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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:32

 

http://www.souriahouria.com/cr-de-la-rencontre-avec-les-revolutionnaires-syriens-a-lassemblee-nationale-le-1er-octobre-par-stefan-bekier

 

Compte rendu de la réunion d’information et de débat avec des représentants de la résistance syrienne de l’intérieur, organisée le Mardi Premier Octobre 2013 à l’assemblée nationale par Philippe Baumel, député PS, membre de la commission des affaires étrangères de l’assemblée nationale

Notes de Stefan Bekier, militant de la Gauche Anticapitaliste et du Front De Gauche

Salle Colbert comble (trois cent places). Un bon nombre de femmes et hommes politiques, également, pas mal de militants des divers collectifs de solidarité et d’aide à la révolution syrienne, des syriens vivant en France, des journalistes.

Initiative appelée « les voix de la Syrie libre », présentée comme une réponse aux appels à l’aide de l’opposition démocratique syrienne à la communauté internationale. Organisée visiblement en parallèle avec un appel signé par une trentaine d’élus PS et EELV, dont Jean Christophe Cambadélis, Laurence Rossignol et Noël Mamère, qui demande de livrer des armes aux insurgés syriens et de leur apporter plus d’assistance humanitaire et logistique.

D’abord un détail, très irritant. Avant que la parole ne soit donnée aux révolutionnaires syriens invités, ce sont leurs hôtes français qui ont fait d’abord de bien longues interventions, Philippe Baumel et Emmanuel Wallon, mais surtout Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères, au moins quarante minutes d’une pénible « introduction au débat » dans une langue de bois bien rôdée. Suite à quoi, arguant du « peu de temps », ils ont osé demander « à nos amis syriens » de ne pas dépasser cinq minutes par intervention. Heureusement personne n’a respecté cette injonction indécente.

D’abord donc les interventions des invités syriens 

Yaihia Nanah, gouverneur du conseil provincial de la province libre d’Alep

Nos tâches essentielles sont de combler le vide laissé par le retrait des forces du régime et d’assurer tous les services de base à la population, malgré nos moyens limités. En temps normal, il fallait vingt millions de dollars rien que pour les services de propreté. Or, nous n’avons en caisse que deux millions de dollars. Il faut réparer les infrastructures d’eau et d’électricité. Nous sommes en train de rouvrir les écoles et nous organisons les épreuves de bac.

Ce n’est pas une guerre entre factions diverses, comme on le dit. C’est une guerre de tout un peuple contre la dictature.

Le conseil de sécurité a donné l’impression d’être du côté d’Assad, et non du côté du peuple syrien. Le peuple syrien continuera sa révolution jusqu’à la victoire, car il mène une lutte pour sa survie.

On entend ici et là que ce serait une guerre confessionnelle. Je m’élève contre une telle affirmation. Je vous assure que rien de tel n’a lieu. Dans l’Armée Syrienne Libre (ASL) il y a aussi des chrétiens. Un exemple, récemment, un combattant chrétien a été tué, et il a été enterré par ses compagnons musulmans dans un cimetière musulman. Il y aussi des musulmans, des kurdes et des arméniens, toutes les confessions. C’est un peuple qui vit et qui lutte ensemble. C’est le régime qui insiste et parle d’une guerre contre les minorités, sachant que l’Occident y est très sensible.

Ce régime détruit le patrimoine culturel mondial en Syrie. Et ce qui m’étonne, c’est que l’ambassadrice syrienne auprès de l’UNESCO soit encore à son poste à Paris, malgré toutes ces destructions.

Nous sommes venus ici pour faire entendre une autre voix que celle du régime, lequel soigne sa communication.

Soixante pour cent du territoire syrien sont des territoires libérés. Pourtant, les organisations humanitaires sont incapables d’acheminer l’aide humanitaire (car elles essayent de le faire au travers du Croissant Rouge, lequel transfère ensuite ces moyens au régime d’Assad, voir plus loin). Je déclare que nous, nous pouvons acheminer cette aide vers les populations. 

Qasem Saad al Din, membre et porte-parole du haut-commandement de l’Armée Syrienne Libre 

Je suis heureux d’être à cette tribune, dans un pays de liberté et de civilisation qu’est la France.

Je suis porteur d’un message du peuple syrien. Ceux qui portent la responsabilité de l’attaque chimique sont les peuples de l’Union Européenne, de la France et de l’Amérique. Pourtant, ce sont des peuples amis du peuple syrien. Alors pourquoi je le dis ? Car les autres, Russie et Iran, ne sont pas des amis du peuple syrien.

L’accord entre la Russie et les USA est un accord décevant, honteux. Tout le monde semble très heureux. Mais on oublie les cent cinquante mille tués, les trois cent mille blessés et les sept millions de réfugiés. Je sais pourtant que si nous vous faisons porter la responsabilité, c’est grave. Une des raisons de faire porter la responsabilité de l’attaque à l’arme chimique à l’UE et aux USA, c’est qu’auparavant le régime l’a déjà fait. Et rien n’a été fait contre ça !

Il y a trois façons de tuer son peuple, avec des armes conventionnelles, avec des armes chimiques, et enfin en affamant son peuple et en empêchant l’arrivée de l’aide humanitaire.

Je suis venu en France très optimiste, car le peuple français aime la liberté. Je demande de soutenir davantage le président Hollande, lequel soutient le peuple syrien.

Nous demandons à la France de fournir des armes à l’Armée Syrienne Libre, mais des armes de qualité. Car ce régime ne partira pas tout seul. Il faut le contraindre. Nous ne demandons pas aux soldats français de venir se battre à notre place. Nous savons combattre. Nous demandons seulement des armes.

Le régime a bien profité des armes chimiques. Il a organisé un stockage de quantités énormes dans les régions qu’il contrôle. Il les a fait transférer aussi au Hezbollah et à l’Iran. Nous ne sommes pas très optimistes quant aux inspecteurs actuels. On leur tire dessus. On les empêche de travailler.

Nous demandons de soutenir le peuple syrien au nom de la fraternité humaine. Nous voulons maintenir toutes les minorités sur son territoire.

