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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 19:57

 

Incidents lors de la manifestation contre Aube Dorée à Athènes

 

ATHENES (Reuters) - Des affrontements ont eu lieu mercredi soir à Athènes entre les forces de l'ordre et des militants antifascistes en marge d'une manifestation contre le parti d'extrême-droite grec Aube Dorée.

 

Plus de dix mille personnes avaient entrepris en fin d'après-midi de marcher en direction du siège d'Aube Dorée pour dénoncer le meurtre par un partisan de cette formation d'un rappeur engagé dans la lutte contre le racisme.

 

La police a interdit l'accès du siège du parti aux manifestants, mais plusieurs dizaines de protestataires cagoulés ou coiffés de casques de moto ont quitté le défilé, poursuivis dans les rues avoisinantes par les policiers.

 

La télévision a montré des poubelles incendiées et des vitrines de succursales bancaires brisées. La police a tiré des grenades lacrymogènes tandis que les manifestants répliquaient avec des cocktails Molotov et des pierres.

 

Les participants à la manifestation, brandissant des banderoles frappées du slogan « le fascisme, plus jamais » et reprenant des chants anti fascistes, avaient défilé tout d'abord place Syntagma, dans le centre de la capitale grecque, tout près du parlement où Aube Dorée compte dix huit élus.

 

LA GRÈVE ÉCLIPSÉE

 

Les rassemblements organisés par des étudiants, des syndicalistes et les partis de gauche, à Athènes mais aussi dans la deuxième ville du pays, Salonique, ont éclipsé la grève de quarante huit heures dans le secteur public, lancée pour protester contre les compressions d'effectifs exigées par les créanciers internationaux de la Grèce.

 

La mort de Pavlos Fissas, trente quatre ans, a suscité une vive émotion en Grèce et déclenché un mouvement de colère contre Aube Dorée, qui réfute le qualificatif de néo-nazi et dément toute implication dans le meurtre du rappeur le 17 septembre.

 

« Le meurtre odieux et lâche de l'anti fasciste Pavlos Fissas a montré qu'Aube Dorée est l'ennemi de la démocratie », a déclaré le syndicat de la fonction publique, ADEDY.

 

La radio grecque a diffusé un hymne anti fasciste datant de l'occupation du pays par les nazis durant la seconde guerre mondiale.

 

Selon un sondage ALCO pour le site internet www.newsit.gr , réalisé dans les jours ayant suivi la mort du rappeur, le soutien à Aube Dorée a chuté de quatre points, à 6,8%. Près de quatre vingt pour cent des grecs pensent que de tels actes constituent une menace contre la démocratie.

 

Le parti est sous le coup d'une enquête depuis la mort de Pavlos Fissas, qui a aussi entraîné un remaniement sans précédent de la police grecque en raison des soupçons sur son infiltration par des cellules d'extrême droite.

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 19:44

 

Le gouvernement défend Manuel Valls sur les roms

 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a défendu mercredi la politique de Manuel Valls envers les roms, après ses propos qui ont suscité des remous au sein même de la majorité et indigné des associations dénonçant des surenchères à six mois des élections municipales.

 

Le ministre de l'intérieur a réaffirmé mardi que les roms avaient vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie, jugeant leur mode de vie en confrontation avec celui des Français.

 

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a défendu la politique « portée avec fermeté et humanité par Manuel Valls », en affirmant que « le retour au pays fait partie de la palette des solutions ».

 

La politique en la matière doit être conduite avec « fermeté car la misère n'est pas un mode de vie et donc quand il doit y avoir démantèlement de camps, on les démantèle », a-t-elle déclaré lors du compte rendu du conseil des ministres.

 

Face aux critiques, Manuel Valls a répondu qu'il n'avait « rien à corriger », jugeant que « la responsabilité du ministre de l'intérieur consiste à tenir un discours de vérité » et s'est défendu de toute visée électoraliste.

 

« Il n'y a aucune stratégie de ma part. Mon seul objectif est d'assurer la sécurité de mes concitoyens », a-t-il dit lors de la présentation d'un plan anti-cambriolage.

 

Dans un éditorial, Le Monde dénonce mercredi « la faute » de Manuel Valls, qui a relancé, selon lui, le débat « exactement sur le terrain où l'avait placé la droite, l'impossibilité, sauf pour quelques familles, d'intégrer ces populations ».

 

Pour Viviane Reding, commissaire européenne à la justice, la polémique sur les problèmes d'insertion des roms en France est clairement instrumentalisée à des fins électorales en vue des échéances municipales et européennes de 2014.

 

« Si je ne me trompe pas, il y a de l'élection dans l'air en France. A chaque fois qu'on ne veut pas parler de choses importantes comme le budget ou les dettes, on trouve les roms », a-t-elle déploré sur France Info.

 

VALLS COMME SARKOZY ?

 

Dans un appel obtenu par Reuters, soixante dix personnalités du monde culturel, associatif et politique dénoncent avec le mouvement antiraciste européen la poursuite d'une « violente et absurde » politique d'expulsions qui, « par bien des aspects est la poursuite de celle menée par Nicolas Sarkozy ».

 

Elles rappellent que Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front National, a déclenché en juillet dernier les hostilités contre les roms avant que Christian Estrosi, maire UMP de Nice, ne lance un appel à la révolte, « véritable appel à la haine, contre les gens du voyage ».

 

« Puis Régis Cauchet, maire de Croix, a renchéri dans l'escalade ignominieuse en soutenant par avance les meurtriers de roms, avant que Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) n'alimente la stigmatisation nauséabonde », ajoute le texte.

 

L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy avait dit avoir « le sentiment d'une pression persistante et, dans certains quartiers, croissante » des roms, parlant de « harcèlement ».

 

Selon le mouvement antiraciste européen, depuis mai 2012, « l'équivalent de la totalité des quinze mille à vingt mille roms étrangers présents sur le territoire national ont été expulsés ».

 

Les signataires déplorent que l'obligation de toujours proposer des solutions de relogement, promesse électorale de François Hollande et mesure-clef de la circulaire interministérielle du 28 août 2012, ne soit pas respectée.

 

Ils appellent également la majorité à ne pas repousser l'examen la loi de suppression intégrale de la « loi discriminatoire de 1969, relative au contrôle des nomades ».

