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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 19:05

 

http://www.eitb.com/fr/infos/economie/detail/1356952/30-mai--greve-generale-au-pays-basque-sud

 

Grève générale au pays basque sud

 

Mercredi 29 Mai 2013

 

Les basques sont appelés à une grève générale et à des manifestations pour protester contre la politique d'austérité, Jeudi 30 Mai 2013 dans la communauté autonome d'Euskadi et en Navarre.

 

Les syndicats ELA, LAB, ESK, STEE EILAS, EHNE, HIRU, CGT et CNT, ainsi que des dizaines d'organisations sociales appellent Jeudi 30 Mai 2013 à une grève générale et à des manifestations pour protester contre les politiques d'austérité dans la communauté autonome d'Euskadi et en Navarre. Il s'agit de la huitième grève générale depuis le début de la crise en 2007, et la première depuis l'arrivée au pouvoir du conservateur Iñigo Urkullu (parti nationaliste basque, PNV).

 

Les syndicats réclament un changement de cap, un coup d'arrêt aux politiques d'austérité et d'autres choix sociaux. Ils accusent la classe politique de se soumettre au diktat du pouvoir économique.

 

« Nous sommes obligés de proposer des politiques alternatives et de lutter pour elles. La grève générale est le seul espoir des perdants dans cette crise », a estimé Adolfo Muñoz « Txiki », secrétaire général d'ELA.

 

Des manifestations sont prévues dans les trois capitales de la communauté autonome basque, Bilbao, Donostia (San Sebastian) et Vitoria Gasteiz. Les secrétaires généraux d'ELA et LAB participeront à la manifestation de Vitoria Gasteiz, vu qu'elle se produira au même moment où le parlement basque tiendra une session plénière.

 

Plus de six cent comités d'entreprise, dont celui d'EITB, ont appelé à la grève.

 

La dernière grève générale au pays basque sud a eu lieu le 26 septembre 2012.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:32

 

Un juge arbitre mis en examen dans l’affaire Tapie

 

PARIS (Reuters) - Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal privé qui a soldé le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, a été mis en examen mercredi du chef d'escroquerie en bande organisée et faux, a annoncé le parquet de Paris.

 

Les enquêteurs soupçonnent le magistrat à la retraite, âgé de quatre vingt six ans, de liens professionnels avec Maurice Lantourne, l'avocat de l'homme d'affaires, ce qui pourrait constituer un conflit d'intérêts jetant une ombre sur l'arbitrage.

 

La garde à vue de Maurice Lantourne, également interpellé au début de la semaine, a été levée dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

 

Les deux hommes étaient entendus dans le volet non ministériel de l'affaire Tapie.

 

La directrice général du Fonds Monétaire International (FMI) Christine Lagarde a été placée pour sa part sous le statut de témoin assisté par la Cour de Justice de la République (CJR), qui instruit le volet ministériel du dossier.

 

L'affaire de l'arbitrage privé rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie avait pris un tour nouveau cette semaine avec le placement en garde à vue de Maurice Lantourne et de Pierre Estoup, un juge du tribunal arbitral qui a octroyé à Bernard Tapie quatre cent trois millions d'euros.

 

Lors d'une perquisition effectuée le 14 mai 2013 au domicile de Pierre Estoup, les policiers auraient saisi un livre dédicacé par Bernard Tapie le 10 juin 1998, selon www.lexpress.fr. L'homme d'affaires y louerait le « courage du président Estoup » et l'assurerait de son « infinie reconnaissance et de son affection ».

 

« UNE GIGANTESQUE MANIPULATION »

 

Ces actes interviennent après l'audition, jeudi et vendredi derniers par la CJR, de l'ancienne ministre de l'économie Christine Lagarde qui avait choisi de solder par un arbitrage le litige judiciaire opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

 

Le PDG de France Télécom, Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment des faits, est de son côté « appelé à témoigner » devant la brigade financière le 10 juin, a déclaré son avocat.

 

Trois juges du pôle financier parisien, Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut, conduisent depuis septembre 2012 une information judiciaire pour usage abusif de pouvoirs sociaux, recel de ce délit, détournement de fonds publics et faux dans ce volet non ministériel de cette affaire.

 

François Hollande a demandé à l'Etat de se porter partie civile dans le volet non ministériel de cette procédure, a confirmé mercredi le ministère de l'économie.

 

Jean Peyrelevade, qui dirigea le Crédit Lyonnais de 1993 à 2003, a estimé mercredi sur Europe Un que l'Etat se devait prendre cette initiative.

 

« L'Etat d'aujourd'hui doit essayer de compenser les fautes de l'Etat d'hier », a-t-il dit.

 

« Je suis heureux de voir que la justice commence à se poser des questions sérieuses sur un arbitrage dont j'ai toujours dit qu'il était premièrement illégal, et deuxièmement, à mes yeux, le résultat d'une gigantesque manipulation », a-t-il ajouté.

