Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 16:08

 

L'aviation turque bombarde les unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie (Reuters)

 

Des bombardements de l'aviation turque dans le nord de la Syrie ont fait cent soixante à deux cent morts dans les rangs des miliciens kurdes des YPG, soutenues par les Etats-Unis, selon un communiqué de l'armée turque diffusé Jeudi 20 Octobre 2016. 

Vingt-six raids aériens menés dans la nuit du Mercredi 19 Octobre au Jeudi 20 Octobre 2016 ont visé leurs positions dans un secteur repris récemment aux djihadistes de l'Etat Islamique, précise l'état-major de l'armée turque . 

L'administration kurde mise en place dans le nord-est de la Syrie parle de plusieurs dizaines de tués tandis que l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) avance un bilan beaucoup moins lourd d'au moins quatorze morts et plusieurs dizaines de blessés. 

L'OSDH précise que les bombardements ont eu lieu à al Hassiya, Oum al Qoura et Oum al Hoch, trois villages situés au nord d'Alep tenus par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), coalition dirigée par les YPG. Ces localités se trouvent à une trentaine de kilomètres à l'ouest d’al Bab, dernier fief de l'Etat Islamique dans le nord-ouest de la Syrie. 

Dans la soirée, l'armée gouvernementale syrienne a dénoncé une agression flagrante et prévenu qu'elle abattrait tout appareil militaire turc entrant dans l'espace aérien syrien. 

« Tout nouvelle tentative de violer l'espace aérien syrien par des avions de guerre turcs sera traité et ils seront abattus par tous les moyens disponibles », prévient le commandement général de l'armée gouvernementale syrienne. 

L'armée turque et ses alliés locaux ont lancé le 24 août 2016 une offensive dans le nord de la Syrie baptisée Bouclier de l'Euphrate dont l'objectif est à la fois de repousser l'Etat Islamique et d'enrayer la progression des miliciens kurdes. 

Même s'ils sont le principal relais sur le terrain de la campagne américaine de lutte contre l'Etat Islamique en Syrie, Ankara les assimile aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). 

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter est attendu Vendredi 21 Octobre 2016 à Ankara. 

Les raids dans la nuit du Mercredi 19 Octobre au Jeudi 20 Octobre 2016 ont été d'une intensité sans précédent depuis le début de l'incursion turque en Syrie. Le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé la veille que la Turquie pourrait agir seule pour éradiquer ses ennemis à l'étranger. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 15:25

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/21/mariano-rajoy-en-route-vers-la-reelection_5017899_3214.html

 

En Espagne, Mariano Rajoy en route vers la réélection 

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) pourrait décider de faciliter une nouvelle investiture du premier ministre pour éviter de troisièmes élections législatives. 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid 

Le président du Parti Populaire et chef du gouvernement espagnol par intérim, Mariano Rajoy, voit enfin son horizon s’éclaircir. Après dix mois de blocage politique, il est probable que le PSOE décide, Dimanche 23 Octobre 2016, à l’occasion d’un comité fédéral, de s’abstenir lors du prochain débat d’investiture pour permettre au Parti Populaire de gouverner. C’est en tout cas la logique du « moindre mal » que défend le président de la commission exécutive provisoire qui a pris les rênes du parti, Javier Fernandez. 

Le PSOE est certes encore divisé entre ceux qui veulent maintenir le non à Mariano Rajoy coûte que coûte et ceux qui préfèrent le laisser gouverner pour éviter de nouvelles et périlleuses élections. Mais les défenseurs de l’abstention, qui avaient obtenu au début du mois d'octobre 2016 la tête de l’ancien secrétaire général Pedro Sanchez, continuent de gagner du terrain. « L’abstention ne me provoque pas d’urticaire si c’est la seule option pour éviter de troisièmes élections », a déclaré le numéro deux de la puissante fédération andalouse, Juan Cornejo. 

Le secrétaire général de la fédération de Castille y Leon, Luis Tudanca, rejette cette option, estimant que les socialistes ne peuvent pas « ni activement ni passivement faciliter l’accession d’un gouvernement aussi corrompu et de droite. L’abstention serait le suicide du PSOE ». De leur côté, les socialistes catalans se disent prêts à briser les consignes de vote du parti pour maintenir le non à Mariano Rajoy. Silencieux, indolent, fidèle à lui-même, celui-ci attend son heure, il est souriant et détendu en public, malgré le procès pour corruption qui vise une quinzaine d’élus du Parti Populaire et pourrait confirmer un possible financement illégal du parti. 

