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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 17:47

 

La Russie oppose son veto au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à une résolution sur la Syrie (Reuters)

 

La Russie a bloqué Mercredi 12 Avril 2017 une résolution présentée au conseil de sécurité de l’ONU, qui condamnait l'attaque chimique du Mardi 4 Avril 2017 en Syrie et qui poussait le président syrien Bachar al Assad à coopérer à l'enquête internationale sur cette affaire.

C'est la huitième fois depuis le début de la guerre en Syrie au mois de mars 2011 que Moscou oppose son veto à un projet de résolution du conseil de sécurité pour protéger le gouvernement de Bachar al Assad.

La Chine, qui a opposé son veto à six résolutions sur la Syrie depuis le début du conflit, s'est abstenue, comme l'Ethiopie et le Kazakhstan.

Un responsable de l'administration de Donald Trump a expliqué que la relation positive développée entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping la semaine dernière lors de leur rencontre en Floride avait contribué à l'abstention de la Chine.

Ce responsable, qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat, n'a pas voulu dire si Donald Trump avait personnellement demandé à Xi Jinping de faire en sorte que la Chine n'oppose pas son veto.

Le projet de résolution, présenté par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, dénonçait l'attaque du Mardi 4 Avril 2017, qui a fait quatre vingt sept morts, dont de nombreux enfants, dans le village de Khan Cheikhoune situé dans la province d'Idlib, et demandait au gouvernement syrien de donner aux enquêteurs accès au site et à un certain nombre d'informations telles que les plans de vol.

Trois jours après cette attaque, les Etats-Unis, qui considèrent le gouvernement syrien comme responsable, ont bombardé une base aérienne au nord de Damas. Le gouvernement syrien a démenti être responsable de cette attaque.

La France a déploré le veto russe. « La Russie prend une lourde responsabilité en s'opposant systématiquement, pour protéger son allié Bachar al Assad, à un traitement multilatéral du dossier syrien », indique un communiqué de l'Elysée.

« Seul le rassemblement de la communauté internationale en faveur d'une transition politique en Syrie permettra à ce pays martyr de retrouver la paix, la stabilité et la souveraineté. La France continuera à se mobiliser en ce sens ».

L'ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a appelé Moscou à cesser de protéger Bachar al Assad et elle a indiqué que les Etats-Unis voulaient travailler avec la Russie à une solution politique en Syrie.

« La Russie une fois encore a choisi de se tenir du côté de la Syrie, même si le reste du monde, y compris le monde arabe, est uni massivement pour condamner ce crime odieux », a déclaré Nikki Haley aux quinze membres du conseil de sécurité.

« Si le régime est innocent, comme la Russie l'affirme, l'information requise dans cette résolution l'aurait disculpé », a-t-elle ajouté.

L'ambassadeur adjoint de la Russie auprès de l’ONU, Vladimir Safronkov, a fait valoir que le projet de résolution désignait les coupables avant que l'enquête soit menée.

« Je suis stupéfait par cette conclusion. Personne ne s'est encore rendu sur le lieu du crime. Comment savez-vous cela », a-t-il déclaré en ajoutant que l'attaque américaine sur la base aérienne syrienne de Chayrat, dans la nuit du Jeudi 6 Avril au Vendredi 7 Avril 2017, avait été « menée en violation des normes internationales ».

L'Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) a été chargée d'établir les faits. Si elle conclut que des armes chimiques ont été utilisées, une mission conjointe de l’ONU et de l’OIAC examinera l'affaire pour déterminer qui en est responsable.

Cette équipe a déjà découvert que les forces du gouvernement syrien étaient responsables de trois attaques au chlore en 2014 et en 2015 et que l'Etat Islamique avait pour sa part utilisé du gaz moutarde.

L'ambassadeur du Royaume-Uni à l’ONU, Matthew Rycroft, a déclaré au conseil de sécurité que des échantillons prélevés sur le site de l'attaque chimique avaient été analysés par des scientifiques britanniques et qu'ils avaient réagi positivement au test du gaz sarin.

Outre la Russie, la Bolivie a voté contre le projet de résolution. Dix pays ont voté pour le projet de résolution.

Selon des diplomates, la Russie a présenté une résolution concurrente qui exprime sa préoccupation à propos de l'attaque chimique du Mardi 4 Avril 2017 et qui condamne la frappe américaine qui a suivi. On ne sait pas si Moscou prévoyait de présenter le texte au vote.

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 19:57

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/04/13/referendum-en-turquie-les-partisans-du-non-ont-du-mal-a-se-faire-entendre_5110677_3214.html

 

Référendum en Turquie, les partisans du non ont du mal à se faire entendre

 

Les opposants à l’élargissement des pouvoirs présidentiels n’ont pas pu mener campagne et faire entendre leur voix avant le référendum du Dimanche 16 Avril 2017.

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

Stigmatisés par les dirigeants qui les associent à des terroristes, absents des grands affichages publicitaires et bannis du petit écran, les partisans du non à l’élargissement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan font campagne avec des bouts de ficelle en vue du référendum du Dimanche 16 Avril 2017.

Selim, la cinquantaine, n’a rien raté des réunions pour le non qui ont eu lieu, de façon quasi confidentielle, dans son quartier de Sisli, sur la rive européenne d’Istanbul. Mais il se sent lésé.

« Il n’y en a que pour le oui. Rien qu’à la télévision, leur temps de parole est infiniment supérieur au nôtre, c’est une injustice totale », dit cet électeur fidèle du parti républicain du peuple (CHP), qui mène campagne en faveur du non.

Kemal Kilicdaroglu, le président général du CHP, était ainsi invité Vendredi 7 Avril 2017 à 19 heures pour un direct sur la chaîne publique TRT. Il a dû patienter trente minutes dans les studios, le temps que s’achève le meeting de campagne du président Recep Tayyip Erdogan, retransmis en direct par presque toutes les chaînes nationales et régionales.

Dès l’ouverture de la campagne, le parti de la justice et du développement (AKP) a promulgué un décret par lequel, état d’urgence oblige, les règles habituellement suivies en période d’élections par les médias, à savoir l’octroi d’un temps de parole égal pour tous les candidats, n’étaient plus en vigueur.

« Le décret-loi est venu après des plaintes émanant des chaînes de télévision pro gouvernementales, dominantes dans le paysage médiatique, disant ne pas vouloir se transformer en instruments de propagande en faveur du non », a écrit Murat Yetkin, l’éditorialiste du quotidien Hürriyet, Mercredi 12 Avril 2017.

Dans les rues, le déséquilibre est encore plus flagrant. A Istanbul, pour voir le oui, il suffit de lever le nez vers les affiches géantes de Recep Tayyip Erdogan et de son premier ministre, Binali Yildirim, qui s’affichent à l’envi sur les murs, y compris ceux de la vieille muraille classée au patrimoine mondial par l'UNESCO, et au milieu des places.

