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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 17:15

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/22/les-socialistes-espagnols-plebiscitent-pedro-sanchez_5131602_3214.html

 

Les socialistes espagnols plébiscitent Pedro Sanchez

 

L'ancien secrétaire du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) s’impose face à Susana Diaz sur une ligne claire d’opposition à la droite.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Pedro Sanchez a obtenu sa revanche. Dimanche 21 Mai 2017, les militants l’ont réélu à la tête du PSOE lors d’une élection primaire interne décisive pour l’avenir de la formation. Cet économiste, candidat malheureux aux dernières élections, promet un virage à gauche, une opposition ferme au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy et un rapprochement avec le parti de la gauche radicale Podemos.

Contre tout pronostic, alors qu’il avait tout l’appareil du PSOE contre lui et qu’il a eu recours au financement participatif pour sa campagne, Pedro Sanchez a obtenu cinquante pour cent des voix, loin devant sa grande rivale, la présidente de l’Andalousie, Susana Diaz, avec quarante pour cent des voix, et l’ancien président du Pays Basque, Patxi Lopez, avec dix pour cent des voix. Le taux de participation de cette élection-clé pour l’avenir du PSOE a atteint quatre vingt pour cent des militants. Le résultat des élections primaires sera validé lors d’un congrès, le 17 juin et le 18 juin 2017 à Madrid, qui pourrait rétablir la paix ou faire exploser la formation.

Par ce choix, les militants portent un coup dur aux grands ténors du parti et aux principaux barons régionaux, qui avaient poussé Pedro Sanchez à la démission au mois d'octobre 2016. Les dirigeants du PSOE critiquaient alors ses mauvais résultats électoraux lors des dernières élections législatives, quatre vingt dix députés au mois de décembre 2015 et quatre vingt cinq députés sur les trois cent cinquante députés du parlement espagnol au mois de juin 2016.

Ils ne comprenaient pas son refus obstiné, érigé en mantra, « no es no », « non c'est non », de faciliter l’investiture de Mariano Rajoy, arrivé en tête aux deux élections législatives, mais sans majorité absolue. Et ils ne toléraient pas ses tentatives de sceller, dans le dos du comité de direction du PSOE, une alliance avec le parti de la gauche radicale Podemos et les indépendantistes catalans afin de devenir président du gouvernement. « Le virus du populisme a gagné une nouvelle bataille », affirme un président de région socialiste proche de Susana Diaz au Monde, « je ne pense pas que le parti va se rompre mais tout dépend de celui qui en a la responsabilité ».

L’élection de Pedro Sanchez à la tête du PSOE marque aussi une rupture avec le PSOE historique, celui des anciens présidents du gouvernement Felipe Gonzalez et José Luis Rodriguez Zapatero, qui avaient donné leur soutien à Susana Diaz.

Le soutien des militants contraste avec l’hostilité qu’il suscitait aussi dans les principaux médias, à commencer par le Pais, journal de référence des électeurs du PSOE, qui a comparé l’élection de Pedro Sanchez au vote des britanniques en faveur du Brexit, « la victoire de Pedro Sanchez n’est pas étrangère au contexte politique de crise de la démocratie représentative dans laquelle s’imposent avec facilité la démagogie, les demi vérités, les fausses vérités et les promesses impossibles à tenir ».

Deux modèles opposés

« Rien ne se termine mais tout commence aujourd’hui », a déclaré le nouveau secrétaire général, « nous allons faire du PSOE le parti de la gauche de ce pays et mon engagement reste ferme, l’unité du parti ».

Susana Diaz, le visage décomposé, s’est mise à la disposition du PSOE, évitant soigneusement de prononcer le nom de son rival et demandant que la formation soit une « alternative de gouvernement avec un projet cohérent, solide et autonome », sous-entendu de Podemos.

La première tâche de Pedro Sanchez sera de recoudre un parti divisé et fracturé entre deux modèles opposés. En matière de fonctionnement interne, les divergences sont profondes. Alors que sa rivale entendait encadrer et limiter la participation directe des militants, Pedro Sanchez, opposé au PSOE des notables, comme il dit, aimerait consolider les attributs du secrétaire général et renforcer son pouvoir et son autonomie par rapport aux organes de direction collégiaux, tout en augmentant la fréquence et le nombre de consultations auprès des militants.

Sur les questions politiques et économiques, les différences sont aussi importantes. Alors que Susana Diaz défendait les principes de la sociale démocratie, Pedro Sanchez a annoncé son intention d’effectuer un virage à gauche pour récupérer « l’essence du socialisme et de la vraie gauche et construire une nouvelle sociale démocratie qui lutte contre le néo libéralisme et ses conséquences économiques et sociales ». Il est prêt pour cela à s’allier avec Podemos, avec qui Susana Diaz voulait au contraire mettre le plus de distance possible, elle qui gouverne en Andalousie avec le soutien du parti centriste et libéral Ciudadanos.

Fervent opposant à l’abstention des députés du PSOE qui a permis à Mariano Rajoy d’obtenir l’investiture du parlement et ainsi d’éviter de troisièmes élections législatives en un an, le nouveau patron des socialistes n’entend en aucun cas collaborer avec le Parti Populaire. Il a déclaré durant la campagne que sa première décision, une fois élu, serait de demander la démission de Mariano Rajoy, du fait des scandales de corruption qui éclaboussent sa formation.

