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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 15:27

 

Les militants du PKK entament leur retrait de Turquie

 

ANKARA/SEMDINLI (Reuters) - Les militants séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont entamé mercredi leur retrait de Turquie dans le cadre d'un accord censé mettre fin à un conflit qui a fait quarante mille morts en près de trente ans.

 

Le début du retrait des combattants du PKK a été confirmé à Reuters par Gultan Kisanak, l'un des dirigeants du parti pour la paix et la démocratie (BDP, pro-kurde).

 

Quelque deux mille militants qui opéraient en territoire turc doivent gagner par petits groupes les bases du PKK dans le nord de l'Irak, aux termes de l'accord conclu entre le chef historique du parti séparatiste, Abdullah Öçalan, emprisonné depuis 1999, et les autorités turques.

 

Le processus, qui doit s'étaler sur plusieurs mois, sera surveillé par les services de renseignement côté turc et par le gouvernement autonome du Kurdistan côté irakien.

 

Mardi, le PKK a accusé l'armée turque de mettre en danger ce processus en raison de mouvements de troupes à la frontière et de vols de reconnaissance opérés par des drones au-dessus de la région.

 

Mercredi, on ne faisait état d'aucune activité militaire dans les secteurs concernés du sud-est de la Turquie.

 

Les militants du PKK, conservant leurs armes légères, notamment leurs fusils d'assaut Kalachnikov, doivent franchir la frontière en direction des bases du parti dans les montagnes du Nord irakien.

 

« UNE GRANDE CHANCE »

 

Ce retrait a été ordonné fin avril par le commandant militaire du PKK, Murat Karayilan, dans le cadre des négociations entre Abdullah Öçalan et les dirigeants turcs.

 

Des hommes politiques pro-kurdes sont sur place pour vérifier le bon déroulement des opérations.

 

A Semdinli, là même où l'insurrection a débuté le 15 août 1984, la population espère voir enfin le bout du tunnel.

 

« La ville n'a plus connu une vie normale depuis trente ans », a déclaré le maire, Sedat Tore.

 

« Ce jour du 8 mai représente une grande chance de faire taire les armes. Les gens ne comprennent pas complètement le processus en cours mais ils ont de l'espoir, ils recherchent le moindre rayon de lumière ».

 

Le plan de paix, selon Selahattin Demirtas, co-président du BDP, comporte trois étapes : retrait des combattants kurdes, modifications de la législation turque et négociations politiques en vue d'une « normalisation ».

 

Le BDP a quatre demandes-clés : la constitution ne doit plus définir tous les citoyens comme « turcs », elle doit accorder aux kurdes le droit à l'éducation dans leur langue maternelle, reconnaître la diversité turque et prévoir le droit à une certaine forme d'autonomie.

 

Plusieurs milliers de militants kurdes, dont des dizaines d'élus, sont sous les verrous en Turquie, accusés d'avoir soutenu le PKK.

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:57

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/05/02/en-tunisie-l-universite-des-lumieres-triomphe-du-niqab_900529

 

« L’université des lumières » triomphe du niqab

 

En tranchant en faveur d’un doyen de faculté mis en cause par deux étudiantes intégralement voilées, la justice a conforté les défenseurs de la laïcité.

 

De tous les procès intentés contre ceux qui défient le pouvoir dans la Tunisie en transition, le plus emblématique, l’affaire Kazdaghli, a connu hier son dénouement.

 

Accusé d’avoir giflé le 6 mars 2012 une étudiante en niqab, Habib Kazdaghli, doyen de la faculté des lettres de la Manouba, près de Tunis, a été acquitté en première instance.

 

Les deux plaignantes, Imen et Fattouma, ont pour leur part écopé de deux mois de prison avec sursis pour « atteinte à la dignité d’un fonctionnaire », plus deux mois encore pour la seconde qui a saccagé le bureau du doyen ce même 6 mars 2012. Les deux jeunes femmes compteraient faire appel.

 

« C’est un soulagement pour moi, pour l’université, pour la Tunisie que je défends », a réagi Kazdaghli, pendant que ses collègues célébraient la nouvelle dans son bureau. « Tout le monde s’accorde à dire que c’est un procès emblématique de l’Etat de droit en Tunisie. La justice a su résister aux pressions auxquelles elle a été soumise, les forces de la modernité étaient et seront là pour défendre l’université des lumières », poursuit ce militant de longue date de la gauche modérée. « C’est un signe de bonne santé démocratique », estime aussi son ami et collègue Habib Mellakh, auteur des « chroniques du Manoubistan », dans lesquelles il retrace l’année de combat mené par le corps enseignant contre un groupe d’étudiants jihadistes militant violemment pour le droit inconditionnel au niqab.

 

Il aura fallu plus d’un an de procédure, une demi-douzaine d’audiences et autant de mobilisations pour sortir de ce « procès qui n’avait même pas lieu d’être », estime Kazdaghli.

 

« C’est une affaire complètement absurde, montée de toutes pièces par le régime pour déstabiliser un doyen et l’institution universitaire », décrit également Mohamed Lakhdhar, le coordinateur des quarante avocats du comité de défense.

