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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 19:05

 

Bradley Manning risque une longue peine de prison

 

FORT MEADE, Maryland (Reuters) - Une cour martiale américaine a reconnu Mardi 30 Juillet 2013 le soldat Bradley Manning coupable de dix neuf des vingt et un chefs d'inculpation retenus contre lui, sans toutefois retenir le plus grave, celui « d'intelligence avec l'ennemi ».

 

Le jeune homme de vingt cinq ans, accusé d'avoir fourni des centaines de milliers de documents confidentiels au site internet WikiLeaks, risque toutefois une longue peine d'emprisonnement.

 

La juge, la colonelle Denise Lind, a estimé que le première classe de l'US Army était, entre autres, coupable de cinq chefs d'espionnage pour avoir remis au site de Julian Assange une telle masse de documents « sensibles » concernant des vidéos de combats et des télégrammes diplomatiques censés rester confidentiels.

 

Les défenseurs de Bradley Manning ont toutefois été soulagés de constater que le chef d'inculpation d'intelligence avec l'ennemi n'avait pas été reconnu, même si Wikileaks a réagi en dénonçant « un nouveau précédent extrêmement grave ».

 

Le jeune homme, en poste comme analyste subalterne à Bagdad au moment de son arrestation il y a trois ans, reste passible de pas moins de cent trente six années de prison militaire.

 

La présidente Denise Lind devrait aborder la question de la sentence mercredi.

 

Le gouvernement fédéral, qui estime que cette affaire porte sérieusement atteinte à la sécurité nationale, était partisan d'une sentence de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

 

L'avocat de Bradley Manning a rejeté vendredi l'accusation de trahison invoquée par Washington. « C'est quelqu'un qui veut informer l'opinion publique américaine », avait déclaré David Coombs au cours de sa plaidoirie.

 

MANNING ET SNOWDEN

 

L'intelligence avec l'ennemi est un crime passible de la peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

 

Depuis le début du procès, la défense du prévenu s'est efforcée de faire apparaître Bradley Manning comme un garçon naïf, plein de bonnes intentions et désireux de montrer aux Américains la réalité des guerres d'Afghanistan et d'Irak.

 

Le ministère public avait prononcé la semaine dernière un réquisitoire de cinq heures, soutenant pour sa part que Bradley Manning avait porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis en fournissant des documents confidentiels à Wikileaks, notamment des vidéos d'attaque de l'hélicoptère de combat Apache, des télégrammes diplomatiques ainsi que des détails secrets sur les prisonniers détenus à Guantanamo.

 

Une trentaine de partisans du jeune homme se sont rassemblés mardi devant la cour martiale de Fort Meade avant la lecture du verdict du tribunal.

 

Pour Michael Bochenek, directeur des affaires juridiques à Amnesty International, « le verdict fait certainement froid dans le dos aux tenants du journalisme d'investigation, à tous ceux qui pourraient disposer d'informations devant, selon eux, être portées à la connaissance de l'opinion publique. Le message donné est que le gouvernement ne vous lâchera pas », a-t-il dit.

 

L'affaire Manning n'est pas unique en son genre aujourd'hui aux Etats-Unis, un ancien analyste de l'agence nationale de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden, est bloqué depuis plus d'un mois dans la zone internationale d'un aéroport moscovite après avoir révélé l'ampleur du programme d'espionnage sur internet et par téléphone des Etats-Unis dans le monde.

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 18:44

 

La condamnation de Berlusconi ajoute à l’incertitude politique

 

ROME (Reuters) - A peine sortie d'une période d'incertitude provoquée par des élections générales sans vainqueur, la vie politique italienne est à nouveau menacée par des turbulences après la confirmation par la cour de cassation de la peine de prison frappant Silvio Berlusconi dans l'affaire Mediaset.

 

Le président du conseil, Enrico Letta, est au pouvoir depuis trois mois, à la tête d'une grande coalition qui réunit le Parti Démocratique de centre gauche et le parti du Peuple De la Liberté (PDL, centre droit) de Berlusconi.

 

La cour de cassation a confirmé Jeudi Premier Août 2013 l'arrêt de la cour d'appel de Milan condamnant le milliardaire à quatre années de prison, réduits à un an, pour fraude fiscale dans l'affaire de l'achat de droits de retransmission par son empire télévisé Mediaset.

 

C'est la première fois que l'ancien chef du gouvernement, qui a dû faire face à une trentaine de procédures judiciaires, se voit ainsi condamné. A soixante seize ans, le « cavaliere » affirme que la justice n'a cessé de le persécuter depuis son entrée en politique voilà deux décennies.

 

« Personne ne peut comprendre la violence qui est dirigée contre moi », a réagi Berlusconi dans un message vidéo diffusé par la télé après l'annonce du jugement de la cour. « Il s'agit d'une véritable campagne d'agression sans équivalent », a-t-il ajouté.