La victoire de Pedro Sanchez pourrait ainsi avoir des conséquences directes sur la stabilité de l’exécutif. En refusant de négocier tout accord ou toute loi avec le Parti Populaire, le secrétaire général pourrait inciter le chef du gouvernement à convoquer de nouvelles élections législatives ou provoquer son départ par une motion de censure, comme celle déposée par Podemos, Vendredi 19 Mai 2017. Pour être effective, celle-ci doit être « constructive » et elle doit s’accompagner de la présentation d’une candidature alternative capable d’obtenir la majorité absolue au parlement. Pedro Sanchez, qui s’est dit prêt à se lancer « droit vers la Moncloa », le palais du chef de gouvernement, pourrait être tenté par cette perspective.

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 17:22

 

Le président du Brésil, Michel Temer, se heurte de front à la cour suprême (Reuters)

 

Le président du Brésil, Michel Temer, s'est vivement défendu Samedi 20 Mai 2017 des accusations de corruption portées contre lui, redisant qu'il n'avait aucune intention de démissionner.

La cour suprême du Brésil a lâché une bombe en dévoilant Jeudi 18 Mai 2017 un témoignage l'accusant, lui et deux anciens présidents, Luiz Ignacio Lula da Silva et Dilma Rousseff, d'avoir reçu l'équivalent de plusieurs millions d'euros de pots-de-vin.

Ce témoignage livré par des cadres du groupe alimentaire José Batista Sobrinho (JBS), numéro un mondial du conditionnement de viande, a été obtenu en échange d'une réduction de peine dans le cadre de l'opération anti-corruption Lava Jato qui secoue le pays depuis de longs mois.

Il pose la question du maintien au pouvoir du président Michel Temer, qui a lui-même succédé à Dilma Rousseff, destituée l'an dernier pour manipulation des comptes publics.

La cour suprême a ouvert Jeudi 18 Mai 2017 une enquête visant Michel Temer pour corruption et obstruction à la justice. Les appels à sa démission se multiplient, y compris dans les colonnes du quotidien O Globo, pourtant critiqué par l'opposition de gauche pour ses positions en faveur des conservateurs.

« C'est de loin le pire moment au Brésil depuis le retour de la démocratie », estime Claudio Couto, politologue à la Fondation Getulio Vargas.

Michel Temer nie toute malversation et exclut de démissionner. Samedi 20 Mai 2017, affirmant que « le Brésil ne sera pas dévié de sa route », il a demandé à la cour suprême de vérifier l'intégrité d'un enregistrement le mettant en cause, à savoir s'il n'a pas été édité après coup et, en attendant, de suspendre l'enquête ouverte contre lui.

Dans un communiqué diffusé dans la soirée, l’actionnaire majoritaire de JBS a déclaré que l'enregistrement avait été remis dans son intégralité à la justice et qu'il « n'avait jamais fait l'objet d'une quelconque manipulation ».

Dans cet enregistrement audio diffusé par la cour suprême et effectué en secret par le patron de JBS, Joesley Batista, lors d'un entretien au mois de mars 2017, le président Michel Temer semble tolérer le versement d'argent à l'ancien président de la chambre des députés, Eduardo Cunha, pour qu'il accepte de se taire.

Dans son intervention Samedi 20 Mai 2017 au palais présidentiel, Michel Temer a jugé que les déclarations des cadres de JBS n'étaient qu'un tissu de mensonges et qu’elles étaient pleines de contradictions.

JBS, jadis un petit producteur de viande, a connu une croissance exponentielle pendant les treize années de gouvernement dirigé par le Parti des Travailleurs, sous les présidences de Luiz Ignacio Lula da Silva et de Dilma Rousseff. Il s'est étendu grâce à des acquisitions financées par des prêts à faible taux d'intérêt accordés par la banque de développement du Brésil.

Les dirigeants de JBS qui ont témoigné devant la justice en échange d'une remise de peine disent avoir versé environ cinq cent millions de reals, cent trente sept millions d'euros, à des responsables politiques et à des fonctionnaires en échange de l'obtention de contrats publics, de crédits auprès des banques et du règlement de litiges, fiscaux notamment, avec l'administration.

Le président Michel Temer a démenti avoir fait obstruction à la justice en intervenant dans l'enquête ou avoir touché des pots-de-vin. Les avocats de Luiz Ignacio Lula da Silva affirment l'innocence de leur client et Dilma Rousseff a nié toute malversation.

Les trois anciens ou actuels présidents ne sont pas les seuls concernés par le témoignage de JBS qui met en cause des élus du congrès, des ministres et plusieurs gouverneurs et maires de grandes villes. Tous les partis sont impliqués, dans la coalition gouvernementale comme dans l'opposition.

Selon ces récits, Michel Temer, du Parti du Mouvement Démocratique du Brésil (PMDB), a reçu quinze millions de réals, quatre millions d'euros, de dessous-de-table de JBS.

Pour l'ancien président Luiz Ignacio Lula da Silva, déjà visé par cinq procès pour corruption, la cour suprême donne un chiffre équivalent à environ quarante cinq millions d'euros reçus sur des comptes à l'étranger. L’ancienne présidente Dilma Rousseff aurait perçu près de vingt sept millions d'euros, également placés sur des comptes à étranger.

L'opération Lava Jato vise un vaste système de corruption, qui permettait aux sociétés d'obtenir des contrats dans des entreprises publiques, notamment auprès de la société pétrolière Petrobras.

Plus de quatre vingt dix hommes d'affaires et politiques ont déjà été inculpés et des dizaines de parlementaires et un tiers des membres du gouvernement de Michel Temer font l'objet d'investigations.

Eduardo Cunha a été l'un des initiateurs de la procédure de destitution de Dilma Rousseff. Reconnu par la suite coupable de corruption, il a été condamné au mois de mars 2017 à quinze ans de prison.

