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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:06

 

http://www.droitaulogement.org/2017/01/occupationhd_salleouverte

 

Communiqué du Droit Au Logement (DAL)

 

Samedi 7 Janvier 2017 à 23 heures 30

 

Occupation de l’Hôtel Dieu

 

Une salle est ouverte pour les sans logis du DAL

 

Après quelques tergiversations, les occupants sans logis du DAL, une trentaine de personnes, ont été installés au Rez De Chaussée de l’aile Saint Côme. Quelques militants du DAL vont également y passer la nuit, tranquillement et au chaud.

L‘aile Saint Roch, occupée depuis le Samedi 7 Janvier 2017 à 15 heures 30 par environ deux cent mal logés du DAL, soutenus par des militants de différentes organisations, Confédération Générale du Travail (CGT), Union Syndicale Solidaire, ATTAC, Fanfare Invisible, Mouvement National des Chômeurs et des Précaires (MNCP), Nuit Debout et Parti de Gauche, a été libérée dans la soirée.

Dimanche 8 Janvier 2017, le préfet de région, Jean François Carenco, se rendra sur place pour discuter des suites de cette occupation.

DAL se félicite de ce premier résultat et rappelle que des milliers de mètres carrés sont toujours vacants à l’Hôtel Dieu, dans les locaux de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP) et dans les hôpitaux en général, tandis que le nombre de sans abris ne cesse d’augmenter.

Une manifestation pour les sans logis aura lieu Samedi 14 Janvier 2017 à 15 heures place de l'Hôtel de Ville à Paris pour la mobilisation et la réquisition des locaux et des logements vacants publics ou de grands propriétaires pour l'accueil des sans-logis.

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 20:16

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-solidarite-avec-cedric-herrou-et-les-citoyen-ne-s-aidant-e-s

 

Communiqué d'Ensemble

 

Solidarité avec Cédric Herrou et les citoyens aidants.

 

Agriculteur dans la vallée de la Roya et membre de l'Association Roya Citoyenne (ARC), Cédric Herrou est passé en procès devant le tribunal correctionnel de Nice, Mercredi 4 Janvier 2017.

Pour avoir légitimement porté aide, secouru et hébergé des migrants, ayant traversé à leurs risques et périls la Méditerranée, il encourait cinq ans de prison et trente mille euros d'amende.

La justice lui reproche également d'avoir utilisé un bâtiment de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) pour accueillir les migrants.

Ensemble apporte un soutien inconditionnel à Cédric Herrou et à ses camarades de la vallée de la Roya et s'associe aux mobilisations en cours.

C'est le procès de la solidarité vis-à-vis de ceux et celles qui ont dû quitter leur pays victimes de guerres et de dictatures. La plus grande vigilance est nécessaire à l'égard des poursuites engagées.

C'est le procès de citoyens qui sont venus en aide aussi bien à des adultes qu'à des mineurs non pris en charge et qui sont victimes des politiques répressives du gouvernement et du département qui y ajoute la stigmatisation.

Eric Ciotti, député et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, n'a pas hésité à comparer les membres de l'ARC à des délinquants.

Mercredi 4 Janvier 2017, le procureur, Jean-Michel Prêtre, a requis huit mois de prison avec sursis, mise à l'épreuve et la confiscation de son véhicule, c'est scandaleux.

Déjà, lors d'un premier procès contre un enseignant-chercheur, le procureur avait requis six mois de prison avec sursis, jugement mis en délibéré.

Les frontières tuent, ouvrons-les.

Les migrants et les réfugiés doivent être accueillis dans de bonnes conditions et pouvoir déterminer leur avenir sans être en permanence poursuivis, raflés, parqués et expulsés s'ils tombent sous le coup des accords de Dublin qui doivent être abrogés.

Ensemble exige l'application du droit et des traités internationaux et la liberté de circulation et d'installation.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 19:51

 

UNE JEUNESSE FRANCAISE

 

Pierre Salvaing publiait récemment un témoignage de quatre cent vingt pages relatif à l’histoire de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI).

 

Robert Duguet en faisait une synthèse de vingt pages.

