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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:07

 

http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/presidentielle-le-pcf-n-integre-pas-la-france-insoumise-de-melenchon-4588370/amp

 

Le Parti Communiste Français (PCF) n'intègrera pas la France Insoumise de Jean Luc Mélenchon

Le PCF, dont des représentants ont rencontré Mercredi 2 Novembre 2016 des soutiens de Jean-Luc Mélenchon, n'intégrera pas le cadre de la France Insoumise en vue des prochaines élections, mais travaille toujours à un partenariat avec le mouvement.

À l'appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, des dirigeants communistes et de la France Insoumise, mouvement de Jean-Luc Mélenchon, se sont réunis Mercredi 2 Novembre 2016 deux heures durant dans un café du dixième arrondissement de Paris, afin d'évoquer la stratégie en vue des élections présidentielles et des élections législatives de 2017.

Le PCF, qui tiendra sa conférence nationale Samedi 5 Novembre 2016, explore plusieurs pistes, dont un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui a lancé au mois de février 2016 le mouvement de la France Insoumise. « Si nous voulons pousser l'hypothèse de Jean-Luc Mélenchon, il faudra trouver un cadre qui n'est pas celui de la France Insoumise », a déclaré à l'Agence France Presse (AFP) Marie-Pierre Vieu, chargée des relations extérieures du PCF. « Nous sommes d'accord sur le fait que nous connaissons une crise de la gauche qui appelle des réponses de type nouveau. Mais ce qui nous heurte profondément, c'est que la France Insoumise est un moyen de contourner le dialogue nécessaire entre les forces politiques », a-t-elle poursuivi. « On nous demande d'accepter un cadre que nous n'avons pas co-construit », a-t-elle encore déploré, ajoutant que le PCF était « toujours demandeur d'une rencontre avec Jean-Luc Mélenchon », absent comme Pierre Laurent, Mercredi 2 Novembre 2016.

« Si l'hypothèse de Jean Luc Mélenchon est retenue Samedi 5 Novembre 2016, nous la travaillerons », a-t-elle conclu. « Mais le PCF continuera de développer ses propres arguments ».

Éviter une « caricature » de la France Insoumise

Du côté de la France Insoumise, Leïla Chaibi, qui emmenait la délégation, concède avoir eu « du mal à se faire comprendre », pointant que le PCF avait surtout « l'habitude de négociations classiques entre appareils. Nous ne proposons pas un cartel d'organisations comme le Front De Gauche (FDG) en 2012 » et dont le PCF faisait parti, « mais un espace politique où nous encourageons la participation de ceux qui ne sont pas dans le cadre d'un parti », a-t-elle expliqué au sujet de la France Insoumise.

« Mais le label de la France Insoumise n'efface pas l'étiquette du PCF », a encore plaidé Leïla Chaibi, en assurant avoir senti « un éclaircissement » de la position qu'elle défendait en fin de réunion.

« Nous espérons que, Samedi 5 Novembre 2016, ils ne présenteront pas une caricature de ce que propose la France Insoumise », a-t-elle encore pointé.

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 17:35

 

La bataille de Rakka a débuté, annoncent les rebelles syriens des FDS (Reuters)

 

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont annoncé Dimanche 6 Novembre 2016 le lancement d'une offensive sur Rakka, fief des djihadistes de l'organisation Etat Islamique dans le nord-est de la Syrie.

Cet assaut, qui a débuté Samedi 5 Novembre 2016 selon l'alliance rebelle arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, s'ajoute à l'offensive lancée contre l'Etat Islamique il y a près de trois semaines par les forces irakiennes et kurdes irakiennes pour reprendre Mossoul dans le nord de l'Irak.

« Le commandement général des FDS annonce le lancement de sa grande campagne militaire pour libérer la ville de Rakka », a déclaré Jehan Sheikh Amad, une porte-parole des FDS, lors d'une conférence de presse organisée à Ain Rissa, à une soixantaine de kilomètres au nord de Rakka.

L'offensive, qui répond au nom de code de Colère de l'Euphrate, a été déclenchée en coordination avec la coalition contre l’Etat Islamique mise en place par les Etats-Unis, a précisé le commandement des FDS dans un communiqué.

Elle vise à « isoler puis renverser la capitale du terrorisme international », ajoute le communiqué qui ne donne pas de calendrier.

Les FDS conseillent également aux civils vivant à Rakka d'éviter les zones où sont présents des combattants djihadistes et de gagner le « territoire libéré ».