Je suis militaire. Je demande de l’aide pour pouvoir baisser le nombre de victimes. Dans chaque famille il y a un martyre.

Nous serons victorieux, qu’on nous aide ou pas. Nous continuerons le combat.  L’Armée Syrienne Libre est une armée disciplinée. Il n’y a pas de craintes que les armes pourraient être dévoyées. On les utilisera à bon escient. 

Raphaël Pitti, médecin urgentiste, membre de l’Union des Organisations Syriennes de Secours Médicaux

La plus grande catastrophe humanitaire et sanitaire du vingt et unième siècle. C’est pourquoi, il faut multiplier par deux ou trois le nombre de morts.

Toute l’aide de l’ONU va au régime a travers du Croissant Rouge !

Il est étonnant que la communauté internationale ne tente pas d’imposer des corridors humanitaires, et une couverture aérienne.

On est émerveillés devant les journaux télévisés lorsqu’un enfant est sorti des décombres lors d’un tsunami ou un tremblement de terre. Mais à Alep on laisse mourir les gens sous les gravats. C’est inacceptable. Pas de solution politique ? OK. Mais il faut l’aide humanitaire.

Je suis écœuré. Pourtant, je suis médecin des catastrophes, et médecin militaire. Jamais je n’ai vu des hôpitaux détruits, des médecins tués. Pourtant, on tolère ça.

Armés chimiques ? Pour des petites frappes, ponctuelles, par exemple quant on veut déloger les soldats d’une tranchée ou d’une cave, on a les moyens de soigner les gens. Mais à grande échelle ?!

Auparavant, il y a eu trente quatre attaques chimiques. Elles ont fait cinquante quatre victimes. Mais de manière massive comme ce fut le cas le 21 août sur la ville de Damas ? Aucune structure médicale n’est capable de faire face. En milieux urbain ? Mille trois cent cinquante morts. Pourtant, les armes conventionnelles, les missiles, les bombes font en Syrie cinq mille morts par mois, plus mille morts indirects, par manque de soins. Mais là, on laisse faire.

C’est une hypocrisie à l’échelle internationale. C’est scandaleux. Je suis révolté, profondément révolté.

Lina Shawaf, animatrice de la radio libre syrienne Rozana (qui émet de Paris)

Jeune journaliste indépendante en Syrie. Dit que la révolution est faite par les jeunes, mais que les médias internationaux n’ont pas de place pour ces jeunes-là.

La radio Rozana (« la fenêtre qui laisse entrer la lumière ») http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/06/27/rozana-une-radio-syrienne-libre-a-paris_3437973_3218.html, se veut être la vois du peuple de l’intérieur. Financée par l’UE, mais n’a pas encore réussi à faire entendre sa voix. Un énorme vide dans les médias, qu’il faut combler.

Elle demande que les médias réservent plus de place au peuple syrien, car c’est lui qui souffre.

Bassma Kodmani, politologue, ancienne porte parole du CNS et présidente de l’Arab Reform

Ce que font les démocrates oppositionnels syriens, des actions de soutien à la population, de l’aide, pour préserver le tissu social, car le régime fait tout pour inciter les gens à la haine.

Ils organisent des groupes d’opposition aussi bien politiques que des associations de la société civile (avocats, juges, enseignants et étudiants) pour préserver la culture du droit.

Ils élaborent des plans pour l’avenir de la Syrie, pour la reconstruction économique du pays, de l’état de droit, pour préparer dans l’ordre la période d’après la chute du régime ;

On travaille sans relâche à la recherche d’une solution politique, nous ne croyons pas à une solution militaire.

Les plus modérés parmi nous ont été accusés de trahison, de se laisser tromper par le régime. Nous avons été désavoués, discrédités. Nous parlons à tout le monde, y compris les personnes liées au régime. On cherche désespérément un accord honorable et une réconciliation. Pour sauver le pays.

Mais pas en préservant le régime d’Assad, qui est le responsable. Car ce régime peut très bien continuer à gouverner dans un petit périmètre, sans contrôler tout le pays, aux côtés des autres qui contrôlent d’autres régions.

On connait les groupes démocratiques au sein de l’ASL. Ils ont des noms, des chefs. Saad al Din est un des leurs représentants. Ils n’ont pas cédé aux financements des islamistes.

Il faut une aide civile, médicale, logistique allant vers des groupes bien identifiés, fourniture d’armes aussi. On dit qu’il y a des « groupes extérieurs dominants ». L’aide civile et l’aide militaire doivent aller ensemble. Le régime peut très bien continuer à vivre sans problème à côté des « émirats » divers. On ne veut pas d’émirats islamiques.

La France a fait bouger les choses, mais cette détermination a été freinée par le discours mou des américains.

Jean-Pierre Filiu, professeur d’études moyen-orientales à Sciences-Po

Il faut rendre visible ce qui se passe à l’intérieur de la Syrie. C’est à partir de la Syrie que se fera le Moyen-Orient. Le peuple a pris le pouvoir avec sa révolution.

Alep prépare l’après-Assad. Un million de personnes vit dans ce territoire libéré. Il y a des conseils, l’administration, cela fonctionne, malgré les bombardements. La liste des défis est immense.

Un exemple de cet après-Assad en gestation. Dans le bureau de ce gouverneur, qui est ici parmi nous, on peut entrer comme on veut. C’est ouvert à tout le monde. Il y a même un bureau des réclamations, chose inimaginable vu la situation. Des expressos sont distribués dans la rue, avant, il fallait avoir des contacts dans la police pour avoir du café.

L’aide humanitaire est déversée en masse, mais va vers le régime, et sert à payer les tueurs.

L’ONU discute si aller ou pas aller. L’état barbare d’Assad est reconnu par l’ONU et par la communauté internationale.

Mais pas la Syrie démocratique, son peuple qui se bat ! 

Michel Kilo, intellectuel et oppositionnel syrien de longue date, co-fondateur du Forum Démocratique, nouveau secrétaire général de l’Union Démocratique Syrienne 

Il s’insurge contre deux mensonges.

