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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 20:20

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/02/une-manifestation-de-migrants-dans-le-nord-de-paris_5024402_3224.html

 

Les migrants et leurs soutiens défilent à Paris face à la menace d’une évacuation de leur camp

Depuis quelques jours, environ deux mille personnes se sont réinstallées dans le quartier populaire de Stalingrad, où une opération policière a été lancée Lundi 31 Octobre 2016.

Par Marion Degeorges

Au bout de l’avenue de Flandre, Mercredi 2 Novembre 2016 à 18 heures, les gendarmes mobiles, les migrants et leurs soutiens s’observent. Debout devant leurs tentes, beaucoup d'africains s’interrogent. « Que se passe-t-il », demande Faisal, un soudanais de vingt ans, à un retraité à côté de lui. Tous deux regardent la vingtaine de militaires qui, eux, observent le terre-plein où doit se tenir la manifestation.

Bientôt, une centaine de personnes occupe le terre-plein de l’avenue de Flandre. Le rassemblement est statique, presque silencieux. Puis soudain, un groupe d'afghans arrive en brandissant des feuilles et en scandant « no police », ou « we want a home ». Ils rejoignent le terre-plein et la manifestation est lancée.

Après l’opération de police du Lundi 31 Octobre 2016 qui a conduit à la destruction d’une partie du campement des afghans, quai de Jemmapes, ces derniers ont décidé de protester. « J’ai entendu dire que la police allait revenir. C’est pour cela que nous avons marché jusqu’ici ce soir et que nous faisons une manifestation pacifique. Ce que nous voulons, ce sont des droits, en tant qu’humains », explique Shahid, un jeune afghan de vingt trois ans qui porte une pancarte « human not beast ».

Trop rares informations

Le démantèlement du campement de Stalingrad, Shahid en a entendu parler.

« On nous a dit que, dans quelques jours ou la semaine prochaine, ils vont venir et casser toutes les tentes, puis ils vont tout fermer et plus personne ne pourra revenir. Les gens sont venus nous dire d’être prudents. Mais nous ne pouvons rien y faire si la police détruit tout », déplore-t-il.

Ce dont aucun migrant ne semble être au courant, en revanche, c’est l’ouverture « dans la foulée », du centre de la Chapelle voulu par la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Lors d’une précédente opération de contrôle sur le campement, Amer, un soudanais de vingt quatre ans a été arrêté. Il est sorti du commissariat avec une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) entre les mains.

« Est-ce qu’ils veulent vraiment que je parte quand ils me donnent cela », demande-t-il sincèrement. Ce qui frappe sur le campement, au-delà du manque de structures, c’est l’absence d’informations.

Il y a une chose que les migrants savent, c’est que la police leur rend visite deux fois par semaine pour des opérations de contrôle. Elle est « de plus en plus violente, nous l'avons constaté », affirme Amer, « cela crée un grand sentiment de peur chez nous. A 5 heures, tous les matins, nous ne dormons pas. Nous écoutons ».

Organisation précaire

Depuis le mois de mai 2015 à Stalingrad, Loïc Horellou, un riverain, voit des campements se faire et se défaire, « au début je n’y prêtais pas attention. Je me disais qu'il y a des choses, il y a des structures et il y a l'état ». Mais en fait il n’y a rien, nous nous en sommes vite rendu compte avec plusieurs voisins ».

Donc depuis plus d’un an, ces particuliers interviennent. « Nous sommes passé par un apprentissage de la situation des migrants », explique ce graphiste qui connaît par cœur tout l’historique des évacuations du quartier.

De la simple visite, à la distribution de repas, en passant par l’accompagnement médical et juridique, les voisins se sont transformés en experts de terrain. A tel point que les autorités s’appuient parfois sur leurs connaissances et que les Organisations Non Gouvernementales (ONG) leur adressent directement des personnes à héberger.

Certains sont organisés en collectif ou en association. Il y a par exemple le Bureau d’Aide aux migrants (BAM), le Collectif Parisien de Soutien aux Exilés (CPSE), La Chapelle Debout, Quartier Solidaire ou encore plus de cent trente voisins qui s’organisent chaque matin pour distribuer un petit-déjeuner. Tous essaient de s’accorder, mais « nous constatons actuellement un cruel manque de coordination entre les institutions, les associations et les riverains », déplore Loïc qui, passant le long des tentes, salue les migrants et les bénévoles qui le reconnaissent.

Sans un soutien franc et assumé de la mairie de Paris, ni une action unique coordonnée par les pouvoirs publics, l’image du campement en pâtit et des tensions émergent.

« Quand quelqu’un arrive sur un campement de six cent personnes avec vingt sandwichs », raconte Loïc, « cela crée une mini-émeute. Les riverains qui voient cette scène depuis leurs fenêtres, ils pensent que c’est un camp de zombies. Or, si nous organisions un minimum la distribution alimentaire, cela ferait baisser le niveau de tension ».

Plus de deux mille migrants

« Quand les policiers sont arrivés Lundi 31 Octobre 2016, j’ai jeté ma tente en bas du quai de Jemappes. Quand ils seront partis, je reviendrai la planter au même endroit », expliquait Yassin, un afghan de dix huit ans, lors de l’opération de contrôle du Lundi 31 Octobre 2016.

Depuis cet été, le jeu du chat et de la souris s’intensifie entre la préfecture de police et les migrants. Une conséquence, sans doute, du fait que le gouvernement ne veut plus de campements visibles dans la capitale. « Au mois d’août 2016, un commissaire nous a clairement dit, pendant une tentative d’évacuation, qu’il fallait que les migrants se dispersent et qu’ils restent par groupe de quatre ou cinq pour éviter d’être embêtés. Sauf qu’en petit groupe, ils n’auront pas le droit à l’évacuation. Cela fait d’eux des Sans Domicile Fixe (SDF) », analyse Loïc.

