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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 19:06

 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=30802#.UfgZyKyYFFI

 

Le HCR alarmé par la détention de réfugiés syriens en Egypte

 

Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a dit Vendredi 26 Juillet 2013 sa vive préoccupation devant le nombre grandissant de réfugiés syriens, y compris des mineurs, détenus en Egypte, alors que le sentiment anti syrien dans le pays prend chaque jour de l'importance.

 

« Ce nouveau climat s'est instauré suite à des allégations selon lesquelles quelques syriens auraient participé aux violentes manifestations de juillet en Egypte », a expliqué Melissa Fleming, porte-parole du HCR.

 

« De nombreuses remarques à caractère xénophobe, ainsi que des attaques verbales contre les syriens, nous ont été rapportées, y compris des déclarations répréhensibles relayées par certains médias », a-t-elle affirmé.

 

Au début du conflit en Syrie en mars 2011, les syriens ont bénéficié d'une grande hospitalité en Egypte, les autorités du pays ayant délivré des visas sans limitation de durée et des permis de séjour.

 

« Un nombre grandissant de syriens, qui n'ont pas renouvelé leurs permis de séjour, ont désormais peur d'être arrêtés dans la rue », a poursuivi Melissa Fleming.

 

Le gouvernement égyptien estime à entre deux cent cinquante mille et trois cent mille le nombre de syriens résidant actuellement en Egypte, quatre vingt mille d'entre eux étant enregistrés jusqu'à présent auprès du HCR.

 

« Le HCR appelle le gouvernement égyptien à prendre, à titre de précaution et à la lumière des événements récents dans le pays, les mesures permettant de garantir le droit d'asile et la protection des réfugiés », a conclu Melissa Fleming.

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 18:50

 

Laurent Fabius appelle à la libération de Mohamed Morsi

 

PARIS (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a condamné mardi les violences en Egypte et appelé à la libération du président déchu Mohamed Morsi à l'heure où le pays se prépare à une nouvelle journée de manifestations.

 

« La situation est très critique en Egypte », a-t-il dit lors d'un point presse à Paris. « Nous, la France, nous appelons au refus de la violence et à la libération des prisonniers politiques y compris celle de l'ancien président Morsi ».

 

« Il faut revenir vers un cheminement démocratique et refuser la violence », a-t-il ajouté.

 

« On n'obtiendra rien par des affrontements entre l'armée et les frères musulmans ».

 

Laurent Fabius devait s'entretenir mardi par téléphone avec le chef de la diplomatie de l'Union Européenne, Catherine Ashton, qui a rencontré durant la nuit l'ancien président égyptien. La diplomate a indiqué l'avoir trouvé en bonne santé.

 

Mohamed Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte, est détenu depuis sa destitution par l'armée le 3 juillet dernier. Sa famille a annoncé son intention d'entamer une procédure judiciaire contre l'armée.

 

Les militaires affirment que la détention de Mohammed Morsi est seulement une mesure de précaution visant à assurer sa sécurité.

 

Les frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, organisent depuis un mois des manifestations pour réclamer le rétablissement du président déchu dans ses fonctions.

 

Deux jours après un week-end marqué par des affrontements violents qui ont fait quatre vingt morts dans les rangs de la confrérie, ils ont appelé à une marche réunissant « un million » de personnes mardi dans le pays.

 

« Les affrontements entre l'armée et les frères musulmans ont créé une tension qu'il faut essayer de réduire par l'appel à un comportement inclusif, nous demandons que le plus vite possible on revienne à un schéma civil et démocratique », a dit Laurent Fabius.

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 18:32

 

Al Nahda prêt à discuter d’un gouvernement d’union en Tunisie

 

TUNIS (Reuters) - Le parti islamiste al Nahda, qui dirige le gouvernement tunisien, s'est dit prêt mardi à discuter d'un gouvernement de salut national comme le réclament l'opposition et Ettakatol, l'un des trois partis de l'actuelle coalition gouvernementale.

 

Le Premier ministre, Ali Larayedh, issu d'al Nahda, avait pourtant rejeté lundi l'appel d'Ettakatol à la démission du gouvernement et à la formation d'un cabinet d'union nationale.

 

« Nous sommes ouverts à toutes les propositions pour parvenir à un accord, notamment un gouvernement d'union nationale ou de salut national », a dit à Reuters Ameur Larayedh, un responsable d'al Nahda. « Mais nous n'accepterons pas la dissolution de l'Assemblée Nationale Constituante, c'est une ligne à ne pas franchir ».

 

L'Assemblée Nationale Constituante (ANC) devrait achever d'ici quelques semaines la rédaction d'un projet de nouvelle constitution. L'assassinat jeudi dernier à Tunis d'un opposant laïque de gauche, Mohamed Brahmi, plus de cinq mois après celui de Chokri Belaïd, une personnalité clé de l'opposition, a de nouveau plongé le pays dans une crise aiguë entre partisans et adversaires du gouvernement dominé par al Nahda.

 

Menaçant d'éclatement la coalition au pouvoir, le ministre de l'intérieur, Lotfi Ben Jeddou, s'est dit prêt à démissionner en l'absence de formation d'un gouvernement d'union nationale.