 

Vous trouverez ci-dessous un seul paragraphe de la synthèse de Robert Duguet relatif à l’histoire des relations entre l’OCI, l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) et le Parti Socialiste à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

 

Je vous invite bien évidemment à la lecture de la totalité de la synthèse de Robert Duguet et à la totalité du témoignage de Pierre Salvaing disponibles si vous consultez le blog personnel de Robert Duguet à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/janvier2017.php#jan01

 

UNE JEUNESSE FRANCAISE

 

Lorsque l’OCI prend l’UNEF en 1971, l’UNEF n’est plus qu’une coquille vide.

Le Parti Socialiste Unifié (PSU) et la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) ont déserté le combat syndical et les trotskystes se trouvent face à face avec les staliniens du courant pour le Renouveau de l’UNEF qui défendent la participation aux conseils de gestion de la loi d’Edgar Faure.

L’OCI releva le gant de la lutte pour l’indépendance vis-à-vis des conseils de gestion contre les staliniens, mais ce combat n’entraînait qu’une avant-garde de militants.

Pierre Salvaing écrit que « nous aurions dû peut-être prendre davantage la mesure de la réalité de ces conditions exceptionnelles. C’est comme lorsqu’un petit détachement d’armée se trouve isolé en avant-garde, par sa vaillance et le hasard des circonstances de la guerre. Il ne peut en rester là. Ou bien le reste de l’armée le rejoint rapidement, ou bien il doit se préparer à se replier en bon ordre. Autrement dit, ne fallait-il pas nous préparer, dès la conquête de l’UNEF, à la certitude de la perdre quelques années plus tard ? Cela me paraît aujourd’hui l’issue la plus logique et la plus politique, celle qui nous aurait permis de garder une véritable organisation révolutionnaire dans la jeunesse. Cela aurait permis aussi de lancer les étudiants révolutionnaires dans un travail théorique et politique et un accès plus solide à la conscience des actes entrepris. En lieu de quoi, la direction de l’OCI a cherché, pour la garder ou en la gardant, des alliances et des combines, qui ont porté leurs fruits vénéneux à partir de 1976 et de 1977, mais surtout avec la fameuse réunification de 1980. Cette réunification, inévitable à terme, unissait dans le syndicat l’OCI et le Parti Socialiste. Qui pouvait penser que, dans cet attelage, l’OCI conserverait les guides politiques ».

C’est une petite aristocratie ouvrière qui finalement, de combines en combines, de manœuvres d’appareil en manœuvres d’appareil, va conduire sa direction en 1981 à adopter envers le gouvernement de François Mitterrand, de Pierre Mauroy et d’Alain Savary, une position bienveillante de concertation. La direction de l’UNEF nous entraînera sur le terrain de la participation. C’était tourner le dos à la ligne qui avait permis de sauver le syndicat en 197, la lutte contre la réforme d’Edgar Faure et le combat contre la participation et la cogestion des universités. L’UNEF Indépendante et Démocratique a présenté des candidats aux élections universitaires. Elle a pris pour argent comptant les engagements d’Alain Savary de modifier la loi d’Edgar Faure. Lorsque, en 1983, Alain Savary présentera un projet de loi aggravant encore la loi d’Edgar Faure, l’UNEF, tout en le dénonçant, n’en continua pas moins sa participation aux conseils d’université, avec l’accord de la direction de Pierre Lambert.

Mieux, le combat pour la réunification syndicale, menée formellement sur la ligne du front unique du type de la Fédération de l’Education Nationale (FEN), un seul syndicat intégrant en son sein tous les courants du mouvement ouvrier, conduisait en fait à liquider ce qui faisait la spécificité du combat des trotskystes à l’université. Alors ont commencé les tripatouillages avec la Mutuelle Nationale des Etudiants de France (MNEF), la mutuelle étudiante véritable pompe à fric qui était la raison que le Parti Socialiste portait au syndicat et à la prétendue réunification. Le départ de Jean Christophe Cambadélis et de plusieurs centaines de militants étudiants en 1986 marquera la fin et en fait la liquidation du travail des trotskystes dans la jeunesse.

