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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 16:56

 

http://www.alexis-corbiere.com/index.php/post/2013/10/20/Malgr%C3%A9-le-vote-du-PCF%2C-au-premier-tour%2C-il-y-aura-une-liste-Front-de-Gauche-%C3%A0-Paris

 

Malgré le vote du PCF, au premier tour des élections municipales, il y aura une liste du Front De Gauche à Paris

 

Voici le communiqué que ma camarade Danielle Simonnet, chef de file du Parti de Gauche à Paris lors des élections municipales, a envoyé Samedi 19 Octobre 2013 après le vote des communistes parisiens.

 

Le PCF de Paris a décidé à cinquante sept pour cent de voter pour des listes communes avec le Parti Socialiste.

 

Avec le Parti de Gauche, je regrette cette décision.

 

A l’heure où la colère monte dans le pays contre la politique anti sociale de ce gouvernement, à l’heure où la majorité des députés socialiste votent pour la retraite à soixante six ans, à l’heure où la jeunesse se mobilise pour demander la démission de Manuel Valls, cette décision est une erreur politique, contraire à la cohérence du Front De Gauche. Sans doute que le poids mis dans ce choix du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a été trop lourd pour permettre aux partisans communistes d’une liste du Front De Gauche de l’emporter. Je pense surtout à eux dont j’imagine ce soir la tristesse et je leur adresse un message de fraternité.

 

Quoiqu’il arrive, malgré cette décision, il y aura une liste du Front De Gauche à Paris.

 

Des listes regroupant la très grande majorité des forces qui continuent la stratégie du Front De Gauche seront en effet présentes au premier tour des élections municipales à Paris. Elles sont ouvertes à toutes celles et ceux qui refusent les politiques d’austérité au plan local comme au plan national.

 

Ensemble, nous serons la belle surprise de ces élections et l’adversaire le plus coriace de la droite et de l’extrême droite.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 16:38

 

http://www.eelv.fr/2013/10/20/francois-hollande-et-manuel-valls-sur-leonarda-des-propos-inhumains-et-incomprehensibles

 

François Hollande et Manuel Valls sur Léonarda

 

Des propos inhumains et incompréhensibles

 

Dimanche 20 Octobre 2013

 

Suite aux propos tenus par François Hollande souhaitant que Léonarda revienne sans sa famille et à ceux de Manuel Valls dans le Journal Du Dimanche d’aujourd’hui, considérant qu’il s’agit là d’un « acte de générosité », EELV tient à exprimer sa colère, son indignation et son incompréhension.

 

EELV s’étonne que le droit à vivre en famille soit nié à ce point, au mépris des conventions internationales et demande que Léonarda et sa famille puissent revenir sur le territoire au plus vite. EELV réitère le droit de vivre en famille tel que défini dans la convention internationale des droits de l’homme et demande une réforme en profondeur du CESEDA.

 

Force est de constater que la circulaire faite en novembre 2012 ne change rien au fond du problème. Les expulsions de mineurs et leur enfermement dans des centres de rétentions sont fréquents et systématiquement dénoncés par EELV.

 

Léonarda n’est malheureusement pas une exception. La situation vécue par sa famille est aussi à mettre dans le contexte de discriminations inacceptables subie par les roms.  

 

Léonarda se retrouve désormais à Pristina au Kosovo, pays dont elle ne parle pas la langue. Elle parle cependant le français, elle est née en Italie. Etait-ce utile d’en faire une réfugiée ?

Un autre lycéen, Khatchit Khachatryan, a aussi été expulsé. D’abord retenu dans un centre de rétention, il a ensuite été expulsé en Arménie, sans sa famille resté en France. Placé sous contrôle judiciaire en Arménie, il effectuera à partir de novembre deux ans de service militaire dans ce pays où il n’a ni famille ni amis. Etait-ce utile d’en faire un orphelin en rupture d’études ?

Ces lycéens font les frais des politiques sécuritaires et répressives de nos gouvernements successifs, de cette violence administrative expulsive qui les livre à des circuits dangereusement non balisés pour lesquels ils sont impréparés, avec ou sans famille.

 

Nous réclamons, comme les dizaines de milliers de lycéens et de personnes qui ont manifesté cette semaine, le retour de Khatchit et de Léonarda et de sa famille.

 

Cette situation inacceptable doit cesser, vite !

 

Elise Lowy, porte parole

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 18:03

 

Des gens du voyage expulsés font condamner la France

 

STRASBOURG (Reuters) - La France a été condamnée Jeudi 17 Octobre 2013 par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour avoir pris une mesure d'expulsion contre des gens du voyage résidant à Herblay (Val-d'Oise) sans se préoccuper suffisamment de leur relogement.

 

Il s'agit d'une violation grave du droit au respect de la vie privée et familiale, estime la juridiction du conseil de l'Europe.

 

« Le principe de proportionnalité exigeait qu'une attention particulière soit portée aux conséquences de l'expulsion et au risque que les requérants ne deviennent sans abri », affirment les juges de Strasbourg.

