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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 16:25

 

http://www.npa2009.org/node/38768

 

Fronts et indépendance en Tunisie

 

Vendredi 20 Septembre 2013

 

Deux assassinats politiques ont eu lieu en moins de six mois, Chokri Belaïd, un des principaux dirigeants du Front Populaire, assassiné le 6 février 2013, et Mohamed Brahmi, élu à l’assemblée constituante et dirigeant du Front Populaire, assassiné le 25 juillet 2013. Le gouvernement islamiste en est jugé responsable et les mobilisations contre sa principale composante, al Nahdha, se poursuivent.

 

Mais la question de l’alliance avec Nidaa Tounes,un parti de droite qui regroupe les anciens benalistes, dans un Front de Salut National (FSN) contre al Nahdha tend les débats au sein de la gauche rassemblée dans le Front Populaire (FP). Cet article exprime un point de vue sur ces débats. Ainsi la section Île-de-France du FP a récemment publié un communiqué dans lequel elle prend position contre une telle alliance. En Tunisie, c’est depuis plusieurs mois que ce débat se poursuit et commence à générer une crise au sein de différents partis.

 

Immédiatement après l’assassinat de Chokri Belaïd, des dirigeants du FP se réunissaient avec des dirigeants des partis de droite pour établir une plateforme commune «contre la violence».

 

La première conséquence de cet appel à l’unité nationale a été l’affaiblissement des mobilisations sociales. Cette plate forme contre la violence a rapidement évolué et c’est sur sa base que, suite à l’assassinat de Mohamed Brahmi, le FSN a été créé. Les revendications de ce front étaient initialement la dissolution de l’Assemblée Nationale Constituante élue en octobre 2011 et dominée par al Nahdha, ainsi que toutes les institutions qui en émanent, la constitution d’un gouvernement «neutre» et l’organisation rapide d’élections.

 

Des clarifications en cours

 

En plus de la présence de figures de l’ancien régime dans ce FSN, à commencer par Béji Caïd Essebsi qui était ministre de l’intérieur sous Bourguiba et président de l’assemblée nationale sous Ben Ali, les militants du FP qui s’opposent à ce front dénoncent sa nature inter classiste et l’impossible «neutralité» d’un gouvernement. Ces militants se sont pour la plupart repliés sur des activités militantes locales plutôt que sur l’organisation de ce front large.

 

C’est pour cette raison que lorsque Nidaa Tounes a organisé et financé un sit-in au Bardo, devant le siège de l’Assemblée Nationale Constituante, cet espace a essentiellement été occupé par des franges de la petite bourgeoisie tunisoise.

 

D’ailleurs, cette mobilisation organisée par la droite a fini par s’estomper. La dissolution de l’Assemblée Nationale Constituante n’est plus à l’ordre du jour, les négociations s’éternisent, on ne parle plus que de dissolution du gouvernement et même cette perspective s’éloigne. Les élus de Nidaa Tounes ont regagné leurs sièges à l’Assemblée Nationale Constituante, Caïd Essebsi multiplie les rencontres avec Rached Ghannouchi d’al Nahdha et se félicite du terrain d’entente qu’il commence à trouver avec ce dernier. La direction de l’UGTT a d’ailleurs contribué à «l’apaisement» de la situation en s’opposant à la revendication de dissolution de l’Assemblée Nationale Constituante, en appelant de nouveau au dialogue national et en jouant le rôle de médiateur entre le gouvernement et l’opposition.

 

La multiplication des occasions manquées pour amplifier les mobilisations a donc fini de décider des militants du FP dans plusieurs villes à se regrouper sur une base d’indépendance de classe. L’accumulation d’expériences de lutte et d’organisation depuis janvier 2011 aboutit aujourd’hui à un début de décantation et de clarification politique nécessaires.

 

L’indépendance et la centralité de la classe ouvrière finissent par s’imposer dans les débats politiques, tant elles semblent incontournables pour de nombreux militants.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:53

 

Moscou accuse les Etats Unis de vouloir exploiter l’accord sur la Syrie

 

MOSCOU (Reuters) - La Russie a prévenu dimanche les Etats Unis et leurs alliés qu'elle empêcherait l'adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de toute résolution menaçant le régime de Bachar al Assad d'une intervention militaire.

 

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé les pays occidentaux de chercher à exploiter l'accord russo-américain sur la destruction des armes chimiques syriennes pour obtenir l'adoption à l'ONU d'une résolution sous chapitre VII de la charte de l’ONU, qui autorise un recours à la force.

 

La Syrie a respecté sa première obligation aux termes de cet accord entre Russes et Américains. Le régime de Bachar al Assad a ainsi transmis à l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) un inventaire complet de son arsenal.

 

Les grandes puissances restent toutefois divisées sur les moyens à mettre en oeuvre pour obliger le régime de Bachar al Assad à respecter l'intégralité de cet accord.