Dans une interview de Benjamin Stora, qui était en 1986 responsable de la fédérale étudiante de l’OCI, on lit que « dès 1978, Jean-Christophe Cambadélis m'a dit que, ce qu'il faudrait, c'est réunifier l'UNEF avec ceux du Parti Socialiste de François Mitterrand, contre le Centre d’Etudes, de Recherches et d’Education Socialiste (CERES), construit et dirigé alors par Jean Pierre Chevènement, allié aux staliniens. Il m'a présenté Jean Marie Le Guen, un type fade pas très à gauche, Jean-Michel Grosz et Jean-Loup Salzman. Les mitterrandistes à l'université n'étaient rien, seulement ces trois-là ».

Preuve que le mitterrandisme dans la jeunesse ne représentait rien, sinon trois obscurs bureaucrates professionnels. C’est à ceux-là qu’on a remis les clés de l’UNEF et du travail révolutionnaire dans la jeunesse. Si ce n’est pas une trahison, qu’est-ce que c’est ? Et une trahison qui concerne au premier chef celui qui est au centre du système, Pierre Lambert. Une politique de ralliement au front populaire sans rivage à droite. En 1979, ce sont les rocardiens qui frappent à la porte de l’UNEF.

Pierre Salvaing note « qu’en 1979, une autre composante se présente, celle-là tout à fait étrangère, les rocardiens. Pierre Lambert n'était pas très chaud pour les prendre, mais Jean Christophe Cambadélis était pour. Nous avons eu Manuel Valls, Alain Bauer, Stéphane Fouks et peut-être aussi Jean Jacques Urgoas, l'actuel ministre de la justice ».

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 19:03

 

http://www.elmundo.es/pais-vasco/2016/12/29/5865014eca4741e0418b4616.html

 

Mikel Zuloaga et Begonia Huarte libérés en échange du paiement d’une caution de deux mille euros par personne


 

Mikel Zuloaga et Begoña Huarte, accusés en Grèce de tentative d’immigration illégale en essayant de transporter huit réfugiés de Grèce en Italie, ont été libérés, Vendredi 30 Décembre 2016.

Le juge d’instruction a imposé à chacun d’entre eux le paiement d'une caution de deux mille euros, dans un délai de douze jours, et l'interdiction de quitter la Grèce avant le paiement de leur caution.

Leurs avocats ont dit à EFE que le juge a approuvé leur libération parce qu’il n'y avait aucun risque de fuite. Dans leur déclaration devant le tribunal, les deux militants ont clairement indiqué que leur intention était précisément de comparaître pour défendre leur cause.

Dans une vidéo publique enregistrée en cas d'une éventuelle arrestation, Mikel Zuloaga et Begonia Huarte ont souligné que le but de cet acte de désobéissance civile était d’effectuer une dénonciation politique des politiques européennes contre les réfugiés.

Dans cette vidéo, Mikel Zuloaga et Begonia Huarte reconnaissent publiquement l’illégalité de leur action et disent qu’ils assument les conséquences de leur initiative.

Devant le tribunal d’Igumenitsa, des militants grecs et des volontaires espagnols travaillant dans les camps de réfugiés étaient rassemblés pour les soutenir et dénoncer les politiques inhumaines de l'Europe contre les réfugiés.

Devant le tribunal, Mikel Zuloaga a remercié les personnes présentes pour leur soutien, mais il a ajouté qu’il voulait maintenant « sortir de cette situation, parce que le plus important, ce sont les réfugiés ».

Begonia Huarte, quant à elle, a dit que, bien que cette fois l'action n'ait pas réussi, elle essaierait à nouveau. « Je recommencerais », a-t-elle dit. Dans une déclaration à la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur, le seul média présent, les deux militants ont dit qu’ils étaient satisfaits de l'impact de leur action et qu’elle n'aurait pas été nécessaire si le gouvernement espagnol respectait ses engagements relatifs à l’accueil des réfugiés.

