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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:01

 

http://www.agir-rassembler-travailleursart.blogspot.fr/2013/03/portugal-tremblement-de-classe.html

 

Tremblement de classe au Portugal

 

Vendredi 8 Mars 2013

 

Et pourtant, rien ne bouge au plan institutionnel : le Parti Socialiste, le Parti Social Démocrate, Centre Démocratique et Social,  les trois blocs de  la pensée unique portugaise  comptabilisent près de quatre vingt dix pour cent des sièges de députés à l’assemblée nationale.  Jusqu’à présent, la bourgeoisie parlementaire portugaise pensait avoir l’éternité pour elle. Car son temps  n’est pas le nôtre, celui d’une vie d’homme ou de femme, salarié ou chômeur. Son temps s’étire désespérément, indifférent, sec comme le temps des  géologues. Rien ne  bouge en surface. Une seule pensée, une seule politique  possible : celle des banques, du profit capitaliste et de la finance internationale. Mais sous cette croûte politicienne et institutionnelle, même en géologie, parfois ça craque ! Au Portugal, on vit à l’heure d’une autre tectonique, la « tectonique des classes ». La révolution des œillets, ensevelie depuis les années 1970, surgit de terre avec majesté : cette semaine, des centaines de milliers de travailleurs, de jeunes et de chômeurs ont encerclé le bloc anti démocratique qui domine l’assemblée portugaise.

 

Un nouvel appel a été lancé pour un encerclement illimité du parlement dès samedi 9 mars. Ce grand mouvement social pourrait bien contribuer au « rapprochement des continents » du mouvement social européen. Déjà, en octobre dernier, pour la première fois en Europe, un appel à la grève générale était lancé simultanément en Espagne, en Grèce et au Portugal.

 

Portugal : une mobilisation sociale par la base

 

C’est le réseau unitaire « Que la troïka aille se faire voir » qui est à l’initiative de ces manifestations dans une trentaine de villes du Portugal. Cinq cent mille manifestants à Lisbonne, quatre cent mille à Porto, la plus grande manifestation que cette ville ait connue. 

 

« La troïka et le gouvernement dehors », « Démocratie participative » « Qui s’endort dans la démocratie se réveille dans la dictature ». Les manifestants reprenaient avec émotion l’hymne de la révolution portugaise Grandola Vila Morena. C’est le gouvernement et la troïka qui sont visés, la troïka désignant l’Union Européenne, le FMI et la BCE. « Le gouvernement ne peut gouverner contre le peuple, je crois qu’il va tomber » déclarait Nuno Ramos de Almeida, l’un des animateurs du mouvement. La CGT portugaise et le bloc de gauche (à gauche de la gauche) ont rejoint cet impressionnant mouvement basiste.

 

Comment un tel mouvement  a-t-il été rendu possible ?

 

C’est sans doute un signe de la gravité de la crise sociale actuelle. Il s’explique aussi par la défiance et la très forte exigence de démocratie directe, dans la jeunesse notamment, face à une gauche social démocrate qui ne sert que les intérêts des banques.  Il faut aussi tenir compte des acquis démocratiques de cette « révolution des œillets » des années 1970, qui avait  fait surgir spontanément toutes sortes de formes d’organisation démocratique des travailleurs par la base : commissions de travailleurs, conseils d’usine, coordinations ouvrières d’entreprises en lutte appelant à des manifestations monstres, autogestion et contrôle ouvrier sur les entreprises abandonnées par des patrons fascistes fuyant la révolution.

 

La marée citoyenne

 

Voici un témoignage publié par le blog Partisan du Front de Gauche, écrit par Bruno Fialho, (l’un des animateurs du Front de Gauche Espagne lui même fils d’un capitaine de la révolution des œillets), Céline Meneses et Dimitri Zurstrassen :

 

« Depuis 2011, les luttes sociales grandissent dans le pays. Le 12 mars 2011, un collectif de citoyens lança « La génération qui vit à l’arrache » et plus de trois cent mille personnes descendirent dans les rues. Depuis, les mémorandums de la Troïka et des gouvernements complices se multiplient et aggravent la crise. Les syndicats de la CGTP ont organisé deux grandes grèves générales en 2012 qui ont rassemblées plusieurs centaines de milliers de personnes, et les collectifs citoyens se sont multipliés.

 

Entre temps les collectifs citoyens organisent des assemblées citoyennes d’explication, de dénonciation de l’arnaque des gouvernants et de création de politiques alternatives à l’austérité (Nous ne paierons pas leur dette). Une des initiatives les plus remarquées est la seconde loi d’initiative populaire contre la précarité qui a reçu le nombre de signatures nécessaire pour être présentée à l’assemblée de la république. Cette loi, soutenue par toute l’autre gauche (Verts, PCP, Bloco de Esquerda), a été renvoyée en commission par les droites et le PS (qui a finalement annoncé qu’il la voterait « sûrement » in fine).

 

Le travail d’éducation populaire des collectifs citoyens et des syndicats a été fructueux. Le meilleur exemple en est la rédaction de la Loi d’initiative populaire contre la précarité avec les gens dans les rues et les places du pays, lors de réunions dans les quartiers. Le niveau de conscience politique a progressé. Aujourd’hui, ces mouvements militent conjointement de façon croissante comme lors des grèves et des manifestations contre le budget d’austérité 2013 de l’Etat organisées durant tout l’automne et l’hiver. Devant la force du ras-le-bol populaire, le président de la république (de droite), a attendu le dernier moment pour valider le budget.

 

Le 15 septembre 2012, le collectif citoyen « Que se lixe a Troïka! » (Que la Troïka aille se faire voir) avait lancé une manifestation qui avait rassemblé plus d’un million de personnes.

 

Ce 2 Mars, il avait appelé à une nouvelle manifestation contre l’austérité, pour la démission du gouvernement et une politique alternative.


L’appel a été largement soutenu et relayé part les marées citoyennes qui, à l’instar des marées du même nom en Espagne, se multiplient au Portugal. « Marée de l’éducation » (en défense de l’école publique et de la qualité de l’enseignement), « Marée blanche pour la santé » (des personnels de la santé et de citoyens réclamant une santé publique de qualité), la « Marée des Retraités » (pour une retraite digne), « Marée pour la culture », « Marée arc-en-ciel » (contre les discriminations homophobes). Ces marées citoyennes se sont toutes rejointes pour déferler dans plus de quarante villes dans tout le pays. Etaient aussi présents la CGTP (principal syndicat portugais), les collectifs de précaires, tous les partis politiques de l’autre gauche (PCP, les Verts, le MAS, le PCTP-MRPP et le Bloco de Esquerda).


Au total, ce sont plus d’un million cinq cent mille citoyens portugais qui ont marché dans les rues et chanté à pleins poumons « Grandola Vila Morena », l’hymne de la révolution des oeillets, ode à la liberté et à l’égalité citoyenne. »

 

Où va le Portugal ? Où va l’Europe ?

 

La plupart des commentateurs insistent sur ce qui sépare le Portugal de la France ou de l’Europe : gravité de la crise « incomparable », nombre des fermetures d’entreprises, niveau des attaques contre les services publics et le système de protection sociale, taux de chômage.

 

Nous n’en sommes certes pas au même point mais sommes-nous, oui ou non sur la même pente ? Remarquons que les portugais ne séparent pas l’Europe de  leurs dirigeants : «  dehors le gouvernement et la troïka » répétaient-ils tout au long des manifestations. Le mouvement appelle à un nouvel encerclement du parlement reconductible de jour en jour. Le mouvement va-t-il se poursuivre et s’amplifier ?  Il faut en tout cas constater que la mobilisation et la détermination du peuple portugais ne cessent de croître au fil des mobilisations. Pour l’instant, il n’y pas d’alternative politique suffisamment crédible à la gauche de la gauche. Les résultats électoraux du bloc de gauche sont encourageant mais modestes (autour de dix pour cent).

 

Mais l’alternative existe en puissance dans le mouvement social qui pourrait changer la donne. S’il parvenait à faire tomber le gouvernement et que des élections étaient organisées à chaud sous la pression de la rue, tout pourrait alors basculer.  Les conséquences sociales d’un tel bouleversement  se feraient sentir bien au-delà des frontières du Portugal, en Espagne, en Italie, et en France où la révolte gronde déjà dans les entreprises en lutte.

 

2013, la deuxième phase de la révolution portugaise ?

 

Cette question peut être posée. Mais il faut imaginer la révolution autrement que sous la forme exclusive de l’insurrection armée. Nous n'en sommes plus à refaire la révolution de 1789. Une partie du chemin a été faite, heureusement, (mais prenons garde cependant à ne pas reculer jusqu’à la case-départ du sinistre « monopoly » de l’économie capitaliste). La révolution est un processus qui ne s’arrête pas après l’insurrection initiale. En France, la prise de la Bastille ne fut qu’un début, depuis, le mouvement révolutionnaire n’a fait que continuer de manière plus ou moins chaotique, avec des avancées ou de grands reculs, au rythme des grands combats sociaux gagnés ou perdus, la commune, juin 1936, la résistance,  Mai 1968, ou plus modestement Décembre 1995.

 

Au Portugal, il ne faut pas remonter aussi loin. La révolution des œillets a commencé en avril 1974.  C'est encore très près de nous. Ceux qui ont  manifesté à Lisbonne samedi dernier l’ont parfois vécue eux mêmes,  le plus souvent, ils sont les enfants du printemps portugais. Tous ont chanté Grandola Vila Morena et beaucoup se rappellent que le printemps portugais fut avant tout un début de révolution sociale et un immense espoir pour la jeunesse et le monde du travail. Elle fut bien autre chose qu’une insurrection des militaires progressistes du MFA (Mouvement des Forces Armées) à l’origine du renversement de la dictature.

 

Le printemps portugais : un soulèvement révolutionnaire des travailleurs portugais

 

Le 24 avril 1974 fut un soulèvement des jeunes officiers anti colonialistes contre la dictature portugaise. Une Junte de Salut National fut mise en place par le Mouvement des Forces Armées. Aussitôt les travailleurs se mobilisèrent et d’immenses manifestations ouvrières eurent lieu dans tout le Portugal. Les travailleurs s’organisèrent, des grèves éclatèrent, des usines furent occupées.  Le général Spinola, chef du nouveau gouvernement démocratique, s’opposa alors au mouvement social.

 

Débordé par le peuple en mouvement, il démissionne puis tente un coup d’état en mars 1975. Mais les travailleurs se soulèvent pour protéger la révolution. C’est l’échec du putsch de Spinola qui fait basculer une partie du MFA ainsi que les soldats qui s’auto organisent du côté des travailleurs. Les usines abandonnées par les patrons sont remisent en marche par les travailleurs. Nationalisation des banques et de plus de quarante pour cent de l’industrie, contrôle ouvrier, expérience d’autogestion ouvrière, assemblées populaires, comités de soldats en arme rejoignant les travailleurs : ce fut tout cela la révolution portugaise : une révolution socialiste en marche qui fut ensuite trahie par l’aile droite du mouvement des forces armées et la direction du parti socialiste qui restaura l’ordre capitaliste.  Revenu au pouvoir, le parti socialiste ramena le Portugal dans le giron de l’économie de marché et du capitalisme européen. Mais le rêve ultra libéral des années 1980  s’est transformé en cauchemar.

 

Et si l’on parlait à nouveau, en 2013,  de nationalisations sous contrôle ouvrier, d’assemblée constituante ouvrière et paysanne, et de planification socialiste et autogérée ? Le capitalisme ne peut rien nous offrir d’autre que l’austérité et la crise sociale. N’est-il pas temps de se retourner vers le vieux chiffon rouge de la liberté ?

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 20:04

 

http://french.china.org.cn/autreshorizons/2013-03/10/content_28189439.htm

 

 

La Jordanie confirme l'arrivée de vingt et un casques bleus de l'ONU après leur libération

 

Un responsable du gouvernement jordanien a confirmé samedi à l'agence Chine Nouvelle que vingt et un casques bleus de l'ONU capturés par les rebelles dans le sud de la Syrie sont arrivés en Jordanie après leur libération.

 

Les Casques bleus seront remis à une organisation de l'ONU à Amman plus tard dans la journée, a dit le responsable sous le couvert d'anonymat.

 

Le responsable a ajouté que les casques bleus étaient sains et sauf et qu'ils étaient en route pour Amman.

 

Les rebelles syriens ont libéré plus tôt dans la journée vingt et un casques bleus philippins détenus depuis quatre jours. Ils font partie d'un détachement de trois cent casques bleus philippins en mission pour la Force des Nations Unies chargée de l'Observation du Désengagement sur le Golan (FNUOD).

 

Ils ont été capturés mercredi sur le plateau du Golan par des rebelles qui réclament le retrait des troupes syriennes de la ville de Jamla, à la frontière avec Israël

 

 

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 17:31

 

http://www.plateforme-palestine.org/spip.php?article3628

 

 

L’Etat d’Israël comparaît devant le TGI de Paris pour avoir séquestré le « bateau français pour Gaza »

 

L’Etat d’Israël est convoqué devant la première chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, Mercredi 13 Mars à 14 heures 30, pour répondre de l’abordage dans les eaux internationales en juillet 2011 du « Dignité Al Karama », dans le cadre de la campagne « un bateau français pour Gaza », et à sa séquestration dans un port israélien.

 

Le « Dignité Al Karama », bateau de plaisance battant pavillon français, avec seize civils à son bord, était le seul membre de la deuxième flottille de la liberté qui a réussi à échapper à l’interdiction de naviguer des autorités grecques, sous pression israélienne, et à tenter de briser le blocus de Gaza. Ce navire a été attaqué et arraisonné, ses passagers emprisonnés, par les forces navales israéliennes le 19 juillet 2011 dans les eaux internationales, au mépris du droit international sur la libre circulation maritime et du droit de la mer. Il est depuis placé sous séquestre dans un port israélien.

 

L’Etat d’Israël invoque son immunité d’Etat, et prétend avoir agi dans l’exercice de ses pouvoirs de police. Il est inconcevable en termes de droit qu’un Etat s’arroge le droit d’agir en fonction de ses « intérêts propres » en dehors de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes, et refuse de restituer un navire dans l’état où il l’a saisi. Ce serait la négation de toute règle de droit international, de droit maritime et une infraction évidente à l’article 2 alinéa 4 de la charte des Nations unies, que l’Etat d’Israël se doit, comme tout Etat membre des Nations unies, de respecter.

 

Dans ces conditions, on ne peut que s’indigner de la position du ministère public français dans cette affaire, qui dans ses conclusions, légitime l’acte de piraterie de l’Etat d’Israël. A le suivre, il n’y a plus de droit, ni de règles internationales, chaque Etat a le pouvoir de faire ce qu’il veut.

 

L’Etat d’Israël, comme tout Etat, ne peut agir, en violation du droit, comme bon lui semble, là où il le souhaite et quand il le souhaite. L’Etat d’Israël doit être sanctionné. Il existe des règles, celles du droit international, la justice française doit les faire appliquer.

 

Campagne « Un bateau français pour Gaza ».

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 17:06

 

Heurts au Caire, tentative de paralyser le canal de Suez

 

LE CAIRE/PORT-SAÏD (Reuters) - Des manifestants égyptiens ont incendié des bâtiments au Caire et tenté en vain de perturber le trafic sur le canal de Suez, après les décisions rendues par la justice en liaison avec le drame survenu en février 2012 dans le stade de Port-Saïd.

 

La confirmation par la justice de la peine de mort rendue à l'encontre de vingt et un supporters de Port-Saïd pour leur rôle dans l'émeute et la bousculade qui ont fait soixante quatorze morts a indigné les habitants de cette ville au débouché du canal de Suez.

 

Mais le tribunal cairote a également provoqué la fureur de supporters de l'équipe cairote qui était allée à Port-Saïd disputer un match, en acquittant vingt huit personnes qu'ils auraient aimé voir condamner. Parmi ceux-ci figurent sept membres de la police, institution honnie pour la dure répression sous l'ancien président Hosni Moubarak.

 

De source proche des services de sécurité, on indiquait qu'une personne au moins était morte au Caire après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, et que soixante cinq personnes avaient été blessées, certaines par des balles en caoutchouc.

 

Les supporters cairotes en colère ont incendié un club de la police et les bureaux de la Fédération égyptienne de football, près de là, sur les bords du Nil.

 

« Ce qui se passe aujourd'hui au Caire, c'est le commencement de la colère. Attendez, et vous verrez, si toute la lumière n'est pas faite sur ce massacre (dans le stade) », ont déclaré dans un communiqué les ultras, frange la plus dure des supporters d'al Ahly.

 

En février 2012, soixante quatorze personnes avaient péri lors d'émeutes déclenchées à la fin d'une rencontre de football entre l'équipe cairote d'al Ahly et la sélection al Masry de Port-Saïd, au cours de laquelle al Masry avait fait subir sa première défaite de la saison à al Ahly.

 

Des spectateurs sont morts piétinés par la foule paniquée qui tentait de fuir le stade à la suite d'une invasion du terrain par des supporters d'Al Masry. D'autres sont tombés ou ont été jetés du haut des gradins.

 

VEDETTES À LA DÉRIVE

 

Annonçant la liste des noms des vingt et un accusés, le juge a déclaré samedi que le tribunal confirmait « la peine de mort par pendaison ». Le tribunal a également prononcé une peine de prison à perpétuité pour cinq autres accusés et l'acquittement pour vingt huit autres. Les dix neuf accusés restants sur un total de soixante treize ont été condamnés à des peines de prison plus courtes.

 

Parmi eux, deux responsables de la police ont été condamnés à quinze ans de prison.

Des violences éclatent régulièrement à Port-Saïd depuis le prononcé du verdict, le 26 janvier. Au moins huit personnes ont été tuées à Port-Saïd cette semaine, dont trois policiers.

 

Des jeunes de Port-Saïd ont détaché les amarres de vedettes, dans l'espoir qu'elles dérivent sur le canal et gênent la progression des navires passant de la Méditerranée et à la mer Rouge et vice-versa, ont rapporté des témoins. Deux mille personnes ont aussi empêché des ferries d'effectuer la traversée du canal.

 

La police militaire a récupéré cinq vedettes et les a dirigées vers le rivage, mais deux continuaient à dériver, selon un témoin.

 

« Les efforts de certains pour empêcher les ferries de traverser au niveau de la ville de Port-Saïd n'ont pas perturbé la navigation sur le canal », a assuré le porte-parole du canal de Suez, Tarek Hassanein, cité par l'agence de presse égyptienne Mena.

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 15:41

 

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-le-regime-d-al-maliki-veut-des-batteries-de-missiles-patriot-115993848.html

 

Vendredi 8 mars 2013

 

Irak : Le régime d’Al-Maliki veut des batteries de missiles Patriot…

 

Par Gilles Munier

 

Nouri al-Maliki fait les yeux doux aux Etats-Unis car si les chiites pro-iraniens sont au pouvoir à Bagdad, force est de constater qu’ils sont incapables de contrôler le pays. Le 28 février dernier, à Washington, Faleh al-Fayyah, son conseiller pour la sécurité nationale, a tenté de persuadé les membres du Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank proche des milieux néo-conservateurs, que les manifestations anti-gouvernementales dans les régions à majorité sunnite sont l’expression « de nouvelles formes de sectarisme » liées à Al-Qaïda en Mésopotamie. L’Irak est « entré dans le club des démocraties » grâce au sang versé par les soldats US, les relations irako-étasuniennes sont « exemplaires », et doivent le demeurer, leur a-t-il dit.

 

Depuis l’embuscade où sont tombés, dans la région d’al Anbar, quarante huit militaires syriens réfugiés en Irak après la prise du poste frontière syrien de Ya’roubiya par des moudjahidine de Jabhat al Nusra (Front du soutien), le régime de Bagdad s’attend au pire. Les assaillants, membres semble-t-il de « l’Etat islamique d’Irak », étaient munis d’armes lourdes et disposaient à n’en pas douter de renseignements sensibles leur permettant de suivre tous les déplacements du convoi. Les syriens et les militaires irakiens qui les protégeaient ont tous été tués. Pour Nouri al-Maliki, la situation en Irak est « alarmante », le pays est, selon lui, « au bord d’une guerre interconfessionnelle que personne ne remportera ».

 

C’est sans doute la raison pour laquelle, Ali Moussawi, porte-parole du Premier ministre, et Hoshyar Zebari, ministre kurde irakien des Affaires étrangères, ont lancé, le 5 mars, un véritable appel à l’aide aux Etats-Unis. Ils demandent à l’administration Obama la livraison, en urgence absolue, de F-16, d’hélicoptères Apaches, d’équipements électroniques sophistiqués, d’un système de surveillance des frontières et, même, a précisé Moussawi : « des batteries de missiles Patriot  »  

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:11

 

Une marée humaine assiste aux obsèques d’Hugo Chavez

 

CARACAS (Reuters) - Une foule immense et une trentaine de chefs d'Etat ont assisté vendredi aux obsèques solennelles d'Hugo Chavez à Caracas, où des centaines de milliers de Vénézuéliens se sont pressés depuis deux jours pour défiler devant la dépouille du président défunt.

 

Personnage charismatique autant adulé par ses partisans qu'honni par ses adversaires, Hugo Chavez a succombé mardi à un cancer à l'âge de 58 ans.

 

Son corps va être embaumé, puis exposé « pour l'éternité » dans un musée militaire, à l'image du traitement réservé à Lénine, Staline et Mao après leur mort.

 

Depuis mercredi soir, ses partisans ont envahi les places entourant l'académie militaire où son cercueil a été transporté après une longue procession empreinte de ferveur dans les rues de la capitale du Venezuela.

 

En pleurs ou faisant le signe de croix, plus de deux millions de personnes se sont déjà recueillies devant sa dépouille, qui restera exposée sept jours supplémentaires afin de permettre aux nombreux vénézuéliens qui le souhaitent de lui rendre un dernier hommage.

 

« Toutes ces mesures sont prises afin que le peuple puisse être pour toujours avec son leader », a déclaré le vice-président Nicolas Maduro.

 

Ce dernier, qu'Hugo Chavez a désigné comme son dauphin, va être officiellement nommé chef d'Etat par intérim après les funérailles de vendredi.

 

Il sera ensuite le favori de l'élection présidentielle censée être organisée dans un délai de trente jours, même si des responsables vénézuéliens évoquent un possible report en raison de l'impréparation du pays, aussi bien sur les plans émotionnel que logistique.

 

Deux récents sondages donnaient une solide avance à Maduro. Le dernier en date, réalisé mi-février, créditait le dauphin désigné de 46,4% des voix contre 34,3% au candidat de l'opposition Henrique Capriles, battu lors de la présidentielle d'octobre 2012.

 

En quatorze années de présidence, Hugo Chavez a imposé une « révolution bolivarienne » consistant en l'utilisation par l'Etat des richesses pétrolières du Venezuela pour la mise en oeuvre de mesures sociales en faveur des classes populaires.

 

Cette politique, dénoncée comme un gâchis par l'opposition, s'est accompagnée d'une rhétorique ouvertement hostile aux Etats-Unis et au libéralisme économique, ce qui en a fait le chef de file d'une partie de la gauche latino-américaine.

 

LA FRANCE REPRÉSENTÉE PAR VICTORIN LUREL

 

Le président équatorien Rafael Correa, la présidente brésilienne Dilma Rousseff accompagnée de son prédécesseur Luiz Inacio « Lula » da Silva et le président cubain Raul Castro se trouvaient à Caracas ce vendredi.

 

A leur côté, se tenaient le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue biélorusse Alexandre Loukatchenko, tous deux mis au ban par les pays occidentaux.

 

L'acteur et réalisateur américain Sean Penn avait également fait le déplacement.

 

« Le plus important, c'est qu'il est parti invaincu », a dit Raul Castro, en allusion aux quatre victoires d'Hugo Chavez dans des élections présidentielles, la dernière en octobre.

 

« Il était invincible. Il est parti victorieux et personne ne peut le lui retirer. C'est gravé dans l'histoire », a ajouté le frère de Fidel Castro dont Chavez se voulait le fils spirituel.

 

« Chavez n'est pas mort. Chavez vit. La révolution continue », scandaient ses partisans rassemblés devant l'académie militaire. Devant les grilles, certains brandissaient des photos du dirigeant défunt et de ses appels à voter pour Maduro.

 

Les Etats-Unis n'ont dépêché aucun représentant de haut rang tandis que la France était représentée par son ministre de l’outre mer, Victorin Lurel.

 

Hugo Chavez n'a jamais précisé la nature de son cancer, diagnostiqué une première fois en 2011. Régulièrement soigné à Cuba, il a été rapatrié au Venezuela le 18 février.

 

Selon une source gouvernementale, il a plongé dans le coma lundi avant de s'éteindre le lendemain. Le cancer s'était propagé aux poumons, selon cette même source.

 

Si elle respecte avec discrétion la peine des « chavistes », l'opposition espère cependant que la « révolution bolivarienne » disparaîtra avec Hugo Chavez.

 

Pour ses adversaires, le défunt président était un autocrate cherchant à étouffer toute voix discordante.

 

Selon des sources au sein de l'opposition, celle-ci s'est entendue pour soutenir une nouvelle fois la candidature unique de Henrique Capriles lors du prochain scrutin présidentiel. Avec quarante quatre pour cent des suffrages lors de l'élection d'octobre, le gouverneur de l'Etat de Miranda a réussi le meilleur score jamais obtenu par un candidat opposé à Hugo Chavez.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:59

 

Le porte-parole de la banque Monte Paschi retrouvé mort

 

FLORENCE (Reuters) - Le porte-parole de Monte Paschi di Siena, banque italienne au centre d'une enquête pour fraude et corruption, a été retrouvé mort au siège de la banque à Sienne, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

 

David Rossi dirigeait le service de communication de l'établissement bancaire le plus vieux du monde.

 

Un témoin a dit à Reuters que le corps reposait sous une fenêtre ouverte dans une cour devant le bâtiment, une ancienne forteresse datant du quatorzième siècle.

 

La même source judiciaire a indiqué que le parquet enquêtait pour déterminer s'il s'agit d'un suicide. Les agences de presse Ansa et AGI rapportent que David Rossi s'est donné la mort.

 

« C'était quelqu'un de très sérieux, sous pression avec l'enquête judiciaire qui l'avait touché lors d'une récente perquisition de la police, même s'il était pas lui-même sous le coup d'une enquête », a déclaré Andrea Greco, journaliste à la Repubblica, sur le site internet de son journal.

 

« La mort de David Rossi est une terrible tragédie », a déclaré la banque sur sa page Facebook.

 

Né en 1961, David Rossi a été le porte-parole de la fondation Banca Monte dei Paschi di Siena, premier actionnaire de la banque, entre 2001 et 2006. Quand Giuseppe Mussari, le président de la fondation, est devenu président de la banque en 2006, David Rossi est resté son porte-parole.

 

Le bureau et le domicile de Rossi, comme ceux d'autres collaborateurs de la banque, avaient été perquisitionnés par les enquêteurs le mois dernier dans le cadre du dossier d'acquisition de la banque Antonveneta en 2007.

 

Seule grande banque du pays à avoir dû recourir à une aide de l'Etat, Monte Paschi est soupçonnée d'avoir conclu avec la Bank of New York un accord secret afin de tromper les autorités de supervision et de mener à bien l'acquisition de sa concurrente Antonveneta en 2007.

 

Giuseppe Mussari a été mis en examen dans ce dossier.

 

La banque, qui a des liens historiques avec le centre gauche, s'est également retrouvée au centre d'un scandale de pertes sur dérivés intervenues entre 2006 et 2009, qui vont amputer ses comptes 2012 de quelque sept cent trente millions d'euros.

 

Mardi, la brigade financière a annoncé que Monte Paschi faisait l'objet d'une nouvelle enquête, cette fois pour soupçons de délit d'initié.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:30

 

http://www.andlil.com/ali-larayed-forme-un-gouvernement-de-coalition-en-tunisie-98481.html

 

Ali Larayed forme un gouvernement de coalition en Tunisie

Tunis (Reuters). Ali Larayed, premier ministre tunisien désigné, a dévoilé vendredi la composition du gouvernement de coalition dominé par les islamistes d’al Nahda et dont le mandat ira jusqu’aux élections prévues d’ici la fin de l’année.

Le ministre de l’Intérieur du gouvernement sortant dirigera une coalition formée d’al Nahda, avec deux petites formations, Ettakatol (centre gauche) et le Congrès Pour la République (CPR, laïque) du chef de l’Etat, le président Moncef Marzouki.

Il s’agit de la même configuration politique que celle du précédent gouvernement dirigé par Hamadi Jebali, qui a démissionné après l’assassinat, le 6 février à Tunis, de l’opposant laïque de gauche, Chokri Belaïd.

Al Nahda a cédé certains ministères “régaliens” aux indépendants notamment avec la nomination aux Affaires étrangères de l’ancien ambassadeur aux Nations unies, Othman Jarandi. Ce dernier, diplomate de carrière, entretient de solides relations avec les organismes internationaux et les puissances occidentales.

Lotfi Ben Jedou, nouveau ministre de l’intérieur, a pris part en sa qualité de juge aux enquêtes sur la mort de dizaines jeunes gens lors du soulèvement qui a renversé l’ancien président Ben Ali en janvier 2011.

Rachid Sabbagh, également magistrat, a, quant à lui, été nommé à la défense.

Elyess Fakhfakh, un économiste membre d’Ettakatol, conserve les finances.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:09

 

http://www.reuters.fr/article/topNews/idFRPAE92702B20130308

 

Des salariés de PSA Aulnay occupent le siège de l’UIMM

PARIS (Reuters) - Près de cent cinquante salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont occupé vendredi matin le siège de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) à Paris pour protester contre le plan de fermeture du site prévu en 2014.

Ils en ont été évacués par les forces de l'ordre vers 14 heures 30, a-t-on précisé de source policière.

L'usine, qui emploie deux mille huit cent personnes, est paralysée depuis huit semaines par une grève observée par quelque trois cent ouvriers qui réclament notamment la nomination d'un médiateur pour rouvrir les négociations sur les conditions de fermeture.

Une majorité de syndicats ont approuvé mi-février un déblocage anticipé des transferts de salariés d'Aulnay vers le site voisin de Poissy (Yvelines) face aux risques de heurts entre salariés grévistes et non grévistes.

La CGT, qui demande l'ouverture de négociations sur la base de ses revendications, un CDI pour tous et une pré retraite à cinquante cinq ans, dénonce « un accord de la honte ».

« Nous avons décidé d'occuper l'UIMM pour protester contre le fait que Peugeot refuse de négocier et contre le gouvernement qui se rend complice de la direction en refusant de nommer un médiateur », a indiqué à Reuters Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site d'Aulnay.

Face à la dégradation de la situation à Aulnay, le ministre du Travail Michel Sapin a confié le 14 février à son directeur départemental, Marc Leray, la mission de rétablir le dialogue sur le site.

La direction a indiqué qu'elle ferait tout pour lui faciliter la tâche tout en faisant valoir qu'il ne pouvait s'agir de médiation, les négociations sur le plan social étant closes.

Dans le cadre du plan social, PSA Peugeot Citroën prévoit de transférer mille trois cent des deux mille huit cent salariés d'Aulnay vers d'autres sites, essentiellement le site de Poissy (Yvelines).

Le groupe proposera aux mille cinq cent autres de rejoindre des entreprise comme ID Logistics, mais aussi ADP ou la SNCF grâce à des dispositifs de transition professionnelle, avec à ce jour un millier de postes identifiés.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:19

 

http://www.socialisme-maintenant.com/pour-un-statut-politique-du-producteur

 

Pour un statut politique du producteur

 

Samedi 16 Mars à 15 heures

 

Librairie l’Emancipation 8 Impasse Crozatier 75 012 Paris (à la hauteur du 43 Rue Crozatier) Métro Faidherbe Chaligny ou Gare de Lyon

 

Réunion débat pour un statut politique du producteur

 

Les échanges sur « Pour notre débat » racontent notre histoire, là d’où nous venons.

 

Nous sommes issus pour beaucoup d’entre nous d’un lieu où une vérité était écrite quelque part et où notre tâche était de chercher dans des situations toujours nouvelles la « voie vers le socialisme » dans le respect des principes fondateurs, d’une doxa dont nous étions censés être les gardiens. C’est dur mais c’est ainsi. Du moins, je le crois.

 

Les conduites qui en découlaient étaient hauteur, dédain voire mépris, forts que nous étions de nos certitudes.

 

Le club sin nombre travaille globalement dans le sens des remises en question et c’est très bien. Les rechutes ne sont, cependant, pas rares.

 

Je voudrais pour ma part développer une piste de réflexion à laquelle je travaille depuis maintenant dix ans avec Bernard Friot et d’autres camarades, une bonne centaine en France, en Belgique et en Suisse. Piste qui nous a conduit à fonder une association « réseau salariat » il y a maintenant un an. Nombreux seront ceux qui caractériseront cette tentative de tous les noms d’oiseaux politiques. Ainsi va la vie.

 

J’aborderai la présentation de cette initiative par mon expérience ; ce qui l’inscrira dans une subjectivité revendiquée.

 

La réalité décrite du capitalisme par ceux qui le contestent, le combattent n’est pas conforme à ce que je vis, à ce que je vois. Le « récit du monde » construit par ceux qui disent le combattre emprunte les mêmes mots et les mêmes concepts que ceux qui le défendent. Le discours économique et le discours militant sont sur les mêmes paradigmes que le discours de l’idéologie dominante.

 

Je peux résumer cette construction par quelques exemples (à la hache) de la manière suivante : le capitalisme est tout puissant, il connaît des crises mais les surmonte pour aller vers d’autres, il est capable de digérer et retourner ses obstacles, il nous mène cependant vers la barbarie. Ce qui apparaît comme conquête sociale n’existe que parce que le capitalisme est prêt à l’accepter (le compromis fordien). Les trois décennies d’après guerre sont les « trente glorieuses » apothéose du capitalisme. Depuis les années soixante-dix le capitalisme veut récupérer ce qu’il avait octroyé trente ans plus tôt. Le capitalisme veut réduire la part du PIB consacré au non marchand considérée comme une « dépense sociale ».

 

Il s’ensuit la définition de revendications conformes à la vision : lutter contre l’injustice et répartir les richesses autrement, taxer le capital (comme le travail), élargir la dépense sociale, promouvoir la solidarité inter générationnelle, donner le pouvoir et du pouvoir aux travailleurs dans les entreprises, nationaliser, créer un pôle public bancaire, interdire les licenciements (boursiers ou pas)…

 

Bien-sûr, il y a des différences de « radicalité » entre les « gauches », molles ou extrêmes. Reste que les fondements théoriques nous apparaissent les mêmes. Décrire le monde c’est agir sur lui. Marx a mis des mots sur les choses et a permis que des militants s’en emparent et construisent des syndicats et des partis. Il n’y a pas aujourd’hui de récit distinct du monde. C’est la construction idéologique de la classe dominante qui s’est installée dans la pensée du « mouvement ouvrier ».

 

Le travail du Réseau salariat est d’aider à la construction de ce récit à partir d’une analyse du réel différente.

 

La pierre de touche est l’analyse qui met en lumière la construction d’institutions salariales dans un processus lent depuis le début du vingtième siècle en Europe et en France de manière particulière. Ces institutions sont subversives au capitalisme. Elles ont été conquises de manière empirique sans qu’elles aient été pensées comme subversives. Ces conquêtes, pensées dans un autre paradigme, permettent d’envisager la lutte autrement. Rompre avec le catastrophisme, donner confiance aux salariés, ouvrir des perspectives.

 

Peut-on, une minute, voir dans le siècle dernier la constitution du salariat (définition élargie à développer) comme force révolutionnaire, non débarrassée évidemment des rapports de subordination au capital mais fort d’une pratique de la valeur alternative au capitalisme ?

 

Peut-on voir, une minute, comment dans le cadre aliéné de l’emploi s’est constitué un ensemble d’institutions subversives, conventions collectives reconnaissant le salaire à la qualification (du poste) ?

 

Peut-on voir, une minute, la fonction publique comme un lieu libéré de l’emploi, du diktat du marché, un lieu où le salaire est défini par la qualification (de la personne) et non par la valeur-travail, un lieu où l’on perçoit un salaire à vie, un lieu de contradiction avec la convention capitaliste ?

 

Peut-on voir, une minute, un malade, un chômeur, un retraité autrement qu’en allocataire de solidarité ou de « solidarité inter générationnelle » qui « nous coûte cher mais c’est nécessaire », pour le voir comme le producteur de la valeur dont son salaire est la monétisation ?

 

Enfin peut-on voir la révolution autrement qu’un passé ou un futur lointains mais dans un aujourd’hui assumant un déjà-là résultat de la lutte des classe ?

 

Pierre Sauve

 

 

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