 

Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, qui imputent au régime syrien la responsabilité d'une attaque chimique meurtrière le 21 août dans les environs de Damas, prônent de recourir à la menace d'une intervention militaire dans le cadre de l’ONU.

 

La Chine et surtout la Russie, qui ont déjà bloqué trois projets occidentaux de résolution depuis le début du soulèvement en Syrie en mars 2011, s'opposent à cette perspective alors que Moscou arme le régime syrien.

 

« Ils voient dans l'accord américano-russe non pas une opportunité de débarrasser la planète d'une importante quantité d'armes chimiques en Syrie, mais une occasion de faire ce que la Russie et la Chine n'autoriseront pas, c'est-à-dire d'insister pour l'adoption d'une résolution incluant une menace de recours à la force contre le régime et épargnant l'opposition », a dit Sergueï Lavrov.

 

Il a ajouté que la Russie, qui, comme Bachar al Assad, impute l'attaque chimique du 21 août aux rebelles syriens, était prête à déployer des troupes en Syrie pour garantir la sécurité des experts de l'ONU dans ce pays en pleine guerre civile depuis plus de deux ans.

 

LA CNS D'ACCORD POUR PARTICIPER À LA CONFERENCE DE GENÈVE

 

« Une présence internationale est nécessaire sur les périmètres des secteurs où vont travailler les experts », a-t-il dit. « Nous sommes disposés à envoyer nos soldats et nos gendarmes pour participer à cet effort. Je ne pense pas qu'il y ait besoin d'un gros contingent. Je pense que des observateurs militaires seront suffisants ».

 

L'accord entre russes et américains a été mal accueilli par les rebelles syriens, qui considèrent que le débat sur l'arsenal chimique de Bachar al Assad détourne l'attention du conflit en lui-même.

 

Ils espéraient que des frappes américaines sur des sites gouvernementaux syriens, que les Etats-Unis menaçaient de lancer avant de conclure un accord avec la Russie, leur permettraient de regagner du terrain face aux forces de Bachar al Assad, qui progressent depuis des mois.

 

Après avoir longtemps résisté aux différentes pressions diplomatiques, la Coalition Nationale Syrienne (CNS), principale structure de l'opposition politique à Bachar al Assad, a finalement accepté le principe d'une participation à la conférence de paix de Genève que russes et américains souhaitent organiser depuis mai.

 

Dans une lettre adressée au conseil de sécurité et datée du 19 septembre, le président de la CNS, Ahmed Djarba, « réaffirme sa volonté de s'engager dans une future conférence de Genève ».

 

Mais, ajoute le texte, « toutes les parties doivent accepter que le but de la conférence sera l'établissement d'un gouvernement de transition disposant de pleins pouvoirs exécutifs » comme cela était prévu lors du premier cycle de négociations sur la Syrie organisé à Genève en 2012.

 

Cette exigence revient à obtenir la mise à l'écart de Bachar al Assad, une condition que le régime syrien, appuyé par la Russie, rejette.

 

Un obus de mortier s'est abattu dimanche sur l'ambassade russe dans le centre de Damas, blessant légèrement trois employés, a annoncé à Moscou le ministère russe des affaires étrangères.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:34

 

Sympathisant néo nazi inculpé pour le meurtre d’un rappeur grec

 

ATHENES (Reuters) - Un sympathisant du parti d'extrême droite Aube Dorée, la troisième formation politique en Grèce, a été inculpé samedi d'homicide volontaire pour avoir poignardé à mort le rappeur anti fasciste Pavlos Fissas, mardi dernier dans une banlieue d'Athènes.

 

L'homme, âgé de quarante cinq ans, a été conduit menotté et protégé par un gilet pare-balles devant des juges du Pirée, qui ont décidé lors d'une audience à huis clos de le placer en détention.

 

A Nikaïa, faubourg de l'ouest d'Athènes proche de l'endroit où Pavlos Fissas a été tué, deux mille manifestants se sont rassemblés pour scander des slogans anti fascistes.

 

Le parti Aube Dorée affirme qu'il n'a rien à voir avec ce crime et dénonce une « chasse aux sorcières ».

 

Selon les autorités grecques, le suspect a admis être un sympathisant du mouvement d'extrême droite.

 

Samedi, devant les juges, il n'a toutefois reconnu que de « vagues » liens avec Aube Dorée et a affirmé avoir agi en état de légitime défense, a-t-on appris de sources judiciaires.

 

Il a été inculpé d'homicide volontaire et de port d'arme prohibée.

 

La police dispose de preuves montrant que le suspect a eu une conversation avec le chef local d'Aube Dorée peu avant le meurtre, dit-on de source policière.

 

Après la mort de Pavlos Fissas, plus connu sous le nom de Killah P, le gouvernement a décidé que les activités criminelles dont pourraient être soupçonnés des membres ou des partisans d'Aube Dorée seront désormais du ressort de la brigade anti terroriste.

 

Jeudi, les autorités ont transmis à la justice trente deux dossiers qui pourraient impliquer des membres du parti d'extrême droite, notamment quatre attaques à l'arme blanche contre des immigrés, dont une mortelle. La justice devra dire si ces affaires constituent la marque d'une organisation criminelle.

 

APPELS À L'INTERDICTION D'AUBE DORÉE

 

Le gouvernement a aussi demandé aux juges de chercher à savoir s'il existe un lien entre le parti et le meurtre du rappeur.

 

Ces derniers jours, les policiers ont mené treize perquisitions dans des bureaux d'Aube Dorée, qui compte dix huit députés au parlement. « Ils n'ont absolument rien trouvé », affirme le journal du parti sur son site internet.

 

La mort de Pavlos Fissas a provoqué une vague d'indignation à travers le pays et les appels à l'interdiction d'Aube Dorée se sont multipliés.

 

Le ministre de l'ordre public et de la protection des citoyens, Nikos Dendias, sans exclure une interdiction, a souligné qu'une telle mesure nécessiterait une réforme constitutionnelle et pourrait prendre plusieurs années.

 

La police a par ailleurs annoncé l'arrestation à Thessalonique, dans le nord du pays, de cinq membres du parti d'extrême droite en possession de matraques et d'armes blanches.

 

Les autorités ont en outre interdit une distribution de nourriture « réservée aux grecs » prévue par Aube Dorée samedi près de la banlieue d'Athènes où le rappeur a été tué.

 

La presse grecque a publié des images du suspect participant à des réunions d'Aube Dorée. Le journal Ethnos, citant un ancien membre du parti, rapporte qu'il était membre d'une unité paramilitaire chargée de la sécurité du mouvement.

 

Selon un sondage de Metron Analysis publié dimanche dans Ethnos, le soutien à Aube Dorée est tombé de 8,5% à 7% juste après le meurtre.

 

D'après une enquête MRB Realnews, toutefois, seulement trente pour cent des personnes interrogées sont favorables à une interdiction du mouvement.

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 17:38

 

La Brigade « Liwa Al-Islam » répond aux vidéos publiées

 

Communiqué du bureau de presse de la Coalition Nationale Syrienne

 

Vendredi 20 septembre 2013

 

Les vidéos montées de toutes pièces et diffusées par le régime d’Assad, dans lesquelles des membres de la brigade « Liwa al Islam » lancent des roquettes, visent à impliquer la brigade dans les attaques chimiques du 21 août 2013. Ces vidéos clairement fabriquées montrent uniquement le désespoir du régime d’Assad.

 

Le régime assassin d’Assad fabrique des vidéos montrant des personnes portant des masques et tirant à l’artillerie D-30 et des roquettes. Des voix dans la vidéo font références à l'incident du 21 août. On voit également apparaître une bannière sur laquelle est écrite, d'une manière étrange, « Liwa al Islam ». Ces vidéos, diffusées et livrées aux médias occidentaux, visent à incriminer la brigade. Voici la position de la brigade.

 

« Ces vidéos n'ont pas été publiées sur nos canaux officiels. Elles sont ainsi fabriquées et complètement fausses.

 

Liwa Al Islam ne possède pas le genre d'artillerie montré dans les vidéos. Seul le régime d’Assad en possède. De plus, ce genre d'artillerie ne peut en aucune manière être une ogive qui pourrait être remplie avec des armes chimiques.

 

Seul le régime Assad possède des armes chimiques en Syrie. Assad l’a admis en acceptant de remettre son stock d'armes chimiques à la communauté internationale. Le rapport de l'équipe de l'ONU a par ailleurs confirmé que les roquettes utilisées dans les attentats du 21 août ont été lancées des zones contrôlées par le régime.

 

Dans les zones ciblées de Ghouta, il y avait un bataillon affilié à Liwa al Islam. Dix soldats de ce bataillon ont été tués et environ cinquante ont été blessés.

 

Le régime a également fabriqué une vidéo montrant des membres de la brigade décapitant des soldats. Nous soulignons qu'il s'agit d'un mensonge. Liwa al Islam dénonce ce genre de comportement qui est contraire sa politique et à son éthique.

 

Liwa al Islam promet de poursuivre sa lutte pour débarrasser le pays du régime terroriste. Nous ne serons pas affaiblis par des vidéos truquées par ceux qui ont le sang d'innocents sur les mains et ceux qui ont utilisé des armes chimiques contre des civils innocents. Nous allons continuer la lutte jusqu'à traduire les criminels en justice. Le monde a oublié tous les crimes commis par le régime d'Assad et s’est axé uniquement sur l'utilisation des armes chimiques. Lorsque la communauté internationale fait un pacte avec Assad pour éliminer ses stocks d'armes chimiques et ensuite lui fournit un certificat de bonne conduite, cela l’autorise à poursuivre librement sa campagne de répression sauvage, devenant ainsi partenaire dans les crimes meurtriers d'Assad ».