 

Celle-ci avait notamment instauré des carnets anthropométriques et permis la persécution des tsiganes en France pendant la seconde guerre mondiale.

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 19:27

 

Noël Mamère quitte les Verts en pleine tourmente

 

PARIS (Reuters) - Noël Mamère a jeté mercredi un pavé dans la mare d’Europe Ecologie Les Verts en annonçant qu'il quittait un parti miné à ses yeux par des querelles internes et sous la coupe de la « firme Duflot », du nom de la ministre du logement.

 

Pascal Durand, le secrétaire national d'EELV, critiqué par une partie des cadres du mouvement, a confirmé peu après qu'il ne briguerait pas un second mandat au congrès de novembre.

 

Noël Mamère, député de Gironde, a expliqué que les conditions dans lesquelles Pascal Durand a été poussé vers la sortie par les proches de Cécile Duflot pour avoir lancé un ultimatum à François Hollande avaient pesé dans sa décision.

 

Noël Mamère, soixante cinq ans, avait déjà annoncé qu'il ne voterait pas le budget pour 2014, alors que le parti a deux ministres au gouvernement, Cécile Duflot et Pascal Canfin, délégué au développement.

 

François de Rugy, co-président du groupe des Verts à l'assemblée nationale, a minimisé ce coup d'éclat sur France Info, expliquant qu'il s'agissait d'une « décision personnelle et d'un long cheminement ».

 

Il a souligné que l'élu, qui avait rejoint le mouvement il y a quinze ans, restait député et membre du groupe écologiste à l'assemblée, du moins jusqu'aux élections municipales de mars.

 

Il devrait alors choisir de rester maire de Bègles (Gironde) et de renoncer à son poste de député.

 

Barbara Pompili, co-présidente du groupe écologiste de l'assemblée, a déclaré à Reuters que les Verts étaient au gouvernement pour rester.

 

« On considère qu'on a passé un contrat avec le Parti Socialiste pour gouverner ensemble pendant cinq ans », a-t-elle dit en estimant que la transition écologique en cours démontrait la pertinence de cette présence.

 

Le député EELV Denis Baupin a estimé que Noël Mamère se trompait de combat en critiquant la participation des écologistes au gouvernement. « Noël dit que nos électeurs ne sont pas d'accord, mais dans tous les sondages quatre vingt dix pour cent assurent qu'ils veulent qu'on reste, qu'on pèse », dit-il sur son compte twitter.

 

« LES VRAIS PATRONS SONT DUFLOT ET SES AMIS »

 

Mais le député européen Daniel Cohn-Bendit, qui a pris de longue date ses distances avec EELV, lui donne raison.

 

« Je comprends la décision de Noël Mamère. Je partage le ras-le-bol sur le fonctionnement, le clanisme, les couples terrifiants qui règnent sur Europe Ecologie », a-t-il dit sur Europe 1.

 

Pour Noël Mamère, qui a réussi le meilleur score jamais atteint par un écologiste à l'élection présidentielle avec 5,25% des voix en 2002, le problème vient de la direction actuelle du mouvement.

 

« J'ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconnais pas le parti que j'ai représenté à la présidentielle en 2002. Notre parti ne produit plus rien, il est prisonnier de ses calculs et de ses clans », dit Noël Mamère à www.lemonde.fr .

 

« Pascal Durand est une variable d'ajustement. On le nomme en 2012 parce qu'il est compatible entre Europe Ecologie et Les Verts. La preuve est faite aujourd'hui que la greffe n'a pas pris. La manière dont il a été traité est humiliante. Les vrais patrons sont ceux qu'on appelle la firme, Cécile Duflot et ses amis. Même si Cécile Duflot est une bonne ministre, elle n'a pas lâché la direction des Verts », ajoute-t-il.

 

EELV « TRANSFORME L'OR EN PLOMB »

 

Pascal Durand, qui avait laissé entendre aux cadres d'EELV qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat lors du prochain congrès du mouvement, a confirmé qu'il jetait l'éponge.

 

« Puisque je ne peux plus être le rassembleur que je souhaitais être et que je ne veux surtout pas être un diviseur de l'écologie, j'en tire les conséquences », a-t-il déclaré au Nouvel Observateur.

 

Selon lui, les critiques qui ont suivi la semaine dernière son ultimatum à François Hollande sur la transition énergétique étaient « un prétexte. Si j'avais trahi ou commis une faute, j'aurais pu comprendre la violence des critiques. Mais là, j'ai porté la ligne du mouvement, je ne suis pas parti dans une dérive personnelle », regrette-t-il.

 

Selon des responsables d'EELV, trois courants se sont mis d'accord dimanche dernier sur une motion commune portée par Emmanuelle Cosse, vice-présidente du Conseil Régional d'Ile-de-France, qui prendrait de facto la place de Pascal Durand.

 

Nicolas Hulot, candidat malheureux à la primaire écologiste pour la présidentielle de 2012, a lui aussi estimé que le parti ne fonctionnait pas.

 

« Je ne sais pas si Noël Mamère a tort ou raison », a dit Nicolas Hulot sur RTL. « Ce qui est clair, c'est que dans cette formation politique il y a quelque chose qui ne marche pas. Ils ne rencontrent pas l'adhésion de la société ».

 

Avec le piètre score d'Eva Joly à la présidentielle de 2012, les Verts « ont transformé de l'or en plomb », estime l'ancien animateur de télévision.

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 16:36

 

Grève en Grèce contre les licenciements de fonctionnaires

 

ATHENES (Reuters) - Les fonctionnaires en Grèce ont entamé un mouvement de grève de quarante huit heures mardi pour protester contre un plan de réformes prévoyant des suppressions de postes et une mobilité imposée dans la fonction publique.

 

Le principal syndicat des fonctionnaires, ADEDY, a qualifié le projet du gouvernement de « plan le plus impitoyable » pour supprimer les droits des travailleurs.

 

Ce mouvement de grève intervient alors que la « troïka » (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International) doit rencontrer mardi le ministre de la réforme de l'administration, Kyriakos Mitsotakis, et faire le bilan des mesures engagées dans le pays.

 

Plusieurs milliers de manifestants, certains brandissant des banderoles « non aux sacrifices humains », d'autres faisant retentir des sifflets, ont défilé en direction du parlement place Syntagma, théâtre traditionnel des manifestations contre l'austérité.