 

Il est très peu probable que Berlusconi passe un seul jour derrière les barreaux en raison de son âge.

 

Mais cet arrêt pose une autre question car la juridiction suprême italienne a demandé un réexamen de l'interdiction prononcée en appel d'occuper un poste officiel pendant cinq ans.

 

Si cette demande permet pour l'instant à Silvio Berlusconi de conserver son siège de sénateur, l'arrêt de la cour de cassation n'en demeure pas moins comme un coup de tonnerre dans le ciel politique italien.

 

« Sa condamnation est comme la chute du mur de Berlin en 1989 », a commenté Beppe Grillo, fondateur du Mouvement Cinq Etoiles (MCE), populiste, grand vainqueur des dernières élections parlementaires.

 

UN OBSTACLE

 

Berlusconi a indiqué qu'il entendait poursuivre ses activités politiques avec son premier parti « Forza Italia » et demandé une réforme du système judiciaire, mais n'a fait aucun commentaire concernant l'actuelle coalition au pouvoir.

 

« Cette condamnation n'affectera pas le gouvernement Letta qui a été constitué pour servir le pays et qui continuera à le servir », a commenté l'ancien ministre de la Justice Nitto Palma, après une entrevue dans la résidence romaine de Berlusconi.

 

Alors que des millions d'italiens s'apprêtent à partir en vacances et que le parlement va observer son habituelle trêve estivale, il est peu probable de voir se déclencher dans l'immédiat une crise gouvernementale capable de déboucher sur des élections anticipées.

 

En revanche, l'incertitude est de mise pour les événements attendus à la rentrée.

Letta doit composer avec un mécontentement croissant au sein du Parti Démocratique contraint de cohabiter avec le PDL de Berlusconi pris dans les scandales.

 

Le président Giorgio Napolitano, qui pourrait convoquer de nouvelles élections en cas d'explosion de la coalition, a immédiatement appelé au calme, précisant que le pays avait besoin de « sérénité et de cohésion » alors que la crise économique continue de faire sentir ses effets.

 

« Pour le bien du pays, il est nécessaire que, dans le respect du légitime débat interne entre les forces politiques, un climat de calme et de soutien à nos institutions garantisse que les intérêts de l'Italie prévalent sur les intérêts partisans », a dit Napolitano dans un communiqué.

 

Il n'en reste pas moins que ce jugement constitue un obstacle aux efforts d'Enrico Letta qui tente de faire sortir le pays de la plus longue période de récession qu'il ait connue depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

 

Outre la condamnation pour fraude fiscale, Berlusconi doit également répondre d'une condamnation pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure, Ruby, dans une affaire de prostitution lors d'une de ses célèbres soirées « bunga bunga ».

 

Pour l'instant, les investisseurs se sont montrés peu sensibles aux affaires judiciaires impliquant l'ancien président du conseil.

 

Mais les choses pourraient changer si s'installait une instabilité politique durable alors que le pays doit rétablir des finances publiques en mauvais état.

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 18:14

 

Ibrahim Boubakar Keïta affrontera Soumaïla Cissé au Mali lors d’un second tour le 11 août

 

BAMAKO (Reuters) - L'ancien premier ministre malien Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé en tête de l'élection présidentielle du 28 juillet, mais il devra affronter l'ancien ministre des finances Soumaïla Cissé au second tour le 11 août, a annoncé vendredi le gouvernement.

 

Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement Pour le Mali (RPM), a remporté 39,24% des suffrages, contre 19,44% pour son rival Soumaïla Cissé, de l'Union pour la République et la Démocratie (URD), a annoncé le ministre de l'administration territoriale, Moussa Sinko Coulibaly.

 

Au second tour, les candidats arrivés en troisième et en quatrième position, respectivement Dramane Dembélé, de l'ADEMA, et l'ancien premier ministre Modibo Sidibe, pourraient cependant appeler à voter pour Soumaïla Cissé, avec qui ils forment une coalition, le FDR (Front pour la sauvegarde de la Démocratie et de la République).

 

Amadou Koita, l'un des porte-parole de Cissé, qui avait menacé de contester les résultats s'il n'y avait pas de second tour, a déclaré que ces candidats avaient recueilli plus de quinze pour cent, ce qui met globalement la coalition FDR au même niveau qu'Ibrahim Boubacar Keïta.

 

La cour constitutionnelle doit confirmer les résultats avant que le second tour ne puisse se tenir.

 

« COMBLER LE PETIT FOSSÉ »

 

Le taux de participation a atteint 51,5%, niveau le plus élevé jamais enregistré au Mali, signe de la volonté de la population de tourner la page du coup d'Etat militaire et des troubles dans le Nord, qui ont mis le pays à genou au cours des dix huit derniers mois.

 

Lors des précédents scrutins, la participation n'avait jamais atteint la barre des quarante pour cent.

