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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:34

 

La répression s’abat sur les frères musulmans en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Une répression tous azimuts s'est abattue jeudi sur les frères musulmans en Egypte au lendemain de l'éviction de Mohamed Morsi par l'armée, dont l'intervention a été accueillie avec un mélange de joie et d'amertume à travers le pays.

 

Des millions d'égyptiens réunis dans les rues du Caire et d'autres villes ont salué dans la liesse la nuit dernière la mise à l'écart du président issu de la confrérie islamiste.

 

D'autres redoutent en revanche les conséquences de l'initiative des militaires contre le premier chef d'Etat démocratiquement élu dans leur pays, fortement polarisé entre les islamistes et leurs adversaires libéraux et de gauche depuis la révolution ayant emporté Hosni Moubarak en février 2011.

 

Le président de la haute cour constitutionnelle, Adli Mansour, a prêté serment dans la matinée en tant que chef d'Etat par intérim. Il a immédiatement tendu la main aux frères musulmans.

 

« Les frères musulmans font partie du peuple et ils sont invités à participer à la construction de la nation dont personne n'est exclu et, s'ils répondent à cette invitation, ils seront les bienvenus », a-t-il déclaré à la presse.

 

Ces paroles d'apaisement contrastent avec les actes de l'appareil judiciaire et des forces de l'ordre.

 

Mohamed Badie, guide suprême des frères musulmans, a été arrêté dans le nord de l'Egypte, a-t-on appris de sources proches des services de sécurité.

 

Cette arrestation, que la confrérie n'a pas été en mesure de confirmer, fait suite au mandat d'arrêt émis quelques heures plus tôt par le parquet contre Mohamed Badie et son adjoint Khaïrat al Chater pour incitation à la violence contre des manifestants.

 

LES FRÈRES N'ENTENDENT PAS PRENDRE LES ARMES

 

Mohamed Morsi, placé aux arrêts selon des sources judiciaires et des frères musulmans, ainsi que quinze autres responsables islamistes font l'objet d'une enquête pour « outrage à la justice », a annoncé un magistrat.

 

D'autres responsables politiques du mouvement, dont Saad al Katatni, le chef du Parti Liberté et Justice (PLJ), l'aile politique des frères musulmans, ont été arrêtés, a-t-on appris auprès de cette formation et de sources proches des services de sécurité.

 

Les autorités militaires ont également fait fermer trois chaînes de télévision favorables à Mohamed Morsi, dont Egypt 25, la chaîne des frères musulmans. Selon l'agence Mena, les directeurs d'Egypt 25 ont été arrêtés peu après l'annonce de la destitution du président.

 

Un responsable du PLJ a affirmé en outre que l'imprimerie nationale avait refusé d'imprimer le journal du parti.

 

Mohamed al Beltagui, l'un des principaux dirigeants du PLJ, a dénoncé un « coup d'Etat militaire » tout en assurant que les frères musulmans n'allaient pas prendre les armes.

 

Essam al Erian, autre dirigeant des frères musulmans, a écrit sur Facebook que des « vagues de sympathie » allaient progressivement se soulever à travers l'Egypte en faveur de la confrérie. « Le coup d'Etat prendra fin plus vite que vous ne l'imaginez », ajoute-t-il.

 

Devant la cour constitutionnelle où Adli Mansour a prêté serment, Maïssar al Taoutansi, un ingénieur de vingt cinq ans, résume l'état d'esprit des électeurs de Mohamed Morsi opposés à l'intervention de l'armée.

 

« Nous avons fait la queue pendant des heures le jour de l'élection et maintenant, nos votes ne comptent plus. Il ne s'agit pas des frères musulmans, il s'agit de l'Egypte. Nous sommes revenus trente ans, soixante ans en arrière. L'armée est de nouveau au pouvoir. Mais la liberté vaincra ».

 

DE NOUVELLES ÉLECTIONS ANNONCÉES, PAS DE DATE

 

Lancé par une coalition hétéroclite rassemblant libéraux, laïcs et jeunes révolutionnaires de 2011, le mouvement de contestation contre Mohamed Morsi a pris de l'ampleur en raison des difficultés économiques persistantes auxquelles sont confrontés les égyptiens. Des millions d'égyptiens ont manifesté dimanche contre le président, auquel l'armée a alors lancé un ultimatum.

