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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:40

 

http://www.lesinrocks.com/2012/09/18/actualite/bernard-squarcini-et-alexandre-djouhri-ont-ils-participe-a-lexfiltration-de-bachir-saleh-11304632

 

Bernard Squarcini et Alexandre Djouhri ont-ils participé à l’exfiltration du lybien Bachir Saleh ?

 

Mardi 18 Septembre 2012

 

Juste avant le second tour de la présidentielle 2012, un proche de Nicolas Sarkozy et le patron des services secrets français Bernard Squarcini auraient ils aidé Bachir Saleh, un lybien recherché par Interpol, à s’enfuir ? En toile de fond, les soupçons de financement de la campagne de Sarkozy par Kadhafi en2007. Extrait de l’enquête à lire dans les Inrocks en kiosque Mercredi 19 Septembre 2012.

 

Il se promenait toujours avec sa mallette en cuir noir, à roulettes, rectangulaire, semblable à celle qui suit les pilotes d’avion. Dedans, des documents, des euros, des dollars, et des enveloppes – pour bien répartir tout cela. Bachir Saleh est aujourd’hui un homme très recherché. Son nom a fait la une des journaux en avril lorsqu’il est apparu comme le destinataire d’un document publié par Médiapart : une note secrète, dont l’authenticité est débattue, mentionnant le feu vert de Kadhafi pour financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 à hauteur de cinquante millions d’euros. L’ancien chef de l’État a porté plainte. Mediapart attaque aussi Sarkozy pour dénonciation calomnieuse. Le parquet a ouvert une enquête, toujours en cours, pour “faux et usage de faux” et “publication de fausses nouvelles”.

 

Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, était l’un des trésoriers du régime libyen. Dirigeant d’un fonds d’investissement consacré à l’Afrique et évalué à cinq milliards six cent millions d’euros, il connaît quantité de secrets liés aux dollars de la Libye de Kadhafi. Après la chute de Tripoli, il a trouvé refuge à Paris, avec l’accord des autorités françaises et sous la protection d’un passeport diplomatique nigérien. Son séjour se complique au mois de mai 2012, lorsqu’on découvre dans Paris Match une photo de lui se promenant tranquillement dans une rue de la capitale. L’homme est alors recherché par Interpol à la suite d’une plainte déposée par la Libye pour détournement de fonds.

 

À quatre jours du second tour de l’élection présidentielle, la nouvelle peut troubler les électeurs. Nicolas Sarkozy doit réagir : le 2 mai, il déclare au micro de RMC que “si [Bachir Saleh] est recherché par Interpol, [il] sera livré à Interpol”. Le lendemain de cette déclaration, Saleh disparaît.

 

Dans une enquête de sept pages à paraître demain, les Inrockuptibles racontent la dernière journée parisienne de l’ex-dignitaire libyen, le 3 mai. Une journée où Bachir Saleh s’est retrouvé vers 19 heures sur une pelouse du Champ de Mars, en compagnie de l’homme d’affaires proche de Nicolas SarkozyAlexandre Djouhri, qui faisait la navette entre lui et l’ancien patron de la DCRI Bernard Squarcini.

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:18

 

http://www.npa2009.org/content/caricatures-de-charlie-hebdo

 

Communiqué du NPA

 

 

Caricatures de Charlie Hebdo

 

 

Jeudi 20 Septembre 2012

 

Dans un contexte de provocations réciproques, de l’extrême droite intégriste chrétienne américaine auquel répond l’extrême droite intégriste musulmane, Charlie Hebdo a cru devoir prendre part à cette situation en publiant dans son dernier numéro des caricatures de Mahomet déclenchant une polémique pour le moins exagérée. Charlie Hebdo a atteint son objectif, faire parler de lui, mais, ce faisant, il participe à cette agitation démagogique, politique des tensions et de diversion à laquelle les médias se complaisent à donner la plus grande publicité.

La liberté d’expression n’est pas en cause pas plus que la liberté de critiquer ou de se moquer des religions, bien évidemment. Le délit de blasphème n'existe pas, cependant, à sa manière, Charlie Hebdo participe à l’imbécillité réactionnaire du "choc des civilisations". Plus qu'une maladresse. Les peuples, et particulièrement ceux qui depuis la révolution tunisienne jusqu’à celle de la Syrie, se sont soulevés pour leur émancipation, méritent mieux que ces surenchères démagogiques.

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 17:57

 

Bataille judiciaire en vue sur les caricatures de Mahomet

 

PARIS (Reuters) - La controverse sur les caricatures du prophète Mahomet publiées par l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo va passer sur le terrain judiciaire dans un climat de forte tension en France et dans le monde sur la question du blasphème religieux.

 

Le gouvernement français a placé les locaux de l'hebdomadaire sous protection et pris des mesures de sécurité dans ses écoles et locaux diplomatiques dans vingt pays. Ils seront fermés, vendredi, jour de prière musulmane.

 

Un homme de 18 ans vivant à Toulon (Var) qui voulait se rendre à Paris pour s'en prendre aux auteurs des caricatures au siège de Charlie Hebdo a été placé en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire. Il a été dénoncé par un proche.

 

L'Union des organisations islamiques de France (UOIF), jugée proche de l'idéologie des frères musulmans, majoritaire au sein du Conseil national du culte musulman, a annoncé son intention d'engager une procédure, a priori pour "incitation à la haine raciale". Cette démarche sera officialisée dans la journée de jeudi, a dit un porte-parole.

 

Une autre plainte, déposée en Seine-et-Marne par l'Association des musulmans de Meaux, va être transmise au parquet de Paris, a indiqué jeudi une porte-parole.

 

Mercredi, une plainte avait été déposée à Paris par l'Association syrienne pour la liberté mais le parquet étudie sa recevabilité.

 

Une demande de manifestation samedi devant la Grande mosquée de Paris a été refusée, a dit la préfecture de police. Toute infraction est passible de sept mille cinq cent euros d'amende et six mois de prison.

 

L'initiative de l'hebdomadaire satirique, dont les locaux avaient été incendiés en 2011 après une polémique similaire, intervient dans un contexte troublé par un film islamophobe, à l'origine d'une flambée de violences, souvent provoquées par des groupes extrémistes, dans le monde musulman.

 

Le gouvernement français, tout en défendant le principe constitutionnel de liberté d'expression, a mis en avant une nouvelle restriction qui ne figure pas dans la loi. Selon lui, cette liberté doit s'exercer dans la "responsabilité", ce qui sous-entend qu'il faudrait la modérer en période de tensions.

 

Bernard Cazeneuve, ministre des Affaires européennes, a repris jeudi sur iTélé ce point de vue déjà exprimé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

 

"Nous sommes dans un pays où la liberté de la presse est sacrée, où le principe de laïcité doit être respecté et tout cela doit conduire tous ceux qui bénéficient de la possibilité de s'exprimer librement d'avoir constamment à l'esprit l'éthique de la responsabilité", a-t-il dit.

 

"Lorsqu'on est libre, dans un pays comme le nôtre, il faut mesurer à chaque fois la portée de la parole qu'on porte", a-t-il ajouté.

 

CHARLIE HEBDO AVAIT GAGNÉ EN 2008

 

Charlie Hebdo, où les caricatures de religieux de toutes obédiences sont constantes, réplique que la liberté d'expression ne peut se partager et qu'elle n'existe plus si elle cède justement aux tensions provoquées par des extrémistes.

 

Stéphane Charbonnier, directeur de la publication, a déclaré aux médias qu'un seul coup d'arrêt ouvrirait la porte à d'autres restrictions sans fin puisque, fait-il remarquer, aucune catégorie de population n'aime être moquée, surtout de la manière crue qui est la marque de fabrique du titre.

 

Cet hebdomadaire avait gagné en première instance comme en appel en 2007 et 2008 un premier procès similaire intenté par des organisations musulmanes, dont l'UOIF.

 

La cour d'appel de Paris avait déclaré trois dessins conformes à la loi car ils ne visaient pas l'islam et les musulmans mais les intégristes, disait-elle.

 

"Ces caricatures, qui visent clairement une fraction et non l'ensemble de la communauté musulmane, ne constituent pas l'injure, attaque personnelle et directe dirigée contre un groupe de personnes en raison de leur appartenance religieuse et ne dépassent pas les limites de la liberté d'expression", disait son arrêt.

 

Charlie Hebdo fait valoir qu'il a le droit général de critiquer la religion et qu'il a par ailleurs pour habitude de moquer plutôt ses expressions et ses adeptes extrémistes.

 

L'universitaire suisse Tariq Ramadan, considéré comme une figure publique de l'islam radical, a appelé les fidèles musulmans à la modération et au calme jeudi.

 

"La seule attitude noble, en face de la provocation de ceux qui cherchent à développer une islamophobie en France ou de Charlie Hebdo, qui surfe sur la vague, c'est d'ignorer ces attaques, regarder au dessus en disant nous sommes Français, nous sommes pour l'avenir de France", a-t-il dit sur Europe 1.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:04

 

http://www.mer-pcr.com/2012/09/victoire-populaire-contre-la.html

 

Victoire populaire contre la bourgeoisie québécoise après six mois de lutte de masse

Le bilan et les suites

 

Samedi 15 Septembre 2012

 

Le mouvement de lutte de masse de l’année 2012 au Québec a vraisemblablement réussi à freiner le programme d’austérité de la bourgeoisie à l’échelle de l’État provincial. C’est une incontestable victoire populaire, comme il s’en est gagné très peu depuis longtemps. Il faut en saisir la mesure.

 

Pourtant la victoire semble obscurcie, elle semble manquer d’éclat, comme entachée par son issue électorale. Le Parti québécois paraît avoir usurpé le crédit de la rue et plusieurs se résignent à voir la grève étudiante se terminer avec une certaine démoralisation. En effet, la frange la plus radicalisée du mouvement espérait sans doute un approfondissement ininterrompu de la crise sociale et un élargissement continu des enjeux de la lutte.

 

Il ne faut pas s’y tromper. Si la bourgeoisie a concédé la victoire à travers des élections, c’était pour sauver les meubles et les apparences, pour redonner une virginité à la crédibilité gouvernementale. Impuissant à isoler et à réprimer le mouvement, le gouvernement libéral n’a pas su résorber la crise sociale autrement.

 

Aller au devant d’un affrontement plus dur est apparu plus coûteux et sans doute plus risqué à la bourgeoisie que de céder, que d’acheter la paix. Ça ne signifie pas qu’elle a vaincu le mouvement de lutte, bien au contraire. Seulement que la révolution ne se mène pas en un seul acte. Et que pour l’instant, la victoire est bien celle du peuple, et la défaite celle de la bourgeoisie.

 

Bien entendu, cette victoire comme cette défaite ne sont ni l’une ni l’autre absolues ou définitives. Tout est immédiatement remis en jeu dans la prochaine conjoncture de lutte sociale. La question est de savoir qui consolidera ses positions, qui conservera où reprendra l’initiative ? Et où se mènera la prochaine bataille ?

 

Équilibre fragile des forces politiques bourgeoises au Québec

 

La tactique électorale du Parti Québécois, développée depuis le printemps, aura été de se faire l’instrument politique parlementaire de la défaite des libéraux aux mains du mouvement de masse. Il a récupéré dans sa plateforme une grosse partie des revendications de l’opposition populaire: annulation de la hausse des frais de scolarité, de la loi spéciale, de la taxe santé, de la hausse des tarifs d’électricité, hausse des redevances minières, fiscalité plus progressive, etc.

 

Ce positionnement du PQ comme rempart parlementaire face à l’austérité est très précaire.

 

D’une part, le récent virage à gauche du PQ tient d’un opportunisme électoral assez primaire. Dans les deux sinon trois dernières décennies, la tendance lourde du parti – et notamment de chaque nouveau ou nouvelle chef, dont Pauline Marois n’est que la dernière en date – est de se «recentrer» vers la droite pour donner au capitalisme québécois un environnement comparable à celui de ses compétiteurs. Malgré quelques appels du pied périodiques vers sa base électorale syndicale et populaire, le PQ gouverne dans les mêmes eaux que tous les gouvernements bourgeois dans le monde.

 

D’autre part, cette plateforme «de gauche» n’aura donné qu’une très courte victoire au PQ, un gouvernement minoritaire à peine plus fort que le Parti libéral sortant qui forme l’opposition officielle avec une différence de quatre députés et un pour cent de l’électorat.

 

En fait, les partis ouvertement favorables aux politiques d’austérité – le PLQ qui défendait son bilan et la CAQ qui prétend pouvoir faire mieux – ont largement la majorité de la députation du nouveau parlement et des suffrages exprimés (à eux deux soixante neuf députés sur cent vingt cinq et cinquante huit pour cent des voix).

 

Ce que ça traduit, c’est que la bourgeoisie est politiquement affaiblie au niveau provincial par la division du vote entre ses trois principaux porte-parole politiques.

 

C’est en fait une expression politique de la crise du capitalisme qui bouleverse les équilibres habituels et entraine une certaine instabilité dans la gouvernance bourgeoise (dont les gouvernements minoritaires, les «nouveaux partis du changement» et le populisme sont des figures typiques).

 

Enfin, il faut ajouter que le PQ n’est peut-être qu’une force politique historiquement en sursis. Il y a un an à peine, ce parti était en pleine décomposition sur fond de contestation du leadership de Pauline Marois. Les rats quittaient massivement le navire. Plus profondément, la crise du PQ exprimait l’essoufflement du mouvement nationaliste et de son projet d’indépendance. Depuis, l’hémorragie a été jugulée et la cheffe a repris le dessus, non sans quelques nouvelles difficultés à maintenir la cohésion et la discipline de parti.

 

Mais sa faible victoire électorale du 4 septembre a-t-elle changé quelque chose à la tendance de fond? Il ne semble pas que le résultat soit le fait d’une remontée de la ferveur indépendantiste. C’est peut-être d’ailleurs pourquoi le PQ s’est senti obligé de couper l’herbe sous le pied de Québec Solidaire en récupérant les revendications populaires. Ça lui aura notamment permis de retenir une partie de l’électorat nationaliste de gauche qui tend à glisser vers QS, surtout dans les quartiers centraux de Montréal où ce parti a fait des progrès. Il n’a pas toujours été nécessaire de se démarquer sur l’axe gauche-droite pour gagner des élections au Québec. La question nationale suffisait il n’y a pas si longtemps et la promesse d’un Pays faisait alors rentrer dans le rang la base syndicale du parti indépendamment du programme de gouvernement. Si le PQ n’arrive pas à susciter un nouvel engouement pour la question nationale et les affrontements constitutionnels, il y a fort à parier que sa pertinence sera remise en cause, que les conflits intestins feront à nouveau rage et replongeront le parti dans une dynamique d’éclatement, qui vers la CAQ, qui vers QS, qui vers un autre nouveau groupe nationaliste dissident.

 

Le nouvel équilibre des forces parlementaires bourgeoises est donc fragile et les revendications populaires n’y trouveront probablement pas d’écho très longtemps. Par ailleurs, au niveau de l’État canadien, la bourgeoisie est bien en selle sous la gouverne du Parti conservateur qui n’a pas besoin de faire des compromis à son agenda politique.

 

Le capitalisme toujours hanté par la crise, la bourgeoisie obsédée par l’austérité

 

Au-delà des forces politiques en présence, ce qui menacera le plus les acquis de la lutte populaire, c’est probablement l’approfondissement de la crise capitaliste. Les économies des pays capitalistes avancés surnagent à peine au-dessus de la stagnation. Dans certains d’entre eux, en France notamment, la récession est quasiment déjà de retour et tout le Sud de l’Europe y croupit profondément depuis plusieurs années, tirant avec elle toute la zone euro vers le fond. La Chine, moteur de l’économie mondiale, s’étouffe et perd son élan.

 

Il faut en prévoir les conséquences : nouvelle vague de fermetures et de licenciements, remontée du chômage et des faillites personnelles. Le déclin de l’activité économique bouleversera les échéanciers de retour à l’équilibre budgétaire des États, exacerbant la crise des finances et de la dette publiques. Les bourgeoisies de tous les États seront alors plus déterminées que jamais à imposer un programme d’austérité encore plus sévère pour rétablir des conditions d’exploitation susceptibles de redresser les taux de profit, de relancer l’accumulation capitaliste. On verra se multiplier les attaques contre les salaires et les caisses de retraites, contre les droits du travail – à commencer par le droit de grève déjà très ébréché –, contre les charges sociales, contre les impôts et le financement de services publics accessibles et de programmes sociaux de soutien au revenu. Tout sera bon pour pousser les prolétaires à se vendre à meilleur marché.

 

Dans ces conditions, les dernières concessions arrachées à la bourgeoisie par la lutte du printemps 2012 devront être défendues avec une combattivité sans faille faute de quoi elles seront facilement emportées par la tempête.

 

En fait, la préparation contre cette secousse et la défense des positions acquises commencent dès maintenant par le constat que seule une partie de la bataille a été gagnée contre l’actuel train de mesures d’austérité de la bourgeoisie au Canada. Le gouvernement conservateur fédéral a adopté au printemps dernier une importante réforme de l’assurance-chômage qui fragilise dangereusement la position des travailleurs et des travailleuses face à l’éventualité d’un licenciement. Elle forcera notamment les prestataires à accepter des emplois à de moins bonnes conditions qu’auparavant. Conjugué à un contexte de récession, cette réforme aura des effets catastrophiques. Elle contribuera à tirer l’ensemble des salaires vers le bas. Pour l’instant, la résistance à cette attaque est à peu près nulle.

 

C’est peut-être vers ce front que le mouvement d’opposition populaire devrait se tourner pour trouver un nouveau souffle et consolider ses acquis. L’enjeu de l’assurance-chômage a ceci de fondamental qu’il se situe directement sur le terrain des intérêts de classe du prolétariat, qu’il est au cœur de la relation entre le travail et le capital. Davantage que l’enjeu des frais de scolarité il est susceptible d’entrainer dans la lutte la seule classe au potentiel réellement révolutionnaire et de donner à la bataille une portée politique qu’elle ne pouvait pas prendre ce printemps.

 

Un mouvement plus fort d’une expérience nouvelle

 

On ne peut pas simplement juger de la lutte du printemps à ses résultats immédiats, directs, c’est-à-dire au sort de ses revendications et au changement des forces parlementaires. Elle a également généré une expérience de lutte prolongée qui ne s’évapore pas avec l’arrêt de la grève et des manifestations, mais qui au contraire laisse transformés des dizaines de milliers d’étudiants et d’étudiantes et des milliers de personnes dans les quartiers populaires. Pour plusieurs, cette transformation en a fait des militants et des militantes non seulement plus aguerris, mais également radicalisés. Cet esprit combatif et émancipateur, plusieurs chercheront à le prolonger dans de nouvelles batailles.

 

Elle a aussi généré de nouvelles pratiques de lutte (nouvelles à tout le moins pour cette époque de morosité dans la lutte des classes): des manifestations quotidiennes, un climat de mobilisation permanente, des affrontements violents avec la police, des lignes de piquetage très dures contre la police, des manifestations simultanées dans des quartiers populaires, la possibilité d’une organisation militante à l’extérieur des cadres syndicaux (l’exemple révélateur de «Profs contre la hausse»), des assemblées populaires dans les quartiers, dont certaines ont donné lieu à des comités d’action politique.

 

Dans l’ensemble des diverses et innombrables initiatives prises dans le cadre de cette lutte, tout n’est pas bon, loin s’en faut. Mais de nouvelles formes de luttes prometteuses alors expérimentées seront réutilisées, développées, perfectionnées dans les luttes des prochains mois, des prochaines années. Elles ont démontré la possibilité de dépasser les cadres et les limites habituels.

 

«La lutte est populaire, la solution est révolutionnaire»

 

Le prolétariat ne pourra pas se contenter de lutter contre les attaques à ses conditions de vie et gagner occasionnellement quelques batailles en exploitant les contradictions électorales de la bourgeoisie. Tant que les luttes se cantonnent à des réformes et des concessions dans le cadre du capitalisme, la bourgeoisie peut être momentanément affaiblie, elle demeure la classe la plus puissante à moyen et à long terme. Elle demeure la classe dominante. L’obligation objective dans laquelle elle se trouve d’accumuler des profits la forcera à toujours reprendre ce qu’elle a cédé, et elle en aura les moyens.

 

Pour sortir de cette impasse, la question fondamentale est de savoir si, d’une lutte à l’autre, le prolétariat réussit non seulement à améliorer ou préserver sa situation économique, mais surtout s’il construit son pouvoir politique, s’il se donne progressivement les moyens de pousser la lutte de classe vers son issue révolutionnaire. C’est la tâche des révolutionnaires de faire en sorte que les luttes revendicatives permettent d’accumuler des forces autour d’un parti révolutionnaire. À son tour, à mesure qu’il gagne en importance, ce parti amplifie et unifie les luttes et leur donne une portée toujours plus politique, les transformant d’une opposition à tel patron ou à telle mesure en une opposition au capitalisme et à l’État bourgeois.

 

L’unification des éléments les plus radicaux autour de perspectives révolutionnaires, c’est ce qui a cruellement fait défaut dans ce printemps québécois. C’est une question qui doit être au cœur des discussions sur le bilan à tirer de la lutte, dont tout le potentiel n’est pas encore épuisé.

 

Parti Communiste Révolutionnaire du Québec

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:35

 

Les rebelles syriens s’implantent à la frontière turque

 

AKCAKALE, Turquie/DUBAI (Reuters) - Les opposants à Bachar al Assad ont pris mercredi le contrôle d'un troisième point de passage frontalier vers la Turquie, s'implantant dans cette région alors qu'ils semblent perdre du terrain dans la capitale, Damas.

 

Les insurgés se sont emparés du poste-frontière de Tel Abyad, lieu de transit stratégique à la frontière nord du pays, après plusieurs heures de combats avec l'armée régulière syrienne au cours de la nuit de mardi à mercredi.

 

La bataille semble être la première tentative des rebelles d'asseoir leur présence en zone frontalière dans la province d'al Rakaa, dont la population est pour l'essentiel restée loyale envers le président Assad.

 

Les rebelles occupent deux autres points de passage à la frontière avec la Turquie. Ce troisième point pourrait leur permettre de renforcer leur contrôle dans le nord alors que non loin de là, la bataille pour le contrôle d'Alep continue.

 

En revanche, les insurgés ont entamé mercredi matin un retrait des quartiers sud de Damas, refluant sous les intenses bombardements et le pilonnage aérien menés par l'armée depuis plusieurs semaines.

 

Les quartiers concernés sont ceux de Hadjar al Assouad, al Assali et al Kadam, et un départ des rebelles constitueraient pour eux un revers d'importance trois mois après avoir atteint les faubourgs de la ville.

 

La télévision syrienne a rapporté que quatre employés d'un terminal du réseau électrique ont été libérés par les forces armées après avoir été enlevés par des inconnus qualifiés de "terroristes".

 

Mercredi, les activistes ont publié une vidéo montrant onze cadavres allongés sur le sol d'une mosquée dans le faubourg de Djobar.

 

Mercredi, l'aviation syrienne a bombardé la localité syrienne d'Albou Kamal, près de la frontière avec l'Irak, ont annoncé des responsables de la sécurité irakienne et le maire de la ville d'al Kaïm, côté irakien.

 

Les deux municipalités ne sont distantes que de quelques centaines de mètres sur les rives de l'Euphrate. L'Irak a annoncé mardi la réouverture partielle de sa frontière avec la Syrie via le point de passage d'al Kaïm.

 

La Turquie avait réagi vivement à un incident similaire en avril. Un camp de réfugiés syriens à Kilis avait été pris sous des échanges de tirs de part et d'autre de la frontière, faisant au moins cinq blessés dont deux responsables turcs.

 

DERNIER RECOURS

 

Face à l'impasse dans les combats, les autorités syriennes ont mené au plus haut niveau des discussions sur l'opportunité de faire usage d'armes chimiques contre les opposants mais aussi contre les civils, selon un ancien général qui a fait défection il y a trois mois.

 

"Il y a eu d'importantes discussions sur l'usage d'armes chimiques, y compris sur la manière de les utiliser et dans quelles régions", affirme le général Adnan Sillu dans un entretien au Times de Londres.

 

"Cela a été évoqué comme solution de dernier recours, pour le cas où le régime perdrait le contrôle d'une zone importante comme Alep", ajoute-t-il.

 

La Syrie, qui dispose de ce type d'armes depuis 1973, a envisagé d'en fournir au Hezbollah libanais, ce qui pourrait avoir pour conséquence une intervention d'Israël.

 

Sur le plan diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, est arrivé à Damas pour discuter avec Assad de la proposition des puissances régionales (Iran, Egypte, Turquie et Arabie saoudite) pour résoudre la crise.

 

Alors que quatre vingt trois mille réfugiés syriens se trouvent en Turquie, le Conseil national syrien (CNS), principale organisation de l'opposition, a demandé aux pays arabes d'oeuvrer à une intervention internationale de même nature que celle menée en Libye en 2011.

 

"Nous appelons les Arabes à entreprendre une initiative claire et sérieuse, comme la position qu'ils avaient adoptée par rapport à la révolution libyenne", déclare Abdelbaset Sieda dans un entretien au journal al Hayat publié mercredi, après des entretiens à Doha avec des responsables qataris.

 

"Il doit y avoir une réelle volonté d'action avec les Européens afin de retirer toute légitimité au régime (de Bachar al Assad) dans un premier temps et ne pas laisser les meurtres de Syriens se poursuivre de la sorte", ajoute-t-il.

 

Sieda s'est entretenu à Doha avec le Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Qatar et président du comité de la Ligue arabe sur la Syrie, Hamad ben Djassim ben Jaber al Sani.

 

Il a notamment justifié une intervention militaire internationale en se fondant sur le chapitre VII de la charte de l'ONU.

 

Les appels en ce sens n'ont pour l'instant reçu que peu d'échos parmi les puissances occidentales après l'expérience libyenne, d'autant moins que la Russie et la Chine feraient très probablement usage de leur droit de veto au Conseil de sécurité en cas de dépôt d'une résolution en ce sens.

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:21

 

La France en alerte après de nouvelles caricatures de Mahomet

 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a exprimé sa préoccupation et pris des dispositions pour protéger ses intérêts à l'étranger après la publication mercredi par Charlie Hebdo de nouvelles caricatures du prophète Mahomet.

 

L'initiative de l'hebdomadaire satirique intervient dans un contexte troublé par des tensions liées à un film anti-islam, à l'origine d'une flambée de violence dans le monde musulman.

 

Des manifestations prévues samedi en France contre ce film ou les caricatures seront interdites, a annoncé le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

 

Charlie Hebdo, dont les locaux parisiens avaient été incendiés en novembre 2011 après la publication de caricatures du prophète de l'islam, a récidivé, montrant notamment en pages intérieures Mahomet dans des poses humiliantes.

 

Le ministère français des Affaires étrangères a réagi en annonçant que la France fermerait ses écoles et ambassades dans vingt pays vendredi, jour traditionnel de prière pour les musulmans, par crainte d'incidents.

 

"Nous avons donné des instructions générales", a dit Laurent Fabius à Reuters en marge d'une conférence de presse à Paris.

 

"Il faut que les ambassadeurs s'adaptent compte tenu de la réalité locale. Nous espérons qu'il n'y aura pas d'incidents mais en même temps nous prenons nos précautions".

 

Ces fermetures concerneront les écoles, les ambassades, les consulats et autres centres culturels, a précisé un porte-parole du ministère.

 

DE L'HUILE SUR LE FEU

 

Tout en défendant la liberté d'expression dont se réclame l'hebdomadaire satirique, le chef de la diplomatie française a dénoncé une initiative aux allures de provocation dans un contexte troublé.

 

"Est-ce que c'est pertinent et intelligent dans ce cadre-là de mettre un peu d'huile sur le feu ? La réponse est non", a déclaré Laurent Fabius sur France Info.

 

Le ministère des Affaires étrangères à lancé par ailleurs à ses ressortissants présents dans le monde musulman une invitation à la prudence.

 

"En raison des troubles actuels dans la région et de leurs possibles évolutions, les voyageurs sont invités à faire preuve de la plus grande vigilance", dit le ministère sur son site internet. "Il est fortement recommandé de se tenir éloigné de tout rassemblement, d'éviter d'emprunter les axes traditionnels de manifestations de rue et les alentours de bâtiments sensibles".

 

Les manifestations anti-américaines, parfois meurtrières, se sont multipliées à travers le monde musulman après la diffusion sur internet d'extraits de "L'Innocence des musulmans", réalisé aux États-Unis et qui décrit l'islam comme un "cancer".

 

"Il n'y a pas de raison qu'on laisse venir dans notre pays des conflits qui ne concernent pas la France", a dit Jean-Marc Ayrault sur RTL

 

S'agissant de l'initiative de Charlie Hebdo, dont les nouveaux locaux parisiens ont été placés sous protection policière, le chef du gouvernement a défendu la liberté d'expression mais invité les personnes qui se sentiraient insultées par les caricatures à saisir la justice.

 

"Si vraiment des personnes pensent qu'il y a dépassement du droit (...) elles peuvent saisir des tribunaux", a-t-il dit.

 

Charlie Hebdo, coutumier depuis des décennies des provocations à l'encontre du pouvoir et de la religion, a fait valoir par la voix de son directeur de rédaction son droit à critiquer l'extrémisme musulman.

 

"Le seul sujet qui pose problème visiblement, c'est quand on parle de l'Islam radical", a dit Charb à Reuters Télévision. "C'est révélateur d'un climat, on a l'impression que tout le monde est dirigé par la peur et c'est exactement ce que veut cette petite poignée d'intégristes qui ne représente personne".

 

LE PEN VOLE AU SECOURS DE CHARLIE HEBDO

 

Charlie Hebdo a reçu le soutien non sollicité de Marine Le Pen, qui a brandi le principe de la liberté d'expression.

 

"Je ne crois ni en la droite ni en la gauche pour rappeler les principes et les valeurs qui fondent la société française, qui fondent notre civilisation et qui aujourd'hui sont contestées par certains", a dit la présidente du Front national sur France 2.

 

"Je dis clairement que ces valeurs sont non négociables et ceux qui sont en désaccord avec ces valeurs ou ces lois peuvent éventuellement aller ailleurs", a-t-elle ajouté.

 

L'initiative de Charlie Hebdo a en revanche été dénoncée par le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

 

"Publier ces jours-ci, au nom de la liberté, des caricatures sur Mahomet est une forme de panache irresponsable", écrit Richard Prasquier dans un éditorial publié sur le site du CRIF.

 

Si la France a pour l'instant été largement épargnée par les violences liées au film anti-islam, quelque deux cent cinquante militants islamiques avaient tenté de manifester samedi dernier devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris, à proximité du palais de l'Elysée. Des appels à une nouvelle manifestation, ce samedi, ont circulé sur les réseaux sociaux.

 

Tout en appelant la communauté musulmane au calme et à la responsabilité, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a qualifié les caricatures de Charlie Hebdo d'initiative "extrêmement dangereuse et même irresponsable."

 

"Répéter les mêmes âneries, les mêmes idioties, les mêmes ignominies, les mêmes calomnies me paraît relever d'un syndrome psychiatrique", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:57

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7623

 

Soutien aux militants mulhousiens à nouveau devant un tribunal Mercredi 19 Septembre

 

Nous appelons au rassemblement devant la Cour d’Appel de Colmar, Mercredi 19 Septembre 2012 à 13 heures, où les douze militants relaxés par le tribunal de Mulhouse le 15 décembre 2011 comparaîtront à nouveau en appel !

 

Communiqué du Collectif Boycott 68

 

"Les douze militants mulhousiens poursuivis pour avoir appelé au boycott des produits exportés par Israël dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) lancée par les Palestiniens, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Mulhouse le 15 décembre 2011.

Ce résultat confirme qu’il n’est pas illégal de critiquer l’Etat d’Israël et d’agir pour faire cesser sa politique criminelle contre le peuple palestinien qui perdure en toute impunité depuis plus de soixante trois ans. Leur liberté d’expression et leur action de citoyens engagés pour la justice ne peuvent en aucun cas être assimilées à l’antisémitisme.

Le Procureur général a fait appel de la relaxe et le procès aura lieu Mercredi 19 Septembre 2012 à 14 heures à la cour d’appel de Colmar.

Michèle Alliot-Marie s’étant permis, dans une circulaire, de bafouer l’indépendance de la justice, en ordonnant à tous les parquets d’engager des procédures et de condamner les femmes et les hommes qui appellent au boycott des produits israéliens, et de ces seuls produits, d’autres procès sont pendants dans différentes villes. Nous espérons que Christiane Taubira, nouvelle ministre de la justice, fera annuler cette incroyable circulaire de Michèle Alliot-Marie, qualifiée par le Syndicat de la Magistrature d’"attentat judiciaire".

En attendant, nous appelons à un rassemblement de soutien devant le Tribunal à partir de 13 heures, 9 avenue Raymond Poincaré à Colmar."

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:38

 

http://www.fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8KF3MC20120915?sp=true

 

Vastes manifestations contre l’austérité au Portugal

 

LISBONNE, 15 septembre (Reuters) - Plus de cent mille personnes ont manifesté samedi à Lisbonne et des milliers d'autres dans plusieurs villes du Portugal pour protester contre la politique d'austérité conduite par le gouvernement en échange de l'aide financière de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI).

 

Organisés via internet, ces rassemblements ont réuni des Portugais de toutes catégories scandant "Dégage! Le FMI, c'est faim et misère" et exigeant la démission du gouvernement de centre-droit.

 

A Lisbonne, la foule a recouvert l'avenue de la République et les rues adjacentes. Elle est passée devant les locaux du FMI, protégés par un cordon policier. Certains ont tout de même jeté des tomates et des bouteilles en plastique contre le bâtiment.

 

Un grand rassemblement a aussi eu lieu à Porto et de plus modestes dans d'autres villes.

 

"Les gens en ont assez de se faire voler par la politique de ce gouvernement, qui menace maintenant de nous étrangler. Si nous sommes suffisamment nombreux dans la rue aujourd'hui, nous prouverons qu'il y a un divorce complet entre ce gouvernement et la volonté du peuple", a dit Joao Pascual, employé de banque de 56 ans.

 

Enseignant au chômage, Andre Pestana, 35 ans, a insisté: "Il est temps de dire 'assez' au vol et aux mensonges. Le gouvernement n'a respecté aucune de ses promesses (...) J'espère que cette manifestation est la première étape vers un changement."

 

Le Portugal a obtenu au printemps 2011 une aide de soixante dix huit milliards d'euros de la part de l'UE et du FMI. En échange, le gouvernement a alourdi les impôts et réduit drastiquement les dépenses publiques. Cette politique a fait grimper le taux de chômage au-dessus de quinze pour cent et a plongé le pays dans sa plus grave récession depuis les années 1970.

 

TENSIONS DANS LA COALITION

 

Le gouvernement envisage désormais de porter de onze pour cent à dix huit pour cent le taux des cotisations sociales sur les salaires.

 

L'opposition socialiste a menacé de briser le consensus de la classe politique en faveur de l'austérité si le gouvernement maintenait ce projet sur le financement de la sécurité sociale.

 

Cette mesure suscite aussi des tensions au sein de la coalition au pouvoir entre le Parti social démocrate du Premier ministre Pedro Passos Coelho et son allié, le Parti Populaire (CDS-PP).

 

Chef de file du CDS-PP et ministre des Affaires étrangères, Paulo Portas a exprimé son hostilité à cette hausse des cotisations sociales.

 

Cité samedi par l'hebdomadaire Expresso, il a déclaré : "Je ne plongerai pas mon pays dans une crise politique irresponsable mais je ne trahirai pas non plus l'identité du CDS."

 

Le président Anibal Cavaco Silva a convoqué une réunion vendredi prochain du Conseil d'Etat, organe consultatif. Si le chef de l'Etat dispose essentiellement de fonctions honorifiques, il peut tout de même opposer son veto à certaines lois, notamment sur le budget, ou agir en médiateur entre le gouvernement et l'opposition.

 

De nombreuses banderoles brandies samedi par les manifestants invitaient le président à intervenir pour bloquer cette hausse des cotisations sociales.

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:24

 

Les mineurs grévistes de Marikana acceptent l’accord salarial

 

MARIKANA, Afrique du Sud (Reuters) - Les employés de la mine sud-africaine de Marikana exploitée par Lonmin, troisième producteur mondial de platine, ont annoncé mardi avoir accepté une hausse de vingt deux pour cent des salaires et reprendront leur travail jeudi après six semaines de grève, marquée par la mort de trente quatre mineurs le 16 août.

 

Les grévistes rassemblés près de la mine, située à cent kilomètres au nord-ouest de Johannesburg, se sont réjouis à l'annonce de la proposition formulée par la direction d'augmenter les salaires de vingt deux pour cent, a constaté un journaliste de Reuters.

 

Cette issue intervient plus de quatre semaines après la tuerie du 16 août, au cours de laquelle des policiers ont ouvert le feu sur des mineurs grévistes armés de machettes, de lances et de pistolets, tuant trente quatre d'entre eux. Il s'agit de l'un des incidents les plus graves ayant frappé le pays depuis la fin de l'apartheid en 1994.

 

Le conflit, qui a duré six semaines et s'est étendu à plusieurs importantes compagnies minières, a fait quarante cinq morts au total à Marikana. Il a par ailleurs déclenché une vague de critiques contre le président Jacob Zuma et son parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), accusés par leurs rivaux politiques d'avoir négligé les travailleurs pauvres.

 

Les mineurs grévistes de Marikana, qui réclamaient des hausses de salaire, appartiennent à l'Association du syndicat des mineurs et des ouvriers du bâtiment (AMCU), rivale du Syndicat national des mineurs (NUM), qui est lui très proche du Congrès national africain (ANC) au pouvoir.

 

Les violences qui ont éclaté entre organisations syndicales rivales ont révélé l'ampleur de la colère des travailleurs confrontés à des bas salaires et à ce qui est considéré comme du favoritisme politique dans l'économie la plus prospère du continent africain.

 

La révolte ouvrière s'est étendue la semaine dernière à Anglo American Platinum (Amplats), premier producteur mondial de platine, dont les quatre mines de Rustenburg représentent près de dix sept pour cent de la production totale de la compagnie.

 

L'entreprise a annoncé mardi la fin de la grève à Rustenburg, et la reprise de la production.

 

L'Afrique du Sud abrite quatre vingt pour cent des réserves connues de platine. La révolte des mineurs a entraîné une perte de production évaluée à quatre milliards cinq cent millions de rand (quatre cent vingt et un millions d'euros) pour l'industrie minière, a déclaré lundi le président Jacob Zuma.

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:02

 

Le gouvernement s’alarme de caricatures de Mahomet

 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a exprimé son inquiétude à l'annonce de la publication mercredi par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo de caricatures du prophète Mahomet, en pleine flambée de violences liée à la diffusion d'un film anti-islam.

 

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en a appelé à "l'esprit de responsabilité de chacun", sans toutefois faire référence à Charlie Hebdo ou à des manifestations.

 

Un appel à manifester samedi prochain près de l'ambassade des Etats-Unis à Paris et dans les grandes villes contre le film "L'innocence des musulmans", jugé blasphématoire, circule en effet sur les réseaux sociaux.

 

Les dessins de Charlie Hebdo montrant le prophète dans des positions osées ne sont pas en une, mais en quatrième de couverture, dans la rubrique "les couvertures auxquelles vous avez échappé".

 

La "une" elle-même, une parodie du film "Intouchables", montre un juif orthodoxe pousser un homme ressemblant à un imam sur une chaise roulante.

 

En déplacement au Caire, en Egypte, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré que le gouvernement français n'encourageait en aucun cas ce genre de provocation, même s'il respecte la liberté de la presse.

 

"Je ne vois pas du tout l'utilité quelconque d'une provocation et même je la condamne. En même temps, je respecte la liberté d'expression", a-t-il dit sur iTélé.

 

"Mais en aucun cas, on ne peut estimer que le gouvernement encouragerait cela, il n'en est pas question", a-t-il ajouté.

 

MANIFESTATION INTERDITE

 

Dans un communiqué, Jean-Marc Ayrault rappelle "que la liberté d'expression constitue l'un des principes fondamentaux de notre République" mais que cette liberté "s'exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle des tribunaux, dès lors qu'ils sont saisis."

 

"Et c'est pourquoi, dans le contexte actuel, le Premier ministre tient à affirmer sa désapprobation face à tout excès. Il en appelle à l'esprit de responsabilité de chacun", dit le texte.

 

Sur iTélé, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, Charb, a dit ne pas être inquiet des conséquences de cette publication.

 

Parallèlement, deux appels distincts sont diffusés sur internet, l'un pour un nouveau rassemblement à Paris et l'autre pour reproduire la même initiative à Toulouse, Marseille ou Lille, précise mardi le site Islam en France.

 

Dans la capitale, le rendez-vous, avec pour slogan "Touche pas à mon prophète", est fixé en début d'après-midi près du Trocadéro pour rallier ensuite l'ambassade des Etats-Unis, précise la radio RTL, qui a révélé l'information.

 

Laurent Fabius a déclaré que ces manifestations ne seraient pas tolérées.

 

"Il ne faut pas accepter ces manifestations. Si c'est le cas, la manifestation sera certainement interdite", a-t-il déclaré sur BFM-TV.

 

Samedi dernier, environ deux cent personnes avaient tenté de manifester à proximité de l'ambassade des Etats-Unis à Paris avant d'être dispersées par la police, qui a interpellé cent cinquante deux manifestants.

 

Une enquête a été ouverte sur instruction du parquet de Paris pour tenter d'identifier ses organisateurs.

 

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé avoir donné des instructions "pour que cela ne se reproduise pas".

 

Il a indiqué que le gouvernement ne saurait tolérer "que dans notre société, il y en ait qui profitent de ce type d'événements pour s'en prendre à la concorde nationale, au vivre ensemble."

 

Les manifestations anti-américaines, parfois meurtrières, se sont multipliées à travers le monde musulman après la diffusion d'extraits de "L'Innocence des musulmans", réalisé aux États-Unis, et qui décrit l'islam comme un "cancer".

 

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