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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:26

 

Affaire de corruption en Espagne, l’infante inculpée

 

MADRID (Reuters) - L'infante Cristina, fille du roi d'Espagne Juan Carlos, a été inculpée mercredi dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds visant son mari, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Le juge d'instruction Jose Castro, chargé du dossier, a convoqué Cristina de Borbon y Grecia, 47 ans, pour une audition le 27 avril, ajoute-t-on, confirmant des informations de presse.

 

Elle sera interrogée sur des détournements d'argent public et des fraudes fiscales d'un montant de six millions d'euros commis par son mari, Inaki Urdangarin, lorsqu'il dirigeait l'organisation caritative Noos.

 

On ignore quelles charges ont été retenues à l'encontre de la princesse qui faisait partie de l'organisation. Le palais royal n'a fait aucun commentaire.

 

Le juge Castro, qui a pu consulter des courriers électroniques dans lesquels Inaki Urdangarin demandait à sa femme des conseils dans la gestion d'affaires, a dit disposer d'éléments démontrant la complicité de la princesse.

 

Des experts judiciaires ont expliqué que le magistrat construisait un dossier qui pourrait déboucher sur un procès impliquant le couple.

 

« La loi est la même pour tous », a affirmé le juge dans un bref communiqué à l'appui de son ordonnance, reprenant les propos du roi Juan Carlos dans son allocution de Noël en 2011.

 

Le magistrat a précisé avoir décidé d'inculper Cristina afin de s'assurer qu'elle témoignera en personne et ne s'abritera pas derrière la loi espagnole pour échapper à une comparution.

 

Pour Manuel Villoria, spécialiste des questions de corruption et professeur de sciences politiques à l'université Juan Carlos, ces charges sont « dévastatrices » pour la famille royale espagnole.

 

« Il (le juge) affirme considérer Cristina comme complice et que (Urdangarin) n'aurait pas pu agir sans son aide. Elle était au courant et elle ne l'a pas empêché », a expliqué Villoria.

 

Inaki Urdangarin a comparu fin février devant un tribunal de Majorque pour répondre des accusations de fraude fiscale et de détournement d'argent qui pèsent contre lui, un scandale qui a fortement écorné l'image de la monarchie espagnole.

 

Cet ancien joueur de handball professionnel est accusé d'avoir utilisé ses relations afin de remporter des contrats publics pour organiser des événements sur l'île de Majorque et ailleurs en Espagne.

 

Le roi Juan Carlos, 75 ans, qui a longtemps bénéficié de l'admiration des espagnols pour le rôle qu'il joua dans le rétablissement de la démocratie, est aujourd'hui la cible de critiques de ses compatriotes mécontents de son style de vie dispendieux, des rumeurs d'adultère et des accusations de corruption.

 

Le souverain et sa femme Sofia ont tenté de prendre leurs distances avec leur gendre qui n'est plus invité aux festivités de la famille et dont les photos ont été retirées du site officiel.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:16

 

Un proche de Marine Le Pen a ouvert le compte de Jérôme Cahuzac

 

PARIS (Reuters) - Le compte suisse dont l'existence a été reconnue par l'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a été ouvert en 1992 par Philippe Peninque, un proche de la présidente du Front national Marine Le Pen, écrit mercredi www.lemonde.fr .

 

Florian Philippot, vice-président du Front National, a confirmé ce fait tout en soulignant que vouloir mêler la dirigeante du parti à l'affaire Cahuzac était une « grossière manoeuvre de diversion ».

 

« Marine Le Pen est avocate, a des amis avocats, en 1992 l'un d'entre eux, a ouvert un compte, oui. Ce n'est pas ça qui est illégal, ce qui est illégal, c'est de ne pas déclarer l'argent qu'il y a sur le compte à l'étranger », a-t-il dit sur iTélé.

 

Interrogé par le quotidien, Philippe Peninque, un ancien avocat spécialisé dans les montages fiscaux explique avoir aidé Jérôme Cahuzac, avec lequel il avait une relation amicale, à ouvrir un compte.