 

« Le gouvernement doit réaliser qu'il ne peut pas licencier les gens comme cela », a déclaré Yiota Papadopoulos, une enseignante dans un lycée public de cinquante et un ans, qui craint de perdre son emploi.

 

Le ministère de la réforme administrative doit imposer à la demande de la troïka un plan de mobilité à vingt cinq mille fonctionnaires d'ici la fin de l'année. Ils feront alors l'objet d'une évaluation et se verront proposer d'autres emplois sous peine de licenciement.

 

Les douze mille cinq cent fonctionnaires concernés par ces mesures d'ici fin septembre, principalement des enseignants, personnels scolaire et des employés municipaux, ont été reçus au ministère.

 

Enseignants et personnels des hôpitaux publics avaient déjà débrayé mercredi dernier pour quarante huit heures afin de protester contre ces mesures.

 

En marge du mouvement de grève, des manifestations ont eu lieu après le meurtre du rappeur Pavlos Fissas, connu pour son engagement contre le racisme, poignardé par un sympathisant de la formation d'extrême droite Aube Dorée, il y a une semaine.

 

ADEDY, qui représente deux millions cinq cent mille salariés avec le syndicat du secteur privé GSEE, prévoit d'organiser un rassemblement anti fasciste Mercredi 25 Septembre 2013 place Syntagma à Athènes.

 

Le principal parti d'opposition de gauche, SYRIZA, a exhorté les grecs à rejoindre le rassemblement « pour défendre la démocratie, la dignité et la civilisation ».

 

« Une présence massive permettrait de condamner de manière retentissante les assassins de Pavlos Fissas issus d'Aube Dorée », dit le parti dans un communiqué.

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 16:20

 

L’une des Pussy Riot emprisonnée mise à l’isolement en Mordovie

 

MOSCOU (Reuters) - L'une des trois militantes du groupe féministe russe Pussy Riot a été mise mardi à l'isolement dans une cellule d'une colonie pénitentiaire de Mordovie après avoir entamé une grève de la faim pour protester contre « le travail forcé ».

 

Nadejda Tolokonnikova a été condamnée à deux ans de prison en août 2012 après avoir, avec deux autres militantes, entonné une « prière punk » en février de la même année dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou en invitant la Vierge Marie à chasser du pouvoir le président Vladimir Poutine.

 

La jeune femme a été placée dans une cellule individuelle sous surveillance médicale, disent les autorités pénitentiaires de cette république russe située à trois cent kilomètres au sud-est de Moscou.

 

Les responsables ont nié que ce transfert soit une sanction, affirmant que sa cellule constituait un « lieu sûr » où elle serait à l'abri de menaces émanant de ses codétenues.

 

Les autorités ont également assuré que les allégations de Nadejda Tolokonnikova sur des menaces de mort proférées à son encontre par un haut responsable de la colonie pénitentiaire numéro quatorze de Mordovie feraient l'objet d'une enquête.

 

La jeune femme risque, en revanche, de faire l'objet de mesures disciplinaires pour calomnie dans l'hypothèse où ses accusations se révèleraient infondées.

 

D'après une porte-parole des autorités pénitentiaires, la détenue vit désormais dans une cellule individuelle spacieuse équipée d'un lit, d'un réfrigérateur, de WC et d'un rangement pour ses affaires personnelles.

 

Lundi, dans un courrier diffusé par son mari, Piotr Verzilov, la militante avait annoncé qu'elle se mettait en grève de la faim pour refuser « de participer à l'esclavage de la colonie. Je continuerai jusqu'à ce l'administration commence à respecter la loi et cesse de traiter les femmes incarcérées comme du bétail », ajoutait-elle

 

Selon son témoignage, les détenues sont forcées à travailler jusqu'à dix sept heures par jour pour coudre des uniformes de police. Elles n'ont pas plus de quatre heures de sommeil par nuit.

 

Mardi, une ancienne avocate de l'ancien oligarque aujourd'hui emprisonné Mikhaïl Khodorkovski, qui a été incarcéré dans cette même colonie mordave, a déclaré à la station de radio Echo de Moscou que la plupart des allégations avancées par la jeune Pussy Riot étaient vraies.

 

Svetlana Bakhmina, qui a bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle en 2009 après avoir purgé six ans et six mois de prison, redoute que la lettre de plainte de Nadejda Tolokonnikova ne provoque des représailles collectives de la part des autorités contre ses codétenues.

 

Nadejda Tolokonnikova doit être libérée en mars 2014 avec sa camarade Maria Aliokhina, condamnée avec elle pour « vandalisme motivé par la haine religieuse ».

 

Ekaterina Samoutsevitch, la troisième militante arrêtée pour la « prière » anti Poutine, a écopé d'une peine avec sursis.

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 14:42

 

Nicolas Sarkozy reste mis en examen dans l’affaire Bettencourt

 

BORDEAUX (Reuters) - La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux a validé mardi l'expertise médicale qui est au coeur du volet abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt et la totalité de la procédure, ont annoncé les parties civiles.

Les douze mises en examen, dont celle de Nicolas Sarkozy, pour abus de faiblesse au détriment de l'héritière de L'Oréal, sont donc maintenues et les demandes de nullité de la procédure rejetées.

« La chambre de l'instruction vient de rendre sa décision et valide dans son intégralité la procédure », a déclaré l'avocat représentant la famille de Liliane Bettencourt, Nicolas Huc-Morel, à des journalistes.

L'avocat d'un des mis en examen a précisé qu'il saisirait la cour de cassation, laquelle pourrait se prononcer en urgence compte tenu de la présence dans le dossier d'un ancien président de la République.

Même si l'usage voudrait qu'ils patientent jusqu'à la décision de la cour de cassation, les trois juges en charge de l'affaire peuvent d'ores et déjà rendre leur ordonnance de règlement, indiquer quelles personnes parmi les mis en examen doivent bénéficier d'un non-lieu et lesquelles doivent être renvoyées en correctionnelle.

Tout en dénonçant une forme d'acharnement à l'encontre de Nicolas Sarkozy, la plupart des dirigeants de l'UMP ont modéré leurs critiques.

