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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 19:39

 

http://www.elwatan.com/actualite/bouteflika-le-flou-total-10-06-2013-216886_109.php

 

Black-out sur son état de santé et incertitude sur la succession

Bouteflika : le flou total

Par Hacen Ouali

lundi 10 juin 2013

La rumeur continue d’enfler sur l’état de santé du président de la république en l’absence d’informations et surtout d’images qui viendraient appuyer les assurances officielles. Des scénarios quant à la succession et à l’avenir immédiat de l’institution présidentielle nourrissent les spéculations, mais aucun ne semble reposer sur des données concrètes. 

Jamais l’Algérie n’a connu une situation aussi incertaine. Une atmosphère politique lourde étreint le pays. Un président malade, hospitalisé à Paris dans un établissement médical de l’armée française depuis quarante cinq jours. Une première dans les annales politiques. Le rigoureux black-out qui entoure son réel état de santé entretient le flou, laissant place à d’incessantes rumeurs et spéculations des plus contradictoires. Le flou s’épaissit de jour en jour. Certains le disent en période de « récupération » et qu’il serait « bientôt de retour », d’autres estiment par contre qu’il serait dans un état « extrêmement critique ».

Le discours officiel, usé, apparaît de plus en plus moins convaincu et moins convaincant. Il trahit un malaise visible. Les dirigeants politiques tentent de rétablir une confiance depuis longtemps rompue.

Elle est entamée par des années de mensonge et ce ne sont sans doute pas les bégaiements actuels, sur un sujet aussi lourd que l’avenir de l’institution première du pays, qui vont la raccommoder.

Si le sort du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, est suspendu au bulletin de santé que lui établissent ses médecins traitants, le pays, quant à lui, s’engouffre dangereusement dans l’inconnu. L’Algérie ne sait plus où elle va. Après quatorze ans de règne de Bouteflika, marqués par l’extinction de la vie politique, de mise au pas des partis et des organisations de la société civile et de soumission des institutions gagnées par la déliquescence avancée, le pays navigue à vue. La boussole nationale est totalement brouillée.  Le parlement où devrait se dérouler le débat sur l’avenir du pays se trouve hors du jeu politique.

Les partis « pétrifiés » par le flou ambiant sont aphones pendant que l’opinion publique est ballottée d’une rumeur à l’autre. Il reste les rares personnalités politiques qui tentent de peser dans le jeu appelant à amorcer un processus de transition démocratique. Dans l’ombre, les décideurs échafauderaient des plans. S’achemine-t-on vers une élection présidentielle anticipée ? Pas exclu mais dans quelles conditions ? Les voies du sérail sont impénétrables. De plus en plus.

Sans nul doute, la succession de Bouteflika s’annonce complexe. Comme son retour au pouvoir en 1999, quatorze ans après, son départ est problématique. De nombreux acteurs politiques estiment qu’après quarante cinq jours d’absence du président pour cause de maladie, il faut déclarer l’état d’empêchement. Le conseil constitutionnel, à qui échoit le devoir de « vérifier la réalité de cet empêchement », est-il en mesure de prendre cette responsabilité ? Pas si évident.

« Franchement, il serait impossible de faire quoi que ce soit », avait indiqué l’ancien président du conseil constitutionnel, Saïd Bouchaïr. Désormais, cette haute institution juridique est plus que jamais interpellée. Son président Tayeb Belaïz, un homme du clan présidentiel, pourra-t-il assumer cette responsabilité ? Est-il suffisamment indépendant pour prononcer la « sentence » ? Des sources sûres assurent qu’il ne se rend plus à son bureau depuis plus d’une semaine.

Cependant, il semblerait que les décideurs, en pleines tractations sur les scénarios possibles d’une transition douce, préféreraient, sauf cas de force majeure, éviter le recours au fameux article quatre vingt huit de la constitution. Pris de court par la brusque rechute du président, le 27 avril dernier, ils veulent gagner du temps en repoussant l’échéance.

