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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:56

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/06/15/service-minimum-pour-la-television-publique-grecque_3430698_3214.html

 

Service minimum pour la télévision publique grecque

 

Samedi 15 Juin 2013

 

Par Alain Salles

 

Le premier ministre grec Antonis Samaras a annoncé, Vendredi 14 Juin, qu'il allait faire partiellement redémarrer la radio télévision publique grecque ERT après plusieurs jours de tempêtes déclenchées par la décision brutale du gouvernement de couper l'antenne, du jamais vu en démocratie.

 

Mais ce n’est pas encore tout à fait une reculade, plutôt un pas de côté pour atténuer la pression et trouver un compromis avec ses partenaires de la coalition gouvernementale, le PASOK et DIMAR, qu’il doit rencontrer lundi.

 

« Une commission temporaire bénéficiant d'un large soutien des partis peut être nommée pour engager un petit nombre d'employés afin que la diffusion des programmes d'information puisse reprendre immédiatement », a déclaré le premier ministre, qui veut éviter de rouvrir ERT.

 

Le gouvernement souhaite une sorte de service minimum avec un peu d'informations et beaucoup de rediffusions, grâce à la richesse des archives de la télévision publique grecque. Le PASOK et DIMAR ont immédiatement fait connaître leurs réserves.

 

Choquées par la triste image des écrans noirs, qui touchent aussi les télévisions étrangères en Grèce, de nombreuses voix en Europe ont demandé à Antonis Samaras de rétablir le signal des chaînes. Le président du parlement européen, Martin Schulz, lui a écrit pour l’engager à faire machine arrière, « je ne peux pas ignorer les inquiétudes politiques et institutionnelles qui résultent de cette décision dans le cadre d'une procédure démocratique ».

 

 « Une action non professionnelle et non démocratique »

 

Vendredi, le président de l’Union Européenne de Radiotélévision (UER), Jean-Paul Philippot, s'est rendu à Athènes dans les locaux occupés par les salariés de l'organisme public. Il a ensuite remis au ministre des finances, Iannis Stournaras, une lettre signée par cinquante et un dirigeants de chaînes publiques (parmi lesquels, la BBC, la ZDF ou France Télévision) dénonçant « une action non professionnelle et non démocratique ».

 

Sorti de sa réserve, le président de la République, Carolos Papoulias, a fait savoir, par la voix de ses conseillers, qu'il fallait discuter de la restructuration de l'ERT.

 

De nombreux grecs viennent tous les soirs apporter leur soutien à ERT devant le siège de la société, en assistant à des concerts. L'appui de l'UER a permis la diffusion par internet et satellite d'émissions en direct, où des personnalités politiques et culturelles se succèdent. Jeudi, elles ont été vues dans quatre cent quatre vingt cinq mille foyers grecs et cinquante mille dans le reste du monde. Selon un sondage, seulement vingt sept pour cent des grecs sont d'accord avec la décision du gouvernement. Antonis Samaras a réussi l'impossible, rendre ERT populaire.

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:37

 

Victoire surprise du modéré Rohani à la présidentielle en Iran

 

DUBAI (Reuters) - Le religieux Hassan Rohani, le plus modéré des candidats à l'élection présidentielle iranienne, a créé la surprise en remportant dès le premier tour l'élection présidentielle de samedi en Iran après avoir bénéficié de l'émiettement du camp conservateur.

 

Mostafa Mohammad Najjar, ministre de l'intérieur, a précisé à la télévision publique que soixante douze pour cent des cinquante millions d'électeurs s'étaient rendus aux urnes et qu’Hassan Rohani avait dépassé de peu la barre des cinquante pour cent des voix exprimées, ce qui rend inutile la tenue d'un second tour.

 

« Hassan Rohani a obtenu la majorité absolue des voix et est élu président », a-t-il dit.

 

La victoire d’Hassan Rohani ne changera pas fondamentalement la nature des relations entre l'Iran et l'occident, les grandes lignes de la politique de Téhéran dépendant des choix du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

 

Le nouveau président sera cependant chargé de redresser l'économie, affaiblie par une inflation élevée et la multiplication des sanctions internationales. Il devrait adopter une politique étrangère moins conflictuelle que celle de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad.

 

Hassan Rohani s'est engagé au cours de la campagne à défendre en tant que président une politique étrangère « d'interaction constructive avec le monde » et à faire adopter une « charte des droits de l'homme ».

 

Peu avant l'annonce officielle de la victoire d’Hassan Rohani, des groupes de partisans avaient commencé à se rassembler autour des locaux de campagne du candidat, dans le centre de Téhéran.

 

« Vive la réforme, vive Rohani », scandaient certains d'entre eux, tandis que d'autres disaient « au revoir » à Mahmoud Ahmadinejad.

 

REVERS CONSERVATEUR

 

A Paris, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, indique que la France prend acte du résultat de l'élection et salue « l'inébranlable aspiration à la démocratie du peuple iranien ».

 

« Les attentes de la communauté internationale à l'égard de l'Iran sont fortes, notamment sur son programme nucléaire et son engagement en Syrie », souligne-t-il dans un communiqué. « Nous sommes prêts à y travailler avec le nouveau président iranien ».

 

Pour Téhéran, la priorité de ce scrutin était de faire oublier la réélection contestée en 2009 de Mahmoud Ahmadinejad, qui avait poussé des millions d'iraniens à manifester et provoqué ainsi la crise la plus grave traversée par la république islamique depuis la révolution de 1979.

