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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 15:38

 

Le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) demande l'arrêt des colonies israéliennes en Cisjordanie (Reuters)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté Vendredi 23 Décembre 2016 par quatorze voix pour et une abstention, celle des Etats Unis, une résolution demandant l'arrêt des constructions visant à la colonisation par Israël de la Cisjordanie, une mesure dont l’état hébreu a immédiatement refusé l'application.

Les Etats-Unis, qui d'ordinaire opposaient leur veto à toute résolution visant la question de la colonisation des territoires occupés palestiniens, se sont cette fois abstenus sur le texte présenté par la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Venezuela et le Sénégal.

La veille, l'Egypte qui avait proposé le texte avait décidé de faire machine arrière sous la pression d'Israël et du président élu américain Donald Trump.

La résolution a été adoptée, sous les applaudissements, par quatorze des quinze états membres siégeant au conseil de sécurité de l'ONU, une première sur ce sujet depuis près de huit ans.

L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power, a expliqué que la poursuite des constructions en Cisjordanie « menaçait sérieusement la sécurité d'Israël. Les Etats-Unis ont adressé le message selon lequel les implantations privées et publiques devaient cesser pendant près de cinq décennies », a-t-elle expliqué devant le conseil de sécurité.

« On ne peut pas à la fois se faire le défenseur d'un accroissement des colonies israéliennes et d'une solution à deux états qui soit viable pour mettre fin au conflit », a-t-elle poursuivi. « Il faut faire un choix entre la colonisation et la séparation ».

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué l'adoption de cette résolution et a appelé israéliens et palestiniens « à travailler avec la communauté internationale pour créer un environnement propice à la reprise de négociations significatives ».

Les services du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont annoncé que l’état hébreu ne respecterait pas cette résolution et se sont dit impatients de travailler avec l'administration de Donald Trump.

« L'administration de Barack Obama n'a pas seulement failli à la protection d'Israël contre le traquenard à l'ONU, elle s'en est rendue complice en coulisses », affirme un communiqué du gouvernement.

« Israël attend avec impatience de travailler avec le président élu Donald Trump et avec tous nos amis au congrès, républicains et démocrates, pour annuler les effets négatifs de cette résolution absurde », ajoute le texte.

Le ministre israélien de l’énergie Yuval Steinitz a estimé que les Etats-Unis avaient abandonné son pays.

« Ce n'est pas une résolution contre les colonies, c'est une résolution anti-israélienne, contre le peuple juif et contre l’état des juifs », a-t-il dit.

« Ce soir, les Etats-Unis ont tout simplement abandonné leur seul ami au Proche-Orient », a estimé Yuval Steinitz, un proche de Benjamin Netanyahu sur la chaîne de télévision Channel Two.

La décision de s'abstenir a été critiquée par le président républicain de la chambre des représentants Paul Ryan ainsi que par le sénateur John Mac Cain qui a jugé que les Etats-Unis s'étaient rendus « complices d'une attaque odieuse ».

Réagissant immédiatement sur son compte Twitter, Donald Trump a affirmé que les choses « seraient différentes après le 20 janvier 2017 », date à laquelle il doit être investi président des Etats-Unis.

La Maison Blanche a défendu la position des Etats-Unis sur cette résolution, rappelant que malgré les critiques de Donald Trump, Barack Obama demeurait président jusqu'au 20 janvier 2017.

« Nous ne pouvions pas en toute conscience opposer un veto à la résolution qui exprimait les inquiétudes face à la tendance qui sape les fondations d'une solution à deux états », a commenté Ben Rhodes, porte-parole de la présidence américaine.

Les palestiniens ont accueilli cette résolution comme un jour de victoire, le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas estimant qu'il s'agissait d'un camouflet pour la politique israélienne.

« La résolution du conseil de sécurité de l’ONU est un énorme revers pour la politique israélienne, une condamnation internationale unanime des colonies et un soutien fort à une solution à deux états », a déclaré Nabil Abou Rdainah, porte-parole de Mahmoud Abbas cité par l'agence Wafa.

« Il s'agit d'une journée de victoire du droit international, une victoire pour le dialogue civilisé et la négociation et un rejet total des forces extrémistes en Israël », a déclaré le négociateur palestinien Saeb Erekat.

« La communauté internationale a dit aux israéliens que la sécurité et la paix ne seraient pas atteintes par l'occupation, mais par la paix, la fin de l'occupation et l'établissement d'un état palestinien à côté de l’état d'Israël suivant les frontière de 1967 », a ajouté Saeb Erekat.

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 20:14

 

L'opposant Alexeï Navalny candidat aux élections présidentielles russes de 2018 (Reuters)

 

Alexeï Navalny, opposant au président Vladimir Poutine et figure de proue en Russie de la lutte contre la corruption, a annoncé Mardi 13 Décembre 2016 son intention d'être candidat aux élections présidentielles russes de 2018.

Beaucoup s'attendent à ce que le chef du Kremlin brigue un quatrième mandat en 2018. Alexeï Navalny n'est pas considéré comme un adversaire de taille à inquiéter Vladimir Poutine mais sa candidature pourrait être source d'embarras pour le pouvoir.

Sa présence dans la course aux élections présidentielles pourrait amener le Kremlin à chercher à le discréditer et l'empêcher de se présenter, au risque d'être accusé de truquer le scrutin.

Mais, ajoute la politologue Ekaterina Schulmann, Alexeï Navalny pourrait aussi cristalliser sur son nom un large vote protestataire, ce qui écornerait l'image de Vladimir Poutine.

Au mois de novembre 2016, la cour suprême de Russie a annulé une décision de justice condamnant cet ancien avocat à une peine de cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds dans une affaire de vente de bois d'un domaine public de la région de Kirov.

Alexeï Navalny est issu de l'opposition libérale, il est fondateur de la fondation anti-corruption et il avait parlé à son encontre d'une condamnation à caractère politique destinée à l'empêcher de prendre part à des élections.

Dans un communiqué publié Mardi 13 Décembre 2016, il déplore le fait que « depuis vingt ans aucune élection équitable ne se soit déroulée en Russie ».

Se disant « fatigué de ne voir que des candidats de pacotille qui évitent soigneusement de critiquer le vainqueur désigné d'avance », il ajoute être conscient « que pour moi le seul fait d'être candidat ne sera pas chose facile ».

A quarante ans, Alexeï Navalny jouit d'une certaine popularité auprès des classes moyennes urbaines, en particulier à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Candidat à la mairie de Moscou en 2013, il avait fini deuxième derrière le candidat du Kremlin, avec vingt sept pour cent des suffrages exprimés.

Il semble toutefois éprouver des difficultés à élargir son audience politique et la présentation toujours négative que font de lui les médias officiels ne l'aide pas.

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 19:50

 

LA DEBACLE QUI VIENT

 

Le site internet Mediapart publiait le Jeudi 18 Septembre 2014 de très longues bonnes feuilles d'un livre d'un de ses journalistes, Laurent Mauduit, dont le titre est « à tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient ».

Le site Mediapart présentait le livre de son journaliste comme « une enquête sur des responsables socialistes et une plongée dans leurs débuts en politique, à l'Organisation Communiste Internationaliste (OCI) trotskyste, à l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) et à la Mutuelle Nationale des Etudiants de France (MNEF). Après Jean Christophe Cambadélis, voici Manuel Valls ou l'histoire de vingt années de manoeuvres dans les coulisses socialistes avant de percer ».