Encore une fois, les regards sont tournés vers les centres occultes du régime. Comme une fatalité, le prochain président sortirait de l’urne obscure des salons feutrés du sérail. Une option qui condamnerait le pays à d’autres crises politiques futures. Jusque-là imperméable à toute idée du changement démocratique, le pouvoir serait-il contraint d’écouter les voix qui s’élèvent dans la société ? Les dépositaires du pouvoir, rompus aux pratiques de l’ombre, ne laissent transparaître aucune indication sur leurs intentions réelles. En somme, le pays s’apprête à vivre une autre succession à haut risque. Dès l’indépendance, la passation de pouvoir se faisait sur fond de crise politique. Depuis le coup d’Etat militaire contre Ben Bella en juin 1965 auquel Bouteflika a pris part, l’accession à la présidence de la république s’apparente à une prise du palais. Signe d’une instabilité politique chronique, voire congénitale.  

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 17:44

 

Stéphane Richard placé en garde à vue dans l’affaire Tapie

 

PARIS (Reuters) - Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et Jean-François Rocchi, président du Consortium De Réalisation (CDR), ont été placés lundi en garde à vue dans l'enquête sur l'affaire Tapie, a-t-on appris de source judiciaire.

 

L'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l'économie, et l'ancien dirigeant du CDR, chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, doivent s'expliquer sur leur choix en faveur de l'arbitrage dont a bénéficié en 2008 l'homme d'affaires dans son conflit avec la banque.

 

L'enquête a pris un nouveau tournant depuis la mise en examen, fin mai, de Pierre Estoup, l'un des trois juges arbitres, pour escroquerie en bande organisée.

 

Un porte-parole d'Orange s'est refusé à tout commentaire sur une affaire qui concerne les fonctions passées de son PDG.

 

La brigade financière s'efforce de déterminer qui a pris l'initiative de proposer un arbitrage privé pour solder le conflit, s'il y a eu un accord entre Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie, et s'il a existé une entente pour truquer le processus.

 

Les enquêteurs doivent également déterminer s'il y a eu des instructions de l'Elysée, les protagonistes ayant confirmé la tenue d'une réunion avec Claude Guéant, alors secrétaire général, à l'été 2007.

 

Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, cité jeudi dernier par le quotidien Le Monde, avait ainsi estimé que la question de son maintien à la tête d'Orange pourrait alors se poser avant de modérer ses propos dans un communiqué.

 

Contacté par le quotidien, Stéphane Richard a déclaré de son côté avoir obtenu de François Hollande des assurances sur son maintien à la tête du groupe.

 

« VALIDATION DE L'ÉLYSÉE »

 

La directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) Christine Lagarde a été placée le 24 mai sous statut de témoin assisté dans ce dossier par la Cour de Justice de la République.

 

L'ex-ministre a officiellement lancé la procédure d'arbitrage, assez inhabituelle pour le règlement d'un conflit qui engage de l'argent public et prise contre l'avis des services de son ministère et de plusieurs avocats consultés, qui prévoyaient une lourde facture pour l'Etat.

 

Christine Lagarde a dit à plusieurs reprises qu'elle assumait le choix de cette procédure qui a permis à Bernard Tapie d'obtenir quatre cent trois millions d'euros avec les intérêts comme compensation pour la revente par le Crédit Lyonnais de son ancienne entreprise Adidas, dans laquelle il se dit floué.

 

Mais il n'est pas certain qu'elle ait été informée de toutes les tractations et notamment de la réunion de l'été 2007 à l'Elysée.

 

Bernard Tapie, qui dément toute entente, a qualifié lui-même de « très grave » le chef d'escroquerie en bande organisée et déclaré qu'il annulerait l'arbitrage « si l'on découvre la moindre entourloupe », mais il ne pourrait en fait renoncer qu'à une partie du montant qui lui a été octroyé.

 

Claude Guéant s'est refusé à tout commentaire.

 

Stéphane Richard a varié pour sa part dans ses déclarations, assurant au Canard Enchaîné de la semaine dernière avoir mis en musique des instructions de l'Elysée, alors que Nicolas Sarkozy venait d'arriver au pouvoir.

 

Interrogé le 5 juin par Reuters, il a démenti toute pression et évoqué un « consensus » entre les acteurs du dossier avec « validation de l'Elysée. Tout le monde était d'accord à l'époque » sur la pertinence de la procédure, a-t-il dit.

 

Le PDG d'Orange doit également s'expliquer sur le fait qu'il connaissait, selon un rapport de la cour des comptes, les liens passés entre le juge-arbitre Pierre Estoup et des proches de Bernard Tapie.