 

Au cours de la campagne, Hassan Rohani et ses cinq adversaires conservateurs ont eux mêmes demandé à leurs partisans de ne pas organiser de grands rassemblements publics afin de ne pas encourager une contestation violente.

 

Le maire de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf, arrive en deuxième position, avec moins de dix sept pour cent des voix, tandis que Saïd Jalili, actuel négociateur en chef sur le nucléaire et favori du camp conservateur, enregistre un net revers à la troisième place.

 

Malgré le net échec des candidats conservateurs qu'il soutenait officieusement, Ali Khamenei a jugé que la forte mobilisation, qu'il avait appelée de ses voeux, démontrait la confiance des Iraniens dans les institutions.

 

MODÉRÉS ET RÉFORMATEURS RASSEMBLÉS

 

« Un vote pour n'importe lequel de ces candidats est un vote pour la république islamique et un vote de confiance envers le système », a dit le guide suprême sur son compte Twitter.

 

Quelque cinquante millions d'Iraniens étaient appelés aux urnes pour désigner le successeur de Mahmoud Ahmadinejad. Certains bureaux de vote sont restés ouverts pendant cinq heures supplémentaires en raison de l'affluence.

 

Hassan Rohani, qui a notamment mené entre 1998 et 2005 les négociations avec les pays occidentaux sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, a bénéficié en fin de campagne du désistement du seul candidat réformateur, Mohammad Reza Aref.

 

Il a aussi reçu le soutien des anciens présidents Mohammad Khatami et Akbar Hashemi Rafsanjani, ce dernier ayant lui-même été exclu du scrutin par le conseil des gardiens de la constitution, une institution proche du guide.

 

S'il apparaît à ce titre comme le candidat le moins conservateur, Hassan Rohani n'en est pas moins un pur produit de la théocratie iranienne et a joué un rôle actif dans la révolution qui a renversé le chah en 1979, puis dans la guerre contre l'Irak dans les années 1980.

 

« Sur le plan personnel, je le trouve chaleureux et sympathique », estime Jack Straw, ancien secrétaire au Foreign Office, qui a négocié avec Hassan Rohani sur le dossier nucléaire. « C'est un patriote iranien convaincu, qui faisait peu de concessions mais jouait franc jeu et qui maitrisait ses dossiers ».

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:06

 

http://www.npa2009.org/node/37661

 

Le NPA et les assises du 16 Juin

 

Jeudi 13 Juin 2013

 

Les assises « changer de cap en France et en Europe» initiées par le PCF puis organisées par le Front De Gauche auront lieu Dimanche 16 Juin 2013 à Montreuil. Au départ, le projet du PCF était d'organiser un débat «pour poursuivre la dynamique du 5 mai» en essayant de reprendre la main dans le cadre de sa politique du rassemblement majoritaire pour changer de cap. En ligne de mire, bien sûr, les élections municipales. Cette démarche a échoué.

 

Au final, il n'y aura pas d'appel commun de l'ensemble des participants comme il le souhaitait.

 

C'est la conséquence de la contradiction qu'il y a dans cette démarche de chercher à rassembler des forces qui participent à la majorité gouvernementale et des forces qui sont dans l'opposition sans trancher lui-même sa position.

 

Le choix de s'opposer

 

Le NPA a choisi d'accepter l'invitation à participer à ces assises à partir du moment où cette participation n'implique pas un soutien à la stratégie du Front De Gauche. «Nous savons que des désaccords et des divergences existent entre les différentes composantes du mouvement social et politique principalement sur la question de l’alternative politique et des moyens de la mettre en œuvre. Il nous faut en discuter. Mais ces divergences ne sont pas un obstacle pour, dès maintenant, discuter des moyens de mettre en échec la nouvelle offensive que patronat et gouvernement engagent contre le monde du travail» écrivons-nous dans une lettre adressée aux organisations qui, elles aussi, y participent.

 

La discussion sur la nécessaire opposition de gauche au gouvernement est, cette fois encore, au cœur du débat. Il est indispensable que nous la portions dans toute sa dimension et ses implications, tant sur le terrain des mobilisations que sur les réponses aux politiques d'austérité ou l’alternative politique. « changer de cap» ou construire une opposition ouvrière et populaire, la question est posée à toute la gauche sociale et politique. Les nouvelles attaques que préparent le gouvernement contre les retraites, comme la nécessaire lutte contre l’extrême droite, lui donnent toute sa pertinence. Mettre en échec ces attaques implique de préparer un affrontement avec le gouvernement, en travaillant à rassembler les travailleurs et leurs organisations. Y contribuer est le sens de notre ­participation aux assises.

 

Nous serons présents, le matin, à deux tables rondes, « quelles ruptures démocratiques, quelle république?» et « retraites, vivre plus longtemps, faut-il travailler plus longtemps». À 13heures30, Christine Poupin participera à la plénière « quelle politique alternative à l'austérité pour la France et l'Europe?».

 

Yvan Lemaître

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 17:47

 

http://www.npa2009.org/node/37678

 

Immenses mobilisations en Grèce contre le coup d’état audio visuel

 

Vendredi 14 juin 2013

 

Tout le monde le dit, en Grèce et hors les frontières, la décision sauvage du premier ministre Samaras d'annoncer Mardi 10 Juin à midi la fermeture du service audio visuel public ERT pour le soir même est ahurissante et demande bien sûr des explications et une riposte massive !