 

Ce, d'autant plus, que « les autorités nationales doivent tenir compte de l'appartenance des requérants à une minorité vulnérable », ajoutent-ils.

 

Les vingt cinq requérants faisaient partie d'un groupe de quarante personnes à l'encontre desquelles la commune d'Herblay avait obtenu une ordonnance d'expulsion, en septembre 2004, devant le tribunal de grande instance de Pontoise.

 

La cour relève que ces voyageurs sédentarisés vivaient pour certains depuis trente ans dans des caravanes et cabanes installées sur ces terrains qu'un plan d'occupation des sols venait de classer en zone naturelle.

 

Une grande partie d'entre eux ont quitté les lieux par crainte d'être condamnés à payer les astreintes prononcées par le tribunal, sans que la municipalité fasse exécuter la mesure d'expulsion.

 

Parmi les requérants, quatre familles ont été réinstallées selon leur souhait dans un logement social, deux autres ont quitté la région.

 

Les autres, qui n'ont pas obtenu le terrain adapté à leur mode de vie qu'ils demandaient, « vivent dans la précarité sur des terrains non adaptés dont il peuvent être chassés à tout moment », précise la cour.

 

Les juges réservent leur décision quant aux dommages qui pourraient être accordés aux requérants, dans l'attente d'un éventuel accord amiable entre les deux parties.

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 17:37

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/10/18/le-hcr-demande-aux-pays-membres-de-l-ue-d-accroitre-leur-aide_3498163_3210.html

 

Le HCR demande aux pays membres de l’UE d’accroître leur aide

 

« Nous sommes face à la crise humanitaire sans doute la plus dramatique que le monde ait connue depuis vingt ans ». L'avertissement vient d'Antonio Guterres, le Haut-Commissaire de l’ONU pour les Réfugiés. De passage à Paris, Mercredi 16 Octobre 2013, où il a rencontré le président François Hollande, le chef du HCR a appelé, dans un entretien au Monde, la communauté internationale, et en particulier l'Union Européenne (UE), à accroître leur aide aux victimes de la guerre en Syrie. 

 

Deux ans et demi après le début du soulèvement contre le régime de Bachar al Assad, le nombre de réfugiés syriens a atteint près de deux millions deux cent mille personnes, dont les trois quarts sont des femmes et des enfants. Un poids porté à quatre vingt dix sept pour cent par les états limitrophes ou proches de la Syrie selon le HCR.

 

Les réfugiés syriens sont environ cinq cent mille en Turquie, cinq cent cinquante mille en Jordanie, cent vingt cinq mille en Egypte et deux cent mille en Irak. Avec près de huit cent mille réfugiés, le Liban est le plus touché. Des chiffres qui n’incluent pas, selon le HCR, les centaines de milliers de syriens non inscrits ou ceux qui vivaient déjà dans ces pays avant le conflit. « L’impact de la crise sur l’économie, la société et la sécurité de ces pays est énorme », note Antonio Guterres, qui cite l’explosion de violences en Irak et les affrontements au Liban.

 

Dans ce pays, selon une étude de la banque mondiale publiée en septembre, la crise syrienne aura coûté à la fin de l'année 2014 quelque sept milliards cinq cent millions de dollars. « Ces pays sont confrontés à une pression qui est hors de proportions avec leurs ressources et leurs capacités », souligne-t-il, prévenant que « sans une solidarité internationale massive, il y a un risque réel d'explosion dans la région, une région par ailleurs critique pour la paix et la sécurité à l'échelle mondiale ». Interrogé sur l'appui apporté par l'UE et ses états membres, le chef du HCR reconnaît une contribution importante à l'action humanitaire menée sur le terrain.

 

Il rappelle que quarante six mille réfugiés syriens ont été enregistrés en Europe depuis le début du conflit en 2011. Un chiffre toutefois faible comparé à l'afflux que connaissent les pays voisins de la Syrie.

 

Harmoniser les mécanismes

 

« Si l'on regarde ce qui se passe aujourd'hui en Méditerranée et aux frontières grecques et bulgares, il est clair que l'on va rapidement assister à une augmentation du nombre de personnes voulant se réfugier en Europe », prévient Antonio Guterres. « Or, il faut que les syriens qui demandent protection puissent trouver une Europe ouverte ».

 

L'embarcation de deux cent cinquante clandestins qui a fait naufrage près de Malte, le 11 octobre, transportait en grande partie des réfugiés syriens partis de Libye.

 

Sur le flanc oriental de l'Union Européenne, les arrivées augmentent, notamment en Grèce et en Bulgarie, frontalières de la Turquie. Sofia, qui a reçu environ deux mille syriens depuis 2011, n'a pas les moyens d'y faire face seule, soulignait le HCR au mois de juillet. « La gestion de ces deux frontières va exiger un énorme appui de l'Union Européenne », prévient le diplomate, qui appelle à une harmonisation des mécanismes de protection que les différents états européens octroient aux syriens et qui sont, rappelle-t-il, très différents d'un pays à l'autre. « Il est très important que ceux qui arrivent en Europe puissent avoir la garantie qu'ils auront un statut de réfugiés ou un statut de protection efficace. Nous souhaiterions aussi que soit facilité l'octroi des visas par les pays qui ont la possibilité de le faire, ceux qui ont des consulats en Syrie ou dans la région », explique Antonio Guterres.

