Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:15

 

Le président libanais appelle le Hezbollah à quitter la Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Le président libanais Michel Sleimane appelle le Hezbollah à se retirer immédiatement de Syrie en soulignant que la poursuite de sa participation au conflit alimenterait l'instabilité au Liban.

 

Les forces gouvernementales syriennes, appuyées par le Hezbollah chiite libanais, ont repris il y a deux semaines la ville de Koussaïr, près de la frontière libanaise. La ligne de front pourrait désormais se déplacer vers Alep, au nord du pays.

 

« S'ils prennent part aux combats à Alep, et que davantage de combattants du Hezbollah sont tués, cela entraînera plus de tension », a déclaré le président libanais au journal libanais As Safir, dans une interview publiée jeudi. « L'implication du Hezbollah devrait s'arrêter à Koussaïr et il devrait rentrer au pays ».

 

L'intervention du Hezbollah en Syrie contre les rebelles majoritairement sunnites a exacerbé les rivalités inter confessionnelles au Liban, où les affrontements entre les alaouites pro-Assad et les musulmans sunnites qui s'opposent au gouvernement syrien ont fait des dizaines de morts dans le nord du pays.

 

Depuis l'offensive contre Koussaïr, les régions chiites de l'est du Liban ont été la cible de tirs de roquettes. Mercredi, un groupe rebelle, « Unité des Moudjahidines Syriens », a par ailleurs revendiqué le meurtre de quatre chiites libanais qu'il a accusés d'appartenir au Hezbollah.

 

Face à cette flambée des tensions, l'ancien premier ministre Fouad Siniora, chef du principal parti sunnite libanais, avait appelé mardi le président Sleimane, un chrétien maronite, à prendre l'initiative « pour arrêter l'effondrement de l'Etat et donner de l'espoir aux libanais. Le Hezbollah est au service de la Syrie et de l'Iran, au détriment des libanais », a-t-il accusé.

 

Selon l'agence de presse nationale libanaise, Michel Sleimane a transmis jeudi un mémorandum à la Ligue Arabe et appelé la Syrie à cesser de violer la souveraineté libanaise.

 

Le président a également transmis ce document aux représentants des Nations Unies à Beyrouth cette semaine.

 

Le Hezbollah, créé en 1982 à Damas et armé par l'Iran pour combattre la présence militaire israélienne, a été la seule faction libanaise autorisée à conserver ses armes après la guerre civile.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 18:23

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/18/au-quebec-un-vaste-systeme-de-corruption-est-mis-au-jour_3432029_3222.html

 

Au Québec, un vaste système de corruption est mis au jour

 

Par Anne Pélouas

 

Montréal, correspondance.

 

« Je ne suis pas sous enquête », avait lancé en janvier Michael Applebaum, maire de Montréal par intérim, dont le nom était associé à des transactions immobilières douteuses entre 2006 et 2011. Lundi 17 juin, les montréalais se sont réveillés en apprenant son arrestation au petit matin par l'Unité Permanente Anti Corruption (UPAC) sous quatorze chefs d'accusation criminelle (complot, fraude, corruption et abus de confiance). En cause, selon le commissaire Robert Lafrenière, « des pots-de-vin ayant influencé l'obtention de permis ou de dézonage concernant deux projets immobiliers ». D'après Radio Canada, Michael Applebaum aurait touché au moins trente sept mille euros.

 

Créée en 2011 par la police québécoise, l’UPAC agit en parallèle avec une commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction qui apporte elle-même son lot de révélations depuis l’automne 2012.

 

Toutes deux sont censées crever l’abcès d’un vaste système de corruption, de collusion, d’infiltration du crime organisé sur les chantiers et de financement occulte de partis politiques au Québec depuis une quinzaine d’années.

 

Le résultat ne s'est pas fait attendre, des hauts fonctionnaires ont été limogés, des entreprises fautives acculées à la faillite et six maires ou anciens maires arrêtés. Celui de Montréal, Gérald Tremblay, y a échappé mais a démissionné à l'automne, pour avoir fermé les yeux sur un budget parallèle alimentant en argent sale les coffres de son parti.

 

Gilles Vaillancourt, maire de Laval (troisième ville du Québec), était apparemment indétrônable. Jusqu'à ce que des témoignages répétés sur l'octroi de contrats publics en échange de pots-de-vin l'obligent aussi à démissionner. En mai, la police l'accusait formellement de gangstérisme, avec trente six présumés complices.