Le Lundi 24 Octobre et le Mardi 25 Octobre 2016, le roi Felipe VI convoquera les chefs de file des différents partis pour les sonder sur la possible tenue d’un nouveau débat d’investiture. Si les socialistes se sont mis d’accord sur l’abstention d’ici là, Mariano Rajoy sera reconduit à la tête du gouvernement espagnol.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 15:10

 

http://www.lepoint.fr/societe/policiers-en-colere-un-porte-parole-autoproclame-proche-de-l-extreme-droite-21-10-2016-2077595_23.php

 

Policiers en colère, un leader auto proclamé proche du Front National et employé chez Carrefour 

Rodolphe Schwartz, ancien adjoint de sécurité et sympathisant du Front National, est l'un des manifestants les plus virulents. Problème, il a quitté la police. 

Par Aziz Zemouri 

Vendredi 21 Octobre 2016 

Cette nuit, devant les grilles du ministère de l'intérieur, Rodolphe Schwartz s'exprimait devant les médias audio visuels au nom des policiers en colère qui battent le pavé parisien depuis Lundi 17 Octobre 2016. Mieux, il « négociait » avec un commissaire qui semblait faire l'intermédiaire entre le cabinet du ministre Bernard Cazeneuve et les manifestants afin d'organiser une rencontre entre lui et le titulaire de la place Beauvau. Or, Rodolphe Schwartz, ancien Adjoint De Sécurité (ADS) au commissariat du dix neuvième arrondissement de Paris, ne fait plus partie des effectifs de la préfecture de police depuis 2014. Il a échoué à plusieurs reprises au concours de gardien de la paix, puis s'est reconverti dans le privé. Il est désormais employé chez Carrefour. 

Très actif pour récupérer la colère des policiers, il était présent à Évry le soir où le Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone a été hué à la sortie de la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP). « C'était un des plus véhéments », raconte un fonctionnaire présent. « Plus il s'agite, plus les autres suivent. Il profite d'une réelle frustration et d'une vraie révolte ». 

Jeudi 20 Octobre 2016, place Beauvau, il fut le plus virulent des portes paroles qui s'adressaient aux médias. « Il joue au jusqu'au boutiste alors qu'il ne risque rien », commentait un ancien des renseignements généraux de Seine-Saint-Denis, aujourd'hui en poste à Roissy, qui tentait de tempérer ses saillies à la mode tous pourris. « Les collègues ne sont pas d'extrême droite. C'est une aberration que Rodolphe Schwartz s'auto proclame porte-parole », explique un brigadier d'origine maghrébine.

En 2015, comme nous le révélions à l'époque, c'est ce même Rodolphe Schwartz qui avait organisé une manifestation sous les fenêtres du ministère de la justice avec pour cible Christiane Taubira, jugée laxiste. 

Rodolphe Schwartz, trente ans, a fondé en 2013 l'Association de Défense des Forces de l’Ordre (ADFO). Comme lui, ses rares adhérents gravitent autour du Front National et du Rassemblement Bleu Marine (RBM). Rodolphe Schwartz a d'ailleurs figuré sur la liste de Wallerand de Saint-Just lors des dernières élections municipales à Paris. Sur son compte Facebook, il avait lancé un appel à Marine Le Pen afin qu'elle rejoigne le rassemblement à Évry, d'où est partie la révolte des policiers de terrain. 

Joint par le Point sur son téléphone portable avant la mise en ligne de cet article, l'ancien ADS n'a pas répondu à nos sollicitations. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:28

 

https://gazettedebout.fr/2016/09/21/pyrenees-a-paris-marche-jours-heureux/

 

Des Pyrénées à Paris, la marche des jours heureux 

Une marche citoyenne des Pyrénées jusqu’à Paris, voici le programme des participants à la marche des jours heureux qui partira du village d’Oloron Sainte-Marie, dans le département des Pyrénées Atlantiques, Vendredi 7 Octobre 2016, pour arriver à Paris, Samedi 5 Novembre 2016. Les étapes d’environ vingt cinq kilomètres par jour se feront à pied, à vélo, en tandem et avec des instruments de musique. Ils passeront à Pau-Lescar, Marmande, Bergerac, Périgueux, Limoges, Romorantin-Lanthenay, Orléans et Créteil. 

La projection du documentaire des Jours Heureux de Gilles Perret sera proposée dans certaines étapes. Ce film, dans lequel ont notamment tourné Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, raconte l’histoire de la naissance du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) intitulé « les jours heureux ». Un texte qui est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition et aux comités d’entreprises. 

Les objectifs de cette marche sont multiples, rencontrer les citoyens et les résistants d’aujourd’hui, mieux faire connaître le programme du CNR et l'appel des résistants de 2004. 

Ses participants aimeraient que d’autres marches citoyennes convergent à Paris avant les élections primaires de la droite du mois de novembre 2016 pour montrer la volonté d’un nouveau cap politique. Ils espèrent être plus de mille à Paris pour terminer la marche. 

Tout au long de leur parcours, les participants aimeraient se mettre en lien avec les Nuits debout locales. Vous pouvez contacter Martin, l’un des organisateurs, pour organiser des rencontres. 