 

Il précise en avoir informé la dirigeante du Front National. « Je lui ai dit que j'étais ami avec Cahuzac et peut-être que dans le cadre de mon activité professionnelle, j'avais ouvert ce compte ».

 

Marine Le Pen a demandé mercredi la démission du gouvernement et la dissolution de l'assemblée nationale à la suite de l'affaire Cahuzac. « Nous allons apprendre que le président et le premier ministre étaient en réalité au courant depuis plusieurs semaines de la véracité de ce qui était reproché à Jérôme Cahuzac », a-t-elle dit sur iTélé.

 

Philippe Peninque, présenté comme un conseiller de la présidente du Front National, affirme que sa démarche auprès de l'ancien ministre du budget, alors médecin, n'avait rien d'illégal.

 

« Ce qui est illégal c'est de ne pas déclarer un compte, pas d'aider à l'ouvrir. Jérôme Cahuzac avait besoin d'un compte, je l'ai aidé à l'ouvrir », dit-il au Monde.

 

Jérôme Cahuzac aurait eu des liens avec Philippe Peninque, ancien membre du GUD, syndicat étudiant d'extrême droite, par le biais de son épouse Patricia, cousine de l'associé de ce dernier dans un cabinet d'avocats parisiens.

 

Philippe Peninque fait également partie d'Egalité et Réconciliation, l'association fondée par Alain Soral, un ancien communiste qui a été membre du comité central du Front National de 2007 à 2009.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 21:04

 

 

Saccage de journaux à Bagdad pour un article sur un imam chiite

 

 

BAGDAD (Reuters) - Des hommes armés de pistolets, de couteaux et de barres de fer ont saccagé lundi les locaux de trois journaux de Bagdad pour protester contre un article concernant un religieux chiite, ont indiqué la police et des responsables des organes de presse.

 

Yasir Tallas, rédacteur en chef d'Addustour, a raconté à Reuters qu'une cinquantaine d'assaillants en civil avaient pénétré de force dans le bâtiment, molesté des journalistes et brisé des ordinateurs, des imprimantes et des bureaux.

 

Selon une source policière, certains employés ont été blessés et deux agresseurs ont été interpellés.

 

« Un groupe d'hommes nous a attaqués et a mis le feu aux archives du journal. Ils ont menacé de nous tuer si le journal publiait des insultes contre ceux à qui ils ont promis allégeance. Ce groupe est bien connu du gouvernement », a ajouté Yasir Tallas.

 

Addustour avait publié un article sur un chef religieux chiite devant présider une prière publique dans la ville sainte de Kerbala.

 

Les attaques de lundi illustrent l'influence constante des milices extrémistes islamistes, qui cherchent à imposer leurs vues sur la vie politique irakienne.

 

Depuis la chute de Saddam Hussein, les médias ont proliféré en Irak. Les irakiens ont aujourd'hui le choix entre environ deux cent publications, une soixantaine de radios et une trentaine de chaînes de télévision.

 

Mais nombre d'organes de presse sont sous le contrôle d'organisations religieuses ou de partis politiques qui les utilisent comme bon leur semble.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:51

 

 

Troubles après la mort d’un détenu palestinien en Israël

 

 

JERUSALEM (Reuters) - Les autorités de la prison de Ramon dans le sud d'Israël ont eu recours à des tirs de gaz lacrymogène pour réprimer des troubles de la part de prisonniers palestiniens protestant contre la mort d'un détenu décédé d'un cancer en phase terminale.

 

Condamné à la réclusion à perpétuité en 2002 pour avoir participé à une tentative d'attentat contre un café de Jérusalem, Maysara Abou Hamdeya, 64 ans, est mort dans un hôpital israélien alors qu'une procédure de libération anticipée était à l'étude.

 

Les médecins israéliens avaient établi qu'Hamdeya souffrait d'un cancer en phase terminale. Son décès est de nature à ranimer les tensions en Cisjordanie.

