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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:45

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20131117-liban-syrie-refugies-mahin-homs-kalamoun

 

Des milliers de réfugiés syriens affluent au Liban

 

Des milliers de syriens fuient au Liban depuis deux jours en raison de l'intensification des combats entre les forces loyalistes et les insurgés près de la frontière. Les réfugiés partent de la région montagneuse de Kalamoun, un secteur stratégique au nord de Damas où rebelles et forces gouvernementales massent des troupes.

Six mille syriens sont entrés au Liban ces dernières vingt quatre heures, soit quatre fois plus que le nombre habituel, selon les sources de sécurité libanaises.

Ces réfugiés ont fui la ville de Kara et les villages environnants situés dans les montagnes de Kalamoun, qui s’étendent de l’ouest de Damas à la province d’Homs, sur soixante dix kilomètres face à la frontière libanaise.

La plupart d’entre eux se sont réfugiés dans l’enclave sunnite d’Ersal, à l’est du Liban. Cet afflux inhabituel de réfugiés est dû à la recrudescence des combats dans cette zone stratégique, dernier secteur frontalier du Liban encore aux mains des rebelles syriens.

La ville de Mahin reprise

Les combats dans cette région coïncident avec la reprise par l’armée syrienne de la région de Mahin au sud-est de la ville d’Homs. Occupée par les rebelles il y a quelques jours, Mahin renferme les deuxièmes plus importants dépôts d’armes et de munitions de l’armée syrienne.

Mais les insurgés ont été rapidement délogés par les troupes régulières qui les ont poursuivis jusqu’aux montages de Kalamoun.

Si l’offensive générale contre cette chaîne montagneuse se confirme, le Liban risque d’être exposé à une vague de réfugiés sans précédent. Avec l’afflux probable de centaines de milliers de personnes, qui s’ajouteraient aux huit cent mille réfugiés officiellement recensés par l’ONU. Le plus grave serait le repli vers le Liban de plusieurs milliers de rebelles armés. 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 20:20

 

http://www.actualutte.com/une-autre-vision-des-bonnets-rouges

 

Une autre vision des bonnets rouges

 

Lundi 4 Novembre 2013

 

Tea Party à la française, des identitaires, des nazis, des fascistes, des chiens du patronat, des esclaves qui défendent leurs maîtres, et ci et ça. Que de haine face au peuple qui était dans la rue Samedi 2 Novembre à Quimper, des personnalités politiques jusqu’aux citoyens de gauche, le risible n’a pas manqué de côtoyer le pitoyable.

 

Les médias aussi n’étaient pas en reste dans cette course à l’absurde, pendant et après la manifestation ils ne parlaient que des « casseurs ». Là-dessus il faut dire qu’on commence à avoir l’habitude, mais notons au passage que les « casseurs » n’ont rien cassé, pas de pillage, pas de mobilier urbain détruit si ce n’est quelques morceaux de trottoirs qui ont servi à faire des projectiles pour attaquer la préfecture. Par contre, le plus inquiétant est le traitement du mouvement des bonnets rouges avant la manifestation. Une sainte alliance s’est formée de Rue89 et l’Humanité en passant par Le Monde jusqu’au Figaro, pour critiquer un mouvement qu’ils disent de droite et/ou d’extrême droite et à la solde du patronat. Étrange comme alliance non ?

 

Sur la manifestation

 

www.rue89.com a ainsi publié un article qui compare les bonnets rouges à la manifestation pour tous. Avec quelques camarades nous sommes allés à Quimper Samedi 2 Novembre et nous n’avons pas vraiment la même vision des choses, en même temps ce témoin se dit socialiste et nous anarchistes. Mais au-delà de cela, il raconte être arrivé sur le lieu de rassemblement en longeant des rangées de 4 X 4. Nous, nous sommes arrivés sur la Place de la Résistance avec un cortège de salariés de Lampaul qui se battent pour leurs emplois, sous des drapeaux Force Ouvrière et qui scandaient « breton, français, un patron reste un patron ». 

 

Ensuite une fois sur place nous avons noté quelques points de détails qui peuvent tout de même avoir leur importance. Comme d’habitude en manifestation, une sono envoyait de la musique avant les prises de parole.

 

Qu’est ce qu’on écoute donc dans les manifestations « du patronat et de l’extrême droite » ? Keny Arkana, Gilles Servat, Manu Chao, les Ramoneurs de Menhirs qui reprennent Bellaciao avec le chant de l’Armée Révolutionnaire Bretonne. Très fasciste tout ça en effet. A noter aussi que pendant la manifestation on a entendu chanter bien fort « la jeunesse emmerde le Front National ».



