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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 19:01

 

https://www.akb.bzh/spip.php?article1189

 

Raids de l'aviation turque contre des positions kurdes à Shengal et au Rojava

 

Communiqué de la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan (CNSK)


 

Mardi 25 Avril 2017, l’aviation turque a mené des frappes aériennes contre des positions des unités de protection du peuple (YPG) au Rojava de Syrie, causant la mort de plusieurs combattants et faisant de nombreux blessés. Ces bombardements à proximité des villes d'al Malikiyah et d'Hassaké interviennent, après le référendum, aux résultats contestés, qui permet à Recep Tayyip Erdogan de s’octroyer tous les pouvoirs politiques et institutionnels de Turquie et au moment ou les forces kurdo arabes des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) viennent de reprendre à l'Etat Islamique la ville de Tabqa, dernier verrou des djihadistes avant Raqqa capitale autoproclamée du califat islamiste.


 

Alors que l’offensive est imminente contre ce dernier bastion des terroristes de l'Etat Islamique, la Turquie fait, une nouvelle fois le choix de venir au secours de ceux qui ont commis les pires actes de barbarie et sont responsables des attentats perpétrés en France et en Europe.


 

Au même moment, des raids aériens ont eu lieu également dans le nord de l’Irak dans la province de Sinjar, visant les forces de défense des yézidis, minorité kurde victime d’un véritable génocide perpétré à son encontre par l'Etat Islamique et qui ne doit sa survie qu’à l’intervention des forces militaires du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).


 

Recep Tayyip Erdogan veut ajouter sa pierre au supplice de ce peuple pour parachever ce que l'Etat Islamique n’a pu accomplir.


 

Aveuglé par la haine des kurdes, de la démocratie et de l’auto détermination des peuples, il ajoute, par ses actes indignes, de la violence à la violence, des destructions aux destructions et de la guerre à la guerre.


 

Il est temps de le stopper, c’est un homme dangereux pour les peuples de la région et de Turquie.


 

La CNSK condamne et dénonce ces bombardements et porte l’exigence d’une réaction appropriée de la France et de l’Union Européenne afin que soit mis un terme à des actes de guerre contraires aux conventions internationales.

 

Premiers signataires


 

Alternative Libertaire (AL), Amitiés Kurdes de Bretagne (AKB), Association Solidarité France Kurdistan (ASFK), Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF), Ensemble, Mouvement de la Jeunesse Communiste de France (MJCF),Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié́ entre les Peuples (MRAP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Réseau Sortir du Colonialisme (RSC), Union Démocratique Bretonne (UDB), Union Syndicale Solidaire (USS)

 

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 17:58


 

https://anfenglish.com/kurdistan/people-of-rojava-flock-to-qerecox-to-protest-turkish-attacks-19715

 

Le peuple du Rojava afflue vers Karachok pour protester contre les attaques turques

 

Le coprésident du conseil démocratique syrien, Ilham Ehmed, et le coprésident du conseil exécutif de la fédération démocratique du nord de la Syrie, Foza Yûsif, ont déclaré qu'ils allaient arrêter l'opération contre Raqqa et commencer la résistance si les attaques turques ne sont pas entravées.

 

Des milliers de personnes des villes de Qamishli, de Derik et d’Hassaka, se sont précipitées dans la région de Karachok dans la campagne de la ville de Derik qui a été bombardée par l'armée turque d’invasion, dans la nuit du Lundi 24 Avril au Mardi 25 Avril 2017. Les personnes chantent « Erdogan assassin » et portent les drapeaux des unités de protection du peuple (YPG), du mouvement pour une société démocratique (TEV DEM) et du leader du peuple kurde Abdullah Öcalan, alors qu'ils protestent contre l'attaque turque.

 

Les personnes convergent vers le mont Karachok, où sont situés le quartier général du commandement général des YPG et la station de radio Voice of Rojava, ainsi que les établissements civils qui ont également été ciblés par les attaques aériennes turques.


 

Les personnes de la région, qui incluent le coprésident du conseil démocratique syrien, Ilham Ehmed, et le coprésident du conseil exécutif de la fédération démocratique du nord de la Syrie, Foza Yûsif, ont condamné les attaques de l'état turc et ils ont déclaré qu'ils avaient la force de protéger leurs terres et qu'ils continueront de résister jusqu'à la fin.


 

Foza Yûsif et Ilham Ehmed ont appelé la coalition internationale et les États-Unis à ne pas laisser leur réaction limitée à une déclaration.


 

Foza Yûsif et Ilham Ehmed ont déclaré que cette attaque donnerait un répit à l'Etat Islamique qui est actuellement assiégé à Raqqa,qu'ils arrêteront et qu'ils reconsidéreront l'opération Colère de l'Euphrate si la réaction nécessaire ne se manifeste pas.


 

Foza Yûsif et Ilham Ehmed ont exigé que les États-Unis empêchent de telles attaques aériennes, soulignant que, si nécessaire, ils arrêteraient l'opération contre Raqqa et qu'ils résisteraient à l'armée turque afin de protéger leurs terres.

 

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 17:37

 

Quatrième rapport du groupe de travail du cercle Podemos de Paris sur les élections présidentielles françaises

 

Lundi 24 Avril 2017

 

Tout est fait. Le lendemain du premier tour de ces élections atypiques ouvre un scénario politique inédit et très intéressant autour de trois domaines politiques en recomposition.

Aucun des deux blocs dominants de la droite et de la gauche qui ont régné au cours des dernières décennies n’a réussi à se qualifier et deux français sur trois ont voté pour de nouvelles options qui disent ne pas reconnaître les institutions de la cinquième république.

