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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 14:55

 

Journée de manifestations aux USA dans l’affaire Trayvon Martin

 

NEW YORK/MIAMI (Reuters) - Plusieurs centaines d'américains ont défilé dans la chaleur de l'été samedi à travers les Etats-Unis, à Miami, Los Angeles ou New York, réclamant justice, une semaine après l'acquittement du vigile George Zimmerman pour le meurtre l'an dernier de Trayvon Martin, un noir de dix sept ans.

 

Samedi soir dernier, à l'issue d'un procès de trois semaines, un jury du comté de Seminole en Floride a acquitté George Zimmerman, un hispanique de vingt neuf ans, de la mort de l'adolescent, tué d'une balle en plein coeur en février 2012. Après avoir délibéré pendant plusieurs heures, le jury a retenu la légitime défense, bien que la victime n'ait pas été armée.

 

A New York, la mère de Trayvon Martin a refoulé ses larmes devant une foule de deux mille new yorkais qui criaient « nous vous aimons » tandis que les stars du hip-hop Jay-Z et son épouse Beyonce, ont fait une apparition à l'un des plus gros rassemblements.

 

Au total, des événements étaient prévus dans une centaine de villes, selon leur organisateur, le révérend Al Sharpton.

 

Parmi les panneaux « boycottez la Floride », des manifestants portaient des T-shirts à l'effigie de Trayvon Martin portant un sweat-shirt à capuche.

 

A Miami en Floride, Tracy Martin, le père de Trayvon, a déclaré devant trois cent manifestants qu'après l'acquittement, il avait « fini par réaliser que ce n'était pas George Zimmerman qui était en procès mais Trayvon ».

 

RACISME

 

Les organisateurs avaient souhaité que cette journée soit pacifique après les épisodes de violence ayant conduit à des arrestations cette semaine à Los Angeles et dans la région de San Francisco.

 

A Los Angeles sous un ciel gris, quelque cinq cent personnes ont convergé vers le palais de justice fédéral. « Cela ne devrait pas être possible dans l'Amérique de 2013 », lisait-on sur certains panneaux, tandis que les manifestants scandaient « pas de justice, pas de paix ».

 

Vendredi à la Maison Blanche, Barack Obama est intervenu pour la première fois dans le débat public. Il a mis en garde les américains contre la violence et leur a demande d'essayer de comprendre l'affaire Trayvon Martin en se mettant à la place des afro américains.

 

« Il y a une histoire de disparités raciales dans l'application de nos lois pénales », a déclaré le président vendredi soir. « Si un adolescent blanc avait été impliqué dans le même scénario, à la fois le résultat et les suites auraient été différents ».

 

Après les commentaires d'une des six jurées, qui a cité la loi de l'Etat de Floride « Stand Your Ground » sur l'auto défense comme un élément lui ayant permis de parvenir à sa conclusion que George Zimmerman avait agi en situation de légitime défense, des voix se sont fait entendre pour que cette loi soit abrogée ou amendée.

 

Il a été dit aux jurées lors du procès que George Zimmerman n'était « pas obligé » de se replier et qu'il avait le droit de faire usage de la force, y compris mortelle, s'il pouvait raisonnablement penser que cela était nécessaire pour éviter la mort ou de graves dommages physiques.

 

Le gouverneur de Floride Rick Scott a déclaré à un sit-in devant son bureau à Tallahassee jeudi qu'il soutenait la loi et qu'il n'avait pas l'intention de convoquer une session spéciale du parlement local pour la modifier.

 

« Nous continuons à vivre dans un monde où le racisme existe », a déclaré le révérend Reginald Edwards à Tallahassee, où quelque quatre vingt manifestants s'étaient rassemblés à la mi-journée pour demander aux autorités fédérales d'inculper George Zimmerman d'infraction aux droits civiques.

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:53

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-petrole-contre-nourriture-coup-de-theatre-puis-suspense-finalement-la-relaxe-de-gilles-munier-es-119160015.html

 

Coup de théâtre, puis suspense, finalement la relaxe de Gilles Munier est confirmée

 

Par Gilles Munier

 

Samedi 20 Juillet 2013

 

Coup de théâtre, puis suspense le 18 juillet quand le parquet a annoncé faire appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris de relaxer les personnes et sociétés impliquées par le juge Courroye dans l’affaire « pétrole contre nourriture ».

 

Selon l’agence Reuters rapportant l’information, quatorze prévenus sur les vingt blanchis le 8 juillet dernier allaient être rejugés. Mais qui ? Mystère ! Tout ce qu’on savait, c’est que ni Christophe de Margerie, PDG de la société Total, ni Charles Pasqua, ancien ministre de l’intérieur, n’était concernés par l’appel du parquet.  

 

Acharnement judiciaire contre quatorze prévenus

 

Restaient quatre prévenus, pas prévenus du sort qui leur avait été réservé, et quatorze malheureux autres se demandant s’ils étaient dans la liste des personnes à rejuger. Pour Jean Veil, avocat de la société Total, le parquet avait fait preuve « d’acharnement judiciaire près de quinze ans après les faits ». 

 

Hier, mon avocate m’a informé que je fais partie des heureux prévenus dont la relaxe n’a pas été contestée. Pourquoi ? Je le saurai plus tard... Je pense aux autres qui n’ont pas eu cette chance. Leur re jugement aura lieu, au plus tôt, en 2014 ou 2015. Vogue la galère, dans leur cas, peut-on parler de justice ?  

 

En attendant, un deuxième procès  « oil for food », comme on l’appelle en France, se tiendra d’ici la fin de cette année au tribunal de Paris, probablement en septembre ou octobre. Il concerne quelques entreprises françaises sélectionnées parmi plusieurs dizaines ayant « violé l’embargo ». Personne ne sait en fonction de quels critères certaines ont été retenues et pas d’autres. Peut-on, un fois encore, parler de justice ?  

