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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 20:16

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=49558

Les militantes du navire Zaytouna arrêtées en attente d'être expulsées (Centre Palestinien d'Information)

Des sources sionistes ont déclaré que le navire de solidarité Zaytouna, qui était sur son chemin pour briser le siège contre la bande de Gaza, est arrivé Jeudi 6 Octobre 2016 à l'aube au port d'Ashdod, après avoir été embarqué par les pirates de l'occupation israélienne.

Les sources ont indiqué que les militantes seront interrogées par les autorités d'occupation, puis expulsées par l'aéroport Ben-Gourion. Leurs noms seront inscrits sur la liste noire interdisant l'entrée en Israël ou dans les territoires palestiniens, par le passage Allenby.

La marine israélienne a intercepté Mercredi 5 Octobre 2016 le navire Zaytouna avec à son bord des militantes internationales qui avaient pour objectif de briser le blocus maritime inhumain et injuste qui perdure depuis plus de dix ans, par solidarité avec la population de la bande de Gaza.

Les pirates israéliens ont acheminé le navire humanitaire vers le port militaire d'Ashdod et les militantes ont été arrêtées et seront placées en garde à vue, selon les sources sionistes, puis seront expulsées et interdites d'entrer en Israël.

La radio israélienne a rapporté que le navire a été intercepté Jeudi 6 Octobre 2016 à l'aube quand il était à une distance de trente cinq miles des côtes d'Israël.

Les pirates de l'occupation israélienne n'autorisent jamais l'accès des navires à la bande de Gaza, à l'instar du navire turc Mavi Marmara qui avait été intercepté et violemment agressé, au mois de mai 2010, en tuant onze turcs et en blessant d'autres. En 2014 , les marines sionistes ont intercepté le navire Marianne à bord duquel se trouvait l'ancien président tunisien Moncef Marzouki et l'ancien député du parti de l'alliance démocratique nationale dans les territoires palestiniens, Basil Ghattas.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 20:05

http://www.europalestine.com/spip.php?article12308

La courageuse armada israélienne a vaincu les treize femmes désarmées a bord du Zaytouna-Oliva

Jeudi 6 Octobre 2016

Leur bateau a été intercepté par Israël avant d’arriver au port de Gaza où il était attendu. Que croyaient ces femmes ? Que l’on peut entrer dans un camp de concentration ? Ou que nos gouvernements et l'Organisation des Nations Unies (ONU) auraient honte et interviendraient pour qu’elles puissent rencontrer les femmes de Gaza ?

Pour faire bonne mesure, Israël a en même temps bombardé Gaza une fois de plus, violant une fois de plus le cessez le feu, dont nous n'osons même plus prononcer le mot.

Les treize femmes exigent d ’être libérées et que leur bateau, kidnappé dans les eaux internationales, à quarante miles de Gaza, leur soit rendu.

Elles ont toutes affirmé qu’elles ne baisseraient pas les bras et continueraient à lutter pour la levée de ce blocus barbare.

Elles lancent un appel à ce que le monde entier mette la pression sur ses dirigeants.

Nous les remercions pour leur courage et leur détermination à faire en sorte que dix ans d’enfermement de deux millions d’hommes, de femmes et d’enfants privés de tout, ne finissent pas par être banalisés.

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 19:59

http://www.cdkf.fr/2016/10/05/arret-de-la-diffusion-de-la-chaine-de-television-kurde-med-nuce-par-le-groupe-francais-eutelsat

Arrêt de la diffusion de la chaîne de télévision kurde Med Nûçe par le groupe français Eutelsat

Les travailleurs de Med Nûçe tiendront une conférence de presse Jeudi 6 Octobre 2016, à 11 heures, devant le siège d’Eutelsat, 70 rue Balard 75015 Paris

Le groupe français Eutelsat a mis fin Lundi 3 Octobre 2016 à la diffusion de la chaîne de télévision kurde Med Nûçe créée en 2013, par une décision scandaleuse et illégale dictée par la Turquie. Eutelsat a envoyé un premier mail aux distributeurs Jeudi 29 Septembre 2016 pour demander l’arrêt de la diffusion de Med Nuçe auprès des distributeurs, alors qu’aucune enquête ni aucun procès n’était engagé contre cette chaîne.

Dimanche 2 Octobre 2016, un deuxième courriel exigeait la fin de la diffusion Lundi 3 Octobre 2016, à 10 heures, ce à quoi les distributeurs se sont pliés. Le procédé employé par Eutelsat pour mettre fin à la diffusion de la chaîne de télévision kurde est en tout similaire aux mesures répressives et arbitraires prises par les autorités turques contre les médias.

La chaîne Med Nuçe diffusée par le satellite Hot Bird est l’une des rares sources d’informations indépendantes et alternatives dans un pays comme la Turquie où la majorité des médias sont sous le contrôle de l'état. L’ordre de la suspension de la chaîne est intervenu le même jour que la fermeture de plus de vingt chaînes de télévision et stations de radio en Turquie. Parmi ces chaînes, figuraient notamment Zarok Télévision, une chaîne pour enfants, Télévision 10, qui s’adresse notamment à la communauté alévie, Jiyan Télévision dont le but est de promouvoir le kirmancki, dialecte kurde en danger, e Hayat Télévision qui se concentre sur les conditions de travail et la lutte des ouvriers. Non seulement la diffusion de ces chaînes a été suspendu, mais leurs locaux ont également été mis sous scellés par les autorités turques.

Au lendemain de l’interruption de la diffusion de Med Nûçe, la police turque a investi le siège d'IMC Télévision, une des principales chaînes de télévision kurde, située à Istanbul, avant de mettre fin à sa diffusion. La chaîne IMC Télévision est très connue pour sa position pluraliste et sa ligne éditoriale indépendante et alternative.

