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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 20:24

 

http://www.huffingtonpost.fr/2013/07/02/delphine-batho-demissionnee-remplacee-philippe-martin_n_3534938.html?utm_hp_ref=france

 

François Hollande fait un exemple, les écologistes restent au gouvernement

 

François Hollande a mis fin aux fonctions de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho ce mardi 2 juillet, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Celle-ci est remplacée par le député socialiste du Gers Philippe Martin.

 

« Sur proposition du premier ministre, le président de la république a mis fin aux fonctions de Delphine Batho et a nommé Philippe Martin, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie », indique un communiqué adressé aujourd’hui Mardi 2 Juillet 2013 à 18 heures par l'Elysée.

 

Delphine Batho avait été convoquée Mercredi 3 Juillet 2013 à Matignon après avoir qualifié de « mauvais » le budget 2014 qui entre en discussion au parlement.

 

Le limogeage de Delphine Batho est en fait intervenu après un échange téléphonique entre celle-ci et François Hollande, qui lui a demandé « de retirer ses propos » critiques à l’égard du budget 2014, ce qu’elle a refusé, a-t-on appris dans l’entourage du président.

 

Le chef de l'Etat a demandé à sa ministre « de retirer ses propos trop graves car en rupture avec la solidarité gouvernementale. Elle a souhaité les maintenir », a indiqué cette source.

 

Delphine Batho a alors été convoquée à Matignon par le premier ministre et la décision de la congédier a été annoncée peu après par l'Elysée.

 

Après Jérôme Cahuzac, Delphine Batho devient donc la seconde ministre débarquée par François Hollande. Son successeur, Philippe Martin, devient au passage le troisième ministre de l'écologie du quinquennat en seulement quatorze mois. A l'origine, c'est Nicole Bricq qui était en charge de ce portefeuille. Mais celle-ci avait été rapidement transférée au commerce extérieur après un couac retentissant sur les forages offshore.

 

Les écologistes restent au gouvernement

 

Du côté d'Europe Ecologie Les Verts, Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés EELV, a affirmé mardi soir à la presse que « les verts ne quittaient pas le gouvernement. La question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite », a-t-elle ajouté en quittant la réunion, toujours en cours, des dirigeants EELV au ministère du logement dirigée par l'écologiste Cécile Duflot. « On attend notamment de rencontrer Jean Marc Ayrault. J'espère qu'on va le rencontrer assez vite. On a besoin d'avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l'écologie », a dit Barbara Pompili.

 

La sanction de l'Elysée est-elle trop sévère ? Certains responsables de gauche avaient pourtant relativisé la portée du jugement de la ministre, qui intervenait après un recul de plus de sept pour cent des crédits alloués au ministère de l'écologie. Les écologistes avaient d'ailleurs applaudi la sortie de Delphine Batho, réclamant un effort en faveur des questions environnementales.

 

A l'annonce de son éviction, plusieurs cadres d'Europe Ecologie Les Verts envisageaient ouvertement un départ du gouvernement. Le député Noël Mamère avait notamment proposé une « réunion de crise » d'EELV sur le maintien de sa participation dans l'exécutif. « Quand vous avez deux ministres de l'écologie en un an qui sont virés comme des malpropres, vous êtes quand même en droit de vous interroger si vous devez continuer de jouer le rôle d'idiot utile ou faire tapisserie dans un gouvernement qui n'a que faire de la transition écologique », s'est-il interrogé.

 

Les deux ministres écologistes, Pascal Canfin et Cécile Duflot, s'étaient eux retrouvés ce mardi soir avec le secrétaire national Pascal Durand pour faire « l'analyse politique de la situation ».

 

Verts de rage

 

Du côté des responsables écologistes, l'annonce de l'éviction a en tout cas été très mal vécue.

 

Du grabuge dans la majorité ?

 

Certains élus de la majorité se sont étonnés de la sévérité de l'Elysée et de Matignon à l'égard de Delphine Batho, qui ne figuraient pas parmi les éléments les plus perturbateurs du gouvernement.

 

D'autres ont en revanche salué, parfois avec un certain art de la métaphore, ce geste d'autorité.

 

« A partir du moment où Delphine Batho, qui est une femme de qualité, avait porté un jugement très négatif sur le budget, il y avait un problème évident d'expression de cohérence gouvernementale et donc la décision est tombée », a réagi le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 19:58

 

http://www.fr.rian.ru/world/20130702/198676568.html

 

Morsi lâché par ses deux portes paroles (RIA Novosti)

 

Les deux porte-parole du président égyptien Mohamed Morsi, Omar Amer et Ehab Fahmi, ont présenté leur démission en signe de protestation contre la politique du chef de l'Etat, ont annoncé mardi les médias égyptiens.

 

Les porte-parole avaient été précédés par onze ministres, dont le chef de la diplomatie Mohammed Kamel Amr, et par trois gouverneurs de province.

 

Le commandement des forces armées égyptiennes a accordé Lundi Premier Juillet 2013 quarante huit heures à toutes les forces politiques du pays pour remplir les exigences du peuple. L'armée a également fait savoir que si la volonté populaire n'était pas respectée, les militaires appliqueraient leur propre plan d'action visant à sortir le pays de la crise.

 

La situation en Egypte s'est nettement détériorée Dimanche 30 Juin 2013 suite aux rassemblements massifs de protestation contre la gouvernance de Mohamed Morsi.

 

L'opposition a laissé à Morsi jusqu'à Mardi 2 Juillet 2013 pour démissionner de son plein gré. S'il refuse, il sera confronté à des actions massives de désobéissance civile.

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:53

 

http://www.news360x.fr/le-peuple-est-il-en-train-de-se-reveiller-une-ville-de-la-banlieue-de-barcelone-veut-cesser-de-rembourser-les-prets-du-gouvernement

 

Le peuple est il en train de se réveiller ?

 

Une ville de la banlieue de Barcelone veut cesser de rembourser les prêts du gouvernement

 

Jeudi 27 Juin 2013

 

Le conseil municipal de Badalona, une ville de la banlieue de Barcelone (Catalogne) de plus de deux cent mille habitants, a voté une résolution pour rejeter une partie de ses dettes de trente et un millions d’euros à l’égard du gouvernement espagnol qu’il juge illégitime, rapporte le journal Publico. Cette décision n’a pas vraiment de conséquences juridiques, étant donné que le gouvernement local est toujours tenu de payer ses dettes, mais elle est considérée comme un signal politique fort.