Le candidat Emmanuel Macron, qui n’a aucun sens en soi, est apparu au bon moment pour soutenir le système politique et la droite néo gaulliste et le Parti Socialiste ont été prompts à appeler à voter au second tour pour lui. La droite traditionaliste de Sens Commun, qui s’est constituée dans la chaleur des mobilisations contre le mariage pour tous et qui était la principale base sociale du candidat François Fillon, s’est démarquée de ce front républicain. Emmanuel Macron apparaît clairement comme le candidat chargé de reconstruire un ordre en décomposition et les élites économiques et politiques l’ont compris ainsi. Le candidat contre le système doit reconstruire le système depuis l’extrême centre.

Le Front National, « premier parti de France », a finalement été le « deuxième », en grande partie grâce au Mouvement de la France Insoumise (MFI) qui lui a disputé le vote dans les zones de déploiement frontiste, au nord et à l'est du pays, en particulier, et aussi dans le sud, des territoires où Marine Le Pen a gagné, mais avec moins de clarté que prévu. En attendant une analyse plus précise de la géographie du vote, le MFI s’est imposé dans plusieurs départements, dans l’Ariège, en Seine-Saint-Denis, dans les Départements d’Outre Mer (DOM) et dans les Territoires d’Outre Mer (TOM), dans certaines grandes villes, à Marseille, à Toulouse et à Lille, et dans certaines grandes villes périphériques, dans la banlieue parisienne, dans l’agglomération de Lille, à Bordeaux et à Lyon, récupérant et amplifiant l’électorat du vieux Parti Communiste Français (PCF).

A moyen terme, la stratégie du MFI doit être sa consolidation territoriale dans les élections municipales qui se tiendront dans trois ans, génération de nouveaux dirigeants et dépassement définitif du Parti Socialiste, et le conflit idéologique contre le Front National dans les élections européennes. Ensuite, nous verrons si, au-delà de la candidature de Jean Luc Mélenchon, le MFI réussit à articuler et à consolider un mouvement réel de changement à long terme.

Le scénario pour le second tour est cependant le pire de tous, parce que nous sommes le seul camp qui n'a rien à gagner. Deux forces qui s’auto proclament comme rénovatrices ont construit un scénario de contestation politique du type front républicain contre xénophobie qui peut réellement être lu comme le désordre néo libéral contre l'ordre social autoritaire et xénophobe.

Ce scénario dessine en fait une fracture sociologique entre les gagnants et les perdants de la globalisation, qui est aussi une fracture géographique, l’est désindustrialisé contre l’ouest florissant, les villes connectées au capitalisme mondialisé contre les périphéries péri urbaines, l’européanisme contre le souverainisme, l'individualisme contre le communautarisme et le marché contre la patrie.

Nous sommes confrontés au paradoxe suivant. D’une part, selon les sondages, Emmanuel Macron gagnerait facilement contre Marine Le Pen. D’autre part, Emmanuel Macron est son ennemi idéologique parfait, car il représente clairement tout ce qu'elle entend dénoncer et il sert à approfondir sa stratégie de construction du peuple contre les élites.

Il est difficile de prédire qui va gagner le second tour, bien que tous les sondages disent que Marine Le Pen a atteint son sommet. Si elle a atteint son sommet, c’est parce que Jean Luc Mélenchon l’a contesté sur son terrain avec ses propres armes. Nous avons vu depuis hier soir comment le front républicain commence à travailler en profondeur pour Emmanuel Macron.

Mais il ne faut pas oublier qu'il y a un troisième tour, ce sont les élections législatives dans lesquelles il y aura nécessairement un pacte de gouvernement pour rétablir le paysage politique dans lequel personne ne peut former une majorité à lui tout seul. Le jeu des alliances et le transfert des forces ne sont pas claires du tout. Le candidat Emmanuel Macron a répété que les listes du Mouvement En Marche aux élections législatives ne permettraient pas la double appartenance.

Ce qui voudrait dire que le Parti Socialiste se sépare d’une grande partie de ses cadres pour se rallier au vainqueur des élections présidentielles. Ce sera également l'occasion de tester la capacité à court terme du MFI de s’installer dans le paysage politique et d’incarner la bataille de la véritable opposition.

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:08

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/26/presidentielle-melenchon-federe-la-contestation-de-gauche_5117738_4854003.html

 

Jean Luc Mélenchon fédère la contestation de gauche

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Mercredi 26 Avril 2017

 

Le score est historique pour sa famille politique. Avec vingt pour cent des suffrages, soit sept millions de voix, Jean-Luc Mélenchon a réussi à redonner des couleurs à la gauche radicale lors du premier tour des élections présidentielles du Dimanche 23 Avril 2017. Le candidat du Mouvement de la France Insoumise (MFI) améliore son résultat de plus de huit pour cent par rapport à 2012 et enregistre une progression de plus de trois millions de voix.

Avec sa campagne visant à fédérer le peuple contre l’oligarchie, le député européen a réussi son pari de rassembler largement. « C’est un mix de vote protestataire et de personnes qui donnent traditionnellement leur voix au Parti Socialiste », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Institut Français d'Opinion Publique (IFOP). Même si sa stratégie n’était pas de se positionner ainsi, Jean Luc Mélenchon est apparu pour de nombreux électeurs comme le vote de gauche, reléguant le socialiste Benoît Hamon très loin derrière, avec six pour cent des voix. Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon, préfère souligner que « pour beaucoup, Jean Luc Mélenchon était celui qui était en capacité de répondre aux problématiques du quotidien ».

En regardant la cartographie du vote pour Jean Luc Mélenchon, plusieurs données frappent. S’il réalise des percées dans des zones rurales, c’est dans les grandes villes que Jean Luc Mélenchon recueille ses meilleures performances. A Lille, où Martine Aubry s’était rangée derrière Benoît Hamon, à Montpellier ou à Avignon, des villes du Parti Socialiste ou des divers gauche, il est en tête, autour de trente pour cent des voix. Plus surprenant, c’est aussi vrai pour des communes de droite.