 

« Le gouvernement israélien dans son intransigeance et son arrogance a refusé de répondre aux efforts palestiniens pour sauver la vie de ce prisonnier », a commenté le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devant les membres de son parti à Ramallah.

 

A la prison de Ramon, des détenus ont jeté divers objets sur les gardiens qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène, a précisé un porte-parole des services pénitentiaires.

 

Trois prisonniers et six gardiens ont été traités pour avoir inhalé des gaz.

 

Abou Hamdeya est le deuxième Palestinien à mourir en détention en Israël cette année, après Arafat Djaradat, 30 ans, décédé à la suite d'un interrogatoire.

 

Des responsables palestiniens avaient estimé que Djaradat avait été victime de tortures.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:30

 

 

La garde à vue de Jean Noël Guérini suspendue après un malaise

 

 

MARSEILLE (Reuters) - La garde à vue de Jean-Noël Guérini a été suspendue mardi en raison d'un malaise cardiaque du président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, apprend-on de source judiciaire.

 

Le sénateur PS a été pris d'un malaise en fin d'après-midi et transporté dans le service de cardiologie de l'hôpital de la Timone à Marseille. Il était conscient, dit-on de même source, sans donner de précision sur le degré de gravité de son malaise.

 

Jean-Noël Guérini et son frère Alexandre ont été placés en garde à vue dans la matinée dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille, dans le cadre d'un dossier connexe à l'instruction sur des malversations présumées concernant les marchés publics de la région marseillaise.

 

La garde à vue d'Alexandre Guérini se poursuit normalement, a-t-on ajouté de même source.

 

Le juge d'instruction Charles Duchaine avait obtenu début décembre la levée de l'immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini, soulignant dans son argumentaire le « caractère mafieux » d'une affaire dont les ramifications mènent vers des figures du grand banditisme, dont plusieurs ont été mises en examen.

 

L'audition de l'élu socialiste avait été reportée en début d'année en raison de problèmes de santé, puis d'une méningite virale du magistrat.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:07

 

 

Jérôme Cahuzac avoue avoir un compte à l’étranger

 

 

PARIS (Reuters) - Jérôme Cahuzac a avoué mardi détenir un compte bancaire à l'étranger depuis environ vingt ans, ce qu'il avait toujours nié jusqu'ici, et demandé « pardon » à François Hollande, au gouvernement et à l'assemblée nationale pour avoir menti.

 

Les aveux de l'ancien ministre du budget, qui a été contraint à la démission il y a deux semaines après l'ouverture d'une information judiciaire sur ce compte à l'époque encore présumé, ont provoqué un choc dans la classe politique.

 

François Hollande qui, comme le gouvernement, avait maintenu sa confiance à l'un des membres les plus importants de son équipe sur la foi des dénégations de Jérôme Cahuzac, a pris acte « avec grande sévérité » de ces aveux.

 

« En niant l'existence de ce compte devant les plus hautes autorités du pays ainsi que devant la représentation nationale, il a commis une impardonnable faute morale. Pour un responsable politique, deux vertus s'imposent : l'exemplarité et la vérité », a déclaré le président français dans un communiqué.

 

Jérôme Cahuzac a confirmé mardi l'existence de ce compte lors d'une entrevue, à sa demande, avec les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, qui ne lui ont pas posé de questions, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Ils l'ont mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » et « blanchiment de fonds provenant de la perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la Sécurité sociale », a-t-on précisé de même source.

 

« DÉVASTÉ PAR LE REMORDS »

 

« Je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ six cent mille euros, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris », dit Jérôme Cahuzac sur son blog.

 

« Au président de la république, au premier ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé », ajoute-t-il. « J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords ».

 

L'affaire avait été révélée par Mediapart en décembre 2012 et Jérôme Cahuzac avait immédiatement répliqué par une plainte en diffamation contre le site d'informations sur internet.