 

« Nous voudrions », conclut le responsable onusien, « voir se concrétiser les appels que nous avons lancés pour élargir les programmes de réinstallation et d'admission humanitaire des réfugiés ». Le HCR a appelé les états membres de l'Union Européenne à recevoir mille réfugiés syriens supplémentaires en 2013 et trente mille en 2014. La France, qui a accueilli, selon le Quai d'Orsay, près de trois mille syriens depuis le début du conflit, s'est engagée à en recevoir cinq cent de plus dans les prochains mois, de même que l'Autriche.

 

L’Allemagne a, elle, offert cinq mille places. Ce sont pour le moment les seuls états européens à avoir annoncé avec précision leur contribution à l'appel lancé par l'ONU.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 17:08

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/10/15/liberte-pour-les-militants-de-greenpeace

http://www.gauchemip.org/spip.php?article21548

http://www.reporterre.net/spip.php?article4826

 

« Liberté pour les militants de Greenpeace » demandent ensemble Noël Mamère et Jean Luc Mélenchon

 

« Dénoncer les crimes contre l’environnement dans un pays qui a produit Tchernobyl et la mer d’Aral, c’est sauvegarder le patrimoine de l’humanité ». Dans un texte écrit en commun, Noël Mamère et Jean-Luc Mélenchon appellent à la libération des écologistes emprisonnés en Russie.

 

Depuis le 19 septembre, trente militants de Greenpeace International sont détenus dans les prisons russes. Leur crime, avoir tenté d’investir une plate forme de forage pétrolier de la société GAZPROM, en Arctique, pour alerter l’opinion mondiale sur les dangers de marées noires géantes et la menace sur l’une des dernières réserves de bio diversité de la planète.

 

De manière totalement illégale et disproportionnée, la garde russe a abordé le navire de Greenpeace, l'Artic Sunrise, alors qu'il se trouvait en dehors des eaux territoriales russes et a arrêté l'équipage sous la menace d'armes à feu. Après comparution devant un tribunal de Mourmansk, les trente militants ont été condamnés à deux mois de détention préventive, le temps d'une enquête. Ils sont inculpés de piraterie en groupe organisé, délit passible de quinze ans de prison en Russie. Accusation absurde et politique qui a pour but de dissuader tous les militants écologistes de revenir dans les parages.

 

Pourtant, le combat de Greenpeace est juste.

 

Ces trente militants courageux se battent pour la justice écologique. L’entreprise GAZPROM, dirigée par un petit groupe d’oligarques dont fait partie l’ancien chancelier social-démocrate allemand Schroëder, organise le pillage et la destruction programmée de l’Arctique aux côtés d'autres multinationales avides d'exploiter cette immense zone regorgeant de ressources en hydrocarbures non encore exploitées. Avec trente pour cent des gisements de gaz dans le monde et treize pour cent des gisements de pétrole, l'océan Arctique revêt une importance stratégique particulière pour son principal pays riverain, la Russie. Prirazlomnaya est une vieille plate forme, récupérée de la mer du Nord et construite il y a presque trente ans. Mais il n’existe aucun plan de prévention des marées noires pour cette plate forme, dangereuse en terme de sécurité pour l’environnement.

 

Dénoncer les crimes contre l’environnement dans un pays qui a produit la catastrophe de Tchernobyl et l'écocide de la mer d’Aral c’est sauvegarder le patrimoine de l’humanité.

 

L’Arctique devrait devenir un bien commun de l’humanité en raison de son rôle majeur dans les équilibres de la biosphère. Malheureusement la zone Arctique est menacée aussi bien par les velléités pétrolières de GAZPROM que par celles du Canada et des États-Unis qui se refusent toujours à ratifier la convention internationale sur le droit de la mer (convention de Montego Bay de l’ONU).

 

Ces trente militants courageux se battent pour la liberté de tout le peuple russe. Cette répression de militants écologistes, écrasés par l'oligarchie et son bras armé le pouvoir, est un déni du respect des libertés fondamentales. En février 2014, la Russie accueillera les jeux olympiques d’hiver, à Sotchi. Personne ne comprendrait qu’ils puissent se tenir dans un pays où trente militants de Greenpeace appartenant à dix huit pays différents (la Russie, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la France) seraient encore détenus dans des conditions indignes d’un état de droit.