A Marseille, Jean Luc Mélenchon, qui obtient vingt cinq pour cent des voix, devance d’un cheveu Marine Le Pen, qui obtient vingt quatre pour cent des voix. Il s’impose aussi à Toulouse, à Saint-Etienne, au Havre, à Tourcoing et à Roubaix.

L'ancien président de l’Union pour une Majorité Populaire (UMP), Jean-François Copé, a également dû avoir quelques sueurs froides en découvrant que ses administrés ont choisi de faire de l’ancien socialiste le numéro un dans sa ville de Meaux. A Paris, il finit derrière Emmanuel Macron et François Fillon mais il l’emporte dans le dix neuvième et dans le vingtième arrondissement. Le cœur de son programme, l’environnement, a également séduit là où un maire écologiste est présent, comme à Grenoble, Eric Piolle, avait appelé à voter pour lui, à Grande-Synthe, à Sevran et à Bègles, le fief de Noël Mamère, qui soutenait Benoît Hamon.

Dans trois départements de métropole, dirigés par des socialistes, il a pris la première place, la Seine-Saint-Denis, la Dordogne et l’Ariège.

De même en Martinique, où il s’est rendu au mois de décembre 2016, à la Réunion et à Mayotte, où il fait la course en tête. En Seine-Saint-Denis, longtemps détenu par le Parti Communiste Français (PCF), c’est un véritable raz-de-marée. Il y réalise trente quatre pour cent des suffrages contre trente neuf pour cent pour François Hollande en 2012, soit près de vingt pour cent de plus qu’il y a cinq ans.

Là encore, des villes de gauche comme de droite, dont plusieurs ont connu un maire PCF par le passé, l’ont placé en première position.

Parmi les communes socialistes, nous trouvons Clichy-sous-Bois, Les Lilas, Bagnolet, Pantin et Le Pré-Saint-Gervais, où est implanté le président de l'assemblée nationale, Claude Bartolone. A droite, nous trouvons Bobigny, Drancy, dont le patron de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI), Jean-Christophe Lagarde, est le maire, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Montfermeil et Saint-Ouen.

Sans surprise, les communes communistes en ont fait leur candidat préféré et lui ont donné bien souvent des scores supérieurs à quarante pour cent des voix, à Nanterre, La Courneuve, Montreuil, Saint-Denis, Champigny-sur-Marne, Ivry-sur-Seine, Vénissieux, Saint-Pierre-des-Corps et Dieppe. La palme revient à Gennevilliers, où il réalise, avec quarante sept pour cent des suffrages, sa meilleure performance.

A noter cependant que certaines villes PCF ont choisi Marine Le Pen avant Jean-Luc Mélenchon. C’est notamment le cas de petites communes du Nord et du Pas-de-Calais, mais aussi dans les Bouches-du-Rhône, à Arles, à Gardanne et à Martigues. Le PCF, qui dirige le Val-de-Marne, peut également s’inquiéter de la forte poussée d’Emmanuel Macron dans ce département, le seul qui lui reste. L'ancien ministre de l’économie y termine premier, devant leur candidat.

Un autre enseignement est que le leader du MFI a clairement réussi à contenir la poussée électorale de Marine Le Pen en captant une partie du vote protestataire. C’est particulièrement frappant dans les villes dirigées par le Front National où il se place systématiquement deuxième, derrière la candidate d’extrême droite, même si cette dernière est loin devant. Il y a une exception à Mantes-la-Ville, où il bat la présidente du Front National. Le raisonnement vaut pour la région des Hauts-de-France, où Jean Luc Mélenchon occupe la deuxième place, avec vingt pour cent des voix, derrière Marine Le Pen, avec trente et un pour cent des voix, en Seine-Maritime et dans les Bouches-du-Rhône.

Quant aux quartiers populaires, même si l’abstention y reste élevée, ils ont très majoritairement voté en faveur de Jean Luc Mélenchon quand ils avaient donné leurs voix à François Hollande en 2012. A Mantes-la-Jolie, qui avait voté à quarante quatre pour cent, il y a cinq ans pour François Hollande, Jean Luc Mélenchon améliore son score de presque vingt pour cent, avec trente quatre pour cent des voix, pour terminer premier. A Trappes, la ville des Yvelines où Benoît Hamon a été élu député, Jean Luc Mélenchon réalise trente trois pour cent des voix contre vingt quatre pour cent des voix pour Benoît Hamon. Ce dernier trouvera peut-être une consolation en regardant les résultats d’Evry, chez Manuel Valls en Essonne, où Jean Luc Mélenchon arrive en première position devant ses concurrents. La percée est tout aussi notable dans les quartiers nord de Marseille, à Vaulx-en-Velin, à Clichy-sous-Bois, à Garges-lès-Gonesse, à Sarcelles et à Villiers-le-Bel, où il passe presque toujours la barre des trente pour cent des voix pour finir en tête.

L'ancien sénateur obtient ses moins bonnes performances dans des départements comme le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, l’Aube, les Alpes-Maritimes et la Corse, où ses scores sont sous la barre des quinze pour cent des voix. Des résultats à nuancer car Jean Luc Mélenchon progresse partout par rapport à 2012.

Pour compléter ce tableau, nous pouvons ajouter que plusieurs sondages, réalisés le jour du vote, le donnent comme le candidat des jeunes entre dix huit et vingt quatre ans, devant Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Autant de succès qu’il faudra maintenant réussir à transformer aux élections législatives. Le plus dur ne fait que commencer.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 19:35

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/250417/la-france-insoumise-sonde-ses-troupes?onglet=full

 

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=23551

 

Le Mouvement de la France Insoumise (MFI) sonde ses troupes

 

Par Christophe Gueugneau

 

La consultation des quatre cent quarante mille soutiens du MFI commence Mardi 25 Avril 2017. Les militants pourront dire s’ils veulent voter Emmanuel Macron, blanc ou nul, ou s’abstenir.