L’omniprésence du oui est telle « qu’un visiteur étranger venu en Turquie pour la première fois pourrait penser que le pays s’appelle oui », a écrit, avec ironie, Özgür Mumcu dans Cumhuriyet, Mercredi 12 Avril 2017.

En revanche, pour entrevoir le non, il faut baisser la tête et regarder par terre, où des autocollants ont été mis sur les trottoirs. Il n'y a pas de non sur les grands espaces publicitaires, seules quelques affiches modestes, représentant une fillette et un soleil crayonnés avec le slogan « voter non pour notre avenir ».

On ne compte plus les rassemblements pour le non qui ont tourné court. Le 22 mars 2017, Meral Aksener, une dissidente du parti d’action nationaliste (MHP), a dû interrompre un meeting dans la province de Nigde après l’attaque d’une foule en colère contre ses partisans.

Le 11 février 2017, alors qu’elle entamait un discours à l’Hôtel Kolin de Canakkale, l’électricité a été coupée, une décision prise par la direction de l’hôtel qui s’est fait tirer les oreilles pour lui avoir loué la salle. Le meeting s’est poursuivi à la lueur des portables. Faire campagne en faveur du non s’est aussi révélé impossible pour le parti démocratique des peuples (HDP), dont treize députés et des centaines de cadres sont en prison.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 19:24

 

http://www.slate.fr/story/143267/victor-barthelemy-rafle-vel-hiv-le-pen

 

Parmi les auxiliaires de la rafle du Vélodrome d'Hiver, un futur numéro deux du Front National

 

Par Nicolas Lebourg

 

Lundi 10 Avril 2017

 

Pour Pessah, la Pâque juive, Marine Le Pen a décidé d'ouvrir une polémique sur la rafle du Vélodrome d'Hiver, dont elle a estimé que la France n'était pas responsable. Ce thème lui permet de s'adresser à l'électorat conservateur sur un segment qui lui convient, la grandeur de la France contre la repentance, alors que cet électorat s'avère rétif à son programme économique et européen. Le débat des onze candidats avait vu la présidente du Front National perdre son rôle de candidate contre le système. Les sondages placent désormais quatre candidats dans la marge d'erreur donnant un ticket pour le second tour. Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Manuel Valls n'étant pas là, le débat porte sur l'économique et le social et non sur les burkinis. Marine Le Pen avait donc besoin d'une polémique a minima. Il lui fallait se resituer comme candidate seule contre tous et ses soutiens dépensent leur énergie sur les réseaux sociaux à essayer de faire prendre la polémique.

Cette dernière est quelque peu vintage car, aujourd'hui, ce n'est plus Vichy mais la guerre d'Algérie qui sert de base au régime mémoriel. Mais les lepénistes, voulant peut-être maladroitement préempter le souvenir gaulliste pour l'entre deux tours, rappellent ainsi à notre souvenir un homme clef de cette période, Victor Barthélémy. Car la rafle du Vélodrome d'Hiver ne fut pas faite que par la police française, cette dernière était aidée, les 16 et 17 juillet 1942, par plusieurs centaines d'hommes du Parti Populaire Français (PPF) de Jacques Doriot, PPF dont Victor Barthélémy était alors le numéro deux, avant de devenir, trente ans plus tard, le numéro deux du Front National. Son trajet est celui d'un siècle.

Né en 1906, Victor Barthélémy provient d’une famille de gauche. Républicain varois, son grand-père est déporté en Algérie après le coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851. Pacifiste et socialiste, son père s’enthousiasme pour la révolution russe de 1917. Le jeune Victor Barthélémy partage sa foi enthousiaste quoiqu’il ne dédaigne pas, en plus de l'Humanité, la lecture de l'Action Française de Charles Maurras. Il adhère à la Section Française de l’Internationale Communiste (SFIC), ancêtre du Parti Communiste Français (PCF). Après avoir eu pour mission de mener une agitation antimilitariste et anticolonialiste à Marseille, il est envoyé suivre à Bruxelles un stage de formation de l'internationale communiste. Il poursuit ensuite, en 1928, sa formation à Moscou.

En 1935, la signature du pacte d’assistance mutuelle franco-soviétique entre Joseph Staline et le ministre des affaires étrangères Pierre Laval est suivie de déclarations de foi patriotique et de soutien à l’armée de la part du PCF. Pour Victor Barthélémy, pareils légalisme et soumission à l’ordre induisent que l’horizon révolutionnaire n’est plus qu’un leurre. Que faire ? Il cherche la révolution ailleurs et il songe que, somme toute, « le fascisme était un socialisme qui se réalisait ».

Quand, en 1936, Jacques Doriot fonde le PPF, Victor Barthélémy participe à l'aventure et devient son bras droit. Dans les débats du conseil national du PPF, il synthétise ce que doit être l'action, « les moyens doivent être simples, catégoriques et violents ».

Le basculement a lieu quand l'Allemagne rentre en guerre contre l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) à l'été 1941.

Jacques Doriot pousse à la constitution de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme (LVF) et il s'y engage. Il charge Victor Barthélémy de porter à l'ambassade d'Allemagne une lettre de remerciements à Adolf Hitler, ainsi que de faire fonctionner le parti pendant son absence. Victor Barthélémy synthétise en quelques mots les nouveaux objectifs, « pour une politique intérieure antiparlementaire, antidémocratique, antijuive, antimaçonnique et hardiment socialiste dans le cadre d’un état totalitaire et pour une politique extérieure de reconstruction européenne par la réconciliation franco-allemande et la collaboration avec tous les états d’Europe ».

À la fin de la guerre, il se réfugie en Allemagne, puis en Italie. Il tente de mettre en place des commandos à introduire en France. Arrêté le 2 mai 1945, il est renvoyé dans son pays. Il obtient d’être traduit devant un tribunal militaire, lui qui fut toujours un civil, et il n’est condamné qu’à quelques mois d’emprisonnement.

Très lié aux néofascistes italiens, Victor Barthélémy est de toutes les tentatives de reconstruction de l'extrême droite radicale à l'échelle européenne. En France, la guerre d'Algérie paraît pouvoir redonner des perspectives. Victor Barthélémy entre donc au comité directeur du Front National pour l'Algérie Française fondé par Jean-Marie Le Pen en 1960. Ce dernier anime la campagne de Jean-Louis Txier-Vignancour au premier tour des élections présidentielles de 1965 et, là encore, l'ancien du PPF participe à la direction. Face à l'insuccès, Victor Barthélémy s'efface et il ne réapparaît que lorsque le mouvement néo-fasciste Ordre Nouveau décide de lancer le Front National au mois d'octobre 1972.