 

« Je souhaite grandement démissionner », a déclaré mardi à la radio Lotfi Ben Jeddou, qui n'appartient à aucun parti. « Un gouvernement de salut national ou d'union nationale doit être formé pour sortir la Tunisie de cette impasse ».

 

APPEL À LA DÉMISSION

 

Certains dirigeants de l'opposition se sont déclarés insatisfaits de la proposition d'al Nahda de former un nouveau gouvernement tout en maintenant l'ANC.

 

« La rue veut dissoudre l'Assemblée Nationale Constituante, qui est déjà morte d'un point de vue politique et éthique. Sa légitimité est terminée », a dit Mongi Rahoui, chef de file du Front Populaire, une coalition d'opposition qui regroupe une douzaine de formations.

 

Les dirigeants de l'opposition reprochent à l'Assemblée Nationale Constituante d'avoir dépassé depuis longtemps la date limite d'un an qui lui avait été fixée en décembre 2011 pour remplir ses objectifs et élaborer notamment un projet de constitution.

 

Mongi Rahoui a également estimé qu'al Nahda devrait renoncer au poste de premier ministre dans le cadre d'un accord sur un nouveau gouvernement.

 

L'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), le premier syndicat du pays, qui compte six cent mille membres, a appelé à la démission du gouvernement pour le remplacer par un cabinet de techniciens mené par une personnalité indépendante.

 

La confédération syndicale a cependant aussi refusé la dissolution de l'Assemblée Nationale Constituante.

 

« Nous considérons que ce gouvernement est incapable de continuer à travailler », a déclaré Hussein Abbassi, secrétaire général de l'UGTT. « Nous proposons de maintenir l'Assemblée Nationale Constituante mais avec un calendrier pour accélérer l'achèvement de son travail », a-t-il ajouté.

 

La mort de huit soldats dans une embuscade près de la frontière algérienne a alimenté lundi soir la colère de milliers de manifestants anti gouvernementaux rassemblés à Tunis.

 

Le président Moncef Marzouki a qualifié l'embuscade d'attaque terroriste, décrétant trois jours de deuil national et lançant un appel à l'union nationale.

 

Cette attaque, la plus grave contre les forces de sécurité tunisiennes depuis des années, s'est produite dans le secteur du djebel Châambi, massif montagneux situé à deux cent vingt kilomètres au sud-ouest de Tunis, où les forces de sécurité traquent des combattants affiliés à Al Qaïda depuis décembre.

 

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Kasserine, près du lieu de l'attaque, en réclamant la démission du gouvernement, rapportent des habitants de la région.

 

A Tunis, plus de dix mille personnes se sont également rassemblées contre le gouvernement et le chef de file des islamistes d'Ennahda, Rached Ghannouchi.

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 19:06

 

http://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/07/06/resolution-of-solidarity-complete-par-un-texte-de-michael-lowy

http://blogs.mediapart.fr/blog/michael-lowy/020713/grece-l-antisemitisme-fait-il-la-loi

L’antisémitisme fait il la loi en Grèce ?

 

Un marxiste juif « accusé » par les néo nazis

 

Mardi 2 Juillet 2013

 

Par Michael Löwy

 

Un marxiste juif est traîné devant les tribunaux, accusés par les nazis de les avoir « calomniés ». Sommes-nous en Allemagne en 1933 ? Pas du tout, il s’agit de la Grèce « démocratique » (avec beaucoup de guillemets) de 2013.

 

L’accusé en question s’appelle Savas Mikhail, brillant intellectuel et dirigeant d’une des organisations de la gauche marxiste révolutionnaire grecque.

 

Savas Mikhail est un penseur atypique et parfaitement « hors normes ». Juif grec antisioniste et internationaliste, il est l’auteur d’une œuvre considérable, inclassable, quelque part entre littérature, philosophie et lutte de classes, qui se distingue par l’originalité et le dynamisme de sa démarche. La première chose qui impressionne le lecteur de ses écrits c’est son immense culture, l’auteur connaît de près la Bible, le Talmud, la Kabbale, le théâtre grec ancien, la littérature européenne, la philosophie française contemporaine, la poésie grecque moderne, Hegel et Marx, sans parler de Trotsky, sa principale boussole politique, on pourrait allonger la liste.

 

Une des caractéristiques les plus singulières de sa pensée est la tentative de ré-interpreter le marxisme et la théorie révolutionnaire à la lumière du messianisme et de la mystique juive, et inversement. Il s’agit d’une démarche paradoxale et inventive, qui relève, comme celle d’Ernst Bloch ou de Walter Benjamin, deux de ses auteurs préférés, de l’athéisme religieux, ou, si l’on veut, du messianisme profane.

