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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 16:32

 

http://www.lamarea.com/2013/07/11/red-solidaridad

 

Réseau de solidarité populaire

 

Pour la solidarité au lieu de la charité

 

Par Eduardo Muriel

 

Jeudi 11 Juillet 2013

 

« Aujourd'hui comme hier, le secours rouge international prendra soin de vos familles ».

 

C’était la légende d’une affiche pendant la guerre civile dans laquelle il était fait référence à la grève des mineurs de 1934, un événement pour lequel cette organisation d’assistance a été fondée. Dans ses courtes années de vie, jusqu'à la victoire du franquisme, le secours rouge aida des hôpitaux, organisa des campagnes d'hygiène, alimenta des familles républicaines pendant la guerre et organisa de petites bibliothèques au front.

 

En 2013, la situation n’est pas identique, mais pour beaucoup il est urgent de revenir à des réseaux de solidarité face aux conséquences d’une crise qui exacerbe les inégalités à un rythme accéléré.

 

C’est l’idée fondatrice du réseau de solidarité populaire qui a été présenté Mercredi 10 Juillet 2013 à la paroisse Saint Charles Borromée dans le quartier madrilène de Vallecas, avec la participation de plusieurs de ses membres, dont le député au congrès Alberto Garzon (Izquierda Unida) et la députée aux cortès Esther Lopez Barcelo (Esquerra Unida).

 

Le porte-parole du réseau, Ismael Gonzalez, a expliqué que l’origine de ce projet résulte de « l’élimination progressive de l’état social et des politiques publiques, qui fait que le travail de solidarité devient une urgence pour couvrir les besoins de la population appauvrie par les politiques d’austérité ».

 

Pour atteindre cet objectif, les personnes qui participent à ce projet, qui est aussi une politique militante de gauche, mais qui ne dépend d’aucun parti, dit Gonzalez, construisent une alliance dans leur travail bénévole « pour organiser la solidarité contre les coupes budgétaires ».

 

Dans des villes comme Madrid, quatre réseaux locaux sont intégrés dans le réseau national.

 

Le porte-parole a expliqué que les associations de quartier et de consommateurs, les groupes locaux et la fédération nationale des immigrés, sont déjà très actifs dans l’organisation et l’extension de l’initiative, une des principales caractéristiques est l’autogestion.

 

Le réseau de solidarité populaire comporte quatre bases fondamentales, la souveraineté alimentaire, la santé pour tous, le conseil juridique et l’éducation publique. Ces initiatives spécifiques sont décidées dans les différents quartiers et villages, par des groupes de consommateurs, des banques de temps, des banques alimentaires, des médicaments, des fournitures scolaires, des conseils de santé, des programmes de défense contre la répression (amendes, plaintes) et des activités de propagande.

 

Ismael Gonzalez a souligné que, jusqu’à maintenant, le réseau fonctionne grâce à des dons et « l’engagement de nombreux camarades ». Il cite le cas de la banlieue madrilène de Fuenlabrada, qui stocke des aliments, des vêtements et d’autres articles de première nécessité, a déclaré le porte-parole, dans un entrepôt « mis gratuitement à la disposition du réseau par sa propriétaire ».

 

« Un système d’affameurs »

 

« Nous sommes confrontés à une situation de crise qui n’est pas nouvelle, c’est une répétition de l’histoire », a dit le député Garzon devant une paroisse remplie. « Le capitalisme est un système d’affameurs qui augmente la misère et les inégalités tout en favorisant les riches », a déclaré l’économiste, qui a donc souligné l’urgence d’une organisation de ce type.

 

Le réseau de solidarité populaire est motivé par un « besoin social », mais aussi dans le but d’accumuler des forces pour affronter le dogme idéologique néo libéral. « Les travailleurs ont toujours une réaction de protection », a souligné Garzon, après avoir attiré l’attention sur les expériences qui se développent dans tous le pays, comme le travail de la « Plataforma de Afectados por la Hipoteca » (PAH).

 

Le député a approfondi sur ce que devrait être le caractère de ce réseau. « Le réseau de solidarité populaire, c’est la résistance. Partout ou il existe, la charité n’est plus nécessaire. La charité, c’est le don, la solidarité, c’est le partage », a-t-il développé.