Par ailleurs, depuis la dernière évacuation, le 16 septembre 2016, il n’y en a pas eu d’autre. Boulevard de la Villette, avenue de Flandre et quai de Jemappes, les tentes débordent bientôt sur la route. A l’intérieur, par deux ou trois, dorment des afghans, des somaliens, des éthiopiens, des soudanais ou des érythréens. Parmi eux, des mineurs isolés, des femmes et des enfants. Ils sont emmenés au commissariat ou éparpillés par la police, mais pas « mis à l’abri ».

Or, on estime qu’il y a entre cinquante et soixante dix arrivées chaque jour dans la capitale. Cela représente donc entre deux mille trois cent cinquante et trois mille deux cent quatre vingt dix arrivées depuis le mois de septembre 2016. « Nous en arrivons à plus de deux mille parce que c’est le flux habituel », résume Loïc. Du côté des migrants comme des bénévoles, personne ne constate un afflux massif en provenance directe de Calais.

A la veille de l’évacuation de ce campement oublié des institutions, ils étaient plusieurs centaines, Mercredi 2 Novembre 2016, migrants et citoyens, à manifester pacifiquement leur ras-le-bol, ras-le-bol des conditions insalubres, du manque de suivi et d’organisation des autorités, de la violence des forces de l’ordre ou des délais non-respectés dans le traitement des demandes d’asile. Calais fermé, Stalingrad s’annonce déjà comme le prochain défi, mais le retard dans la prise en charge est conséquent.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 19:55

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/99173/marcheurs-jours-heureux-entre-cerny-evry

 

Les marcheurs des jours heureux entre Cerny et Evry

Par Julien Monier

Jeudi 3 Novembre 2016

En reprenant et mettant à jour le programme du Conseil National de la Résistance (CNR), une marche parcourt la France avec la diffusion du film « les jours heureux ».

Partie des Pyrénées il y a plusieurs semaines, une longue marche s’apprête à rejoindre la capitale ce week-end. Avant cela, elle fait escale en Essonne ces jours-ci. Chaque soir dans une commune différente, le film « les Jours heureux » est projeté, avec un débat à la clé. Mercredi 2 Novembre 2016, c’est à Cerny qu’une rencontre entre les marcheurs, au nombre d’une douzaine, et des riverains a eu lieu, avec la présence du lanceur d’alerte Christian Velot.

Gilles Perret est l’auteur de ce documentaire sorti en 2013, dans lequel est retracé l’histoire et la construction du programme du CNR, ancré dans la France résistante des années 1940. C’est sur cette base qu’a notamment été créée la sécurité sociale telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec le principe de la cotisation pour tous, selon ses ressources, au bénéfice de chacun, selon ses besoins. L’idée de la marche, non partisane, vise à mettre au goût du jour les valeurs du CNR et de lui trouver une résonance aujourd’hui, le tout en provoquant de multiples échanges, débats et rencontres.

Jeudi 3 Novembre 2016, les marcheurs parcourent vingt six kilomètres le long de la vallée de l’Essonne, au départ de Cerny, pour rejoindre Jeudi 3 Novembre 2016 vers 17 heures 30 Evry, où ils passeront devant la mairie, place des droits de l’homme, avant d’être accueillis à la Maison du Monde, patio des Terrasses de l’Agora, pour un repas partagé ouvert à tous. Une projection suivie d’un débat du film « les jours heureux » se déroulera, Jeudi 3 Novembre 2016 à 20 heures 30, sur la péniche Bali, amarrée pour l’occasion sur les quais de Seine, côté Evry Village.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 21:12

 

https://www.paris-luttes.info/rassemblement-pour-soutenir-les-6984

https://www.npa2009.org/communique/communique-des-demandeurs-dasile-stalingrad

 

Communiqué des demandeurs d’asile de Stalingrad

Alors que le gouvernement a annoncé la destruction des campements de Stalingrad et de Jaurès, dans le dix neuvième arrondissement de Paris, les migrants appellent à un rassemblement pour faire entendre leurs revendications Mercredi 2 Novembre 2016 à 18 heures place de la bataille de Stalingrad et avenue de Flandre. Soyons nombreuses et nombreux pour exiger le respect de leurs revendications.

Communiqué des demandeurs d’asile de Paris, quartier de Stalingrad

Dimanche 30 Octobre 2016

Nous qui arrivons en fuyant les guerres et la misère. Nous sommes réfugiés sur les terres françaises à Paris.

Nous demandons le respect de nos droits en tant qu’êtres humains.

Nous demandons les garanties des droits suivants, un logement pérenne avec l’ensemble des services correspondant et conformes à nos droits notamment administratifs, sociaux et médicaux et l’apprentissage du français.

Pour ceux qui ont déjà déposé une demande d’asile, nous demandons la continuité de la procédure d’un lieu à un autre et la non-application des accords de Dublin.

Nous demandons la prise en charge des droits de tous sans exception, un logement et des papiers.

Nous demandons de ne pas nous expédier en prison de force.

Nous demandons la non-expulsion des migrants en dehors des terres françaises.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 20:57

 

http://www.europe1.fr/politique/le-pcf-cherche-a-sallier-au-ps-pour-la-presidentielle-2887607

 

Le Parti Communiste Français (PCF) cherche à s'allier au Parti Socialiste pour les élections présidentielles

Le PCF organise, Mercredi 2 Novembre 2016, une réunion avec les candidats aux élections primaires du Parti Socialiste. Mais pas n'importe lesquels, ceux qui s'opposent à la politique gouvernementale.

Comment exister dans les élections présidentielles ? Pour le PCF, la question se pose sérieusement. S'allier avec Jean-Luc Mélenchon, comme le réclament certains militants à coups de pétition, est une hypothèse qui semble s'éloigner. Depuis que le cofondateur du Parti de Gauche s'est lancé seul dans la course à l'Élysée, sans s'appuyer sur le Front De Gauche (FDG) et sans même prévenir ceux qui l'avait soutenu en 2012, les relations entre le candidat et le PCF sont tendues. Jean-Luc Mélenchon a même dû démentir une information du Point, qui révélait qu'il aurait traité les élus communistes « d’abrutis » après avoir eu des difficultés à les convaincre de le parrainer.