Le candidat ne devrait pas s’exprimer avant le résultat. De leurs côtés, le Parti Communiste Français (PCF) et Ensemble appellent à battre le Front National.

Le MFI, depuis Dimanche 23 Avril 2017, a pris des airs de France injoignable. Depuis la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, quelques heures après les résultats du premier tour des élections présidentielles qui le plaçaient en quatrième position, avec plus de dix neuf pour cent des voix, dans laquelle il confirmait la tenue d’une consultation, ces jours prochains, des plus de quatre cent quarante mille soutiens du MFI, l’équipe de campagne du candidat, ce noyau de très proches, est aux abonnés absents, ou presque. Alexis Corbière, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, était l’invité Lundi 24 Avril 2017 de BFM Télévision et de la cinquième chaîne de la télévision française. Mais les messages envoyés par les journalistes restent le plus souvent sans réponse. La fameuse consultation, annoncée pour Mardi 25 Avril 2017, a vu le jour à 18 heures. La faute à une série de réunions dans l’équipe de campagne, mais aussi au contrecoup, après des mois d’effervescence, l’équipe prend un peu plus le temps.

La déclaration, Dimanche 23 Avril 2017, de Jean-Luc Mélenchon, dans laquelle perçait l’amertume, appelle pourtant une suite. Dans cette courte intervention, Jean-Luc Mélenchon semblait renvoyer dos à dos les deux finalistes, parlant d’un « second tour entre deux candidats qui approuvent et veulent prolonger, les deux, les institutions actuelles, qui n’expriment aucune prise de conscience écologique, ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine, et qui les deux comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays ».

Quarante-huit heures plus tard ou presque, les choses ont peu progressé. La consultation a été mise en ligne Mardi 25 Avril 2017 à 18 heures et elle a été annoncée par un communiqué.

« Elle devrait être mise en ligne sous peu, le texte vient d’être finalisé », nous avait annoncé Éric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche, Mardi 25 Avril 2017 à 17 heures. Le communiqué, envoyé par l’équipe presse de Jean Luc Mélenchon, en donne le texte final, « aucun d’entre nous ne votera pour l’extrême droite. Pour autant, doit-on donner une consigne de vote ? Nous étions convenus depuis le début de notre campagne que les votes du premier tour ne seraient pas récupérés pour quelqu’un d’autre au second tour. Notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a loyalement respecté son engagement à ce sujet. Donc, comme cela avait été indiqué depuis le lancement de la campagne présidentielle du MFI, nous organisons ce jour la prise de parole des insoumis à propos de la position qu’ils adoptent personnellement sur le second tour de l’élection présidentielle. Il ne s’agit pas de donner une consigne de vote mais de faire connaître la position des insoumis. Nous vous invitons donc à nous faire part de votre choix à ce sujet parmi les différentes possibilités ci-dessous. Cette consultation sera close Mardi 2 Mai 2017 à 12 heures et elle est réservée aux signataires du MFI enregistrés avant Dimanche 23 Avril 2017 à 22 heures. Ce choix est secret. Nous n’en publierons que le résultat et la liste des participants sera détruite. Comme chacun le sait, le MFI est, par définition, lié aux principes de notre devise républicaine, liberté, égalité et fraternité. Le vote pour la candidate d’extrême droite ne saurait donc représenter une option. Je dis mon choix, je vote blanc ou nul, je vote pour Emmanuel Macron ou bien je m’abstiens ».

Lundi 24 Avril 2017, sur BFM Télévision, Alexis Corbière, qui a écrit de nombreux ouvrages pour la lutte contre le Front National, avait fait part du terrible dilemme dans lequel se trouve l’équipe de la campagne. À propos de la consultation, il avait ajouté que « l'affaire est simple, personne ne votera pour le Front National. J’irai voter, mais il va y avoir plusieurs attitudes et elles sont toutes dignes. Mais quelqu’un qui va voter pour Marine Le Pen se trompe, parce que cela n’est pas avec la xénophobie que nous allons régler les problèmes. Entre le pire et ceux qui fabriquent le pire, l’un nourrit l’autre. Il faut que tout le monde comprenne bien que nous n’aurons rien à voir avec Emmanuel Macron s’il est élu président de la république ». Le même était le même jour sur la cinquième chaîne de la télévision française, sur le plateau de l'émission « c'est à vous ». Et il a redit « qu'il n’y aura pas une voix pour le Front National », mais il a également dénoncé la remise en cause, voulue par Emmanuel Macron, « du code du travail par ordonnance ».

Mardi 25 Avril 2017, Éric Coquerel a précisé, à propos de la consultation, « qu'il y aura un préalable dans lequel il sera dit que pas une voix ne doit aller au Front National et ensuite il y aura des cases à cocher ». Éric Coquerel précisait « qu'à la fin, nous donnerons tous les résultats et chacun décidera en conscience ». Le vote devrait donc être clos Mardi 2 Mai 2017. Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas s’exprimer publiquement d’ici là, « du moins, c’est ce qui est prévu », selon Eric Coquerel.

Le Parti de Gauche a publié Mardi 25 Avril 2017 un communiqué dans lequel il estime que le second tour ne réglera en rien la situation de la France. « Il n’y a heureusement aucune chance que la candidate de la haine, de la division et de la xénophobie l’emporte, c’est donc la poursuite de la politique des deux quinquennats passés qui continuera », ajoute le texte. Un conseil national de la formation se réunira Samedi 29 Avril 2017 pour donner « sa position sur la suite et notamment le second tour des élections présidentielles », est-il précisé.