De nombreux dirigeants politiques craignent que, s'il devait devenir témoin, son témoignage ne mette en cause des dizaines de parlementaires et de membres de l'exécutif.

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 16:56

 

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Espagne-Le-PSOE-tente-d-eviter-la-fracture--24458855/

 

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) tente d'éviter la fracture (Reuters)

 

Le PSOE, qui s'est déchiré à l'automne dernier sur l'attitude à adopter face au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, se dote Dimanche 21 Mai 2017 d'un nouveau secrétaire général sur fond de bataille pour le leadership sur la gauche espagnole, que lui conteste Podemos.

Pedro Sanchez, hostile au maintien au pouvoir du dirigeant du Parti Populaire, a démissionné au mois d’octobre 2016 après avoir été mis en minorité par les instances dirigeantes du PSOE et il remet son mandat en jeu devant les cent quatre vingt huit mille militants du PSOE.

Sa principale rivale, Susana Diaz, présidente de l'exécutif régional d'Andalousie, avait plaidé pour sa part pour une abstention des députés socialistes face au gouvernement de Mariano Rajoy. Sa ligne l'a emporté, permettant à Mariano Rajoy d'obtenir la confiance du parlement et à l'Espagne d'éviter de retourner une nouvelle fois aux urnes après les élections législatives du mois de décembre 2015 et du mois de juin 2016.

A quarante deux ans, soutenue par la vieille garde du PSOE dont les anciens chefs de gouvernement Felipe Gonzalez et José Luis Rodriguez Zapatero, Susana Diaz, si elle l'emporte, deviendra la première femme à diriger le parti en cent trente huit ans d'existence.

Un troisième candidat, l'ancien président du congrès des députés et ancien chef du gouvernement régional du Pays Basque, Patxi Lopez, se présente mais ses chances semblent minimes.

Du choix des militants pourrait dépendre le leadership que le PSOE, qui a subi l'an dernier ses plus mauvais scores électoraux, exerce encore sur la gauche espagnole mais que menace Podemos.

L'émergence du parti de la gauche radicale conjuguée à la poussée des centristes de Ciudadanos ont balayé le bipartisme qui organisait la vie politique espagnole depuis le rétablissement de la démocratie. Ces deux nouveaux venus disposent, ensemble, de près d'un tiers des sièges au congrès des députés, soixante et onze sièges pour Podemos et trente deux sièges pour Ciudadanos, le Parti Populaire a cent trente sept sièges et le PSOE a quatre vingt cinq sièges. Depuis 2008, le PSOE a perdu cinq millions huit cent mille voix.

En annonçant Vendredi 19 Mai 2017 le dépôt d'une motion de défiance contre le gouvernement de Mariano Rajoy, Podemos s'est invité dans les élections primaires du PSOE.

Podemos, qui a recueilli près d'un cinquième des suffrages lors des élections législatives de 2016, ne compte pas suffisamment de députés pour faire tomber le président du gouvernement espagnol.

Mais son initiative est un message adressé aux militants du PSOE, choisissez-vous un leader capable de détrôner Mariano Rajoy ou au contraire un dirigeant qui vous condamnera à rester dans l'opposition.

Interrogé par Reuters, le député José Luis Ábalos, coordinateur de la campagne de Pedro Sanchez, ne dit pas autre chose et met en garde le PSOE, « quand le PSOE perd son image d'alternative et se confond avec l'adversaire, l'électorat ne se reconnaît plus en lui et finit par se tourner vers d'autres propositions plus populistes », dit-il.

La porte-parole de Podemos, Irene Montero, qui a déposé Vendredi 19 Mai 2017 la motion de défiance au congrès des députés, a souligné que son mouvement incarnait « une alternative sérieuse au Parti Populaire, une alternative qui respecte les droits humains et la démocratie et qui ne tolère pas les pratiques autoritaires, le pillage ou les pratiques corrompues », a-t-elle dit.

Ce qui se joue sur la gauche de l'échiquier politique espagnol reflète des batailles similaires engagées dans d'autres pays européens, comme la France où le Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Jean-Luc Mélenchon a contribué au cuisant revers du Parti Socialiste, Benoît Hamon signant au première tour des élections présidentielles le plus mauvais score d'un candidat du Parti Socialiste depuis 1969.

Podemos espère aussi une pasokisation du PSOE, qui s'engagerait sur un déclin comparable à ce qu'a vécu le parti socialiste grec (PASOK), débordé sur sa gauche par le parti Syriza du premier ministre Alexis Tsipras.

Notant que le PSOE conserve une solide bases territoriale, les politologues jugent faible la probabilité de voir le PSOE suivre la même voie que le PASOK.

« Le problème fondamental du PSOE, c'est qu'il va rester dans l'opposition dans de nombreux cycles électoraux à venir, non pas parce qu'il disparaîtrait, mais parce qu'il n'aura pas la capacité de forger des coalitions alternatives pour déloger le Parti Populaire du siège de la présidence du gouvernement », explique le politologue Pablo Simón.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 16:30

 

http://www.publico.es/politica/mocion-censura-unidos-recibe-apoyo.html

 

La motion de censure d’Unidos Podemos reçoit un soutien populaire à la Puerta del Sol

 

Des milliers de personnes se sont rassemblées Samedi 20 Mai 2017 à la Puerta del Sol à Madrid pour soutenir la manifestation convoquée par Unidos Podemos en faveur de la motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy. La manifestation a commencé à 18 heures.