Envoyez vos messages par internet à martin.rf@laposte.net   

Vous pouvez également les contacter sur Facebook et retrouver tous les détails de leur projet sur leur site internet. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:09

 

https://gazettedebout.fr/2016/10/20/flic-debout/

 

Une manifestation sauvage de la police 

Flics Debout ? 

Des centaines de policiers marchent sur les Champs-Élysées, au beau milieu de la nuit, en chantant la Marseillaise. Environ cinq cent autres se rassemblent place de la République, lieu où il y a encore quelques semaines ils venaient réprimer les participants de Nuit Debout. Nous sommes Mercredi 19 Octobre 2016. Et cette manifestation totalement inédite ne dit rien qui vaille pour le gouvernement. 

Ce n’est pas la première fois que les policiers expriment leur colère. Ils se sont déjà rassemblés sur les Champs-Élysées dans la nuit du Lundi 17 Octobre 2016, également aux alentours de minuit, avec des voitures banalisées, gyrophares allumés et sirènes criantes. Des policiers traumatisés par un acte de violence survenu le 8 octobre 2016 lors d’une mission de sécurité Vigipirate à Viry-Châtillon, dans le département de l'Essonne, suite à une caméra de surveillance vandalisée dans le quartier. Leurs collègues ont pris des coups et leurs véhicules à l’arrêt ont reçu des cocktails Molotov. Un policier a été grièvement brûlé aux mains et au visage et a été hospitalisé à l’hôpital Saint-Louis à Paris. 

Cette manifestation sauvage sur les Champs-Élysées est organisée par « un mouvement asyndical » en réaction à l’absence de réponse de l'état après ces attaques. Les militants ont également chanté à l’unisson la Marseillaise devant l’Arc de Triomphe. La démarche se veut symbolique, quoi de plus nationaliste que de chanter l’hymne devant la tombe du soldat inconnu sur le plus célèbre rond-point de France ? La police veut certes se mobiliser pour soutenir ses collègues blessés de Viry-Châtillon mais surtout exprimer son ras-le-bol face aux violences subies pendant leurs missions. 

La police qui part en manifestation, pourquoi ? 

Les « manifestants », environ cinq cent, critiquaient leurs conditions de travail dangereuses sous les ordres d’une hiérarchie vieillissante, leurs maigres salaires et les heures supplémentaires non rémunérées. La mobilisation a été organisée lors de rencontres « clandestines » après les événements de Viry-Châtillon. 

Les policiers se sont inspirés de leur collègues niçois qui organisent sur la place Masséna des rassemblements silencieux pour soutenir leurs collègues de Viry-Châtillon. Une idée reprise par les policiers d’Ivry, qui se sont retrouvés devant la préfecture durant la nuit du Vendredi 14 Octobre au Samedi 15 Octobre 2016. A la suite de cette réunion, ils ont été menacés de sanctions par le directeur départemental. Une menace vécue comme une mesure destinée à les contraindre au silence. Un autre rassemblement, plus symbolique, devant le commissariat de Savigny sur Orge, celui du policier blessé, a eu lieu le 11 octobre 2016. 

L’événement à pris de l’ampleur grâce au bouche à oreille, « nous avons envoyé des textos à des collègues d’un peu partout », raconte un policier. 

Dans une vidéo de www.taranis.news, l’un d’entre eux témoigne, « nous nous sommes organisés nous-mêmes, par les réseaux sociaux et le bouche à oreille ». Il estime que ce rassemblement a été rendu possible car il n’y avait pas d’organisation syndicale. Pour lui, il s’agit d’un mouvement de « flics qui parlent à des flics ». Sur le fond des luttes syndicales, il pense que ce mouvement soulève d’autres questions sur la peur chez les policiers. Il évoque aussi le manque de concertation entre les magistrats et forces de l’ordre, ou des dispositifs de mission dangereux, tel celui où ses collègues ont été blessés, une mission Vigipirate avec deux véhicules comportant chacun deux personnes dans un quartier réputé à risque. 

Les propos recueillis lors du rassemblement parlent peu de la violence des actes perpétrés à Viry-Châtillon, mais le mouvement va servir d’outil de pression médiatique pour pointer les conséquence des ordres donnés par la hiérarchie. L’acte de désobéissance de ces cinq cent fonctionnaires tente de mettre en lumière leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, tout comme leur image aux yeux de la population, au profit de hauts placés carriéristes qui réclament du chiffre. 

Une action médiatique ? 

La violence policière est plus que jamais d’actualité. Récemment encore, un manifestant a perdu un œil et un jeune est mort étouffé.

Sans parler des rafles de Stalingrad et de l’expulsion prévue du camp de Calais. Ces sujets ont réveillé le débat sur une violence d’état systémique, notamment à Nuit Debout, voir le dossier sur les violences policières de Gazette Debout, la violence induite par l’état d’urgence sur les citoyens, avec ses mesures de sécurité à la limite du voyeurisme, via des caméras de surveillance tous les cinquante mètres, jetez un oeil au travail du collectif Paris sous Surveillance, la présence policière beaucoup plus importante dans les « banlieues chaudes », la répression toujours plus grande, voir la vidéo de Télébocal sur la dernière manifestation contre les violences policières, et la multiplication des contrôles au faciès. 

