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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 17:00

 

MELENCHON IGLESIAS ET GRILLO

 

Vous trouverez ci-dessous la dernière partie d’un long message de Vincent Presumey contre Jean Luc Mélenchon.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le blog personnel de Vincent Presumey à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://blogs.mediapart.fr/vincent-presumey/blog/070617/quelques-reflexions-sur-la-france-insoumise

 

Quelques réflexions sur le Mouvement de la France Insoumise (MFI)

 

Par Vincent Presumey

 

Mercredi 7 Juin 2017

 

Les caractéristiques générales du Mouvement de la France Insoumise (MFI) sont les suivantes.

Sa forme est verticale. Le comique est donc dans la proclamation répétée de l'horizontalité. Cette horizontalité est réelle entre adhérents, elle signifie le moins de structures possibles. Il n’y a pas de mandats, pas de statuts, pas de courants et pas de démocratie organisée. Cette horizontalité est donc la garantie de la parfaite et radicale verticalité de l'organisation, un chef suprême charismatique, un petit aréopage de porte-paroles et une piétaille horizontale où personne, certes, n'a d'obligations, car aucun n'a de pouvoir ni donc de droit sur l'organisation.

De son orientation, nous avons déjà dit pas mal de choses. La substance de celle-ci est le populisme tel que défini au début de cet article. Le programme est un fétiche, qu'il faut brandir mais qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu. Notons un dernier trait, fort important, la vision du monde et les conceptions géopolitiques du MFI n'ont rien de nouveau et elles procèdent totalement de la division du monde en camps géo stratégiques héritée de la guerre froide, réactualisée par les guerres du golfe, et jouant à plein son rôle réactionnaire avec l'Ukraine et la Syrie. Ce point est important car il nous montre la continuité entre l’héritage stalinien et l’idéologie populiste. Cette idéologie ne naît pas comme une rénovation, mais elle naît de l'absence ou de l'insuffisance de rénovation des idées et des concepts dans les mouvements émancipateurs et ceux qui depuis des années combattent pour ce faire ont donc leur part de responsabilité dans la dimension régressive actuelle du phénomène.

Troisième point, la composition sociale du mouvement ou plus exactement la manière dont celui-ci se perçoit, mérite le terme de petit-bourgeois. Non pas directement, car la position sociale réelle de la majorité des adhérents est bien entendu le salariat et souvent le précariat, dont le précariat intellectuel, à l'instar par exemple, en grande partie, de Nuit Debout. Ces couches pourraient donc parfaitement rejoindre et dynamiser la lutte collective et l'organisation du salariat, mais l'idéologie ici s'y oppose, nous ne sommes pas des travailleurs, nous sommes des individus et des citoyens atomisés agissant au coup par coup. S'imaginant parfois libertaire, nous avons là une approche de l'action politique littéralement libertarienne, le choix de l’achat de logo et d'action, sans responsabilité collective, est ainsi théorisé.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Il faut mesurer la durée, de longues années, des déceptions et de tâtonnements sans résultats. La gauche au pouvoir a mené des politiques de droite. De grands mouvements sociaux et certaines percées politiques ont tenté de dégager des issues, mais ils n'y sont pas arrivés car ils étaient en dernière instance toujours dominés par l'héritage du vingtième siècle et les appareils bureaucratiques des vieilles organisations.

Les mouvements sociaux furent ceux de 1995, de 2003, de 2006 et de 2010.

Il y a eu des percées politiques. Il y a eu les onze pour cent des candidats trotskystes aux élections présidentielles de 2002 noyées dans l'union nationale contre Jean Marie Le Pen dans les jours qui suivirent. Il y a eu le non de gauche au traité constitutionnel européen et à Jacques Chirac en 2005, qui fut victorieux mais sans suite, notamment en raison de la synthèse voulue par Laurent Fabius et Jean Luc Mélenchon qui étaient alors alliés à l’intérieur du Parti Socialiste. Il y a eu la campagne de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de 2012 avec le Front De Gauche (FDG).

Aujourd'hui il y a une relative déconnexion entre le MFI et les grands mouvement sociaux, alors qu'après l'échec du mouvement de défense des retraites en 2010, la campagne de Jean Luc Mélenchon en 2012 avait pris un caractère social, de quasi manifestations, que nous n'avons pas en 2017, où les effectifs, de la place de la République à la Canebière, sont à peu près les mêmes, mais dont le caractère est différent. Le bruit de fond de grèves dans des centaines d'entreprises et de services est indépendant des processus politiques directs et le mouvement contre la loi travail, malgré le fait certain que des milliers de syndicalistes de la Confédération Générale du Travail (CGT), de la CGT Force Ouvrière, de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et de l’Union Syndicale Solidaire (USS), ont ou avaient a priori une position très favorable à la candidature de Jean Luc Mélenchon, a été dans sa première lancée, au mois de mars 2016, la recherche d'un nouveau type d'affrontement, distinct des précédents mouvements.

Le phénomène des insoumis, c'est-à-dire le fait que le projet populiste de Jean Luc Mélenchon rompant avec le mouvement ouvrier ait pris jusqu'à un certain point, s'explique par les régressions et les confusions induites par ces échecs successifs, la politique ayant horreur du vide. Il n'y a pas sérieusement lieu de le comparer par exemple à Bernie Sanders qui, par un apparent paradoxe, est quant à lui plus proche du socialisme historique américain d'Eugène Debs et Fenner Brockway, tout en ayant représenté dans le parti démocrate le début d'explosion du système politique américain, ni à Jeremy Corbyn qui se situe totalement dans le ventre du vrai mouvement ouvrier et du réformisme de gauche, ni même à Syriza, coalition procédant principalement des strates successives du communisme grec. Les comparaisons les plus pertinentes sont Podemos et le Mouvement Cinq Etoiles (MCE) en Italie, tous les deux également pourvus de chefs charismatiques, Pablo Iglesias et Beppe Grillo.