 

« Irrationnel ». Les soutiens du doyen ont d’abord craint une instrumentalisation, lorsque le parquet a requalifié les faits à la première audience, aggravant la peine encourue. Mais tous s’accordent à dire que le tribunal, d’ordinaire expéditif en matière pénale, a ensuite « fait preuve de patience et vraiment essayé de découvrir la vérité », dit Lakhdhar. « L’institution judiciaire, elle aussi, mène un combat pour son indépendance », relève Kazdaghli. La fameuse gifle, élément central de l’accusation, a pris du plomb dans l’aile. Sollicité, l’ordre des médecins a récusé le certificat médical de la jeune femme, le jugeant « non recevable en justice ».

 

Malgré le côté « irrationnel » du procès, le combat n’a pas été vain, considère Kazdaghli : « il a fédéré tous ceux qui ont une vision moderne de la société », se félicite-t-il, en ardent défenseur de « l’union des forces progressistes » face aux islamistes d’al Nahda. « Il a sensibilisé les jeunes enseignants et les étudiants à l’importance des libertés académiques », ajoute Mellakh, qui a cofondé une association de défense des valeurs universitaires. « Cela a pris des proportions énormes car, au-delà du doyen, l’enjeu était le projet de société, entre des gens qui tiennent à la sécularisation, à l’autonomie et à la souveraineté de l’université, et ceux qui veulent la placer sous l’influence religieuse », estime le professeur, qui ne « regrette pas » l’énergie déployée dans cette guerre d’usure, loin d’être finie.

 

« Esquive ». Le campus de la Manouba a retrouvé la sérénité. Seules deux étudiantes portent toujours le voile intégral, mais acceptent désormais de l’enlever en classe. Les pro-niqab ont cependant ouvert la bataille sur un autre front, à la fac des sciences d’al Manar, à Tunis. Une vingtaine d’étudiants campent devant les bureaux de l’administration depuis deux mois pour réclamer la modification du règlement anti niqab. Le conseil scientifique d’al Manar a été le premier à le proscrire, mais la décision est variablement appliquée, certains professeurs le tolérant. « Ici, c’est plutôt la politique de l’esquive pour éviter les problèmes », explique Mbarka Yaacoubi, professeure de chimie, qui ne comprend pas pourquoi les pro-niqab sont revenus à la charge.  « On a l’impression qu’il y a un agenda politique derrière », dit-elle.

 

De leur côté, les pro-niqab ont retenu la leçon : cette fois, pas de violences, hormis quelques insultes sur facebook. Le comité de défense des étudiantes voilées est composé de jeunes islamistes et salafistes, moins enflammés que les jihadistes qui ont agité la Manouba pendant trois mois. « Ils ont commis plusieurs fautes et donné une mauvaise image. Il faut prendre les choses pas à pas », explique Yahya Arfa, l’un des initiateurs du sit-in d’al Manar.

 

Favorable au voile intégral, le ministre tunisien de l’enseignement supérieur, Moncef ben Salem, cadre d’al Nahda, partisan de la ligne dure, y a aussi trouvé une nouvelle occasion d’essayer de pousser ses pions : à l’assemblée, la semaine dernière, il a appelé al Manar à suspendre l’interdiction du niqab, le temps des examens qui débutent lundi.

 

Le ministre de l’enseignement entend également soumettre un projet de loi à l’assemblée. Mais, loi ou pas, « nous ne changerons pas », assure déjà Habib Kazdaghli.

 

Le feuilleton du niqab promet encore d’autres épisodes.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 17:11

 

http://www.humanite.fr/social-eco/%C2%AB-c%E2%80%99est-la-dictature-des-marches-%C2%BB-483978

 

 

Alberto Garzon contre la dictature des marchés 

 

Vendredi 18 Novembre 2011  

 

Alberto Garzon est candidat d’Izquierda Unida à Malaga. Economiste de vingt-six ans, il est l’une des figures du mouvement des indignés.

Question. Cible des marchés financiers, l’Espagne échappera-t-elle à une intervention économique étrangère?

Réponse. Techniquement, on peut dire qu’elle est déjà l’objet d’un « sauvetage ». La Banque Centrale Européenne (BCE) est en train d’acheter de la dette et, de ce fait, impose des mesures comme l’introduction de la « règle d’or » pour garantir le remboursement de la dette publique. Cela peut encore empirer si l’on persiste à appliquer la politique d’austérité recommandée par l’UE et contenue dans les programmes du Parti Populaire (PP) et du Parti Socialiste Ouvrier d’Espagne (PSOE). À l’inverse, nous pensons qu’il faut restructurer le système économique, en nationalisant, par exemple, des banques et les entreprises de service public. Il faut également une réforme fiscale qui impose davantage d’impôts à ceux qui ont le plus de revenus.

Question. Les Espagnols votent donc sous pression?

Réponse. Oui. Les États ont abandonné leur souveraineté aux marchés qui ont désormais le pouvoir de renverser des gouvernements démocratiques. On leur a permis de développer des opérations spéculatives tout en privatisant les entreprises. Or, un État n’est rien sans entreprises publiques, et sans banque publique. Le paradoxe est que personne ne vote pour les marchés. La situation révèle l’essence d’un système politique occulté, c’est celui d’une dictature des marchés.