 

Ces trente militants se battent pour tous les lanceurs d’alerte au service de la défense de la planète. Ils ne sont pas des criminels, comme veulent le faire croire les médias. Les criminels sont ceux qui détruisent jour après jour l’environnement. Les militants écologistes sont pourchassés sur tous les continents. Qu’ils dénoncent les OGM, les gaz de schiste, les accaparements de terre, la dette écologique, qu’ils luttent contre les grands projets inutiles ou le nucléaire, ils sont la cible de tous les oligarques de la terre, qui veulent continuer à polluer et à détruire la planète en paix. La répression est une constante utilisée par les pouvoirs pour tenter de faire capituler les militants, ceux qui osent se dresser contre les exactions, ceux qui revendiquent l’application du droit et des conventions internationales, ceux qui refusent de se couler dans le moule du système néo libéral.

 

Cela suffit ! Nous devons défendre l’action légitime des défenseurs écologistes de la démocratie, de l’environnement, des droits humains et fondamentaux, comme nous l'avions déjà fait en défendant l'inclusion des défenseurs de l'environnement dans la proposition de loi d'amnistie sociale déposée par le Front de Gauche.

 

Nous appelons aujourd'hui nos collègues parlementaires français et européens, le gouvernement français et l’Union Européenne à intervenir auprès du gouvernement russe et à tout faire pour obtenir la libération immédiate des militants de Greenpeace et la fin des forages en Arctique.

 

Noël Mamère, député écologiste de Gironde, maire de Bègles

 

Jean Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, député européen

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 16:47

 

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/19/leonarda-expulsion-hollande-reactions_n_4127619.html

 

Des réactions unanimes de l’opposition contre Hollande

 

François Hollande a annoncé Samedi 19 Octobre 2013 que Leonarda, la collégienne expulsée au Kosovo, « pourra poursuivre sa scolarité en France si elle en fait la demande » lors d'une brève intervention télévisée depuis l'Elysée. Une proposition aussitôt rejetée par la jeune fille qui ne veut pas « abandonner » sa famille.

 

Le chef de l'état a par ailleurs indiqué qu'une instruction serait adressée aux préfets pour « prohiber » toute interpellation dans le cadre scolaire, dans les établissements comme à l'occasion de sorties pédagogiques.

 

Suite à cette intervention, les réactions n'ont pas tardé à fleurir. A droite, sans surprise, les députés de l'UMP déplorent unanimement la prise de position du président. François Hollande « ridiculise notre pays en renonçant à l'autorité de l'état par sa proposition d'accueillir Leonarda en dépit des décisions de justice », a par exemple réagi samedi le député UMP Eric Ciotti dans un communiqué.

 

« Malheureusement, une nouvelle fois, François Hollande n'a pas su trancher entre toutes ces lignes politiques divergentes en matière d'immigration irrégulière. C'est un très dangereux signal adressé dans la lutte contre l'immigration irrégulière », ajoute-t-il.

 

François Fillon a lui « regretté cette indécision caricaturale du président de la république qui, à force de chercher des synthèses, apparaît ambigu face à l'immigration irrégulière et lâche par rapport à une adolescente, condamnée à choisir entre la France et sa famille. Cette affaire illustre la nécessité de réduire à six mois le délai d'examen de demande d'asile. Ce qui passe notamment par une réforme de la composition de la cour nationale de droit d'asile, que nous avions engagée, et qu'il faut conduire à son terme ».

 

La position de François Hollande est « incompréhensible tant en terme du respect de la loi que du respect de l'unité d'une famille », a réagi le président de l'UDI Jean-Louis Borloo. Cette position « apparaît comme extrêmement dangereuse pour les français ainsi que pour ceux qui à l'extérieur observent les décisions de la France », a ajouté le centriste dans un communiqué.

 

Cette décision « est malheureusement de nature à amplifier l'absence de confiance des citoyens à l'endroit de nos institutions et de la république. La complexité du droit d'asile français, avec en particulier l'engorgement des instances décisionnaires, en l'occurrence près de quatre ans de recours, créent des situations terribles. Il convient d'urgence de réformer notre dispositif », a-t-il conclu.

 

Le Front National juge la position d’Hollande « ahurissante »

 

Le vice-président du Front National Florian Philippot a jugé « ahurissante » la position du président François Hollande sur l'affaire Leonarda. « Quelle est la légalité d'un tel retour, et cette décision fera-t-elle jurisprudence ? Comment envisager que cette fille vive seule en France sans un soutien public ? Cette décision sera en tout cas un signal extrêmement négatif qui va encourager l'immigration clandestine et compliquer les expulsions », déclare Florian Philippot dans un communiqué.

 

Selon lui, « la position prise aujourd'hui par François Hollande est ahurissante. Reconnaissant lui-même la légitimité de l'éloignement de cette famille, il estime que Leonarda peut revenir en France, mais seule. C'est du grand n'importe quoi. C’est une faillite totale de l'état. La loi exigeait l'expulsion de cette famille, et seules les conditions dans lesquelles l'interpellation s'était faite pouvaient être critiquées, ce qui relève de la responsabilité des pouvoirs publics. Il est évident que la famille kosovare tout entière doit rester au Kosovo, et que l'état doit empêcher son retour », conclut le responsable frontiste.