Avec le Parti Socialiste contre François Hollande

L'hypothèse de Jean Luc Mélenchon étant écartée, le PCF pourrait bien se tourner vers le Parti Socialiste et, plus précisément, le Parti Socialiste contre François Hollande. Ce sera d'ailleurs le sujet d'une réunion, secrètement organisée Mercredi 2 Novembre 2016 par Pierre Laurent. Le leader du PCF espère réunir plusieurs participants aux élections primaires de la gauche de gouvernement, comme Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann. Les deux derniers ont d'ailleurs d'ores et déjà confirmé leur présence.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon en opération séduction

Arnaud Montebourg comme Benoît Hamon ont montré, ces dernières semaines, un intérêt pour un rapprochement futur avec le PCF. Le premier a ainsi affirmé, Dimanche 30 Octobre 2016 au Journal Du Dimanche, qu'il avait été « beaucoup inspiré par la stratégie de l'union » de François Mitterrand. Pourrait-il s'allier avec le PCF « dès le premier tour » des élections présidentielles ? « Pourquoi pas, s'ils le souhaitent », a-t-il répondu. « Mon projet a été applaudi à la Fête de l'Humanité ». C'est également à la Fête de l’Humanité que Benoît Hamon a tenté de séduire le PCF, affirmant qu'il se tenait « à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui veulent travailler à ce qu’il y ait effectivement un candidat de gauche au deuxième tour » des élections présidentielles.

Réunion à huis-clos

Dans tous les cas de figure, le PCF fait le pari d'une défaite de François Hollande aux élections primaires du Parti Socialiste ou, s'il devait renoncer, de Manuel Valls. Afficher un soutien à Arnaud Montebourg, par exemple, serait un coup très rude porté à la candidature de celui ou de celle qui représentera la ligne politique gouvernementale. L'ancien ministre du redressement productif est d'ailleurs « très régulièrement » en contact avec Pierre Laurent au téléphone, selon son entourage. Comme les autres conjurés de la réunion du Mercredi 2 Novembre 2016, qui se déroulera à huis clos, il a été invité par lettre pour « proposer une alternative à la droite déchaînée, au Front National menaçant et à la politique du quinquennat de François Hollande ». Tout un programme commun, qui doit permettre de préparer une réunion publique prévue Samedi 12 Novembre 2016 à Montreuil.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 20:39

 

Fin du transfert des mineurs isolés du camp de Calais (Reuters)

 

Les mineurs isolés restés à Calais après le démantèlement du campement de migrants de la jungle ont tous été transférés Mercredi 2 Novembre 2016 dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) en France, a annoncé la préfecture du Pas-de-Calais.

Leur sort n'est cependant pas pour autant totalement réglé et dépend pour une grande partie d'entre eux du Royaume-Uni.

« Nous avons fait partir tous les mineurs non accompagnés. Au total, trente huit bus ont emmené mille six cent seize mineurs non accompagnés », a dit un porte-parole de la préfecture.

Jusqu'ici, il n'était question que de mille cinq cent mineurs migrants isolés à Calais. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a pour sa part avancé Mercredi 2 Novembre 2016 le chiffre de deux mille mineurs.

Ce n'est pas le seul point d'interrogation dans ce dossier, qui a fait l'objet Mercredi 2 Novembre 2016 d'une réunion interministérielle présidée par le premier ministre, Manuel Valls, à laquelle ont participé des représentants des collectivités territoriales.

L'accueil d'une partie de ces mineurs au Royaume-Uni, où la plupart voulaient aller, comme l'essentiel des six mille migrants adultes évacués de la jungle, restent une grande inconnue.

Selon la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, qui a participé à la réunion du Mercredi 2 Novembre 2016, « il semble » que la moitié d'entre eux soient susceptibles d'aller au Royaume-Uni au titre du regroupement familial.

« Les britanniques prendront en charge ceux qui ont des liens familiaux avec la Grande-Bretagne, ou ceux qui relèvent de l'amendement d’Alf Dubs, c'est-à-dire plusieurs centaines de mineurs isolés non accompagnés », a déclaré pour sa part Bernard Cazeneuve à l’assemblée nationale.

L'amendement d’Alf Dubs permet au Royaume-Uni d’accueillir des enfants mineurs isolés particulièrement vulnérables, y compris s’ils n’y ont pas de relations familiales.

Les autorités britanniques ont jusqu'ici traîné des pieds. A ce jour, elles n'ont accepté qu'environ trois cent mineurs.

Le gouvernement français fait cependant état de progrès dans les discussions avec Londres et la polémique franco-britannique de la semaine passée sur le peu d'empressement du Royaume-Uni semble donc apaisée.

« Cette négociation s'est passée dans des conditions équilibrées, dans des conditions positives », a assuré Bernard Cazeneuve à l’assemblée nationale. « Il nous appartient maintenant de mettre en oeuvre les termes de cet accord ».

Des fonctionnaires du ministère britannique de l’intérieur accompagnent les mineurs envoyés dans les CAO pour examiner leur situation, avait-il précisé après la réunion interministérielle.

« Nous prévoyons que le processus d'admission reprenne cette semaine », a pour sa part déclaré Mardi Premier Novembre 2016 le ministre britannique chargé du Brexit, David Jones.

Un objectif du gouvernement français était de sortir les mineurs isolés des mains des passeurs, a dit Emmanuelle Cosse. Or les autorités françaises avaient difficilement accès à eux avant le démantèlement du camp.

Reste à savoir si des majeurs ou des mineurs accompagnés ne se dissimulent pas parmi les mineurs isolés désormais mis à l'abri, a souligné la ministre du logement.

Autre question, qui assumera financièrement l'intégration de ceux qui resteront en France, au-delà des trois premiers mois de prise en charge par l’état ?

Selon le président des Républicains de l'Assemblée des Départements de France (ADF), Dominique Bussereau, qui a aussi participé à la réunion du Mercredi 2 Novembre 2016, chaque mineur isolé pris en charge coûte en moyenne cinquante mille à soixante mille euros par an.

Selon l'ADF, environ dix mille mineurs isolés sont pris en charge actuellement dans les départements métropolitains, sans compter ceux qui arriveront de Calais, au lieu de mille mineurs en 2012.