Jean Luc Mélenchon s'est inspiré de Podemos, où l'on retrouve la mode d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe, mais Podemos procède d'un mouvement social et de mobilisations collectives, nationales, régionales et municipales, ce qui s'oppose complètement au schéma du MFI et fait, comme on l'a dit, de Pablo Iglesias un chef charismatique moins puissant, à son grand dam. Le MCE en Italie a parmi ses adhérents un fond idéologique beaucoup moins à gauche, certes, mais justement parce que la liquidation de la gauche politique a déjà largement eu lieu en Italie. Le MCE ne cherche pas à la réaliser, mais à se jucher sur les décombres. Le MFI en France a été construit pour détruire le mouvement ouvrier politique, ce qui reste à faire, et qui ne doit pas être confondu avec l'effondrement électoral du Parti Socialiste, car le mouvement ouvrier politique c'est un tissu toujours vivant en large complémentarité d'ailleurs avec les syndicats. Des éléments d'antisyndicalisme, prolongeant l'agressivité contre tout ce qui est vieux et fait partie du système, sont perceptibles dans les rangs insoumis.

Si toute cette agressivité cultivée en interne et sur les réseaux sociaux passait dans la vraie vie, avec comme objectif la destruction des partis et de leur tambouille, en raison par exemple d'une sectarisation accrue par des déceptions dans un contexte social de plus en plus tendu, le MFI pourrait devenir un foyer possible pour de graves dérives, c'est terrible de dire cela, n'est-ce pas, et cela ne concerne pas forcément la plupart des insoumis, sans doute, mais c'est une conséquence logique de la place d'un tel mouvement dans les rapports sociaux et politiques au moment présent, une dérive possible, certes non inévitable, dont les racines procèdent de ce que pensent, disent et font les dirigeants de cette organisation.

Il doit être clair que l'héritage organisationnel constitué principalement par le Parti Socialiste et le Parti Communiste Français (PCF), en somme, n'est pas à défendre et à préserver en tant que tel et que d'ailleurs il se détruit très bien tout seul. Mais le MFI n'est pas la solution à sa crise, elle est le stade suprême de celle-ci. Sa capacité de nuisance va profiter à Emmanuel Macron, mais elle va échouer contre le mur des réalités sociales. Il est essentiel que, de cet échec dont on peut se risquer à dire, avant même le premier tour des élections législatives, qu'il a commencé, les leçons soient tirées. Que tous ceux qui ont voulu les jours heureux comprennent que le débat démocratique et la lutte sociale sont les seules méthodes pour y parvenir. Que nous reconstituions, au plus vite, des cadres politiques de confrontation et de débat. Leur reconstitution ne se fera pas en se laissant intimider par ce mouvement, mais en polémiquant ouvertement contre lui. Que le MFI ne soit pas le dernier épisode, la mort et le néant comme dit son chef en croyant viser ailleurs, mais l'avant-dernier, avant la démocratie.

 

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 16:12

 

http://www.questionsdeclasses.org/?Nuriye-Gulmen-et-Semih-Ozakca-en-greve-de-la-faim-et-emprisonne-e-s-en-Turquie

 

Solidarité avec Nuriye Gulmen et Semih Ozakça en grève de la faim et emprisonnés en Turquie

 

Vendredi 2 Juin 2017

 

Soutien de la fédération de l'éducation du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD) et communiqué du réseau syndical international de solidarité et de lutte

 

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça ont démarré une grève de la faim depuis le 9 mars 2017. Le 22 mai 2017, le pouvoir turc les a jetés en prison et vingt ans de prison sont requis à leur encontre. Nuriye Gulmen et Semih Ozakça font partie des milliers de fonctionnaires que le pouvoir turc a licenciés ces derniers mois. Par cette action assumée publiquement, ils réclament l’annulation de leur licenciement et de celui de tous leurs collègues. La fédération de l'éducation du SUD leur adresse un nouveau message de solidarité et relaie le communiqué du réseau syndical international de solidarité et de lutte.

 

Soixante seize jours de grève de la faim, le pouvoir turc les jette en prison.

 

Communiqué du réseau syndical international de solidarité et de lutte

 

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça sont en grève de la faim depuis soixante seize jours. Nuriye Gulmen et Semih Ozakça font partie des milliers de fonctionnaires que le pouvoir turc a licenciés ces derniers mois. Par cette action assumée publiquement, ils réclament l’annulation de leur licenciement et de celui de tous leurs collègues.

Etat de guerre contre la population kurde, attaques renouvelées contre la presse encore libre, emprisonnement de journalistes, libertés syndicales bafouées, arrestations de syndicalistes et violences policières contre celles et ceux qui ne se soumettent pas, le régime dictatorial de Recep Tayyip Erdogan cumule les atteintes aux libertés et aux droits humains.

Au-delà de faibles remarques de forme exprimées par quelques uns, les gouvernements des autres pays s’en accommodent fort bien, à commencer par ceux de l’Union Européenne, qui persistent à légitimer ce régime, en échange de son lamentable rôle dans la répression envers les populations migrantes.