 

Les prêts en question proviennent d’un plan de paiement des contractants établi en 2012 par le gouvernement espagnol, qui avait pour but de régler des arriérés dus par les gouvernements locaux et régionaux à des entreprises privées. Les prêts ont été consentis par l’institution de crédit publique ICO et distribués par le réseau de banques commerciales (dans ce cas d’espèces, Caixabanc, Catalunya Banc, Bankia, Banco Sabadell, CAM, Banco Santander, Banesto, Banco Popular, Bankinter, Caja España, Cajamar et BBVA).

 

Le conseil municipal a estimé que ces prêts étaient illégitimes, parce que ces banques ont emprunté l’argent au taux de un pour cent auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE) puis elles ont prêté ce qui n’était finalement que de l’argent du gouvernement au taux de 5,54% alors que « l’argent aurait pu aller directement d’un établissement public (la BCE) à un autre (l’État) ».

 

« Nous devons faire cesser cette escroquerie légale et changer le mécanisme de financement des organismes publics. Nous avons également besoin de nommer des auditeurs pour que les gens sachent quelle partie de la dette est illégitime, et que nous puissions refuser de payer. Ce système de financement est pervers, injuste, et il facilite la dictature financière », a-t-il conclu.

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:30

 

Cascade d’appels à accorder l’asile à Snowden en France

 

PARIS (Reuters) - Les appels à accorder l'asile politique à l'informaticien américain en fuite Edward Snowden, à l'origine de révélations sur un vaste programme d'écoute des institutions et ambassades européennes par les Etats-Unis, se multiplient en France, une des cibles présumées de la National Security Agency (NSA).

 

La ministre délégué à l'économie numérique, Fleur Pellerin, a estimé lundi que cette affaire offrait l'occasion de se pencher sur « une zone grise du droit international. Je trouverais intéressant qu'on puisse s'interroger sur le statut d'Edward Snowden », a-t-elle déclaré à BFM TV.

 

Des pays ont mis en place des législations relatives aux « lanceurs d'alertes mais il n'y a pas de statut international qui permette de protéger ces personnes », a-t-elle expliqué.

 

La présidente du Front National, Marine Le Pen, a réitéré sur LCI son appel à accorder l'asile politique à Edward Snowden.

 

« Il a informé le monde entier des agissements des Etats-Unis et il est poursuivi pour cela », a fait valoir la dirigeante d'extrême droite. « Si on n'accorde pas l'asile politique à Edward Snowden, à qui exactement est-ce qu'on va l'accorder ? »



À l'extrême gauche, le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, avait lancé dimanche le même appel.

 

Il a été rejoint dans la nuit de dimanche à lundi par Europe Ecologie Les Verts (EELV), qui participe au gouvernement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

 

Dans un appel au chef de l'Etat français, EELV estime que « la France doit accorder sans délai l'asile politique au lanceur d'alerte et défenseur de la liberté, Edward Snowden ».



« Europe Écologie Les Verts et l'ensemble de ses parlementaires français et européens demandent solennellement au président de la république et au gouvernement d'accorder l'asile politique à un homme, qui non seulement a eu le courage de révéler l'existence d'une surveillance illicite mais a permis d'en connaître l'ampleur », lit-on dans ce communiqué.



Pour EELV, ce serait notamment une façon de rappeler que la France « refuse clairement le diktat américain sur la protection des données et les violations manifestes des libertés publiques fondamentales au nom de sa lutte contre le risque terroriste ».



« CANICHES DES ÉTATS-UNIS »



Le Spiegel allemand et le Guardian britannique ont révélé ce week-end, sur la base d'un document emporté par Edward Snowden, un vaste programme d'écoute par la NSA de l'Union européenne et d'ambassades de pays européens.

 

Le secrétaire national du Parti Socialiste chargé de l'international, Jean-Christophe Cambadelis, a estimé sur Radio Classique que c'était un « gros coup de canif » dans les relations entre l'Europe et les Etats-Unis.



« J'attends de l'Union Européenne qu'elle riposte avec la vigueur nécessaire », a renchéri sur France Info le premier secrétaire du Parti Socialiste, Harlem Désir, qui juge, comme Jean-Christophe Cambadelis, l'attitude américaine « incompréhensible ».



« C'est évidemment un scandale pour les peuples européens qui eux, très probablement, vont découvrir une réalité terrible, c'est qu'ils ne sont plus libres », a dit Marine Le Pen sur LCI.



La présidente du Front National a joint sa voix à celles qui, en France, demande de surseoir aux négociations entre l'Union Européenne et les Etats-Unis sur un traité de libre-échange.

 

La dirigeante d'extrême droite a dit ne pas être surprise par les agissements de la NSA et a dénoncé une « politique de soumission totale » de l'Europe aux Etats-Unis.



« Il faut que nous retrouvions notre autonomie en matière de défense. Nous ne pouvons pas être ainsi les caniches des Etats-Unis, surveillés, tenus en laisse », a-t-elle poursuivi. « Il faut maintenant que les peuples européens retrouvent leur liberté ».



Elle a invité les français à donner un « grand coup de pied dans la fourmilière en votant massivement pour les partis patriotes, au premier rang desquels le Front National » lors des élections municipales et européennes de 2014.



Au centre, le président du MODEM, François Bayrou, a estimé sur France Inter que l'espionnage dénoncé par Edward Snowden était « purement et simplement inacceptable ».



Il a envisagé, lui aussi, que l'Union Européenne « tape du poing sur la table » en interrompant les négociations avec les Etats-Unis pour se faire entendre, « je suis partisan d'avoir un geste et une décision et une affirmation qui soient assez fortes pour que les américains comprennent qu'il y a des attitudes inacceptables ». 

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:11

 

L’armée égyptienne donne quarante huit heures aux politiciens pour s’entendre

 

LE CAIRE (Reuters) - Le chef d'état-major de l'armée égyptienne a donné Lundi Premier Juillet 2013 quarante huit heures aux responsables politiques pour « satisfaire les demandes du peuple », au lendemain de la mobilisation « sans précédent » des égyptiens pour demander la démission du président Mohamed Morsi.