 

Et puis, quand Justice, la vraie celle là, avec un grand J, sera-t-elle rendue pour le peuple irakien victime de la barbarie occidentale ?  

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:40

 

http://www.lorientlejour.com/article/823675/le-nombre-de-refugies-syriens-aupres-de-lunhcr-a-atteint-les-604-000.html

 

Le nombre de réfugiés syriens auprès de l’UNHCR a atteint six cent quatre mille

 

Lundi 15 Juillet 2013

 

L’UNHCR a publié hier son rapport hebdomadaire sur la situation des réfugiés syriens au Liban.


La semaine dernière, treize mille personnes se sont fait enregistrer auprès de l’UNHCR. Le nombre de réfugiés syriens enregistrés donc auprès de l’organisme onusien a atteint les six cent quatre mille, divisés comme suit sur le territoire libanais, cent quatre vingt un mille personnes au Liban-Nord, cent soixante quinze mille dans la Békaa, quatre vingt quinze mille à Beyrouth et au Mont-Liban et soixante cinq mille au Liban-Sud.


Au cours de la semaine dernière, six cent six nouvelles familles sont arrivées au Liban-Nord. Ce chiffre était de cinq cent deux familles lors de la première semaine de juillet.


Le rapport souligne que les femmes et les enfants constituent plus de soixante dix pour cent de la population déplacée. Ils bénéficient d’une aide psychologique auprès de diverses associations présentes sur le terrain.


La semaine dernière, deux mille sept cent femmes et enfants ont bénéficié d’une formation les aidant à se protéger de la violence domestique, dispensée par l’UNICEF et l’association Kafa, alors que trois mille femmes ont reçu des safety kits les aidant à se protéger en cas d’agression, distribués par l’UNICEF et l’ONG Abaad.


Le rapport met aussi l’accent sur les aides en matière éducative et scolaire accordées aux enfants, et cela dans le but de leur assurer des cours de rattrapage.


Au cours de la semaine écoulée, plus de trois mille neuf cent réfugiés ont pu profiter de l’aide médicale. De plus, six cent soixante cinq personnes ont été hospitalisées.


En ce qui concerne le logement, l’UNHCR souligne que le nombre de camps champignons continue d’augmenter, notamment dans la Békaa.

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:11

 

http://www.ultimocero.com/articulo/la-calle-exige-la-dimisi%C3%B3n-rajoy-y-el-pp-tapa-su-sede-con-lona  

 

La rue exige la démission de Rajoy et le Parti Populaire couvre son siège avec une toile blanche

 

Le mouvement du 15 mai organise le premier audit citoyen de la dette de la région de Castille et Leon

 

Jeudi 18 Juillet 2013

 

Le Parti Populaire de Valladolid couvrait aujourd'hui son siège de la rue Alcalleres avec une toile blanche alors que des centaines de citoyens demandaient bruyamment la démission du premier ministre Mariano Rajoy. La bande originale du film « Le Parrain », interrompu par les cris de « mafiosos », a conduit à une explication humouristique relative à la couleur de la toile, « en fait, elle devrait être noire, comme l’argent qu’ils manipulent et comme les salaires qu’ils versent ».  

 

Plus de trois cent personnes ont participé à la manifestation devant le siège du Parti Populaire après la décision de la mobilisation par un vote place de la Fontaine d'Or, où le mouvement du 15 mai organisait ce soir une conférence intitulée « la vie d’abord, la dette après, réponses citoyennes » à laquelle ont participé Guiomar Morales et Susana Menendez.
 

 

La mobilisation, sans incidents, se dirigea de la rue Alcalleres vers la rue du Duc de la Victoire vers 19 heures 30. Place d’Espagne, des agents de la police nationale empêchaient les manifestants de s'approcher de la porte de la Banque d'Espagne. Près du siège du Parti Populaire, trois fourgons de police ne les empêchaient pas de crier « voleurs ».

 

 

Les mots d'ordre étaient des mots d’ordre d’actualité, « Rajoy et Cospedal, à Soto del Real », « la prison est le prix de la corruption » ou « vos enveloppes, nos coupes budgétaires » ont succédé aux traditionnels « pas de pain pour des saucisses », « pas besoin d'argent, trop de voleurs » ou « non, non, ils ne nous représentent pas ».

 

 

Place de la Fontaine d'Or, avant la manifestation, il y avait des nécrologies de Mariano Rajoy, des banderoles exigeant sa démission et des titres de journaux relatifs à la corruption du Parti Populaire (« le président de la cour des comptes fait une annonce qui se termine à la case B », « le président de la CNMV a reçu six mille euros de la comptabilité B » ou « le Parti Populaire a tenté de sauver de la faillite Libertad Digital avec de l’argent noir », entre autres).

 

 

A été également lue une liste des entreprises et des entrepreneurs « qui ont financé le Parti Populaire en échange de concessions » (Alfonso Garcia Pozuelo, Juan Miguel Villar Mir, Juan Roig, José Mayor Oreja).

 

 

Avant le début de la conversation en ligne, les membres du mouvement du 15 mai ont annoncé leur intention de mettre en place le premier « audit citoyen de la dette » de la région de Castille et Leon (qui sont déjà en cours dans d'autres villes comme Madrid et Barcelone).

 

 

La cérémonie de présentation a été précédée par une brève déclaration d'un membre du mouvement du 15 mai.