Premier mensonge, « le régime défend le peuple ». Or, on compte cent mille tués ou disparus, surtout jeunes, cent cinquante mille persécutés, trois cent mille blessés, cinq millions d’handicapés, quatre millions de sans domicile, plusieurs millions d’exilés.

Deuxième mensonge, « le régime veut une solution politique ». Or, personne dans le régime n’a une autre opinion que celle de Bachar el Assad. Le régime parle d’une solution politique, mais fait tout contre une solution politique. 

Monzer Makhous, ambassadeur de la Syrie libre à Paris, représentant pour l’Europe de la coalition de la révolution et de l’opposition syriennes

Entre armes chimiques et bombes à fragmentation, missiles Scud et barils explosifs, il n’y a aucune différence !

Rien n’est fait pour assurer au moins des couloirs humanitaires pour aider cette révolution.

Cela ne fera que radicaliser des groupes extrémistes, et seul le régime va en profiter.

On nous dit que « Bachar al Assad fait partie intégrante du processus de paix ». Il ne faut pas être naïf ! Ce régime, fasciste, nazi, ne va jamais céder. Il veut seulement gagner du temps.

On nous dit « gouvernement provisoire ». Il ne faut pas avoir d’illusions dans la conférence de Genève ! On parle de solution politique. Mais de quelle solution politique s’agit-il ?

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 15:18

 

Six députés d’Aube Dorée privés de leur immunité



ATHENES, Mercredi 16 Octobre 2013 (Reuters) - Le parlement grec a voté mercredi la levée de l'immunité de six députés du parti d'extrême droite Aube Dorée, ouvrant la voie à la poursuite des investigations sur les violences et les crimes imputés par les autorités à ce mouvement.

 

L'assassinat d'un rappeur d'extrême gauche par un sympathisant d'Aube Dorée le 17 septembre à Athènes a entraîné une offensive judiciaire contre le parti anti immigration.

 

Les six députés mis en cause, sur les dix huit que compte le parti au parlement, sont accusés « d'appartenance à une organisation criminelle ».

 

« Les voleurs, les escrocs, ceux qui ont détruit le pays et l'ont vendu aux requins étrangers de la finance, voilà ceux qui devraient rendre des comptes à la justice », a déclaré Ilias Kasidiaris, porte-parole d'Aube Dorée, l'un des six députés visés. Le parti d'extrême droite s'est abstenu lors du vote au parlement.

 

S'ils sont reconnus coupables, les élus d'Aube Dorée risquent dix années de prison.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 15:06

 

Manifestation lycéenne à Paris contre les expulsions

 

PARIS (Reuters) - Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté jeudi à Paris et bloqué ou perturbé le fonctionnement d'une vingtaine d'établissements pour protester contre l'expulsion de France de la collégienne kosovare Leonarda Dibrani et d'un lycéen arménien de dix neuf ans, Khatchik Kachatryan.

 

La préfecture de police de Paris a dénombré deux mille cinq cent manifestants tandis que l'Union Nationale Lycéenne (UNL) et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL), à l'origine de ce rassemblement, en revendiquent plus de dix mille.

 

Ces derniers se sont rassemblés à la mi-journée Place de la Nation, avec des pancartes et des banderoles réclamant la fin des expulsions de jeunes étrangers scolarisés.

 

« L'éducation c'est no border », « Libérez Khatchik », « Non aux expulsions », pouvait-on lire sur des pancartes.

 

D'autres réclamaient la démission du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, et les manifestants scandaient « Valls, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue ».

 

« Je manifeste parce que je ne trouve pas normal que quelqu'un qui va à l'école soit expulsé comme ça du jour au lendemain. Et la manière dont ça s'est passé, cela ne se fait pas », a expliqué à Reuters Claire Hénaux, élève de seconde.

 

Selon le président de l'UNL, Ivan Dementhon, contacté par Reuters, des lycéens s'étaient auparavant rassemblés devant une vingtaine d'établissements à Paris et une dizaine en banlieue.

 

Des heurts sont survenus à la fin de la manifestation entre des personnes extérieures au cortège et la police, qui a fait usage de gaz lacrymogène, a déclaré le président de l'UNL, soulignant qu'il s'agissait d'un phénomène marginal.

 

« Il y a eu des gaz lacrymogènes d'utilisés pour calmer des gens qui étaient devant le cortège et qui n'ont rien à voir avec la manifestation. Nous avons manifesté pacifiquement, uniquement pour soutenir les jeunes expulsés », a dit Ivan Dementhon.

 

La préfecture de police n'était pas en mesure de confirmer dans l'immédiat ces informations.

 

« DROIT UNIVERSEL »

 

Un porte-parole de la FIDL a fait état d'une quinzaine de lycées bloqués ou perturbés à Paris et d'assemblées générales dans des établissements de province.

 

Des élèves du lycée Charlemagne, à Paris, ont empilé des poubelles devant la porte de leur établissement sur laquelle était fixée une pancarte proclamant, « Charlemagne solidaire ! Khatchik, Leonarda, pas d'oubli ».

 

A la mi-journée, le ministère de l'éducation nationale n'était pas en mesure de donner de chiffres sur cette mobilisation.

 

L'UNL et la FIDL demandent le retour en France de Leonarda Dibrani, quinze ans, interpellée le 9 octobre dans le Doubs lors d'une sortie scolaire, et de Khatchik Kachatryan, qui était élève au lycée Camille Jenatzy dans le dix huitième arrondissement de Paris et a été expulsé samedi dernier vers l'Arménie.

 

« L'école de la république a le devoir de scolariser tous les enfants sur le territoire », écrit dans un communiqué l'UNL, qui demande des explications au ministre de l'intérieur et réclame une loi permettant à « chaque élève sans papier, qu'il soit majeur ou mineur », de mener jusqu'au bout sa scolarité.

 

La Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE) a appelé « les parents parisiens » à se joindre au mouvement, demandant la régularisation des familles sans papiers et des jeunes majeurs scolarisés.

