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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 20:08

 

Fronde des juges en Egypte, manifestations prévues mardi

 

LE CAIRE (Reuters) - La contestation contre le décret renforçant les pouvoirs du président Mohamed Morsi a gagné samedi l'appareil judiciaire en Egypte, où partisans et adversaires des Frères musulmans prévoient de poursuivre l'épreuve de force dans la rue mardi lors de rassemblements concurrents.

 

Au lendemain d'une journée de manifestations et de violences à travers le pays, notamment au Caire, à Alexandrie, à Port Saïd et à Suez, l'odeur du gaz lacrymogène continuait de planer sur la place Tahrir, où se sont rassemblés vendredi des milliers d'opposants à Mohamed Morsi.

 

Une poignée de jeunes radicaux ont continué à affronter de manière sporadique les forces de l'ordre dans les rues proches de cette place du centre du Caire, épicentre de la révolution qui a renversé Hosni Moubarak en février 2011.

 

Des organisations de gauche et libérales ont appelé à occuper la place jusqu'à l'annulation du décret présidentiel, qui rend les décisions du chef de l'Etat irrévocables par l'appareil judiciaire dans l'attente de l'élection d'un nouveau Parlement. Quelques dizaines d'activistes étaient postés à des barricades détournant la circulation automobile de Tahrir.

 

Les violences ont fait plus de trois cent blessés vendredi et des locaux des Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, ont été attaqués dans au moins trois villes.

 

Le pouvoir est désormais confronté à une fronde des juges.

 

Réuni en urgence, le Conseil suprême judiciaire, plus haute instance du pays en la matière, a qualifié samedi le décret présidentiel d'"attaque sans précédent", a rapporté l'agence de presse officielle Mena.

 

A Alexandrie, les juges ont menacé de se mettre en grève illimitée jusqu'à l'abrogation du texte tandis que lors d'une réunion de l'association des juges égyptiens au Caire, certains ont lancé des appels à la "chute du régime".

 

Les milliers de participants à cette réunion du Caire ont réservé un accueil triomphal à Mahmoud Abdel Maguid, relevé jeudi de ses fonctions de procureur général par Mohamed Morsi. En signe de défi à l'égard du pouvoir, le président de cette association de juges, Ahmed al Zind, a présenté Mahmoud Abdel Maguid en utilisant son précédent titre.

 

BIPOLARISATION

 

Jugeant l'initiative présidentielle "fasciste et despotique", les adversaires du pouvoir ont appelé à un grand rassemblement mardi contre ce décret révélant à leurs yeux l'ambition autocratique d'un homme emprisonné du temps de l'ancien régime.

 

"Nous vivons un moment historique lors duquel soit nous achevons notre révolution, soit nous y renonçons pour qu'elle devienne la proie d'un groupe qui a placé ses petits intérêts partisans au-dessus de l'intérêt national", écrit le parti libéral Doustour dans un communiqué.

 

Signe de la bipolarisation de la société égyptienne, les Frères musulmans ont invité leurs partisans à manifester le même jour pour apporter leur soutien au décret présidentiel.

 

Vainqueurs des élections législatives et présidentielles, les Frères musulmans ont procédé en août à une purge au sein de l'armée pour écarter les généraux jugés trop proches de l'ancien pouvoir.

 

Le décret publié jeudi soir illustre leur méfiance à l'égard d'un appareil judiciaire qui n'a guère été renouvelé depuis le renversement d'Hosni Moubarak. Les nouvelles prérogatives accordées à Mohamed Morsi lui ont ainsi permis de limoger dès jeudi le procureur général du pays, Mahmoud Abdel Maguid.

 

Ce décret annule aussi tous les recours engagés contre l'assemblée chargée de la rédaction de la future Constitution et dominée par les islamistes.

 

Le nouveau pouvoir défend son initiative en affirmant qu'elle est destinée à accélérer la transition vers un régime démocratique.

 

"Elle vise à écarter les adversaires de Morsi au sein de l'appareil judiciaire et, au bout du compte, à éviter tout recours juridique contre la Constitution", affirme pour sa part Elijah Zarwan, de l'European Council on Foreign Relations.

 

"Nous nous trouvons désormais dans une situation où chacun des deux camps pratique la surenchère et il est de plus en plus difficile de voir comment l'un des deux camps peut reculer sans perdre la face", ajoute-t-il.

 

Les organisations salafistes, telles Nour et Gamaa Islamiya, qui prônent une interprétation stricte de la loi islamique, la "charia", dans la Constitution, ont apporté leur soutien au décret présidentiel.

 

L'initiative de Mohamed Morsi a en revanche été critiquée par les Etats-Unis, l'Union européenne et les Nations unies, alors que sa médiation pour obtenir une trêve dans la bande de Gaza venait tout juste de lui valoir les remerciements de la communauté internationale.