 

Rappelant aux auditeurs que le PSOE et le PP ont changé la constitution « intouchable » pendant près d'un an pour le paiement de la dette prioritaire par rapport aux dépenses pour la santé, pour l’éducation et pour le paiement des retraites, il a demandé « qui sont les voleurs de la dette, de qui sommes nous les débiteurs » ? Les réponses ont été écrasantes, « ce sont les banquiers par l’escroquerie, par la ruine des familles et par le vol de leurs économies, conduisant les gens à l’expulsion de leurs maisons et poussant de nombreuses familles au désespoir et au suicide, ce sont les millionnaires et les entreprises qui fraudent le fisc impunément, qui attaquent les droits des travailleurs et qui ensuite financent illégalement les grands partis en échange de concessions, c’est la caste politique de menteurs et de voleurs qui privatise, qui répartit entre ses amis le produit du travail de tous, qui fait une politique économique et sociale contre la majorité et qui veut en finir avec la santé et l’éducation publique, ce sont les forces de sécurité de l’Etat qui identifient, répriment, persécutent et poursuivent comme criminelles les personnes qui manifestent pacifiquement pour une société plus juste ».
 

 

« Ils ont tous une dette envers nous et ils vont payer », a-t-il annoncé avant d'indiquer que les citoyens ont une dette à payer « pour ceux qui nous ont précédé, ceux qui ont combattu pour les droits sociaux, ils ont payé la rébellion et la dignité par la répression et la prison, mais n'ont jamais abandonné. Nous avons une dette envers eux et nous allons continuer jusqu'à la fin », a-t-il averti.  

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 17:12

 

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/07/19/la-population-de-gaza-etranglee-victime-collaterale-de-la-chute-du-regime-egyptien_3450011_3210.html

 

La population de Gaza étranglée, victime collatérale de la chute du régime égyptien

 

Jamais la bande de Gaza n'a autant mérité son image de « plus grande prison à ciel ouvert ». Sauf qu'aujourd'hui le geôlier d’un million sept cent mille palestiniens qui y vivent est moins Israël que l’Egypte. La solidarité entre frères musulmans (le Hamas est issu de la confrérie) initiée par l'ancien président égyptien Mohamed Morsi ? Evaporée.

 

Les timides mesures de libéralisation au point de passage de Rafah, seule porte de sortie vers le monde extérieur pour les gazaouis ? Supprimées.

 

Depuis la chute de Mohamed Morsi, Le Caire ne cesse de resserrer le garrot sur Gaza.

 

A titre de punition envers le Hamas, coupable d’avoir trop manifesté son soutien aux frères musulmans égyptiens. Du moins est-ce la conclusion, faute d’explication officielle du Caire, qu’en tirent les responsables du mouvement de la résistance islamique.

 

La population de l'enclave palestinienne paie le prix de cette nouvelle donne. Partout dans la bande de Gaza, des milliers de voitures attendent devant les stations d'essence, désormais rarement approvisionnées.

 

C'est ici, à Rafah, à la frontière égyptienne, que les sanctions sont appliquées, à la fois par la fermeture du point de passage pour les voyageurs et par la destruction d'une partie des tunnels de contrebande qui passent sous le « couloir de Philadelphie » séparant les deux territoires, notamment ceux acheminant essence et fioul vers Gaza.

 

Les tunnels représentent une véritable industrie contrôlée par le Hamas, qui prélève sa dîme sur les marchandises arrivant d'Egypte. Depuis quelques semaines toute la zone des tunnels est désormais entièrement grillagée, et nul ne peut entrer ou sortir sans disposer d'une autorisation délivrée par le ministère de l'intérieur du Hamas. Deux femmes sont parvenues à convaincre les gardes armés du poste de contrôle. Elles se sont officiellement enregistrées pour emprunter un tunnel et passer en Egypte. Selon la personnalité du demandeur, il en coûte de cent à trois cent cinquante shekels (de vingt et un à soixante quinze euros) par personne.

 

Soixante pour cent des besoins quotidiens des gazaouis passent par les tunnels

 

Ce chauffeur qui essaie de sortir de la zone interdite vers Gaza au volant de sa camionnette pleine de marchandises qui a transité par les tunnels a moins de chance. Le document où sa cargaison est répertoriée comporte des erreurs. Il doit retourner aux bureaux de l'administration des tunnels.

 

Côté Gaza, plusieurs dizaines d'hommes sont allongés à l'ombre, désoeuvrés. Ce sont des tunneliers en chômage technique. Le nombre des galeries détruites par l’armée égyptienne est incertain. Le vice-ministre des affaires étrangères du Hamas, Ghazi Hamad, parle « d’une centaine », mais plusieurs experts divisent ce chiffre par deux.

 

Il n'empêche. Selon Sameer Abu Mudallalla, doyen de la faculté d'économie de l'université al Azhar, les tunnels fournissent plus de soixante pour cent des besoins quotidiens de la population gazaouie, contre trente à trente cinq pour cent pour le check-point israélien de Kerem Shalom.

 

Gaza a besoin de trois soixante mille litres d'essence et de quatre cent mille litres de fioul par jour, et environ soixante pour cent de cet approvisionnement énergétique a été interrompu. « Tous les matériauxnécessaires aux projets de construction privés passaient par les tunnels », indique-t-il, « ce qui signifie que la plupart sont arrêtés.

Environ quinze mille personnes travaillent dans les tunnels et à peu près autant dans les projets privés ».

 

Si l'on ajoute à ce total les corps de métier qui dépendent des projets financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, cela signifie que des milliers de familles vont être privées de revenus. D'ores et déjà, le prix de la tonne de ciment est passé de trois cent quatre vingt à cinq cent cinquante shekels. Un renchérissement qui frappe aussi l'essence que le sucre.