En suspendant la diffusion de Med Nuçe, Eutelsat soutient objectivement les atteintes sans précédent aux libertés de presse et d’expression en Turquie. Car Med Nuçe était l’une des dernières voies d’expression pour les kurdes ainsi que pour des pans importants de la société dont les féministes, les écologistes, les syndicalistes, les anticapitalistes et les Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres et Intersexués (LGBTI).

Depuis la tentative de coup d'état du Vendredi 15 Juillet 2016, la situation des droits humains en Turquie se dégrade dangereusement. Ce coup d'état n’a pas abouti, mais il n’empêche que les kurdes et l’opposition démocratique sont victimes d’un coup d'état continu. La répression contre les médias et les oppositions quelles qu’elles soient a atteint un niveau sans précédent. L'état d’urgence instauré au lendemain de la tentative de coup d'état est constamment prolongé, les journaux kurdes sont interdits, les journalistes, les intellectuels et les universitaires sont emprisonnés, les mairies kurdes sont mises sous tutelle administrative, les villes kurdes sont détruites et les députés kurdes sont privés de leur immunité parlementaire et menacés d’arrestation.

À ce jour, plus de quatre vingt dix journalistes sont détenus, ce qui fait de la Turquie, selon la plate forme de soutien aux journalistes emprisonnés, la plus grande prison au monde pour les journalistes. La Turquie est classée par Reporters Sans Frontières (RSF) au cent cinquante et unième rang sur cent quatre vingt pays au classement mondial de la liberté de la presse. Il ne se passe pas un jour sans arrestation de masse. Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées depuis le Jeudi 14 Juillet 2016, du fait d’une guerre de pouvoir entre le président Recep Tayyip Erdogan et son ancien allié Fethullah Gulen. Mais une guerre impitoyable avait déjà été lancée en 2015 dans la région kurde, se soldant par la destruction totale par l’armée turque de plusieurs villes et la mort de centaines de civils, dont des femmes et des enfants. Med Nûçe était aussi l’un des rares médias à rapporter les crimes commis par l’armée dans la région kurde.

Les organisations des droits humains craignent depuis longtemps l’instauration d’un régime fasciste par Recep Tayyip Erdogan. Les kurdes et les médias kurdes restent toujours la première cible de ce régime. Les pays européens restent aussi les principales sources d’encouragement pour le régime de Recep Tayyip Erdogan.

L’interruption de la diffusion de Med Nuçe est avant tout une honte pour l’Europe, mais aussi un acte grave qui peut être considéré comme un signal de soutien à la politique répressive de la Turquie. Rappelons aussi que les médias kurdes et alternatifs jouent un rôle très important dans un contexte où l'Etat Islamique continue d’être un danger pour toute l’humanité. Med Nuçe a permis de démasquer la complicité entre les autorités turques et cette organisation. De ce fait, Eutelsat devient également un allié objectif de l'Etat Islamique.

Des questions légitimes se posent aujourd’hui.

Le groupe français Eutelsat se conforme-t-il aux lois européennes ?

La demande du conseil supérieur de l’audiovisuel en Turquie peut-elle justifier la suspension d’une chaîne de télévision qui diffuse depuis l’Europe ?

Rappelons que cette instance chargée de la régulation et de la surveillance du secteur audiovisuel est l’instrument de censure et de répression utilisé par le régime turc contre les médias.

En agissant contre Med Nûçe, le groupe Eutelsat veut-il marquer son soutien au régime de Recep Tayyip Erdogan ?

Cette mesure ne rend-elle pas Eutelsat complice de la répression contre les médias en Turquie ?

En tant que travailleurs de Med Nuçe, nous condamnons fermement l’arrêt illicite et inacceptable de la diffusion de notre chaîne de télévision.

Et nous envoyons un message clair à tous ceux qui veulent réduire au silence les médias kurdes et indépendants. Vous ne parviendrez jamais à nous faire taire, nous continuerons à vous déranger en dénonçant les injustices, en défendant les libertés d’expression et de la presse et en soutenant avec une détermination sans faille la pluralité dans la démocratie. Nous appelons surtout les médias français et européens à prendre une position claire et forte contre les injustices visant la liberté de la presse, car cette liberté est depuis longtemps menacée en Europe également. Cette prise de position est plus que nécessaire pour défendre le droit d’exercer librement le métier de journaliste. Demain, il sera peut-être trop tard pour tout le monde et pas seulement pour les médias.

Nous appelons aussi les institutions européennes, notamment le parlement européen, à prendre leurs responsabilités et faire pression sur la Turquie en exigeant le respect des droits fondamentaux. Les déclarations de bonne volonté et les appels au respect ne suffisent plus, nous attendons des actes de la part des dirigeants européens.

Les travailleurs de Med Nuçe Télévision

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 19:27

http://www.liberation.fr/planete/2016/09/29/avec-corbyn-le-labour-voit-rouge_1514983

Avec Jeremy Corbyn, le parti travailliste britannique voit rouge

Par Sonia Delesalle-Stolper, envoyée spéciale de Libération à Liverpool

Jeudi 29 Septembre 2016

La réélection de Jeremy Corbyn à la tête du plus gros parti d’Europe, grâce notamment aux voix des jeunes, oblige les travaillistes à composer entre centristes et tenants d’une ligne plus à gauche.