 

Désir contredit Hollande

 

Mais il n'y a pas qu'à droite que les critiques fusent. Dans le camp même de Hollande, certaines réactions ne lui sont pas favorables. Comme celle du premier secrétaire du Parti Socialiste Harlem Désir qui « souhaite que tous les enfants de la famille de Leonarda puissent finir leurs études en France accompagnés de leur mère. Je vais en discuter avec le président et le gouvernement », a-t-il ajouté, alors que François Hollande n'a proposé que le retour de la collégienne kosovare, sans sa famille.

 

Harlem Désir a néanmoins salué la « décision d'humanité du chef de l'état, qui donne la possiblité à Leonarda de revenir en France pour y poursuivre son parcours d'intégration et de scolarisation. J'espère qu'elle en fera la demande », a-t-il dit. La jeune fille a déclaré qu'elle ne rentrerait pas en France sans sa famille. Il s'est réjouit également de l'annonce « d'une instruction qui clarifie la sanctuarisation de l'école et des activités scolaires. L'école et les valeurs de la république en sortent renforcées. Les conditions d'examen des demandes d'asile devront également faire l'objet d'une réforme indispensable afin d'en réduire les délais », estime le dirigeant socialiste.

 

Un avis moins tranché que celui du Parti de Gauche qui a dénoncé « une cruauté abjecte » dans la décision de François Hollande d'autoriser Leonarda à revenir en France, mais sans sa famille. « La jeune collégienne est sommée par le président de la république de choisir entre vivre en famille (cinq frères et sœurs et ses parents) ou revenir seule en France poursuivre ses études. C'est d'une cruauté abjecte », a déclaré Danielle Simonnet, secrétaire nationale du Parti de Gauche, qui avait demandé la démission de Manuel Valls après l'expulsion de France de la collégienne kosovare, dans un communiqué.

 

Même son de cloche pour le PCF qui dénonce dans un communiqué une « grave faute politique et morale en demandant à une enfant de quinze ans de choisir entre la France et sa famille. Cet affront aux valeurs républicaines se double aujourd'hui d'un insupportable manquement à la convention internationale des droits de l'enfant, dont la France est signataire », souligne Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « La ligne Valls, dans la continuité du sarkozysme, est confortée alors qu'il faut changer la loi et mettre fin sans délai à toutes les expulsions de jeunes étrangers scolarisés », ajoute-t-il.

 

Peillon satisfait

 

Côté gouvernement, Vincent Peillon a rapidement commenté et approuvé le discours présidentiel. La sanctuarisation de l'école « ne doit souffrir aucune exception », a déclaré à l'AFP le ministre de l'éducation nationale, se réjouissant de voir ce principe réaffirmé avec force par François Hollande.

 

« Je me réjouis que le président ait rappelé un principe essentiel à notre république, la sanctuarisation de l'école et la préservation des enfants dans le cadre scolaire, à la fois les établissements et tout ce qui accompagne la vie scolaire », a-t-il affirmé dans une brève déclaration.

 

Selon le ministre, « ce principe ne doit souffrir aucune exception, et dans les circonstances que nous avons connues il était utile de le rappeler avec force. L'éducation nationale accueillera comme il se doit la jeune Leonarda, si elle veut rentrer, et assumera toutes ses obligations », a-t-il ajouté.

 

Le président du groupe socialiste à l'assemblée nationale, Bruno Le Roux, a lui jugé que François Hollande a tiré des conclusions justes dans l'affaire Leonarda, dans un communiqué.

 

Le chef de l'état « en a tiré des conclusions justes, fermeté dans l'application de la loi, clarification des règles en prohibant toute interpellation dans le cadre scolaire, prise en compte des situations humaines en permettant le retour de Leonarda si elle le souhaite. Avec ces décisions justes, le président de la république permet de mettre fin dignement à cette affaire, en appliquant la loi dans le respect des principes républicains », a-t-il ajouté.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 19:16

 

http://www.avanti4.be/analyses/article/catalogne-un-processus-constituant-pour-decider

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30059

 

Un processus constituant pour décider de tout

 

Par Esther Vivas

 

Lundi 14 Octobre 2013

 

Personne n’a dit que ce serait facile, mais il faut le tenter. Et c’est précisément ce qu’est en train de faire le mouvement « Procés Constituent en Catalunya » (Processus Constituant en Catalogne), impulsé par la nonne bénédictine Teresa Forcades et l’économiste Arcadi Oliveres, ensemble avec de nombreuses autres personnes afin de stimuler la conscience sociale, mobiliser, promouvoir la désobéissance civile et proposer une alternative politique qui défie ceux qui possèdent et monopolisent le pouvoir.

