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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 19:19

 

Six morts dans de nouveaux accrochages à Tripoli, au Liban

 

TRIPOLI, Liban (Reuters) - Six personnes ont été tuées et trente huit autres blessées à Tripoli, dans le nord du Liban, lors de nouveaux accrochages, et des individus armés ont ouvert le feu lundi sur un religieux sunnite à Saïda, dans le sud du pays, apprend-on auprès des forces de sécurité.

 

Les heurts à Tripoli, dans la nuit de dimanche à lundi, ont mis fin à une semaine de calme relatif dans la ville après la mort de vingt neuf personnes le mois dernier dans des affrontements entre partisans et opposants du président syrien Bachar al Assad.

 

Trois des personnes tuées étaient originaire du quartier sunnite de Bab Tebbaneh, ajoute-t-on de mêmes sources.

 

A Saïda, dans le sud du pays, des inconnus ont ouvert le feu sur un imam sunnite, Maher Hammoud, alors qu'il se rendait à la mosquée pour la prière du matin. Les agresseurs ont manqué leur cible et se sont enfuis quand les gardes du corps de l'imam ont riposté.

 

Maher Hammoud est considéré comme proche du Hezbollah chiite. Il a critiqué les prises de position du cheikh Ahmed al Assir, un islamiste de Saïda, qui a appelé les musulmans sunnites du Liban à aller combattre les forces loyalistes en Syrie.

 

Le Hezbollah combat lui-même aux côtés des forces syriennes dans la région frontalière entre les deux pays.

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 19:06

 

Quatrième journée de manifestations en Turquie

 

ISTANBUL (Reuters) - Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé lundi les manifestants descendus dans la rue un peu partout en Turquie de faire le jeu de ceux qui marchent « main dans la main avec les terroristes ».

 

Pour la quatrième journée consécutive, des manifestants se sont rassemblés en début de journée sur la place Taksim, épicentre des troubles au coeur d'Istanbul.

 

A Ankara, la capitale, les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser un millier de protestataires, des jeunes en majorité, qui marchaient vers les policiers au cri de « Tayyip, démission ».

 

Le mouvement de contestation, parmi les plus importants de ces trente dernières années en Turquie, est né de la colère provoquée par un projet de rénovation immobilière place Taksim.

 

Au fil des jours, il a pris une tournure politique, reflétant le rejet par une partie des turcs de ce qu'ils perçoivent comme une dérive autoritaire du premier ministre et l'islamisation rampante des institutions d'une république officiellement laïque.

 

« Soyez calme », a lancé le chef du gouvernement issu de la mouvance islamiste lors d'une conférence de presse avant son départ pour une visite prévue en Afrique du Nord.

 

« Tout cela sera surmonté. Ce mouvement de contestation est organisé par des éléments extrémistes », a dit l'homme fort de la Turquie, élu démocratiquement et à trois reprises consécutives par ses compatriotes.

 

« Nous nous comportons de manière très mesurée », a-t-il assuré, semblant rejeter les accusations d'usage excessif de la force contre les protestataires formulées par les Etats-Unis et l'Union européenne.

 

PAS DE SIGNE DE CONCESSIONS

 

Erdogan a laissé entendre aussi qu'il n'était pas prêt à faire des concessions.

 

« Nous ne céderons rien à ceux qui sont vivent main dans la main avec le terrorisme. Bien des choses sont arrivées dans ce pays. Mais nous irons de l'avant avec détermination et dans le respect de nos valeurs », a-t-il dit avant de prendre l'avion.

 

De son côté, le chef de l'Etat, Abdullah Gül, lui aussi issu du parti de la justice et du développement (AKP, islamo conservateur), a lancé un appel au calme en précisant que les manifestations pacifiques faisaient partie de la démocratie. Il a ajouté que le pouvoir ne saurait toutefois tolérer la présence de groupes interdits dans les rassemblements.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2002 à la tête de l'AKP, Recep Tayyip Erdogan a mis au pas l'armée, qui s'était érigée en gardienne sourcilleuse du kémalisme et était jadis toute puissante.

 

Depuis le début, vendredi, des troubles, plusieurs centaines de manifestants et de policiers ont été blessés dans les grandes villes turques, dont Istanbul, Ankara et Izmir.

 

Selon l'association des médecins turcs (TBB), un jeune manifestant a été tué lorsqu'un taxi a heurté un groupe de contestataires sur une voie rapide d'Istanbul.

