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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:38

 

Vive tension en Tunisie après le meurtre d’un opposant

 

TUNIS (Reuters) - L'assassinat d'un dirigeant de l'opposition laïque a provoqué de vives tensions mercredi en Tunisie, où des bureaux du parti islamiste al Nahda, qui dirige la coalition gouvernementale, ont été attaqués et incendiés par des manifestants.

 

A la suite de la mort de Chokri Belaïd, l'opposition a appelé à une grève générale et a suspendu sa participation à l'Assemblée constituante.

 

Belaïd, un avocat de 49 ans, était le secrétaire général du Mouvement des Patriotes Démocrates, membre du Front populaire, une coalition d'opposition qui regroupe une douzaine de formations.

 

Blessé de quatre balles devant chez lui par un homme qui a pris la fuite à moto avec un complice, il a succombé à ses blessures à l'hôpital.

 

"Chokri Belaïd a été assassiné aujourd'hui devant son domicile, de quatre balles tirées dans la tête et dans la poitrine", a précisé Ziad Lakhder, l'un des responsables du Front populaire.

 

Le chef d'al Nahda, Rached Ghannouchi, a affirmé à Reuters que son parti était totalement étranger à cet assassinat.

 

La nouvelle de la mort de Belaïd a provoqué de violentes manifestations à travers le pays. La police est intervenue pour disperser à coups de gaz lacrymogène les manifestants rassemblés devant le ministère de l'Intérieur à Tunis.

 

Des manifestations ont aussi eu lieu à Sidi Bouzid, dans le centre du pays, berceau de la "révolution de jasmin" qui a chassé du pouvoir le président Zine ben Ali en janvier 2011, coup d'envoi du "printemps arabe". La police est également intervenue.

 

"TENTATIVE DE DÉSTABILISATION"

 

Selon des témoins, les bureaux d'al Nahda ont été incendiés à Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax.

 

"Le parti al Nahda est totalement innocent de l'assassinat de Belaïd", a martelé le chef du parti islamiste. "Les seuls à qui profite cet assassinat, ce sont les ennemis de la révolution."

 

"La Tunisie connaît aujourd'hui l'impasse politique la plus grave depuis la révolution. Nous devons garder notre calme et ne pas nous laisser entraîner dans une spirale de violence. Plus que jamais, il faut que nous restions unis", a ajouté Rached Ghannouchi.

 

Le président tunisien, Moncef Marzouki, a écourté une visite qu'il effectuait au Parlement européen à Strasbourg et annulé sa participation au sommet de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI) jeudi au Caire.

 

"Il y a une tentative de déstabilisation de mon pays", a dit Marzouki, lui-même fondateur du Congrès Pour la République, une formation de la gauche laïque qui participe au gouvernement.

 

"Cet odieux assassinat n'a pas d'autre objectif que d'opposer la composante laïque à la composante musulmane de la société pour susciter le chaos", a-t-il ajouté.

 

Il s'est refusé à incriminer al Nahda, laissant entendre que le crime pouvait servir ceux qu'il a appelé les salafistes djihadistes ou les partisans de l'ancien régime du président Ben Ali.

 

"UN GRAND DÉFENSEUR DES DROITS DE L'HOMME"

 

Le Premier ministre Hamadi Jebali, membre d'al Nahda, a condamné un "assassinat politique" et un coup porté à la révolution tunisienne. "Le meurtre de Belaïd est un assassinat politique et l'assassinat de la révolution tunisienne. En le tuant, ils ont voulu le faire taire", a-t-il dit.

 

A Paris, François Hollande a condamné l'assassinat "avec la plus grande fermeté".

 

"Chokri Belaïd s'est engagé tout au long de sa vie publique dans les combats pour la liberté, la tolérance et le respect des droits de l'homme avec cette conviction profondément enracinée en lui que le dialogue et la démocratie doivent être au cœur de la nouvelle Tunisie", a déclaré la présidence française.

 

"La France est préoccupée par la montée des violences politiques en Tunisie et appelle au respect des idéaux portés par le peuple tunisien lors de sa révolution", conclut le communiqué.

 

Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, s'est dite "extrêmement attristée par la nouvelle choquante du meurtre de Chokri Belaïd".

 

"Chokri Belaïd était un grand défenseur des droits de l'homme et des valeurs démocratiques, et un farouche adversaire de la violence politique (...)", a-t-elle dit, en condamnant les actes qui "menacent de porter gravement atteinte à la transition démocratique dans la Tunisie post révolutionnaire".

 

C'est la Tunisie qui avait donné durant l'hiver 2010-2011 le signal des soulèvements dans le monde arabe.

 

Al Nahda a remporté quarante deux pour cent des sièges au Parlement lors des élections d'octobre 2011 et a formé un gouvernement de coalition avec deux formations laïques, le Congrès Pour la République de Moncef Marzouki et le parti Ettakatol.