 

Dans une déclaration lue à la télévision, le général Abdel Fatah al Sisi, nommé à son poste par Mohamed Morsi, n'a pas demandé explicitement le départ du chef de l'Etat issu des frères musulmans.

 

Mais il a prévenu que l'armée présenterait sa propre « feuille de route » pour sortir de la crise si les dirigeants politiques n'arrivent pas à trouver une solution de compromis qui permette d'inclure toutes les forces politiques.

 

L'armée, qui a géré la transition entre la chute d'Hosni Moubarak en février 2011 et l'élection de Mohamed Morsi l'été dernier, ne s'impliquera pas directement en politique ou au gouvernement, a-t-il ajouté.

 

Mais elle supervisera la mise en oeuvre de la feuille de route « avec la participation de toutes les tendances et partis nationaux, dont la jeunesse (révolutionnaire) ».

 

ULTIMATUM DE L'OPPOSITIION

 

Cette déclaration des militaires a fait suite à l'ultimatum lancé par l'opposition au président égyptien, qu'elle accuse de dérive autoritaire et d'avoir trahi les idéaux de la « révolution du Nil ».

 

Elle a été saluée par des acclamations de la part des manifestants anti Morsi rassemblés devant le palais présidentiel et louée par le Front de Salut National (FSN), principale coalition d'opposants, qui réclame depuis des mois la formation d'un gouvernement d'union nationale.

 

Quatre ministres, dont celui du tourisme, ont présenté leur démission, dit-on de source gouvernementale. Selon l'agence de presse officielle Mena, ils ont pris cette décision par solidarité avec les manifestants.

 

Les opposants ont donné à Mohamed Morsi jusqu'à Mardi 2 Juillet 2013 à 17 heures (15 heures GMT) pour annoncer sa démission, sous peine d'organiser dans la soirée de mardi une marche géante en direction du palais présidentiel.

 

Une telle initiative risquerait de dégénérer en violences de grande ampleur avec les partisans islamistes du chef de l'Etat, qui se sont rassemblés dimanche devant une mosquée du quartier voisin de Nasr City.

 

Bien qu'elles se soient déroulées globalement dans le calme, les manifestations de dimanche ont donné lieu à des débordements qui ont fait au moins seize morts dans le pays et près de huit cent blessés.

 

MILICES D'AUTO DÉFENSE ?

 

Les heurts les plus graves se sont produits dans la banlieue du Caire, où le siège des frères musulmans a été partiellement incendié, puis saccagé en fin de nuit par des centaines de jeunes gens armés de cocktails Molotov, auxquels les gardes ont répliqué par des tirs à balles réelles.

 

Ces affrontements ont fait au moins sept morts et une centaine de blessés, dit-on de sources médicales et proches de services de sécurité.

 

La confrérie a dénoncé l'absence de la police sur les lieux de l'attaque, pourtant prévisible après celle d'autres bureaux des frères musulmans ces derniers jours à travers le pays.

 

Un an après leur arrivée au pouvoir, les islamistes n'exercent qu'un contrôle limité sur les services de sécurité, qui ont très peu été remaniés depuis la chute d'Hosni Moubarak, ce qui limite leur marge de manoeuvre.

 

Avant la déclaration de l'armée, un porte-parole des frères musulmans avait dit que la confrérie envisageait de former de milices d'auto défense, sur le modèle des « comités de défense populaire » qui avaient vu le jour en 2011, afin de protéger eux-mêmes leurs bureaux.

 

Mohamed Morsi ne s'est pas exprimé dimanche mais a reconnu par la voix de son porte-parole avoir commis des erreurs. L'entourage du chef de l'Etat n'a cependant donné aucun signe que celui-ci soit prêt à renoncer au pouvoir.

 

« Il n'y a pas eu de guerre civile, comme les menteurs le prophétisaient et il n'y aura pas de coup d'Etat militaire, comme les perdants (des élections) le souhaitent », a écrit sur sa page Facebook Essam al Erian, un des dirigeants de la confrérie. « Il n'y a pas d'alternative au dialogue sans condition préalable pour parvenir à un accord sur la tenue des prochaines élections législatives », ajoute-t-il.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 17:25

 

http://www.gauchemip.org/spip.php?article21050

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/06/26/lete-finira-bien-par-arriver/#article2

 

La lepénisation médiatique

 

Dimanche 30 Juin 2013

 

Par Jean Luc Mélenchon

 

L’évolution d’un Robert Ménard n’est pas anecdotique mais révélatrice de ce qui se passe dans cette profession. De « Reporters Sans Frontières » (que je n’assimile pas à sa trajectoire) au Front National à Béziers en passant par l’apologie du Dalaï Lama comme prétexte à la haine quasi raciste anti chinoise, comment ne pas voir les ingrédients qui ont coagulés dans cet esprit perturbé ?

 

Comment ne pas percevoir l’arrogance sectaire et normative des maitres de plateau télé qui se perdent ensuite dans leurs certitudes aveuglées ? Comment ne pas y voir un écho du sentiment de toute-puissance que leur donne le narcissisme télévisé. Comment ne pas sentir l’affichage du sentiment d’appartenir à une profession dépositaire et véhicule de la vérité ? Ménard n’est pas une exception. Il est juste très visible. Mais il n’est pas si caricatural.

 

Il s’agit d’une vague profonde ! Les adeptes du Front National sont désormais bien plus nombreux qu’on ne le croit dans les rédactions où dominait la droite et dans celle où l’on déteste les musulmans. Dans les sommets c’est une autre paire de manches. A l’abri d’un noir corporatisme de caste qui interdit toute critique des contenus et des censures, opère une mince couche dirigeante de médiacrates dont les atavismes encouragent le pire. Bref, un certain nombre de médias sont directement responsables de la cristallisation de l’opinion qui s’opère du côté du Front National. Comment ?

