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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 16:08

 

http://blogs.rue89.com/les-coulisses-de-wikipedia/2013/04/06/la-page-censuree-par-la-dcri-la-plus-lue-de-wikipedia-230065

 

La DCRI censure une page de Wikipédia

 

Succès assuré

 

Par Pierre Carl Langlais

 

Samedi 6 Avril 2013

 

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert avait en son temps souffert de menaces de censure et de plusieurs interdictions de paraître effectives. Ce genre de procédé n’a pas complètement disparu : un contributeur bénévole de la Wikipédia francophone a été contraint de supprimer un article dont le contenu déplaisait à la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI).

 

L’article sur la station hertzienne militaire de Pierre sur Haute est créé en juillet 2009. Ce sera la seule contribution de son auteur, un certain QVSQS. Cette première ébauche connaît ensuite un destin typiquement wikipédien : enrichissement du contenu, ajout de sources, d’illustrations et de bandeaux d’avertissement pour les lecteurs.

 

Sept ans de prison, cent mille euros d’amende

 

La DCRI ne commence à se formaliser de l’existence de cet article qu’en début d’année 2013. Il diffuserait des informations militaires classifiées sans autorisation légale. En France, ce délit est grave. L’article 413 10 du code pénal prévoit sept ans d’emprisonnement et cent mille euros d’amende. Cette disposition est réduite à trois ans et quarante cinq mille euros d’amende si la divulgation résulte d’une négligence ou d’une imprudence.

 

Le 4 mars 2013, la DCRI contacte le service juridique de la Wikimedia Foundation.

 

Jusqu’ici les choses suivent leur cours normal. En tant qu’hébergeur légal des projets wikipédiens, la Wikimedia Foundation doit prendre en considération toute réclamation fondée. En l’occurrence, ce ne sera pas le cas.

 

La DCRI demande la suppression unilatérale de l’article. Elle se refuse parallèlement à communiquer des précisions supplémentaires sur la nature des informations concernées ou sur leur degré de confidentialité.

 

En contradiction avec la loi française

 

Elle agit en contradiction avec la loi française. Il n’est pas concevable d’exiger le retrait d’une information classifiée si l’on n’offre pas la preuve de sa classification :

 

« Présentent un caractère de secret de la défense nationale au sens de la présente section les informations intéressant la défense nationale qui ont fait l’objet de mesures de classification destinées à restreindre leur diffusion ou leur accès. »

 

Sans preuve (généralement un document bardé d’un grand tampon rouge), la demande ne s’appuie sur aucun terrain juridique concret. Elle serait forcément rejetée dans le cadre d’une procédure normale.

 

Cette réclamation devient d’autant plus inappropriée que l’on se rend compte que la quasi-totalité de l’article est attestée dans un documentaire réalisé par une chaîne régionale. Toujours en ligne, il a selon toute vraisemblance été conçu avec le plein soutien de l’armée.

 

Faute de mieux, la Wikimedia Foundation met la réclamation en attente. La DCRI peut la réactiver à tout moment à condition de fournir les pièces nécessaires. Plutôt que de réagir rationnellement, elle décide de faire valoir son bon droit par le biais d’un procédé ubuesque.

 

La DCRI cherche le « patron » de Wikipédia

 

Le 30 mars, l’institution publique s’adresse à un administrateur de la communauté francophone. Elle lui enjoint de procéder immédiatement à la suppression de l’article. Il refuse d’obtempérer. Son statut d’administrateur ne lui donne aucun pouvoir éditorial : il ne peut supprimer l’article sans discussion préalable. De plus, il n’a jamais participé à cet article et n’est en rien responsable de son contenu.

 

Ces explications n’y suffisent pas : sur les injonctions de la DCRI, la police prévoit de le mettre en garde à vue. Il finit par céder à ces pressions, supprime l’article et prévient au passage ses collègues : toute restauration de l’article engagera la responsabilité juridique de son auteur.

 

Tout ceci découle d’une incompréhension totale. Immergés dans un imaginaire social hiérarchique, les agents de la DCRI cherchent en dépit du bon sens à s’adresser à un hypothétique « patron  » de la Wikipédia francophone. Or, le seul patron qui vaille, c’est la communauté.

 

A sa décharge, la DCRI n’est pas seule fautive. La réaction du ministère de l’intérieur, relayée samedi soir par Le Monde, présente autant d’inexactitudes. Elle qualifie l’administrateur bénévole de « responsable juridique de Wikipédia France ».

 

Wikipédia France n’existe pas : il n’existe qu’une Wikipédia francophone, animée par des contributeurs venus des quatre coins du monde. Le statut d’administrateur n’entraîne aucun surcroît d’obligation légale. Comme tout contributeur, il est responsable de ce qu’il publie, mais pas de ce que les autres publient.

 

Créer un précédent

 

Avant d’aller plus loin, essayons d’expliquer un comportement a priori absurde : pourquoi la DCRI persiste dans cette affaire, alors que jusqu’ici, elle a été incapable de prouver la légalité de sa démarche ? Toute cette plaisanterie a dû coûter cher au contribuable, vraisemblablement plusieurs dizaines d’heures travaillées.

 

L’intention suivante ne serait pas invraisemblable : créer un précédent. Si on reprend telle quelle l’extrapolation un peu délirante de l’article 413 paragraphe 10, de nombreux sujets actuellement traités sur Wikipédia feraient facilement l’objet d’une suppression similaire.

 

D’autres institutions pourraient également arguer de cet incident pour faire pression sur des administrateurs en recourant à toutes sortes de menaces légales et para-légales.

 

Entreprises, hommes politiques, figures médiatiques : les candidats ne manquent pas pour souhaiter une suppression, sinon un nettoyage, de leur article.

 

Et la DCRI découvre l’effet Streisand

 

Le pire n’est jamais sûr. La DCRI vient de faire l’amère expérience d’un phénomène bien connu des internautes : l’effet Streisand. L’article visé est le plus lu sur la Wikipédia francophone, avec soixante seize mille visites au cours des dernières vingt quatre heures. Profondément remanié, il vient d’être traduit en douze langues.

 

L’incident est rapidement publicisé. La communauté wikipédienne francophone ne bruisse que de cela depuis vendredi. L’affaire devient internationale avec des retombées médiatiques en hollandais ou en russe. L’association qui promeut Wikipédia en France, Wikimédia France, vient de faire paraître un communiqué où elle déplore cette situation inexplicable :

 

« Contribuer à Wikipédia doit-elle devenir une activité risquée en France ? La DCRI n’a-t-elle pas l’arsenal juridique nécessaire pour faire respecter si besoin le secret militaire par des méthodes moins brutales ? Nous l’espérions. »

 

Wikipédia constitue un relais médiatique puissant. Très composite, la communauté est à même de faire connaître cet incident à tous les niveaux de la société, du fin fond de la France profonde à l’Assemblée nationale. La DCRI a peut-être du souci à se faire…

 

Mise à jour dimanche 7 avril à 12 heures : ajout de la réaction du ministère de l’Intérieur.

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:02

 

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/40498/lambassade-est-tombee

 

L’ambassade est tombée

 

Jeudi 4 Avril 2013

 

Deux jours après un arrêté d’expulsion, le bidonville de la nationale 7 à Ris-Orangis, occupé depuis quelques mois par des familles roms, a été entièrement détruit. Récit de la fin d’une expérimentation sociale singulière. 

 

Imaginez un lieu de vie, avec des enfants qui courent et jouent, autour d’une petite place, le tout piéton. La vie organisée autour d’une « place des fêtes », avec à quelques pas un espace collectif, « l’ambassade », servant de salle de réunion comme pour les cours de langue. Tout autour, des baraquements de fortune, mais surtout, de la lumière, avec des générateurs électriques, de l’eau, et des toilettes, ainsi qu’un sol rempli de copeaux de bois. Vous êtes dans ce qui était un village à part entière, peuplé de personnes en marge de la société à cause de leur origine.

 

Depuis plusieurs mois, cet ensemble de cabanes n’avait rien d’un bidonville insalubre.

 

Dans une volonté de stabiliser l’endroit pour quelques mois, un collectif nommé PEROU, regroupant principalement des étudiants et chercheurs en architecture et arts décoratifs, s’était mis en tête de rendre le terrain occupé vivable, en y construisant une salle collective, des toilettes sèches, et organisant avec des riverains le ramassage des ordures.

 

Lundi dans la journée, l’arrêté annonçant la nouvelle a été affiché à l’entrée du campement. Ordre d’expulsion, pour cet ensemble « illicite » selon la préfecture.

 

Mardi, plusieurs réunions se tiennent, en préfecture ainsi qu’en mairie, pour évoquer le devenir des familles installées dans le bidonville. Le soir, une ambiance pesante règne dans le bidonville. La plupart des familles ont quitté les lieux pour rejoindre des proches ou d’autres communautés, seuls quelques groupes d’habitants restent sur place. Ici ou là, on se rassemble autour d’un feu, certains terminent leurs préparatifs, et sur la petite place en plancher, les derniers détails sont réglés entre résidents et les militants de PEROU. Parmi eux, Sébastien Thierry, figure de cette expérimentation locale très particulière, évoque un référé en cours au tribunal administratif de Versailles, pour retarder l’expulsion, une dernière carte à jouer pour laquelle peu d’espoir subsiste.

 

A partir de 2 heures, tout le monde est endormi. Seuls quelques rats sont en mouvement à la recherche de nourriture. Au milieu de la nuit, un jeune homme sort de son baraquement fumer une cigarette, et se confie : « tout à l’heure le camp sera rasé, où irons-nous ? » Lui pense partir sur Paris, mais est pour le moment stressé par la présence policière, « ils sont déjà là »Les premiers soutiens arrivent à partir de 5 heures, il y a Denis, Yvette, Farid et d’autres, les militants de l’association de solidarité aux familles roms (ASEFRR) et des bénévoles du secours catholique.

 

Dès 6 heures, les forces de l’ordre pénètrent dans le bidonville et questionnent les occupants sur les présences extérieures, à savoir si des journalistes sont présents. En plus d’Essonne Info, une journaliste du Nouvel Observateur a passé la nuit sur place.  

 

« Bon froid » dit-il en repartant. Les gendarmes mobiles entrent dans le bidonville aux alentours de 7 heures 30, et vont petit à petit et dans le calme diriger les derniers occupants vers la sortie du campement.

 

Plusieurs familles se regroupent ensuite au niveau de l’église de Ris-Orangis, pour exiger des solutions de relogement. « Tout le monde est dispersé, c’est un drame, les enfants n’iront plus à l’école » s’alarme Farid Benaï, de l’ASEFRR, comme pour faire échos aux déclarations du représentant du secours catholique la semaine dernière après l’expulsion du bidonville de Moulin-Galant.

 

L’association évoque dans un communiqué la « catastrophe humanitaire » qui se déroule, avec mille deux cent personnes en Essonne « jetées sur les routes et se déplaçant de bidonville en bidonville ».

 

Dans les sept pages que comprend l’arrêté d’expulsion, le maire socialiste Stéphane Raffalli pointait les risques liés à la circulation automobile dense aux alentours, les possibilités d’incendie, et l’insalubrité des lieux. La préfecture met de son côté en avant le fait que douze familles, sur les soixante que comptait le bidonville, ont été choisies « pour participer à une plate forme d’insertion » qui faciliterait leur intégration et leur professionnalisation. « Ce n’est qu’une opération de communication » n’énerve Farid Benaï, qui assure que « sur le fond, rien ne change ».

 

Un sentiment de déception se fait maintenant sentir chez les militants associatifs moteurs du projet de PEROU. « C’est un gâchis » résume Sébastien Thierry, qui avec ses collègues, ont vu se détruire les baraquements, ainsi que leur ambassade. Quant aux familles roms, elles sont donc parties, certaines logées, d’autres au sein d’un bidonville du secteur. Jusqu’à la prochaine expulsion.

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 14:40

 

http://www.sudouest.fr/2013/04/05/c-etait-presque-un-secret-de-polichinelle-1014906-710.php

 

Cahuzac : à droite comme à gauche, certains savaient

 

Eric Woerth, Valérie Pécresse et François Baroin ont-ils pu l’ignorer ?

 

L’anecdote est rapportée par la journaliste Ariane Chemin, l’une des grandes signatures du journal « Le Monde ». On est le 12 décembre. L’affaire Cahuzac vient d’éclater.

 

« Evidemment, qu’il a un compte en Suisse », glisse Alain Bauer, sous le sceau de la confidence à son interlocutrice. Ce vénérable maçonnique, adoubé par les sarkozystes après avoir été l’un des poulains du socialiste Michel Rocard, est un spécialiste des questions de sécurité. Habitué à fréquenter le monde du renseignement, il n’ignore rien des petits secrets qu’on échange entre initiés. Le compte non déclaré détenu en Suisse par Jérôme Cahuzac en faisait sans doute partie.

 

Signalement en 2008

 

Au printemps 2012, l’ancien trotskiste Julien Dray, adepte des montres de luxe et que l’univers policier fascine, avait mis en garde François Hollande. La rumeur d’un compte suisse courait les couloirs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, vieil ami d’Alain Bauer, dément pourtant vigoureusement l’existence d’une quelconque note rédigée à ce sujet. Est-ce à dire qu’elle n’a jamais circulé ? Il est probable que les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire s’attacheront à vérifier une information que l’avocat agenais Michel Gonelle, le détenteur de l’enregistrement où Jérôme Cahuzac dit que cela « l’emmerde » d’avoir un compte en Suisse, tient pour certaine.

 

« Je sais de bonne source que ce compte, vraisemblablement en 2008, a fait l’objet d’un signalement de la part d’un officier de la Douane judiciaire. Signalement qui a ensuite été transmis aux services de renseignement. » Joint hier par nos soins, le fonctionnaire, qui est aussi l’élu d’une commune du Val-d’Oise, est d’abord resté sans voix pendant quelques instants. Après le passage d’un ange, il s’est dit « surpris ». Il a ensuite précisé « ne pouvoir confirmer » s’il avait rédigé ou supervisé un rapport. Avant de conclure qu’il « ignorait tout de cette histoire ».

 

Woerth informé

 

Jean-François Copé, le patron de l’UMP, en fait aujourd’hui des tonnes en dénonçant sans faiblir « un mensonge d’État ». Outre le fait que circulait il n’y a pas si longtemps encore des photos où on le voyait barboter dans la piscine du marchand d’armes Ziad Takieddine, farouche partisan des paradis fiscaux, le leader de la droite passe vite sur ces années où le ministère du Budget était dirigé par ses amis. Eric Woerth, François Baroin et Valérie Pécresse ont-ils pu ignorer le soupçon pesant déjà sur l’élu socialiste ?

 

« Le 11 juin 2008, j’ai adressé un mémoire à Éric Woerth. Ma hiérarchie avait engagé une procédure disciplinaire contre moi pour avoir utilisé sans son aval une base de données et consulté le dossier fiscal de Jérôme Cahuzac, rappelle Remy Garnier, l’inspecteur du fisc lot-et-garonnais. J’avais eu vent de cette histoire de compte suisse non déclaré. Naturellement, je l’avais mentionné dans mon courrier à Éric Woerth. »

 

Beaucoup savaient

 

La traque de la fraude fiscale chez les élus influents n’est pas forcément la tasse de thé de la direction générale des finances publiques. Fin 2008, toujours à l’époque d’Éric Woerth, Remy Garnier se verra infliger un avertissement par arrêté ministériel. Et comme il le contestera en justice, l’affaire continuera à être suivie en haut lieu par les ministres successifs. Ne coïncidait-elle pas avec l’irrésistible ascension du député villeneuvois, devenu par le bon vouloir de Nicolas Sarkozy président de la commission des finances de l’Assemblée nationale ? De là à penser que le chef de l’État imaginait le « contrôler », un peu comme il l’avait fait pour Dominique Strauss-Kahn, proposé comme directeur du Fonds Monétaire International alors qu’il n’ignorait rien de son addiction sexuelle…

 

Le compte suisse de Jérôme Cahuzac a sans doute échappé à Jean Michel Apathie, chroniqueur sur Canal Plus du microcosme politique. Mais, à droite comme à gauche, beaucoup ne l’ignoraient pas. À côté des détectives recrutés par Patricia Cahuzac pour enquêter sur la vie privée de son ex-mari, une officine spécialisée dans l’intelligence économique œuvrait depuis des mois dans l’ombre pour débusquer les comptes de Genève à Singapour. « J’ignore qui les a actionnés. Mais cela fait près de deux ans qu’ils y travaillent, confie un spécialiste du renseignement privé. Cela se savait. »

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:17

 

http://paris.reelledemocratie.net/node/1720

 

Une économie généreuse est en marche

 

Nous vous invitons à participer à une Gratiferia Samedi 13 Avril 2013 de 14 heures à 22 heures Place de la Bourse à Paris. 

 

La gratiferia est un espace de gratuité ou chacun peut donner ce qu’il veut, des biens, des services, des idées et des créations.

 

Apportez ce que vous souhaitez donner, et prenez ce que vous voulez. Vêtements, nourriture, objets divers, livres, ce n’est pas du troc, vous pouvez venir sans rien d’autre que votre bonne humeur.

 

La gratiferia sera suivie d’une assemblée populaire à partir de 17 heures, qui se tiendra sur la place. 

 

Ras le bol du racket imposé par les banques, un nouveau monde, non spéculatif, plus humain est en marche. 

 

C’est à nous tous d’être acteurs, décideurs de toutes les questions de société. Les alternatives se construisent partout, elles se font à travers la réflexion et l’analyse mais aussi grâce à l’action : luttes contre la précarité et ses conséquences : logement, alimentation, santé, éducation, mobilisations exemplaires contre le projet destructeur d’aéroport de Notre Dame Des Landes pour préserver le bocage local, les luttes contre les violences policières et celle pour la régularisation des sans papiers. 

 

Le cycle de réflexion sur l’écologie lancé par Réelle Démocratie Maintenant Paris, a permis de formaliser les enjeux environnementaux grâce à des travaux démocratiques tels que les groupes de travail ou assemblées thématiques, ouverts à tous. Le nouveau cycle de réflexion sur le logement, lancé par RDM Paris, nous permettra de construire collectivement une compréhension du sujet et de rechercher ensemble des solutions. 

 

Notre expérience, notamment, celle de la Marche des Banlieues en 2012, nous a prouvé que la créativité, la détermination d’aller vers une autre société, existe et n’attends plus que toi, elle, il, nous tous ensemble

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:01

 

Ocalan appelle les rebelles kurdes à quitter la Turquie

 

ISTANBUL (Reuters) - Le chef kurde emprisonné Abdullah Öcalan a appelé les militants du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à quitter la Turquie sans leurs armes dans le cadre du processus de paix avec Ankara, rapporte jeudi le quotidien turc Yeni Safak.

 

Ces informations ont toutefois été démenties par la vitrine politique du PKK. Ce retrait sans armes des rebelles du PKK, tel qu'il est voulu par le gouvernement d'Ankara, constituerait une avancée significative dans le règlement d'un conflit qui a fait plus de quarante mille morts depuis 1984.

 

Yeni Safak, proche du pouvoir, précise qu'Öcalan a transmis ce message mercredi à une délégation du parti de la paix et de la démocratie (BDP, pro-kurde) qui lui a rendu visite dans sa prison de l'île d'Imrali, en mer de Marmara.

 

Ce message doit être remis aux cadres du mouvement séparatiste établi dans les monts Kandil, dans le nord de l'Irak, qui réclament des garanties de sécurité avant de rappeler leurs effectifs en Turquie.

 

« La délégation est repartie avec un appel au retrait sans armes. Une fois qu'il aura été remis à Kandil, le retrait devrait commencer le 18 avril », écrit l'auteur de l'article, dont les informations n'ont pu être confirmées.

 

Le BDP, vitrine politique du PKK, a opposé jeudi un démenti aux informations du quotidien Yeni Safak. Selahattin Demirtas, co-dirigeant du BDP qui faisait partie de la délégation reçue mercredi à Imrali, a affirmé qu'Öcalan avait bien préparé une lettre à ce sujet sans toutefois transmettre de message.

 

« Il nous a dit avoir rédigé une lettre sur ce point qui devrait nous parvenir dans un ou deux jours », a-t-il confié à la chaîne de télévision kurde Nuce TV. « Toutes les précisions, nous a-t-il dit, sont contenues dans cette missive ».

 

On ignore si cette lettre est adressée au PKK ou à d'autres interlocuteurs mais Selahattin Demirtas a indiqué qu'une réponse parviendrait à Imrali d'ici une semaine.

 

MESSAGE À SES PARTISANS

 

Seuls Abdullah Öcalan et une poignée de responsables turcs ont une connaissance directe du processus de réconciliation dont les détails n'ont jusqu'ici filtrés que par le biais de médias proches du gouvernement d'Ankara.

 

Le PKK a proclamé un cessez-le-feu fin mars à la demande d'Öcalan, qui négociait depuis octobre avec les services de renseignement turcs. Le retrait est donc l'étape suivante, mais le PKK demande au préalable l'assurance écrite que ses hommes pourront quitter la Turquie en toute sécurité.

 

Plusieurs centaines de combattants séparatistes ont été tués en 1999 alors qu'ils cherchaient à quitter l'est de la Turquie après l'arrestation d'Abdullah Öcalan.

 

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est engagé verbalement à ce que pareil épisode ne se reproduise pas, mais s'oppose à toute législation sur ce sujet. Il insiste en revanche pour que les militants du PKK déposent les armes avant de franchir la frontière afin d'éviter tout malentendu.

 

Le chef du gouvernement devait recevoir dans la soirée les soixante trois « sages » de la commission mise sur pied pour promouvoir le processus de paix.

 

Dans un message lu mercredi soir en son nom à ses partisans rassemblés dans le sud-est de la Turquie à l'occasion de son soixante-cinquième anniversaire, « Apo » (l’oncle, surnom du chef kurde) les a invités à soutenir le processus de réconciliation tout en affirmant qu'il a rempli son rôle.

 

« J'appelle ici chacun, qu'il soit un homme d'honneur, riche, pauvre, homme ou femme, jeune ou vieux, à respecter et à amplifier ce processus », rapporte l'agence de presse kurde Firat

 

« J'espère que pas une goutte de sang ne sera versée alors que se met en place ce processus. Chacun doit apporter sa pierre avec amour ».

 

D'après le quotidien Yeni Safak, le retrait du PKK devrait débuter à Tokat et Unceli, les deux secteurs les plus éloignés de la frontière irakienne où sont stationnés des « peshmerga » du PKK. L'opération d'évacuation sera supervisée par les services de renseignement turcs et le gouvernement régional kurde.

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 15:45

 

Tamman Salam chargé de former le nouveau gouvernement libanais

 

BEYROUTH (Reuters) - Le président libanais Michel Sleimane a sans surprise demandé samedi à Tamman Salam de former un nouveau gouvernement, annonce la présidence.

 

La nomination de cet ancien ministre sunnite de la culture était acquise, le Hezbollah chiite et ses alliés de l'alliance du 8 mars lui ayant apporté leur soutien.

 

Tammam Salam, qui pourra s'appuyer sur une large majorité parlementaire, succède à Najib Mikati, qui a démissionné il y a deux semaines à la suite de dissensions avec le Hezbollah sur la préparation des élections législatives et la prolongation du mandat d'un haut responsable de la sécurité.

 

Né en 1945 et issu d'une grande famille politique sunnite, le nouveau premier ministre désigné est le fils de l'ancien chef de gouvernement Saëb Salam. Il a été ministre de la culture en 2008 et 2009.

 

Sa première tâche, s'il parvient à constituer un gouvernement, sera de préparer les législatives, normalement prévues pour le mois de juin mais qui pourraient être différées. Aucun accord n'a en effet été trouvé sur le système électoral qui devrait présider au choix des électeurs.

 

Considéré comme un proche de la coalition du 14 mars, soutenue par l'Arabie saoudite et les Occidentaux, Tammam Salam apparaît également commun un candidat de consensus qui a été capable du reste d'obtenir le soutien du Hezbollah et de ses alliés du 8 mars.

 

En théorie, il dispose de l'appui de quatre vingt des cent vingt huit députés libanais.

 

Mais une source au sein de l'alliance du 8 mars a souligné qu'il lui faudrait peut-être batailler avant de pouvoir former un gouvernement à la tête d'un pays déstabilisé par la guerre civile chez son voisin syrien.

 

En 2011, Mikati, qui s'est maintenu deux ans au pouvoir, avait mis cinq mois pour mettre en place son équipe gouvernementale.

 

Le « pacte national », accord tacite en vigueur depuis 1943, réserve le poste de premier ministre à un sunnite, la présidence et le commandement de l'armée à des maronites et la présidence de l'assemblée à un chiite.

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:39

 

http://www.resistons.net/index.php?post%2F2013%2F03%2F28%2FNoNosVamosNosEchan-OnPartPasIlsNousVirent

 

Des milliers de jeunes espagnols manifesteront Dimanche 7 Avril 2013 dans le monde entier au cri de « On ne part pas, ils nous virent ».

Depuis cinq ans nous sommes déjà quatre cent mille jeunes espagnols qui avons du émigrer et recommencer une nouvelle vie à l´étranger à cause des politiques d’austérité de nos gouvernements. C’est une véritable régression à la situation des années 1960, où une génération a été condamnée à l’émigration économique. La différence c’est que nous sommes, exilés du vingt et unième siècle, la génération la mieux formée de l’histoire de notre pays.

Mais comme eux, nous aurons le travail précaire, les contrats temporaires, sans rapport avec nos diplômes, une protection et des salaires minimaux, que ce soit en anglais, en allemand ou en français.

C’est pour cela que les espagnols émigrés dans le monde entier s’unissent dans le mouvement « On ne part pas, ils nous virent ». Nous manifesterons Dimanche 7 Avril 2013 à Montpellier à 17 heures Place Jean Jaurès. Ils aimeraient qu’on se résigne, qu’on reste loin, mais on va leur montrer que nous continuons à nous battre pour nos droits et ceux des nôtres, et ils vont nous entendre !

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:26

 

Suicide présumé d’un grand policier parisien

 

PARIS (Reuters) - Le numéro trois de la police judiciaire parisienne s'est apparemment suicidé avec son arme de service, a-t-on appris mardi de sources policières.

Noël Robin, 55 ans, sous-directeur des affaires économiques et financières de la Police Judiciaire parisienne, a été retrouvé, mort d'une balle dans la tête, dans sa voiture de fonction fermée, à Saint-Germain-Laxis (Seine-et-Marne), non loin de son domicile.

Marié à une fonctionnaire de police, il avait fait depuis 1984 toute sa carrière à Paris, où il avait dirigé quelques unes des enquêtes les plus médiatisées de ces dernières décennies, notamment de grandes affaires politico-judiciaires.

Il avait notamment été chargé de l'affaire de l'enlèvement et du meurtre d'Ilan Halimi par le « gang des barbares » et avait chapeauté l'enquête de la brigade financière dans le dossier Bettencourt.

Son nom était cité parmi ceux des hauts fonctionnaires susceptibles de devenir directeur de la Police Judiciaire parisienne.

Si la thèse du suicide est pour le moment retenue, une enquête a néanmoins été confiée à la Police Judiciaire de Versailles sur les circonstances de sa mort, que des sources policières parisiennes attribuent a des raisons personnelles.

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:07

 

Le préfet du Rhône condamné à reloger dix familles de roms

 

LYON (Reuters) - Le préfet du Rhône a été condamné jeudi par le tribunal administratif de Lyon à héberger en urgence dix familles de roms, soit une cinquantaine de personnes, expulsées fin mars du campement qu'elles occupaient en banlieue lyonnaise.

 

Les cabanes avaient été rasées au bulldozer et les familles avaient trouvé un refuge provisoire dans une salle paroissiale du septième arrondissement de Lyon, où le cardinal Philippe Barbarin était venu leur apporter son soutien, demandant au passage aux autorités de « se réveiller ».

 

Deux familles, qui n'avaient pas d'enfants, ont été déboutées de leur demande.

 

« Cette décision de justice est un grand soulagement pour ces familles qui vont pouvoir être hébergées », a estimé le père Matthieu Thouvenot qui a accueilli les roms dans sa paroisse.

 

"C'est aussi un soulagement pour tous les gens qui risquent d'être expulsés à l'avenir. Cette décision va aider l'Etat à fonctionner en faisant plus attention aux personnes".

 

Les associations, qui assistent les roms dans leurs démarches, se sont également félicitées de cette issue judiciaire.

 

« C'est une décision d'une portée considérable », a déclaré Jean Philip, militant au MRAP du Rhône. « Elle montre qu'expulser des familles roms de leurs campements sans leur proposer de solutions d'hébergement est illégal ».

 

Le ministre de l'Intérieur « Manuel Valls dit appliquer les décisions de justice quand il expulse les gens d'un terrain. Maintenant, il va appliquer une autre décision de justice : celle d'héberger les personnes qu'il vient d'expulser », a-t-il ajouté.

 

La préfecture a un délai de quatre jours pour appliquer cette décision. Mercredi, le préfet Jean-François Carenco avait indiqué vouloir procéder à d'autres expulsions de campements et de squats dans l'agglomération lyonnaise.

 

« Le département du Rhône a été le plus généreux de France, il n'est pas raisonnable de penser qu'à Lyon, on peut loger tout le monde », avait-il dit. « J'assume ce que je fais ».

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 16:26

 

http://www.humanite.fr/politique/en-alsace-le-front-de-gauche-dit-non-la-fin-de-l-e-519522

 

 

En Alsace, le Front De Gauche dit non à la fin de l’égalité

Mulhouse (Haut-Rhin), envoyée spéciale. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, ont rejeté avec force, mercredi soir, le projet de fusion des collectivités alsaciennes, lors d’un meeting à Mulhouse.

« Rien n’est joué ». À Mulhouse, le Front De Gauche était déterminé à se faire entendre, mercredi soir, lors d’un meeting au parc des expositions en faveur du non au référendum de dimanche sur la fusion des conseils généraux et régional d’Alsace.

"Si le scrutin est local, l'enjeu est national" a lancé une nouvelle fois Aline Parmentier, secrétaire départementale du PCF du Haut Rhin, en ouverture du meeting. Un constat incarné par la présence du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et du co-président du Parti de Gauche, Jean Luc Mélenchon. "Une région française va voter sur son avenir et sur l'avenir de la république dans l'indifférence générale", s'est indigné le premier, renchérissant, sur le ton de la boutade : "on ne sait même pas si le gouvernement est au courant. La question posée, à travers le rêve fou de Philippe Richert (président UMP de la région) d'être élu prince d'Alsace, c'est que, pour la première fois en France, on propose à une partie du territoire national de se donner une identité, non pas avec tous les autres, mais à distance d’eux », a expliqué l’ex-candidat à la présidentielle, en appelant au « patriotisme républicain » des quelque mille participants annoncés. Sur la forme comme sur le fond, c’est « une confiscation démocratique insupportable » qui est dénoncée.

Dans la salle, beaucoup sont militants politiques, mais des citoyens "pas spécialement engagés" ont aussi fait le déplacement. Comme Yacine, étudiant en droit, "venu (se) renseigner sur un projet décidé un peu à la va vite". Ou encore ce couple de retraités qui observe que "dans le journal, on ne parle jamais du non" et qui s'étonne d'avoir reçu avec ses bulletins de vote "un argumentaire pour le oui". A leurs côtés, des militants syndicaux. Et pour cause : "on risque trois mille suppressions d'emplois", explique Fabien Camus, en charge des services publics à la CGT du département.

"Ce projet est porteur d'une double logique mortifère : celle de l'austérité et celle de la compétitivité", enchaîne Pierre Laurent. "On essaie de faire croire aux alsaciens qu'ils vont pouvoir se hisser tout seuls hors de la crise", poursuit il, fustigeant la "rupture évidente de la cohésion nationale et du principe d'égalité", et discernant une "parenté avec l'ANI", qui "déconstruit le code du travail". Le projet prévoit, en effet, la possibilité d'adapter la législation. "Un asservissement social", selon Jean Luc Mélenchon, qui développe : "la droite veut rompre avec tout cadre unique qui permet le rapport de forces. Ainsi, tout le monde devra niveler ses droits par le bas". Une expérience qui a déjà un goût amer sur ce territoire, avec l'aéroport de Mulhouse Bâle où s'applique le droit suisse, plus défavorable aux salariés.

Le Front De Gauche ne se prononce pas pour autant pour le statu quo. Au contraire, « un renouveau démocratique » est plus que jamais nécessaire, selon les orateurs, qui en appellent à une sixième république fondée sur la coopération et la solidarité. En attendant, et à l’heure du report du troisième acte de la décentralisation, pour tous ce soir-là, un bon score du non, dimanche, pourrait marquer le début d’un vrai débat dans tout le pays.

 

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