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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 19:16

 

http://www.humanite.fr/monde/voyage-en-enfer-dans-l-etau-d-alep-553422

 

Voyage en enfer dans l’étau d’Alep

Mardi 19 Novembre 2013

La journaliste italienne Francesca Borri a réalisé ce reportage courant octobre. Elle raconte l’évolution de la cité quand l’espoir des débuts du soulèvement se mue en calvaire pour une population prise entre exactions du régime et des djihadistes.

 « Relax » dit Alaa. Alors que nous passons le dernier check-point et que nous entrons dans la ville, le tir d’un mortier déchire subitement l’air. « Maintenant que tu es à Alep, tu es en sécurité », assure-t-il tout en se baissant pour éviter d’être dans le champ d’un sniper.

La première fois que je suis venue ici, il y a un peu moins d’un an, je ne portais même pas de voile sous mon casque. Plus tard, après le voile, on m’a demandé de porter un pull long. Puis, après le pull long, quelque chose qui me couvrait jusqu’aux chevilles.

Aujourd’hui, il faut aussi qu’à mon annulaire j’exhibe une bague de mariée. « Parce que tu dois toujours marcher aux côtés d’un homme, l’homme auquel tu appartiens », me dit-on. Et parce que, maintenant, les islamistes commandent.

Et parce que la priorité, pour beaucoup d’entre eux, est la charia (la loi islamique), plutôt que Bachar Al Assad. Maintenant que les crimes du régime sont mélangés aux crimes des rebelles, l’accès est refusé aux journalistes. Dix-huit d’entre eux, d’entre nous sont actuellement portés disparus. Et donc, mon casque s’est transformé en voile, mon gilet pare-balles en hijab. La seule façon d’entrer discrètement dans Alep est de ressembler à un syrien. Furtivement. « Mais ce n’est pas le voile », me met en garde une femme, qui m’a immédiatement identifiée comme une étrangère à ma peau, à mes doigts. « Pour ressembler à une syrienne en ce moment, tu dois être sale, émaciée et sans espoirs », dit-elle.

Alep n’est rien d’autre que la faim, la faim et l’islam. Dans les rues, les gens vendent tout. Comme s’ils avaient éparpillé à même le sol leur salle à manger, les théières, les télévisions, les téléphones, tout ou, pour être plus précise, des fragments de tout. Alep n’est que ruines, quelqu’un vous vend une poussette, quelqu’un d’autre, les roues. Dans les allées étroites, préférables aux grandes rues, plus soumises aux tirs de mortier, au moment de la célébration de l’Aïd, les garçons sont sur le côté droit, utilisant en guise de jouets des kalachnikovs en plastique. La partie gauche est réservée aux filles, déjà voilées.

Les médecins sont pratiquement des enfants

Environ un million de syriens, ceux qui n’ont pas pu payer les cent cinquante dollars pour une voiture qui les emmènera jusqu’à la frontière turque, vivent ici, dans cette zone sous le contrôle de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Des douzaines d’enfants aux vêtements usés, pieds nus, défigurés par les cicatrices dues à la leishmaniose, une maladie parasitaire, marchent dans les traces de leurs mères, complètement couvertes, noires de la tête aux pieds.

Tous ont un bol à la main, cherchant une mosquée pour demander du pain. Ils vous transpercent avec leurs yeux lorsque vous passez près d’eux, comme tous les vrais enfants de la guerre. Ils sont épuisés, ne parlent pas, leurs yeux reflètent l’horreur.

Il y a aussi ces enfants fauchés par les missiles d’Assad et dont les morceaux, têtes, bras et jambes, jonchent les couloirs des hôpitaux. Où les victimes arrivent toujours par deux. Parce que, à Alep, à côté d’un cadavre il y a toujours le corps de celui qui s’est aventuré à le secourir et a été abattu par un sniper. Les médecins sont aussi pratiquement des enfants, des novices en tout cas, « parce que les autres sont soit partis soit morts. Pendant que le monde pense au gaz, nous continuons à être tués par tout autre chose », explique Abou Yazen, vingt-cinq ans, devenu chef des toubibs. Il n’admet pas seulement n’avoir pratiquement pas de stocks de pansements, mais également qu’il n’a pas la moindre idée de comment traiter la majorité des patients. « C’est une chose d’amputer une jambe, c’en est une autre d’avoir affaire à une ischémie ». À l’extérieur, près de l’entrée, une tente avec un seau et une brosse, le seul antidote disponible contre une attaque chimique.

En théorie, les zones tenues par les rebelles ont une administration civile, le conseil révolutionnaire. Mais il a été nommé de l’extérieur par la Coalition Nationale Syrienne, qui est l’opposition à Bachar al Assad créée artificiellement par la communauté internationale.

Une coalition dont personne ne tient compte ici, l’accusant plutôt de discourir sur la Syrie dans le confort d’un hôtel turc cinq étoiles. De toute façon, la nouvelle municipalité ne reçoit que quatre cent mille dollars des donateurs pour réhabiliter le réseau d’électricité, désinfecter les rues, rouvrir les écoles. Et il n’y a bientôt plus d’argent.

Dans ce contexte, alors que j’avais demandé à rencontrer le gouvernement local, je n’avais aucune raison de m’étonner me retrouver devant la cour islamique, où chaque groupe rebelle a son représentant. C’est ainsi, alors que j’étais à Alep clandestinement, que j’ai été introduite dans la maison de Luay, un membre d’al-Qaida, avec la forme noire de sa femme faisant le café derrière la porte fermée. Je lui demande quelle loi ils appliquent. Il répond « la charia », voulant ainsi dire qu’ils ne s’appuient sur aucun code écrit mais sur la volonté des juges.

« Parce que, selon notre tradition, les juges sont experts en jurisprudence, ce sont des hommes sages et influents, qui ont la confiance de la communauté ». À la différence près qu’à Alep, comme d’habitude, ils sont tous partis ou morts et, donc, les juges sont aussi des novices.