Vous trouverez simplement ci dessous deux tout petits paragraphes de ces très longues bonnes feuilles d'un livre non moins volumineux.

Je vous invite bien évidemment à la lecture de la totalité du message du site Mediapart disponible si vous consultez les liens ci dessous et à la lecture de la totalité du livre de Laurent Mauduit.

 

Bernard Fischer

 

http://www.gauchemip.org/spip.php?article23299

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/180914/manuel-valls-lombre-de-la-mnef-et-les-coulisses-du-ps

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/decembre2016.php#dec08

 

LA DEBACLE QUI VIENT

 

L’histoire de Manuel Valls, qui croise celle de Jean Christophe Cambadélis et de Jean Marie Le Guen, donne tout autant à voir sur la nécrose qui a gagné le Parti Socialiste. Elle donne à réfléchir sur ce parti qui s’est coupé des milieux populaires, ce parti de technocrates hautains ou de professionnels de la politique n’ayant jamais travaillé de leur vie, ou si peu de temps, et qui sont souvent mobilisés autour d’une seule cause, la leur.

C’est le point commun entre Jean Christophe Cambadélis et Manuel Valls, ils n’ont pas de légitimité universitaire, n’ayant fait que de maigres études. Ils n’ont pas de légitimité professionnelle puisque leur ascension, c’est d’abord à d’obscures et dérisoires manigances dans les coulisses du Parti Socialiste qu’ils la doivent.

Si ces nouveaux promus ont un passé commun, ils sont aujourd’hui des alliés, c’est Manuel Valls qui a personnellement insisté pour que Jean Marie Le Guen entre au gouvernement, lequel Jean Marie Le Guen a tout fait pour que son vieil ami Jean Christophe Cambadélis décroche le poste de premier secrétaire du Parti Socialiste. Les trois associés pourraient bien aussi nourrir des desseins identiques, comme tourner une bonne fois pour toutes la page du socialisme. Et conduire le parti vers d’autres horizons ou d’autres abîmes.

Le premier témoignage sur le parcours de Manuel Valls, c’est un ancien militant de l’OCI, Michel Assoun, qui me l’a fourni dans le cours de mon enquête. La scène se passe au beau milieu du mois d’août 1980 au siège du bureau national de l’UNEF, où il est de permanence.

Les locaux sont déserts, comme de coutume en cette période de l’année. Et pourtant, ce jour-là, il se passe un événement anodin mais exceptionnel dans la vie du syndicat étudiant, un lycéen sonne à la porte et dit au responsable de l’UNEF qu’il est venu pour adhérer, en prévision de son inscription à l’université à l’automne. Événement microscopique mais étrange, de mémoire de syndicaliste étudiant, il n’était jamais arrivé auparavant qu’au creux de l’été un lycéen fasse spontanément une telle démarche et ce n’est vraisemblablement jamais arrivé depuis. Selon Michel Assoun, qui en parle les jours suivants à d’autres dirigeants de l’UNEF, l’affaire est entendue, cette adhésion hors norme ne peut s’expliquer que parce que ce lycéen leur a été envoyé. Ce lycéen se nomme Manuel Valls.

L’UNEF et de très longues années universitaires

Par qui aurait-il donc été envoyé ? À l’époque, la direction de l’OCI a dépêché comme sous-marins certains de ses militants dans de nombreuses organisations rivales. Il y a eu ainsi des trotskistes infiltrés à la direction de l’UNEF rivale, dite UNEF-Renouveau, dont Paul Robel. Il y en a eu d’autres dans le Comité pour l'Organisation du Syndicat des Etudiants de France (COSEF), le syndicat étudiant socialiste, parmi lesquels Jean-Marie Grosz ou Carlos Pieroni, évoqué précédemment. Il y en a eu en pagaille dans les rangs du Parti Socialiste, jusqu’au sommet, dont Lionel Jospin.

Tout un temps, la rumeur circule donc dans les rangs étudiants de l’OCI selon laquelle ce jeune lycéen venu spontanément adhérer à l’UNEF, et dit être rocardien, a peut-être, lui aussi, les mêmes attaches secrètes.

Cependant rien ne viendra confirmer cette hypothèse. À ma connaissance, elle a seulement été évoquée par Denis Pingaud, dans son ouvrage « la gauche de la gauche ». Bon connaisseur du monde de la communication, pour avoir travaillé à Matignon sous Laurent Fabius, et avoir entretenu longtemps des relations avec Stéphane Fouks, l’intéressé donne pour certain le fait que Manuel Valls a eu des attaches secrètes avec le lambertisme. Il ne fait que l’affirmer, sans en apporter de preuve.

Quoi qu’il en soit, il existe déjà à l’époque un noyau d’étudiants rocardiens qui a opéré le mouvement vers l’UNEF et qui a participé au congrès de réunification de l’UNEF à Nanterre au mois de mai 1980. Ils sont peu nombreux, sans doute guère plus d’une dizaine au plan national. Mais l’OCI, qui a besoin de montrer que ce congrès de l’UNEF est un événement historique pour la vie universitaire, les a accueillis à bras ouverts. En outre, comme les fausses cartes circulent à foison, il y a plus d’adhérents à l’UNEF à Strasbourg que d’étudiants inscrits à l’université, l’OCI déroule le tapis rouge à ces jeunes rocardiens qui donnent du crédit au mouvement de réunification.

Dans les semaines qui précèdent le congrès de réunification de l’UNEF, d’âpres négociations se déroulent dans les cafés voisins du bureau national de l’UNEF, situé rue de Hanovre, dans des locaux qui appartiennent à la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière, à deux pas de l’Opéra, entre la direction du syndicat étudiant et ce courant des étudiants rocardiens, dont les deux chefs de file sont Stéphane Fouks, futur dirigeant de l’agence de communication Euro-RSCG, rebaptisée Havas, et Alain Bauer, futur grand maître de la principale loge maçonnique, le Grand Orient de France.

Négociations surréalistes, régulièrement, Stéphane Fouks suspend les tractations en prétendant qu’il va téléphoner à Michel Rocard pour le consulter, alors que l’ancien leader du Parti Socialiste Unifié (PSU) et rival de François Mitterrand ignore tout de ce qui se trame dans les arrières cuisines de l’UNEF. Ces suspensions interviennent alors que l’OCI veut devancer les désirs de ces étudiants rocardiens et leur accorder des positions syndicales importantes, même dans des villes où ils ne pèsent rien. Plusieurs associations générales d’étudiants de l’UNEF, en province, leur sont offertes avant même que ne se tienne le congrès de réunification de l’UNEF à Nanterre, en mai 1980, à l’issue duquel Stéphane Fouks et Alain Bauer font leur entrée au bureau national de l’UNEF. Encore lycéen en mai 1980, Alain Bauer rate le premier jour du congrès parce qu’il doit se rendre en cours.

De ce noyau d’étudiants rocardiens, c’est Stéphane Fouks le plus âgé et celui qui a le plus d’expérience politique. Fils d’un ancien résistant juif communiste, qui a été dans les maquis du Jura puis a rompu avec le Parti Communiste Français (PCF) après la guerre pour basculer vers le mendésisme, il a adhéré au Parti Socialiste à l’âge de quinze ans, en 1975, alors qu’il était encore lycéen. Il militait au sein de la section socialiste de Charenton-le-Pont, où il a fait la connaissance de l’une des figures de proue du rocardisme, Yves Colmou. Devenu étudiant, il a adhéré à un petit syndicat, le Mouvement d’Action Syndicale (MAS), où se côtoyaient des rocardiens et des militants de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR).

C’est avec cette expérience qu’il participe au congrès de réunification de l’UNEF, au mois de mai 1980, et fait cause commune avec un autre jeune rocardien, Alain Bauer.

De son côté, Manuel Valls fait un choix, la politique et le Parti socialiste, où il bascule vite et s’investit. Sa première section d’accueil est celle de Paris Sorbonne. Il rejoint le comité directeur du Parti Socialiste quand Stéphane Fouks lui cède sa place. Il y bascule si vite qu’il néglige ses études. Plus de trente ans plus tard, sa biographie, postée sur le site internet de Matignon, affiche fièrement ce parcours d’études d’histoire dans ladite université, « études d’histoire à l’université de Paris Sorbonne », sans préciser quels diplômes l’étudiant aurait pu décrocher. Sur le site internet du ministère de l’intérieur, peu avant, son cursus universitaire était présenté de manière encore plus énigmatique, « ancien élève en histoire à l’université de Paris Sorbonne ». Et pour cause, à l’époque, il n’en décroche aucun d’importance. Au terme « d’un parcours universitaire chaotique », selon la formule de son ami Alain Bauer, il obtient tout juste une licence d’histoire, s’il faut en croire sa biographie sur Wikipédia.

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 18:44

 

https://blogs.mediapart.fr/la-sdj-de-mediapart/blog/211216/le-journaliste-maxime-azadi-blogueur-sur-mediapart-arrete-la-demande-du-pouvoir-turc

 

Le journaliste Maxime Azadi, blogueur sur Mediapart, arrêté à la demande du pouvoir turc

 

La société des journalistes de Mediapart demande la libération du journaliste kurde de nationalité franco-turque Maxime Azadi, par ailleurs blogueur sur Mediapart. Maxime Azadi a été interpellé et placé en détention Jeudi 15 Décembre 2016 par la police belge, exécutant un mandat d'interpol demandé par les autorités turques, arguant de faits supposés de terrorisme, selon les premiers éléments dont nous avons pu prendre connaissance.

Maxime Azadi est journaliste et directeur de l'information de Firat News Agency, un site d’information kurde en Europe. Selon son avocat Luc Walleyn, joint par Mediapart, il est détenu depuis le Jeudi 15 Décembre 2016 dans la prison de Turnhout, au nord d’Anvers. Une requête de mise en liberté doit être examinée Vendredi 23 Décembre 2016. Les autorités turques lui reprochent des faits qui se seraient produits en Turquie il y a quelques années et réclament son extradition. Dans le cadre des accords judiciaires entre l’Union Européenne et la Turquie, les états membres sont requis de tenir les personnes concernées par ce type de demande à disposition des autorités.

Selon Firat News Agency, l’arrestation du journaliste « est totalement liée à des reportages publiés par notre agence. L’arrestation d’un journaliste dans un pays européen pour ses reportages est une honte au regard de la démocratie et des libertés. Nous demandons à la Belgique et à l'Union Européenne sa libération immédiate », ajoute l'agence. Une pétition en ce sens a été lancée par des kurdes vivant en Europe sur le site www.change.org.

Au début du mois de novembre 2016, la justice belge a renoncé à poursuivre trente six personnalités kurdes, parmi lesquelles des militants et des journalistes, accusés par le pouvoir turc de participation à un groupe terroriste à cause de leurs liens supposés avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Mais le ministère public a fait appel de la relaxe.

Journaliste, Maxime Azadi tient depuis le mois d’octobre 2010 un blog sur Mediapart consacré à la question kurde et aux dérives autoritaires du pouvoir turc du président Recep Tayyip Erdogan. Journaliste engagé, il est proche du parti démocratique des peuples (HDP), le parti qui a porté les révoltes de la jeunesse turque et dont les principaux dirigeants et parlementaires sont aujourd’hui arrêtés ou sous le coup de poursuites judiciaires en série. Ces derniers mois, depuis la reprise de la guerre dans le Kurdistan turc et les offensives militaires lancées par Ankara, Maxime Azadi a abondamment relayé la répression puis les interdictions en cascade des médias kurdes ainsi que l’interdiction professionnelle de fait signifiée à des centaines de journalistes kurdes.

Le black out sur l’information étant presque total au Kurdistan, le gouvernement turc fait désormais la chasse aux médias kurdes basés en Europe. C’est ainsi qu’il a obtenu de l’organisme français Eutelsat qu’il mette fin au mois d’octobre 2016 à la diffusion de deux chaînes de télévision kurdes Med Nuçe et Newroz et qu’il engage des poursuites contre des journalistes kurdes basés en Europe.

Au mois de septembre 2016, dans le cadre d’un débat organisé par Mediapart et Reporters Sans Frontières (RSF) sur les atteintes à la liberté de la presse, la situation de la Turquie avait été longuement évoquée. Depuis, elle n'a fait qu'empirer, des centaines de médias ayant été interdits.

Les journalistes de Mediapart demandent la libération de leur confrère Maxime Azadi et rappellent que la Turquie est membre du conseil de l'Europe et, à ce titre, qu'elle se doit de respecter les droits fondamentaux. La liberté de la presse et la liberté d'expression en font partie.

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 17:30

 

 

DE BABEUF A BLANQUI

 

Des militants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) publiaient récemment une nouvelle édition d’une brochure de 1997 relative à l’histoire de la lutte des classes en France depuis la révolution française de 1789.

Il y a bien évidemment dans cette brochure de nombreuses considérations relatives à la période contemporaine mais il y a aussi une présentation synthétique de l’histoire de la lutte des classes en France au dix neuvième siècle.

Vous trouverez ci-dessous les paragraphes relatifs à une période de quarante ans entre 1789 et 1830.

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.npa-dr.org à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.npa-dr.org/index.php/9-article-lettre/51-la-question-du-parti

 

DE BABEUF A BLANQUI

 

Le besoin de s'organiser et de se constituer en parti est apparu dès que la classe ouvrière, ou une fraction d'entre elle, a été entraînée dans les luttes politiques et sociales et dès qu'elle s'est éveillée, à travers ces luttes, à la conscience de ses propres besoins et de ses propres intérêts face aux autres classes sociales.

C'est dans le cours même de la révolution bourgeoise de 1789 que cette nécessité d'une organisation politique a commencé à être formulée par les hommes qui voulaient agir contre les classes privilégiées au nom des classes opprimées. Pour eux, cette organisation ne pouvait être que révolutionnaire.

Par la suite, tout au long de l'histoire du mouvement ouvrier, en même temps que se développaient la classe ouvrière et ses luttes, les militants se sont dévoués à l'organisation de leur classe, donnant à cette idée de parti un contenu plus riche et plus large à travers leurs différentes tentatives, leurs erreurs comme leurs succès.

Les efforts de ces hommes, leurs idées, leurs conceptions et leurs évolutions, tout comme les résultats concrets de leur action, représentent pour nous une expérience et un capital indispensable dont la connaissance est nécessaire à tout travailleur soucieux de l'émancipation de sa classe.

La révolution de 1789 fut l'œuvre des masses de paysans pauvres et du petit peuple des villes, les sans-culottes, les prolétaires de l'époque, qui eurent l'audace et l'initiative qui manquaient tant à la bourgeoisie, toujours prête à composer avec l'ancien régime.

Principal acteur de la révolution, les masses ou une fraction d'entre elles y apprirent à s'organiser, à intervenir pour exercer leur pression politique, à discuter et, ce faisant, à prendre conscience qu'entre leurs intérêts et ceux de la bourgeoisie, s'il y avait certes, une communauté contre la vieille aristocratie, il y avait un antagonisme bien plus profond, l'antagonisme entre les riches et les pauvres.

La bourgeoisie avait une conscience aiguë de cet antagonisme. Dès 1791, elle institua la loi d’Isaac Le Chapelier qui déclarait illégale toute association ouvrière et, lorsqu'en 1794 éclatèrent dans les manufactures d'armement des grèves pour les salaires, la bourgeoisie empêcha tous les rassemblements ouvriers.

La révolution n'était pas achevée que, prise de peur, la bourgeoisie se retournait contre le peuple qui l'avait portée au pouvoir.

En intervenant dans la vie politique, les masses populaires avaient révélé l'antagonisme qu'il y avait entre elles et la bourgeoisie, elles en avaient pris confusément conscience. Il y eut au cours de la révolution des hommes pour l'exprimer, les Enragés puis les Egaux, autour de Gracchus Babeuf.

Gracchus Babeuf était avant la révolution une sorte de percepteur d'impôts en Picardie. Chargé de percevoir les taxes féodales sur les paysans, il avait ainsi découvert tous les mécanismes de la propriété et s'était convaincu que la propriété elle-même était la racine de tous les maux.

Quand la révolution éclata, il prit sans hésiter fait et cause pour elle, soutint les Jacobins et se reconnut dans l'intransigeance révolutionnaire de Maximilien Robespierre.

Lorsqu'en 1794, pendant Thermidor, Maximilien Robespierre et les Jacobins furent éliminés et que la révolution commença à refluer, Gracchus Babeuf fut mis en prison par les bourgeois thermidoriens. C'est là que, avec d'autres révolutionnaires, il formula le projet d'une organisation représentant réellement les opprimés. Ils s'appelèrent les Egaux, convaincus de la nécessité d'une nouvelle révolution. « La révolution n'est pas finie », disaient-ils, « parce que les riches absorbent tous les biens et commandent exclusivement tandis que les pauvres travaillent en véritables esclaves, languissent dans la misère et ne sont rien dans l’état ».

Le manifeste du nouveau mouvement, le Manifeste des Egaux, affirmait que « la révolution française n'est que l'avant-courrière d'une autre révolution bien plus grande, bien plus solennelle et qui sera la dernière ».

Les amis de Gracchus Babeuf menèrent une propagande active parmi les ouvriers et les soldats au travers de brochures expliquant que seule la « communauté des biens et des travaux peut garantir l’égalité de fait ».

C’est aussi à travers les prisons qu’ils recrutèrent leurs partisans. Les prisons de Paris étaient des foyers de fermentation d'idées et le transfert de prisonniers d'une prison à une autre permettait aux idées de circuler et aux militants de mieux se connaître. La fermeté des convictions de Gracchus Babeuf, son audace intellectuelle comme son attention aux autres, son souci de partager comme son sens de la solidarité, surent forcer bien des réticences et lui attirer des sympathies, au point que, en pleine période de répression et de recul de la révolution, Gracchus Babeuf et ses camarades eurent l'audace d'organiser une tentative de nouvelle révolution, la Conjuration des Egaux, qui devait établir « l'égalité sans tache et sans réserve ».

Trahie, l'organisation fut démantelée. Gracchus Babeuf et nombre de ses camarades furent guillotinés en 1797. Mais l'un de ses amis, Philippe Buonarotti, auquel il avait su transmettre ses convictions, échappa à la répression et put transmettre les idées dont il était devenu l'héritier.

Ses idées contenaient en germe toutes les notions qui deviendront plus tard les idées du mouvement communiste.

C'est de cet exemple et de ces idées que se nourriront vingt ans plus tard les militants qui participèrent au réveil du mouvement révolutionnaire et aux premières luttes de la classe ouvrière qui s'était développée avec la révolution industrielle du premier tiers du dix neuvième siècle.

Un prolétariat industriel était né dans les industries textiles. De grosses agglomérations et de grosses cités ouvrières étaient apparues, comme Lyon. Les dures conditions des usines ou du logement dépouillaient le plus souvent les travailleurs de leur dignité, usés par quinze heures et demi de travail par jour, et les poussaient vers l'alcoolisme, parfois la prostitution ou la criminalité, et elles privaient leur existence de toute certitude quant à la possibilité d'avoir du travail, de se loger et de manger le lendemain. Sous l'effet du besoin impétueux de la bourgeoisie de développer la production, naissait une classe jeune, dressée à la vie et au travail collectif, que toutes les conditions qui lui étaient faites poussaient à la révolte, à l'action collective et à l'organisation.

C'est du besoin de solidarité que naquirent les premières organisations, caisses communes d'entraide ou mutuelles, organisations secrètes du fait de l'interdiction des associations ouvrières. Très vite, les travailleurs qui s'y regroupaient furent amenés à se poser la question des salaires et à prendre l'initiative d'organiser des grèves pour exiger leur dû, comme celle qui éclata dans l'industrie textile à Paris en 1829.

Ces premières tentatives d'organisation visaient à s'opposer à la concurrence entre travailleurs. Elles restaient dans le cadre de leurs intérêts économiques.

Sur le plan politique, la classe ouvrière, le petit peuple et ceux qui les représentaient, restaient dans le cadre des revendications et des luttes de la bourgeoisie industrielle. Cette bourgeoisie industrielle n'avait pas accès directement au pouvoir politique et elle ne disposait même pas d'un parlement dans lequel elle aurait pu discuter de ses véritables intérêts.

Elle aspirait à exercer pleinement ses pouvoirs politiques, ce qui supposait de liquider tous les éléments des vieilles classes de l'ancien régime qui s'étaient emparés de l'appareil d’état après la chute de Napoléon.

Ce fut le sens de la révolution de juillet 1830, ces trois journées de barricades et d'insurrection, les Trois Glorieuses, qui renversèrent Charles X.

Les Trois Glorieuses furent l'œuvre du prolétariat. C'est lui qui se battit sur les barricades, mais il ne se battit pas pour lui-même. Il le fit pour le compte de la bourgeoisie. Celle-ci, prise de panique devant ses propres succès, refusa un pouvoir qu'elle aurait dû au peuple et elle se jeta dans les bras de Louis-Philippe, le roi bourgeois qui se proclamait « père et protecteur du peuple », représentant les intérêts des banquiers et de la bourgeoisie d'affaire.

La réponse des travailleurs ne se fit pas attendre. En 1831 éclatait à Lyon la révolte des canuts.

Installés à Lyon et dans ses faubourgs, les travailleurs de la soie, les canuts, faisaient vivre la moitié de la seconde ville du pays, avec leurs trente mille métiers à tisser. Ils ne formaient pas une classe ouvrière homogène, huit mille d'entre les canuts étaient des maîtres ouvriers ou chefs d'atelier, propriétaires en moyenne de deux à six métiers à tisser, installés à leur domicile, et faisant travailler, outre leurs femmes et leurs enfants, trente mille compagnons et apprentis. Toute cette industrie était dominée par les fabricants qui, au demeurant, ne fabriquaient rien, mais se contentaient de vendre ce que les canuts produisaient, après qu'ils leur aient fourni la matière première.

C'est le refus des fabricants d'augmenter les tarifs auxquels ils achetaient la soie des canuts, qui provoqua la grève. Elle se transforma en manifestation armée puis en insurrection. Les barricades se dressèrent, surmontées de drapeaux noirs, signe de deuil, portant la devise des insurgés, « vivre en travaillant ou mourir en combattant ».

En trois jours, ils se rendirent maîtres de la ville et ils mirent en place un gouvernement municipal, qui fut un véritable gouvernement ouvrier, administra Lyon, organisa les secours pour les familles des tisseurs et assura l'ordre dans la ville.

L’état ne pouvait tolérer cette révolte, l'armée occupa Lyon et réprima l'insurrection.

Deux ans plus tard, au début de l’année 1834, une nouvelle révolte éclata, réprimée elle aussi dans le sang.

Au même moment, à Paris, dans la nuit du 13 au 14 avril 1834, éclataient des manifestations républicaines. Les troupes du général Thomas Robert Bugeaud, sous les ordres d’Adolphe Thiers, ministre de l'intérieur de Louis-Philippe, se livrèrent à un véritable massacre, le massacre de la rue Transnonain.

Le régime de Louis-Philippe, né de l'insurrection de 1830, en réprimant dans le sang le mouvement ouvrier et le mouvement républicain, assurait son autorité mais poussait les éléments les plus conscients de ces deux mouvements à unir leur action.

Au début des années 1930, une véritable agitation avait gagné de larges fractions de la classe ouvrière. Des centaines de militants ouvriers, des cordonniers, des tailleurs et des horlogers, rédigeaient des brochures, des articles, des lettres, des poèmes ou des affiches pour exprimer les aspirations et les protestations de leur classe.

Ainsi l'ouvrier cordonnier Zael Efrahem rédigea en 1833 une brochure appelant les ouvriers de tous les corps d’état à s'unir dans une seule et même association, « si nous restons isolés et éparpillés, nous sommes faibles. Il faut donc un lien qui nous unisse et une intelligence qui nous gouverne, il faut une association. Les droits et les intérêts des ouvriers, à quelque corps d'Etat qu'ils appartiennent, sont toujours les mêmes ».

Dans les grandes villes du pays, se formèrent des sociétés secrètes, se revendiquant de la tradition communiste de Gracchus Babeuf ou des précurseurs des idées du communisme qu'étaient au début du siècle Etienne Cabet, Charles Fourier et Saint-Simon. Ces sociétés secrètes s'opposaient à tout l'ordre social et se proposaient d'éduquer les travailleurs autour de l'idée de la nécessité de le renverser et de le remplacer par un ordre nouveau où la richesse appartiendrait à la collectivité. Les représentants les plus connus de ces idées étaient Louis Blanc et Armand Barbès, qui restaient partisans de simples réformes, et surtout Auguste Blanqui, partisan de la lutte politique révolutionnaire pour le renversement de l'ordre bourgeois.

Auguste Blanqui fit ses premières armes politiques dans une société secrète républicaine radicale, la charbonnerie française.

Il participa le fusil à la main à l'insurrection de 1830 et sut tirer les leçons de l'attitude des républicains qui s'étaient jetés dans les bras de Louis-Philippe par peur de la classe ouvrière.

Fervent lecteur de Charles Fourier et de Saint-Simon, il devint communiste. En 1832, à vingt sept ans, il fit la connaissance de Philippe Buonarotti, le vieux compagnon de Gracchus Babeuf, auprès duquel il trouva la tradition des Egaux et l'expérience de l'époque révolutionnaire.

A partir de cette date, toute son énergie et toute son intelligence furent consacrées, avec un dévouement sans faille, à pénétrer l'esprit des ouvriers et des républicains les plus avancés, des idées de Gracchus Babeuf et de Philippe Buonarotti. En retour, la bourgeoisie lui voua une haine sans limite qui lui valut de passer trente sept ans de sa vie en prison. Mais rien n'arrêtait ce petit homme tenace, qui mettait chaque période de liberté à profit pour diffuser ses idées et organiser de nouveaux complots.

Quand de retour en prison, on lui demandait sa nationalité, toujours il répondait fièrement « prolétaire ».

Par la parole et par la plume, en prison, dans les clubs et les sociétés secrètes, par la presse, Auguste Blanqui expliquait inlassablement l'opposition de classe irréductible qui existe entre la bourgeoisie et le prolétariat et dénonçait tous les marchands d'illusions qui obscurcissent la conscience de classe des prolétaires par « des phrases de tribun ou des pilules soporifiques ». Toute sa pensée et toute son activité visaient à éveiller la conscience des travailleurs sur leur propre condition pour les aider à prendre par eux-mêmes conscience de la nécessité de la lutte politique, pour la conquête du pouvoir.

Encore dominé par les idées de Gracchus Babeuf et sans que le développement du mouvement ouvrier ait pu lui offrir une autre perspective, Auguste Blanqui croyait dans l'action d'une minorité consciente, éclairée et organisée clandestinement et qui, ayant conquis le pouvoir par la voie de l'insurrection, saurait prendre toutes les mesures pour permettre aux masses de participer pleinement à la transformation de leurs propres conditions d'existence.

Militant profondément engagé dans le combat de son époque, Auguste Blanqui restait prisonnier d'une vision exclusivement politique du combat sans percevoir les armes spécifiques et originales du prolétariat, liées à sa place dans l'économie et à son rôle dans la production.

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 20:47

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/12/18/liberte-pour-oleg-sentsov-et-les-artistes-russes_1536112

 

http://www.scam.fr/detail/ArticleId/4731/Liberte-pour-Oleg-Sentsov-et-les-artistes-russes

 

Liberté pour Oleg Sentsov et les artistes russes

 

Par un collectif d'artistes, dont Michel Hazanavicius, Agnès Jaoui et Bertrand Tavernier

 

Dimanche 18 Décembre 2016

 

Plusieurs cinéastes et acteurs du monde de la culture, dont l'ancienne Pussy Riots, Maria Alyokhina, se mobilisent pour le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov. Ce dernier a été arrêté au mois de mai 2014, quelques jours après l’annexion de la Crimée, sous l’accusation de « préparation d’actes terroristes » et condamné au mois d'août 2015 à vingt ans de réclusion au terme d’un procès fortement contesté.

 

« J’ai été en prison deux ans pour une chanson contre Vladimir Poutine. Oleg Sentsov n’a jamais chanté de chanson, mais il a reçu une condamnation du tribunal à vingt ans de prison. Oleg Sentsov est un réalisateur ukrainien que le gouvernement a accusé de terrorisme pour avoir prétendument tenté de faire exploser le monument de Vladimir Lénine en Crimée. Oleg Sentsov a quarante ans, il a deux enfants qu’il a laissés seuls. Vingt ans de prison en Russie, cela signifie la mort. Oleg Sentsov n'a évidemment pas fait exploser de monument, sa faute est simplement d’être un citoyen de Crimée qui a ouvertement dénoncé la situation sur l’annexion. Je suis convaincue que la libération d'Oleg Sentsov est une cause commune. Cet artiste devrait être libre. Et comme je l’ai dit à l’occasion des European Film Awards, une communauté unie peut changer les choses. C’est pourquoi je vous demande de vous lever et de défendre Oleg Sentsov ».

 

Maria Alyokhina, à l'occasion des vingt neuvièmes European Film Awards à Wroclaw en Pologne le 10 décembre 2016.

 

Vendredi 2 décembre 2016, des personnalités culturelles russes ont exhorté le président Vladimir Poutine à protéger la liberté de création et la liberté d’expression des artistes.

 

En réponse, Vladimir Poutine a rappelé que les artistes devaient faire attention et ne pas dépasser les limites, c’est-à-dire ne pas offenser les religions. Il a à ce moment présenté l’attaque de 2015 contre Charlie Hebdo comme un exemple des dangers d’offenser les sentiments religieux.

 

Mais il a également ajouté « qu’il y a une ligne très étroite entre la bouffonnerie dangereuse et la liberté d’expression ».

 

Le réalisateur russe Alexandre Sokourov, qui a remporté le lion d’or au festival du film de Venise en 2011 pour son film Faust, a quant à lui réagit vivement, « qui va protéger les athées ? »

 

Il a interpellé Vladimir Poutine et il a demandé la libération d’Oleg Sentsov, « il doit être en compétition avec moi dans les festivals de cinéma et non pas assis dans notre prison de l’Arctique », a déclaré Alexandre Sokourov. « C’est une honte, c’est triste ».

 

Inébranlable, Vladimir Poutine a insisté sur le fait que le tribunal a reconnu Oleg Sentsov coupable de préparer des attaques terroristes et qu’il avait été condamné par la justice.

 

Le procès a été dénoncé par Human Rights Watch comme un procès « stalinien », car Oleg Sentsov, et son coaccusé Alexandre Koltchenko, ont été enlevés en Crimée quelques semaines après l’annexion de celle-ci par Moscou et emprisonnés en Russie. Pour pouvoir les juger, les autorités russes leur ont attribué de force la nationalité russe, alors qu’aucun des deux ne l’a jamais demandé et ils ont continué à affirmer leur nationalité ukrainienne. « Je ne suis pas un serf pour être transféré avec la terre », s’était indigné Oleg Sentsov à la fin de son procès.

 

Aucune preuve réelle n’ayant été apportée, cette condamnation est basée sur des témoignages obtenus par le FSB par intimidation et, malgré les demandes des avocats à un procès équitable, aucune des accusations de torture des témoins n’a jamais fait l’objet d’une enquête.

 

La tendance à incarcérer des artistes en Russie a surgi avec le resserrement du contrôle sur la scène politique nationale après la troisième élection de Vladimir Poutine en 2012.

 

Les membres du groupe punk Pussy Riot ont été arrêtés en 2012. Maria Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova ont passé près de deux ans en prison pour « hooliganisme motivé par la haine religieuse ».

 

En 2015, l’artiste Piotr Pavlensky a été emprisonné. Il a passé sept mois derrière les barreaux jusqu’à ce qu’un tribunal ordonne sa libération au mois de juin 2016 après la mobilisation de l’opinion publique.

 

De nombreux autres cas existent.

 

La France est l’amie de la société civile russe et de ses artistes, le régime politique actuellement en place attaque dangereusement les libertés fondamentales, il use d’intimidation, il crée la peur d’être emprisonné et il remet en question le principe même de la démocratie en Russie. Les artistes sont les voix libres d’une société.

 

Aujourd’hui plus que jamais, nous demandons à notre gouvernement d’affirmer fort la liberté d’expression et la place des artistes, la France ne peut rester sourde, aveugle et muette, nous devons rappeler au Kremlin qu’il se doit de respecter ses obligations en vertu de l’accord de Minsk et de libérer Oleg Sentsov, Alexandre Koltchenko et tous les ukrainiens illégalement détenus.

 

Nous demandons également à nos candidats qui souhaitent un rapprochement avec le chef du Kremlin, d’exprimer clairement leur avis et leur position sur les propos de Vladimir Poutine sur la limite de la liberté d’expression et de création des artistes qui toucheraient notamment à la religion.

 

Nous cinéastes, artistes, acteurs du monde de la culture et citoyens, sommes totalement indignés par de telles déclarations sur les libertés d’expression et de création et sommes révoltés sur la situation d’Oleg Sentsov et de tous les artistes ou opposants incarcérés illégalement en Russie.

 

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 20:11

 

https://www.theguardian.com/us-news/2016/dec/15/trump-israel-ambassador-david-friedman

 

L'ambassadeur israélien de Donald Trump est un défenseur radical des colonies

 

David Friedman s'oppose à la solution à deux états, il défend Jérusalem comme capitale d’Israël et il est intervenu dans la faillite des hôtels de Donald Trump

 

Vendredi 16 Décembre 2016

 

Donald Trump a nommé son ambassadeur en Israël, un avocat défenseur des colonies qui a décrit certains juifs américains comme pires que les gardiens des camps de concentration.

David Friedman, un avocat des banques en faillite qui représentait le président élu dans la faillite de ses hôtels à Atlantic City, a servi dans l'équipe consultative de Donald Trump sur le Moyen-Orient. Il a mis en place un certain nombre de positions radicales sur les relations israélo-palestiniennes, y compris l'opposition radicale à la solution des deux états et la défense de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Il a déclaré que le président Barack Obama était un antisémite et il a suggéré que les juifs américains qui s'opposent à l'occupation israélienne de la Cisjordanie sont pires que les prisonniers de l'époque nazie qui ont servi comme gardiens des camps de concentration.

Les groupes juifs libéraux aux États-Unis ont dénoncé sa nomination comme « imprudente » et ont décrit David Friedman, un homme sans expérience diplomatique, comme le « moins expérimenté » pour un ambassadeur américain en Israël.

Yossi Dagan, un important colon israélien et ami de David Friedman, a salué la nouvelle en le qualifiant de « véritable ami et partenaire de l’état d'Israël et des colonies ». Morton Klein, le président de l'Organisation Sioniste d’Amérique, a déclaré que David Friedman avait « le potentiel d'être le plus grand ambassadeur des États-Unis en Israël ».

Une indication de la façon dont David Friedman voit Israël est contenue dans un plan d'action en seize points qu’il a publié avec un autre conseiller de Donald Trump au mois de novembre 2016. Il assurait « qu’Israël reçoit la plus grande coopération militaire, stratégique et tactique des États-Unis » et il comportait une déclaration de guerre contre le mouvement de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) et contre l’activisme pour les palestiniens dans les universités.

David Friedman, cinquante sept ans, a travaillé avec Donald Trump pendant plus de quinze ans et il a conseillé le président élu sur le Moyen-Orient pendant sa campagne électorale. Il a représenté Donald Trump après que la compagnie de holding de ses trois casinos d'Atlantic City, Trump Entertainment Resorts, ait fait faillite en 2009.

Il a dit qu'il était impatient de prendre son poste dans « l'ambassade des États-Unis dans la capitale éternelle d'Israël, Jérusalem », indiquant la détermination de Donald Trump de renverser des années de politique américaine et de déplacer l'ambassade des Etats Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Le changement serait un geste potentiellement explosif au Moyen-Orient, car le statut de Jérusalem est l'un des enjeux des longues négociations israélo-palestiniennes.

Un autre problème est que David Friedman est le président des American Friends of Bet El Institutions, une organisation qui soutient une importante colonie illégale de Cisjordanie juste à côté de Ramallah.

Ses liens avec Bet El, ainsi que les récentes révélations selon lesquelles une association caritative de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, a donné de l'argent à l'une des colonies idéologiques les plus dures de Cisjordanie, suggère que le mouvement des colons aura un nombre sans précédent d’avocats au cœur de Washington.

En annonçant la nomination de David Friedman dans une déclaration, Donald Trump a déclaré que « David Friedman est un ami de longue date et de confiance pour moi. Ses relations solides en Israël formeront le fondement de sa mission diplomatique et constitueront un formidable atout pour notre pays, car nous renforcerons les liens avec nos alliés et notre actions pour la paix au Moyen-Orient ».

L'annonce semble avoir surpris les analystes israéliens. Chemi Shalev, chroniqueur d’Haaretz, a déclaré que David Friedman avait fait du premier ministre israélien de droite, Benjamin Netanyahu, un défaitiste de gauche.

« Du point de vue de David Friedman », dit-il, « la majorité des israéliens et des juifs américains sont plus ou moins des traîtres ».

David Friedman est en désaccord avec le consensus international général selon lequel les colonies sont illégales et il s'oppose à l'interdiction de la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Il a écrit dans le Jerusalem Post pendant la campagne électorale américaine que l’administration de Donald Trump n’exercerait aucune pression contre Israël.

« L’Amérique et Israël bénéficieront d'une coopération militaire et stratégique sans précédent et il n'y aura aucune divergence entre les deux pays », a-t-il déclaré.

Dans un message du site internet Israel National News, il a comparé le groupe juif américain J Street aux gardiens des prisonniers des camps de concentration et il a décrit ses partisans comme des « braves défenseurs de la destruction d'Israël depuis le confort de leurs canapés américains sécurisés. Il est difficile d’imaginer n'importe qui de pire ».

Il est allé plus loin au forum Saban du mois de décembre 2016 en disant que les partisans de J Street n’étaient pas juifs et qu’ils ne soutenaient pas Israël.

Le président de J Street, Jeremy Ben Ami, a déclaré dans un communiqué, Jeudi 15 Décembre 2016, que « J Street est violemment opposé à la nomination de David Friedman. Cette nomination est imprudente, c’est un danger contre la réputation des Etats Unis dans la région et leur crédibilité dans le monde ».

Le National Jewish Democratic Council a dit que « Donald Trump défend une forte relation entre les États-Unis et Israël et il faut le prendre au sérieux. Il n’y a jamais eu de choix moins expérimenté pour l'ambassadeur des États-Unis en Israël ».

Lara Friedman, d’Americans for Peace Now, a dit que « je ne sais pas pour les palestiniens, mais je sais que les juifs qui se soucient vraiment de la sécurité d'Israël, de la démocratie et de leur place dans le monde sont outragés ».

Comme Donald Trump, David Friedman est un admirateur de Vladimir Poutine et il a dépeint le président russe comme un combattant contre l'Etat Islamique en Syrie malgré la faiblesse de l'effort de guerre russe contre l’Etat Islamique.

« Vladimir Poutine est efficace », a écrit David Friedman au mois de novembre 2015. « C’est peut être un voyou, comme l'a récemment décrit le sénateur Marco Rubio, mais il sait identifier un objectif national, exécuter un plan militaire et finalement gagner ».

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 19:14

 

http://www.trt.net.tr/francais/moyen-orient/2016/12/13/l-ambassadeur-turc-en-israel-remet-ses-lettres-de-creance-a-rivlin-629050

 

L’ambassadeur turc en Israël remet ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin

 

Le nouvel ambassadeur de Turquie à Tel Aviv, Kemal Okem, a exprimé l’espoir que la république de Turquie parviendra à fournir une aide aux palestiniens, grâce à ces nouvelles relations avec Israël.

Kemal Okem a déclaré, Lundi 12 Décembre 2016, lors de la cérémonie de remise des lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin que « nous espérons que notre coopération sera profitable à d’autres peuples, en particulier à l'Autorité Palestinienne. Je remercie les autorités israéliennes pour permettre à l’aide turque d’arriver à Gaza et dans les régions palestiniennes », a-t-il ajouté.

Il a affirmé, dans un discours publié par le ministère israélien des affaires étrangères que « c’est bien un nouveau départ pour nos relations bilatérales et nos efforts dans cette région. Notre région est confrontée à des défis, mais elle offre également de grandes opportunités, la Turquie et Israël travailleront ensemble pour saisir ces opportunités et relever les défis », a déclaré l’ambassadeur turc.

Kemal Okem a affirmé qu’il examinera les opportunités de coopération dans tous les domaines entre les deux pays, conformément aux directives du président turc Recep Tayyip Erdogan et du premier ministre turc Binali Yildirim.

« Je ferai de mon mieux, en tant qu'ambassadeur, pour faire progresser les relations dans tous les domaines, en dépit de toutes les difficultés que nous pourrions rencontrer », a-t-il noté.

De son côté, le président israélien, Reuven Rivlin a condamné le double attentat terroriste survenu à Istanbul, Samedi 10 Décembre 2016.

« Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux proches des victimes de l'attentat terroriste d’Istanbul », a déclaré Reuven Rivlin.

Il a ajouté que « le terrorisme est le terrorisme, que ce soit à Bruxelles, à Istanbul, au Caire ou à Jérusalem. Notre mission est de rester fort face aux groupes terroristes ».

Reuven Rivlin a poursuivi en disant que « c’est un moment historique. Je voudrais exprimer ma gratitude au président Recep Tayyip Erdogan et le remercier encore une fois pour l'aide fournie par la Turquie afin d’éteindre l'incendie qui a éclaté dans des régions d’Israël au mois de novembre 2016 ».

Il a ajouté que « notre amitié est enracinée dans l'histoire et j'espère que la réconciliation et la nomination de l'ambassadeur ouvrira une nouvelle page dans nos relations. Nous devons travailler ensemble pour faire avancer les relations économiques et la coopération dans le domaine de l'énergie. Lors de nos discussions avec le président Recep Tayyip Erdogan, nous avons évoqué la situation à Gaza et je tiens à le remercier pour son engagement à nous aider à récupérer les israéliens et les corps de nos soldats détenus par le Hamas », a affirmé Reuven Rivlin.

Il a ajouté « qu’Israël, comme la Turquie, est soucieuse de l'amélioration de la vie de la population civile à Gaza, en ce qui concerne notamment l’infrastructure, l'énergie, l'économie et l'eau. Cela doit être fait en coopération avec l'Autorité Palestinienne ».

Reuven Rivlin a poursuivi en disant « qu’Israël et la Turquie partagent un désir de paix et de prospérité pour tous les peuples du Moyen-Orient. C’est un honneur de recevoir le nouvel ambassadeur de Turquie ».

Le président israélien a reçu, Lundi 12 Décembre 2016, les lettres de créance de cinq ambassadeurs, dont celles de Kemal Okem.

Reuven Rivlin a également reçu les lettres de créance de l’ambassadrice de France Hélène Le Gal, de l’ambassadrice du Canada Deborah Lyons, de l’ambassadrice du Guatemala Sara Casteneda et de l’ambassadeur du Cambodge Sman Manan.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 18:52

 

L'évacuation d'Alep s'achève, Bachar al Assad remercie Moscou et Téhéran (Reuters)

 

Bachar al Assad a reconnu Jeudi 22 Décembre 2016 que la reconquête d'Alep par l'armée syrienne était aussi une victoire de ses alliés russes et iraniens alors que l'évacuation des derniers rebelles et civils est sur le point de s'achever sous la supervision de l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Selon le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui prend part aux opérations, plus de quatre mille rebelles ont quitté Jeudi 22 Décembre 2016 leur dernière enclave d'Alep-Est. Trente quatre mille personnes ont été évacuées de la grande ville du nord de la Syrie depuis une semaine.

Le chef de la task force de l’ONU pour la Syrie, Jan Egeland, s'est félicité Jeudi 22 Décembre 2016 de cette issue « moins cruelle que ce qu'elle aurait pu être » avant que l'accord négocié entre la Russie et la Turquie n'évite l'écrasement de la dernière enclave insurgée par les forces gouvernementales.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui s'exprimait à ses côtés à Genève, a insisté pour sa part sur la nécessité d'un cessez-le-feu élargi et d'une relance du processus politique pour éviter que la ville rebelle d'Idlib, où se rendent la plupart des combattants et civils évacués, ne devienne la prochaine Alep.

Staffan de Mistura a salué l'ouverture de discussions entre Moscou, Téhéran et Ankara, les trois pays les plus influents en Syrie, et il a estimé que les pourparlers inter syriens que ces trois pays souhaitent organiser au Kazakhstan constitueraient une étape et une contribution en vue des négociations de paix que l'ONU entend relancer le 8 février 2017 à Genève.

La Russie et l'Iran sont les deux principaux alliés de Bachar al Assad et le chef de l’état syrien a admis, Jeudi 22 Décembre 2016, en recevant une délégation iranienne à Damas, que la reconquête d'Alep était aussi une victoire pour ces deux pays.

Il a réaffirmé à cette occasion son intention de reprendre en main son pays, présentant la bataille d'Alep comme « une étape sur la route menant à la fin du terrorisme sur l'ensemble du territoire syrien et créant les circonstances d'une solution pour mettre fin à la guerre ».

A Moscou, le ministre de la défense, Sergueï Choïgou, a souligné de son côté devant un parterre de militaires que l'intervention de la Russie avait permis d'éviter l'effondrement de l’état syrien.

Il a affirmé que l'armée russe avait tué trente cinq mille rebelles depuis ses premières frappes aériennes au mois de septembre 2015 et ainsi rompu « la chaîne des révolutions colorées au Proche-Orient et en Afrique ».

Pour célébrer leur victoire militaire à Alep, Bachar al Assad et ses alliés doivent attendre la fin de l'évacuation du dernier réduit rebelle.

Retardées à plusieurs reprises par les tractations entre les deux camps depuis une semaine, les opérations sont dorénavant compliquées par le mauvais temps, notamment la neige qui tombe sur le nord de la Syrie.

Il reste encore plusieurs milliers de rebelles et de civils dans le dernier réduit insurgé, a déclaré Jeudi 22 Décembre 2016 Ahmed Kara Ali, un porte-parole du groupe islamiste Ahrar al Cham impliqué dans le processus d'évacuation.

Il a confirmé que quatre mille combattants étaient partis depuis Mercredi 21 Décembre 2016 à bord d'une vingtaine d'autobus et de plus de six cent véhicules privés en direction des régions rurales de l'ouest d'Alep et de la province d'Idlib.

Le chef de la branche politique d'Ahrar al Cham, Mounir al Sayal, a jugé pour sa part possible de terminer l'évacuation Jeudi 22 Décembre 2016 si aucun contretemps ne vient perturber le déroulement des opérations.

Plus prudente, la porte-parole du CICR, Krista Armstrong, a déclaré que l'évacuation « va se poursuivre Jeudi 22 Décembre et Vendredi 23 Décembre 2016 ».

Staffan de Mistura a néanmoins présenté la journée du Jeudi 22 Décembre 2016 comme un jour crucial pour l'opération désormais supervisée par l’ONU, le gouvernement de Damas ayant accepté le déploiement d'observateurs de l’ONU après un vote à l'unanimité du conseil de sécurité de l’ONU.

« L'évacuation se poursuit et les observateurs sont toujours sur place. Environ trois cents véhicules privés sont partis Jeudi 22 Décembre 2016 », a dit un responsable de l'ONU sur place.

Les évacués laissent derrière eux un champ de ruines dévastées par les bombes et les missiles dans ce qui fut autrefois la plus grande ville syrienne et sa capitale commerciale.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 20:57

 

 

Donald Trump confirmé quarante cinquième président des Etats-Unis (Reuters)

 

Donald Trump a obtenu Lundi 19 Décembre 2016 au moins trois cent quatre voix au collège électoral des grands électeurs désignés le Mardi 8 Novembre 2016 quand deux cent soixante dix suffisaient pour confirmer son élection à la présidence des Etats-Unis, selon un décompte de l'agence de presse américaine Associated Press.

Plusieurs responsables démocrates avaient appelé les cinq cent trente huit grands électeurs du collège à s'abstenir de confirmer le milliardaire dans ses fonctions ou à voter pour la gagnante du vote populaire, la démocrate Hillary Clinton.

Une demi-douzaine de grands électeurs ont rompu avec la tradition et ont voté contre les directives de leur parti, du jamais vu dans l'histoire institutionnelle du pays. Depuis 1900, seuls huit grands électeurs au total n'ont pas suivi le choix de leurs états d'origine.

Mais ce mouvement n'a pas suffi à renverser le scrutin.

Bien au contraire même, puisque que quatre grands électeurs démocrates ont fait défaut à Hillary Clinton, préférant voter pour l'ancien secrétaire républicain à la défense Colin Powell ou pour Faith Spotted Eagle, de la tribu sioux impliquée dans la contestation d'un oléoduc dans le Dakota, tandis que deux républicains seulement ont manqué à Donald Trump.

Le scrutin qui d'ordinaire est une affaire de routine se déroulait cette année sur fond d'accusations de piratage informatique russe visant à influer sur les résultats de l'élection du Mardi 8 Novembre 2016.

Après décompte de la quasi-totalité des votes, qui se déroulaient Lundi 19 Décembre 2016 dans les capitales des états de l'union, Donald Trump était crédité de trois cent quatre voix contre deux cent vingt quatre voix pour Hillary Clinton.

Les résultats définitifs seront proclamés le 6 janvier 2017 par le congrès.

« Je travaillerai d'arrache-pied pour unir notre pays et pour être le président de tous les américains », a commenté dans un communiqué le futur quarante cinquième président des Etats-Unis, qui sera investi dans ses fonctions le 20 janvier 2017.

Son vice-président Mike Pence, élu sur le même ticket que le candidat républicain, s'est dit honoré par le vote du collège électoral.

L'écart entre le vote populaire, qu’Hillary Clinton a remporté avec près de deux millions neuf cent mille voix d'avance sur Donald Trump à l'échelle nationale, et la composition du collège électoral, dont les cinq cent trente huit membres sont désignés état par état, a cependant réactivé le débat sur la pertinence d'un système électoral en vigueur depuis 1787.

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