 

Ils fonctionnent comme coagulateur de miasmes. Comme un prescripteur qui diffuse un angle de vue sur toute la scène médiatique. Par contamination, il formate un « air du temps » exclusivement profitable à l’ecosystème culturel du Front National. Dans la plupart des situations, la paresse intellectuelle, le régime de peur sociale régnant dans maintes rédactions, et le panurgisme compulsif expliquent ce que les vendettas personnelles et les accointances politiques ne suffisent pas à décrire. Mais dans quelques cas notoires il s’agit d’une orientation qui se déduit de la matrice éditoriale elle-même. L’idéologie d’extrême droite prolifère sur un terreau culturel bien connu et bien décrit depuis longtemps. Cinq condiments essentiels s’y trouvent. Il y a d’abord, bien sûr, l’état de détresse sociale accompagnée par la peur du déclassement dans les catégories sociales dites « moyennes ». Ensuite le fantasme du « déclin national », toujours mis en scène de façon catastrophiste. Puis l’antiparlementarisme et la disqualification permanente du « politique » toujours présenté comme impur et corruptible. Il y a aussi la mise en scène nostalgique d’un état de nature bienfaisant malheureusement ignoré. Et enfin il y a la figure l’ennemi de l’intérieur infiltré et tout puissant, juif, franc-maçon, musulman. Ces éléments se retrouvent tous ensemble dans certaines publications de référence, à l’exception de l’antisémitisme que, pour l’instant, aucune n’assume. Mais, quand bien même la diffusion de cette sous couche est-elle éparpillée au gré des titres et des moments, elle ne manque jamais de fusionner dans les esprits.

 

Surtout depuis que la dédiabolisation de Marine Le Pen est martelée et que ses thèmes sont banalisés sur le mode par exemple des « unes » de l’Express. Comment oublier dans ce registre le « sondage exclusif » du journal « Le Monde » dont les questions, la mise en page et la présentation constituent à eux seuls un cas d’école. Lisez cette accroche : « Un français sur deux considère aujourd’hui que le déclin de la France est « inéluctable ». Une proportion qui monte à soixante dix sept pour cent chez les partisans du Front National. Ils sont également très nombreux à considérer la mondialisation comme « une menace », à juger que la France doit « se protéger », et qu’elle a besoin d’un « vrai chef ».

 

Les politiques, l’islam et les journalistes sont voués aux gémonies. Les conclusions de la grande enquête IPSOS pour Le Monde, réalisée avec le CEVIPOF et la Fondation Jean Jaurès, montrent que, chez les Français, le ressentiment cède à l’hostilité, et le repli à la grande crispation identitaire. Un tableau très sombre analysé par l’historien Michel Winock et commenté par José Bové, Pierre Laurent, Ségolène Royal, Jean-Louis Borloo, Jean-François Copé et Marine Le Pen ». Oui ce jour là même l’appel au chef avait été « sondé », c’est-à-dire suggéré comme chacun le sait.

 

Mais tout cela ne nous dispense pas de nos propres responsabilités. Je ne parle pas des responsabilités locales. Abandonnés à eux-mêmes les militants locaux ont fait du mieux qu’ils pouvaient. Cela ne veut pas dire que j’approuve ce qui s’est fait mais je veux respecter et saluer le dévouement qui s’est exprimé sans relâche. Je parle ici du niveau national et je m’inclus donc dans les reproches que je nous fais, cela va de soi. L’auto critique que nous devons faire est d’abord que cette élection partielle n’a pas été traitée comme une élection nationale ! Et cela alors même que l’alerte avait déjà été donnée avec l’élection dans l’Oise elle aussi cantonnée au niveau local. De son côté le Front National a piloté sa campagne avec tous les moyens du national et sous sa vigilance.

 

Comment faisons-nous pour traiter et préparer avec un soin de notaire chaque manifestation nationale de notre mouvement et abandonner aux hasards locaux et à ses moyens très modestes une campagne de ce type ? Le fond de l’affaire, au niveau national, est politique. Il faudra avoir le courage de l’aborder. La discussion qui opposait « le coup de balai » que j’avais prôné au nom du PG et celle de la « truelle pour construire » portée par la direction du PCF et la gauche unitaire de Christian Piquet, si elle devait être minimisée en public dans le contexte inopportun de la préparation de la manifestation du 5 mai n’en est pas moins concernée ici. On ne pourra pas dire que le thème local fut « le coup de balai » ni « la gauche sans complexe et sans casserole » que j’avais porté à Hénin Beaumont comme ligne de campagne. Elle nous avait pourtant permis de gagner mille voix en trois semaines. Cette orientation me parait tout à fait indiquée quand est en jeu dans une élection de ce type la masse des désemparés et désorientés dégoutés par la situation et qui cherchent une issue positive.

 

Tout ce qui ressemble à un accommodement avec le système tout ce qui se réfère à l’ancien monde politico institutionnel est disqualifié à juste titre dans ces milieux très divers socialement et donc peut captables par les discours catégoriels des campagnes électorales classiques.

 

L’illusion est de croire que nous pourrions grappiller des électeurs aux socialistes convaincus, par de bonnes manières et un parler doux et complice. Ceux-là ont encore voté à vingt et un pour cent pour le candidat du parti de Cahuzac, sans état d’âme.

 

Mais ceux-là aussi auraient peut-être bougé davantage s’ils avaient été secoués par une interpellation spécifique, venue de notre niveau national et s’ils avaient senti qu’ils pouvaient jouer un rôle plus fondateur que de reconduire sans cesse le même paysage. De son côté le Front National a fait ce double travail en direction des désorientés d’une part et des électeurs traditionnels de la droite d’autre part.

 

Personne ne lui ayant demandé de compte sur l’implication de ses proches dans les aventures de Cahuzac, pas même le journal « Le Monde » qui avait sorti l’affaire de façon très soudaine et très documentée, Marine le Pen a eu les mains libres. Et de même à propos du meurtre de Clément Méric. J’ai subi dix fois plus de buzz à propos de sièges d’avion en classe affaire ou éco que n’en ont donné mes articles fouillés et argumentés ou ceux de mon ami Alexis Corbière montrant les liens entre le parti des Le Pen et le meurtrier.

 

A côté de cela, peut-être lui a-t-on facilité la tâche en publiant un tract en arabe que j’avais d’abord pris pour un faux quand on me le montra ! Je pense qu’il s’agit d’une erreur qui mérite d’être discutée sur le fond. Car quelles sont les motivations des camarades qui peuvent croire qu’il y a des « citoyens français d’origine maghrébine » qui ont besoin de lire notre message dans une langue qui n’est pas la leur, à supposer qu’ils la lisent, et plus encore qu’ils la lisent dans le dialecte choisi ! Bien sûr je sais bien que les rédacteurs n’avaient pas l’intention d’aider Marine Le Pen. Mais les camarades ont-ils compris que c’est bien ce qui s’est passé et surtout comprennent-ils tous, au niveau local et au niveau national, pourquoi c’est bien le cas ? Et surtout pourquoi c’est inacceptable dans tous les cas ?