Luay a trente-deux ans. Avant la guerre, il suivait une formation d’avocat. « Ce n’est pas facile, bien sûr, admet-il. D’abord, parce que tout le monde a une arme ici et n’a pas besoin d’une cour pour rendre la justice. Mais, par-dessus tout, il n’est pas facile de s’occuper des crimes commis par les combattants. Saccages, extorsions, lorsque nous avons tenté d’instruire un dossier contre Nemer, le chef d’une des milices les plus violentes, ses hommes ont encerclé le tribunal jusqu’à ce que nous abandonnions les charges ».

Traverser Alep est comme jouer votre vie aux dés

D’un autre côté, cette même cour a promulgué une interdiction d’emprunter la Karaj al Hajez, plus communément désignée « rue des snipers », parce qu’elle marque la séparation entre les deux parties d’Alep (l’une tenue par les rebelles, l’autre par le gouvernement central). Comme dans un livre de Stephen King, elle est dominée par les trois minarets d’une mosquée.

Traverser est comme jouer votre vie aux dés. La cour a fait apposer un panneau sur lequel on peut lire « qu’il est interdit de transporter de la nourriture ou des médicaments ». Car si, auparavant, le régime a assiégé et affamé la partie de la ville tenue par les rebelles, ce sont maintenant les rebelles qui, ayant pris possession de toutes les routes entrant dans Alep, assiègent et affament la partie de la ville tenue par le régime.

Malgré tout, les gens scotchent des côtelettes de viande sur leur corps ou remplissent des téléviseurs d'oeufs durs. Parfois, un tir sec, quelqu'un meurt. Pendant une demi heure, une heure, la rue se vide. Le corps reste là, en plein soleil. Un chat vient le renifler. Puis un premier habitant, timidement, surgit d'une rue adjacente. Il hésite, se décide à traverser, rapidement. Un second, puis un troisième, arrive. Bientôt, la rue s'est de nouveau remplie. Le corps est toujours là. Dans les minarets, les snipers attendent, patiemment.

Les syriens ne se réfèrent plus aux « zones libérées », mais à Alep Est et Alep Ouest. Sur leurs téléphones mobiles, ils ne vous montrent plus les photos de leurs fils ou de leurs frères tués par le régime, mais simplement les photos, les belles photos d’Alep avant la guerre. Parce que, ici, plus personne ne combat le régime. Les rebelles se battent entre eux. Ceux qui ne sont pas occupés par les pillages et les extorsions sont occupés avec l’État Islamique d’Irak et du Levant (EIIL), le groupe lié à al-Qaida dont le but est l’instauration d’un califat et qui prétend se faire appeler al Daoulat, l’état, comme un nouveau régime. « Nous sommes moins libres qu’auparavant », assure un membre d’une des rares ONG encore présentes à Alep. « Parce qu’avant, si vous restiez en dehors de la politique, personne n’interférait dans vos choix privés. Maintenant, ils interdisent la musique, l’alcool et les cigarettes ».

La ligne de front ne bouge pas. Dans la vieille ville, l’unité de l’Armée Syrienne Libre avec laquelle j’étais « embedded » (embarquée), il y a un an, est à la même place. Le quartier de Salaheddine aussi. Les maisons, défoncées par les tirs d’artillerie, restent vides. Dans l’une, en ruine, on aperçoit une lampe et un rideau qui se balancent sous les rafales de vent, vestiges de vies normales. Dans un coin, pelotonné sur une chaise, l’habituel chat qui semble endormi. En réalité, il est mort.

Sur les rives, tout n’est que taudis

La guerre est devenue si naturelle que, lorsqu’un mortier entre en action, les enfants ne tournent même plus la tête. Ce n’est que lorsque des rafales retentissent qu’ils se querellent. « C’est une doshka », dit Ahmed, six ans. « Non, c’est une kalachnikov à canon court », rétorque Omar, le même âge. « Tu entends ? C’est plus léger qu’un draganov ».

Le lieu le plus emblématique, la vraie ligne de front en fin de compte, est Bustan al Qasr. Cet endroit a toujours été l’épicentre des manifestations du vendredi, le déclic pour tout. Mais, ce jour-là, ne participent à la manifestation que des enfants. Parce que les autres sont partis ou sont morts. Et ceux qui ne sont ni partis ni morts ont simplement disparu, comme Abou Maryam, l’un des militants les plus remarqués. Traqué par le régime puis par les rebelles, il a été finalement arrêté par les islamistes de l’EIIL. Il a disparu. La manifestation est dirigée par son neveu, Nasma. Pas d’essence, ils poussent une voiture sur laquelle sont placés les haut-parleurs.

En revanche, ceux qui n’ont pas disparu sont les déplacés, installés dans un camp, abrités par la rivière. Sur les rives, tout n’est que taudis, des assemblages de bric et de broc, de la tôle, des planches, des morceaux de plastique. Soudain, vous réalisez que vous êtes au milieu de tout cela, qu’il y a des femmes, des enfants, des vieillards, estropiés et muets, des bouches vides de dents, un garçon atteint du syndrome de Down à même le sol, son dîner fait de riz et de vers posé sur un morceau de carton.

Ibtisam Ramdan, vingt-cinq ans, vivait ici avec ses trois enfants et la tuberculose sur le déversoir rance d’un égout. Mais un jour, elle s’est aventurée dehors avec le plus jeune de ses fils, à la recherche de pain. Elle n’a trouvé qu’un sniper. Ses deux autres enfants étaient affamés. Il était trop dangereux de les rejoindre, jusqu’à ce qu’un mortier les réduise finalement en poussière.

Quelques mètres plus haut, là où se rejoignent Alep Est et Alep Ouest, la rivière régurgite les restes d'hommes exécutés d'une balle dans la nuque, les mains liées.

On ne sait pas qui ils sont. Des rebelles exécutés par des loyalistes ou des loyalistes exécutés par des rebelles ? Cela dépend d'où on se place. Ou peut être simplement du courant. 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:03

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/le-parti-gauche-s-engage-dans-les-campagnes-boycott-desinvestissement-sanctions-l-egard-d-israel-25718

 

Le Parti de Gauche s’engage dans les campagnes de Boycott Désinvestissement Sanction à l’égard d’Israël

 

Lundi 18 Novembre 2013

 

François Hollande, en visite en Israël, a déclaré aux plus hauts représentants politiques israéliens que « jamais vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits ».