Entre les jeunes radicaux et le président du parti, le courant passe mal. Victor Barthélémy est l'homme qui arrange la situation, faisant des allers et des retours de conciliation. Au mois d'avril 1973, une convocation interne à Ordre Nouveau invite ainsi les militants à une conférence sur le PPF présidée par lui et qu’il anime avec André Dufraisse, un ancien de la LVF. Il n'y a rien de nostalgique, mais une perspective fonctionnelle, « il ne s’agit pas pour les nationalistes en 1973 d’évoquer les expériences passées, mais d’analyser les causes de l’échec de notre famille politique, afin d’en tirer un enseignement indispensable à tout engagement politique ». Le mois suivant, Jean-Marie Le Pen tente d'éviter l'explosion de l'alliage entre le Front National et Ordre Nouveau en déclarant lors d'un meeting que « vous maurassiens, vous intégristes, vous anciens fascistes, laissez de côté vos querelles, venez sous la bannière du Front National défendre la droite nationale, sociale et populaire ».

Rien n'y fait. Après la dissolution par l'état d'Ordre Nouveau au mois de juin 1973, le conflit entre le président du Front National et l'ancienne équipe d'Ordre Nouveau finit devant les tribunaux pour savoir à qui appartient le nom du mouvement. Victor Barthélémy choisit de soutenir le président plutôt que les jeunes néo-fascistes. Secrétaire administratif du Front National depuis 1973, il occupait en fait des fonctions de secrétaire général qu'il obtient officiellement au congrès de 1975. Pour Jean-Marie Le Pen, c'était là un choix logique, « dans mon esprit, le Front National visait à rassembler les patriotes, qu’elles qu’aient été leurs options personnelles, politiques ou historiques précédentes, à condition qu’ils n’aient pas agi par esprit de lucre, ni qu’ils aient servi d’autres pays que le leur », m'expliquait-il en 2012, ainsi qu'à Joseph Beauregard, pour notre livre « dans l'ombre des Le Pen, une histoire des numéros deux du Front National ». « Victor Barthélémy est disponible, à la retraite et il a une connaissance technique de la marche d’un mouvement, modéré et efficace, se faisant accepter de gens plus jeunes que lui. C’était un bon organisateur et un bon technicien qui avait une expérience politique et révolutionnaire d’abord, qui avait exercé des responsabilités nationales dans un grand parti politique et qui n’essayait pas de faire prévaloir son passé politique mais qui se mettait à la disposition des initiatives nouvelles ».

Il est vrai que Victor Barthélémy n'est pas enfermé dans le passé. Alors que l’immigration n'est pas la préoccupation essentielle du Front National à sa naissance en 1972, il tenait déjà, quant à lui, à expliquer qu’il s’y opposait par solidarité avec les immigrés. En effet, il affirmait alors qu'elle les transformerait « en sous-hommes victimes de l’exploitation des négriers, coupés la plupart du temps de leurs familles et isolés dans des ghettos, ils n’ont pas la possibilité de s’épanouir, tout en constituant une menace pour la sécurité dans de nombreux quartiers ». Défense des identités, lien entre immigration et insécurité urbaine, le discours dépréciant la promiscuité inter ethnique se réinventait et cet homme qui n'était plus jeune était à l'avant-garde de ces discours-là.

Victor Barthélémy reprend donc les structures du PPF pour réorganiser le Front National. Il crée des fédérations départementales et des inspections régionales et il met en place en 1975 une série de commissions. Il dote le parti d’institutions, un comité central et un bureau politique, dont les dénominations sont évocatrices du mouvement ouvrier. Il met en place avec André Dufraisse des associations destinées à servir de courroies de transmission au Front National, sur le modèle de l’action du PCF. Il élimine toute trace de collégialité pour faire remonter toutes les structures au président.

L’homogénéité interne va de pair avec une unification externe. C’en est fini des affiches où le nom de Le Pen se mêle à celui d’autres orateurs. Toute la propagande est personnalisée autour du tribun, le Front National doit être identifié comme le parti de Jean-Marie Le Pen. À l’intérieur il faut un chef, aux masses il faut présenter un sauveur.

En 1976, Victor Barthélémy se retire dans le midi de la France. Il rédige son autobiographie publiée en 1978, y faisant montre d’une plume élégante et de fortes amnésies, sur la question de l’antisémitisme tout particulièrement.

Il meurt en 1985. S’il est trop sulfureux pour que le Front National puisse évoquer son souvenir, il ne disparaît pas pour autant totalement des esprits.

Jean-Marie Le Pen n’est pas homme à abandonner la mémoire de ses amis. Quand, en 1994, il prononce l’hommage funèbre d’André Dufraisse, il déclare, « tu marches avec les anges et avec tes copains disparus. Ceux de ta jeunesse et de ton âge mûr, Jacques Doriot, Victor Barthélémy, Pierre Bousquet et puis d’autres, encore plus près, François Duprat et Jean-Pierre Stirbois ». Jacques Doriot, Victor Barthélémy, le premier trésorier du Front National Pierre Bousquet, François Duprat et Jean-Pierre Stirbois, nous ne sommes pas certains qu'aucun de ceux-là auraient défendu une position gaulliste sur la responsabilité de Vichy et du PPF dans la rafle du Vélodrome d’Hiver, autres temps, autres moeurs.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 18:49

 

http://www.sudeducation.org/Soutien-a-Nuriye-Gulmen-et-Semih.html

 

http://www.kedistan.net/2017/04/12/soutien-intersyndical-enseignants-turquie

 

Soutien à Nuriye Gülmen et Semih Özakça, enseignants en grève de la faim contre la dictature turque

 

Communiqué intersyndical de la fédération de l'éducation de l'Union Syndicale Solidaire (USS), de la fédération de l'éducation de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de la fédération des travailleurs de l'éducation de la Confédération Nationale du Travail (CNT)

 

Mercredi 12 Avril 2017

 

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça sont en grève de la faim depuis le 11 mars 2017 à Ankara. Ils sont entrés en résistance dès le mois de novembre 2016, après leur licenciement en novembre 2016.

Comme des milliers de fonctionnaires, enseignants du primaire à l’université, ou appartenant à d’autres services publics, syndiqués ou non, Nuriye Gulmen et Semih Ozakça ont été licenciés dans le cadre des purges politiques menées par Recep Tayyip Erdogan.

Nombre d’entre eux ont refusé de se taire et de se soumettre. Ils se sont révoltés contre les licenciements massifs, contre l'état d’urgence et plus largement contre la répression.

Tabassés, arrêtés et placés en garde a vue de multiples fois, ils n’ont pas renoncés.

Dans une déclaration lue le 9 mars 2017, deux d’entre eux, Nuriye Gülmen et Semih Özakça ont annoncé qu'ils entamaient une grève de la faim.