Devant le siège du gouvernement de la communauté de Madrid, il y avait une tribune où les principaux dirigeants et les membres du groupe parlementaire d’Unidos Podemos, d’En Comu Podem et d’En Marea, ont pris la parole devant les manifestants pour défendre les raisons qui les ont amenés à déposer une motion de censure qui sera probablement perdante devant le congrès.

Avant 18 heures, les gens ont commencé à se regrouper devant la tribune au centre de la Puerta del Sol en criant « si se puede », toujours présent lors des événements de la formation violette.

« Nous ne nous voilons pas la face. La motion de censure est une obligation morale », dit un des manifestants à Publico. « Nous savons que la motion de censure sera perdante, mais une motion de censure de Felipe Gónzalez a également été perdante à un moment puis il a fini par gouverner », ajoute-t-il avec enthousiasme.

Le premier intervenant était le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, après le chanteur Víctor Lemes qui a accueilli les manifestants avec des chansons satiriques et des imitations de chansons populaires.

Après Pablo Echenique, il y avait d'autres dirigeants de Podemos comme Ramón Espinar, Xavier Domenech, Irene Montero et Pablo Iglesias, et des dirigeants d’Izquierda Unida, Alberto Garzón et Sol Sanchez. L'événement a pris une couleur populaire avec la participation de citoyens anonymes, des chauffeurs de taxi, des pompiers, des dockers, des médecins et des étudiants, qui ont symbolisé le soutien de la base à la motion de censure proposée par Unidos Podemos au congrès.

Il y avait dans la manifestation des drapeaux républicains et des banderoles contre le complot et la corruption du Parti Populaire et les manifestants ont utilisé ces banderoles pour se protéger du soleil de Madrid.

La manifestation a coïncidé avec la campagne des femmes contre la violence machiste de la Puerta del Sol qui ont voulu montrer leur rejet de l'appel en criant « ils ne nous représentent pas ».

Des manifestants débordaient dans les rues autour de la Puerta del Sol, comme la rue de la Montera ou la rue de Preciados.

Podemos avait mobilisé cinquante deux autobus dans presque toutes les communautés autonomes, ils sont venus d’Andalousie, de Catalogne, de la Communauté Valencienne, de Galice, de Castille-La Manche, de Castille-Leon, de La Rioja, du Pays Basque, de Cantabrie, des Asturies, de Murcie, de Ceuta, de Melilla et même des îles.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 15:37

 

http://www.expressions-venissieux.fr/2017-05-18-france-insoumise-national-soumet-local

 

Le national soumet le local

 

Par Gilles Lulla

 

Une semaine après avoir décidé majoritairement de ne pas présenter de candidats dans la quatorzième circonscription du Rhône pour ne pas entamer les chances de la gauche de l’emporter, les militants du Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Vénissieux, de Feyzin, de Saint-Fons, de Saint-Priest et de Solaize, étaient de nouveau réunis, Mercredi 17 Mai 2017, pour arrêter une décision qui se faisait attendre.

 

Ils n’en auront pas eu la possibilité. Le national a tranché. Il y aura bien un candidat insoumis, Benjamin Nivard. Il aura pour suppléante Léa Leverd. Leur candidature a été déposée Jeudi 18 Mai 2017 à la préfecture du Rhône.

 

Entre ces deux réunions, la confusion a régné. Sur le site internet du MFI, Benjamin Nivard, qui s’était positionné de longue date, est passé du statut de titulaire à celui de suppléant, puis de nouveau à celui de titulaire pour pallier le retrait de Monia Benaïssa, qui était devenue titulaire après avoir été pressentie pour être suppléante avant de finalement jeter l’éponge.

 

Cette valse-hésitation traduit la forte opposition qui existe entre l’échelon local, où le souci de ramener la quatorzième circonscription à gauche l’emporte, et le national, désireux de faire fructifier dans un maximum de circonscriptions le bon score réalisé par Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles.

 

Les militants contre la candidature s’estiment floués. « La candidate communiste et maire de Vénissieux, Michèle Picard, était la mieux placée pour représenter la gauche », soulignent-ils. Nous ne voulons pas prendre le risque d’un second tour qui opposerait le Front National à Yves Blein, l’ancien militant du Parti Socialiste converti au macronisme. Malgré tout, le bureau national du MFI a décidé d’imposer un candidat. Nous ne reconnaissons pas sa légitimité ».

 

Gérard Médioni, qui était jusqu’à présent coordonnateur du mouvement sur la circonscription, a par ailleurs annoncé qu’il se désengageait. La direction de campagne est désormais assurée par Claude Delorme.

 

La campagne des candidats du MFI sera courte, un peu plus de trois semaines avant le premier tour des élections législatives, et les troupes seront clairsemées. Les militants ont été invités lors de la réunion du Mercredi 17 Mai 2017 à se positionner individuellement, certains ont choisi de soutenir Michèle Picard, d’autres de s’abstenir et d’autres enfin, fidèles à la direction nationale mais minoritaires, de soutenir les candidats désignés.

 

Au-delà des élections législatives, nous pouvons nous interroger sur les traces que laissera une telle désunion dans un mouvement naissant.

 

« Nous avons essayé de régler le malaise au mieux pour essayer de faire vivre le MFI à l’avenir », assure Gérard Médioni.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 17:02

 

https://www.tsa-algerie.com/fraude-aux-legislatives-abderrazak-makri-accuse-et-devoile-un-document-mettant-en-cause-le-fln/

 

Fraude aux élections législatives en Algérie

 

Abderrazak Makri accuse et dévoile un document mettant en cause le Front de Libération Nationale (FLN)

 

Par Fayçal Métaoui

 

Les élections législatives du Jeudi 4 Mai 2017 ont été marquées par la fraude et le bourrage des urnes en faveur du FLN et du Rassemblement National Démocratique (RND), a affirmé, Samedi 6 Mai 2017, Abderrazak Makri, président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) dont la coalition a obtenu trente trois sièges à l’Assemblée Populaire Nationale (APN).