Question. Il existe de fortes mobilisations contre l’austérité. Comment expliquez-vous la victoire annoncée de la droite alors qu’elle a fait de la rigueur son étendard?

Réponse. La société a été dés idéologisée. Le mouvement des indignés, les luttes pour la défense de la santé et de l’éducation publiques sont importantes mais pas représentatives de la globalité de la population. Celle-ci a une grille de lecture plus « simpliste » à travers le prisme du bipartisme. Autre facteur, les gens, souvent de gauche, sont désenchantés du vote en soi. Mais il convient de rappeler que lors des municipales de mai, si la droite a gagné quatre cent mille votes, Izquierda Unida en a gagné deux cent mille.

Question. Vous êtes une figure des Indignés à Malaga. Quel est le devenir de ce mouvement?

Réponse. Ce mouvement a mûri : du vote blanc ou nul, il demande aujourd'hui le vote pour un troisième parti, afin d'en finir avec le bipartisme. Les assemblées se sont décentralisées vers les quartiers, là où le mouvement peut tisser des réseaux sociaux. La caractéristique du mouvement du 15 mai est de repolitiser la société, même s’il souffre encore d’un manque de représentants et de ligne stratégique.

Question. Comment appréciez-vous la remontée électorale annoncée d’IU?

Réponse. C'est une bonne nouvelle. Mais n'oublions pas que la loi électorale est viciée. Une variation d'un pour cent peut nous faire passer de six à quatorze députés, ou l'inverse, en raison du montage des circonscriptions. Les remontées électorales sont un aboutissement de trajectoires de fond. Cela fait longtemps qu’IU tisse des réseaux avec des syndicalistes, des mouvements sociaux. Nous allons vivre des moments très durs, avec des explosions sociales. La tâche d’un parti de gauche est de canaliser tout cela, en pointant les responsables mais également les solutions. Et cela ne peut se faire exclusivement depuis les institutions.

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:50

 

L’opposition russe à la recherche d’un nouveau souffle

 

MOSCOU (Reuters) - Des opposants russes ont déployé lundi à Moscou une immense banderole réclamant la libération des « détenus politiques » dans le cadre d'une journée de protestation, un an après le retour au Kremlin de Vladimir Poutine.

 

Le calicot, proclamant « liberté pour les détenus du 6 mai », a été déroulé sur les trois derniers étages d'une tour résidentielle bordant Novy Arbat, l'une des grandes artères commerciales de la capitale. La banderole a été rapidement enlevée et un homme a été interpellé.

 

Cet acte de défi prélude à un rassemblement prévu dans la soirée sur une place de Moscou où, il y a un an, des policiers armés de matraques ont dispersé une manifestation à la veille de l'investiture, le 7 mai 2012, du président Vladimir Poutine.

 

Des centaines de personnes avaient été arrêtées à cette occasion.

 

A Ekaterinbourg, dans l'Oural, des opposants ont également affiché sur les panneaux de rue les noms de personnes poursuivies pour la manifestation de mai 2012.

 

Les adversaires du chef du kremlin accusent ce dernier de changer de tactique en recourant à l'usage de la force et à la menace de condamnations judiciaires.

 

« Retour du goulag en Russie », s'interroge Gennadi Goudnov, un ancien parlementaire, en dressant un parallèle avec les camps de travail installés dans tout le pays par Staline à l'époque soviétique et dans lesquels des millions d'opposants périrent.

 

Dans un commentaire en ligne appelant les moscovites à manifester dans le courant de la journée sur la place Bolotnaïa, l'ancien élu prévient : « si vous voulez éviter un avenir semblable, venez aujourd'hui place Bolotnaïa ».µ

 

Les groupes d'opposition espèrent ainsi attirer les dizaines de milliers de ceux qui avaient manifesté leur hostilité début 2012 à Vladimir Poutine. Depuis, l'opposition, fragmentée et désunie, a perdu une bonne partie de ses membres, pour la plupart dans les classes moyennes urbaines et chez les jeunes.

 

La colère a laissé la place à une certaine apathie.

 

UNE OPPOSITION FRAGMENTEE GUETTÉE PAR L'APATHIE

 

A tel point que la radio libérale « Echo de Moscou » a diffusé une émission au cours de laquelle les auditeurs étaient invités à s'interroger sur le bien-fondé de la manifestation de ce lundi.

 

Dimanche, un premier rassemblement a attiré quelques centaines d'opposants. Les chefs de file du mouvement étaient absents, signe des divisions qui minent l'opposition.

 

Le chef de l'Etat qui, en treize ans au pouvoir comme président, puis premier ministre et de nouveau président, a réussi à marginaliser ses adversaires, tourne en dérision l'opposition.

 

En avril, il a pris pour cible le blogueur et avocat contestataire Alexeï Navalni en se réjouissant ouvertement de ses déboires judiciaires, l'opposant est accusé de vol devant un tribunal de province, une peine passible de dix ans de prison. L'intéressé, qui nie les charges, parle de « procès politique ».

 

« Ceux qui partent en croisade contre la corruption feraient mieux d'être blancs comme neige », a lancé le président lors d'une émission télévisée de questions et de réponses.