 

Le ministre avait nié en conseil des ministres et devant l'assemblée avoir jamais détenu un compte à l'étranger.

 

« Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de comptes à l'étranger ni maintenant, ni avant », avait-il dit le 5 décembre devant les députés et même l'opposition de droite l'avait épargné.

 

Jérôme Cahuzac a pris l'initiative de demander un rendez-vous aux deux magistrats du pôle financier du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, qui avaient été désignés le 20 mars pour enquêter après l'ouverture d'une information judiciaire.

 

Le Canard enchaîné affirme que des transferts pour un million d'euros auraient été réalisés vers un compte suisse à la banque UBS dans les années 1990. Ce compte aurait été dans un premier temps fermé et son contenu transféré vers un compte domicilié dans une autre banque suisse, Reyl and Company.

 

Ce dernier aurait été à son tour fermé en 2010 et son contenu viré sur un compte de la succursale de Reyl and Company à Singapour, sur lequel il resterait environ cinq cent mille euros.

 

L'Elysée a dit n'avoir pas été mis au courant des intentions de Jérôme Cahuzac de passer aux aveux.

 

« MONTÉE DES EXTRÉMISMES »

 

Un témoin auditionné pendant l'enquête préliminaire de police a indiqué que les sommes versées sur le compte suisse proviendraient de laboratoires pharmaceutiques avant le début de sa carrière politique, alors qu'il était chirurgien, a rapporté le parquet de Paris.

 

L'information a fait l'effet d'une bombe dans le monde politique, et d'abord à l'assemblée nationale, où de nombreux députés ont réclamé sa démission du Palais Bourbon.

 

« Je suis effaré, c'est un choc, un véritable choc », a déclaré le député PS Razzy Hammadi. « Notamment pour l'image que peuvent avoir de nous nos concitoyens. C'est dur, c'est rude ».

 

Pour le député UMP Philippe Gosselin, « c'est un discrédit complet, discrédit et déshonneur ».

 

« Mentir à la justice de son pays, mentir au président de la république qui soi-disant voulait une république irréprochable, mentir à la représentation nationale », a-t-il ajouté. « Donc je crois que Jérôme Cahuzac n'a rien à faire dans ces lieux, il ne doit pas revenir à l'assemblée nationale ».

 

Charles de Courson, député UDI (centriste) a souligné que cette affaire risquait de « faire monter tous les extrémistes de ce pays qui disent tous pourris ».

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:21

 

http://www.npa2009.org/node/36389

 

Armer la résistance populaire

 

Dimanche 31 Mars 2013

 

Soixante dix mille morts, des villes "libérées" bombardées par l'aviation et des SCUD, quatre millions de déplacés et un million de réfugiés : la situation est d'autant plus dramatique que la capacité de destruction de la dictature reste immense.

 

L'aide promise par les pays "amis" du peuple syrien est minime au regard de celle, importante, du Qatar et de l'Arabie saoudite aux islamistes qui tentent de transformer la révolution en conflit "confessionnel". Cette tentative initiée par le régime a échoué grâce à la majorité du mouvement révolutionnaire et de l'Armée Syrienne Libre (ASL) qui dénonce le manque de moyens militaires et financiers.

 

Survient la déclaration des gouvernements français et britannique en faveur de l'armement de "l'opposition armée" non djihadiste. L'Union Européenne n'a pas encore suivi cette demande qui a déclenché un tollé dans la gauche. Les motivations de ces gouvernements ont évidemment peu à voir avec des considérants humanistes.

Contre l'ingérence

 

La résistance a besoin d’armes anti aériennes et anti chars pour renverser la dictature en temps et coûts humains moindres, mais elle refuse aussi toute intervention ou ingérence.
 