Autre détail, les couleurs affichées, en plus des nombreux drapeaux bretons, il y avait donc FO, Lutte Ouvrière, CGT, Front de Gauche, UDB, Breizhistance, SLB (trois organisations de la gauche bretonne), NPA et les Alternatifs. Le plus à droite que nous avons vu était le Parti Breton. Pas de drapeaux français, sauf un qui a été déchiré devant la préfecture, pas de l’UMP, pas de Front National. Pas de signe non plus des groupuscules fachos d’ADSAV et Jeune Bretagne, s’ils étaient là ils devaient être bien cachés. En même temps vu les antifascistes présents c’était peut être pas plus mal pour eux. La grande, et très ridicule, banderole « Hollande démission » était apparemment celle de fascistes, on le saura pour la prochaine fois. Des témoignages racontent aussi que les discours de gauche étaient hués pendant les prises de paroles.



Aucune idée, nous pendant ce temps on essayait de forcer le passage vers la préfecture. D’ailleurs pour l’anecdote on a même vu un vieux au lance-pierre qui nous disait que ça lui rappelait mai 1968. Par contre quand le représentant du collectif pour l’emploi a fait un discours en fin de manifestation, pour réclamer plus de liberté d’entreprendre et pour cracher sur l’écologie et la décroissance, il se faisait huer aussi.

 

Sur le mouvement des bonnets rouges

 

Alors oui, c’est un mouvement complexe, mais non ce n’est pas qu’un mouvement de droite, tout comme il n’est pas malheureusement que de gauche. Le seul trait idéologique commun est sûrement l’hostilité face à l’état jacobin centralisateur et la demande d’un pouvoir plus local, donc plus proche du peuple. Vous semblez nombreux à craindre ou à croire que ce mouvement soit de droite, mais pourquoi donc n’avez vous pas espoir qu’il devienne de gauche ? Mes camarades et moi qui étions à Quimper sommes de ceux qui ont cet espoir. Cinq heures d’affrontements pour attaquer une préfecture, symbole du centralisme et de la répression d’état, ce n’est quand même pas tous les jours dans une manifestation.

 

Sans compter que ce n’était pas « une dizaine de casseurs » mais des jeunes, des vieux, des ouvriers, des pêcheurs, des paysans et des étudiants. Le risque si cet espoir se perd, et c’est déjà le cas avec la contre manifestation de Carhaix, est de voir une prophétie auto réalisatrice qui en effet servira le patronat. C’est à dire que les forces de gauche en disant que ce mouvement est de droite déserte la mobilisation, laissant la place aux forces de droite pour qu’il devienne de droite.

 

Sur les raisons de notre engagement

 

A ceux qui disent que tous les bonnets rouges défendent l’agro alimentaire, le patronat et les paysans accrocs à la monoculture et gavés de subventions, non. Avec mes camarades nous étions de ces manifestants hostiles à ces façons de produire, mais nous avons vu qu’il faut faire une différence entre le court et le long terme. Nous étions mobilisés Samedi 2 Novembre car il y a des milliers de travailleurs qui vont perdre leurs emplois en Bretagne, des familles entières qui vont plonger dans la misère. Il y a une véritable urgence sociale, l’écotaxe n’en est pas la responsable mais elle ne va faire qu’accentuer ce phénomène.

 

A long terme nous sommes nombreux à réclamer une autonomie politique et économique locale pour tourner la page de ce système capitaliste destructeur en vie humaines et en richesses naturelles. C’est évidement à long terme pour cela que nous nous battons, hier à Quimper et demain de nouveaux aux côtés des zadistes de Notre Dame des Landes, comme de nombreux bretons de gauche. Mais à court terme nous refusons de voir des milliers de travailleurs, qui triment au quotidien, être condamnés à la misère, c’est avec ces gens là que nous sommes allés manifester samedi, pas aux cotés du patronat.

 

Sur notre colère

 

Nous nous demandons donc, depuis quand le peuple de gauche se drape-t-il dans une pureté idéologique, aussi exécrable que la pureté ethnique, qui l’empêche de se battre aux cotés des classes laborieuses sous prétexte qu’elles s’opposent à une mesure dite écologique (ce qui n’est pas le cas). Nous, et je pense que nous pouvons parler au nom de tous ces bonnets rouges de gauche, nous en avons assez de ces réflexions de petits bourgeois qui pensent avoir les plus belles idées sur la meilleur des sociétés à mettre en place et qui ne voient pas la misère à leurs pieds.

 

Descendez donc de vos tours d’ivoires et détruisez-les à coup de masse ! Oui à l’idéalisme mais n’oubliez pas les réalités du peuple au nom duquel la gauche porte un idéal.

 

Cette révolte des bonnets rouges est peut être le moyen de créer un vaste mouvement contre les politiques d’austérités. Peut être même cela va-t-il aboutir, comme la révolte de 1675, sur la contestation des privilèges de la noblesse, non plus de sang mais économique.