 

Vive la Syrie démocratique, et que vive son peuple libre et digne.

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 16:48

 

http://www.humanite.fr/social-eco/bernard-friot-le-salariat-c-est-la-classe-revoluti-547252

http://www.reseau-salariat.info/7be6a7995da5a08cc29af72e8dbf517d

 

Le salariat, c’est la classe révolutionnaire en train de se construire

 

Mercredi 14 Août 2013

 

Cécile Rousseau Avec plus de dix pour cent de chômeurs en France, un marché du travail en crise, vous préconisez « la révolution par le salaire », alors que le salariat est considéré par beaucoup comme une aliénation…

 

Bernard Friot. Le salaire implique bien davantage qu’un lien de subordination et du pouvoir d’achat. S’en tenir là nous empêche de lire les dimensions anticapitalistes conquises dans le salaire entre les années 1930 et 1970, à savoir la qualification de la personne dans la fonction publique et la cotisation qui socialise déjà quarante cinq pour cent du salaire. Ces conquêtes, gagnées sous l’impulsion de la CGT et des communistes, sont des tremplins considérables pour une autre définition de la valeur économique et donc du travail. Quarante pour cent du PIB sont déjà produits dans le cadre des services publics et de la sécurité sociale par les fonctionnaires, les retraités, les soignants, les parents et les chômeurs. Autant de personnes qui ne relèvent ni du marché du travail, ni de la valorisation de la propriété lucrative par la production de marchandises. Cela ouvre un possible pour sortir du capitalisme.

 

Le salariat, c’est la classe révolutionnaire en train de se construire en assumant ces conquêtes, en poussant plus loin l’affirmation de cette alternative. Une alternative au marché du travail par la généralisation du salaire à vie des fonctionnaires et des retraités.

 

Mais aussi une alternative à la propriété lucrative et au crédit par la généralisation de la cotisation pour financer l’investissement et de la copropriété d’usage de tous les outils de travail. Enfin, une alternative à la mesure de la valeur par le temps de travail par la généralisation de sa mesure par la qualification des producteurs, comme c’est déjà le cas pour l’administration et la sécurité sociale.

 

Cécile Rousseau. Pourquoi mettre la cotisation au cœur de ce système ?

 

Bernard Friot. La cotisation, grande invention révolutionnaire de la classe ouvrière, ne ponctionne pas le profit ni la rémunération de la force de travail, ces deux institutions du capital. Elle les remplace pour financer une croissance non capitaliste.

 

L’augmentation des cotisations sociales est une revendication constante de la Libération aux années 1980, elles passent alors de seize à soixante six pour cent du salaire brut. Cette augmentation du taux de cotisation induit une création monétaire qui anticipe la valeur économique produite par des personnes qui n’ont ni employeurs, ni actionnaires.

 

La cotisation, c’est la légitimation de ce que nie le capital, nous sommes les seuls producteurs de la valeur. Cela doit être reconnu par un droit à un salaire attaché à la personne et non pas à l’emploi. Dans la convention du salariat, ce salaire, socialisé à cent pour cent, serait garanti à vie de dix huit ans jusqu’à la mort, sur une échelle allant par exemple de mille cinq cent à six mille euros nets mensuels, en fonction de la qualification. Par généralisation de la cotisation sociale, le salaire ne serait pas versé par l’entreprise, elle cotisera à une caisse qui, par mutualisation des valeurs ajoutées, pourra garantir les salaires à vie. De même, une cotisation économique financera l’investissement et mettra fin à la propriété lucrative en laissant la place à une propriété d’usage des lieux de production par tous les salariés. Les caisses d’investissements et de salaires seraient gérées par les salariés comme l’ont été les caisses de sécurité sociale jusqu’en 1960. La cotisation se substitue donc au marché du travail et au profit.

 

Mais si elle continue à être présentée à tort comme de la solidarité, assez vite elle pourrait être menacée par la CSG (Contribution Sociale Généralisée) et disparaître.

 

Cécile Rousseau. Justement, comment combattre cette montée en puissance de la CSG, notamment dans le financement des retraites ?

 

Bernard Friot. Il faut revenir aux fondamentaux, à Ambroise Croizat. En 1946, ministre du travail communiste, il ne fait pas du passé table rase et part des caisses d’assurances sociales existant depuis les années 1930. Son acte révolutionnaire, c’est de doubler le taux de cotisation (de seize à trente deux pour cent du salaire brut) et de tripler le montant des allocations familiales qui sont alors le cœur de la sécurité sociale.