Pour preuve, les déclarations des 21 et 22 mars de Moaz al Khatib, président démissionnaire de la coalition nationale soutenue par les pays occidentaux, l'Arabie saoudite et le Qatar, reflètent cette volonté d'indépendance à laquelle nul, excepté les djihadistes, n'ose déroger : "des puissances étrangères financent et utilisent les groupes extrémistes dans un objectif contraire aux intérêts de notre pays. Que la Russie et les USA cessent d'interférer dans les affaires intérieures des syriens" car "ils ne sont pas un terrain d'expérimentation". Il a appelé les "états qui soutiennent les terroristes avec des millions de dollars à retirer ces groupes du pays".

 

L'aide militaire inconditionnelle aux résistants démocrates et laïcs, la majorité, est nécessaire pour une issue progressiste rapide de la révolution. N'oublions pas que le refus du gouvernement Blum d'armer les républicains pendant la guerre civile en Espagne de 1936 à 1939 a eu comme conséquence quatre cent mille morts et une dictature féroce du "caudillo", de même envers les combattants communistes pendant la guerre civile en Grèce qui a abouti à la dictature des généraux et cent cinquante mille morts. Alors oui à l'armement inconditionnel des forces progressistes et démocratiques.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 14:23

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-la-destruction-de-bagdad-par-les-mongoles-116680161.html

http://www.zamanfrance.fr/article/en-1258-destruction-bagdad-mongoles

 

En 1258, la destruction de Bagdad par les mongols

Triste anniversaire que celui, le 20 mars dernier, des dix ans de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis : deux millions cinq cent mille irakiens tués entre 1991 et 2013, entre deux cent cinquante mille et plus d’un million de disparus et deux millions huit cent mille personnes déplacées à l’intérieur de l’Irak. Par ailleurs, les destructions systématiques par l’armée américaine d’usines, d’écoles, d’hôpitaux, de musées, de centrales d’énergie et d’installations de purification des eaux continuent de valoir à la capitale, Bagdad, le titre peu glorieux de « ville la moins vivable de la planète ».

Immanquablement, cette catastrophe en rappelle une autre, qui avait, en son temps, profondément marqué la conscience des peuples d’islam : le sac de Bagdad, la capitale de l’empire arabo-musulman, par les armées mongoles sous la conduite d’Houlagou Khan, petit-fils de Gengis Khan. C’était le 10 février 1258. Le déclin de la ville la plus peuplée et la plus riche du monde était déjà bien amorcé au moment de la chute. Le siège n’aura ainsi duré que trois semaines, à l’issue desquelles, le calife abbasside al-Musta‘sim, qui avait vainement essayé de négocier, vint en personne donner sa reddition. Houlagou ne s’en est pas contenté : il exigea que les habitants déposent les armes et quittent la ville, leur promettant la vie sauve s’ils acceptaient de se rendre. Al-Musta‘sim n’eut d’autre choix que de se soumettre : les habitants se livrèrent ainsi sans armes aux mongols qui les passèrent au fil de l’épée. Trois jours plus tard, Houlagou investit la ville et procéda à un nouveau massacre.

Vingt quatre mille savants massacrés

Les historiographes arabes parlent de plusieurs centaines de milliers de morts, sur une population estimée à un ou deux millions d’habitants. Hamd Allah Mustawfi (1281-1349) avance ainsi le chiffre de huit cent mille tués, tandis que le chef mongol, dans une lettre datée de 1262 adressée au roi de France Louis IX, auquel il offrait son alliance, évoque plus de deux cent mille morts. Parmi ces victimes, se trouvaient pas moins de vingt quatre mille savants, un chiffre à peine concevable pour l’époque, et une véritable hécatombe pour l’ensemble de l’humanité. La légende veut ainsi que les eaux du Tigre soient devenues noires de l’encre des dizaines de milliers d’ouvrages jetés dans le fleuve par les barbares venus de la steppe. Bagdad abritait en effet la bibliothèque la plus richement dotée au monde, Bayt al-Hikma, mais aussi, dans chaque quartier, des bibliothèques publiques plus modestes, ainsi qu’un nombre impressionnant d’écoles, d’universités, de mosquées, d’hôpitaux. Ils disparaîtront sous les flammes, de même que sera saccagé le réseau sophistiqué de canaux qui faisait la prospérité de l’arrière-pays et, partant de la cité de Bagdad, oasis de civilisation, carrefour de routes commerçantes, au cœur d’un pays par ailleurs largement désertique.