 

Cette problématique est abordée, pour la première fois de forme centrale, dans un remarquable recueil d’essais publié en 1999, « figures du messianique ». Le dernier ouvrage de Savas Mikhail, « Golem. A propos du sujet et d’autres fantômes » (2010), est un autre exemple de cette approche athée religieuse, judéo-marxiste. Il s’agit d’un recueil d’essais, concernant non seulement le Golem, mais aussi Kafka, Hölderlin, Lacan, Philippe Lacoue-Labarthe, Hegel, Marx et certains poètes grecs modernes comme Andreas Embirikos. La cohérence du livre est donnée par la façon, tout à fait singulière, dont l’auteur associe, articule et fusionne la mystique juive, la littérature, grecque et universelle, et le marxisme révolutionnaire.

 

Savas Mikhail n’a jamais caché ses convictions antifascistes, et n’a pas cessé, ces dernières années, de dénoncer les activités néfastes de l’organisation néo-nazie « Aube Dorée » (Chryssi Avghi), qui aurait dû s’appeler plutôt « Crépuscule Sanglant ».

 

Or, en 2009, cette organisation qui se réclame avec insistance de l’héritage du troisième reich, a présenté, devant la justice grecque, un protocole d’accusation contre un grand nombre de personnalités de différents courants de la gauche et l’extrême-gauche grecque. Par décision du procureur, nommé par le gouvernement hégémonisé par la droite néolibérale, la police a convoqué en 2012 ces personnalités pour un interrogatoire.

 

D’un commun accord ils ont tous refusé, mais on envoyé des déclarations légales réfutant les accusations. Après examen de ses documents, le procureur a décidé de traîner devant les tribunaux deux de ces personnes, Savas Mikhail et l’ancien doyen de l’école polytechnique, Constantin Moutzouri, accusé d’avoir permis à indymedia, un media social alternatif, d’utiliser les installations de l’école pour ses émissions. Savas Mikhail a été pour sa part accusé de « diffamation » envers les néo-nazis, pour les avoir traité de criminels, d’« incitation à la violence », pour avoir appelé à combattre le fascisme, et « d’atteinte à la paix civile », pour avoir appelé, dans un tract, à manifester contre Chryssi Avghi. Pendant ce temps, les néo-nazis grecs menaient une campagne antisémite forcenée contre Savas Mikhail, en le dénonçant dans leurs moyens de communication comme « un agent de la conspiration juive mondiale contre la nation grecque, pour provoquer une guerre civile et établir un régime judéo-bolchévique ». Sinistre impression de déjà-vu.

 

Cette affaire a bien entendu suscité de nombreuses protestations en Grèce et en Europe mais il n’empêche le jugement aura lieu et la date prévue est le 3 septembre 2013.

 

L’enjeu est important, au delà des personnes inculpées, il s’agit de savoir s’il pourra ou non exister en Grèce, à l’avenir, une liberté d’expression pour des idées antifascistes.

 

L’affaire illustre non seulement l’extraordinaire culot des messieurs de l’« Aube Dorée », mais aussi la complicité, de plus en plus évidente, de l’actuel gouvernement grec, présidé par Antonis Samaras, avec les fascistes grecs. Plusieurs des ministres de ce gouvernement de plus en plus autoritaire et répressif, sont originaires de l’extrême droite, le secrétaire d’Etat à l’immigration, Kostoulas, est l’auteur d’un ouvrage négationniste à la gloire du troisième reich, et son porte parole au parlement, le député Voridis, est un ancien dirigeant du mouvement de jeunesse nationaliste promu par la dictature du colonel Papadopoulos entre 1967 et 1974. Par ailleurs, la récente décision d’Antonis Samaras de fermer purement et simplement l’ERT, la radio télévision publique grecque, en coupant le courant à ses antennes, décision qui a provoqué un crise gouvernementale, avec le départ du parti de la gauche démocratique, a été chaleureusement soutenue par Chryssi Avghi.

 

On saura le 3 septembre si les antisémites font la loi en Grèce ou si un minimum de garanties démocratiques subsiste encore.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 18:36

 

http://www.solidaires.org/article45205.html

 

Journée nationale d’action interprofessionnelle le 10 septembre

Communiqué des organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies sur les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics.

Après la conférence sociale et les concertations de l’été, le gouvernement attend le mois de septembre pour donner les grandes mesures qu’il compte prendre.

Ses premières déclarations inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d’emploi d’autant que le calendrier imposé est très resserré.

Les organisations syndicales ont déjà largement fait part de leur analyse sur le rapport Moreau et des mesures qu’elles ne sauraient accepter, tout allongement de la durée de cotisation, l’opposition entre le public et le privé, la sous-indexation des pensions et des salaires portés aux comptes.

Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

L’allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus jeunes dont la durée d’étude, de formation, de recherche d’emploi est allongée par rapport aux générations antérieures.

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois. Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le SMIC.

Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le système de retraite solidaire.

Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité.

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013 pour ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 18:22

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/28/en-egypte-la-revolution-confisquee_921380

 

En Egypte, la révolution confisquée

 

Dimanche 28 Juillet 2013

 

Les libéraux et le mouvement Tamarod à l’origine du soulèvement anti-Morsi commencent à s’inquiéter des dérives de l’armée et du général al Sissi, qui tient désormais les rênes du pays.