 

Le sort de Mohamed Morsi a été scellé mercredi après-midi lors d'une réunion autour du chef d'état-major de l'armée, le général Abdel Fatah al Sisi, avec des responsables politiques de tous bords, hormis les frères, des dignitaires religieux et des représentants des jeunes du mouvement Tamarud.

 

De cette réunion est sorti un plan de transition concocté par l'armée: un gouvernement provisoire de techniciens va être formé et une nouvelle constitution va être rédigée.

 

Adli Mansour a annoncé la tenue d'élections présidentielle et législatives anticipées, sans en préciser la date.

 

Représentant mandaté par l'opposition, Mohamed al Baradeï a assuré que ce plan allait permettre de « poursuivre la révolution » de 2011.

 

Les Etats-Unis et de nombreux autres pays n'ont pas explicitement qualifié le renversement de Mohamed Morsi de « coup d'Etat militaire » mais ont exprimé leur inquiétude et appelé l'armée égyptienne à restituer aussi vite que possible le pouvoir à un gouvernement civil.

 

En déplacement en Tunisie, dont la révolution a inspiré le soulèvement contre Hosni Moubarak en Egypte, François Hollande a jugé que le processus démocratique était « arrêté » en Egypte.

 

Son homologue tunisien Moncef Marzouki a dénoncé une intervention militaire « totalement inacceptable ».

 

Le ton était complètement différent dans la plupart des autres pays arabes, qui ont félicité Adli Mansour pour son arrivée à la tête de l'Etat.

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:17

 

Delphine Batho se dit victime des groupes de pression

 

PARIS (Reuters) - Delphine Batho a lancé jeudi une attaque en règle contre la politique environnementale du gouvernement français, qui a cédé selon elle aux groupes de pression liés au gaz de schiste et au nucléaire en la limogeant.

 

François Hollande a mis fin mardi aux fonctions de l'ancienne ministre de l'écologie, qui avait critiqué le « mauvais budget » alloué à son secteur pour 2014, estimant qu'elle avait violé le principe de solidarité gouvernementale.

 

« Parce que je suis fidèle à mes engagements et à mes convictions depuis plusieurs mois, certaines puissances économiques n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique », a expliqué Delphine Batho lors d'une conférence de presse à Paris.

 

« Ce combat s'est cristallisé notamment que la question des gaz de schiste et plus discrètement sur la réduction de la part du nucléaire en France », a-t-elle ajouté.

 

« Ces forces dont je parle ne se sont pas cachées de vouloir ma tête mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues », a-t-elle estimé.

 

L'ancienne ministre, figure de la génération montante du Parti Socialiste, s'est interrogée sur les propos prêtés au patron de l'entreprise de tubes Vallourec, Philippe Crouzet, dont la femme est la directrice de cabinet de François Hollande.

 

« Est-il normal que le patron de l'entreprise Vallourec, directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste, ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux Etats-Unis », a demandé Delphine Batho.

 

L'ancienne protégée de Ségolène Royal a explicitement en cause le premier ministre Jean-Marc Ayrault qui a fait « des arbitrages sans discussion directe avec les ministres concernés ».

 

Le budget 2014 « marque un tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique. Je n'ai pas accepté ce changement en silence », a-elle expliqué.

 

« Quelque chose a changé dans le fonctionnement gouvernemental, mon éviction est aussi un message à mes anciens collègues pour leur dire que c'est fini la collégialité au sein du gouvernement », a-t-elle ajouté.

 

NI ERREUR NI FAUTE

 

Delphine Batho, qui a été réélue en juin 2012 députée des Deux Sèvres, a annoncé son intention de récupérer son siège à l'assemblée nationale. Elle devrait reprendre officiellement ses fonctions le 3 août prochain.

 

« Je n'ai commis mardi matin ni une erreur ni une faute, je n'ai pas davantage manqué à la solidarité gouvernementale », a-t-elle dit, estimant avoir fait acte de « résistance ».

 

« Ce que je n'accepte pas, ce n'est pas de faire des compromis, c'est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays », a-t-elle ajouté.

 

« Ce dont il est question, ce n'est pas d'un poste ministériel, c'est du droit de ma génération à avoir des espoirs et à agir. Le temps est venu de reprendre la main du changement, j'appelle la gauche à un sursaut en faveur de l'écologie, de l'espoir et des générations futures ».

