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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 19:04

 

La justice française refuse la remise d'une militante à l'Espagne (Reuters)

 

La justice française s'est opposée Mardi 18 Octobre 2016 à la demande des autorités judiciaires espagnoles de lui remettre Émilie Martin, militante basque de nationalité française visée par un Mandat d’Arrêt Européen (MAE) pour « participation à une organisation terroriste », a-t-on appris de source judiciaire. 

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, a rejeté la demande du juge espagnol de l'Audiencia Nacional qui a émis le MAE au mois d’avril 2016, reprochant à Émilie Martin ses activités au sein d’Herrira, une association considérée en Espagne comme proche d'Euskadi Ta Askatasuna (ETA), mais dont les activités en France de défense des prisonniers basques sont légales. 

Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet général retenant, outre la légalité des actes reprochés au regard de la loi française, le fait qu'ils n'avaient pas été commis en Espagne. 

Avant d'émettre le mandat, les autorités espagnoles avaient lancé une commission rogatoire internationale demandant à la justice française de mettre en examen Emilie Martin, ce à quoi le juge saisi s'est opposé, proposant seulement qu'elle soit entendue comme témoin. 

Emilie Martin est la sœur d'Aurore Martin, militante basque visée elle aussi par un MAE qui avait été interpellée par les autorités françaises et remise à la justice espagnole au mois de novembre 2012. Elle est la seule basque de nationalité française à l'avoir été à ce jour. 

Placée en détention provisoire, Aurore Martin avait été remise en liberté sous caution deux mois après. Elle a été condamnée à l'automne 2015 à vingt mois de prison mais une transaction pénale lui a permis d'échapper à la prison, comme la trentaine d'autres prévenus dans le même procès.

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 18:51

 

Les rebelles syriens refusent d'évacuer Alep (Reuters)

 

La Russie et la Syrie ont cessé leurs bombardements aériens contre Alep, Mardi 18 Octobre 2016, avant une pause humanitaire prévue Jeudi 20 Octobre 2016, a annoncé le ministère russe de la défense, mais les rebelles refusent de quitter la grande ville du nord de la Syrie. 

Cette pause humanitaire dans deux jours sera en vigueur Jeudi 20 Octobre 2016 de 8 heures à 16 heures, afin de permettre aux civils et aux insurgés de quitter la ville, a dit Moscou, Lundi 17 Octobre 2016. 

Les rebelles ont toutefois fait savoir qu'ils n'avaient pas l'intention d'abandonner la partie orientale de la ville. 

« Les factions rejettent toute sortie, il s'agirait d'une reddition », a déclaré Zakaria Malahiifji, chargé des affaires politiques du groupe Fastakim. 

Le commandant d'un puissant groupe islamiste également retranché dans l'est d'Alep, Ahrar al Cham, a lui aussi rejeté la proposition russe. 

« Quand nous avons pris les armes au début de la révolution pour défendre notre peuple abandonné, nous avons promis à dieu que nous ne les déposerions pas avant l'effondrement de ce régime criminel », a dit al Farouk Abou Bakr. 

L’Organisation des Nations Unies (ONU) estime que deux cent soixante quinze mille civils et huit mille combattants se trouvent dans Alep-Est. 

Ces combattants seraient répartis en une cinquantaine de groupes, a dit à Reuters le directeur régional du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini. 

L'ONU n'est en outre pas en mesure de garantir que de l'aide humanitaire pourra passer lors de cette pause. 

« Nous avons besoin de l'engagement de toutes les parties au conflit, pas uniquement une annonce unilatérale », a déclaré à Genève un porte-parole de l’ONU, Jens Laerke. 

Selon le ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, l'interruption des frappes aériennes, Mardi 18 Octobre 2016, effective à partir de 10 heures du matin, devait contribuer à garantir la sécurité de six corridors destinés à l'évacuation des civils et à préparer celle des malades et des blessés hors de l'est d'Alep. 

Le ministre a dit s'attendre à ce que les insurgés quittent Alep, avec leurs armes, via deux corridors spéciaux, l'un par la route Castello, l'autre près du marché al Khaï Souk. 

« Nous demandons aux dirigeants de la communauté internationale d'user de leur influence sur les groupes armés de l'est d'Alep pour convaincre leurs chefs de cesser les combats et d'abandonner la ville », a-t-il déclaré. 