 

Plus de trois millions d'électeurs n'ont cependant pas pris part au vote et quatre cent mille de ceux qui l'ont fait ont glissé des bulletins nuls dans l'urne, selon les résultats officiels.

 

Au quartier général d’Ibrahim Boubacar Keïta, où les militants avaient espéré une élection de leur champion dès le premier tour, on faisait profil bas.

 

« Ne désespérons pas », a déclaré Abdoulaye Maïga, directeur de campagne d'Ibrahim Boubacar Keïta, à un groupe de sympathisants. « Tout ce qui reste à faire, c'est de combler le petit fossé qui nous sépare de la victoire », leur a-t-il dit.

 

Il s'agit des premières élections depuis le putsch militaire de mars 2012, qui avait été suivi de l'invasion d'une grande moitié nord du pays par des rebelles séparatistes touaregs et par des islamistes. L'armée française a déclenché en janvier l'opération « serval », qui a permis la reconquête du nord du pays.

 

La peur d'une élection chaotique ne s'est pas concrétisée et les opérations de vote se sont déroulées en grande partie en bon ordre.

 

« La crise touche à sa fin. Il n'y aura pas de problème au second tour », a prédit vendredi le premier ministre par intérim, Djanbo Sissoko, lors d'une visite en Côte d'Ivoire, après l'annonce des résultats.

 

« Nous ferons tout en notre pouvoir pour garantir un scrutin pacifique et un résultat qui sera accepté avant tout par la population malienne et aussi par les candidats », a-t-il dit.

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:54

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/08/01/en-syrie-la-menace-d-une-guerre-islamo-kurde_3456096_3218.html

 

En Syrie, la menace d’une guerre islamo kurde

 

Jeudi Premier Août 2013

 

Par Christophe Ayad

 

Déjà mise à mal par la contre offensive du régime et les atermoiements de la communauté internationale, la rébellion syrienne est désormais sous la menace d’un conflit interne qui pourrait dégénérer en conflit ethnique.

 

La guerre intestine entre kurdes et djihadistes, qui ravage le nord et l'est de la Syrie depuis la mi-juillet, a pris un nouveau tour, Mercredi 31 Juillet 2013, avec la prise en otage de quelque deux cent civils kurdes par les rebelles fondamentalistes du Front al Nosra et de l'Etat Islamique en Irak et au Levant dans les villages kurdes de Tall Haren et Tall Hassel (province d'Alep). Nul ne sait où les habitants ont été emmenés par ces deux groupes proches d'al Qaïda.

 

Depuis deux semaines, de violents combats opposent des djihadistes aux miliciens kurdes, pourtant également farouchement hostiles au régime de Bachar al Assad. Ces affrontements, qui ont déjà causé plusieurs dizaines de morts, menacent de dégénérer en guerre ethnique entre kurdes et arabes et soumettent le reste de la rébellion, essentiellement arabe et sunnite, à un choix cornélien entre solidarité ethnico-religieuse et politique de bon voisinage avec la puissante minorité kurde de Syrie, soutenue par ses homologues de Turquie et d'Irak.

 

La prise d'otages de masse de mercredi, qui rappelle les sinistres méthodes d'al Qaïda en Irak, semble répondre aux récentes défaites de l'Etat Islamique en Irak et au Levant face aux forces kurdes, notamment dans la localité clé de Ras al Aïn, à la frontière avec la Turquie. Dans le secteur de Tall Abyad, l'Etat islamique a été lâché par les autres forces rebelles, notamment la onzième division de l'Armée Syrienne Libre, mais aussi des groupes salafistes, qui refusent de mener un combat jugé inutile et fratricide.

 

Hostilité d’une bonne partie des rebelles

 

Ce groupe djihadiste connu pour son radicalisme est originaire d'Irak mais de plus en plus présent en Syrie. Il a tenté en vain une OPA sur le Front al Nosra, la branche syrienne d'al Qaïda, qui a refusé la fusion mais continue d’entretenir des liens avec la branche irakienne. Il a également été désavoué par Ayman al Zawahiri, le chef d'al Qaïda depuis la mort d'Oussama Ben Laden. Surtout, le groupe s'est attiré l'hostilité d'une bonne partie des rebelles, qui l'accusent de passer plus de temps à combattre la rébellion pour agrandir son territoire qu'à affronter l’armée du régime syrien.

 

Ainsi, à la mi-juillet, un membre de l'Etat islamique avait assassiné Abou Bassir, le principal chef rebelle dans la région du djebel turkmène, choquant un grand nombre de syriens. L'Etat Islamique en Irak et au Levant est également soupçonné d’avoir fait tuer Issa Hesso, un cadre important du PYD, le principal parti kurde syrien, dans un attentat à la bombe à Kamechliyé, mardi. Les observateurs n'écartent toutefois pas la possibilité que cet assassinat ait été commis par les services de renseignement syriens, qui voient d'un mauvais oeil le rapprochement en cours entre le PYD et la Turquie, par l'entremise du PKK, la principale force politique kurde de Turquie, en plein processus de paix avec Ankara.