« Dans la plupart des départements, depuis le début de l'année, le nombre a été multiplié par deux ou trois. Avec ceux qui vont arriver de Calais, plus l'appel d'air que cela va faire, il faut voir comment nous finançons tout cela à terme », a déclaré à Reuters Dominique Bussereau.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:36

 

http://www.infolibre.es/noticias/politica/2016/10/30/pedro_sanchez_psoe_56924_1012.html

 

Pedro Sanchez démissionne de son siège de député du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et accuse la direction du PSOE de ne pas écouter les militants

L’ancien secrétaire général du PSOE a communiqué sa décision quelques heures après l’investiture de Mariano Rajoy grâce à l'abstention de la majorité des députés du PSOE

Il accuse la direction du PSOE de ne pas écouter les militants et lui demande de ne pas adopter de sanctions contre les députés qui ont voté contre Mariano Rajoy.

Il annonce sa candidature pour diriger à nouveau le parti et demande à l’actuelle direction qu’elle décide, Lundi 31 Octobre 2016, la date d’un congrès extraordinaire du PSOE

Pedro Sanchez démissionne de son siège de député du PSOE. L'ancien secrétaire général du PSOE l’a annoncé, Samedi 29 Octobre 2016, au congrès des députés, quelques heures avant l’investiture de Mariano Rajoy grâce à l'abstention de la majorité des députés du PSOE. Certains de ses partisans ont soutenu ces jours-ci que la démission était la bonne décision, car il lui permet de garder le capital politique accumulé dans la défense du non au Parti Populaire sans désobéir aux organes du PSOE.

Dans une déclaration sans questions, Pedro Sanchez a annoncé une « étape momentanée de côté », accusant la direction de ne pas écouter les militants. Il a rappelé que, pendant le mois d’octobre 2016, des centaines de réunions ont eu lieu dans les groupes socialistes qui ont été organisées sur une base volontaire et dans lesquelles le non à Mariano Rajoy était majoritaire. Il a regretté que, malgré cela, il n’y a pas eu de consultation des adhérents, ce qui, à son avis, a également servi à légitimer la décision de la direction pour l’abstention de tous les membres du groupe socialiste, plutôt que seulement les onze abstentions nécessaires pour l’investiture de Mariano Rajoy.

À cet égard, Pedro Sanchez a demandé aux gestionnaires qui ont pris la direction du parti de ne pas prendre de sanctions contre les députés qui ont voté contre Mariano Rajoy, Samedi 29 Octobre 2016, vote qu’il a identifié au sentiment de la majorité des membres du PSOE. Il a également appelé la direction à ne pas rompre l'alliance avec le Parti Socialiste Catalan, une possibilité qui a été mise sur la table après la décision du conseil national des socialistes catalans que ses sept députés votent contre Mariano Rajoy. « Dans le PSOE, il n’y a rien en trop, ni un député, ni un militant, ni un vote », a-t-il dit. Il a rappelé que, dans tous les cas, la décision de rompre avec le parti frère en Catalogne devrait être prise dans un congrès du parti.

D'autre part, il a annoncé que, à partir du Lundi 31 Octobre 2016, il va prendre sa voiture pour aller dans « tous les coins d’Espagne pour écouter ceux qui n’ont pas été entendus. Nous allons tous récupérer un PSOE ouvert, contre le Parti Populaire », a-t-il dit. De cette façon, il a annoncé sa candidature pour diriger à nouveau le PSOE dans le prochain congrès extraordinaire, un événement que la direction socialiste actuelle veut retarder d’un an et qu’elle doit décider dès Lundi 31 Octobre 2016. « Les socialistes veulent voter. En tant que militant de base, je consacrerai tous mes efforts pour exiger le droit de vote et pour corriger le cours dans lequel la direction a mis le PSOE », a-t-il dit.

Pedro Sanchez a expliqué combien était « douloureuse » pour lui la décision de renoncer à son siège de député. « La décision n'a pas été facile. Pour quelqu'un qui aime la politique,  il n'y a pas de plus grand honneur que de faire partie du PSOE », a-t-il dit. « Mais je ne peux pas faillir à mon parti, je ne peux pas faillir à des millions de socialistes de coeur qui m’ont fait confiance et qui m’ont accompagné sur le chemin de dire non à Mariano Rajoy ».

Pedro Sanchez a envoyé, Samedi 29 Octobre 2016, une lettre à Javier Fernández, aux membres de la direction du PSOE, au président du groupe parlementaire du PSOE, Antonio Hernando, et aux autres membres de son parti, dans laquelle il annonce cette décision.

« Quelque chose ne va pas quand on oblige des politiciens honnêtes à partir et quand on permet l’élection, comme premier ministre, d’une personne responsable de la corruption », écrit-il dans cette lettre, à laquelle a eu accès www.infolibre.es

Reprendre le contrôle du PSOE

Ces derniers jours, tous les yeux étaient rivés sur Pedro Sanchez. Après avoir été battu au sein du comité fédéral du premier octobre 2016 et avoir présenté sa démission le soir même, il a passé plus de vingt jours absent et loin des projecteurs. Il a été vu pour la première fois Mercredi 26 Octobre et Jeudi 27 Octobre 2016 au congrès, pour la première session de l'investiture de Mariano Rajoy. Ces derniers jours, il a participé à plusieurs réunions sans expliquer jusqu'au Samedi 29 Octobre 2016 ce qu'il ferait dans le vote.

Les députés les plus proches de Pedro Sanchez, toutefois, ont convenu que lui-même saurait prendre la décision qui garantira le plus d'options pour reprendre le contrôle du PSOE. Dans tous les cas, pour eux, il faut attendre la convocation d’un congrès fédéral et des élections primaires pour l’élection du secrétaire général, dont la date n’est pas fixée pour l'instant. Lors de sa conférence de presse, Samedi 29 Octobre 2016, il a demandé à la direction de fixer la date du prochain congrès, dès le Lundi 29 Octobre 2016. « Le mandat de la direction expire aujourd'hui. Aujourd’hui, elle a permis l’investiture de Mariano Rajoy et, Lundi 29 Octobre 2016, elle doit fixer la date du congrès du PSOE », a-t-il dit.