 

Une « caisse noire » au cabinet de Stephen Harper

 

De Michael Applebaum, ancien bras droit de Gérald Tremblay, les montréalais attendaient qu'il remplisse sa promesse d'une gestion transparente et éthique d'ici l'élection municipale du 3 novembre. Las ! A Ottawa, l'éthique était aussi au cœur des engagements du premier ministre Stephen Harper, après une série de scandales sous les libéraux.

 

Les dernières semaines ont néanmoins montré que sa garde rapprochée n'était pas à l'abri de malversations. Stephen Harper fait face, en effet, à des critiques virulentes pour une affaire impliquant un sénateur conservateur et son chef de cabinet. Le premier, Mike Duffy, a touché plus de soixante six mille euros d'indemnités de logement auxquelles il n'avait pas droit. Pour les rembourser discrètement, le chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, lui a versé la somme, mais la transaction a été ébruitée.

 

Nigel Wright a avoué, puis démissionné, mais fait l'objet d'une enquête, a indiqué, le 13 juin, la police canadienne.

 

Entre-temps, la presse a révélé l'existence d'une « caisse noire » au cabinet de Stephen Harper.

 

A-t-elle servi à éponger la « dette » du sénateur avec son assentiment ? Le premier ministre canadien s'est envolé pour l'Amérique du Sud, puis l’Europe, des voyages qui tombaient à point nommé.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 18:00

 

Le Hamas admet une détérioration de ses relations avec l’Iran

 

GAZA (Reuters) - Le Hamas a reconnu mercredi une détérioration de ses relations avec l'Iran, son principal soutien financier, en raison de l'appui apporté par le mouvement palestinien aux adversaires du président syrien Bachar al Assad, soutenu par Téhéran.

 

Le Hamas palestinien a demandé lundi le retrait des combattants du Hezbollah libanais déployés en Syrie au côté des forces de Bachar al Assad.

 

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a longtemps été un allié d'Assad, ses dirigeants en exil ont vécu à Damas, mais a apporté l'an dernier son soutien à l'insurrection, privant le régime syrien de l'appui d'une entité sunnite d'importance.

 

« Nos relations avec l'Iran ont été affectées à la fois au niveau politique et au niveau financier », a déclaré Ghazi Hamad, vice-ministre des affaires étrangères du gouvernement de la bande de Gaza, dominé par le Hamas. « Nous nous sommes placés aux côtés du peuple syrien et nous avons soutenu les revendications de la révolution », a-t-il ajouté.

 

L'Iran, dit-on de source diplomatique, a fourni jusqu'à vingt millions de dollars chaque mois au Hamas pour régler les salaires de près de la moitié des cinquante mille fonctionnaires du territoire palestinien.

 

Téhéran a également fourni au mouvement palestinien des armes, dont des missiles à longue portée utilisés par les activistes palestiniens pour frapper des villes israéliennes.

 

Ghazi Hamad a affirmé que le Hamas parvenait toujours à verser les émoluments des fonctionnaires et qu'il disposait de « beaucoup d'autres sources » de financement.

 

« Ce n'est pas facile, mais nous tentons de surmonter le problème », a-t-il ajouté.

 

Ghali Hamad a souligné que le Hamas soutenait toujours la lutte du Hezbollah contre Israël, « mais nous ne sommes pas favorables à leur position en Syrie ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 17:46

 

http://www.demosphere.eu/rv/27092

 

http://www.ccr4.org/Soutien-a-la-mobilisation-de-la-jeunesse-bresilienne-A-bas-la-repression

 

http://www.npa2009.org/node/37775

 

Rassemblement de soutien au peuple brésilien contre la répression

 

Samedi 22 Juin 2013 à 17 heures Place Saint Michel à Paris

 

Soutien à la mobilisation de la jeunesse brésilienne

 

A bas la répression

 

Communiqué du NPA

 

Après une décennie de relative paix sociale sous les gouvernements successifs du Parti des Travailleurs, le Brésil se voit actuellement touché par la mobilisation la plus importante depuis la destitution de l'ex-président Collor en 1992. L'élément déclencheur du mouvement qui hier a mis dans la rue plus de deux cent mille personnes, notamment des jeunes, dans toutes les principales villes du pays, a été la flambée des prix du transport en commun. A titre d'exemple, dans une ville comme São Paulo le prix du ticket de transport dépasse un euro alors que le salaire minimum est en dessous de deux cent cinquante euros. Cependant, la vague de colère qui a engendré des épisodes tels que le siège du parlement et les violents affrontements notamment à Belo Horizonte et Rio a des causes bien plus profondes.