Par rapport aux faits pour lesquels ils sont jugés, en plus de faire face à des accusations d’aide à l'immigration clandestine, ils doivent répondre d’imprudence grave contre l'intégrité des réfugiés et de détention clandestine des réfugiés dans un espace réduit.

Mikel Zuloaga et Begonia Huarte ont été arrêtés Mardi 27 Décembre 2016 dans le port d’Igumenitsa, dans le nord est de la Grèce, à l’intérieur d’un camping car qui s’apprêtait à monter à bord d’un ferry en partance pour l'Italie. Cachés dans le véhicule, il y avait huit réfugiés qu’ils voulaient emmener en Euskadi.

Pendant l’audience, l'un des huit réfugiés, un iranien, a comparu comme témoin. Il a déclaré au tribunal devant une chaîne de télévision qu’il ne s’était jamais senti en danger, parce que la ventilation du véhicule qui les transportait était en bon état de fonctionnement.

Des huit réfugiés qui devaient voyager avec les militants, six d’entre eux, tous des demandeurs d'asile, ont été libérés immédiatement, car ils n’étaient pas considérés comme des délinquants. Les deux autres, des pakistanais dont la demande de libération n’avait pas été traitée, devraient être libérés prochainement, quand leur demande de libération sera traitée, ont déclaré les avocats de la défense.

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 18:56

 

Un universitaire de Nice relaxé après avoir aidé des migrants (Reuters)

 

Le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Vendredi 6 Janvier 2017 un universitaire jugé le 23 novembre 2016 pour aide au séjour et à la circulation de migrants originaires d'Erythrée.

Les juges n'ont pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait réclamé six mois de prison avec sursis à l'encontre de Pierre-Alain Mannoni, arrêté au mois d’octobre 2016 avec trois migrants à bord de son véhicule.

« Il n'avait pas d'autre intention que d'offrir une nuit de sécurité aux personnes secourues et à préserver leur dignité », a expliqué dans son délibéré la présidente, soulignant qu'il n'y avait eu « aucune contrepartie directe ou indirecte ».

Cet enseignant chercheur âgé de quarante cinq ans avait été interpellé au péage de la Turbie, dans le département des Alpes-Maritimes, en compagnie d’érythréennes qu'il prévoyait de ramener à son domicile de Nice avant de les aider à se rendre à Marseille.

Ce jugement fait écho à celui de Cédric Herrou, un agriculteur de Breil-sur-Roya, également dans le département des Alpes-Maritimes, jugé Mercredi 4 Janvier 2017 à Nice pour avoir aidé plusieurs dizaines de migrants en situation irrégulière à franchir la frontière franco-italienne et pour les avoir transportés et hébergés.

Les juges rendront leur délibéré le 10 février 2017 dans cette autre affaire, pour laquelle le parquet a demandé huit mois de prison avec sursis.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 20:19

 

http://filiu.blog.lemonde.fr/2017/01/06/comment-m-melenchon-nie-le-peuple-de-syrie-et-ses-droits

 

Comment Jean Luc Mélenchon nie le peuple de Syrie et ses droits

 

Le refus de Jean Luc Mélenchon de distinguer entre les bombardements russes contre Alep et ceux de la coalition occidentale contre l'Etat Islamique ne peut que nourrir les pires amalgames.

 

Par Jean Pierre Filiu

 

Vendredi 6 Janvier 2017

 

Jean-Luc Mélenchon, dans un tout récent entretien au Monde, développe une analyse de la Syrie qu’il pose au cœur de sa vision des relations internationales. Mais il n’atténue rien de sa sympathie pour les thèses de Vladimir Poutine, tout en nourrissant désormais les pires amalgames.

Le chef des insoumis n’a pas l’autosatisfaction discrète. Je rappelais dans mon blog comment, au mois de mars 2016, il avait salué la libération de Palmyre par le régime de Bachar al Assad, puissamment aidé par ses alliés russes et iraniens, « que ce jour est suave de ce point de vue. Oui, comment laisser passer cette douce revanche sur les détracteurs permanents de mes positions sur la Syrie, la Russie et ainsi de suite ». Il n’a pas eu pourtant un mot sur la reprise de Palmyre par l'Etat Islamique au mois de décembre 2016.