Plusieurs dirigeants du PSOE de son entourage ont affirmé ces derniers jours que dans les conversations privées qu'il avait eues avec eux, l'ancien numéro un du parti a fait valoir que, s'il voulait être à nouveau secrétaire général, il ne pouvait pas ne pas appliquer le mandat du comité fédéral car, s’il veut que ses plans pour reprendre la direction progressent, il ne pourra pas demander à d’autres responsables et députés d’appliquer ses décisions.

C’est le même argument que Pedro Sanchez a utilisé, Samedi 29 Octobre 2016. Il a admis avoir été écartelé entre l’abstention et le vote contre Mariano Rajoy, ce qui voulait dire aller contre une décision de son organisation, même s’il ne la partageait pas. « Sur les deux options, il n’y avait aucune bonne option », a-t-il dit.

En fait, tous les socialistes ont été confrontés au même problème pendant toute la semaine. Lors de la dernière réunion du groupe socialiste, Mercredi 26 Octobre 2016, le député de Valence Cipria Ciscar se demandait comment les députés qui faisaient partie de la direction de Pedro Sanchez allaient bafouer un mandat de l'organe suprême entre les congrès du PSOE. Cipria Císcar expliquait qu’il y avait une différence entre, d’une part, des indépendants comme Margarita Robles ou Zaida Cantera qui avaient annoncé qu’elles voteraient contre Mariano Rajoy et, d’autre part, des parlementaires qui avaient occupé une charge organique.

Contre l'argument selon lequel il ne pouvait pas désobéir à la résolution adoptée par le comité fédéral s’il voulait maintenir sa candidature à la direction, d'autres députés fidèles à Pedro Sanchez lui demandèrent d'annoncer Samedi 29 Octobre 2016 qu’il voterait contre Mariano Rajoy, comme il l’a défendu pendant des mois.

Dans les discussions avec l'ancien secrétaire général, ces députés lui ont dit que, s’il votait contre le candidat conservateur, il pourrait générer un effet d’entraînement  qui porterait à environ vingt cinq le nombre de députés contestataires. La puissance de cet effet ne sera pas connue car Pedro Sanchez a préféré démissionner pour éviter d'avoir à désobéir au comité fédéral.

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 16:22

 

http://www.npa-dr.org/index.php/9-article-lettre/38-nation-etat-police-vous-avez-dit-insoumis

 

Nation, Etat, Police, vous avez dit insoumis

Par François Minvielle

Jeudi 27 Octobre 2016

Si la convention de la France Insoumise qui s’est tenue à Lille, Samedi 15 Octobre 2016, a voulu se donner un air moderniste, tirage au sort des participants, interaction vidéo et programme participatif, le contenu politique est resté très soumis aux clichés républicains les plus conservateurs.

Cinq ans après la campagne du Front De Gauche (FDG), « l'humain d’abord », sur laquelle la base sociale du Parti Communiste Français (PCF) avait pesé, c’est une campagne bien plus droitière, où le rouge a cédé la place au bleu pâle, qu’entend imposer Jean Luc Mélenchon à ceux qui se rallient à lui, sur la base d’une démagogie nationaliste proclamée par le nom même du mouvement de la France Insoumise.

L’apologie de la nation, du peuple souverain, de l'état et de la loi constitue son fondement, une orientation qui flirte de plus en plus avec des préjugés réactionnaires, contradictoire avec ses propres revendications pour une « société humaine » face aux inégalités sociales et à la destruction de l’environnement.

La mystification du « peuple souverain »

Il est fréquent d’entendre autour de nous des gens protester que le peuple ne compte pour rien et qu'il faudrait que le peuple dirige.

Comprendre la légitimité de cette colère face au mépris et à l’exclusion des couches populaires dans cette société de classe est cependant autre chose que de la flatter en laissant croire qu’il pourrait y avoir un « peuple souverain » dans ce système.

C’est ce que fait le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017 en affirmant que le « point essentiel est que tant que dureront la monarchie présidentielle et les traités européens actuels, notre peuple sera privé de tout pouvoir pour régler ses problèmes. Là est la racine de toutes nos misères, celle qu’il faut trancher d’urgence ».

La « racine de toutes nos misères » ne serait pas dans l’exploitation capitaliste et dans la propriété privée d’une minorité profitant du travail de la classe ouvrière. Elle serait dans la constitution et dans les traités internationaux. Une mystification qui en alimente une autre, autour de l’idée que « notre peuple est privé de pouvoir ».

D’abord, le mot « peuple » est confus, pouvant désigner « les classes populaires » aussi bien que « toute la population », en effaçant les différences de classes, comme s’il n’y avait plus de bourgeois et d’ouvriers, plus de paysans riches et paysans pauvres, plus de moyenne et petite bourgeoisie. Il ne s’agit pas de jouer avec les mots, mais de comprendre que les rapports sociaux ont besoin d’être désignés clairement pour être combattus. La confusion a un sens politique, celle de faire croire qu’on aurait tous « un avenir commun », comme devrait s’intituler le programme de Jean Luc Mélenchon, sans dire clairement qu’il y a une domination de classe à disputer, celle de la bourgeoisie, qui détient tous les pouvoirs, la propriété privée des moyens de production, les pouvoirs financiers, étatiques et médiatiques en découlant.

Surtout, « privé de pouvoir » laisse entendre que, dans la république, les classes pauvres pourraient avoir le pouvoir. C’est toute l’ambigüité politique qui est née avec la révolution française, une révolution faite par les classes populaires qui avait permis à la classe bourgeoise de s’emparer du pouvoir au nom du « peuple souverain ». Les travailleurs et les paysans pauvres n’ont jamais eu le pouvoir sans affronter l'état que la bourgeoisie s’est construit et le remplacer par le leur, comme l’ont montré par exemple la Commune de Paris de 1871 et la révolution russe de 1917.