 

S'agissant du rôle de Christine Lagarde, il juge « qu'elle a transmis des instructions venant d'au-dessus, de Nicolas Sarkozy lui-même ».

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:17

 

Baïda, ville syrienne martyre en pays alaouite

 

BAÏDA, Syrie (Reuters) - Réveillé par des tirs d'armes automatiques, Ahmad a entendu les hommes armés frapper à la porte de son frère en hurlant des insultes. En moins de deux heures, Baïda, jolie localité proche de la côte, allait devenir le théâtre d'un des pires massacres du conflit syrien.

 

« Soumets-toi à ton dieu Bachar », ont-ils intimé au frère d'Ahmad, selon sa belle-soeur. Le couple et leurs deux enfants ont ensuite été conduits de force sur la place du village.

 

« Les genoux de son fils étaient couverts de sang parce qu'ils l'ont frappé et traîné », souligne Ahmad. Caché dans un grenier, il en est sorti une fois le calme revenu.

 

Après une série de revers, les forces gouvernementales ont lancé une vaste contre offensive pour ouvrir un corridor entre Damas et le pays alaouite, minorité chiite dont le président Bachar al Assad est issu, sur la côte. Baïda, modeste réduit d'opposants sunnites cerné de villages acquis à la cause du chef de l'Etat, était le lieu idéal pour faire un exemple.

 

Ahmad a découvert le corps de son frère à quelques pas de sa maison. « On lui avait enlevé ses vêtements », dit-il, donnant lecture du compte rendu qu'il a dressé. « On lui avait tiré une balle dans la tête, qui a fait un trou béant grand comme la main. Son sang était répandu par terre », poursuit-il, après avoir marqué une pause pour contenir ses larmes.

 

Dans son rapport, dont la lecture prendra près d'une heure et demie, Ahmad, qui tait son nom de famille, décrit les circonstances de ses macabres découvertes, ici trente hommes, là vingt femmes et enfants qui se cachaient dans une petite pièce.

 

Il y a consigné le nom de chacune des victimes, certaines calcinées, ainsi que leur métier, leur âge, leurs liens de parenté et même la position des corps. Ahmad, qui lui-même a perdu plusieurs dizaines de proches, n'a négligé aucun détail dans l'espoir que ces crimes ne restent pas impunis.

 

ENVIRON TROIS CENT MORTS ?

 

Les faits se sont produits le 2 mai, un jeudi, premier jour d'une semaine de vacances. Beaucoup d'étudiants et d'écoliers se trouvaient chez eux, tout comme les hommes qui vont d'ordinaire vendre leur production maraîchère sur la côte.

 

Le coq avait déjà chanté quand les miliciens sont entrés dans les ruelles étroites de la ville, qui comptaient cinq mille âmes. Visible des villages alaouites environnants, elle est toute proche de Banias, petite localité situé sur les hauteurs qui dominent la côte.

 

Selon l'opposition, six militaires avaient été tués dans l'attaque d'un car avant le massacre de Baïda, qui a été suivi d'un autre dans la ville voisine de Ras al Nabaa.

 

L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (opposition) parle de trois cent morts au moins dans les deux localités. Les victimes ont été ensevelies dans des fosses communes et plusieurs milliers d'habitants sont parvenus à s'enfuir, d'après des partisans de l'insurrection.

 

Les autorités syriennes n'en ont rien dit, mais un membre des services de renseignement ayant requis l'anonymat a reconnu la responsabilité des loyalistes, dont certains venaient des villages alaouites voisins.

 

Acquises à la cause des rebelles, Baïda et Ras al Nabaa étaient qui plus est devenues des havres pour déserteurs et beaucoup de jeunes s'étaient enrôlés dans les rangs de l'Armée Syrienne Libre. Ce sont aujourd'hui des villes mortes.

 

Les forces gouvernementales en gardent soigneusement l'accès et les étrangers ne peuvent s'y rendre que par un chemin sinueux à travers les montagnes. Un correspondant de Reuters a pu l'emprunter pour aller recueillir le témoignage d'Ahmad.

 

NETTOYAGE ETHNIQUE

 

Auparavant, dit-il, seuls les hommes soupçonnés d'appartenir à l'insurrection couraient se cacher quand les militaires se présentaient. Cette fois, pourtant, il a senti qu'il devait le faire aussi. Son frère, lui, est resté sourd à ses appels.

 

« Il disait : pourquoi devrais-je m'enfuir ? Je n'ai rien fait de mal. C'est mieux de rester à la maison. Ils n'ont rien contre moi », explique Ahmad.

 

Outre son frère, femmes, enfants en bas âge et vieillards figurent parmi les victimes.

 

C'est le cas de Mohammed Taha, le cordonnier âgé de quatre vingt dix ans, qui avait perdu une jambe dans un accident de voiture.

 

Le cheikh Omar Biyassi, imam de Baïda âgé de soixante deux ans, est également du nombre.

 

Ahmad l'a découvert à côté des corps de son épouse et de son fils, qui était étudiant en médecine.