 

Toutefois, Issa Hesso, qui était chargé des relations extérieures au sein du conseil suprême kurde, regroupant toutes les forces politiques kurdes de Syrie, avait violemment critiqué, peu de temps auparavant, l'Etat islamique en Irak et au Levant.

 

Le PYD a rompu avec le régime en mars

 

Le PYD, qui, au début de la révolution syrienne, s'en était tenu à une stricte neutralité, a rompu définitivement avec le régime au mois de mars. Mais le parti entend bien gérer, avec l’aide des autres formations kurdes, les zones kurdes libérées de manière autonome. Le conflit en cours pourrait accentuer sa méfiance atavique envers les forces arabes, qu'elles soient favorables ou hostiles au régime en place à Damas. Après la mort d'Issa Hasso, les YPG, la branche armée du PYD, ont lancé un appel aux forces kurdes à se joindre à elles pour combattre les extrémistes religieux.

 

Conscient des risques potentiels d'un tel conflit pour l’avenir de la révolution syrienne, qu'il soutient activement, le père jésuite Paolo d'All Oglio, qui réside à Souleimaniyé, dans le Kurdistan irakien, s'est rendu le 28 juillet à Rakka, dans le nord-est de la Syrie, afin de mener une médiation entre islamistes et kurdes. La ville est en effet tenue par l'Etat Islamique en Irak et au Levant, en collaboration avec la brigade Ahrar al Cham, l'un de ses derniers alliés en Syrie. Depuis son installation, l'Etat islamique a multiplié les exécutions publiques de « traîtres », fait disparaître le notable local qui dirigeait le conseil élu après la libération de la ville et est soupçonné d’avoir enlevé deux journalistes français.

 

D'après des informations non confirmées, le père Paolo Dall’Oglio serait retenu par les hommes de l'Etat islamique à Rakka. Le ministère italien des affaires étrangères et la communauté d'origine du père Paolo refusent de confirmer pour l'instant un rapt. Mais le pape François, lui-même issu de la compagnie de Jésus, a exprimé sa préoccupation mercredi, lors d'une messe célébrée à Rome. 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:30

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-1ere-conference-nationale-kurde-fin-aout-a-erbil-vers-l-avenement-d-un-plus-grand-kurdistan-119311657.html

 

Première conférence nationale kurde fin août 2013 à Erbil

 

Vers l’avènement d’un plus grand Kurdistan

 

Par Gilles Munier

 

Mardi 30 Juillet 2013

 

C’était le rêve d’Abdullah Ocalan, chef du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), bien avant qu’il ne soit emprisonné, réunir les dirigeants des organisations autonomistes ou indépendantistes des quatre Kurdistan, sud (irakien), nord (turc), oriental (iranien) et occidental (syrien), afin qu’ils adoptent une stratégie commune permettant la création d’un Etat kurde, Massoud Barzani l’a réalisé. La semaine dernière, trente neuf représentants de partis kurdes se sont réunis à Erbil, sous les auspices du président de la région autonome du Kurdistan irakien, et ont décidé d’organiser prochainement la première conférence nationale kurde. Etaient présents, outre des délégués turcs proches du PKK, des représentants du PYD de Syrie (parti de l’union démocratique) et du PJAK d’Iran (parti pour une vie libre au Kurdistan). Il était demandé à tous les participants d’être avant tout des représentants de la nation kurde plutôt que de leur parti, et de n’avoir à l’esprit que l’intérêt supérieur du peuple kurde.  

 

L’idée des organisateurs est de créer une structure favorisant le dialogue et la coopération entre les partis politiques des régions kurdes quelles que soient leurs idéologies politiques, et de promouvoir la création d’entités autonomes dans les pays voisins. Saadi Pira, membre de la direction de l’UPK (union patriotique du Kurdistan, parti de Jalal Talabani), a déclaré qu’il était « temps de se rassembler et de discuter d’auto détermination ».

 

La première conférence nationale kurde, considérée à juste titre comme « historique » par Massoud Barzani, se tiendra à Erbil à la fin du mois d’août prochain. Sa tenue risque d’être perçue comme une menace par plusieurs Etats, peuples et partis du Proche-Orient qui craignent l’avènement, à moyen ou long terme, d’un plus grand Kurdistan. 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:16

 

http://www.swissinfo.ch/fre/nouvelles_agence/international/Barack_Obama_distingue_quatre_jeunes_filles_noires_tuees_en_1963.html?cid=35943918

 

Barack Obama distingue quatre jeunes filles noires tuées en 1963 (ATS)

 

Samedi 25 Mai 2013

 

Barack Obama a attribué la plus haute distinction civile à quatre jeunes filles noires tuées lors d'une explosion il y a cinquante ans. Leur mort, en plein conflit sur la fin de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, avait fait avancer la cause des droits civils.