Bien sûr, le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017 dénonce les puissants, la caste et l’oligarchie financière, tant il est évident que les responsabilités de la crise du capitalisme viennent de ce côté là. Mais il épargne l’exploitation capitaliste et il efface la radicalité de la lutte des classes qui, en engageant le combat pour une autre répartition des richesses, est porteuse d’une transformation révolutionnaire de la société, remettant en cause la propriété privée de la bourgeoisie.

La seule révolution que promet le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017, c’est « la révolution citoyenne, le moyen pacifique et démocratique de tourner la page de la tyrannie de l’oligarchie financière et de la caste qui est à son service. Je voudrais être le dernier président de la cinquième république et rentrer chez moi sitôt qu’une assemblée constituante, élue pour changer de fond en comble la constitution, ait aboli la monarchie présidentielle et restauré le pouvoir de l’initiative populaire. La sixième république commencera et ce sera une refondation de la France elle-même. ». Un changement constitutionnel, la grande bourgeoisie en a connu d’autres, les a parfois demandés elle-même, quand le fonctionnement des institutions était en crise. C’est à mille lieues des besoins des classes populaires, un pouvoir des travailleurs.

La nation, l’ordre et la police

Cette « révolution par les urnes » viserait à la « refondation de la France, une France indépendante ». Ce recours à la nation est répété dans les déclarations souverainistes qui prétendent que la France serait soumise aux institutions internationales, avec ce qu’il faut de démagogie anti allemande, « notre indépendance d’action, la souveraineté de nos décisions ne doivent donc plus être abandonnées aux obsessions idéologiques de la commission européenne ni à la superbe du gouvernement de grande coalition de la droite et du Parti Socialiste en Allemagne ».

Sa perspective est celle de la nation comme cadre uni et indépassable, faisant comme s’il n’y avait pas des classes aux intérêts opposés en son sein.

Cette pente glissante du nationalisme conduit vers la pire démagogie chauvine, Jean Luc Mélenchon confirmant lui-même que les petites phrases réitérées sur ce sujet ne sont pas des dérapages, comme celle du 5 juillet 2016, « un travailleur détaché vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place », réaffirmée le 9 octobre 2016, « si je suis élu, plus un travailleur détaché n'entrera dans notre pays ».

Les récentes prises de position en défense de la police, de l’ordre et de l'état, confirment cette logique. « La population et la police républicaine, ce doit être une seule et même chose, les uns surveillant les autres, pour trouver le point d’équilibre qui permet que force reste à la loi ». Jean Luc Mélenchon ne se pose pas le problème du rôle que l'état fait jouer aux policiers. Un rôle qui devient invivable pour les policiers eux-mêmes quand la police exige de ses membres qu’ils exercent violences et humiliations contre les pauvres, les migrants, les jeunes des quartiers populaires et les manifestants. Autant de brutalités qui se retournent contre eux en haine de la police et en agressions.

Affirmer ainsi qu’il faut que « force reste à la loi », c’est-à-dire que les lois injustes doivent continuer à être imposées, y compris par l’emploi des « forces de l’ordre », revient à nous demander d’attendre tranquillement la « révolution par les urnes » qui adoptera de bonnes lois républicaines.

C’est dire qu’il veut le maintien de l’ordre social et qu’il n’a pas plus de réponse pour ceux qui le contestent, que pour le ras-le-bol de la corporation policière, certes flattée par l’extrême-droite et les politiciens qui attisent la démagogie sécuritaire. Un mouvement ouvrier puissant et radical, contestant l’ordre social actuel, pourrait, en se faisant respecter d’elle par le rapport de forces, porter d’autres perspectives pour la fraction des policiers qui aspire à autre chose que d’être les bras armés de l'état qui les utilise et dans le fond les méprise.

L’impasse de l’étatisme et du « protectionnisme solidaire »

La perspective nationale portée par le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017 ne peut avoir qu’un sens, la défense d’une nation contre les autres dans le cadre du capitalisme mondialisé, c’est-à-dire la défense de la bourgeoisie nationale, Bolloré, Dassault, Bettencourt et Peugeot, et des milliers de bourgeois de moindre envergure menacés par leurs concurrents.

L’équipe de Jean Luc Mélenchon affirme qu’il faut « remplacer l’idéologie du libre-échange par un protectionnisme solidaire », en prétendant que le repli derrière les frontières serait une protection pour les travailleurs. On entend d’ailleurs les ravages du souverainisme y compris dans des milieux militants progressistes, « c’est la crise partout, comment faire, il faut se protéger d’abord ici ». Ce raisonnement est totalement faux et Jean Luc Mélenchon le flatte et l’instrumentalise à des fins électorales.

Le protectionnisme, même s’il était poussé à l’extrême avec un contrôle absolu du commerce extérieur par l'état, nous en sommes loin, n’empêcherait pas les lois du marché mondial de s’imposer par les indispensables échanges avec les autres pays. Et ce serait l'état protectionniste qui serait chargé d’imposer un dumping social aux travailleurs, en baissant les salaires et en intensifiant le travail, pour produire des marchandises dont la valeur serait concurrentielle afin de pouvoir les échanger avec l’extérieur, sous peine de se ruiner en important. Il est vain de tenter de sauver par les frontières une partie de la propriété privée nationale, celle des moyenne et petite bourgeoisies, parce qu’elles sont autant écrasées par la concurrence des multinationales « françaises » que par les autres. Aucun pays ne peut échapper à ces lois du marché.

Et ajouter « solidaire » après « protectionnisme » ne change rien au fait qu’il y a des économies nationales plus puissantes que d’autres et qu’elles s’enrichissent en exploitant les plus faibles. La France en fait partie, exploitant depuis plusieurs siècles les travailleurs et les richesses de nombreux pays pauvres.

Pour l’internationalisme et la classe ouvrière

Si un courant protectionniste connait un renouveau aujourd’hui, y compris dans les rangs déboussolés de la gauche, c’est parce que les rapports de concurrence deviennent de plus en plus durs au moment où le marché mondial trouve ses limites. L’étatisme protectionniste est une utopie réactionnaire qui sera bien incapable d’empêcher les destructions provoquées par le capital lui-même, qui élimine et absorbe ses branches les plus faibles. Utopie réactionnaire aussi parce que pas une production ne peut être « nationale », voire « cent pour cent locale » comme certains le prétendent.

Face à cette impasse, il s’agit de réaffirmer notre internationalisme, celui des intérêts généraux de la classe ouvrière mondiale. Il ne s’agit pas d’une proclamation abstraite, mais bien de la compréhension que la mondialisation capitaliste a transformé en profondeur le monde entier, développant comme jamais les rangs de la classe ouvrière dans tous les pays.

L’internationalisme de la classe ouvrière est bien sûr l’affirmation de la solidarité avec tous les travailleurs du monde et avec les migrants, à l’opposé de la concurrence que flatte Jean Luc Mélenchon avec ses déclarations malsaines.

C’est aussi la compréhension que les classes ouvrières de tous les pays n’en forment qu’une, parce que les rapports d’exploitations sont les mêmes, même si les rapports de forces et les niveaux de développement nationaux sont différents. C’est la même loi du marché capitaliste et la même valeur de la force de travail qui, par le biais de la circulation du capital, s’imposent partout.

En socialisant la production internationalement et en mettant en relation tous les peuples du monde, la mondialisation est en train de créer les conditions même d’une autre société à l’échelle mondiale, le communisme, et d’étendre aussi, par-delà les frontières, la force sociale, la classe ouvrière, portant cette perspective.

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 15:53

 

Les forces spéciales irakiennes entrent dans Mossoul (Reuters)

 

Les forces spéciales irakiennes reparties Lundi 31 Octobre 2016 à l'offensive sur le front est de la bataille de Mossoul ont pris pied dans le quartier de Karamah, situé à l'intérieur des limites administratives de la ville, a annoncé un officier irakien à l'agence Reuters.

C'est la première fois que des éléments engagés depuis deux semaines dans la contre-offensive visant à reprendre la métropole du nord de l'Irak aux djihadistes de l'organisation Etat Islamique entrent dans la ville.

Les unités spéciales du service de contre-terrorisme (CTS) avaient marqué une pause ce week-end après avoir progressé la semaine dernière plus rapidement que les forces engagées sur les autres fronts de l'offensive contre l'Etat Islamique.

« L'opération visant à libérer la rive gauche du Tigre à Mossoul a débuté », avait annoncé l'armée dans un communiqué diffusé Lundi 31 Octobre 2016 en début de matinée. Le Tigre, qui coule du nord au sud, traverse la ville.

Sur le front nord de l'offensive, où sont également engagés les peshmergas kurdes, cinq villages ont été pris Lundi 31 Octobre 2016 dans la matinée, selon un autre communiqué militaire.

Au cours du week-end, l'armée irakienne et les forces de sécurité déployées sur le front sud ont gagné du terrain avec l'appui aérien et terrestre de la coalition internationale. La neuvième division blindée s'est emparée de la localité d'Ali Rach, située à sept kilomètres au sud-est de la ville, selon un communiqué militaire.

L'offensive contre Mossoul, qui est de loin la plus grande ville tenue par les djihadistes de l'organisation Etat Islamique, est entrée Lundi 31 Octobre 2016 dans sa troisième semaine.

On estime à un million cinq cent mille le nombre d'habitants qui sont toujours pris au piège dans la ville et l’Organisation des Nations Unies (ONU) redoute une crise humanitaire et un exode de réfugiés à mesure que les affrontements se rapprocheront de la ville.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 15:17

 

http://www.bondyblog.fr/201610312313/une-operation-de-police-detruit-partiellement-le-campement-du-nord-est-de-paris

 

Une opération de police détruit partiellement le campement de migrants du nord-est de Paris

Une opération dite de contrôle par les autorités a eu lieu Lundi 31 Octobre 2016. Certains migrants ont été emmenés par la police, tandis que d’autres ont assisté à la destruction de leur campement, réinvestissant les lieux une fois les forces de l’ordre parties.

Lundi 31 Octobre 2016, une opération dite de contrôle par la préfecture de Paris a eu lieu dans le campement des quartiers de Jaurès et de Stalingrad dans le dix neuvième arrondissement de Paris où entre deux mille et trois mille migrants selon les sources dorment à même le sol. Ils sont essentiellement originaires d’Afghanistan, du Soudan et d’Erythrée.

Selon plusieurs sources, la police a eu recours à du gaz lacrymogène contre des migrants et des militants associatifs qui s’opposaient au démantèlement. Certains d’entre eux ont été emmenés par la police après des contrôles d’identité, tandis que d’autres attendaient la fin de l’opération observant pelleteuses, camions bennes et équipes de nettoyage déblayer matelas, couvertures, draps, cartons et autres effets de survie. Parmi eux, Navid, jeune afghan, qui, après être passé par l’Allemagne, est arrivé en France il y a une semaine. « Je ne comprends pas, je suis venu ici en pensant me mettre à l’abri. Pourquoi, alors que je n’ai rien, la police vient tout me prendre ». Une fois les forces de l’ordre parties, de nombreux migrants ont réinvesti les lieux et réinstallé leurs tentes. Ce type d’interventions est courant, témoignent les associations d’aide aux migrants sur place. Cette opération s’est déroulée alors que le premier ministre Manuel Valls a indiqué que le campement sera évacué cette semaine, sans précision de date. Aucune mise à l’abri n’a été faite.

Un centre d’accueil humanitaire doit ouvrir ses portes dans le dix huitième arrondissement tout proche. Il accueillera les migrants quelques jours avant leur départ pour des structures d’hébergement plus pérennes en région notamment.

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 21:09

 

http://www.regards.fr/web/article/gaspard-glanz-un-reporter-engage-dans-la-ligne-de-mire-du-gouvernement

 

Gaspard Glanz, un reporter dans la ligne de mire du gouvernement

Par Thomas Clerget

Lundi 31 Octobre 2016

Interpellé Mercredi 26 Octobre 2016, le fondateur de Taranis News, connu pour sa couverture des abus policiers, a été placé sous contrôle judiciaire et interdit de séjour à Calais. Deux procès à son encontre sont également programmés.