Évidemment, ce ne sont pas les victimes de ces violences policières qui comprendront les manifestations de la police. Cependant, dans le fonctionnement et l’organisation de ces mouvements, nous pouvons constater quelques similarités avec le mouvement des Nuits Debout.

Ils sont auto-organisés en marge des syndicats via des initiatives locales. 

Ces jeunes policiers seraient-ils des flics Debout ? Difficile à dire. Bien que similaire, ce mouvement ne va pas au fond de son raisonnement. Si c’est bien la politique du chiffre qui engendre une hiérarchie carriériste, pointer du doigt les supérieurs n’est pas suffisant. Cette politique découle d’ordres politiques. Car la police subit, elle aussi, la violence d’un système vieillissant, ne pouvant plus innover et noyé dans des mesures sécuritaires et liberticides. Il y a de plus en plus de suicides dans ses rangs. Les fonctionnaires savent que certains ordres ne font qu’aggraver la situation et les mettre en danger. Ils sont désormais utilisés en manifestation comme un outil de répression.

Mais aussi pour rendre service aux grandes entreprises, Vinci contre la Zone A Défendre (ZAD) de Notre Dame Des Landes et Electricité Distribution de France (EDF) contre la ZAD de Bure. 

Sur les réseaux sociaux, un hashtag je soutiens la police s’est créé. A l’aide d’outils d’analyse, nous avons pu établir une carte de l’activité des comptes relayant cet hashtag. Nous constatons qu’il s’agit de nombreux compte de la droite. Celle-ci s’est empressée de profiter de l’événement pour faire passer des idées sécuritaires, réclamant au passage des mesures rapides du gouvernement contre les « criminels » et la « racaille ». 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 20:02

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/18/l-unesco-adopte-une-resolution-controversee-sur-jerusalem_5015859_3218.html

 

L’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) adopte une résolution controversée sur Jérusalem 

Israël dénonce la négation des liens historiques entre les juifs et le mont du Temple, soit l’esplanade des Mosquées pour les musulmans. 

Par Piotr Smolar, correspondant permanent du Monde à Jérusalem 

Peu de pays attachent autant d’importance qu’Israël aux votes de l'UNESCO. Cette organisation s’est attiré une nouvelle fois les foudres de l'état hébreu, Mardi 18 Octobre 2016, en adoptant en conseil exécutif une résolution controversée qui concerne notamment la vieille ville de Jérusalem-Est. 

Ce texte, déjà soumis au vote en commission, Jeudi 13 Octobre 2016, ne fait référence qu’aux noms musulmans des sites religieux, en évitant par exemple l’expression mont du Temple pour l’esplanade des Mosquées. En semblant nier les liens historiques et spirituels du judaïsme avec ce lieu, l’UNESCO a provoqué une condamnation unanime de la part des dirigeants du pays, qui fustigent la partialité anti-israélienne de la plupart des forums multilatéraux. 

Jeudi 13 Octobre 2016, l’Allemagne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont fait partie des six pays qui se sont opposés au texte. La France figurait parmi les vingt six pays qui se sont abstenus, tandis que vingt quatre pays votaient pour, dont la Chine, la Russie et l’Egypte.

Depuis des années, l’UNESCO sert de tribune privilégiée pour les défenseurs de la cause palestinienne. L’organisation est aussi devenue une sorte de coupable idéal pour le gouvernement israélien, qui serre ainsi les rangs et éloigne le débat sur l’occupation elle-même.

Au mois d'avril 2016, l’UNESCO avait déjà adopté une résolution similaire. La France avait alors voté pour, au terme d’un imbroglio diplomatique suscitant la colère d’Israël et de la communauté juive française. Le gouvernement et l’Elysée s’étaient ensuite confondus en excuses, promettant une plus grande vigilance à l’avenir. 

« Théâtre de l’absurde » 

Israël, qui avait suspendu à la fin de l'année 2011 le versement de son soutien financier à l’UNESCO après l’acceptation de la Palestine comme membre, a décidé de rompre tout contact officiel avec l’organisation. C’est le ministre de l’éducation, Naftali Bennett, qui en a fait l’annonce Vendredi 14 Octobre 2016, en dénonçant dans une lettre ouverte le « soutien immédiat au terrorisme islamiste » apporté par les votants. 

De son côté, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a dénoncé le « théâtre de l’absurde » qui se déroulerait au sein de l’organisation.