 

Comme pour illustrer l'impuissance de l'opposition, le ministère de la justice a annoncé en ligne qu'il avait rejeté la demande d'enregistrement d'un parti politique visant à soutenir Alexeï Navalni, qui fait partie des organisateurs de la manifestation de lundi.

 

De son côté, le parlement a adopté plusieurs textes de loi visant, selon les opposants, à museler les détracteurs du régime, y compris des lois plus sévères contre la diffamation et aggravant les amendes infligées aux manifestants ne respectant pas les règles.

 

Selon des groupes de défense des droits de l'homme et des militants de l'opposition, vingt huit personnes font l'objet de poursuites à la suite du rassemblement de 2012.

 

Plusieurs d'entre eux sont toujours en détention préventive en attendant leur procès et d'autres sont placées en résidence surveillée.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 18:10

 

http://www.danielbensaid.org/Republique-et-institutions-briser?var_mode=calcul

 

http://www.lepcf.fr/Republique-et-institutions-briser

 

http://www.gauchemip.org/spip.php?article20791

 

République et institutions

 

Briser le présidentialisme

 

Par Daniel Bensaïd

 

Jeudi 12 Avril 2007

 

Cette campagne électorale (la présidentielle en France) a de nouveau remis en avant la nécessaire « réforme » des institutions, que le parti socialiste peine à définir.

 

« La France présidente » ? Le slogan de Ségolène Royal parachève le ralliement du parti socialiste à la logique bonapartiste des institutions de la cinquième république.

 

Après avoir dénoncé leur « coup d’État permanent », François Mitterrand avait su les instrumentaliser pour remodeler son parti et la gauche autour de leur usage monarchique. En soutenant l’initiative référendaire de Chirac sur « le quinquennat sec », puis en prenant lui-même l’initiative d’une inversion du calendrier électoral qui subordonne l’élection parlementaire à la présidentielle, Lionel Jospin s’y était rallié à son tour. Il prit pour mot d’ordre de campagne « présider autrement », comme s’il suffisait de faire bon usage des institutions pour en changer le sens. La campagne de Ségolène Royal n’est que la dernière péripétie de ce « grand renoncement de la gauche », qui a rendu les socialistes « incapables de la moindre distance d’avec le régime en place » : « les institutions pensent désormais à leur place ».

 

De Marx à Blum et Mendès-France, l’opposition à l’élection du président au suffrage universel fut pourtant commune à la gauche révolutionnaire comme à la gauche réformiste.

 

Dès le coup d’État de Louis Bonaparte, Marx avait compris la fonction perverse de cette institution : « la constitution s’abolit elle-même en faisant élire le président au suffrage direct par tous les Français. Alors que les suffrages des français se dispersent sur les sept cent cinquante membres de l’assemblée nationale, ils se concentrent ici, au contraire, sur un seul individu. Il est, lui, l’élu de la nation. Vis-à-vis d’elle, il dispose d’une sorte de droit divin, il est par la grâce du peuple ».

 

Sixième république

 

Même argument, dès 1848, chez le futur communard Félix Pyat : « La république, dont le président est affublé du titre de chef de l’État, n’est pas la république, c’est la royauté. Un président nommé par la majorité absolue des suffrages du peuple aura une force immense et presque irréversible. Une telle élection est un sacre bien autrement divin que l’huile de Reims et le sang de Saint Louis. Ou monarchie ou commune ! Si nous voulons la commune, plus de présidence ». Ces critiques ne sont pas l’exclusivité d’une gauche extrême. Ainsi, Pierre Mendès France déclarait, en 1962 : « choisir un homme sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige, ou de son habilité électorale, c’est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander, à contrôler lui-même, c’est une régression par rapport à toute une évolution que l’histoire nous a appris à considérer comme un progrès ».

 

Au fil des ans, cette « renonciation » a gangrené la vie publique, favorisant le clientélisme et la corruption, propageant ses effets au niveau des régions, privilégiant la nomination princière au détriment du contrôle des mandats électifs, personnalisant et dépolitisant à outrance le débat électoral. La campagne en cours marque une étape supplémentaire dans cette dégradation de la vie publique. Le rôle des grands médias (étroitement mêlés au grand capital financier et aux jeux de pouvoir) donne à l’affaire un tour plébiscitaire sans précédent. Marx disait de Napoléon, le neveu : « vu le manque total de personnalité d’envergure, le parti de l’ordre se croit naturellement obligé à s’inventer un individu unique en lui attribuant la force qui faisait défaut à sa classe tout entière et de l’élever ainsi à la dimension d’un monstre ».

 

Aujourd’hui, ce monstre miniature dispose déjà de sa société du dix décembre, de ses affairistes. Comme ses précurseurs de 1848, il se présente « en rempart de la société » et condescend en « charlatan arrogant » à « porter le fardeau du monde sur ses épaules ».

 

Cependant, sa force tient surtout à la faiblesse d’opposants occupés à lui disputer le parti de l’ordre juste. Affirmant que « la France a le meilleur régime politique de son histoire », Sarkozy entend ainsi pousser à son terme la logique bonapartiste de la cinquième république, quitte à injecter dans ses rouages une infime dose de parlementarisme.