Est-il possible, en France, de poursuivre un journaliste pour des motifs fallacieux, simplement parce que son travail dérange le pouvoir ? Le reste de la presse, du moins celle qui se veut indépendante et attachée à sa fonction critique, peut-elle tolérer ces pratiques sans prendre le risque de voir les moyens de l'état tôt ou tard dirigés contre elle ? Telles sont les questions posées par l’interpellation à Calais, Mercredi 26 Octobre 2016, du reporter Gaspard Glanz et par l’avalanche de procédures engagées à son encontre.

Taranis News, l’agence d’information indépendante fondée par ce vidéaste de vingt-neuf ans, s’est signalée par une couverture au plus près du terrain des manifestations contre la loi travail, des événements sur la Zone A Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes ou encore à Calais. Adepte de vidéos long format très diffusées sur internet et les réseaux sociaux qui documentent le déroulement des manifestations et mettent en exergue les violences policières, Gaspard Glanz, qui fait régulièrement état d’intimidations à son encontre, semblait dans le collimateur des autorités depuis plusieurs mois.

Trente trois heures de garde à vue

D’après son récit, c’est en prenant des images durant l’évacuation du camp de migrants à Calais qu’il est « agrippé par douze gendarmes mobiles » avant d’être placé en garde à vue où il restera durant plus de trente heures. Il s’y voit signifier un placement sous contrôle judiciaire extrêmement contraignant avec obligation de pointage une fois par semaine dans la ville de Strasbourg qui est son lieu de résidence officiel. Par arrêté préfectoral, il est également interdit de séjour sur l’arrondissement de Calais et ce jusqu’à expiration de la période de l’état d’urgence.

Les motifs avancés sont, d'abord, le non-respect de la zone de protection instaurée la veille des opérations par le préfet du Pas-de-Calais en vertu d’une autre disposition de l’état d’urgence. Le dispositif, qui préfigure probablement le traitement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en cas d’évacuation, a donné au gouvernement un droit de regard sur l’ensemble des personnes présentes sur la zone, y compris les journalistes. Après une demande d’accréditation restée sans réponse, Gaspard Glanz raconte s’être rendu sur place pour tourner avant d’être reconnu par un responsable des forces de l’ordre et immédiatement interpellé.

Une liberté d’expression à géométrie variable

Mais son placement sous contrôle judiciaire est d’abord justifié par un événement dont l’insignifiance laisse imaginer la détermination des pouvoirs publics à inquiéter le jeune reporter. Ce dernier est en effet accusé d’avoir ramassé puis « soustrait frauduleusement », le premier octobre 2016 à Calais, un talkie-walkie perdu sur place par un policier d'une Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS). Qualifiés de vol simple par le procureur, ces faits, qui restent à établir, vaudront par ailleurs à Gaspard Glanz une comparution au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, programmée le 2 mars 2017.

Mais ce n’est pas tout. Une seconde citation à comparaître a été signifiée au journaliste. Il est cette fois accusé d’injure publique envers douze policiers suite à une image prise à Rennes pendant une manifestation contre la loi travail et postée sur un réseau social accompagnée du commentaire « ein volk, ein reich, ein führer », slogan utilisé dans les années 1930 par le parti nazi. « Je rappelle qu’il existe un truc qui s’appelle la liberté d’expression et que des magazines comme Charlie Hebdo, pour ne citer que le plus illustratif, ont fait bien pire que cela », se défend Gaspard Glanz. L’outrance n’est-elle pas le propre de la caricature à même d’alerter sur les excès du pouvoir ?

Un travail de contre-information

Mais la qualité de journaliste, et par conséquent certaines des protections qui vont avec, sont discutés à Gaspard Glanz. En premier lieu par le gouvernement qui, note blanche à l’appui, tente d’assimiler le reporter à un activiste proche du mouvement No Border et d’une ultra gauche aux contours flous mais très commode pour justifier certaines mesures décidées en application, ainsi détournée, de la loi sur l’état d’urgence. Sans qu’il s’agisse d’humour, l’arrêté d’interdiction de séjour prête ainsi à Gaspard Glanz l’intention de « se livrer à des actions revendicatives violentes de nature à constituer un trouble grave pour l’ordre public ».

Le déclenchement simultané de ces différentes procédures, ainsi que la disproportion des moyens utilisés au regard des faits reprochés, ne laissent aucun doute sur les intentions réelles des autorités. Il s’agit d’entraver le travail du journaliste et de son agence qui ont la fâcheuse habitude de contredire les discours officiels vantant un emploi raisonné de la force publique. « Il faut comprendre que je me déplace en permanence », développe Gaspard Glanz. « M’obliger à faire mille six cent à mille huit cent kilomètres aller et retour, si je suis à Rennes ou à Nantes par exemple, chaque semaine et juste pour pointer au commissariat de Strasbourg, économiquement cela va me laminer ».

Le précédent du groupe de la Rumeur

L’affaire fait immanquablement penser au harcèlement judiciaire du chanteur Hamé, membre du groupe de rap de la Rumeur, poursuivi en 2002 en diffamation et « atteinte à l’honneur et la considération de la police nationale » par le ministère de l’intérieur alors dirigé par Nicolas Sarkozy. En cause, un texte ici aussi très engagé, évoquant les « centaines de nos frères abattus par les forces l’ordre sans que les assassins ne soient inquiétés ». Il faudra cinq procès et huit ans de procédure pour voir le rappeur, « essoré », finalement relaxé après, fait rare, deux pourvois en cassation par l’état.

Les personnes attachées à la liberté d’informer peuvent-elles se permettre d’abandonner le reporter à cette perspective ? Son travail, journalisme underground et contestataire fait d’empathie avec les mouvements de lutte, volontiers porté sur la provocation, tranche il est vrai avec les normes dominantes du métier, plus enclin à la « neutralité » et à une stricte mise en retrait de l’observateur. Mais peut-être s’agit-il aussi d’une occasion de réinterroger ces dogmes qui, poussés à l’extrême, finissent par désarmer toute critique. Face à l’autoritarisme qui se fait jour, ne serait-il pas temps, comme nous y invite Gaspard Glanz, de revenir à l’un des fondamentaux du journalisme, le combat pour la démocratie ?

 

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