Cette fois on appréciera la modestie « des faits qui m’ont donné raison à cent pour cent ». Jean Luc Mélenchon nie en effet toute aspiration du peuple syrien à un changement démocratique et il évacue la longue phase du soulèvement pacifique de 2011 pour réduire la crise syrienne, non pas seulement à une guerre civile, mais à une guerre de puissance. Les différents groupes syriens ne seraient que des pions dans une guerre par procuration entre différents intervenants étrangers.

L’argument massue de Jean Luc Mélenchon à l’appui de cette thèse est le cessez-le-feu conclu entre la Russie, la Turquie et l’Iran. Que ce cessez-le-feu soit pour le moins vacillant ne trouble pas le caractère catégorique de telles affirmations. Jean Luc Mélenchon oublie d’ailleurs significativement l’Iran dans sa mention des parrains du cessez-le-feu, car cela compliquerait un peu sa perception binaire du monde.

« Mon point de vue est strictement français »

Contrairement à cette profession de foi, les thèses de Jean Luc Mélenchon sur la Syrie demeurent en phase avec la propagande martelée par le Kremlin, lui-même en écho de la dictature de Bachar al Assad. D’abord, nous l'avons vu, la négation de la dimension initialement pacifique du soulèvement populaire pour le réduire à une guerre civile désormais instrumentalisée depuis l’étranger. Ensuite, la qualification de bandes armées pour désigner l’ensemble de l’opposition militaire à Bachar al Assad, en assimilant les djihadistes aux non djihadistes pour mieux discréditer ces derniers.

C’est Bachar al Assad lui-même qui banalise l’expression de « bandes armées » dès 2011. Jean-Marie Le Pen la reprend très tôt en France, avec qu’elle ne fasse florès sur les sites du Front National ou du réseau Voltaire, entre autres. Ces « bandes armées » doivent être neutralisées avant que le peuple syrien ne puisse voter librement sur son avenir. Jean Luc Mélenchon reprend cette affirmation abracadabrantesque, oubliant sans doute que les dernières élections libres en Syrie remontent à 1961. Le parti Baas, au pouvoir depuis 1963, a proscrit tout scrutin digne de ce nom sous le règne d'Hafez al-Assad, de 1970 à 2000, puis de son fils, Bachar al Assad.

Egalement en phase avec la propagande du Kremlin est la conviction exprimée par Jean Luc Mélenchon que « les Etats-Unis sont fous de rage sur la façon dont a tourné l’affaire de Syrie ». Nous conviendrons que cette rage est pour le moins contenue, l’administration de Barack Obama ayant systématiquement reculé face à la Russie, depuis le refus de sanctionner l’usage d’armes chimiques à Damas, au mois d'août 2013, jusqu’à la chute d’Alep, au mois de décembre 2016.

Vladimir Poutine mène bel et bien une « guerre froide à sens unique » dont Jean-Luc Mélenchon entretient l’illusion.

« Pourquoi choisir entre les bombardements »

Jean Luc Mélenchon continue d’esquiver toute position claire sur les bombardements russes à Alep. Il les met sur le même plan que les bombardements « turcs, nord-américains et français ». Nous rappellerons que les pilonnages russes ont visé dans leur écrasante majorité l’opposition non djihadiste à Bachar al Assad et se sont concentrés à la fin de l'année 2016 contre Alep, une ville dont l'Etat Islamique avait été expulsé au mois de janvier 2014. En revanche, les bombardements de la coalition occidentale contre l'Etat Islamique visent par définition l’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi, dont la planification terroriste a lancé une sanglante « campagne d’Europe », notamment contre la France.

Cette différence d’objectifs aurait pu interpeller un présidentiable fier de son « point de vue strictement français ». Admettons qu’il n’en soit rien. Mais nul ne peut nier le fait que les frappes russes ont systématiquement visé des cibles civiles, hôpitaux, écoles et boulangeries, et qu’elles ont été menées sur la seule base d’un accord avec la dictature de Bachar al Assad. Les opérations contre l'Etat Islamique peuvent, en revanche, se prévaloir de textes de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont la résolution du conseil de sécurité adoptée à l’unanimité au mois de novembre 2015.