En tout dernier lieu on en revient à cette incroyable évidence, donner en pâture à la troïka, en visite de contrôle ces jours ci en Grèce, deux mille suppressions d'emploi réclamées comme preuve immédiate de l'efficacité gouvernementale à concrétiser le plan exigé de licenciement des dizaines de milliers de fonctionnaires. Samaras licencie aujourd'hui deux mille six cent soixante dix travailleurs et promet de recréer une chaîne publique de six cent employés. Voilà pour les chiffres et on peut penser que c'est sinon la seule, en tout cas, la principale explication à ce coup de force insensé. Ici en tout cas, on n'hésite pas à parler de coup d'état.

Des réactions massives au coup d’état

Coup d'état pas complètement improvisé, à ERT, tout le monde connaissait les menaces de « restructuration », et un constitutionnaliste a produit un plan que Samaras veut appliquer, mais auquel l'auteur refuse désormais de participer, tant qu’ERT reste fermé ! C'est là l'une des nombreuses contradictions politiques qui ont éclaté depuis mardi, ouvrant une crise au sein du gouvernement, la troïka intérieure comme on l'appelle ici. En effet, Samaras, produit de la droite la plus réactionnaire et nationaliste, entouré de conseillers ouverts à l'extrême droite, a pris ici une décision arrogante, croyant que les derniers sondages lui donnant deux points d'avance sur SYRIZA, lui permettaient de gouverner sans plus s'embêter de procédures démocratiques. Résultat, les ministres PASOK et DIMAR n'ont pas signé la décision de fermer ERT, et aujourd'hui, le seul groupe soutenant le coup de force de la droite (Nouvelle Démocratie) contre ERT, ce sont les nazis de Chryssi Avgi (Aube Dorée) !

Or, dès la décision connue, c'est une mobilisation exceptionnelle qui s'est déclenchée. Depuis mardi, les locaux de ERT en banlieue athénienne sont entourés de milliers de personnes, militants ou pas, avec soutien affiché d'artistes, de personnalités diverses. La confédération du privé (GSEE) et la fédération du public (ADEDY), qui avaient refusé récemment de soutenir la grève des enseignants, ont été obligées d'appeler hier jeudi à une grève générale apparemment bien suivie. Partout dans le pays, des rassemblements de protestation ont eu lieu.

La manifestation rassemblement devant ERT était massive, même si l'endroit est assez excentré. Le plus important peut-être, c'est de voir côte à côte les drapeaux syndicaux, politiques, associatifs, de différents courants qui d'habitude font tout pour ne pas manifester ensemble. Cette unité de fait dans la lutte, liée à une ambiance très chaleureuse, est pour l'instant un gage de résistance déterminant, le KKE (PC grec) accueille sur sa chaîne les programmes d'information des journalistes de ERT, la radio Kokkino (SYRIZA) est branchée en permanence sur le coup de force et les mobilisations. Il est clair que Samaras n'avait pas prévu une telle riposte populaire à sa petite manœuvre.

Solidarité avec la lutte à ERT

La solidarité internationale, très forte, allant même jusqu'à des condamnations gouvernementales très peu diplomatiques, est ressentie comme une aide précieuse. Elle donne un sens d'ailleurs très concret à la manif de dimanche dernier dans les rues d'Athènes, en conclusion de l'Alter Sommet, où entre autres délégations, le cortège CGT FSU SUD scandait « troïka dégage ». Dans ce contexte, elle illustre ce qui depuis trois ans est trop faible, la solidarité internationale renforce la riposte ouvrière en Grèce.

Cette solidarité doit se poursuivre et s'intensifier. Hier, les flics sont intervenus dans les locaux d’ERT à Salonique pour en virer les travailleurs qui occupaient leur lieu de travail.

Avec Samaras, même s'il est visiblement déstabilisé ces jours-ci, on sait que la seule réponse sera la répression. Déployons pour la lutte pour la défense d’ERT et de tous ses emplois la plus forte solidarité ! La lutte continue, avec ce soir un concert de solidarité sur place, pour ne pas dire sur la place. C'est bien sûr un sentiment assez partagé que les luttes actuelles en Turquie avec la place Taksim et en Grèce avec les rassemblements populaires à ERT ont bien quelque chose de commun !

Andreas Sartzekis

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 17:22

 

Recours en révision délicat dans l’affaire Tapie

 

PARIS (Reuters) - Le recours en révision contre l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie en 2008 s'annonce long et compliqué, soulignent des spécialistes de cette procédure.

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi que le gouvernement entendait déposer un recours en révision pour faire annuler l'arbitrage suspect qui a accordé quatre cent trois millions d'euros à l'homme d'affaires dans le litige l'opposant à l'ancien Crédit Lyonnais pour la revente de l'équipementier sportif allemand Adidas.

 

Mais ce procédé est régi par des règles strictes, et se heurte à plusieurs difficultés, selon plusieurs experts.

 

« Le recours en révision est particulièrement difficile », dit Jérôme Ortscheidt, avocat au conseil d'Etat et à la cour de cassation. « C'est vraiment un recours compliqué, exceptionnel ».

 

La première difficulté réside dans la qualification de l'arbitrage, interne ou international.

 

Une question primordiale puisque, selon la jurisprudence, un recours en révision contre un arbitrage international se fait devant le même tribunal arbitral, sauf s'il est en incapacité de siéger, et non pas une cour d'appel.

 

Est international « l'arbitrage qui met en cause les intérêts du commerce international », selon les textes de loi.