C’est une messe, la célébration d’un culte. La liturgie est enflammée, les orateurs écarlates et les fidèles en extase. « Jeremy Corbyn, c’est vous, c’est nous et, pour la première fois, ensemble, nous pouvons changer le monde », s’époumone Ian Hodson, président du syndicat des boulangers, Bakers, Food and Allied Workers Union. Dans cette ancienne église de Liverpool transformée en centre artistique, la ferveur est palpable. « C’est le moment politique le plus excitant de toute ma vie », murmure Alexander Connell. Avec plusieurs centaines d’autres convaincus, il assiste religieusement aux débats organisés par Momentum, mouvement né il y a un an pour soutenir la candidature de Jeremy Corbyn à la tête du parti travailliste britannique.

Momentum, devenu un élément incontournable de la machine à gagner du leader du parti travailliste réélu triomphalement Samedi 24 Septembre 2016, a organisé un congrès parallèle au congrès annuel officiel du parti travailliste. Il l’a baptisé « festival du monde transformé ».

Chaque jour, de longues files d’attente se forment à l’entrée du centre Black E, à un kilomètre du centre de conférence de Liverpool. Un an après l’élection surprise de Jeremy Corbyn, soixante sept ans, quelques jours après sa large réélection incontestée, avec soixante deux pour cent des voix, le parti travailliste ne sait plus où donner de la tête. Plusieurs mondes parallèles semblent circuler en son sein et ne se croiser que rarement.

Le 6 mai 2015, à la veille des élections qui allaient reconduire le conservateur David Cameron au pouvoir, le parti travailliste comptait deux cent deux mille membres. Au mois de janvier 2016, six mois après l’élection de Jeremy Corbyn, il rassemblait trois cent quatre vingt huit mille quatre cent membres. Aujourd’hui, ils sont cinq cent cinquante mille. Et l’objectif avoué est d’atteindre le million. Le parti travailliste est désormais, en nombre d’adhérents, le plus grand parti politique d’Europe. En 1997, au plus fort de la Blairmania, il comptait quatre cent cinq mille membres. Et pourtant, cent soixante douze des deux cent trente députés travaillistes n’accordent pas leur confiance au chef de leur parti. Comment réconcilier cette incohérence ? Alex Connell, trente et un ans, chercheur en philosophie, ne s’est pas rendu dans le grand centre du congrès officiel, sur les magnifiques quais rénovés du port de Liverpool. « Dégoûté par le New Labour de Tony Blair », il n’est revenu à la politique que « l’an dernier, pour la première élection de Jeremy Corbyn, il m’a redonné envie d’y croire ». Au festival de Momentum, il se sent bien. Dans la grande salle à la lumière tamisée, les murs sont décorés de tentures à la gloire de Jean Charles de Menezes, un jeune brésilien abattu par erreur par la police au lendemain des attentats à Londres en 2005. Sur une table, une série d’ouvrages à la gloire de Karl Marx et de Jeremy Corbyn sont offerts au quidam. Des tasses à thé, dont une affichant un beau rat et le slogan « les conservateurs sont pires que de la vermine », sont aussi en vente.

La foule est très diverse, avec une majorité de jeunes de moins de trente cinq ans, qui n’ont connu que le New Labour centriste de Tony Blair, et de plus âgés, au-dessus des soixante ans, qui se sont sentis oubliés par ce New Labour. La tranche d’âge intermédiaire est nettement moins bien représentée. Les critiques ont qualifié Momentum et ses partisans de « néo trotskistes ». La réalité est plus nuancée. Le mouvement attire et est dirigé par une grosse frange de tenants de l’extrême gauche. Mais les adhérents sont aussi des curieux, des déçus de la politique et des enthousiastes qui rêvent de changer le monde.

« C’est difficile aujourd’hui de trouver une alternative au néo libéralisme, la clé est là et Jeremy Corbyn pourrait être la solution », confie Chris Ward, trente trois ans, qui travaille dans l’éducation et vient seulement de rejoindre Momentum. Voici que s’avance sur scène un héros. John Mac Donnell, bras droit de Jeremy Corbyn, son chancelier de l'échiquier, ministre des finances, dans le cabinet fantôme, est ovationné. « Je suis venu vous dire merci, merci pour tout ce que vous avez fait », dit-il. Certains voient dans John Mac Donnell la véritable force derrière Jeremy Corbyn. Son style abrupt surprend parfois. A la chambre des communes, il a balancé à la figure de George Osborne, l’ancien chancelier de l'échiquier, le petit livre rouge de Mao Tsé Toung. Plus récemment, il a appelé au « lynchage » d’une députée conservatrice et refusé de s’excuser. Mais ce soir, il n’est que compromis et calme. Il reconnaît des « erreurs dans la manière de communiquer de l’équipe de Jeremy Corbyn » et il explique qu'il apprend « sur le tas ». Surtout, il appelle à la réconciliation après un été où le parti travailliste s’est déchiré comme jamais. « Les conditions sont là pour s’unir », dit-il.

Sauf que, à peine parti, les intervenants parlent des « traîtres qui vont le regretter », les députés qui ont refusé de suivre Jeremy Corbyn, et évoquent les purges et les suspensions arbitraires. Les médias sont, eux, vilipendés, accusés, pas totalement à tort, d’avoir toujours critiqué Jeremy Corbyn.

Dans les couloirs du centre de conférence, Phillippa Egerton, artiste peintre de soixante douze ans, est un peu éberluée. « Je ne reconnais personne », explique-t-elle. En fait, elle ne reconnaît plus son parti, « l’atmosphère est franchement schizophrène ». Elle est membre du parti travailliste depuis toujours ou presque, « je distribuais déjà des prospectus pour Harold Wilson », emblème du travaillisme britannique, premier ministre entre 1964 et 1970, puis entre 1974 et 1976.