 

Le problème de Gaza est moins la disponibilité des biens de consommation que la faiblesse du pouvoir d'achat de sa population. Les taux de pauvreté (soixante pour cent) et de chômage (trente et un pour cent) risquent d’augmenter rapidement. L'office de secours et de travaux des nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient fournit déjà des rations alimentaires à huit cent vingt sept mille personnes, la moitié de la population.

 

Mais l'étranglement économique de l'enclave palestinienne n'est pas la seule plaie venue d'Egypte. Dans les bâtiments du terminal de Rafah, Abdelkarim Ismaïl Genina ne décolère pas. Ingénieur, il vit depuis trente ans en Arabie Saoudite et, pour la première fois depuis neuf ans, il vient de passer deux semaines dans sa famille. Ou plutôt trois semaines, cela fait huit jours qu'il revient tous les matins pour tenter de sortir de Gaza, et rentrer à Djedda.

 

Peine perdue. Samedi 13 juillet, cent quatre vingt deux personnes ont été autorisées à sortir, contre plus d'un millier par jour avant que Le Caire ne décide de réguler strictement le flux des passagers dans les deux sens. « J'ai déjà perdu le prix de mon billet d'avion », fulmine-t-il, « mais cela a toujours été comme cela. Quand vous avez un passeport palestinien, vous n'êtes le bienvenu nulle part ».

 

Comme lui, des milliers de palestiniens souhaitant revenir à Gaza ou en sortir sont bloqués, à Rafah, en Egypte ou dans des aéroports étrangers. L'Egypte a en outre réimposé la règle, levée par le gouvernement Morsi, interdisant aux hommes âgés de dix huit à quarante ans le franchissement de la frontière, sauf cas exceptionnels.

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 16:28

 

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/07/17/egypte-les-apprentis-sorciers-de-tamarrod_3448677_3208.html

 

Les apprentis sorciers de Tamarrod

 

Ils ont l’âge où l’on refait le monde et ils l’ont refait en quatre jours sans hésiter, sans transiger. Mahmoud Badr et ses complices, Mohamed Abdel Aziz et Hassan Shaheen, trois révolutionnaires égyptiens d’une vingtaine d’années, sont les tombeurs de Mohamed Morsi, le président issu des frères musulmans. Ils sont les instigateurs de Tamarrod (« rébellion » en arabe), ce mouvement de protestation qui a culminé dans les méga manifestations du 30 juin et débouché le 3 juillet sur la destitution par les militaires du premier chef d’Etat librement élu de l’histoire de l’Egypte.



Un morceau d'histoire en fusion qui chamboule tout sur son passage. Comment un trio d'activistes à peine entrés dans la vie active a-t-il pu renverser le chef du plus peuplé des pays arabes ? Comment un mouvement vieux de quatre-vingts ans comme les frères musulmans, maison mère de l'islamisme, s'est-il laissé piétiner par une bande de quasi-gamins ? Les dessous de ce coup d'éclat, qui est aussi un coup d'Etat, même s'il a été béni par la rue, ne seront pas connus avant de nombreuses années. Mais l'histoire des mutins de Tamarrod fournit des informations d'ores et déjà précieuses sur les ambitions et les ambiguïtés à l'origine de ce chambardement inouï.

 

Tout commence un soir de printemps, dans l'appartement de Mahmoud Badr, à Dokki, un quartier résidentiel du Caire. « Il y avait Hassan et Mohamed », se remémore-t-il. « On échangeait des idées, on discutait sur la meilleure façon de relancer la révolution, de lui redonner son identité initiale, populaire et non violente ». Agé de vingt huit ans, de petite taille, la peau mate et les traits juvéniles, Mahmoud Badr est rédacteur dans un des nombreux quotidiens privés, éclos après la révolution de 2011. Il a grandi à Shebin al Qanater, grosse bourgade du delta du Nil, dans une famille marquée par l'engagement politique du père, un avocat nassérien. Hassan et Mohamed, journalistes eux aussi, sortent du même creuset, la classe moyenne nassérienne.



Les trois jeunes gens se sont connus au milieu des années 2000. Ils militaient alors dans les rangs de Kefaya, le précurseur des mouvements révolutionnaires de 2011.

 

D'inspiration nationaliste arabe, le groupement organisait des manifestations éclairs, vite réprimées par la police, pour dénoncer le despotisme d’Hosni Moubarak, la corruption de son régime et son asservissement aux Etats-Unis. Aux trois coups de la révolution, le 25 janvier 2011, Mahmoud, Hassan et Mohamed se retrouvent naturellement place Tahrir.

 

Ils seront ensuite de tous les combats contre le conseil suprême des forces armées, le cénacle de généraux qui dirige la transition post-Moubarak, accusé alors de faire le jeu des frères musulmans. Le 18 décembre 2011, le jour où des militaires assaillent une manifestante à terre, la traînent par les vêtements et dévoilent son soutien-gorge bleu, une scène immortalisée par Youtube, un jeune homme venu à son secours, se fait tabasser à coups de rangers. C'est Hassan Shaheen.

 

Arrive la présidentielle de juin 2012. Comme la plupart des petits soldats de Tahrir, Mahmoud Badr vote pour Mohamed Morsi au second tour. Un choix par défaut, destiné à barrer la route à son adversaire, Ahmed Chafik, un symbole de l'ère Moubarak. Mais la déception ne tarde pas. Peu charismatique, le nouveau chef d'Etat peine à s'élever au-dessus de ses origines partisanes. Le décret constitutionnel de décembre 2012, par lequel il s'octroie des pouvoirs extraordinaires, sonne l'alarme chez les jeunes révolutionnaires.

 

Contre ces militants, qui crient au nouveau tyran devant les grilles de son palais, les islamistes envoient leur service d'ordre. Le sang coule. Le point de non-retour est atteint.