 

Derrière l'image de puissance régionale émergente se cache une inflation vertigineuse entraînant une baisse importante du pouvoir d'achat dans un pays qui n'a jamais supprimé ses profondes inégalités ni surmonté l'absence de services publiques de qualité. Les dépenses faramineuses avec la préparation de la coupe du monde et les jeux olympiques, ainsi que les scandales de corruption successifs rendent cette réalité encore plus inacceptable aux yeux des travailleurs et des jeunes. C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre la baisse de popularité de la présidente Dilma Roussef, huée lors de l'ouverture de la coupe des confédérations il y a quelques jours. La répression violente déclenchée par une des polices les plus meurtrières au monde jeudi dernier à São Paulo n'a fait que légitimer et renforcer la mobilisation. C'est toute une nouvelle génération de militants qui fait ses débuts en s'identifiant spontanément à la jeunesse de Turquie et des pays arabes.

 

Le NPA condamne la répression contre les manifestants et porte tout son soutien à un mouvement qui marque l'épuisement du « modèle brésilien », au même titre que celui de la Turquie, et la rentrée des pays dits « émergents » dans la dynamique convulsive de la lutte de classes qui se développe dans le contexte de la crise capitaliste. De plus, vue l'importance stratégique du Brésil, ce tournant peut faire basculer la situation dans le sous continent sud américain. Le NPA appelle par ailleurs au rassemblement solidaire organisé à l'initiative de la communauté brésilienne Samedi 22 Juin 2013 à 17 heures Place Saint Michel à Paris.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 17:23

 

François Hollande veut un partenariat élargi avec Nicolas Maduro

 

PARIS (Reuters) – François Hollande a annoncé mercredi vouloir signer un « partenariat élargi » avec le Venezuela, pays dont il a reçu le nouveau président, Nicolas Maduro, en tournée en Europe.

 

Le président français a dit vouloir renforcer les liens politiques, économiques, culturels et universitaires à travers la rédaction d'une convention qui devrait être signée dans environ six mois.

 

« Nous avons évoqué les relations entre nos deux pays et la volonté commune d'engager un partenariat élargi entre la France et le Venezuela », a dit le président français.

 

Le successeur d’Hugo Chavez a de son côté évoqué un « partenariat stratégique » qui devrait notamment aider son pays à diversifier son économie et limiter sa dépendance aux exportations de pétrole.

 

« J'ai demandé à François Hollande son soutien pour que le Venezuela arrive à avoir un développement solide en matière industrielle et technologique », a dit Nicolas Maduro.

 

Le président vénézuélien a profité de sa première visite en Europe depuis son élection pour visiter le salon aéronautique du Bourget où il a rencontré des chefs d'entreprises françaises.

 

Contestée par l'opposition, sa victoire à l'élection présidentielle a été confirmée la semaine dernière par le conseil national électoral du Venezuela avec 1,5% d'avance pour le candidat bolivariste.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 20:06

 

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/17/l-implication-de-nicolas-sarkozy-est-desormais-au-c-ur-de-l-enquete_3431108_3208.html

 

L’implication de Nicolas Sarkozy est désormais au cœur de l’enquête

 

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

Le nom de Nicolas Sarkozy revient de manière récurrente dans les enquêtes judiciaires ouvertes sur l’arbitrage qui permit à Bernard Tapie, en juillet 2008, d’engranger quatre cent trois millions d’euros. Protégé par l’immunité qui couvre les actes liés à sa fonction présidentielle, Nicolas Sarkozy pourrait toutefois avoir à répondre de son « activisme » dans le dossier lorsqu’il fut ministre de l’économie puis de l’intérieur, de 2004 à 2007.

Ancien administrateur du CDR, l'organisme chargé de gérer le passif de la banque, Patrick Peugeot l'a résumé devant la brigade financière, le 22 décembre 2011,  « les affaires Tapie sont remontées en direction de la médiation puis de l'arbitrage chaque fois que Nicolas Sarkozy en a eu le pouvoir, soit en sa qualité de ministre des finances, soit de président de la république ».