 

Son objectif est de construire un nouvel instrument politico-social, basé sur l’auto-organisation populaire, fidèle à ceux d’en bas et capable de rassembler, dans la diversité, l’ensemble de la gauche sociale et politique. A moyen terme, si ces objectifs sont remplis, il y a la volonté de participer aux prochaines élections pour le parlement catalan, avec une liste large issue de la nécessaire convergence de nombreuses personnes, certaines à l’intérieur et d’autres à l’extérieur du « Procès ». Une candidature qui aspire à transformer le mécontentement social en majorité politique et à jeter les bases d’un processus constituant qui nous permette de nous doter collectivement d’un nouveau cadre politique au service de la majorité.

 

Certains diront que cela est utopique, mais ce qui est plus utopique, selon moi, c’est de penser que ceux qui nous ont menés à la situation actuelle de crise, de laquelle ils tirent par ailleurs de juteux profits, vont nous en sortir. Le défi devant nous est justement de rompre avec le scepticisme, l’apathie et la peur. Savoir que « nous pouvons » est le premier pas à accomplir pour obtenir des victoires concrètes.

 

Après que le « Procès Constituent » se soit présenté au public au mois d’avril dernier, les soutiens exprimés ont été nombreux. Le « Procès Constituent » a su se lier à de larges secteurs de la société qui perçoivent, dans le contexte actuel de crise, la nécessité urgente de changer les choses.

 

De nombreuses personnes d’âge moyen, d’autres plus jeunes, et même des personnes âgées, sans trop d’expérience politique ni organisationnelle, se sont senties interpellées par un discours qui appelle à quelque chose d’aussi essentiel qu’indispensable, la justice.

 

D’autres, activistes sociaux ont vu dans le « Procès Constituent » un instrument pour aller plus loin que la mobilisation sociale « en soi » et pour affirmer une perspective politico-organisationnelle de changement. Deux ans après l’émergence du Mouvement du 15 Mai, nombreux sont ceux qui se rendent compte que malgré les occupations de banques, de logements vides, de supermarchés et d’hôpitaux, ceux qui possèdent le pouvoir continuent à appliquer une série de mesures qui nous plongent dans la misère la plus absolue. Tout en soutenant l’indispensable lutte dans la rue, sans laquelle aucun changement n’est possible, le « Procès Constituent » veut, en même temps, défier le pouvoir politico-économique dans les institutions également. Et non pas pour changer le système de l’intérieur, mais bien pour « occuper » ces instances et les rendre à la majorité sociale via un processus constituant.

 

Il n’y a pas de formules magiques, bien sûr, mais des expériences comme les processus constituants en Amérique latine (Equateur, Bolivie, Venezuela) ou, plus proche de nous, en Islande, sont, en dépit de leurs évolutions controversées, des expériences à prendre sérieusement en compte. Non pas pour les imiter, mais pour apprendre de leurs acquis et de leurs erreurs. En Catalogne, le débat sur la question nationale et sur l’indépendance ouvre une opportunité, comme nous n’aurions jamais pu l’imaginer, afin de pouvoir décider et décider sur tout.

 

Forte participation

 

La forte participation aux présentations publiques du « Procès Constituent », certaines à charge de Teresa Forcades et d’autres d’Arcadi Oliveres, avec une moyenne de quatre cent à sept cent personnes dans des municipalités telles que Vic, Sabadell, Santa Coloma de Gramenet, Lleida, Gérone, Vilanova i la Geltrú, Balaguer, Figueres, Blanes, Granollers et Terrassa, ou même dans des petites localités comme Santa Fe del Penedès ou Fals, démontrent la capacité d’attraction de cette initiative, qui a réalisé en peu de mois plus de cent présentations sur tout le territoire catalan.

 

Et, ce qui est plus important, l’intérêt de ceux qui se rapprochent du « Procès Constituent » ne se limite pas à écouter ses deux principaux promoteurs ; ils participent activement à la construction de cet instrument politico-social. Ainsi, plus de quatre vingt « assemblées locales » ont été construites dans toute la Catalogne. Certaines ont un caractère départemental, d’autres locales, certaines rassemblent de nombreuses personnes, d’autres sont plus petites. On a également mis en marche des « assemblées sectorielles » comme celles sur l’enseignement, la santé, les féminismes et l’immigration. Toutes se coordonnent en une assemblée générale baptisée « Groupe Promoteur » qui se réunit mensuellement.

 

Les formes d’agir du « Procès Constituent » reflètent également cette « autre façon de faire la politique ». Dans la majeure partie des activités publiques, on fait passer une cagnotte pour récolter les sommes nécessaires à la location de l’installation sonore et aux photocopies. On précise à quoi a été dépensé l’argent. Les présentations servent elles-mêmes à organiser les assistants dans les assemblées et les réunions locales. Les groupes locaux s’organisent en fonction de leurs propres priorités et se coordonnent à l’échelle nationale. Le « Procès Constituent » est encore jeune mais il illustre les potentialités d’une initiative politique capable d’entrer en résonance avec le mécontentement social largement majoritaire, même s’il reste encore beaucoup de choses à faire, et peut être le plus difficile, consolider le processus et améliorer la coordination des assemblées. Il s’agit bel et bien d’un processus en construction.