 

Dans le petit appartement de Dokki, les trois conjurés conviennent de lancer une pétition géante. Ils citent en modèle un précédent fameux, la collecte de signatures, qui, en 1919, avait permis au leader nationaliste Saad Zaghloul de s’imposer comme le négociateur avec l'occupant britannique. A la différence que cette nouvelle pétition n'est pas pour, mais contre un homme. En visant la barre symbolique des quinze millions de soutiens, soit deux millions de plus que le nombre de suffrages recueillis par Mohamed Morsi au second tour de la présidentielle, Tamarrod espère le forcer à démissionner. « On imaginait une motion de défiance géante », dit Mahmoud Badr.



Beaucoup a été écrit sur l'élan suscité par cette campagne, les milliers de bénévoles qui battent le pavé en province, les sacs remplis de pétitions qui remontent jusqu'au quartier général de Tamarrod, 5, rue Maarouf, dans le centre-ville du Caire, le total des signatures qui gonfle inexorablement jusqu'à atteindre le score, parfaitement invérifiable, de vingt deux millions, à la veille de la manifestation du 30 juin.

 

Des soutiens haut placés

 

Ce que l'on connaît moins, ce sont les soutiens haut placés dont a bénéficié le mouvement. A travers sa chaîne de télévision et le quotidien al Masri al Yom, dont il est l'un des principaux actionnaires, le milliardaire copte Naguib Sawiris, magnat des télécommunications égyptiennes et farouche opposant aux islamistes, offre à Tamarrod une publicité gratuite. Il met également à la disposition de ses responsables le réseau des bureaux du parti des égyptiens libres, qu'il a fondé dans la foulée de la chute de Moubarak. « Notre salle d'opération, le 30 juin, depuis laquelle nous avons observé la progression des cortèges anti-Morsi, dans toute l'Egypte, se trouvait au siège de ce parti, à Héliopolis », révèle Mohamed Heykal, l'un des cadres de Tamarrod.



Selon Moheb Doss, un autre responsable de la campagne, le trois-pièces de la rue Maarouf, est prêté par Hicham Bastawissi, un célèbre magistrat réformateur. Une figure de la gauche égyptienne, Mamdouh Hamza, patron d'un florissant groupe de BTP, finance l'achat du papier et l'impression des millions de pétitions. « J'ai aussi organisé des soirées de collecte de signatures en présence de personnalités », raconte-t-il. « J'ai conseillé les chefs de Tamarrod sur leur stratégie médiatique et leur feuille de route politique ». Les chaînes les plus regardées du paysage médiatique égyptien, presque toutes hostiles aux frères musulmans, à l'instar de CBC, al Hayat et Dream, n'ont aucun mal à ouvrir leur antenne aux portes paroles de la contestation. Dans les jours précédant l'échéance du 30 juin, Mahmoud Badr et ses compagnons interviennent non-stop sur les ondes satellites.



Faut-il en conclure que Tamarrod doit son succès à une opération de sabotage délibéré de la présidence Morsi ? Les foulouls, ces anciens barons du régime Moubarak, n'ont-ils pas tiré quelques ficelles en coulisses, profitant de leurs accointances au sein des services de sécurité ?

 

Cette thèse compte un certain nombre d'adeptes, parmi les sympathisants islamistes. Mais elle s'appuie aussi sur le fait que les coupures d'électricité, qui étaient quasi quotidiennes avant le 30 juin, alimentant la colère de la population, ont cessé aussitôt après le renversement de Mohamed Morsi, de manière inexpliquée.



Mohamed Heykal, chargé des opérations de terrain de Tamarrod, récuse cette « théorie du complot ». Il concède toutefois que les rassemblements du 30 juin ont attiré de nombreux nostalgiques de l'époque Moubarak, mus davantage par un sentiment de revanche que par de nobles idéaux politiques. « Nous avons réussi à réconcilier ces deux populations, les foulouls et les révolutionnaires », dit-il, sans ciller. « Les gens sont intelligents. Ils ont compris que le véritable problème, c'est les frères musulmans. Avec eux, le combat est culturel. Ils obéissent aux valeurs de la confrérie alors que nous obéissons aux valeurs de l'Egypte. Il faut régler cette question. La réforme, ça viendra après ».



Dimanche 30 juin, à 17 heures, un communiqué de l'armée estime le nombre de protestataires dans la rue à quatorze millions. Un point de plus que son score de 2012, le sort de Mohamed Morsi est scellé. Depuis plusieurs jours déjà, les militaires ont pris contact avec les rois de l'agitation et de la propagande. Des messages discrets ont été échangés afin de garantir le bon déroulement de la journée du 30 juin. La rencontre officielle intervient mercredi 3 juillet, en début d'après-midi, quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum lancé par l’armée au président.

 

Mal rasés, en jean et baskets, Mahmoud Badr et Mohamed Abdelaziz se retrouvent face au ministre de la défense, le général Abdel Fatah al Sissi. « Il nous a annoncé son intention d’organiser un référendum sur le maintien de Morsi au pouvoir. Nous avons rejeté cette proposition, en lui expliquant que le peuple égyptien n'accepterait pas une demi-mesure pareille, qu'il voulait le départ du président et que le peuple étant le commandant en chef de l'armée, celle-ci devait se soumettre à sa volonté ».



Quelques heures plus tard, le souhait des insurgés est exaucé. A la télévision, le général al Sissi annonce le remplacement du président par le chef de la cour constitutionnelle, Adli Mansour, conformément à la feuille de route de Tamarrod. Au même moment, la police coupe l'antenne de trois télévisions islamistes et arrête plusieurs cadres des frères musulmans. Le lundi suivant, l'armée ouvre le feu sur un sit-in islamiste, tuant une cinquantaine de personnes.

