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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:12

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/samy-johsua/161212/le-npa-va-t-il-choisir-un-isolement-supplementaire

 

Le NPA va-t-il choisir un isolement supplémentaire ?

 

Dimanche 16 Décembre 2012

 

Par Samy Johsua

 

La direction du NPA vient d’enregistrer les textes qui seront soumis au vote des militants pour son prochain congrès de février 2012. Une fois de plus dans sa courte histoire, les plateformes en présence sont nombreuses. Quatre, signe de la vitalité démocratique de ce parti, mais aussi d’une tendance continue à l’émiettement, tant les oppositions se sont encore durcies malgré le départ en juin dernier de la Gauche Anticapitaliste. Et là, c’est sur la nature même du NPA que s’approfondissent les clivages (donc pas seulement sur l’orientation des prochaines années), quatre textes contradictoires étant soumis au vote sur cette caractérisation décisive. Alors que le congrès fondateur de 2009 avait adopté une charte unique (« principes fondateurs »).

 

On ne peut malheureusement pas exclure que les secteurs archaïques et sectaires ne prennent cette fois-ci définitivement le dessus. Ceci conduirait à la mort d’un positionnement qui s’est toujours réclamé d’un marxisme révolutionnaire ouvert. Et ouvert en particulier à la fois aux nouveaux mouvements sociaux et à un retour critique sans concession sur la chronique du communisme réel. Alors ce serait un chapitre d’un demi-siècle d’histoire de la gauche révolutionnaire qui prendrait fin, dans ce parti tout du moins.

 

Même si ce basculement radical était heureusement écarté, on peut pourtant être inquiet à la lecture de ce qui est proposé par les secteurs qui étaient majoritaires jusqu’à maintenant. Signe de la pression des options sectaires qu’il faudrait contenir ? Olivier Besancenot, cet été, semblait pourtant pencher pour une ouverture affirmée.

 

Certainement pas en vue de rejoindre le Front de Gauche, comme on l’a bien compris. Mais il appelait, dans son livre « On a voté, et puis après ? » (au Cherche Midi), à gagner la « course de vitesse entre l'extrême droite et la gauche de la gauche ». Et à la constitution, de la base au sommet, « d'un front social et politique ». Car disait-il « À gauche aussi, les lignes vont évoluer et les recompositions s'amorcer ». Avec une conclusion d’une parfaite netteté : « Mais si, au final, le Front de Gauche, ou une partie significative, en son sein, choisit l'indépendance vis-à-vis de la majorité présidentielle, pour donner un sens à sa non-participation gouvernementale, ce sera une bonne nouvelle et un point d'appui[...] » De plus : « À travers cette alliance sociale et politique, de nouvelles forces anticapitalistes pourraient se fédérer en son sein, au delà des traditions [...] ». Dont acte, pas assez « indépendant » le Front De Gauche d’après lui. Mais l’avenir semblait ouvert, envisagé avec un certain optimisme et une réelle espérance de regroupement.

 

Or il ne subsiste aucune trace de la possibilité même d’envisager un « front social et politique » pérenne dans les documents soumis maintenant au vote du NPA. Lors de sa fondation, le NPA faisait de l’opposition effective à la politique sociale-libérale (et donc de l’indépendance vis à vis de sa cheville ouvrière, le PS) la condition d’une alliance possible qu’il appelait de ses vœux. C’est à ce critère que fait encore référence Besancenot dans son livre. Mais, si on lit les textes actuels, même si « l’opposition de gauche » pour laquelle milite le NPA était l’option finalement choisie par le Front De Gauche, cela ne serait pas suffisant pour un rassemblement. Et si ce critère a désormais disparu, c’est parce qu’il est remplacé par des formules utilisées plusieurs décennies en arrière, opposant « les réformistes » et « les révolutionnaires ». Ainsi la nouvelle déclaration de principes défendue entre autres par l’ancienne majorité (parce que, dit ce texte, la déclaration adoptée à la création du NPA a donné lieu à « des interprétations différentes ») coule dans le marbre la position suivante : « Nous réaffirmons la nécessité de construire un parti anticapitaliste indépendant des réformistes. Non par sectarisme, mais parce que nous avons des objectifs politiques et stratégiques différents, qui ont des conséquences très concrètes sur notre pratique militante. Le Front De Gauche, qui prône le changement « par les urnes », ne porte pas une perspective anticapitaliste, il ramène la combativité dans le giron institutionnel et ne défend ni la convergence des luttes, ni leur auto-organisation. » Difficile d’imaginer analyse plus figée. La volonté qui suit de « construire un parti qui soit un creuset où puissent cohabiter des traditions différentes » se limite alors, logiquement, aux fractions de l’extrême gauche traditionnelle.

 

Il est vrai que, légitimement, font débat au sein de la gauche radicale à la fois le contenu des ruptures nécessaires et la forme qu’elles prendraient. Mais que ce débat puisse se laisser ramener au type de confrontations du passé, alors que le stalinisme s’est effondré, que la mutation social-libérale a fait son œuvre dans la social-démocratie, que la nature même de ce que serait une option révolutionnaire fait l’objet d’une nécessaire refondation, voilà une réelle régression potentielle. Après 1989 et la crise des options communistes confirmée par les conditions de la chute du Mur, la LCR avait fait sienne une formule : « nouvelle période, nouveau programme, nouveau parti », reprise par le NPA, et qui appelait à rebattre toutes ces cartes. Ces portes ouvertes sur le futur semblent apparemment closes désormais, quand seule compte une sélection bien particulière des critères anciens. En refermant ces portes, on élimine aussi en pratique l’idée même du rassemblement des anticapitalistes eux-mêmes, pourtant à la source du projet NPA en 2009. Au final, il n’y a en fait plus rien dans les plateformes soumises au vote qui indiquerait avec qui ce rassemblement anticapitaliste devrait s’envisager et selon quelles modalités. Comme si le NPA se considérait désormais comme seul dépositaire de cet espoir. Les portes sont fermées, les fenêtres aussi ?

 

Étant donnés les enjeux de la crise capitaliste en cours, le texte proposé au vote par la majorité sortante semble toutefois hésiter quand même. En particulier par la prise de conscience de la nécessité de doter les luttes de résistance d’un horizon proprement politique. D’une manière très positive, le texte déclare : « Nous nous adressons à toutes les organisations du mouvement ouvrier qui ne participent pas au gouvernement pour, ensemble, agir dans ce sens en posant la question de l’alternative politique nécessaire pour sortir de la crise, un gouvernement contre l’austérité qui ne peut venir d’accords parlementaires en dehors d’un rapport de force imposé par les luttes ». Perspective indispensable, mais qui ne peut pas rester en l’air : les « organisations qui ne participent pas au gouvernement » ce sont pour l’heure essentiellement celles du Front De Gauche, non ? Un tel gouvernement contre l’austérité ne devrait-il pas se faire avec elles, si elles se conforment à ce que souhaite le NPA ? Et avec d’autres qui y viendraient ? Sinon, avec qui ? Le texte s’arrête à ce point, refusant manifestement d’envisager l’idée même d’une telle alliance explicite, pourtant conséquence directe de sa propre manière d’envisager la question.

 

Comme disait la grand-mère de Martine Aubry, s’il y a un flou, c’est qu’il y a un loup. Ce qu’on peut confirmer en allant regarder ce qui est dit pour le reste des forces de la gauche radicale en Europe, puisque après avoir cherché au cours des débats préparatoires des formules de « soutien sous conditions » à SYRIZA en Grèce, on a maintenant des « conditions sans soutien ». Et même une bonne dose de distance. Il est reconnu (comment faire autrement ?) que c’est « SYRIZA que les travailleurs de ce pays chargent de réaliser leurs aspirations ». Sauf qu’il faudrait en Grèce une « politique radicale », et que « tel n'est pas le programme de SYRIZA à ce stade ».

 

Même dans les conditions de la Grèce, un rassemblement du type SYRIZA ne peut donc s’envisager. On comprend alors que pour la France, ce soit encore plus exclu, quelles que soient en fait les évolutions possibles des uns et des autres. 

 

C’est d’autant plus à déplorer que l’analyse globale qui ressort des textes en débat (souvent aussi désormais dans les secteurs résolument sectaires) conduit à un constat assez réaliste: « On ne distingue nulle part de développement significatif du mouvement ouvrier organisé, sous quelque forme que ce soit. ». Il devrait pour le moins en résulter une recherche acharnée de rassemblement des capacités de résistance sociale et politique. Mais paradoxalement ce n’est pas la voie qui semble choisie.

 

Le débat va se dérouler sur plusieurs semaines et on peut espérer que se produise une prise de conscience de l’impasse que représente le choix de l’isolement renforcé. Isolement qui signifierait la stérilisation des engagements militants très vivaces qui sont ceux du NPA, présents dans toutes les luttes de ces derniers mois, du rejet du TSCG à celles contre les licenciements, contre le racisme, en passant par la résistance à Notre-Dame-des-Landes. La popularité toujours importante de son leader le plus connu, Olivier Besancenot, et le savoir-faire de ses militants seraient alors eux mêmes stérilisés.

 

Pourtant un nécessaire « front social et politique » de la gauche de la gauche est plus nécessaire que jamais, et il y manquerait malheureusement le NPA. C’est d’autant plus dommage que dans l’attelage parfois chaotique du Front De Gauche (rejoint depuis leur congrès par les Alternatifs, point très positif à souligner) il ne manque pas de forces pour relayer dès aujourd’hui les volontés unitaires, même limitées, qui pourraient se faire jour au NPA.

 

Samy Johsua, militant de la Gauche Anticapitaliste, mais cet article n’engage que l’auteur

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:50

 

http://www.espoirchiapas.blogspot.fr/2012/12/comunicado-ezln-31122012.html

 

Communiqué du comité clandestin révolutionnaire indigène, commandant général de l’armée zapatiste de libération nationale

Dimanche 30 Décembre 2012

Au peuple du Mexique, aux peuples et gouvernements du monde, frères et sœurs, compagnons et compagnes

Le 21 décembre 2012, aux heures matinales, des dizaines de milliers d'indigènes zapatistes, se sont mobilisés et ont pris pacifiquement et en silence cinq municipalités dans le sud-est de l'état mexicain du Chiapas. 

Dans les villes de Palenque, Altamirano, Las Margaritas, Ocosingo, et San Cristobal de las Casas, nous vous avons regardé et vous nous avez regardé en silence.

Ce n'est pas un message de résignation, ce n'est pas non plus un message de guerre, de mort et de destruction, notre message est un message de lutte et de résistance.

Depuis le coup d'état médiatique qui a couvert le pouvoir exécutif fédéral de l'ignorance mal dissimulée, et pire encore maquillée, nous nous sommes faits présents pour vous faire savoir que si vous n'êtes jamais partis, nous non plus.

Cela fait six ans, un segment de la classe politique et intellectuelle est sorti chercher un responsable à leur déroute, en ce temps nous étions dans les villes et les communautés luttaient pour la justice pour Atenco qui n'était pas encore à la mode.

Dans cet hier, ils nous ont calomnié et ont voulu nous faire taire après.

Incapables et malhonnêtes pour voir qu'en eux-mêmes ils avaient et ont la levure de leur ruine, ils ont prétendu nous avoir fait disparaitre par le mensonge et le silence complice.

Six ans après, deux choses restent claires, ils n’ont pas besoin de nous pour échouer, nous n’avons pas besoin d’eux pour survivre.

Nous ne sommes jamais partis, bien qu'ils aient tout fait pour le faire croire dans les medias de tout le spectre, nous resurgissons comme indigènes zapatistes que nous sommes et que nous serons.

Dans ces années nous nous sommes renforcés, et nous avons significativement amélioré nos conditions de vie, notre niveau de vie est supérieur à celui de communautés indigènes affiliées au gouvernement en place, qui reçoivent l'aumône qu'ils gaspillent en alcool et articles de lois inutiles.

Nos maisons s'améliorent sans abimer la nature, imposant des chemins qui lui sont étranger.

Dans nos villages, la terre qui avant servait à faire grossir les bovins des grands propriétaires terriens ou de fincas, maintenant sert pour le maïs, les fayots et les végétaux qui illuminent nos tables.

Notre travail reçoit la double satisfaction de recevoir nos besoins et de vivre humblement, de contribuer à la croissance collective de nos communautés.

Nos filles et garçons vont à l'école qui leur apprend leur propre histoire, celle de la patrie et celle du monde, tout comme les sciences, et les techniques nécessaires pour grandir sans arrêter d'être indigène.

Les femmes indigènes zapatistes ne sont pas vendues comme des marchandises.

Les indigènes priistes viennent dans nos hôpitaux, cliniques et laboratoires, parce que dans ceux du gouvernement, il n'y a pas de médicaments, ni d'appareils, ni de docteurs et de personnels qualifiés.

Notre culture fleurit, elle ne nous isole pas mais s’enrichit avec le contact avec les autres cultures des autres peuples du Mexique et du monde.

Nous gouvernons et nous nous gouvernons nous-mêmes, cherchant toujours en premier l'accord avant la confrontation.

Tout cela s'est trouvé non seulement sans le gouvernement, la classe politique et les moyens qui les accompagnent mais aussi en résistant à leurs attaques de tout type.

Nous avons démontré une fois de plus qui nous sommes, avec notre silence nous nous sommes faits présents.

Premièrement, nous réaffirmons et consolidons notre appartenance au congrès national indigène, espace de rencontre entre les peuples originaires de notre pays.

Deuxièmement, nous reprendrons contact avec nos compagnons et compagnes adhérents à la sixième déclaration de la forêt lacandon, au Mexique et dans le monde.

Troisièmement, nous essayerons de construire les ponts nécessaires à tous les mouvements sociaux qui ont surgit et surgiront, non pas pour diriger ou supplanter mais pour apprendre d'eux, de leur histoire de leurs chemins et de leurs destins.

Pour cela nous avons obtenu le soutien d'individus, et de groupes dans différentes parties du Mexique, qui se sont conformés comme équipes d'appui, des sixièmes commissions  et internationales de l'EZLN, afin qu'il se convertissent en réseau de communication entre les bases d'appui zapatistes et les individus, groupes et collectifs adhérents à la sixième déclaration, au Mexique et dans le monde, qui malgré tout maintiennent leur conviction dans la construction d'une alternative non institutionnelle de gauche.

Quatrièmement, notre distance critique face à la classe politique mexicaine continuera, qui dans son ensemble prospère au détriment des besoins et attentes des gens humbles et simples.

Cinquièmement, au mauvais gouvernement fédéral, de l'état et municipal, exécutif, législatif et judiciaire, et aux moyens qui les accompagnent, nous leur disons ce qui suit.

Les mauvais gouvernements de tout le spectre politique, sans aucune exception, ont fait tout leur possible pour nous détruire, pour nous acheter, pour nous faire rendre. PRI, PAN, PRD, PVEM, PT, CC et le futur parti de RN nous ont attaqués militairement, politiquement socialement et idéologiquement.

Les grands moyens de communication ont essayé de nous faire disparaitre, avec la servile calomnie et opportunité, avec le silence sournois et complice après. A ceux qui se sont servis de notre argent qui les alimentait et qui ne sont pas là, et à ceux, maintenant, qui prennent la relève et qui ne dureront pas longtemps, comme ce fut évident le 21 décembre 2012, vous avez tous échoué!

Il reste alors, au gouvernement fédéral, exécutif, législatif et judiciaire de décider s'ils relancent leur politique de contre insurrection qui a seulement trouvé une fragile et maladroite simulation soutenue par les médias, ou s'il reconnait et tient ses promesses élevant les droits constitutionnels et la culture indigènes, tout comme ce fut établi par les dits "accords de San Andrés", signés par le gouvernement fédéral de 1996, dirigé alors par le même parti qui est aujourd'hui à l'exécutif.

Il reste alors au gouvernement de l'état de décider s'il continue sa stratégie malhonnête et ruineuse de son prédécesseur, qui en plus d'être corrompu et menteur, a pris l'argent du peuple du Chiapas pour son propre enrichissement et celui de ses complices, et s'est dédié à l'achat effronté de voix et de plumes dans les médias, alors que le peuple du Chiapas tombait dans la misère, en même temps qu'il usait la police, les paramilitaires pour essayer de freiner l'avancée organisatrice des peuples zapatistes, ou sinon, avec vérité et justice, accepter et respecter notre existence et se faire à l'idée que fleurit une nouvelle forme de vie sociale dans les territoires zapatistes au Chiapas au Mexique. Un fleurissement qui attire l'attention de personnes honnêtes de toute la planète. 

Il reste aux gouvernements municipaux de décider s'ils continuent d'alimenter les roues du moulin, avec leurs organisations anti zapatistes ou supposées zapatistes qu'ils extorquent pour menacer nos communautés, ou alors s’ils usent cet argent pour améliorer les conditions de vie de leurs gouvernés.

Il reste au peuple du Mexique de s'organiser en forme de lutte électorale et résister, décider s’ils continuent à voir en nous, leurs ennemis ou rivaux auprès de qui on peut décharger nos frustrations pour les fraudes et agressions dont nous souffrons tous, et si dans leur lutte pour le pouvoir vous continuer à vous allier avec nos persécuteurs ou si vous reconnaissez en nous une autre forme de faire de la politique.

Sixièmement, dans les prochains jours, l'EZLN, à travers ses sixièmes commissions et l'internationale, fera connaitre une série d'initiatives, de caractère civil et pacifique pour continuer à avancer, ensemble, avec les autres peuples originaires du Mexique et de tout le continent et ensemble avec tous ceux qui luttent et résistent, à la base à gauche, au Mexique et dans le monde entier.

Frères et soeurs, compagnes et compagnons,

Avant nous avions la chance d'avoir une attention honnête et noble de divers médias de communication, nous les avions remercié, mais ceci a été complètement annulé avec leur attitude postérieure.

A tous ceux qui avaient parié que nous n'existions que médiatiquement, et qu'avec le cercle de mensonge et de silence nous disparaissons, ils se sont trompés.

Quand il n'y avait pas de caméras de microphones, de plumes d'oreilles ou de regards nous avons existés.

Quand ils nous ont calomniés, nous existions, quand ils nous ont fait taire, nous existions et nous sommes ici, existants!

Notre chemin, comme cela a été démontré, ne dépend pas de l'impact médiatique, mais de la compréhension du monde et de ses parties, du savoir indigène qui règle nos pas, de la décision inébranlable qui donne la dignité en bas à gauche.

A partir de maintenant nos paroles commenceront à être sélectives dans leur destination, et sortiront en quelques occasions, et ne pourront être comprises que par ceux qui ont marché et marcheront sans se rendre aux modes médiatiques et conjoncturelles.

Ici, avec pas mal d'erreurs et beaucoup de difficultés il y a une réalité, une autre forme de faire de la politique.

Peu, très peu auront la chance de la connaitre et apprendre directement d'elle.

Cela fait dix neuf ans, nous vous surprenions en prenant avec feu et sang vos villes. Aujourd’hui nous le faisons de nouveau, sans armes, sans morts, sans destructions.

Nous nous différencions ainsi, de ceux qui durant leur gouvernement, donnaient et donnent la mort entre eux.

Nous sommes les mêmes d'il y a cinq cent ans, d'il y a quarante quatre ans,  d'il y a trente ans, d'il y a à peine quelques jours.

Nous sommes les zapatistes, les plus petits, ceux qui vivent luttent et meurent, dans le dernier recoin de la patrie, ceux qui n'abandonnent pas, ceux qui ne se vendent pas, ceux qui ne se rendent pas,

Frères et soeurs, compagnons et compagnes, nous sommes les zapatistes, recevez une accolade

Démocratie, liberté, justice

Depuis les montagnes du sud est du Mexique, pour le comité clandestin révolutionnaire indigène, commandant général de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale

Sous commandant Marcos

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:50

 

La Turquie fait état de progrès avec les rebelles kurdes

 

ANKARA (Reuters) - Des progrès importants ont été accomplis dans les négociations avec Abdullah Öcalan, chef de file emprisonné des rebelles kurdes, en vue d'un règlement du conflit séparatiste en Turquie, a dit vendredi le Parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir à Ankara.

 

"Les discussions ont atteint un certain stade. Des progrès importants ont été accomplis et des résultats ont été obtenus ou le seront", a déclaré le vice-président du groupe parlementaire de l'AKP, Nurettin Calikli.

 

"Le but est de mettre fin au terrorisme, tous les efforts en ce sens sont entrepris", a-t-il ajouté.

 

Le principal conseiller du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi que des discussions avaient été engagées au sujet d'un désarmement du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a pris les armes contre le pouvoir turc en 1984 pour la sécession du sud-est de la Turquie. Ce conflit a fait plus de quarante mille morts.

 

Jeudi, deux députés kurdes ont pu rendre une rare visite à Abdullah Öcalan sur l'île d'Imrali, en mer de Marmara, où il est détenu depuis 1999.

 

A l'appel de ce dernier, environ mille sept cent détenus kurdes ont mis fin en novembre à soixante huit jours de grève de la faim pour dénoncer le maintien à l'isolement du fondateur et chef du PKK.

 

D'après la presse turque, Abdullah Öcalan a lancé cet appel à la suite d'une série de discussions avec des responsables des services de renseignement (MIT) dans sa prison alors que des enregistrements ayant fuité en 2011 ont montré l'existence de contacts secrets à Oslo à cette époque entre le MIT et le PKK.

 

Malgré l'hostilité d'une grande partie des turcs à l'égard du PKK, qualifié d'organisation terroriste par Ankara, l'Union européenne et les Etats-Unis, Recep Tayyip Erdogan est soucieux de mettre fin aux violences liées à la rébellion kurde, notamment en vue de sa possible candidature à l'élection présidentielle en 2014.

 

En dix années au pouvoir, le chef du gouvernement islamo-conservateur a déjà renforcé les droits de la minorité kurde, qui représente environ vingt pour cent des soixante quinze millions d'habitants de la Turquie, notamment dans les domaines culturel et de la langue.

 

Les représentants kurdes jugent toutefois ces développements insuffisants et réclament des pas supplémentaires vers une autonomie de leur région.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:12

 

Le Liban adopte un plan d’aide aux réfugiés syriens

 

BEYROUTH (Reuters) - Le Liban a adopté un programme d'aide aux réfugiés syriens et demande une aide de cent quatre vingt millions de dollars à la communauté internationale pour faire face à l'afflux de syriens fuyant les violences dans leur pays.

 

Le gouvernement libanais va ainsi reprendre l'enregistrement des nouveaux arrivants afin qu'ils puissent bénéficier d'un statut officiel.

 

Ces décisions ont été prises jeudi soir à l'issue d'une réunion de six heures lors de laquelle le gouvernement a rejeté une proposition du ministre de l'Energie, Gebran Bassil, en faveur de la fermeture de la frontière avec la Syrie.

 

Gebran Bassil, un chrétien, appartient au Courant patriotique libre, formation participant à la coalition gouvernementale dont fait également partie le Hezbollah chiite.

 

Ce dernier soutient le régime syrien de Bachar al Assad et son chef, Hassan Nasrallah, a déclaré jeudi que la frontière devait rester ouverte.

 

Environ cent soixante dix mille syriens, essentiellement sunnites, se trouvent désormais au Liban, ce qui représente environ cinq pour cent de la population libanaise.

 

En raison de ses liens passés avec la Syrie, dont l'armée a été déployée chez son voisin de 1976 à 2005, et du fragile équilibre institutionnel entre ses différentes communautés, le Liban s'est employé à éviter tout débordement sur son territoire du conflit syrien depuis le début, en mars 2011, du soulèvement contre le président Bachar al Assad.

 

Contrairement à la Jordanie et à la Turquie, le Liban n'a pas organisé de camp pour les réfugiés syriens, généralement recueillis par des membres de leur communauté respective. Les organisations humanitaires et une partie de la population ont cependant exhorté le gouvernement à prendre en main l'accueil de ces réfugiés.

 

RECENSEMENT AVEC LE HCR

 

A l'issue de la réunion de jeudi soir, le ministre des Affaires sociales, Wael Abou Faour, a déclaré que, désormais, "l'Etat libanais recensera les réfugiés (...) et garantira aide et protection aux réfugiés déjà présents au Liban".

 

Il n'a pas précisé toutefois si des camps d'accueil allaient être installés.

 

La prudence du Liban est en partie l'héritage de sa propre guerre civile, attisée par les divisions entre ses différentes communautés religieuses et par la présence sur son sol de quatre cent mille réfugiés palestiniens.

 

Pour Ninette Kelley, représentante au Liban du Haut Commissariat des nations unies pour les Réfugiés (HCR), cette initiative du gouvernement constitue "le premier plan concret" soumis par lui à la communauté internationale.

 

Environ trente pour cent des réfugiés syriens, dit-elle, sont entrés clandestinement au Liban et la décision du gouvernement libanais va leur permettre de disposer d'un statut officiel.

 

"Au début, le gouvernement recensait les réfugiés syriens conjointement avec le HCR. Il a cessé en 2011 en raison de ses capacités insuffisantes à mesure que leur nombre augmentait", a dit Ninette Kelley.

 

Ces opérations conjointes entre le gouvernement et le HCR vont désormais reprendre, a-t-elle ajouté.

 

L'ONU estime que plus de cinq cent soixante mille syriens ont fui à l'étranger.

 

Au Liban, ceux qui ne bénéficient pas de relations familiales ou amicales sur place vivent généralement dans des abris de fortune et à Tyr, dans le sud du pays, ils se lavent même dans la Méditerranée.

 

Des violences entre partisans et adversaires de Bachar al Assad éclatent périodiquement dans le pays, notamment à Tripoli, mais aussi à Beyrouth et à Saïda.

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 18:58

 

Mahmoud Abbas promet la fin des divisions palestiniennes

 

GAZA (Reuters) - Le président de l'Autorité palestinienne a promis la fin des dissensions avec le Hamas vendredi, au moment où ses partisans défilaient par centaines de milliers dans la bande de Gaza avec la bénédiction du mouvement islamiste qui contrôle l'enclave.

 

"Bientôt, nous retrouverons notre unité", a assuré Mahmoud Abbas dans une allocution télévisée destinée aux militants du Fatah, sa formation, qui ont manifesté à Gaza.

 

Les drapeaux jaunes du mouvement palestinien y ont pour une fois remplacé les bannières vertes du Hamas, illustration de l'apaisement progressif entre les deux organisations qui s'étaient violemment affrontées après les élections législatives de janvier 2006. Les combattants du Hamas avaient chassé le Fatah du territoire l'année suivante.

 

L'impasse dans laquelle se trouvent les négociations de paix avec Israël ont favorisé ce rapprochement, tout comme l'opération "Pilier de défense" que Tsahal a menée en novembre dans la bande de Gaza.

 

Depuis 2007, les médiateurs égyptiens n'ont pas ménagé leurs efforts pour réconcilier les deux mouvements, qui ne sont toutefois pas parvenus à s'entendre sur le partage du pouvoir et le contrôle des armes.

 

Selon un fonctionnaire égyptien interrogé par Reuters, Le Caire s'apprête à inviter les deux formations à reprendre leurs discussions dans les deux semaines.

 

UN PAS "SUR LA VOIE DE L'UNITÉ"

 

Le Mouvement de la résistance islamique, qui reste voué à la destruction d'Israël, est sorti largement renforcé des combats qui ont fait rage pendant huit jours dans la bande de Gaza.

 

L'Etat hébreu assure avoir considérablement entamé ses capacités militaires, mais le mouvement a néanmoins tiré parti du conflit, qui lui a valu des témoignages de solidarité de la plupart des pays arabes et de l'Autorité palestinienne.

 

La visite de l'émir du Qatar, premier chef d'Etat à se rendre dans l'enclave depuis l'éviction du Fatah, a même mis fin à son isolement diplomatique.

 

Depuis le cessez-le-feu, conclu sous l'égide d'une Egypte désormais dirigée par des Frères musulmans proches du Hamas, son chef de file, Khaled Méchaal, parle plus que jamais de réconciliation.

 

Reste qu'en intégrant des représentants du mouvement islamiste, l'Autorité palestinienne (AP) prendrait le risque de se couper totalement du gouvernement israélien, qui refuse toute négociation avec le Hamas.

 

"Le Hamas pourrait prendre le contrôle de l'Autorité palestinienne à tout moment", a averti jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

 

La manifestation de vendredi était organisée à l'occasion du quarante huitième anniversaire du Fatah. Si Mahmoud Abbas n'y a pas assisté personnellement, plusieurs de ses conseillers étaient présents.

 

"Le message aujourd'hui est que le Fatah ne peut pas être éradiqué", a déclaré Amal Hamad, membre de la délégation venue de Cisjordanie. "Le Fatah est vivant, personne ne peut l'exclure et il cherche à mettre fin aux divisions", a-t-il ajouté.

 

"Ce rassemblement est un succès pour le Fatah et pour le Hamas également", s'est quant à lui félicité Sami Abou Zouhri, porte-parole de l'organisation islamiste.

 

"Cette atmosphère positive est un pas sur la voie d'un retour à l'unité nationale", a-t-il ajouté. 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:36

 

Les rebelles syriens poursuivent le siège d’une base aérienne

 

AZAZ, Syrie (Reuters) - Les rebelles syriens ont poursuivi jeudi le siège d'une base aérienne de l'armée régulière dans le nord du pays pour tenter de contenir la puissance de frappe des forces du président Bachar al Assad.

 

Selon l'ONU, plus de soixante mille personnes ont été tuées dans les affrontements qui font rage en Syrie depuis mars 2011 entre les forces gouvernementales et les insurgés qui réclament le départ du chef de l'Etat.

 

Après avoir enregistré une série de succès au cours des six derniers mois de 2012, les rebelles ne parviennent pas à protéger de l'aviation syrienne les pans de territoires passés sous leur contrôle dans le nord et l'est du pays.

 

Plusieurs centaines de combattants rebelles tentaient ainsi jeudi, pour la deuxième journée consécutive, d'occuper la base aérienne de Taftanaz, située sur l'axe routier reliant Alep à la capitale, Damas.

 

Selon Rami Abdoulrahman, président de l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (ODSH, proche de l'opposition), huit cent combattants participent à l'assaut, dont des islamistes du groupe Djabbat al Nousra, considéré comme une organisation terroriste par Washington.

 

D'après un combattant interrogé sur les lieux dans la nuit de mercredi à jeudi, les principales divisions de la base sont toujours entre les mains des forces loyalistes, mais les insurgés ont réussi à pénétrer à l'intérieur et à détruire un hélicoptère et un avion de combat au sol.

 

L'agence de presse officielle Sana assure pour sa part que la base n'est pas tombée et explique que l'armée affronte des rebelles "qui tentent d'attaquer l'aéroport à partir de différents axes, infligeant de lourdes pertes dans leurs rangs et détruisant leurs armes et leurs munitions."

 

BANLIEUES DE DAMAS

 

Près de la base aérienne de Minakh, située près de la frontière turque et encerclée par les rebelles, les forces gouvernementales ripostent à l'assaut en bombardant les villes situées à proximité.

 

A Azaz, où les bombardements rythment les nuits, une frappe aérienne a détruit une maison de famille dans la nuit de mercredi à jeudi. Deux fillettes âgées de dix et douze ans blessées lors du bombardement ont été transférées d'urgence en Turquie, a dit leur mère, Zeïnab Hammadi.

 

A Hayyan, ville du Nord tenue par les rebelles, un immeuble résidentiel a été touché par un raid aérien qui a tué au moins huit civils. Des vidéos montrent des hommes transportant des corps d'enfants démembrés et des dizaines de personnes recherchant des victimes dans les décombres de l'immeuble.

 

Outre les zones situées dans le nord du pays, les rebelles contrôlent plusieurs banlieues de Damas. Elles sont régulièrement bombardées par les forces gouvernementales qui tiennent le coeur de la capitale.

 

La guerre civile en Syrie - le plus long et le plus sanglant des soulèvements populaires inspirés du "printemps arabe" ces deux dernières années - met aux prises les rebelles, issus pour la plupart de la majorité sunnite et un gouvernement soutenu par la minorité alaouite, dont le président Assad est issu.

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:22

 

L’organisation indépendantiste basque Batasuna s’auto dissout

 

BORDEAUX (Reuters) - L'organisation indépendantiste basque Batasuna a annoncé jeudi à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) sa dissolution en raison de la "nouvelle phase politique" dans laquelle entre le Pays basque.

 

Ce parti, interdit par les autorités espagnoles qui le considèrent comme le bras politique de l'organisation armée ETA, est légal en France.

 

"Nous vous annonçons la dissolution de Batasuna", ont dit lors d'une conférence de presse Jean-Claude Aguerre et Maïté Goyenetxe, deux membres de l'organisation qui a son siège à Bayonne.

 

"Nous sommes obligés de reconnaître que la phase politique dans laquelle nous avons créé Batasuna est dépassée. Cette phase politique étant close, il apparaît aussi que le temps de Batasuna est révolu", a déclaré Jean-Claude Aguerre.

 

Batasuna a été créé en 2000 par une grande partie des membres de la coalition Herri Batasuna, qui venait de cesser ses activités.

 

Ce parti avait vu le jour en 1978 juste après la fin de la dictature franquiste et s'était donné le but de fonder un Etat basque indépendant et socialiste, objectif repris par Batasuna.

 

Les membres de l'organisation estiment que le but que soit perçue une revendication commune du Pays basque en France et en Espagne a été atteint et que "le panorama politique a beaucoup changé au Pays basque", notamment dans la demande institutionnelle de la population.

 

"Les sigles n'ont pas d'importance. Le plus important est de garantir l'efficacité de notre lutte et d'assurer que les outils politiques dont nous avons besoin sont adaptés au moment politique", indique l'organisation dans un communiqué.

 

CESSEZ-LE-FEU

 

"Nous avons commencé à construire une nouvelle phase politique, nous avons la volonté de continuer dans cette voie, et l'outil politique adéquat pour ce faire n'est plus Batasuna", ajoute-t-elle.

 

L'évolution d’ETA est aussi prise en compte.

 

L'organisation séparatiste fondée en 1959 et à laquelle est attribuée la responsabilité de la mort de près de huit cent trente personnes, a annoncé le 5 septembre 2010 un cessez-le-feu.

 

En janvier 2010, elle a annoncé un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable, en conformité avec l'accord de Guernica signé par les forces de gauche "abertzale" (patriote) appelant ETA à baisser les armes.

 

En octobre 2011, l'organisation basque annonçait "la fin définitive" de l'action armée. ETA a fait un pas supplémentaire le 24 novembre dernier en se disant prêt à négocier sa dissolution avec la France et l'Espagne mais Madrid y a opposé une fin de non recevoir, exigeant une dissolution sans discussion ni négociation.

 

Le 13 juin dernier, le comité de défense des prisonniers basques Askatasuna, créé en 2001 et interdit en Espagne dès l'année suivante, annonçait sa dissolution, estimant qu'il fallait apporter des changements alors qu'une "nouvelle dynamique" était en train de naître au Pays basque.

 

Le mouvement Herrira de création récente a désormais vocation a être le porte-parole des plus de 620 prisonniers basques en Espagne et en France.

 

Deux jours plus tard, l'organisation de la jeunesse basque radicale Segi, interdite également en Espagne pour sa proximité supposée avec ETA, décidait de se dissoudre.

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:07

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7941

Incroyable, indomptable Gaza

Mercredi 2 janvier 2013

La mission vient de se terminer. Les premiers d’entre nous viennent de rentrer en France et en Belgique, mais nous avons du mal à "atterrir". Gaza nous a littéralement happés. Les gazaouis nous ont sidérés. Ils nous ont donné une leçon de vie. Leur force tranquille, leur manière de poursuivre leurs activités, leurs études, de résister au découragement, leur joie de vivre, leur enthousiasme lors de nos échanges, nous ont véritablement communiqué une vitalité que nous espèrons vous faire partager.

Loin de revenir attristés, nous rentrons regonflés à bloc. Il est clair qu’Israël ne pourra pas vaincre un tel peuple. Nous parlons souvent de la résistance du peuple palestinien. Nous scandons volontiers "Palestine vivra, Palestine vaincra !". Mais la brève visite effectuée dans la bande de Gaza par la mission "Bienvenue en Palestine" permet de saisir la réalité de ces mots. Qu’ils soient pêcheurs, agriculteurs, étudiants, musiciens, handicapés, petits ou grands, les Gazaouis vivent dans des conditions, très dures mais ne lâchent pas prise.

Nous en avons rencontré des milliers, nous avons eu des échanges libres avec chacun d’entre eux. Notre délégation d’une centaine de participants a choisi son programme, de même que ses guides, Amir et Ayman, deux étudiants que nous avions eu l’occasion d’apprécier lors de leurs séjours en France. Le gouvernement de Gaza a respecté nos choix, et nous l’en remercions, se contentant de nous faire accompagner dans nos visites par deux ou trois personnes chargées de veiller sur notre sécurité.

Nous avons choisi notre hôtel, avons payé nos chambres, tout comme notre transport en bus pendant cinq jours, de même que notre nourriture. Et bien entendu, chaque participant s’était payé son billet d’avion tout comme les autres frais inhérents au voyage (autocars du Caire à Rafah, taxes au passage de la frontière égyptienne, réception de dizaines de familles palestiniennes que nous avons invitées à se joindre à notre réveillon du Nouvel An).

Et pendant tout le séjour, si nos hôtes ont certes été touchés par les quelques cadeaux que nous apportions avec nous, notamment des médicaments, deux distracteurs et des méthodes d’apprentissage du français, ils ont tenu à nous dire, lors de chaque rencontre que ce qui les touchait le plus c’était notre présence dans sa diversité, notre solidarité tout au long de l’année dans nos pays respectifs, et notre détermination à défendre leurs droits, le droit.

Les problèmes d’électricité et donc de connexion internet nous ont certes gênés pour envoyer des informations et illustrations pendant ces quelques jours. Mais c’est surtout la richesse des rencontres et des échanges qui nous a en fait accaparés. Mais nous allons rattraper le retard, c’est promis. Nous raconterons cette mission à plusieurs voix, au travers de tous les participants qui voudront bien partager leurs impressions et les photos qu’ils ont prises.

Ci-dessous le programme de nos activités du mercredi 26 décembre 2012 au mardi premier janvier 2013.

Mercredi 26 décembre 2012. Arrivée au Caire, rencontre avec les militants égyptiens, meeting et concert de solidarité avec la Palestine.

 

Jeudi 27 décembre à 7 heures. Départ de la Place Tahrir au Caire.

 

Jeudi 27 décembre à 14 heures 30. Arrivée à la frontière égyptienne de Rafah.

 

Jeudi 27 décembre à 17 heures 30. Entrée dans la bande de Gaza et accueil à Rafah, au mémorial des victimes de la dernière attaque israélienne en novembre dernier.

 

Jeudi 27 décembre à 19 heures. Arrivée à l’hôtel Palestine à Gaza. Répartition dans des chambres à trois lits.

 

Vendredi 28 décembre à 9 heures. Remise des médicaments et des distracteurs, suivie de la visite de l’hôpital Shifa, notre délégation se divisant en trois groupes pour voir les différents services de l’Hôpital. Déjeuner près de l’hôpital. Visite de la ville de Gaza.

 

Vendredi 28 décembre à 18 heures. Rencontre et diner avec l’association des femmes brodeuses de Beit Hanoun, (Family Development Association) au nord de la bande de Gaza.

 

Samedi 29 décembre à 8 heures. Rencontre avec les enfants et professeurs de l’école primaire Hasan al Basri dans le centre de Gaza.

 

Samedi 29 décembre à 10 heures. Rencontre avec les lycéens d’al Kamal School.

 

Samedi 29 décembre à 12 heures. Meeting à l’université islamique avec les étudiants, et notamment les étudiantes apprenant le français dans les trois universités de Gaza.

 

Samedi 29 décembre à 14 heures 30. Visite du camp de réfugiés de Khan Younes.

 

Samedi 29 décembre à 19 heures. Exploration du ciel avec Suleiman Baraka, président de la chaire d’astronomie de l’UNESCO. Observation en plein air, avec télescope, sur le terrain de l’université al Aqsa de Khan Younes, de Jupiter et ses quatre lunes.

 

Samedi 29 décembre à 21 heures. Rencontre avec l’animateur de la Radio des enfants à Gaza, et de l’association de réhabilitation par le sport des handicapés de guerre de la bande de Gaza.

 

Dimanche 30 décembre à 8 heures. Rencontre avec le syndicat des pêcheurs. Information sur l’état des lieux puis visite sur le port, rencontre avec différents pêcheurs, regroupement au mémorial en hommage à Vittorio Arrigoni.

 

Dimanche 30 décembre à 14 heures. Meeting et déjeuner avec l’association EWASH (Eemergency Water, Sanitation and Hygiene group) qui regroupe une trentaine d’organisations et des conditions sanitaires dans toute la Palestine. Présentation sous forme de diaporama puis de discussion de l’impact du blocus sur la contamination de la nappe phréatique côtière, seule source d’eau pure dans la bande de Gaza.

 

Dimanche 30 décembre à 19 heures. Rencontre avec les professeurs et élèves du conservatoire de musique Edward Saïd à Gaza. Réception par Khamis Abu Shaban, lui-même guitariste et violoniste. Concert donné par les élèves du conservatoire, puis par François Nicolas, compositeur participant à la mission, et fondateur de l’association "Musiciens avec Gaza".

 

Lundi 31 décembre à 8 heures. A la rencontre des agriculteurs vivant la "zone tampon", telle que définie arbitrairement par Israël et ne pouvant cultiver leurs terres sur cette surface.

 

Lundi 31 décembre à 14 heures 30. Réception de la mission "Bienvenue Palestine" par le ministre des Sports, de la jeunesse et de la culture, Mohammed al Madhoun.

 

Lundi 31 décembre à 15 heures 30. Match de football avec une équipe palestinienne de la zone de "netzarim" occupée jusqu’en 2005 par les colons israéliens. Remise d’équipements sportifs offerts par différentes associations sportives françaises.

 

Lundi 31 décembre à 20 heures. Réception de nombreuses familles palestiniennes à l’Hôtel Palestine par la mission "Bienvenue en Palestine"

 

Mardi premier janvier à 8 heures. Départ en autocars pour retourner à la frontière égyptienne.

 

Mardi premier janvier à 21 heures. Arrivée au Caire.

 

CAPJPO-EuroPalestine

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:05

 

 

http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=865:occupation-en-cours-du-siege-du-ps-rue-de-solferino-en-soutien-aux-sans-papiers-grevistes-de-la-faim-de-lille&catid=21:greve-de-la-faim

 

Occupation en cours du siège du parti socialiste rue de Solferino à Paris en soutien aux sans papiers grévistes de la faim de Lille 

Coordination de Paris des Sans Papiers 

Jeudi 3 janvier 2013 à 14 heures 04 

Appel à soutien urgent

Aujourd'hui, jeudi 3 janvier 2013, des dizaines de personnes occupent actuellement le siège du parti socialiste rue de Solférino à Paris, en soutien aux grévistes de la faim de la coordination des sans papiers de Lille qui mènent depuis deux mois, désormais au péril de leur vie, un combat rigoureux contre l'aveuglement et l'entêtement du ministre de l'intérieur et du préfet de Lille, qui n'ont rien trouvé de mieux parmi les prudentes réponses à leur demande de  régularisation, que d'expulser vers l'Algérie deux de ces grévistes de la faim en état plus que critique. 

Des manifestants se sont enchaînés et menottés aux grilles !

Nous nous insurgeons contre cette politique dite « appliquée avec humanité et fermeté » qui n’est que la poursuite sans courage de la politique d'immigration exclusivement restrictive et  répressive du précédent gouvernement.

Nous ne l'acceptons pas, et cela d'autant plus qu'elle vient d'un gouvernement dit de gauche !

C'est pourquoi nous demandons expressément le règlement en urgence de la situation des grévistes de la faim de Lille, le retour des deux algériens expulsés et la régularisation de tous dans les plus brefs délais.

Cette demande de la régularisation pour tous les sans papiers et migrants est aussi celle que les manifestants occupant le siège du parti socialiste portent pour l'ensemble des sans papiers installés sur le territoire français.
 

Rappelons que la circulaire éminemment restrictive du 28 novembre 2012 laisse de côté la majeure partie des sans papiers qui vivent en France depuis cinq ans et souvent depuis beaucoup plus longtemps, qui travaillent, mais dont l'employeur, pour différentes raisons, ne leur établit pas de promesse d'embauche et qui sont pour la plupart pères de famille mais qui n'ont pas fait venir leurs enfants en France, tous sont la proie du travail au noir et pourtant souhaitent en sortir et vivre dignement au grand jour, enfin régularisés !

Participants : CNSP, CSP75, NPA, ATMF et tous ceux qui les rejoignent sur place actuellement, besoin de soutiens.

Anzoumane SISSOKO, coordinateur CSP Paris

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 20:59

 

COLLECTIF DU BASSIN MINIER CONTRE NDDL

 

Deux groupes de marcheurs ont pour projet de rallier la ZAD (Zone À Défendre) de Notre Dame Des Landes (NDDL), afin de rencontrer les habitants des villes traversées, et montrer en quoi l'aéroport est un grand projet inutile et imposé.

 

La première marche est partie de Nice le 8 décembre 2012.

 

La seconde partira de Lille Samedi 5 janvier 2013 et s'arrêtera à Lens le premier jour, en soirée.

 

Le collectif bassin minier de lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes, et le collectif des objecteurs de croissance du Pas De Calais ont décidé d'accueillir les marcheurs le soir du samedi 5 janvier et le matin du dimanche 6 janvier.

 

Samedi 5 Janvier, les marcheurs sont accueillis à 18 heures, devant la mairie de Lens. Des tracts seront distribués à la population et des prises de paroles sont prévues.

 

Dimanche 6 Janvier, un petit déjeuner fraternel, de lutte et d'encouragement, est organisé avec les marcheurs et leurs soutiens, au LAG (Lieu Auto Géré du bassin minier), 23 avenue Jean Jaurès à Liévin.

 

Nous aurons le plaisir d'accueillir la presse à ces deux occasions, Samedi 5 Janvier à 18 heures devant la mairie de Lens et Dimanche 6 Janvier à 10 heures au LAG

 

Collectif du bassin minier contre NDDL

 

Objecteurs de croissance du Pas De Calais

 

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