Aujourd’hui, elle ne sait plus à quel saint se vouer. « L’an dernier, j’ai voté pour Yvette Cooper, une blairiste, comme leader. Cette année, j’ai voté pour Jeremy Corbyn, il faut accepter qu’il soit le leader incontesté », explique-t-elle. « Et puis il est resté proche des ouvriers, des syndicalistes et de ceux qui ont pu se sentir oubliés par les politiques de Tony Blair, de Gordon Brown et des tories évidemment ».

Le problème est que tout le monde n’est pas de son avis. Surtout les députés, eux aussi élus, mais pas uniquement par des membres du parti travailliste. Or, ces députés estiment que Jeremy Corbyn n’est pas forcément intéressé par un retour du parti travailliste au pouvoir mais, à l’instar d’un Bernie Sanders aux Etats-Unis, plus par la construction d’un gigantesque mouvement social d’activistes. Pour eux, les élections se gagnent au centre et le discours très à gauche de Jeremy Corbyn ne pourrait séduire un nombre suffisant des quarante six millions d’électeurs pour ramener le parti travailliste au pouvoir. Pour Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres, fort d’un mandat démocratique direct au poids supérieur à celui de Jeremy Corbyn, il a été élu avec un million trois cent mille voix, Jeremy Corbyn avec deux cent cinquante et un mille voix, le changement ne peut intervenir qu’après avoir gagné des élections. Dans son discours, il aura martelé le mot « pouvoir » à trente huit reprises.

Au cours des cinq jours du congrès, les intervenants se sont succédé sans que jamais n’apparaisse une politique et une vision cohérente pour le parti travailliste. Les divergences sont nombreuses, sur le nucléaire, le bilan du New Labour, l’économie et l’immigration. Le Brexit, peut-être le sujet le plus important pour le Royaume-Uni durant les prochaines années, n’a même pas été abordé officiellement. Jeremy Corbyn en a vaguement fait mention dans son discours final. Et il a refusé d’envisager une limite à l’immigration, alors que certains députés évoquent la nécessité de « prendre en compte le sentiment des électeurs ». En revanche, la multitude de débats parallèles sur le Brexit a à chaque fois attiré les foules mais, comme au sein du gouvernement conservateur, la ligne à adopter reste de l’ordre du flou artistique.

Dans son discours de clôture, Jeremy Corbyn a appelé à la « fin de la guerre de tranchées » au sein du parti travailliste. Les députés rebelles se tâtent pour savoir s’ils doivent rentrer dans le rang. La constitution de sa nouvelle équipe, dans les deux prochaines semaines, devrait apporter un début de réponse. Jeremy Corbyn a aussi dit avoir bien l’intention de remporter les futures élections, prévues en 2020. « Je ne vois pas Jeremy Corbyn gagner », conclut pourtant Phillippa Egerton. « Mais en même temps, il y a un an, David Cameron semblait intouchable. Et regardez Donald Trump qui chatouille Hillary Clinton, nous ne savons jamais ».

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 18:52

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-presidentielle-de-2017-ensemble-consulte-ses-adherent-e-s

Communiqué d'Ensemble sur les élections présidentielles de 2017

Ensemble consulte ses adhérents.

Le collectif national d'Ensemble s'est réuni le Samedi Premier Octobre et le Dimanche 2 Octobre 2016. Il avait pour tâche, entre autres, de poursuivre le débat autour des élections présidentielles ainsi que des élections législatives et de décider des modalités de consultation des adhérents.

Si le débat a montré qu'Ensemble attache une grande importance à la poursuite et au développement du mouvement social, il a démontré aussi qu'il n'y avait pas de consensus, à l'étape actuelle, quant au choix concernant les élections présidentielles.

A l'issue de ses travaux, le débat continue et il a été décidé d’organiser une consultation pour soumettre aux adhérents les différentes positions qui seront actées par la réunion de l'Equipe d'Animation Nationale (EAN) du 22 octobre 2016.

Au cours du débat plusieurs propositions ont été exprimées, ainsi résumées.

Mener dès maintenant la campagne avec Jean Luc Mélenchon dans le cadre de la France Insoumise ou pas, avec une expression autonome sur ce qui nous différencie.

Poursuivre les efforts pour un rassemblement unitaire de toutes les forces opposées à la politique du gouvernement.

Soutenir la candidature de Jean Luc Mélenchon dans un cadre pluraliste et rassemblé dont les modalités sont à définir.

Mais, dans le cadre du débat qui continue, d'autres choix et d'autres positions sont encore possibles.

La consultation annoncée aura lieu entre la fin du mois d'octobre 2016 et le 18 novembre 2016.

Un nouveau collectif national se réunira le 19 novembre 2016.

Il permettra de prendre acte des positions des membres d'Ensemble pour les élections législatives et pour les élections présidentielles.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 18:09

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-soutien-la-flotille-de-la-liberte-en-route-pour-gaza

Communiqué d'Ensemble

Soutien à la flottille de la liberté en route pour Gaza.

Lundi 3 Octobre 2016

Dans la continuité des flottilles qui depuis 2008 tentent de briser le blocus de Gaza, deux bateaux, le Zaytouna-Oliva et le Amal-Hope, ont à nouveau pris la mer.

Cette flottille, exclusivement féminine, composée entre autres de députées, d'une Prix Nobel de la Paix, d'artistes, de militantes israéliennes, d'une ancienne officière de l'armée américaine et d'écrivaines, est partie de Barcelone pour rallier la Corse puis l'Italie.

Leur but est de briser le blocus bien sûr mais aussi rendre visible aux yeux du monde ses effets dévastateurs et mettre l'accent particulièrement sur la lutte des femmes et leur rôle au sein de la résistance palestinienne.