 

Les difficultés économiques ont provoqué ces derniers mois des manifestations parfois violentes et le gouvernement a accusé des militants liés à al Qaïda de stocker des armes dans le pays en vue d'y instaurer par la force un Etat islamiste.

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:21

 

DIXIEME ANNIVERSAIRE DE L OCCUPATION DE L IRAK

 

Une vingtaine de citoyens français et de responsables d’entreprises françaises comparaissent pendant un mois du Lundi 21 Janvier au Mercredi 20 Février 2013 devant la onzième chambre du tribunal correctionnel de Paris. On les accuse du viol de la résolution 986 du conseil de sécurité de l’ONU dite « pétrole contre nourriture ».

 

Ce procès, c’est Kafka, il mélange totalement toute une série de questions politiques, judiciaires, économiques, morales et médiatiques.

 

De mon point de vue, le plus important, ce sont les questions juridiques, les questions de droit français et de droit international.

 

La question la plus importante de toute stratégie de défense, c’est le choix entre défense politique ou bien défense juridique, ce n’est d’ailleurs pas une alternative, elles ne sont pas contradictoires.

 

Tout commence par la qualification juridique des mises en examen. C’est quoi « trafic d’influence passif commis par un particulier » et « corruption d’agents publics étrangers ». C’est quoi la distinction entre « trafic d’influence passif » et « trafic d’influence actif » ? Ce serait comme le racolage par exemple, il y aurait « racolage actif » et « racolage passif » ? Il y a des informations selon lesquels ces qualifications seraient le résultat d’une modification récente du code pénal français postérieurement à l’établissement et à la réalisation des faits.  

 

Si on comprend bien également, les gentils juges français prennent dix ans plus tard la défense des gentils agents publics de l’Irak du temps de Saddam Hussein lesquels étaient victimes de tentatives de corruption dont les responsables seraient des méchants citoyens français et des méchantes sociétés françaises.

 

La base la plus fondamentale, sinon la seule, de l’accusation, c’est le rapport Volcker et le voyage de Courroye aux Etats Unis.

 

Un autre problème est le suivant. Les rares dépêches de presse font des citations des interrogatoires des personnes mises en examen, Pasqua, De Margerie et les autres. Il y a une impression étrange de procès sans avocat, comme si aucun avocat ne posait la question de la légalité en droit français de l’utilisation massive de pièces et d’actes de l’administration des Etats Unis, de banques et de sociétés suisses, dans une situation dans laquelle par exemple à ma connaissance la justice des Etats Unis n’utilisait jamais les conclusions du rapport Volcker pour des poursuites contre des citoyens ou des sociétés des Etats Unis.

 

Ce procès pose des questions simples. Les avocats d’un ancien ministre de l’intérieur français et de la plus importante compagnie pétrolière française ne les posaient pas pendant huit ans depuis leur mise en examen en 2005. S’ils ne les posaient pas pendant huit ans, on ne comprend pas très bien non plus les raisons pour lesquelles ils les poseraient pendant l’audience du procès.  

 

L’utilisation massive des conclusions du rapport Volcker ne serait elle pas par exemple une cause de nullité de l’ensemble de la procédure par exemple par une demande de QPC ?    

 

L’un des principaux témoins sinon bénéficiaires de cette histoire serait Tarek Aziz, le ministre des affaires étrangères de Saddam Hussein. Quelles sont les raisons pour lesquelles aucun avocat ne demandait jamais la comparution et l’audition de Tarek Aziz ? Serait-ce une raison, sinon la principale raison du maintien en détention de Tarek Aziz par le gouvernement irakien du premier ministre al Maliki ?

 

Enfin, le fameux compte séquestre de l’ONU à New York était un compte de la BNP française, personne n’expliquait jamais les raisons de cette situation. Quelles sont les raisons pour lesquelles aucun avocat ne demandait jamais le témoignage ou l’inculpation de la BNP ?

 

Bernard Fischer

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 19:57

 

De Margerie se demande ce qu’il fait en correctionnelle

 

PARIS (Reuters) - Le PDG de Total, Christophe de Margerie, s'est demandé mardi ce qu'il faisait au procès du volet français du dossier "Pétrole contre nourriture", le mécanisme mis en place pour assouplir l'embargo contre l'Irak de Saddam Hussein.

 

Renvoyé en correctionnelle contre l'avis du parquet pour des faits de complicité d'abus de biens sociaux au préjudice de la société Total, faits qu'il aurait commis en 1999, il encourt cinq ans d'emprisonnement et trois cent soixante quinze mille euros d'amende.

 

"Je me demande bien" ce que je fais ici, a dit Christophe de Margerie pendant son interrogatoire.

 

Mis en place par l'ONU de 1996 à 2003 en Irak pour assouplir l'embargo visant alors l'Irak, le programme "Pétrole contre nourriture" devait permettre à Bagdad de vendre une partie de son pétrole contre l'achat de fournitures humanitaires.

 

Mais il a été détourné par le régime de Saddam Hussein par le biais de mécanismes mis à jour dans un rapport de l'ancien chef de la Réserve fédérale américaine, Paul Volcker, en 2005.

 

Bagdad allouait d'une part des bons de pétrole à des personnalités et compagnies de pays jugés "amis", qui touchaient une commission en contrepartie d'un lobbying pour la levée de l'embargo, et exigeait d'autre part des paiements supplémentaires , ou "surcharges", aux acheteurs.

 

MARGERIE DIT NE PAS AVOIR CONNU LE MOT ALLOCATION

 

Mis en examen en octobre 2006, Christophe de Margerie est soupçonné d'avoir contribué à la mise en place d'un système de commercialisation, par Total, de barils de pétrole alloués par le régime irakien en violation des résolutions de l'ONU.

 

L'actuel PDG du groupe était directeur général de Total Moyen-Orient puis directeur général de l'Exploration et de la production de la société au moment des faits.

 

Selon l'accusation, il aurait facilité la vente par Total de dotations de l'avocat libanais Elias Firzli, proche des dirigeants irakiens, et le versement de commissions et de rétrocessions à des tiers par ce biais.

 

Mais l'actuel PDG de Total, âgé de 61 ans, qui reconnaît avoir mis en contact Elias Firzli avec la direction du trading de Total quand celui-ci lui a dit pouvoir avoir accès à des barils, affirme ne pas avoir eu connaissance, à l'époque, du système des allocations.

 

Elias Firzli, aujourd'hui décédé, "ne m'a jamais dit qu'il avait droit à des allocations", a-t-il dit mardi, ajoutant n'avoir pas su à l'époque ce que ce terme signifiait.

 

Le magistrat instructeur a justifié son renvoi devant un tribunal correctionnel au motif que, selon lui, il "ne pouvait pas ignorer que les interventions d'Elias Firzli (...) étaient nécessairement contraires aux résolutions de l'ONU".

 

"Je le conteste complètement, je suis prêt à le dire encore", a déclaré Christophe De Margerie.

 

LE GROUPE TOTAL EST AUSSI POURSUIVI

 

Si tout le monde savait à l'époque qu'Elias Firzli était un "allocataire" du régime irakien, alors pourquoi la société n'a-t-elle rien fait? s'est-il interrogé.

 

Plusieurs anciens cadres de Total sont poursuivis dans ce procès qui s'intéresse aux ramifications françaises du détournement du programme onusien.

 

Le groupe Total, poursuivi comme personne morale, devra quant à lui répondre, contre l'avis du parquet, des chefs de corruption d'agents publics étrangers et complicité et recel de trafic d'influence.

 

Le pétrolier français est soupçonné d'avoir procédé, par le biais d'intermédiaires, à des paiements de surcharges sur des comptes ouverts à l'étranger par des fonctionnaires irakiens.

 

Ces surcharges, appliquées par Bagdad entre 2000 et 2002, allaient de 0,10 à 0,50 dollar par baril selon les périodes, permettant au régime de Saddam Hussein de détourner deux cent vingt huit millions de dollars (environ cent soixante neuf millions d'euros).

 

L'enquête a montré que Total a acquis trente sept contrats de vente de pétrole irakien sur le marché secondaire durant cette période, parmi lesquels trente ont donné lieu au versement de surcharges. Mais le groupe, qui encourt jusqu'à un million huit cent quatre vingt mille euros d'amende, affirme n'avoir rien su de ces paiements.

 

Le représentant de la société Total doit être interrogé lundi prochain. Le procès est prévu jusqu'au 20 février.

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 19:40

 

http://www.bastamag.net/article2922.html

 

Altermondialistes, soutenons la lutte du peuple syrien

 

Et si l’avenir des révolutions arabes se jouait aujourd’hui en Syrie ? Des militants associatifs et alter mondialistes rappellent l’importance de soutenir l’insurrection citoyenne et démocratique en cours contre le régime de Bachar al Assad, y compris en les aidant à se procurer des armes, comme ce fut le cas en Bosnie Herzégovine face aux milices nationalistes serbes. « L’échec du soulèvement populaire en Syrie serait un signal catastrophique pour tous les peuples de la région », dont les palestiniens, écrivent-ils.

 

Les révolutions arabes ont ouvert un siècle qui sera celui des soulèvements populaires contre les régimes dictatoriaux de par le monde.

 

Ces mouvements populaires, qui ont comme cibles l’injustice et les inégalités, l’oppression et le mépris, la corruption et le clanisme, ont des racines profondes qui expliquent leur caractère massif, intergénérationnel (partout la jeunesse y a joué un rôle prédominant), interconfessionnel, la diversité des classes et couches sociales qui y participent, leur durée, leur permanence.

 

Éviter le piège de la guerre civile inter ethnique

 

En Syrie, depuis plus d’un an et demi, malgré la répression ce sont des millions de manifestants pacifiques qui ont exigé des réformes. Sur internet on peut visionner des dizaines de milliers de vidéos des manifestations et de la répression filmées par des milliers d’activistes.

 

Pour expliquer la pérennité du régime, certains affirment qu’il conserve une base populaire et cherchent à minimiser la part de la population qui lui est opposée. Certes, le pouvoir en place a le soutien d’une partie de la communauté alaouite. Ce régime a tout fait pour mettre en danger celle-ci afin de s’assurer de son soutien. Cependant, malgré les massacres, commis par les milices du régime, il y a eu très peu de représailles de la part des révolutionnaires, ceux-ci voulant éviter le piège de la guerre civile inter ethnique et inter religieuse dans lequel le pouvoir cherche à les attirer.

 

Non, la vraie raison pour lequel ce régime criminel résiste est son fonctionnement de clan fermé et le soutien militaire et économique que lui apportent la Russie et l’Iran.

 

L’armée est sous le contrôle des services de sécurité. Toute tentative d’évasion ou toute attitude suspecte signifie une exécution sommaire.

 

Un régime fossoyeur de la lutte des palestiniens

 

Par ailleurs, il est temps d’en finir avec le mythe du régime syrien des Assad, soutien de la lutte du peuple palestinien ! Israël n’a guère eu à se plaindre de ce régime : il a détruit la force militaire des palestiniens au Liban et assuré le calme sur la frontière du Golan depuis 1973. De plus, une large partie des cinq cent mille palestiniens réfugiés dans des camps en Syrie se mobilise désormais aux côtés des révolutionnaires syriens.

 

Comme depuis quarante ans, chaque fois qu’il a été en difficulté, le régime a dénoncé un complot « impérialiste, sioniste, réactionnaire arabe » et expliqué que la guerre en cours était le fruit de l’ingérence étrangère. Mais depuis ses origines ce régime n’a jamais mis en danger les intérêts des puissances occidentales tout en nouant d’excellentes relations avec l’Union soviétique puis avec la Russie de Poutine, et en concluant une alliance avec la République Islamique d’Iran.

 

Le soulèvement du peuple syrien n’a pas été importé, ou alors par les virus tunisien et égyptien ! En réalité le mouvement populaire, pacifique, puis accompagné d’une résistance armée, a plongé les puissances mondiales et régionales, d’abord dans la surprise par la durée et la ténacité de sa lutte, puis dans l’embarras.

 

Pseudo anti impérialisme

 

Il est étonnant de constater que des partis, des mouvements, des personnes se réclamant de l’anti-impérialisme, de la lutte pour les droits sociaux et démocratiques, semblent également de plus en plus embarrassés au point de se réfugier dans le « ni Assad, ni soutien au mouvement contre le régime ». Il est consternant, de constater que des dirigeants d’Etats, des partis, des mouvements, se réclamant de l’anti-impérialisme aient « trié » dans ces luttes populaires pour n’en soutenir que certaines, voire les aient toutes rejetées !

 

Il est révoltant d’entendre certains se réclamant d’un anti impérialisme intransigeant proclamer que ces mouvements ne sont que le résultat de manœuvres pour faire tomber des régimes aussi « anti impérialistes » que ceux de Kadhafi et d’Assad, pourtant alliés des Etats Unis et des Etats européens et exploiteurs de leurs peuples !

 

Il est ahurissant d’entendre certains affirmer, que ces soulèvements populaires ne sont, pour l’essentiel, que l’instrument d’un « complot » organisé quelque part entre Washington et Ryad pour mettre au pouvoir des islamistes pro occidentaux !

 

Ingérence des Occidentaux et des pétro monarchies ?

 

Enfin certains admettent qu’un tel mouvement populaire ne peut se réduire à un complot de l’étranger mais estiment que l’irruption de la résistance armée (et en son sein de groupes armés relevant notamment de l’islamisme radical) plonge la Syrie dans un bain de sang, prend en otage la population civile, exacerbe les différends confessionnels, et rend ainsi impossible une issue pacifique. Dès lors, ils en déduisent que cette résistance armée est due à l’ingérence des occidentaux et des pétro monarchies !

 

D’évidence, les grandes puissances et les puissances régionales n’ont jamais cessé de s’intéresser à la Syrie. Mais, cette fois les « ingérences étrangères » n’ont pas précédé mais suivi le développement des affrontements et notamment le déclenchement par le régime de la guerre intérieure contre son peuple, option délibérément choisie à la fin de l’été 2011.

 

L’échec du soulèvement populaire en Syrie serait un signal catastrophique pour tous les peuples de la région, et notamment pour la lutte du peuple palestinien. Ce le serait aussi pour tous les peuples de par le monde qui sont encore sous le joug de régimes dictatoriaux. Il faut que les mouvements qui se réclament de la solidarité internationale, de l’anti impérialisme, du mouvement alter mondialiste et progressiste, développent soutien et solidarité avec la lutte du peuple syrien, c’est à dire le soutien à toutes les initiatives d’aide à tous les réfugiés, l’envoi de moyens humanitaires, l’appui au mouvement démocratique et populaire dans sa diversité, l’aide aux médias libres et indépendants, le soutien à toutes les initiatives de dialogue inter communautaire et de refus de la guerre ethnique et confessionnelle et le soutien du refus par la résistance syrienne des tutelles étrangères.

 

Vers le recours aux armes chimiques ?

 

Mais refuser toute tutelle étrangère (iranienne, russe, occidentale et du Golfe) ne signifie pas refuser le droit et les moyens de se défendre. Combattre les tutelles extérieures signifie aider les révolutionnaires syriens à pouvoir se défendre en toute indépendance.

 

Depuis quelques semaines le mouvement de résistance au régime a pris un nouvel essor. Il combine manifestations de résistance non violente de masse et avancées des fronts armés. Des bases militaires sont tombées et le mouvement de désertion s’amplifie, les combats ont désormais gagné les faubourgs de Damas, le régime multiplie les raids aériens et ses milices redoublent de violence.

 

On ne doit pas exclure, qu’acculé, le régime de Bachar al Assad utilise des armes chimiques.

 

Alors oui, le soutien à la lutte du peuple syrien c’est aussi accepter les demandes des organisations représentatives du soulèvement populaire de lui fournir des armes qui lui permettent de s’opposer aux bombardements aériens et d’entraver l’invasion des chars.

 

Premiers signataires : Monique Crinon, militante féministe, responsable d’association de solidarité internationale, Bernard Dreano, responsable d’association de solidarité internationale, Gilles Manceron, historien, Farid Frédéric Sarkis, membre fondateur de l’association Sortir du colonialisme, Claude Szatan, militant d’association de solidarité internationale, Emmanuel Terray, anthropologue.

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 19:15

 

DERNIER MESSAGE AVANT LE PROCES

J’écris environ une fois par an depuis quatre ans un message d’information relatif à une affaire extrêmement secrète, l’affaire du futur procès pour diffamation de Joseph Illand contre Vincent Geisser et trois ou quatre gestionnaires de sites et de blogs électroniques, dont le rédacteur de ce message.

Le procès en première instance aura lieu normalement au mois d’avril 2013 et ce message est donc normalement le dernier message d’information avant le procès en première instance.

Le fameux message de Vincent Geisser contre Joseph Illand était un message de soutien à Sabrina Trojet suite à son licenciement par le président de l’université Paul Sabatier de Toulouse en février 2009.

Comme je l’écrivais précédemment plusieurs fois, une longue, très difficile et très secrète enquête policière et instruction judiciaire aboutira donc à un procès quatre ans plus tard.

Le dossier d’instruction est très volumineux mais, après la consultation du dossier, on en arrive rapidement  à un petit détail important, c’est l’absence totale pendant quatre ans de toute enquête policière et de toute pièce judiciaire relative à l’origine de l’affaire, le licenciement de Sabrina Trojet en février 2009.

C’est dommage. Toute enquête policière ou instruction judiciaire comprendrait forcément les détails ci dessous et le boycott médiatique presque total relatif à cette affaire serait un très faible obstacle à la révélation de la vérité, les informations ci dessous ne sont vraiment pas très difficilement disponibles.

Si on en croit l’entretien hiérarchique de juillet 2008 et la décision du tribunal administratif de Toulouse de février 2012, tout commence en mars 2008 par un incident entre Sabrina Trojet et un autre agent du CNRS au restaurant du CNRS de Toulouse. C’est un argument constant de toutes les institutions universitaires, professionnelles et judiciaires contre Sabrina Trojet, l’argument selon lequel le port du voile musulman par Sabrina Trojet porterait atteinte à la liberté de conscience de ses collègues, dans une situation dans laquelle on ne trouve pourtant pas dans le dossier de témoignage de ses collègues contre elle.


Il y a ensuite en juillet 2008 un entretien hiérarchique auquel participent au moins cinq personnes, Sabrina Trojet elle-même, le président et le secrétaire général de l’université Paul Sabatier, la déléguée régionale et la responsable régionale des ressources humaines du CNRS de la région Midi Pyrénées.

Cette participation commune des responsables de l’université et des responsables régionaux du CNRS est une illustration caractéristique de la situation universitaire et professionnelle de Sabrina Trojet. Elle est en même temps étudiante de l’université et agent public de l’Etat dans un laboratoire commun de l’université et du CNRS.

Un entretien hiérarchique est normalement un entretien préalable dans le cadre d’une procédure disciplinaire. Il n’y aura jamais ni commission consultative paritaire de l’université ni conseil de discipline interne du CNRS. On passe directement à la décision de licenciement du président de l’université en février 2009.

Sabrina Trojet porte plainte contre son licenciement devant le tribunal administratif de Toulouse. Il y aura d’abord un jugement en référé en avril 2009 et ensuite un jugement au fond en février 2012. Par deux fois, le tribunal administratif de Toulouse confirme la décision du président de l’université.

La double appartenance de Sabrina Trojet à l’université et au CNRS est toujours au centre des délibérations et de la décision. Le tribunal administratif de Toulouse l’écrit encore en février 2012, « le droit de porter un voile, en sa qualité d’étudiante, ne saurait lui être dénié ». La loi de 2004 relative au port du voile musulman ne concerne pas les étudiantes des universités françaises. Mais Sabrina Trojet est en même temps étudiante et agent de l’Etat, sa tenue vestimentaire ne respecterait pas ses obligations d’agent de l’Etat et le président de l’université décide son exclusion de l’université pour cette raison.

Je ne commenterais pas plus longtemps cette situation universitaire, professionnelle et judiciaire. Je constaterais simplement encore une fois l’extraordinaire loi du silence autour de cette affaire. Quant le tribunal administratif de Toulouse rend son jugement en référé en avril 2009, il y a en tout et pour tout une dépêche de l’AFP. Quand le tribunal administratif rend son jugement au fond en février 2012, il n’y a plus aucune dépêche de presse. Quand des sites et des blogs électroniques publient des informations relatives à cette affaire, on fait un procès contre les gestionnaires de ces sites et on les traîne devant les tribunaux. Je ne sais pas si le procès d’avril 2013 sera le dernier procès relatif à cette affaire. Il y a vraiment un problème de liberté d’expression et d’information dans ce pays.

Bernard Fischer
  

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 21:02

 

http://www.socialisme-2010.fr/gu91/fev13.php#marx040213

http://www.marxists.org/francais/ait/1864/12/km18641230.htm

 

Lettre ouverte de l’Association Internationale des Travailleurs à Abraham Lincoln, président des Etats Unis d’Amérique

 

Der Social-Demokrat, 30 décembre 1864.

 

Nous complimentons le peuple américain à l'occasion de votre réélection, à une forte majorité.

 

Si la résistance au pouvoir des esclavagistes a été le mot d'ordre modéré de votre première élection, le cri de guerre triomphal de votre réélection est : mort à l’exclavage.

 

Depuis le début de la lutte titanesque que mène l'Amérique, les ouvriers d'Europe sentent instinctivement que le sort de leur classe dépend de la bannière étoilée. La lutte pour les territoires qui inaugura la terrible épopée, ne devait-elle pas décider si la terre vierge de zones immenses devait être fécondée par le travail de l'émigrant, ou souillée par le fouet du gardien d'esclaves ?

 

Lorsque l'oligarchie des trois cent mille esclavagistes osa, pour la première fois dans les annales du monde, inscrire le mot esclavage sur le drapeau de la rébellion armée ; lorsque à l'endroit même où, un siècle plus tôt, l'idée d'une grande république démocratique naquit en même temps que la première déclaration des droits de l'homme  qui ensemble donnèrent la première impulsion à la révolution européenne du dix huitième siècle - lorsque à cet endroit la contre-révolution se glorifia, avec une violence systématique, de renverser « les idées dominantes de l'époque de formation de la vieille constitution » et présenta « l'esclavage comme une institution bénéfique, voire comme la seule solution au grand problème des rapports, entre travail et capital », en proclamant cyniquement que le droit de propriété sur l'homme représentait la pierre angulaire de l'édifice nouveau, alors les classes ouvrières d'Europe comprirent aussitôt, et avant même que l'adhésion fanatique des classes supérieures à la cause des confédérés ne les en eût prévenues, que la rébellion des esclavagistes sonnait le tocsin pour une croisade générale de la propriété contre le travail et que, pour les hommes du travail, le combat de géant livré outre-Atlantique ne mettait pas seulement en jeu leurs espérances en l'avenir, mais encore leurs conquêtes passées. C'est pourquoi, ils supportèrent toujours avec patience les souffrances que leur imposa la crise du coton  et s'opposèrent avec vigueur à l'intervention en faveur de l'esclavagisme que préparaient les classes supérieures et « cultivées », et un peu partout en Europe contribuèrent de leur sang à la bonne cause.

 

Tant que les travailleurs, le véritable pouvoir politique du nord permirent à l'esclavage de souiller leur propre république; tant qu'ils se glorifièrent de jouir, par rapport aux noirs qui, avaient un maître et étaient vendus sans être consultés, du privilège d'être libres de se vendre eux-mêmes et de choisir leur patron, ils furent incapables de combattre pour la véritable émancipation du travail ou d'appuyer la lutte émancipatrice de leurs frères européens.

 

Les ouvriers d'Europe sont persuadés que si la guerre d'indépendance américaine a inauguré l'époque nouvelle de l'essor des classes bourgeoises, la guerre anti esclavagiste américaine a inauguré l'époque nouvelle de l'essor des classes ouvrières.

 

Elles considèrent comme l'annonce de l'ère nouvelle que le sort ait désigné Abraham Lincoln, l'énergique et courageux fils de la classe travailleuse, pour conduire son pays dans la lutte sans égale pour l'affranchissement d'une race enchaînée et pour la reconstruction d'un monde social.

Signé au nom de l'Association Internationale des Travailleurs par le conseil central.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:46

 

http://www.courrierinternational.com/une/2013/02/04/rubalcaba-demande-la-demission-de-rajoy

 

Rubalcaba demande la démission de Rajoy

 

Le scandale de corruption qui entache le Parti Populaire de Mariano Rajoy a tourné dimanche à la crise politique. Le chef du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol, Alfredo Pérez Rubalcaba, a demandé la démission du chef du gouvernement, rapporte le quotidien catalan La Vanguardia.

 

L'opposition n'est pas la seule à demander sa démission : une pétition a été lancée pour exiger son départ, ainsi que celui des responsables du PP impliqués.

 

Dimanche après-midi, sept cent soixante neuf mille cinq cent signatures avaient déjà été enregistrées.

Accusé d'avoir reçu et distribué de l'argent au noir dans le cadre de l'affaire dite Gürtel (détournement massif de fonds publics), Rajoy refuse pour l'heure d'effectuer un geste, estimant que sa parole suffit à prouver son innocence.

 

Cependant, quatre vingt pour cent des espagnols souhaitent qu'une enquête soit menée jusqu'au bout, d'après un sondage récent publié par El Pais.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:27

 

Moaz al Khatib prêt à discuter avec le vice président syrien

 

BEYROUTH (Reuters) - Le chef de l'opposition syrienne, Moaz al Khatib, s'est déclaré prêt lundi à dialoguer avec le vice-président Farouk al Chara, ajoutant que la balle était dans le camp du régime syrien.

 

Interrogé par la chaîne de télévision al Arabia, il a ajouté avoir discuté avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akhbar Salehi, de la nécessité d'éviter que la guerre civile en Syrie ne tourne au conflit régional entre chiites et sunnites.

 

Le président du Conseil national syrien (CNS) a précisé avoir demandé à l'Iran de transmettre son offre de négociation, soumise à la condition que le régime syrien prenne ses distances avec Bachar al Assad.

 

Moaz al Khatib a opéré un changement d'approche la semaine dernière en se disant prêt à des discussions, hors de Syrie, avec des émissaires du président Bachar al Assad.

 

Il réclame en contrepartie la libération de quelque cent soixante mille détenus.

 

Cet appel a suscité des critiques au sein même de l'opposition, où certains refusent tout compromis avec le président syrien et exigent son départ sans conditions.

 

Dans un entretien diffusé dans la journée par une autre chaîne arabe, al Djazira, il a exhorté le président syrien à répondre favorablement à son offre de dialogue qui, a-t-il précisé, doit "aider le régime à partir de façon pacifique."

 

"Le régime doit clairement se positionner. Nous disons que nous tendons la main dans l'intérêt du peuple et pour aider le régime à partir de façon pacifique", a-t-il déclaré.

 

"Les grandes puissances n'ont aucune vision (...) Seul le peuple syrien peut décider de la solution", a dit encore le chef de l'opposition. Il a ajouté, sans donner de détails, que la création d'un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs constituait l'une des options en discussion.

 

"Nous trouverons une solution, il existe de nombreuses clés. Si le régime veut un règlement (de la crise) il peut y prendre part", a-t-il dit.

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:06

 

http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Empire_songha%C3%AF

 

L'État Songhaï fut fondé à Koukia au septième siècle, suite aux métissages qui s'effectuèrent entre les Sonrhaïs, et les Berbères dirigés par le chef Za al Ayaman, qui fuyaient devant l'invasion arabe. Ce métissage entre Songhaïs et Berbères donnera la dynastie des Dia.

 

Initialement petit royaume au niveau du fleuve Niger au septième siècle, qui sera vassal des empires du Ghana et du Mali, il devient empire, durant le quinzième siècle. L'empire Songhaï s'étendait sur plus ou moins le Niger, le Mali et une partie du Nigeria actuels.

 

Vers 1010, les rois de Koukia s'installèrent à Gao et se convertirent à l'islam. La ville voisine de Tombouctou devient le point de regroupement des caravanes et le centre du commerce, ce qui en fait non seulement la métropole économique de l'empire mais aussi le principal centre religieux et intellectuel. Cette cité mystérieuse s'honore alors de nombreux monuments en pisé (mélange de terre et de paille), telles les mosquées Djingareyber, Sidi Yaya et Sankoré. Le Français René Caillié la découvrira bien plus tard.

 

Vers l'an 1300, le Songhaï passe sous la coupe de l'empire du Mali. Mais il retrouve son indépendance sous le règne de Sonni Ali Ber de la dynastie des Si (1464-1492) qui combat les Peuls et les Touareg, ainsi que les lettrés musulmans de la ville sainte de Tombouctou. Sonni Ali tente de préserver la culture africaine de son royaume.

 

Le successeur de Sonni Ali, Sarakollé Mohammed Touré (1493-1528), soninké originaire du Tekrour, prend le contrepied de sa politique, achève d'islamiser le royaume avec une extrême brutalité que rapporte le voyageur Léon l’Africain. Il fonde la dynastie musulmane des Askia sous laquelle l'empire songhaï largement islamisé connaît son apogée.

 

Le Songhaï s'effondre en 1591 suite à l'invasion des armées du sultan marocain Ahmed al Mansur Saadi sous le commandement de Djouder à la bataille de Tondibi. L'empire éclatera en une douzaine de principautés.

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 18:16

 

Un rapport de l’ONU demande l’abandon des colonies

 

GENEVE, Jeudi 31 janvier 2013 (Reuters) - Un rapport d'experts commandé par le Conseil des droits de l'homme de l'Onu (CDH) a appelé jeudi Israël à cesser d'installer de nouvelles implantations et à évacuer tous les colons de Cisjordanie.

Ce rapport, rédigé par trois experts présidés par la juge française Christine Chanet, estime en outre que semblables agissements de la part de l'Etat hébreu peuvent être passibles de la Cour Pénale Internationale (CPI) au titre de crimes de guerre.

Ses auteurs écrivent que les entreprises privées devraient cesser d'opérer dans ces implantations si leurs opérations bafouent les droits des palestiniens. Ils invitent les Etats membres de l'ONU à faire en sorte que ces sociétés respectent ces libertés fondamentales.

"Israël doit cesser ses activités de colonisation et remédier de manière adéquate, prompte et rapide, à la situation des victimes de violations des droits de l'homme", a déclaré la magistrate française lors d'une conférence de presse.

"Israël doit, conformément à l'article 49 de la quatrième Convention de Genève, cesser sans préalable toute activité de peuplement. Il doit immédiatement entamer un processus de retrait de tous les colons des Territoires Palestiniens Occupés (TPO)", a-t-elle ajouté.

Les implantations sont établies en violation de la Convention de 1949 interdisant le transfert de populations civiles en territoire occupé, ce qui pourrait être assimilé à des crimes de guerre tombant sous la juridiction de la CPI, indique le Conseil des droits de l'homme.

"Transférer sa propre population sur un territoire occupé est interdit parce que c'est un obstacle à l'exercice du droit à l'autodétermination", a expliqué Christine Chanet.

"PARTIALE ET BIAISÉE"

En décembre, après la reconnaissance de facto d'un Etat palestinien par les Nations unies, l'Autorité palestinienne a adressé une lettre à l'Onu dans laquelle elle accusait Israël de commettre de nouveaux "crimes de guerre" en prévoyant la construction d'autres colonies, notamment à Jérusalem-Est.

Taxant le CDH de partialité, Israël a refusé de coopérer à l'enquête menée depuis mars 2012 par cette instance dont le siège est à Genève et qui vise à examiner l'impact des colonies dans les territoires palestiniens, y compris à Jérusalem-Est.

L'Etat hébreu, par la voix du ministère des affaires étrangères, s'est empressé jeudi de qualifier le rapport d'experts de "contre-productif" et "regrettable".

"Le CDH s'est tristement rendu célèbre par une approche systématiquement partiale et biaisée envers Israël. Ce dernier rapport en date en est un nouvel exemple", a déclaré Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Pour ce dernier, "la seule manière de régler toutes les questions en suspens entre Israël et les Palestiniens, dont celle des implantations dans les territoires, est d'ouvrir des négociations directes sans conditions".

DEUX CENT CINQUANTE COLONIES

L'Organisation de libération de la Palestine s'est, en revanche, réjouie des "conclusions de principe empreintes de franchises" du rapport du CDH.

"C'est incroyable. Nous sommes extrêmement encouragés par cette analyse franche et fondée sur des principes des violations israéliennes", a confié à Reuters Hanan Achraoui, l'une des responsables de l'OLP. "(...) Ce rapport dit clairement non seulement qu'Israël bafoue la quatrième convention de Genève, mais aussi qu'il est passible (...) de la CPI".

Les trois enquêteurs du CDH ont interrogé en novembre en Jordanie une cinquantaine de personnes venues témoigner de confiscations de terres, de destructions de champs d'oliviers et d'actes de violence commis par des colons, d'après le rapport.

"La mission croit que le mobile derrière ces violences et ces actes d'intimidation visant les Palestiniens et leurs biens est de chasser les populations locales de leurs terres et de permettre une expansion des implantations", écrivent les rapporteurs.

Ces implantations, ajoutent-ils, "conduisent à une annexion rampante qui empêche l'établissement d'un Etat palestinien viable et continu au plan territorial et qui porte atteinte aux droits du peuple palestinien à l'autodétermination".

D'après des estimations des Nations unies, environ deux cent cinquante colonies de peuplement ont été installées en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, depuis la guerre de 1967, avec une population de quelque cinq cent vingt mille colons.

Priée de dire si les violations mentionnées tombaient sous le coup de la juridiction de La Haye, la magistrate française a été formelle. "Ces crimes sont du ressort de l'article 8 des statuts de la CPI. L'article 8 se trouve dans le chapitre ayant trait aux crimes de guerre. C'est la réponse", a-t-elle dit.

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