 

Dans le même sens, Esther Lopez a fait remarquer que la gauche « est obligée de trouver une solution aux problèmes ». Comme l’exemple précédent du secours rouge international, elle prend l’exemple du travail social de la PAH qui consiste dans l’occupation des maisons rendues vides par les banques pour le relogement des familles, comme référence actuelle.

 

« Nous devons créer ces expériences pour aller dans la voie de l’opposition au néo libéralisme, qui impose le sang et le feu comme un dogme », a-t-elle fait valoir. Elle a insisté sur la présentation du réseau comme un germe de « pouvoir populaire. L’aide mutuelle est une politique de rupture contre le capitalisme ».

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 14:51

 

Appel de soutien à Mediapart et au Point

 

PARIS (Reuters) - Une quarantaine de médias et d'associations ont appelé jeudi à reprendre et à diffuser les informations de Mediapart et du Point liées à l'affaire Bettencourt après la condamnation de ces médias à retirer les enregistrements pirates de la milliardaire.

 

La cour d'appel de Versailles a donné le 4 juillet huit jours au site d'information et à l'hebdomadaire pour retirer de leurs sites les articles citant ces enregistrements clandestins de Liliane Bettencourt et les documents audio sous peine d'une amende de dix mille euros par jour de retard.

 

Le délai de huit jours commence à partir du moment où l'arrêt est officiellement signifié aux deux médias. Mediapart a indiqué pour l'heure n'avoir reçu aucune notification.

 

« Nous nous disons solidaires de Mediapart après la récente condamnation lui imposant de censurer, trois ans après leur révélation, ses informations sur le scandale Bettencourt », écrivent les signataires de l'appel « nous avons le droit de savoir », lancé par Mediapart.

 

« En signe de protestation, nous faisons désormais nôtres toutes ces informations et nous encourageons les médias, les associations, les élus, les citoyens à les reprendre immédiatement et à les diffuser par tous les moyens démocratiques en leur possession », ajoutent-ils.

 

Parmi les signataires figurent Libération, L'Humanité, Le Soir, L'Express, Marianne, Le Nouvel Observateur, Les Inrockuptibles, Arrêt Sur Images ou encore www.rue89.com.

 

Les associations ANTICOR, l'association de la presse judiciaire, ATTAC, la Ligue des Droits de l'Homme et Reporters Sans Frontières ont également paraphé l'appel auquel Le Point ne s'est en revanche pas associé.

 

FLOU

 

Mediapart, dont les avocats Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, pointe le flou entourant l'exécution du jugement qui a estimé que la diffusion des enregistrements pirates constituait une atteinte à la vie privée de Liliane Bettencourt.

 

« Concerne-t-elle tout ou partie des huit cent articles de Mediapart faisant mention de ces enregistrements ? S'agit-il de supprimer également les près de deux mille billets de blogs écrits par nos abonnés ? S'agit-il de supprimer les dizaines de milliers de commentaires », s'interroge Mediapart.

 

La justice a également condamné les deux médias à verser chacun vingt mille euros de dommages et intérêts à Liliane Bettencourt et mille euros à son ancien gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, qui apparaît également dans les enregistrements, élément clé de la procédure judiciaire qui a vu l'ancien président Nicolas Sarkozy mis en examen.

 

Lors d'une conférence de presse jeudi, les avocats de Mediapart ont appelé le tuteur légal de Liliane Bettencourt, Olivier Pelat, à ne pas exécuter l'arrêt de la cour. Patrice de Maistre a pour sa part fait une « signification à avocats », qui n'a pour l'heure pas été notifiée à Mediapart.

 

Dans l'appel lancé jeudi, les signataires rappellent que « la liberté de l'information n'est pas un privilège des journalistes mais un droit des citoyens. Dans une démocratie vivante, le pouvoir du peuple souverain suppose le savoir d'un public informé. S'agissant des affaires publiques, la publicité doit donc être la règle et le secret l'exception », ajoutent-ils.

 

Le parquet de Bordeaux a requis mardi dernier le renvoi en correctionnelle de six personnes, dont cinq journalistes, pour « atteinte à l'intimité de la vie privée » après la publication dans la presse des enregistrements.