 

Le secrétaire général du SNES FSU, Daniel Robin, a estimé que les enfants étrangers ne devaient pas être privés du « droit universel » à l'éducation, y compris si leurs parents étaient sous le coup d'une décision d'expulsion.

 

Les lycéens demandent à ce qu'une délégation soit reçue au ministère de l'intérieur. La FIDL appelle à un nouveau rassemblement Vendredi 18 Octobre 2013 à 13 heures Place de la Bastille à Paris.

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 14:48

 

http://www.bfmtv.com/societe/leonarda-une-petition-adresse-retour-leonarda-625114.html

 

Une pétition adressée à Manuel Valls pour le retour de Leonarda

 

Le syndicat des lycéens FIDL dans une pétition adressée à Manuel Valls, appelle au retour de Leonarda, la jeune kosovare dont l'expulsion a été opérée alors qu'elle participait à une sortie scolaire avec sa classe de troisième du collège André Malraux de Pontarlier.

 

Cette expulsion a provoqué un tollé, y compris et surtout, à gauche. Le syndicat demande par ailleurs que « des sanctions soit prises à l'encontre du préfet » du Doubs, dont le rôle reste encore à préciser.

De nombreux élus d'EELV, du Parti Socialiste, du PCF et du Front De Gauche ont apposé leurs signatures. Ainsi, parmi les premiers signataires, on trouve Eva Joly, Barbara Pompili, Denis Baupin, Eric Cocquerel et Julien Dray. Mercredi 16 Octobre 2013 à 17 heures, la pétition avait dépassé les cinq mille cinq cent signatures.

La FIDL appelle les lycéens à agir dès jeudi devant leurs établissements respectifs. Le syndicat annonce également un rassemblement Jeudi 17 Octobre 2013 à 11 heures Place de la Nation à Paris.

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 19:17

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30054

 

Congrès fondateur de la LGO

 

« Le socialisme est notre perspective, le parti révolutionnaire notre moyen »

La Ligue de la Gauche Ouvrière (LGO) a tenu son congrès fondateur les 27, 28 et 29 septembre 2013 à Tunis. La soirée d’ouverture à la bourse du travail a été marquée par la participation nombreuse des militantes et militants de la Ligue et de ses partisans.

A cette occasion, le parti salue et remercie tous ceux et celles parmi les amis et camarades qui ont contribué à la réussite de la cérémonie d’ouverture et en particulier nos camarades du Front Populaire et de la Quatrième Internationale.

Le congrès s’est déroulé dans une situation politique caractérisée par la crise révolutionnaire continue commencée depuis décembre 2010. Bien qu’elle ait réussi à dégager Ben Ali, le chef du régime dictatorial, ainsi ses symboles, celle-ci a connu des flux et des reflux qui ont conduit à la réussite des forces de la contre-révolution à reprendre le contrôle sur les rouages du pouvoir à travers les gouvernements successifs de Ghannouchi et Essebsi, et ensuite le gouvernement de la troïka dirigé par al Nahdha, issu des élections du 23 octobre 2011. Ce dernier a aggravé la crise économique, sociale et politique en adoptant des politiques capitalistes hostiles aux revendications des masses populaires qui luttent contre la paupérisation, la marginalisation et le chômage et aspirent à la justice sociale et l’équilibre régional. Cette crise a atteint son summum avec l’assassinat des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

Dans ces circonstances, les travaux du congrès se sont déroulés dans un climat démocratique et avec une large participation de tous les camarades aux débats autour de la situation actuelle en Tunisie, l’analyse de l’évolution de la situation politique depuis le début du soulèvement révolutionnaire et l’évaluation de la crise révolutionnaire continue caractérisée, d’une part par le succès des forces de la contre-révolution à reprendre le contrôle des rouages du pouvoir, d’autre part la continuation de l’élan révolutionnaire et des protestations populaires.

Il a été également débattu de la position à prendre des forces politiques, sociales et civiles dans le mouvement social, et de clarifier et déterminer quelles sont les exigences économiques et sociales urgentes et immédiates des masses populaires et la nécessité de les relier aux revendications stratégiques capables de creuser la rupture avec le système capitaliste en place et son renversement.

Le congrès a aussi discuté de plans pour cristalliser les structures partisanes de la LGO afin d’assurer la démocratie de base et la participation militante de tous les camarades membres du parti.

Le congrès a examiné la position vis-à-vis du Front du Salut constitué au lendemain de l’assassinat du camarade Mohamed Brahmi. Pour la LGO, il ne s’agit en aucun cas d’une alliance stratégique mais d’une rencontre autour de tâches bien déterminées contenues dans le communiqué du 26 juillet 2013, à savoir le renversement de l’institution issu des élections du 23 octobre impliquée politiquement dans le ciblage du Front Populaire par des assassinats politiques et le contournement des exigences de la révolution. Aujourd’hui nous considérons que le Front du Salut a abandonné ces exigences essentielles et a failli à ses tâches en raison des manœuvres des composantes libérales de ce front et l’absence d’initiatives qualitatives du Front Populaire visant à diriger politiquement les mouvements de protestation. Par conséquent, la LGO a décidé de se retirer du Front du Salut. Mais elle continuera à s’engager dans le mouvement social et maintiendra ses activités au sein du Front Populaire dans une perspective de construire un pôle ouvrier et populaire en vue de soutenir et radicaliser le processus révolutionnaire pour la réalisation des objectifs de la révolution du 17 décembre.

Le congrès a clôturé ses travaux avec l’élection des structures dirigeantes de la Ligue de la Gauche Ouvrière.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 19:04

 

http://www.parisplaceaupeuple.fr

http://www.gauchemip.org/spip.php?article21538

A Paris, place au peuple

Appel pour des listes autonomes à l’initiative du Front De Gauche aux élections municipales de mars 2014 à Paris

En mai 2012, les parisiennes et les parisiens dans leur majorité ont mis en échec Nicolas Sarkozy. Elles et ils ne l’ont pas fait pour que les mêmes politiques libérales d’austérité se poursuivent.