 

Il nous faut donc rappeler ici que l’état d’Israël bafoue constamment le droit international. La bande de Gaza est toujours sous blocus illégal, et constitue une véritable prison à ciel ouvert pour un million cinq cent mille habitants. Israël détient toujours des milliers de prisonniers politiques palestiniens, et ce n’est pas la libération de vingt six d’entre eux tout récemment qui change la situation, d’autant que quelques jours après, quatre palestiniens ont encore été tués par l’armée israélienne. Le plan Prawer de judaïsation du Néguev prévoit toujours de déplacer près de soixante dix mille bédouins palestiniens de citoyenneté israélienne dans des cités réserves. La colonisation de la Cisjordanie se poursuit sans faiblir, alors même que le secrétaire d’état américain, John Kerry, visiblement lui-même gêné par les agissements du gouvernement israélien, était en visite dans le pays, les autorités annonçaient de nouvelles autorisations pour la construction de cinq mille logements, à Jérusalem Est et en Cisjordanie. Enfin, le gouvernement israélien n’a aucunement l’intention de respecter les frontières d’un hypothétique état palestinien puisqu’il a bien indiqué sa volonté de maintenir une présence militaire dans la vallée du Jourdain, accompagnée d’un projet de construction d’une « barrière de sécurité » entre la Cisjordanie et la Jordanie, dès lors que celle entre Israël et le Sinaï égyptien serait terminée.

 

Après le vote favorable de la France pour que la Palestine soit intégrée à l’Assemblée Générale de l’ONU comme membre observateur, notre pays doit reconnaître l’état palestinien de manière bilatérale. De plus, il est temps de passer des discours aux actes, en prenant de réelles sanctions à l’égard du gouvernement israélien pour le contraindre à appliquer les dizaines de résolutions de l’ONU le concernant.

 

Le Parti de Gauche appelle François Hollande à exiger du gouvernement de Benjamin Netanyahu la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, le gel et le démantèlement des colonies, la levée du blocus de Gaza et la reconnaissance de l’état palestinien dans les frontières de 1967. Il appelle les citoyens en France, à se mobiliser pour les droits de l’ensemble des palestiniens, droit de vivre dans un état viable en toute souveraineté, dans les frontières de 1967, et égalité des droits en Israël.

 

De plus, face au renforcement de la politique d’oppression du gouvernement israélien à l’encontre de   l’ensemble des palestiniens, le bureau national du Parti de Gauche réuni le 16 novembre a décidé d’engager le Parti de Gauche dans le soutien aux campagnes de BDS France (Boycott Désinvestissement Sanction). Chacun peut agir, notamment en boycottant les produits israéliens, en exigeant des entreprises françaises qu’elles ne participent pas à la colonisation et la politique d’apartheid du gouvernement israélien, et en demandant au président et au gouvernement français d’appliquer de réelles sanctions à l’encontre de l’état d’Israël. La paix ne pourra advenir qu’en obligeant Israël à respecter les palestiniens et leurs droits universels.

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:46

 

 

http://www.humanite.fr/politique/front-de-gauche-nouvel-echange-en-vue-de-2014-553401

 

Front De Gauche, nouvel échange en vue de 2014

 

La direction du mouvement, réunie Lundi 18 Novembre 2013, a abordé les prochaines élections municipales après des semaines de tensions. Une discussion de fond qui laisse nombre de questions en suspens.

 

C’est à un « échange pacifié », selon l’un des participants, à « une discussion assez franche qui n’avait pas eu lieu depuis des mois », selon un autre, que s’est livrée, hier, la coordination nationale du Front De Gauche sur un sujet qui fâche, les élections municipales de 2014.

 

« Rien de conclusif » n’a été arrêté, explique Ingrid Hayes, de la Gauche Anticapitaliste.

 

« L’origine de la crise » serait, selon elle, liée au « choix des communistes parisiens » d’une alliance avec le Parti Socialiste, mais aussi, plus globalement, « à un rejet du gouvernement qui ne profite pas au Front De Gauche ».

 

De son côté, Éric Coquerel, qui a répertorié « cent soixante villes où tout le Front De Gauche est uni », a rappelé la volonté du Parti de Gauche de présenter systématiquement des listes autonomes par rapport au Parti Socialiste dans les villes de plus de vingt mille habitants.

 

Tandis que le PCF a réaffirmé sa stratégie de rassemblement à gauche contre les politiques d’austérité et en fonction des contextes locaux.

 

« Il n’est pas vrai que la même politique est menée partout et que le rapport de forces s’exerce de la même manière », a insisté Marie-Pierre Vieu, au nom des communistes qui continuent de se prononcer au niveau local.

 

« Il n’est pas question pour nous de remettre en cause leur souveraineté », a prévenu la dirigeante.

 

Si, dans nombre de cas, le Front De Gauche est uni localement, des questions restent en suspens comme l’utilisation du nom et du logo dans les villes où ses composantes sont en désaccord, la stratégie de second tour, le cas de villes telles que Dieppe où le Parti de Gauche présente un candidat contre le maire sortant communiste, ou encore la convention municipale proposée par le Parti de Gauche avec « des représentants de toutes les listes du Front De Gauche, donc autonomes des listes gouvernementales », pas vraiment du goût du PCF.

 

Une rencontre bilatérale entre le PCF et le Parti de Gauche a été actée, sans qu’aucune date n’ait pour l’instant été fixée. Le Front De Gauche dans son ensemble devrait également se pencher sur ces questions précises à l’occasion d’une nouvelle réunion, sans doute la semaine prochaine.

 

En attendant, il s’attelle à la préparation de sa marche du Dimanche Premier Décembre 2013 à Paris, pour la justice fiscale et sociale, qui devrait partir de la Place d’Italie  

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:30

 

Liberté sous caution en Russie pour neuf membres de Greenpeace

 

SAINT-PETERSBOURG, Russie (Reuters) - La justice russe a autorisé Mardi 19 Novembre 2013 la remise en liberté sous caution de neuf militants étrangers de Greenpeace, dont un français, après avoir fait de même pour trois russes qui figuraient aussi parmi les trente personnes arrêtées lors d'une action contre une plate-forme pétrolière de l'Arctique.