En perquisitionnant au domicile de l'homme d'affaires, le 24 janvier, les enquêteurs ont eu confirmation des liens unissant les deux hommes. Outre la mention « déjeuner Sarkozy » trouvée dans l'agenda de Bernard Tapie à la date du 4 février, ils ont découvert deux courriers de condoléances à en-tête de la présidence de la république, datés du premier mars 2010 et du 2 mars 2010, signés du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et de Nicolas Sarkozy lui-même. A l'adresse de Bernard Tapie, qui venait de perdre son père, outre les formules d'usage, Nicolas Sarkozy avait pris la peine d’ajouter à la main sous sa signature, « ton ami. Je partage ta peine et celle de ta famille ».

« Nécessairement influencer la décision »

Nicolas Sarkozy est désormais ouvertement soupçonné d’avoir, depuis au moins 2004, oeuvré en faveur d'une solution profitable à Bernard Tapie. Les policiers s'appuient notamment sur l'audition comme témoin, le 28 mars, de Pierre Condamin-Gerbier,  ancien gestionnaire de fortune de la fiduciaire genevoise Reyl, qui abrita le compte caché de Jérôme Cahuzac.

Pierre Condamin-Gerbier a expliqué avoir déjeuné le « premier mercredi de février 2008 » avec Bernard Tapie, qui envisageait alors de racheter le club de football du Servette de Genève. « Je lui ai demandé comment il allait financer le rachat du club. Il m'a répondu qu'il était absolument certain de percevoir une très forte somme d'argent, somme énorme selon ses termes, sans précision de montant, d'une décision qui serait rendue en sa faveur dans le cadre d'un arbitrage entre lui et le Crédit Lyonnais », a assuré l'ancien cadre de Reyl.

Et d’ajouter, « Bernard Tapie m'a affirmé que Nicolas Sarkozy, dont il était très proche, lui devait quelque chose en retour de son soutien public dans le cadre de la présidentielle 2007 et que, du fait de son élection à la présidence de la république, Nicolas Sarkozy allait nécessairement influencer la décision. Bernard Tapie avait la certitude que son conflit avec le Crédit Lyonnais serait tranché en sa faveur. Dans le discours de Bernard Tapie, on sentait que ses affirmations sans ambiguïté s'appuyaient sur des certitudes et des éléments concrets.

Des déclarations à rapprocher des registres des entrées saisis à l'Elysée, qui attestent qu'au plus fort de l'arbitrage, entre mi 2007 et fin 2008, Bernard Tapie s'est rendu vingt deux fois à l'Elysée, pour quatre tête-à-tête avec le chef de l'Etat, les autres rendez-vous étant organisés avec ses collaborateurs, principalement le secrétaire général, Claude Guéant, et son adjoint, François Pérol.

« Questions électorales »

Cette proximité est confirmée par Jean Pierre Aubert. L’ancien patron du CDR a déclaré à la Cour de Justice de la République que, dès l'été 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances, avait plaidé pour une médiation, de même que Claude Guéant et François Pérol.

Ancien directeur du cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard a également indiqué en juillet 2012 aux enquêteurs qu'il avait reçu de Claude Guéant et François Pérol, entre-temps débarqués avec leur mentor de l'Elysée, « l’expression d'un accord sur l'examen de l'opportunité d'une entrée en arbitrage ».

Lors de son audition le 23 mai par la CJR, Christine Lagarde a nié avoir évoqué le dossier Tapie avec l'Elysée, ajoutant : « je ne me rappelle pas que Stéphane Richard m'ait fait part d'un accord de Claude Guéant ou de François Pérol ou d'une objection ».

« Etablissez-vous un lien entre le choix d’aller à l'arbitrage et l'appel de Bernard Tapie, au printemps 2007, à voter pour Nicolas Sarkozy » , ont insisté les juges de la CJR.

« Les questions électorales ou préélectorales ont été absentes de ma réflexion au moment où j'ai pris mes décisions dans le contentieux Adidas », a dit Christine Lagarde.

Mais les magistrats de la CJR ont découvert que, en septembre 2007, le président du Crédit Lyonnais, Georges Pauget, avait été sollicité par François Pérol. « Il m'a confirmé que les pouvoirs publics voulaient régler le contentieux entre Bernard Tapie et le CDR par la voie de l'arbitrage », a révélé Georges Pauget le 9 avril. Stupéfaite, Christine Lagarde a lancé à la CJR : « j’ignorais l'existence de cette conversation téléphonique. Personne ne m'en avait informée. En conséquence, je m'interroge sur le rôle qu'a pu jouer François Pérol dans ce dossier ». 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 19:35

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2013/06/18/20004-20130618ARTFIG00610-l-etat-grec-maintient-les-ecrans-noirs.php

 

L’Etat grec maintient les écrans noirs

 

Malgré la décision du conseil d'État, le gouvernent refuse de rouvrir les antennes de l'ERT.