 

« Bien qu'il se soit toujours opposé aux manifestations, ils l'ont tué quant même »,

souligne-t-il. Ibrahim al Choghri, un handicapé mental de soixante neuf ans que le croissant rouge a identifié le lendemain du massacre, n'a pas été épargné non plus.

 

« C'est une façon de rappeler que la côte est une ligne rouge. C'est ce qui arrivera aux îlots sunnites ici. Il s'agit de nettoyage ethnique et l'objectif est de faire peur », dit un opposant alaouite du nom de Sadek.

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:57

 

L’avocat de Bernard Tapie et un magistrat en garde à vue

 

PARIS (Reuters) - L'affaire Bernard Tapie a pris un tour nouveau avec le placement en garde à vue de l'avocat de l'homme d'affaires et d'un juge du tribunal arbitral qui lui a octroyé quatre cent trois millions d'euros.

 

Ces actes interviennent après l'audition, jeudi et vendredi par la Cour de Justice de la République, de l'ancienne ministre de l'économie Christine Lagarde, qui avait choisi en 2008 de solder par un arbitrage le litige judiciaire opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

 

La directrice général du Fonds Monétaire International (FMI) a été placée sous le statut de témoin assisté.

 

Le PDG de France Télécom, Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment des faits, est de son côté « appelé à témoigner » devant la brigade financière le 10 juin, a déclaré son avocat.

 

Trois juges du pôle financier parisien, Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut, conduisent depuis septembre 2012 une information judiciaire pour usage abusif de pouvoirs sociaux, recel de ce délit, détournement de fonds publics et faux dans le volet non ministériel de cette affaire.

 

François Hollande a donné ordre à l'Etat de se porter partie civile dans le volet non ministériel de cette procédure, selon Le Canard Enchaîné et le quotidien économique Les Echos, qui cite Bercy.

 

Le président français l'a indirectement confirmé mardi lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

 

« Je n'ai pas tous les éléments encore dans cette affaire. Mais ce que je peux dire comme principe, c'est que l'Etat défendra toujours ses intérêts en temps utile et pour accéder aussi aux informations », a-t-il dit.

 

« INFINIE RECONNAISSANCE »

 

Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal privé qui a soldé en 2008 le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, est en garde à vue depuis lundi matin, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.

 

L'avocat de l'homme d'affaires, Maurice Lantourne, a été placé en garde à vue mardi, a-t-elle indiqué, confirmant une information de Mediapart.

 

Le trio arbitral était composé de Pierre Estoup, premier président honoraire de la cour d'appel de Versailles à l'époque, d'un ancien président du conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, et de l'avocat Jean Denis Bredin.

 

Les enquêteurs soupçonnent Pierre Estoup, magistrat à la retraite âgé de quatre vingt six ans, d'avoir eu des liens professionnels anciens avec Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie.

 

Lors d'une perquisition effectuée le 14 mai au domicile de Pierre Estoup, les policiers auraient saisi un livre dédicacé par Bernard Tapie le 10 juin 1998, selon www.lexpress.fr.

 

L'homme d'affaires y louerait le « courage du président Estoup » et l'assurerait de son « infinie reconnaissance et de son affection ».

 

CONFLIT D'INTÉRÊT ?

 

Pour l'hebdomadaire, cette dédicace tendrait à confirmer qu'il connaissait Pierre Estoup avant qu'il ne soit désigné arbitre, contrairement à ce qu'il affirme.

 

Sur BFM TV, Bernard Tapie s'est dit « serein », rappelant que la décision « a été rendue à l'unanimité des trois juges ».

 

Concernant sa dédicace, il assure qu'en toute « affection » était sa formule habituelle et qu'elle n'était pas révélatrice d'une proximité particulière.

 

« J'ai peut-être rencontré fortuitement et sans suite Pierre Estoup dans le cadre de ma vie publique », a-t-il dit.

 

Le député centriste Charles de Courson, qui a estimé mardi sur iTélé que le statut de témoin assisté accordé à Christine Lagarde n'était que provisoire, avait dénoncé il y a plusieurs mois un conflit d'intérêt, faisant état de liens entre Maurice Lantourne et Pierre Estoup.

 

Il s'était également interrogé sur un possible second conflit d'intérêt entre un autre juge arbitral, Jean-Denis Bredin, ancien vice-président du Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG) et Bernard Tapie, alors membre du même parti.

 

En 2011, un rapport de la cour des comptes avait révélé plusieurs zones d'ombre, soulignant que certains fonctionnaires avaient émis des réserves sur le recours à l'arbitrage dès février 2007. Il s'interrogeait sur le choix des trois arbitres et tiquait sur la notion de « préjudice moral ».

 

Le tribunal arbitral avait condamné en juillet 2008 le Consortium De Réalisation (CDR), structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi faillite, à verser à Bernard Tapie deux cent quatre vingt cinq millions d'euros d'indemnités, dont quarante cinq millions à titre de préjudice moral (quatre cent trois millions d'euros avec les intérêts).