 

Comme je l’ai dit pour commencer mon propos je crois que la façon dont nous avons tourné le dos au niveau local en le laissant se débrouiller du défi interpelle notre difficulté à trancher des questions moins compliquées qu’il y parait d’abord. Or, on ne peut pas faire exister plusieurs stratégies de combat en même temps. Déjà le concert de critiques confuses à propos de la ligne dite « Front contre Front » a tétanisé la parole et la réflexion ! L’application de la ligne inverse, sans le succès de la première, va-t-elle aussi bloquer le débat ? En tous cas le drapeau levé par nous dans la campagne présidentielle, les enseignements de mes débats avec Marine Le Pen, puis ceux de ma présence à Henin Beaumont semblent devenus bien éloignés des acquis de notre famille politique. Est-ce parce qu’ils ont été mis de côté après Henin Beaumont ? Qu’ont produit alors les sempiternelles injonctions de « montrer plutôt d’abord le contenu alternatif de nos propositions » ce qui ne m’a jamais paru contradictoire ? En tous cas je note que « Le Monde » peut dorénavant se permettre aussi de dire qu’aucune grande « voix forte et légitime à gauche ni à droite n’a pris en charge le combat contre le Front National » pour finir d’effacer du tableau notre combat récent, sans ressentir le besoin de mentionner « le contenu alternatif de nos propositions concrètes ».

 

Mon intention n’est pas ici de sanctionner des débats du passé récent dont il est évident que les évènements ont suffi à les trancher. Mon souhait est que la leçon serve et que nous prenions les combats en main d’une façon plus collective pas seulement quand il est question de moi, mais dans tous les cas où l’avenir de notre projet est engagé. La responsabilité de notre déconvenue locale à Villeneuve est exclusivement d’ordre national. Nous n’avons été les jouets d’aucune fatalité. Nous sommes une force nouvelle. La difficulté à aborder un combat nouveau est naturelle. Elle ne doit pas nous complexer. Mais le contexte et sa dangerosité ne nous permet aucun des conforts que les autres peuvent se permettre. Nous cacher nos erreurs ne serait pas à la hauteur de l’événement et du seuil qu’il contient. Sur le terrain, cette fois ci, le Front National a pris la main comme alternative au système. Et cela dans un contexte qui aurait permis que soient exploitées toutes les potentialités d’une ligne qui avait prouvé sa force d’entrainement dans la spectaculaire manifestation du 5 Mai. Seuls les naïfs pouvaient croire que nous recevrions de l’aide de la sphère médiatique pour cibler le Front National et contrer son avancée. Une fois de plus, comme à Hénin Beaumont, et comme je l’avais dit, ce fut le contraire, notamment dans la presse régionale cette petite tyrannie intolérante avec nous et complaisante avec le système qui les gave. La confusion stratégique, les atermoiements tactiques et les illusions sur l’adversité nous exposent à de terribles déconvenues que la gravité de la situation ne permet pas.

 

D’autres partielles auront lieu. Il faudra se souvenir de celle-ci. D’autres élections arrivent. Il faudra aussi se souvenir de comment nous avons perdu celle-ci.

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 17:08

 

http://www.atlasalternatif.over-blog.com/article-la-visite-d-obama-en-afrique-du-sud-suscite-les-protestations-de-la-gauche-a-pretoria-118798256.html

 

La visite d’Obama en Afrique du Sud suscite les protestations de la gauche à Pretoria

Samedi 29 Juin 2013

L'Afrique du Sud est la deuxième étape d'une tournée africaine d'une semaine du président américain Barack Obama qui, après le Sénégal, doit le mener en Tanzanie. Il a été accueilli samedi (après la dispersion par la police de quelques centaines de manifestants hostiles) par des chants chaleureux, des applaudissements et des rires de jeunes sud africains dans une université à Soweto. Apparemment la promesse d'un partenariat économique entre les USA et l'Afrique est un slogan qui a séduit certains jeunes dans ce pays, autant que l'hommage que le président américain a rendu à l'ancien leader de l'ANC aujourd'hui dans un état de santé critique Nelson Mandela.  

En réponse à cet accueil, Obama a tenu un discours adapté à son public, « j’ai été élu pour mettre fin aux guerres », a-t-il dit, ajoutant qu'il visite régulièrement les jeunes soldats américains qui ont été gravement blessés en Irak et en Afghanistan. « Cette idée que nous cherchons à nous impliquer davantage militairement partout dans le monde n'est pas vraie » a-t-il ajouté.  

Pour autant cette visite ne fait pas l'unanimité en Afrique du Sud. Buti Manamela, secrétaire national de la Youth Communist League (YCL),  après avoir mobilisé un millier de manifestants à Prétoria devant l'ambassade des Etats-Unis, Vendredi 28 Juin 2013, a rappelé « qu'en réalité, Obama est ici pour les relations commerciales, et non pour le bénéfice du continent, mais pour le profit de l'impérialisme américain et l’avantage des entreprises américaines à continuer de violer nos ressources en minerais ». Selon lui, les américains « voient que la Chine est déjà là. C'est à cause de cette menace posée par la Chine que l'Amérique est ici. Toute cette histoire (le voyage en Afrique) est influencée par le fait que l'économie de l'Afrique est en croissance ».  

Lorsque les manifestants ont atteint l'ambassade, un groupe d'activistes musulmans a tenu une séance de prière. Les autres, portant principalement des insignes de l'YCL, les ont regardés prier. De nombreux policiers se tenaient à l'entrée fermée de l'ambassade. Les manifestants ont brûlé un drapeau états unien. Sur certaines pancartes des manifestants, on pouvait lire, « Obama, arrête de soutenir des dictateurs en Afrique », « pas de pétrole ici, passe ton chemin », « cent ans de génocide en Irak », « guerre dans cent pays », « Etat voyou ».

L'affiche d'un jeune garçon disait, « non, vous ne pouvez pas m'espionner ». Une autre pancarte disait, « Etats-Unis sous administration satanique ». De nombreux manifestants portaient des blouses orange et des cagoules noires. Certains portaient des tenues de camouflage et des bérets rouges. Une grande banderole portait une photo du visage d'Obama et les mots, « rencontrez le plus grand assassin du monde ». « Libérez la Palestine », « Libérez le Swaziland », « Libérez le Zimbabwe » faisaient aussi partie des slogans.