 

Par Marwan Chahine, correspondant de Libération au Caire

 

Si les victimes sont dans le camp islamiste, la tuerie aux abords de la mosquée Rabaa al-Adawiya a également secoué jusqu’aux plus farouches opposants à Mohamed Morsi. Ceux-là mêmes qui ressassent depuis des semaines que le 30 juin est une révolution et non un coup d’Etat, ceux qui vendredi encore, place Tahrir, pensaient goûter aux délices de la grande réconciliation égyptienne, se sont réveillés avec la gueule de bois.

 

L’heure n’est pas au divorce, mais l’union sacrée contre les Frères musulmans se fissure un peu plus. Des personnalités liées à la coalition au pouvoir ont dénoncé les violences policières du week-end. Le parti salafiste al Nour, qui a soutenu la destitution de Morsi mais avait déjà pris ses distances avec l’armée, a évoqué un « carnage » et son président, Younes Makhyoun, a demandé des « des poursuites contre les auteurs ». Mohamed al Baradei, vice-président et principale figure de l’opposition libérale sous Morsi, a condamné sur Twitter « un usage excessif de la force » et a appelé « toutes les parties à rejeter la violence et à arrêter le bain de sang ». Pour timide qu’elle soit, cette position traduit un malaise de plus en plus palpable chez un homme qui a toujours mis en avant des principes démocratiques et s’est opposé avec virulence à l’ancien régime.

 

Réserves. Hier, le mouvement Tamarod, à l’origine de la mobilisation anti Morsi du 30 juin, a lui aussi pour la première fois exprimé des réserves sur l’évolution de la transition politique.

 

« Nous soutenons les plans de l’Etat dans sa lutte contre le terrorisme, mais nous avons déjà souligné que cela ne justifiait pas les lois d’exceptions ou les mesures contraires à la liberté et aux droits de l’homme », a déclaré son leader, Mahmoud Badr, avant d’ajouter que « nous n’accepterons jamais le retour de l’appareil de sécurité d’Etat de Moubarak ». Une réaction aux propos du nouveau ministre de l’intérieur, Mohamed Ibrahim, qui, samedi, avait expliqué la flambée de violence par « la fermeture de certains services après le 25 janvier 2011 et une restructuration inadéquate de la police sous Morsi », et annoncé la réintégration de certains officiers écartés après la chute de Moubarak. Ce discours ouvertement contre révolutionnaire et la répétition des bavures sanglantes laisse craindre un retour de la brutalité et de l’arbitraire policier de l’ancien régime. « Nous ne sommes pas dupes, nous savons que certaines personnes de l’ère Moubarak cherchent à récupérer à leur profit notre révolution. Mais nous ne les laisserons pas faire », affirme un membre important de Tamarod.

 

C’est pourtant en réponse à l’appel du général Al-Sissi, qui avait demandé au peuple de lui donner un « mandat pour en finir avec la violence et le terrorisme », que des centaines de milliers de personnes, dont les membres fondateurs de Tamarod, ont manifesté sur la place Tahrir, vendredi. Beaucoup tenaient même dans leurs mains le portrait du général, qui fait clairement figure d’homme fort du nouveau régime.

 

Non alignés. Mais certains groupes ont refusé de prendre part à la grande messe pro armée. C’est notamment le cas du mouvement du 6 avril ou des socialistes révolutionnaires qui, dès jeudi, ont affirmé dans un communiqué tristement visionnaire qu’ils « ne voulaient pas signer un chèque en blanc pour commettre des massacres ».

 

Au côté de groupes salafistes révolutionnaires et d’islamistes modérés proches de l’ancien candidat à la présidentielle Aboul Foutouh, ces formations de gauche entendent incarner une troisième voie, en refusant l’alternative entre les frères musulmans et l’armée.

 

Une manifestation de ces non alignés, qui se revendiquent des idéaux de la révolution de 2011 qui avait fait tomber Moubarak, était prévue hier soir au Caire. Un premier rassemblement avait réuni quelques milliers de personnes vendredi. Sans réelle structure ni appui partisan solide, cette initiative a peu de chances de peser dans le débat. Elle pourrait néanmoins séduire de nombreux égyptiens hostiles à Morsi mais inquiets de la tournure autoritaire et violente que la transition a prise.

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 17:44

 

Ettakatol prône un nouveau cabinet d’union en Tunisie

 

TUNIS (Reuters) - Le parti laïc de centre gauche Ettakatol, membre de la coalition au pouvoir en Tunisie emmenée par les islamistes d'al Nahda, a réclamé lundi la démission du gouvernement tripartite et la constitution d'un cabinet d'union nationale.

 

« Nous avons demandé la dissolution du gouvernement en faveur d'un nouveau gouvernement d'union qui incarnerait la forme la plus large de consensus », a déclaré à Reuters Lobni Jribi, l'un des dirigeants de cette formation.

 

« En cas de rejet de cette suggestion par al Nahda, nous nous retirerions du gouvernement », a-t-il ajouté.

 

La menace de départ d'Ettakatol accroît la pression sur al Nahda, qui jusqu'à présent refuse une dissolution du gouvernement, comme le réclame l'opposition.