« Et quoi ensuite ? Une décision de l’UNESCO niant la connexion entre le beurre de cacahouète et la confiture, Batman et Robin et le rock et le roll ? », a-t-il ironisé sur son compte Twitter. Pour le chef du gouvernement, ce vote porte atteinte toutefois à l’une de ses grandes ambitions diplomatiques, briser la majorité anti-israélienne systématique en Afrique et parmi les pays arabes à chaque vote lié à l’occupation. 

La directrice de l’UNESCO, Irina Bokova, a immédiatement pris ses distances avec ce texte, voulu par plusieurs pays arabes. « L’héritage de Jérusalem est indivisible et chacune de ses communautés a le droit à une reconnaissance explicite de son histoire et de sa relation avec la ville », a-t-elle souligné dans un communiqué. Le Mexique comptait demander un nouveau vote Mardi 18 Octobre 2016 afin de changer sa propre décision du Jeudi 13 Octobre 2016 en faveur d’Israël. Mais le pays a finalement choisi de faire une simple déclaration au cours du conseil exécutif pour manifester son changement de position, dû à une formulation biaisée du texte, qu’il semblait soudain découvrir. 

La résolution désigne Israël sous l’expression « puissance occupante ». Elle dénonce la poursuite de fouilles archéologiques à Jérusalem-Est, en particulier à l’intérieur et autour de la vieille ville. Elle appelle à la « restauration du statu quo en vigueur jusqu’en 2000 » sur l’esplanade des Mosquées, qui était exclusivement gérée par les administrateurs jordaniens du Waqf. Le texte déplore « l’escalade d’agressions et de mesures illégales » contre ses membres ainsi qu’à l’encontre des croyants musulmans souhaitant se rendre à la mosquée al Aqsa, lieu régulièrement « pris d’assaut par les extrémistes de la droite israélienne ». Le mur des Lamentations est désigné sous l’expression arabe place al Bouraq, ce qui pour les médias israéliens constitue une sorte d’expropriation sémantique.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 19:42

 

Les socialistes d'Andalousie ouvrent la voie à un gouvernement de Mariano Rajoy (Reuters)

 

La fédération de l'Andalousie du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), la plus importante du pays, s'est prononcée Lundi 17 Octobre 2016 en faveur d'une abstention des députés du PSOE si Mariano Rajoy, le chef du gouvernement sortant de droite, sollicite la confiance des députés. 

Si l'ensemble du PSOE suit, Mariano Rajoy pourrait former un gouvernement minoritaire soutenu par son Parti Populaire et les centristes libéraux de Ciudadanos et l'Espagne, privée de majorité parlementaire depuis le mois de décembre 2015, s'épargnerait la tenue de troisièmes élections législatives en un an. 

« Il y a unanimité au sein de la fédération pour éviter un troisième scrutin et l'abstention est la seule voie », a déclaré le secrétaire à l’organisation du PSOE en Andalousie, Juan Cornejo, à l'issue d'une réunion. 

La présidente de la fédération, Susana Diaz, est favorite pour succéder à Pedro Sanchez, le secrétaire général du PSOE qui a démissionné le premier octobre 2016 après avoir été mis en minorité par le comité fédéral du parti. 

La fédération socialiste de l'Estrémadure, dont le président Guillermo Fernández Vara est l'un des barons socialistes qui ont défendu avec le plus de véhémence la nécessité de permettre la formation d'un gouvernement minoritaire pour sortir de d'impasse institutionnelle, a adopté Lundi 17 Octobre 2017 la même position. 

Bien que « personne au PSOE » ne souhaite la reconduction de Mariano Rajoy pour un second mandat, a dit Guillermo Fernández Vara, « il n'y a pas d'alternative ». 

Jusqu'à présent, sous la férule de Pedro Sanchez, les députés du PSOE ont refusé de voter la confiance à Mariano Rajoy, ou même de s'abstenir, ce qui lui aurait permis de former un gouvernement minoritaire. 

Mais un sondage Metroscopia publié dimanche par el Pais montre que le PSOE serait le grand perdant de nouvelles élections législatives, avec dix huit pour cent des intentions de vote contre vingt trois pour cent des voix aux élections législatives du mois de juin 2016 et vingt deux pour cent des voix aux élections législatives du mois de décembre 2015. 

L'enquête Metroscopia note aussi que cinquante six pour cent des électeurs du PSOE sont favorables à ce que le PSOE permette la constitution d'un gouvernement minoritaire du Parti Populaire tandis que trente sept pour cent préfèrent rester sur la ligne de Pedro Sanchez. 

Les dirigeants du PSOE se réuniront Dimanche 23 Octobre 2016 pour fixer une ligne. Si aucun gouvernement n'obtient la confiance d'ici au 31 octobre 2016, de nouvelles élections législatives auront lieu au mois de décembre 2016.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 19:24

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/10/19/en-appel-les-ex-salaries-de-goodyear-denoncent-un-acharnement-contre-la-cgt_5016516_3234.html

 

Deux ans de prison avec sursis requis contre les anciens salariés de Goodyear 

Huit anciens salariés de Goodyear, dont cinq délégués de la Confédération Générale du Travail (CGT), ont comparu en appel Mercredi 19 Octobre 2016 pour « séquestration et violences en réunion ». Le délibéré sera rendu le 11 janvier 2017. 