Le déclenchement d'une offensive sur Rakka était évoqué depuis plusieurs semaines par de hauts responsables militaires occidentaux.

Le secrétaire américain à la défense, Ashton Carter, a ainsi déclaré dès le 25 octobre 2016 que cette bataille serait menée en parallèle à l'offensive de Mossoul, lancée le 17 octobre 2016 en Irak.

Mais les préparatifs de l'offensive ont été compliqués par les inquiétudes de la Turquie au sujet de l'implication des forces kurdes et Ankara a fait de Rakka l'un de ses objectifs de son opération Bouclier de l'Euphrate lancée à la fin du mois d’août 2016 contre l'Etat Islamique et contre les unités de protection du peuple (YPG).

Les FDS ont toutefois prévenu Jeudi 3 Novembre 2016 qu'ils rejetteraient toute implication de la Turquie dans l'offensive sur Rakka.

Les YPG ont quant à elles plusieurs fois répété qu'elles n'interviendraient pas dans la ville, à majorité arabe, pour chasser l'Etat Islamique, une tâche confiée à la composante arabe des FDS.

La France pousse depuis plusieurs semaines en faveur d'une offensive simultanée sur les deux fronts.

« Nous passons d'abord par Mossoul mais la bataille de Rakka doit avoir lieu », a déclaré Dimanche 6 Novembre 2016 le ministre de la défense français Jean-Yves Le Drian.

« Cela sera automatiquement des forces locales qui viendront libérer Rakka, même si les forces françaises, les forces américaines et la coalition, contribuent par des frappes à ce que l'on puisse démanteler le dispositif de l’Etat Islamique ».

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 17:21

 

Recep Tayyip Erdogan accuse l'Europe, le parti démocratique des peuples (HDP) boycotte le parlement (Reuters)

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Dimanche 6 Novembre 2016 l'Europe d'encourager le terrorisme en soutenant le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ajoutant qu'il se moquait d'être traité de dictateur par les dirigeants européens.

Le HDP a parallèlement annoncé un boycott partiel du parlement pour protester contre le placement en détention de ses deux co-présidents et de plusieurs autres de ses députés.

Les arrestations, il y a deux jours, des chefs et des élus du HDP, troisième force politique au parlement, ont suscité de vives réactions internationales.

Ankara accuse le HDP de liens avec le PKK, ce qu'il dément.

La direction du HDP a précisé que ses élus ne prendraient plus part aux sessions en assemblée générale ou en commission. Les responsables du HDP vont consulter leur base et pourraient même envisager un retrait total du parlement.

Réagissant dans un discours télévisé au tollé suscité par l'offensive contre le HDP, qui s'ajoute à la vaste purge entreprise par le pouvoir turc dans la fonction publique depuis le putsch raté du Vendredi 15 Juillet 2016, Recep Tayyip Erdogan a accusé l'Europe d'encourager le terrorisme.

« Je me fiche qu'ils me traitent de dictateur ou de quoi que ce soit d'autre. Cela entre par une oreille, cela sort par l'autre. Ce qui m'importe, c'est ce que le peuple dit de moi », a poursuivi Recep Tayyip Erdogan.

Le chef de l’état a déclaré que le PKK était responsable de la mort de près de huit cent membres des forces de sécurité et de plus de trois cent civils depuis qu'un cessez-le-feu a volé en éclats durant l'été 2015, pendant lequel Ankara a lancé une double offensive contre le PKK et contre l'Etat Islamique.

Dans un autre discours télévisé, le premier ministre Binali Yildirim a accusé le HDP de financer le PKK.

« Depuis des années, ils transfèrent au terrorisme l'argent que nous envoyons aux communes », a encore dit le chef du gouvernement, ajoutant que « quiconque nuit à cette nation devra en payer le prix. Pas seulement ceux qui posent des bombes, mais aussi ceux qui soutiennent le terrorisme ».

Les autorités turques affirment que le HDP est la vitrine politique du PKK et reprochent formellement aux élus arrêtés d'avoir refusé de témoigner dans des affaires de « propagande terroriste ».

Les deux co-présidents du HDP, Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, ont été arrêtés dans la nuit du Jeudi 3 Novembre au Vendredi 4 Novembre 2016 et placés en détention provisoire. Dix autres députés du parti ont également été arrêtés, certains ont depuis été remis en liberté.