 

Selon un sondage Harris Interactive publié mercredi, cinquante neuf pour cent des français n'approuvent pas le limogeage de Delphine Batho contre quarante et un pour cent qui approuvent la décision de François Hollande et Jean Marc Ayrault.

 

Qualifiant cette mesure de « disproportionnée », l'ancienne ministre a déploré la méthode employée par le gouvernement en la comparant à celle qui a prévalu lors de la démission de l'ancien ministre du budget qui a reconnu la détention d'un compte en Suisse.

 

« Je remarque que Jérôme Cahuzac a été remercié et salué pour l'ensemble de son travail au service de la république et que ce n'est pas le cas dans le communiqué de presse qui m'a congédiée », a-t-elle dit.

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 19:31

 

La coalition portugaise fragilisée fait douter les marchés

 

Mercredi 3 Juillet 2013

 

LISBONNE (Reuters) - Le gouvernement portugais est menacé de perdre deux ministres supplémentaires selon la presse locale, une perspective qui fragilise un peu plus le premier ministre Pedro Passos Coelho et menace la poursuite de l'ajustement budgétaire imposé par l'Union européenne et le FMI.

Plusieurs journaux, radios et chaînes de télévision ont rapporté que la ministre de l'agriculture, Assunçao Cristas, et son collègue de la sécurité sociale, Pedro Mota Soares, tous deux membres du Parti Populaire (CDS-PP, droite), allaient remettre leur démission au chef du gouvernement, imitant ainsi le chef de file de leur mouvement, Paulo Portas, titulaire du portefeuille des affaires étrangères.

Pedro Passos Coelho a annoncé mardi soir dans une allocution télévisée avoir refusé le départ de Paulo Portas et il a dit vouloir résoudre le blocage actuel pour assurer la stabilité politique.

Lundi, c'est le ministre des Finances, Vitor Gaspar, qui avait quitté le gouvernement.

La situation politique, jugée « absurde » par de nombreux commentateurs, préoccupe les marchés financiers. La bourse de Lisbonne chutait de plus de cinq pour cent en fin de matinée, plombée par les valeurs bancaires.

Le rendement des obligations d'Etat portugaises à dix ans est brièvement repassé au-dessus de huit pour cent, son plus haut niveau depuis novembre et les CDS (Credit Default Swaps) à cinq ans, des instruments financiers utilisés comme garantie contre un risque de défaut, s'affichaient en forte hausse.

La décision de Pedro Passos Coelho de refuser le départ de son chef de la diplomatie revient à laisser à ce dernier la responsabilité de l'avenir du gouvernement, si Paulo Portas confirme sa démission, le CDS-PP devra quitter la coalition qu'il forme avec le PSD du premier ministre, privant celui-ci de majorité au parlement.

Le CDS-PP dispose de vingt quatre sièges au parlement et le PSD dispose de cent huit sièges sur un total de deux cent trente sièges, contre soixante quatorze sièges pour le Parti Socialiste, principale force d'opposition.

VERS DES ÉLECTIONS ANTICIPÉES ?

« Une chose est sûre, le premier ministre fera tout ce qu'il pourra pour rester, en faisant toutes les concessions politiques à Portas », estime le politologue Antonio Costa Pinto. ‘S'il échoue malgré tout, on pourra difficilement éviter des élections anticipées ».

Le président de la république, Anibal Cavaco Silva, a annoncé à la mi-journée qu'il rencontrerait dans les prochains jours le chef du gouvernement et les dirigeants des principaux partis.

« Nous considérons des élections anticipées comme l'issue la plus probable à ce stade, même si on ne peut pas exclure que le gouvernement continue avec le soutien de certains élus du CDS », explique Antonio Garcia Pascual, économiste de la banque Barclays, dans une note.

« Pour nous, la décision du dirigeant du CDS de quitter le gouvernement s'explique dans une large mesure par la chute du soutien de l'opinion publique à la coalition gouvernementale ».

Lundi, Vitor Gaspar, considéré comme le chef d'orchestre du plan de réduction des dépenses publiques et de hausse de la fiscalité mis en oeuvre ces dernières années, avait justifié sa décision par l'érosion du soutien populaire au plan d'assainissement budgétaire.