Addie Mae Collins, Carole Robertson et Cynthia Wesley, toutes trois âgées de quatorze ans, et Denise Mac Nair, âgée de onze ans, avaient été tuées dans l'explosion d'une bombe dans une église baptiste de Birmingham, en Alabama. Leur mort avait permis de faire voter la loi fédérale sur les droits civils en 1964, qui déclare illégales les discriminations fondées sur le sexe, l'origine ethnique, la couleur de la peau ou la religion.

« Cette perte tragique, ce chagrin, ont contribué à déclencher la victoire, et à une Amérique plus juste, plus équitable », a déclaré Barack Obama Vendredi 24 Mai 2013 lors d'une cérémonie à la Maison Blanche, au cours de laquelle il a attribué la médaille d'or du congrès aux trois jeunes filles.

En 1963, l'Alabama a été le centre du mouvement non violent pour les droits des Noirs, emmené par le pasteur Martin Luther King. Ce mouvement avait été combattu avec violence par le Ku Klux Klan et par les autorités de cet Etat, qui voulaient faire appliquer les lois sur la ségrégation raciale.

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:35

 

http://www.lamarea.com/2013/08/01/rajoy-senado

 

« J'ai eu tort. Je suis désolé, mais je l’ai fais »


Le premier ministre, Mariano Rajoy, comparaissait aujourd’hui devant la chambre du congrès des députés, qui s'est tenue au Sénat.

 

Mercredi Premier Août 2013

 

Le premier ministre, Mariano Rajoy, a rompu la glace à la tribune du sénat, en prononçant dans les dix premières minutes de son intervention, le nom interdit ces derniers mois, « Barcenas ». Dans une intervention historique, devant de nombreux députés et des centaines d'invités et de journalistes, Rajoy a dit qu'il a comparu devant la chambre du congrès parce que « le mal qui a déjà eu lieu » est « petit » par rapport au « mal qui peut être fait ».

« J’ai fait confiance à Barcenas », a-t-il dit. « Je n’avais aucune raison de douter de lui », a-t-il défendu. « Je l’ai soutenu. Je croyais en son innocence ». « Je me suis trompé. Je suis désolé, mais je l’ai fait », a-t-il ajouté. Et il l'a fait, dit-il, « quatre ans après le début de l'enquête », en 2013, quand il a rompu ses relations avec l’ancien trésorier.

Le président s’est battu la poitrine et a exhorté l'opposition à cesser de dire qu’il a traîné un boulet, que c’est le produit de sa « volonté libre », et que ce n’est pas le produit de la campagne des citoyens et de l'opposition qui ont réclamé ses explications pendant des mois.

Après un début où il a critiqué la majorité des groupes parlementaires, qu’il a étiquetés comme « irresponsables » (« ils ont porté atteinte au moral des espagnols », a-t-il dit), le président  a alterné des déclarations relatives à l’ancien trésorier du Parti Populaire, Luis Barcenas, et des déclarations relatives à l’actualité économique qu’un petit nombre d’auditeurs (députés, invités et journalistes) ont écouté attentivement.

A 21 heures 27, il commençait ses explications relatives à Barcenas par deux mots, « je me suis trompé ». Il y avait un silence dans la salle. Dans une perspective de préparation des titres de la presse, ces deux mots servaient d’apéritif pour une série de citations, de défenses et d’accusations qui ne répondaient pas aux questions posées par l'opposition. Le Parti Populaire avait il une caisse noire ? Connaissait-il l’existence de la double comptabilité du parti ?

Il ne répondait pas à la question de savoir s’il recevait de l'argent noir. Dans le Parti Populaire, les « suppléments sont payés » et « il y a des avances de trésorerie, comme dans tous les partis » a-t-il dit. « Elles ont été payées en blanc et sont incluses dans les comptes, j’ai toujours déclaré la totalité de mes revenus ». S'adressant au chef de l'opposition, Alfredo Perez Rubalcaba, Rajoy a déclaré que « vous étiez plus conscients de Barcenas que moi ».

Les accusations de Rubalcaba

Rubalcaba a insisté, encore et encore, que Barcenas était le trésorier du Parti Populaire « pendant plus de vingt ans ». Rappelant les premières pages des grands journaux internationaux au cours des dernières semaines, le chef de l'opposition a déclaré que Rajoy a perdu sa « crédibilité » ces derniers mois et, par conséquent, doit répondre à des accusations « très graves » comme la collecte d'argent noir, alors qu'il était ministre.