 

Nous l’avons dit ce mouvement est complexe, rien n’y est joué, tout y est donc possible. Peut être ne fait il que commencer, c’est alors à nous peuple de gauche de s’en saisir au lieu de le critiquer en relayant les idées nauséabondes des chiens de garde médiatiques. Si vous voulez vous abstenir d’y prendre part, abstenez-vous donc par la même de nous traiter de capitalistes et de fascistes, car pour les bonnets rouges qui sont comme nous bien à gauche et antifascistes c’est difficile à entendre.

 

Nous savons bien que tous les bonnets rouges n’ont pas nos idées, ainsi en va de la diversité populaire, mais nos idées ont leur place dans ce mouvement. Le fait est tout de même que les bretons sont aujourd’hui en révolte et nous souhaitons ardemment que ce feu dans la lande ne devienne pas feu de paille, mais au contraire un vaste incendie qui brûlera le patronat et l’État centralisateur. Nous souhaitons continuer le combat et nous vous invitons à le rejoindre pour y faire grandir ses forces de gauche. Vive les bonnets qui sont profondément rouges et que vive l’insurrection !

 

Des révoltés bretons 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:48

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/15/jacqueries-sociales-ou-sont-passes-les-syndicats_3514836_3232.html

 

Jacqueries sociales, où sont passés les syndicats ?

 

Par Michel Noblecourt

 

Vendredi 15 Novembre 2013

 

Dans le tourbillon de jacqueries sociales, ou plutôt fiscales, qui sillonne la France, où sont passés les syndicats ? Il y a les « bonnets rouges », couvre chef qui se décline dans toutes les couleurs de l’arc en ciel, les « poussins, les dindons, les abeilles, les moutons, les tondus et les sacrifiés », autant de collectifs qui expriment une colère ou manifestent leur « ras le bol fiscal », sur fond d’impopularité abyssale de l’exécutif.

 

Mais les syndicats sont absents du bestiaire. Force Ouvrière a participé à la « manifestation des bonnets rouges », le 2 novembre à Quimper dans le Finistère, mais vient de s’en désolidariser. Et sept syndicats ont fini par appeler à des manifestations régionales le 23 novembre en Bretagne.

 

Si la France apparaît au bord de la crise de nerfs, ce ne sont pas les syndicats qui orchestrent les jacqueries. Dans leur synthèse mensuelle, en date du 25 octobre, révélée par Le Figaro, les préfets décrivent « une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère. Ce mélange de mécontentement latent et de résignation », notent-ils, « s’exprime de façon éruptive, à travers une succession d'accès de colère soudains, presque spontanés, et non au sein de mouvements sociaux structurés ».

 

Selon les préfets, « de plus en plus, les revendications sont portées en dehors du cadre syndical, à travers des actions plus radicales, comme des grèves de la faim ou des blocages de longue durée ».

 

Quand la ronde des jacqueries s'emballe, les syndicats restent hors du champ. Dans la semaine qui a suivi la démonstration de force des « bonnets rouges » à Quimper, ils ont vaqué tranquillement à leurs occupations, participant ainsi à une concertation menée par Michel Sapin, le ministre du travail, sur la démocratie sociale. Ils ont notamment discuté du financement du paritarisme et de la représentativité patronale, à la suite du rapport sur ce dernier sujet remis par Jean-Denis Combrexelle, directeur général du travail. Michel Sapin présentera un projet de loi en janvier qui reprendra l'idée de mesurer la représentativité patronale à partir de l'adhésion, et non de l'élection comme pour les syndicats. Le 13 novembre, les organisations syndicales et patronales se sont mises d'accord sur un « agenda social 2014 », avec ouverture des négociations sur l'assurance-chômage en janvier.

 

Cet hors-champ syndical est délibéré. D'instinct, les syndicats se méfient des colères ou des revendications catégorielles, jugeant au diapason de Jean-Marc Ayrault que « la France n'est pas une addition de corporatismes mais une république ». Le 12 novembre, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, a pris ses distances avec la « manif estation des bonnets rouges », où des militants de son syndicat ont défilé, dans une jolie confusion idéologique, avec des patrons, en soulignant que « nous n'avons jamais été des adeptes de l'union nationale ou régionale qui tend à transcender ou camoufler les divergences d'intérêts ».

 

« Populisme ambiant »

 

S'ajoute à cette allergie ancienne le refus, exprimé par Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, vendredi 15 novembre sur BFM, de se mêler « au populisme ambiant, en disant que tout va mal ». « Il y a des expressions corporatistes qui sont inquiétantes », affirme Luc Bérille, secrétaire général de l'UNSA, « parce qu'elles peuvent prendre un aspect d'anti républicanisme ».