 

Mise à mort du calife al-Musta‘sim

 

Le 20 février, Hulagu procédera à la mise à mort du calife. Conformément à une croyance chamanique mongole, qui veut que le sang d’un prince soit sacré, al-Musta‘sim sera cousu dans un tapis, avant que ne soient lâchés les chevaux qui allaient le piétiner jusqu’à la mort. Ainsi périt le descendant de l’oncle du prophète, et le souverain d’un des empires les plus brillants qu’ait connu l’humanité. Le monde musulman venait de subir là un coup dont il ne se remettra pour ainsi dire jamais. Il avait, par ailleurs, à son corps défendant, amorti le choc mongol, et empêché la chrétienté occidentale, qui se réjouissait de la destruction de Bagdad, de subir elle aussi l’invasion des barbares. Mais avant peu, l’islam allait reconquérir ses conquérants : en 1295, le petit-fils de Houlagou, l’empereur mongol Ghazan, se convertira à l'islam.

 

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 14:03

 

http://www.cadtm.org/Le-Forum-Social-au-contact-d-une

 

Bilan de la nouvelle édition en Tunisie en 2013

« Le forum social au contact d’une réalité en ébullition produit une réaction chimique positive »

Dimanche 31 Mars 2013

Par Eric Toussaint

Le Forum Social Mondial (FSM) a clôturé sa neuvième édition centralisée ce samedi 30 mars dans la capitale tunisienne avec un bilan quantifiable significatif. Plus de cinquante mille participants, presque mille activités de tous types, une manifestation d’ouverture le mardi 26 mars qui a réuni vingt cinq mille personnes et une marche de clôture bondée en solidarité avec le peuple palestinien. « Un forum très positif » selon l’analyse de l’historien et militant belge Eric Toussaint, coordinateur du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM), une des organisations qui composent le conseil international du FSM depuis ses débuts.

Question. Quels ont été les aspects les plus importants de cette nouvelle édition du FSM ?

Réponse. Il y a eu une forte participation tunisienne dans de nombreuses activités. Nous l’avons vu, par exemple, dans les ateliers et activités qui analysaient le thème de la dette. Également dans l’assemblée des mouvements sociaux du vendredi 29 mars. Le grand intérêt de la jeunesse et des mouvements sociaux pour cette initiative était évident. Cela constitue un aspect très positif de notre bilan.

Question. Le FSM sort-il renforcé en tant qu’espace de cette session au Maghreb ?

Réponse. Cela ne fait aucun doute. Le FSM vit une certaine crise depuis quelques années déjà. En particulier le conseil international, comme instance facilitatrice, rencontre des difficultés énormes à trouver une nouvelle dynamique. Et dans le même temps, le forum social, de manière incontestable, reste le seul lieu et cadre mondial où se rencontrent les mouvements sociaux. Et dans ce sens, en absence d’une autre alternative, le FSM reste très important. Étant donné que la société tunisienne et de la région sont activement mobilisées, cela a apporté un souffle d’air frais et de renouveau à cet espace international. Le forum social, en entrant en contact avec une société en mouvement, en ébullition, produit une réaction chimique, une interaction extrêmement intéressante et nous l’avons constaté lors de cette édition.

Question. Selon votre bilan, le fait de convoquer le FSM dans un pays et une région en ébullition pourrait aussi servir dans l’avenir d’antidote contre tout risque d’institutionnalisation de cet espace mondial.