Tous les feux sont au rouge, austérité, récession, augmentation du chômage et de la précarité, casse de la protection sociale et des services publics, démocratie minée par la multiplication des affaires qui dévoilent les collusions au sein de l’oligarchie politico-financière, politiques productivistes qui aggravent la crise écologique, montée du racisme et des discriminations…

Nous ne nous résignons pas à cette situation qui est dramatique pour le pays, aggrave la crise et fait monter la droite et l’extrême-droite. Il y a urgence à construire une alternative politique qui propose d’autres perspectives économiques, sociales, écologiques et morales, au plan national comme au niveau local. A cet égard, les élections municipales de 2014 seront une échéance d’importance, les enjeux nationaux et municipaux étant étroitement liés.

Comme au plan national, nous voulons infliger une défaite à la droite et faire reculer l’extrême-droite. Ainsi il est hors de question que Paris passe à droite. Et la meilleure garantie pour cela est l’existence de listes de rassemblement de forces de gauche indépendantes de la politique austéritaire et social-libérale du gouvernement et de la majorité actuels dans laquelle s’inscrivent le Parti Socialiste et EELV au niveau municipal. En laissant ouverte la possibilité d’alliance avec le MODEM, ce à quoi nous nous opposons fermement, la candidate du Parti Socialiste, Anne Hidalgo, confirme d’ailleurs son intention de mener une politique compatible avec les choix libéraux et d’austérité de cette formation de droite.

Nous voulons rompre avec la logique gestionnaire municipale qui ne consacre qu’une petite partie de la manne financière des droits de mutation et des impôts prélevés sur les entreprises pour financer les politiques sociales. Paris est une ville riche (plus de sept milliards d’euros de budget) qui aurait les moyens de financer une politique anticrise solidaire ambitieuse, au niveau local et métropolitain.

En matière de logement, la politique du Parti Socialiste n’est pas à la hauteur, le mètre carré à Paris est passé de trois mille euros en 2001 à huit mille deux cent soixante euros en 2013 et le nombre de demandeurs de logements sociaux de cent mille à cent vingt cinq mille. Il faut accélérer la création de logements sociaux, notamment dans l’ouest parisien, sur les terrains publics qui peuvent également accueillir plus d’équipements collectifs, et donner clairement la priorité aux logements les plus sociaux (PLAI, PLUS).

Sur l’emploi et les services publics, assez de faux-semblant ! Il faut stopper le démantèlement de l’AP-HP et redévelopper les centres de santé publique municipaux. Il faut reprendre les embauches d’agents de la ville et titulariser les milliers de salariés précaires. Sans cela, il n’y aura pas de service public de qualité à Paris.

Au niveau de l’école, il faut revenir sur une réforme des rythmes scolaires bâclée qui a été imposée sans quasiment aucune concertation et avec des moyens insuffisants. Nos enfants méritent mieux que cela !

En ce qui concerne les associations, il faut rompre avec la logique de baisse des subventions qui les étranglent et soutenir résolument les centres sociaux en augmentant et en stabilisant les subventions de la ville.

Il faut engager de véritables mesures écologiques en investissant par exemple dans l’isolation systématique des logements sociaux et la gratuité des transports publics plutôt que des projets nuisibles et onéreux comme celui de la Tour triangle.

Nous voulons faire de Paris la capitale de la résistance à l’austérité, de la lutte contre la spéculation immobilière, de la transition écologique, du redéveloppement des services publics, de l’éradication de la précarité, de l’impulsion de nouvelles solidarités, de la mise en œuvre d’une réelle égalité des droits, d’une dynamique métropolitaine collective ambitieuse, de coopérations internationales altermondialistes, d’une démocratie au service de l’implication citoyenne qui permette aux parisiens de se réapproprier leur ville !

Signataires de cet appel, nous souhaitons construire avec toutes les composantes du Front De Gauche et au-delà, tous les courants et organisations de gauche, les militants politiques, syndicalistes, associatifs et les citoyens engagés qui veulent rompre avec les politiques social-libérales, des listes larges de rassemblement à gauche, autonomes des partis soutenant la politique du gouvernement.

Nous sommes fermement décidés à nous y impliquer.

Ensemble pour un Paris populaire, solidaire, écologique et démocratique

Place au peuple !

Premiers signataires : Danielle Simonnet (Parti de Gauche), Laurent Sorel (Gauche Anticapitaliste), Danièle Obono (conseil national du Front De Gauche), Laurent Lévy (FASE), Jean-François Pelissier (Les Alternatifs), Anne Leclerc (Gauche Anticapitaliste), Alexis Corbière (Parti de Gauche), France Loirat (FASE)

Appel soutenu par : Parti de Gauche Paris, Gauche Anticapitaliste Paris, FASE Paris, Les Alternatifs Paris, PCOF Paris 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:31

 

http://www.gauchemip.org/spip.php?article21535

 

http://www.npa2009.org/node/39105

 

 

Front De Gauche, risque de fortes précipitations

 

Par Alain Krivine

 

Mercredi 16 Octobre 2013

 

La prochaine échéance des élections municipales va être un véritable test pour les différentes composantes du Front De Gauche. Essentiellement dominé par le PCF, ses huit mille élus et ses sept cent soixante et une mairies, ce front connaît aujourd’hui des débats violents.

 

Ces débats ont déjà abouti à une scission de la Gauche Unitaire. Une moitié regroupée autour de Christian Piquet refuse de participer à la création avec la Gauche Anticapitaliste, la FASE et une partie des Alternatifs d'un « troisième pilier qui ne serait que l'extrême gauche du front » selon ses opposants. Comme le Parti de Gauche, la Gauche Anticapitaliste s'inquiète de voir le PCF préparer des listes dès le premier tour avec le Parti Socialiste.

 

L'essentiel repose donc sur le PCF qui a réuni ce week end plus de cinq cent dirigeants locaux et élus. En laissant formellement le choix des alliances aux instances locales, la direction a quand même donné le ton, critiquer le Parti Socialiste à gauche mais ne pas rompre avec un parti qui lui assure ses élus et donc en partie son financement. Pierre Laurent a été clair, « le coeur de notre stratégie est de transformer la gauche pour la rassembler. Le maître mot pour nous n'est pas l'autonomie, c'est le rassemblement en allant le plus loin possible au premier tour et en rassemblant toute la gauche au second tour », et de conclure « pas de frontière au rassemblement ».

 

La direction a choisi

 

Le maire PCF de Saint-Denis, Didier Paillard, a tellement bien compris le message que, confronté dans sa propre ville à la candidature du député socialiste Hannotin, il conclu ainsi son interview dans l’Humanité, « l’union, pour l’heure, le Parti Socialiste s’y refuse. Mais je ne renonce pas et ne renoncerai jamais à notre démarche citoyenne de rassemblement à gauche »...

 

Le conseil national du PCF a validé les noms des têtes de liste des villes de plus de vingt mille habitants. Dans les jours qui viennent, les militants du PCF devront trancher le choix entre liste autonome du Front De Gauche ou liste commune avec le Parti Socialiste. À Paris où le PS accepte de doubler le nombre d’élus du PCF ou à Toulouse, les choix de la direction sont clairs. Mais pour les militants, cela ne sera pas évident.

 

Mélenchon a déjà décidé de déborder provisoirement le PCF sur sa gauche, en annonçant des listes autonomes dans toutes les grandes villes, avec donc dans certaines villes des forces issues du Front De Gauche en concurrence. Au niveau des directions, ce débat reste essentiellement tactique, mais parmi les militants, cela rejoint un débat essentiel dont nous devons être partie prenante, être de simples opposants à la politique d’austérité ou construire une véritable opposition politique de gauche à un gouvernement dont les capitulations nourrissent l’extrême droite.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:10

 

L’immigration ébranle à nouveau la majorité

 

PARIS (Reuters) – Jean Marc Ayrault s'est efforcé mercredi de couper court à une nouvelle polémique dans la majorité après l'expulsion contestée d'une jeune kosovare et de sa famille en promettant de réparer une éventuelle « faute », alors que Manuel Valls invoque le droit.

 

Après un affrontement avec la ministre du logement, Cécile Duflot, sur la question des roms, le ministre de l'intérieur est de nouveau en butte aux critiques de son camp et de certains de ses collègues pour le renvoi de Leonarda, quinze ans, interpellée le 9 octobre dans le Doubs lors d'une sortie scolaire.

 

Les faits ont été rapportés mardi par le Réseau Education Sans Frontières (RESF).

 

Une enquête administrative a été ouverte mercredi pour vérifier la légalité de la reconduite à la frontière de la collégienne et des siens. Le père de l'adolescente a été expulsé le 8 octobre, la mère et ses six enfants le lendemain. Les conclusions de l'enquête seront connues dans quarante huit heures.

 

« S'il y a eu faute, l'arrêté de reconduite à la frontière sera annulé, cette famille reviendra pour que sa situation soit réexaminée en fonction de notre droit, de nos principes et de nos valeurs », a assuré Jean-Marc Ayrault à l'assemblée nationale.

 

Manuel Valls, qui s'est entretenu du dossier mercredi matin avec le premier ministre, et la préfecture du Doubs défendent la régularité de la décision et des reconduites qui ont suivi.

 

La famille était entrée irrégulièrement sur le territoire français le 26 janvier 2009 et a été déboutée à plusieurs reprises de ses demandes d'asile.

 

« LA FAUTE, ELLE EST FAITE »

 

« J'ai vu qu'il y a une polémique que je crois stérile, inutile », a déclaré Manuel Valls avant son départ pour les Antilles. « La loi a été respectée, les procédures ont été respectées, le respect des personnes a été respecté ».

 

La jeune fille, scolarisée en troisième dans un collège de Pontarlier, a raconté son interpellation sur France Inter, notamment, alors qu'elle se trouvait avec sa classe à bord d'un bus scolaire qui a été stoppé sur ordre de la Police de l'Air et des Frontières (PAF).

 

« Cela fait mal au coeur d'abandonner mes amis, l'école, tout le monde. J'avais honte aussi parce que la police est venue ». Ses camarades lui ont demandé « Pourquoi la police ? Qu'est-ce que tu as fait ? Tu as volé ? », a-t-elle dit à Mitrovica, dans le nord du Kosovo.

 

Selon la préfecture de Doubs, dirigée par Stéphane Fratacci, qui fut secrétaire général du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale sous Nicolas Sarkozy, la famille présentait « d'insuffisantes perspectives d'intégration sociale et économique ».

 

De la « gauche de la gauche » au Parti Socialiste, en passant par Europe Ecologie Les Verts, les réactions d'indignation et de consternation se sont succédé dans la majorité.

Le Parti de Gauche a demandé la démission de Manuel Valls, « ministre indigne de la république ».

 

« Le premier ministre peut ramer autant qu'il voudra, la faute, elle est faite », a dit à Reuters l'ancien député EELV Noël Mamère. L'élu a mis en cause « une certaine atmosphère, un certaine ambiance complètement délétère qui a été installée, instillée, par le ministre de l'intérieur ».

 

« PERDRE SON ÂME »

 

Manuel Valls avait suscité un tollé en septembre en estimant que le problème des populations roms ne pourrait se régler uniquement par l'insertion, seule « une minorité » voulant selon lui s'intégrer en France.

 

« Le président qui n'a pas sanctionné le ministre de l'intérieur lorsqu'il a prononcé ces mots insupportables et qui ne tranchera pas encore une nouvelle fois aurait dû demander à son ministre de l'intérieur sa démission », a estimé Noël Mamère.

 

François Hollande souhaite « y voir plus clair avant de commenter les faits », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, lors du compte rendu du conseil des ministres.

 

Si Cécile Duflot n'a pour l'heure dit mot, Vincent Peillon, le ministre de l'éducation nationale, a manifesté sa désapprobation.

 

« Je souhaite que ce genre de situation ne se reproduise pas », a-t-il dit à l'issue du conseil des ministres, demandant que les expulsions soient exercées « avec discernement, dans le respect du sanctuaire de l'école ».

 

Le président de l'assemblée nationale, Claude Bartolone, a rappelé les « valeurs de la gauche. Il y a la loi. Mais il y aussi des valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme », écrit-il sur twitter.

 

Le sénateur Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, a estimé que le retour de Leonarda et sa famille serait « un très mauvais signal. On continuerait de nourrir les extrémismes et les populismes », a-t-il dit sur www.publicsenat.fr.

 

Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, « cette mascarade n'a que trop duré. Il est urgent que le président de la république assume ses responsabilités et tranche. François Hollande ne peut plus rester silencieux. Les français doivent savoir quelle est la politique d'immigration qui est conduite dans notre pays », dit-il dans un communiqué.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 19:20

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article2068

http://www.legrandsoir.info/Marinaleda-un-modele-d-auto-gestion-unique-en-Europe.html#.Thb_B_Iis60.facebook

 

Marinaleda, un modèle d’autogestion unique en Europe

 

Par Andrea Duffour, Association Suisse Cuba

 

Lundi 19 Avril 2010

 

Depuis l’alerte google « alternatives au capitalisme » j’ai récemment découvert l’existence de Marinaleda,  une commune de deux mille six cent quarante cinq habitants en Andalousie « où Marx vivrait s’il était encore en vie, avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à quinze euros par mois ». Une alternative au capitalisme réalisée à moins de deux mille kilomètres de chez nous et qui fonctionne depuis plus de trente ans sans que je n’en aie jamais entendu parler ? A la première occasion, c’est donc sac à dos, train, bus et auto stop que j’irai pour vérifier si cette belle utopie existe vraiment…

 

Comme c’est Pâques, je tombe en pleine Semana Santa. Au village voisin on m’avertit, « leur maire est un fou, quand nous autres, espagnols, faisons des processions religieuses, eux ils font la fête pendant cinq jours »

 

J’apprends que la fête de la paix qui tombe durant la Semaine Sainte y est effectivement une tradition depuis plusieurs années et beaucoup de jeunes de Séville, Grenade ou Madrid ont rejoint les villageois. Des lectures, des films ou une conférence, en solidarité avec la Palestine, ainsi qu’un appel au boycott des produits israéliens ouvrent les soirées de concerts et de fête. Pour les nuits, l’immense complexe poly-sportif reste ouvert pour loger les visiteurs de l’extérieur. Une première auberge est en construction.

 

En tant que membre de l’association de solidarité Suisse-Cuba, je m’étais déplacée pour voir s’il existait effectivement une expérience socialiste un peu similaire à la révolution cubaine ici en Europe et j’en ai eu pour mon compte.

 

Le droit à la terre et au travail

 

A Marinaleda aussi, il a fallu d’abord passer par une réforme agraire. « La lutte révolutionnaire du peuple cubain a été une lumière pour tous les peuples du monde et nous avons une grande admiration pour ses acquis », m’explique Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis trente et un ans. Il était le plus jeune édile d’Espagne en 1979. En 1986, après douze ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir mille deux cent hectares de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ».

 

A la ferme de la coopérative, el Humoso, les associés travaillent six heures et trente minutes par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de trente neuf heures.

 

Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. Quatre cent personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et cinq cent en avril (habas, haricots de Lima).

 

La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts et poivrons) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique Humar Marinaleda au milieu du village où travaillent environ soixante femmes et quatre ou cinq hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom.

 

« Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, ce sont eux qui ont les canaux pour la commercialisation » m’explique un travailleur de la ferme. Avis donc aux magasins alternatifs de chez nous pour leur proposer un marché direct…

 

Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ca a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. Comme à Cuba, l’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte douze euros par mois. A nouveau, ça rappelle Cuba où l’éducation est gratuite, depuis la crèche jusqu’à l’université.

 

Les maisons auto-construites

 

Plus de trois cent cinquante maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont quatre vingt dix mètres carrés, deux salles d’eau et une cour individuelle de cent mètres carrés où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin. Comme dans certaines régions à Cuba, un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur.

 

Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de seize euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue. (En dehors de l’auto-construction, j’ai rencontré une famille qui loue à vingt quatre euros par mois ainsi que la seule ouvrière de la fabrique Humar Marinaleda qui vient de l’extérieur et qui paye, elle, trois cent euros pour son logement. Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive).

 

Le coiffeur, qui fait plutôt partie de la minorité de l’opposition, est propriétaire de sa maison et se plaint de devoir travailler quand même. A ma question, pourquoi il ne vend pas sa maison à une des nombreuses familles espagnoles qui aimeraient venir rejoindre ce village, il dit qu’il y a tout de même aussi des avantages de rester ici. (L’opposition serait financée par le PSOE, selon certaines sources).

 

Ce samedi de Pâques, les intéressés sont invités à la mairie pour une petite conférence. Le maire nous explique son point de vue sur différents points avant de répondre à nos questions. En voici quelques extraits ou résumés :

 

S’organiser

 

« Il faut lutter unis. Au niveau international, nous sommes connectés avec Via campesina, puis nous nous sommes organisés syndicalement et politiquement », nous communique le maire. Esperanza, trente ans, éducatrice de profession, conseillère sociale bénévole de la municipalité, m’avait déjà expliqué ceci la veille au « syndicat », bar et lieu de rencontres municipal, « ici, nous avons fait les changements depuis le bas, avec le SAT, syndicat des travailleurs d’Andalousie, anciennement SOC, syndicat fondé en 1976, juste après Franco, et avec le CUT, Collectif Unitaire de Travailleurs, parti anticapitaliste ».

 

Pas de gendarme

 

« Nous n’avons pas de gendarmes ici, cela serait un gaspillage inutile ». Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus, grâce à dieu » plaisante le maire. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie et une petite procession religieuse timide défile discrètement, sans spectateurs, dans le village en évitant la place de fête.

 

Le capitalisme

 

« La crise ? Le système capitaliste a toujours été un échec, la crise ne date pas d’aujourd’hui. L’avantage de la crise, le mythe du marché est tombé. Les réalités sont toujours les mêmes, quelque deux pour cent détiennent cinquante pour cent de la terre. Ceux qui veulent réformer le capitalisme veulent tout changer pour que rien ne change !

Dans le capitalisme, on a des syndicats de régime et non pas des syndicats de classe, il y a beaucoup d’instruments d’aliénation, pas de liberté d’expression, seulement la liberté d’acquisition. A Marinaleda, nous serons les premiers quand il s’agit de lutter et les derniers à l’heure des bénéfices. »

 

Démocratie

 

« Nous pratiquons une démocratie participative, on décide de tout, des impôts aux dépenses publiques, dans des grandes assemblées. Beaucoup de têtes donnent beaucoup d’idées. Nos gens savent aussi qu’on peut travailler pour d’autres valeurs qu’uniquement pour de l’argent. Quand nous avons besoin ou envie, nous organisons un dimanche rouge, par exemple certainement dimanche après cette fête, il y aura assez de jeunes volontaires qui viendront nettoyer la place ou préparer un petit déjeuner pour les enfants et tout ceci pour le plaisir d’être ensemble et d’avoir un village propre. La démocratie doit être économique et sociale, pas seulement politique. Quant à la démocratie politique, la majorité cinquante pour cent plus un ne sert à rien. Pour une vraie démocratie, il faut au moins quatre vingt à quatre vingt dix pour cent d’adhérents à une idée. D’ailleurs, toutes nos charges politiques sont tous sans rémunération ».

 

Luttes futures et amendes…

 

Le maire appelle à participer à la grève générale annoncée par le SAT pour ce 14 avril, en solidarité avec les sans terres en Andalousie qui ne bénéficient pas encore de leur droit à la terre et aussi pour nos revendications à nous. Il préconise aussi la nécessité de nationaliser les banques, l’énergie et les transports. Nous devons vingt à trente millions de pesetas d’amendes pour nos luttes différentes…

 

La culture, les fêtes

 

« Nous faisons beaucoup de fêtes avec des repas communs gratuits, et il y a toujours assez de volontaires pour organiser tout cela. La joie et la fête doivent être un droit, gratuites et pour tous. Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous. »

 

Expérience sociale unique en Europe

 

Avec un sol qui n’est plus une marchandise, mais devenu un droit pour celui qui veut le cultiver ou l’habiter, une habitation pour quinze euros par mois, du sport ou la culture gratuits ou presque (piscine municipale à trois euros pour la saison), un sens communautaire de bien-être, je pense pouvoir dire que Marinaleda est une expérience unique en Europe.

 

Chaque samedi d’ailleurs, le maire répond également aux questions des villageois présents à la maison communale sur la chaîne de télévision locale. Cela nous rappelle l’émission « alô presidente » d’Hugo Chavez, un autre leader pour lequel Gordillo a exprimé son admiration.

 

La désinformation

 

« Apaga la TV, enciende tu mente », « Eteins la TV, allume ton cerveau », ce premier mural m’avait frappé, il se trouve jusqu’en face de la télévision locale. A ma question en lien avec la désinformation, Juan Miguel Sanchez Gordillo me fait part de son plan d’écrire un livre sur « los prensatenientes », la demi-douzaine de transnationales qui possèdent les médias dans le monde. « Pendant que la gauche écrit des pamphlets que personne ne lit, la droite économique, la grande bourgeoisie, installe chez toi plein de canaux de télévision racontant tous les mêmes valeurs et propageant la même propagande mensongère. Au niveau de l’information, l’éducation est très importante » et, en ce qui concerne le programme national de l’éducation, cela ne lui convient pas.

 

Jean Manuel Sanchez Gordillo me confie donc qu’il compte venir bientôt en Suisse pour étudier notre système d’éducation qui est organisé au niveau cantonal.

 

Probablement il pense que nous sommes une vraie démocratie avec des programmes scolaires indépendants du pouvoir…

 

Des expériences alternatives au capitalisme qui font peur

 

Par rapport aux médias, la question que je me pose à nouveau est la suivante, pourquoi l’expérience de Marinaleda est si mal connue en Espagne ainsi qu’auprès de nos édiles ? Pourquoi Cuba, cas d’école au niveau mondial en ce qui concerne la désinformation, mérite un budget annuel de quatre vingt trois millions de dollars de la part des Etats-Unis, consacrés uniquement au financement de la désinformation et des agressions contre ce petit pays ?

 

Y aurait-il des alternatives au capitalisme qui fonctionnent depuis longtemps et qui font si peur à certains ?

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 18:42

 

 

 

http://www.mareagranate.org/foro/viewtopic.php?t=24&p=57  

 

La question des relations avec les autres associations d'émigrés espagnols

 

Par Manuel Zurbaran

 

Dimanche 30 Juin 2013


Une question intéressante à traiter, de mon point de vue, est la relation avec les associations de migrants espagnols qui existent déjà dans de nombreux pays.

Inutile de dire que nous partageons avec eux de nombreux éléments, même si les temps sont différents et appartiennent à des générations différentes d'immigrants. 

  

C’est le meilleur moyen de nous aider dans la réalisation de certains de nos objectifs. Par ailleurs, nous apportons aussi du sang neuf dans ces associations. L'idée n'est pas de réinventer la roue.

A Paris, nous avons la chance d'avoir la Fédération des Associations et Centres d'Emigrés Espagnols en France, qui nous laisse ses locaux à nos assemblées et du matériel en cas de besoin. Grâce à eux, nous savons qu'il y a d'autres fédérations dans d'autres pays.

Même si c'est un travail énorme, je pense qu'il serait utile que chaque assemblée ou membre de Marea Granate assure la liaison avec les associations d'émigrés espagnols dans leur ville, région ou pays. Par ailleurs, il serait également intéressant de réfléchir à nos relations avec eux (ce que nous attendons d'eux, ce que nous serions prêts à aider) afin de créer des liens.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous contacté d'autres associations d'émigrés espagnols? Faut-il créer un groupe de travail chargé des relations avec ces associations ? 

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