Soixante seize jours de grève de la faim, c'est déjà un drame. Mais comme toutes les résistances, celle de Semih Ozakça et de Nuriye Gulmen dérange les oppresseurs. La police les a violemment arrêtés et, après un procès expéditif, ils sont maintenant emprisonnés et accusés d’être membre d'une organisation terroriste armée. Aucune preuve, si tant qu’appartenir à une organisation politique soit répréhensible, n’a été apporté, le dossier est vide, mais la justice est aux ordres du pouvoir turc.

Les organisations membres du réseau syndical international de solidarité et de luttes réaffirment leur solidarité avec les syndicalistes de Turquie et plus largement avec toutes celles et tous ceux qui luttent contre la dictature de Recep Tayyip Erdogan.

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça ont pu transmettre un message avant leur incarcération

Nuriye Gulmen a dit que « nous attendons la décision. Ils n’ont rien trouvé comme question à poser. La seule chose sur laquelle ils nous ont questionnés était nos publications sur les réseaux sociaux qui seraient à caractère criminel. Il n’y a pas eu d’autre question. Mais nous pensons qu’ils choisiront de nous emprisonner. Parce que l’ordre doit venir du haut, c’est évident. Je vais répéter une chose que je dis souvent. Même si vous entassez tout votre arsenal devant une personne qui refuse de se plier, cela ne suffira pas à la soumettre. Oui, ils peuvent nous mettre en prison aujourd’hui, même s’ils n’ont aucun motif pour cela, nous le savons. Mais nous continuerons à refuser de nous plier, aussi en prison. C’est pour cela qu’ils sont sans espoir. La résistance se poursuivra, pour nous, derrière les murs. J’invite encore une fois celles et ceux qui sont dehors à résister. Nous allons bien, nous continuerons à être bien. Je vous salue toutes et tous et envoie mes amitiés ».

Semih Ozakça a dit que « ces répressions, menaces d’arrestation et emprisonnements, prouvent leur désespoir. Ils ne peuvent pas nous enlever notre droit de demander notre travail. Quoi qu’il se passe, nous garderons espoir et nous continuerons toujours à lutter jusqu’à la victoire ».

 

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 15:48

 

https://www.reuters.com/article/us-usa-trump-russia-idUSKBN18Z0HC

 

James Comey dit que Donald Trump l'a licencié pour miner l'enquête du Federal Bureau of Investigation (FBI) contre la Russie

 

L'ancien directeur du FBI, James Comey, a accusé Jeudi 8 Juin 2017 le président Donald Trump de l'avoir licencié pour tenter de miner l'enquête du FBI sur une possible collusion entre la campagne de Donald Trump et les efforts présumés de la Russie pour influencer les élections présidentielles de 2016.

Au cours de l’audience du congrès la plus attendue depuis longtemps, James Comey a également déclaré aux sénateurs que l'administration de Donald Trump avait menti et l’avait diffamé, lui et le FBI, après que le président l'ait licencié le 9 mai 2017.

Pendant plus de deux heures de témoignage, James Comey a déclaré au Senate Intelligence Committee (SIC) qu’il croyait que Donald Trump lui avait ordonné au mois de février 2017 d’abandonner une enquête du FBI contre Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président républicain, dans le cadre de l’enquête plus large contre la Russie.

James Comey n’a pas dit s’il pensait que le président cherchait à entraver la justice, mais il a ajouté que ce serait au procureur spécial Robert Mueller, qui enquête maintenant sur les allégations de la Russie, de le dire.

 « Je ne pense pas que ce soit à moi de dire si la conversation que j'ai eu avec le président a été un effort pour entraver la justice. Je l'ai considérée comme très inquiétante et préoccupante », a déclaré James Comey devant le SIC.

Assis seul à une petite table face à un groupe de sénateurs qui lui posaient des questions, James Comey donnait des réponses courtes et précises. Il a fait le portrait d'un président dominateur qui a exercé des pressions contre lui pour empêcher le FBI d’enquêter contre Michael Flynn.

Les critiques de Donald Trump disent que tout effort du président pour entraver une enquête du FBI pourrait constituer une obstruction à la justice.

Une telle infraction pourrait potentiellement conduire à ce que Donald Trump soit mis en accusation par le congrès, bien que les républicains qui contrôlent le sénat et la chambre des représentants aient peu d’appétit pour faire un tel mouvement contre lui.

Donald Trump, dans un discours public, s'est engagé à se battre. « Nous sommes assiégés, mais nous serons plus grands et plus forts que jamais », a-t-il déclaré.

Durant plus de deux heures de témoignage, James Comey n'a pas fait de nouvelles révélations majeures sur les relations alléguées entre Donald Trump ou ses associés et la Russie, un problème qui occupe les premiers mois du président et qui le distrait de ses objectifs politiques tels que la révision du système de santé aux États-Unis et les réductions d'impôt.

La Russie a nié cette ingérence. La Maison Blanche a nié toute collusion avec Moscou.

Néanmoins, la question de la Russie continuera probablement à faire de l’ombre à la présidence de Donald Trump, d’autant plus que l’enquête du FBI a rattrapé non seulement Michael Flynn mais aussi Jared Kushner, le beau fils et le conseiller de Donald Trump.

Le ministre de la justice Jeff Sessions a dû se retirer de l’enquête. Le témoignage de James Comey a attiré l’attention sur Jeff Sessions et ses relations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats Unis, Sergei Kislyak.

L'administration a donné différentes raisons pour le licenciement de James Comey. Donald Trump a contredit plus tard son propre personnel et il a reconnu le 11 mai 2017 qu'il a licencié James Comey à cause de l’enquête contre la Russie.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il a été licencié, James Comey a dit qu'il ne les connaissait pas avec certitude. Mais il a ajouté « qu’encore une fois, je prends les mots du président. Je sais que j'ai été licencié à cause de la manière dont je menais l'enquête contre la Russie, l'irritant d'une certaine manière, et il a décidé de me licencier à cause de cela ».

James Comey a déclaré à plusieurs reprises qu’il y avait des détails dont il ne pouvait pas parler dans une séance publique, précisant qu’il avait des informations sensibles qu’il ne pouvait divulguer que dans une séance à huis clos avec les sénateurs.

L'ancien directeur du FBI a déclaré que l'administration de Donald Trump l'avait diffamé dans les commentaires faits après son licenciement en disant que le FBI était en désordre et que les agents du FBI avaient perdu confiance en leur directeur. « Ce sont des mensonges purs et simples », a déclaré James Comey.

Les accusations de James Comey pourraient mettre l'administration de Donald Trump dans des difficultés juridiques, car le procureur spécial Robert Mueller et plusieurs commissions du congrès enquêtent sur les efforts présumés de la Russie pour influencer les élections présidentielles de 2016 et sur l’éventuelle collusion de la campagne de Donald Trump avec Moscou.

« L’enquête contre la Russie va continuer, elle ne va pas s’arrêter et le président devrait le savoir », a dit à MSNBC la sénatrice démocrate membre du SIC, Dianne Feinstein.

L’avocat personnel de Donald Trump, Marc Kasowitz, a dit que le témoignage de James Comey prouvait qu’il n’y avait pas d’enquête contre Donald Trump et qu’il n’y avait aucune preuve qu’un seul vote ait été modifié en raison de l’ingérence de la Russie dans l’élection de l’année dernière. Marc Kasowicz a nié que Donald Trump n’ait jamais dit à James Comey qu’il avait besoin et qu’il attendait sa fidélité, comme l’a dit James Comey.

La chaîne de télévision NBC News a annoncé Jeudi 8 Juin 2017 que Jared Kushner devait rencontrer des membres du SIC au mois de juin 2017.

James Comey a déclaré qu'il pensait qu'il devait mettre ses conversations avec Donald Trump dans la sphère publique dans l'espoir que cela provoque la nomination d'un procureur spécial, ce qui est arrivé plus tard.

James Comey a déclaré qu'il a montré des copies de sa déclaration comportant ses entretiens avec Donald Trump à des personnes extérieures au ministère de la justice et qu’il a demandé à un de ses amis de partager le contenu de sa déclaration avec un journaliste.

Le professeur de la Columbia Law School, Daniel Richman, a confirmé à Reuters qu'il était l’ami auquel James Comey faisait allusion.

Marc Kasowicz a dit que « ce serait aux autorités compétentes de déterminer si la fuite de James Comey devait faire l’objet d’une enquête ».

Les experts juridiques ont remis en question l’argument de Marc Kasowicz selon lequel les rencontres privées entre Donald Trump et James Comey devaient être considérées comme des communications privilégiées.

James Comey a déclaré qu'il ne savait pas s'il y avait des enregistrements de ses conversations avec Donald Trump, mais il a dit que, s’il y en avait, ils devaient être rendus publics.

« J’espère qu'il y a des bandes », a déclaré James Comey.

Les sénateurs républicains du SIC ont interrogé James Comey intensément, mais ils n’ont pas attaqué son intégrité et ils ne l’ont pas traité durement, comme un témoin accusant un président républicain en exercice pouvait s'y attendre.

James Comey a témoigné qu’il a gardé des notes après avoir rencontré Donald Trump parce que « j’étais honnêtement préoccupé qu’il pouvait mentir sur la nature de notre réunion et j’ai donc cru qu’il était vraiment important d’avoir des documents ».

De Capitol Hill au quartier Castro de San Francisco, l’apparition de James Comey a provoqué des écoutes télévisées collectives qui ont fait appel à des animateurs politiques dans des tavernes et des restaurants pour voir un événement comparé au Super Bowl de Washington.

La bourse de Wall Street a clôturé légèrement en hausse, car le marché a peu réagi au témoignage de James Comey, en considérant que son seul témoignage ne pouvait pas marquer la fin de la présidence de Donald Trump.

James Comey a déclaré que Donald Trump n'a pas essayé de l'amener à abandonner l'enquête globale contre la Russie, juste la partie de celle-ci concernant Michael Flynn, que le président a licencié au mois de février 2017 pour avoir tromper le vice-président Mike Pence sur l'ampleur de ses conversations l'année dernière avec l'ambassadeur de Russie aux États Unis.

Le sénateur républicain Marco Rubio a demandé à James Comey s'il a perçu la demande du président d’abandonner l'affaire de Michael Flynn comme un ordre donné par Donald Trump en tant que président, compte tenu du cadre et des circonstances de la conversation. James Comey a répondu « oui ».

Laura Donohue, professeur du centre de droit de l’université de Georgetown, a déclaré que, si Donald Trump avait licencié James Comey pour changer le cours de l’enquête contre la Russie, cela constituerait une obstruction à la justice.

La conversation entre Donald Trump et James Comey à propos de Michael Flynn et son licenciement sont des actes d’obstruction, a-t-elle dit. « Il voulait interrompre l’enquête, c’est difficile de le voir autrement », a-t-elle dit.

En ce qui concerne Jeff Sessions, James Comey a dit qu’il n’a pas parlé au ministre de la justice des pression de Donald Trump pour abandonner l’enquête contre Michael Flynn car l’équipe de direction du FBI croyait que Jeff Sessions allait se retirer lui-même plus tard de l’enquête contre la Russie.

« Nous étions également conscients de faits que je ne peux pas discuter dans un cadre public qui faisaient que son engagement continu dans une enquête contre la Russie était problématique », a déclaré James Comey, sans donner plus de détails.

Le département de la justice a par la suite publié un communiqué disant que Jeff Sessions s’est retiré de l’enquête contre la Russie simplement parce qu’il avait participé à la campagne de Donald Trump.

Le sénateur républicain Lindsey Graham a déclaré qu’il ne croyait pas que Donald Trump avait commis un crime même si son style personnel était souvent impitoyable, en ajoutant que « je vais simplement le dire, si le fait d’être brutal, grossier et comme un taureau dans un magasin de porcelaine, était un crime, Donald Trump obtiendrait la peine de mort ».

 

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 15:39

 

http://www.ldh-france.org/president-republique-gouvernement-cocktail-risques-les-libertes

 

Président de la république et gouvernement, cocktail à risques pour les libertés

 

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) suite au futur projet de loi sécuritaire du gouvernement pour faire entrer l’état d’urgence dans le droit commun

 

Mercredi 7 Juin 2017

 

Si ce que révèle le quotidien le Monde est exact, le gouvernement entend introduire dans le droit commun des mesures comme l’assignation à résidence, la pose de bracelets électroniques ou les perquisitions administratives, sous la seule décision d’un préfet.

 

De telles mesures piétineraient les libertés individuelles et collectives et nous feraient basculer dans un autoritarisme d'état. A défaut de sortir de l’état d’urgence, la France entrerait durablement dans un régime d’exception.

 

Loin de ne concerner que les actes de terrorisme, ces mesures s’appliqueraient indifféremment à une large gamme de délits. Chacun pourrait alors être victime de cet arbitraire. Aujourd’hui déjà, nous voyons des dispositions inscrites dans l’état d’urgence utilisées contre des militants associatifs, syndicaux ou politiques.

 

Que ce délirant cocktail liberticide, qui s’ajoute à une jurisprudence désastreuse et aux lois déjà votées, ait pu s’écrire dans les bureaux d’un ministère et être approuvé par les plus hautes autorités de l'état laisse à penser qu’elles entendent pratiquer une démocratie soumise plutôt que de respecter les règles de l'état de droit.

 

A la veille des élections législatives, la LDH appelle les électeurs et les électrices à tenir compte des projets du gouvernement et du président de la république dans leurs choix.

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:48

 

https://www.rsf.org/fr/actualites/4eme-report-du-proces-du-representant-de-rsf-en-turquie

 

Quatrième report du procès du représentant de Reporters Sans Frontières (RSF) en Turquie
 

Le procès pour propagande terroriste du représentant de RSF en Turquie, Erol Onderoglu, et de deux autres figures de la société civile turque a été reporté au 26 décembre 2017.

RSF dénonce ce nouveau report et demande l’acquittement des prévenus ciblés par des accusations sans fondement.

Poursuivi pour avoir pris part à une campagne de solidarité avec le quotidien Ozgur Gundem, le représentant de RSF en Turquie, Erol Onderoglu, a comparu Jeudi 8 Juin 2017 devant la cour d’assises d’Istanbul. A l’issue de cette quatrième audience qui a duré à peine une dizaine de minutes, son procès ainsi que celui de la militante des droits humains Sebnem Korur Fincanci et de l’écrivain Ahmet Nesin a été reporté au 26 décembre 2017.

« Non seulement nous voulons être acquittés, mais nous souhaitons que l’ensemble des condamnations prononcées contre les participants de cette campagne de solidarité soient annulées en appel », a commenté Erol Onderoglu, le représentant de RSF en Turquie, en sortant du tribunal, « nous espérons que la justice mette ce nouveau délai à profit pour réaliser l’importance du rôle du journalisme indépendant et de la société civile ».

Des représentants du secrétariat international de RSF, de sa section allemande et de son bureau de Bruxelles, ont assisté à cette audience, la quatrième en huit mois. Malgré sa brièveté, RSF a pu soumettre un amicus curiae, un document destiné à présenter des informations au tribunal pour l’aider à trancher l'affaire. Le tribunal a cependant choisi de reporter l’audience pour avoir le temps de contacter et entendre l’un des trois prévenus, l’écrivain Ahmet Nesin, réfugié en France.

Au total, quarante et un rédacteurs en chef d’un jour d’Ozgur Gundem sont poursuivis pour avoir pris part à une campagne de solidarité avec le quotidien Ozgur Gundem. Au nom du pluralisme, cinquante six personnalités s’étaient relayées, entre le mois de mai et le mois d’août 2016, pour prendre symboliquement la direction de ce journal persécuté par la justice. Erol Onderoglu, Sebnem Korur Fincanci et Ahmet Nesin, sont les seuls à avoir été placés en détention provisoire une dizaine de jours dans le cadre de cette campagne, au mois de juin 2016. Ils sont accusés de propagande pour le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), d’apologie d’un crime et d’incitation au crime.

La Turquie est classée à la cent-cinquante-cinquième place sur cent quatre vingt pays au classement mondial de la liberté de la presse établi en 2017 par RSF, entre la République Démocratique du Congo et le sultanat de Bruneï. Déjà très préoccupante, la situation des médias est devenue critique sous l’état d’urgence proclamé à la suite de la tentative de putsch du 15 juillet 2016, près de cent cinquante médias ont été fermés et plus de cent journalistes sont emprisonnés.

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:19

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/06/09/le-president-du-gouvernement-de-catalogne-annonce-un-referendum-pour-le-1er-octobre_5141188_3214.html

 

Le président du gouvernement de Catalogne annonce un référendum pour le Dimanche Premier Octobre 2017

 

Ce scrutin a été annoncé Vendredi 9 Juin 2017 par Carles Puigdemont, malgré l’opposition ferme du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy à cette consultation d’autodétermination.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

C’est un pas de plus vers la sécession de la Catalogne, selon Barcelone, et une nouvelle provocation, pour Madrid. Après une réunion exceptionnelle de l’ensemble des ministres catalans, le président du gouvernement régional, Carles Puigdemont, a annoncé Vendredi 9 Juin 2017 la date du référendum d’autodétermination unilatéral qu’il entend convoquer officiellement, malgré l’opposition ferme du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Ce sera le Dimanche Premier Octobre 2017.

Carles Puigdemont a également annoncé la question qui sera posée lors du référendum, « voulez-vous que la Catalogne soit un état indépendant sous la forme d’une république », et il a insisté sur le fait que « la réponse sera un mandat que ce gouvernement s’engage à appliquer ».

« Ils peuvent annoncer ce référendum autant de fois qu’ils veulent, le repousser autant de semaines qu’ils le désirent et convoquer autant de manifestations qu’ils souhaitent, ce référendum ne va pas se tenir », avait déjà tranché, Mercredi 7 Juin 2017, la vice-présidente du gouvernement de Mariano Rajoy, Soraya Saenz de Santamaria. Et de préciser que la position de Madrid « n’est pas de faire des annonces mais d’agir et, quand il faudra agir, nous le ferons », a-t-elle martelé.

Pour le gouvernement de Mariano Rajoy, l’annonce de la date du référendum est une nouvelle opération de propagande. Or il se veut prudent dans sa réponse afin de ne pas fournir de nouvelles munitions aux indépendantistes, prompts à accuser le Parti Populaire de manquer de culture démocratique. Il n’envisage d’agir contre le référendum qu’une fois que des décisions concrètes seront prises, en particulier lorsque le décret de convocation sera signé et publié. Pour cela, Madrid peut compter sur deux armes, la réforme du tribunal constitutionnel approuvée en 2015, qui lui permet de relever des élus de leurs fonctions en cas de désobéissance par une procédure urgente, et le cent cinquante cinquième article de la constitution espagnole, qui lui donne la capacité de suspendre l’autonomie catalane et de prendre les rênes de la région.

Malgré les multiples recours auprès de la cour constitutionnelle et les menaces d’intervention de l'état, semaine après semaine, Barcelone fait montre de sa volonté de ne pas reculer. Le parlement catalan doit approuver dans les prochains jours de manière définitive une réforme du règlement qui lui permettra d’approuver la loi de transition juridique, dite loi de rupture, en moins de quarante-huit heures. Celle-ci est actuellement en cours d’élaboration, en secret, par la majorité indépendantiste. Au mois de mai 2017, la commande d’urnes a déjà été publiée au bulletin officiel catalan.

Pour raviver la flamme indépendantiste, une grande manifestation est organisée à Barcelone Dimanche 11 Juin par 2017 par l'Assemblée Nationale Catalane (ANC), durant laquelle l’ancien entraîneur du Football Club de Barcelone, Pep Guardiola, sera chargé de lire un manifeste.

Car le mouvement semble s’essouffler, selon les derniers sondages du centre d’étude d’opinion catalan, quarante sept pour cent des catalans sont opposés à l’indépendance et quarante cinq pour cent y sont favorables.

Même parmi les séparatistes convaincus, le scepticisme l’emporterait, selon un sondage de l'institut Metroscopia publié par le Pais à la fin du mois de mai 2017. Ainsi, soixante deux pour cent des catalans et quatre vingt cinq pour cent des autres citoyens espagnols considèrent que l’indépendance de la Catalogne a très peu ou aucune chance de devenir une réalité. Seuls trente quatre pour cent des catalans la voient possible à court terme, alors qu'ils étaient quarante trois pour cent en 2014.

Néanmoins aucune solution politique permettant de résoudre le conflit ouvert entre Madrid et Barcelone et de sortir de l’impasse actuelle n’est en vue. Pour Barcelone, le référendum n’est pas négociable. « Nous ne renoncerons jamais à notre droit à décider », a affirmé Carles Puigdemont lors d’une conférence de presse à Madrid, à la fin du mois de mai 2017, « l’engagement est inviolable. Il y aura un référendum et ensuite nous ferons une autre offre à Madrid, mais ce sera alors pour négocier les conditions de notre départ ».

Or au parlement espagnol, le Parti Populaire n’est pas le seul à s’opposer fermement à la tenue d’un référendum d’autodétermination, arguant que la constitution garantit l’unité de l’Espagne et que, s’il était organisé, un référendum de ce type devrait impliquer la participation de tous les citoyens du pays. La position du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et des centristes de Ciudadanos est identique.

Plus ambiguë, la formation de la gauche radicale Podemos défend un référendum, mais accordé avec Madrid, avec toutes les garanties légales.

« Un référendum unilatéral est une mobilisation légitime, mais ce que nous défendons, en Catalogne comme en Espagne, c’est la possibilité d’exercer le droit de décider et, pour cela, il faut un référendum légal, reconnu internationalement et qui a des effets juridiques », a déclaré son chef de file, Pablo Iglesias.

Celui que propose le gouvernement catalan ressemble, pour le moment, à une réédition du référendum consultatif illégal du mois de novembre 2014.

La différence étant que Madrid est cette fois prête à bloquer, par tous les moyens, la tenue du référendum. Et que dans ce cas le numéro deux du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, a laissé entendre qu’une déclaration unilatérale d’indépendance serait prononcée. L’escalade rhétorique ne fait sans doute que commencer.