« Nous avons constaté une fraude large, pire de ce que nous avons vu en 1997. Nous avons des preuves, des images, des vidéos et des documents. Dans certaines régions, nous ne pouvons pas prouver le détournement des voix parce que les contrôleurs ont été chassés des bureaux et parfois nous n’avons pas pu avoir les procès verbaux. Les wilayas connues pour être un fief de notre parti ont été particulièrement ciblées comme Blida, el Oued et Msila. La violence a été utilisée contre nous sans intervention des autorités. À el Oued, un candidat du FLN a proféré des menaces de mort sans être inquiété », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

Un document montrant le décompte des voix dans plusieurs communes de la wilaya de Blida a été remis aux journalistes. « Vous constatez que, dans la commune de Blida, par exemple, le FLN a eu sept mille trente et une voix, selon le procès verbal de dépouillement. Le procès verbal de décompte dressé à l’APC donne trente sept mille cent soixante dix huit voix à ce parti. En tout, le FLN a eu cinquante trois mille quatre cent quarante six voix de plus. C’est un scandale. Cette situation a été constatée dans plusieurs autres régions du pays », a-t-il souligné.

Selon lui, des armes blanches, dont des sabres, ont été utilisées contre les contrôleurs du parti pour les empêcher de faire leur travail.

« Nous avons eu à faire aux pratiques de Baltaguia. Le ministre de l’Intérieur a, lui-même, annoncé un taux de vingt neuf pour cent de présence de scrutateurs des partis dans les bureaux de vote. Autrement dit, soixante dix pour cent des bureaux n’étaient pas contrôlés », a expliqué Abderrazak Makri, précisant que le MSP a les moyens d’avoir des contrôleurs dans tous les bureaux.

Selon lui, les encadreurs de l’opération électorale ont été changés à la dernière minute. « Ceux qui ont été ramenés avaient pour mission de frauder. Le but de prolonger le vote pendant une heure était de bourrer les urnes et de changer les procès verbaux. Les chefs de daïras ont joué un grand rôle en ouvrant la voie au FLN et au RND », a-t-il accusé.

« Dans les wilayas, nos militants sont en colère. Ils veulent aller vers l’escalade. Et, ils nous ont demandé de retirer nos députés élus de l’APN pour protester contre la fraude. C’est une demande qui sera étudiée par le Madjliss Echoura. Notre position en tant que direction est qu’il faut toujours participer et être présents dans les institutions », a-t-il expliqué.

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 16:47

 

https://rsf.org/fr/actualites/rsf-et-21-medias-et-organisations-demandent-la-liberation-immediate-de-mathias-depardon

 

Lettre au ministre turc de l'intérieur

 

Vendredi 19 Mai 2017

 

Les médias et organisations soussignés vous demandent de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour assurer la libération immédiate et inconditionnelle du photographe français Mathias Depardon, détenu depuis dix jours dans le sud-est de la Turquie.

 

Mathias Depardon a été arrêté Lundi 8 Mai 2017 à Hasankeyf, dans la province de Batman, au cours d’un reportage sur le Tigre et l’Euphrate pour le magazine National Geographic. Il a été transféré le lendemain vers un centre géré par la direction des affaires migratoires à Gaziantep, où il se trouve depuis lors. Il y a maintenant une semaine, Jeudi 11 Mai 2017, la direction a ordonné son expulsion. Pourtant, le journaliste est encore en détention à ce jour.

 

Cette situation est une expérience très difficile pour Mathias Depardon et sa famille. Il ne peut communiquer avec l’extérieur que par l’intermédiaire de son avocat. Le journaliste est laissé sans explications quant aux raisons du prolongement de sa détention. Cette absence d’informations nous inquiète de plus en plus et nous vous demandons respectueusement d’autoriser les diplomates français à venir lui rendre visite.

 

Âgé de trente sept ans, Mathias Depardon est basé en Turquie depuis cinq ans. Il est en train de faire renouveler sa carte de presse. Les médias soussignés ont tous travaillé avec lui durant ces dernières années et tous le décrivent comme un journaliste extrêmement professionnel et respectueux de la loi.

 

Comme l’a confirmé National Geographic, Mathias Depardon se trouvait à Hasankeyf dans le cadre de son travail journalistique. Nous comprenons les inquiétudes d’ordre sécuritaire légitimes dans cette zone et respectons le devoir des autorités de protéger les citoyens turcs. Mais rien ne nécessite la détention ou l’expulsion de Mathias Depardon. Nous considérons qu’il devrait pouvoir être autorisé à continuer son travail en Turquie.

 

Premiers signataires

 

Reporters Sans Frontières (RSF), Association des Journalistes Professionnels (AJP), Elle, l'Express, Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), le Figaro, l'Humanité, Internazionale, Libération, Mediapart, le Monde, National Geographic, l'Observateur, le Parisien, Paris Match, Polka, der Spiegel, Society, Sunday Times Magazine, Télérama, Visa pour l'Image, Vendredi Samedi Dimanche (VSD)

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 16:31

 

Hassan Rohani réélu, sa politique de détente confortée (Reuters)

 

Le président iranien Hassan Rohani, qui briguait un second mandat, a été réélu dès le premier tour des élections présidentielles Vendredi 19 Mai 2017 avec cinquante sept pour cent des voix, confortant la politique de détente engagée durant son premier mandat.