 

Ces réquisitions, qui datent du 5 juillet, visent l'ancien majordome de la milliardaire Pascal Bonnefoy, qui les a réalisés, et les journalistes Franz-Olivier Giesbert et Hervé Gattegno, directeur et rédacteur en chef du Point, Edwy Plenel et Fabrice Arfi, directeur et journaliste de Mediapart et Fabrice Lhomme, ancien de Mediapart désormais au Monde.

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 17:09

 

http://www.liberation.fr/politiques/2013/07/05/marche_916404

 

Marché

 

Vendredi 5 Juillet 2013

 

Par Eric Decouty

 

Dans leur bienveillante sagesse, les sénateurs ont évité à Serge Dassault l’humiliation d’une garde à vue… Le milliardaire ne sera pas traité comme un vulgaire voyou. Tout au moins pour l’instant, car rien n’indique que l’immunité qui le protège résistera longtemps à la curiosité des magistrats. Mais peu importe au fond son avenir judiciaire.

 

L’enjeu des multiples enquêtes visant Serge Dassault porte d’abord sur la mise au grand jour d’un système entretenu pendant près de vingt ans à Corbeil-Essonnes. Un système - comme le montre l’enquête d’Olivier Bertrand - fondé sur un clientélisme affiché et l’usage le plus cynique de l’argent. Car c’est bien grâce à sa fortune que Serge Dassault a pu régner aussi longtemps sur sa ville, négociant les voix des quartiers comme il l’aurait fait pour un marché industriel.

 

Durant près de deux décennies, l’avionneur a ainsi usé des méthodes commerciales les plus glauques afin d’assurer ses succès politiques.

 

Pour cela, la responsabilité de Serge Dassault dépasse largement le cadre judiciaire. Elle porte sur le dévoiement de la démocratie que lui et ses proches avaient minutieusement organisé dans leur fief de l’Essonne. C’est pour avoir décrédibilisé la parole et l’action publique qu’il doit être jugé par les citoyens, mais surtout par ses pairs. Lors de la prochaine demande de levée d’immunité parlementaire de Serge Dassault, les sénateurs s’honoreraient à reconnaître tout le mal que leur collègue a fait à la politique.

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 17:01

 

http://www.liberation.fr/politiques/2013/07/10/homme-cle_917470

 

Homme clé

 

Mercredi 10 Juillet 2013

 

Par Eric Decouty

 

Les juges ont pesé leurs mots au trébuchet et ils n’en ont que plus de poids. En écrivant noir sur blanc que Bernard Tapie n’est que « l’un des organisateurs » de l’escroquerie, ils indiquent clairement rechercher un autre chef de « la bande organisée » qu’ils poursuivent depuis des mois. Celle qui a permis à l’homme d’affaires d’empocher une fortune - aujourd’hui en partie saisie - et de reconstituer en quelques jours aux frais du contribuable, un patrimoine de milliardaire. Si les magistrats ne livrent pas le nom de leur suspect, il ne fait pas de doute que c’est à Claude Guéant qu’ils pensent. L’ancien secrétaire général de l’Elysée, dont plusieurs acteurs du dossier ont souligné la bienveillance à l’égard de Tapie et la détermination à recourir à la procédure d’arbitrage afin de solder son litige avec le Crédit Lyonnais.

 

Mais en devenant l’homme-clé de l’affaire Tapie, Claude Guéant est désormais le boulet officiel de Nicolas Sarkozy. Plus que Liliane Bettencourt ou que ses mauvais comptes de campagne présidentielle. Car nul ne peut croire sérieusement que l’ancien chef de l’Etat, qui est à l’abri de toute convocation, ignorait tout des discrètes réunions convoquées au château par son plus fidèle conseiller pour trouver un arrangement favorable à Tapie. Lors de sa prochaine audition, il se jouera donc beaucoup plus que l’avenir personnel de Claude Guéant. Car si la décision des magistrats s’imposera d’abord à l’ancien secrétaire général de l’Elysée, elle vaudra également pour son ancien patron.

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:44

 

Moscou condamne Sergueï Magnitski quatre ans après sa mort

 

MOSCOU (Reuters) - La justice russe a condamné jeudi un homme mort, Sergueï Magnitski, l'ancien avocat russe d'un fonds d'investissement décédé en prison en 2009.

 

Un tribunal de Moscou l'a jugé coupable de fraude fiscale.