Immédiatement placés en garde à vue puis libérés, depuis Nuriye Gulmen et Semih Ozakça ne s’alimentent plus et leur santé se dégrade de jour en jour.

Leur résistance est emblématique de la situation des opposants en Turquie. Des milliers de personnes, syndicalistes, féministes, kurdes ou simplement révoltés, sont enfermées dans les geôles turques. Le 7 février 2017, un nouveau décret a encore ordonné le limogeage de deux mille cinq cent quatre vingt cinq employés du ministère de l'éducation.

La réalité de la répression pourrait encore s’aggraver si le référendum sur la réforme constitutionnelle prévu dans quelques jours donne les pleins pouvoirs à Recep Tayyip Erdogan, ce qui lui permettra de gouverner par décret, le parlement n’étant alors plus qu’une simple chambre d’enregistrement.

C’est pourquoi les fédérations de l'éducation de l'USS, de la CGT et de la CNT, soutiennent l’ensemble des militants de l’éducation particulièrement frappés par la répression mais aussi toutes celles et ceux en Turquie et au Kurdistan qui s’opposent à l’autocrate Recep Tayyip Erdogan.

Les fédérations de l'éducation de l'USS, de la CGT et de la CNT, affirment leur entière solidarité à Nuriye Gulmen et à Semih Ozakça au trente et unième jour de leur grève de la faim.

Avec Nuriye Gulmen et Semih Ozakça, revendiquons la levée de l’état d’urgence, la réintégration de tous les fonctionnaires révolutionnaires et démocrates licenciés et limogés, l’arrêt des licenciements illégaux et arbitraires, la réintégration des droits sociaux des treize mille chercheurs d’ÖYP et le droit d’enseigner librement sans pression politique.

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça ont besoin de votre soutien.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 20:04

 

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/04/12/a-grande-synthe-un-maire-combattif-des-associations-inquietes-et-des-migrants-desempares_5109746_1654200.html

 

A Grande-Synthe, un maire combatif, des associations inquiètes et des migrants désemparés

 

Par Geoffroy Deffrennes, correspondant du Monde à Lille

 

En l’espace de quelques heures, le camp de la Linière, ouvert au mois de mars 2016 par le maire d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Grande-Synthe, Damien Carême, où intervient l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) Médecins Sans Frontières (MSF), s’est consumé à quatre vingt pour cent. Dans la nuit du Lundi 10 Avril au Mardi 11 Avril 2017, des feux manifestement volontaires sont partis, après une série de rixes entre kurdes irakiens, historiquement majoritaires dans le camp, et afghans, arrivés lors de la fermeture de la jungle de Calais.

« Il n’y aura pas de reconstruction de nouveau campement ici », a déclaré le ministre de l’intérieur, Matthias Fekl, en déplacement à Grande-Synthe, Mardi 11 Avril 2017. Le maire de la ville, Damien Carême, de son côté, n’excluait pas de recréer un camp. Alors que l'état, qui a affirmé Mercredi 12 Avril 2017 avoir mis à l’abri mille deux cent personnes, envisage d’héberger les migrants dans des Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO) répartis dans toute la France, rien ne garantit qu’ils accepteront de s’éloigner des points de passage vers la Grande Bretagne. Le risque est grand de voir se reconstituer des campements sauvages dans le Calaisis, ce que les autorités veulent à tout prix éviter.

Il sera difficile pour les enquêteurs de trouver des coupables. « On parle d’une attaque des cuisines, où vivent sommairement les afghans, qui n’ont pas droit aux cabanons, réservés aux kurdes, avec des représailles afghanes contre les chalets », croit savoir Christian Salomé, président de l’Auberge des Migrants.

Mardi, les rares kurdes qui desserraient les lèvres, allongés sur les pelouses ou sur des lits de camp dans les trois gymnases où ils ont été accueillis, sur les mille cinq cent personnes que le camp comptait, mille personnes ont été mises à l’abri, restaient évasifs. Quant aux afghans, impossible d’en trouver. « Ils ont peur des kurdes qui peuvent être violents. Ils se sentent indésirables », lâche un bénévole.

« J’ai entendu différentes versions. Je suis incapable de dire comment cela a commencé », affirme Damien Carême. « Mais nous avions monté ce camp pour sept cent personnes, au-delà les conflits devenaient inévitables. Je suis pour le maintien de ce camp, mais à condition de revenir à sa norme initiale ».

Dans son bureau, Mardi 11 Avril 2017, le maire de Grande-Synthe consulte ses messages sur sa tablette. « Je suis ragaillardi par les propositions d’aides que je reçois. Regardez, on m’envoie une photo des images de l’incendie diffusées sur l’écran géant d’une gare britannique ». Lundi 10 Avril 2017, Damien Carême participait au quatre vingt cinquième anniversaire de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) à Paris, « pour intervenir précisément sur les migrants », lorsqu’on l’a averti. « Plus de train, je suis resté au téléphone jusqu’à 3 heures du matin avec mon directeur de cabinet, Olivier Caremelle, puis levé à 5 heures du matin pour filer à la gare ».

Depuis quelques semaines, l’élu a pris son bâton de pèlerin. « La surpopulation du camp de Grande-Synthe est due au nombre insuffisant de CAO ». Le site du ministère de l’intérieur en dénombre près de quatre cent. Ils devaient recevoir les sept mille migrants expulsés de la jungle de Calais à l’automne 2016.

Le ministre de l’intérieur d’alors, Bruno Le Roux, avait émis l’idée de fermer la Linière, mais la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, avait aussitôt donné un avis contraire. « La ministre a signé le 17 mars 2017 une prolongation de la convention de gestion du camp entre l’état, la commune et l’Association des Flandres pour l’Education, la formation des Jeunes et l’Insertion sociale (AFEJI) », rappelle Damien Carême. « Nous avions décidé de diminuer la taille du camp, démonté des tentes et retiré cent chalets. Mais depuis la fermeture de Calais, l’élan de création des CAO n’a pas été suffisant. Il manque quatre mille places ».

Le maire est donc parti sur les routes. « Je parcours les mairies. Je suis allé à La Rochelle, Niort, Grenoble, Montpellier, Bourg-la-Reine et Arras, je vais à Angers dans quelques jours, partout je vois des maires contents de leur CAO, pas un ne m’a dit que cela se passait mal. J’encourage à en créer ». Son voisin, le maire de Saint-Pol-sur-Mer, Christian Hutin, estimait Mardi 11 Avril 2017 dans la presse locale que quatre vingt dix pour cent des migrants ne voulaient pas aller dans les CAO. « C’est absurde », réplique Damien Carême. « La grande majorité accepte. Les exceptions sont dans des CAO où le lien est moins efficace ».

Mardi 11 Avril 2017, devant la salle de sport Victor-Hugo, quelques centaines de réfugiés prennent leur repas du jour, tardivement. Les membres de l’AFEJI refusent de répondre aux questions, tout comme les fonctionnaires de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII).

« On nous a interdit de répondre à la presse », explique poliment une jeune fille au blouson rouge de l’OFII. Même refus d’Hervé Desvergnes, le responsable des cinquante deux salariés de l’AFEJI recrutés pour le camp, dont certains se retrouveront peut-être au chômage, « la parole aux ministres ce soir ».

A l’intérieur du gymnase, des couples se reposent, essayant d’occuper les enfants. Un bébé de quelques semaines est pris en charge par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). La directrice de l’école élémentaire Francisco-Ferrer, où sont scolarisés les enfants du camp, et deux institutrices s’affairent. Ces enseignantes ont pris l’habitude de continuer à s’occuper de ces enfants durant les vacances scolaires, bénévolement.

Devant la halle du Basroch, les membres de l’association britannique Dunkirk Legal Support Team (DLST), créée au mois d’avril 2016, sont, eux, plus loquaces. Evelyn Mac Gregor, quinquagénaire écossaise, et Niamh Quille, jeune anglaise, mettent leurs connaissances en droit au service des mineurs.

Lucille Agins est la seule française de l’association. Après son master en droits de l’homme à Grenoble, elle s’est engagée en service civique au Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE) et auprès de DLST. « A l’origine, il s’agissait d’information et d’orientation, puis l’association s’est développée au sein de Citizens United Kingdom. Car le problème des mineurs isolés de leur famille en Grande-Bretagne devient aigu ».

Alors qu’on ignorait, Mardi 11 Avril 2017, où étaient passés les cinq cent migrants non abrités dans les gymnases, Corinne Torre, coordinatrice des programmes de MSF, imagine un avenir sombre.

« Cela donne l’impression qu’ils sont violents, mais les tensions viennent du manque de management, pour accompagner ces réfugiés, il faut du personnel. Nous le voyons aussi à Paris, entre afghans et soudanais, à la Chapelle. J’ai entendu parler de transferts vers les CAO, c’est une utopie, il n’y a pas mille cinq cent places libres. Ils vont se disperser et certains iront sans doute aussi à Paris ».

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 19:29

 

http://www.arte.tv/guide/fr/047435-001-A/ni-dieu-ni-maitre-une-histoire-de-l-anarchisme-1-2

 

Ni dieu ni maitre, une histoire de l'anarchisme

 

Du manifeste fondateur de Pierre Joseph Proudhon en 1840 à la chute de Barcelone en 1939, cette fresque documentaire fait revivre la richesse foisonnante d'un mouvement multiforme, montrant combien l'anarchisme continue d'irriguer tout le champ des luttes sociales et politiques.

 

Pourquoi l'anarchisme est-il perçu aujourd'hui comme marginal ? Comment expliquer que, alors que ses combats et ses mots d'ordre libertaires et égalitaires ont largement contribué à écrire l'histoire des luttes sociales et des révolutions et qu'ils résonnent aujourd'hui avec une force nouvelle, ses origines aient été à ce point oubliées ? Cette passionnante fresque documentaire, qui retrace pour la première fois les débats et les événements clés de l'histoire de l'anarchisme sur un siècle, de 1840 à la seconde guerre mondiale, élucide en partie le paradoxe. D'une part, les pouvoirs que les anarchistes ont toujours défiés, parfois la bombe à la main, sont largement parvenus, par la répression et la propagande, à museler ou discréditer leur pensée.

 

D'autre part, la diversité étonnante d'un mouvement d'envergure mondiale, mais qui a refusé avec constance tout embrigadement derrière un chef ou une doctrine, a contribué à occulter, dans la mémoire collective, son rôle pionnier dans les conquêtes sociales, de la journée de huit heures à l'émancipation des femmes. De Paris à Chicago, de Tokyo à Mexico, de Saint-Pétersbourg à Barcelone, Tancrède Ramonet redonne vie à cette richesse foisonnante à travers l'évocation de ses principales figures, le récit d'une dizaine de spécialistes et de très belles archives.

 

Qu'est-ce que la propriété ? C'est avec ce manifeste fondateur qu'en 1840 l'ouvrier typographe Pierre-Joseph Proudhon jette les bases d'une solution anarchiste à la misère terrible qui se développe depuis le début du siècle dans les grands bassins industriels. En 1864, lors du congrès de la première internationale des travailleurs à Londres, les anarchistes sont largement majoritaires. Mikhaïl Bakounine voit dans la dictature du prolétariat proposée par Karl Marx « la menace d'une effrayante bureaucratie rouge ». De la Commune de Paris, en 1871, à la grève générale de 1906, de l'émergence des bourses du travail à celle des grandes organisations syndicales, des premiers votes féminins aux communautés de vie alternative, de l'éducation populaire à la mise en place d'écoles libertaires, le mouvement anarchiste suscite des expériences révolutionnaires inédites et se révèle l'un des principaux promoteurs des grandes avancées sociales. De Ravachol à Jules Bonnot, de l'assassinat de Sadi Carnot en 1894 à celui d'Umberto Premier en Italie en 1900, ce premier épisode rappelle aussi que la propagande par le fait que choisissent certains anarchistes inaugure un terrorisme international qui cible avec succès les sommets de l’état, mais qui contribue à forger sa légende noire.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 19:18

 

http://www.tamurt.info/redaction/

 

Grève de la faim dans les prisons turques

 

Communiqué du comité sur les prisons du parti démocratique des peuples (HDP)

 

La grève de la faim des prisonniers politiques dans les centres pénitenciers turcs a atteint un point critique. Lancé dans la prison de haute sécurité de Sakran, dans la province d'Izmir le 15 février 2017 pour attirer l’attention sur les graves violations des droits humains dans les prisons, l’isolement imposé au leader du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Öcalan et les politiques répétées de violence et de guerre mises en œuvre par le président Recep Tayyip Erdogan et le gouvernement du parti de la justice et du développement (AKP) en tant que réponse à la question kurde, le mouvement de grève de la faim s’est rapidement propagé aux autres prisons à travers toute la Turquie.

 

A la date du Lundi 10 Avril 2017, près de cent quatre vingt sept prisonniers politiques, dont trente sept femmes, mènent une grève de la faim illimitée dans vingt établissements pénitentiaires. Par ailleurs, depuis le 15 mars 2017, des grèves de la faim par rotation de cinq jours sont menées par de nombreux autres prisonniers politiques, en solidarité avec le mouvement de la grève de la faim illimitée.Tandis que les autorités pénitentiaires restent sourdes aux revendications des prisonniers politiques, les pressions et les mauvais traitements à l’encontre des grévistes de la faim augmentent dangereusement, constituant des menaces pour leur santé et leur vie.

 

Le présent rapport est fondé sur les données recueillies par les députés du HDP, l'association turque des droits de l'homme (IHD), l'initiative de solidarité avec les prisonniers (ZDI), la plateforme des avocats libertaires (OHP), l'association des avocats progressistes (CHD), l'union des médecins turcs (TTB) et plusieurs autres Organisations Non Gouvernementales (ONG) agissant pour les droits des prisonniers, ainsi que sur des informations vérifiées publiées par les médias. Le comité sur les prisons du HDP s’engage à informer régulièrement l’opinion publique nationale et internationale sur la grève de la faim et les conditions de détention dans les prisons.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 19:00

 

http://www.publico.es/politica/prepara-internacional-democratica-europea-combata.html

http://www.anti-k.org/2017/04/09/podemos-prepara-una-internacional-democratica-europea/

 

Podemos prépare une internationale démocratique européenne pour lutter contre l'extrême droite et Donald Trump

La formation violette défend la confluence des forces politiques et des organisations civiles aux élections européennes de 2019 et elle invite les partis sociaux-démocrates à cesser de soutenir les conservateurs, agissant comme des « institutions zombies ».

 

Par Alejandro Lopez de Miguel

 

Samedi 8 Avril 2017

 

Contre Donald Trump d’un côté de l'Atlantique et plusieurs partis d'extrême-droite qui montent dans les sondages de l’autre côté, Podemos prépare un espace qui rassemble les forces progressistes européennes, une sorte d’internationale démocratique qui puisse résister à l’internationale réactionnaire de l'extrême droite, de la xénophobie et de l'austérité.

Cet espace est destiné à inclure les partis politiques, les organisations sociales et d'autres parties prenantes, et à moyen terme pourrait se cristalliser dans la création d’une candidature majoritaire pour les élections européennes de 2019, selon les mots du porte-parole de Podemos au parlement européen et secrétaire européen de la formation, Miguel Urbán.

Il précise que son objectif n’est pas seulement de regrouper des formations dans un même parti, un groupe parlementaire ou une candidature, mais de construire des canaux de communication entre les différentes réalités qui, selon lui, vont au-delà d'un groupe parlementaire.

« L'idée est de construire une structure, plus un mouvement qu’un parti, travaillant à la confluence et à la synergie, pour voir ce qui peut être fait », dit-il. Cet espace accueillerait des initiatives telles que le plan B, DIEM 25 et Blockupy. « À un certain moment, nous devons les mettre tous autour d’une table. L'idée est de parler à tout le monde », ajoute-t-il.

Pour sa part, le député au congrès et secrétaire international du parti, Pablo Bustinduy, dit que dans le contexte actuel les européens estiment qu’ils doivent choisir « entre l'établissement, la grande coalition entre les sociaux démocrates et les conservateurs et les formations d'extrême droite » comme le Front National de Marine le Pen en France.

Cependant, Pablo Bustinduy suppose qu'il y a « beaucoup de mouvement et d’agitation dans la gauche européenne », à l’intérieur de formations sociales démocrates en colère, comme dans les groupes verts et des secteurs du Mouvement Cinq Etoiles (MCE). « De la confluence de ces mouvements peut émerger un grand mouvement politique comme une alternative à la grande coalition et à l'extrême droite », ajoute-il. Il accuse également les grands partis européens de maintenir une attitude d’obéissance aveugle et de soumission à Bruxelles et aux politiques néo libérales européennes qui, selon lui, constituent un projet qui a échoué. « C’est le discours d'un européanisme vide, qui semble cynique », a-t-il noté.

Miguel Urban et Pablo Bustinduy ont développé Vendredi 7 Avril 2017 à Madrid les idées qui sous-tendent la conférence internationale convoquée par la formation violette le 22 Avril 2017 au théâtre el Pavón de la capitale. C’est une réunion qui est un point de départ, « ce n’est pas une rencontre finale », a répété Miguel Urban, qui veut se servir de la force d’attraction de Podemos en Europe pour réunir les partis et les mouvements qui partagent l'analyse que cette année est une année cruciale pour le projet européen et pour « récupérer l’idée de respect et de bien-être des peuples », a déclaré Pablo Bustinduy.

Le secrétaire international du parti violet soutient que Podemos devrait être l’avant-garde de la construction de ce mouvement international et le leader de la formation, Pablo Iglesias, participera au meeting de clôture de l’événement.

Les organisateurs annoncent également la participation de Marina Albiol, porte-parole d’Izquierda Unida au parlement européen, de Caterina Martins, coordinatrice générale du Bloco de Esquerda du Portugal, et de Winnie Wong, coordinatrice de People’s Summit et de People for Bernie. Il y aura aussi des surprises.

L'une des clés pour comprendre le scénario actuel est, de l'avis des deux leaders du parti violet, la situation des formations sociales démocrates de différents pays européens. Miguel Urbán fait valoir que, dans leur configuration actuelle, les partis sociaux-démocrates « font partie du problème de l’Europe et de la grande coalition ». Il affirme que ce sont aujourd'hui des « institutions zombies » et il fait valoir qu’elles doivent abandonner la voie de l'austérité et s’éloigner de la droite pour survivre. « Ou bien la sociale démocratie quitte la grande coalition, ou bien elle meurt », dit-il.

Selon lui, la situation est favorable en Espagne, avec un Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) sans leadership et sans volonté apparente d'aborder une réforme en profondeur de son projet politique, comme en Europe. Pablo Bustinduy rappelle que le PSOE, comme parti qui aspire à gouverner, « doit prendre le projet européen au sérieux » et il caractérise la situation actuelle de cette formation comme une « lutte de pouvoir sans divergence politique ». Dans ce contexte, il fait valoir que Pedro Sanchez, ancien secrétaire général et à nouveau candidat à la direction du PSOE, est devenu anti système depuis qu’il a perdu son poste. « C’est un outsider dans le PSOE », ajoute Miguel Urbán. La solution, insistent-ils, ne peut pas venir de la droite ni de la sociale démocratie qui a fusionné avec ceux qu’elle voulait combattre.

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 19:11

 

https://blogs.mediapart.fr/francois-bonnet/blog/100417/mediapart-et-melenchon-un-d-invitations-un-de-refus

 

Mediapart et Jean Luc Mélenchon, un an d’invitations, un an de refus

 

Par François Bonnet

 

Lundi 10 Avril 2017

 

Nos lecteurs nous interrogent à juste titre. Pourquoi ne pas inviter Jean-Luc Mélenchon à notre émission « en direct de Mediapart », comme nous le faisons pour de nombreux autres candidats ? La réponse est simple. Invité depuis un an, Jean-Luc Mélenchon a systématiquement refusé toutes nos propositions, faisant savoir qu’il « ne voulait pas venir ».

Emmanuel Macron, Yannick Jadot, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Oscar Temaru, Charlotte Marchandise et Vincent Peillon, mais aussi de nombreuses personnalités de la droite, depuis des mois, notre émission vidéo hebdomadaire « en direct de Mediapart », retransmise en direct et en accès libre, reçoit de nombreux responsables politiques. Nous nous sommes fixé une seule limite, ne pas inviter Marine Le Pen, son parti ayant sa liste noire de journalistes sur laquelle Mediapart figure.

Pour le reste, Mediapart s'efforce de faire vivre la pluralité des débats publics en invitant les responsables de toutes les forces politiques. Ce sera encore le cas, le Mercredi 19 Avril 2017, avec François Bayrou puis plusieurs élus de la droite qui seront interrogés par la rédaction de Mediapart. Pourquoi pas Jean-Luc Mélenchon, nous demandent des lecteurs, certains nous accusant au passage de ne pas vouloir donner la parole au candidat du Mouvement de la France Insoumise (MFI).

L'histoire n'est pas celle-là. Depuis 2012, Jean-Luc Mélenchon a participé à trois émissions « d'en direct de Mediapart ». Mais depuis un an maintenant, il refuse systématiquement toute participation, malgré nos invitations répétées. Il nous a fallu de longs mois pour comprendre que les problèmes d'agenda, de disponibilité ou d'opportunité du moment qui nous furent longtemps opposés masquaient en fait un choix déterminé. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas être interrogé par la rédaction de Mediapart dans le cadre de notre émission.

Au mois d'avril 2016, nous lui avions fait une proposition qui nous semblait très intéressante, débattre avec Emmanuel Macron dans le cadre d'une grande réunion publique organisée à Paris, sans doute au Théâtre de la Ville qui permet d'accueillir plus de mille personnes.

Emmanuel Macron était intéressé. L'équipe de Jean Luc Mélenchon était également intéressée. Et les dates défilent, le 23 avril 2016, puis début mai 2016, puis entre le 10 et 20 juin 2016. Impossible, l'agenda du leader du MFI se referme à chaque fois. Trois mois passent et le débat tombe à l'eau.

Nouvelle salve d'invitations dès le début du mois d'octobre 2016, Stéphane Alliès et Christophe Gueugneau proposent à l'attachée de presse de Jean-Luc Mélenchon plusieurs dates jusqu'à la fin du mois de décembre 2016. Au début du mois de novembre 2016, notre émission « en direct de Mediapart » devient hebdomadaire, chaque mercredi, ce qui permet d'assouplir les calendriers et de s'adapter plus aisément aux contraintes des responsables politiques. Relancé, l'entourage de Jean-Luc Mélenchon nous fait savoir qu'il est souvent à Bruxelles ou à Strasbourg les mercredis pour les sessions du parlement européen mais que cela devrait se faire.

Et l'automne passe. A la fin du mois de novembre 2016, nous proposons au candidat du MFI des dates au mois de février 2017, soit après l'élection primaire du Parti Socialiste.

Nous faisons de nouvelles relances au mois de décembre 2016 et au mois de janvier 2017, en passant aussi par son directeur de campagne. Nous faisons de nouvelles propositions à la fin du mois de février 2017 avec des propositions pour les deux mois à venir jusqu'à la fin du mois d'avril 2017.

De fait, nous l'avions compris, mais il est toujours plus courtois que les personnes invitées nous opposent des refus clairs et motivés. Le 10 mars 2017, lors de son déplacement à Rome que Christophe Gueugneau couvrait, Jean-Luc Mélenchon nous explique enfin lui-même qu'il ne veut pas venir à Mediapart. Des inimitiés, des contentieux et l'accusation que nous organiserions des traquenards, c'est ce que nous comprenons de ces explications. Mediapart agace Jean-Luc Mélenchon.

C'est oublier plusieurs choses essentielles. Mediapart n'organise pas de traquenards. Au contraire, nos émissions sont conçues pour laisser aux personnes invitées tout le temps nécessaire pour s'expliquer, deux heures, deux heures et demie, trois heures parfois. C'est justement ce long format, trop long, parfois, qui est apprécié par les invités comme par ceux qui nous regardent. Les argumentaires peuvent être déployés et les explications peuvent aller au bout.

Il y a ensuite cette règle journalistique de base, dans un entretien, les journalistes sont maîtres de leurs questions et les invités sont maîtres de leurs réponses. Ce principe bête reste le meilleur moyen d'être crédible, mais aussi d'organiser une confrontation où l'interviewé ne parle pas seulement à son fan-club via des questions ineptes ou complaisantes. Donc, oui, depuis le début « d'en direct de Mediapart », comme dans nos entretiens écrits, notre devoir professionnel est aussi de poser des questions qui fâchent, par exemple, en 2012, sur les relations de Jean-Luc Mélenchon avec Serge Dassault.

Jean-Luc Mélenchon se fâche d'autant plus vite que, durant des années, sa stratégie fut de clouer au pilori les journalistes, avec parfois de bonnes raisons tant notre profession ne saurait être à l'abri de critiques. Le voilà fâché avec Mediapart et nous devinons en partie pourquoi. Nous avons souvent été en complet désaccord, dans nos analyses ou nos partis pris, avec ses positions sur la Russie, sur la nature du régime de Vladimir Poutine, sur la guerre en Ukraine, sur l'annexion de la Crimée et sur la Syrie. Des analyses et des partis pris qui n'engagent que leurs auteurs tant Mediapart est une rédaction diverse, avec des opinions différentes et un pluralisme revendiqué.

Voilà, par exemple, quatre articles qui ont fâché Jean-Luc Mélenchon, « Mediapart, Jean Luc Mélenchon et Vladimir Poutine, quelques mises au point » au mois de mars 2015, « Mediapart et l'Ukraine, quelques mises au point » au mois de février 2015, « Vladimir Poutine, le boulet russe de Marine Le Pen, de François Fillon et de Jean Luc Mélenchon » le 21 décembre 2016, et « Jean-Luc Mélenchon joue à saute-cadavre » au mois de mars 2015.

Ce dernier article est mis en avant pour justifier les refus. L'argument ne tient guère puisque Mediapart a fait depuis trois entretiens écrits avec Jean-Luc Mélenchon, dont les deux premiers sur sa proposition, « la clarification politique n’a jamais été aussi avancée » le 16 septembre 2015, « l’élection primaire est une machine à enterrer les questions de fond » le 6 février 2016, et « si je suis élu, j’abrogerai la loi travail » le 3 juillet 2016.

Dès lors, nous nous inquiétons de cette pleine année de refus réitérés. Le leader du MFI préférerait-il une presse soumise ou, à tout le moins, des journalistes ne venant pas l'interroger sur quelques-unes des questions les plus sensibles ? Sa stature de candidat à la présidence de la république l'exonère-t-il de répondre, donc de rendre compte et d'expliquer ?