Anibal Cavaco Silva pourrait plaider en faveur de la formation d'une coalition élargie mais les observateurs ne voient pas le Parti Socialiste saisir la balle au bond.

Pourtant, même si les sondages le donnent en tête en cas d'élections anticipées, le PS ne peut pas espérer disposer d'une majorité sans le CDS-PP.

Les deux autres partis représentés au parlement, le Parti Communiste et le Bloc de Gauche, n'ont jamais intégré aucune coalition et il est peu probable qu'ils le fassent dans la situation actuelle, expliquent des analystes.

« Ainsi, tout est entre les mains de Portas », résume Antonio Costa Pinto.

Pour Barclays, une victoire socialiste en cas d'élections anticipées ne remettrait pas en cause le plan d'aide de la « troïka » (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International). La banque ajoute que Lisbonne dispose des financements nécessaires pour honorer ses échéances obligataires jusqu'à la fin de l'année au moins.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a néanmoins jugé « préoccupante » la situation portugaise.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 19:13

 

La justice turque bloque le projet de rénovation de Taksim

 

Mercredi 3 Juillet 2013

 

ANKARA (Reuters) - Un tribunal administratif a annulé un projet de rénovation de la place Taksim à Istanbul, à l'origine d'un vaste mouvement de contestation, début juin, contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

 

Ce tribunal a jugé que le projet violait les règles de l'urbanisme et portait atteinte à l'identité du lieu, selon un avocat de plaignants.

 

Cette décision constitue un revers pour le premier ministre, qui est venu à bout par la force du mouvement de contestation.

 

Recep Tayyip Erdogan a annoncé le 14 juin qu'il attendrait la décision finale de la justice turque, une fois tous les recours épuisés, avant d'engager la rénovation de la place Taksim.

 

Les manifestations contre ce projet se sont rapidement transformées en une contestation générale du gouvernement issu de la mouvance islamiste.

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 18:58

 

Tensions diplomatiques après l’escale forcée de Morales à Vienne

 

VIENNE/GENEVE (Reuters) - La Bolivie a accusé Mercredi 3 Juillet 2013 les Etats Unis d'avoir tenté de « kidnapper » son président Evo Morales, dont l'avion a été contraint à une escale imprévue à Vienne après une soudaine interdiction de survol décrétée par la France et le Portugal à la suite de rumeurs selon lesquelles Edward Snowden se trouvait à bord.

 

L'initiative française et portugaise a suscité la colère en Amérique du Sud.

 

Selon l'ambassadeur de Bolivie aux Nations Unies, Sacha Llorenti Ortiz, les autorités autrichiennes ont fouillé l'avion à la demande des Etats-Unis, où l'informaticien à l'origine des révélations sur les programmes de surveillance américains est recherché pour espionnage.

 

La Bolivie a dénoncé une agression et une violation du droit international, ce à quoi la Maison Blanche a refusé de réagir.

 

« Il est question du kidnapping du président lors d'un voyage officiel après un sommet officiel », a souligné Sacha Llorenti Ortiz, s'adressant à la presse à Genève.

 

« Il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un ordre de la Maison Blanche. En aucun cas, un avion diplomatique avec un président à bord ne peut être rerouté et contraint d'atterrir dans un pays tiers », s'est-il indigné, ajoutant que La Paz allait protester auprès des Nations Unies.

 

L'avion présidentiel à bord duquel Evo Morales, de retour d'une conférence à Moscou, regagnait la Bolivie est resté bloqué plusieurs heures à Vienne. La France et le Portugal avaient brutalement fermé leur espace aérien la veille au soir en raison des soupçons concernant la présence à bord de l'ancien consultant de la National Security Agency (NSA).

 

Selon le vice-chancelier autrichien Michael Spindelegger, le président bolivien a accepté l'inspection de l'avion, qui a confirmé l'absence de passager clandestin. L'appareil a pu redécoller vers midi puis a pris la direction de la Bolivie après une escale aux Canaries.

 

LA FRANCE LAISSE FINALEMENT PASSER L'AVION

 

L'ambassadeur de Bolivie auprès de l'ONU a souligné que la colère de son pays n'était pas tant dirigée contre l'Autriche que contre les Etats-Unis et les pays ayant prononcé des interdictions de survol.