Plus tôt dans la semaine, deux groupes sud africains avaient tenté d'obtenir des mandats d'arrêt contre le président américain Barack Obama. Mohamed Hussain Vawda, de la Société pour la Protection de notre Constitution, a porté plainte contre Obama pour « crimes de guerre et crimes contre l'humanité » et la Musulman Lawyers Association (MLA) a fait une demande d'arrestation d'Obama en référé auprès de la Haute Cour de Pretoria mercredi mais cette demande a été rejetée.  

A la suite de la manifestation devant l'ambassade, Vendredi 28 Juin 2013, Loyd Shivambu, ancien membre de l'ANC qui critique aujourd'hui le ralliement de ce parti au néo-libéralisme, dans le Pretoria News, approuve les manifestants.

« L'administration américaine sous Obama a poursuivi la domination néo coloniale en Irak et en Afghanistan, écrit-il, non pas à cause de la guerre contre le terrorisme, mais pour des intérêts économiques étroits, notamment le pétrole.

L'administration américaine sous Obama est également coupable de continuer de soutenir l'expansion israélienne illégale et la violation du droit des palestiniens à l'auto détermination, de sa dignité et de ses libertés fondamentales. Le Zimbabwe est sous sanction en raison d'un plan de déstabilisation concocté par l'administration américaine et la Grande-Bretagne comme un moyen d'intimider tous les États africains et les forcer à négliger la décolonisation économique ». Mais il ajoute que l'Afrique du Sud joue un rôle ouvertement sous impérialiste.

Il accuse son pays d'avoir imposé la victoire de Joseph Kabila au Congo en 2011, d'avoir tenté de défendre Bozizé en Centrafrique, et de n'avoir pas empêché « le viol impitoyable de la Libye par les forces impérialistes » en votant la résolution 1973 sur la zone d'exclusion aérienne à l'ONU, d'avoir été parmi les premiers à reconnaitre le « gouvernement marionnette des français » de Ouattara en Côte d'Ivoire et de favoriser l'arrogance du roi Mswati au Swaziland. Il accuse enfin Jacob Zuma d'avoir adopté une politique « sécurocratique » en Afrique du Sud depuis 2009, illustrée notamment par sa proposition de force d'intervention rapide pour l'Union Africaine.

Frédéric Delorca

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 16:44

 

Communiqué du Bureau de Presse de la Coalition Nationale Syrienne concernant les évènements d’Homs

Dimanche 30 Juin 2013

La Coalition Nationale Syrienne appelle le peuple syrien et les forces révolutionnaires à resserrer leurs rangs et à se coordonner, pour faire face au grand danger qui menace l'unité du pays et du peuple avec l'assaut perpétré par le régime et ses alliés du Hezbollah, de l'Iran et  de la Russie, sur la ville d’Homs en Syrie.
 
La coalition en appelle à chaque individu, chaque faction et chaque bataillon de l'Armée Syrienne Libre capables d'aider, par tous les moyens possibles, la ville d’Homs à obtenir la victoire. La coalition met la communauté internationale face à sa responsabilité de protection des civils et insiste sur l'urgente nécessité pour que le groupe des amis du peuple syrien prenne des décisions fermes, rapides et efficaces par le biais d'actions militaires fermes, l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne et la réalisation de frappes militaires sur les bases militaires du régime.
 
L'ingérence, flagrante et directe, de l'Iran et de la Russie qui aident le régime syrien dans la répression du peuple syrien est maintenant évidente et le silence est devenu inacceptable. La communauté internationale se doit de nommer les choses par leur nom. Les discours dans de telles circonstances, via des conférences qui cherchent une solution politique, sont absurdes et n'ont plus raison d'être.

La coalition assure, après consultation avec les chefs d'État Major, que l'évolution dangereuse et les attaques brutales sur la ville d’Homs auront un impact négatif sur les efforts internationaux du sommet de Genève.

Cette violente attaque menace toute solution politique en Syrie et signifie l'abolition de tout contact avec le sommet de Genève. Il est clair que ces actes sont des menaces pour l'unité du pays, dont le but est de le diviser et de mettre en place un état sous contrôle de l'Iran afin de compléter le projet iranien qui constitue un danger pour la Syrie et toute la région.

Vive la Syrie, et que vive son peuple libre et digne.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 16:16

 

http://www.correiocidadania.com.br/index.php?option=com_content&view=article&id=8551:mpl-se-coloca-dentro-do-campo-da-esquerda-no-processo-politico&catid=72:imagens-rolantes

 

Le MPL se situe dans le camp de la gauche dans le processus politique

 

Vendredi 28 Juin 2013

 

Le Mouvement Passe Livre (MPL), qui a indiscutablement impulsé l’explosion  des protestations dans le pays, se trouve mis en avant sur la place publique de façon inédite, allant même jusqu’au cabinet de la présidence de la république. Avec la somme  de positions qui se sont ajoutées aux revendications autour du transport collectif, le prochain moment semble être celui de la réflexion et de la réorganisation des luttes qui ont éclaté en plein milieu de la coupe des confédérations de la FIFA.

 

Dans ce contexte, le « Correio da Cidadania », en partenariat avec Webradio Central Trois, a interviewé Daniel Guimarães,  membre du mouvement, pour débattre avec lui et approfondir des positions politiques dans une situation dans laquelle diverses questions sociales se sont imposées dans le cours du débat. Des interviews avec  des militants d’autres mouvements sociaux progressistes suivront. 

 

Pour Daniel, « ce qui se passe est le reflet du processus conduit par le gouvernement fédéral et la FIFA, contre les intérêts populaires, s’attaquant aux intérêts de la population, retirant le droit de libre manifestation des personnes, allant jusqu’à l’expulsion forcée de personnes de leur logement et utilisant l’argent public pour financer un évènement privé. L’addition qu’il faut payer commence à être présentée ».

 

Dans ce nouveau moment des luttes à l’horizon, il souligne « que le MPL se revendique de la tradition des luttes de gauche, des luttes pour les intérêts de la population, de ceux d’en bas, contre l’offensive du capitalisme, de l’Etat et de la violence ». Sur les transports, après cette première victoire, l’annulation de l’augmentation des tarifs, il dit que le mouvement continuera à travailler sur ce thème, y compris avec un projet de loi d’initiative populaire pour le  tarif gratuit.