Dans un communiqué publié Dimanche 23 Avril 2017, Ensemble, autre parti allié au MFI pour les campagnes présidentielles et législatives, était, lui, clairement en faveur d’un vote de barrage au Front National.

« Il faut désormais empêcher une victoire de l’extrême droite qui ferait courir un grave danger aux libertés fondamentales et aux droits démocratiques et sociaux, d’autant plus que la constitution de la cinquième république donne des pouvoirs considérables au président de la république », estime le texte. « Ensemble appelle à la mobilisation, dans la rue Lundi Premier Mai 2017, en votant contre Marine Le Pen, Dimanche 7 Mai 2017, pour empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite ».

Le Parti Communiste Français (PCF) appelle lui aussi clairement à voter contre Marine Le Pen au second tour, Dimanche 7 Mai 2017.

« Dans un seul et même mouvement », a déclaré Mardi 25 Avril 2017 le secrétaire national Pierre Laurent, lors d’une conférence de presse, le PCF appelle « à battre le plus largement possible Marine Le Pen, Dimanche 7 Mai 2017, et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument les choix libéraux d’Emmanuel Macron comme les forces ultra réactionnaires de l’extrême droite et de la droite ». Pierre Laurent a cependant jugé, lors de cette intervention, qu'il était irresponsable de la part d’Emmanuel Macron « de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme ».

Mais la conférence de presse du PCF avait un autre but qu’un simple appel à faire barrage au Front National au second tour des élections présidentielles. Alors qu’aucun accord n’a encore été trouvé avec le MFI pour les élections législatives du mois de juin 2017, Pierre Laurent a tenté de faire monter la pression. Le secrétaire national du PCF a estimé que ces élections législatives étaient cruciales et que la dynamique enclenchée lors du premier tour des élections présidentielles « se poursuivra à condition que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille. C’est l’appel que je lance, notamment au MFI, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les élections législatives depuis Dimanche 23 Avril 2017, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s’en saisir ».

Il n’y a vraisemblablement pas que les journalistes qui aient du mal à joindre Jean Luc Mélenchon et ses proches ces jours-ci.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:49

 

http://next.liberation.fr/cinema/2017/04/25/je-ne-suis-pas-votre-negre-magistrale-genealogie-du-racisme-aux-etats-unis_1565279

 

« Je ne suis pas votre nègre », magistrale généalogie du racisme aux Etats Unis

 

Par Elisabeth Franck-Dumas

 

Le documentaire consacré par Raoul Peck à l'écrivain américain James Baldwin passe Mardi 25 Avril 2017 sur Arte, en avant-première, avant sa sortie en salle le 10 mai 2017. A ne pas rater.

Important est un mot galvaudé, mais parfois il s’impose. Le documentaire que le cinéaste Raoul Peck a consacré à l’écrivain américain James Baldwin, « je ne suis pas votre nègre », qui passe en avant-première Mardi 25 Avril 2017 sur Arte et qui sortira au cinéma le 10 mai 2017, nous aurons l’occasion d’y revenir plus longuement, est par exemple un film important.

S’y déploient les mots d’un immense écrivain, trop peu connu en France, dont la pensée limpide s’est attaquée aux tourments américains, à son identité fracturée, à la question noire et à l’ignorance blanche et qui n’a rien perdu, les années passant, de son tranchant. Si l’on ne saurait trop recommander de voir le film également à sa sortie en salle, car c’est aussi un objet de et sur le cinéma, un visionnage en ces temps troubles aurait pour mérite de remettre violemment les idées en place.

Son point de départ est un manuscrit laissé inachevé par James Baldwin, mort en 1987, des notes prises en vue de l’écriture de Remember this House. Il comptait le consacrer à trois leaders des droits civiques aux Etats-Unis, tous assassinés dans les années 1960, Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King. Moins dissemblables que l’histoire n’a bien voulu le laisser croire, ils étaient des amis de James Baldwin et ils ont surtout, à la fin de leur vie, convergés dans leurs luttes. Si Raoul Peck s’appuie sur d’autres textes de James Baldwin, notamment le brillant Devil Finds Work, consacré à Hollywood, dont nous n’avons pas connaissance d’une traduction, pourvu que cela change, son film peut être vu comme la deuxième étape d’une magnifique course de relais, reprenant Remember this House là où James Baldwin l’avait laissé. Car, non content de raconter les destinées des trois leaders noirs et de puiser abondamment dans les écrits de James Baldwin, la voix off est assurée par Samuel Jackson pour la version originale et par Joey Starr pour la version française, Raoul Peck les juxtapose à des scènes d’actualités, notamment du mouvement Black Lives Matter, démontrant habilement que la pensée de l’écrivain a gardé sa pleine vérité, notamment lorsqu’il énonce que le racisme constitutif de la nation américaine resterait son pire ennemi, tant que les mensonges fondateurs du pays, le massacre des indiens et l’esclavage des noirs, ne seraient pas exhumés et exposés au grand jour. Il le resterait tant que les blancs et la culture dominante, car blanc est synonyme de pouvoir, ici comme ailleurs, ont, en inventant la figure du nègre, créé un exutoire à leurs propres terreurs, leur violence rentrée, leur sexualité immature et le grand vide émotionnel de leur existence, vouée à une consommation toute puissante et anesthésiante.

Le propos, qui renverra chacun à son imaginaire et à ses préjugés, parfois douloureusement, est développé par un montage habile. Aux scènes quasi insoutenables d’humiliations subies par une enfant noire se rendant, suite aux lois de déségrégation, dans une école blanche, Raoul Peck interpose des séquences joyeuses et idiotes de films de l’époque, où les blancs s’amusent entre eux et où les noirs n’apparaissent qu’aux marges, souvent en position servile. Et tandis que la voix de James Baldwin évoque les corps de ses frères morts, ce sont les visages de Trayvon Martin ou d’Eric Garner qui surgissent.