Les Etats-Unis ont exprimé leur profonde préoccupation, l'Allemagne et le Danemark ont convoqué des diplomates turcs et le président du parlement européen, Martin Schulz, a déclaré que ces interpellations « remettaient en cause le fondement d'une relation durable entre l'Union Européenne et la Turquie ».

« Plus nous continuerons le combat, plus nous les entendrons couiner. Peu importe ce qu'ils disent, nous continuerons jusqu'à ce que notre drapeau flotte sur toutes les provinces », a déclaré Binali Yildirim dans un discours, Dimanche 6 Novembre 2016.

« Que tous leurs soutiens le sachent, à l'intérieur et à l'extérieur de la Turquie », a-t-il martelé.

Le HDP a obtenu cinq millions de voix lors des élections législatives de novembre 2015, devenant le premier parti kurde à dépasser les dix pour cent des suffrages et à entrer au parlement. Il a envoyé cinquante neuf députés au parlement, où siègent cinq cent cinquante élus. Leur immunité parlementaire a été levée l'été dernier.

Binali Yildirim a parallèlement accusé le PKK d'avoir commis un attentat à la voiture piégée qui a fait onze morts et plus de cent blessés Vendredi 4 Novembre 2016 à Diyarbakir, la grande ville du sud est, quelques heures après le coup de filet contre le HDP.

L'attentat a été revendiqué Dimanche 6 Novembre 2016 par un groupe dissident du PKK, les faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), sur un site proche de cette organisation. Le groupe Etat Islamique s'est également attribué la responsabilité de cette attaque via son organe de propagande Amak.

Le ministre turc des affaires européennes, Omer Celik, a invité les ambassadeurs européens à une réunion Lundi 7 Novembre 2016 à Ankara pour les informer de la situation.

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 19:24

 

http://pourlemancipation.org/prochain-debat-democratie-reelle-contre-etat-securitaire/#more-561

 

Démocratie réelle contre état sécuritaire

Réunion débat le Mardi 8 Novembre 2016 à 19 heures

Au Centre International de Culture Populaire (CICP)

21 ter rue Voltaire  75 011 Paris

Avec Edwy Plenel, auteur de « dire nous, contre les peurs et les haines, nos causes communes », Vanessa Codaccioni, auteure de « justice d’exception, l’état face aux crimes politiques et terroristes », et Loïc Canitrot, membre de la compagnie Jolie Môme

Face à la destruction de l’état social et à la montée de l’état policier, la revendication démocratique donne de la voix. Des Nuits Debout aux luttes pour l’égalité des droits, de contestation en expérimentations, le doute se répand, ce régime que nous appelons « démocratique » l’est-il réellement ? Ne sommes nous pas plutôt en oligarchie, où une minorité gouverne avec la bénédiction des élections ? Que vaut le vote lorsque la classe politique ne représente plus qu’elle même et ses amis financiers ? Lorsque les choix économiques fondamentaux ne sont jamais soumis à l’avis des travailleurs et travailleuses ? Lorsqu’on passe contre l’avis des peuples qui ne votent pas comme il faut ? Qu’est ce qu’une démocratie qui s’arrête à la porte des entreprises, au seuil de la famille et aux frontières de l’Europe forteresse ? Les violences domestiques, les discriminations racistes et l’exploitation capitaliste le montrent tous les jours, l’égalité reste à conquérir.

 Dans le même temps, les libertés individuelles de culte, d’expression, de manifestation et de grève, sont attaquées par des gouvernements qui prétendent les protéger et qui, en leur nom, arrosent de bombes le peuple syrien.

La démocratie n’est pas qu’un slogan publicitaire invoqué par des élus en mal de légitimité. Elle est aussi et surtout un projet auquel se rattachent de plus en plus de mouvements d’émancipation. Démocratie réelle, démocratie sociale et démocratie directe dévoilent l’imposture de la démocratie « représentative », de la démocratie « de marché » et de la démocratie « libérale ».

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 19:03

 

Michel Aoun élu à la présidence du Liban (Reuters)

 

Michel Aoun a été élu Lundi 31 Octobre 2016 à la présidence de la république du Liban par les députés et a prêté serment dans la foulée, après vingt neuf mois de vacance à la tête du pays.

Proche allié du Hezbollah chiite depuis dix ans, l'ancien général chrétien, âgé dequatre vingt un ans, a été élu en application d'un accord conclu avec son ancien adversaire, le sunnite Saad Hariri, à qui devrait revenir le poste de premier ministre.