Par Jérémie Lamothe, envoyé spécial du Monde à Amiens 

Condamnés pour séquestration à deux ans de prison, dont neuf mois de prison ferme, en première instance au mois de janvier 2016, huit anciens salariés de Goodyear Amiens-Nord ont comparu Mercredi 19 Octobre 2016 devant la cour d’appel d’Amiens, dans le département de la Somme. A l’issue de la journée d’audience, l’avocat général, Dominique Tailhardat, a requis deux ans de prison avec sursis pour les anciens ouvriers. L’avocat de la défense, Fiodor Rilov, a demandé de son côté la relaxe, après deux heures de plaidoirie, pour les huit anciens salariés de Goodyear. 

Les prévenus, dont cinq sont des délégués de la CGT, étaient poursuivis pour « séquestration et violences en réunion » après avoir retenu pendant plus de trente heures deux cadres de l’entreprise, le 6 janvier et le 7 janvier 2014. Une ultime action intervenue à l’époque après sept années de lutte contre la fermeture de l’usine, actée deux semaines plus tard. 

La condamnation des protagonistes, deux ans plus tard, à de la prison ferme avait été perçue comme un coup de tonnerre dans le milieu syndical et politique. C’était en effet une première en France contre des syndicalistes. D’autant plus que les deux cadres séquestrés, Bernard Glesser, directeur des ressources humaines, et Michel Dheilly, directeur de production, ainsi que la direction de Goodyear avaient retiré leur plainte dans le cadre de l’accord de fin de conflit signé le 21 janvier 2014. Mais le parquet a décidé de poursuivre l’affaire. 

Les prévenus se sont donc retrouvés devant la cour d’appel d’Amiens, Mercredi 19 Octobre 2016, soutenus par plusieurs milliers de personnes, dix mille selon la CGT et cinq mille selon la préfecture, parmi lesquelles de nombreuses personnalités politiques, dont les candidats au premier tour des élections présidentielles Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud, ou encore Olivier Besancenot. Ils dénoncent un procès de la répression syndicale. 

« Les pires heures de ma vie » 

Mercredi 19 Octobre 2016, les anciens salariés ont été interrogés à nouveau sur le déroulement de la journée du 6 janvier 2014. Ce matin-là, deux délégués syndicaux, Reynald Jurek et Mickaël Wamen, le chef de file médiatique des salariés, devaient retrouver à 10 heures Michel Dheilly pour connaître la réponse du groupe à leur demande de rouvrir les négociations sur les conditions de départ dans le cadre de la fermeture de l’usine. 

« Mais quand nous sommes montés, la secrétaire nous a dit que Michel Dheilly et Bernard Glesser étaient en bas, dans la salle de réunion avec les salariés, affirme Reynald Jurek. Mais ce n’est pas ce qui était prévu, c’est étonnant ». 

« Comment une direction, qui est la seule à pouvoir ouvrir la salle, permet aux salariés d’y entrer », questionne Michaël Wamen, qui ne comprend pas que la direction n’ait pas été plus prudente. « Près de cent personnes étaient présentes dans cette salle. L’ambiance était déjà très tendue ». 

Rapidement, une des portes de sortie est bloquée par un pneu. La tension monte. « Quand les cadres ont annoncé qu’il n’y aurait pas de réouverture des négociations, les gens étaient en colère. Ils étaient en train de perdre leur emploi quand même », poursuit Reynald Jurek, tandis qu’au même moment les militants de la CGT continuent à chanter leur slogan, devant le tribunal. « Le climat était anxiogène », rappelle un autre prévenu, Mickaël Mallet, à la barre. 

« On peut être en colère, mais il y a la manière de la manifester », rétorque alors le président de la cour d’appel, René Grouman. Mais la plupart des prévenus l’assurent, ils n’étaient pas forcément d’accord avec cette action. Selon eux, ils auraient alors tenté d’apaiser la situation. « Mon intégrité physique aurait été mise à mal si j’avais tenté de m’y opposer », fait savoir Mickaël Mallet, également délégué de la CGT. « Il y aurait eu du grabuge ».

« J’ai passé les pires heures de ma vie », se souvient de son côté Mickaël Wamen. J’ai dit aux salariés que « vous êtes cinglés, vous allez finir en taule. Je ne pensais pas que c’est moi qui y finirais ». 

« Je n’ai rien entravé du tout » 

Tous contestent ainsi avoir joué un rôle actif dans cette séquestration de plus d’une trentaine d’heures. Leur seul tort selon eux est de ne pas avoir réussi à arrêter les autres salariés avant que cela ne dégénère. 

« Qu’ils se soient sentis retenus, peut-être. Je suis ici, mais à aucun moment je n’ai entravé leur liberté de se lever ou de partir. Pour moi, je n’ai rien entravé du tout », assure Reynald Jurek. Un autre prévenu, Jean-François Quandalle, est ensuite revenu sur une scène qui s’est déroulée le 6 janvier 2014. 

«  Michel Dheilly était en train de fumer dehors. Je le rejoins. Et là, trois ou quatre personnes sont arrivées, l’ont attrapé par le col. Je me suis interposé, je l’ai ramené à l’intérieur. Je ne sais pas ce qu’ils lui auraient fait. Mais je n’ai pas pris le risque de les laisser tout seuls avec lui. Et selon moi, Michel Dheilly pouvait identifier ces personnes ». 

Mais l’avocat général, Dominique Tailhardat, est revenu dans son réquisitoire sur les arguments des anciens salariés de Goodyear, « dire que je ne comprends pas pourquoi je suis là n’a aucun sens. Tous ceux qui ont adhéré et qui ont participé activement doivent être poursuivis chaque fois qu’ils ont été identifiés ». 

Mais pour les prévenus, la raison de leur présence dans cette salle d’audience est simple, c’est leur appartenance à la CGT. Ils soulignent que peu de personnes ont été poursuivies dans cette affaire. Un des prévenus, Hassan Boukri, s’exprime en disant que « je n’ai rien fait de mal. Et puis les deux cadres connaissaient tout le monde dans la salle. Pourquoi les responsables de cette action ne sont pas ici ? Et pourquoi je suis là ? Moi j’ai l’étiquette de la CGT ». 

« Cette séquestration a été programmée » 

Mickaël Mallet affirme même ensuite qu’un salarié, dont il ne veut pas donner le nom, s’est présenté « avec un couteau dans la salle. Les huissiers, les forces de l’ordre l’ont vu, mais pourquoi il n’est pas ici ? Tout le monde n’est pas au courant de tout, j’ai l’impression ». 

Mais pour l’avocat général, Dominique Tailhardat, « cette séquestration a été programmée, ce n’est pas un mouvement qui arrive d’un seul coup. Dès le départ, nous savons que la décision de retenir ces personnes et de séquestrer ces gens-là avait été prise. Cette séquestration a même été revendiquée devant les chaînes de télévision qui ont été appelées pour l’occasion. Et si nous acceptons les séquestrations, nous tuons le dialogue social. Mais je préfère oublier les peines de prison ferme car ils ont quasiment tous un casier vierge », a-t-il affirmé pour justifier ses réquisitions. Le délibéré sera rendu le 11 janvier 2017.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 19:22

 

http://www.liberation.fr/france/2016/10/17/notre-dame-des-landes-valls-repousse-l-echeance-des-travaux_1522532

 

Notre-Dame-Des-Landes, Manuel Valls repousse l'échéance des travaux 

Le premier ministre assure que l'évacuation des opposants au projet d'aéroport se fera, mais avec la préoccupation « d'éviter toutes les violences ». 

Les premiers travaux pourraient commencer dans plus d'un an. 

Nous avons connu recadrage plus musclé. Le premier ministre, Manuel Valls, a assuré, Lundi 17 Octobre 2016, que l’évacuation des opposants au projet controversé d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, dans le département de la Loire-Atlantique, « devra évidemment se faire », lors d’une visite au salon international de l’alimentation (SIAL). Un message envoyé à l’adresse de Ségolène Royal, sa ministre de l'environnement, qui avait estimé Dimanche 16 Octobre 2016, dans une interview au Journal Du Dimanche (JDD), que, sur ce dossier qui empoisonne le quinquennat de François Hollande, il valait mieux « arrêter les frais ». 

Mais le premier ministre a aussi dit « partager » avec Ségolène Royal une « préoccupation, qui est celle d’éviter toutes les violences. Donc maintenant, les choses doivent se faire mais, encore une fois, avec méthode et avec la volonté d’éviter la violence », a-t-il poursuivi, sans évoquer de calendrier précis pour cette opération d’évacuation qui devra mobiliser au moins deux mille Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) et gendarmes mobiles. 

Des déclarations assez éloignées de celles qu’il avait pu tenir la semaine passée lors d’un déjeuner à Matignon avec quelques journalistes, quand il avait répété que l’évacuation était « pour cet automne ». Pour lui, « si cela ne se fait pas avant le mois de mars 2017, cela ne se fera jamais ». 

Désormais, tout comme l'Elysée, Manuel Valls évoque une échéance plus lointaine, « personne ne doit en douter, les travaux devront commencer, mais cela n'est pas prévu avant la fin de l'année 2017 ou bien le début de l'année 2018 ». De quoi éviter de se lancer dans un dossier truffé d’embûches à quelques mois des élections présidentielles.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 19:09

 

Voix discordantes sur la situation à Alep (Reuters)

 

Les insurgés et les forces armées syriennes qui s'affrontent à Alep ont fait entendre des voix contradictoires, Vendredi 14 Octobre 2016, les premiers affirmant que le pouvoir ne parviendrait jamais à reprendre Alep, tandis que l'armée estime que l'offensive sur la partie est de la ville se déroule comme prévu. 