 

En bon nassérien, allergique aux barbus, Mahmoud Badr n'est pas ému outre mesure par cette vague de répression. « C'est une manoeuvre des frères musulmans, qui se drapent dans la position du martyr, pour discréditer notre révolution populaire », dit-il.

 

L'admirateur de Gamal Abdel Nasser et de Charles de Gaulle pense déjà à son prochain objectif, devenir président, ni plus ni moins. « L'âge minimal pour se présenter est de quarante ans, ça me laisse un peu de temps ».

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 15:58

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/karim-amellal/180713/hommage-henri-alleg-0

 

Hommage à Henri Alleg

 

Jeudi 18 Juillet 2013

 

Par Karim Amellal

 

L'un de nos « justes » s'en est allé hier. Il avait quatre vingt onze ans. De lui la postérité retiendra son engagement sans faille en faveur de l'Algérie et du peuple algérien, depuis la direction du journal « Alger Républicain », qu'il relancera après l'indépendance, jusqu'à la publication de « La Question », en 1957.

 

Rien, pourtant, ne prédestinait Henri Alleg à être l'une des figures de proue de ce combat-là. Né en 1921 à Londres, de parents juifs russo-polonais, Harry Salem, son vrai nom, est britannique de naissance. Il devient français lorsque sa famille s'installe dans la banlieue nord de Paris. Algérien, il le sera par choix, dès 1962. C'est en avril 1940 qu'il débarque à Alger, un peu par hasard, par envie de voyager, de voir autre chose, d'écrire. Par militantisme aussi. En ce temps-là, Henri Alleg est communiste et le colonialisme est dans sa ligne de mire. Il s'engage donc au Parti Communiste Algérien et en devient un membre très actif jusqu'à sa dissolution en 1955. L'Algérie lui plait, pas celle des colons qu'il abhorre, mais celle du peuple, ces « indigènes » qui, pour lui, sont avant tout des exploités, des « damnés de la terre ». C'est cette Algérie-là qu'il l'épouse. Il n'en divorcera jamais. C'est à travers son engagement politique qu'il bascule vraiment dans le journalisme. L'organe du PCA à l'époque était Alger Républicain.

 

C'était le journal de Camus et de Kateb Yacine. Il en devient le directeur en 1951. 

C'est par Alger Républicain qu'il ira plus loin encore dans la lutte contre le colonialisme.

 

Lorsque le journal est interdit, en 1955, soit un an après le déclenchement de l'insurrection, il bascule dans la clandestinité. C'est alors dans l'ombre qu'il suit, relate, enregistre les sinistres méthodes de l'armée française. 1957 est un tournant. Un tournant dans la guerre avec la bataille d'Alger, et la radicalisation des forces françaises dans la capitale sous la férule des paras, mais aussi un tournant pour lui lorsqu'il est arrêté, en juin, au domicile de son ami Maurice Audin, mathématicien et membre, comme lui, du PCA dissous. Au centre de triage d'El Biar, Audin est torturé à mort, mais Henri Alleg survit. Il est transféré à la prison de Barberousse et c'est là, entre quatre murs, qu'il se met à raconter les supplices que les paras lui ont fait subir : la baignoire, l'électricité, la gégène. Ce témoignage n’est pas venu tout seul, il a été assisté par un homme, son avocat, Léo Matarasso. C’est lui qui a convaincu Alleg d’écrire.

 

Alors il raconte tout, en détails. L'écriture est sèche, précise, rigoureuse, ce n'est pas un livre, c'est un procès-verbal. Chaque ligne est une lame tranchante. Chaque mot une pointe acérée contre l'armée, la colonisation, cette guerre que la France mène, au fond, contre ses propres fantômes. Les feuilles sortent de prison par l'entremise de son avocat. C'est sa femme Gilberte qui les tape à la machine et, lorsque le manuscrit est fin prêt, il est expédié aux Editions de Minuit. Le texte parait en février 1958. Il s'intitule « La Question ». A Paris, dans le milieu journalistique, chez les intellectuels, il produit une déflagration. C’est un nouveau « j’accuse ». Mais quelques semaines plus tard, en mars, le livre est interdit. Les journaux se mobilisent, des écrivains aussi, dont Malraux, Sartre, Mauriac et Martin du Gard qui écrivent au président de la république, René Coty, pour demander la levée de la censure. En vain. C'est en Suisse que le livre paraît alors, avec une postface de Sartre. 

 

C'est en prison qu'Henri Alleg prend conscience de l'impact de son livre. La révélation froide et rigoureuse qu'il a fait de la torture a provoqué un coup de tonnerre dans l'opinion. Après « La Question », plus rien ne sera vraiment comme avant. Plus personne ne pourra soutenir la guerre que mène la France en Algérie en disant « je ne savais pas ». Ca ne favorise évidemment pas le sort d’Alleg. En 1960, il est condamné à dix ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».  Transféré en France à la prison de Rennes, il profite d’un séjour dans un hôpital pour s’évader. Il se réfugie à Prague et ce n’est qu’après la signature des accords d’Evian, en mars 1962, qu’il revient en France puis retourne en Algérie.

 

Lorsque l’indépendance est proclamée, Henri Alleg croit encore à la possibilité d’une Algérie multiculturelle et multiconfessionnelle. Il recrée Alger Républicain mais l’aventure tourne court. En 1965, après son coup d’Etat, Houari Boumediene interdit à nouveau le journal. Trop dissident. Pas assez aligné. Henri Alleg quitte à nouveau l’Algérie. Il attendra quarante ans pour y revenir et ce retour donnera lieu à un livre superbe, « mémoires algériennes », paru en 2005.

 

Jusqu’à son dernier souffle, le juste Henri Alleg porta et incarna un rêve de réconciliation et, ainsi qu’il l’écrivait dans son ultime livre, à l’aune de son retour en Algérie, il s’efforça toute sa vie de poursuivre, où qu’il se trouvât, « la lutte séculaire des opprimés, des damnés de la terre, pour que naisse enfin un autre monde, un monde de vraie liberté, de vraie fraternité ». En Algérie aussi. 

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 15:37

 

L’opposant russe Navalny a été libéré provisoirement

 

KIROV, Russie (Reuters) - Le tribunal de Kirov a ordonné vendredi la libération provisoire de l'opposant russe Alexeï Navalny, condamné jeudi à cinq ans de détention, dans l'attente du résultat de son appel.

 

Alexeï Navalny est cependant soumis à des restrictions dans ses déplacements.

 

Le tribunal de Kirov, ville située à neuf cent kilomètres au nord-est de Moscou, a accédé à la requête du parquet d'autoriser le célèbre opposant et blogueur à attendre le résultat de son appel à son domicile de Moscou.

 

« Je suis très reconnaissant envers tous les gens qui nous ont soutenus, tous les gens qui sont venus manifester place du Manège à Moscou et sur d'autres places », a déclaré Alexeï Navalny après avoir embrassé sa femme en sortant du tribunal.

 

Cette décision vise probablement à apaiser ses partisans, qui ont laissé libre cours à leur colère jeudi en manifestant par milliers dans plusieurs villes du pays pour protester contre la condamnation du tribunal. Au total, plus de deux cent manifestants ont été arrêtés.

 

Le juge du tribunal a annoncé jeudi qu'Alexeï Navalny était reconnu coupable d'avoir organisé le vol de seize millions de roubles (quatre cent quatre vingt quatorze mille quatre cent dollars) dans une entreprise publique d'exploitation forestière en 2009 à l'époque où il était conseiller du gouverneur de la région.

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 17:04

 

http://www.plateforme-palestine.org/spip.php?article3733

http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.535952?block=true

 

 

Les accords futurs ne s’appliqueront pas aux colonies israéliennes

 

L’Union Européenne a publié une directive obligatoire en direction des vingt huit membres, interdisant tout financement, coopération, attribution de bourses, de fonds pour la recherche, à toute personne résidente d’une colonie en Cisjordanie et Jérusalem-Est. Le règlement, qui prend effet Vendredi 19 Juillet 2013, implique que tout accord ou contrat signé entre un pays de l’Union Européenne et Israël inclue une clause selon laquelle les colonies ne font pas partie de l’Etat d’Israël et ne font donc pas partie de l’accord.

 

Selon un haut fonctionnaire israélien, sous le couvert de l’anonymat, cette nouvelle règle, qui a été publiée le 30 juin, est un « tremblement de terre. C’est la première fois qu’une telle directive, officielle et claire, a été publiée par les organismes de l’Union Européenne. Jusqu’à aujourd’hui, il existait un accord implicite que l’Union Européenne ne travaillait pas au-delà de la ligne verte, c’est maintenant devenu un politique officielle et obligatoire ».

 

Aux yeux de cet officiel, cette nouvelle règle a un sens à la fois pratique et politique. A partir de maintenant, si le gouvernement israélien veut signer des accords avec l’Union Européenne ou un de ses membres, il devra reconnaître par écrit que les colonies de Cisjordanie ne font pas partie d’Israël.

 

Il régnait une grande tension et nervosité dans les bureaux du premier ministre et au ministère des affaires étrangères à propos de cette règle et de ce qu’elle allait impliquer dans les relations entre l’Union Européenne et Israël. Les efforts de Benjamin Netanyahu et de Zeev Zelkin (vice-ministre des affaires étrangères) pour contrer la directive ont tous échoué. Selon des hauts fonctionnaires européens, ceux-ci auraient aimé avoir une discussion avec leurs homologues israéliens, mais comme la directive prendra effet à la fin de la semaine, les chances de l’amender étaient extrêmement minces.

 

« Nous devrons décider quoi faire à partir de là » a déclaré un haut fonctionnaire israélien.

 

« Nous ne sommes pas prêts à signer avec cette clause dans nos accords avec l’Union Européenne. Nous pouvons le dire aux européens, mais le résultat sera de mettre un terme à toute coopération économique, scientifique, culturelle, sportive et universitaire. Cela sera très dommageable pour Israël ». La nouvelle directive a été publiée par la commission européenne, la branche exécutive de l’Union Européenne. Elle détermine les paramètres de la coopération entre l’Union Européenne, ses membres et les organismes israéliens privées et publics entre 2014 et 2020.

 

La partie la plus importante de la directive est sa « clause territoriale » qui pour la première fois sera obligatoire dans tous les accords entre l’Union Européenne et Israël.

 

La nouvelle clause détermine les zones en Israël qui peuvent être sélectionnées pour une coopération avec l’Union Européenne et celles qui ne peuvent pas l’être. La clause territoriale implique que les accords ne seront valides que dans les frontières d’Israël telles que reconnues par l’Union Européenne, soit les frontières avant la guerre de 1967.

 

La nouvelle directive interdit toute coopération entre des membres de l’Union Européenne et des organes israéliens privés ou publics, situés au-delà de la ligne verte.

 

Elle permet une coopération avec les agences gouvernementales israéliennes dans Jérusalem Est, comme le ministère de la justice, mais seulement si les activités concernées sont menées dans les frontières de 1967. Les hauts fonctionnaires européens ont informé la délégation israélienne auprès de l’Union Européenne de la nouvelle directive dès sa publication et lui ont offert de discuter de son application dans les futurs accords. Par exemple, la nouvelle régulation est déjà appliquée dans les négociations entre Israël et l’Union Européenne à propos de l’accord Euromed Youth, qui concerne des projets jeunesse communs, conventions, des classes communes et des échanges de délégations. Les négociateurs européens ont prévenu les représentants israéliens que cet accord doit inclure la clause territoriale, que son application ne peut se faire que dans les frontières de la ligne verte. Les officiels européens ont affirmé que les nouvelles règles ont été mises en place après la décision des ministres des affaires étrangères européens en décembre dernier selon laquelle « tous les accords entre l’Etat d’Israël et l’Union Européenne doivent indiquer de manière très claire qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967 ».

 

La délégation européenne en Israël a jouté que « les codes de conduite sont aussi en conformité avec la position constante de l’Union Européenne selon laquelle les colonies sont illégales au regard du droit international, et avec la non reconnaissance par l’Union Européenne de la souveraineté israélienne sur les territoires occupés, quel que soit leur statut légal dans la loi israélienne ». Selon la délégation, les nouvelles règles sont censés prévenir un boycott contre Israël, lui permettre de coopérer dans des projets européens, de bénéficier du soutien financer qu’ils apportent. L’Union Européenne veut « s’assurer que la participation d’Israël n’est pas remise en question, afin qu’il reste dans une position où il peut utiliser toutes les possibilités offertes par le nouveau cadre financier ».

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 16:44

 

Les combats entre kurdes et islamistes s’étendent en Syrie

 

BEYROUTH/ANKARA (Reuters) - Des combattants kurdes ont pris le contrôle de la ville syrienne de Ras al Aïn, à la frontière avec la Turquie, et affrontaient jeudi des groupes rebelles islamistes liés à al Qaïda pour le contrôle des champs pétrolifères du nord-est de la Syrie.

 

La progression des hommes du parti de l'union démocratique (PYD), mouvement kurde de Syrie proche du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui opère en Turquie, inquiète le gouvernement d'Ankara alors que se poursuit le fragile processus de paix lancé au printemps entre les autorités turques et les militants séparatistes.

 

Les turcs craignent que l'apparition d'une région autonome kurde en Syrie, à la faveur de la guerre civile dans ce pays, n'incite le PKK à revenir sur ses engagements.

 

Dans un communiqué publié mercredi soir, l'armée turque a annoncé que la ville de Ras al Aïn était tombée aux mains du PYD, groupe qu'elle présente comme « une organisation terroriste séparatiste ».

 

Lors des combats, deux roquettes tirées de Syrie étant tombées mercredi sur un poste turc à Ceylanpinar, face à Ras al Aïn, les soldats d'Ankara ont riposté en ouvrant le feu sur des combattants du PYD de l'autre côté de la frontière. Un incident similaire s'était déjà produit mardi.

 

Les affrontements à Ras al Aïn ont éclaté mardi soir quand des miliciens islamistes du Front al Nosra ont attaqué une patrouille kurde et pris un otage, selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

 

Les islamistes chassés de Ras al Aïn se sont repliés près de la ville qu'ils continuent de bombarder, poursuit l'ONG proche de l'opposition syrienne.

 

Elle précise que les combats, qui ont fait au moins vingt neuf morts, se sont étendus dans la province d’Hassakeh, largement peuplée de kurdes, et que des batailles font rage autour du gisement pétrolier de Roumeïlan, à deux cent kilomètres à l'est de Ras al Aïn.

 

La plupart des installations pétrolières de Roumeïlan sont fermées mais quelques oléoducs continuent de ravitailler les raffineries de Homs et de Baniyas.

 

CHAMPS PÉTROLIFÈRES

 

Des unités kurdes ont pris le contrôle du champ pétrolifère de Souweïdia 20 et des combats se déroulent toujours à Souweïdia 3, précise l'OSDH.

 

Depuis le soulèvement contre le président Bachar al Assad en mars 2011, la production pétrolière syrienne a chuté de près de soixante pour cent, à cent cinquante trois mille barils par jour, selon les chiffres diffusés en octobre dernier par le gouvernement américain.

 

Nawaf Khalil, porte-parole du PYD, a affirmé que les combattants kurdes feraient tout pour conserver le contrôle de la région. « Nous nous sommes durement battus pour chasser le régime oppresseur d'Assad et son armée, ce n'est pas pour laisser des groupes liés à al Qaïda nous voler notre victoire », a-t-il dit.

 

« Les islamistes ne veulent pas de zones kurdes autonomes et cherchent à prendre le contrôle des installations pétrolières de Roumeïlan », a-t-il expliqué.

 

Kurdes et islamistes coopéraient depuis plusieurs mois dans la région, jusqu'aux affrontements de mardi.

 

Plus au sud, dans la campagne autour de Damas où s'affrontent l'armée gouvernementale et les rebelles, l'OSDH fait état de violents bombardements, tout comme à Homs, où les combats font rage depuis trois semaines.

 

Des heurts ont aussi été signalés dans les villes de Deraa et de Kouneïtra, dans le sud du pays.

 

En Jordanie, le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est rendu jeudi au camp de Zaatari, où vivent cent quinze mille réfugiés syriens.

 

Il s'est entretenu pendant une quarantaine de minutes avec des représentants des réfugiés qui ont réclamé l'instauration de zones d'exclusion aérienne en Syrie afin de protéger la population civile.

 

Le chef de la diplomatie américaine a déclaré que Washington envisageait plusieurs options, notamment l'établissement de « zones tampons » pour mettre les civils à l'abri, mais il a souligné l'extrême complexité de la situation.

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