Au premier tour de scrutin, il lui avait manqué deux voix pour réunir la majorité qualifiée des deux tiers, soit quatre vingt six voix, sur cent vingt huit sièges. N'était plus requise à partir du second tour qu'une majorité simple de soixante cinq voix et Michel Aoun a recueilli quatre vingt trois voix. Il était opposé formellement à Sleiman Frangié, mais ce dernier avait appelé ses soutiens à voter blanc.

Des feux d'artifice ont été tirés dans le ciel de Beyrouth à l'annonce de son élection, retransmise en direct à la télévision.

Dans son discours d'investiture, Michel Aoun s'est engagé à lutter « préventivement » contre le terrorisme et à empêcher que les « incendies » régionaux se propagent au Liban.

Il a ajouté que tout règlement de la crise syrienne devait assurer le retour en Syrie des réfugiés présents au Liban, qui sont au nombre d’un million cinq cent mille.

Michel Aoun n'a en revanche pas mentionné certaines des questions les plus épineuses de la vie politique libanaise, l'arsenal du Hezbollah et la position de Beyrouth vis-à-vis de la guerre en Syrie, officiellement, le gouvernement parle de « dissociation ».

L'Iran a salué son élection, Lundi 31 Octobre 2016, y voyant une victoire pour le Hezbollah.

Le département d’état américain a invité dans un communiqué les parties libanaises à respecter leurs obligations internationales, y compris les résolutions du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) stipulant qu'il ne peut y avoir d'autre autorité au Liban que celle du gouvernement, une allusion au Hezbollah.

Le « pacte national », accord non-écrit conclu en 1943, réserve la présidence du Liban à un chrétien maronite, le poste de chef du gouvernement à un sunnite et la présidence de la chambre des députés à un chiite.

En décidant de soutenir Michel Aoun, Saad Hariri a fait une concession politique majeure qui reflète le recul de l'influence de l'Arabie Saoudite au Liban et le rôle toujours décisif joué par le Hezbollah, appuyé par l'Iran. Ryad a soutenu Saad Hariri pendant les années de lutte politique qui ont opposé le camp sunnite au Hezbollah et ses alliés.

Les déboires financiers de Saad Hariri, dont l'entreprise de construction basée en Arabie saoudite, Saudi Oger, est confrontée à des difficultés, ont également joué leur part dans ce déblocage de la crise.

Les observateurs notent cependant que son accession au fauteuil de premier ministre, fonction qu'il a déjà exercée entre 2009 et 2011, devrait l'aider à rassembler des soutiens en vue des élections législatives qui doivent se tenir en 2017.

Michel Aoun rencontrera dans le courant de la semaine les députés avant de désigner un premier ministre. Il doit nommer le candidat réunissant le plus grand soutien à la chambre des députés, qui devrait être Saad Hariri.

L’élection de Michel Aoun marque le spectaculaire retour en grâce de l’ancien commandant en chef de l'armée libanaise, qui avait dû se réfugier à l'ambassade de France en octobre 1990 avant d'être exfiltré vers la France.

Michel Aoun suscite à la fois admiration et hostilité au Liban, où il s'est fait connaître pendant la guerre civile, entre 1975 et 1990, comme nombre de responsables politiques du pays.

Parmi les soutiens à sa candidature figuraient d'anciens ennemis comme le chrétien Samir Geagea ou le druze Walid Joumblatt, qui a estimé que le Liban avait ainsi fait preuve « de vitalité, de diversité et de démocratie dans ce monde arabe en ruines ».

Mais d'autres, comme l'influent président de la chambre des députés, le chiite Nabih Berri, restaient opposés à son élection.

Durant son exil en France, Michel Aoun a continué à militer contre la Syrie et n'a regagné son pays qu'en 2005, après le retrait des forces syriennes consécutif aux manifestations ayant suivi l'assassinat de Rafik Hariri, le père de Saad Hariri. Il avait alors reçu un accueil triomphal sur la place des Martyrs à Beyrouth.

Moins d'un an plus tard cependant, Michel Aoun a conclu une alliance avec le Hezbollah, se rangeant dans le camp favorable à Damas et provoquant la colère de Washington. Dans un câble de 2006, l'ambassadeur américain Jeffrey Feltman a estimé que les ambitions présidentielles de Michel Aoun « l'emportaient sur toute autre préoccupation ».

Michel Aoun s'est rendu en Syrie en 2009, où il a rencontré le président Bachar al Assad. En 2014, dans une interview, ce dernier a déclaré qu'il se féliciterait de l'accession de Michel Aoun à la présidence libanaise, voyant en lui un partisan de la « résistance », allusion au Hezbollah.

L’ancien général a justifié le rôle de la milice chiite aux côtés des forces gouvernementales en Syrie, estimant qu'elle défendait le Liban et les chrétiens libanais contre la menace djihadiste.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:29

 

http://fr.hdpeurope.com/?p=3731

 

Communiqué de presse du parti démocratique des peuples (HDP) suite à l'arrestation de ses co-présidents Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag ainsi que dix députés du HDP

Après avoir ciblé un grand nombre de représentants municipaux kurdes, le régime du parti de la justice et du développement (AKP) a commencé une rafle, Vendredi 4 Novembre 2016, contre les députés du HDP, les policiers ont d’abord fait une descente dans les maisons des co-présidents du HDP, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, et ils ont ensuite procédé à l’arrestation des députés Sirri Sureyya Onder, Nursel Aydogan, Ferhat Encu, Gulser Yildirim, Leyla Birlik, Ziya Pir, Abdullah Zeydan, Idris Baluken, et Imam Tascier.

Le gouvernement turc de l’AKP et son président Recep Tayyip Erdogan sont en train d’imposer un agenda extrêmement autoritaire aux peuples de la Turquie.

En se servant de la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016 comme une opportunité pour consolider son règne, Recep Tayyip Erdogan s’est fixé comme objectif d’écarter chacune des voix d’opposition dans le pays et il a pris particulièrement comme cible notre formation politique, le HDP, qui avait empêché à deux reprises l’AKP de rassembler le nombre de sièges parlementaires nécessaires pour procéder aux changements constitutionnels nécessaires afin d’instaurer un système présidentiel. L’objectif du gouvernement à présent est de paralyser notre parti avant que ne se tienne un référendum possible sur le système présidentiel ou des élections anticipées en 2017, de peur que le HDP ne le bloque de nouveau dans les urnes.

Des milliers de dirigeants de notre parti, de maires élus et membres de conseils municipaux affiliés au HDP et à notre parti frère, le parti démocratique des régions (DBP), ont été incarcérés suite à des accusations sans fondements depuis notre victoire électorale du 7 juin 2015 et particulièrement depuis le coup d’état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Avec la mise en application des mesures d’état d’urgence après la tentative de coup d’état, Recep Tayyip Erdogan a contribué à polariser d’avantage la société et à approfondir les conflits sectaires et ethniques dans le but de consolider la formation de l’alliance entre les réactionnaires ultra-nationalistes de l’extrême droite et les islamistes, alliance projetée immédiatement après le coup d’état manqué et considérée comme la garantie la plus fiable pour atteindre l’objectif du « système présidentiel à la turc », ou de dictature totale. Ce système nuirait non seulement aux minorités, aux femmes et aux classes défavorisées, mais déstabiliserait la région, particulièrement l’Irak et la Syrie, et provoquerait de grands défis en terme de sécurité, réfugiés et d’économie.

Il n’existe plus de liberté d’expression, ni de liberté de la presse, ni de liberté académique, ni de système judiciaire équitable et indépendant dans le pays. Avec les décrets gouvernementaux, plus de cent soixante dix agences de presse critiques envers le gouvernement ont été interdites. Les médias kurdes et alévis ont été anéantis, trente maires kurdes démocratiquement élus se trouvent actuellement en prison et soixante dix d’entre eux ont été destitués jusqu’à présent. Plus de cent trente journalistes sont en prison, dont des intellectuels et auteurs de renommée internationale, des dizaines de milliers de professeurs et académiciens ont été suspendus, plus de quatre vingt mille fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions et quarante mille personnes sont toujours en prison.

Nous appelons tous les progressistes et tous les démocrates à se mobiliser pour protester contre le génocide politique mené par l’état turc et son président Recep Tayyip Erdogan. Nous estimons qu’il est temps de dénoncer ce crime contre l’humanité commis sous les yeux indifférents du monde et de l’Europe.

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:05

 

http://www.europe1.fr/politique/les-communistes-refusent-le-ralliement-a-melenchon-pour-2017-2891954

 

La conférence nationale du Parti Communiste Français (PCF) refuse le ralliement à Jean Luc Mélenchon pour le premier tour des élections présidentielles de 2017

Il s'agit d'un désaveu pour Pierre Laurent, le patron des communistes, même s'il parle d'une « belle leçon de démocratie ».

Deux options étaient soumises Samedi 5 Novembre 2016  au vote de la conférence nationale du PCF, celle d'un soutien à Jean-Luc Mélenchon et celle d'une candidature du PCF. Cette dernière option, « ce n'est pas l'option que je privilégie », avait déclaré Pierre Laurent au cours d'une conférence de presse.

 Sauf que la conférence nationale du PCF en a décidé autrement Samedi 5 Novembre 2016. C’est un désaveu pour le patron des communistes.

Un choix net, « c’est une belle leçon de démocratie », a pourtant déclaré Pierre Laurent, confronté à un refus voté à une large majorité, sur les cinq cent dix neuf votants qui se sont exprimés sur la stratégie à adopter, deux cent soixante quatorze votants ont choisi l'option d'une candidature communiste pour le premier tour des élections présidentielles. L'option appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon, qui était portée par Pierre Laurent, n'a recueilli que deux cent dix huit voix.

Les militants trancheront. « Les camarades ont bien vu que ce que portait Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui n'était pas ce qui faisait notre campagne commune en 2012 », a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Il y a peut-être dans le vote de la conférence nationale l'expression de cela », a-t-il poursuivi.

Parmi les opposants au ralliement à Jean Luc Mélenchon, le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne a dit ne pas croire « qu'au sein d'une campagne menée par Jean-Luc Mélenchon, nous puissions porter nos propres idées. Je pense donc qu'il nous faut notre propre candidat », a-t-il ajouté, suivi en ce sens par la majorité de la salle.

Jean-Luc Mélenchon peut toutefois encore croire à un soutien des communistes, ce sont en effet les quelque cinquante mille  militants du PCF qui trancheront lors d'un scrutin prévu du 24 au 26 novembre 2016 et organisé dans chaque section ou fédération du PCF.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:03

 

Plus de trois mille huit cent migrants évacués du camp de Stalingrad à Paris (Reuters)

 

Plus de trois mille huit cent migrants installés dans un campement en plein Paris, à proximité de la station de métro de Stalingrad, ont été évacués sans incident Vendredi 4 Novembre 2016 vers des centres d’accueil temporaires.

L'opération, commencée Vendredi 4 Novembre 2016 à 6 heures du matin, 5 heures GMT, s'est achevée peu après 12 heures, a constaté sur place un reporter de Reuters. « C'est terminé », a déclaré une porte-parole de la préfecture de la région Ile-de-France, qui chiffre le nombre précis à trois mille huit cent cinquante deux migrants.

Vendredi 4 Novembre 2016 à 12 heures, l'essentiel des six cent policiers mobilisés étaient repartis et les rues adjacentes rouvertes à la circulation.

Les services de la propreté de la ville ont alors commencé à démanteler le campement et à enlever les tentes.

« Face à la question migratoire, à Paris comme à Calais nous assumons nos responsabilités », a déclaré le premier ministre Manuel Valls à Marseille, en marge d'un comité interministériel de la mer, en référence à l'évacuation, achevée Jeudi 3 Novembre 2016, de plus de six mille personnes qui résidaient dans la jungle de Calais.

Cette évacuation était réclamée par la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui avait écrit à la fin du mois d’octobre 2016 aux ministres concernés pour insister sur son « absolue nécessité », pour mettre fin à une « situation devenue insoutenable ».

Selon la préfecture de région, quatre vingt deux autocars ont été utilisés pour emmener ces trois mille huit cent cinquante deux migrants, dont trois cent trente neuf personnes vulnérables, des femmes et des enfants, vers quelque quatre vingt centres d'accueil temporaires répartis en Ile-de-France, parmi lesquels des gymnases.

Dans un premier temps, cinq cent à six cent personnes, essentiellement des afghans, avaient été évacuées du quai de Jemmapes, le long du canal Saint-Martin, Vendredi 4 Novembre 2016 à partir de 6 heures du matin.

Vendredi 4 Novembre 2016, peu après 7 heures du matin, un reporter de Reuters a vu des migrants commencer à être conduits vers des autobus, avenue de Flandre, non loin de la station Stalingrad. Filtrés par un barrage de Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), ils étaient autorisés à prendre sacs et valises avec eux.

Trentième opération d’évacuation

Leur situation doit être examinée dans les centres temporaires où ils ont été conduits. S'ils sont éligibles à une demande d'asile, ils iront ensuite dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), a expliqué Christine Gauthier, responsable régionale du logement, à Reuters.