Après avoir essuyé tempête et avaries, le Zaytouna-Oliva se dirige vers Gaza mais le risque est grand que le bateau soit arraisonné comme ses prédécesseurs dans les jours qui viennent.

Ensemble tient à apporter à ces femmes tout son soutien et renouvelle son exigence de la levée immédiate du blocus de Gaza.

Le rôle des gouvernements européens devrait être d'assurer la sécurité des relations maritimes entre la bande de Gaza, territoire palestinien, et le reste du monde, au lieu de maintenir l'impunité d'Israël dans sa poursuite du blocus inhumain de Gaza et contraire au droit international.

Les gouvernements européens doivent a minima assurer la sécurité de toutes les personnes à bord.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 18:01

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-unitaire-alep-subit-un-deluge-de-feu

Communiqué unitaire

Alep subit un déluge de feu.

Mardi 4 Octobre 2016

Les avions russes et ceux du régime larguent des bombes anti-bunker dont la puissance permet d'effondrer des immeubles entiers sur leurs habitants et la destruction des abris souterrains. Les bombardements visent des hôpitaux et des écoles et constituent des crimes de guerre.

La population, prise entre les djihadistes et les armées du régime, est privée d'eau et d’alimentation.

Face aux crimes de guerre et au martyr infligé à la population d'Alep, il faut redire que, compte tenu que c'est la population civile qui est la principale victime, cette guerre doit cesser sur le champ pour laisser la place aux négociations et transitions politiques.

L'urgence est de sauver les habitants d'Alep.

Partis de gauche et écologistes, au-delà des analyses différentes qui sont les nôtres quant aux causes d'une telle situation et des réponses à y apporter, nous disons ensemble

Halte au massacre et à la barbarie

Arrêt immédiat des bombardements

Trêve des combats pour permettre l'acheminement des aides nécessaires à la survie des habitants d'Alep

Premiers signataires

Europe Ecologie Les Verts (EELV), Ensemble, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF)

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:42

http://socialisme-2010.fr/blog2016/septembre2016.php#septembre21

La candidature de Jean Luc Mélenchon, une candidature bonapartiste de rupture avec le mouvement ouvrier

Par Robert Duguet

Les embusqués du carriérisme politique, droite et gauche réunie, tentent une nouvelle fois de nous enfermer dans le débat préparant les élections présidentielles de 2017, le rouleau compresseur médiatique tourne à plein régime. La lutte du mouvement social contre la loi travail a mis dans une lumière crue le fait suivant, le gouvernement de Manuel Valls et de François Hollande, comme tout bon gouvernement de chiens couchants au service du capital précède la volonté de ses maîtres. L’utilisation de la violence policière contre les manifestants relève de manœuvres de guerre civile.

Aujourd’hui ils veulent tous nous enfermer dans la logique de la cinquième république et du respect de ses institutions. Le message des néo-socialistes est clair, si vous sortez du cadre, nous vous taperons dessus et pas seulement avec des grenades lacrymogènes. Nous avons vu et nous voyons encore. Récemment un syndicaliste du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD) a été gravement blessé.

Les élections présidentielles ne sont pas la solution. C'est le problème.

En 2012 la candidature de Jean Luc Mélenchon était portée par le Front De Gauche (FDG), c’est-à-dire par une coalition de partis et d’organisations allant d’une scission au sein du Parti Socialiste, le Parti Communiste Français (PCF) et plusieurs composantes issues du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Toutefois, il faut ajouter que la naissance du FDG n’a été possible que parce qu’une composante s’est détachée du Parti Socialiste. Une scission réformiste de gauche contre un parti qui n’a plus rien de social démocrate. La dynamique née de la scission emportait les autres composantes. Le programme « l’humain d’abord » se situait sur le terrain d’une résistance aux effets du néo-libéralisme, certes programme modeste en termes de propositions progressistes, mais il mettait en mouvement une résistance dans le salariat et la jeunesse qui ne demandait qu’à s’organiser. Avec le FDG, malgré toutes les critiques qui ont été alors portées par les militants contre son caractère de cartel strictement électoral, nous restions sur le terrain traditionnel du mouvement ouvrier. La candidature de Jean Luc Mélenchon, menée tambour battant sur la ligne de la république sociale, ouvrant la perspective de l'assemblée constituante souveraine, voir le discours du 18 mars 2012 sur la place de la Bastille à Paris, restait une candidature du mouvement ouvrier. Nous avons mouillé la chemise pour la défendre et la promouvoir.

Sommes-nous dans la même situation qu’en 2012 ?

Le FDG était porteur d’une crise qui allait le conduire à l’implosion. A partir du moment où il a été interdit au FDG de s’organiser comme une force militante démocratiquement contrôlée par les citoyens et les citoyennes qui le composaient et à partir du moment où l’organisation politique qui pouvait construire ce rassemblement, le Parti de Gauche de 2008, en abandonnait la perspective et entrait dans une cascade de scissions, mises sous tutelle et exclusions, les choses prenaient un autre tour. En l’absence d’une force motrice, le maillon le plus faible du FDG, à savoir le PCF, ancien parti stalinien en état de décomposition, cédait à sa pente naturelle, à savoir sauver ses positions électives à tout prix, condition de sa survie politique.

Dans les élections locales, les accords avec le Parti Socialiste fleurissaient du côté du PCF. La petite camarilla regroupée autour de Jean Luc Mélenchon avait beau jeu de dénoncer les traitres staliniens du PCF, manière peu élégante de se dédouaner de leurs propres responsabilités. La réalité, c’est que Jean Luc Mélenchon n’a jamais voulu construire un parti, il lui fallait un appareil à sa botte dans la stricte perspective des élections présidentielles de 2012.

Le Parti de Gauche, c’était comme le Canada Dry, cela avait le goût du parti, l’aspect du parti mais ce n’était pas un parti.

Grenoble, c’est la France

Après des vagues d’exclusions et de mises sous tutelle, la direction nationale du Parti de Gauche s’attaque à celles et à ceux qui ont été les artisans les plus fidèles de la candidature de Jean Luc Mélenchon en 2012.

Nous accordons une importance particulière aux événements récents survenus dans la ville de Grenoble, lors des récentes élections municipales, une majorité politique s’était formée pour diriger la ville à partir d’un accord entre le courant écologiste et le Parti de Gauche. Nous avons rendu compte dans les pages de ce blog de la politique menée par son maire, Eric Piolle, et les élus du Parti de Gauche qui ont décidé d’appliquer un plan de liquidation d’un certain nombre de services publics et de suppression de postes dans les personnels municipaux, qui rencontre l’opposition d’une majorité de la population. Quelques mois après une belle victoire politique remportée contre le Parti Socialiste, naturellement, mais aussi contre la fédération du PCF de l’Isère qui était favorable à un accord avec le Parti Socialiste, voilà où nous sommes rendus. La direction nationale du Parti de Gauche, parce qu’une majorité de militants de ce parti s’opposent à la politique d'Eric Piolle, a mis la fédération de l’Isère sous tutelle. Nous rappelons que la ville de Grenoble était la seule grande ville lors des élections municipales prise par une majorité d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) et du Parti de Gauche. De plus, le Parti de Gauche de l’Isère a une place particulière dans l’organisation de Jean Luc Mélenchon, ce sont les militants de l’Isère qui ont organisé pendant deux ans les estivales du Front de Gauche. C’est dire que Jean Luc Mélenchon leur accordait une grande confiance et qu’ils étaient depuis la création de ce parti en 2008 dans une disposition particulière centrale dans le dispositif du Parti de Gauche.

Se demander pourquoi des élus tournent le dos aux engagements de campagne et se moquent du mouvement social qui s’est développé dans la ville et qui réclame que les engagements de campagne soient respectés, les militants de ma génération connaissent cette constante de la politique française depuis 1981. Cela va comme à l’accoutumée dans le mauvais sens. Mais nous n'avions tout de même pas construit le FDG pour en arriver là.

Jean Pierre Juy, militant du Parti de Gauche de l’Isère, explique le Dimanche 2 Octobre 2016 dans une interview donnée au Dauphiné Libéré que « nous faisons comment, nous, pour faire la campagne contre l'austérité de Jean Luc Mélenchon, si nous devons accompagner sans rien dire le plan d’Eric Piolle », et il ajoute « qu'à Grenoble, plus qu’ailleurs, les grands discours enflammés ne suffisent pas. Il y a une conscience politique et une culture du débat qui est plus forte ici. A Grenoble, nous ne pouvons pas seulement dire que nous allons renverser la table pour que les gens nous suivent. Nous ne pouvons pas non plus faire le coup de la modernisation des services publics. Les gens ont de la mémoire, ils se souviennent de la casse à la poste ».

Ce qui me choque le plus dans cette affaire, alors que les militants du Parti de Gauche sont désavoués et mis en tutelle par la direction nationale du Parti de Gauche, c’est le silence assourdissant de Jean Luc Mélenchon. Jean Pierre Juy a sans doute raison, en qualité de militant du Parti de Gauche, de poser les problèmes comme il les pose, mais Jean Luc Mélenchon, il en pense quoi ? Il soutient Elisa Martin, maire adjointe de l’équipe d'Eric Piolle ou ses militants ? Je ne crois pas qu’il y a d’un côté les problèmes locaux, où les élus prennent en charge l’austérité contre la population et d’un autre le mouvement de la France Insoumise qui défendra la candidature de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de 2017 sur une ligne d’opposition aux restrictions budgétaires. Si Jean Luc Mélenchon se tait dans cette affaire, c’est qu’il est d’accord avec la politique défendue par Eric Piolle et Elisa Martin contre ses propres militants. Grenoble, c’est la France, ceux qui disent à la direction d’une grande ville que la seule politique possible, ce sont les restrictions budgétaires, nous préparent une politique nationale qui sera sur la même logique. Cela donne à penser sur le sens et le contenu de la candidature de Jean Luc Mélenchon. Il y a les discours et les effets de tribune et il y a la réalité des rapports de force.

Un vent de fronde se lève contre la candidature de Jean Luc Mélenchon par ceux-là même qui l’ont soutenu en 2012.

Nous publions dans ce blog l’appel de plusieurs responsables nationaux du mouvement Ensemble, composante du défunt FDG, relevant des propos inacceptables de Jean Luc Mélenchon sur les problèmes des migrants, entre autres. Mais aussi sur la politique internationale et des ambiguïtés qui ne sont plus hélas des ambigüités quant à ses positions sur la Russie de Vladimir Poutine et le régime syrien. Ces dirigeants d’Ensemble estiment que la candidature de Jean Luc Mélenchon est pour eux indéfendable. Encore faut-il ne pas se contenter de petites phrases mais aller au bout de la caractérisation. Sa rupture avec le FDG, Jean Luc Mélenchon l’a présentée dans un livre écrit durant l’été 2014 sous le titre « l’ère du peuple ». Il n’y a plus désormais les classes sociales et leurs représentations, le salariat qui par sa place dans le procès de production capitaliste incarne l’intérêt général et l’avenir de la civilisation humaine, il y a l’oligarchie et le peuple. La rupture de Jean Luc Mélenchon avec le FDG se fait sur la droite, au passage il bazarde tout l’acquis du marxisme et de l’apport spécifique de la révolution française au marxisme. Il y a le rapport direct d’un homme et de son destin avec le peuple, traduit par les élections présidentielles au suffrage universel. J’ai donné à cet article le titre volontairement provocateur de « Jean Luc Mélenchon, une candidature bonapartiste de rupture avec le mouvement ouvrier ». Je pense avoir démontré ce que nous entendons par là, le bonapartisme, ce n’est plus le mouvement ouvrier.

Je ne soutiendrai pas la candidature de Jean Luc Mélenchon, dans une élection où les dés sont par ailleurs entièrement pipés. Un second tour avec une confrontation entre Alain Juppé et Marine Le Pen et une partie de la gauche qui va nous appeler à nous mobiliser contre l’extrême droite, un bis-repetita de 2002 en plus grave.

Entrer dans une autre logique

Il va falloir entrer dans un autre logique à laquelle les militants de gauche et d’extrême gauche ne sont pas habitués, depuis qu'ils ont été contraints de passer sous les fourches caudines de la cinquième république, peut-on continuer à défendre le projet d’émancipation socialiste, ou communiste, c’est la même chose, en ne présentant pas de candidat aux élections présidentielles de 2017 ? La réponse est oui, puisque vraisemblablement une bonne moitié du peuple français va s’abstenir dans ce joyeux bordel. Et nous n’en serons pas la caution gauche avec Jean Luc Mélenchon au premier tour. Revenons aux principes, un mouvement d’émancipation ne peut pas se construire sur le sable mouvant, le projet de la vieille gauche de François Mitterand, icône sacrée de Jean Luc Mélenchon, a fait totalement échec. Nous avons besoin de travailler à un projet d’émancipation sociale et ce dernier se construira contre les institutions du coup d'état permanent.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 20:06

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/10/03/bresil-le-parti-des-travailleurs-defait-au-premier-tour-des-elections-municipales_5007023_3222.html

Débâcle du Parti des Travailleurs du Brésil au premier tour des élections municipales

Le parti de l’ancien président Luiz Ignacio Lula da Silva a perdu Sao Paulo et près de quatre cent mairies.

Par Claire Gatinois et Paulo Paranagua

Sa victoire lui aurait offert une stature de présidentiable. Sa défaite devrait le plonger dans l’abîme de la politique brésilienne, confirmant la débâcle de son parti. Fernando Haddad, maire sortant de Sao Paulo, membre du Parti des Travailleurs du Brésil, considéré comme un héritier prometteur de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, de 2003 à 2010, a été éliminé dès le premier tour des élections municipales, Dimanche 2 Octobre 2016, offrant une victoire écrasante à son adversaire, Joao Doria, du Parti de la Sociale Démocratie du Brésil (PSDB), du jamais-vu dans la capitale économique du Brésil.

Raflant plus de cinquante trois pour cent des voix, contre seize pour cent pour Fernando Haddad, Joao Doria s’est présenté comme le Michael Bloomberg du Brésil. Prétendant suivre les traces de l’ancien maire de New York, le publicitaire et présentateur de télévision millionnaire, fils d’un ancien député exilé sous la dictature militaire, de 1964 à 1985, avait fait campagne en assumant un programme libéral à même de séduire les classes moyennes, se présentant comme un entrepreneur à succès et non comme un politicien, pour appâter les écœurés de la politique.

Deux cent cinquante six mairies contre six cent trente en 2012

Fernando Haddad a perdu aussi bien dans les beaux quartiers que dans les faubourgs populaires. Deux anciennes maires de Sao Paulo du Parti des Travailleurs du Brésil qui avaient changé d’étiquette, Marta Suplicy et Luiza Erundina, se sont effondrées dans les urnes. Dans les municipalités de l’ancienne banlieue rouge, berceau du Parti des Travailleurs, le parti de Luiz Ignacio Lula da Silva recule également. A Sao Bernardo do Campo, son lieu de résidence, l’ancien dirigeant métallurgiste a été conspué au bureau de vote, et le Parti des Travailleurs a été écarté du second tour.

Sao Paulo ne fait que refléter le naufrage du Parti des Travailleurs au niveau national. Ses candidats ne l’emportent que dans deux cent cinquante six municipalités, dont une seule capitale d'état, Rio Branco, dans l’Acre, contre six cent trente mairies en 2012. Le décompte des conseillers municipaux élus confirme un effondrement de l’audience du Parti des Travailleurs de l’ordre de cinquante pour cent. La bérézina s’étend à des fiefs traditionnels du Nordeste, comme Bahia, où l’héritier d’une dynastie traditionnelle, Antonio Carlos Magalhaes Neto, emporte la mairie de Salvador dès le premier tour, avec soixante quatorze pour cent des voix.

Toutefois, ce n’est pas la droite, divisée en multiples petits partis, qui profite de l’effondrement du Parti des Travailleurs, à la tête d’une coalition de centre gauche pendant treize ans. Ce sont les grandes formations centristes qui sortent confortées par le scrutin et mieux positionnées pour emporter le second tour, réservé aux grandes villes.

Le Parti du Mouvement Démocratique du Brésil (PMDB) reste le plus important de par le nombre d’élus, même si le PSDB progresse davantage. Le triomphe à Sao Paulo est une avancée pour le gouverneur du PSDB de l'état, Geraldo Alckmin, désormais bien placé dans la course à la présidence en 2018.