 

« Il n'y a aucun problème avec l'Autriche. Au contraire, nous lui sommes reconnaissants car nous avons pu y atterrir », a-t-il dit.

 

L'union des nations sud américaines (UNASUR) a exigé une explication de la part de la France et du Portugal à ces « actes inamicaux et injustifiables ».

 

A Berlin, le président François Hollande a défendu la décision de la France, « dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol du territoire ».

 

Edward Snowden, recherché par Washington, a demandé l'asile à une vingtaine de pays, dont la Bolivie, mais toutes les portes semblent se refermer devant lui.

 

Coincé depuis le 23 juin dans la zone de transit de l'aéroport Cheremetievo à Moscou, où il est arrivé en provenance de Hong Kong, ce jeune homme de trente ans qui travaillait auparavant à Hawaï se retrouve piégé dans des limbes juridiques.

 

Ses révélations sur les activités des services de renseignement américains, qui auraient espionné l'Union Européenne et plusieurs de ses Etats membres, ont tendu les relations transatlantiques alors que l'Union Européenne et les Etats-Unis doivent entamer le 8 juillet des négociations commerciales.

 

Le président bolivien s'est dit prêt à examiner la demande d'asile d'Edward Snowden, mais la marge de manoeuvre de l'informaticien s'est considérablement réduite lorsque les Etats-Unis ont invalidé son passeport.

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 18:12

 

Mohamed Morsi interdit de quitter l’Egypte, l’armée se déploie

 

LE CAIRE (Reuters) - Le président Mohamed Morsi et de hauts responsables des frères musulmans se sont vus interdire tout déplacement hors d'Egypte alors que l'armée a pris position dans plusieurs endroits stratégiques du Caire à l'expiration de son ultimatum pour sortir de la crise politique qui secoue le pays.

 

Un conseiller de Mohamed Morsi pour les questions de sécurité a estimé que les militaires étaient en train de mener un coup d'Etat.

 

L'armée qui a longtemps joué un rôle très influent dans la politique égyptienne avait donné au pouvoir jusqu'à Mercredi 3 Juillet 2013 à 17 heures pour tenter de trouver une solution à la crise politique.

 

A l'expiration de ce délai, une liste de quarante noms a été remise aux services de sécurité des aéroports dont ceux de Khaïrat al Chater et d'Essam al Erian, membres de la direction de la confrérie.

 

Le président Morsi se trouvait, lui, dans une caserne de la garde républicaine sans que l'on sache s'il était détenu ou restait libre de ses mouvements.

 

Mais selon des témoins, les soldats ont commencé à dresser des barrières et à installer des fils de fer barbelés autour de la caserne.

 

Des blindés et des véhicules de transport de troupes ont par ailleurs été déployés autour du site où se tient le principal rassemblement des partisans du chef de l'Etat pour les empêcher de marcher sur le palais présidentiel.

 

Dans un communiqué, les militaires affirment ne pas avoir l'intention de s'en prendre aux manifestants et expliquent que leur but est seulement de sécuriser la zone.

 

« L'armée égyptienne appartient à tous les égyptiens », poursuit le communiqué.

 

APPEL À LA RÉSISTANCE

 

Un journaliste de Reuters a vu des soldats prendre position aux abords de la mosquée Babaa Adaoueya où plusieurs dizaines de milliers de militants des frères musulmans se sont rassemblés pour demander le respect de l'ordre constitutionnel.

 

Plus tôt dans l'après-midi, des blindés ont défilé près du palais présidentiel et d'autres ont pris position devant le siège de la télévision nationale sur les bords du Nil.

 

Des soldats patrouillaient dans les couloirs de l'établissement et tous les personnels jugés non indispensables ont été renvoyés chez eux.

 

Un conseiller en communication de Mohamed Morsi a reconnu qu'il n'était pas en mesure de préciser si le président était libre de quitter la caserne dans laquelle il se trouvait.

 

Dans un message adressé à ses partisans, le chef de l'Etat appelle à résister pacifiquement « au coup d'Etat militaire » et à ne pas avoir recours à la violence contre les soldats.

 

Pour l'instant, l'armée n'a pas commenté les initiatives qu'elle a prises depuis l'expiration de son ultimatum.