« Sur les quelque quarante et un millions de suffrages exprimés Vendredi 19 Mai 2017, Hassan Rohani en a obtenu vingt trois millions cinq cent mille et a remporté l'élection », a annoncé Samedi 20 Mai 2017 le ministre de l’intérieur, Abdolreza Rahmanifazli, en direct à la télévision.

Son principal rival, le conservateur Ebrahim Raisi, protégé de l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de la révolution, a réuni quinze millions huit cent mille voix, soit un peu plus de trente huit pour cent.

Comme en 2013, mais au terme d'une campagne plus âpre, Hassan Rohani, âgé de soixante huit ans, s'épargne un second tour. Et si dans l'architecture institutionnelle de la république islamique les prérogatives du président sont limitées par le pouvoir du guide suprême, l'ampleur de son nouveau succès donne un mandat solide au camp des réformateurs.

La participation était l'une des inconnues de l'élection, le camp modéré redoutant que les difficultés économiques qui pesaient sur le bilan du président sortant, en matière de pouvoir d'achat et de chômage, ne détournent des urnes une partie des électeurs qui l'avaient porté au pouvoir il y a quatre ans.

Car nombre d’iraniens estiment que l'accord de 2015 qui a permis une levée des sanctions internationales en échange de concessions de Téhéran sur son programme nucléaire n'a pas permis de créer les emplois et la croissance attendus, ni d'attirer les investissements étrangers que promettait Hassan Rohani. Et l'économie a été un enjeu majeur de la campagne, Ebrahim Raisi cherchant à attirer à lui le vote des classes défavorisées en promettant de créer des millions d'emplois.

Finalement équivalente à celle du scrutin de 2013, autour de soixante dix pour cent, la participation électorale a favorisé la candidature d’Hassan Rohani.

« La large mobilisation des groupes radicaux et la perspective réelle de voir Ebrahim Raisi l'emporter ont effrayé de nombreux électeurs qui sont finalement allés voter », explique Nasser, un journaliste de cinquante deux ans.

La réélection d’Hassan Rohani devrait selon toutes vraisemblances garantir la pérennité de l'accord conclu au mois de juillet 2015 avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, sur le programme nucléaire iranien.

Le dénouement de cette longue crise, grande réalisation du premier mandat d’Hassan Rohani, a permis de sortir l'Iran de son isolement diplomatique et de lever la plupart des sanctions internationales qui frappaient le pays. La reconduction d’Hassan Rohani pourrait accélérer le retour de Téhéran dans le concert des nations.

C'est aussi un revers pour les gardiens de la révolution, corps d'élite des forces de sécurité qui contrôlent de vastes secteurs dans l'économie iranienne et qui avaient apporté leur soutien à Ebrahim Raisi.

Pour autant, le président réélu va devoir composer avec les mêmes limites qui ont réduit sa capacité à transformer l'Iran. Le guide suprême peut opposer son veto à toutes les politiques et dispose du contrôle ultime sur les forces de sécurité.

« L'histoire des deux dernières décennies d'élections présidentielles se résume à quelques jours d'euphorie suivis de longues années de désillusion », rappelle Karim Sadjadpour, chercheur associé au Carnegie Endowment et spécialiste de l'Iran. « En Iran, la démocratie n'est autorisée à fleurir que quelques journées tous les quatre ans, tandis que l'autocratie est elle à feuillage persistant », ajoute-t-il.

Le corps des gardiens de la révolution islamique pourrait aussi être tenté de faire capoter tout nouveau rapprochement avec l’occident par des interventions de leurs troupes d'élite au Moyen-Orient, estime Meir Javedanfar, chercheur israélien né en Iran au centre interdisciplinaire de Herzliya.

« Depuis la révolution de 1979, chaque fois que les tenants de la ligne dure ont perdu une bataille politique, ils ont essayé de marquer des points. Je redoute une politique plus hostile des gardiens de la révolution dans le golfe persique et une politique plus hostile vis-à-vis des Etats-Unis et de l'Arabie Saoudite », dit-il.

Hassan Rohani devra aussi mener une relation délicate avec les Etats-Unis, où la nouvelle administration entretient le doute sur l'accord de 2015, que Donald Trump considère comme « l'un des plus mauvais accords jamais signés » sans pour autant revenir sur la suspension des sanctions.

Religieux modéré, considéré comme un pragmatique plutôt qu’un réformateur enflammé, Hassan Rohani a cependant accentué, voire radicalisé son discours durant la campagne, brisant au passage plusieurs tabous en s'en prenant aux élites conservatrices du pays, de la justice aux gardiens de la révolution, et en dénonçant le bilan de la théocratie en matière de droits de l'homme.

Lors d'un meeting de campagne, Hassan Rohani a ainsi évoqué les ultra conservateurs comme « ceux qui coupaient les langues et cousaient les bouches ». Au cours du dernier débat télévisé qui s'est tenu une semaine avant le scrutin et qui a été marqué par la violence inédite des échanges entre les candidats, il a enjoint à Ebrahim Raisi « de ne pas se servir de la religion pour atteindre le pouvoir ».

L'objectif était de mobiliser l'électorat jeune et réformateur contre Ebrahim Raisi, un religieux ultra conservateur de cinquante six ans mentionné comme possible successeur d'Ali Khamenei, qui aura soixante dix huit ans au mois de juillet 2017, et qui fut l'un des quatre juges islamiques qui avaient ordonné l'exécution de plusieurs milliers de prisonniers politiques en 1988.

« Hassan Rohani a fait monter les enchères ces dix derniers jours en recourant à ce discours. A l'évidence, il sera difficile de céder sur ces sujets », dit Abbas Milani, directeur du programme des études iraniennes à l'université Stanford en Californie.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 16:06

 

http://es.reuters.com/article/topNews/idESKCN18F15Z-OESTP?sp=true

 

Podemos dépose une motion de censure contre Mariano Rajoy (Reuters)

 

Unidos Podemos a déposé Vendredi 19 Mai 2017 une motion de censure contre le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, en raison des scandales récents de corruption, une initiative qui a peu de perspectives tangibles de succès, car elle n'a pas le soutien nécessaire d'autres groupes.

La motion, qui présente comme candidat alternatif le leader de la formation violette, Pablo Iglesias, a été déposée au parlement trois semaines après l'annonce qu'il chercherait des alliances pour chasser du pouvoir le Parti Populaire, qui gouverne maintenant en minorité.

« Il y a une alternative sérieuse, solide et possible, au Parti Populaire, une alternative qui respecte les droits de l'homme et la démocratie et qui ne tolère plus les pratiques autoritaires, du pillage des fonds publics et de la corruption, une alternative sérieuse et forte qui vise à dire que, ici et maintenant, nous pouvons renverser le gouvernement du Parti Populaire », a déclaré la porte-parole parlementaire de Podemos, Irene Montero, après avoir déposé la proposition.

Podemos et ses alliés, qui ont soixante et onze sièges au parlement, doivent unir leurs forces dans un parlement fragmenté pour obtenir une majorité absolue de cent soixante seize sièges pour renverser le pouvoir du Parti Populaire, qui ces derniers mois a vu émerger de nouveaux cas de corruption parmi ses anciens dirigeants et qui a dû se défendre des accusations d'ingérence dans le système judiciaire.

Le dépôt de la motion, dont le débat au congrès pourrait avoir lieu la semaine prochaine, arrive deux jours avant les élections primaires du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), sur lequel Podemos doit nécessairement compter s’il veut réussir son initiative.

Les deux candidats les plus susceptibles de gagner les élections primaires du PSOE, Susana Díaz et Pedro Sánchez, ont refusé de se joindre à la proposition de la formation violette, mais ils n’excluent pas de déposer leur propre motion de censure au cours de la législature.

« Les motions de censure sont constructives et nécessaires s’il y a une majorité alternative, mais il n’y en a pas », a dit Susana Diaz, la candidate qui a le plus de chance de gagner les élections primaires du PSOE, Dimanche 21 Mai 2017.

« Ce que fait Pablo Iglesias, c’est d’abord de vouloir intervenir dans les élections primaires du PSOE et ensuite d’être candidat lui-même », a-t-elle ajouté.

Pedro Sanchez, qui est le principal rival de Susana Diaz pour le secrétariat général du PSOE et qui est considéré comme plus proche de Podemos, a déclaré qu'une initiative de ce genre devait être dirigée par le PSOE, qui est actuellement le leader de l’opposition à Mariano Rajoy au congrès.

« Nous n’excluons pas de déposer une motion de censure, mais nous excluons de déposer une motion de censure perdante », a déclaré Pedro Sanchez, qui l'an dernier a tenté en vain de gouverner avec Podemos, Vendredi 19 Mai 2017 dans une interview à la Radio Nacional de Espana (RNE).

Pour renforcer la « clameur sociale de rejet » du Parti Populaire, Podemos a appelé à une manifestation citoyenne de soutien Samedi 20 Mai 2017 à Madrid.

Bien qu’elle n’ait aucune chance de succès, l'initiative augmente la pression contre Mariano Rajoy, qui devra apparaître dans tous les cas devant le parlement pour discuter du financement illégal présumé du Parti Populaire, elle obligera les autres partis à prendre position et elle présentera Podemos comme la seule opposition active au Parti Populaire.

Le gouvernement a déclaré Vendredi 19 Mai 2017 qu’il n'y avait aucune raison objective de présenter une motion de censure qualifiée de propagande, mais il écoutera les propositions de Pablo Iglesias pour l'Espagne.

« Jusqu'à présent, nous n’avons vu que les propositions négatives. Maintenant, nous allons voir les propositions positives et il devra convaincre les députés de voter en sa faveur », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Íñigo Méndez de Vigo, dans une conférence de presse après le conseil de ministres.

Ciudadanos, le parti qui a fait de la régénération démocratique sa devise et qui soutient Mariano Rajoy, a rejeté également les « feux d'artifice » de Podemos et a plaidé pour insister sur des mesures visant à consolider la démocratie des institutions.

« Ni le gouvernement, ni Mariano Rajoy ne sont nécessaires pour renouveler l'illusion du pays, mais il faut reconnaître qu’ils ont gagné les élections à deux reprises et maintenant, même s’il n’y a pas d’alternative, il faut travailler dur pour imposer des changements à un gouvernement minoritaire », a dit à Barcelone le leader du parti orange, Albert Rivera.

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:54

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/19/espagne-les-ambitions-de-la-socialiste-susana-diaz_5130340_3214.html


 

Les ambitions de Susana Diaz

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Vendredi 19 Mai 2017

 

Déterminée et tenace, selon ses proches, impitoyable et calculatrice, selon ses adversaires, Susana Diaz a médité longtemps quel serait le meilleur moment pour franchir le Rubicon et briguer le poste de secrétaire générale du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE).

Depuis trois ans, la présidente de l’Andalousie hésitait. A quarante deux ans, elle, qui se voit à terme présidente du gouvernement espagnol, ne voulait pas se brûler les ailes à vouloir aller trop vite.

Surtout, elle rechignait à concourir à des élections primaires, attendant qu’on lui déroule le tapis rouge, puisqu’elle est, et c’est sa principale qualité, une gagnante. Un mot qui revient sans cesse dans la bouche de celle qui préside depuis 2013 la région la plus peuplée d’Espagne, avec huit millions quatre cent mille habitants, et la principale fédération du PSOE, avec un tiers du total des membres.

Ses plans ont été bousculés par l’opiniâtreté de l’ancien secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez. Dimanche 21 Mai 2017, elle lui disputera, lors d’une élection primaire interne réservée aux militants qui s’annonce très serrée, la direction du PSOE.

C’est en fait le second round du combat que se sont livrés les deux chefs du PSOE au mois d’octobre 2016. Susana Diaz a remporté la première manche, organisant la démission de la moitié du comité de direction du PSOE pour forcer la chute de Pedro Sanchez. Elle ne tolérait pas que le candidat du PSOE tente de sceller, dans le dos du comité de direction du PSOE, une alliance avec le parti de la gauche radicale Podemos et les indépendantistes catalans pour devenir président du gouvernement malgré leurs exigences et ses mauvais résultats électoraux, quatre vingt cinq députés sur les trois cent cinquante députés du parlement espagnol.

Au terme d’une réunion tendue, Pedro Sanchez avait été contraint à démissionner. Fracturé, le PSOE décide de s’abstenir lors du vote d’investiture du conservateur Mariano Rajoy pour éviter la tenue de nouvelles élections législatives, les troisièmes en un an. De cet épisode est restée de Susana Diaz l’image d’une femme d’appareil, qui tire les ficelles depuis son fief andalou.

Susana Diaz n’a que dix sept ans quand elle prend sa carte au PSOE, le parti qui gouverne l’Andalousie depuis le retour de la démocratie, en 1979. Aînée de quatre sœurs, née d’un père plombier et d’une mère au foyer, cette catholique pratiquante, membre d’une confrérie locale, a grandi dans un quartier populaire de Séville, la Triana, là où elle vit encore avec son mari, un employé administratif au chômage, et son fils de deux ans.

Etudiante en droit, elle met dix ans à obtenir sa maîtrise, elle devient en 1997 secrétaire d’organisation des jeunesses socialistes. Elle y apprend les rouages du parti. A vingt quatre ans, elle est conseillère municipale à Séville. A trente ans, elle est députée au parlement. En 2008, elle retourne dans sa région comme députée régionale et elle devient secrétaire d’organisation du PSOE andalou, puis sénatrice.

Le président régional, Antonio Griñan, l’a prise sous son aile, fasciné par cette jeune femme issue du peuple qui possède un sens politique aiguisé. En 2013, lorsqu’Antonio Griñan, éclaboussé par une affaire de détournement de fonds dépendant du ministère de l’emploi andalou, abandonne la présidence de la région, il lui cède sa place. Quelques semaines plus tard, la nouvelle présidente régionale, qui n’a jamais travaillé en dehors de la politique, devient ­secrétaire général du PSOE andalou avec quatre vingt dix neuf pour cent des voix des militants. Une victoire qui en fait une référence incontournable à l’échelle nationale.

« Elle est ambitieuse, battante, proche des gens, sympathique et naturelle », résume Luis Arroyo, consultant en communication qui a travaillé avec Susana Diaz quand elle s’est présentée aux élections andalouses de 2015, « c’est l’archétype de l’andalouse, gaie et positive, ce qui est à la fois une force et une faiblesse car elle est perçue comme trop folklorique et conservatrice dans une partie du pays. Elle a aussi du mal à se défaire de son image d’apparatchik familière des manœuvres politiques ».

En 2014, Susana Diaz hésite à se présenter à l’élection primaire destinée à nommer le nouveau secrétaire général du PSOE. Elle décide finalement de passer son tour, pour conforter son pouvoir en Andalousie. Mais elle veut s’assurer d’avoir à Madrid un secrétaire général dévoué. Pour contrer l’ascension de l’ambitieux député basque Eduardo Madina, sur lequel elle n’a aucun ascendant, elle apporte son soutien à un député méconnu, économiste au physique de jeune premier, Pedro Sanchez.

Son poulain, bénéficiant de l’appui de la fédération andalouse et du parrainage de nombreux cadres socialistes, l’emporte. Mais celui-ci ne veut pas être manipulé. Il n’apprécie pas l’autonomie des dirigeants régionaux et reproche à Susana Diaz de ne pas le prévenir quand elle décide de convoquer des élections régionales anticipées, en 2015. Sa décision, cependant, est un coup de maître. Elle prend à contre-pied Podemos, qui n’a pas encore de candidat local, et elle remporte aisément la victoire, bien que sans majorité absolue, alors que le PSOE s’effondre partout ailleurs. Après quatre vingt jours de négociation, marqués par de fortes tensions avec Podemos, elle obtient le soutien de la formation centriste libérale Ciudadanos, ce qui lui donne l’image, dont elle ne parvient pas à se défaire, d’être à la droite du PSOE.

Dépourvue en réalité de grandes convictions, son programme se résume en une phrase, elle veut un PSOE « sans complexe, utile et gagnant ».

« Cette fois, il n’est pas question d’utiliser la même méthode que lors des précédentes élections primaires », avoue le président de la région de Valence, Ximo Puig, qui soutient sa candidature, tout comme les principaux cadres du parti, ainsi que les anciens présidents du gouvernement Felipe Gonzalez et José Luis Rodriguez Zapatero, « nous ne pouvons pas inventer un leader. Il faut avoir l’ambition et la vocation, tout comme la force, la persistance, la constance et la capacité de travail. Susana Diaz les a ».

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