 

La moitié du salaire des familles populaires, ouvrières ou employées, va ainsi être constitué par ces allocations indexées sur le salaire. Est-ce qu’Ambroise Croizat ponctionne la valeur capitaliste pour financer l’activité des parents ? Pas du tout ! La hausse formidable du taux signifie qu’on attribue de la valeur économique au travail des parents. Et cela va être un élément déterminant de la croissance. Dans les années 1960, la chose se renouvelle, avec une augmentation considérable du taux de cotisation maladie qui finance la création des Centres Hospitaliers Universitaires et le conventionnement de la médecine de ville. Le mouvement se poursuit dans les années 1970 avec la hausse du taux de cotisation vieillesse qui reconnaît la valeur économique produite par les retraités.

 

Généraliser la CSG en taxant les revenus financiers des entreprises pour financer les retraites, c’est s’inscrire dans la lecture capitaliste de la sécurité sociale comme institution utile mais non productive. C’est surtout ce qu’il faut éviter. Il faut au contraire, augmenter le taux de cotisation pour financer les retraites.

 

Cécile Rousseau. Une nouvelle réforme des retraites drastique s’annonce à la rentrée, n’est-ce pas l’occasion de faire émerger d’autres idées ?

 

Bernard Friot. Oui, cette occasion doit être saisie pour avancer les mots d'ordre suivants, retraite à cinquante cinq ans avec cent pour cent du meilleur salaire net, sans tenir compte des annuités (ou des points). Le financement sera assuré à la fois par la hausse des salaires et par la hausse du taux de cotisation (qui doit passer de vingt six à au moins trente quatre pour cent du salaire brut), c‘est le cœur de la revendication. Si on dit retraite à cinquante cinq ans, cela oblige à expliquer que les retraités travaillent, sinon les gens vont s’étonner, « attendez, on ne fait plus rien à cinquante cinq ans ». La retraite, ce n’est pas la revendication du loisir après une longue vie de travail, c'est une seconde carrière libérée de l'emploi et de la mise en valeur du capital. Si l’on dit cent pour cent du meilleur salaire net sans tenir compte des annuités, cela oblige à expliquer que la pension s’est construite comme salaire continué et non pas comme contrepartie des cotisations passées, que justement la contrepartie des pensions est dans le travail actuel des retraités. C’est cela le salariat, être défini par le salaire comme droit politique, pas par le marché du travail, pas par les actionnaires.

 

Cécile Rousseau. Dans la convention du salariat, vous déconnectez l’emploi du salaire, vous distinguez la propriété lucrative de la propriété d’usage. C’est un moyen de se prémunir contre les dérives de certains patrons ?

 

Bernard Friot. C’est une garantie contre tout patron, nous devons être les copropriétaires d’usage de nos outils de travail. La propriété lucrative, elle, est totalement parasitaire, il faut s’en passer. Ici, il importe de mettre de notre côté nombre de patrons de PME, contre les actionnaires des marchés financiers que nous ne convaincrons évidemment jamais, eux. Je discutais récemment avec un chef d’entreprise du bâtiment. Il est la cinquième génération de patrons, il a dû assumer cet héritage, engager son patrimoine. Cette pratique de la propriété est désuète.

 

La condition de la responsabilité, c'est la propriété, et c’est pourquoi il faut la diffuser à tous les producteurs. Nombre de patrons gagneront à être libérés de l’obsession de trouver des marchés pour payer les salaires, et libérés aussi de leur patrimoine lucratif qui pèse souvent sur leur trajectoire. Ils deviendraient copropriétaires d’usage de l’entreprise avec les autres salariés. Le tissu économique, ce n'est pas que le CAC 40 !

 

Ce sont aussi des libraires, des experts comptables, des artisans, de petits industriels que nous pouvons mettre de notre côté. Reste aussi, bien sûr, à convaincre les salariés qu’ils peuvent être copropriétaires de leur entreprise.

 

Cécile Rousseau. Les salariés ne seront plus par essence obligés de travailler, comment répondez-vous aux critiques qui consistent à dire qu’ils pourraient sombrer dans l’oisiveté, discours qu’on entend parfois aujourd’hui pour parler des chômeurs ?

 

Bernard Friot. C'est le discours aliéné de ceux qui ont intégré cet incroyable appauvrissement de soi qu'est le marché du travail. Cela démarre dès la classe de sixième, on emmène nos gamins dans des salons d'orientation pour les conditionner progressivement, on fait des cours de CV pour inscrire leurs ambitions dans ce carcan.