 

Plus fondamentalement, les syndicats, qui ont globalement défendu l'écotaxe, sont mal à l'aise avec ces frondes fiscales, parce qu'ils ont plutôt tendance à crier « vive l’impôt ». Pour Jean Claude Mailly, « l'impôt est indispensable, il finance les services publics et contribue à réduire les inégalités ». Laurent Berger s'inquiète de voir « un consentement à l'impôt qui n'est plus accepté », dénonce ce « poujadisme » et s'exclame que « l’impôt, c’est le vivre ensemble ». « Le ras le bol fiscal cristallise le mécontentement », a assuré Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, dans Le Figaro du 12 novembre. « J'entends des gens qui se plaignent alors qu'ils ne payent pas d'impôt ! Mais le vrai problème, c'est le pouvoir d'achat ».

 

Alors que la crise fabrique chaque jour de nouveaux plans sociaux, les syndicats se préoccupent de la montée du chômage. Dans ce « climat douloureux », selon les préfets, « le chômage fait peur, les salariés se replient sur eux-mêmes », note Thierry Lepaon. Les syndicats, désunis, peinent à mobiliser, comme l'a montré l'échec de la contestation de la réforme des retraites. Pour autant, ils ne sous-estiment pas la gravitéé du mécontentement porté par ces diverses jacqueries. « Le climat est très tendu, c'est explosif partout », assure le leader de la CGT, qui reproche au gouvernement de n'écouter que le patronat, « sans être récompensé ».

 

Si aucun syndicat, pas même la CGT, n'entend participer à la « marche pour une révolution fiscale » organisée par le Front De Gauche le premier décembre, tous critiquent l'illisibilité de la politique fiscale. Laurent Berger a fustigé le « renoncement à la grande réforme fiscale » promise par François Hollande et la réclame pour le début 2014. Comme la CGT, Jean Claude Mailly juge « qu’il faut lancer le chantier de la réforme fiscale d'ensemble avec un vrai impôt progressif sur le revenu ». Mais il en va de la fiscalité comme de la protection sociale. Les syndicats sont divisés sur cette réforme. Ce qui ne facilitera pas la tâche de l'exécutif, si d'aventure les jacqueries le poussent à s'en emparer.

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:16

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/16/ces-patrons-a-l-origine-des-bonnets-rouges_3514915_823448.html

 

Ces patrons à l’origine des « bonnets rouges »

 

Par Philippe Euzen

 

Samedi 16 Novembre 2013

 

A l’époque, l’affaire ne fait pas les gros titres. Le 18 juin, une trentaine d’entrepreneurs bretons lancent une campagne contre l’écotaxe. « L’heure des méthodes douces est révolue », affirment-ils alors. « Pour obtenir des réponses concrètes et immédiates, il va falloir livrer bataille ».

 

Rassemblés à Pontivy dans le Morbihan, ils annoncent la création d’un rassemblement, le Comité de Convergence des Intérêts Bretons (CCIB)

 

Le message de ces trente patrons, précisé dans un « appel de Pontivy » issu de leur rencontre, est clair. Ils dénoncent « l'hyper centralisme français et le labyrinthe des réglementations ». Ils demandent « la primauté aux territoires, une véritable décentralisation, qui prenne en compte une gouvernance économique régionale », et réclament « le droit à l'expérimentation doit nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter en permanence les excès des systèmes bureaucratiques ».

 

Deux figures influentes sont à l'origine de cet ordre de mobilisation. Le premier est Jakez Bernard, patron du label « produit en Bretagne ». Le second est Alain Glon, président de l'Institut de Locarn, un think tank régionaliste, et ancien industriel de l'agro alimentaire.

 

Pour lancer leur offensive, tous deux vont activer leurs réseaux communs. Domicilié à l'Institut de Locarn, le label « produit en Bretagne » fédère trois cent entreprises de l'agro alimentaire et de la grande distribution. Plusieurs de leurs dirigeants se mettent à l'ouvrage.

 

Olivier Bordais, patron du centre Leclerc de Landerneau, et Jean-Jacques Hénaff, leader français du pâté en conserve, diffusent des tribunes. Ils répondent présents lorsqu'Alain Glon s'adresse aux patrons bretons, dans une lettre publiée sur le site de l'Institut de Locarn, pour les appeler à se mobiliser le 16 octobre, « en relation avec de multiples associations et toutes les organisations qui souhaiteront rejoindre cette initiative, nous appelons les acteurs économiques de Bretagne à sonner le tocsin, tous ensemble ».

 

Le 16 octobre, plusieurs responsables de grandes surfaces (Intermarché, Système U et Leclerc) ferment leurs portes à 15 heures. Hervé Le Goff, directeur d'un Super U à Brest, est de ceux-là, « il y a eu une réunion de Produit en Bretagne le samedi. Les gens présents, dont Olivier Bordais, m'ont appelé pour me dire qu'il fallait fermer les supermarchés une heure le mercredi ». Ce 16 octobre à 15 heures, d'autres, comme le patron de Hénaff, font retenir dans leur entreprise l'alarme incendie et font sortir leurs salariés. C'est encore un autre membre de Produit en Bretagne, Jean-Guy Le Floch, patron d'Armor Lux, qui offrira les bonnets rouges à la manifestation du 2 novembre à Quimper.