 

Le mouvement de contestation qui agite un pays qui, jusqu'à récemment, passait pour un modèle d'islam modéré prospère et démocratique, regroupe des étudiants, des membres des classes moyennes, des syndicalistes et des militants de la cause kurde.

 

L'ont également rejoint des partisans de la laïcité, qui voient en Recep Tayyip Erdogan le fossoyeur de l'Etat laïque imposé par Atatürk, le père de la Turquie moderne, sur les ruines de l'empire ottoman en 1923.

 

Cette agitation a ébranlé les marchés financiers, qui ont prospéré sous le gouvernement AKP.

 

La bourse d'Istanbul a accusé une baisse de plus de six pour cent et la livre turque, la devise nationale, a plongé à son cours le plus bas depuis seize mois.

 

« PAS DE RETOUR EN ARRIERE »

 

Recep Tayyip Erdogan, qui a considérablement libéralisé et modernisé l'économie, est crédité d'un boom sans précédent en Turquie.

 

La confédération des syndicats de la fonction publique (KESK) a de son côté lancé un appel à une « grève d'avertissement » de quarante huit heures à compter de mardi pour protester contre la répression policière.

 

« La terreur d'Etat mise en oeuvre contre les manifestations massives à travers le pays a démontré une fois de plus l'hostilité du gouvernement AKP à l'égard de la démocratie », dénonce l'organisation syndicale, qui représente onze syndicats et revendique quelque deux cent quarante mille adhérents.

 

Place Taksim, des groupes gauchistes ont hissé des drapeaux rouges et noirs. Des barricades faites de gravats barrent l'entrée du secteur et l'odeur du gaz lacrymogène est palpable dans l'air chaud et humide. On peut voir des banderoles appelant à la démission du premier ministre et affirmer : « quoi qu'il arrive, il n'y aura pas de retour en arrière ».

 

Les murs des environs de la place sont recouverts de posters avec une photo diffusée largement par les manifestants sur les réseaux sociaux. On y voit un policier lançant du gaz lacrymogène à une jeune passante arborant une robe d'été rouge, sa longue chevelure ébouriffée par le souffle des gaz.

 

Les forces de l'ordre ont adopté un profil bas et sont invisibles sur la place Taksim ainsi que dans le quartier de Besiktas.

 

Le premier ministre, qui a traité les manifestants de « pillards », a annoncé le maintien du plan de rénovation du parc Gezi bordant Taksim qui prévoit la reconstruction d'une caserne dans le style ottoman ainsi que la construction d'une nouvelle mosquée et d'un centre commercial.

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:52

 

ASSAD SOUTIENT L OPPOSITION TURQUE

 

 

Il y a une extraordinaire campagne médiatique internationale relative aux manifestations de la Place Taksim à Istanbul.

 

Le bilan de la répression des forces de l’ordre du gouvernement turc d’Erdogan contre les manifestations de la Place Taksim est de mille arrestations, c’est effectivement une répression très importante et elle est condamnable du point de vue de la défense universelle et inconditionnelle des droits de l’homme et de la liberté de manifestation.

 

Il y a un problème. Un certain nombre d’expéditeurs des messages contre la répression en Turquie ont une position de soutien total au gouvernement syrien d’Assad responsable de la mort de cent mille citoyens syriens et de la déportation de plus d’un million d’entre eux depuis le début de la guerre civile du gouvernement syrien contre son propre peuple depuis maintenant plus de deux ans.

 

Ils diffusent encore une fois la propagande du gouvernement syrien.

 

Les medias gouvernementaux syriens condamnent bien évidemment la répression en Turquie.

 

Cent mille morts, ce serait certainement la démocratie.

 

L’opposition turque est extrêmement diverse, elle a au moins trois composantes.

 

Il y a l’opposition des organisations écologiques contre les projets de rénovation urbaine de l’ancien maire d’Istanbul. Il y a l’opposition officielle laïque du CHP, c’est le parti républicain du peuple, par ailleurs section turque de la deuxième internationale. Il y a l’opposition kurde. Il y a certainement peu de relations entre ces trois oppositions.

 

Le soutien médiatique hypocrite du gouvernement syrien à l’opposition turque, et je ne parlerais même pas de la participation d’agents syriens aux évènements de la Place Taksim d’Istanbul, comme la participation massive des militants du Hezbollah à la bataille de Koussaïr, est un pas en avant supplémentaire dans le sens de la régionalisation et de l’internationalisation de la guerre de Syrie.

 

Bernard Fischer

 

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:16

 

La Russie bloque une déclaration de l’ONU sur la Syrie

 

NATIONS UNIES (Reuters) - La Russie a bloqué samedi au conseil de sécurité des Nations Unies une déclaration proposée par le Royaume Uni, qui s'alarme des affrontements meurtriers dans la ville syrienne de Koussaïr, à la frontière avec le Liban, où la rébellion est assiégée par les forces fidèles au président Bachar al Assad.

 

Londres, qui préside le conseil de sécurité, souhaitait exprimer « les graves préoccupations à propos de la situation à Koussaïr, en particulier les conséquences sur les civils » des combats entre les soldats syriens, soutenus par les combattants du Hezbollah libanais, et les rebelles.

 

La déclaration aurait en outre appelé les deux camps « à faire leur possible pour éviter de faire des victimes parmi les civils », et demandé au gouvernement syrien en particulier « d'assumer ses responsabilités sans la protection des civils ».

 

Un diplomate a expliqué que pour Moscou, « il n'est pas souhaitable de s'exprimer, alors que le conseil de sécurité ne l'a pas fait lors de la prise de Koussaïr par les opposants ».

 

Plus tôt dans la journée les Nations Unies ont averti les différences forces en présence qu'elles pourraient être tenues pour responsables de la souffrance des civils pris au piège dans la ville.

 

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), proche de l'opposition, les combats se sont poursuivis samedi dans Koussaïr ainsi que dans des villages environnants, majoritairement contrôlés par les forces de Bachar al Assad qui ont fermé l'accès à la ville. Au moins une personne a été tuée dans la ville, selon l'organisation.

 

Les rebelles de Koussaïr, qui ont perdu les deux tiers de la ville de trente mille habitants depuis deux semaines et sont désormais encerclés, avaient lancé jeudi un appel à l'aide pour demander des renforts et l'ouverture d'un corridor pour évacuer leurs blessés.

 

Face à l'aggravation de la situation dans cette ville-frontière stratégique, les Nations Unies ont indiqué samedi que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon surveillait la bataille de Koussaïr « avec une profonde préoccupation » et qu'il appelait les deux parties à laisser les civils sortir de la ville.

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:55

 

http://www.humanite.fr/politique/le-front-de-gauche-mobilise-ce-samedi-contre-laust-542808

 

Le Front De Gauche a mobilisé ce samedi contre l’austérité

 

Samedi Premier Juin 2013

 

Après la marche du 5 mai à Paris, des mobilisations contre la rigueur et pour une sixième république ont été organisées dans une quarantaine de villes, à l’initiative du Front De Gauche.

 

A Toulouse, la marche régionale s'est élancée de la place Esquirol vers 13 heures à l’initiative du Front De Gauche, bien sûr, mais aussi du NPA et d’ATTAC. Devant neuf mille participants parés de bonnets phrygiens et arborant des pancartes « on va leur couper la tête », « changer le système » ou « Marx ou crève », Jean-Luc Mélenchon a assuré : « vous n'avez pas d'autre horizon que la lutte. Nous avons la capacité de tourner la page », a-t-il affirmé en estimant qu'une « catastrophe s'avance et frappe déjà durement l'Europe du Sud » avec la Grèce, l'Espagne et le Portugal.

 

Peur et résignation

 

Auparavant, le co-président du Parti de Gauche avait confié à la Dépêche du Midi : « ces marches nous permettront de prendre à nouveau le pouls de la société. Face à une droite qui s'homogénéise et déplace vers l'extrême ses marqueurs politiques, et un gouvernement de solfériniens aveuglés qui ont pris un cap libéral aussitôt le pouvoir conquis, le péril qui menace le peuple, c'est la peur et la résignation. Voilà notre principal adversaire et voici notre défi : serons-nous capables de constituer une véritable alternative de gauche dans cette société en souffrance, mais qui n'est ni perdue ni condamnée ».

 

La fête de l’Humanité de Toulouse devait prolonger la marche tout le week-end.

 

A Amiens aussi, on a manifesté.