 

« Pour moi, ça ne fait guère de doute, on est dans un arbitrage international », dit Christophe Seraglini, mandaté par Bernard Tapie pour défendre ses intérêts dans ce recours. « Vous avez la vente par une société allemande (Bernard Tapie Finance GMBH), d'une autre société allemande (Adidas), réalisée certes par le Crédit Lyonnais, mais via des sociétés offshore ».

 

Thomas Clay, professeur de droit à l'université de Versailles, estime au contraire que l'arbitrage est interne.

 

« Le litige porte sur un mandat de vente conclu entre une banque et son client, l'opération est française et les deux parties sont françaises », dit-il. « Il faut se garder de confondre le contrat de mandat, objet de l'arbitrage, et le contrat de vente, qui n'a jamais été remis en cause ».

 

DÉLAI DE DEUX MOIS

 

Outre cette question, qui sera sans doute l'objet de vifs débats et pourrait retarder une décision, le respect de la prescription se pose également pour l'Etat.

 

Le recours en révision est en effet contraint par un délai de deux mois à compter du moment où l'une des parties est informée d'un fait qui justifie la procédure.

 

Ce délai pourrait être calculé à partir de la constitution de partie civile du Consortium De Réalisation (CDR, qui a repris les actifs « pourris » du Crédit Lyonnais) et de l'Etat dans le volet pénal de cette affaire, celles-ci permettant un accès au dossier des juges.

 

Reste toutefois à trouver dans le dossier des éléments qui étaient jusque là inconnus de l'Etat, soulignent les experts.

 

Or les soupçons des enquêteurs le plus souvent évoqués, à savoir l'existence de liens entre l'un des trois arbitres, Pierre Estoup, mis en examen dans cette affaire, et l'avocat de Bernard Tapie, Maurice Lantourne, étaient connus de Bercy dès 2008, selon un rapport de la cour des comptes.

 

Pour Thomas Clay, « il est plus que probable que le dossier pénal comporte bien d'autres éléments frauduleux qui peuvent être invoqués maintenant ».

 

Mais Christophe Seraglini est plus dubitatif. « J'attends de voir quels sont les faits nouveaux », dit-il.

 

Sur le fond, pour obtenir une révision, le CDR devra démontrer une fraude au jugement telle que si elle avait été révélée, les faits nouveaux auraient eu une influence sur la décision des arbitres, souligne Jérôme Ortscheidt.

 

Et si la sentence est annulée et l'affaire rejugée au fond, il n'est pas dit que le CDR obtienne gain de cause, estime Christophe Seraglini, qui rappelle que la cour d'appel de Paris avait condamné cette instance, avant que la cour de cassation ne casse son arrêt pour des raisons de motivation. Il pourrait même être condamné à une somme supérieure, dit-il.

 

« La difficulté de ce dossier, c'est que d'un point de vue médiatique, il est difficile de comprendre que pour un arbitrage, on puisse avoir autant d'argent », dit Jérôme Ortscheidt.

 

« Mais ça n'est pas du tout choquant, dans la mesure où l'arbitrage est un mode de règlement de litiges qui a lieu entre de grosses entreprises », souligne-t-il.

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 17:07

 

Erdogan joue l’apaisement dans le projet du parc Gezi à Istanbul

 

ISTANBUL/ANKARA (Reuters) - Le mouvement Solidarité Taksim a annoncé vendredi que Recep Tayyip Erdogan s'était engagé à ne pas poursuivre le projet d'aménagement urbain prévu dans le parc Gezi d'Istanbul dans l'attente d'une décision de justice.

 

Le premier ministre turc a par la suite exhorté une nouvelle fois les centaines de manifestants toujours présents à quitter le parc du centre d'Istanbul, où le mouvement de protestation contre la rénovation du site s'est transformé fin mai en contestation généralisée contre le gouvernement issu de la mouvance islamiste, au pouvoir depuis 2002.

 

« Vous êtes restés ici aussi longtemps que vous le pouviez et avez fait entendre votre message. Si ce message a trait à la place Taksim et au parc Gezi, il a été reçu », a dit Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion du Parti de la Justice et du Développement (AKP). « S'il vous plaît, veuillez maintenant quitter le parc Gezi et rentrer chez vous », a-t-il ajouté.

 

Les heurts entre manifestants et forces de l'ordre aux premiers jours de la contestation ont fait un quatrième mort vendredi. Un jeune homme de vingt six ans, Ethem Sarisuluk, a succombé à ses blessures après plus de dix jours en soins intensifs, a dit son frère à Reuters.

 

Après avoir affiché une fermeté constante à l'égard des manifestants, Recep Tayyip Erdogan a rencontré jeudi soir une délégation composée d'acteurs, d'artistes et de deux membres de Solidarité Taksim, association opposée au projet immobilier.

 

De même source au sein de ce mouvement, on ajoute qu'Erdogan a promis de se soumettre à la décision que doit rendre un tribunal saisi d'un recours contre le plan d'aménagement du parc Gezi, principal espace vert du centre d'Istanbul.

 

LA BOURSE D'ISTANBUL EN FORTE HAUSSE

 

Dans le cas où le tribunal se prononcerait en faveur du gouvernement, un référendum serait alors organisé. « Le premier ministre a dit que si le résultat de la consultation publique allait dans le sens d'un maintien du parc, il se soumettrait à cette décision », a dit Tayfun Kahraman, membre du mouvement.

 

« Ses propos concernant le fait que le projet ne sera pas lancé tant que ne sera pas rendue une décision de justice constituent un résultat positif », a-t-il ajouté.