Rubalcaba a également accusé Rajoy de ne pas avoir répondu au parlement, ces derniers mois, car « il n'était pas en mesure d'expliquer l'inexplicable ou par peur ». « C'est ici, au siège de la souveraineté populaire, que vous devez vous expliquer », a insisté Alfredo Perez Rubalcaba.

Le chef de l'opposition a rappelé que, selon les documents de Barcenas « l’argent noir apparaît en 1997. Les ministres ne peuvent-ils pas facturer leur salaire sans les primes de la  comptabilité B » ?

Le porte-parole socialiste a terminé sa réponse à Mariano Rajoy en lui demandant que « s’il ne respecte pas le parlement, qu’il respecte au moins l'intelligence des espagnols ». En ce sens, il n’a plus « d’autorité pour demander quoi que ce soit aux citoyens » et « sa présence à la tête du gouvernement de l'Espagne est un problème pour notre démocratie ».

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 19:33

 

http://www.30ansdemarche.org

 

Egalité des droits

 

Justice pour tous

 

Dimanche 7 Juillet 2013

 

Le 3 décembre 1983, cent mille personnes manifestaient à Paris, concluant une marche partie de Marseille le 15 octobre 1983. Décidée par un groupe de marcheurs issus des cités de la banlieue lyonnaise, cette marche pour l’égalité des droits et contre le racisme marqua l’émergence d’une nouvelle génération, celle des enfants d’immigrés. Elle fût organisée suite aux crimes racistes, aux violences policières, et à une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front National. Elle prolongeait à sa manière, les luttes menées dans la décennie précédente par les travailleurs immigrés pour l’égalité des droits. Les « invisibles » devenaient des acteurs à part entière de la société française.

 

Notre marche ne s’est pas terminée le 3 décembre 1983. Nous n’avons jamais cessé de marcher et de lutter. Même si nous avons remporté des victoires ou obtenu quelques avancées, la situation des immigrés et de leurs descendants, dont beaucoup sont français, n’a cessé de se dégrader. Les habitants des quartiers populaires d’aujourd’hui sont confrontés à des situations plus dures qu’en 1983. Trente ans pour arriver à ce constat amer, les violences policières comme les crimes racistes n’ont pas cessé et restent impunis. Pire, un racisme d’Etat fait de lois, de pratiques et de discours nauséabonds s’est propagé d’en haut, la négrophobie et l’islamophobie se sont développées, prolongeant le racisme anti-arabe. La promesse du président de la république d’alors, celle du droit de vote pour les étrangers extra communautaires n’a jamais été tenue.

 

Aujourd’hui, après une décennie de pouvoir de droite avec tous ses excès et ses démagogies populistes, débats sur l’identité nationale et le « rôle positif » de la colonisation, le nouveau gouvernement reste dans la ligne de tous ses prédécesseurs, restriction au droit d’asile, accentuation des discriminations dans tous les secteurs de la société, relégation des quartiers populaires et de leurs habitants, menaces de disparition des associations de terrain et de proximité, contrôles aux faciès, justice à deux vitesses, chasse aux sans papiers et aux roms, multiplication des expulsions. Et pendant ce temps, les chibanis, nos anciens, sont reclus et privés de leurs droits.

 

Trente ans se sont écoulés, après le formidable espoir soulevé par la marche de 1983.

 

Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons rien. Le message de la marche pour l’égalité des droits et contre le racisme, même s’il n’est pas enseigné comme il se doit à l’école, est plus que jamais d’actualité et nous voulons qu’il soit à nouveau entendu avec force. C’est pour cela que partout, dès maintenant, et entre le 15 octobre au 3 décembre 2013, nous proposons à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel de mettre en place des assemblées générales et des initiatives au niveau local, régional, national. Nous ne nous contenterons pas de crier notre colère contre les injustices et les inégalités. Nous proposerons à toute la société d’autres solutions, celles de l’égalité des droits pour en finir avec la république du mépris. D’ores et déjà, nous appelons à deux rencontres, le 15 octobre, date du départ de la marche à Marseille en 1983, et les 18 et 19 octobre à Vaulx-en-Velin, pour rappeler que la banlieue lyonnaise a été le berceau de ce mouvement. Nous organiserons dans toute la France une quinzaine pour l’égalité des droits et la justice pour toutes et tous du 25 novembre au 8 décembre 2013. Faisons du 3 décembre, une journée de rassemblements et de manifestations.

 

Contre le racisme et pour l’égalité des droits

 

Tous en marche, on arrive !

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 19:17

 

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_105_art4.htm

 

Le ghetto des protestataires

Mardi 16 Juillet 2013

Par Dominique Dionisi

Ce message s'adresse à celles et ceux qui, parmi vous et en raison de leurs engagements politiques ou, plus simplement, humanistes, sont amenés à organiser ou à participer à des rassemblements sur ce que la ville de Paris a pompeusement baptisée « place des libertés et des droits de l'homme », bien plus connue sous le nom « esplanade du Trocadéro », dans le seizième arrondissement de Paris.