« J'ai dit que je ne commentais jamais les procédures de justice quand elles sont en cours », a déclaré à des journalistes Jean-François Copé, le président de l'UMP.

« Je trouve que cela ressemble effectivement à de l'acharnement. Je trouve regrettable qu'on en arrive là, mais la justice étant souveraine dans ses décisions, il faut l'accepter », a dit de son côté le député Patrick Ollier.

« ON A LE DROIT DE SAVOIR QUI NOUS JUGE »

En revanche, Nadine Morano, soutien inconditionnel de l'ancien président, a mis en cause l'impartialité des juges sur son compte twitter.

« Une question me taraude, je souhaite que la liste des juges membres du syndicat honteux de la magistrature soit publiée », a-t-elle écrit. « On a le droit de savoir qui nous juge. Nous prennent-ils pour des cons ? C'est la question que je me pose ».

La décision de la chambre de l'instruction est un coup dur pour la défense qui, en remettant en cause l'expertise constituant la clé de voûte des poursuites, espérait obliger les juges d'instruction à revoir une bonne partie des poursuites et même à annuler des mises en examen.

L'expertise médicale a en effet déterminé le 7 juin 2011 que la milliardaire, femme la plus riche du monde selon le classement du magazine Forbes, était en état de démence sénile depuis septembre 2006.

Elle était donc déterminante pour le sort judiciaire des douze personnes soupçonnées d'avoir profité de l'état de faiblesse de la milliardaire pour lui soutirer de l'argent, dont Nicolas Sarkozy pour financer sa campagne électorale de 2007.

Leurs avocats ont fait valoir que l'un des cinq médecins qui ont mené l'expertise, Sophie Gromb, était une proche du juge Jean-Michel Gentil, témoin de son épouse lors de son mariage.

LA FAMILLE BETTENCOURT ESPÈRE UN DÉNOUEMENT RAPIDE

A ces faits d'une « extrême gravité » susceptibles, selon eux, de remettre en cause l'impartialité de l'instruction, sont venus s'ajouter des soupçons sur la désignation de ces experts.

Le juge a en effet désigné deux neurologues qui n'étaient pas sur la liste de la cour au motif que les experts étaient pris, selon l'ordonnance de désignation de Jean-Michel Gentil.

Or, les avocats de la défense affirment que les experts officiels n'ont pas été contactés.

Pour Nicolas Huc-Morel, « cinq années se sont écoulées depuis le début de cette procédure et la famille n'aspire qu'à une chose, c'est que cette instruction se clôture et que les magistrats en charge de ce dossier prennent leur ordonnance de règlement dans les jours ou les semaines qui viennent ».

« L'ensemble des reproches que nous avons entendus ces derniers mois ne sont donc pas fondés, aucune mise en examen n'a été annulée. L'expertise a été validée par la cour d'appel », a ajouté l'avocat.

Pour sa part, le parquet a requis un non-lieu pour six des mis en examen, dont Nicolas Sarkozy, Eric Woerth et l'homme d'affaires Stéphane Courbit, et six renvois devant le tribunal correctionnel, dont ceux de François-Marie Banier et de Patrice de Maistre, le dernier mot revenant aux juges d'instruction.

« Bien évidemment, nous allons former un pourvoi en cassation », a déclaré de son côté à Reuters Pierre Cornut-Gentille, avocat du photographe et ami de Liliane Bettencourt François-Marie Banier, un des douze mis en examen.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:56

 

Manuel Valls critiqué après ses propos sur les roms

 

PARIS (Reuters) - Des associations s'élèvent contre les propos de Manuel Valls, qui a réaffirmé mardi que les roms avaient vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie, jugeant leur mode de vie en confrontation avec celui des français.

 

La ministre écologiste du logement, Cécile Duflot, s'est également démarquée des positions du ministre de l'intérieur, dont la politique de fermeté envers les roms sème le trouble au sein de la majorité.

 

Invité sur France Inter, le ministre de l'intérieur a estimé qu'il n'y avait pas d'autre solution que de « démanteler » progressivement les campements installés par ces populations et de « les reconduire à la frontière ».

 

« Oui, il faut dire la vérité aux français. Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » avec les populations locales, a-t-il ajouté.

 

Manuel Valls a jugé « illusoire de penser qu'on réglera le problème des populations roms à travers uniquement l'insertion ».

 

Il a estimé que les villages d'insertion ne concernaient « que quelques familles », seule une minorité de roms souhaitant s'intégrer en France.

 

Les démantèlements de camps de roms se sont multipliés ces dernières semaines à Lille, Lyon, La Courneuve ou Marseille, quelques mois avant l'ouverture totale des frontières pour les citoyens roumains et bulgares, le premier janvier 2014.

 

« STIGMATISATION »

 

« Il ne faut pas réfléchir à ces questions avec naïveté, il faut réfléchir avec deux éléments très importants, les valeurs, celles de la république, qui sont des valeurs de fraternité, notamment, et puis aussi à des moyens d'intervention », a dit Cécile Duflot à des journalistes.

 

La ministre a souhaité que des « réponses humaines et d'efficacité » soient mises en oeuvre pour s'attaquer au problème des bidonvilles.

 

Pour le mouvement européen contre le racisme (EGAM), les propos de Manuel Valls sont « d'une extrême gravité. Ils insinuent que des modes et lieux de vie seraient déterminés par une origine ethnique. Ils nient la liberté de circulation de citoyens européens qui sera effective en 2014 », écrit l'organisation dans un communiqué.

 

« Ils perpétuent une stigmatisation au sommet de l'état impulsé par l'ancienne majorité alors que nous avions attendu et réclamé une rupture humaniste et républicaine sur ces sujets », ajoute-t-elle.

 

Dans Le Figaro, Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile dénonce « l'irresponsabilité et l'hypocrisie totale » des propos de Manuel Valls.

 

« Je réponds qu'il est illusoire de penser qu'on réglera le problème des roms uniquement à travers le démantèlement des camps », dit-il. Cette vision « en noir et blanc » du ministre, « ne va pas dans le sens de l'apaisement ».

 

L'opposition de droite, qui réclame une politique plus ferme à l'encontre des roms, estime que les propos de Manuel Valls font partie de la campagne pour les élections municipales de mars prochain.

 

« Avec Manuel Valls, on a l'habitude de coups de menton, on a l'habitude de déclarations fortes mais on n'a pas l'habitude de l'action », a déclaré le président du groupe UMP à l'assemblée nationale, Christian Jacob.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 20:15

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/09/19/avec-ou-sans-lunettes/#article2

http://www.socialisme-2010.fr/fdgcrosne/page2.php

 

Contre la confusion aux municipales

 

Par Jean Luc Mélenchon

 

Cette fête de l'Humanité a été la meilleure que j'ai vécue depuis ma première participation à cet événement, il y a maintenant quelques années de cela. Ici, je parle de l'accueil que m'ont réservé les passants des allées que je croisais, les animateurs de stands que j'allais saluer et, d'une façon générale, tous ceux qui sont venus au-devant de moi, notamment dans le grand stand du Parti de Gauche. J'ai vu dans cet accueil un signal politique, le Front De Gauche, et les personnalités qui le composent, constituent dorénavant une identité politique profondément ancrée parmi les nôtres, qu'ils soient militants d'un parti, sympathisants ou simples électeurs fidèles. Certes, pour ce qui est des dirigeants, la consigne avait été clairement donnée dans chacune de nos organisations d'afficher les mines réjouies, des sourires complices et des accolades enthousiastes. Tout le monde s'y est tenu. Mais la vérité est qu’il n’y a pas eu besoin de se forcer. L'ambiance était bonne, fraternelle et davantage tournée sur l'actualité du monde et du pays que sur les problèmes internes. Pouvait-il en être autrement ? Ce n’est pas une affaire de personne qui est en cause. Tout le monde s’entend plutôt bien.

 

C’est une affaire de ligne d’action. De toute façon, pour ma part, je pensais que cela ne servait strictement à rien de surjouer l'ambiance scoutiste dans la mesure où les médias concernés avaient déjà défini leur position et leur analyse avant même que l'événement commence. Et pour cause, voilà deux mois que leur est servie sur un plateau une belle histoire de division du Front De Gauche commencée par des remarques pour soutenir Manuel Valls, très agressive contre mon style d’expression. Un moment analysé par tous les commentateurs comme les prémices des municipales et en effet aussitôt suivie d’une scène de théâtre de boulevard à propos de Paris avec mes amis dans le rôle du conjoint trahi.

 

En arrivant à la fête je ne savais pas quel serait l'état d'esprit moyen des participants. Pour finir, dans les allées, il n'y avait besoin d'aucune consigne pour que s'exprime avec force et de toutes les façons possibles, notamment sur mon passage, l'adhésion massive à la thèse de l'autonomie politique au premier tour de l’élection municipale.

D'ailleurs, le jour même, le journal Politis publiait une liste de plus de trente grandes communes où le choix d'une stratégie autonome de liste Front De Gauche avait été fait.

 

Faisons le point. Si sept sur neuf des organisations du Front De Gauche se sont dorénavant exprimées clairement en faveur de l'orientation d'autonomie au premier tour des élections municipales, tel n'est pas le cas au Parti Communiste Français où la discussion continue, ville par ville ! Celle-ci est assez ouverte pour que nous connaissions quelques-uns des nombreux cas où il y aura une liste autonome au premier tour regroupant l'ensemble des forces du Front De Gauche. C'est encourageant. Mais la situation globale du Front De Gauche n'est pas bonne parce que sa lisibilité est totalement brouillée par la situation à Paris et dans quelques villes emblématiques de la domination solférienne comme Nantes, Evry ou Toulouse, villes du premier ministre, du ministre de l’intérieur et du président de l’association des élus socialistes, avec qui nos camarades communistes préfèrent former une liste commune plutôt qu’avec les partenaires du Front De Gauche.

 

Au moment où toute la presse avance le marchepied à Marine Le Pen dont la stratégie est clairement dessinée comme une alternative globale au « système », nous patinons dans une valse-hésitation incompréhensible pour l'opinion. Je ne veux pas avoir de comportement politicien à ce sujet. Il ne s’agit pas de faire des sourires devant les caméras et de se donner des accolades hypocrites. Je n’accepte pas la situation. Le Front De Gauche est délibérément mis en danger dans tout le pays. Et cela principalement du fait de Paris ! Paris est symbolique et c’est bien normal. La négociation secrète avec les socialistes et la mise à l’écart de tous les partenaires du Front De Gauche est une rupture blessante.

 

« Le rassemblement » qui consiste à passer par-dessus bord ses camarades de combat pour aller faire cause commune avec ceux dont nous combattons tous les jours la politique ne créera aucune dynamique électorale pour ceux qui croient qu’ils vont en être les bénéficiaires. Mais peu nous chaud. Ce qui est plus grave c’est que cela peut nous faire reculer, nous aussi, qui restons fidèles à l’orientation d’indépendance du Front De Gauche, si nous sommes confondus avec cette lamentable opération. Ceux qui ont ajouté à tout cela des attaques ad hominem contre moi n’ont réussi qu’à donner une apparence très personnelle aux problèmes qui nous sont posés. Je sais très bien que cela ne me dessert pas, dans la profondeur du pays, d’être perçu comme celui qui résiste et qui est sincère et fidèle dans sa volonté politique et l’engagement pris avec la campagne présidentielle. Mais cela ne peut me contenter. Je ne cours aucun objectif personnel dans cette affaire. Ma vie est faite. Aujourd’hui, je ne vois qu’une chose, la confusion affaiblit le Front De Gauche. Les arguments avancés contre l’autonomie piègent toutes les listes du Front De Gauche. Et donnent du poids aux agresseurs qui nous attaquent à Saint-Denis ou Dieppe. C’est cela mon problème et celui de toute l’équipe du Parti de Gauche, et je ne cite qu’eux pour ne pas parler à la place des autres, communistes inclus, dont je connais cependant l’opinion !

 

Le brouillage actuel est appelé à durer des mois durant si nous n’y trouvons pas une parade. Je n’appelle pas une parade le fait de combiner dans un même discours des bordées d’attaques au canon contre le gouvernement avec de pieux couplets pour l’unité avec ses ministres aux municipales. Ce genre d’omelette norvégienne ne produira rien d’autre que le sentiment d’une embrouille. Aujourd’hui la confusion qu'introduit à la fois l'engagement personnel du secrétaire national du PCF en faveur de l'alliance avec les socialistes à Paris et le système d'annonces perlées tantôt d'un côté tantôt de l'autre selon les localités va se prolonger par une campagne électorale à géométrie variable ruineuse pour notre image collective.

 

Et aussi pour notre image particulière. Le PG ne peut accepter d’être entrainé dans cette impasse ni d’être confondu avec cet opportunisme. D’autant qu’il n’existe aucun indice d’amélioration de la gestion de cette situation ni de volonté de la maîtriser. Cette gestion au jour le jour est consternante. Il n’y a aucune discussion nationale sur l’ensemble de la carte de France. Les partisans de l’alliance à géométrie variable se lancent dans d’obscures allées et venues de marchands de tapis entre les socialistes et les militants fidèles au Front De Gauche.

 

Nous sommes réduits au rôle ridicule de potentiel deuxième choix et contraints de nous soumettre à un calendrier de décisions et de tractations qui ne sont pas les nôtres. A l’heure actuelle, aucune répartition des rôles et des têtes de listes n’a donc lieu dans le Front De Gauche pour garantir la diversité de sa représentation, donc sa crédibilité. De son côté, la discussion sur les européennes est elle aussi totalement mise en panne depuis juin. Pas d’interlocuteur ! On le comprend, comment préparer un dispositif global qui articule les deux campagnes avec un système d’alliance à géométrie variable ?

 

Dévorés par le débat interne, je crois que les responsables communistes ne se rendent plus compte de l’offre réelle qu’ils font à leurs partenaires, toutes les têtes de listes, partout en France, de l’arrondissement à la commune. Je ne dis rien des européennes pour ne pas laisser croire que je donne une dimension personnelle à mon propos. 

 

A quoi bon se cacher ce que va nous coûter cette gestion calamiteuse si on la laisse prendre le dessus. Le Front De Gauche devient invisible, perdu dans une obscure bataille vécue comme purement politicienne. La réalité est encore plus cruelle que les apparences. La stratégie d’alliance avec le PS au premier tour des municipales dans les grandes villes nous briserait les jambes. En fait c’est une bunkerisation dans un système d’alliances pauvre et étroit avec une équipe solférinienne à la ramasse. Elle nous couperait de toutes les jonctions possibles avec les forces qui s’en détachent et avec les mouvements sociaux qui l’affrontent déjà et l’affronteront demain davantage sous toutes les formes, il faut l’espérer. C’est le clivage qui permet le rassemblement et l’éducation de masse dans cette séquence de l’histoire.

 

L’objectif de la période pour nous c’est la construction d’une majorité alternative à gauche, combinant les luttes et les urnes. Il s’agit de sortir le pays du garrot néo libéral et de l’état de vassalisation où il se trouve. Evidemment, le Front De Gauche est l’instrument que nous avons construit pour atteindre cet objectif. Avec le résultat de l’élection présidentielle, nous avons gagné notre crédibilité aux yeux du pays. Dans l’année qui a suivi, nous avons fait la démonstration, grâce à nos deux grandes manifestations contre le traité européen le 29 septembre puis pour « le coup de balai » et la sixième république le 5 mai 2013. Dans cette dernière circonstance, la participation d’Eva Joly a ouvert un cycle de contacts et de discussion avec de nombreux groupes de Verts dans tout le pays. Parmi eux, la rupture avec le projet gouvernemental solférinien avance à grand pas. Comment peut-elle déboucher positivement sans faire émerger une construction politique nouvelle ? Cela n’est pas possible. Sinon quoi ? Ce sera l’émiettement dans le découragement, groupe après groupe. C’est ce problème qu’il faut prendre à bras le corps.

 

Notre parti s’en empare par tous les côtés à la fois, sur le plan des contacts personnels, celui de l’action commune comme celle de Notre-Dame-des-Landes et les autres luttes emblématiques du combat « écolo socialiste », le travail théorique avec les assises permanentes de l’éco socialisme, et ainsi de suite.

 

C’est un travail de fond, sérieux, appliqué, sans effets d’annonces ni cabrioles médiatiques. Mais on ne peut se contenter de bien travailler chaque dimension de la tâche à accomplir. Arrive le moment où il faut faire l’effort nécessaire pour que tout converge par l’action dans les consciences et dans les faits. En démocratie ce sont les élections qui permettent cette fusion de toutes les dimensions politiques.

 

Pour nous, les élections municipales doivent donc être une étape politique et non pas un temps mort localo localiste. Elles doivent être un point d’appui pour le travail que nous avons à accomplir. Lequel ? Ancrer et élargir le rassemblement de ceux qui ne veulent plus de la domination des solfériniens sur la gauche française. Les élections municipales sont une opportunité formidable pour élargir le front des forces qui veulent faire du neuf à gauche. Une occasion de faire vivre, en les déclinant au niveau local, les propositions de la radicalité concrète. Les solfériniens en ont une peur bleue. C’est tout leur dispositif en vue de domestiquer le reste de la gauche qui peut être battu en brèche.

 

Voilà pourquoi ils sont prêts à tout pour faire exploser le Front De Gauche, et davantage encore son projet de majorité alternative ! Tous leurs relais s’y emploient de tous côtés, de « Libération » aux barons locaux distributeurs de faveurs. Je fais le pari qu’ils ne parviendront à rien. Le front de l’autonomie à leur égard et de l’alternative radicale face à la droite va s’élargir vaille que vaille. Pour cela il faut ancrer notre lisibilité programmatique et stratégique. Il faut donc être autonome. Sans cela nous n’aurons aucune capacité d’entrainement, aucune crédibilité.

 

J’ai bien analysé les arguments qui sont opposés à la ligne de l’autonomie au nom du « rassemblement » que serait le retour au bercail de l’alliance immédiate avec le PS. Ce sont souvent des collections de phrases ambiguës qui veulent dire une chose et son contraire. Mais quels arguments clairs et ouverts ? Je n’en entends pas. Ou bien des sottises. Par exemple que nous ne voudrions jamais aucun socialistes sur nos listes ! Le contraire ! Un socialiste qui rompt avec la politique d’austérité et qui le dit est le bienvenu ! Ou qu’il s’agirait de faire des listes dans chaque village, ce qui est hors de portée. Absurde ! On ne parle d’autonomie obligatoire que dans les villes de plus de vingt mille habitants. Cela ne veut pas dire que l’autonomie ne serait pas une bonne chose ailleurs également. Cependant je sais dans quel état de délabrement et de résignation est la gauche. Je recommande de faire pour le mieux et je m’en remets aux camarades sur le terrain pour savoir s’ils peuvent ou non parvenir à former des listes dans des conditions politiquement claires et significatives. J’ai assez milité en milieu rural ou péri-urbain pour savoir combien la situation peut y être difficile, ne serait-ce que pour faire exister la gauche, parfois. Personne ne peut me reprocher de l’ignorer.

 

Mais j’ai aussi été candidat gagnant, puis perdant, puis gagnant de nouveau aux élections cantonales. J’ai dirigé de nombreuses campagnes municipales, gagnantes et perdantes. Je n’ai hérité de rien, jamais. Et quand j’ai quitté le parti socialiste je suis allé solliciter le mandat du peuple sur le terrain, au suffrage direct, dans les élections européennes, dans une circonscription sans siège sortant ! Je n’ai pas cherché à utiliser ma position pour obtenir un arrangement avec les socialistes pour faire renouveler le siège de sénateur que j’avais auparavant brillamment conquis dans mon département d’alors et dont j’étais toujours l’élu pour trois ans encore ! Je suis heureux que notre travail collectif, le Front De Gauche était naissant et inconnu en 2009, nous ait permis de faire la démonstration d’autonomie politique dont nous avions besoin. Je veux mentionner tout cela, que je résume, pour signaler que je ne suis pas sans expérience électorale, ni comme candidat ni comme dirigeant. Tout le contraire. Ceux qui m’ont vu a l’œuvre dans les européennes ou dans la présidentielle peuvent en attester, je crois. 

 

Dès lors quand je parle d’autonomie dans les villes à partir de vingt mille habitants, je pense savoir de quoi je parle. Ce sont des villes où le vote est aussi très politique. Il y a deux tours dans cette élection et il est exceptionnel qu’une liste l’emporte dès le premier. Examiné du strict point de vue électoral, le « rassemblement avec les socialistes » est le prototype de la fausse bonne idée. Dans le contexte actuel du gouvernement solférinien, alors que l’abstention va être massive, disparaître au premier tour c’est diminuer la gauche et non pas l’augmenter ! Croire que les électeurs du Front De Gauche sont prêts à aller se ranger derrière un socialiste sans y être obligés, c’est mal connaître la force qui s’est construite dans l’élection présidentielle sur notre candidature commune. Après ce qui vient d’être vécu cette année, des retraites en passant par la Syrie et l’amnistie sociale, nos électeurs iront à la pêche s’ils n’ont pas l’occasion d’avoir un choix à gauche au premier tour. Disparaître au premier tour c’est aussi très mal préparer le second tour, sans réserve. Je n’admets donc pas l’argument d’après lequel il faudrait disparaître et faire des listes avec les solfériniens dès qu’un accord serait bien négocié « pour faire barrage à l’extrême droite et à la droite ». Sans avoir rassemblé d’abord les nôtres, il n’y a aucune majorité possible. Je ne suis pas davantage d’accord avec l’idée que ce serait au risque de perdre, parce que ce risque est celui de n’importe quelle élection. Pourquoi le « risque de gagner » est-il écarté par principe ?  

 

Le seul type d’accord qui vaille c’est celui dont la calculette fixe le contour. C’est-à-dire celui dont le suffrage populaire fixe le contenu et les sièges par le nombre de vote qu’il accorde. C’est d’ailleurs ce que préparent les solfériniens qui nous agressent à Saint-Denis, à Dieppe et partout où il y a des mairies du Front De Gauche. Dans ce cas ils n’ont aucun argument politique pour le faire, à part le fameux « pousse toi de là que je m’y mette ». Et pourtant ils le font. Pourquoi ? Parce que leur but est de nous détruire. L’absorption ou l’affrontement sont les deux faces d’une même tactique de destruction pour eux. Ils sont prêts à payer le prix en sièges distribués pour cela. Dans ces conditions, le fait de faire liste commune avec les solfériniens dans la capitale, si visible et emblématique dans tout le pays, serait une faute majeure. De tous côtés, cela sera vécu comme une perte de visibilité politique, un marchandage sans principe, quelle que soit la pureté des intentions des auteurs de l’accord. Dès lors, l’impact national serait destructeur dans des centaines de communes où nos listes, nos sortants comme nos candidats en conquête, paieraient un prix démesuré. Je n’ai pas besoin de dire moi-même ici ce que vont être les arguments des socialistes dans tout le pays. Donc nous ne laisserons pas faire.

 

Il y aura une liste autonome de l’autre gauche dans Paris comme partout ailleurs, au premier tour. A Paris, Danielle Simonnet en a lancé la campagne la semaine passée ! Que devient alors le « Front De Gauche » si une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les socialistes ? C’est la question que nous sommes en train d’étudier. Dans les faits un front d’un type nouveau sera présent, certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes l’auront rejoint peut-être. Mais plus rien ne sera comme avant.

  

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:47

 

Athènes enquête sur les liens entre la police et l’extrême droite

 

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec a ordonné l'ouverture d'une enquête sur une possible collusion entre des policiers et le parti d'extrême droite Aube Dorée dont un sympathisant a poignardé à mort un chanteur de rap dans un quartier populaire d'Athènes.

 

Cinq hauts responsables de la police nationale ainsi que le chef de la police du quartier de Nikaia où s'est produit le meurtre mardi dernier ont été transférés et vont être remplacés, dans le cadre de l'enquête demandée par le ministère de la protection publique.

 

Le parquet a ordonné cette enquête à la suite d'articles de presse affirmant que des policiers étaient « activement impliqués » dans les activités d'Aube Dorée et pourraient avoir participé à des actions illégales.

 

« Le ministre est déterminé à dissiper tous les doutes planant sur les forces de l'ordre », précise un communiqué de la police. La mort du rappeur anti fasciste Pavlos Fissas a soulevé une vague d'indignation et provoqué des manifestations contre l'extrême droite dans plusieurs villes du pays.

 

Un suspect, un homme de quarante cinq ans inculpé samedi pour homicide volontaire et placé en détention, présenté comme sympathisant d'Aube Dorée, a dit n'entretenir que de « vagues » liens avec le parti d'extrême droite. Il dit avoir agi en état de légitime défense, a-t-on appris de sources judiciaires.

 

Certaines critiques estiment que la police ignore sciemment les activités d'Aube Dorée, voire qu'elle est infiltrée par cette formation ultra nationaliste. Quatre policiers d'Evia, dans le centre de la Grèce, ont été suspendus lundi pour ne pas avoir enquêté sur la présence à proximité de locaux d'Aube Dorée de personnes portant illégalement armes et battes de base ball, a déclaré le ministère public. Deux autres ont démissionné, invoquant des raisons personnelles, a-t-il ajouté.

 

Pour le chef du parti de gauche SYRIZA, Alexis Tsipras, « ils ont pensé qu'Aube Dorée était un petit serpent et qu'ils pourraient l'aplatir. Maintenant, il est sur le point de nous étouffer ».

 

La police a fréquemment refusé d'enquêter sur des attaques racistes menées par des membres d'Aube Dorée contre des immigrés, rapporte la presse lundi, citant un dirigeant de la communauté pakistanaise à Athènes.

 

La cote du parti d'extrême droite a reculé de 2,5 points depuis le meurtre de Pavlos Fissas, selon un sondage Rass pour le quotidien Eleftheros Typos publié lundi. La popularité dans l'opinion d'Aube dorée est passée à 5,8% contre 8,3% dans un précédent sondage réalisé avant le meurtre.

 

Les grecs sont 77,8% à penser que le parti d'extrême droite est lié à cet assassinat et 13,5% à estimer le contraire. Pour 57,6% des personnes interrogées, la présence du parti Aube Dorée dans la vie politique grecque est une menace pour la démocratie.

 

Aube Dorée, qui est devenue la troisième force politique du pays en exploitant le mécontentement croissant de la population face aux mesures d'austérité imposées par le gouvernement, a condamné le meurtre et démenti toute implication.

 

Pour 47,5% des sondés, Aube Dorée est une « organisation fasciste » et ils sont 30,7% à juger qu'il s'agit d'une « organisation criminelle sous couvert de parti politique ».

 

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 17:31

 

LE PLUS VIEUX DEBAT DU MOUVEMENT OUVRIER

 

Il y a depuis des années maintenant une discussion politique relative aux positions politiques de Bernard Friot et de son association, l’association d’éducation populaire « Réseau Salariat ».

Je prendrais le risque d’une présentation rapide de cette position. C’est d’abord une position de défense du système de sécurité sociale français et du statut de la fonction publique, plus généralement de défense des acquis sociaux de plusieurs dizaines d’années de lutte des classes du prolétariat contre la bourgeoisie en particulier dans les états impérialistes d’Europe occidentale. C’est ensuite une revendication d’extension de ces acquis sociaux, en particulier à travers l’instauration d’un salaire universel.

Deux des principaux contradicteurs de la position de Bernard Friot sont Alain Bihr et Serge Goudard. Alain Bihr est animateur de la revue « A Contre courant ». Serge Goudard est animateur de la revue « L’Insurgé » et de la tendance syndicale « Emancipation ». Je ne les diffuserais pas en format word pour des raisons de longueur.

Le message d’Alain Bihr est disponible à l’adresse ci-dessous

 http://www.alencontre.org/debats/universaliser-le-salaire-ou-supprimer-le-salariat-a-propos-de-lenjeu-du-salaire-de-bernard-friot.html

Le message de Serge Goudard existe en deux versions.

Il y avait d’abord une version longue en 2011. Elle est disponible aux adresses ci-dessous

http://www.lacommune.org/spip.php?article742

http://la-sociale.viabloga.com/news/un-projet-politique-redoutable

Il y a aussi une version courte plus récente. Vous la trouverez à l’adresse ci-dessous

http://www.alencontre.org/debats/bernard-friot-un-neo-reformisme-propositionnel.html

Bernard Friot participait aussi cette année à l’université d’été du NPA. Vous trouverez ci-dessous l’introduction à ce débat

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29640

De mon point de vue, cette discussion est un très bon symbole en soi de la crise idéologique de la gauche et de l’extrême gauche française.

C’est tout simplement la dernière version du plus vieux débat du mouvement ouvrier international, le débat relatif aux conditions du renversement du capitalisme, à l’alternative de la réforme et de la révolution. Le renversement du capitalisme sera-t-il le résultat d’une série de réformes économiques graduelles ou bien d’une révolution dont les deux principales caractéristiques sont l’expropriation du capital et la destruction de l’appareil d’état bourgeois ?

Il y a dans cette discussion beaucoup d’outrance, de caricature et de polémique mais la caricature la plus importante n’est pas la caricature des positions de Friot par ses contradicteurs ou bien des positions de ses contradicteurs par Friot, c’est l’auto caricature des positions de Friot par Friot lui-même et l’auto caricature des positions de ses contradicteurs par ses contradicteurs eux-mêmes.

L’hypothèse et la perspective de nouvelles conquêtes sociales dans le cadre du mode de production capitaliste, dans une situation dans laquelle le capitalisme connaît la plus importante crise économique de toute son histoire, me semble complètement surréaliste et utopique.

Il faut donc une critique des positions de Friot mais si cette critique commence et passe d’abord et avant tout par une simple répétition de la citation de Marx relative à l’abolition du salariat, nous n’avancerons pas beaucoup dans la discussion.

La discussion relative à l’alternative entre la réforme et la révolution, entre le programme minimum et le programme maximum, entre le but final et le mouvement pour la réalisation du but final, connaissait son paroxysme à la fin du dix neuvième siècle et au début du vingtième siècle.

Dans le cadre de cette discussion, un certain Trotsky écrivait en 1938 il y a soixante quinze ans un certain programme de transition.

Si nous défendons à nouveau aujourd’hui soixante quinze ans plus tard les positions d’avant 1938, comme si le capitalisme était encore dans sa période progressiste, ou bien comme si nous posions la question du passage immédiat du capitalisme au communisme, nous polémiquerons beaucoup entre nous et nous n’avancerons pas beaucoup dans la discussion.

Bernard Fischer

 

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