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:44

 

http://www.lorientlejour.com/article/816522/ultimatum-de-lasl-au-liban.html

 

Ultimatum de l’Armée Syrienne Libre au Liban

Mardi 28 Mai 2013

Le chef d’état-major de l’Armée Syrienne Libre (ASL), Salim Idriss, a lancé mardi un ultimatum de vingt quatre heures au chef de l’Etat libanais Michel Sleiman et au secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon pour « retirer les combattants du Hezbollah du territoire syrien ». 

Le général syrien a mis en garde contre une poursuite de l’implication du parti chiite libanais dans le conflit en Syrie, affirmant que « l’ASL poursuivra les miliciens du Hezbollah où qu’ils se trouvent ».

Salim Idriss a fait porter la responsabilité de ce qui se passe en Syrie au président Sleiman.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:57

 

Nouveaux témoignages sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Les témoignages sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie par les forces de Bachar al Assad s'accumulent et concernent désormais l'agglomération de Damas.

 

Ces témoignages émanent aussi bien de militants de l'opposition syrienne, assurant que des dizaines de personnes ont été intoxiquées dans la nuit de dimanche à lundi, que de journalistes du quotidien français Le Monde qui ont constaté ces dernières semaines les conséquences d'un recours à de telles armes dans le même secteur.

 

Des vidéos postées sur internet en provenance de Harasta, un faubourg de l'est de Damas, montrent des rangées de victimes couchées sur le sol dans une grande pièce, enveloppées dans des couvertures et respirant à l'aide de masques à oxygène.

 

Les deux camps s'accusent depuis plusieurs mois d'avoir recours aux armes chimiques.

 

Une autre vidéo de Harasta diffusée dans la nuit montre deux combattants rebelles évacués à bord d'une camionnette, les yeux atteints et ayant des difficultés à respirer, tandis que des secouristes introduisent un tube dans leur trachée.

 

Il n'a pas été possible de vérifier de source indépendante l'authenticité de ces vidéos.

 

Dans l'une d'elles, un médecin affirme que l'attaque au gaz contre Harasta a été menée par les gouvernementaux pour riposter à un raid rebelle contre des positions de l'armée dans le secteur.

 

« Nous avons des dizaines de blessés d'une autre attaque au gaz. Comme vous pouvez le voir, il y a beaucoup de gens ici couchés sur le sol et personne ne peut s'occuper d'eux », dit-il.

 

TÉMOIGNAGE DE JOURNALISTES

 

Selon les insurgés, de nombreux combattants victimes des gaz ont suffisamment récupéré pour retourner au front.

 

« Dieu soit loué, tous nos blessés sont dans un état stable », précise un groupe d'opposition, le Harasta Media Group, sur Skype. « Ils vont bien et beaucoup d'entre eux ont même rejoint la ligne de front ».

 

Présents sur place pendant plusieurs semaines, un reporter texte et un photographe du Monde accompagnant les rebelles affirment avoir constaté par eux-mêmes les effets de l'usage de gaz toxiques par les forces gouvernementales dans le faubourg de Jobar, « à moins de cinq cent mètres de la place des Abbassides », non loin du centre de la capitale syrienne.

 

Ils disent avoir aussi recueilli les témoignages de médecins dans la Ghouta, une zone tenue par les rebelles dans la périphérie orientale de Damas, faisant état d'un usage régulier d'armes chimiques par les forces d'Assad. Ces médecins soupçonnent notamment l'utilisation de gaz sarin.

 

« De cela, les envoyés spéciaux du Monde ont été témoins plusieurs jours d'affilée dans le quartier de Jobar à la sortie de Damas où la rébellion a pénétré en janvier », écrit le journal.

 

« Mais, au cours d'un reportage de deux mois dans les environs de la capitale syrienne, nous avons réuni des éléments comparables dans une couronne beaucoup plus large.

 

La gravité des cas, leur multiplication, la tactique d'emploi de telles armes montrent qu'il ne s'agit pas de simples gaz lacrymogènes utilisés sur les fronts, mais de produits d'une autre classe, bien plus toxiques ».

 

Le Monde rapporte notamment qu’à la suite d'une « attaque chimique sur une zone du front de Jobar, le 13 avril », son photographe « souffrira, quatre jours durant, de troubles visuels et respiratoires ».

 

Les Nations Unies ont déclaré mercredi dernier recevoir des « informations croissantes » sur l'usage d'armes chimiques en Syrie. L'ONU a formé une commission d'experts pour enquêter sur le sujet mais celle-ci attend toujours d'être autorisée à se rendre sur place.

 

Barack Obama a fait de l'usage d'armes chimiques une « ligne rouge » à ne pas franchir par le régime syrien, sous peine d'une réaction des Etats-Unis. Le président américain juge cependant qu'il ne dispose pas de preuve irréfutable pour le moment à ce sujet.

 

Le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a souhaité une consultation entre grandes puissances sur « des présomptions d'utilisation d'armes chimiques de plus en plus étayées », tout en jugeant que cela nécessitait des « vérifications très précises ».

 

L'ARMÉE ET LE HEZBOLLAH PROGRESSENT À KOUSSAÏR

 

Sur le terrain, les combats font rage pour le contrôle de la ville stratégique de Koussaïr, près de la frontière libanaise. Les soldats syriens appuyés par des combattants du Hezbollah libanais y poursuivent leur progression.

 

Selon une milice pro Assad, les forces gouvernementale ont divisé la ville en quatre secteurs et ont avancé dans toutes, à l'exception de celle englobant le centre ville.

 

Des renforts rebelles venus d'autres régions de Syrie tentent de venir en aide aux insurgés qui combattent dans la ville mais sans succès jusqu'ici, leurs attaques ne parvenant pas à percer les lignes gouvernementales dans les faubourgs.

 

Un responsable de l'opposition a reconnu que les renforts n'étaient pas parvenus à faire la jonction avec les insurgés dans la ville. « Pour l'instant, ils se battent et ils meurent, leur attaque n'a pas donné grand-chose, malheureusement », a-t-il ajouté.

 

Koussaïr est une position clé pour l'opposition, située entre ses sources d'approvisionnement au Liban et la ville d’ Homs, mais aussi pour les forces loyalistes qui veulent assurer leurs liaisons entre la région de Damas et leurs fiefs de Lattaquié et de Tartous, sur la côte méditerranéenne.

 

Cet enjeu explique l'ardeur déployée par les deux camps. D'autant qu'un succès militaire permettrait à l'un ou l'autre d'arriver en position de force à Genève, où les Etats-Unis et la Russie entendent organiser le mois prochain une nouvelle conférence destinée à trouver une solution politique au conflit. 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:44

 

L’ancien maire d’Hénin Beaumont pointe du doigt le Parti Socialiste à son procès

 

BETHUNE, Pas De Calais (Reuters) - Gérard Dalongeville, ancien maire d'Hénin-Beaumont (Pas De Calais), a accusé lundi le Parti Socialiste dirigé à l'époque des faits par François Hollande d'être le seul responsable des fausses factures pour lesquelles il comparaît en justice.

 

Mis en examen en 2009 et incarcéré pendant huit mois, il risque jusqu'à dix ans de prison et cent cinquante mille euros d'amende dans cette affaire où il est poursuivi pour « corruption, détournement de fonds publics et usage de faux » devant le tribunal correctionnel de Béthune.

 

« Cela fait quatre ans que j'attends ces trois semaines de débats. Quatre ans d'une instruction qui a oublié parfois d'aller voir ce qui se passait à la fédération socialiste du Pas De Calais ou au Luxembourg », a déclaré le prévenu, souriant et détendu, à son arrivée au palais de justice de Béthune.

 

« J'ai beaucoup de choses à dire pendant ces trois semaines, j'entends dire toute la vérité même si elle ne fait pas plaisir à tout le monde », a-t-il ajouté en faisant référence aux élus socialistes récemment condamnés par la justice.

 

Cette tentative de déplacer les débats a provoqué la colère d'avocats d'autres prévenus qui ont dénoncé, comme Frank Berton, « un écran de fumée de la défense de Gérard Dalongeville ».

 

Gérard Dalongeville, qui est poursuivi avec vingt autres prévenus, est accusé d'avoir organisé un circuit de fausses factures au préjudice de sa commune.

 

De 2006 à 2009, la mairie d'Hénin-Beaumont aurait passé avec des entreprises des marchés non honorés pour un montant de près de quatre millions d'euros, selon l'accusation. Les débats devraient porter sur la destination des sommes d'argent versées par la mairie d'Hénin-Beaumont.

 

HOLLANDE MIS EN CAUSE

 

La ligne de défense de Gérard Dalongeville, décrite dans son livre « Rose Mafia » et évoquée par son avocat, Francis Terquem, est d'accuser le Parti Socialiste d'avoir mis sur pied un système global de fausses factures au bénéfice de la formation politique.

 

Il met en cause le président de la république, qui fut premier secrétaire du Parti Socialiste pendant onze ans et que son avocat a cité à comparaître lors du procès de Béthune.

 

« François Hollande a été président des socialistes pendant onze ans, quand on est à Solférino pendant onze ans, on a une connaissance parfaite de la fédération du Pas De Calais, la première de France », a dit Gérard Dalongeville.

 

Le président, qui avait fait savoir qu'il pourrait témoigner sous une forme ou une autre dans les procès où son nom est cité, n'a pas apporté sa contribution lundi.

 

« François Hollande n'est pas là, il n'a pas écrit au tribunal », a constaté la présidente du tribunal à l'appel des témoins.

 

Après les accusations lancées par Gérard Dalongeville, des informations judiciaires ont été ouvertes, des enquêtes menées, et le siège du Parti Socialiste dans le département perquisitionné.

 

L'audience de lundi a débuté par la lecture de la liste des faits reprochés aux vingt et un prévenus, Gérard Dalongeville, son ancien premier adjoint, un sulfureux intermédiaire et des responsables d'entreprises.

 

L'ancien maire, un temps membre du Parti Socialiste dont il a été exclu, comparaîtra jusqu'au 14 juin sur fond de préparation des prochaines élections municipales à Hénin-Beaumont.

 

Gérard Dalongeville a déjà manifesté sa volonté de se présenter dans cet ex bassin minier où le Front National est fortement implanté. Steeve Briois, secrétaire général du Front National, a également annoncé sa candidature.

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:28

 

Nouveaux appels à la dissolution de groupes extrémistes

 

PARIS (Reuters) - Le Parti Socialiste et le Parti Communiste Français ont condamné lundi les violences provoquées par des groupes d'extrême droite à l'issue de la manifestation contre le mariage homosexuel à Paris, demandant à nouveau la dissolution de ces groupuscules.

 

Le ministre de l'intérieur Manuel Valls dit avoir mis cette mesure à l'étude.

 

Des heurts ont opposé dimanche pendant plus de deux heures des fauteurs de troubles, dont certains casqués et munis de matraques, aux forces de l'ordre, qui ont eu à faire face à plusieurs assauts d'activistes. Des journalistes ont été également chargés et molestés.

 

Une dizaine de militants de Génération Identitaire avaient auparavant escaladé une terrasse du siège du Parti Socialiste rue de Solferino pour déployer une banderole sur laquelle était inscrit : « Hollande démission ».

 

Plus de trois cent cinquante sympathisants d'extrême droite ou du printemps français ont été interpellés, dont deux cent cinquante ont été placés en garde à vue, a déclaré Manuel Valls lundi sur Canal Plus.

 

Le ministre, qui a fait état de trente six blessés, dont trente quatre policiers en gendarmes, a confirmé qu'il réfléchissait à une possible dissolution de « groupuscules d'extrême droite ».

 

Manuel Valls n'a pas écarté non plus l'interdiction du printemps français, l'aile la plus radicale de l'opposition au mariage homosexuel, née d'une scission avec la « manifestation pour tous » à l'issue de la grande manifestation du 24 mars dernier.

 

« Nous sommes en train de l'étudier parce la violence n'est pas uniquement physique, comme nous l'avons vu hier soir, elle est aussi verbale et un communiqué de ce printemps français qui appelait au fond à l'insurrection attise la haine, attise ces comportements que nous avons pu voir », a-t-il dit.

 

DES MOUVEMENTS « FACTIEUX »

 

Dans un communiqué, Olivier Dartigolles estime que les débordements sont provoqués par « des mouvements factieux profitant de l'exposition médiatique du combat homophobe du mouvement contre le mariage pour tous ».

 

« De l'envahissement du siège du Parti Socialiste à l'attaque contre les CRS et les journalistes, le sentiment d'impunité de ces groupuscules est patent », écrit le porte parole du Parti Communiste Français. « Des mesures immédiates comme la dissolution de Génération Identitaire doivent être prononcées sans attendre ».

 

« Nous demandons que tous ces groupes extrémistes de droite, bien identifiés comme ceux qui les couvrent du printemps français, soient dissous », a renchéri David Assouline, porte parole du Parti Socialiste.

 

Le sénateur demande sur son blog à l'ancien ministre UMP Laurent Wauquiez, qui avait minimisé l'action contre le siège du Parti Socialiste de « condamner clairement l'action illégale contre le Parti Socialiste », menée dimanche par des jeunes identitaires.

  

Béatrice Bourges, la porte-parole du printemps français, a ironisé la semaine dernière sur le fait que le gouvernement serait bien en peine d'interdire un réseau informel, qui est juste « un état d'esprit, un vent de liberté qui souffle sur notre pays ».

 

Elle a récusé toute forme de violence, même si le mouvement s'est illustré par des actions coup de poing, blocages de péage, déploiement de banderoles, manifestations spontanées, et des messages prenant des airs d'appel à la guerre civile.

 

Selon plusieurs médias, dont le site www.rue89.com, Béatrice Bourges a déposé la marque « le printemps français » le 26 février 2013, soit un mois avant « le grand élan spontané du peuple de droite ».

  

Dénonçant les « agissements de groupes identitaires », Manuel Valls cible depuis plusieurs semaines le syndicat étudiant GUD, l'Oeuvre Française, les Jeunesses Nationalistes et le Renouveau Français.

 

Génération Identitaire, qui était à l'origine de l'occupation du chantier de la Mosquée de Poitiers en octobre, est le mouvement de jeunesse du Bloc Identitaire, spécialisé dans l'activisme sur internet.

 

Ces groupes, qui se sont souvent fait connaître par le rejet de l'immigration et de l'islam et dont certains dirigeants ont été exclus en 2011 du Front National, comptent de deux mille à trois mille militants au total.

  

La plupart, qui se reconnaissent dans l'idée de « printemps français », aspirent une sorte de mai 1968 mené par une nouvelle droite forgée dans la contestation du mariage homosexuel.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:04

 

http://fotograccion.org/wp/2013/05/comunicado-ante-la-detencion-del-fotografo-raul-capin/

 

Communiqué de presse contre l’arrestation des photographes Raul Capin et Adolfo Lujan

Les organisations signataires expriment leur condamnation des évènements d’aujourd’hui Mercredi 22 Mai 2013.

Aujourd’hui, la presse et le droit à l'information ont été censurés une fois de plus, comme les centaines de citoyens réduits au silence dans chaque manifestation, escrache, rassemblement concentration, par les actions violentes des forces de sécurité.

Aujourd'hui, Raul Capin (photographe du quotidien DID et collaborateur de Mundo Obrero) et Adolfo Lujan ont été arrêtés dans leur propre maison, accusés de troubles et d’ « atteinte à l'autorité ». Raul a été identifié dans de nombreuses occasions comme un « photographe infiltré » par les médias de masse comme ABC et La Razon. Une fois de plus, l'Etat arrête, réprime et censure.

Adolfo et Raúl sont les témoins gênants des nombreux abus commis à Madrid contre les personnes qui ne sont pas capables de se défendre elles mêmes contre les abus de pouvoir.

Aujourd'hui, plus que jamais, nous sommes tous Raúl Capin et Adolfo Lujan, nous avons tous le droit d'être informés, et les photo-journalistes, les éditeurs, les caméras et les citoyens sont nos yeux, nos mains et nos oreilles, ils ne nous feront pas taire.

Nous exigeons des représentants du gouvernement la mise en liberté immédiate sans charges de nos deux camarades Raúl Capin et Adolfo Lujan.

Nous exigeons la fin de la persécution et de la répression contre les personnes qui exercent librement leur droit à l'information et à celles qui s’opposent elles-mêmes aux actes illégitimes qui visent à l’enrichissement d’une petite élite politique et financière  au détriment des souffrances de la majorité.

Non aux attaques contre la presse, liberté effective d’information maintenant

Nous sommes deux cent vingt neuf collectifs et quatre cent personnes signataires

Premiers signataires

Juventud Sin Futuro ; Izquierda Anticapitalista ; Coordinadora de Informatica de CGT ; DRY Madrid ; Agrupacion del PCE de Villa de Vallekas ; ATTAC Madrid ; Izquierda Unida ; PAH Madrid ; Agencia Internacional de Prensa PRESSENZA ; ATTAC Espana ; Izquierda Ecologista ; Plataforma para la Defensa de la Radiotelevision Publica ; Seccion Sindical de CCOO en RTVCM ; ATTAC Pais Valencia 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 17:25

 

http://www.lecourrierdelatlas.com/465427042013Lefort-contre-Prasquier-delibere-le-14-juin.html

 

Lefort contre Prasquier, délibéré le 14 juin

 

Hier après midi, Vendredi 26 Avril 2013, la grande majorité des personnes arrivées sur place dès 13 heures 30, à la dix-septième chambre correctionnelle de Paris commencent à s’impatienter. Certains d’entre eux ne tiennent plus en place, des va et vient incessants qui agacent les gendarmes.

 

La plainte

 

L’assistance reprend espoir vers 15 heures 30 quand Richard Prasquier, costume gris, cravate noire, fait son entrée. Le président du CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions juives de France, visiblement au courant de l’heure du début du procès, arrivé sous bonne escorte policière, prend place au troisième rang.

 

Peu de temps après, le juge appelle Jean Claude Lefort à la barre, avant d’inviter les témoins, Salah Hamouri et François Leroux, à quitter les lieux, ils n’ont pas le droit d’assister au débat.

 

Le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), ancien député communiste de soixante sept ans, président du comité du soutien pour la libération de Salah Hamouri, aujourd’hui retraité, est poursuivi par la chambre correctionnelle de Paris à la suite d’une plainte déposée par Richard Prasquier, pour « diffamation ».

 

Il s’approche du micro, se doit de s’expliquer sur la teneur d’un texte intitulé « gentil Gilad, méchant Salah. Mémoires vives et sélectives », et plus particulièrement sur cette phrase, « depuis sa libération, Salah Hamouri (sept ans en prison pour rien), subit des accusations graves du CRIF et d’associations d’extrêmes droites juives, suivies d’appel contre son intégrité, voire au meurtre ». Des propos jugés diffamatoires par Richard Prasquier.  Pour lui, « la phrase dit clairement que le CRIF appelle au meurtre ». 

 

L’affaire Salah Hamouri

 

L’article, publié sur le site de l’Association France Palestine Solidarité le 5 janvier 2012 a été rédigé par François, mais c’est Jean Claude Lefort qui est poursuivi en tant que directeur de publication.

 

Pendant une trentaine de minutes, Jean Claude Lefort, défendu par Bérenger Tourné, vêtu d’un costume noir et d’une cravate rayée, raconte avec précision et habileté tous les détails d’une affaire évidemment politique.

 

Il commence d’abord par expliquer qui est Salah Hamouri : « un étudiant de dix neuf ans, français par sa mère, palestinien par son père, arrêté par l’armée israélienne d’occupation le 13 mars 2005, pour un délit d’opinion ».

 

Salah Hamouri, condamné pour avoir voulu fomenter un attentat contre l’un des plus célèbres rabbins israéliens Ovadia Youssef et aussi pour son appartenance supposée au FPLP, un parti politique jugé « terroriste » par Israël, sera libéré près de sept ans plus tard, le 18 décembre 2011.

 

Il est échangé en compagnie de mille autres prisonniers politiques palestiniens contre le soldat franco israélien Gilad Shalit, bien que Salah Hamouri ait purgé la totalité de sa peine. 

 

La déclaration qui a fait polémique

 

Jean Claude Lefort, sans notes et dans un silence d’église, continue ses explications en fixant de temps en temps Richard Prasquier assis un peu plus loin sur sa droite : « le lendemain de sa libération, Salah Hamouri répond à cinq agences de presse, dont l’agence Reuters, Salah Hamouri aurait alors déclaré que le rabbin méritait la mort, c’est en tout cas ce que rapporte le journaliste de Reuters. Le 20 décembre, Richard Prasquier, dans un éditorial paru sur le site du CRIF, s’indigne des déclarations supposées de Salah Hamouri. Et Richard Prasquier a eu raison d’être en colère, si de telles déclarations de la part de Salah Hamouri avaient été prononcées. Ce qui n’est pas le cas, Salah Hamouri n’a jamais dit cela. Salah Hamouri a juste dit que le rabbin Ovadia Youssef était le symbole du racisme et du fanatisme en Israël ».

 

Jean Claude Lefort, qui s’est entretenu avec Salah Hamouri, contacte alors Reuters pour obtenir un démenti, puis envoie deux courriers, un au quai d’Orsay et l’autre au consulat général de Jérusalem pour leur signaler que Salah Hamouri n’a jamais tenu de tels propos.

 

« Reuters rectifie, j’envoie donc plusieurs mails à Richard Prasquier pour qu’il revoie son éditorial mais je n’ai jamais eu de réponse de sa part. Salah Hamouri est alors l’objet d’attaques immondes, sur des sites sionistes et pro israéliens. L’un d’entre eux va même jusqu’à demander à ses lecteurs si Salah Hamouri mérite de mourir ». 

 

Riposte du président de la LICRA  

 

Jean Claude Lefort regagne son siège pour laisser la place à Richard Prasquier, défendu par Alain Jacubowitz, président de la LICRA. Avant de s’exprimer à propos de la diffamation pour laquelle il se dit être victime, le président du CRIF, se voit obligé de revenir sur les cas Hamouri et Shalit.

 

« Salah Hamouri a été jugé par un tribunal militaire, et non par un tribunal militaire d’occupation comme le dit Jean Claude Lefort. Il a eu droit à un procès, a même été défendu par une grande avocate israélienne, connue de tous. Gilad Shalit a été retenu en otage par un groupe terroriste, sa famille n’avait aucune nouvelle de lui ».

 

Il explique ensuite pourquoi il n’a pas rectifié son éditorial. « A aucun moment, Reuters n'a formellement démenti. Qu’on nous apporte les preuves, je n’ai reçu que des mails de Jean Claude Lefort m’invitant à démentir. Je rappelle aussi que Salah Hamouri a déclaré à sa sortie de prison, ne rien regretter de la voie qu’il avait choisie. Pour moi, les choses sont claires ». 

 

« Ces deux phrases ne sont en aucun cas diffamatoires »

 

François Leroux, l’auteur de l’article, est le prochain à se présenter devant les juges. Il revient sur les choix d’un tel texte. « Je ne suis ni journaliste, ni écrivain. En aucun cas, je n’ai voulu dire que le CRIF appelait au meurtre », tente de se justifier François Leroux.

 

Le deuxième juge, peu convaincu, demande au témoin s’il est conscient que sa phrase « ait pu être interprété différemment ? », « Oui, j’en suis conscient ».

 

C’est au tour de Salah Hamouri d’être appelé : « J’ai dit que le rabbin était le symbole du racisme et du fanatisme et je le répète aujourd’hui mais je n’ai jamais souhaité sa mort. Je suis un militant de la paix en Palestine et je veux la liberté pour mon peuple. Je suis ici pour soutenir un homme qui a tant œuvré à ma libération et je n’hésiterai pas à revenir si on me le demandait ».

 

Avant les plaidoiries des deux avocats, le procureur prend la parole pour affirmer clairement que « ces deux phrases ne sont en aucun cas diffamatoires ». Les supporters de Jean Claude Lefort semblent ravis, ceux de Richard Prasquier font la grimace. Il est 18 heures 30, et le juge met en délibéré. Réponse le 14 juin prochain.

 

Nadir Dendoune

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