 

Les chefs militaires avaient simplement expliqué qu'ils entendaient rétablir l'ordre après plusieurs journées de manifestations monstres contre Mohamed Morsi.

 

Dans un communiqué juste avant l'expiration de l'ultimatum, Mohamed Morsi avait admis que la formation d'un gouvernement de consensus pourrait faire partie d'un plan général de sortie de crise.

 

Le département d'Etat américain a fait part de sa « profonde inquiétude » face aux événements qui se déroulent en Egypte, sans pouvoir préciser si un coup d'Etat était en train de se produire.

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 20:24

 

http://www.huffingtonpost.fr/2013/07/02/delphine-batho-demissionnee-remplacee-philippe-martin_n_3534938.html?utm_hp_ref=france

 

François Hollande fait un exemple, les écologistes restent au gouvernement

 

François Hollande a mis fin aux fonctions de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho ce mardi 2 juillet, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Celle-ci est remplacée par le député socialiste du Gers Philippe Martin.

 

« Sur proposition du premier ministre, le président de la république a mis fin aux fonctions de Delphine Batho et a nommé Philippe Martin, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie », indique un communiqué adressé aujourd’hui Mardi 2 Juillet 2013 à 18 heures par l'Elysée.

 

Delphine Batho avait été convoquée Mercredi 3 Juillet 2013 à Matignon après avoir qualifié de « mauvais » le budget 2014 qui entre en discussion au parlement.

 

Le limogeage de Delphine Batho est en fait intervenu après un échange téléphonique entre celle-ci et François Hollande, qui lui a demandé « de retirer ses propos » critiques à l’égard du budget 2014, ce qu’elle a refusé, a-t-on appris dans l’entourage du président.

 

Le chef de l'Etat a demandé à sa ministre « de retirer ses propos trop graves car en rupture avec la solidarité gouvernementale. Elle a souhaité les maintenir », a indiqué cette source.

 

Delphine Batho a alors été convoquée à Matignon par le premier ministre et la décision de la congédier a été annoncée peu après par l'Elysée.

 

Après Jérôme Cahuzac, Delphine Batho devient donc la seconde ministre débarquée par François Hollande. Son successeur, Philippe Martin, devient au passage le troisième ministre de l'écologie du quinquennat en seulement quatorze mois. A l'origine, c'est Nicole Bricq qui était en charge de ce portefeuille. Mais celle-ci avait été rapidement transférée au commerce extérieur après un couac retentissant sur les forages offshore.

 

Les écologistes restent au gouvernement

 

Du côté d'Europe Ecologie Les Verts, Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés EELV, a affirmé mardi soir à la presse que « les verts ne quittaient pas le gouvernement. La question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite », a-t-elle ajouté en quittant la réunion, toujours en cours, des dirigeants EELV au ministère du logement dirigée par l'écologiste Cécile Duflot. « On attend notamment de rencontrer Jean Marc Ayrault. J'espère qu'on va le rencontrer assez vite. On a besoin d'avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l'écologie », a dit Barbara Pompili.

 

La sanction de l'Elysée est-elle trop sévère ? Certains responsables de gauche avaient pourtant relativisé la portée du jugement de la ministre, qui intervenait après un recul de plus de sept pour cent des crédits alloués au ministère de l'écologie. Les écologistes avaient d'ailleurs applaudi la sortie de Delphine Batho, réclamant un effort en faveur des questions environnementales.

 

A l'annonce de son éviction, plusieurs cadres d'Europe Ecologie Les Verts envisageaient ouvertement un départ du gouvernement. Le député Noël Mamère avait notamment proposé une « réunion de crise » d'EELV sur le maintien de sa participation dans l'exécutif. « Quand vous avez deux ministres de l'écologie en un an qui sont virés comme des malpropres, vous êtes quand même en droit de vous interroger si vous devez continuer de jouer le rôle d'idiot utile ou faire tapisserie dans un gouvernement qui n'a que faire de la transition écologique », s'est-il interrogé.

 

Les deux ministres écologistes, Pascal Canfin et Cécile Duflot, s'étaient eux retrouvés ce mardi soir avec le secrétaire national Pascal Durand pour faire « l'analyse politique de la situation ».

 

Verts de rage

 

Du côté des responsables écologistes, l'annonce de l'éviction a en tout cas été très mal vécue.