 

Correio da Cidadania : Comment le mouvement a-t-il reçu la victoire de la réduction du tarif d’autobus, du métro et des trains à Sao Paulo ? Comment analyse-t-il le moment et digère-t-il toute cette exposition sur la place publique?

 

Daniel Guimarães : En réalité, ce n’est pas la première fois que nous obtenons l’annulation d’une augmentation, il y a eu d’autres annulations au Brésil, antérieurement. Mais à Sao Paulo c’est la première fois, ce qui a un impact important car il s’agit de la plus grande ville du Brésil. C’est un pas en avant  très important, non seulement pour le MPL, mais pour toute la gauche, qui n’est pas nécessairement habituée à vaincre dans l’affrontement pour de meilleures conditions de vie et à connaître des avancées dans ses luttes. Ce n’est pas tous les jours que cela arrive et il s’agit là d’un facteur qui va avoir un effet pédagogique important.

 

Correio da Cidadania : Comment vois tu le moment politique, après ces semaines de manifestations massives ? Il y a-t-il une accalmie ?

 

Daniel Guimarães : Je pense que ces manifestations furent réellement très inattendues. Elles sont même sorties hors du camp  de la gauche, et il est arrivé un certain moment où il y a eu la crainte que des groupes de droite ne puissent bénéficier des manifestations de masse. Mais nous pouvons observer que là où il y a eu victoire, ce fut une victoire de gauche, dans le cas de l’annulation des augmentations des tarifs de transport, et cela dans plus de cinquante villes du Brésil, parmi elles onze capitales régionales.

 

Et quand les groupes de gauche se sont retirés de  la lutte, pour pouvoir réfléchir et donner une continuité à leurs objectifs, les manifestations de masse auxquelles la grande presse a appelé, tentant de les encadrer dans leurs propres plans contre le gouvernement du PT, elles ont été moins nombreuses. Il semble que c’est ce qui est arrivé à Sao Paulo et ce qui commence à se passer au Brésil.

 

Correio da Cidadania : Comment analysez vous les massives protestations dans les villes qui étaient le siège de la coupe des fédérations ? Comment penses tu que les évènements vont se développer après la fin de cet évènement test pour la coupe de 2014 ?

 

Daniel Guimarães : Tout d’abord, ce qui arrive maintenant est le reflet du processus conduit par le gouvernement fédéral et la FIFA, à l’encontre des intérêts populaires, attaquant les intérêts de la population, retirant le droit de libre manifestation des personnes, arrivant jusqu’à l’expulsion forcée  de personnes de leur logement, et utilisant  l’argent public pour financer un évènement privé.

 

Maintenant l’addition commence à être présentée. Je crois que probablement, à la fin de la compétition, les groupes spécialisés sur ces questions vont évaluer leurs participations, intensifier leurs débats, et combattre idéologiquement à l’intérieur de la société.

 

L’an prochain il y a la coupe du monde et je n’arrive pas à imaginer que pendant sa réalisation il puisse y avoir le silence. La tendance est que ces processus de lutte s’intensifient durant le grand moment que représente la coupe du monde.

 

Correio da Cidadania : Comment le MPL se prépare t il pour continuer la lutte pour le tarif gratuit ?

 

Daniel Guimarães : Depuis déjà quelque temps, nous avons un projet de loi d’initiative populaire qui a besoin de quatre cent trente mille signatures pour être officiellement présenté à la chambre des conseillers  municipaux. Nous avions commencé la campagne de signatures.

 

Maintenant, après ce processus, qui a mis tellement en avant le nom du MPL ainsi que le débat sur la gratuité des transports, nous allons reprendre la question. Nous allons nous organiser pour définir le mois prochain comment sera la nouvelle journée de mobilisation,  mais l’idée est maintenant de mettre en place le projet, de le faire transiter par la chambre municipale et d’ « attendre » le temps nécessaire pour conquérir la gratuité du transport dans la ville de Sao Paulo.

 

Correio da Cidadania : En plus de la gratuité du transport, quelles autres revendications doivent figurer dans l’agenda du mouvement ? N’est-il pas indispensable de poser la question de l’étatisation du transport public, face à des gouvernants qui déclarent nécessaire d’arrêter des investissements pour pouvoir baisser les tarifs ?

 

Daniel Guimarães : Nous avons aussi cette discussion (de l’étatisation).   Il y a plusieurs noms et dénominations donnés à ce que nous défendons. C'est-à-dire que la gestion du système de transport collectif public, doit être une responsabilité du pouvoir public, non pas des entreprises privées. Et ceci avec la participation  populaire directe et délibérative, définissant comme devrait être le système, où il doit il y avoir des autobus, pourquoi il y aura des autobus à tel endroit et la quantité de véhicules. Ces choses ne doivent pas être laissées aux mains de l’entreprise privée.

 

Haddad a annulé la loi qui prévoyait l’entrée de nouvelles entreprises dans la gestion du transport collectif, mais, au delà de toutes les mobilisations qui ont forcé le maire de Sao Paulo à prendre cette décision, les chefs d’entreprise étaient en train de faire pression sur lui parce qu’ils considéraient que le modèle présenté par la municipalité réduisait leurs bénéfices de dix pour cent. Et ils étaient disposés à déposer des bulletins blancs, comme forme de protestation et de boycott, menaçant de retirer une certaine quantité d’autobus des rues. Ceci est un exemple clair qui montre les raisons pour lesquelles on ne peut pas avoir d’entreprises privées qui déterminent le fonctionnement du système de transport dans la ville.

 

Si cela s’appelle municipalisation ou étatisation, c’est là une discussion secondaire, dans ce  moment où nous allons approfondir un modèle spécifique possible et adéquat pour le mouvement et les autres groupes qui voudraient nous appuyer dans ce projet. L’important c’est qu’il soit en faveur de l’intérêt public et non privé.

 

Correo da Cidadania : Comment appréciez-vous les deux dernières rencontres avec l’exécutif, à tous les niveaux, d’abord la rencontre avec Dilma à Brasilia, ensuite la décision d’Alckmin  après la rencontre avec le MTST ?

 

Daniel Guimarães : Tout d’abord, disons qu’ils ont dû céder ces espaces de discussion. Au tout début  ils n’ont pas cherché le dialogue. Au contraire ils ont creusé leurs distances, ils disaient explicitement que ces revendications, c’était demander l’impossible, ils disqualifiaient les manifestants, les traitant de casseurs, de vandales, essayant de nous criminaliser.

 

Grâce à la pression populaire, massive, ils ont dû reculer. Comme on dit, sous la pression, ils ont cédé les bagues pour ne pas perdre les doigts. C’est bien ainsi que cela s’est passé tant à la mairie qu’au niveau du gouvernement de l’état de Sao Paulo.

 

Au niveau fédéral je crois qu’il y a eu une autre composante. Le gouvernement fédéral s’est vu dans l’obligation de répondre par un « agenda positif ». Le MPL n’était même pas dans les rues en train de manifester quand la présidente invita le mouvement à lui faire entendre nos propositions. Certaines, c’était amusant, elle ne les a pas comprises, la présidente ne s’était pas préparée à discuter tarif gratuit et transport public.

 

Mais nous ne pensons pas que le mouvement a été appelé seulement parce qu’il a de bonnes idées ou parce qu’il s’organise autour de cela depuis longtemps. En réalité ce fut parce qu’il a réussi, aux côtés de plusieurs autres organisations, à construire une pression populaire, et c’est seulement celle-ci qui est capable de renverser un rapport de force qui semblait jusque là apparemment stabilisé.

 

Correio da Cidadania : Le MPL prétend-t-il affirmer publiquement une position politique plus claire, face à la variété de positions mises en avant par les médias et en fonction des offensives de la droite ?

 

Daniel Guimarães : Pour le moment il n’y a pas de discussion à ce sujet. Le mouvement se réunit constamment, mais nous discutons de la question du transport. Cependant, il est bon de clarifier que le MPL se situe dans le camp de la gauche dans le processus politique. Le MPL se revendique de la tradition des luttes de gauche, des luttes pour les intérêts de la population, de « ceux d’en bas », contre l’offensive du capitalisme, de l’Etat et de la violence.

 

Même si nous sommes centrés sur notre question, celle du transport, et que nous n’avons pas mis en avant certaines revendications d’ensemble, nous avons adressé dans notre lettre à Dilma une série de revendications d’autres mouvements, exigeant y compris la fin de la violence de l’Etat contre des populations indigènes et les luttes des travailleurs.

 

Correio da Cidadania : En ce qui concerne les prisonniers politiques, le MPL est il en train de chercher une solution et une négociation d’ensemble sur leur situation ?

 

Daniel Guimarães : Oui, le mouvement apporte son appui aux détenus. Il n’existe aucun prisonnier pour l’instant, ils ont tous été libérés, mais certains peuvent être poursuivis pour conspiration. Nous luttons collectivement, bien sûr, et donnons notre appui pour que la justice ne tienne même pas compte de telles accusations avant qu’elles ne deviennent un procès criminel. Et il est possible, oui, que nous obtenions cela. 

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 17:45

 

http://stoptortureenfantspalestiniens.wesign.it/fr

http://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/06/20/non-a-la-torture-des-enfants-palestiniens

http://blogs.mediapart.fr/blog/stephane6/190613/petition-contre-la-torture-des-enfants-palestiniens

http://www.europalestine.com/spip.php?article8394

Non à la torture des enfants palestiniens

Pas de complicité avec leurs tortionnaires

Chaque jour l’armée d’occupation israélienne enlève des enfants palestiniens à leur domicile, le plus souvent en pleine nuit, pour les embarquer menottés et les yeux bandés vers des centres d’interrogatoire, où ils subissent des tortures physiques et psychologiques, ligotés dans des positions inconfortables sans pouvoir dormir, parfois frappés, menacés de sévices sexuels et de représailles sur leurs familles. Il leur est en général demandé d’avouer qu’ils ont lancé des pierres contre des chars ou des bulldozers en train de démolir leurs maisons, de dénoncer d’autres enfants, de devenir des « informateurs », et de signer des documents en hébreu, langue qu’ils ne comprennent pas.

Ces faits sont rapportés par de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et internationales de défense des droits de l’homme et de l’enfant, dont L’UNICEF, Defence Children International, B’Tselem, Save the Children, l’ACAT, et le ministère britannique des affaires étrangères, au travers d’un rapport intitulé « Children in Military Detention ».

Elles soulignent que ces enfants palestiniens n’ont accès ni à leurs parents ni à un avocat pendant des semaines, sont parfois traduits devant des tribunaux militaires israéliens et incarcérés à partir de l’âge de douze ans, en toute illégalité dans des prisons israéliennes. (Les conventions de Genève interdisent à tout occupant de transférer tout ou partie d’une population occupée sur le territoire de la puissance occupante). Ceci sans compter le racket pratiqué par l’occupant israélien auprès des familles d’enfants ainsi kidnappés, puisqu’elles sont souvent obligées de verser de fortes « amendes »pour les récupérer.

Toutefois le gouvernement français, qui ne peut ignorer ces faits, accueille régulièrement en France des responsables de ces tortures, bafouant ainsi la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (1989) et la Convention Internationale contre la Torture, (Convention de New York, 1984), signée par la France, et la contraignant à rechercher et poursuivre toute personne suspecte d’avoir commis des actes de torture physique et psychologique, ou de les avoir ordonnés, ou encore de les avoir laissé commettre en connaissance de cause. Or ces tortures exercées contre des adultes et des enfants sont de notoriété publique en Israël, et c’est toute la chaîne du commandement militaire et politique qui admet ou recommande ces pratiques.

Nous exigeons donc du gouvernement français qu’il respecte le droit international et cesse d’accueillir en France les responsables de ces tortures.

Nous demandons par ailleurs à toutes les grandes ONG de défense des droits de l’homme et de l’enfant de se mobiliser concrètement, et de déposer des plaintes auprès des tribunaux français au nom des victimes de ces tortures ou de leurs familles, dès qu’elles ont à connaître de tels cas. Comme l’écrit Amnesty International, « vous êtes révolté par la torture, l’emprisonnement arbitraire, la pauvreté, la peine de mort, l’injustice, les expulsions forcées et l’impunité. Transformez votre indignation en action » 

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