 

Ségolène Royal dit-elle autre chose ? Elle a fini, dans son discours du 18 mars, par lâcher le mot de sixième république : « Cette république nouvelle, farouchement accrochée à ses identités et à ses diversités, ce sera notre sixième république. » Mais le flacon ne fait pas l’ivresse : « la nature de la république, et pas seulement son numéro, fait problème en France. » La proposition de Ségolène Royal promet le mandat unique, une dose de proportionnelle, la suppression de l’article 49 alinéa 3, mais elle ne limite en rien les pouvoirs du président. La « France présidente » entend, au contraire, utiliser à plein la fonction : « je serai la présidente de la juste autorité, car je sais où je vais et comment j’y vais ». Elle le sait si bien qu’elle a renoncé à proposer une assemblée constituante, sans laquelle on ne voit plus de quel pouvoir émanerait sa sixième république, et se contente d’évoquer un « comité constituant », aussi peu démocratique que celui qui concocta, sous la présidence de Giscard, le traité constitutionnel européen.

 

Droits de contrôle

 

Pour qu’une gauche digne de ce nom ressuscite du « sépulcre constitutionnel » où la gauche libérale s’est volontairement ensevelie, une réforme démocratique radicale exigerait la convocation d’une assemblée constituante et la suppression de l’élection au suffrage universel du président de la république, clé de voûte du bonapartisme institutionnalisé. Elle exigerait aussi un mandat unique renouvelable une seule fois, un système proportionnel intégral par régions, et non l’injection d’une dose homéopathique de proportionnelle, avec correction nationale prenant en compte les restes, le droit de vote pour tous les résidents étrangers, l’exercice garanti du droit à l’autodétermination pour les départements et territoires d’outre-mer.

 

Elle exigerait la suppression du sénat et son remplacement par une assemblée issue des mouvements sociaux. Elle devrait radicaliser le droit du sol, en opposant à la notion généalogique d’identité, celle d’une citoyenneté élargie à tous ceux et celles qui vivent et travaillent sur le territoire. Elle devrait supprimer la tutelle préfectorale sur les communes héritée de l’empire, promouvoir une expansion de la démocratie communale et remplacer le conseil constitutionnel, nommé par une commission parlementaire élue à la majorité des deux tiers. Elle devrait surtout favoriser la reconnaissance de droits de contrôle et d’autogestion sur les lieux de travail, réduire le temps légal de travail pour faciliter la rotation des mandats et la déprofessionalisation des pouvoirs, instituer la révocabilité des élus par leurs mandants et aligner leur indemnité sur le salaire d’un travailleur qualifié.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:42

 

Nouvelle frappe israélienne sur la Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Israël a bombardé la Syrie pour la deuxième fois en quarante huit heures, menant à l'aube une série de frappes aériennes sur Damas pour empêcher la livraison au Hezbollah, le puissant mouvement chiite libanais, de missiles fournis par l'Iran.

 

Une source appartenant au monde du renseignement occidental est à l'origine de l'information, Israël refusant de confirmer.

 

L'Iran, qui souhaite la destruction de l'Etat d'Israël, a condamné l'opération. L'Iran chiite est un des rares alliés du président syrien Bachar al Assad, membre de la minorité alaouite, une branche issue du chiisme.

 

Les médias syriens ont identifié le site bombardé par Israël comme étant le centre de recherches militaires de Jamraya, situé au nord de la capitale, Damas, celui-là même que les avions de Tsahal avaient frappé une première fois le 30 janvier. Jamraya, n'est qu'à quinze kilomètres de la frontière libanaise.

 

Vendredi, Israël a bombardé un entrepôt de l'aéroport de Damas censé abriter des missiles sol-sol Fateh 110 fabriqués en Iran, a indiqué le New York Times.

 

La source appartenant au monde du renseignement occidental a déclaré à Reuters :

 

« dans l'attaque de la nuit dernière, comme dans la précédente, ce qui a été attaqué ce sont des réserves de missiles Fateh 110 qui étaient en transit de l'Iran vers le Hezbollah ».

 

Dimanche, des riverains de la base de Jamraya ont parlé d'explosions pendant plusieurs heures dans divers endroits près de Damas. « Il faisait jour en pleine nuit », a témoigné un homme.

 

Un autre témoin a parlé d'un incendie près de Koura al Assad, localité située à cinq kilomètres à l'ouest de Jamraya où vivent de nombreux dignitaires du régime.

 

La télévision publique syrienne a parlé de « nombreuses victimes civiles et d'importants dégâts » à Jamraya et a cité une lettre du ministère syrien des affaires étrangères aux nations unies évoquant une « agression israélienne manifeste ».

 

Le vice-ministre syrien des affaires étrangères, Faiçal al Mekdad, a pour sa part évoqué « une déclaration du guerre », selon la chaîne de télévision CNN.

 

L'AVENIR D'ISRAËL

 

Une vidéo mise en ligne montre une série d'explosions. L'une illumine le ciel de Damas, l'autre déclenche une colonne de feu et d'explosions secondaires.

 

Les médias d'Etat syriens ont accusé Israël d'avoir attaqué en réponse aux récents succès des forces fidèles au président syrien Bachar al Assad contre les rebelles, majoritairement sunnites, qui cherchent à le renverser depuis deux ans.

 

Le nouveau raid israélien intervient alors que les Etats-Unis s'interrogent sur l'utilisation d'armes chimiques par le pouvoir syrien et sur un soutien plus affirmé aux rebelles. Les occidentaux ne voient toutefois pas d'un bon oeil la présence de combattants islamistes anti-occidentaux parmi les rebelles.

 

Lors d'une apparition en public dimanche, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n'a pas fait allusion aux derniers raids mais a évoqué avec insistance sa responsabilité pour assurer l'avenir d'Israël.

 

Benjamin Netanyahu a maintenu son projet de déplacement en Chine, il doit s'envoler pour Pékin dans la journée, ce qui semble montrer qu'il ne s'attend pas à d'importantes représailles de la part du président Assad et du Hezbollah.

 

De source militaire israélienne, on indique toutefois que l'armée a déployé ces derniers jours des systèmes supplémentaires de défense anti missile près de la frontière nord.

 

Le commandant des forces terrestres iraniennes, Ahmad Reza Pourdastan, a apporté un soutien appuyé à la Syrie.

 

« La Syrie a une armée puissante. Avec sa structure et son l'expérience contre le régime sioniste (Israël), elle peut tout à fait se défendre. Il n'y a pas besoin de l'intervention d'autres pays. Mais, si elle a besoin d'entraînement, nous pouvons l'aider », a déclaré Pourdastan selon l'agence Fars.

 

L'Egypte a estimé que l'attaque était une violation du droit international et une menace pour la stabilité de la région. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al Araby, a demandé au conseil de sécurité des Nations unies d'agir immédiatement pour faire cesser « les attaques d'Israël sur la Syrie ».

 

EXPLOSIONS TOUTE LA NUIT

 

Dimanche, dans le centre de Damas, les gens ont cru d'abord à un tremblement de terre.

 

« Le ciel a rougeoyé toute la nuit. On n'a pas pu dormir une seconde. Les explosions ont commencé après minuit et ont continué pendant toute la nuit », a déclaré un homme à Reuters qui habite à Hameh, à moins de deux kilomètres de Jamraya.

 

« Il y a eu des explosions de tous les côtés de ma maison », a-t-il ajouté. Les gens se sont cachés dans les sous-sols pendant l'alerte, a-t-il raconté.

 

Selon l'agence de presse syrienne Sana, l'aviation israélienne a frappé en trois endroits : le nord-est de Jamraya, la localité de Maysaloun à la frontière libanaise et la base aérienne de Dimas. L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), proche de l'opposition, précise que les frappes ont visé Jamraya mais aussi un dépôt de munitions voisin.

 

Dimanche matin, début de la semaine, le centre de Damas était pratiquement vide. Seuls quelques magasins étaient ouverts. Des hommes supplémentaires semblaient avoir été placés aux points de passage qui protègent les zones contrôlées par le gouvernement des attaques de rebelles.

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:21

 

Des milliers de manifestants à Paris contre l’austérité

 

PARIS (Reuters) - Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Paris contre l'austérité et pour une « sixième république », réaffirmant l'opposition d'une partie de la gauche à la politique conduite par François Hollande.

 

A l'invitation du Front De Gauche, les manifestants ont fustigé pêle-mêle l'accord sur l'emploi trouvé par les partenaires sociaux, les futures réformes des retraites et de la protection sociale et les mesures d'économies visant à réduire les déficits publics.

 

Le Parti de Gauche, une des composantes du Front De Gauche, a fait état de cent quatre vingt mille manifestants et la préfecture de police de trente mille. Cette dernière avait dans un premier temps dit qu'elle n'annoncerait pas d'estimation, arguant du fait qu'il s'agissait d'un rassemblement politique.

 

Les organisateurs avaient affiché pour objectif de rassembler cent mille personnes, un an après la victoire de François Hollande sur Nicolas Sarkozy.

 

« Aucun monarque, fut-il républicain, ne nous imposera jamais sa loi », a dit Jean-Luc Mélenchon devant des manifestants criant « résistance », près de la Place de la Bastille.

 

« Nous ne voulons pas de la finance au pouvoir, nous n'acceptons pas les politiques d'austérité qui vouent notre peuple, comme tous ceux d'Europe, à une souffrance sans fin. C'est nous qui commençons, avec cette marche citoyenne, cette insurrection dont la patrie républicaine à besoin », a poursuivi le quatrième homme de l'élection présidentielle de 2012.

 

UNE ANNÉE « TRÈS DIFFICILE »

 

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, l'autre composante du Front De Gauche, avait auparavant déclaré que « nous n'acceptons pas d'en rester là, de nous rallier à l'idéologie de la défaite face aux forces de l'argent ».

 

Le délai obtenu par la France pour réduire son déficit public sous trois pour cent du PIB, qualifié de « victoire » par le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, n'a pas calmé la contestation.

 

« Arrêtez les mensonges ! Ce n'est pas deux ans de répit que nous donne la commission européenne, nous allons avoir droit à deux ans de chantage », a dit Pierre Laurent. « Après le code du travail, ce seront les retraites, le financement de la sécurité sociale, les services publics qu'on va nous demander de sacrifier ».

 

Le Front De Gauche demande également au gouvernement d'amnistier les syndicalistes auteurs de délits depuis 2007, ce qu'il a finalement refusé, et de durcir le texte sur les cessions de sites viables pour interdire les « licenciements boursiers ».

 

Eva Joly, candidate Europe Ecologie Les Verts à la présidentielle de 2012, a estimé à la tribune de la Bastille qu’« il n'y a pas d'un côté la crise économique et de l'autre la crise démocratique, les deux sont liées en France et en Europe ».

 

« C'est une grande manifestation de la gauche anti gouvernementale », a pour sa part déclaré Olivier Besancenot, figure du Nouveau Parti Anticapitaliste, à des journalistes.

 

De leur côté, des responsables socialistes réunis dans les Landes, n'ont pas caché les difficultés rencontrées par François Hollande.

 

« Oui, la première année du quinquennat a été une année très difficile parce que ça a été une année de réparation et de préparation de la France », a dit le premier secrétaire du Parti Socialiste, Harlem Désir, aux militants, selon le texte de son discours.

 

« Oui le changement prendra du temps, oui il y a des efforts, mais il y aura une différence profonde, fondamentale, irréconciliable avec la droite », a-t-il ajouté.

 

Le ministre de l'économie et des finances, Pierre Moscovici, a invité Jean-Luc Mélenchon à éviter la « politique du pire. Toujours, dans notre histoire, quand la gauche a oublié que c'était la droite qu'il fallait combattre et non pas le voisin, chaque fois qu'elle a dit que c'était le social-démocrate qui était un social-traître, alors au final, ça a été l'échec », a-t-il dit dans l'émission Le Grand Rendez Vous Europe Un I Télé Le Parisien.

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:46

 

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3742321-ils-jettent-aube-doree-dehors

 

« Ils jettent Aube Dorée dehors »

 

Vendredi 3 Mai 2013

 

Le maire d’Athènes, Giorgos Kaminis, a fait interdire, le 2 mai, une distribution de nourriture organisée par le parti néo-nazi Aube Dorée et réservée aux grecs.

 

En représailles, raconte le quotidien Ta Nea, un député d’Aube Dorée, Yorgos Germenis, « a braqué une arme » sur le maire et a blessé un enfant en tentant de le frapper. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les militants néo-nazis.

 

C’est la première fois que les autorités s’opposent à ce que le journal qualifie de « soupe populaire de la haine ». Le quotidien s’interroge toutefois pour savoir s’il s’agit d’un tournant dans l’attitude des pouvoirs publics ou du début d’un bras de fer avec Aube Dorée, en vue des élections municipales de 2014.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 19:05

 

http://www.atlasinfo.fr/14-heures-d-interrogatoire-d-affilees-par-la-police-algerienne-pour-avoir-reclame-l-autonomie-en-Kabylie-Khalid-Zirari_a41676.html

 

Quatorze heures d’interrogatoire d’affilée par la police algérienne pour avoir réclamé l’autonomie en Kabylie

 

Mardi 23 Avril 2013

 

Le militant amazigh marocain Khalid Zirari, expulsé lundi par les autorités algériennes pour avoir participé à une marche non autorisée en Kabylie, a vivement dénoncé son arrestation par les « services secrets » algériens qui lui ont fait subir « quatorze heures d’interrogatoire d’affilée », s’est il confié mardi à Atlasinfo.

« Mon arrestation après la manifestation à laquelle ont participé quatre vingt cinq mille personnes s’était déroulée d’une manière digne d’un vrai roman policier », a raconté à Atlasinfo le militant marocain à son retour à Casablanca. Cette manifestation a eu lieu à l’appel du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) et en partenariat étroit avec le Gouvernement Provisoire de la Kabylie (GPK) en exil que dirige Ferhat Meheni.

L’arrestation de Khalid Zirari avait été annoncée dimanche à Rabat par le ministre algérien de l'intérieur, Dahou Ould Kablia, en marge de la réunion du conseil des ministres de l’intérieur de l’Union du Maghreb Arabe (UMA).

Selon ce dernier, Khalid Zirari « est entré en Algérie en tant que touriste et a participé à une marche non-autorisée, organisée par un mouvement qui appelle à la séparation d'une partie du territoire algérien. Il a été arrêté et aurait du, de par les actes qu'il a commis, être présenté à la justice », a expliqué le ministre algérien, qui répondait à une question sur les conditions d'arrestation et le sort du militant marocain, lors d'un point de presse tenu à l'issue de la réunion des ministres de l’UMA.

Dahou Ould Kablia a assuré que « des instructions ont été données pour qu'il soit mis dans le premier avion » à destination du Maroc. Il sera, toutefois, interdit d'accès en territoire algérien, a précisé le ministre.

Lors de son entretien avec Atlasinfo, Khalid Zirari a indiqué qu’au cours de la manifestation, il a été invité par les organisateurs à prendre la parole. « J’ai dit à la nombreuse assistance qu’il fallait maintenant passer au stade de la région, du fédéralisme ou de l’autonomie parce que le pouvoir central militaire en Algérie a marginalisé cette région. Mon allocution a été saluée car elle exprime un ferme soutien au MAK de la part du Congrès Mondial Amazigh dont je suis un des responsables », a ajouté le militant.

Evoquant toujours son arrestation rocambolesque, il a affirmé avoir été interrogé « pendant quatorze heures successivement au commissariat de Tizi Ouzou, à la wilaya de police de Boumerdès et enfin au commissariat d’Alger ».

Juste après la manifestation, raconte-t-il, « j’ai emprunté une ruelle voisine en compagnie de quelques amis algériens et c’est à cet instant même que des policiers en civils sont descendus de trois voitures banalisées , des quatre fois quatre, m’ont menotté puis placé dans un des véhicules, parti en toute allure vers le commissariat ».

Les questions des policiers ont été axées, selon lui, sur la « nature et les détails des relations qu’entretiennent le Congrès Mondial Amazigh et moi-même en personne avec le MAK puis le Gouvernement Provisoire de la Kabylie en exil. Je condamne le comportement de cet Etat militaire contre les amazighs d’Algérie, en particulier les kabyles et les mozabites, ces derniers étant constamment harcelés par les autorités algériennes pour leur appartenance à l’islam ibadite, celui même qu’on trouve chez les amazighs de Libye », a martelé Khalid Zirari qui assure « avoir été bien traité lors de son séjour dans les commissariats algériens. Bien que j’étais menotté et placé dans des cellules remplies de prévenus de droit commun, on m’a donné des repas et des cigarettes » a poursuivi ce militant.

Ce dernier ne veut pas rester au stade de la dénonciation mais compte protester au nom du Congrès Mondial Amazigh auprès de l’ONU, des antennes spécialisées onusiennes et des ONG internationales dont celles des Etats-Unis.

« Avant mon embarquement à Alger, les services de police m’ont remis un arrêté d’expulsion », selon Khalid Zirari. A la question de savoir s’il a été inquiété à son retour à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, il a répondu négativement. « Personne ne m’a rien dit, je suis sorti sans aucun problème. Les militants algériens viennent nous voir au Maroc sans problème, la liberté de mouvement et d’expression est garantie dans le cadre du respect de la loi », a-t-il conclu.

De son côté, le Congrès Mondial Amazigh, CMA, estime, dans une déclaration rendue publique lundi que l'arrestation de Khaled Zirari à Tizi-Ouzou est une « grave dérive de la part du pouvoir algérien ».

La déclaration du Congrès Mondial Amazigh souligne notamment que la « ratification par l'Algérie de la déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtones ne peut cacher les pratiques racistes anti-amazighes en Algérie. Les interdits et la répression contre les organisations politiques démocratiques et la société civile particulièrement en Kabylie, mettent en évidence une politique de mise en quarantaine de cette région », qui défend son identité.

Située dans l’est d’Alger, la Kabylie est une région montagneuse très peuplée par les berbères autochtones. Elle se veut être un « mouvement fort » pour la reconnaissance de l’amazigh dans l’Algérie.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:42

 

http://paris.reelledemocratie.net/node/1793

 

Dimanche 12 Mai 2013 à 14 heures à Paris

 

Rotonde de la Villette Métro Stalingrad

 

Le 13 Avril, place de la Bourse, s’est tenu la première gratiferia organisée par le mouvement Démocratie Réelle Maintenant Paris (Ils nous ont appelé les indignés). Cet évènement a rencontré un fort succès, la convivialité, les échanges étaient au rendez vous.

La gratiferia est un espace de gratuité où chacun peut donner ce qu’il veut, des biens, des services, des idées et des créations. Apportez ce que vous souhaitez donner et prenez ce que vous voulez : vêtements, nourriture, objets divers et livres. Ce n’est pas du troc, vous pouvez venir sans rien d’autre que votre bonne humeur.

A l’occasion d’une journée mondiale de mobilisation pour le deuxième anniversaire du mouvement dit des indignés, né en Espagne le 15 mai 2011, et dont un des messages est : « on ne doit rien, on ne paie rien ».  Nous vous invitons cordialement Dimanche 12 Mai à 14 heures à la rotonde de Stalingrad. Une assemblée populaire aura lieu vers 16 heures sur place.

Ras le bol du racket imposé par les banques, un nouveau monde, non spéculatif, plus humain est en marche.

C’est à nous tous d’être acteurs, décideurs de toutes les questions de société. Les alternatives se construisent partout et se font à travers la réflexion, l’analyse mais aussi grâce à l’action.

Luttes contre la précarité (en terme de logement, d’alimentation, de santé et d’éducation), mobilisation exemplaire pour préserver le bocage local contre le projet d’aéroport destructeur de Notre-Dame-Des-Landes, les luttes contre les violences policières, et celle pour la régularisation de tous les sans papiers,...

Notre expérience, notamment celle de la marche des banlieues en 2012, nous a prouvé que la créativité et la détermination d’aller vers une autre société existe et n’attends plus que toi, elle, il, nous tous ensemble

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