La campagne de bombardements russo-syrienne a causé des dégâts considérables dans Alep, estime l’ONU. La plupart des établissements de santé ont été détruits. 

Le nombre de victimes du 23 septembre 2016 au 8 octobre 2016 s'établissait à quatre cent six morts, avec en plus mille trois cent quatre vingt quatre blessés.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 20:17

 

Moscou annonce une pause humanitaire de huit heures Jeudi 20 octobre 2016 à Alep (Reuters)

 

Les armées russes et syriennes vont suspendre leurs bombardements à Alep pendant huit heures, Jeudi 20 Octobre 2016, pour permettre aux rebelles et à la population civile de quitter librement la ville, a annoncé Lundi 17 Octobre 2016 le ministère russe de la défense. 

« Jeudi 20 Octobre 2016, de 8 heures à 16 heures, une pause humanitaire sera mise en oeuvre dans la région d'Alep », a déclaré le général Sergueï Roudskoï, au nom du ministère russe de la défense. 

« Pendant cette période, l'armée de l'air russe et les forces gouvernementales syriennes suspendront les frappes aériennes et tout autre bombardement », a-t-il poursuivi, soulignant qu'il s'agissait « d'abord et surtout de faire en sorte que les civils se déplacent librement, que les malades et les blessés puissent être évacués et que les rebelles se retirent ». 

L'émissaire de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Staffan de Mistura, a proposé d'organiser l'évacuation des combattants djihadistes de l’ancien Front al Nosra pour rétablir le cessez-le-feu qui s'est achevé le 19 septembre 2016. 

« Une pause de huit heures dans les souffrances incessantes de la population d'Alep serait une bonne chose, mais c'est insuffisant et trop tardif », a jugé Mark Toner, porte-parole du département d’état américain, lors d'un point de presse à Washington. 

Sergueï Roudskoï a par ailleurs exclu tout cessez-le-feu unilatéral qui, selon lui, « n'aurait pas de sens parce que le Front al Nosra et ses alliés en profiteraient pour se regrouper et restaurer leurs capacités militaires. La Russie continue à négocier avec les autres parrains du processus de paix en vue d'une cessation durable des hostilités, mais cela prendra du temps », a-t-il ajouté. 

Le secrétaire d’état américain John Kerry et le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov se sont retrouvés Samedi 15 Octobre 2016 à Lausanne, en présence de représentants de sept pays de la région, l'Iran, l'Irak, la Jordanie, l'Egypte, la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar, mais la réunion n'a rien donné de concret. 

L'armée russe a en outre invité les rebelles à déminer les routes menant à deux corridors humanitaires par lesquels elle se dit prête à laisser partir les habitants des quartiers orientaux d'Alep contrôlés par les insurgés, selon l'agence russe Interfax. 

Toujours selon Interfax, l'armée affirme par ailleurs que les rebelles ont reçu de nouveaux lance-missiles antichars portables TOW de fabrication américaine.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 17:34

 

http://www.lavoixdunord.fr/59305/article/2016-10-14/recours-contre-le-demantelement-de-jungle-la-justice-se-prononcera-la-semaine

 

Recours contre le démantèlement de la jungle de Calais 

La justice se prononcera la semaine prochaine 

Onze associations d’aide aux migrants avaient déposé Mercredi 12 Octobre 2016 un recours devant le tribunal administratif de Lille pour s’opposer au démantèlement annoncé de la jungle de Calais. Leur requête, en référé, a été examinée Vendredi 14 Octobre 2016. Les juges administratifs se prononceront en début de semaine prochaine sur leur demande. 

Dans le hall du tribunal administratif de Lille, des soutiens aux migrants de Calais s’étaient donné rendez-vous pour assister à l’audience, Vendredi 14 Octobre 2016 en fin de matinée. Venus en bus, des calaisiens, favorables au démantèlement de la jungle, avaient également fait le déplacement. Certains portaient sur eux le logo affiché par le grand rassemblement du Calaisis, « j'aime Calais ». 

L’audience, qui a duré près de quatre heures, a vu les avocats des associations et de la préfecture opposer leurs arguments. Si les associations ne rejettent pas l’idée d’un démantèlement du campement, elles s’offusquent des conditions dans lesquelles celui-ci pourrait être mené. Une demande de report jugée indécente par l’avocate de la préfecture du Pas-de-Calais, qui a par ailleurs souligné qu’aucune date n’avait jusqu’à présent été annoncée pour le début des opérations de démantèlement. 

Les juges administratifs rendront leur décision en début de semaine prochaine. 

Pour mémoire, les associations avaient saisi Mercredi 12 Octobre 2016 en référé le tribunal administratif de Lille pour s’opposer au démantèlement programmé de la jungle de Calais. «  Nous avons saisi le tribunal administratif de Lille car, en l’état, cette mesure d’évacuation constitue une atteinte aux droits fondamentaux des exilés », expliquait alors Julie Bonnier, défendant les intérêts des onze associations requérantes, parmi lesquelles Emmaüs, le Secours Catholique et l’Auberge des Migrants. « Les vraies solutions pérennes ne sont pas trouvées, c’est ce que nous redoutons et craignons depuis longtemps. Les personnes évacuées vont se retrouver privées de l’accès aux soins, privées de l'accès à leurs droits, pas écoutées dans leurs besoins et envoyées dans les Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO) alors qu’ils n’ont rien à y faire », estime Julie Bonnier, qui avait déjà saisi le tribunal administratif de Lille au mois de février 2016 pour s’opposer, en vain, au démantèlement de la partie sud de la jungle. 

Par ailleurs, le report du démantèlement de la jungle a été confirmé aux associations d’aide aux migrants, Jeudi 13 Octobre 2016. Le sort des mineurs isolés présents dans le campement serait le principal obstacle au début des opérations. Le dernier comptage réalisé dans le campement en début de semaine a établi que près de cinq mille sept cent migrants y vivaient actuellement.

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:21

 

http://www.courrier-picard.fr/region/proces-en-appel-des-ex-goodyear-plusieurs-milliers-de-ia167b0n864479

 

Procès en appel des anciens salariés de Goodyear

 

Plusieurs milliers de personnes sont attendues Mercredi 19 Octobre 2016 à Amiens pour soutenir les huit anciens salariés de Goodyear jugés en appel après leur condamnation inédite au mois de novembre 2015 à neuf mois de prison ferme pour séquestration de cadres, a-t-on appris Mercredi 12 Octobre 2016 de sources concordantes. 

Si la préfecture de la Somme s’attend à la présence de plusieurs milliers de manifestants, l'union départementale de la Somme de la Confédération Générale du Travail (CGT) parle « d’au moins dix mille sympathisants » espérés devant le tribunal. 

L’un des prévenus et figure du combat des Goodyear, Mickaël Wamen, évoque même de son côté quinze mille à vingt mille personnes attendues. 

« Cette initiative, prévue par la direction de la CGT à Paris en concertation avec la direction de l'union départementale de la Somme, s’inscrit dans les journées d’action organisées par la CGT pour défendre les syndicalistes poursuivis par la justice, comme ce fut le cas à la fin du mois de septembre 2016 à Bobigny pour ceux d’Air France », a expliqué à l’Agence France Presse (AFP) Christophe Saguez, secrétaire général de l’union départementale de la Somme de la CGT. 

« Il y aura du monde venant de toute la France mais aussi de Belgique et de Suisse. Nous attendons déjà une centaine de cars », prédit Mickaël Wamen. 

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent sont annoncés 

Selon le syndicaliste, différentes prises de paroles auront lieu, notamment celle du militant du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD) contre la loi travail blessé à l’oeil lors de la manifestation du Jeudi 15 Septembre 2016 à Paris, en présence de Jean-Luc Mélenchon et de Pierre Laurent. 

Selon Mickaël Wamen, le Mercredi 19 Octobre et le Jeudi 20 Octobre 2016 seront également « des journées de mobilisation nationale » avec des grèves prévues en soutien dans « différents services publics » ou encore « dans l’industrie ». 

Les huit anciens salariés sont poursuivis pour avoir, trente heures durant le 6 janvier et le 7 janvier 2014, aux côtés de plusieurs dizaines de salariés de l’usine, retenu le directeur des ressources humaines ainsi que le directeur de la production dans des locaux de Goodyear occupés avant de les relâcher, sans violence. 

Quelques jours après cette séquestration, l’usine fermait ses portes, entraînant mille cent quarante trois licenciements. 

Depuis leur condamnation en première instance au mois de novembre 2015, plusieurs manifestations ont été organisées en leur soutien et une pétition en ligne réclamant l’arrêt des poursuites à leur encontre a été signée par plus de cent soixante dix mille personnes. 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 16:59

 

Ségolène Royal s'oppose à Manuel Valls sur Notre-Dame-Des-Landes (Reuters)

 

Ségolène Royal poursuit son bras de fer avec Manuel Valls sur la question de Notre-Dame-Des-Landes, dans le département de la Loire-Atlantique, en appelant, dans une interview publiée Dimanche 16 Octobre 2016, à « arrêter les frais » face à l'évacuation annoncée pour l'automne du site occupé par les opposants à ce projet controversé d'aéroport. 

Ce dossier, qui donne lieu depuis deux ans à des désaccords entre la ministre de l’écologie et le premier ministre, s'annonce comme l'un des sujets épineux de la fin du quinquennat de François Hollande. 

Pour tenter de déminer la crise, le chef de l’état avait organisé une consultation locale au mois de juin 2016 qui a vu le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, recueillir cinquante cinq pour cent de voix favorables. 

A la suite du référendum, le premier ministre avait annoncé que l'évacuation du site de mille six cent hectares, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, aurait lieu à l'automne et a réaffirmé cette position cette semaine. 

« Est-il pertinent de faire prendre des risques pour une infrastructure inadaptée comme l'ont dit les experts indépendants », s'interroge Ségolène Royal dans les colonnes du Journal Du Dimanche. 

« N'y a-t-il pas actuellement d'autres priorités pour la nation ? Les élus locaux ne veulent pas perdre la face, c'est compréhensible », poursuit-elle. 

« Mais le résultat du référendum, positif pour eux, leur permet justement de prendre acte de cette caution tout en reconnaissant que devant le blocage sur le terrain, il vaut mieux arrêter les frais. Il est de ma responsabilité d'alerter sur le risque d'une évacuation par la force », ajoute-t-elle. 

« Je suis prête à donner du temps pour des réunions de travail afin de sortir par le haut de cette situation et j'appelle toutes les parties à faire un effort de bon sens ». 

Une première tentative d'évacuation du site avait échoué en 2012. Au début du mois d’octobre 2016, plusieurs milliers d'opposants au projet ont manifesté pour affirmer leur détermination à défendre la Zone d’Aménagement Différée, qu'ils ont rebaptisée Zone A Défendre (ZAD). 

L'évacuation « devra se faire avec sang-froid et méthode pour éviter les violences mais ne pas le faire, cela serait un affaiblissement de l'autorité et un affaiblissement de la démocratie », a prévenu un proche de Manuel Valls, Dimanche 16 Octobre 2016, précisant que le non-respect du résultat du référendum du mois de juin 2016 était « inconcevable ». 

Les déclarations de Ségolène Royal ont fait réagir cette semaine le Syndicat Mixte Aéroportuaire (SMA), qui regroupe les vingt deux collectivités locales favorables au projet. 

Dans une déclaration commune, le président des Républicains de la région Pays de la Loire Bruno Retailleau, la maire du Parti Socialiste de Nantes Johanna Rolland, le maire du Parti Socialiste de Saint-Nazaire David Samzun et le président du Parti Socialiste du conseil départemental de la Loire-Atlantique Philippe Grosvalet, ont notamment appelé François Hollande et Manuel Valls à recadrer Ségolène Royal. 

« De telles déclarations sont totalement irresponsables car elles apparaissent clairement comme un encouragement à la violence envers les forces de l’ordre », écrivent-ils. 

« Après cent cinquante six décisions de justice, plus de deux cent exactions commises, Ségolène Royal est bien la seule à croire encore à la volonté des opposants d’un dialogue à bâtons rompus », ajoutent-ils. 

Le président de l'association des Ailes pour l'Ouest, qui milite en faveur de la construction de l'aéroport, Alain Mustière, a pour sa part estimé que la ministre « soufflait sur les braises et cautionnait l’opposition illégale à un projet qui a suivi tous les processus démocratiques ». 

Son association a symboliquement déposé Vendredi 14 Octobre 2016 cinq cent cartons de déménagement dans le bourg de Notre-Dame-Des-Landes pour appeler les zadistes à quitter les lieux de leur propre chef. 

« En restant, les zadistes feront le choix d’un affrontement dont ils seront les responsables », a estimé Alain Mustière. 

A six mois des élections présidentielles, le sujet s'est invité dans la campagne. Invité Dimanche 16 Octobre 2016 dans l'émission Punch Line, Nicolas Sarkozy a dénoncé des déclarations irresponsables. 

« Ségolène Royal dit de ne pas tenir compte des décisions de justice, de ne pas tenir compte du résultat du référendum et de ne pas faire l'aéroport », a déclaré l'ancien chef de l’état et candidat à l’élection primaire de la droite et du centre en vue des élections présidentielles. 

« Pour quelqu'un qui voulait la démocratie participative, c’est un mensonge de plus », a-t-il conclu.

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 16:40

 

Les rebelles syriens ont pris à l'Etat Islamique le village symbole de Dabiq (Reuters)

 

Les rebelles syriens soutenus par la Turquie ont annoncé Dimanche 16 Octobre 2016 avoir pris le contrôle de la localité symbolique de Dabiq, que tenait l'Etat Islamique dans le nord-ouest de la Syrie. 

Le succès de l'offensive a été confirmé par l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH). 

Situé au pied d'une petite colline dans les plaines fertiles du nord-ouest de la Syrie, Dabiq se trouve à quatorze kilomètres de la frontière turque et à trente trois kilomètres au nord d'Alep. 

Le village n'est pas d'une importance stratégique majeure mais l'Etat Islamique la présente comme le site de l'ultime bataille avant l'apocalypse entre musulmans et infidèles et a donné son nom à l'un de ses magazines publiés en ligne. C'est aussi dans ce village que le groupe extrémiste sunnite avait choisi d'exécuter l'otage américain Peter Kassig en 2014. 

« Le mythe brandi par l’Etat Islamique de la grande bataille de Dabiq est terminé », a dit à Reuters Ahmed Osman, qui dirige le groupe rebelle Sultan Mourad, affilié à l'Armée Syrienne Libre (ASL). Il a ajouté que les rebelles, appuyés par des blindés et des avions turcs, avaient également pris la localité voisine de Soran. 

Ces derniers temps, face à l'avancée des rebelles soutenus par Ankara, l'Etat Islamique a cependant pris ses distances avec le symbolisme de Dabiq, estimant par avance que l'assaut lancé par ces insurgés n'était pas la bataille prophétique à laquelle il se référait. 

Selon l'OSDH, l'organisation djihadiste avait affecté mille deux cent combattants à sa défense. 

Une source militaire turque a cependant rapporté que les islamistes semblaient avoir quitté les lieux. Elle a ajouté que des groupes de rebelles avaient été visés par des tirs à l'extérieur du village et que plusieurs d'entre eux avaient été tués par des engins explosifs. 

Les rebelles et l'armée turque s'employaient Dimanche 16 Octobre 2016 à sécuriser les environs et à empêcher toute fuite des derniers combattants djihadistes encore dans le secteur. 

La prise de Dabiq s'inscrit dans le cadre de l'opération Bouclier de l'Euphrate lancée le 24 août 2016 par la Turquie et ses alliés parmi les groupes rebelles syriens avec un double objectif, repousser les djihadistes de la zone frontalière et empêcher les kurdes syriens d'étendre les territoires sous leur contrôle dans le nord de la Syrie. 

Malgré la perte de Dabiq, l'Etat Islamique contrôle toujours en Syrie la plus grande partie du bassin de l'Euphrate, d’al Bab, à vingt six kilomètres au sud-est de Dabiq, à Rakka et jusqu'à la frontière irakienne. 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 16:25

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/10/16/jean-luc-melenchon-met-en-scene-son-nouveau-mouvement_5014615_4854003.html

 

Jean-Luc Mélenchon met en scène son nouveau mouvement 

Le candidat au premier tour des élections présidentielles a dévoilé les principaux points de son programme, axé sur l’écologie, une nouvelle constitution et des mesures sociales pour « stabiliser la vie des gens ». 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières 

Une petite scène centrale, des tables rondes autour et des écrans de télévision aux quatre coins de la salle. Au milieu, un Jean-Luc Mélenchon qui se déplace, veste noire sur chemise blanche, micro-cravate et sans notes la plupart du temps. Bienvenue à la convention de la France Insoumise, le nouveau mouvement du candidat au premier tour des élections présidentielles, qui se tenait Samedi 15 Octobre et Dimanche 16 Octobre 2016 à Saint-André-Lez-Lille, dans le département du Nord. 

Dimanche 16 Octobre 2016, le député européen, qui se situe désormais « hors parti », a clos ce rassemblement avec un discours d’une heure et demie où il a défendu plusieurs mesures phares de son programme, baptisé « l'avenir en commun » et présenté à cette occasion. 

« Nous devons ouvrir les bras parce que des millions de personnes ne savent plus où elles en sont. Quand on leur dit la gauche, ils entendent François Hollande et ils n’en ont pas envie. Quand on leur dit la droite, ils entendent les sept de l’autre soir et ils n’en ont plus envie non plus ». 

« Stabiliser la vie des gens » 

Réservant ses flèches à la droite et à ses candidats à l'élection primaire de la droite, « absolument déconnectés », le cofondateur du Parti de Gauche a déroulé un discours très écologique. Bien manger, agriculture paysanne ou circuits courts étaient au menu. 

Il a de nouveau plaidé pour « la planification écologique », lui qui en a « ras-le-bol » qu’on lui répète « depuis dix ans » que « la planification, c’est comme l'union soviétique. Tout le monde planifie. Charles de Gaulle planifiait, ce n’était pas un communiste. Si nous ne planifions pas, nous ne pourrons pas faire la transition écologique ». 

Les idées de la droite, et notamment la retraite à soixante cinq ans souhaitée par Alain Juppé, « le modéré, celui que, paraît-il, vous aimez tellement que vous êtes prêts à aller voter pour lui à l'élection primaire de la droite », lui ont également permis de mettre en valeur ses propres solutions, la retraite à soixante ans, un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) mensuel à mille trois cent euros net et le Contrat de travail à Durée Indéterminée (CDI) comme règle afin de « stabiliser la vie des gens ». Sans oublier ses propositions pour une sixième république, assemblée constituante pour rédiger une nouvelle constitution, référendum révocatoire, vote à seize ans et vote obligatoire avec sa « contrepartie », la reconnaissance du vote blanc. Le candidat au premier tour des élections présidentielles en a aussi profité pour démentir avoir qualifié les bombardements en Syrie de « bavardages ». 

« Ce que vous appelez immigration et réfugiés, c’est de l’exil forcé. Il faut faire cesser les guerres ». 

Un peu plus tôt, le millier de participants tirés au sort parmi les cent trente mille personnes qui ont appuyé la candidature de Jean Luc Mélenchon sur sa plate-forme électronique avaient sélectionné une dizaine de « mesures emblématiques » de la campagne extraites du programme. Refus des traités de libre-échange, abrogation de la loi travail, sortie des traités européens ou encore sortie du nucléaire viendront nourrir les prochains tracts. 

Casser les codes 

Dans cet événement, retransmis en direct sur YouTube, tout a été fait pour tenter de casser les codes politiques traditionnels. Fini le rouge omniprésent, place au bleu. Sur les écrans, les tweets d’internautes défilent et les réseaux sociaux sont mobilisés à plein. Un nouveau logo, la lettre grecque phi pour la France Insoumise, rouge cette fois, symbolise la campagne. « Il y a une volonté de travailler des dispositifs qui ne sont pas classiques », reconnaît le directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon, Manuel Bompard. Au total, l’événement a coûté cent cinquante mille euros, un investissement considérable pour l’équipe de campagne de Jean Luc Mélenchon. 

Chaque participant a aussi reçu plusieurs documents, dont le « petit carnet » dans lequel chacun trouvera des outils pour militer. Un guide pratique qui permet à chacun de se fixer un objectif, vérifier que ses proches sont bien inscrits sur les listes électorales, collecter des dons ou encore faire du « phoning » depuis son canapé. « La recette parrainage » explique aussi comment démarcher des maires pour décrocher les précieux parrainages nécessaires pour pouvoir se présenter. Dans une interview au Journal Du Dimanche, Jean Luc Mélenchon a indiqué en avoir récolté pour l’heure deux cent soixante dix sur les cinq cent nécessaires. 

Les élections législatives étaient enfin au programme de la convention. Vingt personnalités ont déjà été désignées et l’ensemble des candidats le seront d’ici à la fin de l’année. Ces derniers devront signer une charte afin de donner un cadre cohérent au tout. « Notre camp politique a été illisible aux dernières élections et nous ne voulons plus de configurations à géométrie variable », indique Manuel Bompard. 

Un message destiné au Parti Communiste Français (PCF), qui n’a toujours pas rejoint la campagne de Jean Luc Mélenchon. Ce dernier a conclu son discours par un petit mot à son égard. « Bien sûr qu’il y a des absents qui me manquent, qu’est-ce que vous croyez », a-t-il lancé. 

Tout en rappelant les conditions pour participer à sa campagne, respecter le programme, une même campagne aux élections présidentielles et aux élections législatives et accepter le cadre de la France Insoumise. Pas sûr que les communistes, eux, s’y retrouvent.

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 14:57

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/12/la-grece-refuse-l-asile-aux-soldats-turcs-arrives-apres-le-coup-d-etat-manque_5012414_3214.html

 

La Grèce refuse l’asile aux soldats turcs arrivés après le coup d'état manqué 

Sur fond de tensions avec Ankara, Athènes est embarrassé sur le sort des huit soldats, redoutant que la Turquie ne rouvre les vannes du flux de réfugiés. 

Par Adéa Guillot, correspondante permanente du Monde à Athènes 

Mardi 11 Octobre 2016, le service d’asile grec a rejeté en première instance la demande de six soldats turcs qui avaient atterri en hélicoptère à Alexandropoulis, une ville grecque proche de la frontière gréco-turque, Samedi 16 Juillet 2016, quelques heures après le coup d'état manqué en Turquie. Ils avaient aussitôt demandé l’asile en Grèce, soutenant qu’ils avaient peur pour leur vie, mais niant avoir participé au coup d'état. Un septième militaire avait déjà été débouté il y a quelques jours. Et la décision pour le huitième devrait tomber la semaine prochaine. 

« Nous sommes venus en Grèce pour sauver notre vie, nous ne souhaitons pas devenir des instruments de la politique des affaires étrangères ou des traités bilatéraux », s’indignent les militaires dans un communiqué, diffusé par leur avocate, Stravroula Tomara. Selon eux, la décision du service d’asile grec « n’avait pas été prise en vertu du droit international et européen ». 

Prudence 

La situation est politiquement très délicate pour le gouvernement grec, qui cherche à tout prix à éviter une montée des tensions avec le voisin turc. 

Ankara a évidemment demandé à Athènes leur extradition, mais la justice grecque examinera la question quand leur demande d’asile aura été définitivement tranchée. Cela risque de prendre du temps, car l’avocate a fait appel de la décision. « Il y a au moins six mois de procédure encore », souligne Konstantinos Tsitselikis, président de la ligue grecque des droits de l’homme. « En ce qui concerne l’extradition, il faut être très prudent. La Turquie ne peut pas leur garantir un procès équitable. Depuis le coup d’état, elle déroge même très officiellement à la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour justifier l’état d’urgence ». 

Pour l’avocate spécialiste des droits de l’homme Klio Papapantoleon, « il serait inimaginable de renvoyer ces huit soldats vers des prisons turques où nous avons de fortes suspicions de torture. Un état de droit digne de ce nom ne doit pas autoriser une extradition vers la Turquie ». 

Athènes redoute qu’en refusant de céder sur le renvoi de ces huit soldats, la Turquie ne rouvre les vannes du flux de réfugiés. « Il y a plus de deux millions de migrants qui espèrent toujours gagner l’Europe depuis les côtes turques », explique une source gouvernementale grecque. « Tant que les pays du nord de l’Europe auront leurs frontières fermées, nous, en Grèce, nous ne pourrons pas faire face seuls à une nouvelle vague d’arrivée. Nous devons garder un équilibre avec la Turquie. C’est très sensible ». 

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le sait bien. Et en joue très publiquement. Il rappelle régulièrement qu’il « attend » de la Grèce une décision positive sur l’extradition des huit soldats et fait monter la pression sur le gouvernement grec. L’armée turque multiplie ces derniers mois les intrusions dans l’espace aérien grec. Un petit jeu habituel entre les deux pays aux relations historiquement compliquées mais qui s’est doublé au mois de septembre 2016 d’une incursion plus sérieuse. Le vice-ministre grec de la défense, Dimitris Vitsas, a très officiellement déposé au début du mois d’octobre 2016 une plainte détaillée auprès de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dénonçant la présence de sous-marins turcs dans les eaux territoriales grecques, au large d’îlots inhabités. « Des exercices inacceptables », selon Dimitris Vitsas. 

Provocation de Recep Tayyip Erdogan 

La présence de ces sous-marins suivait très directement une autre déclaration, à la fois inédite et provocatrice, du président Recep Tayyip Erdogan. Le 29 septembre 2016, lors d’un discours politique à Ankara, Recep Tayyip Erdogan a ouvertement critiqué le traité de Lausanne, qui a fixé en 1923 les frontières entre la Grèce et la Turquie. « A Lausanne, nous avons abandonné des îles aux grecs que nous aurions dû réclamer. Et nous nous disputons toujours pour arrêter les frontières du plateau continental, sur terre comme dans les airs », a-t-il expliqué. 

Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a immédiatement répondu en qualifiant ces déclarations de « dangereuses pour les relations entre les deux pays et plus largement pour la stabilité de la région ». 

« Nous assistons à une montée en puissance de Recep Tayyip Erdogan, lequel semble prêt à remettre en question le fragile équilibre auquel nous étions parvenus entre nos deux pays. Historiquement, quand la Turquie a des problèmes internes, elle essaie toujours de les exporter. Et nous devons donc nous préparer », observe une source du ministère grec de la défense. 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 14:37

 

http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/trebeurden/trebeurden-600-pro-migrants-face-a-40-militants-fn-14-10-2016-11255210.php

 

Six cent manifestants pro-migrants ont fait face à quarante militants du Front National

 

Deux manifestations se sont fait face Vendredi 14 Octobre 2016 à Trébeurden. Ils étaient plus de six cent dans le camp des pro-migrants et une quarantaine dans celui des opposants qui ont répondu à l'appel du Front National. 

Vendredi 14 Octobre 2016, à partir de 17 heures 45, se sont déroulées, à Trébeurden, deux manifestations pro et anti-migrants. Un face à-face tendu entre au moins six cent personnes prêtes à accueillir ces migrants dans la commune et ceux ayant répondu à l'appel du Front National et refusant leur arrivée. Ils étaient, eux, une quarantaine, en compagnie de Gilles Pennelle, conseiller régional du Front National.  

Le premier groupe s'est positionné dans le jardin de la mairie, tandis que l'autre s'est installé au pied de l'église. Entre les deux, il y avait un cordon de gendarmes pour éviter tout dérapage. 

Les anti-migrants ont brandi des bannières du Front National, des portraits de Marine Le Pen et des drapeaux tricolores et bretons. Sur leurs pancartes, des inscriptions telles que « non à la préférence étrangère ». Les deux camps se sont échangé des noms d'oiseaux. 

Parmi les six cent pro-migrants, certains montraient des messages, « bienvenue aux réfugiés » ou « oui à la fraternité, non à la haine ». 

Quelques membres du camp des pro-migrants souhaitaient aller au contact des militants du Front National, mais ils ont été freinés par les gendarmes. 

Pas de manifestation du Front National à Trégastel 

Vendredi 14 Octobre 2016 vers 18 heures 45, Gilles Pennelle a indiqué qu'il n'y aurait pas de manifestation à Trégastel, comme cela était prévu à l'origine, par mesure de sécurité. Toutefois, environ deux cent personnes du camp des pro-migrants ont arpenté les rues de la commune pour montrer leur soutien. 

A noter qu'à Trégunc, le 6 octobre 2016, un tel face-à-face s'était déjà produit. 

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