La bataille d'Alep est d'autant plus féroce que la diplomatie est impuissante. 

La Russie, qui soutient le président syrien Bachar al Assad, a dit n'attendre rien de spécial de la réunion sur la Syrie qui se tiendra Samedi 15 Octobre 2016 en Suisse au niveau des ministres des affaires étrangères et ne prévoit pas de faire de nouvelles propositions pour résoudre le conflit. 

Selon le vice-commandant du groupe rebelle Fastakim pour Alep, Melhem Akidi, les frappes aériennes russes ne s'avèrent pas très efficaces pour appuyer les forces gouvernementales syriennes sur le terrain. Et de souligner que si les bombes pleuvent sur une grande partie de la ville, elles évitent de cibler la ligne de front où les ennemis s'affrontent de près. Il s'agit apparemment pour les avions russes et syriens d'éviter de toucher leur propre camp au sol. 

D'ailleurs, affirme Melhem Akidi, les rebelles étaient tout à fait préparés au siège d'Alep-Est qui leur est imposé depuis l'été, et les préparatifs d'une contre-attaque sont en cours. 

« Militairement, il n'y a pas de danger pour la ville d'Alep », affirme-t-il.

« Le plus dangereux, ce sont les massacres quotidiens de la part du régime qui visent non seulement la population, mais aussi les fondations de la vie à Alep ». 

A l'opposé, un militaire syrien, ainsi qu'un autre militaire, non syrien mais allié au régime de Bachar al Assad, disent que la grande offensive lancée le 22 septembre 2016 contre Alep-Est avec l'appui de l'armée russe et de milices irakiennes, iraniennes et libanaises, se déroule comme prévu et réaffirment que les civils ne sont pas visés. 

« Ce qui est réalisé pour l'instant se déroule conformément au plan et nous travaillons étape par étape », a dit le second. 

L'assaut sur Alep-Est a fait plusieurs centaines de morts et détruit de nombreux bâtiments. Des hôpitaux ont été touchés, ce qui a fait dire à la France et aux Etats-Unis que la Syrie et la Russie était coupables de crimes de guerre. 

Moscou et Damas affirment qu'ils ne visent que les insurgés. 

Briser le siège 

Selon Mohamed Sandehoun, du conseil municipal d'opposition à Alep, le combustible pour faire tourner les boulangeries pourrait venir à manquer d'ici un mois si le siège persiste. En outre, un moulin a été bombardé, Mercredi 12 Octobre 2016, ajoute-t-il. 

Pour l'heure, l'avancée la plus notable des forces gouvernementales syriennes et de leurs alliés s'est faite au nord d'Alep, avec notamment la prise du camp de réfugiés palestiniens d'Handarat. 

L'armée a également fait état d'avancées dans le centre-ville, que les rebelles disent avoir repoussées. 

De source militaire syrienne, on indique que l'armée a pris le contrôle de plusieurs sites industriels et d'un établissement d'enseignement agricole Vendredi 14 Octobre 2016 dans le nord-est d'Alep. 

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une Organisation Non Gouvernementale (ONG) basée à Londres qui fait un point quotidien sur la guerre, les avancées revendiquées pour l'instant par le gouvernement ne correspondent pas à l'intensité de la puissance de feu déployée. 

Le vice-commandant de Fastakim à Alep note aussi la proximité des places fortes tenues par la rébellion à l'ouest d'Alep et dans la province d'Idlib ainsi que la position qu'il qualifie de fragile du gouvernement sur un point d'accès important à la périphérie sud d'Alep. « Je n'exclus pas que les révolutionnaire soient capable de briser le siège sous peu », déclare Melhem Akidi. 

D'après les chiffres publiés jeudi par le bureau de l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) de l'Organisation des Nations Unies (ONU), quatre cent six personnes sont mortes et mille trois cent quatre vingt quatre personnes ont été blessées dans la partie est d'Alep entre le 23 septembre 2016 et le 8 octobre 2016. Dans la partie ouest tenue par le gouvernement, elle aussi visée par les obus des insurgés, quatre vingt onze personnes, dont dix huit enfants, ont été tués dans le même temps. 

Selon l'OCHA, la situation s'est un peu améliorée après l'accord trouvé Lundi 10 Octobre 2016 par les parties pour préserver les stations d'épuration. 

Mais, précise Ibrahim Abou al Laith, du service de protection civile, même après la remise en service des stations, l'eau n'a pas pu atteindre les habitants en raison du manque de combustible. 

« Le fuel est vital pour Alep Est », souligne-t-il. 

« Le nôtre est en train de s'épuiser », ajoute-t-il. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens