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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:10

Donald Trump promet d'aller jusqu'au bout malgré le scandale (Reuters)

Donald Trump n'a aucune intention de renoncer à se présenter à l'élection présidentielle du 8 novembre 2016 aux Etats Unis, malgré le scandale provoqué par la diffusion, à la veille du deuxième débat face à Hillary Clinton, d'une vidéo tournée en 2005 dans laquelle il profère des obscénités au sujet des femmes.

Sa femme et son colistier ont dénoncé ces propos, les jugeant insultants et indéfendables.

« Les médias et l'establishment veulent à tout prix me voir abandonner. Je ne me retirerai jamais de la course. Je ne laisserai jamais tomber mes supporters », a-t-il déclaré sur Twitter.

Il a ensuite brièvement quitté la Trump Tower, où il s'était enfermé toute la journée avec ses conseillers, le gouverneur du New Jersey Chris Christie et l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, pour aller saluer un petit groupe de partisans réunis devant l'immeuble new-yorkais.

Mike Pence, candidat à la vice-présidence, s'est dit choqué par ses propos, qu'il juge indéfendables. « En tant qu'époux et père, j'ai été offensé par les propos tenus par Donald Trump et les actes qu'il décrit dans la vidéo vieille de onze ans diffusée hier. Je ne cautionne pas ses propos et ne peut les défendre », dit-il sur Twitter. Il assure toutefois qu'il continuera à le soutenir.

L'homme d'affaire a présenté ses excuses sur Facebook Samedi 8 Octobre 2016 pour tenter de désamorcer le scandale, mais elles n'ont pas empêché la multiplication des appels au retrait de sa candidature au sein de son propre parti.

Sur la vidéo de 2005, publiée par le Washington Post, on entend Donald Trump évoquer sa tentative de séduction d'une femme mariée et le loisir que l'on peut s'accorder, si l'on est connu, de tripoter les femmes.

Ces images avaient été enregistrées quelques mois après le mariage de Donald Trump avec Melania Trump, sa troisième femme.

Dans un communiqué, cette dernière qualifie les mots de son mari « d'inacceptables et de blessants pour moi. Ils ne représentent pas l'homme que je connais. Il a le coeur et l'esprit d'un dirigeant. J'espère que les gens accepteront ses excuses, comme je l'ai fait, et qu'ils se concentreront sur les problèmes auxquels doivent faire face notre nation et le monde ».

Multiplication des condamnations chez les républicains

Plus de soixante dirigeants républicains de premier plan ont vivement condamné les propos de Donald Trump, dont Paul Ryan, le président de la chambre des représentants, et John Mac Cain, candidat aux élections présidentielles de 2008.

Plus d'un vingtaine de membres du parti ont même appelé le magnat immobilier à se retirer de la course. Dans l'histoire politique américaine, il n'y aucun exemple d'un parti remplaçant son candidat à l'élection présidentielle si peu de temps avant le scrutin.

Il n'est pas sûr à ce stade s'il y aurait un moyen de retirer l'investiture à Donald Trump. Et le vote à commencé dans plusieurs états, y compris dans certains jugés décisifs, tels que la Virginie et la Caroline du Nord.

« Ceux qui me connaissent savent que ces paroles ne reflètent pas qui je suis. Je les ai dites, j'ai eu tort et je m'excuse », déclare-t-il dans l'enregistrement tourné à la hâte. « Ce n'est rien d'autre qu'un moyen pour détourner l'attention des questions importantes auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui ».

Evoquant ensuite les infidélités de William Clinton lorsqu'il était président, Donald Trump prévient, « nous en parlerons un peu plus dans les prochains jours. Je vous donne rendez-vous pour le débat du Dimanche 9 Octobre 2016 ».

Au cours de la conversation enregistrée en 2005, Donald Trump, équipé d'un micro, bavarde avec Billy Bush, le présentateur de l'émission Acces Hollywood, diffusé par la chaîne de télévision NBC, juste avant le tournage d'une séquence.

« Elle était mariée. J'ai fait toutes les avances possibles, mais je n'y suis pas arrivé », entend-on dire le candidat républicain.

« Je commence à les embrasser. Et quand on est quelqu'un de connu, elles vous laissent faire. On peut faire tout ce que l'on veut ».

La vidéo reprise en boucle sur toutes les chaînes de télévision, Vendredi 7 Octobre 2016, a fait l'effet d'une bombe au sein de son équipe de campagne et a conduit la hiérarchie républicaine à prendre ses distances avec le magnat de l'immobilier.

Cinq points d’avance pour Hillary Clinton avant la vidéo

Pour Reince Priebus, président du Republican National Committee (RNC) du Grand Old Party (GOP), « aucune femme ne devrait jamais être décrite dans ces termes ou évoquée de cette manière ».

Ce dernier ne participera pas à Face the Nation, l'émission politique du Dimanche 9 Octobre 2016 sur CBS, où il sera remplacé par Rudy Giuliani.

Mitch Mac Connell, président du sénat, a quant à lui jugé que les propos de Donald Trump étaient « répugnants ». Son homologue de la chambre des représentants, Paul Ryan, qui avait invité Donald Trump à le rejoindre dans le Wisconsin, Samedi 8 Octobre 2016, a décommandé et plusieurs voix se sont élevées pour que l'homme d'affaires cède la place à Mike Pence, jugé mieux à même d'incarner les valeurs républicaines.

Selon Mike Coffman, élu du Colorado, Donald Trump devrait abandonner car « sa défaite est désormais quasiment certaine ».

Une analyse partagée par le stratège Ron Bonjean qui parle d'une « fin de partie politique » pour le magnat de l'immobilier. « Il faudrait que Donald Trump réussisse à sortir un lapin de son chapeau pour renverser la tendance », a-t-il ajouté.

Certains républicains influents ont toutefois réaffirmé leur soutien à leur candidat à l’élection présidentielle, dont l'un des enjeux sera la nomination d'un juge de la cour suprême qui décidera de l'orientation libérale ou conservatrice de la plus haute juridiction.