 

Son ancien client William Browder, un britannique, co fondateur du fonds d'investissement Hermitage Capital dont Sergueï Magnitski était le conseiller, a lui aussi été déclaré coupable et condamné, par contumace, à neuf années de prison.

 

Les procureurs accusaient les deux hommes d'avoir escroqué le fisc russe de cinq cent vingt deux millions de roubles, soit seize millions de dollars. L'avocat commis d'office représentant les intérêts de William Browder a annoncé qu'il faisait appel.

 

William Browder vit en Grande-Bretagne et interpol a refusé de l'inclure sur sa liste de suspects, estimant que les poursuites engagées par la Russie à son encontre étaient de nature politique.

 

« Ce verdict restera dans l'Histoire comme l'un des épisodes les plus honteux de la Russie depuis l'époque de Joseph Staline », a déclaré le financier dans un communiqué.

 

Il a estimé que l'affaire montrait jusqu'où le président Vladimir Poutine « est prêt à aller pour venger quiconque expose les vols et la corruption qu'il supervise », ajoutant que le gouvernement faisait souffrir de manière malveillante la famille de l'avocat défunt.

 

La mère de Sergueï Magnitski, Natalia, avait refusé d'assister à un procès constituant selon elle une « insulte à la mémoire » de son fils.

 

Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Perskov, n'a pas voulu commenter le verdict.

 

MAUVAIS TRAITEMENTS

 

Sergueï Magnitski, un avocat fiscaliste, est décédé le 16 novembre 2009, officiellement d'une crise cardiaque, dans la prison moscovite où il avait été placé en détention préventive un an plus tôt.

 

Il avait été arrêté peu après avoir accusé des responsables gouvernementaux du détournement de deux cent trente millions de dollars (cent soixante seize millions cinq cent mille euros).

 

Ses proches, mais aussi le conseil des droits de l'homme du Kremlin, affirment qu'il a péri sous les coups des forces de l'ordre. Lui-même s'était plaint avant sa mort de mauvais traitements et d'être privé de soins médicaux.

 

Les autorités russes ont dans un premier temps refermé le dossier ouvert à son encontre avant de le rouvrir en 2011, une décision contestée par ses anciens collègues car la famille de Magnitski n'a pas donné son accord et jugeait illégal de juger un mort dans le consentement de ses proches.

 

« Ce procès-spectacle confirme que Vladimir Poutine est prêt à sacrifier sa crédibilité internationale pour protéger des officiels corrompus qui ont assassiné un avocat innocent et volé deux cent trente millions de dollars à l'Etat russe », a dit Hermitage Capital dans un communiqué.

 

CAMPAGNE INTERNATIONALE

 

Après l'arrestation de son avocat, William Browder avait lancé une campagne internationale pour dénoncer la corruption en Russie et réclamer des sanctions contre les responsables russes qu'il accuse de la mort de Sergueï Magnitski.

 

Cette campagne a abouti au vote par le congrès américain du « Magnitski Act », une loi promulguée en décembre dernier par le président Barack Obama, qui prévoit de refuser l'entrée aux Etats-Unis et de geler les actifs des auteurs d'atteintes aux droits de l'homme en Russie, notamment les personnes jugées responsables de la mort de l'avocat.

 

En avril, l'administration américaine a transmis une liste de dix huit personnes au congrès, dont seize directement liées à l'affaire Magnitski.

 

Parmi les noms figurent plusieurs fonctionnaires ou anciens fonctionnaires du ministère russe de l'intérieur, de la justice et du fisc, dont Oleg Siltchenko, chargé des enquêtes à la division moscovite du ministère de l'intérieur, qui aurait ordonné la mise en détention de Magnitski.

 

Est également visé Kazbek Doukouzov, jugé et acquitté en 2006 pour le meurtre, deux ans plus tôt, du journaliste américain Paul Klebnikov.

 

Le vote de cette loi Magnitski a provoqué de vives tensions entre Washington et Moscou, qui a voté en représailles un texte interdisant aux américains d'adopter des enfants russes.

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 15:21

 

Chômage record et manifestations en Grèce

 

ATHENES (Reuters) - Des agents de police aux éboueurs, les employés municipaux grecs sont descendus jeudi dans les rues d'Athènes pour le quatrième jour d'affilée, pour protester contre les suppressions de postes prévues dans la fonction publique, alors que le chômage atteint des niveaux record.

 

Les sirènes de police ont retenti bruyamment dans le centre d'Athènes et des dizaines de policiers municipaux en uniforme vert se sont rassemblés à moto devant le parlement, brandissant des drapeaux grecs et les poings serrés en l'air.

 

Des centaines d'employés municipaux, dont des gardiens d'école et des éboueurs, se sont rassemblés devant le siège du parti Nouvelle Démocratie du premier ministre, Antonis Samaras.

 

« Il faut que le gouvernement prenne conscience du chaos et des problèmes qu'il crée dans la société grecque », a déclaré Themis Balasopoulos, qui dirige le syndicat des employés territoriaux (POE OTA), à l'origine de la mobilisation de cette semaine.

 

« Quelque six mille familles vont se retrouver à la rue ».

 

Alimenté par trois années de politique d'austérité, le chômage a atteint 26,9% au mois d'avril, son plus haut niveau depuis la création de ce type de mesure en 2006, selon l'institut national de la statistique grec (Elstat).

 

Par rapport à la fin de l'année 2009, près de trois fois plus de grecs sont aujourd'hui sans emploi.

 

Athènes a obtenu lundi la promesse du versement d'une nouvelle tranche d'aide de six milliards huit cent millions d'euros par ses créanciers internationaux en s'engageant en échange à poursuivre les privatisations et les réductions d'effectifs dans la fonction publique, qui compte six cent mille personnes.

 

Ce qui n'a fait qu'accroître la colère de la population

 

EXPLOSION SOCIALE

 

La réduction des effectifs dans la fonction publique est la dernière crise en date pour la fragile coalition au pouvoir.

 

Le gouvernement d'Antonis Samaras doit ainsi placer vingt cinq mille employés d'ici la fin de l'année dans un "pool de mobilité" qui leur laissera huit mois pour trouver du travail dans un autre département de l'Etat, faute de quoi ils seront remerciés.

 

« On pourrait assister à une explosion sociale à l'automne. Personne ne peut prédire avec précision quelle est la tolérance limite de la société », estime Dimitris Mardas, professeur d'économie à l'université Aristote de Thessalonique.

 

En mars, le taux de chômage avait atteint 26,8%, soit deux fois plus que la moyenne dans la zone euro, qui était de 12,2% en mai. Les jeunes grecs âgés de quinze à vingt quatre ans sont les plus touchés, même si le taux de chômage pour cette tranche d'âge est passé de 58,3% en mars à 57,5% en avril.

 

Selon Elstat, entre sept cent et mille personnes sont licenciées chaque jour en Grèce.

 

Le redressement attendu l'an prochain devrait en outre mettre du temps à se répercuter sur le marché du travail, comme l'estiment les analystes. La banque centrale prévoit ainsi un pic du taux de chômage à vingt huit pour cent, avant un déclin en 2015.

 

Les principaux syndicats grecs ont lancé mercredi un appel à une grève de vingt quatre heures le 16 juillet pour protester contre les licenciements de fonctionnaires.

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:26

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/08/a-istanbul-les-apprentis-citoyens-des-jardins-publics_916849

 

A Istanbul, « les apprentis citoyens » des jardins publics

Lundi 8 Juillet 2013

Après des semaines d’affrontements Place Taksim, les jeunes militants laïcs réinventent, dans les parcs de la métropole turque, l’assemblée démocratique.

Par Marc Semo, envoyé spécial à Istanbul

Ses mains tremblent en tenant le micro. Jamais Esra n’a ainsi parlé en public, mais elle tient à dire ce qu’elle ressent depuis des jours. « Oui, nous avons raison, mais il faut aussi que la Turquie le sache, nous devons aller dans les villages expliquer ce qu’est notre résistance », martèle l’étudiante. Assise sur l’herbe, la foule approuve en agitant les mains. Trop bruyants, des applaudissements gêneraient le voisinage. Des sifflements aussi. Pour marquer sa désapprobation, on croise les poignets en l’air. Pas question non plus de se lancer dans d’interminables discours, les interventions sont limitées à trois minutes. Les règles sont précises et admises par tous au forum du parc Yugurtçu (le parc des « yaourtiers ») de Kadiköy, quartier de classes moyennes sur la rive asiatique du Bosphore, comme dans une trentaine d’autres assemblées similaires qui se tiennent tous les soirs dans des parcs d’Istanbul.

Chaque réunion commence par cinq minutes de silence pour les cinq morts des trois semaines de contestation et d’émeutes, dont on rappelle au micro les noms, y compris celui d’un policier. Le 16 juin au soir, les occupants du parc Gezi, près de la place Taksim, qui avaient défié l’autoritarisme croissant du premier ministre islamo conservateur, Recep Tayyip Erdogan, ont été évacués par la force. La protestation a pris d’autres formes, notamment avec ces forums qui veulent « revivifier l’esprit de Gezi ». Le mouvement a essaimé dans toute la mégalopole du Bosphore mais aussi dans d’autres villes du pays, notamment Ankara et Izmir.

C’est une prise de parole spontanée, hors de tout parti ou organisation, sans programme, sans leader, qui tient autant de la politique que du happening ou de la thérapie de groupe. « Nous cherchons quelque chose de nouveau, je ne sais pas si notre résistance va changer la Turquie, mais je suis sûr qu’elle nous a déjà changés, nous », explique Umit, opérateur dans le tourisme qui s’est mis en congé afin d’animer ce forum de Kadiköy, qui réunit quotidiennement quelques milliers de personnes, voire dix mille ou quinze mille le week-end.

C’est le plus important et le plus animé avec celui du parc Abasa, à Besiktas sur la rive européenne. Ces deux municipalités du Grand Istanbul, habitées par des « turcs blancs », ces élites occidentalisées, intellectuels, professions libérales, entrepreneurs dans les nouvelles technologies, sont des bastions laïcs du CHP (parti républicain du peuple), qui se revendiquent de l’héritage de Mustapha Kemal, le fondateur de la république. La mairie d’arrondissement fournit l’eau et l’électricité, aide au nettoyage. Les habitants du coin font des dons de nourriture ou de vêtements. La démocratie directe s’inscrit dans la durée avec ses divers ateliers, droits des enfants, droit de la presse, écologie et urbanisme, qui préparent l’assemblée du soir, juste après les concerts de casseroles quotidiens qui, là comme dans de nombreux autres quartiers, explosent à 21 heures tapantes pour marquer bruyamment le rejet de l’AKP au pouvoir depuis 2002 et de son conservatisme étouffant.

« Respect de l’autre ». « Pour la première fois, j’ai le sentiment d’avoir un pays. Jusqu’ici, comme tant d’autres, je vivais dans ma bulle féministe et progressiste avec des gens comme moi. Nous sommes maintenant ensemble avec des gens qui ne nous ressemblent pas », confie la jeune romancière Sema Kaygusuz, qui vient chaque soir ou presque au forum Abasa.

Pendant l’occupation de Taksim, la politique et la crainte d’une intervention musclée de la police prenaient le pas sur tout. Là, surgit une autre dimension. Au micro, les orateurs évoquent leurs expériences personnelles, leurs rêves, leur vécu. « Ils apprennent à écouter, ils apprennent à parler, ce sont des apprentis citoyens qui à terme peuvent complètement changer la donne dans le pays », résume Esin Ileri, jeune sociologue et pilier du parc Yugurtçu. A la tribune, défilent les orateurs. Il y a ceux qui proposent de dire des contes et ceux qui appellent à la collecte d’argent pour défendre les manifestants emprisonnés. Mais surtout, c’est la découverte de l’autre qui compte.

Quand, fin juin, un jeune militant kurde est tué à Lice, petite ville du sud-est à majorité kurde, tous dans les forums reprennent en slogan « Partout c’est Lice, partout c’est Taksim, partout c’est la résistance ». « Avec les gaz et les matraques subis ces dernières semaines, nous avons compris ce qu’ils vivent depuis trente ans », raconte Zeynep, designer qui jusque-là ne s’était guère intéressée à la cause kurde. Tous insistent sur le « respect de l’autre ». Quand la Gay Pride défile le 30 juin à Taksim avec des dizaines de milliers de personnes venues marquer leur solidarité, les slogans s’arrêtent au moment de l’appel du muezzin. Fini aussi les canettes de bière brandies pour défier Erdogan et sa loi pour interdire la vente d’alcool après 22 heures.

Désormais on boit au goulot, mais les bouteilles sont dans des sacs en plastique. « Nous ne voulons pas choquer les croyants et alimenter la propagande du pouvoir », explique Umit.

« Les croyants ont le droit de vivre comme ils l’entendent, mais il faut qu’ils respectent aussi nos droits et notre mode de vie », renchérit Senem, un jeune médecin.

« C’est une génération cocoonée, respectée par les parents et qui tout naturellement a appris le respect de l’autre et qui, surtout, ignore la peur, à la différence de leurs parents ou de leurs grands parents », relève Talat Parman, psychanalyste. Le coup d’Etat militaire de septembre 1980, les arrestations massives, les tortures ne leur disent rien. Ils ignorent la répression subie pendant des années par les islamistes. Pour ces soixante pour cent de turcs de moins de trente ans, l’AKP est peu ou prou le seul visage du pouvoir qu’ils connaissent. Cette génération manie l’humour et la dérision et leur discours n’a rien à voir avec la langue de bois des groupuscules marxistes. Quand les kémalistes scandent « nous sommes les soldats de Mustapha Kemal », ils détournent le slogan et proclament « nous sommes les soldats de Mustapha Keser » (« le coupeur »). S’ils se méfient de la politique, ils veulent s’engager concrètement. « Les volontaires pour donner des cours d’été dans les quartiers pauvres sont toujours plus nombreux », témoigne Denyz, étudiante en communication.

Elections. Ces forums vont-ils résister aux vacances ? Et les gens continueront-ils de se réunir dans les parcs quand viendront les premiers froids ? Tout l’enjeu maintenant est de transformer l’essai. Les plus âgés insistent sur la nécessité de s’organiser en vue des élections municipales de mars et de faire bloc avec les partis de l’opposition pour battre l’AKP à Istanbul, ce qui aurait une portée immense. D’autres, en général les plus jeunes, martèlent que « la spontanéité est la force du mouvement » et récusent les partis. Dans la foule, les mains qui s’agitent pour approuver l’une et l’autre de ces thèses sont tout aussi nombreuses. Et ce sont souvent les mêmes. 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:43

 

L’opposant russe Alexeï Navalny brièvement interpellé à Moscou

 

MOSCOU (Reuters) - La police russe a brièvement interpellé mercredi l'opposant Alexeï Navalny juste après le dépôt de sa candidature aux élections municipales à Moscou en septembre.

 

Blogueur célèbre en Russie et féroce critique du président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny était en train de saluer des centaines de partisans à sa sortie de la commission électorale lorsqu'il a été embarqué dans une camionnette de police.

 

La foule a encerclé le véhicule pour l'empêcher de partir en scandant « Honte » et « Navalny est notre maire ».

 

« C'est aussi étrange pour moi que pour vous tous », a dit Alexeï Navalny après avoir été relâché. « Je suis reconnaissant envers ces gens qui ont bloqué le véhicule et l'ont empêché de s'en aller ».

 

Alexeï Navalny est actuellement jugé à Kirov, à un millier de kilomètres de Moscou, pour détournement de fonds d'une entreprise publique. Le parquet a requis une peine de six ans de prison.

 

L'opposant, qui dément toute malversation, se dit victime d'un procès orchestré par le Kremlin pour briser ses ambitions politiques. Le verdict est attendu le 18 juillet.

 

En cas de condamnation, il ne pourra pas se présenter aux municipales le 8 septembre ni à aucun autre scrutin ultérieur.

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:31

 

http://www.demosphere.eu/rv/27290


Démocratie Réelle Maintenant, Citoyens du Monde et Stop Paying vous invitent à un rassemblement festif et solidaire

Dimanche 14 Juillet 2013 place de la République à Paris.

Dimanche 14 Juillet 2013 de 13 heures 30 à 14 heures 30

Pique Nique auberge espagnole, chacun apporte ce qu'il peut, tout le monde partage ce qu'il y a.

Dimanche 14 Juillet 2013 de 14 heures 30 à 17 heures 30

Gratiféria, la gratuité contre l'austérité. La gratiféria est un espace de gratuité ou chacun peut donner ce qu’il veut, des biens, des services, des idées et des créations. Apportez ce que vous souhaitez donner et prenez ce que vous voulez, vêtements, nourriture, objets divers et livres. Ce n’est pas du troc, vous pouvez venir sans rien d’autre que votre bonne humeur.

Dimanche 14 Juillet 2013 de 17 heures 30 à 19 heures

Assemblée des luttes. L'objectif est de faire un partage d'expérience sur nos mobilisations passées, un partage d'information sur les mobilisations en cours. A l'assemblée des luttes nous parlerons de la lutte des roms, de la résistance à la pub, des mobilisations en Espagne, en Italie, au Brésil, au Chili, Nous aurons également ABC Edition Actualutte, les incroyables comestibles, et beaucoup d'autres !!

Venez nombreux, venez parler de tous vos combats.

Petit rappel

Nous nous plaçons dans une perspective anticapitaliste, anti productiviste et antifasciste. Notre combat est pour les droits humains, les transitions et la démocratie réelle  

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:13

 

http://www.medelu.org/Soutenons-le-Venezuela-et-les

 

Soutenons le Venezuela et les latino-américains qui reprennent le flambeau laissé à terre par les gouvernements européens en faveur de l’asile humanitaire pour le dissident américain Edward Snowden

 

Mardi 9 Juillet 2013

 

En révélant par le menu l’ampleur du dispositif planétaire d’espionnage des Etats-Unis, et les menaces qu’il fait courir aux libertés des citoyens, Edward Snowden a rendu un grand service à tous les défenseurs des droits de l’homme, quel que soit le continent où ils se trouvent. Compte tenu des énormes risques personnels qu’il a pris, son attitude mérite la reconnaissance et le respect.

 

C’est pourquoi on aurait attendu des gouvernements européens, principales cibles, et d’ailleurs désignées comme telles, de la National Security Agency (NSA), qu’ils répondent favorablement à la demande d’asile politique formulée par ce lanceur d’alerte désormais traqué par tous les services de renseignement des Etats-Unis.

 

Malheureusement, en s’alignant de fait sur l’administration Obama, aucun d’entre eux n’a jugé bon de mettre ses actes en accord avec les principes qu’il proclame dans les forums internationaux, et qui figurent d’ailleurs dans les textes de l’Union Européenne.

 

En répondant favorablement à la demande d’asile humanitaire que lui a officiellement soumise le dissident américain Edward Snowden, et comme Evo Morales, pour la Bolivie, et Daniel Ortega, pour le Nicaragua, avaient également par avance accepté de le faire, le président vénézuélien Nicolas Maduro et, avec lui, l’Amérique Latine ont repris le flambeau laissé à terre par les gouvernements européens.

 

Dans le combat qui s’annonce pour la liberté et la sécurité d’Edward Snowden, nous appelons les citoyens européens et, en particulier, les responsables politiques, associatifs et syndicaux, à signer cet appel pour affirmer leur solidarité avec les forces et les dirigeants progressistes latino-américains, et tout particulièrement avec le président Maduro.

 

Liste des premiers signataires

 

Manuel Castells, professeur et directeur de l’Internet Interdisciplinary Institute à l’Open University de Catalogne, Barcelone (Espagne) ; Susan George, écrivain, présidente du conseil d’administration du Transnational Institute (France) ; Ignacio Ramonet, président de Mémoire Des Luttes, directeur du Monde Diplomatique en español (Espagne) ; Carmen Castillo, cinéaste, écrivain (France) ; Jean-Luc Mélenchon, député européen, co-président du Parti de Gauche (France) ; Maite Mola, responsable internationale du Parti Communiste d’Espagne (Espagne) ; Gianni Vattimo, philosophe, député européen (Italie) ; Micol Savia, avocate, représentante de l’Association Internationale des Juristes Démocrates auprès des Nations Unies, Genève (Suisse) ; Bernard Cassen, président d’honneur d’ATTAC et secrétaire général de Mémoire Des Luttes (France) ; Francis Wurtz, député européen honoraire (France) ; Françoise Alamartine, secrétaire nationale adjointe en charge des relations internationales d’Europe Ecologie Les Verts (France) ; Gus Massiah, membre fondateur du CEDETIM IPAM (France) ; Pouria Amirshahi, député (France) ; Salim Lamrani, maître de conférences à l’université de la Réunion (France) ; Christophe Ventura, rédacteur en chef de Mémoire Des Luttes (France)

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