 

Cette manifestation des fameux « bonnets rouges », c'est un autre groupe, le collectif « vivre, décider et travailler en Bretagne », qui l'a organisée. A sa tête, Thierry Merret, président de la FNSEA du Finistère, ainsi que le maire divers gauche de Carhaix, Christian Troadec. Ce dernier explique que ce groupe réunit « un réseau informel de gens qui se connaissent très bien, qui se côtoient très régulièrement, dans les locaux de l'Institut de Locarn ou ailleurs. Nous avons des sensibilités différentes, mais nous nous rejoignons autour des intérêts de la Bretagne », précise-t-il.

 

Le CCIB d'Alain Glon et Jakez Bernard en fait partie. « On pilote deux choses, les bonnets rouges et un projet pour la Bretagne », confie Alain Glon, pour qui « avant l'écotaxe, il n'y avait pas de quoi provoquer l'embrasement ». Et juge que « l'on peut tolérer un peu de violence contre le système, aussi mesurée que possible ». Pour lui, « l'état n'a pas de vision. Il faut tout déconstruire. Et reconstruire dans une dimension territoriale ». Partisan d'une Europe des régions, il juge que l'état doit laisser les patrons gérer l'économie au plan local.

 

Evoquant ces acteurs, la députée européenne et maire UMP de Morlaix, Agnès Le Brun, estime que « s'ils gardent le cap de la synergie économique, du sens de l'innovation collective, c'est très bien. Mais attention à ne pas se greffer sur un repli identitaire. A Quimper, j'ai vu des drapeaux nationalistes bretons. En se mettant sur une bannière bretonne, on attire ces gens-là ».

 

Richard Ferrand, député socialiste du Finistère et ancien adversaire de Christian Troadec aux législatives, est plus sévère, « Alain Glon considère que l'obstacle au développement de la région, c'est l'état. Avec l'Institut de Locarn, ils veulent être une élite éclairée qui sait faire et que les autres doivent suivre. Christian Troadec n'a a priori pas les mêmes convictions mais ils se rejoignent sur le régionalisme ». Pour lui, « pendant qu'on construit le pacte d'avenir pour la Bretagne, ils s'unissent dans un discours contre l'état »

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 20:05

 

http://www.humanite.fr/social-eco/les-syndicats-de-bretagne-appellent-manifester-le-553195

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article138230

 

Les syndicats de Bretagne appellent à manifester le 23 novembre

Les syndicats de Bretagne reprennent l’initiative

Dans une déclaration commune, CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFTC, UNSA et CFE-CGC reprennent l’initiative au mouvement des bonnets rouges. Ils appellent les salariés à manifester, le 23 novembre, dans les départements bretons, et avancent des propositions pour le pacte d’avenir pour la Bretagne.

Cela pourrait être un tournant dans la crise bretonne, toutes les organisations syndicales de la région Bretagne, à la seule exception de Force Ouvrière, ont signé Mercredi 13 Novembre 2013 une déclaration commune appelant les salariés à se mobiliser pour ajouter un « pacte social » au « pacte d’avenir » proposé par le gouvernement. CGT, CFDT, Solidaire, CFTC, FSU, UNSA et CFE-CGC entendent « prendre leurs responsabilités par la démarche unitaire d’une action syndicale forte de propositions constructives pour l’avenir des salariés et de l’emploi en Bretagne ». Elles veulent ainsi ouvrir un débat avec les salariés et appellent à des manifestations dans tous les départements bretons, le 23 novembre.

« Un plan conjoncturel ne suffit pas »

Les organisations syndicales estiment le pacte d’avenir pour la Bretagne « insuffisant », outre qu’elles souhaiteraient y voir ajouter « un volet social conséquent », les syndicats considèrent que, pour dessiner un avenir à l’ensemble des filières et des territoires en « crise structurelle dans la région, un plan conjoncturel ne suffit pas ». Et elles considèrent que le plan d’avenir doit passer par des « engagements forts » de l’état et des entreprises envers les salariés.

Pour les syndicats, c’est en quelque sorte une façon de reprendre la main. Ils avaient été jugés dépassés, hors coup, lors de la manifestation des « bonnets rouges », le 2 novembre dernier, à Quimper. Seule Force Ouvrière avait été officiellement partie prenante de cette manifestation et avait participé au collectif des « bonnets rouges », « Vivre, travailler et décider en Bretagne ». « Nous avons participé avec nos propres mots d’ordre syndicaux », se défend Joël Josselin, coordinateur de Force Ouvrière en Bretagne. Force Ouvrière était à l’endroit où se trouvait la classe ouvrière victime des plans sociaux ». Le responsable de Force Ouvrière justifie que le syndicat fasse bande à part en critiquant le contenu du texte intersyndical. « Nous n’y retrouvons pas nos revendications, arrêt des licenciements, trois cent euros d’augmentation pour tous et le retrait de la loi sur les retraites ».