 

Du grabuge dans la majorité ?

 

Certains élus de la majorité se sont étonnés de la sévérité de l'Elysée et de Matignon à l'égard de Delphine Batho, qui ne figuraient pas parmi les éléments les plus perturbateurs du gouvernement.

 

D'autres ont en revanche salué, parfois avec un certain art de la métaphore, ce geste d'autorité.

 

« A partir du moment où Delphine Batho, qui est une femme de qualité, avait porté un jugement très négatif sur le budget, il y avait un problème évident d'expression de cohérence gouvernementale et donc la décision est tombée », a réagi le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 19:58

 

http://www.fr.rian.ru/world/20130702/198676568.html

 

Morsi lâché par ses deux portes paroles (RIA Novosti)

 

Les deux porte-parole du président égyptien Mohamed Morsi, Omar Amer et Ehab Fahmi, ont présenté leur démission en signe de protestation contre la politique du chef de l'Etat, ont annoncé mardi les médias égyptiens.

 

Les porte-parole avaient été précédés par onze ministres, dont le chef de la diplomatie Mohammed Kamel Amr, et par trois gouverneurs de province.

 

Le commandement des forces armées égyptiennes a accordé Lundi Premier Juillet 2013 quarante huit heures à toutes les forces politiques du pays pour remplir les exigences du peuple. L'armée a également fait savoir que si la volonté populaire n'était pas respectée, les militaires appliqueraient leur propre plan d'action visant à sortir le pays de la crise.

 

La situation en Egypte s'est nettement détériorée Dimanche 30 Juin 2013 suite aux rassemblements massifs de protestation contre la gouvernance de Mohamed Morsi.

 

L'opposition a laissé à Morsi jusqu'à Mardi 2 Juillet 2013 pour démissionner de son plein gré. S'il refuse, il sera confronté à des actions massives de désobéissance civile.

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:53

 

http://www.news360x.fr/le-peuple-est-il-en-train-de-se-reveiller-une-ville-de-la-banlieue-de-barcelone-veut-cesser-de-rembourser-les-prets-du-gouvernement

 

Le peuple est il en train de se réveiller ?

 

Une ville de la banlieue de Barcelone veut cesser de rembourser les prêts du gouvernement

 

Jeudi 27 Juin 2013

 

Le conseil municipal de Badalona, une ville de la banlieue de Barcelone (Catalogne) de plus de deux cent mille habitants, a voté une résolution pour rejeter une partie de ses dettes de trente et un millions d’euros à l’égard du gouvernement espagnol qu’il juge illégitime, rapporte le journal Publico. Cette décision n’a pas vraiment de conséquences juridiques, étant donné que le gouvernement local est toujours tenu de payer ses dettes, mais elle est considérée comme un signal politique fort.

 

Les prêts en question proviennent d’un plan de paiement des contractants établi en 2012 par le gouvernement espagnol, qui avait pour but de régler des arriérés dus par les gouvernements locaux et régionaux à des entreprises privées. Les prêts ont été consentis par l’institution de crédit publique ICO et distribués par le réseau de banques commerciales (dans ce cas d’espèces, Caixabanc, Catalunya Banc, Bankia, Banco Sabadell, CAM, Banco Santander, Banesto, Banco Popular, Bankinter, Caja España, Cajamar et BBVA).

 

Le conseil municipal a estimé que ces prêts étaient illégitimes, parce que ces banques ont emprunté l’argent au taux de un pour cent auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE) puis elles ont prêté ce qui n’était finalement que de l’argent du gouvernement au taux de 5,54% alors que « l’argent aurait pu aller directement d’un établissement public (la BCE) à un autre (l’État) ».

 

« Nous devons faire cesser cette escroquerie légale et changer le mécanisme de financement des organismes publics. Nous avons également besoin de nommer des auditeurs pour que les gens sachent quelle partie de la dette est illégitime, et que nous puissions refuser de payer. Ce système de financement est pervers, injuste, et il facilite la dictature financière », a-t-il conclu.

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:30

 

Cascade d’appels à accorder l’asile à Snowden en France

 

PARIS (Reuters) - Les appels à accorder l'asile politique à l'informaticien américain en fuite Edward Snowden, à l'origine de révélations sur un vaste programme d'écoute des institutions et ambassades européennes par les Etats-Unis, se multiplient en France, une des cibles présumées de la National Security Agency (NSA).