 

Le tribunal de Saint-Pétersbourg, qui doit se prononcer sur le maintien ou non des militants en prison au terme de leur période de détention préventive, dimanche prochain, a d'abord accordé la libération sous caution au néo-zélandais David Haussmann et à la brésilienne Ana Paula Maciel.

 

Il a ensuite permis à sept autres militants étrangers, le français Francesco Pisanu, les argentins Miguel Hernan Perez Orzi et Camila Speziale, le canadien Paul Ruzycki, l'italien Cristian d'Alessandro, le polonais Tomasz Dziemanczuk et la finlandaise Sini Saarela, de bénéficier de cette mesure.

 

Greenpeace a dit ignorer si, dans les faits, ils auront la possibilité de rentrer chez eux en attendant leur procès ou l'abandon des poursuites. Selon l'un des avocats de la défense, les militants étrangers de Greenpeace peuvent théoriquement quitter la Russie mais le droit russe les oblige dans le même temps de se tenir à la disposition des enquêteurs.

 

Ils recouvreront la liberté une fois que leur caution, fixée pour chacun à deux millions de roubles (quarante cinq mille deux cent euros), aura été payée.

 

Les trente prévenus, vingt huit militants de l'organisation écologiste et deux journalistes, sont inculpés de vandalisme et passibles de sept ans d'emprisonnement, pour avoir tenté d'escalader la plate-forme Prirazlomnaïa, appartenant à Gazprom, le 28 septembre.

 

Pendant l'audience de mardi, Ana Paula Maciel a brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire « emprisonnement illégal, honte à la Russie », avant d'éclater en sanglots une fois sa libération accordée.

 

TROIS RUSSES LIBÉRÉS

 

Des tribunaux de Saint-Pétersbourg, où les accusés ont été transférés la semaine dernière après une détention à Mourmansk, ont autorisé depuis lundi la libération de trois ressortissants russes contre une caution elle aussi de deux millions de roubles, mais refusé celle de l'australien Colin Russell, opérateur radio à bord du brise-glace Arctic Sunrise.

 

« Je n'ai rien fait de mal. Je ne comprends pas les raisons pour lesquelles je suis détenu », a dit Colin Russell, qui n'avait pas tenté de monter à bord de la plate-forme, après la prolongation lundi de sa détention jusqu'au 24 février.

 

La justice s'est montrée plus clémente envers l'infirmière russe Yekaterina Zaspa, remise en liberté parce qu'elle n'avait pas participé à l'abordage. Elle a aussi accordé la liberté sous caution à Denis Siniakov, un photographe qui se trouvait à bord du bateau lorsque les gardes-côtes l'ont arraisonné, et à Andreï Allakhverdov, un militant.

 

Pour justifier sa décision au sujet de Denis Siniakov, le juge a souligné qu'il s'agissait d'un citoyen russe marié et père d'un enfant, ce qui réduisait la probabilité d'une fuite à l'étranger.

 

« L'affaire se transforme en grosse farce », a réagi dans un communiqué Mads Christensen, représentant de Greenpeace. L'ONG, qui explique qu'il s'agissait d'une manifestation pacifique, demande l'abandon de l'ensemble des poursuites.

 

Greenpeace a dit espérer que la libération de ses militants intervienne vendredi, quand le Tribunal International du Droit de la Mer (TIDM), saisi par les Pays-Bas, où l'Arctic Sunrise est immatriculé, pourrait rendre son verdict dans cette affaire. La Russie a refusé de se faire représenter à l'audience du TIDM et pourrait ignorer la décision de la justice internationale.

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:18

 

Attentat meurtrier contre l’ambassade d’Iran à Beyrouth

 

BEYROUTH (Reuters) - Un double attentat à l'explosif contre l'ambassade d'Iran au Liban mardi à Beyrouth a fait une vingtaine de morts, dont un attaché culturel iranien, et près de cent cinquante blessés.

 

Selon des responsables libanais, les images recueillies par les caméras de surveillance montrent qu'un kamikaze a été l'origine d'une première déflagration devant la façade de l'ambassade vers laquelle il courait. Une voiture piégée a ensuite explosé, deux bâtiments plus loin.

 

Les images diffusées par les chaînes locales de télévision montrent des cadavres calcinés sur le sol et les restes enflammés de véhicules. Plusieurs bâtiments ont été endommagés.

 

L'ambassadeur d'Iran, Ghazanfar Roknabadi a fait état de la mort d'Ebrahim Ansari, attaché culturel. Il se rendait à son travail. Le ministère libanais de la Santé rapporte que vingt trois personnes au moins ont été tuées et cent quarante six autres blessées.

 

Les brigades Abdullah Azzam, un groupe lié au réseau islamiste al Qaïda, ont revendiqué l'attentat, via le compte twitter du guide spirituel de l'organisation, le cheikh Sirajeddine Zuraiqat. « C'était un double martyre mené par deux héros sunnites du Liban », a-t-il écrit.

 

En Syrie, pays frontalier, les rebelles majoritairement sunnites en lutte contre le régime du président Bachar al Assad ont menacé de s'attaquer aux alliés chiites de Damas, notamment l'Iran et le Hezbollah libanais.

 

CRISE POLITIQUE

 

Le Hezbollah, particulièrement implanté dans le sud de Beyrouth, s'est engagé à combattre aux côtés de Damas aussi longtemps que nécessaire.

 

Le conflit syrien a aussi alimenté une crise politique majeure au Liban. Le Premier ministre, Najib Mikati, a démissionné en mars, mais aucun gouvernement n'a pu être formé depuis.

 

En France, l'Elysée a condamné l'attentat « avec la plus grande fermeté et réitéré son soutien au gouvernement libanais pour préserver l'unité nationale ».

 

Au mois d'août, une série d'attaques à la voiture piégée avait tué au moins soixante six personnes dans des quartiers chiites et sunnites de Beyrouth, et dans la ville de Tripoli, dans le Nord.