 

Selon le Journal Du Dimanche, daté du 9 juin, il en aurait informé sa ministre « entre deux portes ».

 

La connaissance de ces liens aurait dû amener Bercy à récuser cet arbitre ou, par la suite, à introduire un recours, selon Thomas Clay, un expert de l'arbitrage entendu par l'assemblée nationale sur ce dossier.

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 18:34

 

http://www.ujfp.org/spip.php?article2769

 

En hommage à Clément Méric

Un homme est mort à Paris Mercredi 5 Juin 2013 au soir, assassiné par des membres d’un groupuscule d’extrême droite, les « Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires » (JNR) .

Clément Méric était un jeune étudiant, un militant antifasciste, que nombre d’entre nous auront eu la chance de croiser dans les manifestations contre l’extrême droite, contre l’islamophobie et pour le droit des Palestiniens.

Comme tous les progressistes qui aujourd’hui ont manifesté leur émotion et leur colère, notre peine est immense, notre colère tout autant.

Clément est mort victime du fascisme qui ronge notre société, alimenté par le discours raciste, xénophobe et islamophobe de toute une classe politique française depuis des années.

Certaines instances communautaires juives françaises, qui ont fait des palestiniens, par identification à la cause israélienne, et des jeunes français issus de l’immigration, par nécessité stratégique, non seulement leurs ennemis, mais les ennemis numéro un de notre société, ont leur part de responsabilité morale dans la violence d’autres groupes juifs fascistes extrêmement violents qui sévissent en France.

Clément avait fait le lien entre ces différents combats, et nous ne pourrions honorer sa mémoire aujourd’hui, si nous laissions dans l’ombre une des composantes les plus violentes de cette extrême droite française, la Ligue de Défense Juive (LDJ, interdite en Israël et aux Etats Unis), toute autant criminelle, toute autant dangereuse comme le montre la récente agression dont a été victime cette semaine à Saint Mandé un jeune lui aussi envoyé à l’hôpital dans le coma.

Pour Clément Méric comme pour toutes les victimes du fascisme, l’UJFP exige, avec toutes les forces progressistes françaises, la dissolution des groupuscules fascistes qui se développent aujourd’hui impunément en France.

Bureau National de l’UJFP, Samedi 8 Juin 2013

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 18:21

 

http://www.resistons.net/index.php?post%2F2013%2F05%2F27%2FVers-un-nouveau-rassemblement-au-sein-du-Front-de-Gauche%2C-rencontre-r%C3%A9gionale-le-8-juin-%C3%A0-Montpellier

 

Rencontre régionale pour un nouveau rassemblement au sein du Front De Gauche, Pôle Rouge et Vert Eco Socialiste

Gauche Anticapitaliste, FASE, Gauche Unitaire et Alternatifs  organisent un processus de rapprochement et de fusion pour créer un mouvement politique unifié au sein du front de gauche. 

Compte rendu de la rencontre du Samedi 8 Juin 2013 à Montpellier

A Montpellier, Samedi 8 Juin, une quarantaine de personnes issues de l’Aude, du Gard, de l’Hérault et de Lozère, se sont réunies. Etaient représentés les Alternatifs, la Gauche Anticapitaliste, la Gauche Unitaire, la FASE et des militants du Front De Gauche sans appartenance partidaire.

Avec cette coordination régionale, il s’agissait de préparer la réunion du Samedi 15 Juin à Paris, étape du processus visant à la création d’un regroupement unifié de ces courants au sein du Front De Gauche.

La première partie de la discussion a concerné les textes sur la situation politique en France et en Europe, les éléments de réponses programmatiques à apporter sur les questions sociales, écologiques et démocratiques, le rôle que joue et devrait jouer le Front De Gauche et notre regroupement en son sein. Il y a eu un large accord sur leur contenu même si certains auraient souhaité une analyse plus approfondie sur certains points. Parmi les sujets qui ont fait débat, citons l'analyse du Parti Socialiste et les réponses à apporter à la crise européenne au vu des derniers rebondissements.