La démonstration fait de l’élection de Barack Obama un heureux accident et de celle de Donald Trump l’accomplissement d’une destinée manifeste dévoyée.

Si le film est captivant, c’est aussi parce qu’y apparaissent des extraits d’émissions télévisées dans lesquelles James Baldwin, extraordinaire orateur, brille d’élégance et d’intelligence, son doux parlé staccato et sa manière faussement nonchalante vous décillant les yeux d’un coup sec. Ils font regretter l’âge d’or de la télévision, livrant aussi une critique implicite du divertissement contemporain. Qui, aujourd’hui, inviterait ce genre de penseur à discourir aussi longtemps avec une telle liberté de ton ? C’est évidemment l’endroit où l’on souhaite féliciter Arte de s’être lancée dans la coproduction du documentaire.

Quels enseignements tirer d’un tel film ? Ils sont innombrables et ne concernent pas seulement les Etats-Unis. Mais nous aimerions aujourd’hui rappeler la puissance d’une idée toute simple et pourtant trop rarement énoncée, qu’en maltraitant les siens, un pays tout entier s’avilit et se condamne à la catastrophe. C’est ce message passé de mode que ce beau film martèle et que James Baldwin lui-même martelait, refusant que le problème noir soit vu autrement qu’un problème américain, un défi lancé au pays tout entier.

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:25

 

https://www.bdsfrance.org/un-acte-historique-bds-catalunya/

 

Un pas de plus vers une zone libre d'apartheid

 

Barcelone a fait un grand pas en devenant la première ville libre de l’apartheid. Avec le soutien des groupes de Barcelone en Commun, du Parti Socialiste de Catalogne, de la Candidature d’Unité Populaire et de la gauche républicaine de Catalogne, le conseil municipal de Barcelone a voté Mercredi 19 Avril 2017, en session plénière, une déclaration officielle qui favorise l’inclusion dans les contrats signés notamment avec des entreprises liées à l’occupation israélienne en Palestine de clauses assurant le respect des droits des êtres humains. La déclaration exhorte aussi le gouvernement de Catalogne à créer un centre d’étude et d’évaluation de l’impact des entreprises catalanes investissant à l’étranger.

La déclaration reconnaît la légitimité des campagnes non violentes et des initiatives lancées par la société civile palestinienne et internationale pour défendre les droits des êtres humains et le droit humanitaire international en Palestine. Par ce vote, le conseil municipal de Barcelone met fin à la complicité de Barcelone avec les violations systématiques flagrantes des droits des êtres humains par l’occupation coloniale et expansionniste de l'état d’Israël dans les territoires palestiniens occupés et il reconnaît la légitimité du mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). Cette décision survient à un moment d’agression croissante contre le peuple palestinien et contre le mouvement international non violent pour le BDS, en toute impunité. Une preuve supplémentaire de cette impunité réside dans le rapport de l'Economic and Social Commission for Western Asia (ESCWA) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) qui dénonce le système d’apartheid imposé par Israël à la population palestinienne et qui, sur cette base, appelle à soutenir le mouvement pour le BDS, comme cela fut fait contre l’apartheid en Afrique du Sud. Suite à la publication du rapport, Rima Jalaf, la directrice de l’ESCWA, a démissionné sous la pression interne visant au retrait du rapport. Dans ce contexte, la campagne de diffamation et de criminalisation du mouvement non-violent pour le BDS n’est pas une coïncidence, comme le montre le harcèlement contre Omar Barghouti, le militant de défense des droits des êtres humains qui a été récemment arrêté et interrogé pendant plusieurs heures par les autorités israéliennes.

Rafif Ziadah, membre du secrétariat international du comité national palestinien du mouvement pour le BDS, a déclaré que « nous saluons la municipalité de Barcelone et nous accueillons chaleureusement cette avancée significative dans le mouvement pour le BDS à direction palestinienne qui défend l’égalité, la justice et l’égalité pour les palestiniens. Après cinquante ans d’occupation militaire israélienne de Gaza et de la Cisjordanie, y compris de Jérusalem Est, et des décennies de son régime d’apartheid et de colonialisme de peuplement, les gens de conscience dans le monde rejoignent le mouvement pour le BDS qui se développe fortement en soutien aux droits du peuple palestinien tels que prescrits par l’ONU. La reconnaissance, par la municipalité de Barcelone, du droit de défendre les droits des palestiniens par les actions non violentes du mouvement pour le BDS n’est pas simplement le triomphe de la liberté d’expression et des droits démocratiques. C’est aussi un signe clair de la reconnaissance largement partagée du mouvement pour le BDS comme un mouvement inclusif, entraînant et antiraciste, enraciné dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans le respect du principe fondamental selon lequel les Palestiniens ont droit aux mêmes droits que le reste de l’humanité ».

Nous célébrons cette victoire parce que nous croyons que c’est une grande avancée dans la prise de conscience du rôle des collectivités locales dans la défense des droits des êtres humains et dans la possibilité de briser la complicité inhérente au soutien de l’apartheid et de l’occupation de la Palestine. Cette résolution vaut reconnaissance institutionnelle des revendications de la société civile pour qu’il soit mis fin à la complicité des violations du droit international par une lutte non violente telle que la pratique le mouvement pour le BDS.

Nous espérons que cette résolution puisse créer un précédent à Barcelone, de manière à ce que la ville devienne une zone libre de l'apartheid israélien, comme soixante dix autres collectivités en Espagne le sont déjà et qu’elle devienne un leader dans la défense de la liberté et de la dignité humaine des peuples.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:59

 

Le bilan des violences au Venezuela s'alourdit à vingt six morts (Reuters)

 

Un homme de vingt trois ans a été abattu Mardi 25 Avril 2017 lors de manifestations antigouvernementales dans l’état de Lara dans l'ouest du Venezuela, portant à vingt six le nombre de tués depuis le début des troubles dans le pays, ont indiqué les autorités.

Orlando Medina a été tué d'une balle dans la tête. Il est décédé sur le coup dans une rue d’el Tocuyo lors d'une manifestation aux premières heures de la journée, a déclaré le bureau de la procureure générale Luisa Ortega.

Depuis un mois que durent les protestations violentes contre le président socialiste Nicolas Maduro, quinze personnes sont décédées lors de manifestations et onze personnes sont décédées au cours de pillages, selon le bilan fourni par les services de la procureure.

Ces derniers n'ont pas précisé l'appartenance politique de l'homme décédé Mardi 25 Avril 2017. Selon les médias vénézuéliens, il s'agit d'un sympathisant de l'opposition.

La procureure générale Luisa Ortega a déclaré que quatre adolescents figuraient parmi les personnes tuées, ajoutant que les violences avaient fait également quatre cent trente sept blessés.

« Toute mort fait souffrir, gouvernement ou opposition », a commenté Luisa Ortega.

Militants et médias ont annoncé des bilans plus lourds, qui n'ont pu être confirmés.

Les opposants au président Nicolas Maduro réclament des élections anticipées, la libération des prisonniers politiques et plus d'autonomie pour l’assemblée nationale, le parlement monocaméral, où l'opposition est majoritaire.

Le mécontentement est alimenté par la grave crise économique que traverse ce pays de trente millions d'habitants malgré ses importantes ressources pétrolières.

Le mouvement de contestation est le plus important depuis la vague de manifestations du printemps 2014 qui avait fait quarante trois morts.

L'opposition annonce pour Mercredi 26 Avril 2017 une marche dans le centre de Caracas. De précédentes tentatives pour rejoindre le centre de la capitale ont été bloquées par les forces de sécurité.

Mardi 25 Avril 2017, des milliers de partisans de Nicolas Maduro, arborant des chemises rouges, ont défilé dans l’état de Falcon en scandant des slogans de soutien au gouvernement et en dénonçant la violence de l'opposition.

« Ils se proclament défenseurs des droits de l'homme et puis ils tuent des gens. Ce sont les mêmes qu'en 2002 », a déclaré à la foule le numéro deux du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV), Diosdado Cabello, par allusion au coup d’état manqué de 2002 contre le président de l'époque Hugo Chavez.

Près de mille cinq cent personnes ont été arrêtées depuis le début du mois d’avril 2017 dans le cadre des manifestations et huit cent une d'entre elles étaient toujours en détention, Mardi 25 Avril 2017, selon le groupe de défense des droits Penal Forum.

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:35

 

Les raids aériens turcs en Irak et en Syrie ont fait soixante dix morts (Reuters)

 

L'aviation turque a mené dans la nuit du Lundi 24 Avril au Mardi 25 Avril 2017 des raids contre des positions des combattants kurdes dans la région du Sinjar en Irak ainsi que dans le nord de la Syrie qui ont fait soixante dix morts parmi les groupes liés au parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a annoncé l'armée turque dans un communiqué.

En Syrie, les frappes ont visé les unités de protection du peuple (YPG), une milice que les autorités d'Ankara considèrent comme terroriste mais qui est une importante composante des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) appuyées par les Etats-Unis.

C'est sur cette alliance que Washington compte pour reprendre Rakka, dernier grand bastion urbain de l'Etat Islamique dans le pays.

L'armée turque a expliqué que les deux régions qu'elle a prises pour cibles étaient devenues des centres du terrorisme et que le but de ces bombardements était d'empêcher les combattants du PKK d'acheminer des armes pour commettre des attentats en Turquie.

« Conformément à nos prérogatives basées sur le droit international, des frappes aériennes ont été menées pour détruire ces centres terroristes qui menacent la sécurité, l'unité et l'intégrité de notre pays et de notre nation et des cibles terroristes ont été atteintes avec succès », a annoncé l'armée turque dans un communiqué.

Ces opérations aériennes ont été conduites Mardi 25 Avril 2017 vers 2 heures du matin, ajoute l'armée.

Les milices YPG ont précisé dans un communiqué que leur quartier général du mont Karachok en Syrie, près de la frontière turque, avait été touché.

Les bâtiments concernés sont un centre médical, une antenne locale de radio, un centre de communication et des installations militaires.

« Les frappes barbares de l'aviation turque contre un centre des YPG ce matin à l'aube ont provoqué la mort de vingt martyrs et elles ont fait dix huit blessés, dont trois sont dans un état grave », a déclaré leur porte-parole, Redur Xelil.

Ilham Ahmed, coprésident de l'aile politique des FDS, a demandé aux Etats-Unis d'assurer une protection aérienne de ces troupes contre les attaques turques.

La Turquie a régulièrement mené des raids aériens contre les positions des kurdes en Irak, près de sa frontière, depuis que la trêve observée par les activistes et les forces gouvernementales a été remise en cause au mois de juillet 2015.

Le PKK a établi sa présence dans la région montagneuse du Sinjar lorsqu'il est intervenu pour porter assistance aux populations yazidies, victimes d'exactions des djihadistes de l'Etat Islamique lors de leur offensive à l'été 2014.

Cette question des milices kurdes constitue un sujet de discorde entre la Turquie et les Etats-Unis. Ankara veut empêcher le renforcement de ces unités combattantes qualifiées de terroristes tandis que Washington entend s'en servir pour vaincre l'Etat Islamique à Rakka.

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:53

 

https://reporterre.net/Des-milliers-d-Amerindiens-manifestent-a-Washington-contre-l-oleoduc-Standing

 

Des milliers d'amérindiens manifestent à Washington contre l’oléoduc Standing Rock et pour protéger la terre

 

Des milliers de personnes ont marché à Washington jusqu’à la Maison Blanche, Vendredi 10 Mars 2017, pour protester contre l’oléoduc géant dans le Dakota du Nord et pour défendre les droits des peuples indigènes et de tous à un environnement préservé. Reporterre était sur place.

Après avoir enduré l’hiver glacial du Dakota du Nord sous des tentes, ce n’est pas le mélange de pluie et de neige de Washington, Vendredi 10 Mars 2017, qui allait intimider les protecteurs de l’eau. Des dizaines de tribus amérindiennes, rejointes par des militants environnementaux, des vétérans de l’armée mais aussi de simples citoyens, ont défilé aux cris de « l'eau, c’est la vie », lors d’une marche jusqu’à Maison Blanche.

La manifestation avait pour point central le soutien à la tribu sioux de Standing Rock contre le passage du désormais tristement célèbre oléoduc Dakota Access Pipe Line (DAPL). Mais les participants sont aussi venus délivrer un message plus large. Il faut respecter les droits des indigènes et protéger l’eau, partout dans le monde.

Les marcheurs se sont d’abord réunis sous les fenêtres de l’Army Corps of Engineers, l’agence fédérale qui, sous les influences contradictoires de Barack Obama puis de Donald Trump, a stoppé puis autorisé à nouveau les travaux de l’oléoduc.

Dallas Goldtooth, le leader du mouvement contre les énergies fossiles de l’Indigenous Environmental Network (IEN), reste positif. « Ce que nous observons en ce moment, c’est que les tribus indigènes continuent à être à l’avant-garde du changement et des mouvements sociaux. Nous continuerons à nous adresser à tous nos alliés à travers le pays pour que les peuples indigènes s’élèvent et défendent leurs droits. Car les droits des indigènes ne protègent pas que les indigènes. Ils vous protègent vous, la terre, l’eau et les générations futures ».

Tokata Iron Eyes, une adolescente de la tribu de Standing Rock, harangue la foule avant le départ de la marche. « Je ne sais pas si j’aurai de l’eau propre dans les cinq prochaines années et personne ne devrait avoir à vivre cela », lâche-t-elle sous une pluie glacée. « Je ne veux pas quitter ma terre natale. Nous sommes là pour dire que nous résistons ».

Les habitants de Standing Rock affirment que l’oléoduc de mille neuf cent kilomètres, qui doit traverser la rivière Missouri en amont de leur réserve, menace de polluer leur eau potable et de souiller les sépultures sacrées de leurs ancêtres. Un premier recours en justice après l’ordre de Donald Trump de reprendre les travaux, qui s’est traduit au mois de février 2017 par l’évacuation forcée du camp où la résistance s’était enracinée un an plus tôt, a été rejeté par un juge la semaine dernière. La réponse d’un juge fédéral à un autre recours, formé par plusieurs tribus, est attendue prochainement.

Avant d’arriver à la Maison Blanche, les marcheurs ont fait un arrêt symbolique devant le Trump Hotel, sur Pennsylvanie Avenue. Là, ils ont monté un tipi et posé pour les photographes, en pied-de-nez au président américain.

Le nouveau chef de l’état, qui a non seulement relancé deux projets d’oléoducs géants mais qui a aussi nommé des climato-sceptiques à des postes-clés du gouvernement, est devenu le cauchemar des amérindiens.

Tom Goldtooth, père de Dallas Goldtooth et président de l’IEN, ne mâche pas ses mots. « Ce qui se passe dans ce pays, c’est de la tyrannie. Le président fait passer le capitalisme d’abord, au détriment de l’environnement, de l’eau propre et des droits de l’homme, en particulier ceux des peuples indigènes. Nous sommes très inquiets pour les quatre prochaines années, nous avons peur qu’elles mènent à une nouvelle guerre mondiale ».

Difficile d’évaluer le nombre de participants, Vendredi 10 Mars 2017, ils étaient plusieurs milliers pour sûr. La marche s’est terminée sous un rayon de soleil fugace face à la Maison Blanche et les leaders de différentes tribus ont pris la parole.

Temryssxelitia Lane, membre de la Lummi Nation, dans le nord-ouest des Etats-Unis, est heureuse de voir une telle mobilisation. « Mon coeur s’emplit d’amour, de joie et de gratitude à la vue du soutien reçu aujourd’hui, ici mais aussi à travers le monde. La France, par exemple, est très mobilisée dans les campagnes visant à désinvestir des énergies fossiles en boycottant certaines banques qui soutiennent ce génocide. Il est temps de se diriger vers les énergies durables. Nous avons la technologie pour le faire ».

Et même si le DAPL est finalement construit, selon Energy Transfer Partners (ETP), la société constructrice, il devrait être opérationnel d’ici la fin du mois de mars 2017, le mouvement né à Standing Rock est parti pour durer. « Même si notre population est faible numériquement par rapport au reste des Etats-Unis, nous avons réussi par divers moyens de communication, notamment grâce aux réseaux sociaux, à renforcer notre voix et à montrer au pays et au monde que nous sommes toujours là », estime Anna Tsouhlarakis, une habitante de Washington originaire de la tribu Navajo, au Nouveau-Mexique.

Pour Tom Goldtooth, de l’IEN, c’est certain. « La lutte autour de Standing Rock est le début d’une mobilisation de masse. La prochaine aura lieu le Samedi 29 Avril 2017, ici à Washington, avec la marche du peuple pour le climat ».

 

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