 

L'Iran a jugé que l'attaque de mardi servait avant tout les intérêts d'Israël, l'un de ses plus ardents adversaires sur le plan international, comme il l'a fait précédemment pour des attentats de ce type au Liban.

 

« Quiconque mène ces attaques dans des circonstances aussi sensibles, quel que soit son camp, sait directement ou indirectement qu'il sert les intérêts de l'état sioniste », a dit l'ambassadeur Gazanfar Roknabadi.

 

Ali Ammar, un cadre du Hezbollah, a prévenu que son organisation, qualifiée de « résistance » par ses partisans, ne serait pas intimidée par l'attentat.

 

« Celui qui a fait cela, quel qu'il soit, est un terroriste monstrueux », a-t-il déclaré. « Le message de la résistance, c'est qu'elle continuera. Elle continuera à mener ses efforts pour vaincre Israël et vaincre les terroristes ».

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 20:47

 

Deux militants de Greenpeace libérés sous caution en Russie

 

SAINT-PETERSBOURG, Russie (Reuters) - La justice russe a autorisé lundi la remise en liberté sous caution de deux russes, une infirmière et un journaliste indépendant, figurant parmi les trente personnes arrêtées le 28 septembre lors d'une action de protestation de Greenpeace contre une plate-forme pétrolière dans l'Arctique.

 

Les trente prévenus, vingt huit militants de l'organisation écologiste et deux journalistes, sont inculpés de vandalisme et passibles de sept années d'emprisonnement.

 

Un tribunal de Saint-Pétersbourg, ville où les accusés ont été transférés la semaine passée après une détention à Mourmansk, a autorisé la libération de la ressortissante russe Yekaterina Zaspa, trente sept ans, contre une caution de deux millions de roubles (soixante et un mille trois cent dollars).

 

Le tribunal a jugé que Yekaterina Zaspa, infirmière sur le brise-glace Arctic Sunrise de Greenpeace, ne faisait pas partie des militants qui avaient tenté d'escalader la plate-forme Prirazlomnaïa.

 

Une décision identique a été rendue pour Denis Siniakov, un photographe de trente six ans qui se trouvait à bord de l'Artic Sunrise lorsque les gardes-côtes russes ont arraisonné le bateau.

 

L'Australien Colin Russell, opérateur radio à bord de l'Artic Sunrise, n'a en revanche pas obtenu de libération sous caution de la part d'un autre tribunal.

 

« Je n'ai rien fait de mal. Je ne comprends pas les raisons pour lesquelles je suis détenu », a déclaré Colin Russell, amené menotté devant le tribunal. Il n'avait pas tenté de monter à bord de la plate-forme pétrolière.

 

On ignore la raison de cette différence de traitement.

Pour justifier sa décision au sujet de Denis Siniakov, le juge a souligné qu'il s'agissait d'un citoyen russe marié et père d'un enfant, ce qui réduisait la probabilité d'une fuite à l'étranger.

 

« L'affaire se transforme en grosse farce », a réagi dans un communiqué Mads Christensen, représentant de Greenpeace, en réclamant la libération de tous les accusés.

 

Jusqu'à présent, les autorités judiciaires avaient refusé toutes les demandes de remise en liberté sous caution présentées par les prévenus dont la période de détention préventive s'achève dimanche.

 

Le ministère public russe avait demandé une prolongation de trois mois de la détention des trente accusés en insistant sur le risque de fuite hors de Russie en cas de remise en liberté.

 

Plusieurs militants avaient tenté le 28 septembre de grimper sur la plate-forme de Prirazlomnaïa avant l'intervention des garde-côtes russes qui avaient arraisonné l'Arctic Sunrise.

 

Greenpeace affirme que la manifestation était pacifique et demande l'abandon des poursuites. 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 18:41

 

STRATEGIES ELECTORALES D HIER ET DE DEMAIN

 

Il y avait Samedi 2 Novembre 2013 deux manifestations pour la défense de l’emploi en Bretagne, il y avait une manifestation à Quimper et il y avait une manifestation à Carhaix. Les principaux organisateurs de la manifestation de Quimper étaient le MEDEF et la FNSEA. Le principal organisateur de la manifestation de Carhaix était la CGT. Le NPA participait à la manifestation de Quimper et le Parti de Gauche participait à la manifestation de Carhaix. Le NPA n’était pas le principal organisateur de la manifestation de Quimper et le Parti de Gauche n’était pas le principal organisateur de la manifestation de Carhaix.

 

Il y a une violente polémique entre le NPA et le PG quant à ce choix de manifestation. Cette polémique est absurde. Le NPA manifeste ou il veut, c’est le problème des militants du NPA et de personne d’autre. Le Parti de Gauche manifeste où il veut, c’est le problème des militants du Parti de Gauche et de personne d’autre.

 

Il y avait donc dans la manifestation de Quimper des militants d’extrême droite, des patrons, des syndicalistes, des militants du NPA et des anarchistes, les uns entraient de temps en temps dans le champ de vision des autres. Cette situation n’est elle pas finalement la plus parfaite description de la profonde crise économique, sociale, politique et idéologique de la société française, d’une société au bord de la crise de nerfs, comme disent les médias ?  

 

La société française connaît depuis plus de trente ans une alternance de régimes et de gouvernements de la vraie droite et de la fausse gauche. Il y avait d’abord pendant cinq ans entre 1981 et 1986 une majorité présidentielle et parlementaire de gauche. Il y avait ensuite pendant deux ans entre 1986 et 1988 une première cohabitation entre un président de la république de gauche et un premier ministre de droite. Il y avait ensuite pendant cinq ans entre 1988 et 1993 à nouveau une majorité présidentielle et parlementaire de gauche. Il y avait ensuite pendant deux ans entre 1993 et 1995 une deuxième cohabitation entre un président de la république de gauche et un premier ministre de droite. Il y avait ensuite pendant deux ans entre 1995 et 1997 une majorité présidentielle et parlementaire de droite. Il y avait ensuite pendant cinq ans entre 1997 et 2002 une troisième cohabitation entre un président de la république de droite et un premier ministre de gauche. Il y avait ensuite pendant dix ans entre 2002 et 2012 une majorité présidentielle et parlementaire de droite. Dans tous les cas, depuis plus de trente ans, tous les gouvernements font des politiques de droite en application des directives de la troïka européenne.