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 18:41

 

Theresa May reste à la tête du gouvernement malgré le désaveu électoral (Reuters)

 

Theresa May a annoncé Vendredi 9 Juin 2017 qu'elle allait former un nouveau gouvernement en Grande-Bretagne malgré le net désaveu enregistré dans les urnes par le parti conservateur aux élections législatives du Jeudi 8 Juin 2017.

La première ministre britannique avait convoqué ce scrutin anticipé dans le but de renforcer la majorité absolue dont elle disposait au parlement et dans le but de se donner ainsi les coudées franches dans les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, le Brexit, qui doivent commencer Lundi 19 Juin 2017.

Mais, au terme d'une nuit électorale à suspense, une opposition travailliste renaissante l'a privée d'une victoire pleine et entière en lui faisant perdre non seulement la majorité absolue à la chambre des communes, mais aussi son pari.

L'avenir politique de Theresa May, soixante ans, n'est pas garanti, tant le résultat du scrutin a surpris, et irrité, au sein du parti conservateur.

« Elle reste, pour le moment », résument des responsables du parti conservateur.

Pour se donner les moyens de gouverner, la première ministre a déclaré qu'elle allait continuer à travailler « avec nos amis et alliés du parti unioniste démocrate (DUP) d’Irlande du Nord dans l'intérêt de tout le Royaume Uni ».

Le DUP a remporté dix sièges. Sa dirigeante, Arlene Foster, a confirmé que des pourparlers allaient se tenir avec le parti conservateur.

Après l’attribution de six cent quarante neuf des six cent cinquante sièges de la chambre des communes, le parti conservateur a remporté trois cent dix huit sièges. Il faut trois cent vingt six sièges pour disposer d'une majorité absolue. Le parti conservateur avait trois cent trente sièges dans l'assemblée sortante. Le parti travailliste a obtenu deux cent soixante et un sièges, un score inespéré il y a encore quelques semaines.

Son leader, Jeremy Corbyn, a jugé que Theresa May devait démissionner, disant que le parti travailliste était prêt à former un gouvernement minoritaire. Il a estimé que les négociations sur le Brexit devaient s'enclencher comme prévu.

« Si le parti conservateur a remporté le plus de sièges et probablement le plus grand nombre de voix, il nous incombera de faire en sorte que nous ayons cette période de stabilité et c'est ce que nous ferons », a déclaré Theresa May après avoir été réélue dans sa circonscription de Maidenhead, près de Londres.

Après avoir lui aussi été réélu dans le nord de Londres, Jeremy Corbyn a dit sa « fierté face à résultat plein d'espoir. Les gens en ont assez des politiques d'austérité et des coupes dans les services publics », a jugé le dirigeant travailliste.

Le temps de Theresa May est terminé, a-t-il tranché, « le mandat qu'elle a eu, ce sont des sièges conservateurs perdus, des voix perdues, un soutien perdu et une confiance perdue ».

Prié de dire si les négociations en vue du Brexit devaient être reportées, Jeremy Corbyn a répondu « qu’il va falloir qu'elles commencent parce que le cinquantième article du traité européen a été invoqué. Le gouvernement qui sera en fonction dans onze jours devra mener ces négociations sur le Brexit. Notre position est très claire, nous voulons un Brexit qui mette l'emploi en premier. De ce fait, la chose la plus importante est un accord commercial avec l'Europe », a-t-il ajouté sur Sky News.

Le parti travailliste aurait lui aussi des alliés potentiels pour former un gouvernement minoritaire, notamment le Scottish National Party (SNP) de Nicola Sturgeon, qui a subi un gros revers mais qui conserve néanmoins la majorité des sièges écossais avec trente cinq sièges.

Nicola Sturgeon, qui est également la première ministre écossaise, a estimé que Theresa May avait perdu toute autorité et toute crédibilité.

Dans ce contexte d'incertitude, la livre sterling a perdu jusqu'à environ deux pour cent à la fois face à l'euro et face au dollar. En revanche, la bourse de Londres a fini en hausse.

L'Union Européenne s'est montrée prudente dans sa réaction mais des craintes sont apparues de voir un report du début des négociations sur le Brexit.

Le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici, a estimé que la contre-performance des conservateurs ne sera pas sans impact sur le Brexit.

Le négociateur en chef pour le Brexit, Michel Barnier, a rappelé que le calendrier était clair mais que les négociations sur le divorce, censées durer deux ans, ne devraient commencer que quand le Royaume-Uni serait prêt.

Le scrutin a par ailleurs marqué un effondrement de l’United Kingdom Independence Party (UKIP), promoteur historique de la sortie de l'Union Européenne, qui n'obtient aucun siège. Son leader, Paul Nuttall, a démissionné.

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 18:16

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19024F-OFRTP

 

Le journaliste français Mathias Depardon expulsé de Turquie (Reuters)

 

Le journaliste français Mathias Depardon a été expulsé par les autorités turques et il devrait être de retour en France dans la soirée du Vendredi 9 Juin 2017, ont annoncé Vendredi 9 Juin 2017 l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) et l'Elysée.

Le président Emmanuel Macron, qui a oeuvré pour cette libération, s'est dit sur Twitter « très heureux d'annoncer le retour en France de notre compatriote ».

Selon RSF, l'expulsion du journaliste arrêté le Lundi 8 Mai 2017 est en cours.

« Mathias Depardon est à bord d'un avion de Gaziantep à Istanbul, il devrait être de retour à Paris dans la soirée du Vendredi 9 Juin 2017 », peut-on lire sur le compte Twitter de l'organisation de défense de la presse.