 

D'ores et déjà, le ministre de l'éducation Salem Labyedh, un indépendant, a présenté sa démission au premier ministre Ali Larayedh, ont rapporté les médias tunisiens.

 

Ettakatol a lancé son appel quelques heures après le bouclage par l'armée d'une place de la capitale, Tunis, où des heurts s'étaient produits entre manifestants rivaux.

 

L'armée a bouclé à l'aide de barbelés l'accès à la place du Bardo, sur laquelle donne l'Assemblée Nationale Constituante et l'a déclarée « zone militaire fermée », après des affrontements entre manifestants des deux camps.

 

« Le premier ministre sera tenu responsable pour toute goutte de sang qui coulera lors du sit-in du Bardo », a prévenu Manji Rahaoui, un cadre de l'opposition.

 

Les deux camps ont prévu de manifester de nouveau place du Bardo malgré la prise de contrôle des lieux par l'armée, ont rapporté des médias tunisiens.

 

Le président de l'Assemblée Nationale Constituante, Moustafa Ben Jaafar, est membre d'Ettakatol. Son assemblée, dit-il, a encore plusieurs semaines de travail avant de pouvoir soumettre à référendum une constitution dont la rédaction a déjà subi des retards.

 

L'opposition laïque, encouragée par l'intervention de l'armée égyptienne qui a déposé le 3 juillet le président égyptien Mohamed Morsi, issu des frères musulmans, rejette désormais toute concession et tous les efforts de réconciliation menés par le gouvernement.

 

POSSIBILITÉ D'UNE NOUVELLE GRÈVE

 

L'opposition réclame aussi la dissolution de l'Assemblée Nationale Constituante, dont, ces derniers jours, soixante dix des deux cent dix sept membres se sont retirés pour observer un sit-in place du Bardo, devant le bâtiment où elle siège.

 

A Sidi Bouzid dans le sud de la Tunisie, des manifestants en colère ont tenté lundi de prendre le contrôle de l'hôtel de ville et d'empêcher les employés de travailler, ce qui a provoqué des affrontements avec des partisans d'al Nahda, ont rapporté des habitants.

 

L'armée est intervenue pour protéger l'hôtel de ville et les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes, mais, selon des habitants, des milliers de manifestants continuaient de se rassembler dans la ville, qui fut le berceau de la « révolution du jasmin » en décembre 2010 et au début 2011.

 

Les dirigeants de l'opposition clament depuis le week-end qu'ils pourraient mettre en place un « gouvernement de salut », rival du gouvernement en place. Ils devaient débattre de cette idée lundi dans la soirée.

 

Pour Noureddine Bhiri, porte-parole d'Ali Larayedh, les manifestations d'opposition équivalent à un appel à la « destruction de l'Etat », au moment où le gouvernement cherche à gérer la situation après l'assassinat de Mohamed Brahmi, un opposant de gauche tué par balles jeudi dernier à Tunis.

 

« Quelles solutions de rechange proposent-ils après une dissolution du gouvernement ? Rien d'autre que la violence et la destruction. Nous devons restés unis pour franchir cette étape et mettre fin au terrorisme », a ajouté le porte-parole.

 

Ali Larayedh, qui a été reçu par le chef de l'Etat, le président Moncef Marzouki et a vu également les commandants des forces de sécurité, devait s'adresser à la nation en fin de journée.

 

Les puissants syndicats tunisiens ont rencontré lundi des représentants des partis de l'opposition et devaient envisager la possibilité d'une nouvelle grève. Vendredi, la grève déclenchée par la grande centrale syndicale UGTT au lendemain de l'assassinat de Mohamed Brahmi avait paralysé une bonne partie du pays.

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 17:54

 

http://www.lariposte.com/Bresil-revolte-de-la-jeunesse.html

 

Révolte de la jeunesse, attaques de l’extrême droite

 

Par Jorge Martin

 

Mardi 25 Juin 2013

 

Ce qui a commencé comme une petite manifestation contre une augmentation de vingt centimes du prix du ticket de transport public à São Paulo s’est transformé en un mouvement de masse national impliquant plus d’un million de personnes dans quatre vingt villes du pays, et ce après avoir obligé le maire de São Paulo, Fernando Haddad, et le gouverneur régional, Geraldo Alckmin, à faire marche arrière le 19 juin.

 

Le mouvement, cependant, a un caractère contradictoire. Sur les grandes manifestations célébrant la première victoire du mouvement, le 20 juin, des groupes de droite et d’extrême droite ont violemment expulsé des manifestants affiliés à des partis de gauche, des syndicats, et de façon générale quiconque portait un drapeau rouge ou d’autres symboles de ce type.

 

Le mouvement a clairement pris un caractère national à partir du 13 juin, lorsqu’une manifestation de quinze mille personnes à São Paulo a été brutalement réprimée par la police militaire. L’assaut s’est soldé par une centaine de blessés et un nombre semblable d’arrestations. Il rappelait, par sa violence, les heures les plus sombres de la dictature militaire. La police n’a pas simplement cherché à disperser la manifestation, son but était de donner une leçon aux manifestants. Elle a notamment tiré des balles en caoutchouc.