 

De bas en haut

 

La confiance que suscitent ses principaux promoteurs, Teresa Forcades et Arcadi Oliveres, est la clé du succès. Mais au sein du « Procès Constituent » nous sommes conscients qu’il s’agit d’une initiative qui n’aura du succès que si elle se construit de bas en haut. Tous deux l’ont déjà dit lors de la première présentation du projet, « nous deux seuls, nous ne pourrons pas faire beaucoup de choses ». Aujourd’hui, le « Procès Constituent » compte plus de quarante quatre mille personnes adhérentes à son appel et de multiples assemblées locales et sectorielles. Teresa Forcades et Arcadi Oliveres l’ont dit à plusieurs reprises, ils n’aspirent pas à diriger quoi que ce soit, mais ils acceptent de mettre leur crédibilité au service d’une cause juste.

 

Des critiques concernant leurs convictions chrétiennes ont été émises, et cela malgré le caractère non confessionnel du « Procès ». Ce qui ne laisse pas, en partie, de surprendre. La mobilisation sociale de gauche, tant en Catalogne que dans l’état espagnol, ne pourrait partiellement pas être comprise sans l’apport du christianisme de base. Sans aller plus loin, l’un des fondateurs du syndicat des ouvriers agricoles, tellement criminalisé par les uns et admiré par d’autres, n’était autre que le curé des pauvres Diamantino García. Ne pas admettre cette réalité implique d’ignorer une partie de notre histoire collective. De plus, tant Teresa Forcades qu’Arcadi Oliveres se sont prononcés à plusieurs occasions, et bien avant le « Procès Constituent », contre la hiérarchie ecclésiastique, pour la séparation de l’église et de l’état et en défense du droit des femmes à décider sur leur corps. Ce qui, par ailleurs, leur a valu de multiples critiques de la part des secteurs réactionnaires de l’église et de leur propre hiérarchie.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 19:03

 

Mercredi 23 Octobre 2013 à 20 heures

 

Où va L'Italie?

 

Réunion débat organisée dans le cadre du Club Politique Bastille (ex Socialisme Maintenant)

 

Librairie L'Emancipation, 8 Impasse Crozatier (au niveau du 43 Rue Crozatier) Métro Faidherbe Chaligny ou Gare de Lyon

 

Voici quelques unes des questions que le camarade Guiseppe Pino abordera dans son introduction :

 

Quelle est aujourd'hui la situation politique et sociale en Italie?

 

Comment on peut décrire les forces politiques et sociales, en particulier les partis de la « gauche », les syndicats et le camp « bourgeois »

 

Quel est aujourd'hui le rôle des luttes sociales en Italie, comment se développent, quels sont leurs perspectives

 

Quelles sont les forces  de la « gauche radicale »

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 18:49

 

Le HCR invite l’Europe à accueillir plus de réfugiés syriens

 

GENEVE (Reuters) - Les Syriens fuyant les combats dans leur pays sont de plus en plus nombreux à entreprendre la traversée à hauts risques de la Méditerranée, souligne vendredi le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU en invitant l'Europe et les autres pays occidentaux à accorder l'asile aux plus vulnérables d'entre eux.

 

« De plus en plus de syriens franchissent la Méditerranée pour aller d'Egypte en Italie en invoquant des craintes croissantes quant à leur sécurité ainsi que des agressions physiques, des menaces verbales, des détentions et des expulsions », a déclaré Melissa Fleming, porte-parole du HCR.

 

Depuis le mois d'août, six mille deux cent trente trois syriens et palestiniens réfugiés en Syrie ont ainsi débarqué sur les rivages italiens à bord de soixante trois embarcations.

 

Pour toute l'année 2012, ce chiffre était de trois cent cinquante syriens.

 

« Compte tenu des besoins continus et dramatiques des réfugiés syriens qui sont susceptibles d'augmenter dans l'avenir immédiat, il est de plus en plus urgent de relever les capacités d'accueil dans les pays d'Afrique du Nord », a-t-elle plaidé lors d'une conférence de presse à Genève. « Ces pays sont confrontés par ailleurs à leurs propres difficultés internes ».

 

D'après le HCR, l'Egypte abrite trois cent mille syriens selon ses statistiques officielles, ces derniers faisant l'objet de mesures punitives depuis le renversement, le 3 juillet par l'armée, des frères musulmans au pouvoir au Caire.

 

Melissa Fleming a chiffré à plus de huit cent le nombre de syriens qui ont été arrêtés en Egypte depuis août pour avoir tenté de quitter le pays illégalement. Cent quarante-quatre d'entre eux ont été expulsés, principalement vers la Jordanie et le Liban.

 

Le HCR propose que les pays occidentaux accueillent trente mille réfugiés syriens d'ici la fin 2014.

 

Priorité devrait être donnée aux plus vulnérables d'entre eux, dont les femmes et les jeunes filles, les personnes âgées, les homosexuels redoutant d'être persécutés, ceux qui ont survécu à la violence et à la torture et ceux qui ont besoin de soins médicaux.