Sur Twitter, Hillary Clinton a qualifié l'enregistrement d'horrifiant, tout en ajoutant que « nous ne pouvons permettre à cet homme de devenir président ».

La candidate démocrate devance Donald Trump de cinq points dans les intentions de vote pour l'élection présidentielle du 8 novembre 2016 aux Etats-Unis, selon un sondage Reuters-Ipsos publié Vendredi 7 Octobre 2016.

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 15:43

La Russie rejette le projet de résolution français sur Alep (Reuters)

La Russie a opposé son veto, Samedi 8 Octobre 2016 à l’Organisation des Nations Unies (ONU), au projet de résolution d'inspiration française réclamant l'arrêt des bombardements et l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne à Alep, tandis qu'un texte concurrent déposé par Moscou a échoué à obtenir le minimum de neuf voix favorables nécessaires.

Le texte russe était dans les faits une reprise du document français mais avec des amendements, il ne réclamait pas l'arrêt des bombardements sur Alep et prônait la relance de l'accord de cessez-le-feu conclu le 9 septembre 2016 avec les Etats-Unis.

« Du fait de votre décision de ce jour, des syriens vont continuer de mourir à Alep et ailleurs en raison de bombardements russes et syriens. S'il vous plaît, arrêtez maintenant », a dit Matthew Rycroft, l'ambassadeur britannique à l’ONU, à son homologue russe Vitaly Tchourkine.

L'armée syrienne et ses alliés, appuyés par l'aviation russe, ont lancé une vaste offensive pour reprendre la partie orientale de la ville, tenue par l'opposition armée, après l'expiration, le 19 septembre 2016, du bref cessez-le-feu négocié par Moscou et Washington. Plus de deux cent cinquante mille civils vivent dans ce secteur assiégé pratiquement sans discontinuer depuis le mois de juillet 2016.

« La Russie est devenue l'un des principaux agents de la terreur à Alep, utilisant des tactiques plus communément associées à des voyous qu'à des états », a dit pour sa part David Pressman, vice-ambassadeur des Etats-Unis.

Il a ajouté que la Russie était « résolue à autoriser la poursuite des assassinats et, dans les faits, à participer à leur mise en œuvre ».

C'est la cinquième fois que Moscou fait obstacle à une résolution sur la Syrie depuis le début du conflit, au mois de mars 2011. Les quatre premières fois, la Chine avait elle aussi eu recours à son veto, ce qu'elle n'a pas fait, Samedi 8 Octobre 2016.

Avancée de l’armée syrienne à Hama

« Un pays qui mettrait son veto à la résolution de la France sur Alep serait discrédité aux yeux du monde », avait averti François Hollande sur Twitter, avant le vote du conseil de sécurité de l’ONU.

« Mettre un veto à une résolution qui appelle à la trêve, c'est finalement soutenir les bombardements qui aujourd'hui touchent les populations civiles », a en outre estimé le chef de l’état, s'adressant à la presse lors d'un déplacement à Tulle, en Corrèze.

Onze des quinze états membres ont approuvé le texte présenté par la France et l'Espagne. Jean-Marc Ayrault, ministre français des affaires étrangères, est allé en personne à New York pour assister au vote. Il s'était rendu à Moscou, Jeudi 6 Octobre 2016, et à Washington, Vendredi 7 Octobre 2016.

Les puissances occidentales, qui parlent de crimes de guerre, accusent l'aviation russe et l'armée syrienne de s'en prendre délibérément à des cibles civiles telles que les hôpitaux, à Alep, ce qu'elles nient fermement, assurant ne viser que les mouvements « terroristes ».

Le Haut Comité des Négociations (HCN) mis sur pied par l'opposition syrienne n'acceptera aucune nouvelle trêve sans garantie de la part de l'Union Européenne et de pays arabes, a réaffirmé son chef Asaad al Zoubi.

Sur le terrain, les forces gouvernementales poursuivent leur offensive au sol à Alep, mais les frappes aériennes sont moins intenses depuis l'accalmie promise Mercredi 5 Octobre 2016.

Elles progressent par ailleurs sur plusieurs front, notamment dans la province d’Hama, où elles ont repris plusieurs localités dont les insurgés s'étaient emparées au mois d’août 2016.

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), les forces gouvernementales ont profité d'un conflit entre les islamistes d'Ahrar al Cham et de Djound al Aksa, qui s'affrontent depuis Vendredi 7 Octobre 2016 dans la province voisine d'Idlib.

L'armée et ses alliés se sont par ailleurs emparés d'une grande partie d’al Hameh, localité située au nord-ouest de Damas.

A la frontière turque, les djihadistes de l'Etat Islamique ont pris plusieurs villages aux rebelles soutenus par Ankara, toujours selon l'OSDH.

Avec l'appui de blindes et d'avions turcs, les insurgés progressaient en direction de Dabiq, un lieu emblématique pour les djihadistes. Leur contre-attaque lancée Vendredi 7 Octobre 2016 leur a permis de reprendre Akhtarine et d'avancer en direction de Tourkman Bareh, à trois kilomètres à l'est de Dabiq.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 15:39

https://www.rsf.org/fr/actualites/rsf-salarme-de-la-disparition-programmee-du-pluralisme-en-turquie

Reporters Sans Frontières (RSF) s’alarme de la disparition programmée du pluralisme en Turquie

RSF dénonce vigoureusement la fermeture manu militari de médias d’opposition de référence, Mardi 4 Octobre 2016. L’organisation s’inquiète de la disparition programmée du pluralisme en Turquie.

Les programmes de plusieurs médias d’opposition dont les chaînes IMC Télévision, Hayatin Sesi et la station Özgür Radyo, ont été interrompus en direct, Mardi 4 Octobre 2016, par des policiers venus mettre sous scellés leurs locaux d’Istanbul. Ces opérations font suite à la décision du haut conseil de l’audiovisuel (RTÜK), Vendredi 30 Septembre 2016, d’annuler les licences d’au moins douze chaînes de télévision et onze radios. La liquidation de ces médias, soupçonnés de « complicité avec des organisations terroristes » et de constituer un « danger pour la sécurité nationale », a été ordonnée sur le fondement du décret instaurant l’état d’urgence après l’échec du coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016. Elle intervient au lendemain d’une réunion du conseil national de sécurité, regroupant le gouvernement et les forces de sécurité.

L’ensemble de ces médias, de gauche ou s’adressant aux communautés kurdes ou alévies, ont d’ores et déjà été fermés ou placés sous scellés par la police. Ils ont été exclus du satellite national Türksat et leur site internet a été bloqué. Ces titres s’ajoutent à la longue liste des médias liquidés par décret depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, le 20 juillet 2016.

« La liquidation de médias entiers, de façon massive et sans procès équitable, est injustifiable dans un état de droit. Elle signe la fin du pluralisme dans le paysage audiovisuel turc », dénonce Johann Bihr, responsable du bureau de l’Europe de l’Est et de l’Asie Centrale de RSF.

« Il est glaçant de constater que la prise d’assaut des rédactions par la police est devenue une scène habituelle en Turquie. S’il n’est pas amendé sans délai, l’état d’urgence va finir par écraser la liberté de la presse aussi sûrement que l’aurait fait un coup d’état militaire réussi ».

L’intervention au siège de la radio stambouliote Özgür Radyo a été particulièrement violente. Les policiers ont brisé la porte et sept collaborateurs de la station ont été interpellés, de même que d’autres journalistes présents pour observer les événements. Ils ont été remis en liberté le lendemain. IMC Télévision avait déjà été exclue du satellite Türksat le 20 février 2016 dans le cadre d’une enquête judiciaire pour « propagande d’une organisation terroriste ». Au prix d’une perte d’audience significative, cette chaîne critique créée en 2011 avait continué d’émettre depuis le satellite Hot Bird et sur internet.

Les associations et les syndicats de journalistes se sont massivement mobilisés contre la fermeture des médias, observant les opérations policières, tenant des conférences de presse et manifestant à Istanbul comme à Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde. Les messages de soutien aux médias fermés ont afflué sur les réseaux sociaux, autour de slogans tels que « ne touchez pas à mon droit à l’information », « ne coupe pas ma voix », ou encore « Hayatin Sesi ne peut être bâilonnée ».

RSF a documenté les violations massives de la liberté de la presse perpétrées dans le cadre de l’état d’urgence dans un rapport publié le 19 septembre 2016. La Turquie occupe la cent cinquante et unième place sur cent quatre vingt pays au classement mondial de la liberté de la presse pour l’année 2016 établi par RSF.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 15:15

http://ouvalacgt.over-blog.com/2016/10/tpe-la-cgt-doublement-desavouee-face-au-stc-corse-et-au-lab-basque.html

La Confédération Générale du Travail (CGT) doublement désavouée face au Syndicat des Travailleurs Corses (STC) corse et au Langile Abertzaleen Batzordea (LAB) basque

Mercredi 5 Octobre 2016

Ce qui devait arriver arriva et la CGT est doublement désavouée par la cour de cassation.

Le 13 septembre 2016, la cour de cassation donne raison au STC pour ce qui est des élections dans les Très Petites Entreprises (TPE) en Corse.

Le 30 septembre 2016, la cour de cassation donne raison au LAB pour ce qui des élections TPE au Pays Basque.

Dans nos articles précédents, « élections TPE en Corse, quelle mouche pique la CGT » et « TPE, après le STC, la CGT s’attaque au LAB basque », nous dénoncions ces basses manœuvres électoralistes de la CGT, qui prétendait invalider ces deux syndicats régionalistes sous des motifs tout à fait réactionnaires. Nous renvoyons nos lecteurs à ces articles initiaux.

C’est la honte pour la CGT, ce n’est pourtant que simple justice syndicale.

Malheureusement, les réactions n’ont pas été à la hauteur.

En Corse, aucune réaction des syndicats de la CGT qui vont probablement payer le prix fort aux élections professionnelles à venir, déjà qu’ils n’arrivaient pas à contrecarrer l’influence croissante du STC désormais premier syndicat de l’île.

Au Pays Basque, il y a heureusement plus de réactions. Protestation de la majorité des syndicats, « LAB, cela gronde dans la CGT du Pays Basque », dénonciations publique, pétition de protestation et articles de presse, les camarades se démarquaient clairement de la CGT et c’est à leur honneur.

Malheureusement, la riposte ne s’est pas fait attendre. Le 2 septembre 2016 avait lieu une réunion à l'union locale de la CGT de Bayonne en présence d’un représentant de la confédération et de la secrétaire de l'union départementale de la CGT qui étouffait définitivement l’affaire, en échange d’une vague désolidarisation des syndicats de la position confédérale, « l'union locale de la CGT de Bayonne réunie ce jour en conseil syndical se désolidarise de l'action intentée par notre confédération contre le syndicat LAB dans le cadre des élections TPE », même pas une condamnation. Position qui n’a pas été rendue publique d’ailleurs contrairement à ce qui a été décidé.

Moyennant quoi, la conférence de presse prévue trois jours après est annulée, la pétition est stoppée et silence radio depuis. Nous ne savons pas trop ce qui s’est dit à cette réunion dont on sait qu'elle a été très houleuse, mais c’est la normalisation.

C’est bien dommage, les camarades avaient suscité le respect de tous les syndicalistes de la CGT attachés à des positions de classe claires, ainsi qu’à l’unité syndicale avec des forces combatives sur le terrain. La CGT a préféré faire front commun avec la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) contre le STC. On choisit ses partenaires, n’est-ce pas.

Quoiqu’il en soit, les deux jugements sont invalidés et la CGT est ridiculisée.

N’y avait-il pas mieux à faire dans les TPE pour faire connaître la CGT que cette agression juridique sur des bases carrément pas nettes ?

Nous allons maintenant payer le prix fort de cette attaque ridicule, dans la représentation syndicale des TPE.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 14:39

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/97695/a-forges-difficile-recherche-de-lapaisement

A Forges les Bains, la difficile recherche de l’apaisement

Par Julien Monier

Alors qu’une consultation des habitants donne une majorité d’entre eux défavorable à l’arrivée de migrants dans la commune, les pouvoirs publics tentent de rassurer autour du projet de centre d’accueil de Forges-les-Bains.

Avec quelques mille sept cent trente sept participants sur deux mille sept cent quarante deux inscrits sur les listes électorales, la consultation des habitants de Forges-les-Bains organisée Samedi 24 Septembre 2016 a rencontré un certain succès. Plus de soixante trois pour cent de participation pour un sondage sans valeur juridique, il s’agissait pour la mairie de Forges les Bains de consulter les habitants sur le projet de Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO) de migrants annoncé en cette rentrée, qui n’en finit pas de faire réagir depuis.

Après l’inondation volontaire et l’incendie du site survenu au début du mois de septembre 2016, démontrant un climat tendu au sujet de la venue de ce CAO, une réunion plus qu’houleuse de présentation du projet avait dévoilé la vive défiance entre les institutions et les habitants vis-à-vis de ce projet. Dans ce contexte hostile, la commune a procédé à une consultation des habitants sur le projet.

Le résultat est sans appel, puisque soixante et un pour cent des habitants consultés, soit mille vingt neuf personnes, se déclarent opposés au CAO, « quel que soit le scénario ». Ils sont cent quatre vingt dix, soit onze pour cent, à avoir répondu être « favorable ‎à l’accueil de migrants sur la commune tel que défini dans le projet de l'état », et quatre cent soixante six autres, soit vingt huit pour cent, à avoir opté pour la troisième option, favorable au centre d’accueil mais « sous condition que le projet soit revu ».

Ce résultat sans appel, bien que consultatif, ne fait pas les affaires des autorités, qui se donnent du mal pour tenter de faire accepter ce projet de CAO dans la commune de Forges-les-Bains.

Vendredi 23 Septembre 2016, c’est en préfecture que l'état convoquait une série de partenaires et personnes du monde associatif, avec des élus et parents d’élèves de Forges-les-Bains, pour faire un point sur l’avancée du dossier.

‎Nouvelle erreur de communication

Si la date d’ouverture précise n’est pas encore connue, on parle de la fin du mois d'octobre 2016, le préfet Josiane Chevalier avec les responsables d’Emmaus Solidarité, qui gérera le centre, les gendarmes et l’inspecteur académique, ainsi qu’une élue de Paris, à qui appartient les lieux, ont présenté le fonctionnement du centre, les mesures de sécurité prévues autour ainsi que pour l’école, avec le placement de deux « caméras tactiques », ainsi que les retours d’expérience d’autres CAO. Des bénévoles et le maire de Bonnelles, dans le département des Yvelines, ont ainsi témoigné, tout comme des personnalités religieuses.

Pas sûr cependant que cette initiative, que le préfet n’a pas souhaité organisé dans la commune, suffise à faire accepter l’arrivée de ces quatre vingt onze migrants sur place. Devant les autorités, les élus de Forges-les-Bains ont également manifesté leur malaise sur le chiffre de cent quatre vingt onze migrants présent par erreur dans une délibération à voter par le conseil de Paris, ce qui a de nouveau envenimé les choses localement.

« Dans ce contexte tendu, les mots sont importants, l’ordre du jour de la ville de Paris a fait le tour du village, ce genre de coquille peut coûter cher à nous, élus locaux », a souligné un élu de Forges les Bains devant les autorités. Une fausse information qui a par exemple été reprise par le Front National pour demander des explications au préfet. Il parle maintenant de « respecter la voie des habitants qui se sont clairement exprimés contre l’accueil de clandestins ». « Je l’ai dit, je l’ai redit, ce nombre de quatre vingt onze personnes est définitif, c’est le résultat de l’arbitrage que j’ai obtenu », indiquait Josiane Chevalier, Vendredi 23 Septembre 2016.

Pour Marie Lespert-Chabrier, le maire de Forges-les-Bains, l’heure est ainsi à la préparation de la venue des migrants, comme elle le confirmait Vendredi 23 Septembre 2016, « le sondage de Samedi 24 Septembre 2016 doit nous permettre de mieux connaître les différents avis et points de vue des habitants. Sur place, le malaise reste présent, on a monté des peurs en épingle, avec de fausses informations qui circulent notamment. Pour notre part, nous continuons, j’ai l’espoir que, quand ils arriveront, cela se passera bien. Ce sont des humains et, nous l'avons vu, à Bonnelles, ils ont réussi. Les habitants de Forges les Bains sont mobilisés, certains sont prêts à monter des associations, cela pourrait très bien se passer ». Au sujet de la méthode des autorités pour imposer sur place la création de ce CAO, la maire préfère calmer la polémique, « c’est sûr que cela aurait pu mieux être expliqué. Et puis il y a eu de la récupération, ce qui a fait un climat anxiogène depuis ».

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 14:13

https://www.unitepopulaire-fr.org/2016/10/07/n-chountis-lae-unite-populaire-au-parlement-europeen-vous-mentez-monsieur-moscovici

Intervention du député européen d’Unité Populaire, Nikolaos Chountis, lors de la séance plénière du parlement européen, portant sur la situation économique de la Grèce et le futur des réformes structurelles du programme.

Níkolaos Chountís, ministre adjoint aux affaires européennes dans le premier gouvernement d'Alexis Tsípras du 27 janvier 2015 au 13 juillet 2015, est député européen d'Unité Populaire depuis le 20 juillet 2015.

S’adressant au commissaire compétent pour les affaires économiques, Pierre Moscovici, Nikolaos Chountis a fait la déclaration suivante.

Monsieur Moscovici, Vous mentez. Vous êtes venus pour enjoliver le troisième mémorandum et la situation de l’économie grecque. Le gouvernement grec est aujourd’hui pour vous, le meilleur élève de l’Europe en matière de privatisations et d’austérité. Vous en êtes complice. Vous avez conduit quarante pour cent des citoyens grecs à vivre sous le seuil de pauvreté.

Au nom du service de la dette publique et de la croissance, les retraites et les salaires subissent une énième baisse alors qu’augmentent les impôts.

Le droit du travail est démantelé, le chômage a atteint des niveaux record.

Aux réactions sociales, le gouvernement grec répond par la répression et les gaz chimiques, comme on l’a vu hier contre les retraités. Vous me direz que cela advient à Paris aussi.

Vous êtes hypocrite et spéculateur car, avec le gouvernement grec, vous bradez le bien commun de mon pays. Les allemands se sont emparés des aéroports et les italiens se sont emparés des chemins de fer. Le transfert du footballeur Paul Pogba a coûté le double de ce rachat. Les chinois ont pris les ports et, maintenant, vos amis entrepreneurs français s’apprêtent à acquérir l’eau.

Vous avez donné le feu vert aux vautours des marchés financiers, afin qu’ils récupèrent les emprunts rouges et qu’ils jettent les citoyens grecs hors de chez eux.

Selon vos critères et ceux du système bancaire européen, des entreprises, de l’oligarchie grecque et du gouvernement grec désormais pro mémoranda, le programme est couronné de succès et il doit être achevé.

Pour le peuple grec, étranglé par les impôts et la pauvreté, pour la jeunesse grecque contrainte à l’exil, c’est un échec qui doit être renversé.

Honte à vous, Monsieur Moscovici, car vous être finalement venu nous dire que vous avez mué la Grèce en une colonie de la dette de la troïka et des marchés financiers.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 20:08

http://www.kedistan.net/2016/10/05/accord-ue-turquie-reprend

L’accord entre l'Union Européenne et la Turquie reprend, malgré la démocrature turque

Par Daniel Fleury

Mercredi 5 Octobre 2016

Alors que la répression et les purges s’intensifient en Turquie, que les médias sont réduits au silence et que les forces armées turques se sont vues accorder un permis d’invasion du nord de la Syrie, l’accord entre la Turquie et l'Union Européenne sur les migrants suit son cours.

La Turquie est un pays sûr, respectueux des règles internationales, à qui l’on peut confier la protection et l’assistance aux migrants, c’est bien connu.

Et pourtant, le gouvernement d'Alexis Tsipras a permis le renvoi de l’île de Lesbos à Dikili en Turquie d’un groupe de cinquante cinq demandeurs d’asile, en majorité des pakistanais et des algériens, dans le cadre de l’accord. Parmi ce groupe, figurent les premiers trente sept demandeurs d’asile déboutés en deuxième instance par les autorités du service grec d’asile. Et ce ne seront pas les derniers, si on en croit le gouvernement devenu désormais très pro-européen, sur cet accord. Les seuls inquiétudes actuelles pour Alexis Tsipras semblent être le vote récent renouvelant les autorisations d’interventions extérieures de la Turquie, qui concernent également le voisin chypriote.

Le coup d'état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016 en Turquie avait incité à quelque prudence et la première vague de purge engagée par le gouvernement du parti de la justice et du développement (AKP) avait interrogé sur la volonté de Recep Tayyip Erdogan de poursuivre le deal, tant il semblait occupé à fournir d’éventuels demandeurs d’asile supplémentaires, turcs et kurdes cette fois. Les interdictions de quitter le territoire qui ont accompagné ces purges ont du rassurer l’Union Européenne, puisque les échanges de bons procédés reprennent.

Le 8 septembre 2016, les autorités grecques avaient déjà renvoyé en Turquie cinq demandeurs d’asile déboutés en première instance, sans attente de recours éventuel.

Ce sont environ cinq cent migrants dont la plupart n’avait pas demandé l’asile en Grèce ou avaient retiré leurs demandes, qui ont été renvoyés depuis la signature de l’accord. Le gouvernement d’Alexis Tsipras s’étant engagée à un examen individuel des demandes d’asile, les renvois massifs avaient été retardés par les procédures, puisque même les migrants arrivés après le 20 mars 2016, date fatidique, avaient en partie déposé des dossiers, bien qu’ils ne veuillent pas rester en Grèce.

« Si la procédure d’examen d’asile s’accélère », les renvois vont s’intensifier, et nous ne voyons pas ce qui pourrait empêcher cette accélération, la démocrature turque semblant convenir pour y renvoyer des personnes en état de détresse absolue. Ainsi va l’humanité européenne, à l’encontre de la misère du monde. En profiter d’accord, accueillir les effets secondaires, là, cela coince. Hier avec un Mouammar Kadhafi, aujourd’hui avec Recep Tayyip Erdogan, tous les pouvoirs forts sont considérés efficaces pour débarrasser l’Europe de ses problèmes, pour peu qu’on s’entende sur les contreparties.

Cette politique migratoire européenne, faite de renoncements devant les mouvements xénophobes identitaires qui se développent, prouve tellement son efficacité qu’en effet, elle a endigué le flux migratoire en Europe via la Turquie, mais que la route s’est désormais re-déplacée entre la Libye, l’Egypte et l’Italie. Des arrivées par milliers ces derniers jours, avec le lot de noyés en mer, des hommes, des femmes et surtout des enfants, sont le fruit de cette politique de déplacement du problème.

Pour chaque syrien renvoyé, un syrien doit être relocalisé en Europe, prévoit également l’accord. Ce qui ressemble bigrement à un troc de migrants, rappelons-le, en totale détresse, au moment où Alep meurt sous les bombes et le nord de la Syrie est envahi par Recep Tayyip Erdogan. La Grèce n’a fort heureusement renvoyé jusqu’ici en Turquie aucun demandeur d’asile syrien. Mais l’accélération voulue par le gouvernement d’Alexis Tsipras peut le faire craindre.

La seule chose qui peut ralentir, c’est la rupture de l’accord par Recep Tayyip Erdogan, qui réclame toujours ses milliards d’euros et l’exemption de visas pour les turcs dans l’espace Schengen, tout comme l’établissement de sa fameuse zone tampon au nord de la Syrie, où il envisagerait de relocaliser les réfugiés.

Inutile de dire que pour toutes ces négociations, chacun oublie volontairement qu’il s’agit de vies humaines, de destins brisés et, pire, de jeunes générations sacrifiées pour qui l’Europe et les états du Moyen-Orient apparaîtront comme les assassins de leurs parents et de leurs familles à très court terme.

Nous trouverions également que ce serait faire preuve d’une réelle solidarité transnationale et d’un peu d’intelligence politique que de ne pas faire en Europe de campagnes d’aides séparées pour l’aide au peuple grec d’un côté et l’aide aux migrants en Grèce de l’autre côté.

Sur place, les activistes grecs, suivis en cela par une bonne partie des milieux populaires, ne font pas de différence. Ils se considèrent tous comme luttant ensemble contre la politique austéritaire et xénophobe de l’Union Européenne. Ainsi, dispensaires autogérés, lieux de culture et d’accueil sont partagés.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 19:44

http://www.cdkf.fr/2016/10/07/liberte-pour-ocalan

Liberté pour Abdullah Öcalan

Vendredi 7 Octobre 2016

Fin à l’isolement dans la prison d’Imrali

Le 9 Octobre 1998, suite à une entente Internationale planifiée, le leader kurde Abdullah Öcalan a été contraint de quitter la capitale de la Syrie.

Quelques mois plus tard, le 15 février 1999, il sera enlevé au Kenya et livré à la Turquie, après avoir tenté en vain de trouver asile en Europe.

Le leader du peuple kurde Abdullah Öcalan n’est pas seulement une personnalité politique et un leader de mouvement de libération, mais avant tout un penseur et un philosophe contemporain qui continue à lutter pour la libération d’un peuple et la démocratisation du Moyen Orient, dans des conditions carcérales extrêmement dures. L’isolement auquel il est soumis systématiquement depuis son incarcération est directement liée à la situation conjoncturelle de la région et aux intérêts politico-économiques des forces hégémoniques qui tentent d’actualiser la convention de Lausanne de 1923 au centième anniversaire de la convention entre Mark Sykes et François Georges Picot qui renforça l’influence du Royaume Uni et de la France au Kurdistan.

Abdullah Öcalan est le seul acteur au Moyen Orient à proposer un projet sérieux pour la démocratisation de la région qui est actuellement au cœur d’une crise présageant une troisième guerre mondiale. Pendant ces dix huit ans d’incarcération, il a rédigé plusieurs œuvres analysant la situation géo politique de la région et développé une nouvelle perspective consistant dans l’instauration d’un confédéralisme démocratique, système qui est mis en œuvre au Rojava, le Kurdistan syrien, depuis plus de quatre ans maintenant. Ce système d’autonomie démocratique porte des valeurs fortes telles que l’égalité, le consensus collectif entre tous les groupes ethniques et religieux de la région et la parité entre les hommes et les femmes dans la représentation politique. Le Rojava mène un combat historique contre l’organisation Etat Islamique.

Après la tentative de putsch du Vendredi 15 Juillet 2016 en Turquie, le gouvernement du parti de la justice et du développement (AKP) a clairement réaffirmé son opposition à la reprise des négociations avec le leader du peuple kurde Abdullah Öcalan. L'état d’urgence décrété dans la foulée du putsch raté était déjà en place depuis longtemps au Kurdistan de Turquie, notamment à Cizre, Sur, Nusaybin et Silopi, où des centaines de civils ont péri suite aux attaques génocidaires de l’armée turque. Les corps des personnes tuées dans ces attaques, notamment des femmes âgées, sont restés des jours entiers dans la rue sans que leurs proches ne puissent les récupérer. Des femmes ont été dénudées en public avant d’être exécutées. Le but de ces offensives et de ces massacres était d’empêcher la mise en place du système d’autogestion proclamé par la population.

Au dix huitième anniversaire du complot international qui mena à l’incarcération de notre leader Abdullah Öcalan, nous réclamons encore une fois sa libération.

Nous demandons à toutes les instances internationales de faire pression sur la Turquie pour que cesse immédiatement cet isolement total du leader du peuple kurde Abdullah Öcalan.

Mouvement des Femmes Kurdes en France

Conseil Démocratique Kurde en France

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 19:19

http://www.alternatifs44.com/2016/10/au-lieu-de-sautodetruire-la-gauche.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/04/presidentielle-il-reste-une-petite-chance-a-la-gauche-pour-faire-la-difference_5007748_3232.html

Il reste une petite chance à la gauche pour faire la différence

Par Christian Laval et Michèle Riot-Sarcey

Mardi 4 Octobre 2016

Au temps du massacre du peuple syrien, face aux morts par centaines de ces derniers mois en Méditerranée, pendant le scandale du mur de Calais, à l’écoute des catastrophes répétées au Bangladesh dans les ateliers de textiles dont les grands groupes prestigieux occidentaux portent en large part de responsabilité, au présent de l’affaire Alstom, du procès de ce pitoyable Jérôme Cahuzac et de l’affaire Bygmalion, cette liste infinie de drames et de scandales nous oblige à nous poser une question simple, que pouvons-nous espérer ?

En ce temps défait et éclaté, où les mots les plus usités perdent leur sens, dans un espace fragmenté et concurrentiel où chacun ne voit plus l’autre que sous la figure d’un rival menaçant, le plus extraordinaire et le plus intolérable, c’est que nos représentants, totalement coupés du monde social, deviennent encore plus autistes à l’approche d’une campagne électorale qui incite aux délires les plus inattendus.

Le temps sortirait-il de ses gonds ? Sommes-nous vraiment les contemporains de nos représentants politiques ? Sont-ils d’ailleurs eux-mêmes les contemporains de ces hommes et de ces femmes qui chaque jour doivent lutter pour leur propre survie ? Sont-ils à l’écoute de ce qui se passe autour d’eux, autour de nous ?

Catastrophe annoncée

Comment osent-ils parler de démocratie quand il faudrait avant tout tenir compte de ce qui est crié ou écrit sous toutes les formes de l’expression critique à distance du pouvoir en place ? Une masse croissante d’individus parfaitement conscients de la catastrophe qui s’annonce, catastrophe humaine et écologique, s’époumonent en vain, sans parvenir à ébranler la certitude affichée et dérisoire de représentants qui ne les représentent pas.

Que lesdits représentants de la droite s’ingénient à regarder la réalité de leurs contemporains à la lueur de leurs fantasmes et que l’extrême droite se délecte du délitement des consciences en faisant croire à son adhésion à la démocratie, rien de surprenant, mais que ces dits représentants osent parler en notre nom, cela est proprement hallucinant.

Et que devient la gauche dans tout cela ?

Que faut-il en attendre ? Rien de la gauche gouvernementale, elle s’est auto anéantie pendant cinq ans. Il subsiste bien sûr la galerie des frondeurs restés au Parti Socialiste. Quelles initiatives ceux-ci ont-ils prises ? Quelle alternative politique ont ils proposé à tous ceux qui, ces derniers mois, ont exprimé leur rejet de la loi travail et leur lassitude du macronisme ? Quelle espérance d’émancipation renouvelée offrent-ils aujourd’hui ? Et comment osent-ils se présenter à tour de rôle, seuls, au nom d’un peuple qu’ils ne connaissent guère à force d’avoir fréquenté les couloirs et les allées de l’Elysée ?

Responsabilité immense

La gauche de la gauche, comme il est convenu de l’appeler, ne semble pas plus avertie ni plus lucide que les autres représentants élus. Certes, elle promet, pour plus tard, de changer les règles du dispositif de délégation de pouvoir dont personne ne veut plus mais, en attendant, lorsqu’il s’agit de désigner ses candidats, rien ne change, les egos de personnes et les égoïsmes de parti s’imposent. C’est à qui s’auto proclamera égotiquement le seul représentant de tous parce qu’il est naturellement le meilleur.

Il faut cesser ces petits jeux suicidaires entre amis. Il est encore temps. La gauche dite radicale ou critique a perdu plus de dix ans à s’auto détruire alors que la colère était partout, que le néo libéralisme montrait ses conséquences désastreuses et que, pour d’importantes fractions des classes populaires, la gauche n’était pas encore synonyme de renoncement et de lâcheté devant les puissants.

Oui, cette gauche-là, la gauche dont nous nous revendiquons, a été incapable de se constituer en force démocratiquement organisée, prisonnière des vieux schémas des partis d’avant-garde, des arrangements électoraux à géométrie variable et des sauveurs suprêmes. Elle a logiquement laissé place au découragement et au Front National. Oui, elle porte une responsabilité immense dans le désastre politique. Et cela suffit.

Il existe un mouvement social, des syndicats qui font leur œuvre de syndicats, des initiatives collectives de toutes sortes et un foisonnement d’associations locales que nous avons rencontrées partout. Cette nébuleuse démocratique pratique la mise en commun des énergies et des idées et elle reformule l’avenir possible en renouant avec les utopies d’hier. Cette mouvance ne se sent plus représentée par les appareils, petits ou grands.

La déconnexion entre l’activité démocratique à la base et le jeu des organisations politiques s’accroît. Le mouvement des Nuits Debout en est la plus manifeste des expressions créatrices.

Oui, il faut faire de la politique autrement, pour qu’elle soit l’affaire de tous. Pourquoi ne pas repartir de la base, c’est-à-dire du commencement ? Avant de parler au nom des insoumis ou tout simplement des mécontents, avant que chaque organisation ne désigne son candidat ou ne décide de soutenir untel ou untel, pourquoi ne pas mettre en œuvre, tous ensemble, avec la mobilisation de toutes les organisations, l’élaboration d’un programme unique de la gauche critique à partir d’une réflexion construite collectivement ?

Ce fut en juin 2016 l’idée des assemblées de citoyens, qui a échoué parce qu’elle était isolée. Mais si toutes les composantes de cette gauche parvenaient in extremis à s’entendre sur un tel processus, il est certain qu’il aboutirait. Oui, nous espérons, malgré tout, que ceux qui se réfèrent sans cesse au peuple, à la démocratie et à la république, mettent enfin en pratique les fondements de la liberté collective.

Oui, nous disons qu’il y a encore une toute petite chance pour que cette gauche qui se dit différente fasse réellement la preuve de sa différence. Faute de quoi elle risque d’être engloutie dans les ténèbres des années qui nous attendent.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 16:14

http://www.regards.fr/web/article/ensemble-ou-presque

Ensemble ou presque

Par Pierre Jacquemain

Jeudi 6 Octobre 2016

Partie prenante du Front De Gauche (FDG), Ensemble prône le rassemblement pour les élections présidentielles de 2017, mais se heurte à l’éparpillement des forces au sein de la gauche radicale. Et entre ralliement à Jean Luc Mélenchon ou position d’attente, les militants sont divisés.

Dans la galaxie de la gauche de la gauche, Ensemble, composante du FDG, fait figure d’exception. Ce petit mouvement qui revendique presqu’autant de militants et d’adhérents qu’Europe Ecologie Les Verts (EELV) ou le Parti de Gauche aurait pu faire émerger, lui aussi, une candidature pour rassembler en vue de l’échéance présidentielle. Que nenni, le week-end dernier, alors que se tenait le comité national du mouvement, de nombreux débats ont eu lieu, sans fixer pour le moment une ligne claire, et pour cause.