 

L'appauvrissement, c'est le fait de se conformer aux attentes des offreurs d'emplois. De plus en plus de trentenaires, de quarantenaires, refusent le marché du travail et la valorisation d’un capital. Ils s’organisent pour en sortir en montant des scops, en s’investissant sur internet. Certes, c’est encore du bricolage Et pas toujours facile à vivre, notamment quand on utilise de l’indemnisation du chômage pour créer de valeur économique alternative Ces expérimentations sont encore fragiles, faute d’un cadre légal. De même, les retraités doivent être encouragés dans la production de valeur économique. Les salariés des entreprises menacées de délocalisation ou de fermeture doivent être soutenus dans la reprise de leur outil de travail. Lorsque le mouvement CGT communiste, dont je fais partie, pourra faire le lien avec tous les collectifs sensibles à ces questions, cela sera un progrès !

 

Cécile Rousseau. Comment créer ce déclic pour sortir du capitalisme ?

 

Bernard Friot. En nous appropriant notre histoire. La classe dirigeante tente de nous convaincre que la Sécu est simplement une ponction sur la valeur capitaliste pour financer de la solidarité. Or au contraire, ça fait un siècle que le capitalisme est contesté de manière centrale par la socialisation du salaire. Je le répète, quarante pour cent du PIB, huit cent milliards d’euros, relèvent d’une production non capitaliste. Il s’agit d'assumer ces conquêtes de la classe ouvrière. Le Conseil National de la Résistance (CNR), la sécurité sociale, doivent être abordés comme une actualité et pas avec nostalgie. Des centaines de milliers de militants ont pris des risques considérables pour créer ces tremplins pour sortir du capitalisme. Il est temps que nous décidions qu’à leur suite nous avons à faire l’histoire.

 

En face de nous, nous avons une classe dirigeante qui, elle, est organisée, se bat tout le temps, parce qu’elle est aux abois. Faute d’être capable de diriger la production de valeur économique de façon positive, elle met en place un appareil militaire et policier, elle habitue la population à la mise en cause des libertés publiques sous prétexte de lutte contre le terrorisme ou de guerre économique. Tant que nous ne serons pas explicitement candidats à la direction de la production de la valeur économique et organisés à la hauteur de cette ambition, nous nous battrons sur la défensive.

 

Un retour à l’offensive suppose que nous nous appuyions sur les conquêtes de la classe ouvrière en les poussant plus loin à l’occasion de tous les conflits sociaux, concernant les retraites, les fermetures d'entreprises... Nous avons vu comment aborder dans cet esprit la question des pensions, salaire à vie à généraliser, et le caractère central de la mobilisation pour la hausse des salaires et du taux de cotisation sociale. Il y a aussi beaucoup à réfléchir sur la façon de mettre sur le tapis la question de la généralisation de la propriété d’usage de l’outil de travail et du logement. De même, les attaques contre la fonction publique doivent être contrées par la proposition de généralisation à tout travailleur de la logique du grade, c’est-à-dire de la qualification de la personne, contre celle de l’emploi qui qualifie le poste ou, aujourd’hui, les parcours professionnels.

 

Sur ce point précisément de la « sécurisation des parcours professionnels », projet réformateur qui tente de faire du support des droits non plus le poste de travail mais le parcours professionnel, la revendication de sécurité sociale professionnelle, portée par la CGT, en attribuant la qualification à la personne, peut nous faire avancer vers le salaire à vie et la suppression du marché du travail. Le tour de France que je fais pour des débats ou des formations avec l’association d’éducation populaire « Réseau Salariat » confirme l’énorme intérêt que rencontrent ces thématiques.

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 16:21

 

http://www.coordinadora25s.wordpress.com/2013/08/29/el-28-de-septiembre-damos-un-jaquealrey

 

De tout le cadre institutionnel du régime actuel, la monarchie est l'élément qui a moins de légitimité, en raison de son origine, Juan Carlos a été nommé par Franco comme son successeur au titre de roi, et aussi parce qu'elle n’a jamais eu aucune sorte d'approbation populaire.

La tête de la monarchie, le roi, a été pendant toutes ces décennies, un symbole des caractéristiques les plus nocives du système, participation aux dernières fusillades de la dictature, participation au coup d'état militaire du 23 février 1981, contribution à un certain nombre d’affaires de corruption, utilisation privée permanente de sa condition de chef d'état.

Dans la situation économique et politique sensible dans laquelle nous vivons, il est particulièrement douloureux de voir le luxe quotidien et l’impunité judiciaire de la famille royale, le mépris de ses « sujets » et la complicité du système.

Un pas en avant dans le sens du processus d'autonomisation du peuple (seule manière d’avancer dans le sens d’un processus constituant) implique l'abolition de la monarchie.

C'est la raison pour laquelle la coordination du 25 septembre convoque toute la société à une grande mobilisation Samedi 28 Septembre 2013 pour l’abdication du roi

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 15:47

 

http://www.espaces-marx.net/spip.php?article907

 

Salaire universel et/ou abolition du salariat

 

Dans le cadre du séminaire sur appropriation sociale, autogestion et coopératives

 

Omos, Association pour l’Autogestion, Copernic, Espaces Marx, Cidefe, Fondation Gabriel Péri, réseau Transform et ATTAC

 

Vous invitent à participer à une rencontre

 

Mercredi 2 Octobre à 18 heures 30

 

Espace Niemeyer

 

6 Avenue Mathurin Moreau Paris 75019 (métro Colonel Fabien)

 

Avec Bernard Friot (sociologue)

 

Salaire universel et/ou abolition du salariat

 

La question de la qualification, quelle est sa pertinence ?

 

Nous y aborderons aussi la question de la propriété et du droit d’usage

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:30

 

La Syrie a transmis des données sur son arsenal chimique

 

LA HAYE (Reuters) – La Syrie a transmis à l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) une partie des données concernant son arsenal et doit fournir celles restantes la semaine prochaine.

 

Le régime de Bachar al Assad, dont on estime qu'il possède environ mille tonnes d'armes chimiques, en a accepté la destruction dans le cadre d'un accord conclu samedi dernier à Genève entre les Etats-Unis et la Russie dans le but d'éviter des frappes de l'armée américaine sur la Syrie.

 

« Nous avons reçu une partie des données et nous en attendons d'autres », a déclaré une porte-parole de l'OIAC, l'organisme chargé de faire appliquer la convention sur l'interdiction des armes chimiques.

 

Elle n'a pas précisé ce qu'il manquait. Un diplomate de l’ONU, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a confirmé que les informations avaient été transmises. « C'est assez long et en cours de traduction », a-t-il déclaré.

 

Le conseil exécutif de l'OIAC, qui compte quarante et un membres, doit se réunir en début de semaine prochaine pour faire le point et affiner le calendrier de mise en oeuvre du plan russo-américain.

 

Cet accord donnait une semaine, c'est à dire en gros jusqu'à ce samedi, à la Syrie pour fournir la liste exhaustive de son arsenal chimique. Il prévoit un démantèlement complet de l'arsenal chimique syrien pour la mi-2014.

 

LISTE INTÉGRALE

 

Il s'agissait pour la Russie d'éviter une action militaire américaine et française visant à sanctionner le régime syrien pour l'attaque chimique du 21 août près de Damas, qui a fait plus de mille quatre cent morts selon le département d'état américain.

 

Bachar al Assad, qui dément les accusations occidentales, a déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision américaine Fox News que la destruction des armes chimiques syriennes coûterait un milliard de dollars et prendrait un an.

 

Un diplomate occidental a déclaré vendredi que si la Syrie ne fournissait pas la liste intégrale de ses stocks de gaz sarin, moutarde et VX, les grandes puissances saisiraient « immédiatement » le conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il oblige Damas à se conformer au plan.

 

Une fois que le conseil exécutif de l'OIAC se sera prononcé sur le plan russo-américain, le conseil de sécurité donnera son aval aux dispositions arrêtées. On devrait alors assister à un rare moment de consensus au sein d'une instance régulièrement bloquée sur le dossier syrien par la Russie et la Chine qui, en tant que membre permanent, disposent d'un droit de veto.

 

La Russie reste toutefois opposée au souhait des occidentaux de voir le conseil de sécurité mentionner explicitement la menace du recours à la force (le chapitre VII de la charte de l’ONU) en cas de non respect par Damas de ses obligations.

 

Barack Obama de son côté a fait savoir qu'il était toujours prêt à lancer des frappes contre la Syrie, même sans mandat de l'ONU, si Bachar al Assad revient sur l'accord russo-américain.

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:14

 

Des diplomates européens malmenés par Tsahal en Cisjordanie

 

KHIRBET AL MAKHOUL, Cisjordanie (Reuters) - Des diplomates européens ont été malmenés vendredi en Cisjordanie par l'armée israélienne qui s'est opposée à la distribution d'aide à des palestiniens dont les habitations ont été démolies cette semaine.

 

Un journaliste de Reuters présent à Khirbet al Makhoul a vu des soldats de Tsahal lancer des grenades assourdissantes sur un groupe de diplomates, de travailleurs humanitaires et de palestiniens.

 

Une diplomate française, Marion Castaing, a été extraite sans ménagement du camion transportant des tentes et de l'aide. Le véhicule a, par la suite, été confisqué par Tsahal.

 

« Ils m'ont tirée hors du véhicule et m'ont obligée à m'allonger au sol au mépris de mon immunité diplomatique », a-t-elle raconté, couverte de poussière. « Voilà comment on respecte ici le droit international ».

 

« C'est choquant et révoltant. Nous allons en référer à nos gouvernements respectifs », a commenté, sous le sceau de l'anonymat, un diplomate européen.

