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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 21:05

 

Les rebelles syriens disent s’être emparés de Raqqa

 

AMMAN (Reuters) - Raqqa, ville de l'est du pays et chef-lieu de la province du même nom, est tombée lundi aux mains des combattants rebelles, a annoncé le représentant de cette région au sein de la Coalition Nationale Syrienne (CNS, opposition armée au régime du président Bachar al Assad).

 

Si l'information se confirmait, la chute de ce chef-lieu de province situé sur l'Euphrate, à cent soixante kilomètres à l'est d'Alep, serait la première d'une ville d'importance depuis le début, il y a deux ans, du soulèvement contre Bachar al Assad.

 

Moustafa Nawaf al Ali, membre de la CNS, a précisé que des brigades islamistes pour l'essentiel, y compris des éléments du Front al Nousra, affilié à Al Qaïda, d'Ahrar al Cham et des « faucons » sunnites, étaient entrés dans la ville après pris le contrôle d'une position de l'armée à l'entrée Nord.

 

Les soldats gouvernementaux ainsi que les milices fidèles à Bachar al Assad ont pris la fuite à l'ouest en direction d'Alep et à l'est en direction de la province de Daïr az Zour.

 

Mais la présence de forces loyalistes retranchées à l'aéroport de la province, situé à soixante kilomètres de la ville de Raqqa, demeure une menace.

 

Un habitant de Raqqa a confirmé la chute de l'agglomération en précisant qu'un complexe appartenant aux services de renseignement était actuellement cerné par les rebelles.

 

Selon ce témoin, la population a également déboulonné une grande statue blanche de l'ex-président Hafez al Assad, père de l'actuel chef de l'Etat, qui trônait sur la grand-place voisine. Des images de cette action ont été diffusées sur une vidéo.

 

Pour le Conseil National Syrien, un mouvement armé de la résistance qui fait partie de la CNS, la chute de Raqqa constituerait « une victoire décisive dans la lutte pour faire chuter le régime criminel de Bachar al Assad et mettre fin à la plus noire période de l'histoire de la Syrie ».

 

Dans un communiqué, le CNS souligne qu'avec la prise de Raqqa, il existe désormais une continuité entre les vastes régions de l'Est, riches en pétrole, qui sont aux mains de l'opposition et les territoires de l'Ouest contrôlés par l'insurrection dans les provinces d'Alep et d'Idlib.

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 18:27

 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/21/il-faut-en-passer-par-l-experience-de-l-islamisme-au-pouvoir_1836577_3246.html

 

http://www.alencontre.org/moyenorient/il-faut-en-passer-par-lexperience-de-lislamisme-au-pouvoir.html

 

« Il faut en passer par l’expérience de l’islamisme au pouvoir »

 

Entretien avec Gilbert Achcar conduit par Christophe Ayad

 

Professeur à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres, Gilbert Achcar est l’un des meilleurs analystes du monde arabe contemporain. Né en 1951, il a quitté le Liban en 1983. Il a successivement enseigné à l’université Paris VIII, puis au Centre Marc Bloch, à Berlin. Son engagement à gauche et pro-palestinien ne l’a jamais empêché de porter un regard sévère sur les dictatures nationalistes arabes. 

 

Christophe Ayad. Comment qualifier ce qui se passe dans le monde arabe depuis 2011 ?

 

Gilbert Achcar. J’ai choisi comme titre, pour mon livre, le mot neutre de « soulèvement ». Mais, dès l’introduction, je parle de processus révolutionnaires de long terme. Il était clair, dès le commencement, que nous étions au tout début d’une explosion. La seule chose que l’on peut prévoir avec certitude, c’est que ce sera long.

 

Christophe Ayad. Emmanuel Todd a donné une explication démographique du phénomène. Vous penchez plus pour une explication marxiste.

 

Gilbert Achcar. La phase pendant laquelle le monde arabe se distinguait par une démographie galopante est terminée depuis une vingtaine d’années. Je suis parti de l’état des lieux à la veille de l’explosion, en 2010. On constate un blocage du développement, qui contraste avec le reste du monde. Même dans l’Afrique subsaharienne. La traduction la plus spectaculaire de ce blocage est un taux de chômage record, notamment chez les jeunes. Ensuite, il y a une modalité spécifique du capitalisme dans la région: tous les Etats sont rentiers à des degrés divers. L’autre caractéristique, c’est un patrimonialisme où le clan dominant possède l’Etat et va jusqu’à le transmettre de manière héréditaire.

 

Christophe Ayad. Les révolutions arabes se sont traduites par des libéralisations politiques, mais pas des bouleversements sociaux. Pourquoi ?

 

Gilbert Achcar. En Egypte et en Tunisie, seul le sommet de l’iceberg a été cassé, c’est-à-dire les despotes et leur entourage immédiat. D’ailleurs, dans ces deux pays, l’« Etat profond », l’administration, les appareils de sécurité, n’a pas bougé. Pour l’instant, seule la révolution libyenne a abouti à un changement radical: aujourd’hui, il n’y a plus d’Etat, plus d’armée. Le chambardement social y a été le plus prononcé, parce que l’espace privé, déjà étroit, était dominé par la famille Kadhafi.

 

Christophe Ayad. On s’est étonné en occident que les islamistes remportent lesélections alors qu’ils n’avaient pas lancé ces révolutions.

 

Gilbert Achcar. Les attentes de l’Occident, ce romantisme du « printemps » et du « jasmin », tout ce vocabulaire orientaliste, se fondaient sur une méconnaissance de la situation. Il était évident que les intégristes allaient tirer les marrons du feu parce qu’ils se sont imposés, depuis la fin des années 1970, comme une force hégémonique dans la protestation populaire. Ils ont rempli le terrain laissé vacant par la faillite du nationalisme arabe. La crainte des intégristes est d’ailleurs la principale raison pour laquelle les gouvernements occidentaux soutenaient les despotismes arabes. Croire que tout cela allait être balayé revenait à prendre ses désirs pour des réalités. Avec le soutien financier du Golfe et l’appui télévisuel d’al Jazira, on ne pouvait pas s’attendre à autre chose qu’à des victoires électorales des intégristes. Ce qui est étonnant, c’est que ces victoires n’aient pas été écrasantes. En Egypte, on voit à quelle vitesse le vote intégriste s’effrite, des législatives au référendum sur la Constitution, en passant par la présidentielle. En Tunisie, al Nahda fait quarante pour cent de la moitié des inscrits. Et, en Libye, les frères musulmans locaux ont été battus.

 

Christophe Ayad. Les difficultés actuelles des islamistes au pouvoir vous surprennent elles ?

 

Gilbert Achcar. D’abord, il faut dire que le retour aux despotismes n’est pas envisageable. Il faut en passer par l’expérience de l’islamisme au pouvoir. Les courants intégristes se sont construits comme forces d’opposition avec un slogan simpliste : l’islam est la solution. C’est complètement creux, mais cela fonctionnait dans un contexte de misère et d’injustice où l’on pouvait vendre cette illusion. Les islamistes sont des trafiquants d’opium du peuple. Du moment qu’ils sont au pouvoir, ce n’est plus possible. Ils sont incapables de résoudre les problèmes des gens. Ils sont arrivés aux commandes dans des conditions que personne n’envie et ils n’ont aucun programme économique.

  

Christophe Ayad. Peut-on leur faire confiance pour organiser des scrutins qui pourraient les chasser du pouvoir ?

 

Gilbert Achcar. C’est l’argument classique : une personne, une voix, mais une seule fois. Sauf qu’ils n’arrivent pas au pouvoir en position de force. Le peuple a appris à « vouloir », à descendre dans la rue. Jamais un dirigeant, dans l’histoire de l’Egypte, n’a été traité avec autant de mépris par son peuple que Morsi aujourd’hui…

 

Christophe Ayad. Le modèle turc peut il se transposer au monde arabe ?

 

Gilbert Achcar. Non, ce ne sont pas des frères musulmans qui dirigent la Turquie, c’est une scission moderniste qui s’est réconciliée avec le principe de laïcité. L’AKP turc, c’est la version islamique de la démocratie chrétienne européenne. Les frères musulmans, ce n’est pas ça. C’est une organisation intégriste qui milite pour la charia et pour qui le mot laïcité est une injure. Sur le plan économique aussi, ils n’ont rien à voir : l’AKP incarne un capitalisme de petits industriels, tandis que les frères musulmans participent d’une économie de rente, fondée sur le profit à court terme.

 

Christophe Ayad. Pouvez-vous décrire l’influence du Qatar sur ces révolutions ?

 

Gilbert Achcar. C’est une énigme. Certains dirigeants collectionnent les voitures ou les armes, l’émir du Qatar, lui, joue à la politique extérieure. Il s’est porté acquéreur des Frères musulmans comme on achèterait une équipe de football. Un homme a joué un rôle fondamental dans cette nouvelle alliance qui rappelle celle entre Mohamed ben Abdel Wahab [prédicateur, 1703-1792] et la dynastie des Saoud, au dix huitième siècle : c’est le cheikh Qaradhawi, chef spirituel des frères musulmans, installé de longue date au Qatar, où il a antenne ouverte sur Al-Jazira. Tout cela se passe dans un pays où l’émir ne tolère aucune opposition.

 

Christophe Ayad. Comment expliquer la complaisance des Etats Unis envers les frères musulmans ?

 

Gilbert Achcar. Cela a commencé sous l’administration Bush. Pour les néoconservateurs, le despotisme nationaliste a produit le terrorisme, il fallait donc renverser les despotes comme Saddam Hussein afin de diffuser la démocratie. Condoleezza Rice a voulu renouer l’alliance en vigueur dans les années 1950 et 1960 avec les Frères musulmans. Mais la victoire du Hamas aux élections palestiniennes a bloqué le processus. L’administration Obama, qui a hérité d’une situation catastrophique au Proche-Orient, a eu une attitude indécise et prudente. Quand tout a explosé, elle a choisi de faire semblant d’accompagner le mouvement. L’obsession de Washington dans la région, c’est la stabilité et le pétrole. Et la traduction de cette obsession, c’est la recherche d’alliés disposant d’une assise populaire.

 

Christophe Ayad. Pourquoi l’intervention de l’OTAN a été possible en Libye et pas en Syrie ?

 

Gilbert Achcar. En Syrie, on se trouve face à un risque de chaos à la libyenne, mais dans un environnement régional bien plus dangereux. Il y a aussi le soutien de la Russie et de l’Iran. Dès le début, l’OTAN a dit qu’elle ne voulait pas intervenir. La question n’est pas : « pourquoi l’occident n’intervient pas en Syrie », mais : « pourquoi empêche-t-il les livraisons d’armes à la rébellion? ». La raison profonde est la peur du mouvement populaire en Syrie. Et le résultat, c’est le pourrissement de la situation. Le régime syrien finira par tomber, mais à quel prix? La myopie des gouvernements occidentaux est hallucinante: sous prétexte de ne pas reproduire les erreurs commises en Irak, à savoir le démantèlement de l’Etat baasiste, ils font pire. Aujourd’hui, les Syriens sont persuadés que l’Occident laisse leur pays s’autodétruire à dessein afin de protéger Israël.

 

Christophe Ayad. La gauche anti impérialiste voit un complot américain dans ces révolutions.

 

Gilbert Achcar. Ce n’est pas parce que des insurrections populaires sont soutenues, par opportunisme, par des puissances impérialistes que cela justifie le soutien à des dictatures. La théorie du complot américain est grotesque. Il suffit de constater l’embarras de Washington. Evidemment, après quarante ans de totalitarisme, c’est le chaos. Comme Locke, je préfère le chaos au despotisme, parce que dans le chaos j’ai le choix.

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 17:57

 

http://www.humanite.fr/medias/le-journaliste-nadir-dendoune-emprisonne-en-irak-e-516642

 

Le journaliste Nadir Dendoune, emprisonné en Irak, est rentré en France

 

Lundi 4 Mars 2013

 

C'est la fin du cauchemar pour le journaliste français Nadir Dendoune, bloqué en Irak depuis sa libération le 14 février. Selon un proche, le conseiller municipal à Saint-Denis, Madjid Messaoudène, celui qui a passé vingt trois jours dans une prison irakienne, est rentré lundi en France.

 

« Deux semaines après avoir été libéré sous caution, et après vingt trois jours d'emprisonnement, je rentre chez moi, à l'Ile-Saint-Denis », écrivait Nadir Dendoune sur sa page Facebook juste avant de partir pour l'aéroport, vendredi premier mars. Son retour en France avait été compliqué par des formalités administratives. Il avait encore été retenu à l'aéroport de Bagdad vendredi juste avant son départ pour cause de « visa expiré ».

 

Le journaliste français est arrivé lundi matin à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et il a rejoint ses parents à l'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a précisé Madjid Messaoudène, conseiller municipal à Saint-Denis et ami du journaliste.

 

Nadir Dendoune, journaliste indépendant, qui possède également les nationalités australienne et algérienne, s'était rendu en Irak, avec un visa presse, le 16 janvier dernier pour réaliser une série de reportages pour le Monde Diplomatique. Diplômé du Centre de Formation des Journalistes (CFJ), auteur de nombreux ouvrages et du documentaire « Palestine », il lui avait été reproché de prendre des photos d'une usine de traitement d'eau à Dora dans le sud de la capitale irakienne. Un juge irakien avait classé son dossier le 26 février, le laissant libre de quitter le pays.

 

« Je suis libre, encore du mal à le croire. Je suis libre, grâce à vous. Grâce à votre énergie, à votre entêtement. Grâce à votre force. Parce que je sais maintenant qu'il a fallu vous battre comme des lions pour obtenir ma libération. Vous n'avez rien lâché », écrivait le journaliste dans un message posté vendredi premier mars sur son compte Facebook.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:20

 

Grandes manifestations contre l’austérité au Portugal

 

Samedi 2 Mars 2013

 

LISBONNE (Reuters) - Des centaines de milliers de personnes ont défilé à Lisbonne et dans plusieurs villes du Portugal, au son de chants révolutionnaires, pour demander la démission du gouvernement de centre droit et l'arrêt de la politique d'austérité imposée par les créanciers internationaux.

 

Selon les organisateurs, cinq cent mille personnes ont manifesté à Lisbonne et dans sa région, dont deux cent mille rassemblées sur la vaste Praça do Comércio, où se trouve le ministère des finances, et les rues voisines en scandant « il est temps que le gouvernement s'en aille ».

 

La police portugaise, comme d'habitude, n'a pas fourni d'estimations.

 

Il s'agit de la plus importante expression de mécontentement depuis le mois de septembre lorsque la rue avait obtenu un assouplissement de la cure de rigueur.

 

La mobilisation de samedi fait suite à l'adoption de la plus importante hausse des prélèvements jamais enregistrée, au début de l'année.

 

Les protestataires ont défilé avec des bannières portant les slogans « l’austérité tue » ou «  à bas la troïka, le pouvoir au peuple » faisant référence aux créanciers que sont la commission européenne, la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds Monétaire International (FMI).

 

Parmi les cent mille personnes présentes dans la capitale, certaines ont entonné la « Grandola », symbole de la « révolution des œillets » d'avril 1974 qui avait mis fin au régime salazariste de Marcelo Caetano.

 

Le gouvernement portugais avait reconnu le mois dernier qu'une contraction de 1,9% de l'économie était attendue cette année, deux fois plus importante que prévu.

 

« Ce gouvernement a réduit le peuple au pain et à l'eau, bradant les biens publics pour rembourser des dettes contractées par des hommes politiques corrompus au profit des banquiers », a déclaré le réalisateur de cinéma Fabio Carvalho, présent dans le cortège.

 

Les manifestations qui ont eu lieu à Lisbonne, Porto et dans plusieurs dizaines de villes ont été organisées via internet à l'appel d'un groupe de militants baptisé « à bas la troïka ».

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:04

 

http://www.ujfp.org/spip.php?article2616&lang=fr#.UTHEhjuOIlE.facebook

 

Honte à toi, Richard Prasquier

Vendredi Premier Mars 2013

Par Michel Warschawski

Des gnomes qui s’agitent sur la dépouille d’un géant

Un Juste est mort, un des trente six justes qui, selon la tradition juive, vivent à chaque moment parmi nous, et dans certains sites qui osent se définir comme « juifs », on danse et on crache sur sa dépouille. A vomir, et, pour nous juifs, à rougir de honte. Des gnomes, méchants et bêtes, s’attaquent au géant Stéphane Hessel. Parmi ces gnomes, l’ineffable Richard Prasquier, soit disant « représentant » des juifs de France, mais en fait vice-ambassadeur d’Avigdor Lieberman à Paris.

Il y a trois mois, ce même Prasquier m’attaquait, dans un texte où se mélangeaient contre-vérités et propos calomnieux, à l’occasion de la remise du prix des droits de l’homme de la république française que je recevais au nom du Centre d’Information Alternative de Jérusalem, des mains de la garde des sceaux Christiane Taubira. Stéphane et Christiane Hessel me faisaient l’amitié et l’honneur d’être présents à cette cérémonie. Emis contre moi, ce texte pouvait encore être considéré comme de la mauvaise mais légitime polémique. Avec Stéphane Hessel c’est une toute autre chose : « Richard Prasquier, déchausse-toi et rince-toi la bouche avant de prononcer le nom de Stéphane Hessel, car c’est un saint ». Stéphane, il me permettait cette familiarité, et j’étais fier qu’il me tutoie, même si moi je n’ai jamais réussi à le faire, me réprimanderait certainement pour avoir utilisé ce mot, mais, contrairement à Richard Prasquier, dont la culture juive est directement proportionnelle à son intégrité intellectuelle, il aurait tout de suite reconnu là une paraphrase du chapitre trois du livre de l’exode.

Lors de la remise du prix des droits de l’homme, j’ai dit, entre autre, à Christiane Taubira que Stéphane Hessel était l’homme que j’aurais voulu être, celui que je considère depuis près d’un quart de siècle comme mon père spirituel. Lui, ainsi que Léopold Trepper de l’Orchestre Rouge et le grand révolutionnaire Marocain, Abraham Serfaty, que j’ai, tous les deux, eu le bonheur et l’honneur de connaître.

J’ai presque honte de mentionner dans un même texte ces grands hommes et le Président du CRIF. Pourtant, cela s’impose : Prasquier et autres BHL, Ehoud Barak ou Shimon Peres salissent la mémoire juive par leurs crimes ou leur apologie de ces crimes qui profanent une histoire dont nous devons être fiers. Une histoire faite de combats pour le droit et la justice, contre les discriminations et l’oppression, et fondée sur l’expérience des souffrances de notre peuple.

« Plus jamais ca ! » avons-nous juré après la défaite de la barbarie nazie, et, sorti de Buchenwald, Stéphane Hessel s’attelle à la rédaction de la déclaration universelle des droits de l’homme. Universelle doit être notre approche des droits selon le principe de Shamay, ce grand sage du Talmud : « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse ». Et c’est bien là que le bât les blesse, que Stéphane Hessel les gènait : conséquent avec ses engagements et son éthique exemplaire, il a refusé la morale à double standard : ce qui est vrai pour les juifs, l’est aussi pour toutes les autres victimes de discrimination raciale ou ethniques, des grands lacs africains aux roms de France, les victimes du colonialisme où qu’elles soient, les victimes d’un capitalisme porcin qui sacrifie des millions d’humains sur l’autel du profit. C’est là aussi les raisons de son engagement aux côtés des palestiniens dans leur lutte contre l’occupation coloniale israélienne.

Relisons ce petit-grand livre qu’est « indignez-vous » qui est son testament aux générations nouvelles, et l’appel qui a suivi : « révoltez-vous ». La vie de Stéphane Hessel est un appel à la révolte, inscrite dans les combats pour la liberté, de Bar Kochba et de Spinoza, et de ses contemporains, Léopold Trepper et Marek Edelman. « Pour notre liberté et pour la vôtre » disait la déclaration des combattants du ghetto de Varsovie, à l’exact opposé de l’ethnocentrisme de Richard Prasquier. C’est dans cette histoire que nous inscrivons nos engagements, nous les indignés juifs, aux côtés de millions d’autres indignés qui ont fait de la vie et de la parole de Stéphane Hessel leur boussole.

La dépouille de Stéphane Hessel n’est pas encore en terre, comme il se doit dans notre tradition, mais en as-tu la moindre notion, Richard Prasquier, profite de ces quelques jours pour te recueillir et réfléchir sur la vie du défunt et du message qu’il nous a transmis. Pour t’aider un peu, je te propose de cogiter sur cette parole que ta déclaration en tant que président du CRIF a provoqué chez une française de culture musulmane, fille d’immigrés algériens qui comme beaucoup de nos grands parents fuyaient la misère de leur pays d’origine et cherchaient en France la liberté et l’égalité si solennellement inscrits sur les fronteaux des mairies : « c’est une grande indignité que nous donnent à voir la LDJ et le CRIF. Stéphane Hessel est décédé depuis quelques heures, que les uns sablent le champagne et les autres crachent déjà sur l’homme en nous promettant de cracher sur lui plus tard »

Cette indignité, montrée par la LDJ et le CRIF ne pourra jamais effacer une belle vie de luttes et de combats, de résistance pour nous tous, l’humanité.

Cette indignité d’une poignée d’individus obsédés par leur patriotisme sioniste ne salira pas notre grande tristesse d’avoir perdu un guide, et notre chance de l’avoir vu partir à 95 ans comme il le souhaitait en nous laissant un héritage extraordinaire.

A l’heure où c’est le pays dans son entier qui est endeuillé, cette indigne poignée se détache d’une France triste d’avoir perdu un de ses plus dignes fils, immigré, juif allemand, naturalisé. Ils se détachent indignement d’un moment qui nous rapproche tous…

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:35

 

http://www.lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=5231:algerie-reunion-des-chomeurs-maghrebins-reprimee&catid=69:autres-communiques&Itemid=145&lang=fr

 

Réunion des chômeurs maghrébins réprimée

 

Mardi 26 Février 2013

 

Mercredi 20 février 2013, à 9 heures du matin, à Alger, onze chômeurs, de nationalité tunisienne, marocaine et mauritanienne, venus assister au premier forum des chômeurs et des travailleurs précaires, initié par le SNAPAP (syndicat national autonome de l'administration publique) dans le cadre de la préparation du Forum Social Mondial 2013, ont été arrêtés à leur hôtel et reconduits à la frontière après avoir passé la journée au commissariat de police de Bab-Ezzouar.

 

Le siège du SNAPAP à Alger a été également encerclé pour empêcher toute participation à la rencontre. Deux des organisateurs algériens ont été également arrêtés et ont passé la journée au commissariat avant d'être relâchés en fin d'après-midi.

 

Le jour même, dans la wilaya  de Laghouat, des jeunes chômeurs voulant se rassembler pacifiquement devant le bureau de main-d'œuvre ont également été interpellés et réprimés par les forces de l'ordre.

 

Nous, associations regroupées dans le cadre du FALDI, exprimons notre indignation face à de telles méthodes des autorités algériennes, et manifestons notre soutien à nos camarades des collectifs diplômés chômeurs tunisiens, marocains, mauritaniens et algériens face aux humiliations et préjudices qu'ils ont subis de la part des autorités algériennes.

 

Nous exprimons également notre solidarité avec le SNAPAP et les organisations de chômeurs maghrébins (ANDCM, UDC, AMDC), et notre soutien à leur lutte contre le chômage et la précarité.

 

Nous demandons l’arrêt de toute forme de harcèlement et d'intimidation envers tous les militants et défenseurs de droits humains

 

Nous demandons que soient prises toutes les mesures nécessaires au bon respect des libertés fondamentales et des libertés syndicales, conformément à la constitution algérienne et aux dispositions du Pacte International pour les Droits Civils et Politiques (PIDCP) et des conventions de l'OIT, ratifiés par l'Algérie ;

 

Nous demandons le respect du droit de réunion et de manifestations pacifiques ;

 

Nous demandons l’ouverture d'un dialogue avec les organisations de chômeurs et syndicales.

 

Enfin, nous mettons en garde les autorités algériennes contre toute tentative d'entrave à la participation prévue des délégations algériennes et de la société civile au Forum Social Mondial 2013, qui doit se dérouler en Tunisie du 26 au 31 mars.

 

Premiers signataires : AMF ; ATF ; ATMF ; FTCR ; UTIT ; CRLDHT ; FASTI ; ATTAC

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:16

 

http://fr.rsf.org/irak-nadir-dendoune-retenu-contre-son-01-03-2013,44156.html

 

Nadir Dendoune retenu contre son gré en Irak depuis quinze jours

 

Vendredi Premier Mars 2013

 

Le 14 février 2013, Nadir Dendoune avait été libéré d’une détention de vingt trois jours à Bagdad, contre le versement d’une caution de dix millions de dinars irakiens (six mille cinq cent euros). Reporters Sans Frontières avait alors exprimé sa satisfaction, mais le journaliste est depuis retenu contre son gré.

 

Pourquoi Nadir Dendoune n’est-il toujours pas rentré ?

 

Il a fallu d’abord douze jours au tribunal pour clore le dossier de Nadir Dendoune.

 

Le 28 février, deux jours après la clôture de son dossier, Nadir Dendoune s’est vu retourner son passeport australien, ainsi que ses effets personnels.

 

Le premier mars, alors qu’il avait passé tous les contrôles à l’aéroport en présence de l’ambassadeur de France en Irak et d’un diplomate australien et s’apprêtait à quitter le pays, il a été bloqué quelques minutes avant de prendre l’avion par la police de l’air et des frontières, selon les informations recueillies par Reporters Sans Frontières.

 

Raison invoquée ? Son visa a expiré.



« Que Nadir soit empêché de quitter le pays est tout simplement grotesque et kafkaïen. Après avoir passé trois semaines dans les geôles irakiennes, deux semaines à attendre la clôture de son dossier auprès du juge, il est retenu au prétexte que son visa a expiré. Le manque de volonté de la part des autorités irakiennes à laisser ce journaliste repartir libre est flagrant. Nous le condamnons avec la plus grande fermeté. Il est temps que cette mauvaise farce se termine et que Nadir recouvre enfin la liberté », a déclaré scandalisé, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters Sans Frontières.

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:00

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/02/28/gaffe-la-democratie-revoila-les-populistes_885373

 

Gaffe, la démocratie, revoilà les « populistes »

 

Par Pierre Marcelle

 

Moi, je trouve qu’on ne les engueule pas assez, les ritals. Voilà un peuple auquel, en leur altruiste bienveillance, la Banque Centrale Européenne, le Fonds Monétaire International, les marchés financiers et la commission de Bruxelles font l’honneur de prêter un chirurgien de haut vol, ex-expert agréé chez Goldman Sachs, pour lui soigner sa crise économique, et qui, à peine plus d’une année après sa nomination à la présidence du conseil, se voit jeté comme un malpropre ! Voilà un peuple qui, plus électoralement ingrat encore que ces fainéants ensoleillés de Grecs, plutôt que de se laisser amputer bras et jambes par le régime épatant d’une rigueur qui allait lui sauver la vie, choisit de se retourner contre ses bienfaiteurs. Et ce faisant, basta cosi, d’énerver l’Union Européenne et la monnaie unique en élisant en nombre, en place de « Super Mario » Monti, de guignolesques jean-foutre, à seule fin, sans doute, de rendre leur pays « ingouvernable ». Oui, vraiment, salauds de macaronis !

 

Evidemment, de mauvais esprits diront qu’il est bien temps de s’étonner de ce brutal accès d’« europhobie » transalpine, depuis le temps que l’UE elle-même, addition d’égoïsmes nationaux infoutus de se fédérer politiquement, socialement, économiquement, s’ingouverne.

 

Ce qui m’étonne, moi, c’est qu’on s’étonne des résultats du scrutin dévoilé lundi, tout en le légitimant rétrospectivement, c’est-à-dire un peu tard, en feignant de découvrir qu’il était parfaitement prévisible. Quand je dis « on », qui pour le coup et selon l’adage bien connu, « est un vrai con », je parle de nos gouvernants faillis (de droite ou « de gauche », mais tous membres du conclave libéral) et de leurs portes paroles éditocrates. Les uns et les autres, en effet, après nous avoir, des années durant, seriné la nécessité d’une rigueur incontournable, s’avisent soudain qu’il serait peut-être nécessaire de desserrer un peu la corde qui nous étrangle, avant qu’elle casse.

 

« Gouvernants faillis », « éditocrates », voilà bien les mots d’un « populiste », et tout à fait synchrones avec la résurrection de Silvio « Bogdanoff » Berlusconi et l’émergence simultanée des partisans de l’« ex-comique-qui-ne-fait-plus-rire-personne » Beppe Grillo. Berlusconi, Grillo, tant de commentateurs, qui associent ces deux là en Janus Bifrons, seraient plus courageux de poser tout de go la question de la suppression de la démocratie élective. Si le premier nous fut rendu fameusement familier par trop de condamnations en justice, le second fait encore bafouiller les gazettes. Grillo, «protestataire anti système», assurément, lui-même le proclame et revendique, mais sur quel mode ?

 

On en dispute en termes confus, tant le profil socio culturel des élus grillini correspond mal à celui de leur mentor (on dit aussi « gourou »), devenu, avec quelque huit millions cinq cent mille voix portées sur son nom, le leader du premier parti d’Italie. On évoque sa rigide intransigeance, on lui suggère des complaisances néo-fascistes, tout en évoquant çà et là, en écho aux « tutti a casa » et « va fan culo » du MCE, le « vous ne nous représentez pas » des indignados espagnols associant dans un commun opprobre parti socialiste et parti populaire (« misma mierda »), le « nous sommes les quatre dix neuf pour cent » (de pauvres, contre les un pour cent d’affameurs des peuples) des manifestants d’Occupy Wall Street. Et bien sûr, à demi-mots, le « que se vayan todos » de la gauche latino-américaine et bolivariste que Jean-Luc Mélenchon a traduit dans son « qu’ils s’en aillent tous ». En y accrochant la candeur programmatique des Piraten allemands et l’activisme des Anonymous du Net, cela commence à faire, sinon la Multitude de Toni Negri, beaucoup de monde…

 

Trois pleines journées n’ont pourtant pas suffi pour se rendre à cette évidence que ce qui est advenu dans les urnes italiennes constitue pour toute l’Europe une révolution.

 

Le triomphe de Grillo échappe à tout le monde, et sans doute à lui-même, tant son obstiné refus de choisir, entre ce qui fait fonction de droite et de gauche partisanes, non pas des alliés, mais des principes, reste incompréhensible.

 

Comme si la crise « morale » que les commentateurs effrayés invoquent pour se rassurer, en psalmodiant qu’elle n’est que le rejeton naturel de la crise économique, n’était pas bien plus que cela. Et comme s’il suffisait de décréter que « tous pourris » est un slogan d’extrême droite, pour décrédibiliser celui-ci et éloigner le spectre de celle-là… Et si l’on remplaçait « pourris » par « corrompus », ça irait mieux ? Et si on l’appliquait à la dynastie des Papandréou (par exemple), ne comprendrait-on pas mieux comment les grecs ont voté hier et les italiens aujourd’hui ?

 

Et qui, demain, et comment ?

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 15:16

 

http://www.iris-france.org/informez-vous/blog_pascal_boniface_article.php?numero=208

 

Comment l’imam Chalghoumi renforce malgré lui les préjugés sur les musulmans

Par Pascal Boniface

Jeudi 14 Février 2013

L’imam Hassen Chalghoumi est particulièrement choyé par les médias et de nombreux responsables politiques. Il est censé représenter un islam modéré, sans interférence de l’étranger. Il veut également promouvoir le dialogue judéo-musulman, apaiser les tensions communautaires qui traversent notre pays et contribuer à combattre la mauvaise image de l’islam en France. Un récent sondage montrait que soixante quatorze pour cent des français expriment un sentiment de défiance à l’égard de cette religion.
 
Ces intentions sont louables. Mais son action et sa mise en scène vont à l’encontre des buts recherchés.
 
Chalghoumi, un « native informant »

L’imam Chalghoumi est largement ignoré, voire violemment rejeté par ses coreligionnaires.

Début décembre 2012, j’avais pointé l’écart entre son exposition médiatique forte et son enracinement pathétique sur les réseaux sociaux (à l’époque trente sept followers pour Twitter et cent cinq mentions "j’aime" sur Facebook). Pas vraiment un leader populaire.
 
Il n’est en rien représentatif des musulmans. Ce sont les médias et quelques responsables politiques qui le désignent comme tel. D’où un grand malaise provoquant un rejet, les musulmans refusant de se voir assigner par des non-musulmans un représentant qu’ils n’acceptent pas. Si Chalghoumi est rejeté, ce n’est pas parce qu’il est modéré, comme certains veulent le faire croire, mais parce qu’il est illégitime. Il est désigné représentant d’une communauté par ceux qui n’y appartiennent pas.
 
Chalghoumi est ce que la sociologie américaine appelle un « native informant », ces figures qui occupent la parole d’une communauté dont ils n’ont pas le soutien, mais qui tirent leur légitimité des médias et des milieux politiques dominants. Il dit ce que la majorité a envie d’entendre de la part d’une minorité, mais pas ce qu’elle pense réellement. Les "informateurs indigènes" valident les stéréotypes que la majorité véhicule sur leur communauté.
 
On parle également des « rented negroes », ces noirs américains qui monopolisent le paysage médiatique pour donner « un visage de noir pour une opinion de blanc ». Chalgoumi est loué dans les deux sens du terme et l’un parce que l’autre !
 
La position de Chalghoumi conforte les préjugés contre l’islam

Si la communauté concernée commence à être informée, comme le sont aujourd’hui les musulmans français, la manœuvre ne marche plus. Cette manipulation de l’information devient un défi démocratique. De surcroit, elle conforte les stéréotypes que l’on dit vouloir combattre.
 
Le message qui est envoyé au public c’est qu’un imam modéré est rejeté par ses coreligionnaires qui sont donc, dans leur majorité, extrémistes. La mise en scène de Chalghoumi, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, le conforte puissamment.
 
Développer le dialogue judéo-musulman est une bonne chose. Le faire comme Chalghoumi ne créé pas un pont, mais creuse le fossé. Cela accrédite l’idée que le conflit du Proche-Orient est d’essence religieuse. Le problème de ce conflit n’est pas l’islam. C’est l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. Chalghoumi renforce l’idée que si les musulmans étaient plus modérés, le conflit pourrait être résolu, et la France préservée de son importation.
 
Il est considéré comme une vedette par les représentants institutionnels de la communauté juive, où il a plus de soutien que parmi les musulmans. Cela n’est pas sans poser un problème de légitimité de représentation. Il ne s’est jamais élevé contre l’occupation israélienne. Il est muet sur les appels à une solidarité inconditionnelle avec le gouvernement israélien lancés régulièrement par les responsables institutionnels de la communauté juive. Son partenariat avec les institutions juives n’est en rien équilibré ou réciproque. Il fait allégeance et obtient en retour une reconnaissance politique et médiatique nationale personnelle, mais rien pour sa communauté ou pour la cause palestinienne. Il accrédite l’idée qu’un musulman "modéré" ne critique pas le gouvernement israélien, et que ceux qui le font sont des extrémistes.

L’immense majorité des musulmans, tout en étant critique à l’égard de la politique israélienne, condamnent l’antisémitisme et les actes antisémites. Ils ne peuvent donc se considérer comme représentés par Chalghoumi. En favorisant Chalghoumi, le CRIF privilégie le soutien à Israël sur la lutte contre l’antisémitisme.
 
Chalghoumi, faisant une mission de paix en plein bombardement israélien sur Gaza en novembre dernier, n’a pas condamné ces derniers. Richard Prasquier, président du CRIF, se félicite de l’avoir connu au moment de l’époque de "Plomb durci". Il dit qu’il fallait "avoir beaucoup de courage pour afficher ses relations avec la communauté juive", mais donc aussi beaucoup d’opportunisme pour ne pas dire un mot sur (ou contre) les bombardements israéliens sur Gaza par l’armée israélienne.
 
Il est au dialogue judéo-musulman ce que les bourgeois de Calais étaient au dialogue franco-britannique. Encore que ces derniers n’avaient guère le choix.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:49

 

Le chef kurde Abdullah Ocalan fait un petit geste vers Ankara

 

Samedi 23 Février 2013

 

ISTANBUL (Reuters) - Le dirigeant indépendantiste kurde emprisonné Abdullah Öcalan a fait un geste en direction du gouvernement turc en souhaitant la libération par ses partisans des captifs qu'ils détiennent.

 

Le geste du dirigeant historique du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est toutefois loin des espoirs émis par Ankara, qui avait autorisé jeudi une délégation d'élus pro-kurdes à rendre visite à Öcalan dans sa cellule de la prison de haute sécurité de l'île d'Imrali, près d'Istanbul.

 

La presse turque avait, avant la rencontre, évoqué la possibilité d'un appel au cessez-le-feu que lancerait le chef kurde.

 

Pervin Buldan, dirigeant pro-kurde du Parti pour la paix et de la démocratie (BDP) et membre de la délégation, a lu samedi une déclaration d'Öcalan dans lequel ce dernier fait état de son souhait de voir ses partisans libérer leurs détenus, des soldats capturés ou des fonctionnaires turcs enlevés.

 

"L'Etat et le PKK ont tous deux des prisonniers. Le PKK doit bien traiter ses prisonniers, et j'espère qu'ils pourront retrouver leur famille", dit le chef kurde, qui évoque ensuite les pourparlers de paix engagés entre les deux parties.

 

"Un processus historique est en cours. Toutes les parties doivent faire preuve de beaucoup de prudence et de sensibilité", ajoute-t-il.

 

Des milliers de militants du PKK ou de sympathisants présumés sont dans les prisons turques, où nombre d'entre eux attendent depuis des années un jugement.

 

Quelques heures auparavant, le Premier ministre turc Tayyip Erdogan avait tenu un discours de fermeté vis-à-vis des séparatistes kurdes.

 

"Nous avons à plusieurs reprises dit que les armes devaient être remises et que les membres de cette organisation terroriste devaient quitter la Turquie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

 

Le PKK affirme que la moitié environ de ses sept mille combattants se trouve en Turquie, le reste étant basé dans les zones montagneuses du nord de l'Irak voisin.

 

Ankara juge ces chiffres bien au-dessus de la vérité.

 

Depuis 1984, début de l'insurrection armée dans le sud-est de la Turquie, les combats et les attentats ont fait plus de quarante mille morts. Le PKK est officiellement considéré comme une organisation terroriste par Ankara, les Etats-Unis et l'Union européenne.

 

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