« Il s'agit d'abord de rassurer les personnes et de leur dire qu'il y a des possibilités pour après », a déclaré Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs Solidarité, une des Organisations Non Gouvernementales (ONG) humanitaires présentes sur place.

« Une fois dans les centres d'urgence, il faudra qu'ils puissent se reposer. Il faudra ensuite se poser pour examiner la situation de chacun », a-t-il ajouté.

Selon le directeur général de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, Didier Leschi, les transferts vers les CAO débuteront au début de la semaine prochaine.

Ce campement avait vu sa population exploser dans la foulée du démantèlement de celui de Calais, la semaine dernière. « Ce sont des personnes arrivées très récemment en France, parfois depuis seulement quelques jours, parfois depuis quelques semaines », a expliqué la ministre du logement.

« C'est la trentième opération d'évacuation sur Paris », a souligné Emmanuelle Cosse, selon qui « plus de vingt mille personnes » ont été concernées à ce jour par ces opérations.

Elle a estimé qu'il faudrait à l'avenir, pour éviter que de nouveaux campements sauvages se réinstallent à Paris, prendre en charge immédiatement les migrants, au fur et à mesure de leur arrivée, pour les envoyer dans des centres d'hébergement.

« La semaine prochaine ou dans les semaines à venir un centre d'accueil provisoire va ouvrir en région parisienne, qui va être un sas », a précisé la ministre du logement.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:49

 

Attentat en Turquie après l'arrestation d'élus pro-kurdes (Reuters)

 

Un attentat à la voiture piégée a fait neuf morts et une centaine de blessés Vendredi 4 Novembre 2016 à Diyarbakir, la grande ville kurde du sud-est de la Turquie, quelques heures après l'arrestation de douze parlementaires du parti démocratique des peuples (HDP).

Parmi les élus interpellés figurent Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, co-présidents de la formation.

Ces arrestations ont suscité une vive réaction de la communauté internationale, déjà préoccupée par la vaste purge dans la fonction publique entamée après le coup d’état militaire manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

La responsabilité de l'attentat a été imputée au parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), que le gouvernement turc, les Etats-Unis et l'Union Européenne tiennent pour une organisation terroriste.

L'explosion s'est produite dans le quartier de Baglar, près d'un commissariat de police où plusieurs des élus du HDP ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête antiterroriste, a-t-on appris de sources proches de la sécurité.

Dans un enregistrement vidéo diffusé sur internet après les arrestations, l'un des chefs militaires du PKK promet une intensification de la lutte armée.

Les diplomates turcs en poste à Berlin et Copenhague ont été convoqués par les autorités allemandes et danoises.

Pour le président du parlement européen, Martin Schulz, les actes d'Ankara « remettent en question les bases d'une relation durable entre l'Union Européenne et la Turquie ».

Federica Mogherini, haute représentante de l'Union Européenne pour la politique extérieure et de sécurité commune, s'est dite « extrêmement préoccupée par l'arrestation de Selahattin Demirtas et des autres élus du HDP ».

En France, le ministère des affaires étrangères a exprimé lui aussi sa vive préoccupation.

« La France et la Turquie sont liées par des valeurs communes qui fondent leurs relations et se traduisent notamment par l'adhésion de nos pays à la convention européenne des droits de l'homme. Aussi, l'arrestation de plusieurs députés du parti HDP soulève une vive préoccupation », a déclaré le porte-parole du ministère, Romain Nadal.

Le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a déploré que les autorités turques utilisent l'état d'urgence pour prendre des mesures « qui vont au-delà de ce qui est admissible ».

Le gouvernement turc a, lui, défendu sa position.

« La Turquie est un état de droit. Personne n'est au-dessus des lois. Ce qui a été fait entre dans le cadre du droit. La politique ne peut être un alibi pour commettre des crimes », a déclaré le premier ministre, Binali Yildirim.

Les autorités turques reprochent aux députés du HDP d'avoir refusé de témoigner dans des affaires de « propagande terroriste ».

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole du HDP a dénoncé une « opération politique » dont l'objectif est selon lui de provoquer une « guerre civile » et d'éradiquer un parti qui a réuni plus de cinq millions de voix lors des deux élections législatives de l'année dernière.

Selahattin Demirtas, candidat à l'élection présidentielle remportée en 2014 par Recep Tayyip Erdogan, s'est dit prêt à répondre de ses actes « devant une justice équitable et impartiale. Mais je refuse d'être un acteur d'un théâtre judiciaire juste parce que Recep Tayyip Erdogan, dont le propre passé politique est suspect, l'a ordonné », ajoute-t-il sur Twitter.