Plutôt qu’un virage à droite, nous assistons à un recentrage, sur fond de méfiance accrue à l’égard de tous les partis politiques. Le discrédit du Parti des Travailleurs s’étend à d’autres formations de gauche, comme le Parti Socialiste du Brésil (PSB) et le Parti Populaire Socialiste (PPS), qui reculent aussi. La REDE, le réseau formé il y a un an à peine par l’ancienne candidate écologiste Marina Silva, n’est pas parvenu à décoller à l’occasion de ces élections municipales. Seul le parti socialisme et liberté (PSOL), la gauche de la gauche, une scission du Parti des Travailleurs remontant à 2004, tire son épingle du jeu à Rio de Janeiro, où Marcelo Freixo, soutenu par la jeunesse et l’intelligentsia, disputera le second tour contre l’évêque évangélique Marcelo Crivella, le favori des sondages.

« Le Parti des Travailleurs n’a plus l’autorité politique pour être hégémonique à gauche, mais il n’y a pas encore une alternative », assure Guilherme Boulos, dirigeant national du Mouvement des Travailleurs Sans Toit (MTST). « En étant au pouvoir, le Parti des Travailleurs s’est renforcé politiquement, mais a perdu contact avec la société », a reconnu Fernando Haddad, lors d’un entretien avec la presse étrangère, le 26 septembre 2016. « La chute du Parti des Travailleurs se poursuivra jusqu’en 2018, année des élections présidentielles, voire plus », prédit Lincoln Secco, professeur d’histoire à l’université de Sao Paulo et auteur de « l’histoire du Parti des Travailleurs au Brésil », aux éditions du Sextant, en 2011. Pis, la déroute du Parti des Travailleurs plongera toute la gauche dans le désarroi, pense-t-il, « le PSOL tente de se présenter comme le Parti des Travailleurs des débuts, mais l’histoire ne se réécrit pas. Le discours du PSOL séduit une classe intellectuelle aisée, sans s’enraciner dans les milieux ouvriers, comme l’avait fait le Parti des Travailleurs ».

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 19:43

L’armée syrienne avance au nord d'Alep, les hôpitaux près du chaos (Reuters)

L'armée syrienne et ses alliés ont poursuivi Dimanche 2 Octobre 2016 leur progression au nord d'Alep, profitant de bombardements intensifs toute la nuit sur les quartiers est de la ville, rapportent les médias gouvernementaux et l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

L’OSDH et la télévision syrienne ont indiqué que les soldats soutenus par des milices iraniennes et libanaises ont progressé en direction du sud à partir du camp d'Handarat, situé au nord d'Alep, dont ils ont repris le contrôle en début de semaine.

Les forces gouvernementales ont commencé à pénétrer dans la zone industrielle de Choukaïf où des affrontements se sont produits Dimanche 2 Octobre 2016 dans l'après-midi, a précisé Zakaria Malahifdji, membre du groupe rebelle Fastakim, retranché dans la ville.

L'OSDH fait état, pour sa part, de violents combats le long de la ligne de front qui sépare l'agglomération en deux.

La partie orientale d'Alep, assiégée depuis le mois de juillet 2016 après la fermeture de la route du Castello par laquelle transitaient les ravitaillements, est l'objet d'une campagne de bombardements aériens sans précédent de la part de l'aviation russe et de l'armée de l'air syrienne.

Des dizaines de raids ont été menés au cours de la nuit et ils se poursuivaient dans la journée du Dimanche 2 Octobre 2016.

Accentuant sa pression et comme il l'a fait dans d'autres centres urbains, le régime syrien a appelé les rebelles à quitter la partie orientale de la ville, leur promettant d'assurer leur passage et de leur fournir l'assistance nécessaire.

« Le haut commandement de l'armée appelle tous les combattants armés dans la partie orientale d'Alep à quitter ces quartiers et à laisser les civils vivre normalement leur vie », indique un communiqué diffusé par l'agence de presse syrienne SANA.

« Les russes et la direction militaire syrienne garantiront un passage sûr des combattants et leur fourniront l'aide nécessaire », poursuit le texte.

Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en chargé des affaires humanitaires, s'est dit « profondément inquiet face à la férocité des bombardements contre l'est d'Alep » et a renouvelé l'appel en faveur d'une pause dans les combats.

« Les infrastructures sanitaires sont au bord de l'effondrement avec des patients qui ne peuvent être soignés et une absence de médicaments pour traiter les maladies les plus bénignes », a-t-il dit.

« Les faibles réserves en eau potable et alimentaires font que le nombre de personnes nécessitant une évacuation médicale d'urgence risque de s'accroître de manière spectaculaire dans les prochains jours », a-t-il poursuivi.

Le principal centre de soins d'Alep-Est a été gravement endommagé samedi par des frappes aériennes et a été contraint de fermer. Deux patients ont été tués.

Touché à plusieurs reprises par des bombardements depuis le mois de juillet 2016, l'hôpital a été frappé par trois fois cette semaine, rapporte la société médicale syro américaine (SAMS).

« La situation à Alep est au-delà de la désolation. Des gens sont prisonniers sous les décombres et nous ne pouvons pas les secourir en raison de l'intensité des bombardements. Nous implorons de l'aide pour que cesse le pilonnage », a déclaré Mohamed Abou Radjab, infirmier de la SAMS.

Sur le terrain diplomatique, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry se sont de nouveau entretenus au téléphone d'une éventuelle normalisation de la situation à Alep.

Les Etats-Unis ont menacé ces derniers jours de suspendre les discussions visant à ranimer l'accord de cessez-le-feu conclu au mois de septembre 2016 entre Washington et Moscou tant que les bombardements se poursuivent.

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