Le 23 mars 2017, Edwy Plenel, président de Mediapart, a une dernière fois relancé de manière formelle l'attachée de presse de Jean-Luc Mélenchon.

Voici le message envoyé, « chère Juliette Prados, comme vous le savez, Christophe Gueugneau vous a transmis depuis longtemps notre invitation à ce que Jean-Luc Mélenchon soit l’invité d’une de nos émissions hebdomadaires qui se tiennent chaque mercredi soir. À ce jour, nous n’avons pas reçu de réponse formelle, dans un sens ou dans un autre. L’échéance du premier tour des élections présidentielles approchant à grands pas, nous avons maintenant besoin de savoir ce qu’il en est. Les dates des Mercredi 5 Avril, Mercredi 12 Avril ou Mercredi 19 Avril 2017 sont disponibles. Pouvez-vous me dire rapidement si vous êtes preneur d’un de ces créneaux. Je n’imagine évidemment pas un refus tant le public de Mediapart est concerné et intéressé par les enjeux porté par votre candidat. Et d’autant moins que, dans le passé, à plusieurs reprises, nous n’avons jamais eu de difficultés à l'interviewer pour notre journal ou à le recevoir lors de nos émissions. En vous remerciant de votre réponse, quelle qu’elle soit, bien cordialement, Edwy Plenel ».

Message doublé le jour même d’un message téléphonique sur son répondeur et d’un texto sur son portable ainsi libellé, « chère Juliette Prados, je viens de vous envoyer un message réitérant notre invitation à Jean Luc Mélenchon pour être l’invité d’une émission de Mediapart avant le premier tour des élections présidentielles. Pouvez-vous me répondre rapidement car il ne reste plus beaucoup de dates, merci par avance ».

Une réponse est arrivée Vendredi 24 Mars 2017, « bonjour Edwy, bien vu vos messages. J’étais mobilisée par le salon du livre. Je vous réponds ce week-end ». Depuis, c’est le silence radio.

Pas de Jean Luc Mélenchon donc, mais nous couvrons largement la campagne du MFI et nous accueillons régulièrement ses autres responsables. Nous vous proposions, par exemple, il y a deux semaines un débat entre Eric Coquerel et Thomas Piketty sur les fractures de la gauche et l'Europe. Nous avons longuement interrogé son directeur de campagne, Manuel Bompard, comme son principal conseiller économique, Jacques Généreux. Nous avons également reçu Marie-Christine Vergiat, députée européenne du Front De Gauche (FDG), Frédéric Pierru et Corinne Morel-Darleux.

Et à défaut d'émission, c'est un entretien écrit que nous avons demandé au candidat du MFI pour publication avant le premier tour des élections présidentielles.

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 18:36

 

Le camp de migrants de Grande-Synthe est parti en fumée (Reuters)

 

Le camp de migrants de Grande-Synthe a été en grande partie détruit dans la nuit du Lundi 10 Avril au Mardi 11 Avril 2017 par un violent incendie à la suite de rixes entre migrants, obligeant l’état à trouver une solution pour reloger quelque mille cinq cent personnes.

« Le camp est détruit dans une très large mesure. On peut évaluer à soixante dix pour cent les installations ravagées par le feu », a déclaré à Reuters le préfet du département, Michel Lalande.

Non loin de là, la jungle de Calais, qui a abrité jusqu'à dix mille personnes décidées à passer au Royaume-Uni par tous les moyens, avait été fermée à la fin de l’année 2016 et les accès au port et au tunnel sous la Manche avaient été sécurisés à grands frais.

Plusieurs dizaines de pompiers étaient sur place Mardi 11 Avril 2017 à Grande-Synthe pour sécuriser le site où deux cent des trois cent cabanes sont parties en fumée et pour vérifier qu'il n'y a pas de victimes, ce qui était le cas Mardi 11 Avril 2017, selon les secouristes.

Le ministre de l’intérieur, Matthias Fekl, et la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, ont assuré dans un communiqué que « toutes les mesures de protection des populations » seraient mises en oeuvre pour héberger les migrants.

Environ cinq cent migrants ont été hébergés dans trois gymnases de la ville de Grande-Synthe et il a été décidé d'accélérer l’accueil des migrants désireux d’entrer dans la démarche d’asile dans les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO).

Trois unités de forces mobiles ont été déployées en renfort dans la région afin de prévenir les troubles à l’ordre public.

« L’incendie a été provoqué dans le cadre de rixes intervenues entre personnes qui vivaient sur le camp, entre communautés kurdes et afghanes », a précisé le préfet.

Les kurdes irakiens, majoritaires au départ, ont été rejoints depuis quelques semaines par de nombreux afghans.

François Guennoc, de l'organisation humanitaire Auberge des Migrants, estime que des tensions étaient inévitables.

« Depuis plusieurs semaines, la tension montait, il y avait de plus en plus de monde et cette augmentation du nombre se faisait ressentir. La tension entre les kurdes et les afghans était connue », a-t-il déclaré Mardi 11 Avril 2017 à Reuters.

Lundi 10 Avril 2017, des heurts à l'arme blanche entre migrants avaient éclaté vers 18 heures, faisant cinq blessés et entraînant l'intervention des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Les échauffourées se sont poursuivies à l’extérieur du camp. Un migrant, renversé par un véhicule sur une autoroute, est dans un état grave.

Le calme est revenu Lundi 10 Avril 2017 vers 20 heures mais les heurts entre migrants ont repris Lundi 10 Avril 2017 vers 21 heures, accompagnés des premières flammes.

Le feu s’est très rapidement propagé entre les chalets en bois, très proches les uns des autres.

Le camp de la Linière, construit aux normes humanitaires sur un projet du maire Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Damien Carême et de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Médecins Sans Frontières (MSF), a remplacé au mois de mars 2016 un bidonville insalubre de Grande-Synthe, le Basroch.

Le camp est géré par la ville, par MSF et par des bénévoles d’associations humanitaires. Il était composé d’environ trois cent chalets en bois, dortoirs, blocs sanitaires et réfectoires, disposés le long d’une autoroute à la sortie de Dunkerque.

Le 23 janvier 2017, un exercice incendie important a eu lieu au camp, preuve de l’inquiétude des pompiers.

Au mois de mars 2016, au moment de l’ouverture de Grande-Synthe, le préfet avait menacé de refuser l’autorisation en raison des risques liés à l’incendie et à la proximité de l’autoroute. Après un bras de fer avec le maire, le préfet avait autorisé l'ouverture après avoir obtenu des aménagements.

Jeudi 6 Avril 2017, des migrants avaient tenté de bloquer l’autoroute en jetant des troncs d’arbres afin d’obliger les voitures et les camions à s’arrêter pour qu'ils puissent monter à bord dans l’espoir d’un hypothétique passage au Royaume-Uni.

 

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