 

Depuis le premier janvier, seize pays occidentaux ont promis d'accueillir dix mille deux cent quarante réfugiés syriens, dont cinq cent annoncés cette semaine par la France et cinq mille pour l'Allemagne.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 18:36

 

Le gouvernement va tirer les leçons de l’affaire Leonarda

 

PARIS (Reuters) - L'enquête administrative sur l'expulsion de France de Leonarda et sa famille, dont les conclusions sont attendues vendredi soir, pourrait tendre vers une sanctuarisation du « temps scolaire » si une faute était établie quant aux conditions d'éloignement de la collégienne.

 

Une modification en ce sens de la circulaire d'août 2012 sur « l'anticipation et l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites de roms est une possibilité », a-t-on déclaré à Reuters de source gouvernementale.

 

Le gouvernement s'exprimera à ce sujet durant le week-end, a-t-on précisé de même source.

 

Quant à un éventuel retour en France de Leonarda et sa famille dans ce contexte, on se refusait à tout commentaire au gouvernement.

 

Manuel Valls a annoncé dans un communiqué qu'il abrégeait son déplacement aux Antilles pour rentrer samedi matin à Paris et recevoir le rapport de l'inspection générale de l'administration. Le retour du ministre de l'intérieur était prévu dans la nuit de samedi à dimanche après une dernière étape à Saint-Martin.

 

Sans attendre la remise du rapport, Harlem Désir a affirmé sur France 2 que l'enquête décidée mercredi par Manuel Valls, en accord avec Jean-Marc Ayrault, démontrait une « faute » de la préfecture du Doubs dans l'expulsion au Kosovo de Leonarda.

 

Cette collégienne de quinze ans scolarisée en troisième à Pontarlier a été interpellée le 9 octobre dans le Doubs par la Police de l'Air et des Frontières (PAF) lors d'une sortie scolaire.

 

« Nous, la gauche, nous nous sommes battus quand la droite était au pouvoir contre des arrestations de jeunes à la sortie des écoles », a souligné le premier secrétaire du Parti Socialiste.

 

« Là, elle était dans une activité scolaire et donc, il y a au niveau de la préfecture, c'est ce que l'enquête administrative qui est en cours va je pense montrer, une faute qui doit amener à tirer un certain nombre de leçons ».

 

D'après Vincent Peillon, les instructions ministérielles sur les conditions d'expulsion d'un élève sans papier pourraient être précisées au regard de « l'affaire » Leonarda.

 

« Il y a des règles. Il y a eu un problème. Ce problème, il ne porte pas sur l'application des règles de droit, il porte sur les usages qui sont les nôtres par rapport à la scolarité. Ce problème va être réglé », a dit le ministre de l'éucation nationale sur Europe 1.

 

LES LYCÉENS MANIFESTENT À NOUVEAU

 

« Il ne faut pas intervenir dans le cadre scolaire », a souligné le ministre, qui avait exprimé mercredi sa réprobation à la sortie du conseil des ministres.

 

Vincent Peillon a changé de ton vendredi, saluant « l'humanité et la fermeté » du ministre de l'intérieur, actuellement aux Antilles. « Je lui affirme ma solidarité ».

 

Le ministre a demandé aux lycéens qui se mobilisent contre les expulsions d'élèves sans papiers de cesser leur mouvement malgré une « émotion » légitime.

 

Les lycéens, qui ont défilé par centaines jeudi à Paris pour réclamer le retour de Leonarda et Khatchik, un lycéen parisien de dix neuf ans renvoyé samedi dernier en Arménie, ont organisé une nouvelle manifestation vendredi entre la Place de la Bastille et la Place de la Nation.

 

Ils ont reçu le renfort du syndicat étudiant UNEF et le soutien d'Harlem Désir, qui dit les comprendre. Le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, était présent aux abords du cortège.

 

Selon Ivan Dementhon, président de l'Union Nationale Lycéenne (UNL), quelque cent soixante dix établissements, dont une quarantaine à Paris, sont concernés par le mouvement.

 

« Il ne faut pas mépriser cette mobilisation et en même temps ne pas céder à la pression sur un sujet sensible », a-t-on souligné de source gouvernementale.

 

La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, est intervenue vendredi dans le débat en affirmant que « l'école est là pour l'égalité des chances, elle n'est pas là pour exclure ».

 

« Nous assistons au triomphe du mensonge, de l'émotion et de l'irresponsabilité », a commenté l'ancien ministre de l'intérieur Jean-Pierre Chevènement (MRC) sur Radio Classique et LCI.

 

Le père de Leonarda Dibrani a déclaré jeudi à Reuters qu'il avait menti aux autorités françaises sur les origines présumées kosovares de sa femme et de ses six enfants, tous nés en Italie, pour tenter d'obtenir l'asile.

 

La collégienne « n'est pas responsable ce qu'aurait pu faire son père », a dit Valérie Trierweiler en marge d'un déplacement à Angers (Maine-et-Loire).

 

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