 

Les images de cette répression ont très rapidement circulé sur les réseaux sociaux et les médias de masse. En l’espace de quelques heures, l’atmosphère a changé dans tout le pays. Des manifestations de masses contre la répression à São Paulo ont éclaté spontanément dans la plupart des grandes villes.

 

Le 17 juin, cinq cent mille personnes ont manifesté à São Paulo, Rio de Janeiro, Brasilia et dans une douzaine d’autres villes. C’est le plus grand mouvement de masse du pays depuis des décennies. Le vent de la révolution arabe, des indignés espagnols, portugais, nord-américains et du soulèvement turc est arrivé au Brésil. De nombreuses villes petites et moyennes sont mobilisées. La jeunesse constitue la colonne vertébrale des manifestations.

 

Il est clair qu’un mouvement de cette envergure ne peut pas s’expliquer par les seules augmentations du prix des transports publics, ni même par la réaction à la répression brutale. Ce ne furent là que des catalyseurs. Des causes plus profondes sont au cœur de l’explosion actuelle. Le Brésil est passé par une phase de croissance économique soutenue, ces dix dernières années (à l’exception d’un bref reflux dans la foulée de la crise mondiale de 2008). Cette croissance s’est accompagnée d’une augmentation des niveaux de vie et d’une baisse significative de la pauvreté.

 

Mais ce n’est là qu’une facette de la situation. La croissance économique a reposé sur une série de facteurs qui, désormais, se transforment en leur contraire. Premièrement, le gouvernement du Parti des Travailleurs (PT) a beaucoup profité du boom économique en Chine, y exportant massivement des marchandises et des matières premières. Une politique de taux d’intérêt élevés, pour attirer les investisseurs étrangers, a fait que la dette brésilienne est devenue un investissement spéculatif très profitable. Ceci s’est accompagné d’une politique de privatisations massives de services publics et d’une vaste bulle spéculative dans l’immobilier.

 

La croissance de la consommation a été alimentée par une expansion massive du crédit. Entre 2005 et la fin 2012, la dette des ménages a bondi de dix huit pour cent à quarante quatre pour cent des revenus disponibles. C’est insoutenable, en particulier avec des taux d’intérêt aussi élevés. Dès que la croissance économique faiblira, l’énorme dette des ménages pèsera très lourdement sur l’économie brésilienne.

 

Les chiffres officiels de la croissance économique masquent un gouffre entre les riches et les pauvres. Le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaires au monde, un pour cent de la population (deux millions de personnes) possède treize pour cent des richesses nationales, soit à peu près autant que les cinquante pour cent les plus pauvres (quatre vingt millions de personnes). Les statistiques nationales cachent aussi d’énormes disparités régionales et ethniques.

 

Le gouvernement du PT a été élu grâce au soutien des travailleurs et du mouvement syndical, auxquels il est historiquement lié. Cependant, Lula et désormais Dilma Rousseff ont gouverné en coalition avec d’autres partis, à commencer par le conservateur PMDB. Tout en réalisant quelques réformes sociales progressistes, ils ont mené une politique de privatisations et ont attaqué le système des retraites de la fonction publique. C’est pour cela que les médias et experts bourgeois présentaient le Brésil comme une alternative de gauche aux politiques « folles » et « conflictuelles » de Chavez et de la révolution vénézuélienne.

 

Il y a eu un certain nombre de conflits entre des sections du mouvement syndical et le gouvernement du PT. Mais le fait est que quatre vingt dix pour cent des accords salariaux étaient au-dessus de l’inflation, aussi les travailleurs continuaient-ils de soutenir Lula, puis Rousseff, considérant le gouvernement du PT comme « le leur ».

 

Ceci a commencé à changer avec le ralentissement de l’économie. Le 6 mars 2013, cinquante mille travailleurs ont manifesté à Brasilia, à l’appel, entre autres, de la grande confédération syndicale du pays, la CUT, pour demander davantage de dépenses sociales, une réduction du temps de travail sans perte de salaire et l’abandon des attaques contre les retraites. En 2012, déjà, du fait du ralentissement de l’économie chinoise, le PIB du Brésil n’a crû que de 0,5 %, et des signes inquiétants ont commencé à s’accumuler. Pour beaucoup de gens, le premier et le plus douloureux de ces signes a été une augmentation de l’inflation, en particulier de la nourriture.

 

Alors que le gouvernement paye des sommes colossales en intérêts et service de la dette (quarante sept pour cent du budget de l’Etat), l’éducation, la santé et d’autres services publics subissent des restrictions financières. Des milliards de dollars sont dépensés dans la construction de stades pour la coupe du monde de football, et c’est aux travailleurs qu’on demande de payer la facture en augmentant le prix déjà élevé des transports publics.

 

Pour ajouter l’insulte à l’injure, la FIFA a imposé une série de conditions draconiennes concernant l’organisation de la coupe du monde, que le gouvernement du PT a acceptées, notamment concernant la construction des installations. La FIFA a par exemple exigé de scandaleuses restrictions au droit de grève et de manifester.

 

Sans surprise, on trouve chez beaucoup de manifestants un rejet des partis politiques en général et du PT en particulier. On retrouve le même type de discrédit des « politiciens » dans d’autres pays. Cela contient un élément positif , la critique des représentants politiques qui ne servent que les riches et les puissants, et se servent eux-mêmes au passage. Ce rejet de la politique est dans une large mesure un rejet de la politique bourgeoise et des institutions capitalistes.

 

Au Brésil, cependant, cette situation a été très énergiquement exploitée par les médias et les partis de droite, dans le but de détourner le mouvement vers l’impasse du nationalisme. A partir du 18 juin, les grands médias ont commencé à encenser le mouvement et à tenter de le façonner. Des drapeaux brésiliens ont été distribués aux manifestants, auxquels on demandait de chanter l’hymne national, de s’habiller en blanc et de crier des slogans « contre la corruption » (un code pour la lutte contre le PT). Le 20 juin, cette influence de la droite sur les manifestations s’est encore renforcée. Aux côtés des pancartes sur le prix des transports et l’argent dépensé dans la coupe du monde, il y avait des pancartes contre le droit à l’avortement, contre la corruption du PT et même en faveur d’un coup d’Etat !

 

C’est dans ce contexte que, sur les manifestations du 20 juin, des voyous d’extrême-droite se proclamant « nationalistes » ont encerclé les cortèges des partis de gauche et des syndicats. Armés de couteaux et de battes de base ball, ils harcelaient les manifestants de gauche et syndicaux aux cris de « pas de partis », « à bas les rouges », et « retournez à Cuba », au point que ces derniers ont fini par abandonner leurs drapeaux rouges ou quitter la manifestation, certains blessés.

 

Même les organisateurs des protestations contre l’augmentation du prix des transports publics, le « Mouvement Passage Libre » (MPL), ont dû quitter la manifestation à São Paulo et faire une déclaration condamnant les attaques contre les organisations de gauche et soulignant que si leur mouvement n’est pas partisan, ils ne sont pas contre les partis politiques. De fait, des partis de gauche soutenaient la lutte du MPL dès le début, lorsque les manifestations étaient encore petites et soumises à une répression brutale.

 

Il serait donc erroné de conclure que les centaines de milliers de gens impliqués dans les manifestations du 20 juin sont des anti-communistes enragés ou des partisans des partis de droite. Loin s’en faut. Le fait est que lorsque le MPL a cessé d’appeler à manifester, les manifestations organisées par la droite ont mobilisé beaucoup moins de monde, comme à São Paulo. Dans d’autres cas, le mouvement a ouvertement scissionné, la gauche et la droite manifestent séparément.

 

Il faut ajouter que les syndicats et la CUT ont réagi trop lentement au mouvement. S’ils avaient jeté toutes leurs forces dans la bataille et donné au mouvement un caractère plus organisé, dès le début, avec des revendications des travailleurs, la droite et l’extrême-droite auraient eu beaucoup plus de mal à infiltrer et saboter les manifestations.

 

Le MPL lui-même est partiellement responsable de ce qui s’est passé. Il a insisté pour que le mouvement soit « horizontal », s’opposant à l’idée de lui donner une structure plus organisée. Il a également rejeté l’idée de voter à la majorité simple sur les suites du mouvement, préférant les décisions par « consensus », ce qui est le meilleur moyen de paralyser un mouvement, car cela donne de fait un droit de véto à la minorité (ce qui est le contraire de la démocratie). Dès le début, nos camarades d’Esquerda Marxista ont participé au mouvement, expliquant la nécessité de le doter de structures démocratiques et d’impliquer les organisations de masse de la jeunesse et des travailleurs.

 

Au lieu de cela, une douzaine de gens, à São Paulo, se réunissaient après chaque grande manifestation pour décider de la prochaine initiative, ce qui n’est pas une méthode très démocratique lorsque des centaines de milliers de personnes sont impliquées dans la lutte. C’est ce qui a facilité l’infiltration et la tentative de récupération des manifestations par la droite et ses grands médias. Les idées semi-anarchistes qui avaient déjà joué un rôle négatif dans le mouvement des indignés aux Etats-Unis et ailleurs, se sont révélées désastreuses au Brésil.

 

Une tâche urgente est d’organiser la défense des organisations de gauche et syndicales brésiliennes, et notamment leur droit de s’exprimer et de manifester, qu’elles ont gagné dans leur lutte contre la dictature militaire. Dans cette perspective, nos camarades brésiliens ont pris des initiatives en faveur d’un front unique à São Paulo, Joinville et ailleurs.

 

Ceci doit aller de pair avec la mobilisation de la puissance colossale de la classe ouvrière brésilienne en faveur de revendications les plus pressantes de la jeunesse et des travailleurs en matière de santé, d’éducation, d’emploi, de conditions de travail et de services publics.