« Pourquoi choisir » n’est au fond pour Jean-Luc Mélenchon qu’une interrogation rhétorique. Il a bel et bien choisi. Mais qu’il n’avance pas masqué.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:58

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/syrie-trois-deputes-francais-sont-arrives-a-damas-jeudi-soir_2003119.html

 

Trois députés français sont arrivés à Damas

 

Les députés Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle sont arrivés à Damas, Jeudi 5 Janvier 2017. Ils devraient rencontrer Bachar al Assad, Dimanche 8 Janvier 2017, selon Thierry Mariani.

Trois députés français, Thierry Mariani, député des Républicains, Nicolas Dhuicq, député des Républicains, et Jean Lassalle, ancien député du mouvement des démocrates (MODEM), sont arrivés à Damas, Jeudi 5 Janvier 2017. Ils ont été accueillis par une délégation des parlementaires et des médias syriens.

Les parlementaires partiront pour Alep, Vendredi 6 Janvier 2017, pour y célébrer le Noël arménien dans la cathédrale arménienne de la ville, avant de revenir dans la capitale syrienne, Dimanche 8 Janvier 2017, pour une probable rencontre avec Bachar al Assad, selon Thierry Mariani.

Le député des Républicains des français de l'étranger a indiqué que ce voyage de quatre jours était une « initiative strictement personnelle pour voir la réalité du terrain ». Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq se sont déjà rendus deux fois en Syrie depuis le mois de novembre 2015.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:45

 

Donald Trump a trouvé une nouvelle tête de turc, le sénateur Chuck Schumer (Reuters)

 

Vendredi 6 Janvier 2017

 

Après avoir copieusement insulté ses adversaires pendant la campagne électorale, Donald Trump, qui s'apprête à devenir le quarante-cinquième président des Etats-Unis, a trouvé une nouvelle tête de turc en la personne de Chuck Schumer, le leader de la minorité démocrate au sénat.

Après « Hillary Clinton la menteuse » et « le petit Marco Rubio », c'est au tour de Chuck Schumer d'être qualifié de « clown en chef » par le président élu dans un message sur son compte Twitter.

Bien que minoritaires à la chambre haute du congrès américain, les sénateurs démocrates disposent d'un nombre suffisant d'élus pour contrarier les initiatives législatives de Donald Trump et en particulier sa volonté de remettre en cause les dispositions de l'Obamacare, le nouveau système de couverture sociale instauré par Barack Obama.

Cette question est devenue cette semaine un sujet d'affrontement entre Donald Trump et Chuck Schumer, ce dernier n'hésitant pas à détourner le slogan de campagne du candidat républicain pour dénoncer sa volonté de revenir sur cette protection maladie étendue.

Pour Schumer, le futur président américain veut « Make America Sick Again », référence au slogan employé par Donald Trump, « Make America Great Again », pendant la campagne présidentielle.

Réagissant immédiatement, Donald Trump a estimé sur Twitter que les démocrates étaient dirigés par « le clown en chef Chuck Schumer » et a accusé ses adversaires politiques d'être responsables du « désastre de l'Obamacare ».

La passe d'armes verbale ne s'est pas arrêtée là et Chuck Schumer a incité le président élu à se « retrousser les manches » au lieu d'insulter ses opposants.

Si cette tactique de l'insulte s'est révélée payante en période de campagne, il n'est pas certain qu'elle soit suffisante en période de gestion du pouvoir.

Comme le remarque Matthew Green, professeur de sciences politiques à la Catholic University de Washington, Donald Trump risque de se heurter à un autre type d'adversaire avec Chuck Schumer.