Selon cette dernière, l'expulsion de Mathias Depardon intervient au lendemain de la visite à Gaziantep de la mère de Mathias Depardon, Danièle Van de Lanotte, accompagnée par le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, et par le consul de France adjoint à Ankara, Christophe Hennings.

Basé en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon a été arrêté Lundi 8 Mai 2017 alors qu'il était en reportage dans le sud-est du pays pour le magazine National Geographic.

Le sort du photographe a été abordé par Emmanuel Macron au cours de plusieurs entretiens ces dernières semaines avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie occupe la cent-cinquante-cinquième place sur cent quatre vingt pays au classement de la liberté de la presse pour l’année 2017, établi par RSF.

« Alors qu'une vague de répression sans précédent s'abat sur les médias turcs, plusieurs dizaines de journalistes étrangers ont été expulsés depuis deux ans. Plus de cent journalistes turcs sont toujours emprisonnés », écrit l'organisation dans un communiqué.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 19:57

 

http://www.leparisien.fr/paris-75012/paris-bientot-un-centre-d-accueil-pour-les-mineurs-etrangers-02-06-2017-7011216.php

 

Bientôt un centre d’accueil pour les mineurs étrangers à Paris

 

Vendredi 2 Juin 2017

 

Une quarantaine de mineurs étrangers en provenance majoritairement d’Afghanistan, d’Erythrée, du Soudan ou de Somalie, arrive chaque jour à Paris. Médecins Sans Frontières (MSF) va leur consacrer un centre d'information et de soins.

« C’est un projet très innovant qui n’a jamais été fait », explique-t-on à MSF. L’Organisation Non Gouvernementale (ONG) annonce vouloir ouvrir au mois de septembre 2017 un centre d’accueil de jour pour les jeunes migrants isolés dans l'est parisien, dans le onzième, le douzième et le vingtième arrondissement. Une urgence lorsque l’on sait qu’affluent chaque jour à Paris une quarantaine de mineurs étrangers en provenance majoritairement d’Afghanistan, d’Erythrée, du Soudan ou de Somalie.

« Chez nous, ils trouveront un peu de répit et ils pourront stopper leur course de désespoir », souligne Corinne Torre, chef de la mission France de MSF, « et cela qu’il s’agisse de primo-arrivants, de mineurs en transit ou de mineurs déboutés de la reconnaissance de minorité ».

Le futur centre d’une capacité de cinquante personnes proposera une assistance juridique, un service de soins, des consultations de santé mentale et un pôle social incluant cours de français, activités et sorties.

Pour les loger, MSF est en train de mettre sur pied une plate-forme avec l’association bretonne Utopia Cinquante Six afin de développer les mises à l’abri de mineurs chez des particuliers dans toute la France.

« Nous cherchons trois mille familles car nous anticipons l’augmentation importante de l’arrivée des mineurs que nous constatons déjà sur les bateaux en Méditerranée ou à la frontière italienne », souligne Corinne Torre.

L’objectif est aussi d’interpeller sur les défaillances du dispositif actuel. La ville de Paris dispose bien de trois cent lits d’urgence pour les mineurs isolés et elle a remanié au début de l’année 2016 le centre chargé de l’évaluation de leur âge, confié au Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui a accueilli deux mille jeunes en 2016.

L’objectif est de déterminer qui a moins de dix huit ans et qui peut bénéficier de la prise en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

Or, selon MSF, quatre vingt cinq pour cent de ces jeunes sont considérés comme des majeurs.

« Beaucoup font des recours en justice mais ceux-ci peuvent durer jusqu’à quatorze mois », explique Corinne Torre. Dans cet intervalle, ils ne rentrent pas dans le droit commun et ils n’ont donc accès à rien ».

Le futur centre permettra de les recueillir ainsi que de mieux quantifier l’afflux de migrants se présentant comme mineurs, dont beaucoup dorment dans les rues. Depuis le mois de janvier 2017, selon MSF, plus de quatre mille cinq cent seraient entrés dans la capitale et, à ce rythme, il y en aurait douze mille à la fin de l’année 2017.

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 19:36

 

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/le-president-damnesty-turquie-emprisonne

 

Arrestation du président d'Amnesty International en Turquie

 

Mardi 6 Juin 2017, le président d’Amnesty International en Turquie a été arrêté à Izmir avec vingt deux autres avocats. En s’attaquant à ce défenseur majeur des droits humains, le gouvernement turc poursuit sa politique de répression contre la société civile.

 

Mardi 6 Juin 2017 à 6 heures 30 du matin, la police turque se rend au domicile de Taner Kilic, elle l’arrête, fouille son domicile et son bureau avant de l’emmener en détention dans le quartier de Yepilyurt à Izmir.

 

Depuis des décennies, Taner Kilic travaille pour des organisations qui défendent les droits humains en Turquie. En 2002, il rejoint le bureau exécutif d’Amnesty International en Turquie et il en est devenu le président en 2014. Taner Kilic défend les droits et les libertés que le gouvernement turc essaie de réprimer depuis la tentative de coup d'état du mois de juillet 2016. Accusé d’appartenir au mouvement de Fethullah Gülen, aucune preuve ne le relie, lui comme des milliers d’autres, aux accusations dont ils font l’objet. Qu’un tel défenseur soit touché est une nouvelle preuve, s’il en est besoin, de l’ampleur de la purge à l’encontre de la société civile et de son caractère arbitraire.

 

Nous demandons instamment aux autorités de relâcher Taner Kilic et les vingt deux autres avocats et d’abandonner toutes les charges à leur encontre.

 

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