acquis par les peuples. Partisans tous les deux de la stratégie du choc, qui consiste à convertir les peuples au libéralisme par la force d’un état d’exception permanent, ils marchent ensemble contre les droits des peuples.

Nous appelons toutes les forces en lutte contre la guerre et l’exploitation, contre l’impérialisme et l’ordre colonial et contre l’état d’exception permanent et la guerre contre les pauvres, à faire du Vendredi 14 Juillet 2017 une journée de lutte et de fête.

Tous ensembles, avec les peuples du monde debout pour leurs droits contre leurs privilèges, dehors Donald Trump et son monde.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 19:28

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/07/05/le-gouvernement-catalan-devoile-sa-loi-de-referendum-d-autodetermination_5155960_3214.html

 

Le gouvernement catalan dévoile sa loi de référendum d’autodétermination

 

La proposition de loi détaille les modalités de l’organisation du vote, que Madrid continue de refuser fermement.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Le gouvernement catalan a dévoilé, Mardi 4 Juillet 2017, la proposition de loi de référendum qui sera soumise dans les prochaines semaines au vote du parlement régional. Son objectif est de donner un cadre légal catalan au référendum d’autodétermination unilatéral qu’entend organiser Barcelone le premier octobre 2017, malgré l’opposition de Madrid et du tribunal constitutionnel espagnol. « Les menaces aux politiques, fonctionnaires et entreprises ne paralyseront pas les gens », a déclaré le président de la généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, lors de la présentation de la loi et d’un site internet explicatif.

 

Cette proposition de loi détaille les modalités de l’organisation du vote, de la création de conseils électoraux catalans formés de juristes et de politologues élus par le parlement régional pour garantir le bon déroulement du scrutin à l’accueil d’une mission d’observation internationale, en passant par la cession de locaux par les mairies, la protection garantie à toutes les personnes participant au référendum, ou encore le délai de quarante-huit heures fixé pour proclamer l’indépendance si le oui l’emporte. Si c’est le non, il y aura de nouvelles élections régionales. Cette future loi se veut une norme suprême, c’est-à-dire qu’elle prévaudrait sur le reste des lois espagnoles, car elle établit en préambule que la Catalogne est un sujet politique souverain, une formule déjà suspendue dans le passé par le tribunal constitutionnel espagnol.

 

Malgré les discours grandiloquents, cette présentation a été entachée par la destitution, ordonnée par Carles Puigdemont dans la soirée du Lundi 3 Juillet 2017, du conseiller régional chargé des entreprises, Jordi Baiget. Dans un entretien, ce dernier expliquait qu’une fois approuvée une norme légale catalane pour réaliser le référendum, viendrait la suspension par Madrid, et qu’il faudrait alors se résoudre à organiser quelque chose de différent d'un référendum d’autodétermination, plus similaire au simulacre de 2014. Le message du gouvernement catalan est clair. Le temps n’est plus aux doutes.

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