 

« Une énergie s’est dégagée de cette première marche, c’est inédit de voir un an après le retour de la gauche au pouvoir une mobilisation aussi forte pour demander un changement de cap, elle va pouvoir s’exprimer, ce week-end, à l’échelle des territoires », avait expliqué Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

 

A Marseille contre les violences

 

A Marseille, le Front De Gauche s'est associé au collectif du premier juin pour une marche « contre toutes les violences ». Pour Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF des Bouches du Rhône, « la situation appelle l’engagement des pouvoirs publics en développant les infrastructures de transport, les rénovations et constructions de logement, les services publics de proximité, l’emploi, l’action contre les trafics. Pour cela, il n’y a qu’une seule solution : en finir avec la politique d’austérité et de compétitivité libérale, en finir avec l’emprise de la finance, sous ses formes légales et illégales ».

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:28

 

http://www.humanite.fr/monde/madrid-et-lisbonne-defilent-contre-la-troika-542810

 

Madrid et Lisbonne défilent contre la troïka

 

Dimanche 2 Juin 2013

 

Sous le mot d'ordre « tous unis contre la troïka », au son des percussions et des sifflets, plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Madrid comme à Lisbonne et d'autres villes de la péninsule ibérique, dans le cadre d'une journée européenne de manifestations contre la crise et l'austérité.

 

En Espagne, quelque quatre vingt rassemblements étaient prévus par le collectif « marée citoyenne » qui dénonce « le grand échec des politiques économiques de rigueur, les expulsions, la réforme du travail et les privatisations » imposées par la troïka, Union Européenne, Banque Centrale Européenne (BCE) et Fonds Monétaire International (FMI).

 

Monarchie vacillante

 

« todos unidos contre la troika » (« tous unis contre la troïka »), « no debemos, no pagamos » (« nous ne devons rien, nous ne payons rien »), criaient les manifestants, en défilant dans une ambiance bon enfant jusqu'au siège de la représentation européenne. Certains agitaient des drapeaux républicains au moment où la monarchie du roi Juan Carlos, touchée par plusieurs scandales, est au plus bas dans les sondages.

 

« Nous sommes ici pour lutter contre les diktats de la troïka, parce que nous pensons qu'ils gouvernent uniquement pour le grand capital, et contre la volonté de la majorité de la population », a déclaré à l'AFP Rafael Herguezabal, un retraité de soixante quinze ans. « Les gouvernements en Europe font ce que la troïka leur dit de faire, au prix de l'appauvrissement des travailleurs », a-t-il ajouté.

 

Le gouvernement conservateur espagnol, qui a promis de réduire le déficit et la dette publics du pays, a pris de nombreuses mesures d'austérité visant à faire cent cinquante milliards d'économies, notamment dans l'éducation et la santé, entre 2012 et 2014.

 

Carton rouge au FMI

 

A Lisbonne des « basta », « troïka dehors », « gouvernement démission », « respect », ont été scandés par des dizaines de milliers de manifestants défilant devant la représentation du Fonds Monétaire International (FMI), sur l'une des principales artères de la capitale.

 

« troïka, gouvernement dehors », « arrêtons cette politique », scandaient également les manifestants contre le programme de rigueur imposé depuis deux ans par la troïka des créanciers du Portugal, à savoir l'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI, en échange d'une aide financière de soixante dix huit milliards d'euros.

 

Les protestataires, qui ont défilé à l'appel du mouvement apolitique « Que se Lixe a Troïka » (« que la troïka aille se faire voir ») et de plusieurs collectifs de citoyens, ont également entonné « Grandola Vila Morena » : cet hymne de la révolution des oeillets, qui avait renversé en 1974 la dictature salazariste, est régulièrement repris pendant des manifestations contre l'austérité. « Il faut que ça cesse. Malheureusement, je crois qu'il ne nous reste plus qu'à faire la révolution. Ces manifestations n'y changeront rien », a affirmé une retraitée lisboète qui tenait une pancarte réclamant le départ de la troïka.

 

« Ce jour a une symbolique et une force particulières car il rassemble des pays européens, les peuples d'Europe, dans la lutte contre le chantage de la finance et la troïka », a déclaré Catarina Martins, coordinatrice du bloc de gauche.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 19:07

 

http://www.humanite.fr/monde/les-indignes-de-blockupy-cernent-la-banque-central-542782

 

La Banque Centrale Européenne bloquée par les indignés

 

Vendredi 31 Mai 2013

 

Forte d'environ trois mille manifestants, l'organisation anti capitaliste Blockupy a fait le siège de la Banque Centrale Européenne (BCE), Vendredi 31 Mai 2013 à Francfort.

 

L'opération coup de poing intervient à la veille d'une grande mobilisation contre la Troïka (BCE, Union Européenne et FMI) partout en Europe et alors que le chômage atteint un nouveau record dans l'Union Européenne.

 

14 heures. Les trois mille manifestants de Blockupy se sont divisés en plusieurs cortèges. L'un s'est dirigé vers l'aéroport de Francfort où il est bloqué par un imposant cordon de sécurité. Un second se trouve à proximité d'un centre commercial. La Deustche Bank est aussi une des cibles du mouvement de protestation contre la politique austéritaire de l'Union Européenne.

 

12 heures. Le siège de la Banque Centrale Européenne a été levé. Les militants de Blockupy semblent se diriger vers l'aéroport de Francfort. La Deutsche Bank demeure l'une de leurs cibles. Celle-ci a été placée sous bonne garde par les autorités allemandes.

 

Chômage à 12,2 %. Selon Eurostat, le taux de chômage de la zone euro s’est établi Vendredi 31 Mai 2013 à 12,2 % de la population active. Quelque dix neuf millions trois cent soixante dix mille personnes étaient au chômage en avril dans les dix sept pays de la zone euro, précise l’office européen de la statistique.

 

11 heures. Succès de l’opération. Ani Diesselmann, porte-parole du mouvement, estimait vers 11 heures Vendredi 31 Mai 2013 que « le siège tient toujours. L'activité de la Banque Centrale Européenne a été dérangée avec succès ». Une opinion confirmée à demi-mot par un porte-parole de l'institution financière européenne. Cité par le site du Guardian, l'opération Blockupy (à suivre sur twitter), qui vise à bloquer l'activité de la BCE, est en partie un succès. Un porte-parole de l'institution financière européenne cité par le quotidien britannique affirme que les dispositions avaient été prises pour que les activités ne soient pas perturbées. Mais il a reconnu que des employés ne sont pas venus travailler.

 

10 heures. Contre les politiques d’austérité. Les manifestants, (mille cinq cent selon la police), protestent contre les politiques d'austérité en zone euro et la gestion de la crise par l'Union Européenne. Une vingtaine d'entre eux arborent sur eux le slogan « la guerre commence ici ». Ils prévoient aussi de bloquer de grandes banques, en particulier le siège de la Deutsche Bank, la première banque allemande, afin d'en perturber le fonctionnement. Nombre d'établissements ont demandé à leurs employés de travailler depuis chez eux. 

 

Grands moyens sécuritaires

 

Les autorités allemandes ont répondu à ce mouvement en sortant les grands moyens sécuritaires. Des barrières avaient été dressées autour de la BCE dès mercredi pour empêcher les manifestants d'en approcher. Plusieurs centaines de policiers ont été déployés dans le centre-ville, aidés d'hélicoptères de surveillance, selon un porte-parole de la police qui n'a pas voulu préciser leur nombre exact.

 

« Des manifestants ont tenté de franchir les barrières », a déclaré un porte-parole ajoutant que les forces de l'ordre avaient fait usage de gaz au poivre. Une porte-parole de la BCE a déclaré pour sa part à l'AFP que l'institution avait pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses salariés, en coordination avec les forces de police. « La BCE restera opérationnelle pendant les manifestations », a précisé la BCE dans un communiqué.

 

Samedi Premier Juin 2013, qui marquera le quinzième anniversaire de la fondation de la BCE, une manifestation est prévue dans le centre ville de Francfort, pour laquelle les organisateurs espèrent vingt mille participants.

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 16:44

 

http://www.lepartidegauche.fr/vudailleurs/articleweb/rien-ne-les-arrete-parce-qu-ils-manipulent-nos-pays-comme-ils-entendent-23405

 

http://www.publico.es/456127/no-ven-ningun-limite-porque-manejan-nuestros-paises-como-quieren

 

Rien ne les arrête parce qu’ils manipulent nos pays comme ils l’entendent

 

Jeudi 30 Mai 2013

 

« Nous sommes en train de nous préparer à une confrontation très importante. Nous vivons un recul de civilisation. Nul ne semble imaginer que si nous continuons à appliquer les politiques sociales démocrates et droitières demain sera un retour à hier. Demain, si nous nous obstinons à suivre ce chemin, nous courrons à l’échec ». C’est par ces mots que Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de Gauche français et principal représentant du Front De Gauche, débutait son discours au Cercle des Beaux-Arts de Madrid, accompagné du secrétaire fédéral d’Izquierda Unida, Cayo Lara, et de l’euro député, lui aussi d’Izquierda Unida, Willy Meyer.

 

Des délégations des deux organisations se sont rencontrées ce lundi afin que cette réunion serve de point de départ à l’élaboration d’une stratégie commune de la gauche alternative européenne dans la perspective des élections européennes de mai 2014.

 

Mélenchon a fait remarquer que sa visite n’était pas un fait isolé mais qu’au contraire la gauche européenne « reste en contact presque journalier ». Il a cependant montré qu’il croyait que « nous pouvions construire une alternative aux socialistes en Europe en dépit du fait que chaque force a des composants différents dans chaque pays ».

 

« C’est le moment d’intensifier ce type d’actions parce que la sortie de la crise se fera par la gauche ou ne se fera pas » a déclaré Cayo Lara.

 

Le secrétaire général d’Izquierda Unida a reconnu qu’il était encore un peu tôt pour « savoir ce que nous allions construire » mais d’après lui, l’objectif est commun, « nous savons très bien où nous en sommes. Nous voulons en finir avec les politiques qui privent les citoyens de leur droit à la démocratie. C’est sur la construction de l’Europe sociale que vont porter nos efforts, nous les forces de gauche, pour entrer en convergence avec les syndicats de classe et les mouvements sociaux » a-t-il ajouté. Là-dessus, Mélenchon fit plusieurs remarques intéressantes. L’homme politique français a creusé l’idée selon laquelle la politique à elle seule ne pourra pas apporter le changement auquel ils aspirent, sans que le peuple ne devienne acteur du processus.

 

« Nous devons créer une force qui ne soit pas seulement un parti mais qui inclue la capacité du peuple en lui-même parce que demain nous aurons tout à reconstruire ».

 

Mélenchon s’est demandé vers où allaient les présidents européens et comment ils faisaient pour ne pas voir ce qui se passe dans les pays qu’ils dirigent. « François Hollande, Mariano Rajoy, dites-nous quand tout cela va finir ? Quel jour ? De quelle année ? Nous voulons le savoir », s’est-il exclamé. Bien que d’une certaine façon il se soit répondu à lui-même, « rien ne les arrête parce qu’ils manipulent nos pays comme ils l’entendent ». De même il fit allusion au pouvoir qu’a acquis Angela Merkel au fil de la crise et il a même tourné en ridicule François Hollande disant « qu’il va, le chapeau à la main, demander l’aumône à la chancelière allemande. Ce que nous sommes en train de vivre, nous le définissons comme un régime austéritaire parce qu’il combine les politiques d’austérité et les politiques autoritaires » a-t-il ajouté.

 

Après un week end pendant lequel l’extrême droite a envahi à nouveau les rues de Paris pour protester contre le mariage entre gens de même sexe, Mélenchon a saisi l’occasion pour lancer un message destiné à alerter les dirigeants européens. « Nous sommes des démocrates et l’essor des forces anti démocratiques en Europe nous fait peur. Qu’êtes-vous en train de faire ? Vous ne voyez pas ce qui se passe ? L’époque est très dangereuse, nous devons éviter que le passé revienne » a-t-il conclu.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 16:24

 

La détention de Takieddine, une « farce » pour son avocat

 

PARIS (Reuters) - La mise en examen et le placement en détention provisoire de Ziad Takieddine relèvent d'une « farce » destinée à le réduire au silence, a déclaré samedi l'un de ses avocats.

 

L'homme d'affaires franco-libanais, soupçonné d'avoir voulu prendre la fuite à l'étranger alors qu'il fait l'objet d'un contrôle judiciaire, a été mis en examen vendredi soir et écroué à la prison de la Santé, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Il est poursuivi pour corruption d'agents publics étrangers, escroquerie, fraude fiscale et organisation d'insolvabilité, a-t-on précisé de même source.

 

« C'est une farce pour le condamner au silence médiatique », a dit samedi sur Europe Un l'un de ses avocats, Bérenger Tourné.

 

Ziad Takieddine avait été placé en garde à vue jeudi à Paris dans le cadre d'une information judiciaire ouverte début mai par le parquet de Paris, disait-on de source proche de l'enquête.

 

Mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi et impliqué dans l'enquête sur d'éventuels financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Ziad Takieddine aurait acheté un passeport diplomatique de la république dominicaine, précise-t-on de même source.

 

Ce passeport aurait coûté deux cent mille dollars (environ cent cinquante quatre mille euros), selon une source proche de l'enquête. Le juge Renaud Van Ruymbeke est chargé de l'instruction dans cette information judiciaire ouverte contre X.

 

Bérenger Tourné s'est étonné samedi du déroulement des faits.

 

« Le 11 avril, on saisit ce vrai faux passeport au cours d'une perquisition, et c'est deux mois plus tard qu'on nous fait croire à un complot d'évasion. Pendant deux mois, Ziad Takieddine a sollicité à trois reprises d'être entendu par le juge Renaud Van Ruymbeke », dit-il.

 

« En dépit des rendez-vous judiciaires qui ne cessaient d'être repoussés par le juge, subitement on vient le mettre en examen pour une affaire qui date de deux mois et on fait croire qu'il voulait quitter le territoire », ajoute l'avocat.

 

Deux hommes d'affaires soupçonnés d'avoir servi d'intermédiaires dans l'achat de ce passeport, et également placés en garde à vue jeudi, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. L'un d'eux, Sam Zormati, est un français. L'autre, Carlos Peres, est un américain.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 16:53

 

http://www.npa2009.org/node/37432

 

Refuser l’abandon du peuple syrien aux crimes d’Assad

 

Jeudi 30 Mai 2013

 

Les témoignages s’accumulent sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad. Face à un peuple soulevé depuis plus de deux ans pour la liberté et la dignité, la terreur de masse ne cesse d’augmenter. Après le mitraillage des manifestations, les tortures systématiques, la manipulation du confessionnalisme, l’usage de chars, de l’aviation, de missiles Scud contre les populations civiles jusque dans les hôpitaux, les villages massacrés, le bombardement des champs et des commerces pour affamer les zones libérées, maintenant l’utilisation de gaz de combat, qui probablement ne fait que commencer ! En effet, Assad bénéficie d’une impunité scandaleuse de la « communauté internationale ».

D’un côté, le régime est déterminé à écraser son peuple et ne recule devant aucun mensonge. Il bénéficie de l’aide militaire et logistique ferme de la Russie de Poutine (avec son savoir-faire en Tchétchénie), de l’Iran et du Hezbollah libanais qui a troqué son étiquette de résistant à Israël contre celle de mercenaire bourreau du peuple syrien.

De l’autre, les puissances occidentales miment le soutien à l’opposition, tout en la poussant dans les bras des émirs intégristes d’Arabie Saoudite et du Qatar qui monopolisent l’aide concrète. En spectateurs, les peuples du monde à qui on fait croire qu’ils ne peuvent rien faire de plus.

Le NPA condamne les interventions étrangères directes en Syrie, mais aussi les tergiversations honteuses des Etats qui favorisent les massacres en différant toute livraison d’armes pour l’autodéfense des insurgés, comme l’Union Européenne vient de le faire dans sa novlangue habituelle. Aussi hypocritement, l’essentiel de l’aide humanitaire est confiée aux organismes du régime la réservant ainsi aux zones qu’il contrôle. Nous dénonçons le mirage d’une énième conférence internationale de « négociation » à Genève, aux conditions du pouvoir russe et qui ne servira qu’à aider la survie du régime d’Assad et diluer sa responsabilité dans la guerre civile.

Nous saluons l’héroïsme du peuple syrien dans sa lutte contre le despotisme, focalisé ces jours ci dans les régions d’al Qusayr et Homs martyrisées. Nous encourageons tous les citoyens et les citoyennes du monde à organiser le secours matériel aux réfugiés et aux zones contrôlées par les conseils locaux, en coordination avec les associations syriennes qui défendent les objectifs de cette révolution pour la liberté, la démocratie, la justice sociale, l’indépendance nationale dans le respect des minorités et le refus du confessionnalisme.

Enfin, le NPA dénonce la tartufferie du gouvernement français qui par le rétablissement du visa de transit obligatoire pour les syriens, contribue à empêcher ces derniers de fuir la mort et de se mettre à l'abri.

La révolution syrienne doit vaincre, le criminel de guerre Assad doit être jugé !

 

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