La réflexion que je veux vous soumettre m'est venue à l'esprit tout récemment, pendant le rassemblement en solidarité avec le peuple bolivien et son président, Evo Morales, qui fut l'objet d'une insulte majeure faite tout récemment, à lui, à son peuple, à son pays comme à tous les pays d'Amérique latine et caribéenne, par le président de la république française.

Ma réflexion porte sur la nature et la configuration du lieu (1) où, depuis un certain temps, il est devenu traditionnel et convenu avec la préfecture de police de Paris, d'appeler à se rassembler pour exprimer notre solidarité avec les peuples et les victimes des politiques européennes et états uniennes, à savoir cette « fameuse » place des libertés.

Cela fait, maintenant, plusieurs fois que je réponds à ce type d'appel et, à chaque fois, que je constate que ce lieu est, par décision de la préfecture de police et la ville de Paris, sa complice en matière de répression, celui où l'on aurait le « droit » de se rendre pour manifester. 

Autrement dit, c'est devenu le ghetto des protestataires. C'est ainsi que celles et ceux qui étaient venus exprimer leur soutien à Evo Morales et aux boliviens, se sont retrouvés à deux cent mètres d'un groupe de manifestants égyptiens « pro Morsi », en clair des « frères mulsumans ».

Quelques semaines plus tôt, on pouvait y trouver un rassemblement de « pro Bachar al Assad » manifestant à cinquante mètres de chiliens qui, eux, revendiquaient le droit de vote dans leur pays aux chiliens résidant hors du pays. Un peu plus loin, c'étaient des tibétains qui revendiquaient leur indépendance.

Surtout ne vous méprenez pas sur le sens de ma réflexion. Il n'est nullement question pour moi de dire si tel ou tel autre mouvement de protestation est juste ou non.

Ce sur quoi je souhaite avoir votre avis c'est sur l'aspect « ghettoïsation » du principe même de la manifestation de la protestation populaire car, à mon humble avis, cette « ghettoïsation » ressemble, comme deux gouttes d'eau se ressemblent, à une mise à l'écart, pure et simple, du droit fondamental à la libre expression et où que ce soit sur le territoire national.

Le pays des « droits de l'homme » n'est-il pas devenu le pays du « doigt de l'homme » ?

Une fois de plus, de manière très perverse (logique socialo-libérale oblige), il s'agit d'un détournement du concept de démocratie. Dans le plus pur style anglo-saxon et états-unien des manifestations qui tournent en rond, au sens propre, devant les grilles de la Maison Blanche.

En conclusion, provisoire, après l'insulte faite au peuple bolivien et à l'ensemble du continent latino-américain par l'actuel « locataire » de l'Elysée, n'aurait-il pas été plus solidaire, plus fort, plus courageux, plus politique d'appeler à un rassemblement devant l'ambassade de Bolivie.

Être devant une ambassade pour manifester son soutien aux dirigeants du pays concernés, n'est-ce pas la meilleure façon de dire à ceux-ci que «  nous sommes à vos côtés » ?

(1) Les « habitués » de ce lieu auront peut-être remarqué que les issues latérales, au fond de l'esplanade et à hauteur de la balustrade qui surplombe les jardins, sont systématiquement barrées par des grilles de deux mètres de haut, mises en place par les forces de police. Ce qui veut dire qu'en cas de « problème » il ne reste qu'une seule issue, celle qui est contrôlée par les « robocops » de service.

Je profite de ce message pour vous dire tout mon écoeurement devant les, maintenant classiques, tentatives de récupération par les porte-paroles du PG et d’EELV lors de ce rassemblement. L'objet de cette manifestation était le soutien à Evo Morales et la condamnation de la honteuse interdiction faite par l'Elysée de survoler la France qui était faite au président de la Bolivie et non pas un meeting de soutien à Edward Snowden.

Attention, il ne suffit pas de planter un clou dans un mur pour, ensuite, se croire autorisé à revendiquer le mur.

Les concernés se reconnaîtront car ils sont parmi les destinataires du message. 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 18:52

 

http://www.filoche.net/2013/06/30/maurice-nadeau-retour-sur-la-disparition-d%E2%80%99un-geant

 

Retour sur la disparition d’un géant

Reçu de la part de notre camarade Julien Guérin

C’est avec une relative discrétion que les médias ont fait part de la mort à cent deux ans de Maurice Nadeau Dimanche 16 Juin 2013. Né en 1911, il a traversé un siècle de guerres et de révolutions en acteur engagé. La majeure partie de cette magnifique et longue existence s’est confondue avec le combat séculaire des peuples pour leur émancipation. C’est donc en militant que nous voulons rendre hommage à ce trotskyste internationaliste, à cet écrivain et éditeur qui a su porter avec discrétion mais fermeté le drapeau de la lutte contre la domination capitaliste sous toutes ses formes.

