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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:27

 

Processus de dissolution engagé pour deux groupes nationalistes

 

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a confirmé mardi avoir engagé le processus de dissolution de quatre groupuscules nationalistes, comme l'avait décidé le gouvernement après la mort d'un militant anti fasciste début juin à Paris.

 

Le projet de décret vise Troisième Voie, dirigé par Serge Ayoub, ainsi que son service d'ordre, les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR).

 

Il concerne aussi « l'une des plus anciennes formations d'extrême-droite, l'Œuvre Française, ainsi que les Jeunesses Nationalistes, toutes deux prônant une idéologie ouvertement xénophobe et violente », précise le ministre dans un communiqué.

 

Il s'agit d'une procédure contradictoire, les mouvements concernés ayant une dizaine de jours pour présenter leurs arguments de défense.

 

La présidente du Front National, Marine Le Pen, a appelé sur BFM-TV le ministre de l'intérieur à « condamner la violence des deux côtés », s'appuyant sur une manifestation d'extrême gauche émaillée de violences dimanche dernier.

 

Elle a estimé que « les avancées de l'enquête » sur la mort de Clément Méric le 5 juin « révèlent qu'il s'agit d'un accident même si la mort de ce jeune homme est dramatique » et a accusé la classe politique d'avoir « tenté de faire de la récupération autour de cette affaire ».

 

Serge Ayoub, le leader de « Troisième Voie » et des JNR, a annoncé que son groupe s'était auto-dissous il y a plusieurs jours, afin de couper l'herbe sous le pied du premier ministre Jean-Marc Ayrault et du ministre de l'intérieur.

 

« Je l'ai dissous pour l'honneur de ne pas se faire dissoudre par d'autres, je ne joue pas le jeu du gouvernement, à attendre à sa merci », a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

 

TROISIEME VOIE S'EST DISSOUS POUR L'HONNEUR

 

« Donc demain, le conseil des ministres, Valls, Ayrault et sa clique n'ont plus aucune raison de nous interdire, de nous dissoudre », a-t-il ajouté.

 

Serge Ayoub a néanmoins précisé qu'il déposerait un recours devant le conseil d'Etat pour excès de pouvoir.

 

Manuel Valls a estimé que cette « manoeuvre visant à contourner le projet de dissolution était vaine », car elle ne mettait pas un terme « à la réalité de l'activité » des deux organisations.

 

Alexandre Gabriac, le fondateur des Jeunesses nationalistes, a estimé que cette mesure n'empêcherait pas les idées d'extrême droite de se développer.

 

« C'est un coup de plus qui est porté par le système, nous nous relèverons de ce coup, on va continuer à agir, nous ne faiblirons pas », a-t-il dit à Reuters.

 

Il a précisé lors d'une conférence de presse à Lyon qu'il ne pourrait plus diriger le groupe sous peine d'être poursuivi pour reconstitution de ligue dissoute mais qu'il continuerait à s'exprimer en qualité de conseiller régional en Rhône-Alpes.

 

Elu sous l'étiquette Front National, Alexandre Gabriac avait été exclu du parti de Marine Le Pen en 2011.

 

Les suspects mis en examen dans le cadre de l'enquête sur la mort de Clément Méric ont déclaré aux enquêteurs être des sympathisants de Troisième Voie.

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:11

 

http://blogs.lexpress.fr/media/2013/05/23/jacques-kirsner-france-televisions-ma-blackliste

 

Jacques Kirsner : « France Télévision m’a blacklisté »

Jeudi 23 Mai 2013

Par Renaud Revel

Voici le texte (accompagné de ce titre) que je reçois de Jacques Kirsner, producteur reconnu, qui se dit « blacklisté » par France Télévision. Le récit, sous sa plume, des relations tumultueuses entre un professionnel du pétit écran et ce groupe. Avec en toile de fond, l’ombre de Nicolas Sarkozy.

L’interdit  

Par Jacques Kirsner, producteur et scénariste

JEM Productions a été créée en 1994. 

Durant ces dix-neuf années nous avons produit vingt-cinq documentaires et une vingtaine de téléfilms et de longs métrages. Ainsi, ces derniers temps, nous avons sorti « Cuba année zéro »,  « Un monde dans tous ses états »,  « Victor Serge », « Clemenceau »,  « Drumont histoire d’un antisémite français » et, au cinéma, « Les nouveaux chiens de garde ».

 Aucune raison d’avoir honte. 

Nous produisons, comme tous les producteurs indépendants avec des hauts et des bas, mais nous produisons.

Il y a quinze mois, avec l’arrivée d’un nouveau directeur sur France Trois, la situation a brusquement changé. Une série sur laquelle nous travaillions depuis un an, « Cuba Rumba » a été brutalement stoppée, une partie des frais remboursée, la production de « Clemenceau » avancée. 

Mais à partir de ce moment, la situation a radicalement changé.

Tous les projets, je dis bien tous les projets que nous avons proposés ont été systématiquement refusés. Toute discussion devenait impossible. Un exemple. Je soumets à la directrice de la fiction le projet d’une adaptation d’un livre formidable, « Le goût du roi », refus immédiat. J’insiste, pour qu’il y ait un échange, ce qui a toujours été le cas, avec l’auteur et le producteur. Réponse  d’Anne Holmès :

« Après étude du document avec l’équipe fiction et la direction des programmes nous vous avons signifié notre refus. Je suis à votre disposition pour en parler avec vous, mais sachez que la décision de France Trois est prise et irrévocable ». 

Je propose d’autres projets dont un Simenon, un scénario original, jusqu’au moment où un chargé de mission me confie : 

« Inutile, tous tes projets sont refusés par Thierry Langlois ».

J’ajoute que la responsable des documentaires s’est alignée avec zèle sur la même attitude.

Ni fiction, ni documentaire sur France Trois, interdit professionnel.

Sur France Deux, nous avions un projet en bonne voie de développement. Coup de téléphone du responsable, bouleversé : 

« Jacques, la hiérarchie vient de me demander d’arrêter « Le mal de mère ». Je ne sais pas pourquoi. Je suis désolé ». Avec courage cette personne me l’a confirmé par écrit.

Ni France Trois ni France Deux, interdit de séjour sur les deux chaînes. 

Pour un producteur qui vit essentiellement de la fiction, la situation devient intenable. Jamais sur France Cinq nous n’avons eu à faire face à de tels comportements, mais impossible de vivre seulement avec des documentaires.

JEM Productions avait un projet de fiction sur ARTE, où travailler est un véritable plaisir, qui s’est confirmé, « Marcel Dassault, l’homme au pardessus ». Ce film nous a fait gagner plusieurs mois. À l’étonnement des dirigeants d’ARTE et alors qu’un responsable de France Télévision confiait son admiration pour un scénario qu’il qualifiait de « magnifique », la co production avec France Trois ou France Deux a été refusée.  L’interdiction professionnelle était établie.

Bruno Patino est intelligent et talentueux. En témoigne son remarquable essai « La condition numérique » qui parle de la condition humaine. Il m’a assuré qu’il ne tolérerait pas qu’un producteur soit « blacklisté ». Je le suis.

À son initiative j’ai rencontré récemment le précité Thierry Langlois, directeur des programmes de France Trois. L’échange a été poli, constructif puisqu’il me demandait quels étaient mes projets susceptibles d’être produits sur sa chaîne. A la fin, me quittant, il déclarait :

« Je vois Bruno demain et je reviens vers vous dans trois ou quatre jours ».

C’était le 10 avril.

À ce stade, un producteur un tant soit peu paranoïaque envisagerait volontiers l’hypothèse d’un complot. Parlons plutôt de normalisation, de volonté d’écarter un gêneur.

Il y a quelques mois, interrogé par Le Figaro, je déclarais : 

« France Télévisions est un bateau ivre. Rémy Pflimlin, son patron a changé trois fois la direction de France Deux et France Trois. La télé réalité pollue ces deux chaînes. On chasse les saltimbanques. Le pouvoir appartient, sur le service public, à ceux qui sortent des écoles de commerce et non aux créatifs. France Cinq est un modèle, la seule chaîne du service public digne de ce nom ».

On peu discuter du style, du ton, de l’opportunité. Mais sur le fond j’abordais les problèmes qui ont en partie trouvé un écho, quelques semaines plus tard le président de France Télévision bouleversait son organigramme et mettait les programmes au centre de ses préoccupations.

Interdire un producteur, comme par hasard le producteur des « Nouveaux chiens de garde » parce qu’on ne partage pas ses opinions dénote un comportement d’une affligeante banalité, mais qui, lorsqu’il s’applique sur et au nom du service public, est scandaleux.

France Télévision va mal. Tout le monde le sait, tout le monde le dit, mais qui souhaite son redressement ? Il faudrait rassembler les énergies, les diversités, les points de vue contradictoires pour recréer « du sens », de l’énergie positive, de l’enthousiasme. On fait le contraire. Les mesures administratives et la vacuité l’emportent.

« C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal » (Hannah Arendt). 

Rémy Pflimlin, flash back.

Il y a près de deux ans le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy me demandait mon avis sur la nomination du futur président de France Télévision. Il penchait pour un jeune homme incarnation du libéralisme. Je m’y opposais en défendant la candidature de Rémy Pflimlin avec lequel je n’avais pas de liens particuliers. La discussion fut rude comme c’était souvent le cas avec l’ancien président, mais il y eut discussion, avec moi et avec d’autres. Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy m’annonçait qu’il avait décidé de nommer Rémy Pflimlin. En me raccompagnant il me glissait dans un sourire :  

« Il te trahira à la première occasion ». 

C’était bien vu.

Interdit de séjour, cette situation doit cesser. Je devais m’exprimer publiquement par amitié pour les metteurs en scène, les scénaristes et tous ceux qui travaillent avec JEM Productions.

Trop c’est trop. Le seuil de tolérance a été franchi. Que chacun prenne ses responsabilités.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 20:33

 

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/169083.html

 

Dans une interview au journal algérien « Echourouk Online » en arabe, Aziz Dweik, membre imminent du Hamas et président du Conseil Législatif Palestinien déclare que le soutien à la résistance syrienne est une priorité qui passe avant le jihad pour la Palestine

 

Question. Comment regardez-vous l’évolution de la crise syrienne ?

 

Réponse. Nous, dans le CLP, saluons la lutte du peuple syrien afin de retrouver sa liberté et d’en finir avec le régime tyrannique qui l’étouffe depuis des décennies sans se soucier ni d’enfant, ni de femme ni de vieillard. En conséquence, ce régime a perdu sa légitimité et il revient au peuple syrien de décider et sa volonté doit être respectée par tous. Nous sommes donc et sans aucune réserve avec le peuple syrien qui cherche sa liberté et la chute de ce régime dictatorial.

 

Question. Ne craignez vous pas les conséquences de la crise syrienne sur la cause palestinienne ?

 

Réponse. Bien au contraire, Je crois que le maintien d’un régime dictatorial est un coup de poignard dans le cœur de la cause palestinienne, alors que l’élimination de la dictature est le début du chemin vers la victoire de la cause palestinienne.

 

Question. Quelques savants ont suivi avec inquiétude les appels d’un certain nombre de savants musulmans à faire le jihad en Syrie aux dépens de la Palestine et de Jérusalem.

 

Réponse. La cause palestinienne reste en tête des priorités des savants musulmans pour toujours, mais alors que le sang saigne en Syrie il y a là un élément prioritaire incitant les musulmans à agir pour arrêter l’effusion du sang causée par le régime syrien contre notre peuple en Syrie. Le sens des priorités nous impose d’insister sur l’importance d’agir en faveur du peuple syrienqui saigne depuis des décennies sous le régime syrien injuste et tyrannique.

 

Question. Quelle est votre position par rapport à l’intervention extérieure en Syrie ?

 

Réponse. Le principe fondamental est que toute intervention extérieure est refusée. Or, agir pour arrêter ce bain de sang est un devoir pour tout être humain sur cette planète, et les musulmans doivent être les premiers à œuvrer pour défendre ces opprimés du peuple syrien. Nous voyons tous les jours la destruction des maisons en Syrie du nord au sud  et de l’est à l’ouest, sans épargner ni femme, ni enfant, ni vieillard, et ni arbre. Par conséquent la priorité doit être d’arrêter l’effusion du sang en Syrie.

 

Question. N’y a-t-il pas un soupçon sur le soutien occidental et des USA à l’opposition syrienne ?

 

Réponse. L’Occident ne fait rien par charité, c’est évident, mais toute l’humanité s’accorde pour défendre les droits de l’homme, donc tout effort pour défendre ces droits est le bienvenu.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:38

 

Violents affrontements liés au conflit syrien à Saïda au Liban

 

SAÏDA, Liban (Reuters) - Des affrontements liés au conflit syrien qui opposent depuis dimanche les forces libanaises et des miliciens sunnites à Saïda, au sud de Beyrouth, se sont poursuivis lundi avec une violence inédite.

 

L'armée a pénétré dans l'enceinte de la mosquée située dans l'est de la ville portuaire où le cheikh Ahmed al Assir, un imam sunnite radical hostile à l'intervention militaire du Hezbollah chiite en Syrie, était retranché avec ses partisans, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

 

Les militaires, a-t-on précisé, avaient l'intention de prendre l'édifice et de les arrêter. Aux alentours de 15 heures (12 heures GMT), des coups de feu ont retenti dans la mosquée.

 

L'armée dit avoir perdu douze hommes dans les combats qui ont éclaté après l'arrestation d'un partisan du cheikh, dont les adeptes ont riposté en ouvrant le feu sur un barrage militaire.

 

« Nous assurons tous les libanais que l'armée est déterminée à faire cesser la contestation et qu'elle ne renoncera pas à ses opérations militaires tant que la sécurité ne sera pas pleinement rétablie dans la ville », dit l'état-major dans un communiqué.

 

De sources proches des services de sécurité, on fait état de dix sept morts et de soixante cinq blessés dans les rangs de l'armée ainsi que d'une vingtaine de tués du côté des salafistes. Le cheikh Assir serait lui-même blessé, selon l'une de ces sources.

 

« Venez au secours du peuple qu'on massacre », a-t-il lancé sur Twitter. Il a par ailleurs exhorté les militaires à faire défection. Ses partisans, qui accusent l'armée de protéger le Hezbollah, seraient quelques centaines, mais la plupart des libanais le considèrent comme un fauteur de troubles.

 

Mohammad Rachid Qabbani, grand mufti du Liban, a condamné les combats et affirme qu'il n'y a aucune raison de s'en prendre aux forces gouvernementales.

 

« ALLUMER LA MÈCHE »

 

Dans un communiqué diffusé dimanche, l'état-major explique que « l'armée s'efforce depuis des mois de tenir le Liban à distance des problèmes de la Syrie et a refusé, comme on lui demandait à plusieurs reprises, de réprimer les activités du groupe de cheikh Ahmed al Assir. Mais, ce qui s'est produit aujourd'hui dimanche dépasse tout ce à quoi on pouvait s'attendre. L'armée a été attaquée de sang-froid dans une tentative d'allumer la mèche à Saïda, comme en 1975 », ajoute-t-elle, évoquant le début de la longue guerre civile libanaise.

 

Selon le juge militaire Sakr Sakr, L'imam a été convoqué « pour être jugé avec cent vingt trois de ses adeptes, dont son frère Fadil Chaker », un chanteur apprécié qui a renoncé à sa carrière pour militer avec le mouvement.

 

Des affrontements similaires avaient déjà fait un mort mardi dans cette ville côtière en majorité sunnite.

 

Les violences liées au conflit syrien, qui oppose le clan alaouite du président Bachar al Assad à des rebelles principalement sunnites, se multiplient au Liban depuis l'intervention militaire de la milice chiite aux côtés des forces gouvernementales.

 

D'autres heurts ont eu lieu récemment dans la plaine de la Bekaa, où les deux grandes branches de l'islam cohabitent.

 

A Tripoli, théâtre des premiers débordements du conflit syrien dans le nord du Liban, des hommes masqués et armés ont coupé la circulation sur les grands axes routiers pour exprimer leur solidarité au cheikh Assir.

 

Les miliciens sunnites s'en sont pris à des journalistes qui se dirigeaient vers leurs barrages et ont brisé leurs appareils photo.

 

Dans la nuit, des positions militaires ont été attaquées à la roquette dans le quartier de Bab al Tabbaneh, mais aucune victime n'a été signalée, rapportent des habitants.

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:21

 

Berlusconi condamné à sept ans de prison dans le « Rubygate »

 

MILAN (Reuters) - Silvio Berlusconi a été condamné lundi à Milan à sept ans de prison et à une peine d'inéligibilité à vie dans l'affaire du « Rubygate ».

 

Cette peine ne sera effective qu'une fois épuisées les possibilités d'appel.

 

L'ancien président du conseil italien était poursuivi pour incitation à la prostitution de mineure et pour abus de pouvoir. Le tribunal de Milan composé de trois juges, toutes des femmes, l'a reconnu coupable dans les deux volets de l'affaire.

 

Ce verdict fait suite à une procédure de deux ans à l'encontre du « cavaliere », âgé de soixante seize ans, accusé d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la danseuse marocaine Karima al Mahroug, dite « Ruby », alors que celle-ci était encore mineure.

 

Silvio Berlusconi était également accusé d'abus de pouvoir pour avoir fait libérer « Ruby » en mai 2010 dans une affaire distincte concernant le vol d'un bracelet d'une valeur de trois mille euros.

 

Le parquet avait requis six ans de prison et l'inéligibilité à vie.

 

Les faits se seraient déroulés alors que Berlusconi était encore chef du gouvernement, dans le cadre de soirées organisées dans sa villa d'Arcore, près de Milan.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:08

 

Bernard Tapie placé en garde à vue

 

PARIS (Reuters) - Bernard Tapie a été placé en garde à vue lundi dans l'enquête sur l'arbitrage qui lui a permis d'obtenir quatre cent trois millions d'euros en 2008 pour solder son litige avec le Crédit Lyonnais, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

 

L'homme d'affaires, soixante dix ans, est entendu par la brigade financière aux urgences médico judiciaires de l'Hôtel Dieu, comme l'avait été avant lui Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, a-t-on ajouté de même source.

 

Bernard Tapie, qui se dit serein, risque une présentation devant les juges en vue d'une mise en examen. La garde à vue peut durer jusqu'à quatre vingt seize heures pour le chef « d'escroquerie en bande organisée ».

 

Un autre protagoniste du dossier, Jean Bruneau, président de l'Association des Petits Porteurs pour l'Annulation de la Vente Litigieuse d'Adidas (APPAVLA), était entendu séparément par les enquêteurs de la brigade financière.

 

Avant son audition, Bernard Tapie s'est dit persuadé que les juges ne trouveraient rien contre lui. « Sur le fond, je ne suis pas inquiet. Je me demande bien ce qu'ils peuvent trouver », a-t-il dit sur Europe Un.

 

Selon des éléments du dossier publiés la semaine dernière par Le Monde, les enquêteurs disposent de suffisamment d'éléments pour démontrer l'escroquerie en bande organisée.

 

A ce jour, trois personnes ont été mises examen pour ce chef, Pierre Estoup, ancien juge arbitre, Stéphane Richard, PDG d'Orange, et Jean-François Rocchi, ancien président du Consortium De Réalisation (CDR), instance chargée de gérer le passif du Crédit Lyonnais.

 

Bernard Tapie s'estimait lèsé lors de la revente par le Crédit Lyonnais de l'équipementier sportif Adidas et un arbitrage a mis fin à nombre de procédures judiciaires.

 

L'ancienne ministre de l'économie Christine Lagarde, qui a accepté l'arbitrage et n'a pas introduit de recours contre son résultat, a été placée parallèlement par la Cour de Justice de la République sous le statut de témoin assisté.

 

RECOURS CONTRE L'ARBITRAGE À L'ETUDE

 

Les révélations se sont multipliées ces derniers jours sur les liens, alors dissimulés, entre l'ancien magistrat Pierre Estoup et le « camp Tapie », notamment l'un de ses avocats, Maurice Lantourne.

 

Les enquêteurs soupçonnent également des liens anciens entre Pierre Estoup et Bernard Tapie lui-même. Ils cherchent à savoir si l'ancien « patron » de l'Olympique de Marseille a fait pression sur des acteurs du dossier et membres de l'exécutif pour obtenir gain de cause.

 

Selon les éléments publiés par Le Monde, outre la dédicace d'un livre de l'homme d'affaires retrouvé chez l'ancien juge arbitre, les enquêteurs ont constaté que les deux hommes avaient chacun le portable de l'autre. D'autres éléments troublants figureraient dans l'agenda de Pierre Estoup.

 

L'homme d'affaires a reconnu à demi-mot dans des interviews avoir participé à une réunion clé fin juillet 2007 à l'Elysée en présence de Claude Guéant, ancien secrétaire général de la présidence, de Stéphane Richard et de Jean-François Rocchi.

 

La brigade financière doit l'interroger sur ses multiples rendez-vous avec Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012. Des rencontres qu'il a justifiées à Reuters par des relations humaines et une forme de proximité avec l'ancien chef de l'Etat.

 

Bernard Tapie a soutenu Nicolas Sarkozy lors des présidentielles de 2007 et 2012.

Selon le Journal Du Dimanche, Bernard Tapie peut s'attendre à devoir verser une caution et à voir ses biens placés sous séquestre en cas de mise en examen.

 

L'ancien ministre de François Mitterrand a justifié son optimisme, sur Europe Un, par le silence de François Pérol, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée, qui a été discrètement entendu comme témoin la semaine dernière. « S'il y avait quelque chose à trouver, François Pérol aurait parlé la semaine dernière », a-t-il dit.

 

L'opportunité d'un recours contre l'arbitrage doit être parallèlement examinée mardi et mercredi lors des conseils d'administration du CDR et de l'Etablissement Public de Financement et de Restructuration (EPFR), qui assurait la tutelle du CDR.

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:03

 

http://www.npa2009.org/node/37578

 

L’auto organisation dans la révolution populaire syrienne

 

Dimanche 9 Juin 2013

 

Par Ghayath Naïsse

 

La révolution qui a débuté en mars 2011 continue contre le régime baassiste, dirigé par le dictateur Hafez al Assad depuis novembre 1970, puis par son fils Bachar al Assad après le décès du premier en juin 2000.

 

Par la force et au moyen d’une répression impitoyable, le clan au pouvoir avait su consolider une dictature militaro policière qui a écrasé pendant plus de quarante ans toute velléité d’opposition ou d’activité indépendante. Cette dictature s’appuie sur la loyauté des rouages du pouvoir basée sur des liens familiaux et régionaux, voire confessionnels, et sur une corruption généralisée. Elle repose aussi sur ses liens organiques avec la bourgeoisie et toutes les hiérarchies religieuses ou confessionnelles.

 

La politique socio économique néo libérale, accélérée par la répression sauvage de toute contestation ouvrière ou populaire depuis le début des années 2000, a eu des effets dévastateurs, la part du capital dans le PIB est passée à soixante douze pour cent en 2005, plus du tiers de la population est tombé sous le seuil de pauvreté (moins de un dollar par jour) et près de la moitié vit autour de ce seuil (deux dollars ou moins par jour).

 

Cette révolution est une révolution populaire authentique, dont les forces sociales motrices sont les ouvriers et plus largement les couches sociales appauvries urbaines et rurales. Ces dernières ont pu créer, malgré la violence inouïe du régime, une résistance populaire armée en l’absence dramatique de direction révolutionnaire politique. Elles se sont doté d’organes d’auto organisation, les coordinations, ainsi que d’embryons d’organes d’auto administration, les conseils locaux et les conseils civils. Ces formes de lutte et d’administration par en bas sont plus développées dans la révolution syrienne que dans tout autre processus d’autres pays de la région. 

 

Les documents qui suivent font partie d’une publication sur les expériences en cours des conseils locaux, faite dans le numéro treize du journal al Khatt al Amami La ligne de front ») du courant de la gauche révolutionnaire en Syrie. Une partie des articles est reprise du site d’opposition démocratique critique Zaman al Wasl, né à Homs en 2005.

 

Textes traduits de l’arabe par Luiza Toscane

 

Un rapport sur les conseils locaux

 

La commission générale de la coalition nationale a présenté lors de sa réunion un rapport sur les conseils locaux en Syrie. Elle y parle des débuts de la révolution qui a coïncidé avec la crise humanitaire due à la violence du régime, entraînant des dommages pour un nombre terrible de personnes dans toutes les villes et villages. Les gens ont commencé à offrir des services de base aux personnes dans le besoin mais avec l’augmentation des besoins, les individus ou les petits groupes n’ont pu poursuivre cette offre de services sans coopération ou coordination avec d’autres.

 

De là sont nés les conseils locaux, qui reflètent le sens de la responsabilité et la capacité des citoyens à prendre des initiatives pour gérer leur affaires en s’appuyant sur leurs cadres, expériences et énergies propres. Cela nous conduit à affirmer la nécessité stratégique du projet des conseils locaux, et l’importance de les soutenir par tous les moyens sans considération partisane, raciale ou idéologique. Les conseils sont une démonstration concrète qui dément les assertions sur la propagation de l’anarchie et la débandade en raison de la situation révolutionnaire actuelle ou de la chute du régime.

 

Toutes les déclarations sur la capacité des syriens à trouver une alternative au régime d’Assad, à assurer la stabilité et la sécurité en satisfaisant les besoins vitaux des populations et en menant au développement, resteront théoriques et dénuées de crédibilité en l’absence de cet exemple concret qui prouvera au peuple syrien et au monde la possibilité d’une telle alternative.

 

Les conseils locaux en Syrie constituent une structure administrative de gestion de la vie quotidienne des citoyens en l’absence d’Etat. Ils existent sous diverses formes, dans les zones encore sous domination du régime comme dans celles qui s’en sont émancipées. Ils sont totalement dirigés par les populations.

 

Direction et représentation

 

Le rapport précise que la direction en revient aux personnes et aux groupes qui ont proposé leurs services à un grand nombre de nécessiteux, de la meilleure manière et sur la durée. La majorité du soutien matériel et moral était prodiguée par des syriens de Syrie ou de l’étranger, jusqu’à ce que les besoins deviennent immenses. C’est alors que des collectes de fonds ont commencé à l’étranger. La prise de décision en ce qui concerne la distribution revenait le plus souvent à la personne qui apportait ce soutien.

 

Mais le besoin s’est fait sentir d’une répartition qui soit plus étudiée et plus juste, en dehors de quotas comme de considérations basées sur l’appartenance à tel ou tel groupe. C’est la mission que les conseils locaux tentent de remplir. C’est cela qui leur conférera une crédibilité nationale.

 

En raison des circonstances exceptionnelles que traverse la Syrie, il est évident,selon le rapport, que les opérations de choix des représentants ne peuvent être  aussi exemplaires que dans des élections tenues dans des circonstances favorables. Il faut s’appliquer en permanence pour parvenir à une représentation, à tous les niveaux de l’administration, qui soit des plus scrupuleuses. Le rapport signale que les conseils locaux veillent à être en contact suivi avec les groupes de l’opposition révolutionnaire, civils ou militaires. Outres les objectifs susmentionnés, ils jouent un rôle important dans la révolution à travers l’offre de services civils à ces groupes, destinée à les aider à poursuivre leur action.

 

Le rapport montre que l’objectif principal des conseils locaux est à cette étape de combler le vide laissé par l’Etat en offrant des services publics au plus grand nombre et dans les meilleures conditions. Il s’agit d’en faire les embryons des municipalités qui seront élues demain en lien avec le futur gouvernement provisoire. L’objectif essentiel est de combler le vide administratif, organisationnel et de service à la population. Il s’agit de gérer la vie civile dans les domaines de l’enseignement, de la propreté, de l’approvisionnement en eau et en électricité, des combustibles, de l’état-civil, de la distribution des aides.

 

Les conseils doivent offrir des services en fonction des besoins en termes de secours, de médecine, d’information, de défense civile, de droit, de reconstruction, de développement administratif, professionnel et des médias. Que leur but soit la défense du mouvement populaire ou de garantir le fonctionnement des réseaux sociaux, ils contribuent à renforcer les valeurs de vie commune et de culture citoyenne. Ils ont également pour objectif la préservation des institutions de l’Etat, des édifices publics et des propriétés privées, ainsi que la protection des citoyens en coopération et coordination avec les brigades et les conseils militaires. 

 

Les valeurs à diffuser

 

Le rapport affirme que l’action des conseils locaux, dans tous les domaines du pouvoir civil, doit diffuser des valeurs essentielles, notamment celles de l’engagement envers les objectifs de la révolution, la réalisation des aspirations du peuple, le respect mutuel pour la réalisation d’un milieu fonctionnel homogène, régi par l’amitié et la coopération.

 

Les principes sont ceux de la consultation et de l’élection, de prises de décisions sans despotisme ni arbitraire, dans un cadre de loyauté, de transparence et de partage, de création, innovation et persévérance, en vue de développer des échanges interactifs entre toutes les composantes de la société, de renforcer la coordination et la complémentarité, l’égalité des droits entre Syriens sans discrimination religieuse, ethnique ou nationale.

 

Le rapport met en évidence les difficultés nombreuses auxquels les conseils locaux ont été confrontés, qui les ont affaiblis et qu’ils œuvrent à résoudre. Un des moindres n’est pas l’inexpérience, les conseils locaux s’étant constitués en pleine crise (…) Il faut ajouter l’absence de définitions claires au niveau des responsabilités ou prérogatives, la difficulté à  s’assurer du sérieux et de la véracité des informations permettant d’évaluer les besoins et donc de dresser des plans d’action. 

 

Les étapes de la création des conseils locaux

 

Le rapport passe en revue les étapes de la création des conseils locaux. La première réunion s’est tenue début juillet 2012 en présence de représentants de Lattaquié, Homs, Deraa, Damas et ses banlieues, Hassaka et Idleb, ainsi que dans sa dernière partie des représentants d’Alep. Elle avait pour but de discuter l’idée des conseils locaux et d’ouvrir des voies de contact entre gouvernorats pour assurer une meilleure coordination entre révolutionnaires. Il en est sorti un comité de suivi de la représentation, composée de sept personnes pour chaque gouvernorat, chargé d’esquisser un règlement intérieur unifié.

 

La seconde réunion, trois semaines plus tard à Istanbul, a été celle du comité de suivi. La situation révolutionnaire de cha-que gouvernorat et les mécanismes mis en place pour choisir les sept représentants de chaque gouvernorat y ont été présentés. Des représentants de Lattaquié, Homs, Deraa, Damas et ses banlieues, Dir, Hassaka et Idleb y ont assisté.

 

La troisième réunion s’est tenue à Ankara au bout de deux semaines, en présence de représentants de Lattaquié, Homs, Deraa, Damas et ses banlieues, Dir, Hassaka, Idleb, Alep et Hama. Cette réunion a rédigé un projet de règlement intérieur unifié, que les membres du comité de suivi iraient présenter directement aux révolutionnaires à l’intérieur.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 17:15

 

http://www.lyoncapitaledelaresistance.org/2013/06/18/bienvenu-e-s

 

Lyon capitale de la résistance contre l’extrême droite

 

Des groupuscules d’extrême droite radicale sévissent dans notre ville

 

Depuis deux ans, notre ville est devenue la cible privilégiée des activités de groupuscules de l’extrême-droite radicale. Ils sont multiples mais ne vous y trompez pas, les jeunes identitaires lyonnais (REBEYNE), le GUD, les Jeunesses Nationalistes sont unis par leur haine de l’autre et leur volonté d’une France « purifiée ». Il est temps de lever le voile sur ces groupes qui occupent nos rues, mènent des actions xénophobes et discriminatoires et veulent faire de certaines villes de France, dont Lyon, un laboratoire de l’extrême-droite radicale.

 

Les agressions physiques se multiplient

 

Depuis deux ans, commerçants, militants et simples passants sont victimes d’intimidations et d’agressions physiques sous prétexte qu’ils portent un badge du Che, militent dans une organisation politique ou ne paraissent pas français. Ainsi, une vingtaine de bars, de restaurants, de locaux associatifs sont régulièrement attaqués. Mis bout à bout depuis 2010, plus d’une trentaine de personnes ont été agressées, cumulant cinq cent jours d’interruptions temporaires de travail.

 

Rendons à Lyon son titre de capitale de la résistance !

 

Lyon a toujours su faire face à l’occupant. C’est à Lyon que Jean Moulin organisa la résistance française face à l’Allemagne nazie. C’est à notre ville que le général de Gaulle a décerné le titre de « capitale de la résistance ».

 

Aujourd’hui c’est ce même combat qu’il nous faut engager, face à ces agresseurs d’un autre temps. Ils veulent faire de Lyon le laboratoire de leur idées, nous devons refaire de Lyon la « capitale de la résistance ».

 

Entrez en résistance !

 

Voilà pourquoi nous appelons tous les lyonnais, où qu’ils se trouvent, à se joindre à nous dans l’action. Nous devons agir pour que les groupes d’extrême-droite radicale soient dissous, pour que leurs locaux soient fermés, et pour que leurs leaders soient condamnés quand leurs propos et leurs actions tombent sous le coup de la loi. Nous devons agir afin que les auteurs de toutes les agressions, d’où qu’elles viennent, soient punis. Nous devons agir pour défendre des valeurs d’émancipation sociale, à l’image du programme du Conseil National de la Résistance adopté en 1944, à l’inverse de la diffusion de leurs idées rétrogrades. Nous devons créer un mouvement de résistance pour libérer notre ville de la violence xénophobe.

 

L’avenir de notre ville dépend de vous. Rejoignez la résistance !

 

Premiers signataires : Jean Louis Touraine, député de la troisième circonscription du Rhône ; Alexandrine Pesson, maire du cinquième arrondissement de Lyon ; Christian Coulon, maire du huitième arrondissement de Lyon ; David Souvestre, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste ; Eric Desbos, président du groupe Rassemblement Démocrate et Radical de Lyon ; Guy Fischer, sénateur du Rhône ; Jean Yves Secheresse, président du groupe Socialiste et Apparentés de Lyon ; Jérôme Sturla, maire de Décines et conseiller général ; Martial Passi, maire de Givors ; Nicole Gay, présidente du groupe Communiste et Intervention Citoyenne de Lyon ; Pierre Hemon, président du groupe EELV de Lyon ; Pierrick Aillard, secrétaire général de l’Union Départementale CFDT du Rhône ; Shoki Ali Saïd, secrétaire fédéral du Parti Socialiste du Rhône en charge de la solidarité internationale et des droits de l’homme ; Stéphane Gomez, conseiller général du Rhône ; Silvio Rofi, président fédéral de la Ligue des Droits de l’Homme du Rhône ; Thierry Philip, maire du troisième arrondissement de Lyon ; Thomas Rudigoz, président du groupe Centre Gauche Démocrate de Lyon et conseiller général du cinquième arrondissement de Lyon 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:39

 

Après Hong Kong, Edward Snowden serait attendu à Caracas

 

HONG KONG/MOSCOU (Reuters) - L'avion à bord duquel Edward Snowden, l'informaticien à l'origine des fuites sur le programme américain de surveillance Prism, aurait quitté Hong Kong, s'est posé dimanche à Moscou, d'où il pourrait repartir lundi pour Caracas, via La Havane.

 

Les responsables de l'aéroport ont annoncé que l'appareil d'Aeroflot venant de Hong Kong avait atterri, mais n'ont pas pu confirmer que l'ancien consultant de la National Security Agency (NSA) recherché pour espionnage aux Etats Unis, se trouvait à bord.

 

De source proche de la compagnie aérienne, on indique toutefois qu'il avait réservé un siège sur ce vol. Selon des journalistes sur place, aucun signe de sa présence n'était décelable à l'aéroport Cheremetievo de Moscou, ou l'avion s'est posé. Pour la presse russe, il pourrait avoir été emmené en voiture dans les locaux d'une ambassade.

 

Snowden, qui s'était réfugié à Hong Kong début mai, est enregistré sur un vol de Moscou à La Havane lundi et a l'intention de se rendre ensuite au Venezuela, a-t-on ajouté de source proche d'Aeroflot.

 

Le South China Morning Post parle quant à lui de l'Islande, destination qu'Edward Snowden a lui-même évoquée dans la presse, ou l'Equateur, dont l'ambassade londonienne abrite Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks.

 

L'organisation spécialisée dans la divulgation d'informations sensibles dit l'avoir aidé à obtenir l'asile dans un « pays démocratique ». Elle précise sur Twitter qu'il est accompagné de diplomates et de conseillers juridiques.

 

« L'équipe juridique de Wikileaks et moi-même sommes motivés par la défense des droits et de la personne d’Edward Snowden », dit l'ancien juge espagnol Baltasar Garzon, directeur juridique de l'association et avocat de Julian Assange, lui-même recherché par la justice suédoise.

 

"Ce qu'on fait à Edward Snowden et Julian Assange pour avoir contribué à des révélations d'intérêt public porte atteinte au peuple », ajoute-t-il.

 

Le ministère américain de la justice dit quant à lui avoir été informé par les autorités de Hong Kong du départ de Snowden vers « un pays tiers ». Il ajoute qu'il continuera à solliciter la coopération judiciaire des pays où l'informaticien se rendrait.

 

« GRAVES CONSÉQUENCES »

 

Les autorités hongkongaises, auxquelles Washington avait demandé l'arrestation d'Edward Snowden en vue de son extradition, ont fait savoir qu'il avait quitté volontairement la région administration spéciale après y avoir été autorisé.

 

Selon elles, le dossier transmis par les Etats-Unis « n'était pas pleinement conforme aux conditions requises par la loi de Hong Kong. Puisque le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong n'a toujours pas les informations suffisantes pour traiter d'une requête de mandat d'arrêt provisoire, il n'existe aucune base juridique pour interdire à Edward Snowden de quitter Hong Kong », ont-elles précisé.

 

Samedi, la Maison blanche avait annoncé que des responsables américains étaient à Hong Kong pour négocier le retour de l'informateur.

 

« Si Hong Kong n'agit pas bientôt, cela compliquera nos relations bilatérales et soulèvera des questions sur l'engagement de Hong Kong vis-à-vis de l'Etat de droit », déclarait un responsable de l'administration Obama ayant requis l'anonymat.

 

À Moscou, Dimitri Peso, porte-parole de Vladimir Poutine, a dit tout ignorer des intentions du jeune homme âgé de 29 ans, ce qui n'a pas convaincu le sénateur américain Charles Schubert.

 

Pour l'élu démocrate, interrogé par CNN, le président russe a vraisemblablement donné son aval, ce qui aura de « graves conséquences » sur les relations bilatérales.

 

Les informations communiquées par Snowden ont permis de révéler l'existence très décrié de Prism, un vaste programme de surveillance de données informatiques circulant sur internet, des courriers électroniques par exemple, et de données téléphoniques.

 

Ses révélations, publiées début juin par le Guardian et le Washington Post, montrent comment la NSA a amassé quantité de données téléphoniques et numériques provenant de compagnies telles que Verizon, Gogo, Apple et Facebook.

 

Snowden a également affirmé que la NSA piratait depuis 2009 les ordinateurs d'institutions appartenant à l'ancienne colonie britannique, ainsi qu'à la Chine. Le système de l'université Swingua aurait été surveillé par la NSA, de même que des opérateurs de téléphonie mobile.

 

Ces dernières accusations, écrit l'agence officielle de presse Chine nouvelle, sont des « signes très troublants. Elles démontrent que les Etats-Unis, qui tentent de longue date de se faire passer pour la victime des cybernétiques, sont en fait devenu le principal coupable de notre époque », ajoute Chine nouvelle.

 

Pour certains observateurs, la Chine ne serait pas étrangère à la décision prise par le gouvernement local de l'ancienne colonie britannique, qui dispose d'un statut spécifique depuis sa restitution à Pékin, en 1997.

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 15:21

 

http://www.elmundo.es/elmundo/2013/06/23/madrid/1371982469.html

 

La « marée blanche » reprend la rue

Dimanche 23 Juin 2013

La Maison de la Défense de la Santé Publique de Madrid a appelé ce dimanche à une nouvelle « marée blanche » pour protester contre l'externalisation de six hôpitaux de la région décidée par le ministère de la santé.

 

Contre cette nouvelle manifestation dominicale, le ministre de la santé de la communauté de Madrid, Javier Fernández-Lasquetty, a déclaré que les organisateurs de cette nouvelle marée blanche « ne pensent pas beaucoup à la santé » mais suivent une « stratégie de pure confrontation » contre le gouvernement de la communauté de Madrid.

Javier Fernández-Lasquetty, lors de la présentation d'un plan visant à prévenir les effets de la chaleur, a déclaré aux journalistes qu'il croit que les organisateurs, parmi lesquels « des associations militantes radicales », pourraient sortir dans la rue pour « l'éducation ou pour toute autre question » et qu’à son avis  ils cherchent la confrontation.

Comme chaque troisième dimanche du mois depuis le début du conflit contre l'externalisation de la santé, les groupes qui composent la Maison commencent la manifestation à midi de la Puerta del Sol à la Puerta de Alcalá.

« Aucune légitimité démocratique »

En référence à l'externalisation de six hôpitaux, le directeur régional de la santé a insisté sur le fait que le service public est garanti « précisément » par ces mesures, qui sont à son avis « la garantie de continuer à avoir un système de santé publique viable dans une période de crise comme celle d’aujourd’hui ».

Interrogé sur le million de signatures contre le processus collectées par la Plateforme pour la Défense de la Santé Publique, il a répondu que « ce n’est pas une preuve de légitimité démocratique » et a insisté pour que cette action soit comprise comme « l’expression d’une opinion ».

« Je connais des personnes qui ont signé une vingtaine de fois », a déclaré le conseiller.

Pour sa part, la Plateforme des Assemblées des Travailleurs et des Usagers de la Santé a déclaré à la fin de la semaine dernière que cette nouvelle « marée blanche » avait une vocation « nationale » pour tenter de prouver que les citoyens rejettent toute forme de « démantèlement » de la santé publique. Par conséquent, le slogan de la manifestation est « pour un million de raisons, non à la privatisation de la santé publique ».

Des milliers de citoyens

La manifestation est soutenue par des milliers de citoyens sous le slogan « oui nous le pouvons » et ils ont lancé les bulletins de vote de la consultation populaire pour la santé avec la case cochée oui.

Pendant la lecture d'un manifeste contre les coupes budgétaires et pour la santé publique, ils ont lancé des slogans tels que « voleurs » et « rejoignez nous, ne nous regardez pas ».

La manifestation vient après des informations selon lesquelles les entreprises qui choisissent de gérer les six hôpitaux (HIMA San Pablo, Sanitas et le consortium de Ribera Salud) ont démontré qu’elles respectent les exigences des offres techniques.

Par ailleurs, l'ouverture des offres financières présentées par les entreprises (qui représente la moitié de l'évaluation du processus) et l’évaluation des plans techniques pour la gestion des hôpitaux sont prévues pour le 28 juin.

Par ailleurs, l'Association des Médecins Spécialistes de Madrid (AFEM), les syndicats AMYTS, SATSE et PSM ont déposé un recours contre le cahier des charges de l’appel d'offres public du ministère de la santé.

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