 

La ministre délégué à l'économie numérique, Fleur Pellerin, a estimé lundi que cette affaire offrait l'occasion de se pencher sur « une zone grise du droit international. Je trouverais intéressant qu'on puisse s'interroger sur le statut d'Edward Snowden », a-t-elle déclaré à BFM TV.

 

Des pays ont mis en place des législations relatives aux « lanceurs d'alertes mais il n'y a pas de statut international qui permette de protéger ces personnes », a-t-elle expliqué.

 

La présidente du Front National, Marine Le Pen, a réitéré sur LCI son appel à accorder l'asile politique à Edward Snowden.

 

« Il a informé le monde entier des agissements des Etats-Unis et il est poursuivi pour cela », a fait valoir la dirigeante d'extrême droite. « Si on n'accorde pas l'asile politique à Edward Snowden, à qui exactement est-ce qu'on va l'accorder ? »



À l'extrême gauche, le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, avait lancé dimanche le même appel.

 

Il a été rejoint dans la nuit de dimanche à lundi par Europe Ecologie Les Verts (EELV), qui participe au gouvernement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

 

Dans un appel au chef de l'Etat français, EELV estime que « la France doit accorder sans délai l'asile politique au lanceur d'alerte et défenseur de la liberté, Edward Snowden ».



« Europe Écologie Les Verts et l'ensemble de ses parlementaires français et européens demandent solennellement au président de la république et au gouvernement d'accorder l'asile politique à un homme, qui non seulement a eu le courage de révéler l'existence d'une surveillance illicite mais a permis d'en connaître l'ampleur », lit-on dans ce communiqué.



Pour EELV, ce serait notamment une façon de rappeler que la France « refuse clairement le diktat américain sur la protection des données et les violations manifestes des libertés publiques fondamentales au nom de sa lutte contre le risque terroriste ».



« CANICHES DES ÉTATS-UNIS »



Le Spiegel allemand et le Guardian britannique ont révélé ce week-end, sur la base d'un document emporté par Edward Snowden, un vaste programme d'écoute par la NSA de l'Union européenne et d'ambassades de pays européens.

 

Le secrétaire national du Parti Socialiste chargé de l'international, Jean-Christophe Cambadelis, a estimé sur Radio Classique que c'était un « gros coup de canif » dans les relations entre l'Europe et les Etats-Unis.



« J'attends de l'Union Européenne qu'elle riposte avec la vigueur nécessaire », a renchéri sur France Info le premier secrétaire du Parti Socialiste, Harlem Désir, qui juge, comme Jean-Christophe Cambadelis, l'attitude américaine « incompréhensible ».



« C'est évidemment un scandale pour les peuples européens qui eux, très probablement, vont découvrir une réalité terrible, c'est qu'ils ne sont plus libres », a dit Marine Le Pen sur LCI.



La présidente du Front National a joint sa voix à celles qui, en France, demande de surseoir aux négociations entre l'Union Européenne et les Etats-Unis sur un traité de libre-échange.

 

La dirigeante d'extrême droite a dit ne pas être surprise par les agissements de la NSA et a dénoncé une « politique de soumission totale » de l'Europe aux Etats-Unis.



« Il faut que nous retrouvions notre autonomie en matière de défense. Nous ne pouvons pas être ainsi les caniches des Etats-Unis, surveillés, tenus en laisse », a-t-elle poursuivi. « Il faut maintenant que les peuples européens retrouvent leur liberté ».



Elle a invité les français à donner un « grand coup de pied dans la fourmilière en votant massivement pour les partis patriotes, au premier rang desquels le Front National » lors des élections municipales et européennes de 2014.



Au centre, le président du MODEM, François Bayrou, a estimé sur France Inter que l'espionnage dénoncé par Edward Snowden était « purement et simplement inacceptable ».



Il a envisagé, lui aussi, que l'Union Européenne « tape du poing sur la table » en interrompant les négociations avec les Etats-Unis pour se faire entendre, « je suis partisan d'avoir un geste et une décision et une affirmation qui soient assez fortes pour que les américains comprennent qu'il y a des attitudes inacceptables ». 

 

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