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:57

 

La crise alimente le sentiment indépendantiste en Catalogne

 

BARCELONE, Espagne (Reuters) - Le mouvement en faveur de l'indépendance de la Catalogne, thème central des élections de dimanche, a connu un nouvel élan en raison de la crise économique et il trouve maintenant parfois ses plus ardents défenseurs parmi des habitants venus d'autres régions d'Espagne.

 

Au-delà de l'affirmation d'une identité culturelle, les velléités sécessionnistes expriment aussi désormais une frustration croissante à l'égard de la récession, du chômage et du poids des impôts, autant de maux imputés au gouvernement central de Madrid.

 

A 72 ans, Josep Periera fait partie de ces nombreux habitants originaires d'autres régions d'Espagne et convertis à la cause de l'indépendance de la Catalogne, longtemps perçue comme un eldorado dans les provinces déshéritées du pays.

 

Lorsqu'il est arrivé au milieu du vingtième siècle dans le cadre d'une vague d'immigration en provenance d'Andalousie, il s'appelait Jose. Il a changé son prénom par son équivalent catalan et il est désormais parfaitement intégré.

 

"Il y a encore trois ans, je n'étais pas favorable à l'indépendance. Mais on ne peut plus supporter tout cela", a-t-il dit à Reuters lors d'un rassemblement électoral d'Artur Mas, président nationaliste de la communauté autonome.

 

D'après les sondages, la coalition d'Artur Mas (CIU) et trois autres partis indépendantistes devraient obtenir dimanche deux tiers des sièges au sein du prochain Parlement régional, la majorité nécessaire à l'organisation d'un référendum d'autodétermination.

 

Avec la récession et l'explosion du chômage dans toute l'Espagne, la colère grandit en Catalogne face au refus du gouvernement central à Madrid de renégocier le pacte par lequel la région lui verse chaque année seize milliards d'euros de revenus fiscaux.

 

D'après un récent sondage de l'institut catalan de la statistique, quatre vingt pour cent des adultes dont les parents sont catalans sont favorables à l'indépendance de la région.

 

Le taux est de quarante et un pour cent chez les adultes dont les parents ne sont pas catalans, mais il n'était que de vingt cinq pour cent en juin 2011.

 

INCOMPRÉHENSION

 

Or ces derniers représentent environ trois des sept millions cinq cent mille habitants de la région.

 

Jadis, les immigrés d'Andalousie vivaient dans leurs propres quartiers en périphérie de Barcelone, où ils continuaient de parler espagnol. Ils souffraient de discrimination et étaient même souvent appelés des "xarnego", mot catalan désignant une race de chiens.

 

Désormais, leurs enfants parlent catalan et regrettent l'époque où la région était capable de créer des emplois pour les travailleurs en provenance de toute l'Espagne.

 

"Ce sont les circonstances qui me rendent partisan de l'indépendance en raison des conséquences brutales de la crise et du fait que l'Espagne a pillé les richesses de la Catalogne pendant des années", dit Lluis Val, dont les parents se sont installés dans la région il y a plusieurs décennies. A 32 ans, il peine à trouver un emploi bien rémunéré.

 

Fils d'immigrés andalous, Salvador Garcia Ruiz juge comme beaucoup de Catalans que le reste de l'Espagne ne comprend pas les sentiments exprimés dans la région.

 

"Les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas contre l'Espagne, nous sommes simplement favorables à l'indépendance et c'est pourquoi ce sentiment est désormais le plus répandu. Nous voulons toujours entretenir de bonnes relations avec l'Espagne", dit cet économiste de 36 ans.

 

Beaucoup de Catalans admettent qu'il sera probablement impossible de parvenir à une indépendance totale car le reste du pays s'y opposerait fermement et que cela impliquerait en outre une sortie de l'Union européenne, avec des conséquences désastreuses sur le plan économique.

 

Une grande majorité veut tout de même avoir le droit de s'exprimer lors d'un référendum d'autodétermination, comme l'a illustré la manifestation d'un million de personnes en septembre dans les rues de Barcelone en faveur de l'indépendance.

 

"La marée humaine qui est descendue dans la rue a rendu tout cela possible et la seule chose que nous réclamons, c'est un référendum pour pouvoir au moins exprimer ce que nous voulons", dit Miriam Cascales, employée de supermarché de 32 ans.

 

Le sentiment indépendantiste est particulièrement répandu chez les jeunes, durement frappés par le chômage. D'après l'institut de sondage Metroscopia, environ soixante pour cent des électeurs de dix huit à trente cinq ans sont pour l'indépendance de la Catalogne.

 

"Le débat s'est éloigné de la simple question de l'indépendance de la Catalogne vers un débat économique plus large", juge Maria Jose Hierro, politologue à l'université Pompeu Fabra.