 

La contestation continue au siège de la radio télévision publique grecque, ERT. Certes, le conseil d'État a annulé le décret prévoyant la fermeture abrupte de l'ERT, impose la reprise des antennes mais maintient la disparition de l'entité ERT dans son état actuel. Les deux mille sept cent employés sont donc bien licenciés et certains seront, a priori, appelés à assurer un service minimum avant de laisser place au nouvel audio visuel public grec. « Le gouvernement ne respecte pas l'avis du conseil d'État, de la plus haute autorité juridique. Et ce, malgré les recommandations de la Commission Européenne. C'est une première et ce qui est certain, c'est que la diffusion reste interdite », affirme Vassilis Koufopoulos, analyste médias, avant d'ajouter « même si la radio télévision devait émettre à nouveau, quel employé ira travailler dans cette période transitoire ? Le gouvernement pourra-t-il embaucher deux cent personnes pour faire le travail de trois mille ? C'est n'importe quoi ».

 

Les critiques contre le premier ministre fusent dans la majorité de la classe politique. Il n'empêche, Antonis Samaras est bien décidé à tenir tête et ne craint aucune sanction. Il veut avancer sur la création du nouvel audiovisuel public grec, pour pouvoir remplacer l'organisme existant au plus vite. Ainsi, il propose la nomination d'un vice-ministre de la communication qui aura l'unique tâche de reformer la structure et d'en contrôler son contenu.

 

Pour leur part, les députés vont devoir se prononcer sur les dix sept articles de la loi érigeant la radio télévision publique. Rédigé par Nikos Alivizatos, professeur de droit constitutionnel, il comprend la création d'une société anonyme de droit privé, du nom de NERIT (radio, télévision, internet de Grèce).

 

Un nouveau groupe audio visuel

 

Cette structure sera, selon la loi, indépendante de l'État ou d'autres organismes et englobera plusieurs chaînes dont la chaîne parlementaire grecque « Vouli », jusqu'alors épargnée par la restructuration de l'ERT.

 

Les recettes de NERIT proviendront de la redevance, des publicités ou d'autres sources. Son conseil d'administration, élu pour cinq ans non renouvelables, comprendra le ministre des finances et du tourisme, le ministre en charge des médias. « Ce n'est pas une chaîne publique mais gouvernementale qu'ils vont créer. La société grecque ne l'adoptera pas et la liberté de l'information sera sérieusement amputée », renchérit Vassilis Koufopoulos.

 

Ce mercredi après-midi, les trois dirigeants des partis composant la coalition gouvernementale, au pouvoir depuis un an, doivent se réunir pour trouver un compromis. Or, le parti socialiste PASOK et celui de la gauche démocratique DIMAR exigent la réouverture de l'ERT avant de commencer les négociations.

 

Au-delà de l'ERT, ces partis contestent les agissements du premier ministre sur tous les sujets de fond ainsi que sa soumission aux créanciers publics du pays (FMI, US, BCE). Au même moment, Antonis Samaras fait la sourde oreille, au risque de faire exploser sa coalition. Dans ce contexte, des élections législatives anticipées pour cause d'écran noir seraient inévitables. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 18:58

 

http://www.demosphere.eu/rv/26991

 

Manifestation anti fasciste

 

Dimanche 23 Juin 2013 à 15 heures Place de l’Opéra à Paris

 

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le

 

Le 5 juin, des militants d'extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant anti fasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte, il s'inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d'extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d'arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.

 

Dans le respect de leurs différences, les organisations sous signées appellent à s'unir pour rendre hommage à Clément Méric et pour éliminer la haine fasciste.

 

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l'extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l'occasion pour eux d'être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du Front National et de ses idées xénophobes et racistes.

 

L'exclusion, le rejet de l'autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l'immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l'histoire en témoigne, conduisent au pire. L'Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigrés et des roms. Au contraire, il est nécessaire d'agir avec détermination contre les commandos fascistes.