Alors que le mouvement est unifié sur la stratégie de large rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologiste, la situation politique d’atomisation des forces qu’Ensemble voulait rassembler rend la tâche stratégique plus complexe. Jean-Luc Mélenchon est candidat, en campagne, et s’est installé dans le paysage politique comme leader de la gauche d’alternative. Le Parti Communiste Français (PCF) ne suit pas pour autant, mais ne tranche rien pour l’instant. Quant aux frondeurs, ils sont embarqués dans la primaire du Parti Socialiste. Et EELV fait bande à part avec sa primaire. Comment alors faire l’unité sans partenaires ? Quelle stratégie adopter pour les élections présidentielles dans ce contexte ?

La quête d’une alternative majoritaire à gauche

Les militants d’Ensemble cherchent toujours et encore la voie. Il y a ceux qui souhaitent rallier tout de go et sans préalable la candidature de Jean-Luc Mélenchon, nombreux parmi eux ont d’ailleurs déjà rejoint les insoumis. Il y a ceux qui plaident pour un soutien à Jean Luc Mélenchon, mais loin de toute logique de ralliement et en plaidant en faveur d’un cadre de campagne unitaire, position notamment défendue en interne par Clémentine Autain. Il y a ceux encore qui pensent qu’il est urgent d’attendre avant de faire un choix, comprendre urgent d’attendre la ligne qui sera fixée par le PCF, tout en attendant un signe d’ouverture, espéré, sinon attendu, de Jean Luc Mélenchon.

Il y a enfin ceux qui ne veulent pas entendre parler des élections présidentielles du mois de mai 2017.

La force d’Ensemble tient précisément dans sa volonté de rassembler ceux et celles qui, à gauche, s’opposent à la politique du gouvernement. Un rassemblement, non seulement pour porter une alternative de transformation sociale et écologique, mais aussi pour être majoritaire à gauche. « Quelles que soient les options qui seront privilégiées, malgré les divergences, le comité national doit porter ce message de rassemblement. C’est notre ADN et nous devons le préserver, c’est notre force. Nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en danger notre mouvement », insiste Myriam Martin, l’une des porte-parole d’Ensemble qui ajoute que « nous sommes les garants de l’unité nécessaire ».

Pour autant, elle n’apparait pas hostile à l’idée d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon. D’ailleurs, dit-elle, « même s’il y aurait pu y avoir d’autres personnalités légitimes, je ne vois pas aujourd’hui quelle autre candidature nous pourrions soutenir. Mais il faut créer les conditions d’un large rassemblement autour de lui. Et pour cela, Jean-Luc Mélenchon doit s’ouvrir et tenir compte des sensibilités de chacun, ce qui a fait notre force en 2012 ».

Échapper au piège de la présidentielle

Même son de cloche pour ceux qui considèrent qu’il est urgent d’attendre.

L’enjeu, ce n’est pas nécessairement 2017, mais ce qui se passera au-delà de cette échéance, à gauche. Pour Roland Merieux, membre de l’Equipe d’Animation Nationale (EAN) d’Ensemble, « nous ne pouvons pas nous dédouaner de la question des élections présidentielles. Mais il faut bien reconnaitre que c’est un piège pour nous. Nous devons rassembler ceux qui se sont mobilisés contre la loi travail ou sur la déchéance de la nationalité et leur proposer un programme d’urgence sur la base de l’appel des cent ».

Et de poursuivre, « à la fin du mois de décembre 2016 ou au début du mois de janvier 2017, peut-être que nous devrons faire un choix, mais aujourd’hui, l’enjeu face à la catastrophe qui s’annonce avec la division et la multiplication des candidatures, c’est de tout faire pour que nous ayons un unique candidat face au camp gouvernemental qui se dit de gauche ». Roland Merieux n’exclut pas non plus que ce candidat puisse être Jean-Luc Mélenchon, mais un débat sérieux sur le fond et la forme de la campagne doit très vite s’engager, « l’objectif visé reste celui d’une candidature unitaire de rupture avec le social-libéralisme », ajoute-t-il.

Parce qu’au-delà de la pure stratégie, sur le fond, Jean Luc Mélenchon ne fait pas l’unanimité. Ces derniers temps, il en a même agacé plus d’un, « sur les travailleurs détachés, les migrants, le souverainisme, le populisme de gauche, l’Ukraine et Vladimir Poutine, nous ne sommes plus sur la même ligne qu’en 2012. Je ne dis pas qu’il a jeté à l’eau le programme de l’humain d’abord, mais il propose aujourd’hui un projet de refondation du mouvement progressiste qui n’est pas le nôtre », poursuit Francis Sitel, membre d’Ensemble.

En attendant Jean Luc Mélenchon

Enfin, pour Raphaël Qnouch, signataire de l’appel des militants d’Ensemble soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon, pas de doute, « l’heure n’est plus à attendre et à tergiverser, mais à agir et rassembler dans la clarté. Une élection primaire de toute la gauche est une impasse pour notre camp, car nous n’avons rien de commun avec Manuel Valls, Emmanuel Macron ou François Hollande. A contrario, la candidature de Jean Luc Mélenchon est un premier pas concret pour rassembler tous ceux qui ne se résignent pas ».

Une position que de nombreux autres adhérents considèrent un peu précipitée, « nous ne sommes pas là pour adouber les uns ou les autres, nous sommes là pour construire une dynamique à vocation majoritaire », insiste Francis Sitel. Si le rôle d’Ensemble « reste modeste » selon Myriam Martin, « la décision qui sera prise par les militants appelés à voter dans les semaines qui viennent aura un impact important sur l’ensemble des sympathisants de notre gauche ».

Parallèlement, le 15 octobre 2016, les insoumis seront réunis à Lille pour leur convention nationale de la France Insoumise. Il y sera notamment question du projet politique. Jean-Luc Mélenchon y prononcera un discours très attendu par ses anciens et ses futurs alliés. Parmi eux, nombreux croisent les doigts pour qu’il donne enfin des signes d’apaisement et d’ouverture en faveur de ses partenaires historiques.

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