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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 16:04

 

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/51972/ils-quittent-le-ps-pour-faire-leur-propre-liste-a-etampes

 

Ils quittent le Parti Socialiste pour faire leur propre liste à Etampes

 

Par Manuel Perreux

 

Vendredi 22 Novembre 2013

 

Quatre membres du Parti Socialiste d’Etampes ont annoncé leur départ du parti pour raisons locales et nationales et lancent leur candidature pour les municipales.

 

Scission socialiste à Étampes. Quatre représentants de la cellule sud essonnienne, qui compte une quinzaine de membres, ont choisi de laisser leur carte du parti. « C’est une décision double liée à la tendance droitière du gouvernement, et au climat au sein de la fédération et du local d’Étampes », explique Elias Ababou, un des signataires du communiqué actant leur choix.

 

La situation était en effet devenue compliquée au sein de l’antenne étampoise. « Il y a eu un recours au niveau national pour nous exclure à cause de désaccords internes, cela n’a pas fonctionné. Compte-tenu de la situation, nous avons préféré partir ».

 

Elias Ababou, Pierre-Jean L’Horset, Hugo Rocard et Tristan Saramon annoncent ainsi la création de leur propre mouvement « ancré plus à gauche, anti-austérité » et présenteront une liste aux prochaines municipales. « Nous voulons une politique plus transparente, qui mette en lumière les agissements de la municipalité actuelle que le Parti Socialiste refuse de dénoncer ».

 

Ils affirment également être en discussion avec une partie du Parti de Gauche local, des membres de l’association Étampes Solidaire, présente au conseil municipal, et des personnes autrefois proches du Parti Socialiste en vue des élections. La composition de la liste devrait être communiquée avant les vacances de Noël.

 

Il s’agit donc d’une nouvelle liste à gauche, après celle de la majorité présidentielle, et celle du PCF. Trois candidatures face notamment au maire sortant Franck Marlin (UMP), et pas de négociation à l’horizon. « Toute alliance avec le Parti Socialiste est impensable », tranche Ababou, qui pourrait être à la tête de cette liste sans étiquette.

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:49

 

Manifeste franco espagnol

 

Dimanche 22 Septembre 2013

 

Il est évident, pour toutes les organisations de gauche, françaises et d'ailleurs, que le système capitaliste néo libéral, qui dirige notre destin actuellement et qui est le responsable de la crise que nous vivons aujourd'hui en Europe et dans le monde entier, est arrivé à un point dans lequel il n’y a pas d’autre sortie que le sacrifice de la plus grande partie de la population, l’austérité budgétaire, la réduction des dépenses publiques et la perte du pouvoir d'achat des masses ouvrières.

 

À notre avis, les causes de cette situation sont les suivantes

 

Le travail est prisonnier du capital (matières premières, système productif, main d’oeuvre) sans contrôle des gouvernements.

 

On a fait croire que la croissance économique est le moyen unique du développement économique et du bien-être social, mais on ne parle pas de ses conséquences négatives sociales et environnementales.

 

La démocratie est affaiblie par l’emprise des entreprises multinationales sur le pouvoir politique, par la faiblesse des syndicats dans la lutte pour la défense des droits des travailleurs,  par la faible participation de la société civile dans les décisions politiques à tous les niveaux, par la corruption générale des hommes politiques et par l’appartenance des médias aux grands capitaux.

 

La gauche, dans sa complexité et sa pluralité, ne peut pas rester divisée. C'est notre faiblesse et cette faiblesse permet la montée des politiques néo libérales que nous voyons partout aujourd'hui.

 

Il faut commencer à travailler à l’unité de la gauche, en admettant nos différences, pour enrichir le débat et pour l’unité d’action pour arriver à créer des propositions pour sortir de la crise.

 

Il faut l'unité d'action et c'est la raison pour laquelle nous vous invitons à participer à un rassemblement à Paris Samedi 28 juin 2014 pour la construction d’une alternative institutionnelle.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:12

 

http://www.chroniquesherault2014.blogspot.fr/2013/11/mohamed-bouklit-paroles-au-tops.html

Interview de Mohamed Bouklit, président de l’université populaire Montpellier Averroès, membre fondateur du collectif de la Paillade.

Vendredi 15 Novembre 2013

Question. L’éducation populaire appliquée aux quartiers, qu’est-ce que c’est ?

Réponse. C’est nous revendiquer en tant que sujets libres de notre propre histoire, en interdépendance avec les pouvoirs publics. Pourtant, les quartiers populaires sont objets de relégation des politiques publiques et conséquemment, du débat public lui-même. Ce qui génère un rapport clientéliste aux institutions, renforcé par une détresse sociale qui pousse à dire « non » à tout, c'est-à-dire un communautarisme qui ne dit pas son nom. Il s’agit de refuser ces deux impasses à la fois clientélistes et victimaires pour insuffler la république dans la pédagogie, en dépassant la question des identités (pour les assumer car elles constituent notre richesse commune dans la république) pour aller vers la contribution citoyenne et répondre à la question sociale. Du pur Jaurès !
Nous sommes dans une logique de relais, en empathie, entre les habitants et les institutions.

Question. Pourquoi l’engagement politique ?

Réponse. Aux élections cantonales de 2011, nous n’avions pas pu nous entendre avec André Vézinhet sur le logement ou l’emploi, et Pierres Vives (comme Odysseum) était difficile à avaler. D’où la nécessité d’une seconde gauche citoyenne, face à la gauche socialiste.

Avec le Front de Gauche des Quartiers Populaires, j’ai mené une campagne transversale, m’appuyant sur la force de la « co construction », un plus un égal trois. On a ainsi réussi à faire apparaître un nouveau courant, ignoré des pouvoirs publics comme des hors système par abstention. J’ai fait vingt deux pour cent au premier tour et trente cinq pour cent au deuxième tour. La droite et le Front National ont été chassés de tous les quartiers ouest.

Je n’ai pas été candidat aux législatives de 2012. Je ne voulais pas apporter de la division à la division. Heureusement ! Le Front National est arrivé sur la ville en quatrième position, à un pour cent du troisième. Sans cela, le centre de gravité de l’échiquier politique échappait à la gauche populaire à laquelle j’aspire.

Question. Quelle est votre approche ?

Réponse. Je suis pour une gauche populaire, solidaire et audacieuse. Les partis traditionnels tels qu’ils existent actuellement arrivent en bout de course, ils ne génèrent que dogmatismes et conservatismes. Les divisions se multiplient.

Georges Frêche avait créé un système, mais il est parti avec les clefs et les gens qui l’ont encore dans le cœur, s’aperçoivent avec effarement que leur cœur est finalement vide !

Au sein de l’université populaire, nous évoluons constamment et gardons intacte notre capacité à innover sur le terrain citoyen et numérique. A chaque problématique rencontrée par la population et les acteurs associatifs locaux, nous co construisons les outils adéquats qui permettent de faire émerger de nouveaux gens et de nouvelles solutions. En changeant la cause, on produit de nouveaux effets. L’an dernier, du débat sur l’insécurité est sorti le collectif de la Paillade, une structure transversale non pyramidale, fondée sur la participation de tous pour tous, à l’image d’Internet qui est notre principal média. En février, le collectif de la Paillade lançait le livre blanc pour la jeunesse (il sera édité en décembre). En avril, le tournoi sans frontière a rassemblé deux cent vingt jeunes, parents et responsables politiques. Et cette insécurité, nouvelle dans le quartier, a baissé.  Nous avons besoin à Montpellier d’un véritable consensus politique collectif, qui s’exercerait à travers un leadership collectif où se partagerait les responsabilités, dans l’intérêt général.

Question. Que vous inspire la situation montpelliéraine ?

Réponse. Je note une montée impressionnante des extrêmes. Cela se traduit par une forte abstention dans les quartiers, ce qui fait « mécaniquement » augmenter le score du Front National.

Des chiffres circulent, Jean-Pierre Moure à vingt six pour cent, Philippe Saurel à vingt pour cent. Si le second y va, le premier sera condamné à s’entendre avec EELV, qui peut préférer Philippe Saurel. EELV partira vraisemblablement seul au premier tour, vérifier ses quinze à seize pour cent. Mais cela évoluera en fonction des alliances avec Hélène Mandroux et le Front De Gauche. On est encore dans le bal des élus. Il faut sortir des calculs et aller vers le fondamental. La « vraie » primaire est ouverte, très proche d’un premier tour. Avec l’élection municipale qui vient, Montpellier est à la croisée de deux avenirs et la population attend autre chose des partis traditionnels. Mais elle le dit avec les mots (les maux ?) d’hier que sont le vote extrême et l’abstention.

Question. Et vous-même ?

Réponse. Je souhaite une vraie victoire forte de la gauche qui repose sur l’adhésion idéologique des gens au projet. Pas un simple score, avec une forte abstention, qui n’entrainera personne dans son sillage.

Fin novembre ou début décembre, je dirai si je pars en candidat autonome ou si j’intègre une liste d’union de la gauche, sur des bases sociales, écologiques et citoyennes, avec l’appui et l’intelligence de la société civile. Mes positions seront claires, précises, nourries par une réflexion idéologique profonde. Je garde une certaine distance par rapport à l’actualité, des discussions sont en cours. On m’a à l’œil ! A Montpellier, tout le monde sait que la Paillade fait l’élection. Et je représente après le Parti Socialiste, la seconde force locale citoyenne dans les quartiers. 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 14:34

 

http://www.lorientlejour.com/article/844030/sleiman-il-ne-saurait-etre-question-dindependance-quand-une-faction-outrepasse-le-consensus-national-pour-simpliquer-en-syrie.html

 

Il ne saurait être question d’indépendance quand une faction outrepasse le consensus national pour s’impliquer en Syrie

 

Vendredi 22 Novembre 2013

 

À l’occasion du soixante dixième anniversaire de l’indépendance, le président Michel Sleiman a adressé hier soir un important message à la nation, soulignant que l’on ne peut parler d’indépendance si les forces régulières ne sont pas exclusivement maîtres du potentiel militaire présent dans le pays. « La crise nationale nous pousse à nous interroger sur la nature du système et son aptitude à réaliser l’intérêt public », a souligné le chef de l’état.

 

Pour son dernier discours de la fête de l’indépendance avant la fin de son mandat, en mai prochain, le président Michel Sleiman a tenu des propos particulièrement fermes, réaffirmant les constantes nationales qui dictent sa ligne de conduite dans le contexte présent, tout en dressant de manière succincte un bilan de son action et des principales réalisations enregistrées au niveau du pouvoir exécutif sous sa houlette. Fait significatif dont la haute portée politique ne saurait échapper à un observateur averti, le chef de l’état a adressé de sévères critiques, à peine voilées, au Hezbollah, sans le nommer, en soulignant qu’il ne saurait être question d’indépendance si les forces régulières ne sont pas exclusivement maîtres des armes et des capacités défensives du pays, de même que l’on ne peut parler d’indépendance « si une faction libanaise sort du consensus national en prenant la décision de dépasser les frontières pour s’impliquer dans un conflit armé sur le territoire d’un pays frère, mettant ainsi en danger l’unité nationale et la paix civile » (allusion claire à l’implication du Hezbollah dans la guerre syrienne).

 

Le président Sleiman a également réaffirmé son attachement à la déclaration de Baabda en apportant cette fois-ci un nouvel éclairage sur ce plan, soulignant ainsi que ce document « met l’accent sur l’importance d’une attitude neutre de la part du Liban, une attitude neutre positive qui ne se limite pas à la politique de distanciation (par rapport à la crise syrienne), sans pour autant atteindre le stade de la neutralité ».

 

Nous reproduisons ci-dessous de larges extraits du discours du chef de l’état qui a été prononcé, note-t-on, en présence de nombreux présidents et membres de conseils municipaux, et de plusieurs moukhtars et hauts fonctionnaires présents au palais de Baabda pour l’occasion.

 

Le président Sleiman a entamé son message à la nation en établissant, pour la première fois, un parallèle et une similitude entre le rôle du peuple libanais dans la réalisation de l’indépendance en 1943, la libération du Sud en 2000 et l’affranchissement de la tutelle syrienne en 2005. « Le soixante dixième anniversaire de l’indépendance, a déclaré sur ce plan le président Sleiman, est une occasion de s’adresser au peuple, source de tous les pouvoirs, ce peuple qui par son soulèvement a réalisé l’indépendance en 1943, par sa résistance a libéré le pays en 2000 et par sa révolution blanche en 2005 s’est affranchi de la tutelle et du suivisme.  Il reste que la crise nationale présente, qui paralyse les institutions et porte préjudice aux intérêts de la population, soulève des interrogations inquiétantes au sujet de la réalité et de la signification de l’indépendance », a relevé le chef de l’État. « La crise nationale nous pousse à nous interroger sur la réalité des pratiques démocratiques au Liban et sur notre capacité à gérer nous-mêmes nos propres affaires, de même que cette crise nous amène à nous interroger sur la nature du système et son aptitude à réaliser l’intérêt public. La réalité amère est qu’il est difficile de parler d’indépendance si nous ne parvenons pas à organiser des élections législatives, à former un nouveau gouvernement, à nous asseoir à la table de dialogue sans renier nos engagements passés, ou si nous ne parvenons pas, l’an prochain, à organiser l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels », a déclaré le président Sleiman.

 

« L’indépendance ne saurait être complète si nous continuons à consolider le confessionnalisme dans les esprits au lieu de renforcer l’idée de citoyenneté et la logique de l’allégeance absolue à la patrie, et elle ne saurait être totale si nous ne parvenons pas à nous tenir à l’écart des retombées négatives des crises régionales parce que nous rendons les intérêts supérieurs du Liban tributaires de la volonté régionale ou soumis au diktat et aux intérêts étrangers. »

 

Et le chef de l’État de poursuivre, dans une allusion au comportement politique du Hezbollah, « l’état de l’indépendance ne saurait être mis sur pied si des factions libanaises décident de marquer leur indépendance à l’égard de la logique de l’État ou si elles décident d’outrepasser le consensus national en prenant la décision de franchir les frontières pour s’impliquer dans un conflit armé sur le territoire d’un pays frère, mettant ainsi en danger l’unité nationale et la paix civile. L’indépendance ne saurait être en outre consolidée si le peuple ne se libère pas de la pauvreté, du sous-développement, de l’ignorance et de la corruption, si le développement équilibré des régions ne se réalise pas sur les plans culturel, social et économique, et si la justice ne se libère pas de l’intimidation et du terrorisme. Il ne saurait être question d’indépendance si l’État ne parvient pas à établir sa seule autorité sur l’ensemble du territoire national, s’il ne parvient pas à combattre le takfirisme et le terrorisme, et si les forces régulières ne sont pas, exclusivement, maîtres des armes et des capacités de défense sous la supervision du pouvoir politique ».

 

La neutralité du Liban

 

Le président Sleiman a par ailleurs relevé que « pour la première fois depuis l’indépendance, l’état a réussi à établir des relations diplomatiques avec la Syrie. L’état », a-t-il poursuivi, « a œuvré à consolider le principe du dialogue en créant le comité national de dialogue et en supervisant le consensus autour de la déclaration de Baabda. Celle-ci a mis l’accent sur l’importance d’une attitude neutre de la part du Liban, une attitude neutre positive qui ne se limite pas à la politique de distanciation, sans pour autant atteindre le stade de la neutralité. J’ai soumis à ce comité de dialogue une stratégie de défense nationale dont l’épine dorsale est l’armée libanaise, convaincu du fait que le problème des armes (du Hezbollah) restera un obstacle à l’entente nationale si la fonction de cet arsenal et son lien avec la légalité et le gouvernement ne sont pas tirés au clair. Il est entendu que nous sommes soucieux de préserver toutes nos potentialités nationales pour faire face à l’ennemi israélien et à ses réseaux d’espionnage dans le but de défendre notre souveraineté et nos richesses naturelles, tout en poursuivant les efforts pour une application de toutes les dispositions de la résolution 1701, en collaboration avec la FINUL ». 

 

Le chef de l’État a appelé ensuite à l’adoption d’une nouvelle loi électorale et à l’approbation du projet de décentralisation administrative afin d’assurer le développement équilibré des régions. Il a invité sur ce plan les présidents et membres des conseils municipaux ainsi que les moukhtars et hauts fonctionnaires présents à exprimer leurs points de vue au sujet du projet de décentralisation administrative, indiquant que le texte de ce projet pourra être consulté sur un site électronique qui sera créé spécialement à cette fin.

 

En conclusion, le président Sleiman a invité expressément tous les leaders et factions du pays à « retourner à l’état, à la logique de l’état et aux institutions, et à contribuer à sauvegarder l’indépendance du Liban dans les faits et concrètement, tout en se conformant aux lois, aux dispositions de la constitution et à l’esprit du pacte national ».

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 20:59

 

 

Communiqué de presse

 

Lors de la réunion de la commission culturelle de l’Assemblée Nationale qui auditionnait le président de France Télévision, le député Isabelle Attard a interrogé Rémy Pflimlin sur l’interdit professionnel qui frappe le producteur des « nouveaux chiens de garde ». Rémy Pflimlin n’a rien répondu. Son silence vaut reconnaissance.

 

Les signataires de la pétition protestant contre cette situation ont saisit le président du CSA Olivier Schrameck, pour lui demander d’être reçu et pour lui expliquer dossier à l’appui, les preuves de cette situation. Le combat contre l’interdiction de travailler à France Télévision pour JEM Production continue.

 

JEM Production

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 20:41

 

http://www.solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-deux-jeunes-communistes-figures-du-mouvement-etudiant-elues-au-chili-avec-huit-deputes-du-pc-une-121187551-comments.html#comment115998347

 

Deux jeunes communistes, figures du mouvement étudiant, élues au Chili avec huit députés du parti communiste, une première depuis 1973

 

Ce week-end avaient lieu les élections législatives et présidentielles au Chili. Elles devraient voir l'élection sans surprise de la socialiste Michelle Bachelet, entre espoirs et doutes. Elles ont aussi permis l'élection de huit députés communistes, une première depuis 1973.  

 

Après trois ans de la domination de la droite ultra libérale et pro américaine de Pinera, trois ans de manifestations massives pour le droit à l'éducation et la nationalisation des ressources naturelles, la défaite de cette réaction nostalgique du « pinochisme » sonne comme un soulagement.  

 

La victoire de la coalition « Nouvelle Majorité » (Nueva Mayoria) suscite un espoir d'une vraie rupture avec l'héritage de la dictature, mais incite à la prudence face à une coalition hétérogène.  

 

En effet, cette coalition constitue un élargissement du « pacte de la concertation », une alliance de centre-gauche entre parti démocrate chrétien et parti socialiste, qui a gouverné entre 1990 et 2009 sans transformer le pays, encore basé sur l'héritage libéral et autoritaire de Pinochet.  

 

Pour les communistes, le soutien à la candidature de Bachelet part du pari de la transformation sociale un pied dans les institutions, un pied dans les luttes. La référence à « l'unité populaire » de Salvador Allende, assassiné en 1973, reste en ce sens prégnante bien qu'ambivalente.  

 

Concrètement, le Parti Communiste Chilien (PCC) peut compter sur son travail dans la rue depuis trois ans, à l'avant-garde du mouvement étudiant, au cœur du mouvement ouvrier, notamment des mineurs, reprenant la tête de la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT), désormais dirigée par la communiste Barbara Figueroa.  

 

Il pourra désormais aussi compter sur une représentation élargie au parlement, avec huit députés communistes, cinq de plus qu'en 2009, la plus forte représentation parlementaire depuis 1973 où le PCC comptait vingt cinq députés.  

 

Parmi ces députés, deux militantes de la jeunesse communiste, deux figures du mouvement étudiant de 2011, Karol Cariola, secrétaire de la jeunesse communiste chilienne, étudiante en médecine, vingt six ans.  

 

Et Camilla Vallejo bien sûr, vingt cinq ans, étudiante en géographie, ancienne vice-présidente de la fédération des étudiants de l'université du Chili (FEC) et, pour beaucoup, icône du mouvement étudiant de lutte pour une éducation publique.  

 

Les deux jeunes femmes ont su porter une voix combative et de rassemblement, reprenant le mot d'ordre national « vote en confiance, vote communiste », devançant dans leurs circonscriptions les candidats de droite mais aussi leurs partenaires de la coalition de centre-gauche.  

 

Karol Cariola est arrivée en tête dans le district d'Independencia (banlieue de Santiago) avec 38,4 % des voix tandis qu'à la Florida, toujours dans la banlieue de Santiago, Camilla Vallejo est arrivée également première avec 43,8 % des voix.  

 

Ce succès peut être salué, il suscite un grand espoir de changement, celui porté par le mouvement de 2011 qui a fait descendre des centaines de milliers d'étudiants, de lycéens et de travailleurs dans la rue.  

 

Celui d'une véritable réforme de l'éducation qui conduise à l'affirmation d'une éducation cent pour cent publique, gratuite et la fin du système privatisé chilien, sur le modèle américain.  

 

Il n'exonère pas d'un regard critique, celui que portent nombre d'étudiants, de jeunes travailleurs qui ont participé aux manifestations depuis 2011, mais aussi de la part des militants chevronnés qui étaient là en 2006 contre la politique libérale de Bachelet, déjà.  

On se souvient de la « révolution pingouine » de 2006, du nom de l'uniforme des lycéens chiliens. A l'époque, les lycéens et étudiants luttaient contre le statu quo dans la privatisation de l'éducation et la hausse des frais de scolarité cautionnée par le gouvernement de centre-gauche de Bachelet.  

 

Bachelet n'avait lâché que des miettes, les frais de scolarité ont continué à augmenter, les taux d'intérêts à grimper, l'éducation privée à se développer. En 2008, son ministre est même tombé sur la question des subventions aux établissements privés.  

 

En trois ans de présidence Bachelet, vingt ans de gouvernement de la « concertation » (démocrate-chrétien et socialiste), l'éducation de Pinochet continue d'être en vigueur au Chili, municipalisation des écoles, autonomie des universités, éducation de classe et privatisation omniprésente.  

 

Camilla Vallejo ne s'est pas privée de critiquer Michelle Bachelet, son passé et son programme actuel, qui repose sur un flou artistique. Une « réforme de l'éducation » qui reviendrait sur certains aspects de l'éducation privatisée sans opter pour une éducation cent pour cent publique.  

 

Vallejo avait affirmé en 2012 qu'elle « ne ferait pas campagne pour Bachelet, ni n'appellerait les jeunes à voter pour elle », s'affrontant y compris avec la vieille garde du parti communiste.  

 

Depuis, face à l'escalade des promesses de la candidate et la dynamique des alliances à gauche, elle a dû changer de discours. Seul le temps nous dira si les espoirs de changement placés en Michelle Bachelet seront porteurs d'une réelle transformation sociale.  

 

Entre-temps, comme toujours, c'est avant tout dans la rue plus que dans les palais ministériels que l'avenir du Chili se décidera.

 

Pour les étudiants, les lycéens et les jeunes travailleurs, c'est ici que se jouera l'alternative, avec un appui institutionnel des députés communistes dont Camilla et Karol, mais surtout fort de la majorité de quatre vingt pour cent de la population favorable à une éducation cent pour cent publique !

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 18:29

 

http://www.jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/article-la-jc-grecque-kne-commemore-les-40-ans-de-la-revolte-etudiante-qui-fut-le-debut-de-la-fin-de-la-121229421.html

 

La jeunesse communiste grecque (KNE) commémore les quarante ans de la révolte étudiante, début de la fin de la « dictature des colonels »

 

Des dizaines de milliers d'étudiants et de syndicalistes ont défilé dans les deux plus grandes villes de Grèce pour commémorer le quarantième anniversaire du soulèvement étudiant, à l'institut polytechnique, contre la « dictature des colonels ».

 

Ils étaient cinquante mille à Athènes Dimanche 17 Novembre 2013, dans deux cortèges où l'on retrouvait militants syndicaux, militants du parti communiste grec (KKE) et de la jeunesse communiste grecque (KNE), et plus de quinze mille à Salonique.

 

Encadrés à Athènes par neuf mille policiers, ces derniers ont chargé les manifestants au port de Patras, avec gaz lacrymogènes, pour protéger le siège du parti fasciste « Aube Dorée » des attaques d'une centaine de manifestants qui lançaient des pierres sur le bâtiment.

 

Le début de la fin pour la dictature des colonels

 

Les communistes grecs du KKE (parti communiste grec) et de la KNE (jeunesse communiste grecque) se souviennent du « soulèvement de l’École Polytechnique », en novembre 1973, comme du début de la fin de la sinistre dictature des colonels.

 

La « dictature des colonels », soutenue par l'OTAN, a été instaurée en 1967 sous prétexte de « faire barrage au péril communiste ». Elle a exercé pendant six ans une politique de terreur contre les opposants politiques, le mouvement ouvrier dans les intérêts du capital grec et occidental.

 

Le colonel Papadopoulos avait ouvertement spécifié aux armateurs qu'ils « pouvaient demander ce qu'ils voulaient, le gouvernement le leur accorderait ».

 

Des dizaines de grands monopoles occidentaux, comme Coca-Cola, Litton et Ford, se sont installés en Grèce à ce moment-là, profitant d'une politique économique ultra libérale, semblable à celle menée au Chili quelques années après sous Pinochet.

 

Le soulèvement de l’Ecole Polytechnique, point culminant de luttes étudiantes et ouvrières

 

Les cortèges de la manifestation à Athènes sont partis de l'institut polytechnique, lieu central de la révolte étudiante de 1973 pour s'achever devant l'ambassade américaine, pour protester contre le soutien directe des États-Unis à ce régime dictatorial.

 

Comme le rappellent les jeunes communistes grecs de la KNE, « le soulèvement de novembre 1973 à l'Ecole Polytechnique ne fut pas un coup de foudre dans un ciel serein mais l'aboutissement de toutes les luttes précédentes menées par le peuple et la jeunesse ».

 

Les grèves se sont multipliées en 1973 au sein de la classe ouvrière, typographes d'Athènes, pêcheurs de Kavala, employés de la DEI (EDF grecque) ou d' Olympic Airlines pendant que les étudiants, en médecine et en droit, contestaient la mainmise du pouvoir sur les universités.

 

Avec un rôle important joué par les organisations communistes, les étudiants de l’Ecole Polytechnique occupent l'université à partir du 14 novembre 1973 avec les mots d'ordre « pain, éducation et liberté », « Etats Unis, OTAN, dégagez » ou « à bas la junte militaire ».

 

Le 16 novembre 1973, étudiants, lycéens et travailleurs descendent dans la rue, cent cinquante mille personnes mettant au défi la dictature. Le lendemain, les chars entrent dans l'université et répriment la révolte étudiante. Le bilan officiel, établi après la chute de la dictature, est de trente quatre morts et mille cent blessés.

 

Cette révolte a sapé les fondements de la légitimité du régime, alimenté les luttes étudiantes et ouvrières en Grèce et finalement conduit à la chute du régime, après le fiasco de la tentative de prise de contrôle impérialiste de Chypre.

 

Une révolte toujours d'actualité au temps de la « dictature des monopoles », organiser sa colère !

 

Pour la jeunesse communiste grecque (KNE), cette révolte est toujours d'actualité, car une dictature du capital s'exerce encore aujourd'hui en Grèce, « si la forme du pouvoir a changé depuis 1974, le pouvoir reste entre les mains des armateurs, des industriels, des banquiers et des grandes entreprises ».

 

Cela ne conduit pas à sous-estimer le danger du fascisme proprement dit, sous sa forme actuelle, « le capital a différentes formes de domination, soit par la ruse et les illusions, soit par la terreur et la force. Les exploiteurs n'hésiteront pas à avoir recours aux criminels nazis d’Aube Dorée ».

 

Pour la jeunesse communiste grecque, le renforcement des organisations communistes est le préalable nécessaire à la victoire de la lutte contre la dictature du capital, il faut organiser sa colère pour vaincre le pouvoir, « les jeunes, quand ils sont organisés et unis, quand ils savent pourquoi ils se battent peuvent venir à bout de n'importe quelle difficulté. Ils peuvent devenir une force irrésistible quand ils refusent tous la logique de ce système pourri, des gouvernements d'un bord ou d'un autre. Quand il a pour objectif de casser le pouvoir des monopoles, l'Union Européenne du capital ». 

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 20:17

 

http://www.socialisme-maintenant.com/reunion-debat-du-30-novembre-2013

http://www.demosphere.eu/rv/29206

 

La situation politique en France

 

La prochaine réunion débat du Club Politique Bastille aura lieu Samedi 30 Novembre 2013 à 14 heures 30 à l’EMDP, 8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

 

Commission européenne, G7, cour des comptes, gouvernement ne cessent d’expliquer, de préconiser, de réformer. Et l’artillerie lourde audiovisuelle tire tous les jours ses munitions contre le peuple, les chiens de garde sont plus que jamais au travail

 

Intériorisé maintenant, est le fait, que « tout se décide à Bruxelles » que les gouvernements nationaux n’ont qu’une marge de manœuvre limitée. Cette attitude en vient d’ailleurs à exonérer d’une certaine manière les gouvernements de toute responsabilité alors qu’en fait chaque gouvernement est un anneau de la commission européenne. Avec le recul, il apparaît que la stratégie européenne mise en place dans les années 1950, élaborée essentiellement grâce aux gouvernements de gauche dans les années 1980, a vraiment atteint son but.

 

Le véritable problème c’est que les salariés n’ont rien à opposer à la bourgeoisie. Pas d’alternative politique. L’effondrement des systèmes staliniens, la perception, justifiée, qu’en ont les peuples, qu’ils étaient pire que le capitalisme, laisse les masses théoriquement désemparées

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 20:02

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article8780

 

Victoire devant la cour de cassation

Mercredi 20 Novembre 2013

La chambre criminelle de la cour de cassation, qui est la plus haute juridiction pénale en France, a confirmé mardi la légalité de la campagne BDS, en rejetant toutes les demandes des officines sionistes habituelles.

La cour de cassation était saisie de pourvois formés par le mal nommé Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) de l’inénarrable Sammy Ghozlan, les deux associations de l’avocat d’extrême-droite Gilles-William Goldnadel à savoir France-Israël et « Avocats sans Frontières », ainsi que la Chambre de Commerce France-Israël.

Ces associations étaient mécontentes, et on les comprend, d’un arrêt de la cour d’appel de Paris de 2012, qui avait légitimé l’appel au boycott des produits israéliens, confirmant ainsi substantiellement un premier jugement de relaxe d’Olivia Zémor, en 2011. Présidente d’Europalestine et responsable de notre site www.europalestine.com, Olivia Zémor était poursuivie pour avoir diffusé une vidéo d’action boycott dans l’hypermarché Carrefour d’Evry (Essonne) en 2009. La cour d’appel avait en outre déclaré irrecevables deux des quatre officines, Avocats sans Frontières et la Chambre de Commerce France-Israël.

Mais devant la cour de cassation, trois des quatre officines concernées, BNVCA, France-Israël et Avocats sans Frontières, se sont rapidement dégonflées, se révélant incapables de produire le moindre argument ou simili-argument. Difficile d’espérer une note supérieure à zéro quand on rend copie blanche, et la cour de cassation a donc rejeté mardi purement et simplement les pourvois de ces trois-là.

Restait la Chambre de Commerce France-Israël, qui tentait de contester l’irrecevabilité prononcée contre elle par la cour d’appel de Paris en 2012, ainsi que par d’autres juridictions où sont toujours poursuivis, sur ordre du gouvernement, celui de Sarkozy hier, celui d’Hollande et de Taubira aujourd’hui, des militants de la solidarité avec le peuple palestinien.

Mais les conseillers de la cour de cassation, comme avant eux ceux de la cour d’appel et encore avant eux les juges du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris n’ont pu que se rendre à l’évidence, l’objet statutaire de la chambre de commerce, c’est le commerce, éventuellement les dommages créés au commerce par des actions de boycott, mais certainement pas le racisme et l’antisémitisme au nom desquels nos camarades sont odieusement poursuivis.

L’irrecevabilité de la Chambre de Commerce France-Israël est donc désormais confirmée, au moins pour toutes les affaires en cours, tout comme est plus généralement confirmée la légalité de la campagne de boycott d’Israël, tant que cet état, son gouvernement et son armée fouleront au pied les droits les plus élémentaires du peuple palestinien.

C’est une bonne nouvelle pour la campagne BDS, qui a plus que jamais besoin de se développer, car elle est le seul moyen de venir au secours du peuple palestinien, qu’on cherche à anéantir avec la complicité de nos gouvernants, François Hollande et ses semblables.

Saluons donc l’indépendance dont ont su faire preuve dans cette affaire les magistrats de la cour de cassation, et souhaitons que ce soit une source d’inspiration pour leurs collègues des autres juridictions.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 19:38

 

Huit nouvelles libérations sous caution pour Greenpeace

 

SAINT-PETERSBOURG, Russie, Mercredi 20 Novembre 2013 (Reuters) - La justice russe a accordé la liberté sous caution à huit militants de Greenpeace supplémentaires, mercredi, dont le capitaine américain du navire à bord duquel les écologistes avaient protesté en septembre contre les forages pétroliers russes dans l'Arctique.

 

Les tribunaux de Saint-Pétersbourg, où les vingt huit activistes et deux journalistes qui se trouvaient à bord du navire ont été transférés, ont à ce jour accordé la liberté sous caution à vingt personnes. Un seul des militants qui ont comparu depuis le début de la semaine, l'australien Colin Russell, a vu sa détention prolongée de trois mois.

 

Le journaliste indépendant Denis Sinyakov devrait lui aussi obtenir jeudi sa libération sous caution, a indiqué son avocat.

 

Mercredi, la justice russe a autorisé la remise en liberté du capitaine de l'Arctic Sunrise contre une caution de deux millions de roubles (environ quarante cinq mille euros).

 

Peter Willcox, soixante ans, milite à Greenpeace depuis plus de trente ans et était capitaine du Rainbow Warrior lorsqu'il avait été coulé en 1985 par les services secrets français dans le port d'Auckland, en Nouvelle-Zélande.

 

La Russie a aussi décidé dans la journée la libération de sept autres militants, dont la Néerlandaise Faiza Oulahsen, qui s'est réjouie de pouvoir appeler sa famille « pour la première fois depuis deux mois ».

 

Greenpeace dit avoir déjà versé les cautions de neuf de ses activistes mais prévient qu'en raison d'obstacles bureaucratiques leur libération effective pourrait ne pas intervenir avant ce week-end.

 

Les avocats des militants ont dit ignorer si leurs clients seraient par la suite libres de rentrer chez eux, leur passeport ayant été confisqué au moment de leur arrestation.

 

Lors de l'opération le 18 septembre, certains d'entre eux avaient tenté d'escalader la plate-forme pétrolière russe Prirazlomnaïa, appartenant à Gazprom.

 

Les trente prévenus sont inculpés de vandalisme et passibles de sept ans d'emprisonnement.

 

Le Tribunal International du Droit de la Mer (TIDM), saisi par les Pays-Bas, où l'Arctic Sunrise est immatriculé, pourrait rendre son verdict vendredi.

 

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