La seconde partie a porté sur le fonctionnement du regroupement dans le cadre du processus de création, à terme (une année), d'un mouvement politique unifié. Dans l'année qui vient, le mouvement sera composé des organisations partie prenantes et intègrera des militants du Front De Gauche sans appartenance partidaire (adhésions directes au regroupement, ce qui n'est hélas pas possible pour le Front De Gauche). Il y a eu accord sur la mise en place à partir de septembre de comités géographiques unifiant nos forces, d'avoir des outils de communication commune, d'aller vers des collectifs d'animation départementaux également unifiés, d'avoir des modes de décisions tels que le consensus, sinon une majorité large à soixante ou soixante six pour cent. Cela même si dans un premier temps les organisations constitutives continueront d'exister. La discussion sur un nom commun devrait avoir lieu à l'automne. Un débat a eu lieu sur le degré d'autonomie des futurs comités locaux et le type d'instance d'animation a mettre en place.

Trois personnes ont été mandatées pour représenter le Languedoc Roussillon à la réunion du Samedi 15 Juin à Paris. 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:44

 

Un manifestant tué devant l’ambassade d’Iran à Beyrouth

 

BEYROUTH (Reuters) - Un manifestant libanais a été tué par balles dimanche devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth, après que des membres du Hezbollah aient ouvert le feu contre une centaine de personnes approchant du site, ont rapporté témoins et responsables.

 

Les manifestants dénonçaient la participation du Hezbollah aux combats en Syrie et le soutien de Téhéran au régime de Bachar al Assad.

 

L'armée libanaise a déployé des blindés et érigé des barrages dans la capitale pour prévenir d'autres incidents.

 

Un journaliste de Reuters présent devant l'ambassade a vu des hommes munis d'armes de poing et habillés de noir avec le brassard jaune du Hezbollah affronter un groupe venu sur les lieux en autobus.

 

Les hommes armés ont sorti leurs armes et tiré. Plusieurs manifestants, qui n'étaient pas armés, ont été touchés.

 

Un responsable des services de sécurité libanais a déclaré qu'un membre du parti Intima, une formation chiite hostile au Hezbollah, avait été mortellement touché et plusieurs de ses compagnons blessés.

 

L'Iran est le principal allié régional de Damas et le principal soutien du Hezbollah libanais. 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:29

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2013/SC11028.doc.htm

 

Déclaration à la presse faite par le conseil de sécurité de l’ONU concernant les violents combats à al Qousseir en Syrie

 

Vendredi 7 Juin 2013

 

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le président du conseil de sécurité pour le mois de juin, Mark Lyall Grant (Royaume Uni) :

 

Les membres du conseil de sécurité se déclarent profondément préoccupés par les répercussions humanitaires des violents combats qui viennent de se dérouler à al Qousseir.

 

Les membres du conseil demandent au gouvernement syrien d’autoriser les acteurs humanitaires compétents, y compris l’ONU, à avoir immédiatement accès, sans entrave et en toute sécurité, conformément aux principes directeurs des Nations Unies relatifs à l’assistance humanitaire, aux populations civiles d’al Qousseir, qui ont de toute urgence besoin d’aide, en particulier sur le plan médical.

 

Les membres du conseil exhortent l’ensemble des parties présentes en Syrie à tout faire pour protéger les populations et réduire les pertes civiles, et rappellent la responsabilité particulière qui incombe au gouvernement syrien à cet égard.

 

Ils soulignent que ceux qui enfreindront le droit international applicable auront à répondre de leurs actes.

 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 16:54

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-parler-de-la-situation-des-turkmenes-irakiens-118201494.html

 

Parler de la situation des turkmènes irakiens

Samedi Premier Juin 2013

Intervention de Gilles Munier à la cinquième conférence des médias turkmènes irakiens à Istanbul, le 18 et le 19 mai 2013

Je remercie les organisateurs de cette conférence de m’avoir invité et donné l’occasion de dire quelques mots.  