 

Beaucoup de Catalans refusent cependant de devoir choisir entre deux identités, régionale et espagnole.

 

Entrepreneur de 52 ans, Josep se dit favorable à l'indépendance avant d'ajouter :

 

"Beaucoup ne se sentent ni totalement Espagnols ni totalement Catalans. Il y a une masse importante de gens qui ne savent pas pour qui voter."

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:39

 

La contestation enfle contre le futur aéroport de Nantes

 

NANTES (Reuters) - De nouveaux affrontements ont éclaté samedi à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, entre les forces de l'ordre et les opposants au projet d'aéroport qui suscite un malaise de plus en plus profond chez les élus écologistes alliés au gouvernement.

 

A Nantes, à trente cinq kilomètres du lieu du site du projet, d'autres heurts sont intervenus lorsqu'une manifestation de plusieurs milliers de personnes, trois mille deux cent selon la police et huit mille selon les organisateurs, s'est approchée de la préfecture.

 

Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau pour refroidir les ardeurs de certains manifestants. Un CRS a été blessé à la mâchoire par un pavé et a été emmené à l'hôpital.

 

A Notre-Dame-des-Landes, des cailloux, bouteilles, fusées de détresse et cocktails Molotov ont été lancés en direction des gendarmes qui ont riposté par des tirs de grenades, lacrymogènes ou assourdissantes.

 

La préfecture de Loire-Atlantique a signalé deux blessés du côté des opposants et un du côté des gendarmes, transportés à l'hôpital pour des examens, dans cette contestation qui ne cesse de grandir sur le terrain depuis un mois.

 

Huit personnes ont été interpellées, principalement pour des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique.

 

Après une grande opération d'expulsion menée sur trois sites vendredi, les gendarmes mobiles ont pour mission de sécuriser l'intervention des entreprises mobilisées pour la destruction de maisons et cabanes en bois, qui ont toutes été démantelées.

 

"L'objectif de l'action en cours est d'éliminer toutes les constructions reconnues illégales à ce jour pour empêcher le camp de prendre des proportions inadmissibles", précise la préfecture de Loire-Atlantique, qui a évalué le nombre d'opposants sur place à "cinq cent, dont cent cinquante très agressifs".

 

Les opposants au projet, des agriculteurs, des activistes, des élus ou de simples citoyens, réfutent tout problème de saturation ou de sécurité de l'aéroport actuel.

 

Ils dénoncent la destruction d'une des dernières zones de biodiversité du département.

 

Leur manifestation, il y a une semaine à Notre-Dame-des-Landes, avait rassemblé entre treize mille cinq cent personnes, selon la préfecture, et quarante mille selon leurs chiffres.

 

"Le débat public a déjà eu lieu, entre 2002 et 2003 pendant cinq mois", a déclaré Christian de Lavernée, préfet de la région Pays de la Loire.

 

"ARCHAÏQUE" POUR COHN-BENDIT

 

Mais le gouvernement a affiché samedi dans un communiqué sa détermination à mener à bien un projet porté par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes.

 

Les ministres de l'Ecologie, des Transports et de l'Agriculture, Delphine Batho, Frédéric Cuvillier et Stéphane Le Foll, ont confirmé la "nécessité de poursuivre le déroulement du projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique, porté par deux régions, sept départements et les intercommunalités de Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et La Baule".

 

Le gouvernement réitère les engagements pris pour respecter la biodiversité, ce qui entraînera un délai de six mois dans le début des travaux de défrichement, qui devaient commencer en janvier prochain, une légère concession aux opposants.

 

Les ministres soulignent aussi que les deux cent cinquante hectares qui seront "artificialisés" seront compensés par la mise à disposition de friches agricoles disponibles.

 

Sur le plan politique, les écologistes critiquent de plus en plus un dossier qui devient brûlant pour la majorité.

 

L'envoi d'un demi-millier de gendarmes pour empêcher les opposants d'occuper le site est "une façon de gouverner complètement archaïque", estime dans Libération de samedi le cofondateur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Daniel Cohn-Bendit.

 

Pour lui, "la manière dont cela se passe à Notre-Dame-des-Landes rend de plus en plus difficile le maintien des écologistes au gouvernement", où le parti socialiste croit "que l'on peut piétiner et les écologistes et les enjeux écologistes".

 

Comme les manifestants, ils dénoncent l'utilisation par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls du terme "kyste" pour désigner les personnes qui tentent d'occuper le terrain.

 

EELV avait déjà déploré vendredi l'ampleur de l'intervention des forces de l'ordre "face à quelques centaines de militants et d'agriculteurs", critiquant "une conception pour le moins étonnante de la 'force du droit' où il y a plus de force que de droit".

 

Selon la préfecture, les expulsions des squatteurs se justifient par l'imminence des travaux préparatoires à la future desserte routière de l'aéroport, qui doivent démarrer en janvier prochain. Ceux de l'aéroport à proprement parler doivent débuter en 2014, pour une mise en service en 2017.

 

La construction et la concession du futur aéroport, situé à trente kilomètres au nord de Nantes, ont été confiées au groupe Vinci, qui évalue son coût à cinq cent soixante millions d'euros. Il déboursera trois cent vingt millions d’euros, le reste étant payé par l'Etat (cent vingt cinq millions cinq cent mille euros) et les collectivités locales (cent quinze millions cinq cent mille euros).

 

Le projet est porté par l'Etat et soutenu par l'UMP, le Parti Communiste Français et les élus socialistes.

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 19:22

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/14/le-secret-le-mieux-garde-de-l-affaire-de-tarnac_1790316_3232.html

 

« Le secret le mieux gardé de l’affaire de Tarnac

 

Par Giorgio Agamben, philosophe, et Yildune Lévy, mise en examen dans l’affaire de Tarnac

 

C’est en février 2011 que parut la première brève sur le sujet : « ce fut longtemps le secret le mieux gardé de l’ « affaire de Tarnac » : un agent britannique, infiltré au cœur des mouvements alter mondialistes et environnementalistes européens, a joué un rôle important dans cette enquête » (L’Express). La nouvelle est longtemps restée sans suite, orpheline. Les scandales ne s’importent pas comme n’importe quelle autre marchandise.

 

Leur naissance doit trop à la conformation morale du pays où ils éclatent. "L'affaire Mark Kennedy", en Angleterre, a nourri les tabloïds et les émissions à sensation pendant des mois. Elle a conduit à la dissolution de l'unité "d'élite" des services secrets pour laquelle il travaillait, au déclenchement d'une kyrielle d'enquêtes sur les méthodes d'infiltration de la police anglaise, à la démission d'un procureur, au non-lieu de toutes les procédures impliquant de près ou de loin Mark Kennedy, et même à l'annulation de jugements déjà rendus.

 

Mais le fond du scandale était éthique : il tenait à l'incompatibilité du stupre et du lucre avec l'ethos puritain anglais. Peut-on, dans le cadre de son travail d’officier de renseignement, coucher avec des dizaines de charmantes jeunes anarchistes ? Est-il permis de dépenser plus de deux millions d'euros, sept ans durant, pour financer les soirées techno, les beuveries, les vacances, les montres-espions à sept mille euros d'un James Bond piercé et tatoué de l'anarchie, et tout ça pour un peu d'information sur les activités des écologistes radicaux, des antifascistes, des militants anti globalisation ? La sensibilité nationale répondait sans hésitation "non" à ces questions superflues. D'où l'ampleur et la durée du scandale. En Allemagne, où l'on est, semble-t-il, d'abord soucieux des procédures et du sol national, l'affaire Mark Kennedy porta plutôt sur la légalité ou non de l'usage d'un agent étranger sur le territoire allemand.

 

On peut dresser de l'affaire de Tarnac plusieurs généalogies également scandaleuses, et presque également barbouzardes, mais la plus significative politiquement est celle qui part de Mark Kennedy : car c'est elle qui en dit le plus long sur les arcanes de notre temps. Mark Kennedy travaillait officiellement pour la National Public Order Intelligence Unit, un service de renseignement britannique créé en 1999 afin de combattre le retour de la contestation écologiste et anti globalisation au Royaume Uni.

 

Le déploiement massif d'agents infiltrés dans ces mouvements traduit "sur le terrain" le lancement d'une nouvelle doctrine policière qui se nomme en anglais "intelligence-led policing" et en français, sous licence d'importation déposée par Alain Bauer et Xavier Raufer, le "décèlement précoce". C'est dans les années 2000 que le Royaume-Uni s'attache, au travers de sa présidence de l’Union européenne, à la diffuser et à la faire adopter par ses partenaires européens, ce en quoi les autorités britanniques ont réussi, comme elles s'en flattent publiquement, car, avec la doctrine, c'est un ensemble de services, de techniques et d'informations qui pourront être échangés et vendus aux partenaires en question.

 

Des "informations" sorties de l'imagination fertile de Mark Kennedy, par exemple. La nouvelle doctrine dit ceci : l'engagement politique, dès qu'il dépasse le cadre inoffensif de la manifestation ou de l'interpellation des "dirigeants", sort du cadre démocratique pour entrer dans le domaine criminel, dans le "pré terrorisme". Ceux qui sont susceptibles de sortir de ce cadre sont repérables à l'avance. Plutôt que d’attendre qu'ils commettent un crime, comme occuper une centrale à charbon ou bloquer un sommet européen ou un G8, il suffit de les arrêter dès qu'ils en forment le projet, quitte à susciter soi-même le projet.

 

Les techniques de surveillance humaine comme l'électronique à disposition doivent être suffisamment étendues, sophistiquées et partagées. Et comme ces techniques "préventives" ne sont elles-mêmes guère compatibles avec l'ordre réputé démocratique, il faut s’organiser en marge de celui-ci. C'est d'ailleurs en toute franchise ce que répondit le chef du BKA allemand (équivalent local de la direction centrale du renseignement intérieur, DCRI) lorsqu'une commission d'enquête parlementaire s'avisa de l’interroger sur l'affaire Kennedy : "Contre les euro-anarchistes, contre ceux qui s'organisent conspirativement et internationalement, nous devons nous organiser tout aussi conspirativement et tout aussi internationalement." "Il faut agir en partisan partout où il y a des partisans", disait Napoléon dans une formule que Carl Schmitt se plaisait tant à citer.

 

Il ne fait aucun doute que le début des ennuis pour les gens de Tarnac vient d'informations, fabriquées pour certaines, volontairement gonflées pour d'autres, émanant de Mark Kennedy : il fallait bien qu'il justifie son salaire, et ses employeurs, leurs crédits. Des réseaux franco-britanniques de l'ombre auront assuré leur transmission discrète à la DCRI, qui s'est trouvée ainsi piégée, elle, bien plus que ceux de Tarnac. Telle est donc la véritable signification, et le véritable skandalon, de l'affaire de Tarnac. Ce qui se cache sous l'apparence d'un fiasco judiciaire français, c'est la constitution d'une conspiration policière mondiale revendiquée dont Mark Kennedy, officiellement actif dans onze pays, de l’Europe aux Etats-Unis en passant par l'Islande, n'est à ce jour que le plus fameux pion.

 

Comme toujours, la prose policière ne contient de vérité qu'à condition de l’inverser terme à terme : lorsque la police dit : "Les euro-anarchistes sont en train de tisser un réseau pré-terroriste européen pour attaquer les institutions", il faut évidemment lire : "Nous, policiers, sommes en train de doubler les institutions par une vaste organisation européenne informelle afin d’attaquer les mouvements qui nous échappent." Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a déclaré à Rome que, face aux "processus de radicalisation dans de nombreux pays", il importait d’accentuer la coopération au sein d'Interpol contre les "formes de violence provenant de l'ultra gauche, de mouvements anarchistes ou d'autonomes".

 

Or ce qui se passe en ce moment en Europe, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie, au Royaume-Uni, ce n'est pas que surgissent ex nihilo des groupes radicaux venus menacer la quiétude de la « population », mais que les peuples eux-mêmes se radicalisent devant l'évident scandale qu'est l'ordre présent des choses. Le seul tort de ceux qui, comme les gens de Tarnac, sont issus du mouvement anti globalisation et de la lutte contre la dévastation du monde, c'est d’avoir formé un signe avant-coureur d'une prise de conscience désormais générale.

 

Au train où vont les choses, il se pourrait bien qu'un jour le refus de l'identification biométrique, aux frontières comme dans la vie, devienne une pratique diffuse. Ce qui constitue la plus lourde menace sur la vie des gens, ce ne sont pas de chimériques "groupes terroristes", mais l'organisation effective de la souveraineté policière à l'échelle mondiale, et ses coups tordus. L'Histoire nous rappelle que les intrigues de l'Okhrana, la police secrète russe, n'ont guère porté bonheur au régime tsariste. "Il n'est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et toutes les polices du monde, quels que soient leur machiavélisme, leurs sciences et leurs crimes, sont à peu près impuissantes", notait l'écrivain Victor Serge. Il délivrait aussi ce conseil dans Ce que tout révolutionnaire doit savoir sur la répression, en 1926 : "Si l'accusation se base sur un faux, ne pas s'en indigner : la laisser plutôt s’enferrer avant de la réduire à néant."

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:31

 

http://www.relaxepourles15.rezisti.org

 

Non à la répression

 

Relaxe pour les quinze postiers des Hauts de Seine

 

Pendant plusieurs semaines, un mouvement social a touché la Poste dans les Hauts de Seine au cours du printemps 2010.

 

En cause, la réorganisation de l'activité de distribution du courrier et le projet « facteur d'avenir » qui met en place des restrictions de personnels, des réductions de tournées, une nouvelle dégradation du service rendu aux usagers avec, entre autre la suppression du principe « un facteur, une tournée » et des conditions de travail aggravées.

 

Les 12, 13 et 14 décembre 2012 aura lieu le procès en appel des quinze syndicalistes des Hauts de Seine (treize militants de SUD et deux militants de la CGT). On leur reproche d’avoir séquestré le directeur du service des ressources humaines de la DOTC lors de ce conflit. Pour ces mêmes motifs deux représentants départementaux de SUD Poste des Hauts de Seine ont été sanctionnés par la Poste avec douze mois d’exclusion de fonction pour Bertrand Lucas et vingt quatre mois d’exclusion de fonction pour Yann Le Merrer. Toujours pour ce même motif la Poste avait demandé le licenciement de Gaël Quirante, également représentant départemental de SUD Poste des Hauts de Seine, licenciement qui a été refusé à la fois par l’inspecteur du travail et le ministre du travail de l’époque.

 

On aurait pu penser que La Poste aurait fait le choix du dialogue après la signature d’un protocole de fin de conflit et les décisions de l’inspection du travail et du ministre du travail qui refusaient la thèse de la séquestration. Mais le choix de La Poste a été de continuer de criminaliser l’action syndicale en traînant ces quinze syndicalistes devant les tribunaux.

 

Nous exigeons que les sanctions et poursuites engagées soient abandonnées et la relaxe des quinze postiers des Hauts-de-Seine.

 

Les signataires expriment leur solidarité avec les syndicalistes sanctionnés ainsi que tous les salariés sanctionnés pour fait syndical à la Poste et dans d'autres entreprises et demandent que soit votée une loi d´amnistie pour les militants des mouvements sociaux.

 

Premiers signataires

 

CGT FAPT Hauts de Seine, FSU Hauts de Seine, SUD Activités Postales Hauts de Seine, Solidaires Hauts de Seine, PCF Hauts de Seine, NPA Hauts de Seine

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:14

 

http://www.petitions24.net/pour_la_liberte_de_manifester_sans_risquer_un_an_de_prison_ferme

 

Pour la liberté de manifester sans risquer un an de prison ferme

 

Depuis la dernière manifestation concernant les plans d'austérités dans laquelle Grégory Pasqueille a été arrêté Dimanche 30 Septembre 2012 lors de la fin de la manifestation qui s'est finie sur la Place d'Italie à Paris, Grégory Pasqueille est déjà passé une première fois en procès Lundi 19 Novembre 2012 devant la vingt neuvième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris à 9 heures pour les faits suivants qui lui sont reprochés : "rébellion en récidive".

 

Grégory Pasqueille était en effet sur cette manifestation à laquelle il s'est présenté en étant masqué, il s'est mis à appliquer les principes de la désobéissance civile sans plus.

 

Il est en effet passé devant la vingt neuvième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris une première fois Lundi 19 Novembre 2012, date à laquelle il a été convoqué et qui, pour cause de non apparition du procès verbal des gendarmes en ce qui concerne l'arrestation et surtout les faits de rébellion en récidive dans son dossier, le procureur de la république (représentant de l'Etat) demandait au juge de renvoyer le dossier à une autre date.

 

Ni les gendarmes qui ont arrêté ce jeune homme ni leur avocat n'étaient présents lors de ce procès, le procès verbal concernant les faits reprochés à Grégory Pasqueille n'apparaît en aucun cas, mais aussi dans le dossier du juge un procès verbal apparaît mais pas au nom de Grégory Pasqueille.

 

Un renvoi a donc été demandé par le procureur et accepté par le juge, nous invitons donc toutes et tous ceux qui veulent à se présenter Lundi 11 Février 2013 devant la vingt neuvième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris à 9 heures et, pour ceux et celles qui ne le peuvent pas, au moins à faire tourner et signer cette pétition pour la demande de relaxe et pour l’arrêt immédiat de toutes les poursuites contre Grégory Pasqueille

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:46

 

Nouvelle intervention policière à Notre Dame des Landes

 

NANTES (Reuters) - Environ cinq cent gendarmes sont intervenus vendredi pour évacuer les opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, qui avaient réoccupé des terrains du site à la faveur d'une importante manifestation le week-end dernier.

 

Des heurts ont éclaté en fin de matinée entre les forces de l'ordre, qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes et à des grenades assourdissantes - à une partie des opposants au projet.

 

Le préfet a justifié cette opération pour "empêcher la reconstitution d'un camp retranché", alors qu'une demi-douzaine de bâtisses faites de matériaux de récupération était en cours d'installation dans la forêt de Rohanne, à proximité du lieu de la

"manifestation de réoccupation" de samedi dernier.

 

Les opposants appellent à un blocage du pont de Cheviré, l'un des deux principaux ponts qui enjambent la Loire à Nantes.

 

"L'opération qui est menée ce matin, avec un déploiement massif des forces de l'ordre, vise à évacuer trois sites qui sont occupés illégalement", a déclaré sur RTL le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

 

"Il y a intention de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public et d'empêcher l'installation d'un camp qui pourrait servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux", a-t-il ajouté.

 

Les opposants au projet d'aéroport avaient appelé à des rassemblements vendredi matin à proximité de la zone d'aménagement différé (ZAD) du futur aéroport, qui est bouclée.

 

LES ÉCOLOGISTES PROTESTENT

 

Dans une interview à Paris Match, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a réaffirmé cette semaine que l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont la construction est contestée par les écologistes et le Parti de Gauche, se ferait.

 

"Notre-Dame-des-Landes est un projet d'intérêt général et pas un projet personnel", a dit l'ancien maire de Nantes.

 

Dans un communiqué, Europe Ecologie-Les Verts a déploré l'ampleur de l'intervention des forces de l'ordre "face à quelques centaines de militants et d'agriculteurs".

 

"EELV déplore cette triste vision du dialogue avec les citoyens, prenant le risque de l'affrontement et illustrant une conception pour le moins étonnante de la "force du droit" où il y a plus de force que de droit", a déclaré le porte-parole national de la formation, Jean-Philippe Magnen.

 

Le député européen écologiste José Bové a dénoncé "l'acharnement des pouvoirs publics" dans cette affaire.

 

"Je pense qu'il y a de manière très claire, d'un côté la force de l'Etat et d'un autre la légitimité de ceux qui disent qu'il faut un autre projet de développement. Ce que demandent les agriculteurs et les élus de Notre-Dame-des-Landes, c'est la possibilité d'avoir un débat", a-t-il déclaré sur RTL.

 

"Je pense qu'il est légitime de résister et d'occuper les lieux de manière pacifique. C'est un acte que je soutiens."

 

Pierre-Henry Brandet lui a répondu qu'il ne s'agissait pas d'une manifestation et d'une opposition pacifiques.

 

"Vingt-cinq policiers et gendarmes blessés depuis un mois, ce n'est pas ce qu'on appelle une opposition pacifique. Et la stricte force nécessaire sera employée pour faire respecter les décisions de justice et la loi et évacuer ces sites occupés illégalement."

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 20:58

 

http://www.fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8ML2IP20121121?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true

 

FMI et BCE se séparent sans accord

 

BERLIN/ATHENES, Mercredi 21 Novembre 2012  (Reuters) - Les bailleurs de fonds internationaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une aide d'urgence à la Grèce et feront une nouvelle tentative lundi prochain, mais l'Allemagne signale que des points de désaccords significatifs subsistent.

 

Les représentants de la "troïka" des créanciers d'Athènes se sont séparés mercredi matin sans avoir trouvé d'accord sur les moyens à mettre en oeuvre pour ramener le ratio d'endettement grec à cent vingt pour cent de son produit intérieur brut (PIB).

 

Après près de douze heures de négociations, ils ont dû se résoudre à prévoir une nouvelle réunion, la troisième du mois, lundi prochain, afin d'obtenir le consensus nécessaire au versement d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce.

 

Plusieurs responsables européens ont minimisé cet échec, notant que les différends étaient d'ordre technique et que l'accord serait conclu lors de leur prochaine réunion du 26 novembre.

 

"Il n'y a pas de désaccord politique majeur", a affirmé à l'issue de la réunion Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro.

 

Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, a appuyé ces propos sur Europe 1 : "Nous sommes à un cheveu d'un accord, je suis très confiant que nous y parviendrons lundi".

 

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble a dit son optimisme dans la capacité de la Grèce à trouver les moyens de couvrir ses besoins de financement, par exemple en l'autorisant à racheter sa propre dette avec une décote, en puisant sur les revenus dégagés par la Banque centrale européenne (BCE) de ses achats de dette grecque et en abaissant les taux .

 

"Des mesures supplémentaires sont nécessaires et nous avons eu des discussions intensives à ce sujet avec le Fonds monétaire international. Nous sommes d'accord pour l'essentiel que le déficit sera résorbé, qu'il y aura un programme de rachat de la dette grecque sur le marché", a-t-il dit à la presse.

 

"IL Y A DES CHANCES"

 

Mais il dit à des parlementaires conservateurs que les bailleurs de fonds étaient en désaccord sur la manière de définir la soutenabilité de la dette et de combler les besoins de financement de la Grèce.

 

Les gouvernements européens souhaitent donner à la Grèce deux années de plus - jusqu'en 2022 - pour ramener sa dette à cent vingt pour cent du PIB, le niveau jugé soutenable, mais le FMI s'y oppose.

 

Les Européens, menés par l'Allemagne, refusent d'effacer une partie de la dette. Les deux options faciliteraient le respect des objectifs fixés à Athènes dans le cadre du sauvetage.

 

Angela Merkel a déclaré mercredi que la meilleure solution serait d'associer une baisse des taux d'intérêts, à un report des échéances de la dette de quinze à trente ans et à un renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) auquel l'Allemagne contribuerait, selon un participant.

 

"Je crois qu'il y a des chances, ce n'est pas certain, mais il y a des chances, d'aboutir à une solution lundi", a-t-elle dit devant le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.

 

Athènes a besoin de la nouvelle tranche de trente et un milliards d'euros d'aide pour assurer le service de sa dette, avec une prochaine échéance importante qui tombe mi-décembre.