 

Le gouverneur d'Istanbul, Huseyin Avni Mutlu, qui avait convié des manifestants à le rencontrer dans un café le long du Bosphore, a dit avoir le sentiment que ses interlocuteurs n'étaient pas dans une démarche jusqu'au boutiste.

 

« Nous avons eu le sentiment qu'ils faisaient preuve de sensibilité et qu'ils n'étaient pas sur une posture inflexible sur la suite de l'occupation du parc Gezi », a-t-il dit à la presse après cinq heures de discussion.

 

Le vice-président de l'AKP, Huseyin Celik, a confirmé que l'entrevue entre le chef du gouvernement et la délégation avait été positive, tout en répétant l'appel à un arrêt de la contestation.

 

Le geste d'apaisement de Recep Tayyip Erdogan a fait grimper la bourse d'Istanbul, qui a bondi de 4,61% vendredi, après avoir été malmenée par ces troubles ternissant l'image d'une Turquie démocratique et ouverte à l'économie de marché que l'AKP s'emploie à donner au monde depuis une décennie.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:52

 

Les Etats Unis vont livrer des armes à l’opposition syrienne

 

WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis, qui sont parvenus à la conclusion que les forces de Bachar al Assad avaient utilisé des armes chimiques, ont décidé d'armer les rebelles syriens.

 

La Maison Blanche, qui a seulement annoncé jeudi une « assistance militaire directe », n'a pas précisé si ce soutien impliquerait la fourniture d'armes létales, ce qui marquerait un changement de position de Barack Obama, réticent à armer les insurgés syriens.

 

Mais une source au fait du dossier a indiqué que les nouvelles dispositions prévoyaient bien l'envoi d'armes, Barack Obama estimant qu'une « ligne rouge » avait été franchie avec l'emploi d'agents chimiques dont du gaz sarin.

 

D'après le New York Times, qui cite des responsables américains, ces livraisons, qui seront coordonnées par la CIA, porteront sur des petites armes et des munitions. Mais l'envoi d'armes anti chars est également à l'étude. En revanche, la question d'armes anti aériennes n'est pas actuellement en considération, ajoute le New York Times.

 

« Le président avait clairement indiqué que l'usage d'armes chimiques ou le transfert d'armes chimiques à des groupes terroristes constituait une ligne rouge. Il avait dit que l'emploi d'armes chimiques changerait la donne, et c'est le cas », a expliqué à la presse Ben Rhodes, conseiller adjoint d'Obama à la sécurité nationale.

 

Cette décision intervient après d'intenses délibérations entre Obama et ses conseillers à la sécurité nationale et au moment où les pressions tant intérieures qu'étrangères se multipliaient en faveur d'un soutien des insurgés qui ont subi de graves revers récemment, notamment la chute de Koussaïr.

 

Reprise le 5 juin par les forces régulières syriennes appuyées par des combattants du Hezbollah libanais et par l'Iran, cette ville, située entre la frontière libanaise et Homs, était stratégique pour le réapprovisionnement des troupes insurgées.

 

Les villes d’Homs et d'Alep, plus au nord, semblent aujourd'hui dans le viseur des forces d'Assad.

 

RENCONTRE EN TURQUIE AVEC LE CHEF DE L'ASL

 

Plusieurs mois d'enquête ont été nécessaires avant que la Maison blanche acquiert la certitude que les troupes pro-Assad avaient effectivement employé des armes chimiques.

 

Cette escalade a « changé la donne » quant à la position que Washington entendait adopter à l'égard de ce conflit qui dure depuis mars 2011 et a fait plus de quatre vingt treize mille morts, selon le nouveau bilan établi par les Nations Unies.

 

« Au terme d'un examen mûrement réfléchi, nos services de renseignement ont évalué que le régime d'Assad avait utilisé contre les opposants des armes chimiques, y compris du gaz sarin, à petite échelle mais à de multiples reprises l'an dernier », a précisé Ben Rhodes.

 

« Nos services de renseignement estiment qu'entre cent et cent cinquante personnes ont été tuées par des attaques à l'arme chimique en Syrie à ce jour. Toutefois, le bilan est probablement incomplet », a-t-il ajouté.

 

Ces évaluations des services américains sont corroborées par celles de la Grande Bretagne qui a indiqué jeudi soir avoir des preuves croissantes démontrant que les forces gouvernementales syriennes ont fait usage et continuent de faire usage d'armes chimiques.

 

La France est elle aussi parvenue à la conclusion, au début du mois, que du gaz sarin a été utilisé en Syrie « à plusieurs reprises et de façon localisée ». Dans un cas au moins, « il ne fait aucun doute que c'est le régime et ses complices » qui ont utilisé ces armes chimiques, expliquait le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, le 4 juin.

 

La Grande Bretagne et la France ont obtenu, faute d'accord pour le prolonger, la levée de l'embargo de l'Union Européenne sur les armes à destination des rebelles. Paris et Londres seront libres, à compter du premier août et dans le respect du code de conduite européen, de livrer des armes à la rébellion syrienne.

 

Pour l'heure, ni les autorités françaises ni le gouvernement britannique n'ont annoncé qu'ils allaient armer directement les insurgés.

 

Mais responsables européens et américains rencontrent ce vendredi en Turquie le général Salim Idriss, transfuge de l'armée syrienne et commandant en chef de l'Armée Syrienne Libre (ASL), principale force combattante rebelle sur le terrain.