Je suis français et connaît assez bien l’Irak pour y avoir effectué environ cent cinquante voyages depuis 1974. J’y ai accompagné des journalistes, des hommes politiques, des universitaires et des hommes d’affaire. J’ai surtout été témoin des malheurs qui se sont abattu sur ce pays, guerre entre l’Iran et l’Irak, première guerre du Golfe, embargo et deuxième guerre du Golfe. Mon dernier voyage a eu lieu en mars 2003, au cours duquel je me suis rendu à Bagdad et à Mossoul avec une délégation française de spécialistes des armes de destruction massive qui ont dénoncé, preuves à l’appui, les mensonges de George W. Bush et de Tony Blair. J’ai quitté Bagdad la veille du bombardement. Depuis, comme journaliste indépendant, je suis quotidiennement l’actualité de l’occupation du pays, ou de sa double occupation, pour être plus précis, ainsi que les activités de la résistance, civile ou armée, et, pour revenir au sujet qui nous concerne tous ici, la volonté des dirigeants de la région autonome du Kurdistan de s’emparer de Kirkouk et de territoires avoisinant gorgés de pétrole, peuplés depuis des siècles par les turkmènes.  

Mon premier passage au pays des turkmènes, appelés généralement en France les turcomans, de 1976. Membre permanent d’une association franco arabe qui entretenait alors de bonnes relations avec l’Irak, j’accompagnai un cadre d’une chambre de commerce de Bretagne, région située à l’ouest de la France, qui souhaitait rencontrer les dirigeants de la région autonome du Kurdistan, nouvellement créée. En visitant Erbil, je n’ai pu que constater que la ville était peuplée, pour une large part, de turkmènes. J’y suis retourné trois fois ensuite et me suis aperçu que la proportion de kurdes allait grandissante, ce qui me semblait tout naturel puisque la ville était en quelque sorte la capitale du Kurdistan irakien. Je ne savais pas, à l’époque, que Saddam Hussein, alors vice président, avait, quelques années plus tôt, autorisé Mustapha Barzani à « kurdiser » Erbil et qu’en dépit de la reprise de la rébellion, soutenue par les Etats-Unis, l’Iran du Chah et Israël, c’est ce qui était arrivé sous la direction des partis et tribus kurdes liés au pouvoir central.  

Quiconque a traversé, comme moi, les ponts sur l’Altun Su ou l’Aq Su à Altun Kopru ou à Tuz Khurmatu, ou est allé  à Tel Afar, s’est aperçu que les noms de lieux et la langue des habitants de la région sont différents d’ailleurs en Irak, qu’une minorité méconnue, les turkmènes, est majoritaire dans toute une partie du pays. Depuis la chute de Bagdad et le déclenchement de conflits ethniques et religieux, grâce à internet, et malheureusement aux attentats et aux massacres dont sont victimes les irakiens, les médias font parfois mention des turkmènes, on en sait plus, dans le monde, sur les turkmènes irakiens. En Belgique, l’Association des Amitiés Europe Turkmènes et le Comité pour la Défense des Droits des Turkmènes Irakiens ont brisé le silence qui entoure trop souvent leur situation. Mais, en Europe, nombreux sont encore ceux qui les assimilent à des colons turcs installés par l’Empire ottoman. Très peu de gens savent que leur présence est bien antérieure à la prise de Constantinople par les ottomans.  

Dans les années 1970, des intellectuels et des hommes politiques se réunissaient en Europe occidentale pour sensibiliser l’opinion publique au problème kurde.

Je dis « problème kurde », mais en fait exclusivement kurde irakien. Aujourd’hui, les turkmènes irakiens sont plus de trois millions, c'est-à-dire à peu près le nombre des habitants du Kurdistan irakien dans les années 1970, et rien ne les empêche d’en faire autant. Les outils de communication, internet, facebook et twitter, leur faciliteront la tâche et leur permettront d’atteindre sans grands frais beaucoup de monde. Ces outils doivent être utilisés au maximum, c'est-à-dire pas seulement en anglais, en arabe ou en turc. Il ne faut pas oublier le français, l’espagnol et le portugais parlés en Afrique et en Amérique latine.  

Pour nous, observateurs de ce qui se passe en Irak, il manque une agence de presse qui rendrait compte de l’actualité à Kirkouk et dans le pays des turkmènes. Par exemple, des élections provinciales viennent de se dérouler en Irak, on n’en connaît pas le détail. C’est dommage. Toutes les occasions devraient être bonnes pour parler des turkmènes.  

La Turquie pourrait contribuer, grâce à son expérience dans le domaine des médias, à la diffusion des informations qui nous permettraient, dans nos pays respectifs, de mieux informer l’opinion publique sur la question turkmène.  

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 15:55

 

http://www.alencontre.org/moyenorient/syrie/syrie-entretien-avec-un-temoin-des-massacres-de-banias.html

 

Entretien avec un témoin des massacres de Banias

 

Dimanche 12 Mai 2013

 

Ils ont laissé passer les gens normalement. On ne s’est tout d’abord pas imaginé ce qu’ils étaient en train de préparer. C’était Mercredi Premier Mai et les gens entraient et sortaient joyeusement du village. Il y avait des points de contrôle, mais ils n’arrêtaient personne, les gens allaient et venaient. C’est alors que, mercredi, ils ont coupé les routes et l’autoroute. Il n’y avait pas de pain. Les motos n’avaient pas l’autorisation d’entrer ou de sortir.

 

Alors, les gens étaient effrayés, quelque chose était sur le point de se produire. Jeudi 2 Mai, ils se sont tous dirigés en bas vers le pont, près du point de contrôle, afin de fuir.  Il y avait environ cinq cent à six cent hommes et femmes. C’est alors que les soldats au point de contrôle les ont insultés et les ont fait s’allonger sur le sol. Un soldat a dit : « espèces d’animaux, levez-vous et retournez vers vos maisons ». Il faisait nuit, c’était après le coucher du soleil.

 

Ils bombardaient cette fois al Bayda et Ras al Reefi. C’est alors que les gens ont été saisis par la peur et ont tenté de s’enfuir vers le bas ou vers le haut. D’autres voulaient dormir sur place, à la belle étoile. Les gens, Samedi 4 Mai 2013, ont voulu partir, mais les soldats les en ont empêchés. Il y avait un couvre-feu, personne n’avait le droit de bouger.

 

Les gens ne pouvaient même pas approcher le point de contrôle. Lorsque quelqu’un tenta de l’approcher, au moins trois cent balles furent tirées dans le ciel. Les soldats ont repoussé les gens loin du point de contrôle afin de les empêcher de s’enfuir. Les gens sont alors restés dans leurs maisons.

 

Entre 3 heures et 3 heures 30, ils ont commencé à bombarder Banias, en particulier Ras al Nabe, en utilisant de l’artillerie et des mortiers. Les bombardements étaient effectués depuis al Qossor, ainsi que depuis le pont de Ooze et celui de Ras al Nabe, de même que depuis les points de contrôle. Les gens vivaient en paix auparavant, il n’y avait rien dans les villages et il n’y avait pas de rebelles armés.

 

Nous avons alors vu l’armée descendre depuis le pont d’Ooze, s’approchant du village, soumis aux bombardements de l’artillerie. Les soldats ont atteint la première maison de la bourgade et ils ont alors contraint tous ses habitants à sortir, les ont plaqués face contre le mur avant des tous les abattre. Ils ont tué quatre ou cinq personnes qui habitaient dans la deuxième maison. C’est à ce moment que j’ai fait sortir ma famille, puis je suis retourné chercher tous les autres pour les emmener. Mais lorsque je suis revenu, j’ai dû me cacher dans une petite cave. J’étais coincé à l’intérieur, je dis donc que je ne suis pas meilleur que les autres. Ils ont emmené toute ma famille à l’extérieur, avec les autres familles. Ils les ont mis la face contre le mur. Il y avait trente cinq personnes qui faisaient partie de ma famille.

 

Là, c’était seulement les membres de ma famille. Il y avait aussi d’autres familles. Ils les ont contraints de se mettre face contre le mur et tout le monde l’a fait, y compris les enfants.

Le plus jeune parmi eux avait quinze jours. Il y avait parmi eux huit enfants âgés de quinze jours,  d’une année et demie, de deux ans et de trois ans. C’est alors que l’un des soldats a dit très clairement : « tuez-les tous sans pitié, tuez-les tous sans pitié ». Je me trouvais à ce moment dans le sous-sol et j’ai tout entendu.

 

Question. Des gens disent aussi que les tueurs parlaient avec un accent qui n’était pas syrien. D’après ce que vous avez vu, l’avez-vous remarqué ?

 

Réponse. Oui, ma chère sœur, il y avait des paroles que je n’arrivais pas à comprendre. Je suis un syrien de Banias, de Ras al Nabe. Il y avait des choses que je ne pouvais pas comprendre.

 

Certains d’entre eux portaient des habits de la marine, d’autres des vêtements civils et des souliers blancs. Ils étaient environ cent cinquante. Ils ont ensuite tué les enfants. Ils les ont empilés les uns sur les autres. L’un d’entre eux à dit : regarde, celui-ci est encore vivant. Ils lui ont tiré une balle dans la tête. Ils les ont pris les uns après les autres et ils les ont abattus. Si vous avez vu les photos, vous avez vu qu’il y avait deux enfants dont ils ont, après les avoir tués, brûlé les mains et les jambes.

 

Il y avait la famille Rajab dont seize d’entre eux ont été tués. Il y avait aussi la famille de Sabag, la famille d’al Aleene, la famille de Turuk, la famille de Dahbaj, la famille de Jalul. De la famille de Jalul, ils ont tué Abu al Abed, ses deux fils, ses six filles, ses parents et ses deux frères. Le père d’Abu al Abed était handicapé, il ne pouvait pas bouger, il utilisait une chaise roulante. Il y avait aussi la famille de Lahoof et de Qasem.

 

Question. Vous mentionnez les familles tuées. Combien de temps la tuerie a-t-elle duré ?

 

Réponse. Ils sont entrés à 3 heures 30 et ils ont commencé à bombarder. Ils tiraient environ vingt à trente obus par minute. Les maisons étaient détruites et ils sont alors entrés dans les maisons pour tuer tous ceux qui étaient vivants. Je ne vous parle que d’une seule rue. Si vous comptez les autres rues, le nombre de morts dépasse les mille cinq cent. Il y en a plus de mille seulement à Ras al Nabe. Ils ont pris un camion (un camion congélateur) et ils ont commencé à jeter les corps dedans. Ils ont pris plus de deux cent martyrs.

 

Question. Combien d’heures êtes vous resté dans le sous sol ?

 

Réponse. J’y suis resté une heure et demie et je retenais ma respiration parce qu’ils étaient très proches et que je ne pouvais ni bouger ni sortir. Ils sont restés une heure et demie devant la maison de ma famille. Après qu’ils les ont mis face contre mur et qu’ils les ont tous tués, ils se sont dirigés vers d’autres maisons pour continuer la tuerie. Ils ont fait une descente dans une autre famille, puis une autre puis encore une autre. Je me suis dit à ce moment qu’il n’y avait plus personne dehors. Lorsque je suis sorti, j’ai vu une petite fille bougeant de tous les côtés et levant les mains. On lui a tiré deux fois dans les mains.

 

Lorsque je l’ai vue, j’ai été saisi de vertiges et j’ai perdu conscience. Un voisin est venu lorsqu’il m’a vu dans cet état, il m’a fait reprendre mes esprits et nous avons emmené la petite fille. Il y avait aussi un homme de sa famille qui était toujours en vie. Cet homme m’a dit que lorsqu’elle a commencé à lever sa tête, il lui a dit : « dors, dors sinon ils vont revenir et ils vont nous tuer ». Il a laissé la fille se rendormir. Lorsqu’ils nous ont vus approcher, ils se sont sentis en sécurité et nous les avons portés et nous les avons emmenés. Je vous raconte ce que j’ai vu de mes propres yeux. Je suis retourné voir ce qui s’est passé dans le quartier, mais je n’ai trouvé personne d’autre. Plus de mille sont morts dans cette zone.

 

Question. Ils s’en fichent donc des enfants, des femmes et des vieillards ?

 

Réponse. Un enfant de quinze jours a été tué.

 

Question. Des gens affirment que des armes blanches ont été utilisées, avez-vous remarqué

des personnes tuées à l’arme blanche ?

 

Réponse. Certaines personnes ont été tuées à l’arme blanche et au couteau, d’autres ont eu leurs têtes fracassées à coups de pierres jusqu’à ce qu’elles explosent. Ils n’ont pas épargné les enfants ou les vieillards. Les tueurs appartiennent à plus d’une confession. Il y a des alaouites et des chiites d’Iran. Il y avait des accents que je n’avais jamais entendus. Je suis un arabe et un syrien.

 

Je n’ai jamais entendu de tels accents. Il y a aussi la famille de Dandesh, ils ont tous été brûlés dans leurs maisons. Trois maisons proches les unes des autres. Ils les ont tous brûlés dans leurs maisons.

 

Ce texte est la traduction, éditée par www.alencontre.org, d’un entretien avec Abu Mohammad, témoin oculaire qui a survécu au massacre de Banias et qui a raconté ce qui précède sur la chaîne télévisée al Arabiyah.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 13:59

 

Ayrault demande la dissolution d’un groupe d’extrême droite

 

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault a demandé samedi à son ministre de l'intérieur Manuel Valls d'engager « immédiatement » la procédure de dissolution du groupuscule d'extrême droite Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR).

 

La mort, mercredi à Paris, de Clément Méric, étudiant à Sciences Po et militant « anti fasciste », a suscité une vive émotion au sein de la classe politique.

 

Les cinq suspects déférés au parquet dans la nuit de vendredi à samedi ont indiqué aux enquêteurs être des sympathisants du groupe « troisième voie », affilié aux JNR de Serge Ayoub, qui a lui-même été entendu par les enquêteurs.

 

« Sur la base des éléments transmis par le ministre de l'intérieur, je lui ai demandé d'engager immédiatement la procédure contradictoire, préalable à la présentation au président de la république, en conseil des ministres, du décret de dissolution des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires », écrit samedi le premier ministre dans un communiqué.

 

Il indique également avoir demandé à Manuel Valls d'étudier les conditions dans lesquelles d'autres associations pourraient être dissoutes.

 

« Il n'y a pas de place dans la république pour ceux qui nient ses valeurs, et nous sommes très déterminés, et nous serons mêmes impitoyables à l'égard de ceux qui s'en prennent à ces valeurs », a réagi Manuel Valls sur i-Télé. « C'est ce que nous devons en mémoire à ce jeune garçon ».

 

Jean-Marc Ayrault avait exprimé jeudi l'intention du gouvernement de « tailler en pièces » les groupuscules d'extrême droite, accusés d'être derrière l'agression de l'étudiant de dix huit ans.

 

Mais la dissolution de ces groupes doit répondre à des critères parfois difficiles à définir et ne constitue pas une solution à long terme, estiment les analystes.

 

L'Etat peut dissoudre un groupe si ce dernier répond à l'un des sept critères prévus dans le cadre de l'article L 212 1 du code de la sécurité intérieure issu d'une loi de 1936 sur les groupes de combat et les milices privées.

 

Sont notamment concernées les associations provoquant des « manifestations armées dans la rue », ayant pour objectif « d'attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement » ou provoquant « à la haine ou à la violence envers une personne en raison de ses origines, son ethnie, sa race ou religion ».

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 18:14

 

http://www.swissinfo.ch/fre/nouvelles_agence/international/Plus_dun_milliard_de_dollars_caches_par_Khadafi_en_Afrique_du_Sud.html?cid=36020970

 

Plus d’un milliard de dollars cachés par Kadhafi en Afrique du Sud (ATS)

 

Dimanche 2 Juin 2013

 

La Libye a demandé au gouvernement sud-africain de l'aider à récupérer plus d'un milliard de dollars cachés par le colonel Mouammar Kadhafi en Afrique du Sud et dans les pays voisins, a rapporté dimanche le « Sunday Times ». Le journal cite de nombreuses sources.

Des émissaires libyens ont approché le gouvernement sud-africain depuis novembre dernier.

 

« Le processus de vérification de la demande de ce groupe est en cours », a indiqué le porte-parole du ministre des finances sud africain.

La Libye demande à l'Afrique du Sud de coopérer pour retrouver et récupérer « tous les fonds et avoirs illégalement détenus, obtenus, pillés, déposés ou cachés en Afrique du Sud et dans les pays voisins par feu Mouammar Khadafi », sa famille et ses proches.

Argent liquide, or, ou diamants

Selon le journal, les enquêteurs libyens sont convaincus de pouvoir mettre la main sur plus d'un milliard de dollars (neuf cent cinquante cinq millions de francs suisses) en argent liquide, or, ou diamants. Le tout serait déposé dans quatre banques et deux sociétés de dépôt de valeurs sud-africaines.

Les enquêteurs ont été mis sur la piste par un ancien chef des services de renseignement arrêté en mars 2012 pour crimes contre l'humanité et en attente de jugement en Libye. L'un des comptes serait libellé au nom d'un ancien général libyen, oncle du colonel Kadhafi. 

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