Entre trotskysme et surréalisme

Né en banlieue parisienne, il découvre l’engagement communiste à l’école normale d’instituteurs de Saint-Cloud où il est admis en 1930. Esprit libre et indépendant, il se rapproche rapidement du premier groupe trotskiste français dirigé par Pierre Naville. Ce petit noyau militant dénonce déjà la glaciation stalinienne et l’alignement inconditionnel du PCF sur Moscou. Maurice Nadeau s’enthousiasme à la lecture des textes de Trotsky qui dénoncent le renoncement de Staline à l’internationalisme et qui percent avec difficulté le mur de l’indifférence et de la calomnie alors vigoureusement utilisées dans les rangs du PCF. Il fréquente également Jacques Prévert et le groupe octobre qui font de la culture le vecteur d’une transformation révolutionnaire de la société. Le jeune Maurice Nadeau en sera durablement frappé et fera du combat culturel une priorité constante. Il fait aussi la connaissance, au cours de ces années-là, d’André Breton. Il partage avec le chef de file du surréalisme une condamnation sans équivoque du stalinisme. C’est l’une des raisons qui ont poussé Breton à rompre avec un Aragon de plus en plus attiré par les sirènes du petit père des peuples. La publication, en 1938, du manifeste pour un art révolutionnaire indépendant consacre une convergence de vue et un rapprochement entre Trotsky et Breton autour de la célèbre formule « toute licence en art ». Maurice Nadeau place lui aussi l’art au service d’une visée émancipatrice mais refuse tout alignement servile derrière une idéologie d’Etat, quand bien même celle-ci se proclamerait socialiste. Il faut saluer la lucidité et le courage de ces penseurs qui surent se tenir éloignés du stalinisme, qui fit des ravages dans l’intelligentsia française des années 1930, sans toutefois renier leurs idéaux révolutionnaires. Maurice Nadeau compte parmi ceux-ci.

La guerre, l’édition et le découvreur de talents

D’abord professeur de lettres, il devient ensuite instituteur à Thiais en banlieue parisienne. Il s’éloigne du militantisme politique actif mais demeure un infatigable défenseur des opprimés dans ses écrits. Mobilisé en 1939, il reprend son poste d’instituteur en 1940 avant de s’engager dans l’action résistante clandestine aux côtés d’un autre grand militant et intellectuel trotskiste, David Rousset. Ce dernier sera déporté et écrira à son retour le magnifique « les jours de notre mort » qui demeure l’un des meilleurs livres sur l’enfer des camps. Nadeau, quant à lui, parvient à échapper aux arrestations. Après la guerre il collabore à Combat, le journal de Camus, et met en œuvre ses idées sur à la liberté absolue en matière artistique, en prenant la défense de Céline à qui tout l’oppose pourtant. Il travaille ensuite chez divers éditeurs tout en signant des critiques de livres dans la presse. Il se signale par une très grande ouverture d’esprit et une propension à faire découvrir des écrivains inconnus qui deviendront des classiques (Henry Miller, René Char).

L’aventure de la « quinzaine littéraire »

C’est en 1966 qu’il lance la « Quinzaine Littéraire » avec l’aide d’universitaires, d’historiens et d’auteurs désireux de faire du neuf. Il s’agit d’exister face à la presse commerciale et à la puissante production éditoriale communiste qui est alors à son apogée. Nadeau et son équipe relèvent le défi, trouvent leur place et leur lectorat, même si le journal est menacé à plusieurs reprises. En 1977, il fonde sa propre maison d’édition qui se singularise en prenant le contre-pied des tendances commerciales de ses rivales. Ces deux entreprises audacieuses survivent à bien des difficultés et restent vivantes et actives à l’heure où leur fondateur vient de tirer sa révérence. Exigeantes et de qualité, indépendantes et refusant tout formatage, ces productions demeurent une référence dans le paysage médiatique et éditorial français.

Ces activités n’ont pas empêché pas Maurice Nadeau de participer aux grands combats de la seconde moitié du vingtième siècle, signataire du manifeste des cent vingt et un contre la torture en Algérie en 1960, pourfendeur de la guerre du Vietnam, il apporte un soutien indéfectible aux dissidents d’Europe de l’Est avant la chute du rideau de fer. Les années ne semblent pas avoir prise sur ce petit homme discret qui, jusqu’au bout, dirige sa revue, et pratique une intense activité intellectuelle.

Devant cet itinéraire dominé par l’exigence de rigueur et de vérité, par la recherche de la justice et de l’émancipation de l’Homme par la culture, ce sont les mots de l’un des derniers écrits de Léon Trotsky qui viennent spontanément à l’esprit, « la vie est belle. Que les générations futures la nettoient de tout mal, de toute oppression et de toute violence, et en jouissent pleinement ».

Julien Guérin

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