 

ARMES ANTI CHARS ET ZONE D'EXCLUSION AÉRIENNE

 

Les occidentaux estiment qu'un soutien aux troupes de Salim Idriss permettrait de faire contrepoids à l'influence croissante de groupes sunnites liés à al Qaïda qui ont rejoint l'insurrection, comme le Front al Nosra.

 

« Idriss a besoin d'argent, de munitions et d'armes pour asseoir son leadership et gagner en crédibilité au sein des combattants », soulignait cette semaine un diplomate.

 

Intervenant sur l'antenne de la chaîne de télévision al Arabia, George Sabra, qui assure l'intérim à la tête de la Coalition Nationale Syrienne (CNS), a réclamé « des armes anti char et des armes anti aériennes ».

 

« Nous espérons des résultats positifs et un soutien militaire véritable », a-t-il ajouté.

 

Le Wall Street Journal, citant des responsables américains, indique lui que l'armée américaine recommanderait une zone d'exclusion aérienne d'environ quarante kilomètres qui serait assurée par les avions américains et alliés stationnés en Jordanie.

 

Il s'agirait d'une zone protégée des combats permettant d'abriter des réfugiés et d'entraîner des rebelles en territoire syrien, le long de la frontière jordanienne.

 

« Washington envisage une zone d'exclusion aérienne pour aider les opposants d'Assad », a confirmé un diplomate occidental en Turquie, ajoutant que cette initiative serait limitée « dans le temps et l'espace ». Elle serait définie au dessus du sud syrien, près de la frontière jordanienne, précisent deux autres diplomates.

 

« Les rebelles ont suffisamment d'armes légères, suffisamment d'AK 47. Mas les AK 47 ne sont pas franchement utiles face à des chars. Il leur faut des armes anti chars et des armes anti aériennes », a plaidé sur CNN le sénateur républicain John Mac Cain.

 

L'envoi de plusieurs milliers de combattants chiites du Hezbollah libanais aux côtés des troupes syriennes a modifié l'équilibre des forces sur le terrain et permis aux pro-Assad d'enregistrer des succès.

 

Ces derniers semblent avoir concentré des forces près d'Alep, jeudi, en particulier à proximité de l'aéroport que les rebelles avaient tenté de reprendre. Une offensive a également été lancée sur Homs.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 17:22

 

 

 

Erdogan lance un ultime avertissement aux manifestants

 

ISTANBUL/ ANKARA (Reuters) - Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a lancé jeudi un « dernier avertissement » aux occupants du parc Gezi, aux abords de la place Taksim, dans le centre d'Istanbul, leur demandant de quitter les lieux.



« Notre patience touche à sa fin. Je lance cet avertissement pour la dernière fois. Je dis aux mères et aux pères, s'il vous plaît, prenez vos enfants en main et faites-les sortir », a déclaré le chef du gouvernement lors d'une réunion de sa formation, le Parti de la Justice et du Développement (AKP, islamo-conservateur) lors d'une réunion à Ankara.



« Nous ne pouvons plus attendre parce que le parc Gezi n'appartient pas aux forces qui l'occupent mais au peuple », a-t-il poursuivi.



Des centaines de manifestants se sont de nouveau réunis jeudi matin sur la place Taksim, défiant les précédentes injonctions du premier ministre.

 

Le vice-président du Parti de la Justice et du Développement (AKP au pouvoir) avait lui aussi demander dès mercredi soir aux protestataires de quitter le parc, point de départ de la contestation fin mai.

 

Mais dans son intervention, Huseyin Celik a proposé aussi l'organisation d'un référendum sur le projet de développement immobilier qui a mis le feu aux poudres, sans préciser qui serait appelé ainsi à se prononcer par vote (tous les électeurs d'Istanbul ou les habitants du seul quartier de Taksim).

 

Star, un quotidien favorable au gouvernement, titre jeudi à la une que « la solution, c'est un référendum », tandis que Cumhuriyet, journal de gauche, très critique vis-à-vis du gouvernement islamo-conservateur, dénonce un « piège ».



Pour Inan Demir, économiste en chef pour Finansbank, la proposition de référendum « apparaît comme une volte-face importante de la part du premier ministre qui, au début des manifestations, affirmait que le projet immobilier serait de toute façon mené à bien et qu'il ne demanderait pas leur avis à un groupe de pillards ».



Mais, ajoute-t-il, ce « vague signal d'un référendum ne devrait pas conduire les organisateurs du mouvement de protestation à lever l'occupation du parc Gezi ».



TROIS MORTS

 

Mercredi soir et dans la nuit, plutôt calme, la situation contrastait fortement avec celle de la veille lorsque les forces de l'ordre étaient intervenues et avaient détruit les barricades de fortune érigées par les manifestants et rouvert la place pour la première fois depuis le début de la contestation.

 

« Le gouvernement ne peut pas accepter que ces manifestations se poursuivent indéfiniment », a commenté Huseyin Celik, qui s'exprimait mercredi soir à Ankara après une rencontre entre Erdogan et des représentants des opposants au projet d'aménagement urbain.



« Ceux qui ont de mauvaises intentions ou ceux qui cherchent à provoquer et qui restent dans le parc devront faire face à la police », a-t-il prévenu.



Selon un bilan fourni par les autorités sanitaires turques, les troubles, qui ont éclaté après la violente intervention policière du 31 mai dernier contre les occupants du parc Gezi, ont fait trois morts, dont un policier, et environ cinq mille blessés.

 

A l'origine, les manifestants souhaitaient que le parc, principal espace vert du centre ville, demeure en l'état. A la suite de la brutale intervention de la police, le mouvement s'est transformé en une contestation plus générale d'Erdogan et de sa pratique du pouvoir, qu'il occupe depuis 2003.