 

La construction d’une véritable alternative de gauche et d’extrême gauche pose beaucoup de problèmes. Depuis des dizaines d’années, le principal d’entre eux était l’existence, la domination et la stratégie des partis communistes d’Europe occidentale. Pendant des dizaines d’années, les partis communistes d’Europe occidentale défendaient les institutions de chacun de leurs pays au nom d’un discours communiste révolutionnaire.

 

En Italie, c’était la défense de la république italienne de 1946 par le compromis historique entre la Démocratie Chrétienne et le Parti Communiste Italien. En Espagne, c’était la défense du régime de la transition post franquiste et de la monarchie juancarliste par le Parti Communiste Espagnol. En France, pendant cinquante ans, le Parti Communiste Français ne menait jamais aucune campagne contre les institutions gaullistes de la cinquième république.

 

La base la plus fondamentale de la stratégie du Parti Communiste Français était et est toujours la stratégie d’union de la gauche, la stratégie d’alliance entre le PCF et le Parti Socialiste. Cette stratégie aboutissait à une première catastrophe, la dernière candidature du PCF au premier tour des élections présidentielles, la candidature Buffet en 2007, faisait moins de deux pour cent des voix. Deux ans plus tard, en 2009, un groupe significatif de responsables et de militants de la gauche du Parti Socialiste, dont le principal d’entre eux était Mélenchon, quittait le Parti Socialiste, fondait le Parti de Gauche et participait à la création du Front De Gauche dont les deux principales composantes étaient et sont toujours le PCF et le Parti de Gauche.

 

Mélenchon était le candidat du Front De Gauche au premier tour des élections présidentielles de 2012 et il faisait onze pour cent des voix, quatre millions d’électeurs. La candidature Mélenchon provoquait une discussion politique à l’intérieur de l’extrême gauche française. Des gauchistes critiquaient la candidature Mélenchon sous le prétexte selon lequel elle donnait une nouvelle jeunesse au PCF, elle retardait la crise du PCF. Comme d’habitude, ils ne comprenaient rien. La fondation du Front De Gauche et la candidature Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de 2012 ne retardait pas, elle précipitait la crise du PCF.

 

Moins de deux ans plus tard, nous y sommes. La campagne pour les élections municipales françaises du mois de mars 2014 commençait depuis de nombreuses semaines. Au centre de cette campagne électorale, il y a la stratégie d’alliance entre le PCF et le Parti Socialiste à travers le bilan de la gestion des actuelles municipalités d’union de la gauche et la présentation de candidatures communes d’union de la gauche au premier tour des élections municipales de mars 2014.

 

La gestion de plusieurs milliers de communes françaises par des municipalités d’union de la gauche depuis des dizaines d’années est l’une des deux bases existentielles les plus fondamentales de la gauche française.

 

Plus de vingt ans après la disparition de l’union soviétique, après des dizaines d’années d’intégration européenne et plus de cinq ans après l’éclatement de la crise des dettes souveraines en Europe occidentale, nous en arrivons aujourd’hui à la fin d’un cycle historique.

 

Le PCF consulte ses militants dans toutes les régions, dans tous les départements et dans toutes les communes, les militants du PCF ont le choix entre trois propositions pour le premier tour des élections municipales, la reconduction des listes d’union de la gauche, la présentation de listes du Front De Gauche ou bien la présentation de listes du PCF.

 

La stratégie de la direction nationale du PCF est toujours la même, c’est toujours la stratégie d’union de la gauche, elle jetait toutes ses forces dans la bataille de Paris et elle aboutissait à une petite majorité de cinquante sept pour cent des militants de la fédération de Paris du PCF pour la participation à la campagne de la liste de l’actuelle mairie socialiste de Paris.

 

Dans toutes les régions, dans tous les départements, dans toutes les communes, les militants et les sections du PCF votent, pour certains d’entre eux à une très large majorité, pour des listes du Front De Gauche au premier tour des élections municipales.

 

L’actuelle direction nationale du PCF est ultra minoritaire dans son propre parti. Les résultats sont dans les médias régionaux. La commission électorale nationale ne les publie pas. La centralisation de ces résultats n’est la stratégie de personne. Un premier message donne la liste d’une quarantaine de villes de plus de cent mille habitants dans lesquelles la majorité des militants du PCF votaient pour des listes du Front De Gauche au premier tour des élections municipales. J’écrirais d’autres messages relatifs à ces questions et à leurs conséquences politiques.    

  

Bernard Fischer 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:44

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-cgt-chimie-rassemblement-de-convergence-des-luttes-le-28-novembre-a-bercy-121063961.html

http://www.fnic.cgt.fr/actualites/actualites-a-la-une/258-medef-responsable-gouvernement-coupable.html

 

Rassemblement de convergence des luttes Jeudi 28 Novembre 2013 à 10 heures à Paris à Bercy devant le ministère de l’industrie

 

MEDEF responsable, gouvernement coupable

 

Serions-nous condamnés à courber l’échine sous la politique antisociale appliquée dans notre pays ? Sommes-nous à l’époque où seuls quelques footballeurs millionnaires seraient capables de faire grève en France ?

Ce sont les patrons, bien identifiés, connus, qui décident de réorganiser nos entreprises, fermer nos sites et alourdir nos charges de travail.

C’est le gouvernement, qui fait le choix au quotidien d’accompagner cette politique patronale en votant la loi de sécurisation (qui reprend l’ANI de janvier 2013), en allongeant la durée de cotisations pour la retraite et en prenant une part active et déterminante des décisions prises à Bruxelles et qui s’appliquent à toute l’Europe.

Ce sont les médias, au service d’entreprises nationales, qui nous abreuvent de « news » sans aucun intérêt, qui veulent nous faire croire que l’austérité est la seule politique possible et qui nous cachent les mobilisations des peuples contre l’austérité, comme celles encore du 19 octobre dernier au Portugal et en Italie.  

La seule alternative, présentée comme « possible » à l’alternance entre la droite décomplexée et la social-démocratie actuelle, sert de terreau à l’extrême-droite. Qui a intérêt à porter ce sentiment, cette option politique de l’extrême-droite ? Qui les finance ?

Réponse, ce sont d’abord les riches, le grand patronat !

L’extrême-droite affirme que le problème, c’est les immigrés. Mais jamais elle ne dit que le problème, c’est le rendement du capital imposé par les employeurs, pour gagner toujours plus de profit.

L’extrême-droite affirme que le problème, c’est le « système », désignant par-là l’alternance PS-UMP. Mais jamais elle ne dit que si beaucoup d’entre nous s’appauvrissent, sont au chômage, c’est parce qu’il faut engraisser quelques ultra-riches. Ni que ce détournement a lieu sur le lieu même de production de richesses, à savoir, dans chaque entreprise.

Ce n’est pas en glissant un bulletin dans une urne, et encore moins le bulletin du pire, que les salariés pourront « plus tard » voir leur situation s’améliorer. Ne déléguons à personne le pouvoir de décider de notre avenir, de nos conditions de vie et de travail !

C’est en agissant eux-mêmes que les salariés verront leur situation s’améliorer, comme le montrent les nombreuses luttes gagnantes que taisent les médias, à l’image de ces salariées de Ceacom au Havre, qui ont imposé après douze jours de grève, une augmentation de leurs salaires de dix pour cent.

Agir nous mêmes, maintenant ! Et non laisser agir d’autres, « plus tard ». C’est tout le sens de l’appel que la Fédération de la Chimie de la CGT lance à tous les syndicats, et tout particulièrement dans les entreprises en lutte, pour un rassemblement Jeudi 28 novembre 2013 à 10 heures à Bercy devant le ministère de l’industrie, pour que ce gouvernement soit obligé de prendre en compte nos revendications en matière d’emploi industriel, de salaires et de protection sociale.

Jeudi 28 Novembre 2013 à Bercy, un rassemblement de convergence des luttes qui doit montrer toute notre détermination à imposer une autre politique industrielle

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:19

 

http://www.marxists.org/francais/inter_com/1915/zimmerwald.htm

http://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/11/10/proletaires-deurope

 

Manifeste de la conférence de Zimmerwald (1915)

 

Prolétaires d’Europe

 

Voici plus d'un an que dure la guerre ! Des millions de cadavres couvrent les champs de bataille. Des millions d'hommes seront, pour le reste de leurs jours, mutilés.  

 

L'Europe est devenue un gigantesque abattoir d'hommes. Toute la civilisation créée par le travail de plusieurs générations est vouée à l'anéantissement. La barbarie la plus sauvage triomphe aujourd'hui de tout ce qui, jusqu'à présent, faisait l'orgueil de l'humanité.

 

Quels que soient les responsables immédiats du déchaînement de cette guerre, une chose est certaine, la guerre qui a provoqué tout ce chaos est le produit de l'impérialisme. Elle est issue de la volonté des classes capitalistes de chaque nation de vivre de l'exploitation du travail humain et des richesses naturelles de l'univers. De telle sorte que les nations économiquement arriérées ou politiquement faibles tombent sous le joug des grandes puissances, lesquelles essaient, dans cette guerre, de remanier la carte du monde par le fer et par le sang, selon leurs intérêts.

 

C'est ainsi que des peuples et des pays entiers comme la Belgique, la Pologne, les états balkaniques, l'Arménie, courent le risque d'être annexés, en totalité ou en partie, par le simple jeu des compensations.

 

Les mobiles de la guerre apparaissent dans toute leur nudité au fur et à mesure que les événements se développent. Morceau par morceau, tombe le voile par lequel a été cachée à la conscience des peuples la signification de cette catastrophe mondiale.

 

Les capitalistes de tous les pays, qui frappent dans le sang des peuples la monnaie rouge des profits de guerre, affirment que la guerre servira à la défense de la patrie, de la démocratie, à la libération des peuples opprimés. Ils mentent. La vérité est qu'en fait, ils ensevelissent, sous les foyers détruits, la liberté de leurs propres peuples en même temps que l'indépendance des autres nations. De nouvelles chaînes, de nouvelles charges, voilà ce qui résultera de cette guerre, et c'est le prolétariat de tous les pays, vainqueurs et vaincus, qui devra les porter.

 

Accroissement du bien être, disait on, lors du déchaînement de la guerre.

 

Misère et privations, chômage et renchérissement de la vie, maladies, épidémies, tels en sont les vrais résultats. Pour des dizaines d'années, les dépenses de la guerre absorberont le meilleur des forces des peuples, compromettront la conquête des améliorations sociales et empêcheront tout progrès.

 

Faillite de la civilisation, dépression économique, réaction politique, voilà les bienfaits de cette terrible lutte des peuples.

 

La guerre révèle ainsi le caractère véritable du capitalisme moderne qui est incompatible, non seulement avec les intérêts des classes ouvrières et les exigences de l'évolution historique, mais aussi avec les conditions élémentaires d'existence de la communauté humaine.

 

Les institutions du régime capitaliste qui disposaient du sort des peuples, les gouvernements, monarchiques ou républicains, la diplomatie secrète, les puissantes organisations patronales, les partis bourgeois, la presse capitaliste, l'église, sur elles toutes pèse la responsabilité de cette guerre surgie d'un ordre social qui les nourrit, qu'elles défendent et qui ne sert que leurs intérêts.

 

Ouvriers

 

Vous, hier, exploités, dépossédés, méprisés, on vous a appelés frères et camarades quand il s'est agi de vous envoyer au massacre et à la mort. Et aujourd'hui que le militarisme vous a mutilés, déchirés, humiliés, écrasés, les classes dominantes réclament de vous l'abdication de vos intérêts, de votre idéal, en un mot une soumission d'esclaves à la paix sociale. On vous enlève la possibilité d'exprimer vos opinions, vos sentiments, vos souffrances. On vous interdit de formuler vos revendications et de les défendre. La presse jugulée, les libertés et les droits politiques foulés aux pieds : c'est le règne de la dictature militariste au poing de fer.

 

Nous ne pouvons plus ni ne devons rester inactifs devant cette situation qui menace l'avenir de l'Europe et de l'humanité.

 

Pendant de longues années, le prolétariat socialiste a mené la lutte contre le militarisme, avec une appréhension croissante, ses représentants se préoccupaient dans leurs congrès nationaux et internationaux des dangers de guerre que l'impérialisme faisait surgir, de plus en plus menaçants. A Stuttgart, à Copenhague, à Bâle, les congrès socialistes internationaux ont tracé la voie que doit suivre le prolétariat.

 

Mais, partis socialistes et organisations ouvrières de certains pays, tout en ayant contribué à l'élaboration de ces décisions, ont méconnu, dès le commencement de la guerre, les obligations qu'elles leur imposaient. Leurs représentants ont entraîné les travailleurs à abandonner la lutte de classe, seul moyen efficace de l'émancipation prolétarienne. Ils ont accordé aux classes dirigeantes les crédits de guerre. Ils se sont mis au service des gouvernements pour des besognes diverses. Ils ont essayé, par leur presse et par des émissaires, de gagner les neutres à la politique gouvernementale de leurs pays respectifs. Ils ont fourni aux gouvernements des ministres socialistes comme otages de « l’union sacrée ». Par cela même ils ont accepté, devant la classe ouvrière, de partager avec les classes dirigeantes les responsabilités actuelles et futures de cette guerre, de ses buts et de ses méthodes. Et de même que chaque parti, séparément, manquait à sa tâche, le représentant le plus haut des organisations socialistes de tous les pays, le bureau socialiste international manquait à la sienne.

 

C'est à cause de ces faits que la classe ouvrière, qui n'avait pas cédé à l'affolement général ou qui avait su, depuis, s'en libérer, n'a pas encore trouvé, dans la seconde année du carnage des peuples, les moyens d'entreprendre, dans tous les pays, une lutte active et simultanée pour la paix dans cette situation intolérable, nous, représentants de partis socialistes, de syndicats, ou de minorités de ces organisations, allemands, français, italiens, russes, polonais, lettons, roumains, bulgares, suédois, norvégiens, hollandais et suisses, nous qui ne nous plaçons pas sur le terrain de la solidarité nationale avec nos exploiteurs mais qui sommes restés fidèles à la solidarité internationale du prolétariat et à la lutte de classe, nous nous sommes réunis pour renouer les liens brisés des relations internationales, pour appeler la classe ouvrière à reprendre conscience d'elle même et l'entraîner dans la lutte pour la paix.

 

Cette lutte est la lutte pour la liberté, pour la fraternité des peuples, pour le socialisme..

 

Il faut entreprendre cette lutte pour la paix, pour la paix sans annexions ni indemnités de guerre. Mais une telle paix n'est possible qu'à condition de condamner toute pensée de violation des droits et des libertés des peuples. Elle ne doit conduire ni à l'occupation de pays entiers, ni à des annexions partielles. Pas d'annexions, ni avouées ni masquées, pas plus qu'un assujettissement économique qui, en raison de la perte de l'autonomie politique qu'il entraîne, devient encore plus intolérable.

 

Le droit des peuples de disposer d'eux mêmes doit être le fondement inébranlable dans l'ordre des rapports de nation à nation.

 

Prolétaires

 

Depuis que la guerre est déchaînée, vous avez mis toutes vos forces, tout votre courage, toute votre endurance au service des classes possédantes, pour vous entretuer les uns les autres.

 

Aujourd'hui, il faut, restant sur le terrain de la lutte de classe irréductible, agir pour votre propre cause, pour le but sacré du socialisme, pour l'émancipation des peuples opprimés et des classes asservies.

 

C'est le devoir et la tâche des socialistes des pays belligérants d'entreprendre cette lutte avec toute leur énergie. C'est le devoir et la tâche des socialistes des pays neutres d'aider leurs frères, par tous les moyens, dans cette lutte contre la barbarie sanguinaire.

 

Jamais, dans l'histoire du monde, il n'y eut tâche plus urgente, plus élevée, plus noble, son accomplissement doit être notre œuvre commune. Aucun sacrifice n'est trop grand, aucun fardeau trop lourd pour atteindre ce but : le rétablissement de la paix entre les peuples.

 

Ouvriers et ouvrières, mères et pères, veuves et orphelins, blessés et mutilés, à vous tous qui souffrez de la guerre et par la guerre, nous vous crions, par dessus les frontières,  par dessus les champs de bataille, par dessus les campagnes et les villes dévastées

 

Prolétaires de tous les pays, unissez vous

 

Zimmerwald (Suisse), septembre 1915

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:03

 

Le régime continue ses mensonges pour remonter le moral de ses troupes

 

Communiqué du bureau de presse de la Coalition Nationale Syrienne

 

Dimanche 17 Novembre 2013

 

En dépit des échecs répétés dans la promotion de ses victoires fantômes, le régime lance une nouvelle série de mensonges, par le biais de ses médias, dans une tentative de remonter le moral de ses troupes et mercenaires sectaires aux frontières libanaises et irakiennes.

L’ingérence iranienne aux côtés du régime n’a pas permis de couper court aux victoires de l’Armée Syrienne Libre, tout comme elle n’a permis de reprendre davantage de régions.

 

Les brigades révolutionnaires ont réussi, quelques heures seulement après l’annonce claironnante du régime à Alep, à battre les gangs d’Assad et les soldats du Hezbollah et à les expulser de Jabal Shweihneh, Kafr Hamra, Abida, Tel Assel, Tel Arn et de la base de la quatre vingtième brigade. De même que les héros de l’Armée Syrienne Libre sont arrivés aux portes de l’aéroport international d’Alep.

 

La Coalition Nationale Syrienne met en garde la communauté internationale contre la récente escalade militaire lancée par le régime et ses alliés. Par cette importante campagne militaire, le régime essaye de stopper toute conférence qui vise à trouver une solution politique souhaitée par le peuple syrien.

 

Vive la Syrie démocratique, et que vive son peuple libre et digne.

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