 

La révolte brésilienne révèle la faillite des politiques de collaboration de classe menées par la direction du PT. Celle-ci a discrédité le parti aux yeux de la jeunesse. Les militants de base du PT sont désorientés. Même aujourd’hui, lorsque Dilma Rousseff affirme avoir entendu le message des manifestants, elle continue de s’engager fermement à ne pas sortir des limites imposées par le capitalisme. Par exemple, son engagement à verser cent pour cent des royalties des contrats pétroliers dans le système éducatif ne répond pas au problème des termes mêmes de ces contrats. En effet, les entreprises privées conservent quatre vingt deux pour cent des profits et n’en reversent à l’Etat que huit pour cent en royalties.

 

Le mouvement de la jeunesse brésilienne montre une chose, la lutte paye et ce qui semblait impossible il y a dix jours à peine a été accompli. Si la pleine puissance du mouvement syndical rejoint la jeunesse, rien ne pourra l’ arrêter.

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 17:32

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/25/les-journalistes-de-la-tele-publique-grecque-en-voie-d-extinction_920909

 

Les journalistes de la télévision publique grecque en voie d’extinction

 

Jeudi 25 Juillet 2013

 

Par Maria Malagardis

 

Pas facile d’entretenir la mobilisation au cœur de l’été, devant le siège de l’ancienne télévision publique grecque ERT, à Aghia Paraskevi, une banlieue du nord-est d’Athènes, l’heure n’est plus aux grands rassemblements contre la décision du gouvernement d’interrompre brutalement tous les programmes, le 11 juin. Un mois et demi plus tard, seuls quelques résistants de la dernière heure sirotent un café frappé sur des chaises en plastiques dans le jardin desséché qui borde l’imposante bâtisse de style soviétique. « Les gens sont fatigués de se battre et la période des grandes vacances ne favorise pas les mobilisations populaires », reconnaît Maria Kondaxi, une jolie brune aux yeux verts qui travaillait au service étranger de la télé publique. En réalité, elle y travaille toujours. Car si la foule semble avoir déserté les abords de la télé, à l’intérieur des bâtiments, nombreux sont les journalistes qui persistent à offrir, uniquement via internet désormais, des programmes faits maison.

 

Pour combien de temps encore ? Le gouvernement d’Antónis Samarás a durci le ton la semaine dernière, réclamant l’évacuation des locaux de la télévision « squattés » par une poignée d’irréductibles, tout en tentant de diviser le mouvement, les autorités devraient offrir cette semaine à certains des deux mille sept cent journalistes mis à pied de rejoindre le « Dou Tou », comme l’appellent les grecs, l’EDT, l’organe de télévision transitoire mis en place le 10 juillet par le gouvernement pour contourner la décision du conseil d’Etat qui avait exigé la réouverture de la chaîne publique. Pour l’instant, le « Dou Tou » est une caricature de télévision, n’offrant que des interviews d’archives et de vieilles séries en noir et blanc. Mais certains journalistes, fragilisés par la perte de leurs salaires, seront-ils tentés de le rallier ?

 

D’autant que la précarité s’accentue, sous la pression des bailleurs de fonds de la Grèce, une loi a été votée la semaine dernière qui prévoit la mise en disponibilité de douze mille cinq cent fonctionnaires dont quatre mille d’ici à fin juillet. Ils toucheront soixante quinze pour cent de leurs salaires pendant huit mois, avant d’accepter une mutation ou d’être licenciés.

 

Dans les rues d’Athènes plombées par la torpeur estivale, un fatalisme rageur a remplacé l’envie de révolte. « Nous sommes impuissants, nous n’avons aucune prise sur l’économie », se lamente à une terrasse de café Dimitri, un jeune ingénieur au chômage qui cultive désormais les champs de sa famille. « Avec les encouragements du pope de ma paroisse », confie le jeune homme très pieux, « et malgré les réticences de mon psychologue », ajoute-t-il.

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 17:10

 

http://www.tunisie14.tn/article/detail/rachid-ammar-ou-abdelkrim-zbidi-a-la-tete-du-gouvernement-de-salut-national

 

Rachid Ammar ou Abdelkrim Zbidi à la tête du gouvernement de salut national ?

 

 

Le Front Populaire (FP), l’Union Pour la Tunisie (UPT), ainsi que plusieurs composantes de la société civile sont réunis, Dimanche 28 Juillet 2013, depuis 11 heures du matin, au siège du Parti des Travailleurs, à Tunis, pour former une instance de salut national en charge d’examiner la situation dans le pays et d’identifier les solutions adéquates.

 

Hammami a indiqué que la seule alternative à la crise c’est la formation d’un gouvernement restreint de salut national chargé du rétablissement de la paix civile dans le pays et de l’organisation des prochaines élections dans un délai de six mois, et dont les membres ne se porteront pas candidats à ces élections.

 

S'agissant des noms proposés tels que Rachid Ammar (ancien chef d’état-major des armées) et Abdelkrim Zbidi (ancien ministre de la défense), Hammami a signalé que ces noms n’ont pas été encore discutés de manière officielle, mais il n’a pas écarté le fait que le gouvernement de salut national englobe des personnalités nationales reconnues pour leur compétence et leur indépendance.

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