 

« Il est indispensable que Gezi demeure un parc, que la violence s'arrête et que les responsables soient l'objet d'enquêtes », estime Ipek Akpinar, un architecte appartenant à la délégation qui a rencontré le premier ministre.  



Pour Recep Tayyip Erdogan, ces troubles sont le fait de puissances étrangères, de médias internationaux et de spéculateurs qui cherchent à affaiblir l'économie turque. 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 17:07

 

Samaras fait un geste après la fermeture de la télévision publique grecque

 

ATHENES (Reuters) - Le premier ministre grec, Antonis Samaras, a fait un geste pour tenter de désamorcer la crise gouvernementale qui couve à propos de la radio télévision publique ERT dont la fermeture brutale a amené les syndicats à lancer un ordre de grève générale ce jeudi.

 

Le chef du gouvernement conservateur, qui a traité « d'hypocrites » ceux qui ont pris fait et cause pour l'audiovisuel public, a invité ses deux partenaires, les socialistes du PASOK et la Gauche Démocratique, hostiles à cette fermeture, à discuter lundi à partir de 15 heures avec lui.

 

La décision de mettre l'ERT en sommeil, motivée officiellement par un souci d'austérité budgétaire, a provoqué des remous au sein de la coalition gouvernementale et ravivé une atmosphère de tension dans un pays qui semblait émerger de la crise politique qui avait accompagné la récession.

 

D'après un haut responsable gouvernemental, Antonis Samaras est ouvert à la discussion et un compromis est possible même s'il n'entend pas revenir sur sa décision de fermeture et de recréer une nouvelle entité plus resserrée et efficace.

 

« Je crois qu'il y a la place pour un compromis et que nous n'irons pas vers de nouvelles élections », a confié à Reuters cette source.

 

Toutefois, l'affrontement ouvert entre Antonis Samaras, qui a juré de moderniser le « Jurassic Park » qu'est, selon lui, devenue la Grèce contemporaine, et ses alliés au sein de l'exécutif font douter qu'il soit possible de trouver une formule permettant à tous de « sauver la face ».

 

« SUR LE FIL DU RASOIR »

 

« Le pays est sur le fil du rasoir », a fait savoir une source proche de la coalition.

 

Le conflit avec le PASOK et Gauche Démocratique, qui demandent au premier ministre de revenir sur sa décision, a tourné à la crise politique la plus grave depuis la formation de la coalition en juin.

 

« Soit une solution se dessine d'ici une semaine, soit des élections sont inévitables », proclame à la une le journal conservateur Kathimerini.

 

« Le pays n'a pas besoin d'élections, ce serait une erreur colossale. Mais le PASOK n'en a pas peur », a réagi le chef de file de ce parti, Evangelos Venizelos. « Nous sommes en faveur d'une restructuration de fond en comble de l'ERT, mais pas des partisans de l'écran noir ».

 

De son côté, Dimitris Hatzisokratis, de Gauche Démocratique, a déclaré : « Enfin ! Mais cette rencontre aurait dû se tenir aujourd'hui. Quatre jours peuvent donner lieu à des développements irréversibles ».

 

Les quelque deux mille six cent employés de l'ERT, qui était doté d'un budget annuel de trois cent millions d'euros, doivent perdre leur emploi. Le déblocage d'une nouvelle tranche de prêt de trois milliards trois cent millions d’euros doit faire l'objet de discussions dans le courant de la journée avec de hauts responsables de la zone euro.

 

D'après un responsable gouvernemental, la Grèce fait l'objet de pression pour démontrer aux inspecteurs de la « troïka » (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International) qu'elle dispose d'un plan de mise à pied de deux mille agents de l'Etat comme requis. La fermeture de l'ERT était, semble-t-il, la seule option disponible pour remplir cet objectif.

 

LES CAFES NE DESEMPLISSENT PAS

 

Qualifiant cette mesure de « décision aux allures de coup d'Etat visant à bâillonner l'information impartiale », les deux principales organisations syndicales ont organisé jeudi une grève générale de protestation de vingt quatre heures.

 

Dans la capitale, les bus municipaux sont restés à l'arrêt tout comme l'opérateur ferroviaire public OSE dans tout le pays.

 

Plus de treize mille personnes brandissant des drapeaux et des banderoles avec pour inscription « Limogez Samaras, pas le personnel d'ERT » se sont rassemblées devant le siège de l'audiovisuel public, où le personnel organise une veille depuis l'annonce de la fermeture.

 

Le syndicat des journalistes d'Athènes a lancé un mot d'ordre de grève illimitée qui a bloqué la parution de plusieurs titres et obligé des chaînes de télévision privées à rediffuser d'anciennes séries à la place de leurs journaux d'information.

 

Mais pour le moment, les travailleurs du secteur privé ne semblent pas avoir rejoint en masse la grève générale.

 

Les rues de la capitale sont, comme chaque jour, encombrées de voitures, les supermarchés ont ouvert et les cafés ne désemplissent pas. Plusieurs défilés sont prévus avec, en point d'orgue, une grande manifestation devant le siège de l'ERT.

 

« Ce que le plus mal payé des employés d'ERT se fait en un jour, je le gagne en une semaine. Alors, pourquoi devrais-je faire la grève pour eux », demande Iannis Papailias en train de ranger sa marchandise.

 

Le taux de chômage atteint près de vingt sept pour cent en Grèce. Depuis le début de la récession il y a six ans, plus de huit cent cinquante mille emplois ont été supprimés, la plupart dans le secteur privé.

 

De nombreux grecs considéraient les trois chaînes de l'ERT comme des sinécures et le symbole du clientélisme permettant à certains partis politiques de placer leurs obligés.

 

Mais la brutalité avec laquelle est intervenu l'arrêt de la diffusion a été ressentie comme un choc par la population.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:50

 

Stéphane Richard mis en examen dans l’affaire Tapie

 

PARIS (Reuters) - L'affaire Tapie a pris une nouvelle dimension mercredi avec la mise en examen pour « escroquerie en bande organisée » de Stéphane Richard, le PDG d'Orange.

 

Ce rebondissement autour de l'arbitrage qui avait bénéficié en 2008 à l'homme d'affaires dans son conflit avec le Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas pose la question du maintien du dirigeant à la tête de l'opérateur de télécommunications.

 

Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l'Economie, est la seconde personnalité mise en examen après Pierre Estoup, l'un des trois juges arbitres, poursuivi pour le même chef fin mai.

 

Jean-François Rocchi, président du Consortium De Réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, a été pour sa part présenté à un juge mercredi après-midi, a dit le procureur de la république de Paris dans un communiqué.

 

L'enquête devrait dans un second temps se diriger vers Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy en 2008, qui avait reçu plusieurs protagonistes pour « valider », selon eux, le choix de l'arbitrage.

 

Elle pourrait, en fonction de l'évolution des investigations, remettre en cause le statut de témoin assisté dont bénéficie Christine Lagarde, actuelle directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI).

 

« Fatigué » par son audition, selon son avocat Jean-Etienne Giamarchi, le PDG d'Orange a été mis en examen par les juges à l'Hôtel-Dieu, à Paris, où il avait été transféré.

 

« Stéphane Richard est mis en examen pour escroquerie en bande organisée. Il est confiant et combatif. Il a d'ores et déjà quitté les lieux », a dit son porte-parole personnel.

 

Sa garde à vue, qui avait débuté lundi matin, avait été levée mercredi matin.

 

« PAS DE CONSÉQUENCES » POUR ORANGE

 

Stéphane Richard et Jean-François Rocchi ont dû s'expliquer sur leur choix en faveur de l'arbitrage dont a bénéficié en 2008 Bernard Tapie dans son conflit avec la banque.

La question du maintien de Stéphane Richard à la tête d'Orange est désormais en suspens.

 

« Il n'y pas de conséquences sur les responsabilités de Stéphane Richard à Orange. Il sera à son bureau demain matin », a déclaré un porte-parole de l'entreprise.

 

Les services du premier ministre Jean-Marc Ayrault ont annoncé que le conseil d'administration de l'entreprise se réunirait « dans les prochains jours et que l'Etat fera valoir sa position en tant qu'actionnaire ».

 

Le chef du groupe socialiste à l'assemblée nationale, Bruno Le Roux, a estimé avant la mise en examen de Stéphane Richard qu'il appartiendrait à Orange de convoquer son PDG pour évoquer « les conséquences sur la gouvernance de l'entreprise ».

 

Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, cité jeudi dernier par le quotidien Le Monde, avait lui aussi jugé que la question de son maintien à la tête d'Orange pourrait alors se poser avant de modérer ses propos dans un communiqué.

 

Stéphane Richard a déclaré de son côté avoir obtenu de François Hollande des assurances sur son maintien.

 

QUI A PRIS L'INITIATIVE DE L'ARBITRAGE ?

 

Les enquêteurs s'efforcent de déterminer qui a pris l'initiative de proposer un arbitrage privé pour solder le conflit, s'il y a eu un accord entre Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie et s'il a existé une entente pour biaiser le processus.

 

Les enquêteurs doivent également déterminer s'il y a eu des instructions de l'Elysée, les protagonistes ayant confirmé la tenue d'une réunion avec Claude Guéant à l'été 2007.

 

Christine Lagarde a été placée le 24 mai sous statut de témoin assisté dans ce dossier par la Cour de Justice de la République.

 

L'ex-ministre a officiellement lancé la procédure d'arbitrage, assez inhabituelle pour le règlement d'un conflit qui engage de l'argent public et prise contre l'avis des services de son ministère et de plusieurs avocats consultés, qui prévoyaient une lourde facture pour l'Etat.

 

Christine Lagarde a dit à plusieurs reprises qu'elle assumait le choix de cette procédure qui a permis à Bernard Tapie d'obtenir quatre cent trois millions d'euros avec les intérêts comme compensation pour la revente par le Crédit Lyonnais de son ancienne entreprise Adidas, dans laquelle il se dit floué.

 

Mais il n'est pas certain qu'elle ait été informée de toutes les tractations et notamment de la réunion de 2007 à l'Elysée.

 

Bernard Tapie, qui dément toute entente, a qualifié lui-même de « très grave » le chef d'escroquerie en bande organisée et déclaré qu'il annulerait l'arbitrage « si l'on découvre la moindre entourloupe », mais il ne pourrait en fait renoncer qu'à une partie du montant qui lui a été octroyé.

 

Stéphane Richard a varié pour sa part dans ses déclarations, assurant au Canard Enchaîné de la semaine dernière avoir mis en musique des instructions de l'Elysée, alors que Nicolas Sarkozy venait d'arriver au pouvoir.

 

Interrogé le 5 juin par Reuters, il a démenti toute pression et évoqué un « consensus » entre les acteurs du dossier avec « validation de l'Elysée ».

 

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