« Avec les bonnets rouges, ceux qui tirent toutes les ficelles de l’économie bretonne »

La CGT, la FSU et Solidaire n’avaient pas souhaité être partie prenante à Quimper d’un mouvement de colère qu’ils estimaient manipulé ou récupéré par le MEDEF et les organisations patronales, la FDSEA, les représentants de la grande distribution. « À la tête de ce mouvement des bonnets rouges, il y a ceux qui tirent toutes les ficelles de l’économie bretonne », juge Thierry Gourlay, secrétaire de la CGT Bretagne. Et, de toute façon, la CGT n’aurait jamais appelé à une manifestation avec le Front National, assure le cégétiste.

« L’exaspération est justifiée », précise-t-il. « À nous d’en faire quelque chose de constructif. Il n’y a pas de fin à demander la suppression des impôts. Nous essayons de reprendre notre place ». Le responsable CGT, principal initiateur de l’appel unitaire des syndicats bretons, estime qu’en décidant d’une manifestation CGT, FSU, Solidaire, à Carhaix, le 2 novembre, ils avaient « adressé un message large au monde du travail et mis une boussole dans cette confusion. Nous en ressentons une certaine fierté », ajoute-t-il.

L’initiative des syndicats contribuera-t-elle à ouvrir des perspectives à la colère qui s’exprime en Bretagne ? Elle est en tout cas une première expression forte, unitaire et démocratique qui veut apporter sa contribution pour répondre à la crise qui exaspère la Bretagne. Et s’il veut en sortir par le haut, le gouvernement serait sans doute bien inspiré de tendre l’oreille de ce côté-là. 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 19:49

 

http://www.npa2009.org/node/39559

http://www.alencontre.org/europe/france/bretagne-partir-des-mobilisations-existantes.html

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30324

 

Partir des mobilisations existantes

 

Par Philippe Poutou

 

Jeudi 14 Novembre 2013

 

Fallait-il être le samedi 2 novembre à Quimper avec les trente mille « nigauds et esclaves » soumis à leurs patrons, ou à Carhaix avec la gauche qui pense comme il faut ? C’est de cette façon caricaturale que le problème a été posé par toute une partie de la gauche.

 

La situation est évidemment beaucoup plus complexe.

 

Nombreuses ont été les réactions contre la manifestation de Quimper, souvent agressives voire insultantes. On l’a vu, Jean-Luc Mélenchon n’aime pas les « bonnets rouges », et il n’a pas  fait dans la dentelle en affichant son mépris pour le peuple opprimé. Une position bien relayée par des responsables du Parti de Gauche, des élus du Parti Socialiste, des dirigeants d’EELV, par la CGT qui a déclaré que cette manifestation ne défendait pas les salariés, et enfin par la presse militante de gauche, l’Humanité et Politis, « Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le Front National et les identitaires ». Quelle finesse d’analyse !

 

Avec la colère sociale, contre les responsables de la crise

 

Le NPA était bien à Quimper, et ses militants « bretons » ont manifesté avec leurs camarades de lutte, leur camp social, les salariés de Marine Harvest, de Gad ou de Tilly-Sabco. Le NPA était à sa place parmi les révoltés, dans un mouvement de profonde colère sociale contre l’écotaxe mais surtout contre l’austérité, les licenciements, et la souffrance au quotidien.

 

Certes, il y a de la confusion dans la diversité des manifestants, des salariés, des paysans, des petits patrons, des artisans et des commerçants. La présence d’organisations patronales, d’élus  UMP, de militants identitaires en a rajouté sur la complexité. De plus, la population en colère a trouvé sa force dans un sentiment régionaliste, « vivre, travailler, décider en Bretagne », un terrain particulier qui laisse la place à des courants politiques hostiles au mouvement ouvrier.

 

Mais cela ne justifie aucunement les accusations d’une partie de la gauche syndicale et politique. En organisant une contre manifestation à Carhaix, la CGT comme le Front De Gauche ont fait pire que de se désolidariser d’une mobilisation populaire. En divisant, elles désertent un lieu de bataille politique, contribuant à laisser la main à la droite patronale. Déjà incapables de prendre des initiatives locales ou centrales contre les licenciements qui rompraient avec un climat général de résignation, voilà que ces « dirigeants ouvriers » tournent le dos quand le ras-le-bol s’exprime.

 

Cette colère populaire ne serait pas comme il faut, alors il faudrait s’en tenir éloigné. Et on le sait, pour ces partis politiques, la révolution se fera dans les urnes, pas dans la rue. Leur réponse à la mobilisation bretonne en est une nouvelle illustration.

