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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 19:55

 

Les deux membres des « Pussy Riot » ont été libérés en Russie

 

KRASNOÏARSK/NIJNI NOVGOROD (Reuters) - Deux membres du groupe punk russe « Pussy Riot » qui purgeaient une peine de prison de deux ans, Maria Aliokhina et Nadejda Tolokonnikova, ont bénéficié Lundi 23 Décembre 2013 d'une libération anticipée et dès leur remise en liberté ont critiqué Vladimir Poutine.

 

« La Russie sans Poutine », a crié Nadejda Tolokonnikova après sa sortie de prison, dans la ville de Krasnoïarsk, en Sibérie. Maria Aliokhina, libérée quelques heures auparavant à Nijni Novgorod, a pour sa part qualifié l'amnistie ayant permis sa libération anticipée d'opération de relations publiques et dit qu'elle continuerait à s'opposer au président russe.

 

Maria Aliokhina, vingt cinq ans, et Nadejda Tolokonnikova, vingt quatre ans, purgeaient une peine de deux ans de prison pour une « prière punk » entonnée en février 2012 dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, siège du patriarcat orthodoxe, pour demander le départ du pouvoir de Vladimir Poutine.

 

Les deux jeunes femmes avaient été condamnées pour vandalisme motivé par la haine religieuse pour cette prestation qui critiquait les liens du président russe avec l'église orthodoxe.

 

Elles devaient être libérées en mars mais ont pu bénéficier de la loi d'amnistie, qui pardonne les actes de vandalisme et s'applique aux mères de jeunes enfants. Ekaterina Samoutsevitch, troisième membre des « Pussy Riot », avait obtenu une libération anticipée en octobre 2012.

 

« ATTACHEZ VOS CEINTURES »

 

« La frontière entre être libre et ne pas l'être est très mince en Russie, un pays totalitaire », a dit encore Nadejda Tolokonnikova, qui s'est engagée à poursuivre sa campagne en faveur des droits des détenus.

 

« Ce n'est que le début, alors attachez vos ceintures. Je pense que nous allons unir nos efforts dans notre activité en faveur des droits de l'homme. Les méthodes que nous utiliserons seront les mêmes. Nous nous efforcerons de chanter jusqu'au bout notre chanson », a-t-elle ajouté.

 

Dès sa libération, Maria Aliokhina s'est de son côté fait l'écho de ceux qui estiment que l'amnistie voulue par Vladimir Poutine est trop restreinte et vise surtout à détourner les critiques sur la situation des droits de l'homme en Russie dans la perspective des jeux olympiques d'hiver en février à Sotchi.

 

Interrogée par la chaîne de télévision Dojd, Maria Aliokhina a estimé que l'amnistie était une opération de relations publiques. Elle a dit qu'elle aurait refusé de sortir de prison si elle avait eu le choix.

 

« Je ne crois pas que ce soit un acte humanitaire », a-t-elle déclaré au téléphone. « Je pense que c'est une opération de communication. Mon attitude envers le président n'a pas changé ».

 

« JE N'AI PLUS PEUR DE RIEN »

 

Le père de Nadejda Tolokonnikova, Andreï, avait lui aussi jugé jeudi dernier que le projet de libération des « Pussy Riot » était une opération de relations publiques avant les jeux olympiques, y voyant « un jeu absolument cynique des autorités centrales ».

 

Vladimir Poutine avait annoncé la semaine dernière que les deux jeunes femmes bénéficieraient de la loi d'amnistie, comme l'ancien oligarque Mikhaïl Khodorkovski, libéré vendredi.

 

Cette amnistie doit permettre en outre aux trente personnes arrêtées en septembre lors d'une opération de Greenpeace contre les forages pétroliers en mer Arctique d'échapper à un procès, un geste là aussi susceptible de détendre les relations entre l'Occident et la Russie.

 

Selon les organisations des droits de l'homme, l'amnistie votée est insuffisante car, estiment-elles, elle permettra de libérer moins de mille cinq cent personnes, soit une toute petite partie des près de sept cent mille russes derrière les barreaux.

 

Maria Aliokhina était souriante à sa sortie de prison à Nijni Novgorod en compagnie de son avocat et dit qu'elle se sentait bien. Elle a souligné que s'il avait été possible de refuser l'amnistie, elle l'aurait fait par solidarité avec ceux qui restent emprisonnés.

 

« J'aurais bien aimé rejeter cette amnistie mais la prison avait reçu un ordre et c'est pourquoi j'ai été amenée ici », a-t-elle déclaré à Reuters. « Je voudrais maintenant m'occuper de la question de l'emprisonnement. Je voudrais m'engager dans les droits de l'homme. Je n'ai plus peur de rien, croyez-moi ».

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 19:41

 

Pas de neutralité religieuse pour les parents d’élèves

 

PARIS (Reuters) - Les parents d'élèves accompagnant des sorties scolaires ne sont pas soumis à la neutralité religieuse mais toute manifestation de croyance doit éviter une perturbation du service public, a estimé le conseil d'état dans un avis publié Lundi 23 Décembre 2013.

 

La possibilité pour une mère accompagnant une sortie scolaire de porter le voile sera ainsi laissée à l'appréciation du directeur de l'école, explique-t-on auprès du défenseur des droits, à l'origine de la saisine.

 

« Les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l'éducation peuvent conduire l'autorité compétente, s'agissant des parents d'élèves qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, à recommander de s'abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses », dit l'avis.

 

Le défenseur des droits avait adressé en septembre au conseil d'état plusieurs questions relatives à l'application du principe de neutralité religieuse dans les services publics.

 

Il soulignait dans sa lettre de saisine que les dispositions prises à ce sujet semblaient varier d'un établissement à l'autre s'agissant des personnes sans lien contractuel avec le service public, comme les parents accompagnant les sorties scolaires, et demandait un éclaircissement.

 

Dans son avis, le conseil d'état estime avant tout que ces parents sont des usagers du service public.

 

« Ceux-ci ne sont par conséquent pas en principe soumis à des restrictions de leur liberté de manifester leurs opinions ou croyances religieuses », comme c'est le cas pour les agents du service public, souligne le texte de l'autorité administrative.

 

LE MINISTÈRE POUR LA NEUTRALITÉ

 

Le ministère de l'éducation nationale a salué la clarification apportée par le conseil d'état et a recommandé aux parents d'éviter d'afficher leur appartenance religieuse.

 

« Le milieu scolaire est un cadre qui doit être particulièrement préservé. Ainsi s'agissant des parents d'élèves qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, ils doivent faire preuve de neutralité dans l'expression de leurs convictions, notamment religieuses », dit-il dans un communiqué.

 

Plus tôt, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avait déclaré à l'issue du dernier conseil des ministres de l'année que le gouvernement examinerait avec attention l'avis du conseil d'état.

 

« Nous sommes attachés à la neutralité de l'école et à sa sanctuarisation, à la laïcité qui doit y régner. Nous ferons en sorte que l'école demeure ce sanctuaire », a-t-elle dit

 

La cour d'appel de Paris a confirmé récemment le licenciement d'une salariée voilée d'une crèche privée, l'affaire dite Baby Loup qui avait relancé la bataille politico-judiciaire autour de l'application de la laïcité dans les entreprise privées.

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 15:45

 

http://www.rue89.com/2013/12/22/libre-mikhail-khodorkovski-renonce-a-changer-russie-248525

 

Libre, Mikhaïl Khodorkovski ne renonce pas à « changer la Russie »

 

Par Pierre Haski

 

Une cohue digne d’une pop star ou d’un chef d’état. La première conférence de presse, Dimanche 22 Décembre 2013 à Berlin, de Mikhaïl Khodorkovski, l’ancien magnat russe libéré trente six heures plus tôt par Vladimir Poutine après dix ans de prison, a montré l’impact de l’événement.

 

Symboliquement, c’est au musée de Checkpoint Charlie, le point de passage entre l’Est et l’Ouest de Berlin, vestige de la guerre froide du vingtième siècle, que s’est déroulée la première « sortie » de l’ancien oligarque russe. Là où, comme dans les romans de John Le Carré, l’Est et l’Ouest s’échangeaient leurs espions...

 

Pourquoi Mikhaïl Khodorkovski intéresse-t-il tant ? Sans doute parce qu’il y a une double dimension dans l’histoire de cet homme dont on a du mal à croire, à le voir dimanche si élégant, bien rasé et au sourire discret, qu’il vient de passer dix ans dans des conditions peu enviables.

 

Sauver les jeux olympiques de Sotchi, et après ?

 

Il y a l’histoire humaine, comment devient-on multi milliardaire en Russie après avoir été un élément prometteur des jeunesses communistes ? Et comment, en ayant atteint le sommet, peut-on chuter brutalement, totalement ?

 

Et il y a l’énigme politique. Vladimir Poutine avait éliminé un rival, un homme riche et influent qui s’était mis à financer l’opposition et la société civile, se permettant même de lui tenir tête en direct à la télévision, lors d’une réunion du président russe avec les oligarques. Pourquoi, dès lors, le gracie-t-il aujourd’hui, au lieu de le laisser végéter dans son camp ?

 

Pour la première question, le film « Khodorkovski » du réalisateur allemand Cyril Tuschi, dont www.rue89.com avait été partenaire lors de sa sortie l’an dernier, apporte des réponses, sur l’homme, sa personnalité, ses idées, sa spiritualité, sa force.

 

Mais sur la dimension politique, nous n’en sommes qu’aux interrogations, en particulier sur les motivations de Vladimir Poutine, au-delà de l’échéance immédiate de « sauver » les jeux olympiques d’hiver de Sotchi.

 

Dans la nuit, à bord d’un jet privé vers Berlin

 

Dimanche, Mikhaïl Khodorkovski a livré quelques détails sur sa libération.

 

Le rôle d’Hans Dietrich Genscher, l’ancien ministre des affaires étrangères allemand à l’époque de la guerre froide, il a joué un rôle-clé de négociateur en coulisse, c’est de lui en particulier que Khodorkovski a appris le 12 novembre, via ses sœurs, que Poutine ne faisait plus de son admission de culpabilité la condition d’une éventuelle grâce, l’amenant à écrire au président russe.

 

Le rôle également de la chancelière Angela Merkel, qu’il a publiquement remerciée, et qui montre que l’Allemagne reste l’interlocuteur privilégié de la Russie, hier comme aujourd’hui.

 

Mikhaïl Khodorkovski a été réveillé à deux heures du matin vendredi dernier pour se voir signifier sa libération, et a été conduit dans un jet privé allemand qui l’a amené à Berlin, sans autre information. « Je n’ai pas eu le choix du lieu de ma libération », a-t-il dit.

 

S’il n’a rien négocié, il s’est quand même prononcé dimanche pour que le reste du monde ne boycotte pas les jeux olympiques de Sotchi. « Il ne faut pas les gâcher », a-t-il dit. Mais il appelé les responsables de pays étrangers à ne jamais oublier, dans leurs relations avec Poutine, qu’il reste des prisonniers politiques dans son pays.

 

Ni politique ni business

 

Et il a donné son état d’esprit actuel. Les médias ont mis l’accent sur son annonce qu’il ne se lancerait pas en politique. Ce qui signifie seulement qu’il ne va pas créer un parti ou chercher à se présenter à des élections. Mais ça n’a jamais été sa stratégie, et il y avait peu de probabilité qu’il ait changé sur ce point.

 

En revanche, il n’a pas fermé la porte à un rôle dans la société civile, sous une forme qu’il n’a pas précisée, et surtout avec une société russe qui a beaucoup changé en son absence, avec l’émergence de nouveaux activistes sociaux, le rôle d’internet.

 

Interrogé sur un éventuel retour dans le monde des affaires, il a répondu que « je n’ai aucune intention de retourner au business. J’ai fait tout ce que j’avais eu l’intention de faire. Et ma situation financière est telle que je n’ai pas besoin de travailler pour gagner ma vie. Je veux consacrer mon énergie à payer ma dette envers ceux qui sont dans une position pire que la mienne, et envers la société russe. Il est important qu’elle change un peu pour qu’on vive mieux en Russie ».

 

Pas vraiment la position de quelqu’un qui ne compte pas s’engager. La question est de savoir s’il le fera de l’étranger, ou de Russie. Dimanche, il a mis comme condition à son retour à Moscou que la cour suprême russe confirme la levée des poursuites sur des affaires liées à son ancienne entreprise, Youkos. Moscou garde donc un levier pour le tenir à l’écart.

 

Le 25 octobre, pour le dixième anniversaire de sa condamnation, Mikhaïl Khodorkovski publiait un très long article, un manifeste devrait-on dire, dans le New York Times, donnant sa vision de la société russe, et de la Russie dans le monde.

 

Pour une « européanisation » de la Russie

 

Il se prononçait pour une « européanisation » de la Russie, une demande en résonance avec celle des manifestants de Kiev en ce moment.  Il ajoutait que « pour notre peuple, le peuple russe, ce serait une réelle chance de dépasser une situation qui existe depuis le dix septième siècle, et de combler le fossé qui existe entre le nombre réduit de russes qui ont une idée de ce qu’est l’Europe moderne et vit selon ses standards, et le reste de la population du pays, les millions de personnes dont les rêves de vie meilleure ont été exploités sans scrupules par des hommes politiques qui vantent les méritent d’une voie spéciale sans réalité pour la Russie. Une voie qui ne conduit qu’à plus de misère. Ce projet désastreux de stagnation a besoin d’une alternative européenne ambitieuse ».

 

Ce n’est assurément pas la vision de quelqu’un qui ne va « pas faire de politique ».

 

Mais aura-t-il les moyens, en exil et avec un Poutine plus solidement en place que jamais, de se faire entendre ?

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 15:19

 

Communiqué politique de Mohamed Bouklit

Mohamed Bouklit apporte son soutien au Front De Gauche.

Montpellier, le 17 décembre 2013

L'année 2013 aura été marquée par un climat social et politique délétère à Montpellier. Alors que nos concitoyens sont durement touchés par une crise sans précédent, nous observons sur la scène locale, depuis la mort de Georges Frêche, le spectacle affligeant des tensions et divisions à gauche comme à droite. Cet état de fait accentue une fois de plus le rejet du politique et la tentation du repli individualiste. Si nos responsables politiques ne réagissent pas immédiatement, il y a fort à parier que cela se traduira aux élections municipales par une forte abstention et par une montée du Front National. Avec le recul, le communautarisme et l'abstention dans les quartiers populaires montpelliérains sont les enfants du système clientéliste hérité de l'ère Frêche et adoptés par un individualisme de survie au cœur de la crise.

 

Face à cette situation, il nous faut refonder la vraie gauche, qui repose sur l’adhésion des gens à un projet conçu avec l’appui et l’intelligence de la société civile. Notre but n'est pas de faire un simple score, dans un océan d'abstention, qui n’entraînera personne dans son sillage. Il nous faut une vraie gauche, rassemblée dans sa diversité sur des bases idéologiques claires, le refus de l'austérité, le refus de la privatisation des services publics et des biens communs et la défense de la république et de la laïcité, des droits égaux pour tous.

 

Cette vraie gauche, c’est le Front De Gauche, capable d'offrir à la population une véritable alternative de gauche, comme nous l'avons proposée avec succès dans les quartiers populaires il y a deux ans (vingt deux pour cent au premier tour et trente cinq pour cent au second tour des élections cantonales face au président socialiste du conseil général Andre Vézhinet).

 

Par ce soutien au Front De Gauche, je reste simplement en cohérence avec la ligne qui fonde mon engagement citoyen et politique depuis ma jeunesse.

Je continue et continuerai à œuvrer à l’émergence d'un front du peuple qui relaye les aspirations fondamentales des quartiers populaires.

Je reste, plus que jamais, au service de ce rassemblement.

J'appelle à voter les 23 et 30 mars 2014 pour le Front De Gauche.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 14:58

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article8888

 

Les prévenus de Pontoise appellent à amplifier et à développer la campagne BDS

 

Les militants du procès de Pontoise, poursuivis depuis trois ans mais finalement acquittés Vendredi 20 Décembre 2013, appellent, dans le communiqué ci-dessous, à étendre et amplifier la campagne de Boycott Désinvestissement Sanction (BDS) contre l’état d’Israël.

 

Communiqué

 

Le tribunal de Pontoise confirme la légalité des appels au boycott d’Israël

 

Les militants de la campagne BDS (Boycott Désinvestissements Sanction) poursuivis pour avoir appelé au boycott des produits israéliens dans un hypermarché du Val d’Oise en 2010 se félicitent de la relaxe générale prononcée vendredi par le tribunal de Pontoise.

 

Ils relèvent en particulier que le tribunal a clairement considéré que l’appel au boycott d’un état, Israël dans cette affaire-ci, relève de la liberté d’expression, et ne saurait donc être réprimé, dès lors que les limites à cette liberté n’ont pas été dépassées.

 

Cette décision courageuse, prise par des magistrats indépendants ne peut qu’encourager les amis du peuple palestinien, lequel en a plus que jamais besoin, à poursuivre et amplifier la campagne BDS.

 

Fait à Pontoise le 20 décembre 2013, les prévenus presents, Laurent Alcini (PCF Front De Gauche), Sylvette Amestoy (EELV), Alima Boumedienne Thiery (FASE), Sylvain De Smet (EELV), Nicolas Shahshahani (EUROPALESTINE), Omar Slaouti (ex NPA)

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 14:33

 

Prison pour trois figures de l’opposition en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Trois figures emblématiques de la contestation anti-Moubarak en 2011 ont été condamnées Dimanche 22 Décembre 2013 à trois ans de prison chacune pour leur participation à une récente manifestation anti gouvernementale.

 

Ce procès a été critiqué par les organisations de défense des droits de l'homme.

 

Les trois militants, Ahmed Maher, Ahmed Douma et Mohamed Adel, sont connus pour avoir participé à la « révolution du Nil » qui a conduit au renversement du président Hosni Moubarak début 2011.

 

Les trois hommes ont également été condamnés à une amende de cinquante mille livres égyptiennes (environ cinq mille trois cent euros).

 

A la lecture des condamnations, des cris se sont élevés dans la salle d'audience, « à bas le régime militaire ! Nous sommes un Etat, pas un camp militaire ».

 

Plusieurs diplomates européens ont assisté au procès, organisé dans un bâtiment de la police dans les faubourgs du Caire.

 

L'affaire remontait au 30 novembre, quand de vifs incidents ont éclaté devant le tribunal où s'était rendu Ahmed Maher, accusé d'avoir organisé une précédente manifestation non autorisée. Les trois militants ont été notamment accusés d'avoir agressé ce jour-là des membres des forces de l'ordre.

 

Une nouvelle loi adoptée en novembre restreint fortement le droit de rassemblement et de manifestation en Egypte.

 

LOURDE PEINE

 

Les autorités mises en place en juillet après la destitution par l'armée du président Mohamed Morsi, issu du mouvement des frères musulmans, ont placé en détention de nombreux activistes islamistes et, plus récemment, des militants laïcs dont certains ont largement contribué à la chute de Moubarak.

 

Heba Morayef, directrice pour l'Egypte de l'ONG Human Rights Watch (HRW), s'est étonnée de la lourde peine qui frappe les trois militants.

 

Le parquet général égyptien a ordonné samedi que Mohamed Morsi comparaisse pour un troisième procès, qui porte entre autres sur des accusations de meurtres de policiers.

 

L'ancien chef de l'état est mis en cause dans cette affaire avec cent vingt neuf coaccusés, dont des membres du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais.

 

Le parquet avait déjà ordonné en début de semaine que l'ancien président soit jugé pour conspiration avec des organisations étrangères en vue de mener une campagne de terreur en Egypte.

 

Renversé par l'armée le 3 juillet dernier, Mohamed Morsi est par ailleurs déjà en procès pour incitation à la violence lors de manifestations tenues aux abords du palais présidentiel voici un an, alors qu'il était encore en poste.

 

Les accusations de meurtres, à l'origine du troisième procès, sont liées à une évasion massive de prison lors du soulèvement de janvier et de février 2011 contre Moubarak.

 

Mohamed Morsi était l'un des évadés. D'après le juge d'instruction, une cinquantaine de policiers et de prisonniers ont alors été tués et au moins vingt mille détenus se sont évadés.

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 18:05

 

http://www.souriahouria.com/liberez-razan-zaitouneh

http://www.awcungeneva.com/2013/12/19/liberez-razan-zaitouneh

 

Libérez Razan Zaitouneh

 

Les citoyens du monde appellent à la libération immédiate de Razan Zaitouneh et trois autres défenseurs des droits de l’homme capturés avec elle dans la Syrie en guerre

 

Jeudi 19 Décembre 2013

 

L’Association of World Citizens (AWC) appelle à la libération immédiate de Razan Zaïtouneh, avocate syrienne des droits de l’homme, et de trois autres défenseurs des droits de l’homme, Wael Hamada, Nazem Hamadi et Samira Khalil, qui ont été enlevés avec elle par des inconnus voici dix jours.

 

Le 9 décembre 2013, ces quatre défenseurs des droits de l’homme ont été capturés par des hommes masqués et armés puis conduits en un endroit inconnu, depuis les locaux du Centre pour la Documentation des Violations des Droits de l’Homme en Syrie situé à Douma.

 

Razan Zaïtouneh défend sans relâche les droits des prisonniers politiques en Syrie.

 

Quand la révolution, qui était au départ non-violente, a éclaté en 2011, elle a fondé les « comités locaux de coordination ». Cette même année, elle a été la lauréate du prix Anna Politkovskaïa « Reach of Women in War ».

 

Active également en tant que journaliste, Razan Zaitouneh observe et informe sur les crimes de guerre et les atteintes aux droits de l’homme en Syrie. Dans le courant de cette année, le prix « International Women of Courage » lui a été décerné pour son travail et ses efforts remarquables.

 

Depuis le 9 décembre, personne n’a revendiqué l’enlèvement, qui a eu lieu dans une zone où toutes les parties au conflit sont représentées et il est donc impossible de savoir avec certitude pour le compte de qui œuvraient les ravisseurs.

 

La seule certitude en la matière est que, qui qu’ils soient, les kidnappeurs ont commis un crime de guerre par l’enlèvement délibéré de civils dans un contexte de conflit armé, particulièrement s’agissant de défenseurs des droits de l’homme qui sont protégés de manière spéciale par le droit international des droits de l’homme.

 

En conséquence, l’AWC exige la libération immédiate de ces quatre défenseurs des droits de l’homme syriens.

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 17:45

 

 

http://www.afectadosporlahipoteca.com/2013/12/13/desalojo-del-bloc-salt-exigimos-realojo-adecuado-para-todas-las-familias-y-expropiacion-de-los-pisos-de-la-sareb  

 

Expulsion du Bloc de Salt

 

Nous exigeons une solution de relogement adéquate pour toutes les familles et l'expropriation des appartements de la SAREB

 

Ce matin, Vendredi 13 Décembre 2013, à la demande du juge, et sans que la Généralité de Catalogne ne s’y oppose, la police catalane a expulsé le Bloc de Salt, ou habitaient des familles sans ressources, y compris des enfants mineurs et, en ce moment, elles sont dans la rue sans solution collective de relogement.

 

La PAH exprime sa solidarité et son soutien aux familles du Bloc de Salt, et notre rejet absolu d’une action judiciaire et policière prise sous les ordres d'un gouvernement soumis aux diktats des banques et des intérêts financiers spéculatifs, le gouvernement n'a jamais voulu faire pression sur la SAREB pour obtenir la gestion du Bloc de Salt, ce qui démontre une attitude servile envers le pouvoir financier et la gestion du FROB. En outre, la décision de la cour des droits de l'homme de Strasbourg a noté que l'expulsion de personnes sans solution de relogement viole les droits fondamentaux de base et, par conséquent, oblige les administrations à proposer des solutions de relogement pour toutes les familles.

 

Seule une société malade permet d’expulser des milliers de familles dans un pays qui accumule les logements vides. Seul un système pervers prive les gens de leurs droits fondamentaux pour défendre les privilèges et le bien être des coupables. Pas d’expulsions sans solution de relogement, c’est la justice. L’expulsion dans l’urgence du Bloc de Salt en pleine négociation avec la Généralité de Caatalogne relative aux centaines de bâtiments vides appartenant à la SAREB, en violation de sa fonction sociale, n'a aucune justification. Ceux qui couvrent cette expulsion sont complices de la barbarie.

 

Par conséquent, il n'y aura pas assez de policiers pour nous expulser tous et nous continuerons à occuper les logements qui nous appartiennent à juste titre. La SAREB est à nous, ses actifs ont été payés avec nos impôts et nous n'arrêterons pas tant que nous n’aurons pas de solution à la nécessité de logements d'urgence pour des milliers de familles.

 

 

Pas une seule expulsion. Pas une seule famille dans la rue. Attribution des maisons vides à ceux qui en ont besoin. Les appartements de la SAREB pour le logement social.

 

   

 

Campagne pour le travail social de la PAH de Catalogne 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 17:05

 

http://madrid15m.org/publicaciones/madrid15m_n_20.pdf

 

La PAH de Madrid, solidaire du Bloc de Salt, contre l’expulsion

La PAH de Madrid exprime sa totale solidarité avec les quatorze familles (quarante trois personnes, dont vingt et un enfants) qui résistent dans le Bloc de Salt sous la menace d’une expulsion forcée.

La troisième chambre du tribunal de Gérone a ordonné leur expulsion à partir du Mercredi 27 Novembre 2013, sans proposer de solution de relogement pour toutes les familles qui habitent dans le Bloc de Salt, ce qui équivaut à une violation flagrante des droits humains.

Nous estimons inacceptable l'existence de poursuites pénales contre des familles en état de nécessité qui occupent des maisons vides et abandonnées par les institutions financières. Le cas du Bloc de Salt est plus grave, puisque le bâtiment appartient à la SAREB, dans laquelle il y a un important pourcentage de capital public (quarante pour cent).

L’expulsion implique la menace de l’usage de la violence de l’état contre les familles qui luttent pour leur survie et subissent sous forme sauvage les effets d'une crise provoquée par une escroquerie financière.

Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux familles du Bloc de Salt et à la PAH de Gérone dans cette lutte. Nous prenons position pour l’interdiction immédiate de l’expulsion et pour l'ouverture d'un dialogue entre les familles du Bloc de Salt, la banque Mare Nostrum comme responsable de la gestion des actifs, la SAREB comme propriétaire de l'immeuble et la Généralité de Catalogne. Ce dialogue doit assurer une solution de relogement stable et effective et la reconnaissance du projet communautaire du Bloc de Salt.

La solidarité est la tendresse des peuples.

Oui, vous le pouvez.

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 16:20

 

L’enquête anti corruption se poursuit en Turquie

 

ANKARA (Reuters) - La police turque a arrêté Samedi 21 Décembre 2013 seize personnes de plus, parmi lesquelles les fils de deux ministres en exercice, dans l'enquête sur une affaire de corruption au coeur du pouvoir qui fragilise le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

 

Depuis l'ouverture de cette enquête, plusieurs dizaines de personnalités proches des cercles politiques ont été arrêtées. Vingt-quatre sont toujours en détention provisoire.

 

Baris Guler, fils du ministre de l'intérieur, Kaan Caglayan, dont le père est ministre de l'économie, de même que Suleyman Aslan, directeur général de la Halkbank, sont les dernières cibles de haut rang de cette opération lancée la semaine passée.

 

Egalement inquiétés, le maire d'un quartier d'Istanbul ainsi que le fils du ministre de l'environnement ont été remis en liberté sur décision de justice rendue ce samedi.

 

En réaction, la hiérarchie policière a été sérieusement remaniée, plusieurs de ses cadres, dont le chef de la police d'Istanbul et les directeurs de cinq services de la police stambouliote, y compris la brigade financière, ont été limogés pour abus de pouvoir et Erdogan a dénoncé une « sale manœuvre » visant à ternir son pouvoir.

 

Samedi, le chef du gouvernement, issu du parti de la justice et du développement (AKP), a haussé le ton, accusant des ambassadeurs en poste en Turquie d'être impliqués dans ces accusations et menaçant de les expulser.

 

« Ces derniers jours, de manière très étrange, des ambassadeurs se sont retrouvé mêlés à des actes de provocation. Je leur enjoins de faire leur travail. S'ils s'en éloignent, ils pourraient tomber sous le coup la loi. Nous n'avons pas à les garder dans notre pays », a-t-il dit lors d'un rassemblement dans la province de Samsun sur les bords de la mer Noire.

 

Erdogan n'a pas précisé ses soupçons, mais des journaux pro-gouvernementaux affirment que l'ambassadeur des Etats-Unis a encouragé l'arrestation du directeur général de la Halkbank, une allégation réfutée par l'ambassade américaine.

 

UN PRÉDICATEUR EXILÉ AUX ÉTATS-UNIS S'EN MÊLE

 

L'enquête anti-corruption, la plus étendue depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan en 2002, menace son autorité et l'image de son parti islamo-conservateur à l'approche des élections municipales et présidentielles de 2014.

 

Les médias présentent l'affaire comme une manifestation de la rivalité qui fait rage au sommet de l'état entre les partisans du premier ministre et ceux du prédicateur musulman Fethullah Gülen.

 

Ce dernier, exilé aux Etats-Unis depuis 1999, dirige une confrérie puissante présente dans les rouages de l'Etat, y compris au sein de l'AKP, des services secrets et de la magistrature.

 

Dans un enregistrement mis en ligne vendredi soir sur un de ses sites internet, il voue aux gémonies les responsables de la purge menée dans la hiérarchie policière.

 

« Ceux qui ne voient pas le voleur mais s'en prennent à ceux qui tentent de l'arrêter, ceux qui ne voient pas le meurtre mais tentent de diffamer autrui en accusant des innocents, que dieu réduise leurs maisons en cendres, qu'il brise leur unité », dit-il.

 

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