« Il peut insulter les dirigeants démocrates du congrès mais il ne peut pas se débarrasser d'eux. Ils continuent de faire partie du pouvoir législatif », explique Matthew Green.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:30

 

http://www.liberation.fr/france/2017/01/06/un-crs-mis-en-examen-pour-avoir-eborgne-un-manifestant-en-septembre_1539643

 

Un brigadier chef des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) mis en examen pour avoir éborgné un manifestant au mois de septembre 2016

 

Par Ismaël Halissat

 

Vendredi 6 Janvier 2017

 

La juge d'instruction chargée de l'affaire a retenu une qualification criminelle des faits lors de la mise en examen du policier. Son tir illégitime d'une grenade de désencerclement avait touché à l’œil le manifestant Laurent Theron.

Un brigadier chef des CRS est mis en examen pour avoir « volontairement causé des violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sur la personne de Laurent Theron, en l’espèce la perte de l’usage d’un œil », selon les informations de Libération. Les faits se sont produits le Jeudi 15 Septembre 2016, place de la République à Paris, lors de la dernière manifestation syndicale contre la loi travail.

Le brigadier-chef de quarante huit ans avait lancé une grenade de désencerclement sans respecter les règles d'emploi de cette arme, selon la police des polices citée par Quotidien. Le jet avait été effectué en cloche contrairement aux consignes d'utilisation au ras du sol.

L’agent n’était en outre pas habilité à son usage. La juge d’instruction chargée de l'enquête a estimé son tir illégitime.

Laurent Theron, quarante sept ans, militant de l'Union Syndicale Solidaire, avait été touché à l'œil et hospitalisé. Une opération chirurgicale avait permis de sauver son globe oculaire sans lui permettre de retrouver la vue. Cette grenade était déjà à l’origine, au mois de mai 2016, de la grave blessure à la tête de Romain Dussaux, vingt huit ans, également lors d’une manifestation parisienne contre la loi travail.

La juge d'instruction a suivi le réquisitoire du parquet de Paris en retenant une qualification criminelle des faits. Le brigadier chef des CRS risque un renvoi devant la cour d'assises, il encourt une peine de quinze ans de prison et, placé sous contrôle judiciaire, il est interdit de voie publique et d’exercice avec une arme.

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 21:03

 

Le procès de Teodorin Obiang renvoyé à une date ultérieure (Reuters)

 

Le tribunal correctionnel de Paris a reporté Mercredi 4 Janvier 2017 au 19 juin 2017 le procès de Teodorin Obiang, fils aîné du président de la Guinée Equatoriale, jugé depuis Lundi 2 Janvier 2017 dans l'affaire dite des biens mal acquis qui menace aussi d'autres responsables africains.

Les avocats de l’ancien ministre de l’agriculture et des forêts, désormais vice-président de la Guinée Equatoriale, estimaient ne pas avoir eu assez de temps pour préparer leur défense avant le début des débats, à l'origine prévus jusqu'au 12 janvier 2017.

La présidente du tribunal leur a donné raison sur ce point et évoqué également une procédure parallèle devant la Cour International de Justice (CIJ).

A l'audience du Lundi 2 Janvier 2017, les parties civiles, comme le Parquet National Financier (PNF), avaient dénoncé des manoeuvres dilatoires de la défense.

Le procès doit désormais se tenir du 19 juin 2017 au 6 juillet 2017.

Poursuivi pour blanchiment de corruption, de détournement de fonds publics et d'abus de bien social, Teodorin Obiang encourt jusqu'à dix ans d'emprisonnement et au moins cinquante millions d'euros d'amende.

D'après l'accusation, il a acquis entre 2007 et 2011, soit directement, soit par l'intermédiaire de prêtes noms ou de sociétés écrans, un patrimoine considérable en France avec le produit de délits commis en Guinée Equatoriale.

Parmi ces biens, dont il ne conteste pas la propriété, un hôtel particulier avenue Foch à Paris abritant notamment une salle de sport, un hammam, une discothèque et un salon de coiffure, acheté vingt cinq millions d'euros en 2005, de la joaillerie, ainsi qu'un parc automobile hors du commun.

Teodorin Obiang conteste tout délit et assure avoir acquis son patrimoine français avec de l'argent légalement gagné dans son pays.

Ce procès est une première en France pour des biens soupçonnés d'avoir été mal acquis par des chefs d’état africains ou leur entourage.

 

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