Réponse. Tout à fait. Nous pourrions imaginer une prochaine édition du FSM en Egypte si un groupe d’organisations de ce pays désirait le recevoir. En effet, l’Egypte vit une situation totalement électrique avec un mouvement syndical proportionnellement plus fort dans le secteur industriel qu’en Tunisie, avec une paysannerie fortement frappée par les politiques néolibérales de la Banque Mondiale et la privatisation des terres. Mais des explosions sociales pourraient avoir lieu dans d’autres parties du monde et divers scénarios sont imaginables.

Question. Comment débloquer les difficultés et la forme de paralysie à laquelle est confronté le conseil international du FSM ?

Réponse. Je n’ai pas de solutions. Je constate qu’une série de forces qui composent le conseil désirent continuer à jouer ce rôle. Ce que Tunis nous enseigne c’est qu’à un certain moment il faut libérer le terrain et laisser de l’espace à de nouvelles forces. Nous en tant que CADTM continuons à être membres du conseil international et nous savons qu’il y a des acteurs très intéressants et dynamiques en son sein avec lesquels nous collaborons étroitement. Mais nous voyons également qu’il y a une série de forces très institutionnalisés qui gèrent la « marque » du forum social selon leurs intérêts.

Question. Malgré tout cela, votre idée est qu’il faut continuer à le renforcer...

Réponse. Sans aucun doute. Le FSM est un espace utile. On voit que, comme cela s’est passé ici, il y a une dynamique très positive qui se développe indépendamment des problèmes de fonctionnement.

Question. Dans le cadre de ce bilan optimiste, quels ont été les éléments négatifs qui ressortent de cette édition ?

Réponse. Parmi les organisations qui ont installé leurs stands se trouvait l’USAID, qui est l’organisme de coopération des États-Unis présent dans toutes les opérations de déstabilisation autour du globe. C’est un instrument de prolongation de la politique internationale Nord-Américaine. Donc cette organisation n’a rien à faire au forum. C’est un élément préoccupant d’autant plus qu’il implique une violation de la charte des principes de 2001. Je comprends donc les participants qui sont allé exiger de cette organisation qu’elle quitte le périmètre du campus universitaire al Manar où se réalisait le forum.

Nous avons également vu, de la même manière que ce qui s’est passé durant l’édition antérieure de 2011 à Dakar, que la monarchie marocaine a envoyé une centaine de personnes payées pour se faire passer pour des membres d’organisations non-gouvernementales sociales.

Une partie d’entre elles sont des policiers qui sont venus empêcher que s’exprime dans cet espace la revendication du droit à un État sahraoui indépendant. Nous l’avons vu à Dakar, cela s’est vu le vendredi 29 mars à l’assemblée des mouvements sociaux. Des éléments provocateurs liés au régime marocain sont venus prendre la tribune d’assaut et ont essayé d’empêcher que dans la déclaration des mouvements sociaux il soit fait référence à cette solidarité nécessaire. Cela aussi a été un aspect négatif, bien que ce ne soit pas la responsabilité du FSM. Il faut trouver les moyens de protéger en particulier les activistes marocains qui ont le courage de défendre le droit démocratique à la souveraineté nationale.

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:31

 

http://www.placeaupeuple2012.fr/amnistie

 

L’amnistie des syndicalistes, c’est maintenant

Nous militants syndicalistes, politiques ou associatifs exigeons le vote d’une loi d’amnistie en faveur de toutes celles et tous ceux qui ont été condamnés pénalement depuis 2002 à raison d’actions militantes n’impliquant pas des atteintes aux personnes ou pour des infractions pour lesquelles est encourue une peine de moins de dix ans d’emprisonnement. L’amnistie emportera leur effacement immédiat du Fichier National Automatise des Empreintes Génétiques (FNAEG). Il nous est insupportable que les plus courageuses et courageux d’entre nous puissent continuer, après le changement de majorité politique du printemps dernier, à être traités comme des délinquants ou des criminels de droit commun ! Les députés du Front De Gauche ont déposé une proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives. Il faut que ce cette proposition soit examinée et adoptée.

Le président de la république doit tenir la promesse du candidat François Hollande. L’amnistie, c’est maintenant !

 

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