 

Selon la population locale, Tsahal a démoli lundi les habitations de fortune des quelque cent trente habitants de Khirbet al Makhoul après une décision de la haute cour israélienne jugeant ce campement illégal faute de permis de construire valide.

 

Malgré la destruction de leurs logements, les habitants ont refusé de quitter le terrain sur lequel, expliquent-ils, leurs aïeux ont habité pendant des générations avec leurs troupeaux de moutons.

 

Lors de la bousculade entre militaires et riverains, plusieurs villageois ont été interpellés.

 

Un vieil homme s'est évanoui et a dû être évacué en ambulance.

 

« SOUFFRANCES INUTILES »

 

L'armée israélienne a déclaré de son côté que les soldats avaient tenté de s'opposer à l'installation de tentes sur ce terrain, conformément à la décision rendue par la justice.

 

« Sur place, des palestiniens et des activistes étrangers s'y sont violemment opposés, lançant des pierres et frappant des représentants du maintien de l'ordre », a ajouté une porte-parole de l'armée.

 

« Les informations selon lesquelles des diplomates étrangers auraient abusé de leurs privilèges diplomatiques sont en cours de vérification et, le cas échéant, des plaintes seront déposées devant les autorités concernées », a-t-elle poursuivi.

 

Des journalistes de Reuters sur les lieux n'ont vu aucun jet de pierre et n'ont pas constaté la présence d'activistes étrangers. La diplomate française, cependant, a frappé un soldat au visage après s'être relevée.

 

Dans un communiqué, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) a indiqué qu'il s'agissait du troisième campement bédouin démoli par les israéliens sur la rive occidentale du Jourdain et dans le secteur dépendant de la municipalité de Jérusalem depuis le mois d'août.

 

Un porte-parole du consulat général de Grande-Bretagne à Jérusalem a déclaré que les destructions à Makhoul et le blocage de l'aide « inquiétaient sérieusement » Londres.

 

« Nous avons à plusieurs reprises exposé clairement aux autorités israéliennes nos inquiétudes liées à ce genre de démolitions, qui sont selon nous source de souffrances inutiles pour les palestiniens ordinaires ainsi que d'entraves au processus de paix et qui sont contraires au droit humanitaire international », a-t-il ajouté.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:53

 

 

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/49360/article-sans-papiers-brouillon

 

Les sans papiers ne désarment pas

 

Par Julien Monier

 

Vendredi 20 Septembre 2013

 

Sous la pluie, un collectif de marcheurs sans-papiers de toute l’Ile de France faisait étape mardi aux Ulis. Il a fait le tour de l’Essonne ces derniers jours, avant de poursuivre sa route vers les Yvelines.

 

C’est un périple parti le 7 septembre de Paris. Les marcheurs ont rejoint le Centre de Rétention Administrative (CRA) du Mesnil Amelot, lieu symbolique où sont « retenus » des centaines de personnes en situation irrégulière en attente de leur expulsion du territoire. Puis ils ont entamé la longue traversée de la Seine-et-Marne. Arrivée le week-end dernier à Corbeil-Essonnes par Melun, la marche s’est rendue ce lundi à Viry Chatillon. A chaque étape, « des rencontres avec des collectifs et des acteurs locaux » sont mises en place, explique le collectif, qui a traversé tout le nord du département à pied ce mardi. Un passage à travers les communes de Savigny-sur-Orge, Longjumeau, Palaiseau, où les marcheurs ont pu échanger avec l’observatoire du CRA.

 

Les mots d’ordre de « droit et d’égalité » ont été ponctués de réactions aux dernières actualités nationales. Ce que Boubacar considère être « un climat mauvais dans le pays » a pour conséquence selon lui de « stigmatiser toujours plus » les étrangers. L’un des organisateurs détaille les messages que cette cinquantaine de marcheurs souhaite faire passer dans la population, « il faut s’opposer à toute politique faisant porter aux immigrés le poids de la crise, les sans-papiers doivent être tous régularisés et les centres de rétention fermés ». Se considérant comme « précaires » administrativement, ils invitent les « laissés pour compte » à les rejoindre dans leur « Grand Paris ».

 

Les marcheurs se sont retrouvés avec leurs soutiens au sein de la Maison Pour Tous des Amonts aux Ulis, avant d’être hébergés par la commune au gymnase de Courdimanche.

 

Ils ont repris leur route en direction de Versailles, puis termineront le tour de la petite couronne en traversant les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne jusqu’à Créteil début octobre. Une marche qui n’est d’ailleurs pas du goût de tout le monde, puisqu’après son passage à Viry Chatillon, les opposants à l’actuelle majorité Jean-Marie Vilain et Françoise Briand ont critiqué le fait que la commune mette à disposition un gymnase aux marcheurs, un « sacrifice » pour les usagers habituels selon la candidate UMP aux prochaines municipales.

 

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