Selon de nombreux turcs, l'accès aux réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook ou au système de messagerie WhatsApp a été perturbé à la suite de ces arrestations. L'utilisation est cependant possible en connexion réseau virtuel privé (VPN).

Ankara accuse de longue date les membres du HDP d'être liés au PKK, ce que réfute la formation d'opposition. Avec cinquante neuf sièges, le HDP est la troisième force politique au parlement turc.

Depuis le mois de juin 2016, les députés ne sont plus protégés par l'immunité parlementaire.

La Turquie vit sous le régime de l'état d'urgence depuis la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016. Plus de cent dix mille fonctionnaires, policiers, soldats, juges, journalistes et autres ont été arrêtés ou démis de leurs fonctions.

Ils sont soupçonnés de liens avec le réseau de Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara présente comme l'instigateur du putsch avorté. Ce qu'il dément.

Les pouvoirs élargis liés à l'état d'urgence ont en outre conduit à des arrestations de responsables politiques de l'opposition pro-kurde et à la fermeture de nombreux organes de presse, dont tous les grands médias kurdes.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 20:36

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article175

 

Repenser la liberté et l’émancipation avec Michèle Riot-Sarcey.

Réunion-Débat Vendredi 11 Novembre 2016 à 17 heures

Librairie de l'EDMP

8 impasse Crozatier 75 012 Paris Métro Gare de Lyon

Dans son livre passionnant et décapant, « le procès de la liberté », une histoire souterraine du dix neuvième siècle, Michèle Riot-Sarcey a engagé une réflexion que nous considérons comme une formidable contribution pour nous aider à avancer dans les débats que depuis des mois nous engageons autour des problèmes de l’ émancipation et qui ont été particulièrement avivés par l’ ébullition créatrice de notre printemps 2016, avec les Nuits Debout et le mouvement contre la loi travail et son monde.

Michèle Riot- Sarcey nous présentera son œuvre, la démarche et la méthode par laquelle elle a réalisé cette ressaisie des idées et du projet des mouvements émancipateurs du dix neuvième siècle, cette déconstruction de l’ histoire linéaire du dix neuvième siècle qui nous a été transmise et donc sa réflexion sur l’ histoire. Dans de nombreuses villes de France, des réunions autour de ce livre et des problèmes qu’il suscite sont en train de se réaliser par des initiatives les plus diverses.

Nous inscrivons celle que nous aurons Vendredi 11 Novembre 2016 à 17 heures comme contribution à une réflexion que nous voudrions partager avec d’autres et comme un moment vers la formation de ce « collectif créateur » dont parle Michèle Riot Sarcey dans son ouvrage et que nous estimons indispensable.

« Retrouver le sens des mots à l’ origine du mouvement émancipateur est d’autant plus nécessaire que le contenu des idées les plus libératrices a été à ce point édulcoré qu’il n’ en reste qu’un concept devenu instrument de contraintes et d’aliénation. Tel a été le destin par exemple des mots liberté, modernité ou encore communisme. Le mot réforme lui-même a perdu son sens au cours du dix neuvième siècle en désignant le contraire d’une avancée vers la justice sociale.

A la manière des insurgés ou des ouvriers du dix neuvième siècle, ceux de 1848 ou ceux de 1871, dont le regard était tourné vers le passé inachevé, incomplet ou incompris et dont l’objectif n’était pas de prendre le pouvoir d’état ou de le gérer autrement mais de construire une collectivité autonome, j’ ai le souci de retrouver les traces des significations passées. En effet comment serait-il possible de repenser la démocratie de demain sans avoir préalablement récupéré les éléments qui l’ont constituée afin de les rassembler et de parfaire leur mise en œuvre ? Comment imaginer demain avant d’avoir mis en commun les expériences, les actions ou tout simplement les projets élaborés et transmis de tradition en tradition souterraine sans jamais avoir pu être jusqu’alors concrétisés ? Comment retrouver cette liberté, au sein de laquelle la liberté individuelle n’était créatrice que par son inscription dans un cadre collectif, sans lui restituer sa portée émancipatrice ?

Comment réinventer le communisme sans l’ avoir débarrassé de sa gangue totalitaire ?

Le détour critique par un passé qui a fait l’opinion est la condition d’une réinvention de la pensée alternative . L’histoire en est le moyen ».

« Le procès de la liberté », Michèle Riot Sarcey, aux éditions de la Découverte.

 

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