 

Selon un document rédigé en vue du sommet et consulté par Reuters, ramener la dette grecque à cent vingt pour cent du PIB d'ici 2020 supposerait que les pays de la zone euro acceptent de passer en perte une partie de leurs prêts à Athènes, ce que refusent l'Allemagne et d'autres membres de la zone euro.

 

L'Allemagne et les autres Etats membres de l'Union européenne soulignent qu'un effacement d'une partie de la dette serait illégal et la BCE, créancier important du pays, refuse de subir une "décote" sur ses créances sur la Grèce.

 

DÉTERMINATION

 

"(Une décote) aurait trois conséquences que nous jugeons mauvaises", a déclaré Norbert Barthle, député membre du parti d'Angela Merkel de l'union chrétienne démocrate (CDU) sur une radio allemande.

 

"D'abord, cela coûterait de l'argent. Ensuite, cela enverrait un signal désastreux à l'Irlande, au Portugal voire à l'Espagne, qui se demanderaient immédiatement pourquoi eux doivent accepter de mettre sur pied de difficiles mesures (d'austérité)(...) et cela aurait des conséquences sur la règle budgétaire."

 

"Une décote sur la dette est peut-être la solution la plus confortable et la plus facile pour le pays en difficulté (...) mais notre objectif doit être de combattre l'endettement", a-t-il insisté.

 

Parmi les mesures envisagées pour réduire la dette grecque dans les délais les plus courts figure un plan qui permettrait à la Grèce de racheter des obligations à prix réduit par rapport à leur valeur nominale, auprès de créanciers privés.

 

Selon l'une des propositions évoquées par des responsables et par le document préparatoire, environ dix milliards d'euros de dettes pourraient être rachetés à un taux entre 0,30 et 0,35 euro pour chaque euro de dette détenu.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:52

 

Les rebelles syriens s’emparent d’une base militaire

 

AMMAN (Reuters) - Les rebelles syriens ont annoncé jeudi la prise d'une base de l'artillerie des forces gouvernementales dans la province orientale de Daïr az Zour, région stratégique frontalière de l'Irak.

 

"Après vingt jours et quarante quatre martyrs, la base militaire de Maïadine est tombée à 8 heures 30. Tout le secteur rural qui va de la frontière irakienne, le long de l'Euphrate, à la ville de Daïr az Zour est désormais aux mains des insurgés", a déclaré Abou Laïla, membre du Conseil révolutionnaire militaire de la province, interrogé par Reuters.

 

Un autre membre de l'opposition en contact avec les rebelles a confirmé la prise, "au terme d'un long siège", de cette base située à quarante deux kilomètres au sud-est de Daïr az Zour.

 

La semaine dernière, les insurgés s'étaient emparés d'un aéroport militaire situé à quatre vingt kilomètres au sud-est de la frontière irakienne. Ils ont en outre multiplié récemment les opérations contre des bases du centre et du nord de la Syrie, ce qui témoigne de leurs progrès en termes de capacités opérationnelles.

 

Aucune localité importante n'est toutefois tombée entre leurs mains et leurs positions restent fragiles tant que l'armée syrienne possède la maîtrise du ciel. Les efforts déployés pour unifier leur commandement n'ont par ailleurs donné que peu de résultats.

 

Les forces gouvernementales disposent encore de trois bases militaires dans la province de Daïr az Zour, selon le cheikh Nawaf al Bachir, un dignitaire tribal de la région. Les rebelles contrôlent quant à eux la route principale entre le chef lieu de la province et le poste frontière d'al Boukamal, a-t-il ajouté.

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:41

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/226328-abbas-f%C3%A9licite-le-chef-du-gouvernement-hamas-%C3%A0-gaza-pour-sa-victoire

 

Abbas félicite le chef du gouvernement du Hamas à Gaza pour sa victoire

 

IRIB. Le président palestinien Mahmoud Abbas a félicité jeudi le chef du gouvernement du Hamas à Gaza Ismaïl Haniyeh pour sa victoire après la conclusion d’un cessez le feu avec Israël, a annoncé le bureau d’Ismaïl Haniyeh dans un communiqué.

 

Lors d'une conversation téléphonique, le président Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas, NDLR) a félicité Ismaïl Haniyeh du Hamas pour sa victoire et exprimé sa sympathie aux martyrs, précise le communiqué. L'agence de presse palestinienne Wafa, basée à Ramallah (Cisjordanie) a précisé que Mahmoud Abbas a reçu un appel téléphonique du frère Haniyeh qui l'a informé de la situation à Gaza après le cessez-le-feu.

 

Le président a salué la détermination (palestinienne) face à l'agression et a souligné l'importance de parvenir à un cessez-le-feu et épargner les ravages de la guerre, a précisé l'agence.

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