 

Pour une issue progressiste

 

Face au danger réel de récupération et de dévoiement de la colère des opprimés, il y a une bataille politique à mener, qui consiste à défendre dans le mouvement une perspective politique « à gauche », progressiste, contre les politiques libérales, pour le partage des richesses, pour que la population prenne ses luttes et ses affaires en main.

 

Une politique qui a de façon spectaculaire été refusée par le Front De Gauche et la CGT.

 

Le NPA a milité dans le cortège pour faire entendre une voix anticapitaliste. Avec des organisations comme ATTAC, l’Union Démocratique Bretonne (gauche bretonne), les Alternatifs et Breizhistance, nous avons agi pour la constitution d’un « pôle de gauche » posant clairement des revendications sociales. Il ne fallait pas laisser le terrain aux droites, aux réactionnaires de toute espèce, au patronat qui veulent contrôler ce mouvement et en détourner la colère afin d’éviter qu’elle ne vise les possédants, les vrais responsables de la crise.

 

La lutte de classe se mène à partir des mobilisations existantes, avec les gens qui se révoltent, au jour le jour. La révolte bretonne montre concrètement la nécessaire et urgente construction d’une opposition de gauche à ce gouvernement et à ses alliés.

 

Pour la suite, nous militons pour que les organisations syndicales, associatives, politiques de la gauche radicale pèsent ensemble de tout leur poids dans le mouvement social pour la perspective d’une riposte unitaire, d’une mobilisation générale du camp des exploités. 

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 19:33

 

http://www.actukurde.fr/actualites/589/nouvelle-victoire-des-kurdes-syriens-dix-neuf-villages-liberes.html

 

Nouvelle victoire des Kurdes syriens, dix-neuf villages libérés

 

Lundi 4 Novembre 2013

 

Les combattants kurdes ont pris le contrôle de dix-neuf localités lors des trois jours de combats avec des groupes armés d'al-Qaïda dans la région de Serêkaniyê (Ras al-Aïn).  

La première phase des opérations révolutionnaires, baptisées « les martyres de Serêkaniyê »,  est terminée avec succès, ont déclaré les unités de défense du peuple (YPG), armée kurde constituée de femmes et d'hommes.  

Au total dix-neuf villages, ainsi que plusieurs petites localités et dépôts de blé ont été libérés au cours de ces opérations, lancées le premier novembre.  

« L'objectif était de sécurisé la route reliant la ville de Serêkaniyê à Tall Tamer »  a ajouté l'YPG, affirmant que de nombreux membres de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) et du Front al-Nosra ont été tués. Trois combattants kurdes dont deux femmes ont en outre perdu la vie, selon le communiqué de l'YPG.

Les combattants kurdes disent avoir saisi un char, plusieurs canons anti aériens et de nombreuses armes légères et munitions.

L'YPG a également annoncé le début de la deuxième phase des opérations révolutionnaires, sans donner plus de précisions

L'objectif serait de libérer au cours de cette deuxième étape le village antique de Tall Halaf, où al-Qaïda reçoit de nouveaux combattants et des armes depuis la Turquie, a-t-on appris de sources locales. D'autres bases d'al-Qaïda se trouvent notamment à Tall Abyad, ville voisine de Serêkaniyê.

Les premières opérations « révolutionnaires », lancées le 23 octobre, avaient notamment permis de libérer la ville de Tall Kocher (al Yaroubia), située sur la frontière avec l'Irak et utilisée comme la principale base d'attaques contre les kurdes. Il s'agit d'une ville stratégique pour briser l'embargo sur la région kurde, en entretenant des relations avec Bagdad, et empêcher les attaques jihadistes.

Le 29 octobre, les combattants kurdes ont réussi à chasser tous les groupes armés de Chil Agha et de la zone pétrolière de Rimalan, dans la région de Girkê Legê (al-Ma'bada) 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 19:23

 

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20131115/432917/fr/Treize-autres-prisonniers-basques-liberes

 

Treize autres prisonniers basques libérés

Par Antton Rouget

Vendredi 15 Novembre 2013

Vingt-quatre prisonniers basques libérés en vingt quatre jours. Les effets de l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) au sujet de la doctrine 197 de 2006 (aussi dite doctrine « Parot ») ne se sont pas fait attendre.

Hier, avec un jour d’avant sur le calendrier annoncé, l’Audience Nationale espagnole a même accéléré le rythme en ordonnant la libération de treize prisonniers basques. Une étape a également été franchie dans l’acceptation de la sentence européenne, les seize juges de l’Audience Nationale se sont prononcés à l’unanimité pour les libérations (avis favorable du ministère public) et les réactions des associations de victimes proches de l’extrême droite se sont faites moins violentes qu’au lendemain de la publication de l’arrêt de la CEDH.

Les treize prisonniers dont les recours ont été acceptés sont Antxon López Ruiz, Inma Noble, Francisco Lujanbio, Josu Díaz de Heredia, Pello Odriozola, Juan Mari Gabirondo, Kepa Rezabal, Mitxel Turrientes, Jose Felix Zabarte, Maritxu Uzkudun, Gonzalo Rodríguez, Raúl Ibáñez et Andoni Alza. Une détenue du groupe révolutionnaire GRAPO et un prisonnier de droit commun ont également retrouvé la liberté.

Tous les recours à l’Audience Nationale

La session plénière de l’Audience Nationale a également permis d’éclaircir la procédure de traitement des dizaines de recours à venir.

Les seize magistrats ont ainsi validé le fait que ce serait l’Audience Nationale qui étudierait les recours formulés par les prisonniers basques et qui sont actuellement en attente de traitement par le Tribunal Constitutionnel (près de vingt trois recours seraient concernés).

Mardi, alors qu’il était amené à se prononcer sur la doctrine 197 de 2006, le tribunal suprême a aussi décidé que l’Audience Nationale devrait annuler les recours qu’il était censé étudier.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 21:08

 

François Hollande chute à quinze pour cent d’opinions favorables

 

PARIS (Reuters) - La popularité de François Hollande sombre de six points en novembre pour atteindre le niveau inégalé de quinze pour cent d'opinions favorables, selon un sondage Yougov pour le Huffington Post et itélé diffusé Jeudi 14 Novembre 2013.

 

A la question « quel jugement portez-vous sur l'action de François Hollande comme président », trois pour cent des personnes interrogées répondent « très favorable » et douze pour cent répondent « favorable ».

 

A l'inverse, vingt sept pour cent déclarent porter un jugement « plutôt défavorable » sur son action et quarante neuf pour cent portent un jugement « très défavorable », soit soixante seize pour cent d'opinions défavorables. Neuf pour cent ne se prononcent pas.

 

Le premier ministre subit le même sort, Jean-Marc Ayrault est en baisse de quatre points par rapport à octobre à quinze pour cent d'avis favorables et soixante quatorze pour cent d'avis défavorables, en hausse de cinq points. Onze pour cent des sondés ne se prononcent pas.



Le chômage est cité en tête des préoccupations des français (trente six pour cent), devant les impôts (treize pour cent), la protection sociale (onze pour cent) et l'immigration (neuf pour cent).

 

L'enquête a été réalisée du 8 au 12 novembre par internet auprès d'un échantillon de neuf cent cinquante personnes représentatif de la population adulte française sélectionné selon la méthode des quotas.

 

Selon une synthèse préfectorale sur le climat économique et social en France datant du 25 octobre, et dévoilée jeudi dans le quotidien Le Figaro, « partout sur le territoire, les préfets dressent le même constat d'une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère ».



Ils soulignent le caractère « fédérateur de la contestation de l'action gouvernementale », selon des extraits publiés par le quotidien.



Le quotidien Le Parisien Aujourd’hui en France se fait jeudi l'écho des critiques et doléances de « quinze français en colère » qui interpellent le chef de l'état en « une ».



« On est abandonné », déclare un chômeur de longue durée. Un transporteur routier juge que « l'écotaxe, c'est la double peine », le maire d'une commune rurale accuse « les technocrates de Bercy d'avoir pris le pouvoir », un artisan plombier déplore « trop d'injustices ».

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:31

 

 

Plainte contre Manuel Valls pour incitation à la haine raciale

 

PARIS (Reuters) - Le MRAP a officiellement déposé plainte Mardi 12 Novembre 2013  contre le ministre de l'intérieur Manuel Valls pour provocation à la haine raciale et à la discrimination à la suite de ses propos sur les roms en septembre dernier.

Cette plainte du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples est une première pour un ministre de gauche.

Elle a été déposée devant la Cour de Justice de la République, seule instance habilitée à juger un ministre pour son action dans le cadre de ses fonctions, en présence d'une quinzaine de militants.

« Stop à la politique du bouc émissaire », proclamaient des pancartes.

Dans un communiqué, le MRAP estime que Manuel Valls nie aux membres d'un groupe ethnique particulier parmi les ressortissants roumains et bulgares, la liberté de circulation dont ils disposent en tant que ressortissants de l'Union Européenne.

« Ce faisant, Manuel Valls crée un sentiment de rejet à l'encontre des roms. Il exhorte à la violence, à la haine et à la discrimination raciste », écrit-il.

Sur France Inter, le ministre avait déclaré le 24 septembre que les roms étaient des « populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation. J'aide les français contre ces populations, ces populations contre les français », avait-il ajouté, jugeant que les roms avaient vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie.

Pour le MRAP, ces propos s'inscrivent « dans la continuité d'une politique de bouc émissaire », à l'instar de ceux tenus par les ministres UMP de l'intérieur de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Claude Guéant. 

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