 

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément Méric dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, les gays et les trans, contre les immigrés et les personnes issues de l'immigration, les musulmans, actes antisémites, violences envers des militants anti fascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l'Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l'extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

 

Ce n'est pas une question morale, le fascisme se nourrit des peurs face à l'avenir, cinq millions de chômeurs et chômeuses, huit millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, trois millions cinq cent mille mal logés, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements et fermetures d'entreprises. Face à l'explosion des inégalités et aux politiques d'austérité, il faut reconstruire l'espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L'extrême-droite est à l'opposé de ces valeurs.

 

Utiliser la mort de Clément Méric serait méprisable. A contrario, c'est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et anti fascistes, et de poursuivre encore plus nombreux et déterminés ses combats pour la liberté et une autre société.

 

Unité contre le fascisme et l'extrême-droite ! Manifestation à Paris Dimanche 23 Juin 2013 à 15 heures

 

Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d'autres villes. Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l'organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l'intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l'exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l'extrême-droite !

 

Le fascisme et l'extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l'asservissement des peuples.

 

Premiers signataires

 

Action Antifasciste Paris Banlieue, Alternative Libertaire, ATTAC France, Confédération Paysanne, EELV, FASE, Fédération Anarchiste, FSU, Fondation Copernic, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, MRAP, MPEP, NPA, PCF, PG, Union Syndicale Solidaire

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 18:00

 

Un duel entre l’UMP et le Front National pour succéder à Jérôme Cahuzac à l’assemblée nationale

 

BORDEAUX (Reuters) - Les candidats de l’UMP et du Front national s'affronteront au second tour de l'élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) pour succéder au socialiste Jérôme Cahuzac, selon les résultats définitifs du premier tour.

 

Ce nouvel échec du PS fragilise le principal groupe de la majorité, qui ne dispose toujours après ce scrutin que de deux cent quatre vingt douze députés à l'assemblée nationale, soit trois sièges à peine de plus que la majorité absolue.

 

Le PS Bernard Barral, qui espérait récupérer le siège de l'ancien ministre du budget, vacant depuis la démission de ce dernier, n'a obtenu dimanche que 23,69% des suffrages et n'a pas atteint le seuil de 12,5% des inscrits nécessaire pour rester en course.

 

L'UMP Jean-Louis Costes devance, avec 28,71% des voix, le candidat du Front National, Etienne Bousquet-Cassagne (26,04)%, âgé seulement de vingt trois ans.

 

Jérôme Cahuzac avait démissionné de l'Assemblée nationale après avoir admis détenir un compte clandestin à l'étranger.

 

Il avait longtemps caressé l'idée de se représenter devant les électeurs qui l'avaient élu député en 2007 et réélu en 2012, et dont il a été le maire de 2001 à 2012.

 

Jean-Louis Costes a souhaité la constitution d'un « front républicain » pour faire barrage au candidat du FN.

 

« Le Front National surfe sur les peurs de nos administrés mais ne propose rien de concret, en tout cas pas de solutions applicables », a-t-il déclaré.

 

« Je demande effectivement à faire barrage au Front National », lui a répondu Bernard Barral.

 

« Ce soir j'ai mal au cœur, j'ai mal à la France. Je suis très malheureux pour ces gens qui ont cru en moi ».

 

François Hollande a abondé dans le même sens dimanche soir lors d'un entretien sur M6, tirant la leçon de ce scrutin.

 

« Lorsqu'il y a des scandales, il y a toujours la tentation de l'extrême droite », a-t-il dit en estimant que l'on assistait à une « séquelle » de l'affaire Cahuzac.

 

Le candidat socialiste a expliqué sa défaite par « l'affaire Cahuzac mais également par la dispersion des voix de gauche ».

 

L'ancien premier ministre UMP François Fillon a jugé la sanction « sans appel ».

 

REJET ET SANCTION

 

« C'est la sanction du comportement d'un homme. C'est la sanction d'une majorité sans cap ni autorité, élue sur des promesses intenables et aujourd'hui incapable d'endiguer une crise économique qu'elle a niée », écrit-il dans un communiqué.

 

Pour François Fillon, l'élimination du candidat socialiste « témoigne d'un rejet catégorique de la politique du gouvernement » et d'un fossé qui se creuse entre les Français et la majorité.

 

Le président du groupe UMP à l'assemblée, Christian Jacob, a salué le score de Jean-Louis Costes et jugé celui-ci en bonne position. Il a en revanche qualifié le résultat du candidat socialiste de « défaite historique ».

 

« Ce premier tour témoigne d'un double rejet: le rejet de Jérôme Cahuzac et, surtout, le rejet des socialistes par les français », écrit-il dans un communiqué.

 

Le secrétaire général du FN, Steeve Briois, impute à la présence du parti d'extrême-droite et à une faible participation « l'éjection » dès le premier tour du candidat socialiste.

 

L'abstention a été forte: environ 46% des électeurs inscrits seulement sont allés voter malgré la présence au premier tour de dix sept candidats, contre 57,73% en 2012.

 

Le dirigeant du FN invite les indécis ou les électeurs des candidats évincés à apporter leur soutien à Etienne Bousquet-Cassagne plutôt qu'à Jean-Louis Costes, « dont le parti est largement aussi vérolé que celui de Jérôme Cahuzac ».

 

Pour Philippe Vigier, porte-parole de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI), l'échec de Bernard Barral, qui s'ajoute aux sept élections législatives partielles déjà perdues par la majorité, sanctionne « l'absence de cap de François Hollande » et un manque de confiance des français dans le chef de l'Etat.

 

« L'UDI appelle les électeurs à se mobiliser fortement lors du second tour pour faire gagner le candidat UMP » dimanche prochain, ajoute-t-il dans un communiqué.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:16

 

http://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/06/14/non-au-retour-de-la-dictature-en-grece

http://www.chronosmag.eu/index.php/e-balibar-non-au-retour-de-la-dictature-en-grece.html

Non au retour de la dictature en Grèce

 

Nous, citoyens d’Europe et d’ailleurs, appelons tous nos concitoyens à soutenir la grève générale des travailleurs et des journalistes grecs

 

Au moment où le FMI reconnaît à demi-mots que les privatisations et restructurations imposées par la troïka en échange des prêts supposés réduire la dette souveraine grecque conduisaient en fait le pays à la ruine, la même troïka, dont font également partie la Commission Européenne et la BCE, est venue à Athènes renouveler ses exigences. Elle l’a fait en des termes tels que le gouvernement grec a décidé de précipiter l’asservissement de la Grèce à la dictature néo libérale de l’intérieur et de l’extérieur.

 

La fermeture brutale de la télévision publique (ERT), par des méthodes qui relèvent du coup de force, constitue à la fois une atteinte gravissime à la liberté d’expression et d’information, contraire aux traités fondateurs de l’Union Européenne, et un nouvel exemple de la façon dont celle-ci est en train d’évoluer vers l’autoritarisme au mépris de l’intérêt de ses peuples. Nous, citoyens d’Europe et d’ailleurs, ne pouvons et ne devons pas l’accepter. Nous appelons tous nos concitoyens à clamer leur indignation et à soutenir la grève générale des travailleurs et des journalistes grecs. Nous exigeons de nos représentants à Strasbourg et à Bruxelles qu’ils imposent immédiatement la réouverture de l’ERT et la reprise de ses émissions. Le moment est venu de mettre un coup d’arrêt à la destruction de la nation grecque, ainsi qu’à la dénaturation de l’Europe par ses propres gouvernements soumis au diktat de l’oligarchie financière.

 

Premiers signataires : Michel Agier, Zineb Ali Ben Ali, Athena Athanassiou, Chryssanthi Avlami, Paola Bacchetta, Étienne Balibar, Driss Belhacenne, Anne Emmanuelle Berger, Antonia Birnbaum, Wendy Brown, Judith Butler, Marie-Claire Caloz-Tschopp, Dimitris Christopoulos, Catherine Colliot Thélène, Marie Cuillerai, Sonia Dayan-Herzbrun, Stéphane Douailler, Sara R. Farris, Éric Fassin, François Gèze, Marie-Elisabeth Handman, Engin Isin, Maria Kakogianni, Danièle Kergoat, Camille Louis, Giacomo Marramao, Sandro Mezzadra, Jean-Luc Nancy, Matthieu de Nanteuil, Georges Navet, Toni Negri, Bertrand Ogilvie, Mathieu Potte Bonneville, Beatriz Preciado, Josep Ramoneda, Jacques Rancière, Judith Revel, Joan W. Scott, Yves Sintomer, Michel Surya, Alberto Toscano, Eleni Varikas, Patrick Vauday, Patrice Vermeren, Sophie Wahnich, Frieder Otto Wolf, Pierre Zaoui, Slavoj Žižek

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens